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Supplément à La Libre Belgique - N°240 - Semaine du 30 mai au 5 juin 2014

Portrait P.3

Anna Susswein est à la tête du réseau privé d’agences immobilières Universal.

En vue PHOTO NEWS

P.2

Le Wijnegem Shopping Center se voit décerner deux prix internationaux.

Marché

REPORTERS/DPA

Bruxelles ne fait pas chambre à part La Région bruxelloise se dote d’un cadre juridique réglementant les différents types d’hébergements touristiques, y compris les plus en vogue. pp. 4 et 5

Le bilan de l’année 2013 est plutôt mauvais pour l’industrie cimentière belge.

Annonces PP.6-16

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AIRBNB :

JEAN-LUC FLÉMAL

P.3

Dans ce supplément, 11 pages pour trouver le bien de votre choix.

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EN VUE Agenda Formation EMI. Les inscriptions sont ouvertes pour la quatrième rentrée de l’Executive Master en Immobilier dispensé par l’Université SaintLouis (Bruxelles) et l’Ichec Management School, qui se profile en novembre 2014. Les cours, accessibles aux professionnels d’au moins cinq ans d’expérience, se donnent en français et ponctuellement en anglais. Le cursus s’étale sur 12 mois en horaires adaptés, un vendredi et un samedi sur deux. Une séance d’information pour en apprendre plus sur le programme, avoir la possibilité de rencontrer l’équipe enseignante et des étudiants des promotions précédentes aura lieu le vendredi 6 juin prochain, lors d’une demijournée d’immersion dans le programme. U Vendredi 6/6, de 9h à 13h30. La rencontre sera suivie d’un lunch avec les étudiants et professeurs de l’EMI. Infos : www.executive­master­immobilier.be Inscriptions : 02.792.36.29 ou cecile.mairesse@usaint­louis.be

Séminaire UPSI. L’Union professionnelle du secteur immobilier (UPSI) organise un séminaire consacré au Code du développement territorial (CoDT) wallon le 12 juin prochain, à destination toutefois uniquement des promoteurs et des constructeurs, soit des seuls membres de l’UPSI et de la Confédération Construction. L’accès au séminaire est gratuit. Au programme ? Un survol des principales nouveautés du CoDT et un focus sur les permis et les délais de rigueur. U Jeudi 12/6, de 14h15 à 17h. Cercle de Wallonie, avenue de la Vecquée 21 à 5000 Namur. Inscriptions avant le 7/6 à l’adresse suivante : www.upsi­bvs.be/codt

SEMAINE DU 30 MAI AU 5 JUIN 2014 LIBRE IMMO

Pas de subsides pour ceux qui fraudent

REPORTERS

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Le secteur de la construction s’arme d’un plan d’action pour lutter contre la concurrence déloyale. LES PARTICULIERS QUI CONSTRUISENT ne de­ vraient bénéficier de primes et de subsides que dans le cas où ils font appel à des entrepreneurs qui respectent les règles sociales. Voilà une des propositions émises par le secteur belge de la construction dans le cadre du large plan d’action qu’il mène pour lutter contre la concurrence dé­ loyale sur les chantiers. Ce plan d’action a été si­ gné par la Confédération Construction, Bouwunie et Fema, la Fédération des négociants en maté­ riaux de construction; mais aussi par les syndicats ACV­CSC, ABVV­FGTB et ACLVB­CGSLB. “Aussi bien les employeurs que les syndicats ont signé, souli­ gne Robert de Mûelenaere, administrateur délé­ gué de Confédération Construction. Nous faisons tous la même analyse et proposons tous les mêmes so­ lutions.” Des solutions pour lesquelles le secteur de­ mande le soutien des pouvoirs publics tant fédé­ raux que régionaux, arguant que pareille lutte contre le dumping social ne peut pas être menée

au seul niveau européen. Le plan cible cinq volets en particulier : le renfor­ cement du cadre légal belge afin que la remise ou l’acceptation de prix anormalement bas, ne pou­ vant être que le résultat d’une fraude sociale ou fiscale, soient traduites en éléments d’infraction et assorties de sanctions pénales; le renforcement du contrôle du respect des obligations sociales et fis­ cales et des normes en matière de sécurité et de bien­être; l’obligation d’un moyen d’identifica­ tion visuel sur les chantiers permettant de voir quels ouvriers sont présents et quelle entreprise les emploie; le renforcement de la compétitivité des entreprises par une diminution structurelle des cotisations sociales; enfin, davantage de res­ ponsabilisation des donneurs d’ordre. Et ce, no­ tamment via le conditionnement des aides finan­ cières au choix d’un entrepreneur qui respecte toutes les règles sociales en vigueur. “C’est simple si la volonté politique y est, indique Robert de Mûelenaere. Nous souhaitons un système dans lequel l’entrepreneur doit pouvoir fournir une attestation qui montre qu’il a rempli toutes ses obli­ gations sociales et fiscales. Le particulier ne pourra prétendre à un avantage financier que si cette attes­ tation est en ordre.” F.Ma., avec Belga

PHOTO NEWS

DEUX AWARDS POUR LE WIJNEGEM

Le Conseil international des shopping centers (ICSC) a annoncé le nom des gagnants des European Solal Marketing Awards. Sept prix en or et 22 autres en argent ont été décernés aux centres commerciaux européens et sud-africains qui se sont distingués par leurs bonnes pratiques et leur capacité d’innovation. Parmi eux, deux awards reviennent à un mall belge : le Wijnegem Shopping Center. Le premier (Refurbishment Award, or) récompense la manière dont le centre commercial a envisagé sa rénovation, en misant sur un petit chantier de construction pour les enfants afin de conserver son public familial pendant les travaux. L’initiative lui a même permis d’enregistrer une hausse de 4 % de son flux de visiteurs. Le second award (Integrated Digital Campaigns Award, argent) salue sa campagne de promotion des fêtes de fin d’année, dont la vedette était un sapin décoré de 18 écrans sur lesquels étaient diffusées des photos préalablement uploadées sur son site Internet par les visiteurs. L’opération a été couronnée de succès puisque 18 000 clients y ont participé.

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Le bilan 2013 fige les cimentiers belges L’année 2013 s’est révélée décevante pour les cimentiers belges. Et 2014 s’annonce mitigée. A L’OCCASION DE SA DERNIÈRE as­ semblée générale, la Fédération de l’in­ dustrie cimentière belge Febelcem a tiré son bilan de l’année écoulée. Le­ quel est plutôt décevant. “L’activité dans la construction s’est contractée en Belgique et la consomma­ tion de ciment a régressé de 5,8 % par rap­ port à 2012 pour retomber à 6 039 000 tonnes, indique Febelcem. Cela reste néanmoins très légèrement supérieur à la moyenne des dix dernières années.” En 2013, les importations ont représenté 24,3 % de la consommation totale de ci­ ment. “Ce chiffre est en baisse par rap­ port à 2012 mais reste historiquement re­ lativement élevé.” Les livraisons totales de ciment gris des membres de la fédé­ ration ont atteint 6 118 950 tonnes en 2013, “soit 2,6 % en dessous du niveau de 2012 et 6,7 % en dessous de la moyenne des dix dernières années”.

EN VUE

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En bref Partenariat Redevco et Carrefour Belgique ont signé un contrat de

A l’échelle de l’Europe, le marché du ciment a chuté de 46 % entre 2008 et 2013. Sur la même période, la con­ sommation de ciment en Belgique est restée à peu près stable et a donc bien résisté. “Toutefois, l’existence de surcapa­ cités de production dans les pays avoisi­ nants, la pression sur les marges qui en découle et la nécessité de rester compéti­ tifs obligent des membres de Febelcem à rationaliser leurs outils de production, déplore la fédération. Les investisse­ ments dans l’industrie cimentière se sont élevés en 2013 à 28,5 millions d’euros restant ainsi proches de la moyenne des cinq dernières années.” L’année 2014 s’annonce mitigée en terme de volumes. “Tenant compte de l’hiver doux de ce début d’année, la con­ sommation de ciment est attendue en baisse de 2 % par rapport à 2013.” Dans son mémorandum diffusé à l’occasion des dernières élections, l’industrie ci­ mentière confirme sa volonté de “maintenir une industrie compétitive et durable en Belgique”. L’objectif est de continuer à produire localement le ci­ ment et ainsi “apporter une réponse aux défis actuels : évolution démographique, optimisation de l’espace, respect de bud­ gets serrés, performance environnemen­ tale accrue, réduction des coûts énergéti­ ques des bâtiments…” F.Ma.

transaction qui prévoit de nouveaux contrats de location commerciale pour 66 sites stratégiques où les deux parties sont respectivement propriétaire et locataire. Partenaires privilégiés depuis 2001, Carrefour et Redevco poursuivent avec cet accord leur partenariat de longue durée avec un programme d’investissements communs pour continuer à optimiser, rénover et renforcer ensemble les sites commerciaux.

Copropriété Décision de justice. Le tribunal de première instance de Gand a jugé contraire à la libre circulation des marchandises l’interdiction de vendre des garages ou des emplacements parking situés dans un immeuble à appartements à une personne qui ne serait pas copropriétaire de ce même immeuble. Les possibilités de parking sont considérées comme des lots distincts et indépendants des unités de logement, contrairement aux unités de stockage ou aux caves. Une plus grande fragmentation de la propriété liée à l’augmentation du nombre de copropriétaires et l’éventuelle gestion moins efficace qui en découlerait ne semblent pas avoir été des arguments pertinents aux yeux du juge. Les copropriétés qui auraient des dispositions similaires dans leurs statuts devraient tenir compte de l’argumentaire développé par le tribunal de Gand. Une adaptation de leurs statuts peut s’imposer.

Fréquentation Le BLSC, Belgian Luxembourg Council of Shopping Centers, recense chaque trimestre le nombre total de visiteurs qui franchissent les portes des 15 plus importants centres commerciaux de Belgique. Pour le premier trimestre de 2014 celui-ci était de 22 700 179 visiteurs. Soit une hausse de 0,36 % par rapport à la même période en 2012, mais une légère baisse si on le compare à pareille époque en 2013.

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Des agences immobilières de quartier Après 24 années passées au sein de l’équipe dirigeante de l’agence immobilière de prestige Lecobel, Anna Susswein met son expérience au service du nouveau réseau privé Universal et mise sur la proximité et les biens moyen de gamme.

ANNA SUSSWEIN A UNE LONGUE expérience dans le commerce. Ce­ lui de l’immobilier bien sûr, puis­ que, dès sa création, en 1989, elle a activement pris part au développe­ ment de l’agence bruxelloise spé­ cialisée dans les biens de prestige Lecobel, devenue Lecobel Vaneau depuis son rachat par le groupe français GTS en février dernier. Mais elle a aussi exploré d’autres secteurs au cours de sa carrière, aussi divers que celui de l’équipe­ ment de la personne ou encore de la maison. “Avant de me lancer dans l’immobilier, j’ai aidé mon mari dans ses affaires d’importation de vaisselle et d’articles de cadeaux, retrace­t­ elle. Puis j’ai été acheteuse pour un grossiste de vêtements pour enfants

pendant 10 ans.” La voilà désormais propulsée à la tête du réseau privé d’agences im­ mobilières Universal depuis le mois de janvier. Un réseau qui, en trois mois de temps seulement, a ouvert non moins de… 16 agences à Bruxelles ! Le fait est assez rare pour être souligné. “L’agence Uni­ versal existe depuis une vingtaine d’années et a toujours eu pignon sur l’avenue Louise. Les actionnaires français qui l’ont rachetée voici cinq mois maintenant se sont appuyés sur son nom et sa réputation pour lui in­ suffler un souffle nouveau.” Lequel s’apparente plus à une bourrasque, puisque ses couleurs ornent à pré­ sent tous les quartiers de Bruxelles. Des quartiers qui sont d’ailleurs un facteur de développement cen­ tral, Universal ayant choisi de se démarquer de ses concurrents en

jouant sur la proximité. “Nous nous voulons proches du quartier dans le­ quel nos agences sont implantées, proches des commerçants, des habi­ tants.” Proches de leurs clients, aussi. “C’est ce qui me plaît dans ce métier, le contact avec les gens. Ache­ ter ou vendre un bien immobilier est une étape extrêmement importante au cours d’une vie, qu’elle soit posi­ tive ou négative. Un premier achat, une vente liée à un divorce… Nos ser­ vices nous ouvrent la porte de l’inti­ mité de nos clients.” Universal mise sur d’autres atouts pour espérer faire la diffé­ rence sur le marché bruxellois. “Le fait que nous soyons un réseau privé, sans franchisés donc, nous permet de gérer le portefeuille de biens de nos différentes branches en commun, soit plus de 1 000 biens. Il n’y a pas de secteurs prédéfinis, ce qui démultiplie

les possibilités de conclure une vente.” Autre plus, la maîtrise des réseaux sociaux, “via lesquels Universal s’est fait connaître”, mais aussi diffé­ rents partenariats : avec le fabri­ cant de meubles design BoCon­ cept, qui participe au service de home staging mis en place par le réseau, mais aussi avec Recordbank pour l’octroi de crédits hypothé­ caires. Quid de l’avenir ? “Nous avons trois ouvertures prévues, à Waterloo en juillet prochain, à Anderlecht et au Sablon.” De quoi faire grimper le nombre d’agences à 21, en comp­ tant celles d’Anvers et de Paris. En­ suite, direction la Wallonie et le reste de la Flandre. D’autres servi­ ces sont aussi à l’étude : outre la vente et la location, Universal lor­ gne la gestion locative. Frédérique Masquelier

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DOSSIER

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Bruxelles réglemente l’hôtelle L’offre d’hébergement touristique bruxelloise s’est largement diversifiée ces dernières années sans que le cadre juridique suive. Ce ne sera bientôt plus le cas. Dossier Bertrand Lodewyckx APRÈS AVOIR CRÉÉ LA POLÉMIQUE dans plu­ sieurs grandes villes européennes et américaines, les plateformes en ligne Airbnb et Couchsurfing ont récemment été au cœur de l’actualité belge. En cause, une ordonnance votée par le gouverne­ ment bruxellois clarifiant le cadre juridique des hébergements touristiques. Et rapidement per­ çue, à tort, comme une menace adressée à ces sites Internet proposant des logements alternatifs aux touristes. “On ne vise absolument pas Airbnb”, sou­ ligne Stéphane Jans, du cabinet du Ministre­prési­ dent du gouvernement francophone bruxellois (Cocof) en charge du tourisme, Christos Doulkeri­ dis. “Airbnb c’est un moyen de communication. Leur site précise bien que les propriétaires doivent respec­ ter les lois locales. Ils n’ont aucun intérêt à référencer des margoulins. C’est à la personne qui poste l’an­ nonce d’être en ordre.” Les chambres d’hôtes et autres apparts­hôtels sont même plutôt considé­ rés comme positifs pour le tourisme bruxellois. “Cela permet de diversifier l’offre, de donner un as­ pect moderne à la Région et de répondre à une de­ mande. Nous n’avons rien contre cela”, poursuit Sté­ phane Jans. Une concurrence déloyale

Régionaliser les taxes Ensemble, les différents secteurs de l’héberge­ ment touristique à Bruxelles ont partagé leurs re­

vendications et pris part aux discussions avec les autorités régionales pour aboutir à l’ordonnance votée le mois dernier (lire l’épinglé). Une régle­ mentation globalement satisfaisante pour Olivier Poulaert. “Pour les hôtels et les chambres d’hôtes, ça ne change pas grand­chose. Mais tous les logements qui ne rentrent pas dans ces deux catégories devront sortir de cette zone grise; ce qui est positif. La suite des débats va maintenant être très importante pour voir comment tout cela va s’appliquer.” Reste à savoir si le prochain gouvernement bruxellois poursuivra dans le même sens. C’est en tout cas le souhait affiché au cabinet Doulkeridis. “Si nous voulons avoir une politique ambitieuse et un développement harmonieux du tourisme, il faudrait que cette ordonnance entre rapidement en vigueur”, affirme Stéphane Jans. Surtout que les débats sont loin d’être terminés. Bien que satisfaits par la nouvelle réglementa­ tion, les acteurs du marché, comme Rodolphe Van Weyenbergh, s’accordent à dire qu’il faudra égale­ ment légiférer sur les taxes concernant l’héberge­ ment touristique. “Nous souhaitons un débat sur la taxation hôtelière avec tous les acteurs présents. Et il est évident que pour la para­hôtellerie, il devrait éga­ lement y avoir une législation au niveau de la taxa­ tion.” Actuellement communale, la taxe devrait être régionalisée, selon Stéphane Jans. Ceci dans l’intérêt du secteur touristique puisque les recet­ tes de cette taxe seraient réinvesties dans la pro­ motion de la ville de Bruxelles. La ligne de conduite semble donc toute tracée, si ce n’est que le résultat des élections pourrait changer la donne. Et pendant que les partis for­ ment des coalitions, le vide juridique reste d’ac­ tualité. “A partir du 1er juillet, la Cocof n’est plus res­ ponsable du tourisme puisqu’il est régionalisé. Et malgré l’ordonnance régionale, rien de concret ne va entrer en vigueur avant la prochaine rentrée, ce qui causera plus que probablement un vide juridique pendant plusieurs mois…”, regrette Olivier Poulaert.

REPORTERS/DPA

Il faut dire que ce secteur a connu une croissance très rapide ces dernières années. A Bruxelles, le nombre de nuits en “Bed&Breakfast” a augmenté de 122 % entre 2011 et 2012. Une expansion qui

est difficile à contrôler. Selon Visit Brussels, il y aurait en effet 114 établissements dans la capitale, soit environ 6 500 chambres, qui échapperaient à tout cadre légal. Et avec près de 35 000 emplois liés au tourisme en Région bruxelloise, il était de­ venu nécessaire de légiférer. Pour le secteur hôtelier, qui dénonçait une con­ currence déloyale, cette mesure était même indis­ pensable. C’est en tout cas le point de vue de Ro­ dolphe Van Weyenbergh, secrétaire général de la Brussels Hotels Association. “Si on veut offrir aux touristes un hébergement de qualité, il faut que le sec­ teur hôtelier soit dans un cadre de concurrence saine. Quelqu’un qui fait le même métier que nous doit res­ pecter les mêmes règles. Elles peuvent être différentes en fonction du type d’hébergement, mais il faut un minimum. La concurrence déloyale existe avant tout au niveau des permis d’exploitation, des règles en matière de sécurité, d’urbanisme etc.” En plein vide juridique, la Région bruxelloise aura vu, en quelques années, de nombreux éta­ blissements profiter de la situation. “La para­hôtel­ lerie est devenue un phénomène exercé par des entre­ prises commerciales. Tout le monde pouvait s’appeler appart­hôtel. Il y avait des immeubles de 100­150 chambres qui étaient dans une zone grise”, confirme Rodolphe Van Weyenbergh. Non seulement préjudiciable au secteur hôtelier, cette situation touchait aussi toute une économie alternative proposant en toute légalité des cham­ bres d’hôtes. “La sharing economy se développe par­ tout. L’échange et le partage prennent une place im­ portante de l’économie. Les autorités ne prennent pas ça du tout en compte. Il y a eu des gros dérapages à Bruxelles et d’autres grandes villes qui nous ont pous­ sés à accélérer la réglementation”, explique Olivier Poulaert, président de Bed&Brussels.

L’hébergement chez des particuliers rencontre un franc succès dans beaucoup de métropoles, dont la ville de Berlin, en Allemagne.

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DOSSIER

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Epinglé La nouvelle législation en trois points à Bruxelles Le classement par catégories et souscatégories. Avec la diversification de l’offre qu’a connu Bruxelles ces dernières années, il était devenu indispensable de créer des types d’hébergement clairement définis. L’ordonnance en a créé six – hôtel, apparthôtel, résidences de tourisme, hébergement chez l’habitant, centre d’hébergement de tourisme social et terrain de camping –, soumis à des règles différentes. Des chambres d’hôtes chez un particulier correspondent, par exemple, à un hébergement chez l’habitant, à condition, entre autres, qu’il n’y ait pas plus de cinq chambres et que l’établissement soit la résidence principale du loueur.

L’uniformisation de la procédure. Laquelle est gratuite et semblable pour tous les types d’hébergement touristique. Une fois enregistré, l’établissement reçoit un numéro d’enregistrement qui lui permet de légalement exercer son activité, utiliser la dénomination attachée à son établissement et afficher le logo correspondant.

Des contrôles réguliers. Des amendes de

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250 à 25 000 euros pourront être infligées aux réfractaires. Sont notamment concernés les établissements ne respectant pas les règles correspondant à leur hébergement ou qui ne sont plus ou pas correctement enregistrés. Bien que votée et publiée au Moniteur belge, l’ordonnance n’est pas encore entrée en vigueur et une campagne d’information devrait bientôt être mise en place.

Les bureaux de la start-up Airbnb, à San Francisco, en Californie (Etats-Unis).

La Flandre et la Wallonie en avance De part et d’autre de la frontière linguistique, on a déjà comblé, il y a

La justice américaine poursuit Airbnb Airbnb, la référence en matière d’hébergement touristique de particulier à particulier ne fait pas que parler d’elle en Belgique. Créée en 2008, la start­up californienne ne cesse de prendre de l’ampleur et inquiète les secteurs hôteliers des Etats­Unis et de la France notamment. Certai­ nes villes américaines se sont également inquié­ tées des pratiques rendues possibles par la pla­ teforme en ligne. Le mois dernier, New­York, son plus gros marché avec quelque 25 000 an­ nonces et 15 000 hôtes, a sommé Airbnb de transmettre toutes les données des loueurs ayant utilisé le site depuis 2010. En cause, des personnes qui louent leur appartement en leur absence, violant les lois locales qui interdisent de sous­louer un logement moins de 30 jours lorsque le propriétaire est absent. Récemment, Airbnb a accepté de supprimer volontairement 2000 annonces qui, selon les dirigeants de la start­up, violaient les lois new­yorkaises. Mais il en faut plus pour la justice, qui réclame toujours les données personnelles de nombreux loueurs. De l’autre côté des Etats­Unis, à San Frans­

cisco, la municipalité a pourtant réussi à trouver un accord avec le site Internet. Illégales jusqu’ici, les activités de location et sous­location pro­ mues par Airbnb seront légalisées sous plu­ sieurs conditions. En échange la start­up s’est engagée à payer la même taxe de séjour que les hôtels de la ville. Preuve qu’un compromis est possible entre les lois en vigueur et les nouvelles formes d’hébergement touristique. Depuis quelques mois, on constate que le site fait face à de nombreux problèmes juridiques. Mais grâce à une récente levée de fonds de 450 millions de dollars, la start­up peut voir l’avenir sereinement, elle qui pèse désormais près de dix milliards de dollars et dont l’action vaudrait plus en Bourse que celle de certains grands groupes hôteliers. Pas sûr néanmoins qu’Airbnb parvienne à trouver un compromis pour la location de chambres dédiées… à la pros­ titution. La rumeur court en effet que des pros­ tituées utiliseraient des chambres louées sur la plateforme pour recevoir des clients à New York. B.L.

quelques années, le vide juridique qui entourait les nouveaux types d’hébergement touristique. En Flandre comme en Wallonie, il existe cinq catégories d’hébergements. Les règles en matière d’incendie, de sécurité et d’hygiène diffèrent en fonction du type d’établissement. La différence entre les deux Régions réside surtout dans la capacité d’accueil de ce qui est assimilé à une chambre d’hôte. Quand la Wallonie autorise un maximum de cinq chambres, la Flandre permet à un particulier de louer jusqu’à 15 chambres pour un maximum de 32 touristes. Et si les Wallons imposent des autorisations à tout type de logement, les Flamands obligent seulement les établissements de plus de deux chambres à demander une autorisation. En dessous de ce nombre, il suffit de notifier l’hébergement. La même règle est d’application pour toute maison de vacances, qui peut néanmoins demander une autorisation afin de bénéficier de la promotion faite par Toerisme Vlaanderen. Concernant les contrôles, à tout moment, un fonctionnaire flamand comme wallon peut demander à vérifier les documents de l’établissement ou à vérifier l’établissement lui-même. Les sanctions peuvent être des amendes, de 125 à 50 000 euros en Wallonie, jusqu’au retrait de l’autorisation délivrée par les autorités. (B.L.)

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SÉLECTION DE LA SEMAINE

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à vendre

MAISONS

250.000 à 500.000 € 21-107522401-01

à vendre

MAISONS >500.000 €

21-107567301-01

21-102121902-02

21-107569902-02

21-107522402-02

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21-107572408-08

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à vendre

APPARTEMENTS 250.000 à 500.000 €

21-107569915-15

21-107564103-03 21-107564102-02 21-107578204-04

à vendre

APPARTEMENTS

21-107578205-05

<250.000 €

21-102121901-01

21-107579405-05

à vendre

21-107569905-05 21-107578906-06

MAISONS

21-107579401-01

non précisé

21-107578208-08

21-106137902-02

21-107578902-02

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SEMAINE DU 30 MAI AU 5 JUIN 2014 LIBRE IMMO

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à vendre 21-107578903-03 21-107572402-02

APPARTEMENTS non précisé

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La Libre Immo du 30 mai 2014