Page 1

Supplément gratuit à La Libre Belgique réalisé par IPM ADVERTISING - 30 mars 2012


Inscrivez votre histoire dans celle de nos enfants. Le legs en duo… la bonne décision ! Exemple : vous habitez en Wallonie et votre seul héritier est votre neveu, François. Le montant de votre succession est estimé à 200 000 e.  Scénario 1 : sans legs en duo François recevra un montant net de 100 625 € et paiera 99 375 € de droits de succession.  Scénario 2 : avec un legs en duo Vous décidez de léguer un montant net de 120 000 € à François. A la Fondation Nos Petits Orphelins, vous léguez 80 000 € moyennant paiement des droits de succession sur l’ensemble de l’héritage. La Fondation Nos Petits Orphelins prendra en charge 57 225 €* de droits de succession et disposera d’un montant net de 22 775 € pour soutenir le projet de votre choix en faveur de nos enfants.

Le sort des enfants d’Amérique latine et d’Haïti vous interpelle ? Vous souhaitez laisser une trace indélébile de votre vie en offrant un avenir à des enfants orphelins ou abandonnés ? Vous n’avez pas d’héritiers en ligne directe… et les droits de succession élevés pour vos proches vous inquiètent ?

Le legs en duo vous permet de réduire fortement les droits de succession de vos héritiers. En même temps, vous tendez la main aux milliers d’enfants recueillis par la Fondation Nos Petits Orphelins. Plus le montant légué est important et plus le lien de parenté est éloigné ou inexistant, plus grand sera l’avantage d’un legs en duo en faveur de la Fondation Nos Petits Orphelins pour vous et vos héritiers!

(*) 57 225 € = 51 625 € (25 à 55% sur 120 000 € en fonction des tranches d’imposition en vigueur en 2011 en Wallonie) + 5 600 € (= droits de succession de 7% sur les 80 000 €). Pour la région de Bruxelles Capitale : scénario 1 : François reçoit 95 000 € net / scénario 2 : François reçoit 120 000 € net et la Fondation Nos Petits Orphelins reçoit 15 500 €.

Plus d’informations ? Contactez Nicole Boschaert, Directeur de la Fondation Nos Petits Orphelins Tél. : 02/721.64.61 • e-mail : info@nphbelgium.org. • Brochure détaillée disponible sur demande.

Fondation NOS

PETITS ORPHELINS • www.orphelins.be

IBAN BE74 431 7173381 07 (KREDBEBB)

Plus de 60 ans ? Préservez votre vue Si vous pensez que votre vue est affectée, consultez sans tarder votre ophtalmologue.

Vous éprouvez des difficultés pour lire, conduire ou reconnaître des visages ? L’âge venant, de nombreuses personnes souffrent de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Maintenez votre autonomie Des conseils judicieux et du matériel spécifique permettent aux personnes malvoyantes et aveugles de rester autonomes. Découvrez-les dans un guide pratique offert par la Ligue Braille. Pour le recevoir, complétez le bon ci-dessous.

Déformation des lignes droites, couleurs délavées, tache sombre au centre du champ visuel,... Dans sa forme humide, la DMLA évolue vite. Cependant, si elle est détectée assez tôt, elle peut être traitée. La vue peut alors être en partie sauvée. D’où l’importance d’une visite annuelle chez votre ophtalmologue à partir de 60 ans. Testez votre vue sur www.dmlainfo.be.

Je souhaite recevoir gratuitement

MADAME

MONSIEUR

le guide : Déficience visuelle chez les seniors. Apprivoiser les aides techniques.

NOM I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I BTE I

I

I

I

I

(Re)conquérir votre autonomie. Merci d’envoyer ce talon réponse à

PRÉNOM I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

La Ligue Braille, 57 rue d’Angleterre - 1060 Bruxelles

RUE I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

N° I

I

I

I

I

info@braille.be - www.braille.be

CP I

I

I

I

I

LOCALITÉ I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

I

LB+

T +32 (0)2 533 32 11 - F +32 (0)2 537 64 26


Avant-propos

Sommaire Aide&solidarité Supplément gratuit à La Libre Belgique réalisé par IPM ADVERTISING - 30 mars 2012

Bien vieillir avec l’aide de tous Avant-Propos ..................................3

En Belgique, les 65 ans et plus représentent 18% de la population, soit près de deux millions de personnes. La tendance au vieillissement continuera de s’accroître (26% de la population à l’horizon 2050) avec tous les défis en matière de soins de santé, de pensions, d’accueil ou d’hébergement que cela représente pour les pouvoirs publics. L’espérance de vie ne cesse d’augmenter, grâce aux progrès de la médecine et plus globalement à une meilleure qualité de vie qu’il y a quelques décennies.

Bien vivre chez soi, c’est possible ..................................4

Loin d’être un groupe homogène, les aînés présentent des profils et des situations de vie très différents : aisés ou précarisés, entourés ou isolés, valides ou moins valides, aventuriers ou casaniers. Les seniors d’aujourd’hui, avec toute leur variété, ont trouvé leur place dans notre société. Ils consomment, voyagent, travaillent, ont des loisirs, font du sport, du bénévolat, se marient, reprennent des études… comme tout le monde, pourrait-on dire. Oui, mais ils ont souvent des goûts et des besoins spécifiques, liés à leur âge ou à leur condition physique.

Un petit coup de pouce de la technologie .....................6

Longtemps ignorés, les 65 ans et plus intéressent désormais le monde du commerce, des technologies, des médias et de l’entreprise, le secteur du tourisme, de la culture, qui se penchent sur ce marché des retraités qui ont du temps, du pouvoir d’achat, des rêves et des envies. On conçoit des objets, des produits financiers et des voyages adaptés, des sites de rencontres pour le troisième âge, des cours à l’université et tant d’autres choses. Le monde associatif s’est réveillé il y a plus longtemps et continue de prodiguer aux aînés aide, soutien, conseils, présence et offre d’animations. Sa vitalité est grandissante et ses objectifs ont changé. Le temps des excursions en car pour les clubs de pensionnés n’est pas révolu et séduit toujours un certain public. Mais les ASBL ne se contentent plus d’un simple encadrement parfois infantilisant. Leur offre s’oriente vers toujours plus d’autonomie et de qualité de vie pour les seniors. Mais les seniors eux-mêmes se prennent en main. Ils s’expriment, osent, s’exposent, militent pour leur cause, créent des associations destinées à leur génération. On ne les a jamais connus aussi dynamiques. Loin des stéréotypes, il y a une vie après 60 ans ! Ce supplément consacré aux seniors propose un panorama (non exhaustif) des aides apportées aux seniors, sous l’angle de diverses thématiques et assortis de quelques témoignages. Quand la technologie peut apporter plus de sécurité ; un focus sur des projets intergénérationnels pour favoriser la solidarité ; la pratique d’un sport adapté à son âge ; les trucs et astuces pour entretenir sa mémoire ; une association qui milite pour les seniors qui veulent travailler ; la lutte contre la maltraitance des aînés ; quelles vacances pour les personnes à mobilité réduite ; la présentation d’un site internet qui prodigue des conseils pour favoriser le maintien à domicile : autant de sujets qui vous concernent directement mais qui sont aussi l’affaire de tous.

SUPPLÉMENT GRATUIT À LA LIBRE BELGIQUE DU 30 MARS 2013 RÉALISÉ PAR IPM ADVERTISING Rue des Francs,79 - 1040 Bruxelles - Tèl: 02.211.28.49 - Fax: 02.211.28.70 EDITEURS RESPONSABLES: Emmanuel Denis, Henry Visart COORDINATION ET PUBLICITÉ: Luc Dumoulin (02/211 29 54) - luc.dumoulin@ipmadvertising.be RÉDACTION: Selima El Beirele - MISE EN PAGE: AZURgraphic sprl PHOTOS: www.photos.com - www.shutterstock.com.

L’intergénérationnel, un concept qui séduit..............................................8 A fond la forme ! ........................9 Les vacances pour les PMR, la galère ?............................................ 10 Victimes de leur fragilité ........................12 J’ai la mémoire qui flanche ......................................13 Travailleurs âgés, travailleurs lésés ?.................14


4

DOSSIER IPM Advertising - Aide aux Seniors

Bien vivre chez soi, c’est possible Le placement en maison de repos n’est plus une fatalité. Avec des aides adaptées et des aménagements pratiques, le maintien à domicile des seniors est une vraie option. Focus sur un site internet qui compile de manière très exhaustive les aides existantes. domicile baptisé Hestia. Ses bénévoles se rendent chez les personnes fragilisées ou souffrant de solitude pour tout simplement passer un moment convivial ensemble ou rendre de petits services (promener le chien, arroser les plantes, faire une course à la pharmacie…). Hestia, c’est aussi un service d’accompagnement de sortie de l’hôpital.

P

arce qu’ils sont attachés à un logement qu’ils occupent depuis longtemps, par peur de l’inconnu, par volonté de conserver leur liberté et leur indépendance ou parce que l’accès à une maison de repos est trop onéreux, beaucoup de personnes âgées souhaitent rester chez elles. Mais l’avancée en âge est souvent synonyme de perte de mobilité et d’autonomie, sans compter l’isolement, le handicap ou le souhait de ne pas se séparer de son compagnon à quatre pattes qui sont autant de freins au maintien à domicile. Pourtant, de nombreuses solutions existent pour éviter le placement d’office en maison de repos. Afin d’informer, guider et aider les seniors qui ont fait ou veulent faire ce choix, la Région wallonne a créé un site internet qui regorge d’informations et de conseils pratiques pour continuer à vivre à la maison dans les meilleures conditions possibles. Sur www.bienvivrechezsoi.be, toute une série de difficultés auxquelles les personnes âgées peuvent faire face sont détaillées (se déplacer à l’intérieur et à l’extérieur, communiquer, se laver ou encore préparer ses repas). Et des solutions concrètes sont apportées. Le site est d’une grande facilité de navigation. Sur la page d’accueil, l’on peut cliquer sur les différentes pièces d’une maison et prendre connaissance de mille et un trucs et astuces pour venir à bout des problèmes et se faciliter la vie. Dans la cuisine par exemple : comment faire pour cuisiner et manger quand on rencontre une perte de mobilité, de vue ou que l’on a du mal à se saisir des objets ? D’un simple clic, on découvre des vidéos explicatives et des photos présentant des ustensiles de cuisine, des couverts adaptés aux handicapés, des conseils en aménagement des lieux, etc. Même chose pour la salle de bains avec, entre autres, une étonnante liste de « systèmes D » où comment bricoler soi-même et à peu de frais une pompe à dentifrice, un

enfile-gant de toilette ou un coupe-ongles utilisables d’une seule main. Le site renvoie les utilisateurs vers des associations, des mutualités ou des CPAS wallons et bruxellois qui fournissent des conseils en aménagement gratuits, dispensés par des ergothérapeutes qui se rendent à domicile pour analyser les difficultés, proposer des solutions et aider à leur mise en œuvre, selon les besoins et les moyens financiers à disposition. Un répertoire de services d’aide et de soins à domicile, auprès desquelles les personnes peuvent s’adresser pour obtenir une assistance au quotidien, est également accessible. Outre les aides familiales qui interviennent dans le nettoyage de la maison, la préparation des repas, les courses ou les démarches administratives, les seniors peuvent faire appel aux Agences locales pour l’emploi. Elles fournissent notamment une aide à l’entretien du jardin ou un service de garde de personnes malade, âgées ou handicapées. Pour les travaux plus lourds (peinture, plomberie, tapissage, électricité…), les ouvriers de l’asbl « Compagnons dépanneurs », qui possède des sections locales dans une grande partie du pays, offrent une aide gratuite aux personnes bénéficiant de revenus modestes. Les gardes et les infirmiers à domicile permettent un encadrement et un accompagnement des bénéficiaires, de jour comme de nuit, afin d’optimiser leur bienêtre physique, mental et social. La CroixRouge dispose, elle, d’un service d’aide à

Les conseils en matière d’aide financière, de loisirs, de santé, de soutien psychologique face à la maladie, de télévigilance (ce dispositif d’alarme téléphonique qui permet aux personnes vivant seules et victimes d’une chute, d’un malaise, d’une agression d’être secourues rapidement), de communication (en cas de déficience visuelle ou auditive), de déplacements, de prévention des chutes ainsi que des informations à caractère juridiques, sur la fin de vie à domicile, la lutte contre la maltraitance, l’accès aux bureaux de vote lors des élections ne sont pas oubliés. La plateforme « Bien vivre chez soi » est un outil précieux où tous ceux et celles qui désirent rester à la maison, ainsi que leurs familles, trouveront des conseils adaptés à leur situation. Ils leur permettront de contourner les embûches et de conserver de l’autonomie, de la qualité de vie au quotidien. Et au vu du nombre d’initiatives répertoriées, le site témoigne de la grande vitalité du monde associatif qui œuvre au bien-être des seniors. Un signe que les plus de 65 ans ne sont plus une catégorie de population oubliée et négligée.

Trois âges sous un même toit C’est le principe de l’habitat kangourou. Une formule de cohabitation qui facilite l’entraide. C’est un concept qui a vu le jour en Australie tout d’abord puis importé aux Pays-Bas et en Italie et qui fait son chemin en Belgique depuis les années 80. Et finalement, l’idée n’est pas nouvelle puisqu’elle renoue, avec certes quelques différences, avec ce qui se faisait encore couramment jusque dans les années 50-60 quand les différentes générations d’une même famille vivaient ensemble. L’habitat kangourou s’inscrit dans une démarche de partage, de solidarité, d’entraide et c’est aussi un moyen pour les personnes âgées de pouvoir éviter le placement en maison de


DOSSIER IPM Advertising - Aide aux Seniors

repos. Alors, de quoi s’agit-il ? Eh bien tout simplement pour un senior de partager sa maison. Il continue à en occuper les rez-dechaussée et il loue le ou les étages à un voire deux couples avec enfants. Chacun dispose d’un espace de vie séparé, ce qui n’empêche pas (bien au contraire et cela fait même partie du concept) les échanges humains et de petits services (garde des enfants, travaux de bricolage ou de jardinage…). Une autre formule consiste à louer une partie de son logement à un étudiant. C’est ce qu’a choisi Marie-Thérèse, 76 ans, qui habite Ottignies. « Je suis veuve et la maison est devenue un peu grande pour moi seule. Depuis 2010, je loue trois chambres à des étudiants de l’université. Ils partagent avec moi la salle de bains et la cuisine. Je trouve cela fantastique cette cohabitation. Cela met de la vie dans la maison et eux trouvent un cadre calme et agréable pour leurs études », dit-elle. Pour certaines personnes âgées, la mise en location d’une partie de sa maison est aussi le moyen d’augmenter sensiblement ses rentrées financières. Une ASBL active à Bruxelles, Mons, Namur, Liège et Charleroi, 1 Toit 2 âges, se charge de mettre en rapport les étudiants à la recherche d’un kot et les seniors qui souhaitent louer une chambre de leur maison. Dans un premier temps, ses membres rendent visite

à l’accueillant en demande. Ils évaluent la qualité du logement proposé, établissent un dossier et définissent la formule la plus adaptée. Ensuite, place à une entrevue avec l’étudiant pour évaluer son état d’esprit face au projet intergénérationnel. On constitue alors des binômes qui vont signer une convention définissant tous les termes de la cohabitation. Plusieurs formules existent : le logement économique, avec un loyer de 100 euros par mois et l’engagement pour le jeune à se rendre disponible régulièrement pour le senior (cuisine, courses, accompagnement dans les sorties…), et le logement avec loyer (maximum 300 euros par mois), sans obligation de services rendus mais où les contacts humains sont évidemment

souhaités. Pour plus de renseignements : www. 1toit2ages.be Et dans le sens inverse, il existe des familles d’accueil pour seniors. La Région wallonne a lancé ce projet-pilote en 2008. Des familles disposant de l’espace nécessaire et rigoureusement sélectionnées peuvent héberger une et jusqu’à trois personnes âgées au sein de leur foyer. Elles reçoivent en contrepartie une indemnité versée par les pouvoirs publics. Une assistante sociale du CPAS de la commune se charge du suivi et des visites trimestrielles de contrôle. L’hébergement est modulable (à l’année ou pendant de plus courtes périodes) mais se fait de jour comme de nuit.

Un projet de vie commun L’association bruxelloise Abbeyfield s’est inspiré du mouvement Abbeyfield, né dans la banlieue de Londres en 1956 pour développer un projet d’habitat groupé pour seniors autonomes de 55 ans et plus. Une maison Abbeyfield est un habitat groupé de taille familiale divisé en appartements privatifs et comprenant des locaux à usage commun (cuisine, salon, buanderie, chambres d’amis). Les habitants gèrent l’organisation de la maison avec l’aide de volontaires extérieurs et les coûts de fonctionnement sont répartis équitablement. Chaque maison se dote d’un statut juridique (une ASBL par exemple) dont les résidents sont les membres. Ils déterminent la nature et l’heure des activités (repas, réunions…). On trouve des maisons Abbeyfield à Etterbeek, Watermael-Boisfort, Namur et Visé. Et de nouveaux projets sont en cours de création à Villers-la-Ville, Moustier-sur-Sambre, Eupen et Perwez. www.abbeyfield.be

Permettez à la recherche contre Alzheimer de donner de l’espoir aujourd’hui et... demain ! À la Fondation Recherche Alzheimer, nous croyons en un avenir où la maladie d’Alzheimer ne sera plus qu’un lointain souvenir. C’est dans la recherche scientifique que nous plaçons tous nos espoirs pour voir ce jour arriver. Saviez-vous qu’il est aujourd’hui possible de soutenir la recherche tout en privilégiant vos proches ? En effet, en rédigeant un testament prévoyant un legs en duo, celui-ci vous permet d’augmenter la part de vos héritiers tout en soutenant la recherche par l’intermédiaire de notre fondation. La totalité des droits de succession est alors à notre charge. Dès maintenant, renvoyez le bulletin ci-dessous et demandez notre brochure spéciale sur les legs en duo. Vous pouvez également nous contacter pour fixer un rendez-vous avec notre expert en planning de succession sans aucun engagement. Soutenez-nous encore aujourd’hui :

BE85 2300 0535 3006

Fondation d’utilité publique Z1 Researchpark 310 • 1731 Zellik Ligne info : 0800 90 361 • Tél. : 02 424 02 04 info@alzh.org • www.alzh.org

DEMANDE DE DOCUMENTATION SANS ENGAGEMENT OUI, je suis intéressé par les possibilités que peut proposer la Fondation Recherche Alzheimer pour les legs et donations qui permettent de soutenir la recherche scientifique contre la maladie d’Alzheimer. Sans aucun engagement de ma part, je souhaite : recevoir votre brochure spéciale sur les legs en duo et les informations sur les nouvelles règles fiscales. être contacté(e) directement par votre expert en legs et donations au n° : être informé des missions et des activités de la Fondation Recherche Alzheimer.

Nom : Adresse : Code postal : Tél. :

Prénom : N° : Localité : Email : Envoyez ce coupon par fax : 02 424 02 05, par mail: info@alzh.org ou par courrier à : Fondation Recherche Alzheimer • I&I Center Brussels • ZI Researchpark 310 • 1731 Zellik.

Bte :

5


6

DOSSIER IPM Advertising - Aide aux Seniors

Un petit coup de pouce de la technologie Téléphonie, ordinateurs, sécurité, gadgets, la technologie s’intéresse aussi aux seniors. Présentations de quelques produits innovants.

Des GSM adaptés

Le mini-coffre à clés sécurisé

préenregistrés, quotidiens, hebdomadaires ou ponctuels, à dates et heures programmées, pour se rappeler différentes choses importantes : prises de médicaments, visite du médecin, courses, dates des anniversaires... Une sonnerie prévient le destinataire qu’un message l’attend. Mem-X a été récompensé par plusieurs prix, dont le Trophée Initiative Alzheimer en 2009. Un seul distributeur existe en Belgique : EasyD, situé à Liège. 04/344.55.50 ou www.easyd.be

De la musique en maison de repos Il existe une multitude de marques qui produisent des téléphones portables pour seniors. Ils se caractérisent par une simplicité d’utilisation avec de grandes touches, un écran lisible et une grande police d’écriture réglable, des appels directs vers les contacts favoris en pressant une touche ou encore des raccourcis pour les fonctions « contacts » et SMS. Certains modèles sont même équipés d’une puce GPS qui permet d’envoyer par SMS le positionnement du propriétaire du téléphone.

Une montre GSM pour les appels d’urgence On connaissait déjà les dispositifs de télésurveillance, voici maintenant la montre-téléphone Limmex, créée par la société française Vitally, spécialisée dans les produits de maintien à domicile. D’apparence, l’objet ressemble à une montre tout à fait classique mais elle est munie d’un bouton d’urgence, situé à la place du bouton poussoir. D’une simple pression, on active un appel d’urgence vers un numéro préenregistré (on peut en encoder dix au maximum). Si le numéro qui s’est composé ne répond pas, l’appareil va contacter les numéros de téléphone suivants. En cas d’échec, c’est le numéro des secours qui se compose. Cette montre est disponible au prix de 495 euros mais le système ne fonctionne qu’en France. Bientôt une adaptation belge ?

La société Gesclés a conçu un dispositif permettant d’éviter de multiplier les doubles de clés et les problèmes en cas de perte et de situation d’urgence. Le mini-coffre à clés Keysafe est installé au domicile de la personne âgée, sur un mur extérieur. On y place les doubles des clés de la maison. Le coffre, entièrement mécanique, est accessible via un code secret que l’on transmet aux personnes de confiance, code qui peut être changé à tout moment en cas de besoin. On se saisit alors du code pour ouvrir le boîtier et récupérer les clés qui sont à l’intérieur.

Une mémoire de secours Pour les personnes souffrant notamment de troubles de la mémoire, Mem-X est une solution moderne. Ce petit appareil, de la taille d’un dictaphone ou d’un GSM et qui peut se porter autour du cou, fait office de secrétaire particulier. Il délivre des messages

Plus ludique, cette Borne Mélo, créée par l’entreprise française Onze plus, permet aux résidents de maisons de retraite d’écouter toute la musique qu’ils aiment. De nombreuses maisons de repos en France et en Suisse en sont déjà équipées. Cette borne interactive agit comme un juke-box géant puisqu’on peut y encoder des milliers de chansons et offre aussi des animations (loto musical, quizz chansons, diaporama, carillon, jeux de mémoire, alphabet des sons ...). Un moyen de contourner les problèmes liés à l’utilisation de matériel hi-fi classique (boutons trop petits, ouverture malaisée des boîtiers de CD, etc.). Cette invention a été primée plusieurs fois en France.


DOSSIER IPM Advertising - Aide aux Seniors

La domotique, un outil de sécurité

Une tablette tactile simplifiée CareSquare est un modèle de tablette tactile spécifiquement adaptée aux seniors mais qui s’adresse aussi au personnel soignant. Conçue en Belgique, cette tablette est disponible au prix d’achat de 840 euros ou en location à partir de 39 euros par mois. Ce « compagnon digital » est très simple à utiliser et comporte plusieurs fonctions. De communication et d’organisation tout d’abord, avec l’envoi et la réception de courriers électroniques, un agenda et de la vidéoconférence via Skype. Elle assure un suivi médical avec des prises de tension, de glycémie, d’oxygène, de poids et gère la prise de médicaments. La tablette offre aussi des programmes de jeux, de partage de photos et un navigateur internet simplifié.

Beaucoup plus onéreux et encore très peu utilisé, la domotique apporte des solutions pour améliorer la sécurité des aînés. La domotique, c’est l’ensemble des techniques d’automatisation d’une maison. Des chercheurs ont notamment mis au point des dispositifs anti-chute, comme Vigi’Fall. Il se compose d’un patch adhésif à coller sur la partie latérale du thorax, de détecteurs infrarouges de mouvement, placés dans chaque pièce de la maison, et d’un boîtier central. Le système est relié électroniquement à un centre d’appels d’urgence. Si la personne tombe, le capteur détecte la chute et émet un signal vers le boîtier de contrôle. Une alarme se déclenche également si aucun mouvement n’est enregistré pendant une période anormalement longue. Les secours sont alors immédiatement prévenus. Ce dispositif créé en France est disponible en Belgique depuis quelques mois.

Un robot aide-ménagère Cette invention américaine n’est pas prête d’atterrir dans nos foyers avant un bon bout de temps et sera sans doute inaccessible financièrement à la plupart d’entre nous mais elle témoigne de l’inventivité des chercheurs et des progrès de la robotique. On a conçu

un robot (le Heaphy Project) avec des bras articulés, capable de réaliser des tâches ménagères (charger la machine à laver, faire la vaisselle…) ou toute autre action complexe comme ramasser des objets. Il est commandé à distance par des opérateurs via internet.

Agnes, simulateur de vieillesse Le prestigieux MIT, une université américaine spécialisée dans la science et les technologies, a mis au point Agnes, une combinaison textile qui simule les effets du vieillissement : mobilité réduite, vision et audition diminuées, difficulté à saisir d’objets, perte de force. De jeunes cobayes peuvent donc se glisser dans la peau d’un senior et expérimenter leurs difficultés dans la vie de tous les jours. Cette invention est utile aux entreprises qui veulent lancer des produits adaptés.

7


8

DOSSIER IPM Advertising - Aide aux Seniors

L’intergénérationnel, un concept qui séduit Mélanger les âges et les générations pour favoriser les rencontres, l’échange des savoirs et le bien-être.

E

n Europe, 2012 était l’année du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle. Face aux défis que représente le vieillissement de la population européenne et toutes les problématiques qui en découlent (exclusion des personnes âgées du monde du travail, de la vie familiale, sociale…), le concept de l’intergénérationnel peut aider à favoriser la solidarité entre les générations à bien des niveaux. Dans notre pays, de nombreuses initiatives en ce sens ont vu le jour et semblent très bien fonctionner. A Liège, sept Maisons intergénérationnelles ont été créées dans autant de quartiers de la ville. Elles proposent un accueil personnalisé aux habitants et leur permettent de participer à la vie sociale du quartier. Des activités y sont organisées dans le but de réunir jeunes et moins jeunes. Dans celle du populaire quartier d’Outremeuse, on a lancé plusieurs projets. « Une chorale intergénérationnelle composée de personnes âgées de 40 à 80 ans répète chez nous tous les lundis. Nous avons une école de devoirs où des seniors encadrent trois fois par semaine une dizaine d’enfants de primaire. Et puis nous avons ouvert un café social qui se tient une fois par semaine en soirée. On y vient pour manger un repas au prix d’un euro, pour boire un café, jouer à un jeu de société ou

tout simplement discuter de manière conviviale. Beaucoup de personnes âgées qui sont très isolées viennent pour rompre leur solitude mais nous avons aussi quelques jeunes et des adultes », détaille Murielle Geurts, l’animatrice de la Maison. En Cité ardente toujours, le projet du Balloir, lancé en 1992 et qui accueille seniors, enfants et mamans en difficulté, a inspiré bien d’autres lieux à se lancer dans l’intergénérationnel. Le Balloir, c’est une maison de repos et une résidence-service, une maison d’accueil pour enfants placés et un Atelier où des mères de famille rencontrant des problèmes d’insertion sociale trouvent de l’aide et un accompagnement. Cette cohabitation favorise les interactions et les rencontres mais toujours sur base volontaire. Mamans et seniors partagent des repas et accomplissent ensemble des tâches ménagères comme le repassage; les personnes âgées fournissent une aide aux devoirs aux enfants, leur lisent des histoires ou viennent les mettre au lit le soir. Des liens privilégiés se tissent entre les résidents, au point que des mamans deviennent les référentes d’une personne âgée et veillent tout particulièrement à ses besoins. L’ASBL bruxelloise Abracadabus, fondée en 1984, met en rapport des papys et des ma-

mys conteurs et des enfants de 3 à 6 ans. Les seniors bénévoles, formés spécialement, se rendent chaque semaine des classes de maternelle d’une vingtaine d’écoles de la capitale et mènent des activités ludiques autour du livre et du jeu. Le projet vise des enfants issus de milieux défavorisés et/ou multiculturels qui pourraient rencontrer des difficultés dans leur scolarité future à cause d’un manque de maîtrise du français. Au programme : lecture de comptes, de comptines et spectacles de marionnettes. A Leuze-en-Hainaut, « Plus jamais seul » lutte contre la solitude des personnes âgées en milieu rural. Elle organise des rencontres (repas, ateliers créatifs, balades…) qui permettent aux seniors et aux enfants du village de créer des liens. Pendant les vacances scolaires, les aînés peuvent encadrer les enfants dans le plaines de jeux. Toujours lors des congés, des ateliers cuisine aux accents gourmands sont mis sur pied pour transmettre des recettes traditionnelles aux plus jeunes. La Ville de Namur et son Service de cohésion sociale ont lancé dès 2007 plusieurs projets collectifs visant à sortir les seniors de leur isolement. Par exemple « Voisin’âge », où des volontaires rendent visite à des personnes âgées et leur fournissent une aide adaptée à leurs besoins. La Ville a organisé fin novembre dernier une « Journée intergénérationnelle de la mémoire » où ceux et celles qui ont vécu l’Occupation en ont témoigné devant des élèves du secondaire. Certains projets au départ ne s’inscrivent pas dans une démarche volontaire de faire se rencontrer les générations mais, au final, le résultat est le même. Ainsi, à la maison de repos Les Fougères d’Ivot-Ramet en province de Liège, une crèche a été créée au sein de l’établissement. « Nous voulions offrir aux mamans qui travaillent chez nous la possibilité de déposer leur bébé sur leur lieu de travail. Un espace était disponible et nous l’avons reconverti en garderie »,explique le gérant Philippe Croisez. Les résidents des Fougères peuvent, s’ils le souhaitent, entrer en contact avec les bébés. « Ils sont ravis de l’initiative. Ils peuvent s’impliquer dans la garderie et visiter les enfants », ajoute le gérant. Pour plus d’informations sur la multitude d’activités intergénérationnelles proposées en Belgique francophone, rendez-vous sur www.intergeneration.be ou par téléphone au 02/660.06.56.


DOSSIER IPM Advertising - Aide aux Seniors

A fond la forme ! Un des secrets de la longévité : bouger. Le sport, pratiqué dans des conditions adéquates, permet aux seniors de gagner en santé et en qualité de vie.

L

e 16 octobre 2011, Fauja Singh, un Britannique d’origine indienne âgé de 100 ans, inscrivait son nom au Livre des records. Il devenait le premier centenaire à boucler un marathon. Cette performance réalisée à Toronto en un peu plus de huit heures est évidemment exceptionnelle. Mais les sportifs réguliers ou occasionnels du troisième voire du quatrième âge sont de plus en plus nombreux. Maintenir une activité physique adaptée à son âge est vivement conseillée par le corps médical. Elle permet de gagner en dynamisme, de se détendre, de prévenir le vieillissement et d’améliorer son bienêtre physique et mental. Parmi les maladies courantes liées au grand âge que le sport contribuerait à combattre, on trouve l’ostéoporose, l’arthrose, la dégénérescence musculaire et la maladie d’Alzheimer. Selon certains spécialistes, faire du sport retarderait de huit à quatorze ans le placement en maison de repos. Une étude britannique, menée sur 700 personnes pendant trois ans et publiée dans la revue « Neurology », a montré que la pratique d’un exercice physique au quotidien ralentissait le rétrécissement cérébral qui provoque troubles de la pensée et pertes de mémoire. Toutefois, se lancer dans la pratique d’un sport à partir d’un âge certain doit s’envisager avec précaution. Au préalable, il est absolument recommandé d’en parler à son médecin et de passer un examen d’aptitude. En fonction des résultats, le généraliste conseillera telle activité plutôt qu’une autre. Les sports doux comme la natation, la marche, le ski de fond ou le golf seront évidemment préférés aux activités exigeant de

violents efforts physiques, qui s’avéreraient totalement contreproductives par rapport au but recherché. Les clés sont de varier les plaisirs selon ses possibilités, d’y aller progressivement et à son rythme mais de pratiquer un sport dans la continuité afin d’en assurer les bienfaits. Plus que l’intensité de l’exercice, c’est la fréquence de l’entraînement qui est importante. Faire du sport de trois à sept fois par semaine, pendant au minimum 20 minutes et jusqu’à une heure, semble idéal. EnéoSport (anciennement Sports Seniors), l’association sportive de l’UCP, le mouvement social des aînés de la Mutualité chrétienne, regroupe 11 000 sportifs de plus de 50 ans, répartis dans plus de 540 clubs en Belgique francophone. Elle est la seule association de ce genre reconnue par l’Adeps. Elle propose 30 activités sportives (marche nordique, marches accompagnées, aquagym, taï chi, yoga, pilates, badminton, volley, ping-pong, vélo, danse folklorique…), dispensées par des moniteurs qualifiés et sous couverture médicale, dans une ambiance conviviale. EnéoSport organise des stages sportifs, des tournois et un « Aînérgie trophy », une journée festive de mise à l’honneur de ces seniors sportifs et de démonstration des différentes disciplines. Marie-Louise, Malou pour les intimes, a 86 ans. Elle vit en région liégeoise et s’est mise au sport il y a un peu plus de 10 ans, sur les conseils de son médecin. « Après la mort de mon mari, je me suis repliée sur moi-même. Je ne sortais plus beaucoup de chez moi et je pratiquais aucun exercice physique. J’ai commencé à avoir des douleurs chroniques au dos et aux articulations. Mon médecin

m’a expliqué que cela devait avoir un lien avec ma sédentarité et il m’a suggéré de me mettre au sport. Je n’étais pas très emballée car, même jeune, je n’aimais pas trop ça. Il a fini par me convaincre en me parlant d’un club d’aquagym réservé aux femmes de plus de 60 ans qui se réunissait trois fois par semaine à la piscine de ma ville. Plusieurs de ses patientes, dont une de mes voisines, le fréquentaient et il m’a dit que les cours se passaient dans la bonne humeur. J’ai décidé de tenter l’expérience et je ne l’ai pas regretté », raconte-t-elle. Malou n’avait plus mis les pieds dans une piscine depuis plus de 25 ans. Le moniteur l’a mise immédiatement à l’aise. « Il plaisante beaucoup, s’occupe de tout le monde avec bienveillance et nous laisse évoluer à notre rythme. J’ai aussi fait de belles rencontres parmi les femmes du groupe. On a sympathisé et quelques unes sont devenues des amies. » Au fil des séances, Malou retrouve un bienêtre physique qu’elle n’avait plus connu depuis longtemps. Au bout de quelques semaines, ses douleurs chroniques s’atténuent fortement et elle gagne en capacité respiratoire. « C’était le jour et la nuit. Et puis, mon moral était bien meilleur. Cette activité m’a permis de sortir de ma coquille. J’ai pris goût au sport au point que j’ai décidé de me mettre à la natation, en plus de l’aquagym. » Aujourd’hui, la pétillante octogénaire est fière de dire qu’elle nage 20 longueurs de bassin deux fois par semaine. « J’y vais doucement et je ne suis pas prête de gagner une médaille aux Jeux olympiques ! Mais je les fais mes longueurs et je parie que je suis plus en forme que certains petits jeunes », s’exclame-t-elle dans un éclat de rire.

9


10

DOSSIER IPM Advertising - Aide aux Seniors

Les vacances pour les PMR, la galère ?

Souffrir d’un handicap n’est pas une raison pour se priver de vacances. En Belgique et à l’étranger, le tourisme adapté à la mobilité réduite se développe doucement.

P

artir en voyage, séjourner dans un hôtel, visiter un musée quand on se déplace en chaise roulante ou avec une canne, quand on souffre d’une déficience visuelle ou auditive, quelle galère ! Un simple escalier à gravir peut se transformer en un obstacle insurmontable. Les associations belges qui militent pour les handicapés le constatent et le déplorent : peu de lieux touristiques sont équipés pour accueillir les PMR (personnes à mobilité réduite). Mieux vaut donc, quand on est moins valide, préparer son séjour à l’avance car partir à l’aventure sera souvent synonyme de déconvenue. Pourtant, les choses bougent. Certains opérateurs touristiques ont compris l’importance d’aménager leurs lieux pour permettre un accès à tous. En effet, les seniors (entre autres) moins valides sont de bons clients. Ils voyagent hors saison, ont du pouvoir d’achat et sont en général fidèles aux lieux qui les accueillent dans de bonnes conditions. Sur le site de l’Awiph (www.awiph.be, section « loisirs-vacances »), on peut trouver de nombreuses informations concernant les lieux touristiques, en Belgique et à l’étranger, accessibles aux PMR. Et depuis 2001, l’indice « passe-partout » évalue, selon six catégories de handicap, le

degré d’accessibilité des bâtiments publics (voir www.ipp-online.be). Des musées proposent, outre des audio-guides et des panneaux en braille, des visites encadrées par des guides spécialement formés aux handicaps. On installe des rampes d’accès mais il reste du chemin à faire. La visite du parc animalier des Grottes de Han pour les chaisards

Un parcours spécial PMR aux Grottes de Han

Au domaine des Grottes de Han, on a compris l’importance de ne pas négliger certaines catégories de visiteurs. En 2010, une idée qui mûrissait depuis longtemps a vu le jour. Un parcours spécial pour les PMR a été créé sur le site et il remporte un franc succès, comme l’explique Brigitte Malou, l’administratrice-déléguée du domaine. « Nous accueillons énormément de seniors et de personnes handicapées.(+ STATS) La configuration même du domaine est assez particulière puisque la plupart des salles de la grotte n’est accessible qu’après la descente de 400 marches. Cela condamnait les PMR à rester dans la plaine où se trouve la réserve animalière. Nous avons donc décidé de nous ouvrir au plus grand nombre en procédant à des investissements. » C’est ainsi qu’un parcours spécial pour les chaisards a été aménagé pour qu’ils puissent visiter quelques salles de la grotte. « Nous sommes la seule grotte en Belgique à être accessible aux PMR. Ces visites spéciales se font sur réservation seulement et peuvent accueillir dix chaisards maximum et leurs accompagnants », indique Brigitte Malou. Le domaine s’est aussi doté d’un véhicule à plateau élévateur conçu pour les chaises roulantes. Il permet une visite confortable et sûre de la réserve d’animaux sauvages.


DOSSIER IPM Advertising - Aide aux Seniors

Tour-opérateurs pour les plus de 50 ans AEP asbl Senior Department est un voyagiste belge spécialisé dans les vacances en groupe pour les 50 ans et plus, autonomes ou à mobilité réduite. L’idée émane de services sociaux et de mutuelles qui souhaitaient développer le concept de séjours réservés aux seniors. Senior Department a rencontré leurs attentes, avec un certain succès, et poursuit l’idée depuis près de 20 ans. Ce tour-opérateur basé à Bruxelles organise des voyages en Belgique et à l’étranger, en car, train ou avion, présentant un caractère culturel ou de découverte. Parmi les destinations proposées, on trouve la côte belge, la France, l’Italie, l’Espagne, la Turquie, la Tunisie, la Russie ou même la Thaïlande. Et au programme, des excursions, des balades à pied ou à vélo, des visites de musées, de sites historiques, patrimoniaux et religieux. Des accompagnateurs bilingues et spécialement formés assurent l’encadrement des groupes de vacanciers. La nouvelle attraction, le PréhistoHan, est munie d’un ascenseur et le cinéma interactif est doté de cinq places PMR. Pour ses bonnes pratiques, le domaine des grottes de Han s’est vu décerner en janvier 2012 le prix Cap 48 de l’accessibilité. Les retours des visiteurs qui bénéficient de ce parcours spécialement aménagé sont très positifs. « Les gens sont ravis et ils nous disent merci. Visiter une grotte quand on se déplace en chaise roulante, c’est quelque chose d’inouï et de fantastique pour eux », souligne l’administratrice.

Au vu de son public cible, le voyagiste est particulièrement attentif, dans le choix des lieux de résidence, aux problèmes que peuvent rencontrer ses clients (accès aisé à l’hôtel, chambres équipées PMR, etc.). Dans ses brochures, les degrés de difficulté des séjours sont indiqués par des pictogrammes. Des vacances actives et clé en main où tout est mis en œuvre pour assurer le confort des vacanciers. Dans un registre plus original, ESL, qui possède des bureaux à Anvers et Bruxelles, offre aux plus de 50 ans la possibilité d’entreprendre des séjours linguistiques à l’étranger pour apprendre ou perfectionner l’anglais, l’espagnol, l’allemand, l’italien ou le mandarin. Cours le matin puis temps libre l’après-midi et le soir, histoire de découvrir la région et ses habitants via notamment des excursions. Des cours de cuisine, des sorties culturelles et des dégustations de produits locaux sont organisés. Des vacances hors des sentiers battus à réserver aux plus motivés.

C’est une envie de partage entre toutes les générations et une rencontre avec des personnes handicapées qui a motivé MarieFrance Lissoir à adapter son gîte à tous. Elle est l’heureuse propriétaire et gérante des Gîtes de Choquenée à Conneux, près de Ciney, un bâtiment accessible et équipé pour les PMR. Elle aussi a reçu un prix Cap 48 pour cette initiative. « Ces aménagements me sont apparus comme une évidence mais cette démarche a été un véritable parcours du combattant », dit-elle. « Financièrement tout d’abord car il a fallu créer un parking plat avec des espaces voitures plus larges, installer un ascenseur, des toilettes, du mobilier de cuisine et de salle de bains à taille

Les Gîtes de Choquenée sont adaptés aux personnes à mobilité réduite

et forme adaptées ou un système d’alarme avec flash lumineux et sirène. Puis je me suis heurtée au scepticisme des pompiers concernant les normes de sécurité, à celui d’un certain entourage aussi. Des personnes me disaient qu’elles ne viendraient pas loger au gîte car elles ne voulaient pas se retrouver dans l’univers des handicapés. » Mais Marie-France Lissoir s’est accrochée à son projet qui a pris corps en avril 2011. « Nous avons quatre chambres adaptées

PMR, ce qui nous permet de recevoir un public intergénérationnel et familial : des enfants avec leurs parents et leurs grandsparents, voire leurs arrière-grands-parents. Cela donne lieu à de très beaux échanges et à beaucoup de partage. » Les seniors semblent conquis. « Je reçois de plus en plus de demandes émanant de homes pour des séjours en groupe du lundi au vendredi », précise-t-elle. La preuve que la générosité et l’humanité font bel et bien recette et que le tourisme pour tous, c’est possible.

Les salles de bains de Choquenée sont aménagées

11


12

DOSSIER IPM Advertising - Aide aux Seniors

Victimes de leur fragilité En Région wallonne, plus d’une personne âgée sur quatre est victime de maltraitances. Un phénomène inquiétant et interpellant.

Q

u’elles soient physiques, psychologiques, financières ou médicales, les violences commises sur les personnes âgées toucheraient 28% de la population âgée de 70 ans et plus, selon une étude menée par l’Université de Liège et les appels reçus par la ligne téléphonique gratuite de Respect Seniors, l’Agence wallonne de lutte contre la maltraitance des personnes âgées. Les premières victimes sont les femmes de 80 à 90 ans et une majorité de ces actes de violence est commise au sein du cercle familial. Dans près de 28% des cas, la maltraitance signalée est d’ordre psychologique (agressions verbales, chantage, menaces, infantilisation…). Viennent ensuite, la maltraitance financière (21%), où le senior est empêché de jouir de ses ressources, la négligence active et passive (17%) et la violence physique (10%), avec des coups, des brûlures, des bousculades, des contentions inappropriées, des abus sexuels. Près des trois-quarts des personnes ayant rapporté une situation de maltraitance vivent à domicile, le reste majoritairement en institution. L’auteur désigné est, pour 64% des cas, un membre de la famille, le plus souvent un des enfants. Le personnel des maisons de repos, de soins et hospitalier arrive en seconde position (15%). Les seniors sont des proies faciles. Leur grand âge les rend souvent plus dépendantes d’autrui, plus faibles physiquement et psychologiquement et incapables de

A 79 ans, elle doit faire la manche C’est une petite dame toute petite et frêle, au dos voûté, invariablement sanglée dans son imperméable, hiver comme été. On peut régulièrement la voir au centre-ville de Liège où elle demande aux passants un peu d’argent. Elle n’a peut-être plus « toute sa tête » comme on dit mais, si l’on engage la conversation avec elle, elle vous raconte son histoire, une histoire qui doit être vraie. Pourquoi sinon, à son âge avancé (elle a 79 ans), passerait-elle ses journées dehors à quémander quelques pièces ? Depuis plus de 15 ans, Irène (prénom d’emprunt) est placée sous tutelle financière. Un avocat gère ses maigres biens, une pension de veuve qui lui permettrait tout juste de survivre si elle pouvait en jouir entièrement. Mais cet avocat ne lui laisse qu’une centaine d’euros par mois pour ses besoins élémentaires. Le loyer de son appartement et ses charges sont payées. Pour le reste (nourriture, frais médicaux…), elle doit se contenter de ce que son tuteur lui laisse. Irène a fait le compte : elle devrait recevoir chaque mois une somme plus importante. Alors, elle fait la manche pour manger et payer le médecin. La septuagénaire n’a pas de famille pour l’aider et sa fragilité psychologique l’empêche de dénoncer sa situation auprès de services d’aide. Irène semble être la victime d’un détournement financier de la part d’un administrateur de biens peu scrupuleux. On parle ici de sommes dérisoires dans l’absolu mais vitales pour la survie cette femme, réduite à dépendre de la générosité d’inconnus pour manger tous les jours à sa faim. Ce cas de maltraitance particulièrement sordide n’est pas isolé et il reste sans doute beaucoup de chemin à faire pour mettre un terme aux violences dont sont victimes les plus vulnérables.

se défendre contre toute une série d’abus. Longtemps ignorées et considérées comme tabou, les violences perpétrées contre les aînés sont aujourd’hui l’objet de l’attention des pouvoirs publics. Dès 1996, des structures d’aide aux victimes voient le jour dans certaines provinces. Elles seront étoffées et étendues au reste de la Belgique francophone. En 2008, la Région wallonne adopte un Décret de lutte contre la maltraitance des personnes âgées et Respect Seniors est créé. En 2012, l’Agence a traité 878 dossiers de maltraitance. Ce nombre ne recouvre pas la réalité des violences faites aux seniors. Il reste des victimes qui préfèrent se taire ou qui ne savent pas vers qui se tourner pour trouver de l’aide. Le numéro vert de Respect Seniors, le 0800/30.330, et celui du Sepam (pour Bruxelles), le 02/223.13.43, permettent de rapporter tout cas de maltraitance. Au bout du fil, des intervenants psychosociaux qui sont tenus au secret professionnel. Dans un premier temps, ils vont apporter écoute et soutien à la personne appelante (victimes directes ou témoins). Ensuite, selon le contexte, ils informent les victimes sur leurs droits, cherchent des solutions, les orientent et les accompagnent dans les démarches à entreprendre. Respect Seniors organise aussi des actions de formation et de sensibilisation à ces violences, dans les écoles, les institutions, auprès des membres du secteur de l’aide à domicile et notamment chaque 15 juin, lors de la journée mondiale de lutte contre la maltraitance des seniors.


DOSSIER IPM Advertising - Aide aux Seniors

J’ai la mémoire qui flanche Avec l’âge, les petits ou les gros problèmes de mémoire deviennent plus aigus. Trucs et astuces pour entretenir ses facultés intellectuelles.

L

e cerveau, c’est comme un muscle : plus il est entretenu, plus il est performant. Une bonne hygiène de vie et de l’exercice sont les clés pour améliorer sa mémoire. Tabac, alcool, certains médicaments et le manque de sommeil sont des poisons pour le cerveau. Ils nuisent à la capacité d’attention et de concentration et par là même à la capacité mémorielle. Faire le plein de

calcium, de magnésium, de vitamines et de

Mais le grand truc pour un cerveau en pleine

zinc, grâce à une alimentation équilibrée,

forme, c’est de l’exercer et cela peut se faire

c’est donner un petit coup de pouce à sa

de manière très ludique. Les jeux de société

mémoire. Les bienfaits de quelques plantes

comme les mots croisés, les échecs ou le

comme le ginseng et ginkgo biloba sont

scrabble sont vivement recommandés. La

bien connus. S’oxygéner et faire un mini-

pratique de certains jeux électroniques ou

mum d’activité physique ne feront pas de tort non plus à notre matière grise.

vidéo aussi. Le « Programme d’entraînement cérébral » d’une célèbre console de jeux, conçu par un neuroscientifique japonais, a d’ailleurs connu un succès commercial considérable. Pour faire travailler sa mémoire, on peut aussi refaire mentalement sa liste de courses, faire chaque soir le bilan détaillé de sa journée ou tenir un journal intime. La lecture de livres et du journal, les visites culturelles (cinéma, musées expositions…), une vie sociale active sont autant d’atouts pour aider le cerveau à rester alerte. Mais quand les troubles se font plus graves, une consultation chez le médecin est évidemment indispensable. A la maison de repos du CPAS de Forest, le Val des roses, les pensionnaires souffrant de troubles de la mémoire ou de la maladie d’Alzheimer ont pu réaliser des « boîtes du souvenir ». Il s’agissait de reconstituer dans une boîte un souvenir marquant de leur propre vie. Aidés par une personne plus jeune (artistes, étudiants en ergothérapie ou psychothérapie), les seniors ont conçu

Vivre avec la maladie d’Alzheimer On estime à 85 000 personnes le nombre de Belges atteints par cette terrible maladie neurodégénérative (c’est la forme la plus courante de démence) pour laquelle il n’existe encore aucun traitement préventif ou curatif. Les personnes âgées sont les plus exposées à la maladie d’Alzheimer qui affecte gravement la mémoire, le langage, le comportement, les capacités cognitives et motrices et les activités quotidiennes. Pour l’entourage, l’accompagnement du malade s’apparente souvent à un calvaire tant la charge humaine est lourde. Il ne faut en tout cas pas rester seul face au problème. Des associations existent en Belgique pour offrir aide et soutien aux familles. La Ligue Alzheimer chapeaute un réseau de groupes régionaux d’entraide qui offrent des renseignements spécifiques aux familles et aux soignants professionnels ainsi qu’à toute personne concernée. Ses activités comprennent des conférences, des groupes de parole, des cafésrencontres, de l’écoute téléphonique et la publication de brochures. Le Baluchon Alzheimer offre un service à domicile, partout en Belgique francophone. Afin d’offrir un peu de répit à l’aidant habituel, un « baluchonneur » (des personnes souvent détentrices d’un diplôme paramédical, ayant de l’expérience dans la maladie et formées à l’encadrement spécifique) séjourne à domicile 24h/24, pour une période allant de 7 à 14 jours, et prend en charge le malade. Ce service est payant (65 euros par jour) et certaines mutuelles interviennent pour un remboursement partiel. La Ligue Alzheimer • www.alzheimer.be ou numéro gratuit • 0800/15.225. Le Baluchon Alzheimer • www.baluchon-alzheimer.be • 02/673.75.00

des œuvres créatives et touchantes qui ont fait l’objet d’une exposition au parlement bruxellois puis sur une péniche qui a sillonné en 2012 les voies navigables wallonnes et bruxelloises, faisant étape dans une vingtaine de villes et communes. Yvonne, 87 ans, a participé à ce projet (qui a depuis été adopté par la Maison Bilboa de Schaerbeek). Et elle est fière du résultat d’un travail de création long de six mois. « Je vivais dans le Hainaut et je n’avais jamais l’occasion de voyager. Nous n’avions même pas la télévision. Quand on m’a demandé de recréer un souvenir, j’ai choisi la première fois où j’ai vu la mer. J’avais 32 ans et c’était à Ostende. C’est un souvenir très heureux », raconte-t-elle. Pour l’ASBL Entr’âges, porteuse du projet, la création de ces « boîtes du souvenir » a non seulement permis aux personnes âgées de stimuler leur mémoire mais aussi de se réapproprier leur histoire et de la transmettre.

13


14

DOSSIER IPM Advertising - Aide aux Seniors

Travailleurs âgés, travailleurs lésés ? Par choix ou nécessité, de nombreux seniors veulent rester actifs. Mais la législation belge reste un frein important.

L

a loi belge est probablement la plus restrictive au monde en matière de travail après la pension. Le système des plafonds prévoyait qu’au-dessus d’un montant de pension maximum autorisé, les pensionnés n’étaient pas autorisés à avoir une activité rémunérée (21 436 euros bruts pour un salarié sans enfant à charge et 17 149 euros nets pour un indépendant sans enfant à charge). Pourtant, on estime à 80 000 le nombre d’indépendants pensionnés qui continuent à travailler. Quelque 4400 personnes de plus de 65 ans avaient renoncé à leur pension pour pouvoir continuer à travailler et ne pas perdre leur droit à la retraite. Notre pays est également à la traîne en ce qui concerne l’activité professionnelle des travailleurs de plus de 55 ans. Quand le taux

d’activité moyen des 55 à 64 ans en Europe est de 50%, en Belgique, il n’est que de 37%.

insuffisantes pour certains qui demandent

Le 11 janvier 2013, le gouvernement a décidé d’assouplir certaines mesures jugées discriminatoires et obsolètes par d’aucuns. Désormais et dès cette année, il sera possible pour les 65 ans et plus de cumuler pension et revenu d’appoint illimité, mais à certaines conditions. Si l’on a derrière soi une carrière de 42 ans, tous régimes confondus, la limite de revenus professionnels est supprimée. Dans les autres cas (moins de 65 ans et moins de 42 ans de carrière), les plafonds seront indexés. Les sanctions en cas de dépassement des limites de revenus sont assouplies. De bonnes nouvelles pour les deux millions de pensionnés belges mais encore

Et pour booster l’emploi chez les plus de 45

que le gouvernement aille plus loin.

ans, des mesures existent. La plus récente : depuis le 1er janvier, toutes les entreprises employant plus de 20 personnes devront rédiger un plan pour l’emploi afin d’augmenter leur nombre de travailleurs de 45 ans et plus. Mais là aussi, il reste fort à faire et cela passera peut-être et avant tout par un changement de mentalité chez les employeurs. Les travailleurs âgés sont souvent une ressource précieuse pour l’entreprise. Leur expérience, leur sérieux, leur assiduité sont autant d’atouts majeurs dont on aurait tort de se priver.

La militante des seniors actifs L’association SeniorFlex aide les 45 ans et plus qui veulent travailler. Rencontre avec sa présidente, Christiane Robert. A 71 ans, les journées de Christiane Robert sont bien remplies. Pour cette Liégeoise vivant à Bruxelles, retraitée à l’âge de 60 ans, qui a travaillé pendant 14 ans comme avocate puis dans le secteur des ressources humaines, pension ne rime pas avec inaction. En 2003, elle a fondé avec un groupe d’amis, seniors eux aussi, l’ASBL SeniorFlex. Le but de cette équipe de bénévoles : défendre les intérêts des plus de 45 ans qui veulent travailler, les informer et les conseiller. Une initiative unique en Belgique, un pays où l’accès au travail pour les seniors est particulièrement restreint.

Entre autres services, SeniorFlex propose à ses membres des entretiens avec un professionnel qui va examiner la demande de projet professionnel, des conseils en recherche d’emploi et une boîte à outils pour démarrer concrètement sa recherche. « Mais en aucun cas un job ou une analyse juridique et fiscale », précise la présidente.

L’association, neutre politiquement, se livre à un lobbying très intense auprès des pouvoirs publics pour faire changer la législation en matière d’accès au travail. « Malheureusement, beaucoup de seniors actifs doivent travailler au noir car les réglementations sont trop restrictives. La Belgique est à la traîne au niveau mondial. Nous voulons que le gouvernement lève tous les freins à l’activité des seniors, tels que les plafonds, pénalités, taxations, Christiane Robert dispositions à effets pervers Présidente « A 60 ans, la société dans qui pénalisent les plus de 45 de l’ASBL SeniorFlex laquelle je travaillais a fait ans qui veulent rester actifs. Il faillite. J’ai cherché activedoit aussi installer de vrais inciment du travail. Après l’âge de tants, tant pour les seniors que pour 48 ans, j’avais réussi à en retrouver six les entreprises », explique Christiane Robert. fois mais là, j’ai constaté avec effarement que Les deux chevaux de bataille de SeniorFlex : l’on ne me proposait aucun entretien d’emla validation des acquis de l’expérience de bauche. Alors que les plus de 45 ans repréces travailleurs à la carrière souvent très sentent un tiers de la population belge, ils riche, via la création d’un certificat de comsont encore victimes de préjugés, entretenus pétences, délivré par un organisme neutre, par la législation, et jugés trop vieux pour le qui fera état de toutes leurs ressources et marché du travail, même au Forem », racontecapacités, hors de la sphère des diplômes. t-elle. « J’ai alors décidé de me tourner vers Et elle veut également donner la possibilité des associations de défense des seniors. J’en à ces personnes de faire des intérims dans ai découvert plusieurs en France mais aucune leur matière de compétence. en Belgique. L’idée de créer ma propre association a alors germé. Voilà comment SeniorLa militante Christiane Robert ne ménage Flex est né. » pas ses efforts pour la cause qu’elle défend.

« Je réponds aux nombreux courriers de nos membres et des personnes qui m’écrivent ; je donne et j’assiste à des conférences ; je visite des entreprises ; je tiens des stands dans des manifestations publiques et je participe à des réunions, des tables rondes avec le monde politique, syndical et économique. » Il faut dire que 10 ans après sa création, SeniorFlex reste la seule association du genre en Belgique alors que les demandes pour de l’aide à l’emploi ne cessent de croître. Si elle sonde les seniors qui veulent travailler sur leurs motivations, Christiane Robert compte cinq grandes catégories de personnes. « Il y a tout d’abord beaucoup de gens qui ont faim et les femmes sont les plus mal loties. Ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts avec leur pension. Il suffit de voir l’affluence de personnes âgées dans les services sociaux. Il y a aussi ceux qui n’arrivent plus à maintenir leur train de vie d’avant la pension et qui doivent par exemple mettre leur maison en location pour payer leur précompte immobilier. Et puis on trouve ceux qui s’ennuient et veulent se rendre utiles ; les gens qui ont envie de changer de métier et enfin les personnes qui avaient une identité professionnelle forte et un réseau professionnel important, pour qui travailler est très valorisant. » En 10 ans de combats, SeniorFlex n’a pas encore remporté de victoires et Christiane Robert le déplore amèrement. « L’ancien ministre de l’Emploi, Franck Vandenbroucke, m’avait expliqué un jour que si on supprimait les plafonds, il faudrait payer des pensions à des gens qui n’y ont pas droit et que le gouvernement n’avait pas le budget pour cela. » Pas de quoi cela dit décourager la dynamique septuagénaire qui, envers et contre tout, poursuivra sa lutte. www.seniorflex.org


A

mplifier et pérenniser l’excellence et l’humanisme aux Cliniques universitaires SaintLuc, grâce au mécénat, c’est l’objectif poursuivi par la Fondation Saint-Luc depuis plus de vingt ans. Elle contribue à faire progresser la médecine de demain et à permettre aux patients de bénéficier d’une hospitalisation à visage toujours plus humain.

Fondation Saint-Luc Av. Hippocrate 10, bte 1590, 1200 Bruxelles Tél. : 02 764 15 23 Email de la Secrétaire générale, Tessa Schmidburg : Tessa.Schmidburg@uclouvain.be

Mission : Le patient est au centre des préoccupations de la Fondation afin de lui assurer une meilleure qualité de vie. Promouvoir et financer la recherche clinique, la formation, l’innovation médicale et l’investissement dans les technologies du futur aux Cliniques universitaires Saint-Luc constituent les activités principales.

Pour améliorer les soins, la Fondation finance, entre autres, plusieurs projets de recherche clinique dans différents domaines d’activités qui font progresser la médecine, au-delà des murs de l’hôpital.

Comment soutenir la Fondation ?

RECHERCHE :

FORMATION :

Essentielle au développement de nouveaux moyens diagnostiques et de nouvelles stratégies thérapeutiques, cette activité spécifiquement universitaire intègre une recherche scientifique au chevet du patient.

Octroi de bourses aux professionnels des Cliniques afin de leur permettre de se former dans les centres les plus réputés du monde.

TECHNOLOGIES DU FUTUR : Soutien à l’utilisation quotidienne de l’informatique et de la robotique diagnostique et thérapeutique de pointe.

Vous pouvez apporter votre soutien de différentes manières : en effectuant un don dédié à un projet de recherche spécifique, aux projets de formation et d’humanisation de la Fondation, aux travaux de recherche d’un service ou d’un médecin en particulier, ou encore par un don par testament. Les legs doivent être établis par testament au profit de la Fondation Saint-Luc.

N° de compte : 191-0367771-10 (CBC) IBAN : BE41 1910 3677 7110 - BIC : CREGBEBB Les dons de 40€ et plus sont déductibles fiscalement.


Supplément de La Libre Belgique du 30 mars 2013  

Aide aux Seniors