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Paul-Émile Mottard,

Jacques Pélerin,

Thierry Castagne,

Député provincial de la Province de Liège

Président de l’UWEL

DG d’Agoria Wallonie

N° 49 - JANVIER 2013

TOURISME ENTRE CHARMES PROVINCIAUX ET ENVIES D’AILLEURS > CES ENTREPRISES QUI VONT FAIRE LE BUZZ EN 2013

ILLUSTRATION © FTPL

> UN EXCEPTIONNEL SAVOIR-FAIRE TECHNOLOGIQUE LIÉGEOIS

Didier Van Caillie, Professeur à HEC-ULg

CE SUPPLÉMENT GRATUIT DE LA LIBRE GAZETTE DE LIÉGE ET DE LA DERNIERE HEURE/LES SPORTS-LIÈGE EST RÉALISÉ PAR LA SA IPM ET N’ENGAGE PAS LA RÉDACTION MARDI 29 JANVIER 2013


Un choc ! Pour les travailleurs bien sûr. Pour les syndicats, pour les politiques, pour certains cadres d’ArcelorMittal aussi… Une indignation aussi, une colère traduite dans la presse ou à la tribune du Sénat par des noms d’oiseaux : « Voyou ! », « Escroc ! », « Menteur ! », « Terroriste industriel ! », « Crapule ! » Il y a sans doute de tout cela dans l’attitude de M. Mittal. Jadis accueilli à bras ouverts en terre liégeoise, encensé lorsqu’il annonçait des investissements, on en aurait presque oublié que, pour une entreprise mondialisée comme la sienne et uniquement mue par le profit de ses actionnaires (et de sa famille… ), Liège n’était qu’un confetti sur la carte de son déploiement industriel et que 2.000 travailleurs de plus ou de moins avait sans doute autant d’importance pour lui que le choix de son thé au petit déjeuner. Et le fait d’y ajouter les (au moins) 3.000 sous-traitants qui vont eux aussi se retrouver dans la mouise suite à ces fermetures ne le fera pas s’étrangler dans son Darjeeling d’exception…

AVANT-PROPOS

Barrage de la Gileppe © FTPL

C’est au moment où nous bouclions ce numéro que le couperet (car c’en est un) est tombé : après avoir lâché la sidérurgie à chaud, Lakshmi Mittal annonçait, ce jeudi, qu’il se débarrassait aussi de la plupart des outils clés dans la chaîne du froid de notre bassin sidérurgique. Exeunt notamment la cokerie d’Ougrée, le train à larges bandes de Chertal, les lignes de galvanisation de Flémalle, etc.

Athena - © All Ways

L’homme le plus haï du bassin liégeois… et d’ailleurs

Administrateur délégué: François le Hodey Direction des ventes publicitaires: Emmanuel Denis Henry Visart Tél.: 02/211.29.59 – Fax: 02/211.29.97 E-mail: henry.visart@IPMAdvertising.be SA IPM - LIEGE ECO - 26,Bld d’Avroy – 4000 -Liège Coordination rédactionnelle: Eric Wiertz - Riton S.A. 0495/88.07.78 - info@riton.be Service commercial: Marie-France Ravet - Tél. +32 497 313 978 E-mail: marie-france.ravet@IPMAdvertising.be Mise en page: info@plizz.be Impression: SODIMCO Editeur responsable: IPM Advertising 79, rue des Francs - 1040 Bruxelles Couverture: FTPL, D.R.

Et certains de ressortir l’antienne selon laquelle nous aurions dû depuis longtemps tourner la page de la sidérurgie dans notre bassin, de l’industrie lourde et traditionnelle pour nous tourner vers d’autres pistes de déploiement plus innovantes, plus technologiques,… Il n’en demeure pas moins qu’il est déchirant de se couper de racines séculaires, d’un savoir-faire unique et de fiertés familiales tracées dans l’acier, la sueur et la douleur… Une chose est sûre : le “Liégeois de l’année 2013” sera assurément Mr Lakshmi. Pas sûr qu’il offre une tournée générale à la Taverne Saint-Paul pour fêter ça…

Éric Wiertz Coordinateur rédactionnel

DOSSIER “TOURISME”

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P-É. Mottard : « Le tourisme ? De l’activité économique et des emplois ! » Prêts pour vos vacances à la neige ! Vert Bleu Soleil, le salon de vos vacances et de votre 2e résidence Les croisières : un rêve de plus en plus accessible

Crédits photographiques: FTPL, lg, MET, SOFICO, Voyages Léonard, CMI, B. Devoghel, D.R.

DOSSIER “CES ENTREPRISES QUI VONT FAIRE LE BUZZ EN 2013”

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Toute reproduction totale ou même partielle est strictement réservée à l’éditeur.

- Des experts entre pragmatisme et confiance raisonnable - La Sofico, acteur du développement régional

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DOSSIER “SAVOIR-FAIRE TECHNOLOGIQUE LIÉGEOIS”

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- Th. Castagne (Agoria) : « Des raisons d’espérer »

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Le contenu de cette édition n’engage pas la rédaction.

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SOMMAIRE

© Voyages Léonard

Même si les plus grandes personnalités liégeoises et belges se sont, ces dernières années et surtout ces derniers jours, allées s’apitoyer auprès du maître de la sidérurgie liégeoise (nos leaders syndicaux, Francis Gomez en tête, le ministre Jean-Claude Marcourt et même, en ce jeudi funeste, notre Premier Elio himself), rien n’y a fait. On pouvait s’y attendre…


T O U R I S M E

LE DÉPUTÉ PROVINCIAL PAUL-EMILE MOTTARD «LE TOURISME? DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET DES EMPLOIS NON DÉLOCALISABLES!» C’EST UN DÉPUTÉ PROVINCIAL TOUT SOURIRE, SORTI CONFORTÉ DES DERNIÈRES ÉLECTIONS, QUI NOUS ACCUEILLE POUR NOUS ENTRETENIR DE CE QUI EST DEVENU L’UNE DE SES VÉRITABLES IMAGES DE MARQUE : LE TOURISME EN TANT QUE VECTEUR ÉCONOMIQUE POUR TOUTE UNE RÉGION, EN TANT QUE PILIER DU REDÉPLOIEMENT. L’OCCASION

D O S S I E R :

ÉTAIT AUSSI TOUTE TROUVÉE D’ABORDER AVEC PAUL-EMILE MOTTARD LE DEUXIÈME PLAN STRATÉGIQUE DONT, À SON INITIATIVE, LA FÉDÉRATION DU TOURISME DE LA PROVINCE DE LIÈGE (DONT IL EST ÉGALEMENT PRÉSIDENT) VIENT DE SE DOTER. UN PLAN AMBITIEUX CONFORTÉ PAR PLUSIEURS ÉTUDES QUI DEVRONT PERMETTRE À NOTRE TOURISME PROVINCIAL DE MIEUX ENCORE SE DÉVELOPPER DANS LE FUTUR AFIN D’ACCUEILLIR SUR NOTRE TERRITOIRE UN NOMBRE CROISSANT DE VISITEURS ET DE POUVOIR DÉVELOPPER DES EMPLOIS DURABLES.

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iège ECO : Monsieur le Député provincial, outre les compétences de la Culture (dans laquelle vous “baignez” depuis de nombreuses années) et des Fonds structurels européens (une nouveauté), vous demeurez en charge du Tourisme en continuant à présider la FTPL. Pour entamer cette conversation, une question peut-être un peu abrupte: en ces temps économiques difficiles, le tourisme ne doit-il pas être considéré comme assez anecdotique par rapport à d’autres pistes de redéploiement économique ? Paul-Emile Mottard : Tout au contraire ! Le tourisme constitue un vecteur économique d’importance pour Liège, sa province et toute la Wallonie. Les chiffres sont d’ailleurs là pour le confirmer. En province de Liège, l’activité touristique génère pas moins de 820 millions €, ce qui en fait la véritable locomotive wallonne en la matière puisque ce montant correspond à 36% du chiffre d’affaires total régional. Au niveau de l’emploi, ce sont 19.000 postes qui sont ainsi assurés dans notre province, avec la particularité que ceux-ci sont par définition non délocalisables et qu’ils s’adressent à des personnes de toutes qualifications, du gestionnaire hôtelier à la femme de chambre. LgE : La province de Liège est donc (re)devenue une destination touristique de choix ? PEM : C’est incontestable : ces dernières années, elle a accueilli 2 millions de nuitées, et ce sans compter le tourisme de terroir et les campings résidentiels. En les incluant, nous pourrions probablement doubler notre chiffre initial. LgE : Dans ce cadre, quel est véritablement le rôle de la Province et de sa Fédération du Tourisme ? PEM : Ne me faites évidemment pas dire ce •4

que je n’ai pas dit : le mérite de cette bonne santé du tourisme liégeois au sens large du terme ne revient évidemment pas qu’à notre Fédération du Tourisme. Mais il est indéniable que la FTPL joue un rôle fédérateur, moteur. Notre mission première est et demeure de promouvoir le tourisme sur

notre territoire tout en imaginant les outils qui nous semblent les plus performants et en les proposants à nos interlocuteurs, qu’il s’agisse des Maisons de Tourisme ou des acteurs privés et publics. C’est afin de structurer au mieux une offre qui jusque-là pouvait paraître disparate que


DOSSIER - TOURISME

nous avons décidé de dévoiler, voici quelques années, notre plan stratégique 2008-2012. Parmi les idées fortes que nous avions alors décelées, les efforts importants à déployer sur les courts séjours, d’une journée de découverte et de détente à des minitrips de 2 ou 3 nuitées ; des efforts qui, ont déjà porté leurs fruits. LgE : Dans la foulée, vous venez de lancer un 2e plan stratégique. Une révolution ? PEM : Certainement pas : une évolution dans la continuité plutôt, une addition d’améliorations que nous avons traduites en 15 missions et qui se base sur une volonté que nous avons traduite de la sorte : « Développer, structurer et promouvoir des offres d’excursions et de séjours, attractives et rentables en province de Liège, dans le respect du développement durable ». LgE : Comment cela se traduit-il dans les faits ? PEM : Nous voulons avant tout continuer à améliorer le positionnement de notre territoire non seulement en Belgique et sur nos marchés prioritaires (Flandre, Wallonie, Pays-Bas, Allemagne, France) mais aussi, soyons ambitieux, sur nos marchés secondaires (Italie, Espagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis et Chine). Nous disposons d’atouts touristiques de première force, en matière patrimoniale, culturelle, historique, naturelle, infrastructurelle,… des atouts que nous n’avons de cesse de renforcer, en matière de tourisme lent ou de promotion de nos produits du terroir par exemple. Ces atouts, à nous et à nos partenaires de les faire valoir au mieux. Mais pour assurer une visibilité optimale à un territoire aussi multiple que la province de Liège, nous avons décidé de poursuivre, en synergie avec nos 11 Maisons de Tourisme, notre logique de “points de chute”, soit 5 villes de notoriété touristique autour desquelles rayonner : Liège bien sûr, Huy, Malmedy, Spa et Aywaille. Nous devons aussi pouvoir encore mieux capitaliser sur un trait de notre caractère principautaire qui a fait notre réputation bien audelà de nos frontières : notre sens inné de l’accueil et de la convivialité. Cet accueil, nous allons cependant tenter de le professionnaliser, notamment via l’apprentissage et l’usage des langues par les acteurs du secteur, qu’ils soient publics ou privés. LgE : Ces dernières années, vous aviez aussi, suite au premier plan stratégique, lancé pour la première fois des produits touristiques structurés : une expérience que vous allez poursuivre? PEM : Nous avions en effet développé le concept Wal’Incoming , qui permettait par exemple de visiter Spa en Vespa, d’effectuer des croisières gourmandes sur la Meuse à bord du bateau de la Province “Le Pays de Liège” ou un parcours design dans la Cité ardente, de profiter d’un package avantageux pour le Grand Prix F1 de Francorchamps, à chaque fois des city-trips comprenant au moins une nuitée. La réussite a été au rendez-vous puisque ce sont près de 12.000 clients qui ont adhéré à ce concept en trois ans seulement.

Liège by night! © FTPL

Ce succès nous conforte évidemment dans cette direction de proposer des produits structurés. Mais cette première expérience nous a également beaucoup appris. Ainsi, nous avons décidé d’utiliser presque exclusivement Internet pour la promotion de ce type de produits auprès des touristes individuels. Par contre, nous allons accentuer nos efforts sur le tourisme de groupes, à nouveau via Internet mais aussi en contactant de nouveaux partenaires privés et en participant à plus de foires et salons, quitte à innover comme nous l’avons déjà fait récemment en nous rendant en France, sur des salons de comités d’entreprises, une cible extrêmement importante chez nos proches voisins d’Outre-Quiévrain. Enfin, le tourisme d’affaires devient l’un de nos tout premiers paris. Nous devons réellement accentuer les actions déjà menées en la matière. Nous allons réellement nous investir

dans ce dossier, en tentant de fédérer les acteurs existants, qui furent peut-être trop nombreux auparavant, afin de dégager une image claire et forte de “Liege, a place for business”. Je ne vous cache pas qu’à terme, notre volonté est de développer notre propre structure de commercialisation, avec de nouveaux produits touristiques. LgE : Lesquels ? PEM : Notre précédent plan stratégique nous a permis de faire réaliser par le Centre d’ingénierie touristique de Wallonie (CITW) et la SPI plusieurs études particulièrement intéressantes. Une première portait sur les complexes touristiques directement gérés par la Province. Pour chacun d’eux, des recommandations nous ont été faites : renforcer les côtés “nature”, “équi-

DE NOUVEAUX OUTILS TECHNOLOGIQUES PERFORMANTS Consciente que les touristes d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier et encore moins ceux de demain, la Fédération du tourisme de la Province de Liège a également, dans son plan stratégique 2012-2015, décidé de miser à fond sur les nouvelles technologies et le développement de nouveaux outils d’information, et donc de satisfaction. Il y a un an, une application mobile gratuite, “Visit Liege” (disponible pour iPhone et Android), était ainsi lancée. Musées, attractions, hôtels (de 3 à 5 étoiles), galerie photos, agenda du jour et des deux jours suivants, module de réalité augmentée permettant aux touristes de se plonger en immersion totale au cœur de la ville visitée, coordonnées complètes de la FTPL et des maisons de tourisme: rien, vraiment, n’a été laissé au hasard. En parallèle, 12 mini-sites simplifiés (un par maison de tourisme et un pour la Fédération), fonctionnant sur l’ensemble des réseaux mobiles (GPRS, Wifi, 3G,… ) et compatibles avec tous les smartphones, ont été lancés. Rien à télécharger : il suffit d’entrer l’adresse dans le navigateur du smartphone (http://liegetourisme.mobi) et un menu, sim-

ple et ergonomique, propose diverses icônes (restaurants, hôtels, attractions, iBeakens,…) renvoyant vers de l’information visuelle et rédactionnelle. Les iBeakens, justement, sont des bornes d’information virtuelles contenant un descriptif textuel (entre 200 et 350 mots) ainsi que des illustrations au sujet d’un lieu, d’un objet, d’une œuvre d’art, etc., que l’on peut consulter sur un smartphone et dans de multiples versions de langues. À terme, ce sont 600 bornes de ce type qui devraient être installées en province de Liège. En outre, la FTPL a totalement remanié son site Internet (www.liegetourisme.be) et promeut la création et l’encodage d’une série de circuits grand public (à pied, à vélo, en moto, en voiture,…) présentés sur le site www.cirkwi.be ainsi que sur les portails de la FTPL et des Maisons du Tourisme. Une newsletter et des efforts, déjà en cours, de présence accrue sur les réseaux sociaux (Facebook, YouTube,… ) complètent une offre touristico-numérique on ne peut plus complète dans une Province de Liège on ne peut plus dynamique lorsqu’il s’agit de vanter ses incontestables atouts touristiques.

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DOSSIER - TOURISME

promotion plus active encore de nos produits de terroir ; la préparation de la commémoration de la Grande Guerre et de la résistance héroïque des forts liégeois ;… Comme vous le voyez, nous avons pour volonté d’innover, comme nous l’avons fait l’an dernier avec la location de vélos à assistance électrique au départ des sites touristiques provinciaux (une action qui sera étendue) ou avec le lancement de la bière “La Téméraire”, attachée au Trésor de la cathédrale de Liège.

pement” et “promenade” du domaine provincial de Wégimont ; travailler sur les atouts touristiques et naturels du domaine du Vallon de la Lembrée (au sein duquel le centre de séminaires du château de Harzé fait aussi partie de notre réflexion) ; accentuer le rôle d’éducation et de divertissement du Centre Nature de Botrange, notamment par des expos temporaires ; profiter du nouveau potager inauguré l’an dernier au château de Jehay tout en tenant compte de la problématique de la rénovation du bâti ; continuer à miser sur le musée de la Vie wallonne, le tout premier du genre en Wallonie ; miser à fond sur la récente reconnaissance au Patrimoine de l’UNESCO du domaine de Blegny-Mine, dont le complément le bateau “Le Pays de Liège” demeure un élément central du tourisme dans notre province. LgE : Vous nous parliez de plusieurs études… PEM : Je vous citerai celle sur le tourisme culturel, qui nous a rappelé une leçon essentielle: avec les grandes institutions wallonnes présentes à Liège, ses musées, ses galeries et sa vie culturelle dense mais aussi avec des atouts à Huy, Verviers, Stavelot ou au Préhistosite de Ramioul par exempe, la Province de Liège devrait être considérée comme une destination culturelle “naturelle”. Sans doute tous ces acteurs manquent-ils de coordination, et c’est, je vous l’ai dit, l’un des rôles majeurs de la Province et de la FTPL de fédérer. Autre étude particulièrement marquante : celle sur le tourisme fluvial, de Huy à Visé. La Meuse est un véritable atout touristique, présentant des paysages on ne peut plus variés : on passe ainsi des coteaux verdoyants du Condroz à des paysages semi-urbains, puis

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industriels, puis urbains et patrimoniaux (à Liège) avant de découvrir la magnifique Basse-Meuse. Cette étude préconise notamment le développement du tourisme de plaisance comme les contacts avec les croisiéristes afin de positionner Liège comme une étape sur la carte fluviale de l’Europe. Ensuite, utiliser nos différents bateaux provinciaux (“Le Pays de Liège”, “Le Sarcelle” et, à Huy, “Le Val mosan”) pour leur faire sillonner le fleuve avec des haltes en région hutoise, au Val SaintLambert, du côté de la Boverie et du futur CIAC (Centre international d’art contemporain) probablement, du côté du pont des Arches aussi (pour donner accès au musée de la Vie wallonne, au Grand Curtius, à la basilique Saint-Barthélemy,… ), à Visé, où toute une réflexion est en train d’être menée sur le renouveau d’une vraie base nautique à l’île Robinson. Tout cet aspect fluvial devrait lui aussi être géré par une structure autonome à créer. LgE : D’autres projets encore ? PEM : Pêle-mêle, et au risque d’en oublier, j’évoquerai la réflexion sur la requalification du site du téléphérique de Huy en partant de la Meuse (et en parallèle avec le développement du tourisme fluvial) ; notre volonté d’accentuer les atouts “nature” autour du circuit de Spa-Francorchamps ; la mise en œuvre, en 2014, d’un balisage pour nos milliers de km de promenades pédestres et vélocipédiques ; la rénovation de nos villages de vacances (très importants en termes de nuitées) voire la création de nouveaux, peut-être avec le partenariat de grands groupes internationaux ; une

LgE : Les produits de terroir semblent donc être également au cœur de vos préoccupations ? PEM : Le terroir gourmand est, en province de Liège, réellement exceptionnel, que ce soit au niveau des produits ou des bonnes tables. C’est évidemment avec enthousiasme que la Province de Liège s’est engagée dans l’action “Wallonie des saveurs 2012-2013” initiée par la Région wallonne et le Commissariat général du Tourisme. Dans ce cadre, nous avons développé des concepts totalement originaux comme les pique-niques au jardin (des dégustations de produits locaux dans des sites remarquables de la province, avec à chaque fois plus de 400 participants), la caravane du goût (une remorque aménagée en cuisine et investie le temps d’une journée par des chefs locaux qui préparent, à l’occasion de grands événements, des mets réalisés à partir de produits du terroir) ou une expérience de restaurant éphémère qui, après le succès rencontré à la patinoire de Noël, sera sans aucun doute reconduite. LgE : Avec un tel programme, le tourisme en province de Liège a semble-t-il encore de beaux jours devant lui… PEM : Et ce au profit de notre attractivité globale, de notre économie de terrain. Le tourisme est une activité en plein boom. Savezvous qu’en 1950, il avait attiré 25 millions de personnes dans le monde ? Cette année, nous avons passé le cap du milliard de touristes sur une année ! Et, pour le clin d’œil, la Province de Liège a fêté ce milliardième touriste à l’occasion de la patinoire de Noël le 18 décembre dernier, en lui offrant une “année de tourisme” à nos côtés soit 75 cadeaux allant de la nuitée dans un hôtel cinq étoiles au panier du terroir en passant par un saut en parachute ou des entrées diverses. . Une opération de communication un peu originale comme nous les affectons…


AH, LES GRANDES ÉTENDUES NEIGEUSES ! LES PISTES, VERTES, BLEUES, ROUGES OU NOIRES, LE HORS-PISTE, LES BALADES REVIGORANTES, LA FONDUE ET LE VIN CHAUD AU COIN DU FEU… TOUS, NOUS EN RÊVONS ET, DE PLUS EN PLUS, NOUS NOUS FAISONS D’AILLEURS DOUCE VIOLENCE EN NOUS RÉSERVANT UN SÉJOUR HIVERNAL AUX SPORTS D’HIVER. UNE PÉRIODE DE VACANCES EXTRÊMEMENT PROPICE POUR RECHARGE SES ACCUS, POUR PROFITER À FOND DE SA FAMILLE OU DE SES COPAINS MAIS AUSSI UNE PÉRIODE QUI, LOIN, DE LÀ, NE PEUT S’IMPROVISER. CAR VOTRE SÉJOUR À LA MONTAGNE, À LA NEIGE, PEUT AUSSI DEVENIR SYNONYME D’ACCIDENTS MAIS AUSSI DE LITIGES, NOTAMMENT LOCATIFS. A DÉFAUT DE PRÉVOIR L’IMPRÉVISIBLE, VOUS POUVEZ ESSAYER DE VOUS COUVRIR OU D’ÉVITER DE TOMBER DANS QUELQUES PIÈGES FAUTE DE VIGILANCE. NOS CONSEILS POUR GLISSER SUR LA NEIGE SANS TRACASSERIE, À QUELQUES ENCABLURES DES VACANCES DE CARNAVAL, LA PÉRIODE PRÉFÉRÉE DES BELGES POUR PARTIR TOUT SCHUSS… D’une manière générale, il faut savoir que, pour un séjour à la montagne, les précautions sont identiques à celles qui valent pour une location de vacances traditionnelle. Il n’y a donc pas de plus de contraintes, ni moins.

ET POURQUOI PAS CHEZ UN PARTICULIER ? Selon la zone montagneuse choisie, vous serez soit en contact avec des sociétés qui gèrent des résidences de tourisme, soit avec un particulier qui loue un chalet ou un appartement. Peu importe qui est le loueur, il doit être transparent sur ce qu’il propose : présenter le logement à l’aide d’une vidéo ou de photos non truquées, détailler le prix et la prestation comprise ou en option, proposer un logement salubre… L’ensemble des éléments, exceptées la vidéo et les photos, doit être inscrit dans un contrat de location. Ce document est incontournable. Il est la garantie que vous avez bel et bien

accepté les conditions de la location : le prix, les services inclus, les services en sus, la période de location, l’heure de la mise à disposition du logement, l’heure maximale pour rendre les clés. Une location de vacances s’effectue généralement dans un logement meublé. Le jour de votre arrivée et de votre départ, vous devez aussi signer un état des lieux. Celui-ci va lister tout ce que contient le logement : vaisselle, linge de maison, matériel fourni tels que la télévision, un ordinateur avec accès Internet,... En cas de casse ou de dégâts, la caution versée à votre arrivée ne vous sera pas rendue à votre départ pour payer le coût de la réparation.

DES RISQUES ÉVIDENTS ET DONC UNE ASSURANCE Partir à la montagne, cela revient à s’exposer à quelques risques d’accident, qui ont plus ou moins de chances de se produire. Du plus

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bénin, comme une chute sans conséquence sur la patinoire, au plus délicat, comme rester bloqué sous une avalanche, en passant par une collision sur les pistes, vous n’êtes pas couvert de la même manière par vos assurances. On le sait peu, mais diverses assurances peuvent prendre en charge une partie des sinistres qui surviennent à la montagne : multirisques habitation, cartes bancaires, garantie des accidents de la vie, licence de la fédération de ski, forfait de remontée de ski,... Si la palette est large, vous devez faire le tri et commencez par lire ce qui est inclus et exclu dans votre multirisques habitation. Elle peut prendre en charge une partie de vos activités à la montagne mais pas toutes comme le ski hors-piste ou les pistes de niveaux élevés. S’il n’y a pas de prise en charge, cela implique de prendre une option. Avant de souscrire cette extension d’assurance, regardez les garanties de votre carte de crédit, surtout s’il s’agit d’une Gold. Là, la condition pour être pris en charge repose sur le paiement de votre séjour avec la carte bancaire. Outre les cas d’accidents, l’assurance peut aussi vous permettre de faire face à une éventuelle annulation de dernière minute. Ici encore, la carte de crédit avec laquelle vous avez payé peut vous sauver la mise mais aussi les options souscrites avec votre réservation de logement ou de locations de matériel. Dans ce dernier cas, cela a un coût qu’il faut bien évaluer avant de vous décider, sinon vous allez vite faire exploser votre budget.

NE PAS (TROP) FAIRE SOUFFRIR SON PORTEFEUILLE Mieux vaut tout bien prévoir avant de partir à la montagne. La vie dans les villages de montagne est plus chère. Mieux vaut ne rien oublier, vous risquez de payer un prix plus élevé votre paire de gants ou le gel pour les lèvres... Pensez aussi à prendre de l’argent liquide avec vous. Toutes les stations, surtout les plus modestes bien sûr, ne sont pas équipées de distributeurs de billets ou d’un point de retrait d’argent chez un commerçant. Selon les cas, vous devrez payer une commission sur le montant retiré. Autre précaution : pensez à faire le plein en bas de la montée vers le village de montagne. Il n’est pas certain que vous ayez à proximité une station d’essence. L’hiver, c’est la haute saison à la montagne. Vous allez donc payer le prix fort pour les remontées mécaniques, sauf si vous pensez à réserver en ligne et si vous profitez des formules sur plusieurs jours et familiales. Et si vous êtes un régulier de la montagne, il est même prévu des forfaits à la saison, mais ils ne sont intéressants que si vous commencez à skier avant la mi-décembre, ce qui n’est évidemment réservé qu’à un nombre limité de nos compatriotes. En location dans un gîte ou un chalet, le coût du chauffage doit lui aussi être pris en compte car il n’est le plus souvent que partiellement compris dans le coût total de la location. A votre arrivée, il faut bien regarder le comp7•

DOSSIER - TOURISME

LES SPORTS À LA NEIGE, ÇA SE PRÉPARE !


DOSSIER - TOURISME

teur. A votre départ, le propriétaire va relever votre consommation et voir si vous avez dépassé la consommation incluse dans le prix; si c’est le cas, il vous facturera la consommation supplémentaire. Le prix pratiqué doit être écrit sur le contrat de la location. Ce qui vous permet d’anticiper, de prévoir un complément dans votre budget et de ne pas revenir de votre séjour à la montagne sur la paille.

POUR DES RÉSERVATIONS SANS PIÈGE FINANCIER

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Pour vos diverses réservations tels que la location du logement ou des skis, vous aurez à verser une somme d’argent pour valider votre demande. Cette somme d’argent est soit un acompte, des arrhes ou une avance.

Le terme est important. Dans le premier cas, le montant versé est irrécupérable en cas d’annulation. La vente est définitive et vous aurez peut-être même à payer la totalité du montant dû. Dans le deuxième cas, tant que vous n’avez pas payé la totalité du montant dû, la vente n’est pas conclue. En revanche, toutes les sommes versées avant l’annulation restent acquises au commerçant. Dans le troisième cas, en cas d’annulation, vous n’avez aucune pénalité à régler ; mieux, vous retrouvez la totalité des sommes versées. Après toutes ces explications, n’oubliez surtout pas de vous éclater à la neige ! Entre autres sources : laneigesanssouci.net

VERT BLEU SOLEIL, “LE SALON DE VOS VACANCES ET DE VOTRE SECONDE RÉSIDENCE” C’EST TRADITIONNELLEMENT LE PREMIER ÉVÉNEMENT GRAND PUBLIC DE LA SAISON EN RÉGION LIÉGEOISE QUE VERT BLEU SOLEIL. UN ÉVÉNEMENT QUI, AU CŒUR DE L’HIVER, PRÉSENTE UNE FOULE DE PROPOSITIONS DE VACANCES, DE COURTS SÉJOURS, DE LOISIRS DE PROXIMITÉ OU DE DESTINATIONS EXOTIQUES. CETTE ÉDITION, DU JEUDI 14 AU SAMEDI 17 FÉVRIER, SERA NOTAMMENT MARQUÉE PAR UNE THÉMATIQUE DE PROXIMITÉ MAIS Ô COMBIEN GOURMANDE : LA WALLONIE DES SAVEURS. Ils étaient encore près de 20.000 à arpenter, l’an dernier, les travées des Halles des Foires de Coronmeuse pour s’informer sur les possibilités de vacances et de séjours touristiques lors de Vert Bleu Soleil, le très populaire salon liégeois “de vos vacances et de votre seconde résidence”.

ENVIES D’ICI OU D’AILLEURS « S’informer mais pas seulement, loin de là !», précise d’emblée Brigitte Minet, la dynamique project manager de la manifestation, organisée par l’équipe de Liège Expo (le nouveau nom de la FIL – Foire internationale de Liège). Un professionnel bien connu du secteur touristique renchérit : « À la satisfaction quasi généralisée de mes collègues, le public présent n’était pas uniquement composé de “promeneurs” mais bien d’acheteurs potentiels ou avérés. » Un public par ailleurs extrêmement varié, composé de familles, de “50 ans et plus” actifs et d’un nombre important d’adolescents, attirés par l’opération “Cap sur les jeunes”, qui sera renouvelée et largement boostée cette année par un espace “Sport Aventures” pour le moins décoiffant. « Cette année, reprend Brigitte Minet, nous avons une fois de plus nous montrer extrêmement éclectiques, en présentant sur un même site un tel panel de propositions qu’il est possible à chacune et chacun de configurer à sa guise ses propres vacances, des plus formatées au plus originales, des plus proches aux plus exotiques. Un millésime 2013 désireux de rencontrer toutes les •8

roir. La gastronomie wallonne propose en effet de nombreuses spécialités. Certes les gaufres, les frites, le chocolat, les chicons (endives) sont très présents, mais il faut compter également sur le jambon d'Ardenne, les truites de ses rivières, le foie gras, le saucisson ou le sirop de Liège. Mais aussi, pas moins de 300 sortes de fromages et bien sûr, une liste sans fin de brasseries et leurs cartes de bières, sans oublier nos eaux “liégeoises” de Spa et Chaudfontaine. Le programme proposé par la Wallonie des saveurs est très varié : agenda d'événements gourmands, saveurs de nos régions dont sont dévoilés les origines et les secrets, visites chez les producteurs wallons (fermes, des brasseries, des fromagers,... ), expériences culinaires, recettes de chefs, restaurants ou idées de shopping mais aussi séjours savoureux comprenant l'hébergement, des menus ou des activités gourmandes.

envies de nos visiteurs : celle de tourisme qui leur ressemble bien sûr, mais aussi de soleil, d’aventure, de sport,… » La Wallonie des saveurs pour hôte d’honneur Outre ses traditionnelles plateformes thématiques qui en font l’une de ses originalités (“Handicap & Tourisme adapté”, “Cap sur les jeunes” ou le véritable “salon dans le salon” consacré au tourisme alternatif et solidaire), Vert Bleu Soleil 2013 aura cette fois pour hôte d’honneur “La Wallonie des Saveurs”, soit la thématique 2012-2013 retenue par Wallonie• Vert Bleu Soleil : du jeudi 14 au dimanche Bruxelles Tourisme (WBT) et le Commissariat 17 février de 11 à 19h, aux Halles des général au tourisme. Y seront représentés de Foires de Liège (nocturne le vendredi 15 nombreux prestataires impliqués dans cette jusque 21h30) – www.vertbleusoleil.be opération de grande envergure : restaurants, • Wallonie des saveurs : chambres d’hôtes, opérateurs institutionnels, www.lawalloniedessaveurs.com les 5 fédérations touristiques provinciales,… le tout agrémenté d’un showcooking de produits du terroir, à déguster sur place. De nombreuses autres dégustations (gratuites ou payantes) seront par ailleurs proposées par d’autres exposants, dont une des vins du Beaujolais… Mais revenons quelque peu à la Wallonie des Saveurs, une intelligente opération de promotion Un hébergement de charme dans les Deux-Sèvres, un département de l’ouest de la France (Poitou) très présent à Vert Bleu Soleil 2013 de nos produits de ter-


ON NOUS A BIEN CHANGÉ LES CROISIÈRES. JADIS RÉSERVÉES AUX PAPYS ET MAMYS PROSPÈRES, LES CROISIÈRES SONT AUJOURD’HUI PLUS FRÉQUENTÉES POUR LA PRÉSENCE D’UN TOBOGGAN À LA PISCINE QUE POUR CELLE D’UNE BIBLIOTHÈQUE ET D’UN PIANO À QUEUE… MEILLEUR MARCHÉ ET DÉSORMAIS OUVERTES AUX FAMILLES, LES CROISIÈRES ONT INCONTESTABLEMENT LE VENT EN POUPE.

Croisières, Silver Sea, Royal Carribean,… ) se sont lancés dans une compétition aux résultats un peu fous et qui renvoient le Titanic ou l’ex-France au rang de gentilles barquettes, ou presque. Chandeliers et lampes à profusion, parois translucides dans les bars et salons, cinéma 4D, simulateur multimédia de F1 et de golf,…: tel est l’apanage du bien-nommé Costa

Honnêtement, il pourrait faire sale temps pour le marché des croisières en cette année 2013. Déjà qu’on savait qu’on célébrait, le 15 avril dernier, le centenaire de la tragédie du Titanic, voilà que le Costa Concordia, avec à la barre un capitaine écervelé, s’offrait, il y a tout juste un an, un naufrage aux retombées médiatiques planétaires.

UNE HISTOIRE MYTHIQUE Et pourtant, après un petit flottement assez compréhensible, l’engouement enregistré ces dernières années pour les croisières (avec une croissance mondiale à deux chiffres, régulière) ne semble pas s’essouffler, comme l’ont encore montré les tendances révélées à l’occasion du Seatrade Cruise Shipping, la traditionnelle grand-messe du secteur qui s’est déroulée à Miami en mars dernier. « Certaines compagnies ont ressenti un léger flottement, d’autres ont consenti des rabais, mais une croissance globale solide semble d’ores et déjà à nouveau au rendez-vous », soutient un professionnel. C’est que, aujourd’hui plus que jamais, donc, les croisières sont devenues un concept gagnant. Entre l’époque glorieuse des traversées transatlantiques comme celle du Titanic et le dolce farniente à la Costa Concordia, beaucoup a coulé sous les ponts du monde entier. « Il y a un siècle, les croisières avaient avant tout pour mission ce que l’on appelait “la traverse”, soit le fait de relier deux points éloignés l’un de l’autre par un océan, rappelle notre interlocuteur. Il y avait certes des passagers de première classe qui profitaient d’un luxe absolu pour l’époque mais aussi des “troisième classe” qui n’avaient qu’une idée en tête : rejoindre leur destination le plus rapidement possible. Désormais, la croisière est devenue un produit de tourisme, de loisir. Au lieu de se dépêcher de relier deux points, on multiplie au contraire les escales, on flâne le plus agréablement possible. Et on revient presque toujours à son point initial d’embarquement. »

UNE MOYENNE D’ÂGE EN BAISSE Démocratisation, rajeunissement et diversification semblent les leitmotivs affichés par le secteur des croisières depuis une dizaine d’années. Démocratisation car les prix se font de plus en plus doux, avec des propositions clairement ciblées sur les familles ou les jeunes fêtards, et même des formules “low cost” et, nouvelle tendance, “all inclusive”.

Athena – © All Ways

Rajeunissement réussi puisque la moyenne d’âge des touristes qui choisissent de passer leurs vacances sur un bateau ont vu leur moyenne d’âge passer, depuis le début du 21e siècle, de 60 à 40 ans. Diversification car des croisières de tout type sont aujourd’hui proposées : fleuve ou mer, été ou hiver, Méditerranée ou Caraïbes, œnologie ou danse de salon, archéologie en Egypte durant les escales ou ski avec des pistes miraculeusement vierges arrivant au pied des fjords, sans oublier les croisières ludiques de type “Âge tendre & Tête de bois” ou spécialisées dans les rencontres amoureuses, entre hétéros ou homos, au choix. « Les différentes formules présentées par les croisières ont désormais tout pour plaire, y compris le prix et, désormais, la langue, avec par exemple un nombre croissant de possibilités de croisières uniquement francophones, poursuit notre professionnel. La croisière, c’est l’évasion à tous les niveaux. Sur mer bien sûr mais aussi sur les fleuves et les rivières : découvrir l’Allemagne, entre autres, au départ d’un bateau est une expérience exceptionnelle. »

GIGANTISME Le plus souvent également, le luxe est au rendez-vous, et avec lui un certain gigantisme. Les principaux armateurs mondiaux (Celebrity Cruises, MSC Croisières, Costa

Luminosa, un bâtiment pouvant accueillir 2.860 passagers, sans compter le personnel de bord. Le MSC Splendida, le plus gros paquebot jamais construit pour un armateur européen, peut abriter quant à lui près de 4.000 happy fews, qui y profiteront de matériaux nobles, de restos et de bars à profusion, d’une boîte de nuit suspendue au-dessus de 150 jets d’eau, de cabines à balcon privatif, on en passe, et des meilleurs. Plus fort encore avec l’Oasis of the Seas (Royal Carribean), un monstre de 360 m de long (3 terrains de foot !) et de 47 de large, qui comprend pas mois de 2.706 cabines. Capacité: 6.300 passagers, auxquels il convient d’ajouter bien sûr plus de 2.000 membres d’équipage. On y retrouve pêlemêle, autour de véritables quartiers, une foule de boutiques et de restaurants de luxe, une patinoire, un théâtre aquatique, un jardin à ciel ouvert absolument unique au monde,… Mais qu’on se rassure, pas besoin de ces géants des mers et des océans pour savourer le plaisir unique d’une croisière : les croisiéristes, les tour-opérateurs comme des sites spécialisés ou non regorgent de propositions qui feront de vous aussi des inconditionnels des croisières. À prix de plus en plus light. Ce qui ne gâche rien.

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DOSSIER - TOURISME

CROISIÈRES : TENDANCE MAIS DÉSORMAIS ACCESSIBLES


DOSSIER “CES ENTREPRISES QUI VONT FAIRE LE BUZZ EN 2013”

DOSSIER “CES ENTREPRISES QUI VONT FAIRE LE BUZZ EN 2013” ENTRE PRAGMATISME ET CONFIANCE RAISONNABLE LA CRISE FINANCIÈRE DÉCLENCHÉE IL Y A PRÈS DE 5 ANS N’EN FINIT PAS DE PRODUIRE SES EFFETS NÉFASTES. LA BELGIQUE (FORD GENK,… ), LA WALLONIE (CARSID, ENTRE AUTRES) ET LA PROVINCE DE LIÈGE (LE RÉCENT DRAME D’ARCELORMITTAL S’ÉLEVANT EN SYMBOLE) NE SONT PAS LES MOINS TOUCHÉES DANS CE BOULEVERSEMENT PLANÉTAIRE. MAIS POUR CERTAINS OBSERVATEURS, LA SORTIE DE CRISE POINTE À UN HORIZON RELATIVEMENT PROCHE. QUELQUES ENTREPRISES LIÉGEOISES, DONT CERTAINES DÉJÀ EN BONNE FORME, DEVRAIENT D’AILLEURS FAIRE PROCHAINEMENT LE BUZZ, NOTAMMENT À L’EXPORTATION.

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damentaux qui devraient les premières sentir les effets d’un redressement. « Je pense notamment aux sociétés agroalimentaires, à l’industrie dite “de base”,… , reprend Didier Van Caillie. Mais aussi et surtout peut-être aux sociétés déjà bien positionnées à l’exportation vers la Chine, l’Asie en général ou la péninsule arabique. Et d’une manière générale, je pense que toute PME à caractère industrielle commerçant avec l’Allemagne est relativement bien positionnée. » Et de citer dans notre province quelques entreprises parmi tant d’autres qui lui semblent disposer actuellement de perspectives relativement bonnes : BEA (le producteur d’envergure mondiale de détecteurs pour portes automatiques basé au Liege Science Park du Sart Tilman), CE+T (active dans le domaine de l'électronique de puissance, ce leader mondial des onduleurs est installé à Wandre), Pr. Didier Van Caillie Voyages Léonard (le célèbre (HEC-ULg) : « 2013 pourrait être moins tour-opérateur établi à mauvaise que prévu » Barchon « qui s’est bien consolidé après son rachat par le géant luxembourgeois du secteur Sales-Lentz »), Automation & Robotics (le fabricant verviétois de machines et instruments pour l’industrie ophtalmique, qui dispose de sièges aux USA et en Thaïlande et travaille beaucoup avec l’Allemagne), Enersol (l’un des installeurs wallons phares de panneaux thermiques et photovoltaïques), Colona (le fabricant waremmien de mayonnaises et sauces émulsionnées, qui exporte déjà 90% de sa production, dans les pays limitrophes mais aussi vers des destinations autrement plus exotiques : la

rofesseur de Stratégie des entreprises à HEC-École de gestion de l’Université de Liège, Didier Van Caillie est sans doute l’un des plus fins analystes de l’économie régionale, d’ailleurs souvent sollicité par les médias, notamment audiovisuels. Quand on évoque avec lui ce qui nous attend dans les prochains mois et les prochaines années, le professeur se veut avant relativement assurant : « Il est un fait que nous commençons à ressentir les indices d’un certain rebond économique. Les dernières statistiques européennes se révèlent plutôt encourageantes et il semble que nous nous dirigeons lentement mais sûrement vers la reprise tant attendue. » Besoins fondamentaux et grande exportation Selon lui, ce sont les entreprises actives dans des secteurs qui rencontrent des besoins fon-

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Corée du Sud, le Gabon ou le Cap Vert, entre autres) ou Calé Liégeois (le torréfacteur batticien fort d’une centaine d’emplois et qui, lui aussi, exporte, mais vers la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni l'Espagne et le Portugal). « Ces deux dernières sociétés sont de plus présentes dans la moyenne et la grande distribution, ce qui leur permettra de profiter directement de la reprise si celle-ci se concrétise également chez les consommateurs », ajoute notre spécialiste.

DES ENTREPRISES STRUCTURANTES Autre figure emblématique du monde entrepreneurial liégeois que Jacques Pélerin, à la fois président de l’UWEL (la section liégeoise de l’Union wallonne des entreprises, très largement redynamisée depuis son accession à cette fonction), vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie Liège-Verviers ainsi que président du comité exécutif du GRE (Groupement pour le redéploiement économique du pays de Liège). À ses yeux, plusieurs entreprises présentant déjà une histoire et une réputation mais qui ont également sur leur caractère à la fois très structurant et très innovant ont toutes les chances d’exceller. « En majorité des grandes entreprises, précise-t-il, même si nous assistons aussi, et c’est évidemment tant mieux, à l’émergence de sociétés plus petites (dont certaines entrent désormais dans la catégorie des entreprises “moyennes”. » Pour sa part, et en se limitant, forcément, de manière importante, Jacques Pélerin cite Techspace Aero (le fabricant aérospatial herstalien qu’il décrit comme « une entreprise extrêmement structurante dans son secteur », elle qui, depuis une quinzaine d’années, a constitué dans notre région un réseau unique de sous-traitants), CMI (l’ensemblier international basé à Seraing, spécialisé dans l’énergie, la défense, la sidérurgie et l’industrie, au authentique leader international qui compte 3.400 collaborateurs de par le monde, en Belgique, dans de nombreux autres pays européens, aux États-Unis, au Brésil, en Inde et en Chine) ou Prayon, le groupe engissois spécialisé dans la chimie des phosphates pour le


Le (superbe) nouveau siège de CMI, à Seraing – © Semaco PM

marché alimentaire et les applications industrielles et qui réalisait 25% de ses 815 millions € de chiffre d’affaires hors Europe. « Je m’en voudrais de ne pas non plus évoquer la bonne fortune et les belles perspectives du leader mondial du ralenti sportif EVS Broadcast Equipment (qui, vu sa croissance, construit un tout nouveau bâtiment, superbe, au Sart Tilman – NDLA) et le développement des sociétés, souvent modestes, abritées au Pôle Image, à proximité de la Médiacité. » Dans la foulée, ce professionnel de la sidérurgie salue aussi la réussite présente et à venir de Mithra (n° 1 du marché belge et luxem-

bourgeois de la contraception féminine, présent dans 44 pays de par le monde et dont l’ambition est de devenir à terme “LA” référence en matière de santé féminine en Europe et dans le monde) ou de Physiol, une spin-off de l’ULg qui a pu renforcer sa position sur le marché des lentilles intraoculaires en développant des produits innovants). « Et le projet Giga, au Sart Tilman se développe aussi de manière importante », souligne encore Jacques Pélerin, faisant référence à ce centre d'excellence en recherche académique et (bio)technologiques, axé sur la génoprotéomique.

Didier Van Caillie reprend : « Il est clair que l’année 2013 risque d’être encore assez tendue et qu’elle ne sera pas évidente pour beaucoup d’acteurs économiques mais, à mon sens, pas dans les proportions aussi médiocres que celles que l’on pouvait craindre… » Le professeur explique aussi que la Chine, les USA ou l’Allemagne sont sur la voie d’une redynamisation économique. « Et si ces trois économies majeures se mettent à entamer ensemble une nouvelle croissance, cela pourrait bien avoir un effet d’entraînement mondial. » « Au GRE, intervient le président de son comité exécutif Jacques Pélerin, nous avons imaginé un plan de développement pour Liège mais pour le mettre en œuvre, il faudra d’abord traverser la crise, ce qui ne sera pas facile. » Des secteurs porteurs ont été identifiés : la biotechnologie, la logistique, les technologies de l’image, la mécanique de précision,… « Ce qui nous offre une force de frappe importante, apte à nous assurer un rebond économique durable. Mais il est évidemment difficile de parler positivement de la reprise liégeoise alors que nous sommes dans les difficultés que l’on connaît… », regrette un Jacques Pélerin qui se dit pourtant « confiant dans l’avenir liégeois, notamment au regard des compétences de nos entreprises et de leurs travailleurs ». N.B. : Ces interviews ont été réalisées juste avant l’annonce du retrait massif d’ArcelorMittal de la sidérurgie à froid liégeoise.

2012 : une année économique à oublier au plus vite Selon sa traditionnelle étude publiée en fin d’année, le bureau spécialisé Graydon n’a pu annoncer de chiffres très réjouissants pour illustrer l’année économique dans notre pays, notre région et notre province. Premier indice : les constitutions de sociétés. Si 73.500 furent tout de même constituées l’an dernier, c’est 8,4% de moins que l’année précédente. Une situation qui, cependant (mais c’est une maigre consolation), toucher plus le reste du pays que la Wallonie (21.000 constitutions) et la province de Liège (6.500), qui accusent une baisse moyenne aux alentours de 5,5%. Côté faillites, 2012 fut une année record depuis au moins l’an 2000 : avec un peu plus de 11.000 faillites en 2012, le pays en a enregistré plus de trois fois plus qu’en 1990 !

Par rapport à 2011 (qui ne fut déjà pas brillante, loin de là), on enregistre une hausse de 4,5%, principalement concentrée en Flandre (+11,4%). La Wallonie, avec 2.977 faillites elle, accuse une très légère baisse de 0,4% (mais 2011 représentait la plus mauvaise année jamais enregistrée), ce qui n’est pas le cas de notre province, en hausse de 4,5%.

Jacques Pélerin (UWEL, CCI et GRE) : « Malgré tut confiant dans l’avenir liégeois et nos compétences »

En 2012, ce seront ainsi, en Belgique, la faillite aura touché une société sur 82 (et une sprl, la forme juridique la plus adoptée par les PME, sur 48). À noter que le chiffre wallon est, lui, (très) légèrement plus favorable avec une faillite sur 89 entreprises. Vivement la reprise, comme dirait l’autre…

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DOSSIER “CES ENTREPRISES QUI VONT FAIRE LE BUZZ EN 2013”

DES SECTEURS PORTEURS, MAIS QUAND ?


DOSSIER “CES ENTREPRISES QUI VONT FAIRE LE BUZZ EN 2013”

AVEC LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN ROUTES WALLON, LA SOFICO, ACTEUR DU DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL PAS DE PERFORMANCE ÉCONOMIQUE SANS MOBILITÉ EFFICIENTE ! LA WALLONIE L’A BIEN COMPRIS EN LANÇANT, IL Y A DEUX ANS, LE PLAN ROUTES DESTINÉ À RÉHABILITER SON RÉSEAU STRUCTURANT VIEILLISSANT ET DÉGRADÉ. A TRAVERS LA SOFICO, CE SONT QUELQUE 500 MILLIONS € QUI SONT INVESTIS DANS 300 CHANTIERS PRIORITAIRES À RÉALISER D’ICI 2015. UNE VÉRITABLE AUBAINE POUR LES ENTREPRISES, D’AILLEURS DE PLUS EN PLUS INTÉRESSÉES, NOTAMMENT VIA L’UWEL ET LA SPI, PAR LA DÉMARCHE TOTALEMENT ORIGINALE DONT LA SOFICO MÈNE CES CHANTIERS.

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unnel sous Cointe, ascenseurs à bateaux de Strépy, réhabilitation des autoroutes en province de Luxembourg, rénovation intégrale des aires autoroutières, construction (lancée récemment) des écluses de Lanaye et d’Ivoz-Ramet,… : voici quelques-uns des faits d’armes, bien connus, de la Sofico.

UNE HIÉRARCHISATION DES CHANTIERS TOTALEMENT INNOVANTE Forte de ces succès, et d’autres, c’est assez naturellement vers elle que s’est tourné le gouvernement wallon, en 2010, pour mettre en œuvre son ambitieux Plan Routes. « Doté de 500 millions € au total, celui-ci vise à réhabiliter en profondeur, durablement et d’ici 2015 pas moins de 300 chantiers ayant été jugés prioritaires, soit 1.200 km d’autoroutes et 600 km de routes régionales stratégiques (soit à 2 x 2 bandes), explique Raymond Langendries, président de la Sofico. Aujourd’hui, ce Plan tient parfaitement la route puisque les dossiers en cours ou clôturés représentent 60% de l’enveloppe. » Pour la mise en œuvre concrète de ce fameux Plan Routes, la Sofico a réellement innové en lançant le concept de la priorisation des chantiers suivant une méthodologie en 4 étapes : dresser un inventaire des travaux prioritaires puis les hiérarchiser, planifier les chantiers et enfin en assurer le suivi. Les critères de hiérarchisation correspondent aux 5 objectifs stratégiques fixés : pérennité des infrastructures, sécurité, confort, mobilité et environnement. « Cette approche multicritères a permis d’identi-

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fier plus de 300 chantiers prioritaires à réaliser en 5 ans avec l’appui du Service public de Wallonie, intervient Jacques Dehalu, administrateur délégué de la société. Cette hiérarchisation suit une cotation dynamique et actualisée intégrant de nouvelles variables. Les chantiers peuvent être de types différents : sécurisation, réhabilitation en profondeur, réfection des ouvrages d’art ou encore des aires autoroutières, notamment l’aménagement d’emplacements supplémentaires pour poidslourds. » En outre, pour assurer une gestion et un pilotage plus cohérent des chantiers, la Sofico détermine également ses objectifs en fonction des grands axes sur lesquels se concentre le trafic. Elle a donc structuré son approche à travers 6 corridors qui correspondent au tracé des euro-corridors qui traversent la Wallonie (une liaison transversale est-ouest et trois qui relient le nord et le sud de l’Europe via Paris, Reims ou Dijon). Enfin, le Plan Routes wallon inclut la notion d’“entretien préventif” qui permet notamment de ne plus devoir procéder qu’une fois tous les 7 ou 8 ans au remplacement du seul revêtement supérieur par tronçons homogènes (et non plus, comme trop souvent par le passé, à des interventions beaucoup plus lourdes et aléatoires, tant techniquement que financièrement).

AU SERVICE DES ENTREPRISES ET DE LEUR DÉVELOPPEMENT La méthodologie utilisée par la Sofico, initialement basée sur un tableau Excel, ne pouvait qu’intéresser d’autres opérateurs. Un logiciel plus complexe a ainsi été mis en œuvre afin de s’attacher également au réseau non structurant. « Le SPW est en train de nous emboîter le pas et certaines villes et communes semblent déjà s’intéresser à ce type de solution existante qui pourrait très aisément être adaptée à leur situation de terrain », se réjouit Jacques Dehalu. Le monde des

entreprises se montre lui aussi ravi de l’initiative de la Sofico. En région liégeoise, l’Union wallonne des entreprises de Liège (UWEL) et l’agence de développement SPI l’encouragent très largement, envisageant d’ailleurs des collaborations actives (voir encadrés). Jacques Dehalu : « À notre sens, il sera à l’avenir essentiel, pour la réhabilitation du réseau structurant wallon et ses compléments, de tenir compte du développement économique, et notamment des parcs d’activités et des infrastructures hospitalières qui, elles aussi, commencent à se concentrer à proximité immédiate des autoroutes. Dans ce cadre, les intercommunales de développement et les organisations d’entreprises constituent des interlocuteurs privilégiés. » Une réflexion identique devra en outre être mise en œuvre en matière d’infrastructures touristiques, sociales ou sociétales (hôpitaux, écoles, etc.). « L’objectif est d’initier un dialogue plus constructif et plus efficace entre l’usager (notamment professionnel),


Grand investisseur s’il est, la Sofico cherche à faire connaître au maximum au monde des entreprises (singulièrement liées aux mondes de la construction, de l’ingénierie, de l’électromécanique,… ) les appels d’offres et avis de marché qu’elle peut émettre et qui pourront être relayés au-delà de son site Internet propre via différentes instances représentatives des entreprises. De plus en plus impliquée dans son environnement entrepreneurial, la société a noué, à l’initiative de son administrateur-délégué Jacques Dehalu, un nouveau dialogue fructueux avec l’UWEL, la dynamique section liégeoise de l’Union wallonne des entreprises.

J. PÉLERIN (UWEL) : « UNE MEILLEURE DIFFUSION DE L’INFORMATION, NOTAMMENT VERS LES PME » De ces discussions au sein de l’UWEL et de son exécutif, il est notamment ressorti que le site www.uwel.be pourrait constituer une caisse de résonance idéale pour relayer toutes ces propositions de partenariat. «Cela nous permettrait de mieux diffuser ces infos aux entreprises potentiellement intéressées, renchérit Jacques Pélerin, président de l’UWEL. Les grandes entreprises sont généralement les plus au courant de ce type d’avis et d’appels d’offres mais c’est beaucoup moins le cas des structures plus modestes, par manque de temps ou d’information le plus souvent. Et plus tard vous êtes au courant de la possibilité de soumissionner dans tel ou tel marché que vous pourriez potentiellement réaliser, moins il vous sera facile de répondre à l’appel d’offres… et de vous classer en ordre utile. »

F. LEJEUNE (SPI) : « UNE VRAIE BONNE IDÉE… À FAIRE VALIDER » L’idée de la Sofico d’utiliser le canal du site de l’UWEL comme nouveau canal de diffules entreprises (y compris hospitalières) et la route, et non plus, comme c’en était l’habitude, entre l’ingénieur et les infrastructures… »

QUELS GRANDS CHANTIERS EN 2013 ? L’année 2013 se révèlera encore essentielle avec la programmation de plusieurs chantiers importants. En province de Liège, on pointera bien entendu, sur l’E40, la réhabilitation en profondeur de trois viaducs entre Loncin et Herstal. La structure sera modifiée pour élargir la chaussée et le nombre de bandes. Ces travaux sont programmés sur 2 ans. Autre chantier nous touchant directement : la poursuite de la mise à 3 voies de l’E42 entre Sambreville et Saint-Georges. La première phase des travaux sur le tronçon SambrevilleDaussoulx reprendra dès le printemps. En 2013 également sont planifiés des travaux sur les tronçons Thiméon-Sambreville Daussoulx – Sambreville et Andenne – Huccorgne. A terme, fin 2014, 56 kilomètres dans chaque sens seront élargis et réhabilités permettant d’absorber un trafic dense (55.000 véhicules en moyenne chaque jour).

sion pourrait bien faire tache d’huile. « L’initiative de la Sofico me semble en effet intéressante mais il est évidemment très important que, d’un point de vue légal, cette communication supplémentaire s’opère en complément des parutions officielles obligatoires », insiste pour sa part la directrice générale de l’agence de développement SPI Françoise Lejeune. La SPI qui, elle aussi, est un investisseur essentiel en province de Liège, qui lance énormément de chantier d’infrastructures et joue dès lors un rôle économique de premier ordre mais souvent trop méconnu.

Jacques Pélerin, président de l’UWEL

Annonçant qu’aucune décision officielle n’a encore été prise en interne, Françoise Lejeune précise cependant que « si un projet concret de ce type nous est officiellement présenté, nous ne manquerons pas de le proposer et de le soutenir auprès de nos instances. » Et de constater encore : « Il s’agit à mes yeux d’une vraie bonne idée : plus on fait de la pub autour de nos marchés, plus le nombre d’entreprises et de compétences aptes à rencontrer nos défis ne pourra que s’accroître… »

Françoise Lejeune, directrice générale de la SPI

M. PALLAGE (NSI) : «UN DÉFI EXCITANT!» Pour développer l’indispensable outil informatique qui devra supporter les fonctionnalités d’un site de ce type, des contacts préalables ont déjà été pris. « Même si nous n’en sommes qu’aux préliminaires, ce projet nous semble effectivement très intéressant, explique Manuel Pallage, directeur général de NSI, qui pointe désormais, avec ses 400 collaborateurs, parmi les principaux acteurs du service informatique en Wallonie et à Bruxelles. Je peux vous assurer que, si le dossier se précise, nous marquerions un vrai intérêt pour cette initiative originale, qui, à titre personnel, me paraît même assez excitante ! »

Manuel Pallage, directeur général de NSI

Hors province, on notera aussi la suite des travaux de réhabilitation de la chaussée sur l’E411 entre Stockem et Sterpenich près d’Arlon, la réhabilitation de trois viaducs et d’un pont sur le petit ring de Charleroi, la rénovation totale de l’E19 entre Hensies et StGhislain, sans oublier les travaux de réhabilitation sur la N4 entre Ciney et Courrière et la

suite du grand chantier du contournement de Couvin sur la N5. « Notre ambition finale est d’assurer à tous les usagers structurant une sécurité et une mobilité accrues », conclut Jacques Dehalu. De quoi, entre autres, permettre à la Sofico d’apporter une fois de plus sa pierre au développement économique régional…

Réseau Structurant

Paris

Reims

Dijon

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DOSSIER “CES ENTREPRISES QUI VONT FAIRE LE BUZZ EN 2013”

UNE INFORMATION ACCRUE VERS LES ENTREPRISES !


DOSSIER “SAVOIR-FAIRE TECHNOLOGIQUE LIÉGEOIS”

DOSSIER UN EXCEPTIONNEL SAVOIR-FAIRE TECHNOLOGIQUE LIÉGEOIS AÉROSPATIAL, DÉFENSE, TIC, INGÉNIERIE MÉCANIQUE, AUTOMOBILE,… : D’AUTRES RAISONS D’ESPÉRER CE VENDREDI 25 JANVIER, AGORIA LIÈGE-LUXEMBOURG ORGANISAIT, SOUS L’ÉGIDE DE SON PRÉSIDENT CHRISTIAN PANS ET DE SON DIRECTEUR GÉNÉRAL THIERRY CASTAGNE, SA TRADITIONNELLE CÉRÉMONIE DES VŒUX. UNE OCCASION UNIQUE DE REVENIR SUR LES RÉSULTATS 2012 ET LES PERSPECTIVES 2013 DE L’INDUSTRIE TECHNOLOGIQUE DANS NOTRE RÉGION. L’industrie technologique, dont la fédération représentative est Agoria, constitue l’un des piliers fondamentaux de notre économie, fort de plus de 280.000 emplois dans notre pays. Elle recouvre des secteurs aussi divers que l’aérospatial, l’automatisation industrielle, l’automobile, le “contracting & maintenance” (soit l’installation et l’entretien d’infrastructures techniques), l’électrotechnique et l’électronique, la mécanique et la mécatronique, les métaux et les matériaux, le montage et les grues, les plastiques et les composites, les produits de construction, la sécurité et la défense, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi que la transformation du métal.

AGORIA LIÈGE-LUXEMBOURG: PRÈS DE 23.000 EMPLOIS ET UN CA DE PRÈS DE 5 MILLIARDS € À l’occasion de sa soirée des vœux il y a quelques jours, Agoria Liège-Luxembourg a eu l’occasion de faire le point sur la santé du secteur technologique. Son directeur général (qui exerce d’ailleurs les mêmes fonctions au niveau wallon) Thierry Castagne est tout d’abord revenu sur l’importance du secteur dans ces deux provinces : Agoria LiègeLuxembourg “pèse” en effet 1.258 entreprises, dont 70% de sociétés de taille inférieure à 10 emplois. « En 2012, ces sociétés ont réalisé un chiffre d’affaires de 4,795 milliards €, un chiffre en hausse de 2,7% par rapport à 2011, se réjouit Thierry Castagne. Par contre, au niveau de l’emploi, nous Carat-Duchâtelet a notamment développé cette Lexus hybride pour le récent mariage du prince Alberte de Monaco

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avons enregistré, sur cette base annuelle, une très légère baisse de 0,2%, un chiffre à comparer cependant à celui enregistré au niveau belge : 2%. Il faut tout de même insister pour rappeler que, avec 22.825 emplois, Agoria LiègeLuxembourg représente une dizaine de % de l’emploi privé et quelque 45% de l’emploi industriel. Ses membres constituent 4,5% du total des entreprises privées et plus de 53% de l’industrie.» Notons aussi qu’en volume d’activité de l’industrie technologique, l’évolution en Wallonie connaît une hausse de 1,5% contre une baisse pour la Belgique de 0,9%.

ET 2013 ? L’année 2013, elle, s’annonce moins rose avec un recul attendu de 1 à 2% en Wallonie. « Cette année sera notamment marquée par un ralentissement dans la mécanique ainsi que pour la catégorie “métaux et matériaux”, auquel il faut ajouter une interruption de l’expansion enregistrée ces dernières années dans le secteur de l’automobile, constate le DG d’Agoria Wallonie. Par contre, la hausse dans l’aéronautique et la défense devrait se poursuivre, mais à un rythme moins élevé qu’en 2012. Et pour ce qui est des autres secteurs de l’industrie technologique, les indications disponibles révèlent une stagnation globale. » Et au niveau de l’emploi, la tendance est également au recul, d’environ 2%. Quant à lui, le président d’Agoria LiègeLuxembourg, l’industriel Christian Pans (qui dirige depuis 2004 CE+T Technics, une société basée à Angleur et reconnue internationalement dans le domaine de l’éclairage de secours et de la vidéoparlophonie), il s’est attaché à rappeler que la concertation et la paix sociale constituent des conditions capitales pour l’attractivité industrielle. Et de regretter à la tribune des vœux : « Agoria est particulièrement active pour soutenir le développement de l’industrie qui passe, que cela plaise ou non, par un surcroît de compétitivité dans un contexte concurrentiel sans pitié. La maîtrise des

Thierry Castagne, DG d’Agoria Wallonie et d’Agoria Liège-Luxembourg

coûts du travail et de l’énergie, par exemple, en constitue une des conditions essentielles. Cette exigence marque plus que jamais l’actualité avec la décision du gouvernement fédéral de bloquer toute progression salariale au-delà de l’index et des augmentations barémiques pour la période 2013-2014. La négociation de l’accord interprofessionnel est aujourd’hui au point mort, sinon enterrée. Quid pour la suite ? Ces difficultés ne doivent pas cacher l’importance des enjeux et la nécessité d’autant plus grande d’une vraie prise de responsabilité par les partenaires sociaux : la compétitivité de nos entreprises dans un marché très concurrentiel ; leur capacité à adapter et assouplir leur organisation pour rencontrer les exigences de leurs clients ; la nécessaire stabilité dans les relations sociales ; une solution rationnelle et supportable au défi que représente l’harmonisation des statuts des travailleurs. »

AU TOP LIÉGEOIS : QUELS SECTEURS, QUELLES ENTREPRISES ? En 2012, quelques secteurs Agoria ont significativement progressé en Wallonie : l’aéronautique, le spatial et la défense (+28%), l’automobile (+20%), les TIC (+8,6%). « Globalement, ce sont les mêmes activités qui ont bien résisté l’an dernier en provinces de Liège et de Lxuxembourg », nous explique Thierry Castagne. Pour la compréhension de tous, autant mettre des noms derrière les secteurs technologiques liégeois de pointe. « Commençons par l’aéronautique et le spatial avec notamment le motoriste Techspace Aero (qui emploie 1.200 personnes aux Hauts-Sarts), Spacebel (basée au Sart Tilman, une société logicielle active dans le spatial et les applications de l’observation de la Terre) ou la société liégeoise Amos, spécialisée dans le développement et la fabrication d’équipements d’optique de grande précision. » La défense, secteur relativement proche du précédent, continue, pour notre interlocuteur, à avoir sa “star” liégeoise et belge avec la FN


Malgré la crise qui frappe cette activité au niveau belge et européen, le secteur automobile se porte, en région liégeoise, plutôt bien. Le patron d’Agoria Wallonie nous parle de Carat-Duchâtelet (le carrossier bressoutois à la clientèle “upper class” dans le monde entier), de l’ex-spin-off de l’ULg Green Propulsion devenue spécialiste indépendant de motorisations toujours plus propres (et qui

Amos a par exemple fourni deux télescopes pour le nouvel observatoire astronomique de Javalambre, en Espagne

est en train de faire renaître la marque mythique Imperia, des bolides au magnifique look rétro mais à la technologie verte de dernier cri), Mecamold (qui moule des pneus et emploie 200 personnes aux Hauts-Sarts) ou de TI Automation (filiale du seul fournisseur mondial de systèmes totalement intégrés pour le stockage et la distribution de carburant pour voitures et camions, installé à Wandre). Et Thierry Castagne de souligner également une entreprise comme BEA « dont les capteurs d’ouverture de portes automatiques disposent

d’un potentiel à l’exportation réellement faramineux » ou CE+T (Wandre), spécialisée dans l’électronique de puissance et authentique leader technologique dans la conversion de courants électriques alternatifs/continus, qui vient d’ailleurs de recevoir de l’AWEX le “Grand Prix Wallonie à l’Exportation 2012” ». On s’en rend compte : l’industrie technologique liégeoise devrait constituer dans les années à venir l’une des pistes les plus fiables du redéploiement liégeois tant attendu…

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DOSSIER “SAVOIR-FAIRE TECHNOLOGIQUE LIÉGEOIS”

Herstal, qui vient notamment de signer tout récemment un contrat avec l’armée belge de 12 millions €. Thierry Castagne : « Autre secteur liégeois en forme et qui devrait nous valoir des satisfactions en 2013 également : les technologies de l’information. EVS Broadcast Equipment est en train de consentir des investissements importants quand NRB, située aux Hauts-Sarts, est l’un des plus importants fournisseurs de services et de solutions informatiques en Belgique. Le plus important intégrateur informatique de Belgique francophone, NSI (Awans), le prestataire de services informatiques à haute valeur ajoutée pour les entreprises Computerland (Alleur) ou, de taille plus modeste mais au potentiel très important, l’agence liégeoise de production Web et multimédia Defimedia doivent également, entre autres exemples, être suivies et encouragées dans leur développement. »


Liège Eco du 29 janvier 2013  

Technologies Wallonnes de pointes

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