Page 1

Supplément à La Libre Belgique - N°306 - 26 février au 3 mars 2016

L’IMMENSITÉ DANS LE SANG PP.2-3

©OFFICE D’ART CONTEMPORAIN

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


L'actu

2

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

Commentaire

l Expo en vue

L’art prend l’eau

Ivre d’horizon De haut en bas et de gauche à droite : “Sans titre”, 400 x 250 cm, acrylique, pigments et huile sur aluminium, 2016.

Par Roger Pierre Turine

“Sans titre”, 66 x 68 cm, acrylique et pigments sur plexi, 2013. “Sans titre”, 62,5 x 42 cm, acrylique et pigments sur aluminium, 2012. “Sans titre”, 28 x 20 cm, acrylique, laque et jet d’encre sur papier photographique, 2013.

Infos pratiques Office d’Art Contemporain, 105, rue de Laeken, 1000 Bruxelles. Jusqu’au 23 avril, du jeudi au samedi, de 14 à 18h. Infos : 0499.26.80.01 et www.officedartcontemporain.com

©OFFICE D’ART CONTEMPORAIN

“Collection Bernstein – Suite”, “acte dadaïste de révolte contre le flux de collections venues d’ailleurs”. Publication par Jean-Marie Stroobants (Coédition CFC Editions et Office d’Art Contemporain).

Bio express Né en 1961 à ©OFFICE D’ART CONTEMPORAIN

Que tout s’effondre et le monde hurle à la mort avant, comme souvent chez nous, de prendre son parti d’une situa­ tion qui n’abasourdit surtout pas ceux qui nous gouvernent. Qui nous gouver­ nent ! Sourions sous cape, cela ne fait de mal à personne. Et mieux vaut en rire qu’en pleurer. Si Quick et Flupke, ces ketjes de Bruxel­ les, étaient encore de ce monde, sûr qu’ils en auraient de drôles à nous conter. Nous les verrions, qui sait, inter­ peller l’agent 22 d’un persifleur : “La culture, Monsieur l’agent, vous connais­ sez ?” Et l’officier d’administration publique de leur indiquer un champ de patates. Nos musées ? Comme ses con­ génères, l’agent s’en tape. Et qu’il pleuve tant dedans qu’on s’y mouille, tableaux compris, peut lui chaut ! Pareil pour une sphère politique qui, pouvoir pris lors d’élections pipées d’avance, profite du strapontin échu pour se préparer d’office une sortie qui l’enrichira plus qu’elle ne l’obligera. Nos ministres de la culture ? Rarement à leur place, ils ou elles parlent tant pour n’y rien dire, rien faire, sinon lancer l’excuse à 100 sous : un furieux manque de moyens les exonérant de toute inac­ tion. C’est à ce point indécent que, quand grave problème il y a – exemple de saison : il pleut dans les salles de nos plus prestigieux musées –, il n’y a pas un ou deux, mais peut­être trois ministères concernés, l’imbroglio de nos institu­ tions ravalant d’office la décision ur­ gente au rang de discussion à long terme. Comme pour les tunnels… Les Musées royaux des Beaux­Arts sont dans le pétrin : qu’à cela ne tienne, Etienne, on pose des seaux pour que l’eau y goutte ! Le Cinquantenaire n’est pas mieux loti. Gageons qu’un jour, on y verra des momies sortir de leurs boîtes transies d’humidité. Tout va mal et les djihadistes ne sont pas les seuls à nous empêcher de dormir. Il y a pire : une culture qui branle du chef faute de respect, c’est un Etat qui prend l’eau. Le nôtre n’est pas sorti de son bourbier. De toute urgence, qué­ mandons gouvernants responsables ! Ne serait­ce pas mieux ailleurs ? Sans doute, là n’est point le problème. Et nos doléances s’adressent aussi à un public responsable : à quoi bon délaisser des musées qui, pour survivre, ont besoin de nous ? Craindre des attentats et rester chez soi, c’est jouer le jeu de barbares sans foi, sans lois, sans culture et sans amour !

Lappi Ti, en Finlande, vit à Turku. Beaux-Arts de Turku et de Paris. A vécu à Bruxelles de 1996 à 2006. Expos fréquentes en Finlande, Suède, France, Belgique.

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


L'actu

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

3

h Mikko Paakkola de retour à Bruxelles, paysages sous le bras. h L’Office d’art contemporain est devenu sa terre d’accueil.

©OFFICE D’ART CONTEMPORAIN

Paysages Paakkola ne peint pas dans la demi­mesure. Son énergie est créatrice. Un mobile : décryp­ ter la lumière. Désormais, la lumière nordi­ que. “Elle est mon quotidien”, dit­il. Du rouge, du noir, du blanc, et des accoin­ tances nécessaires entre ces trois couleurs qui assument ensemble le devoir d’exprimer l’in­ sondable. D’un séjour à Florence, Paakkola a retenu la vision d’une immense “Descente de Croix” de la Renaissance, peinte avec plein de rouge et “un traitement de la lumière impres­ sionnant. Ces Renaissants recouraient au vo­

lume dans l’espace, une sacrée leçon.” D’où ce polyptyque, sorte de descente de croix abs­ traite qui explose de couleurs, de lumières. Et le peintre d’y voir “un jeu entre plusieurs signi­ fications : s’agit­il d’une explosion menaçante ou apaisante ? Il ne m’appartient pas d’en décider.” Image et objet Mikko Paakkola peint à plat, ses supports posés sur le sol. Il utilise des brosses et même des balais pour étaler les nombreuses couches qui gorgeront sa peinture de matières, de ter­ res boursouflées et de lumières s’en venant de partout. Dans ce tableau, l’éclatement en définit la saveur. Ce travail monumental ne doit pour­ tant pas occulter une autre constante dans l’ouvrage du Finlandais : la dualité entre image et objet, qui constitue un autre charme de son parcours. Ainsi, quand il réalise, sur verre ou plexi, des petits tableaux très sim­ ples comme, par exemple, une fleur rouge s’encastrant dans la laque qui recouvre un ta­ bleau/objet susceptible d’être pris en mains, posé sur un meuble ou accroché au mur. Radicale par son minimalisme – peu de toi­ les sur les murs blancs –, cette exposition atta­ che par la variation d’échelle entre les propo­ sitions. Deux des trois murs sont flanqués de longues peintures de 3m90 de long sur 30cm de large. “Quand je vivais en Belgique, je rêvais des lu­ mières du Nord”, rappelle Paakkola, qui ajoute : “Et maintenant que je suis là­bas, je ne sais plus…” Recouverts de laque et de blancheur, ces deux tableaux, longs tels des jours sans fin, ré­ verbèrent certes des lumières, mais aussi des transparences et des profondeurs que la lumi­ nosité ambiante attise, convulse ou apaise. Roger Pierre Turine

©OFFICE D’ART CONTEMPORAIN

MIKKO PAAKKOLA FUT LONGTEMPS un ci­ toyen bruxellois, avant que l’immensité des terres forestières de son pays tout au Nord ne l’interpelle pour un retour de l’enfant prodige au bercail ancestral. C’est il y a dix ans que cet homme au visage buriné, pétri dans le bois d’épicéa, a retrouvé le parler finnois, le sauna et le goût de ses compatriotes pour l’aquavit et le saumon des rivières. Il était resté chez nous dix ans aussi et s’était imposé, aux yeux des amateurs de peinture, comme un peintre de la matière et de l’incandescence, au service de paysages en­ fouis dans la mémoire du temps. Elaborée avec Jean­Marie Stroobants, sa nouvelle exposition bruxelloise est, vu la con­ figuration des lieux, petite mais dense, la hau­ teur du plafond lui permettant une envolée qui a toutes les allures d’une apocalypse. Pièce maîtresse, son polyptyque – quatre ta­ bleaux peints sur une fine plaque d’alumi­ nium, développant quatre mètres de haut sur deux mètres et demi de large – frappe de plein fouet le visiteur. Face à la porte d’entrée, il vous soumet à l’obligation de lever le regard et de soupeser tout ce qui, dans cette explo­ sion picturale, fustige le monde alentour.

“Mikko Paakkola peint avec la force de l’expressionnisme et la sévérité du minimalisme. Son exposition ‘En plein ciel’ met en scène le paysage qu’il résume à l’extrême. Celui-ci n’existe plus qu’entre le ciel, la terre et, entre les deux, la ligne d’horizon…” Jean-Marie Stroobants © S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


4

L'actu

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

l Expo en vue

Une passion française à Bruxelles

COURTESY, GALERIE LA FOREST DIVONNE, PARIS/BRUXELLES ©L’ARTISTE

COURTESY, GALERIE LA FOREST DIVONNE, PARIS/BRUXELLES ©L’ARTISTE

Guy de Malherbe, “Falaise”, huile sur toile, 250 x 195cm, 2013.

Arthur Aillaud, “Montagnes”, huile sur toile, 250 x 200 cm, 2012.

h La galerie parisienne Vieille du Temple, renommée La Forest Divonne depuis son installation rue des Beaux­ Arts, ouvre un vaste espace à Bruxelles. EN PEU DE TEMPS, BRUXELLES s’est à nouveau enri­ chie d’une galerie d’art israélienne, d’une Anglaise, alors qu’une Italienne de Rome s’annonce pour avril et que l’on ne compte plus les enseignes françaises dans la capitale. Chaque semaine ou presque, celle­ci renforce son identité artistique sur le plan de l’art contemporain et gagne du terrain en tant que plate­ forme européenne. La croissance du nombre de foires le confirme également. Dès cette semaine, une galerie française prend pied dans la capitale européenne en occupant le vaste es­ pace arrière, sous verrière, du célèbre Hôtel Winssin­ ger de l’architecte Horta. Elle prend en cela la suite d’une autre galerie française. La particularité de cette implantation est l’occupation d’un créneau qui est en­ core très peu pris en compte sur la place bruxelloise et qui correspond aussi à la reconsidération de la pein­ ture telle qu’elle se manifeste à nouveau dans tous les circuits de l’art contemporain, jusque dans les musées et centre d’art d’où elle avait été évincée. Ouverture donc de la galerie La Forest Divonne/ Bruxelles. Un brin d’histoire Le directeur et responsable de la galerie est Jean de Malherbe, déjà installé familialement à Bruxelles. Il travaillera en étroite corrélation avec sa mère, Marie­ Hélène de La Forest Divonne, qui tient galerie à Paris depuis 1988 sous l’enseigne bien connue galerie Vieille du Temple. En 2015, quittant Le Marais, elle gagne la rue des Beaux­Arts en investissant l’ancienne

galerie Albert Loeb. Le tout sans modifier une ligne de conduite par laquelle elle travaille à long terme avec ses artistes. “Les deux lieux sont deux espaces d’une même galerie”, intervient Jean de Malherbe, qui souhaite faire décou­ vrir les artistes aux collectionneurs belges et “s’inté­ grer totalement dans cette vie artistique bruxelloise foi­ sonnante. Située au cœur de l’Europe, Bruxelles est une ville très attrayante, entre autres sur le plan du marché de l’art. De là, on peut rayonner aux Pays­Bas et en Allema­ gne”. Dès cette année, la galerie sera présente à la foire Yia avec Bruno Albizzati, un jeune artiste de 28 ans. Contemporain classique La galerie, qui souhaite favoriser le regard sur plu­ sieurs générations d’artistes, “continuera à privilégier le dessin et la peinture” dans une orientation que l’on pourrait qualifier de contemporain classique, et dans une approche tant de la figuration, du paysage au por­ trait, que de l’abstraction à forte structure. Pour la partie découverte, une “Project room” sera dédiée à de jeunes artistes “dont Bruxelles est une vraie pépinière internationale” ! Un prix sera également attribué an­ nuellement par un jury de collectionneurs. Pour l’ouverture officielle, qui aura lieu ce samedi, la formule choisie est celle d’un ensemble représentatif des artistes de la galerie. Ils sont 17 à se partager l’es­ pace. Parmi eux, deux figures connues, puisqu’ils sont déjà en galerie bruxelloise, Jeff Kowatch et Alexandre Hollan. Quant à Vincent Bioulès et Pierre Buraglio, ils ont aussi exposé à plusieurs reprises en nos murs. Tous les autres participants seront des découvertes. Des peintres souvent axés sur la nature et le paysage comme Arthur Aillaud, Jörg Langhans, Astrid de La Forest ou Guy de Malherbe; des peintres abstraits comme Anna Mark ou Gilles Altieri; également des photographes, aussi intéressés par les paysages tel Illés Sarkantyu, ou l’urbanité tel Jérôme Bryon, voire l’ar­ chitecture tel Lucien Hervé (1907­2007), ou le nu fé­

minin telle Sarah le Guern. La sculpture est défendue par Jean­Bernard Métais, qui partage sa vie entre la Chine et la Sarthe. Claude Lorent

Expos à venir A Bruxelles. Arthur Aillaud, peintures récentes : du 13 avril au 28 mai. Jean-Bernard Métais, sculptures : 8 juin au 30 juillet. A Paris. Galerie La Forest Divonne, 12, rue des BeauxArts, 75004 Paris. Alexandre Hollan : du 3 mars au 30 avril. Jérôme Bryon, photographie : du 19 mai au 26 juin.

Infos pratiques “Passion partagée”. Exposition collective. Galerie La Forest Divonne, 66, rue Hôtel des Monnaies, 1060 Bruxelles. Ouverture le samedi 27 février de 16h à 21h. Expo jusqu’au 5 avril. Du ma au sa de 11h à 19h.

“Nous voulons toucher de nouveaux publics, apporter plus de visibilité à nos artistes, et, surtout, partager nos découvertes.” Jean de Malherbe

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


L'actu

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

5

l Focus

l Photographie

Les trésors du Rivoli

L’intimité comme manifeste

les lieux du Rivoli Building offrent de surprenantes découvertes. LE RIVOLI BUILDING est un de ces lieux que nous avons déjà recomman­ dés. Et nous ne pouvons que réitérer car les bonnes découvertes y foison­ nent, singulières et loin de l’affichage prétentieux. Des vitrines dont celles d’Art Contest, avec une œuvre de You­ nes Baba­Ali et de JAP avec des édi­ tions. Des lieux, de Plagiarama (expo Annabelle Czyz&Emma Pollet) avant­ gardiste à Intuiti en refondation, on dé­ nombre une bonne dizaine de galeries dont certaines évoquées récemment. En picorant d’un espace à l’autre, voici le dessin, intimiste et façon B.D., en petit format sur plaque de plâtre blanc ou sur papier avec texte, chez Francis Carrette. Des images de Marie Jacotey (France, 1988, vit à Londres), qui oscillent entre petits moments de bonheur et désamour. Des histoires en rupture d’amour dont on ne sait rien, sinon que le film de la vie s’est arrêté un moment. Qu’il y a incompréhen­ sion. Que la belle jeunesse ne change rien. Et les mots n’expliquent pas da­ vantage que l’arrêt sur image. On est

pris, saisi par les sentiments, par les scènes qui ne peuvent que raviver la mémoire, les souvenirs, un vécu, une situation, et atteindre au cœur. Être au monde Un film rouge relie les trois exposi­ tions et les trois lieux de la galerie Rossi Contemporary. Dans “Écouménal”, Godelive Vandamme associe l’être, ses interventions architecturées, la nature et l’art. Sans présence humaine visible. Mais on sait que l’être agit, qu’il cons­ truit, qu’il compose comme le sont les peintures. Dans un autre registre, très proche de l’architecture revue en son échelle réduite, des évocations structu­ rées, sobres, presque minimales, cons­ truites par John van Oers. Bien que si­ lencieuses, elles font résonner les bruits, les voix, les sons de la vie qui, un instant, se tait, se repose. Aux petites photos trouvées, soigneusement enca­ drées, toutes d’un temps antérieur vécu par des personnages anonymes, Juan Canizares redonne vie par des drippings chromatiques tachistes, réa­ nime les scènes et les resensibilise. Il y a de l’émotion dans l’air. C.L. U Rivoli, Contemporary Art Galleries&Windows, 690 chaussée de Waterloo et 43 rue De Praetere, 1050 Bruxelles. Expositions jusqu’au 05 mars. Infos : www.facebook.com/galerierivoli

© LIN ZHIPENG/COURTESY STIEGLITZ19

h De galeries en vitrines,

h Chez Stieglitz 19, à Anvers, Lin Zhipeng, un photographe de la nouvelle vague chinoise.

COURTESY GALERIE FRANCIS CARRETTE ©D.R.

PRÉSENTÉ ACTUELLEMENT chez Stie­ glitz 19, à Anvers, Lin Zhipeng (1979) est un peu plus âgé que Ren Hang (1987), qu’on avait pu voir aux mêmes cimaises voici un an. Les deux artistes chinois se connaissent et s’estiment. Leurs œuvres présentent des similitu­ des, mais probablement plus par un ef­ fet générationnel que par mimétisme amical. Parfois on pourrait les confon­ dre, mais, pour le dire rapidement, Ren Hang s’intéresse plus à la plasticité des corps et Lin Zhipeng – qui s’est donné le surnom de “No.223” en hommage au policier en mal d’amour dans le film culte “Chungking Express” – à ce qui les entoure.

Marie Jacotey, "Oh, I’d see your eyes staring at me, my sleep deprived face, once you called pretty, this time long gone now.” Crayons de couleur sur plâtre, 14 x 11 cm, 2014.

Ludique Ce qu’ils partagent également, mais bien malgré eux, c’est la censure du gou­ vernement vis­à­vis de leurs exposi­ tions ou de leurs livres. La nudité, et pro­ bablement plus encore la manière non conventionnelle dont ils la traitent, dé­ range. Pourtant, à voir ce qui est proposé ac­ tuellement chez Stieglitz 19, il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat. L’ensemble est ludique. Mais, précisé­ ment, peut­être est­ce plus cette légè­ reté, cette insouciance avec laquelle Lin Zhipeng travaille (ou s’amuse) qui irrite les autorités. Ce qu’on voit dans ses ima­ ges, ce sont des amis, dont la façon de vi­ vre n’est pas conventionnelle ou, à tout le moins, suffisamment convenue dans

“La photo permet de faire de plus beaux souvenirs, dit Lin Zhipeng, et c’est par les photos que les souvenirs existent.”

cette période de raidissement politique. Pourtant, il n’y a là aucune imperti­ nence, aucune provocation préméditée comme le laisse par ailleurs entendre son interview sur Arte : “J’ai commencé à photographier en 2004 à la demande d’une amie”. Diplômé en anglais finan­ cier, il ne pensait pas alors devenir pho­ tographe, mais, à la deuxième rencontre avec cette même amie, c’est le déclic. “Je me suis dit ‘pourquoi pas des amis et des proches ?’… J’ai posté des demandes sur In­ ternet et tout a suivi.” confie­t­il. Cette proximité est au cœur de sa création. On pourrait même dire que l’intimité y est affichée comme un manifeste. Souvent, les gens viennent le trouver avec une idée en tête. Lui essaie de la tra­ duire en image chez lui, dans un appar­ tement pas très grand qui tient de la ca­ verne d’Ali Baba. Il précise : “Les gens aiment les situations qu’ils ne voient pas d’habitude. Une sensation visuelle autre, une forme de liberté. La photo permet de faire de plus beaux souvenirs, et c’est par les photos que les souvenirs existent.” Au fil du temps, son travail prend pour lui une autre dimension : “Pour moi, la photo est témoin de mon parcours personnel. La re­ transcription de mon chemin vers la ma­ turité…” Entre performance photographiée et photo de mode, ses images sont pleines de couleurs et de trouvailles amusantes. Rien de politique, rien de (contre) révo­ lutionnaire. Simplement l’expression d’une joie de vivre, de créer. Simple­ ment le plaisir des yeux. Jean-Marc Bodson U “Hidden track”, photographies de Lin Zhipeng (aka 223). Anvers, Stieglitz 19, Klapdorp, 2. Jusqu’au 12 mars, du jeudi au samedi, de 14h à 18h. Rens. : www.stieglitz19.be

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


6

Les galeries

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

Légendes

BRUXELLES Vertige Face à Face. Oeuvres de Bertrand Neuman. ‣ Jusqu’au 02·03. Du L. au V. de 10 à 16h. URue de Veeweyde 60 - 1070 Bruxelles 02 523 37 68 - www.galerievertige.be

ABC Quentin Smolders. Peintures, gravures et sculptures. ‣ Jusqu’au 26·03. Du Ma. au S. de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30. URue Lebeau 53 - 1000 Bruxelles 02 511 32 53 ou 0475 37 59 27

dernier Me. du mois, de 3 à 5 €.

URue du Chantier 13 - 1000 Bruxelles 02 229 00 03 - www.argosarts.org

c-l-e-a-r-i-n-g M*A*S*H. Oeuvres récentes de Calvin Marcus et Chadwick Rantanen. ‣ Jusqu’au 05·03. Du Ma. au S. de 11 à 18h. UAvenue Louise 292 - 1000 Bruxelles 02 644 49 11 - www.c-l-e-a-r-i-n-g.com

c-o-m-p-o-s-i-t-e Background Hum. Installations de Kato Six. ‣ Jusqu’au 05·03. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.

URue du Marché aux Porcs 10 1000 Bruxelles - www.c-o-m-p-o-s-i-t-e.com

Albert Dumont John Cluysenaar - Bob Van der Auwera. Peintures - Sculptures. ‣ Jusqu’au 27·03. Du J. au D. de 13h30 à 19h ou sur rdv.

Champaka Escales. Huiles sur toile de Jacques de Loustal. ‣ Jusqu’au 19·03. Du Me. au S. de 11 à 18h30.

Alice Grow Room. Oeuvres de Maya Hayuk. ‣ Du 03·03 au 29·04. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.

Etablissement d’en face projects Early Development of Calculus. Les travaux de Gaillard & Claude prennent la forme d’objets et de supports de représentations qui jouent avec les codes de l’histoire de l’art, des médias et de la culture populaire. ‣ Jusqu’au 10·04. Du Me. au D. de 14 à 18h.

URue Léon Lepage 43 - 1000 Bruxelles 02 512 49 43 - www.galeriedumont.be

URue du Pays de Liège 4 - 1000 Bruxelles - 02 513 33 07 - www.alicebxl.com

argos/Centre for Art & Media Inside the White Tube. A retrospective view on the television work of Jef Cornelis. ‣ Jusqu’au 27·03. Du Me. au D. de 11 à 18h, jusqu’à 21h le

URue Ernest Allard 27 - 1000 Bruxelles 02 514 91 52 ou 0475 26 94 08 www.galeriechampaka.com

URue Ravenstein 32 - 1000 Bruxelles 02 219 44 51 www.etablissementdenfaceprojects.org

Galerie 2016 & Mira Dominiq Fournal. Peintures récentes. ‣ Jusqu’au 13·03. Du V. au D. de 12h30 à 18h. URue des Pierres 16 - 1000 Bruxelles 02 502 81 16 - www.galerie2016-mira.be

Galerie Martine Ehmer M. Chat. Solo show de l’une des figures incontournables de la scène du Street Art, Thomas Vuille alias M. Chat. ‣ Jusqu’au 20·03. Du J. au D. de 11 à 18h. URue Haute 200 - 1000 Bruxelles 0473 59 02 85 - www.martineehmer.com

Galerie MC² En V.O. Peintures d’Agnès Pezeu. ‣ Jusqu’au 02·04. Du J. au S. de 13 à 18h30 ou sur rdv. URue Ernest Allard 22 - 1000 Bruxelles 02 540 29 11 - www.galeriemc2.com

Gladstone Gallery Shelter Island. Photographies de Roe Ethridge. ‣ Jusqu’au 05·03. Du ma. au V. de 10 à 18h, le S. de 12 à 18h. URue du Grand Cerf 12 - 1000 Bruxelles 02 513 35 31 - www.gladstonegallery.com

Group 2 Gallery Femmes aux pinceaux. Oeuvres d’Anne Bonnet, Elise Delbrassinne, Marthe Donas, Berthe Dubail, Simonetta Jung, Mig Quinet... ‣ Jusqu’au 12·03. Du Me. au S. de 14 à 18h. URue Blanche 8 - 1000 Bruxelles 02 539 23 09 - www.group2gallery.be

MARC BRUSSE, “THAT PINK CLOUD”, 2014. TEMPERA ET PASTEL À L’HUILE SUR PAPIER MAROUFLÉ SUR TOILE, 126 X 71,5CM/COURTESY GALERIE LOUIS CARRÉ&CIE

Galeries

J. Bastien-Art Transhumance. L’artiste Parole développe des écritures spontanées, malaxe les lettres jusqu’à les rendre illisibles, opaques à toutes les lectures, résistantes à leurs statuts de codes. ‣ Jusqu’au 04·03. Du Me. au S. de 11 à 18h30. URue de la Madeleine 61 - 1000 Bruxelles - 02 513 25 63 - www.jbastien-art.be

Jan Mot Experiencias Visuales 1962 & 1968. Oeuvres de David Lamelas. ‣ Jusqu’au 26·03. Du Me. au V. de 14 à 18h30, le S. de 12 à 18h30 ou sur rdv. URue A. Dansaert 190 - 1000 Bruxelles 02 514 10 10 - www.janmot.com

Keitelman Gallery No Man is an Island. Oeuvres de Lucile Bertrand, dont la pratique oscille entre dessin, sculpture et installation. ‣ Jusqu’au 09·04. Du Ma. au S. de 12 à 18h. URue van Eyck 44 - 1000 Bruxelles 02 511 35 80 ou 0477 77 53 61 www.keitelmangallery.com

Laurentin Gallery Raoul Ubac. Sculptures et dessins des années 40 à 70. ‣ Jusqu’au 09·03. Du Ma. au S. de 10h30 à 18h30 ou sur rdv. URue Ernest Allard 43 - 1000 Bruxelles 02 540 87 11 - www.galerie-laurentin.com

Macadam Gallery Agnès Baillon - Bruno Fontana. Agnès Baillon sculpte de petits et grands personnages en résine, papier mâché ou bronze parfois rehaussés d’or ou d’argent; Bruno Fontana, dans ses séries photographiques, pose un état des lieux ou manipule notre environnement architectural jusqu’à saturation. ‣ Jusqu’au 06·03. Du V. au D. de 11 à 17h ou sur rdv.

UPlace du Jeu de Balle 58 - 1000 Bruxelles - 02 502 53 61 - www.macadamgallery.com

Mathilde Hatzenberger Cutting. Oeuvres de Yoshie Sugito. ‣ Jusqu’au 27·02. Du J. au S. de 13 à 18h ou sur rdv. URivoli Building (espace #21b)- Chaussée de Waterloo 690 - 1000 Bruxelles 0478 84 89 81 www.mathildehatzenberger.eu

Meessen De Clercq Castling the Queen. Oeuvres de Benoît Maire. ‣ Jusqu’au 02·04. Du Ma. au S. de 11 à 18h. Stealth of a Parrot. Oeuvres de Chaim van Luit. ‣ Jusqu’au 02·04. The Broken Horizon. Oeuvres d’Evariste Richer. ‣ Jusqu’au 02·04. URue de l’Abbaye 2 - 1000 Bruxelles 02 644 34 54 - www.meessendeclercq.com

MOTInternational Aspects of the Self 1972-1985. Oeuvres de Susan Hiller. ‣ Jusqu’au 26·03. Du Ma. au S. de 10 à 18h ou sur rdv. UAvenue Louise 423 - 1000 Bruxelles 02 511 16 52 - www.motinternational.com

Office Baroque Gallery Ref: Barnett Newman. Oeuvres de David Diao. ‣ Du 27·02 au 09·04. Du Me. au S. de 11 à 18h ou sur rdv. UPlace du Jardin aux Fleurs 5 1000 Bruxelles - 0484 599 228 - www.officebaroque.com

Office Baroque Gallery 2 Christopher Knowles. ‣ Jusqu’au 09·04. Du Me. au S. de 11 à 18h ou sur rdv. URue Ravenstein 44 - 1000 Bruxelles 0484 59 92 28 - www.officebaroque.com

Office d’Art contemporain Ivre d’horizon. Peintures de Mikko Paakkola. ‣ Jusqu’au 23·04. Du J. au

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Les galeries

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

7

Une histoire de lapin Bourlingueur curieux de tout, artiste chevronné qui aura conçu des assemblages de tout ce qu’il trouvait aussi bien que des happenings ou des installations, sculpteur et peintre, né aux Pays­Bas en 1937, mais installé à Paris dès le début des années 60 – avec intermèdes à New York, Berlin ou Séoul –, proche des Nouveaux Réalistes autant que de Fluxus, Mark Brusse s’en est revenu chez Carré avec des histoires de… lapins. “La pose d’un lapin” : sous ce titre énigmatique se déploie une thématique lapine en 30 tableaux, Brusse y faisant surgir une foule de lapins – en fait, un seul lapin – le sien, celui de son enfance, en veine d’occupation d’espaces très divers. Une belle manière de nous imager un monde en marge de celui des hommes. Ses papiers taïwanais ou recyclés marouflés sur toile, peinture à la tempera et au pastel à l’huile, se déploient comme une suite de paysages à la mode chinoise. Ils nous racontent en raccourci intrigant et captivant une sorte de conte à dormir debout, que se racontait le petit Brusse quand il rêvait de son lapin. L’art comme une fable, tel est, cette fois, le parti pris par l’artiste pour nous éclairer d’une autre manière sur ses tribulations à travers le monde et l’art. Et tout fait moisson d’images références : arbres, lapins, soleil, mains, nuages, flammes, mer et coquillages, fruits et fleurs, montagnes, barque, ombres aussi. Il y a des verts, des roses, des bleus, des jaunes, des blancs, des gris, un peu de noir et des images qui respirent, se donnent de l’air et s’agencent entre elles, suite de souvenirs flous et fragiles, drôles ou plus graves. Sur l’une des peintures, on voit un lapin étonné sur son nuage quand sur une autre, il veille manifestement au grain entre barques en feu et barques comme des arbres… Le conte est partout, à l’image du lapin de Brusse. (R.P.T.)

URue E. Van Driessche 53 - 1050 Bruxelles - 02 215 82 05 - www.galeriedidierdevillez.be

Feizi Gallery Relics & Contemplation. Oeuvres du jeune artiste anglais Jonathan Sullam. ‣ Du 04·03 au 15·04. Du Ma. au V. de 11 à 13h et de 14h à 18h30, le S. de 14h à 18h30. The Collection. L’expo met à l’honneur la figure du collectionneur, avec les artistes Giulia Andreani, Boris Lafargue, Jessica Lajard, Donato Piccolo, Keen Souhlal, Jiang Zhi... ‣ Jusqu’au 27·02. URue de l’Abbaye 8b - 1050 Bruxelles 02 647 55 16 - www.gallery-feizi.com

Fred Lanzenberg Incarnations. Sculptures et dessins de Paul de Pignol. ‣ Jusqu’au 19·03. Du Ma. au V. de 14 à 19h, le S. de 10 à 19h. UAvenue des Klauwaerts 9 - 1050 Bruxelles - 02 647 30 15 ou 0475 73 40 15 www.galeriefredlanzenberg.com

Galerie d’Ys L’Autre. Oeuvres de Guillemette Coutellier et Mario Gigli. ‣ Jusqu’au 28·02. Du J. au S. de 14 à 18h, le D. de 13 à 15h ou sur rdv. URue de l’Arbre Bénit 84 - 1050 Bruxelles - 0499 22 57 66 - www.galeriedys.com

Hopstreet Bullet Holes. Oeuvres de Jacques André. ‣ Jusqu’au 05·03. Du J. au S. de 13 à 18h. Zodiaco. Oeuvres de Davide Bertocchi, G. Küng, Camille Henrot, Thorsten Brinkmann, Emilie Pitoiset, Alessandro Di Pietro, Shila Khatami, Olve Sande... ‣ Jusqu’au 05·03. URue Saint-Georges 109 - 1050 Bruxelles 02 511 05 55 ou 0496 54 55 54 www.hopstreet.be

Levy.Delval Solid State: Sunlight. Oeuvres d’Harry Sanderson. ‣ Jusqu’au 12·03. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. Wet French. Oeuvres de Mathis Collins. ‣ Jusqu’au 09·04. URue Fourmois 9 - 1050 Bruxelles 0484 96 66 47 - www.levydelval.com

Mazel Galerie Créations belges. Oeuvres de Bruno Timmermans, Antoine Rose, NOIR, Damien Gernay et Valentin van der Meulen. ‣ Jusqu’au 09·04. Du Ma. au S. de 11 à 19h ou sur rdv. URue Capitaine Crespel 22 - 1050 Bruxelles - 02 850 29 28 - www.mazelgalerie.com

Nadine Feront Turn a Blind Eye. Oeuvres de merzedes Sturm-Lie et Felix Kindermann résultatnt d’une résidence exploratoire d’un mois dans la galerie. ‣ Jusqu’au 19·03. Du J. au S. de 14 à 18h30.

URue Saint-Georges 32 - 1050 Bruxelles 02 640 34 44 ou 0479 95 07 10 www.nadineferont.com

Nathalie Obadia Il Grido. Oeuvres de Sarkis. ‣ Jusqu’au 26·03. Du Ma. au V. de 10 à 18h, le S. de 12 à 18h. URue Charles Decoster 8 - 1050 Bruxelles 02 648 14 05 - www.galerie-obadia.com

Puls Contemporary Ceramics Aneta Regel & Antonino Spoto. ‣ Du 27·02 au 09·04. Du Me. au S. de 13 à 18h. URue du Page 19 - 1050 Bruxelles 02 640 26 55 - www.pulsceramics.com

Rodolphe Janssen Menhirs. Sculptures et installations à partir de matériaux industriels de Charles Harlan. ‣ Jusqu’au 02·04. Du Ma. au V. de 10 à 18h, le S. de 14 à 18h. Raster Master. Oeuvres de Marcel Berlanger. ‣ Jusqu’au 02·04. URue de Livourne 32-35 - 1050 Bruxelles 02 538 08 18 www.galerierodolphejanssen.com

Zedes Art Gallery Le code de ma route. Au travers de sa vision poétique et néo-pop Philippe Decelle, artiste et collectionneur, expose son nouveau code de la route. ‣ Jusqu’au 27·02. Du Me. au V. de 12 à 18h, le S. de 14 à 18h.

U Galerie Louis Carré&Cie, 10, avenue de Messine, 75008 Paris. Jusqu’au 12 mars. Infos : www.louiscarre.fr

U Paris avec le Thalys : www.thalys.com

S. de 14 à 18h ou sur rdv.

URue de Laeken 105 - 1000 Bruxelles 02 512 88 28 www.officedartcontemporain.com

Roberto Polo Gallery Looking Out. Peintures de Stephen Snoddy. ‣ Jusqu’au 13·03. Du Ma. au V. de 14 à 18h, les S. et D. de 11 à 18h ou sur rdv. The Eye Listens. Peintures de Bart Vandevijvere. ‣ Jusqu’au 13·03. URue Lebeau 8-12 - 1000 Bruxelles 02 502 56 50 - www.robertopologallery.com

Sorry We’re Closed ME. Vernacular Photography New York 2011-2014. Oeuvres de Thierry Struvay. ‣ Jusqu’au 26·03. URue de la Régence 67 - 1000 Bruxelles 0478 35 42 13 - www.sorrywereclosed.com

Artiscope Assolo Italiano. Oeuvres récentes d’une quarantaine d’artistes italiens. ‣ Jusqu’au 11·03. Du Ma. au V. de 14h30 à 18h30 ou sur rdv. UBoulevard Saint-Michel 35 1040 Bruxelles - 02 735 52 12 - www.artiscope.be

Quadri Le Même et ses semblables. Oeuvres de Thierry Aughuet et Frédéric Dambreville. ‣ Jusqu’au 19·03. Les V. et S. de 14 à 18h ou sur rdv. UAvenue Reine Marie-Henriette 105 1190 Bruxelles - 02 640 95 63 www.galeriequadri.be

Albert Baronian Group Show. Oeuvres d’Andy Boot, Sam Falls, Erik Frydenborg, Larissa Lockshin et Fiona Mackay. ‣ Jusqu’au 27·02. Du Ma. au S. de 12 à 18h. URue de la Concorde 33 - 1050 Bruxelles 02 512 92 95 - www.albertbaronian.com

Albert Baronian Urine Mate. Oeuvres d’Aline Bouvy. ‣ Jusqu’au 27·02. Du Ma. au S. de 12 à 18h. URue Isidore Verheyden 2 - 1050 Bruxelles - 02 512 92 95 - www.albertbaronian.com

Almine Rech Two Projects: Tamuna Sirbiladze & Graham Collins. Peintures. ‣ Jusqu’au 27·02. Du Ma. au S. de 11 à 19h. URue de l’Abbaye 20 - 1050 Bruxelles 02 648 56 84 - www.alminerech.com

Box Galerie Les couleurs de la vie. Photographies de Bernard Plossu. ‣ Jusqu’au 12·03. Du Me. au S. de 12 à 18h. UChaussée de Vleurgat 102 1050 Bruxelles - 02 537 95 55 www.boxgalerie.be

Chapitre XII Le Gardien. Oeuvres de Philippe Bertels. ‣ Jusqu’au 27·02. Du Ma. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. UAvenue des Klauwaerts 12 1050 Bruxelles - 02 647 82 87

Charles Riva Collection Steven Shearer. L’artiste canadien utilise une grande variété de modes d’expression: peinture, dessin, sculpture, imagerie numérique... ‣ Jusqu’au 29·02. Du Me. au S. de 12 à 18h30 ou sur rdv. URue de la Concorde 21 - 1050 Bruxelles 02 503 04 98 www.charlesrivacollection.com

Didier Devillez Odile Bellagamba. Peintures. ‣ Du 04 au 19·03. Du J. au S. de 14 à 18h30 ou sur rdv. Pierre Thoma. Peintures, dessins et gravures. ‣ Jusqu’au 27·02.

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


8

Les galeries

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

CAMIEL VAN BREEDAM, “OPENBOUW 7”, 2010/© PHOTO DIDIER VERRIEST/COURTESY GEUKENS&DE VIL KNOKKE/ANVERS

Assemblages

URue Paul Lauters 36 - 1050 Bruxelles 02 646 00 04 - www.zedes-art-gallery.be

Aeroplastics Prememories. Oeuvres de Jason Bard Yarmosky, Kate Waters, Till Rabus, Charley Case, Katia Bourdarel, Robert McNally, Elodie Antoine... ‣ Jusqu’au 24·04. Du Ma. au V. de 13 à 18h30, le S. de 14 à 18h. URue Blanche 32 - 1060 Bruxelles 02 537 22 02 - www.aeroplastics.net

Antonio Nardone The Genesis Catchers. Oeuvres de Bénédicte van Caloen. ‣ Jusqu’au 12·03. Les J. et V. de 14 à 18h, le S. de 15 à 19h. URue Saint-Georges 27-29 - 1050 Bruxelles - 02 333 20 10 - www.galerienardone.be

D+T Project Elena Bajo. ‣ Jusqu’au 12·03. Du J. au S. de 12 à 18h30 ou sur rdv. URue Bosquet 4 - 1060 Bruxelles 02 537 76 30 ou 0494 62 43 13 www.dt-project.com

Espace Photographique Contretype Impressions japonaises. Photographies de Jean-Paul Brohez, Sélim Christiaens, Bernd Kleinheisterkamp, Frédéric Materne, Michel Mazzoni, Kumi Oguro et Satoru Toma. ‣ Jusqu’au 27·03. Du Me. au V. de 12 à 18h, les S. et D. de 13 à 18h. UAvenue de la Jonction 1 - 1060 Bruxelles - 02 538 42 20 - www.contretype.org

Faider Nathalie Delasalle - Gabriel Belgeonne. Sculptures - Peintures. ‣ Jusqu’au 19·03. Du Me. au S. de 14 à 18h. URue Faider 12 - 1060 Bruxelles 02 538 71 18 - www.galeriefaider.be

Galerie Daniel Templon Le Jugement de Pâris à Bruxelles. Peintures de Jan Van Imschoot. ‣ Jusqu’au 16·04. Du Ma. au S. de 11 à 18h. URue Veydt 13A - 1060 Bruxelles 02 537 13 17 - www.danieltemplon.com

Le Salon d’Art Me revoilà !. Peintures et estampes de Camille De Taeye. ‣ Jusqu’au 05·03. Du Ma. au V. de 14 à 18h30, le S. de 9h30 à 12h et de 14 à 18h. URue de l’Hôtel des Monnaies 81 1060 Bruxelles - 02 537 66 40 www.lesalondart.be

Pascal Polar Revival. Peintures de Norbert Schwontkowski (1949-2013). ‣ Jusqu’au 02·04. Du Ma. au S. de 14 à 19h. UChaussée de Charleroi 108 1060 Bruxelles 02 537 81 36 ou 0477 25 26 92 www.pascalpolar.be

Valérie Bach Anita Molinero. ‣ Jusqu’au 05·03. Du Ma. au S. de 11 à 13h et de 14 à 19h. URue Faider 6 - 1060 Bruxelles 02 502 78 24 ou 0486 296 839 www.galerievaleriebach.com

Francis Carrette I never meant to hurt you. Héritière

Toucher le regard S’étant emparé très tôt des objets les plus hétéroclites afin de réaliser des assemblages parfois très complexes, Camiel Van Breedam (Boon, 1936, vit à Aartselaar) a, au fil du temps, élagué son langage pour aboutir à des épures en 3D d’une sobriété qui n’évince jamais ni les aspects les plus sensibles, ni une fragilité qui rend les réalisations attachantes, comme quelque chose auquel on tient sans trop savoir pourquoi. La simplicité des œuvres cache en fait une vraie complexité, réunion de la sculpture, de l’architecture, de la peinture et de l’objet, dans une communion rare. Travaillant avec des objets de récupération, principalement des morceaux de bois, il les agence pour, littéralement, construire des œuvres qui font oublier la pauvreté originelle du matériau tant les compositions et leur traitement, où le blanc et donc la lumière dominent, parviennent à le sublimer avec un minimum de moyens et un maximum d’efficacité. Il existe, dans ces œuvres, quelque chose d’affectif qui agit sur le

de la tradition de la BD, Marie Jacotey introduit une dimension littéraire personnelle dans ses dessins ou ses peintures sur plâtre. ‣ Jusqu’au 05·03. Du J. au S. de 13 à 18h ou sur rdv. URivoli Building - Chaussée de Waterloo 690 - 1180 Bruxelles - 0476 67 20 29 www.franciscarrette.com

Rossicontemporary Écouménal. Oeuvres de Godelieve Vandamme. ‣ Jusqu’au 05·03. Du J. au S. de 13 à 18h ou sur rdv. Short Cuts. Sculptures de John Van Oers. ‣ Jusqu’au 05·03. Terciopelo. Oeuvres de Juan Canizares. ‣ Jusqu’au 05·03. URivoli Building - Chaussée de Waterloo 690 - 1180 Bruxelles - 0486 31 00 92 www.rossicontemporary.be

regard, le capte et le retient pour transmettre cette sensation de beauté intime que l’on ne cherchera pas à expliquer. On est à mille lieues de toute fonctionnalité et, cependant, l’architecture est bien présente, parfois le tableau s’invite, et la sculpture, elle, est omniprésente. Mais on passe d’emblée au stade artistique qui fait oublier les catégories. Camiel Van Breedam travaille la forme (Gestalte, comme il nomme une de ses œuvres) autant que l’espace, tient compte du vide autant que de la surface, structure sans fermer. Il pratique la litote artistique et sa sobriété retient le nécessaire contre le superflu. Il joue aussi de l’équilibre (Huis Soutine n° 4), de la délicatesse, de la douceur et insuffle quelque chose du Sud, une sorte de dolce vita chromatique et lumineuse. C’est, bien entendu, à voir ! (C.L.)

U Camiel Van Breedam. Galerie Geukens&De Vil, Zeedijk 735, Knokke. Jusqu’au 13 mars. Week­ends de 11h à 13h et de 15h à 18h. Fermé le 28 février.

Galerie Verhaeren Brut. Portraits en noir et blanc d’Isabelle Zimmermann. ‣ Du 02·03 au 03·04. Du Me. au S. de 14 à 18h, le D. de 10 à 13h. Doel. Par le Collectif Vision.4. Regards croisés de quatre photographes (Annie Cobaut-Van Laere, Patrice Cromphoudt, Jacques De Bock et Léon Van Peborgh) sur un lieu de vie devenu mythique. ‣ Jusqu’au 28·02. Une époque, un moment, une émotion en noir et blanc. Une sélection d’images du photographe humaniste Jacques Picard. ‣ Du 02·03 au 03·04. URue Gratès 7 - 1170 Bruxelles 02 662 16 99 - www.galerieverhaeren.be

Espace B Il était une fois... Oeuvres de Lionel Vinche. ‣ Du 27·02 au 13·03. Les S. et D. de 14 à 18h ou sur rdv. UHaute Rue 33 - 1473 Glabais 067 79 08 11 - www.espaceb.be

JODOIGNE Galerie K1L Ce n’est pas un bestiaire. Exposition de trois graveurs belges: Thierry Lenoir, Georges Amerlynck et Wilfried Pulinckx. ‣ Jusqu’au 26·03. URue Sergent Sortet 29 - 1370 Jodoigne 0497 51 63 85 - www.k1leditions.com

HAINAUT COUILLET

Arts Libre. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle: Charles Van Dievort et Florence Petrantò. Réalisation: IPM Press Print. Administrateur délégué - éditeur responsable: François le Hodey. Rédacteur en chef: Francis Van de Woestyne. Rédacteurs en chef adjoints: Xavier Ducarme. Conception graphique : Bruno Bausier, Jean-Pierre Lambert. Publicité : Martine Levau (0032.2.211.29.12 – martine.levau@ipmadvertising.be).

URue de Rasse 13 - 7500 Tournai 069 64 14 95 ou 0474 93 50 22 www.rassonartgallery.be

The Drawing Box Mundane Stories ?. Dessins de Véronique Poppe. ‣ Du 27·02 au 20·03. Du V. au D. de 14h30 à 18h30 ou sur rdv. URue du Bourdon Saint-Jacques 18 7500 Tournai - 069 66 75 00 www.thedrawingbox.be

LIÈGE LIÈGE Les Drapiers Le fil, unité de géométrie appliquée. Textile designer fraîchement diplômée de La Cambre, Alice Leens poursuit son travail expérimental autour du fil. ‣ Jusqu’au 12·03. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Hors-Château 68 - 4000 Liège 04 222 37 53 - www.lesdrapiers.be

Monos Art Gallery Regards croisés. Oeuvres d’Anne-Marie Klenes et Lukas Kramer. ‣ Jusqu’au 13·03. Du J. au D. de 14h30 à 18h30 ou sur rdv. URue Henri Blès 39 - 4000 Liège 0485 91 16 02 - www.monosgallery.com

Quai4 Galerie Filles de Papier. Oeuvres d’Anne Marie Finné,Claudine Péters–Ropsy et Stéphanie Defays. ‣ Jusqu’au 26·03. Du J. au S. de 14h à 18h30 ou sur rdv, le D. 06·03 de 11 à 17h. UQuai Churchill 4 - 4020 Liège 0476 91 28 01 - www.quai4.be

TW Gallery Modern Paper #2. Oeuvres sur papier de Salvador Dali. ‣ Du 04·03 au 03·04. Du L. au S. (fermé le Ma.) de 11 à 18h, le D. de 10 à 13h ou sur rdv. UPlace des Déportés 3 - 4000 Liège 0498 75 94 07 - www.twgallery.be

STAVELOT

GLABAIS

BRABANT WALLON

TOURNAI Rasson Art Gallery Ici et là. Oeuvres d’Alain Winance. ‣ Jusqu’au 03·04. Du J. au D. de 14 à 18h30 ou sur rdv.

Jacques Cerami Si tu ne viens pas, je te scalpe. Photographies de Vincen Beeckman. ‣ Jusqu’au 05·03. Du Me. au V. de 14 à 19h, le S. de 11 à 18h. URoute de Philippeville 346 6010 Couillet 071 36 00 65 ou 0477 78 44 34 www.galeriecerami.be

Triangle bleu 3x10. Oeuvres de Jo Delahaut, Belgeonne, Jean-Pierre Ransonnet, Luc Claus, Dan Van Severen, Yves Zurstrassen, Elise Delbrassinne, Michel Boulanger, Anne-Marie Klenes et James Brown. ‣ Jusqu’au 28·02. Du J. au D. de 14 à 18h30 ou sur rdv. UCour de l’Abbaye 5 - 4970 Stavelot 080 86 42 94 - www.trianglebleu.be

NAMUR JAMBES Détour Silent Flowers. Photographies de Jean-Pierre Lambillon. ‣ Jusqu’au 26·03. Du Ma. au V. de 12h30 à 17h30, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. UAvenue Jean Materne 166 - 5100 Jambes - 081 24 64 43 - www.galeriedetour.be

Contact Agenda Culturel Tél.: 02.211.27.23 Email : agenda@lalibre.be

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Les galeries

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

9

A l’étranger

UZirkstraat 20 - 2000 Anvers 03 289 84 58 - www.gallery51.com

Fifty One Too Unsettled Areas. Photos d’Eric Manigaud. ‣ Jusqu’au 02·04. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. UHofstraat 2 - 2000 Anvers - 03 233 88 14 www.gallery51.com

Galerie Zuid Goran Djurovic. Peintures. ‣ Jusqu’au 20·03. Du J. au D. de 14 à 18h (le J. jusqu’à 20h). UPacificatiestraat 34 - 2000 Anvers 0474 645 650 - www.galeriezuid.be

Micheline Szwajcer A Formal Model | An Inhibition Show. Oeuvres de Koenraad Dedobbeleer. ‣ Jusqu’au 05·03. Du Ma. au V. de 10 à 18h30, le S. de 12 à 18h30. UVerlatstraat 14 - 2000 Anvers 03 237 11 27 - www.gms.be

NK Gallery L’Hotel “Trompe-l’oeil”. Oeuvres d’Oleg Matrokhin. ‣ Jusqu’au 12·03. Du J. au S. de 12 à 18h. UMuseumstraat 35 - 2000 Anvers 03 237 98 22 - www.nkgallery.be

UVerlatstraat 23-25 - 2000 Anvers 03 257 14 17 - www.timvanlaeregallery.com

BORGERHOUT Zeno X Gallery Domesticated. Oeuvres de Jan De Maesschalck. ‣ Jusqu’au 27·02. Du Me. au S. de 13 à 17h. Low fixed media. Oeuvres de Bart Stolle. ‣ Jusqu’au 27·02.

COURTESY GAL. THADDAEUS ROPAC

ANVERS Fifty One Fine Art Photography A Palm Tree is A Palm Tree is A Palm Tree. Photographies de Bruno V. Roels. ‣ Jusqu’au 02·04. Du Ma. au S. de 13 à 18h ou sur rdv.

Tim Van Laere Gallery Tomorrow is a long time. Oeuvres de Ellen De Meutter, Gelitin, Kati Heck, Anton Henning, Friedrich Kunath, Jonathan Meese, Peter Rogiers, Ed Templeton, Rinus Van de Velde, Aaron van Erp, Henk Visch et Franz West. ‣ Jusqu’au 12·03. Du Ma. au S. de 13 à 18h.

UGodtsstraat 15 - 2140 Borgerhout 03 216 16 26 - www.zeno-x.com

FLANDRE ORIENTALE GENT KIOSK Digitalis. Sculptures de Daniel Dewar et Grégory Gicquel. ‣ Jusqu’au 10·04. Du Ma. au V. de 14 à 18h, les S. et D. de 11 à 18h. ULouis Pasteurlaan 2 - 9000 Gent 09 267 01 68 - www.kioskgallery.be

COURTESY GALERIE = 22, 48M2

ANVERS

COURTESY GAL. BERNARD CEYSSON

France Marc Devade – Peinture et dessin Paris – Galerie Bernard Ceysson L’artiste français (1943 – 1983) est connu comme membre im­ portant du groupe Supports/Surfaces. Il laisse une œuvre pictu­ rale abstraite et rigoureuse mais très subtile, un moment in­ fluencée par la peinture chinoise, ce qui l’amena à travailler à l’encre avant de revenir à la peinture à l’huile. U Jusqu’au 19 mars. Galerie Bernard Ceysson, 23, rue du Renard, 75004 Paris. www.bernardceysson.com

Robert Mapplethorpe – Photographie Paris – Galerie Thaddaeus Ropac L’architecte américain Peter Marino signe une exposition de 60 photos et 20 polas véhiculant sa vision des trois thèmes qu’il considère comme fondamentaux dans l’œuvre du photogra­ phe américain : imagerie sadomasochiste homosexuelle, natu­ res mortes florales et portraits nus d’hommes afro­américains. U Jusqu’au 05 mars. Galerie Thaddaeus Ropac, 7 rue Debelleyme, 75003 Paris. www.ropac.net

Trio – Dessin, peinture et vidéo Paris – Galerie22, 48m2 Cette exposition fait dialoguer le travail de 3 artistes. Le Coréen Sang­Sobi Homme (illu.), l’Américain Jonathan Monaghan et le Français Géraud Soulhiol ont en commun de forger des mon­ des miniatures et lointains, vidés de la présence des hommes, et de les déployer dans une logique sérielle. U Jusqu’au 19 mars. Galerie 22,48m2, 30 Rue des Envierges, 75020 Paris. www.2248m2.com

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


10

Adjugé!

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

l Salon

Eurantica pour Mali

DURAN

Maternité

Chez Duran, à Madrid, ce 18 février, on vendait des dizaines de toiles sans intérêt majeur, régionalistes et généralement du XIXe siècle, voire du XXe siècle. Mais il y avait aussi quelques lots de tableaux an­ ciens, généralement des copies médiocres, sauf cette “Maternité”, présentée comme école espagnole du XVIIIe siècle. On atten­ dait 2 500 euros de ce morceau presque carré de 96 cm de côté. Or il en vint 17 000 euros, sans les frais. C’est sans doute qu’il s’agit d’une toile d’un artiste de l’Italie du Nord, entre Milan et Gênes. Il n’y a plus qu’à trouver le vrai et juste peintre qui a peint cette œuvre d’art.

HALLET

17 000 €

PIASA

Josef Frank Chez Piasa, à Paris, ce 17 fé­ vrier, dans la suite de la vaca­ tion de design scandinave, la salle avait pré­ paré une dis­ persion de 53 lots unique­ ment consacrés à Josef Frank (1885­1967). On ne vendit guère plus de 50 % des lots, et rares furent ceux qui firent mieux que l’es­ timation haute. On gardera en mémoire cet intéressant cabi­ net de 1936, en ronce d’érable, acajou et bouleau, qui s’est né­ gocié à 11 592 euros, plus près de l’estimation basse que de la haute. Il mesure 123 x 120 cm pour 80 cm de profondeur.

11 592 €

h La fin d’une grande histoire vieille de plus de 30 ans se réalisera la semaine prochaine. h 85 exposants seront au nord de Malines. EURANTICA OUVRIRA SES PORTES à la fin de la semaine prochaine et, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, le salon quitte le Heysel, où il s’épanouissait depuis plus de 30 ans, pour aller se loger dans le hall des foires de Malines, à 20 km de là. Le changement va être fort, radical, mais peut­être salvateur, tant la foire pâtissait, plus que d’autres, des crises successives qui émaillèrent les affaires ces dernières années. Artexis qui est à la manœuvre à travers Luc Darte, dont le dynamisme est aussi salvateur que l’est le plurilinguisme de sa collègue Diane Kervyn, sait comment réagir. Et la so­ ciété d’Eric Everard quitte les lieux deux fois à dire vrai. En effet, Art Brussels ne sera plus sur le plateau proche des palais royaux; l’art contemporain va s’installer à Tour et Taxis. Appréhensions justifiées ? C’est donc d’une nouvelle stratégie dont il est question. Celle qui regarde Eurantica

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Le marché

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

11

quitte le Heysel nes

Pierre Hallet sera là avec des œuvres rares comme cette toile de Maurice Wyckaert de 1971 : La gueule qui avale Jonas”.

tient à la permanence d’un événement im­ portant du marché de l’art belge qui a tou­ jours changé pour se perfectionner. Il y a 30 ans, quand il y avait 130 stands, 80 étaient composés de brocanteurs. En changeant de lieu, en serrant les rangs et en avançant les dates en ce tout début du mois de mars, il s’agit de faire confiance au marché et, surtout, aux amateurs, qui vien­ dront ou ne viendront pas selon leurs capri­ ces, vers une destination nouvelle. Les mê­ mes appréhensions couvaient lors du dépla­ cement de la Brafa depuis le Palais des Beaux­ Arts de Bruxelles vers Tour et Taxis. Ce fut un coup de poker et il fut gagnant. Est­ce pire d’aller au nord de Malines que de se rendre de l’autre côté du canal ? Le verdict sera rendu bientôt. Nonobstant cet obstacle psychologique qui marqua d’abord les exposants, l’exposé que nous en fit naguère Luc Darte a de quoi ré­ conforter. Notre hôte d’une heure nous a mis sur table toutes les avancées et les améliora­ tions dont Eurantica sera dotée, pour les par­ ticipants comme pour les exposants. Plan inchangé “Le hall de 15 000 m² sera limité à deux­tiers de son étendue. Mais le plan restera le même que celui qui présida aux promenades dans la foire depuis près de cinq ans. Une allée centrale et des îlots carrés successifs accueilleront les visiteurs.

Il sera donc impossible de louper un stand”, nous dit le patron de la manifestation. Le nombre de stands est limité, du fait de la crise sans doute, de la note relative au mé­ trage carré et des craintes déjà énoncées. Mais Luc Darte est certain qu’une fois la foire terminée, “cela va jaser entre marchands” et que “les inscriptions vont commencer pour 2017”. “Les dates sont avancées car il faut pro­ fiter de la Tefaf, qui débutera à la mi­mars. Pré­ cédemment, on avait une superposition de da­ tes, chose nuisible. Cette fois, cela va permettre aux exposants de la Tefaf de venir à Malines car ils vont avoir deux jours de congé forcé à cause des expertises; tous ont été invités. Chiner est leur métier, donc ils viendront. Ensuite il y a le parking, vaste et commode, tout comme l’accès. Pour cela, le Heysel était très compliqué. Puis il y a la ville de Malines, accueillante à travers ses édiles qui font des bonds de joie à l’idée de pren­ dre pieds dans le marché de l’art et de voir dé­ barquer en ses murs plus de 30 000 visiteurs. Il y aura des retombées en Horeca, c’est sûr”. Plus de détails la semaine prochaine autour du thème de la peinture belge et de la Fondation de Maurice Verbaet, sis à Anvers, chaussée de Malines. Ph. Fy. U Infos : Vernissage sur invitation ce 4 mars à 14h. Nekkerhal, Brussels North, Plattebeekstraat 1 à 2800 Malines. Tél : 02 740 10 30.

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


12

Le marché

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

l Foire

l Vente publique

e

Hasselt, pour la 33 fois Ce tableau de Van Clève figurant le “Massacre des Innocents” sera chez Madame Crouzet, à Hasselt.

Panorama du XXe belge chez De Vuyst h Les vacations du 5 mars seront d’envergure à Lokeren.

h La foire des antiquaires de Hasselt commence ce vendredi et se terminera lundi soir. h Près de 70 exposants vous attendent. LES FOIRES SE BOUSCULENT ces temps­ci. On pour­ rait penser que c’est de trop, mais c’est aussi le signe d’une certaine vitalité. Sans les professionnels qui ont envie d’y participer, ces salons n’existeraient pas. Et s’ils y vont et y reviennent c’est que c’est un peu ren­ table quand même. De plus, il n’y a guère de concur­ rence car ces foires sont toutes posées sur des paliers différents, comme des avions en plein ciel. Hasselt, c’est comme un vieil esprit des années 60 et 70 qui perdurerait. L’ambiance y est bon enfant, et les fournitures généralement accessibles en prix et en es­ prit car elles sont souvent de nos régions. A ce propos, la position géographique de Hasselt et son passé lié­ geois sans doute, suscite la venue de nombreux étran­ gers proches. On y parle donc diverses langues du voi­ sinage. L’Eurégio trouve, ici, un moyen d’expression naturel. Ceci dit, il y aura même un stand de négo­ ciants hongrois. Massacre des Innocents La diversité se trouvera également dans les stands et leurs vitrines, de même que dans les prix. On peut partir de 10 euros pour un tissu de maison ou pour une tasse à moka en porcelaine, et filer au firmament, comme chez Jocelyne Crouzet. Cette grande dame française, habituée de Namur, de Luxembourg, de la Brafa aussi, est installée au Grand­Duché et y déploie

ses connaissances de la peinture flamande. On trou­ vera chez elle, sous le nom de Lux­Art Consulting, une composition de Martin Van Clève (1527­1581), inti­ tulée “Le Massacre des Innocents”. Il s’agit d’un pan­ neau de 75 x 107 cm, provenant d’un château du sud de la France et passé, en 1995, dans une salle de Drouot. Le prix est tel que nous allons le taire par ici, et on ne serait pas surpris de l’entendre à la Tefaf, à Maestricht. Il suffit de le demander. Le tableau est in­ téressant en ce qu’il traduit le fait historique des temps d’Hérode vers ceux de Philippe II et du duc d’Albe, qui massacrèrent les hérétiques dans nos con­ trées au XVIe siècle. Cristaux du sieur Jolly Par ailleurs, il y aura des tableaux modernes chez Eufrazie (galerie à Valkenburg), mais aussi des pendu­ les, comme celles qu’expose et restaure Eward Ruyter, installé à Tongres. On épinglera le modèle Louis XVI, dont le mouvement est signé par Lépine, horloger du roi, à Paris. La pièce est surmontée d’un petit cupidon doté de sa flèche qui touche un nid de colombes. Tout cela est en bronze, doré joliment. Toute la Belgique est ici représentée, on s’en doute, et on reverra le spécia­ liste des gravures installé à Ulbeek, à savoir Lex Anti­ qua, qui sort de la Brafa lui aussi. La galerie Maru (Os­ tende) sort pour sa part de la foire de Luxembourg. Du côté des francophones, on reverra avec plaisir les verreries et cristaux d’Eric Joly (Namur), les bijoux de Véronique Malaise (Liège­Yvoir), les peintures orien­ talistes de Léopold Baijot (Verviers) et les meubles res­ taurés ou à restaurer de Bois d’Acanthe (Liège). Ph. Fy. U Infos : http://www.hasselt­artanticfair.com. Au Grenslandhallen à Hasselt. De 11 à19h. Gratuit jusque 15 ans. Gratuit pour les dames le lundi.

Spilliaert toujours surprenant Plusieurs lots concernent Henri Evenepoel (1872­ 1899). On y épinglera cette esquisse très enlevée fi­ gurant un petit panorama d’Alger, peint sur un car­ ton de 238 x 330 mm; il est attendu entre 14 000 et 18 000 euros. Spilliaert (1881­1946) figure lui aussi à plusieurs reprises en perpétuant sa capacité de surprendre l’amateur par son inventivité. Sa “Femme de pêcheur” en châle noir dans la neige est d’une simplicité troublante; on en espère de 80 000 à 120 000 euros. L’oeuvre date de 1913. Au lot 171 se trouve une autre toile remarquable de Jos Albert (1886­1981). Elle date de 1917 et montre une dame assise accoudée à une table où se trou­ vent des fruits et des fleurs jetées. Mesurant 70 x 50 cm, elle provient de la collection de Louis Pié­ rard. On en attend 22 000 à 28 000 euros. Ph. Fy. U Infos : Rue de l’église, 22­54, Lokeren. 09.348.54.40. www.de­vuyst.com. Exposition dès ce week­end.

DE VUYST

LUX-ART CONSULTING

LA SALLE DE VENTES DE VUYST, à Lokeren, est sans aucun doute la meilleure dans la défense des artistes belges du siècle passé. Même si on trouve à chaque vente des lots anciens et des choses con­ temporaines, ce sont les artistes nés vers 1860 et morts vers 1950 qui dominent. Le panthéon belge est, dans ces années, des plus glorieux, autant pour la valeur des œuvres présentées que la force expres­ sive ou les qualités picturales des compositions. Dans un florilège qui pourrait compter 50 lots si nous avions la place, isolons alors ce pastel d’Henry De Groux (1866­1930) intitulé “Le Charnier”. Il est daté de 1894 et mesure 102 x 72 cm. Cette œuvre presque terrifiante provient de la galerie Durand­ Ruel à Paris, ce qui n’est pas rien. L’évaluation est modeste cependant, et tourne entre 12 000 et 16 000 euros. Le lot suivant est une merveille de joie de vivre et de bien­être. C’est une “Basse­Cour” datant de 1893 et signée par Emile Claus (1849­ 1924). Deux personnages, des poules, une fermette au toît de chaume et des couleurs vivifiées par un soleil de printemps emporteront l’adhésion des amateurs. Les experts de la salle le pressentent d’ailleurs. Ils en attendent de 380 000 à 440 000 euros.

Cette toile d’Anto Carte, “Neige”, peinte vers 1925, est annoncée chez De Vuyst entre 60 000 et 80 000 euros.

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Le marché

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

13

l Vente publique

Jolis succès chez Légia à Bertrée

WASSEIGE

Ce visage plein de noirceur peint par Jean Fautrier vers 1926 et provenant d’une collection parisienne, a trouvé preneur à 40 000 euros plus frais chez Légia, à Bertrée.

h La vente d’une toile de Fautrier ce 21 février, non loin de Hannut, montre la vitalité de ce segment. QUE SERAIENT LES SALLES DE VENTES du monde entier sans Internet ? Poser la question c’est évidemment y répondre, et on se réjouira de voir cet outil encore récent faire tourner les affaires comme jamais elles ne l’eurent été sans cette opportunité. Chez Légia, dans une vente classique où nous avions, la semaine passée, mis le focus sur trois voitures plus ou moins anciennes, il y avait aussi plus de 200 lots de fournitures diverses, classiques et bourgeoises. Fautrier en vedette Comme nous le disait Vincent de Lange : “nous n’avions pas assez de chaises dans la salle pour accueillir tout le monde. De nombreux télé­ phones ont été mis à contribution mais, surtout, notre lien avec ‘DrouotLive’, pour atteindre le reste du monde, a une fois encore été déterminant. C’est comme cela que nous avons pu vendre le ta­ bleau de Jean Fautrier (1898­1964), pourtant de prime abord difficile à écouler vu son côté téné­ breux, à 40.000 euros après une bataille d’enchè­ res entre la France, la Suisse et les Etats­Unis”. Ces 40 000 euros, hors frais, comme les autres chiffres ci­dessous mentionnés, mon­ trent qu’à travers la toile, toutes les salles sont observées par les connaisseurs. Fautrier est évidemment un nom célèbre pour le foyer pa­ risien d’entre les deux guerres et, surtout, dans ces années 50 florissantes. Mais, ici, nous

étions dans les années d’après la Grande Guerre, et toujours dans une figuration per­ ceptible mais noircie par le désastre humain encore récent dans l’esprit du peintre. La toile était estimée entre 8 000 et 10 000 euros. Meissen On trouvait au lot 3 une petite toile de John Nost Sartorius (1759­1830), peintre anglais spécialisé dans les animaux et notamment, ici, à travers un superbe “Pur­sang” de profil. La toile de 60 x 75 cm a été vendue à 1 700 euros, sur une base de 600 à 800 euros. Joli score à nouveau pour le lot 6, où était logé un panneau du XIXe siècle hollandais signé par Leickert (1816­1907). On y voyait un large paysage d’hiver avec des patineurs sur un canal. Les ex­ perts maison pensaient en obtenir entre 1 500 et 2 000 euros, mais après une sympathique bataille d’enchères, le marteau fut frappé à 7 400 euros, toujours hors frais. Notons encore que tous les lots d’ivoires furent vendus, de même que les trois lots de Haute Epoque dont un tabouret et deux petits cassones; l’un deux s’en alla à 1 500 euros. Un important vase cou­ vert en porcelaine de Meissen du XIXe siècle, de style Louis XV, a trouvé preneur à 2 300 euros et une belle pendule Napoléon III changea de mains à 2 900 euros. Les gravures furent cédées en totalité, à petits prix, mais rien que ça, c’est déjà pas mal. Les lots d’argenterie furent également bien défen­ dus, dont des créations liégeoises du XVIIIe siè­ cle. Par contre les trois automobiles vont ren­ trer dans leurs logis. Ph. Fy. U Infos : 019. 63. 55.59.

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


14

Le marché

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

l Vente publique

Van de Wiele version CoBrA Cette gravure relative à la guerre de 80 ans, partie d’un volume très rare, sera à prendre chez Van de Wiele à Bruges le 5 mars prochain. Quant au volume de M. S. Merian sur les insectes (à droite), il est estimé à 18 000 euros.

h La librairie brugeoise va vendre de très belles choses modernes et anciennes en deux jours, le week­end prochain.

La vente du samedi matin à 10 heures sera plus ré­ gionaliste, et verra passer des lots de dentelles à côté d’une foule de livres. Insectes et guerre infinie L’après­midi, il en sera tout autrement, quoique les lots concernant la production de poterie par Achile Vande Voorde (1875­1959) ne devraient pas monter très haut. Ses archives seront également à priser. Cela se corsera, par contre, quand on abordera les li­ vres rares des XVIe et XVIIe siècle, avec une prime pour un volume de Maria Sybilla Merian illustré de gravu­

VAN DE WIELE

Grands maîtres belges Pour le vendredi, le lot phare pourrait être inscrit au numéro 88 car s’y trouve une suite de huit improvisa­ tions partagées entre Dotremont et Corneille. Les piè­ ces datent de 1949 et elles sont annoncées entre 7 000 et 9 000 euros. Le professeur avait acheté en son temps toutes les publications relatives à CoBrA. Il y a un lot dévolu aux petits magazines que les artistes créèrent entre 1949 et 1951. De même pour un écrit de Corneille “La Guerre”, annoncé ici entre 2 200 et 2 800 euros. La collection comprendra par ailleurs des livres illus­ trés par des artistes belges réputés comme Van Riet, Appel, Alechinsky, Masereel, Raveel, les Jespers, Ma­ gritte et bien d’autres. Les monographies sur les archi­ tectes du XXe siècle seront nombreuses. Il y aura égale­ ment 25 années des intéressants et grands volumes de “L’Emulation” (1 400 à 1800 euros).

VAN DE WIELE

IL VOUS RESTE QUELQUES BONNES JOURNÉES pour faire le tour de la dispersion qui pointe son nez chez les Van de Wiele à Bruges. Le vendredi à deux heures de relevée, on présentera les livres et effets du profes­ seur Raf De Saegher. Il était versé dans l’art des artistes du mouvement CoBrA par des liens tissés très tôt avec plusieurs de ses membres. Le professeur cultivait la littérature néerlandaise et flamande, mais aussi l’architecture moderne et la pho­ tographie du siècle passé. Le samedi, ce sera le tour d’une vacation plus tradi­ tionnelle, avec une foule de livres, gravures, dessins, manuscrits et autres volumes illustrés.

res coloriées à la main, et dont le sujet principal est consacré aux insectes. C’est le numéro 1083 et on en attend entre 18 000 et 20 000 euros. Puis il y aura éga­ lement ce volume consacré à la guerre de 80 ans, par Frans Hogenberg, doté de 400 planches richement or­ nées et fort bien gravées. Le lot est annoncé entre 20 000 et 24 000 euros. Des sujets de médecine, de voyage, un peu de généalogie et pas mal d’histoire compléteront le décor. Ph. Fy. U Infos : Van de Wiele Auctions; Groeninge 34, 8000 Bruges. Tél. : 0478 99 55 25; www.marcvandewiele.com

l Vente publique

Du grand classique aux Casernes h La vente future

PARTZ

chez Banque dessinée aura lieu le 6 mars.

Cette feuille de Walt Disney datant de 1936 est annoncée entre 2 000 et 2 200 euros.

LE RENDEZ­VOUS FIXÉ par les Partz et autres Foquet ou Deneyer, ne manquera pas d’attraits à l’abri des casernes de la gendarmerie et tout à côté du vaste ma­ gasin d’antiquités tenu par le sieur Frantz Hemelleers (1). Que les auteurs de cette vacation nous excusent de passer sur les objets dérivés, mais force est à donner aux volumes et planches auto­ graphes une priorité que leurs qualités imposent, bien avant leurs valeurs. Et pour varier les plaisirs nous allons débuter par la fin du catalogue, où le dernier lot est tenu par un strip de Po­ peye, signé de Bill Zaboly. Le dessin à l’encre de Chine date de 1958, époque de la publication. Le lot est annoncé en­ tre 200 et 300 euros. Un peu avant, on aura trouvé fort at­

trayantes les rondeurs de demoiselle Na­ tacha, posant sur une feuille depuis 2002. Sorte de petite sirène de Copen­ hague en version plus vulgaire, la jeune fille sortie des crayons de Walthéry de­ vait attirer du monde par folders et affi­ ches interposées au deuxième salon de la BD de Saint­Gilles. Ce dessin marouflé de 70 x 200 mm est annoncé entre 200 et 250 euros. Walt Disney accessible Quand Natacha est en plus petite te­ nue encore, les prix gonflent. Il en est ainsi du lot qui précède la presque si­ rène, où la demoiselle peu farouche tra­ vaillant à l’accoutumée sur des lignes aé­ riennes, apparaît sans son uniforme pour effectuer son service; on ne sait si le commandant de bord était au courant. Les amateurs pourront se disputer la chose entre 400 et 500 euros minimum, pour une feuille de 1985 mesurant 160 x 290 mm. Le lot 757 est dévolu à une feuille auto­ graphe de Walt Disney (il y en a plu­

sieurs autres tout aussi sympathiques). Celle­ci est une gouache et encre de Chine prévue pour la couverture de l’épisode “Mickey et les trois voleurs”, publié aux Editions Hachette en 1936. Cette composition est annoncée entre 2 000 et 2 200 euros. Les trois autres lots de Walt Disney sont bien plus accessi­ bles et ne sont guère estimés à plus de 500 euros. On terminera cette mise en appétit par le lot 678. Il est occupé par une pin­up US de belle facture, si on ose dire. Le crayon de Meynet est cause de cette at­ tractivité pour les activités campagnar­ des du Texas. Il s’agit pour l’heure d’une encre de Chine et aquarelle réalisée pour un ex­libris en 1999. Et comme le dit le catalogue, on remarquera le “graphisme lumineux et expressif” du personnage. Le lot est estimé entre 500 et 600 euros. Ph. Fy. U (1) www.frantzhemelleers.be U Infos : Exposition les 4 et 5 mars. 39 avenue des Casernes, 1040 Bruxelles. 02.646.91.38. www.banquedessinee.be

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Le marché

SEMAINE DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS 2016 ARTS LIBRE

15

l Foires d’art contemporain

New York en forme fait le plein de foires h Face à la bourse frileuse, le marché de l’art new­yorkais multiplie les foires, entre la centenaire Armory Show et la jeune Independent. h Et attire les Belges.

Un marché accessible Après le succès de vente de l’année passée et le salut de la critique pour son stand, Michel Rein (Paris/Bruxelles) a pris date pour la troi­ sième fois consécutive. “Nous aimons New York, l’art américain et la semaine de l’Armory qui fourmille d’événements, de foires, de vernissages en galeries et musées, et qui est surtout marqué par une forte mobilisation des collectionneurs new­yorkais”. Il confirme l’accessibilité du marché américain aux galeries étrangères. “Nous avons beaucoup vendu ces deux dernières années sur ce marché, y compris dans les institu­ tions majeures. C’est un marché direct, accessible. La présence d’artistes américains nous a forte­ ment aidés pour convaincre et affirmer notre crédibilité, mais ils ne furent pas les seuls à trou­ ver acquéreurs. Nous revenons par exemple avec la Franco­belge Farah Atassi, dont deux tableaux ont été vendus l’an passé”. Michel Rein misera aussi “sur deux artistes afro­américaines, la photographe LaToya Ruby Frazier, devenue une vraie star aux USA et en Eu­ rope, et la sculptrice Abigaïl DeVille, pour une sorte d’avant­première de l’expo de sculptures de femmes qui s’ouvrira à Los Angeles chez Hauser Wirth&Schimmel Gallery juste après la foire. A la suite de l’expo solo chez David Zwirner, à Chel­ sea, on présentera une œuvre de Michael Riedel et on célébrera le retour annoncé de Jimmie Du­ rham sur la scène états­unienne après 25 ans d’absence avec une œuvre référentielle tant à Du­ champ qu’à l’Armory. Sa rétrospective est an­ noncée au Hammer Museum, au Walker art cen­ ter puis au Whitney. Enfin, on pense que les œuvres du peintre français Armand Jalut pour­ raient intéresser les collectionneurs new­yor­ kais”. Sélection belge Pour sa part, Axell Vervoordt retracera la scène avant­gardiste new­yorkaise des années 50 et 60 à travers les activités de la Martha Gackson Gallery, les artistes du Gutai, du groupe Zero et d’autres comme Tapiès, Klein, Dubuffet… et des Américains. Albert Baronian partage son stand entre les Occidentaux La­ rissa Lockshin et Ry Rocklen, et, sous in­ fluence orientale, Mekhitar Grabedian et Achraf Touloub. Présent pour la première fois, Meessen De Clercq mise sur un solo d’Adam

© L’ARTISTE © PHOTO : KAI-MORTEN VOLLMER

AVEC SES DEUX FOIRES en parallèle sur les piers 92 et 94, l’une consacrée à l’art moderne, l’autre au contemporain, l’Armory Show reste la foire new­yorkaise du moment la plus at­ tendue. Plus de 200 galeries s’y côtoient. A côté des Lelong, Zwirner, Ropac, Lisson, Ben Brown, Sprüth Magers ou Praz­Delavallade, huit galeries de Belgique seront du rendez­ vous, dont les Franco­Belges Nathalie Obadia et Daniel Templon.

Jimmie Durham, “Desir n°2”, 1996-2015; table en bois, céramique, tuyau pvc, plastique; 98 x 56 x 36 cm, une œuvre présentée à l’Armory Show contemporain par la galerie Michel Rein Paris/Bruxelles. Henry portant sur la fragmentation et la dé­ composition des couleurs du spectre chroma­ tique. Première également pour MotInterna­ tional, avec des œuvres de Ericka Beckman, Susan Hiller, Seung­Taek Lee, Simon Mathers, Dennis Oppenheim, Laure Prouvost, Dan Rees, Amikam Toren et Ulay. Pour sa cin­ quième participation, Rodolphe Janssen a opté pour un focus sur l’Américain Betty Tom­ pkins, présent à la FLAG Art Foundation à New York avec 1000 œuvres. Également, œuvres de D. Adamo, D. Balula, S. Gomez, Ch. Harlan, S. Landers, A. McEwen, T. Rodland et G.&U Tobias. Les foires satellites Foire affiliée à l’Armory, la Volta NY réservée à des solos a sélectionné la galerie gantoise Jan Dhaese avec l’artiste Emerald Rose Whipper. Pas de Belges, par contre, à l’Armory Modern, ni à Scope, ni à Pulse. Le regard se portera sur Independent puisque la foire sera également belge en avril prochain. Y participent évidem­ ment Elizabeth Dee, cofondatrice, Clearing (New York/Bruxelles) et, pour la troisième fois, Office Baroque avec David Diao. On re­ tiendra également le Salon Zürcher, qui réu­ nira six galeries dont la Bruxelloise Mathilde Hatzenberger avec le peintre belgo­new­yor­ kais Marc Van Cauwenbergh. Claude Lorent

U Infos : www.thearmoryshow.com, www.voltashow.com, www.independenthq.com, www.galeriezurcher.com

© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


© S.A. IPM 2016. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.

Supplément arts libre du 260202016  
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you