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STATUE LUBA, BOIS, VERS 1880, RÉPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, 64,5 CM / ENTWISTLE / TEFAF 2014

Supplément à La Libre Belgique - N°222 - Semaine du 7 au 13 mars 2014

TEFAF,

LA PLUS BELLE FOIRE PP. 10-11

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L'actu

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SEMAINE DU 7 AU 13 MARS 2014 ARTS LIBRE

Commentaire

l Expo en vue

La passion, un point c’est tout

Le mariage de l’ur

Le monde de l’art est orphelin ! Com­ ment garder langue de bois et larmes au sec ? Jan Hoet débarrassant le plan­ cher, c’est la planète des arts qui perd la boule. Qui pour enflammer ses énergies désaxées ? Un seul être vous manque et… ! Serait­ce le dernier pied de nez de l’homme qui éructait sa dévorante passion, son amour de la création, des hommes d’engagement ? Rien ne l’effrayait tant que l’inertie, la perte du goût de foncer tête baissée. Gestes à l’appui. Au risque de se con­ tredire ? Peu importe, pourvu que sa foi gardât le cap. Tribun de son temps, il tenait des discours bravaches, expo­ sait ses coups de sang, fomenta des révolutions dans l’art d’appréhender la vie sans filet. Et il resta fidèle aux idées et aux hommes, défendus parfois sur des autels de fortune. Jusque sur un ring, lorsqu’il inaugura enfin, gants aux poings, un Smak qu’il avait initié tant d’années plus tôt. Rebelle et vi­ sionnaire. Qui s’engage à ce point, forcément ratisse, élimine, souvent dans la douleur. Des laissés pour compte y ont perdu leur vie. Nous n’avons pas adhéré à tous ses délires, mais Jan Hoet envolé, quel horizon pour des arts tranchant dans le vif ? Hoet était le fils spirituel de Karel Geirlandt, autre Gantois d’exception, qui monta tant d’expositions d’enver­ gure lorsqu’il dirigeait le Service des Expositions du Palais des Beaux­Arts de Bruxelles. La veuve de ce dernier, Denise, sait de quel bois se chauffaient ces hommes­là. Aussi, pour rien au monde, n’aurait­elle manqué les Cabi­ nets d’Amateur que Françoise Mortier organisa dans la foulée de la rétrospec­ tive de son père à Mons. Et surtout pas le dernier de 2012 qui vit un Hoet, à peine émergé d’un énième malaise cérébral, honorer de son commissariat et de sa présence endiablée et fervente l’ultime révérence à un autre rebelle, Antoine Mortier, dont il préservait une collection de tableaux et dessins au Smak. Il avait intitulé son Cabinet “D’un point de vue ou de l’autre” car, disait­il, “Mortier était l’homme d’un art de l’action autant que du concept”. Pas­ sion au ventre et inimitable sourire irradiant, Hoet tonitrua alors comme en ses plus beaux jours ! L’homme qui avait confondu le monde avec ses “Chambres d’Amis” n’est plus. Il a élevé au pinacle des artistes qui lui doivent leur aura. Sans souci des cotes de l’art, pour la seule passion de la création. Absolument désintéressé. Probité et engagement, Jan Hoet quitte un monde déboussolé.

COURTESY BODSON GALLERY, BRUSSELS ©D.R.

Par Roger Pierre Turine

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SEMAINE DU 7 AU 13 MARS 2014 ARTS LIBRE

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bain et du minimalisme Bio express

h Nouvel espace d’exposition à Bruxelles

Né en 1975 à Cam-

pour la galerie Bodson qui invite Nathaniel Rackowe pour un premier solo en Belgique.

Infos pratiques

. COURTESY BODSON GALLERY, BRUSSELS ©D.R.

Nathaniel Rackowe. “The consequence of light”. Bodson Gallery, 21 rue du Mail, 1050 Bruxelles. Jusqu’au 15 mars. Du mercredi au samedi de 14h à 17h. Dépliant illustré avec texte (ang.) d’Adrian Dannatt.

“Mon travail semble abstrait mais étonnamment c’est une représentation, il provient des expériences personnelles de mes déplacements dans l’espace urbain et de ma relation avec la vie dans les villes.” Nathaniel Rackowe

A gauche, Nathaniel Rackowe, “LP45”, 2014, aluminium, peinture, néon et système de contrôle, 2 x 3 x 1,5 m. A droite, Nathaniel Rackowe, “NLP4”, 2013, néon, 90 x 60 cm, éd. de 3, et “Black shed”, 2010, bois, lumière fluorescente, bitume et peinture brillante, 260 x 170 x 60 cm.

COURTESY BODSON GALLERY, BRUSSELS ©D.R.

POUR L’OUVERTURE DE SA NOUVELLE GALERIE dans un espace quelque peu rénové en sombre et net white cube, Charles­Antoine Bodson a invité pour une pre­ mière exposition solo en Belgique l’artiste anglais Natha­ niel Rackowe. Son leitmotiv : la lumière. Elle est présente dans chacune de ses pièces dont les accointances avec des figures majeures de l’art minimaliste des années soixante sont multiples. De toute évidence Nathaniel Rackowe insert ses réalisa­ tions au cœur même de l’histoire de l’art de la seconde moitié du 20e siècle. La référence minimaliste est incon­ tournable à travers le langage formel, par le biais des ma­ tériaux utilisés, par la parenté avec les œuvres de néon de Dan Flavin. Les rapprochements et comparaison sont donc inévitables. Fort heureusement, un examen un peu plus poussé qu’un simple regard circulaire révélera des associations et des complémentarités débouchant sur des singularités. Il est toujours périlleux, pour un artiste, de se brancher sur un mouvement antérieur reconnu inter­ nationalement avec forte visibilité muséale et impact dans l’histoire de l’art. Sauf s’il y a apport tangible et pro­ longement exploratoire de la voie empruntée. Et c’est précisément le cas avec les œuvres de Nathaniel Rackowe. On pourrait à son égard parler de minimalisme bruta­ liste, objectal et environnemental. Ce qui définit quatre pistes d’investigations et enrichit l’approche des œuvres qui en deviennent aussi conceptuelles et rejoignent dès lors l’autre mouvance de pointe des années soixante. Sous une apparence de simplicité ces œuvres sont en réa­ lité bien complexes. Le recours à des matériaux bruts et à des produits in­ dustriels manufacturés, le béton, le métal d’une part, les tubes néon, les tuyaux en plastique, les structures types de portes ou de châssis, de l’autre, élargissent le vocabu­ laire tout en privilégiant la matérialité et en respectant une économie des moyens. Ces figures abstraites aux li­ gnes géométriques trouvent toutes leurs résonnances dans un lien ténu mais bien présent avec certaines don­ nées de notre environnement urbain. Infrastructures et signalisations routières, panneaux divers et palissades de travaux, motifs d’enseignes publicitaires ou d’éléments décoratifs, sont à la fois sources d’inspiration et référen­ ces on ne peut plus actuelles. Lorsqu’on établit des con­ nexions entre les repères artistiques et ces données bien concrètes, les œuvres prennent un sens nouveau et s’im­ plantent fermement dans notre époque d’urbanisation croissante. Ce sont tous ces rapprochements qui constituent l’ori­ ginalité et la richesse des œuvres de l’artiste anglais. Les alignements de plots de béton passent des structures pri­ maires de Carl André à nos dispositifs routiers, la couleur jaune n’étant pas un hasard; les formes géométriques noi­ res accumulées avec reflets lumineux s’appréhendent dans un contexte citadin; les figures en néon, isolées ou insérées, deviennent images puisées dans nos villes… Cette démarche qui paraît de prime abord sévère et con­ tingentée dans un courant déterminé, s’ouvre, par le dé­ tour de l’objet, par le choix des couleurs, par les formes, voire par les mécanisme mis en place sur des réalités que nous côtoyons chaque jour. Grâce à la part artistique elles s’en trouvent totalement régénérées pour ne pas dire es­ thétiquement sublimées. Claude Lorent

bridge, Nathaniel Rackowe vit et travaille à Londres. Formé en sculpture à Londres, il expose en groupe surtout en Europe, ainsi qu’aux États-Unis, en Corée et à Moscou. Il compte quelques expos en solo à Paris, Londres, Bogota et New York. Plusieurs sculptures sont implantées dans les espaces publics à Londres, à Lima (Pérou), à Durham et Copenhague.

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Sm’Art Canal | 05

SEMAINE DU 7 AU 13 MARS 2014 ARTS LIBRE

l Expo en vue

Une nouvelle galerie s’est ouverte à Bruxelles. Ce sont deux jeunes Ita­ liens qui ont ouvert Canal|05 dans l’ancienne galerie Vidalcuglietta au canal. Leur ambition, montrer la jeune scène artistique à Bruxelles. Leur première exposition sous commissariat de Raffaele Gavarro s’intitule “Towards which Planet ?” et réunit huit plasticiens de la pé­ ninsule inconnus chez nous : Adal­ berto Abbate, Bianco­Valente, Raf­ faella Crispino, Sandro Mele, Gioacchino Pontrelli, Giuseppe Stampone, Eugenio Tibaldi et Ve­ dovamazzei. (C.L.) U Canal|05 Art Gallery, boulevard Barthélémy, 5, 1000 Bruxelles. Jusqu’au 12 avril. Du mardi au samedi de 11h à 19h. www.canal05.com

Wang Yan Cheng : des

Belges à Shanghai

UN PEINTRE CHINOIS EN REMPLACE­ RAIT­IL automatiquement un autre ? Depuis la déferlante d’artistes d’une Chine qui, après des années d’enfer­ mements et de sévices moraux et phy­ siques indignes, s’ouvrait soudain au monde et à l’argent, des dizaines d’en­ tre eux occupent une avant­scène ar­ tistique qui, souvent, ne sait plus trop bien elle­même sur quel pied danser. Wang Yan Cheng, 53 ans, dont vingt­ cinq passés en France sans pour autant renier un pays natal où il retourne ré­ gulièrement, n’appartient pas à la li­ gnée de ses contemporains hissés sur le pavois par des collectionneurs confon­ dant trop souvent l’inédit, fût­il sulfu­ reux ou incongru, et la création pure et vraie. Il serait plutôt dans la lignée des Zao Wou­Ki et Chu Teh­Chun, qui le précédèrent en France il y a bien long­ temps. Son parcours, tel qu’il nous est décrit, est passé par toutes les couleurs du prisme, si l’on peut ainsi dire d’une trajectoire qui, début des années qua­ tre­vingt, à 20 ans, le vit auréolé lors

Du beau monde chez Laurentin Jusqu’au 27 mars, la Galerie An­ toine Laurentin au 43, rue Ernest Allard, en plein cœur de Bruxelles (02.540.87.11), expose un impres­ sionnant ensemble qui, de 1890 à nos jours, explore, sur papier et sur toile, 120 ans de création plastique. Les têtes d’affiche y sont légion, d’Alfred Stevens et Georges Lem­ men à Maurice Denis et Paul Si­ gnac, d’Henri Laurens ou Antoine Herbin à Julio Gonzales ou Lans­ koy, d’Arp et Zadkine à Vasarely ou Aurélie Nemours, sans oublier Gas­ ton Chaissac, Jean­Paul Riopelle, Judith Reigl ou Françoise Petro­ vitch. Du beau monde ! (R.P.T.)

Rendons à Chotteau… Dans notre article sur l’exposition posthume de Camille De Taeye (voir Arts Libre N° 220 du 21 fé­ vrier), nous citions les quelques ar­ tistes amis qui avaient souhaité rendre un hommage tangible à l’artiste défunt. Or, nous avons omis, crime de lèse­majesté, de ci­ ter celle qui y est allée de pièces d’envergures en bronze et d’un bel arbre comme De Taeye les aimait. Rendons donc, et avec plaisir, son dû à Thérèse Chotteau, qui plus est la seule femme artiste présente dans l’excellente expo de la Galerie 2016, rue des Pierres, à Bruxelles. (R.P.T.)

sont l’aboutissement de longs retraits en soi, qui sont aussi le résultat plastique de lentes épurations abstraites.

d’une grande exposition de la jeune peinture chinoise à Pékin. Il peignait alors des matins calmes et des jeux d’enfants, ne dérogeait point aux règles de la bienséance artistique dans un pays marqué au fer rouge des diktats. Il était même promis à une reconnais­ sance nationale qui ne pouvait tarder. Et c’est à ce moment­là, en 1989, que Wang Yan Cheng choisit de venir en France, sans renier ses racines. Wang n’a rien de l’artiste révolution­ naire. Il ne rua pas dans les brancards. Après bien des dépassements de soi et des réajustements de sa palette, il déve­ loppa, et s’y tient encore, une peinture qui, par bien des points de conver­ gence, avoue quelque accointance avec la grande tradition picturale chinoise. Wang Yan Cheng ne s’est pas fait en un jour. De remises en question éthiques en approfondissements scientifiques et techniques, sa peinture se libéra de la figuration, s’ancra à l’abstraction, après être passée par des entre­deux qui ré­ vélaient un créateur en marche. Aujourd’hui d’ailleurs, il n’est pas un peintre entièrement abstrait et, si cette distinction n’a plus cours de nos jours, on dira qu’il est, avant quoi que ce soit d’autre, un peintre de l’âme ressour­ çant ses pinceaux aux couleurs arden­ tes de paysages très intériorisés. Chez Carré, où il présente une deuxième exposition après celle de 2011, Wang Yan Cheng a déposé une quinzaine de toiles. De beaux grands

Bio express Né dans le Guangdong, en Chine, en 1960. Enfance à Canton et dans la province du Shandong. Formation académique à l’art occidental. A partir de 1988, œuvres dans les collections publiques chinoises. En France depuis 1989. Expose à Paris depuis 2003. Tableau monumental pour l’Opéra de Pékin en 2007. En 2010, expo au Musée du Montparnasse, puis à Pékin. En 2012, au Musée de Shandong. En 2014, au Musée de Taipei.

Infos pratiques Galerie Louis Carré&Cie, 10, avenue de Messine, Paris 8e. Catalogue. Jusqu’au 22 mars, du mardi au samedi, de 10h à 12h30 et de 14 à 18h30; le lundi, de 14 à 18h30. Infos : 01.45.62.57.07 et www.louiscarre.fr Paris à 1h22 de Bruxelles avec le Thalys : www.thalys.com

JEAN-LOUIS LOSI GALERIE CARRÉ, PARIS

Pour inaugurer la fête de la Franco­ phonie soutenue par la Belgique, le galeriste et ‘curator’bruxellois An­ tonio Nardone inaugurera à Shan­ ghai une exposition rassemblant une douzaine de plasticiens belges. Une belle représentation à laquelle participent, dans des disciplines diverses : Véronique Boissacq, Ma­ thieu Neuville, Roger Dewint, Paul Dumont, Alessandro Filippini, Ma­ nuel Geerinck, Didier Leemans, Isabelle Menin, Vincent Solheid, Béatrice Van Caloen, Patrick Van Roy et Barbara Opsomer. (C.L.) U “La jeune création belge”, l’Alliance Française, jusqu’au 31 mars, à Hongkou, Shanghai.

h Il peint des paysages qui

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SEMAINE DU 7 AU 13 MARS 2014 ARTS LIBRE

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pays de l’âme

JEAN-LOUIS LOSI GALERIE CARRÉ, PARIS

Wang Yan Cheng, Sans titre, 2013, huile sur toile, 210 x 320 cm. En bas, sans titre, 2013, huile sur toile, 150 x 180 cm.

formats, brossés avec des ancrages bleus, rouges, gris, roses, ocres ou blancs selon les états du moment. Ces chromatismes, souvent à vif, donnent clairement des allures informelles à une figuration moins calme qu’il n’y paraît. On pressent, en cette occur­ rence, des élans de l’âme face à l’im­ mensité de l’univers. Les montagnes, comme en Chine, y déterminent les es­ paces et, si l’on s’en tient au titre d’un remarquable ouvrage de Gao Xingjian, “La montagne de l’âme, on peut imagi­ ner combien son compatriote Wang “voyage” à son tour lorsqu’il peint. Gao, rappelons­le, est Prix Nobel de littéra­ ture, peintre à ses heures, et interdit de Chine pour des révélations, simple­

ment humanistes, sur la vie là­bas à l’heure de la Révolution culturelle et à l’issue de celle­ci. Wang Yan Cheng n’eut maille à partir avec le régime, aura toujours peint en son âme et cons­ cience, s’en est allé le moment venu. Ses travaux récents, datés 2013 et 2014, des huiles sur toiles, sont un peu comme des ponctuations musicales dans l’infini du monde. Il y a de la flamme et de l’air dans ses peintures et bien des chromatismes s’y entremêlent généreusement. Jusqu’à créer des har­ monies franches, particulières. Il y a dans ses tableaux un plain­chant de l’espace. Et l’on y pressent l’ardeur du peintre face à la toile. Roger Pierre Turine

“… Wang Yan Cheng transforma peu à peu sa manière, mais il ne renonça jamais à cultiver le vide de l’atmosphère et de l’espace dans le paysage chinois…” Zhong Cheng (dans le catalogue de l’exposition) :

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Les galeries

SEMAINE DU 7 AU 13 MARS 2014 ARTS LIBRE

Suite de tableaux

Galeries BRUXELLES Vertige Regards croisés. Vertige & Niki Kokkinos vous invitent dans leur galerie de portraits: vidéos, dessins, collages, photos... ‣ Jusqu’au 26·03. Du L. au V. de 10 à 16h, présence de l’artiste le S. 22-03 de 14 à 17h. COURTESY J. BASTIEN ART

URue de Veeweyde 60 - 1070 Bruxelles 02 523 37 68 - www.galerievertige.be

ABC Quentin Smolders. Peintures, gravures et sculptures. ‣ Jusqu’au 29·03. Du Ma. au S. de 14h30 à 18h30 ou sur rdv. URue Lebeau 53 - 1000 Bruxelles 02 511 32 53 ou 0475 37 59 27

Albert Ier Yao Yi Zhi. ‣ Jusqu’au 12·03. Du Ma. au S. de 13 à 19h, le D. de 11 à 13h. URue de la Madeleine 45 - 1000 Bruxelles 02 512 19 44 - www.artsite.be/albert1

Alice Futur Simple. Oeuvres de Sophie d’Ansembourg, Gauthier Leroy, Yu Matsuoka, Mathias Pol et Paul Wackers. ‣ Jusqu’au 14·03. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue du Pays de Liège 4 - 1000 Bruxelles 02 513 33 07 - www.alicebxl.com

Champaka Jazz Variations. Une quarantaine d’oeuvres inédites de Louis Joos, célèbrant les noces du jazz et du dessin. ‣ Du 13·03 au 06·04. Du Me. au S. de 11 à 18h30, le D. de 10h30 à 13h30. URue Ernest Allard 27 - 1000 Bruxelles 02 514 91 52 ou 0475 26 94 08 www.galeriechampaka.com

Etablissement d’en face projects Lou Ford. Une sélection d’oeuvres de Roddy Buchanan, Jos de Gruyter & Harald Thys, Jack Pierson, Dahn Vo... ‣ Jusqu’au 30·03. Du Me. au D. de 14 à 18h. URue Ravenstein 32 - 1000 Bruxelles 02 219 44 51 www.etablissementdenfaceprojects.org

Galerie 2016 & Mira Epilogue. Peintures et dessins de Camille De Taeye. ‣ Jusqu’au 30·03. Du J. au D. de 13 à 18h. URue des Pierres 16 - 1000 Bruxelles 02 502 81 16 - www.galerie2016-mira.be

Galerie Ambre Congo Jacques Cassiman. ‣ Jusqu’au 06·04. Les Me., J. et S. de 14 à 19h, le V. de 14 à 21h et le D. de 11 à 19h.

De Chaissac à Combas De belles images, de belles couleurs, du soleil et presque… la plage ! Expositions aux effluves printanières et réjouissantes chez Jane Bastien qui, pour la bonne cause, a ressorti quelques perles de sa réserve. Joyeux mélange de frivolités, de sourires, d’extravagances et de naturel à l’état brut, l’exposition claironne ses moments d’humeurs et d’humour au rythme d’une sacrée suite de tableaux à l’imagerie féconde, illustrative ou goguenarde. Cela démarre avec une “Déesse de la lune”, sculpture alambiquée et tonique, fichée 1995, de Raymond Di Rosa, le Sétois, que relaye aussitôt son compère de la Figuration narrative Robert Combas, auteur d’une “Salamandre à tête d’homme” (illu.), une huile sur toile de 1990. Souriante à souhait, colorée comme pas deux, l’exposition se diversifie selon les hôtes de passage, de Pierre Caille, en veine d’explorations aztèques et d’humour à rebrousse­poil, à François Boisrond, tout à sa “Découverte de l’Australie”, fameux programme. Sans oublier un Pierre Bayard attentif à une espèce d’érotisme surréel. Il signe ici une “Tournée des grands ducs” de bel âge, puisque de 1995. Si Caille arrondit l’atmosphère d’une série de ponctuations drolatiques certifiées par un “Champ de bataille”, une huile sur toile riche d’un charivari de soldats et de couleurs pas forcément militaristes, Gaston Chaissac dédouble la mise avec une grosse dizaine de pièces, huiles, collages, gouaches, dessins. Il est, dans cet aéropage détendu, une sorte de treizième homme qu’on n’attendait pas, car totalement en marge, brillant et paysan, plus roué qu’on ne pense et moins abruti qu’imaginé. Un poète ! (R.P.T.)

U Galerie Jane Bastien, 61, rue de la Madeleine, 1000 Bruxelles. Jusqu’au 29 mars, du jeudi au samedi, de 11 à 18h30. Infos : 02.513.25.63

UImpasse Saint-Jacques 17 - 1000 Bruxelles - 0478 72 43 69

Galerie Double One Portraits cachés. Photos d’Irving S. T. Garp. ‣ Jusqu’au 15·03. Du Ma. au S. de 14 à 18h.

Arts Libre. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle: Gilles Milecan et Camille de Marcilly. Réalisation: IPM Press Print. Administrateur délégué - éditeur responsable: François le Hodey. Rédacteur en chef: Francis Van de Woestyne. Rédacteurs en chef adjoints: Xavier Ducarme, Pierre-François Lovens et Gilles Milecan. Conception graphique: Bruno Bausier, Jean-Pierre Lambert. Publicité : Martine Levau (0032.2.211.29.12 – martine.levau@ipmadvertising.be).

UGalerie du Roi 11 - 1000 Bruxelles 02 761 96 70 http://irvingstgarp.wix.com/pictures

Gladstone Gallery Curiosities from a Late Western Impaerium. Oeuvres récentes de Lari Pittman. ‣ Du 13·03 au 16·04. Du Ma. au S. de 10 à 18h. URue du Grand Cerf 12 - 1000 Bruxelles 02 513 35 31 - www.gladstonegallery.com

J. Bastien-Art Chaissac & Cie. Oeuvres de Pierre Bayard, François Boisrond, Pierre Caille, Robert Combas, Hervé et Buddy

Di Rosa. ‣ Jusqu’au 29·03. Du Me. au Laurentin Gallery S. de 11 à 18h30. Winter Selection. Exposition collective URue de la Madeleine 61 - 1000 Bruxelles regroupant une cinquantaine d’artis02 513 25 63 - www.jbastien-art.be tes, allant des années 1890 à nos jours. ‣ Jusqu’au 27·03. Du Ma. au S. Jan Mot de 10h30 à 18h30. Dominique Gonzalez-Foerster. ‣ Jus- URue Ernest Allard 43 - 1000 Bruxelles qu’au 29·03. Du J. au S. de 14 à 18h30 02 540 87 11 - www.galerie-laurentin.com ou sur rdv. Meessen De Clercq URue A. Dansaert 190 - 1000 Bruxelles 02 514 10 10 - www.janmot.com Saint Jerome. Exposition collective s’intéressant à la figure centrale de Keitelman Gallery Saint Jérôme, et mettant en conversaLove and Other Reasons. Oeuvres du tion des oeuvres d’art ancien et des photographe américain Joel-Peter Wit- oeuvres d’artistes contemporains. kin. ‣ Jusqu’au 29·03. Du Ma. au S. de ‣ Jusqu’au 22·03. Du Ma. au S. de 11 à 18h. 12 à 18h ou sur rdv. URue van Eyck 44 - 1000 Bruxelles 02 511 35 80 - www.keitelmangallery.com

URue de l’Abbaye 2 - 1000 Bruxelles 02 644 34 54 - www.meessendeclercq.com

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Les galeries

SEMAINE DU 7 AU 13 MARS 2014 ARTS LIBRE

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UChaussée de Waterloo 503 - 1050 Bruxelmédiums divers (papier, sculpture, vi- d’Isaac Brest. ‣ Jusqu’au 05·04. les - 0472 45 81 49 déo...). Pierre Clemens présente quant URue de Livourne 32-35 - 1050 Bruxelles www.xxlartonwaterloo503.com à lui une série d’oeuvres sur papier 02 538 08 18 ainsi qu’une installation murale. ‣ Jus- www.galerierodolphejanssen.com Aeroplastics Contemporary URue Haute 11 - 1000 Bruxelles qu’au 05·04. Du J. au S. de 14 à URue de L’eau 56a - 1190 Bruxelles HeHe : Anthroposphere. ‣ Jusqu’au XXL ART on Waterloo 503 0478 84 89 81 0495 28 71 74 - www.galeriedelo.be 18h30. Cheminement sur papier. Dessins et 15·03. Du Ma. au V. de 11 à 18h, le S. www.mathildehatzenberger.eu URue Saint-Georges 32 - 1050 Bruxelles 02 640 34 44 - www.nadineferont.com aquarelles de Gabriel Belgeonne. ‣ Du de 14 à 18h. Quadri MOTinternational 13·03 au 05·04. Du J. au S. de 14 à 18h URue Blanche 32 - 1060 Bruxelles Monologues marins. Oeuvres récentes 02 537 22 02 - www.aeroplastics.net ou sur rdv. En Belgique. Oeuvres de Raphael de Michel Olyff. ‣ Jusqu’au 22·03. Les Nathalie Obadia Cuba. Photographies d’Andres Serrano. Danke. ‣ Jusqu’au 05·04. Du Ma. au V. et S. de 14 à 18h ou sur rdv. ‣ Du 13·03 au 17·04. Du Ma. au V. de S. de 10 à 18h ou sur rdv. UAvenue Reine Marie-Henriette 105 UPlace du Petit Sablon 10 - 1000 Bruxelles 10 à 18h, le S. de 12 à 18h. 1190 Bruxelles - 02 640 95 63

MH Gallery Les Ateliers Galerie de L’Ô New works. Peintures de Marc Van Epure. Céramiques de Daniela SchlaCauwenbergh. ‣ Du 14·03 au 12·04. genhauf et Nathalie Jover. ‣ Jusqu’au Du Me. au S. de 13 à 19h ou sur rdv. 20·03. Du J. au S. de 14 à 18h.

02 511 16 52 - www.motinternational.com

www.galeriequadri.be

URue Charles Decoster 8 - 1050 Bruxelles 02 648 14 05 - www.galerie-obadia.com

Office Baroque Gallery Albert Baronian Hephaestus. Oeuvres de Catharine I love you, but I don’t know. Oeuvres Puls Contemporary Ceramics Ahearn, Mathis Altmann, John Finne- de Mekhitar Garabedian. ‣ Jusqu’au Erna Aaltonen & Jeanne Opgenhaffen. ‣ Jusqu’au 22·03. Du Me. au S. de 13 à ran, Thomas Gilissen et Michael Rey. 29·03. Du Ma. au S. de 12 à 18h. ‣ Jusqu’au 05·04. Du Me. au S. de 11 à URue Isidore Verheyden 2 - 1050 Bruxelles - 18h. URue du Page 19 - 1050 Bruxelles 18h ou sur rdv. 02 512 92 95 - www.albertbaronian.com 02 640 26 55 - www.pulsceramics.com

UPlace du Jardin aux Fleurs 5 - 1000 Bruxelles - 0484 59 92 28 www.officebaroque.com

Bodson Rodolphe Janssen The Consequence of Light. Oeuvres de Ember Harbor. Oeuvres de Davide BaNathaniel Rackowe. ‣ Jusqu’au 15·03. lula. ‣ Jusqu’au 16·03. Du Ma. au V. Office d’Art contemporain Du Me. au S. de 14 à 19h. de 10 à 18h, le S. de 14 à 18h. A demain. Dessins d’Isabel Baraona. URue de Hennin 70 - 1050 Bruxelles ‣ Jusqu’au 12·04. Du J. au S. de 14 à 02 648 40 06 - www.bodson-emelinckx.com Gamme Tubulaire. Oeuvres des Ateliers J&J. ‣ Jusqu’au 05·04. 18h ou sur rdv. URue de Laeken 105 - 1000 Bruxelles Thank You In Advance. Oeuvres Box Galerie 02 512 88 28 Keith, Patti, Clint et les autres. Photos www.officedartcontemporain.com de Richard Dumas, portraits de célébrités du monde artistique. ‣ Jusqu’au Roberto Polo Gallery The Aftermath. Peintures de Marc 22·03. Du Me. au S. de 14 à 18h. du Mail 88 - 1050 Bruxelles Maet. ‣ Jusqu’au 23·03. Du Ma. au V. URue 02 537 95 55 - www.boxgalerie.be de 14 à 18h, les S. et D. de 11 à 18h ou sur rdv. CAB Art Center URue Lebeau 8-10 - 1000 Bruxelles Group Show. Oeuvres de Thomas Bo02 502 5w6 50 - www.robertopologalgaert, Marie José Burki, Robert Delery.com vriendt, Lionel Estève, Xavier Mary, Benoit Platéus... ‣ Jusqu’au 15·03. Du Schiller Art Gallery La Période Zen. Peintures de René Ma. au S. de 12 à 18h. Guiette. ‣ Jusqu’au 16·03. Du J. au D. URue Borrens 32-34 - 1050 Bruxelles 02 644 34 32 - www.CAB.be de 12 à 18h ou sur rdv. URue van Moer 12 - 1000 Bruxelles 0496 23 88 54 www.facebook.com/schiller.art.gallery

Elaine Levy Project Adrien Lucca. ‣ Jusqu’au 05·04. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.

URue Fourmois 9 - 1050 Bruxelles Sorry We’re Closed Gray Area. Oeuvres d’Amy Feldman. 02 534 77 72 - www.elainelevyproject.com ‣ Jusqu’au 16·03. Uniquement sur Fred Lanzenberg rdv. L’imaginaire coloré de noir. Peintures URue de la Régence 65 - 1000 Bruxelles 0478 35 42 13 - www.sorrywereclosed.com et reliefs de Guy Leclercq. ‣ Du 14·03 au 10·05. Du Ma. au V. de 14 à 19h, le Synthèse S. de 10 à 19h. Microcosmos. Peintures récentes de UAvenue des Klauwaerts 9 - 1050 Bruxelles Philippe Charpentier. ‣ Du 13·03 au - 02 647 30 15 ou 0475 73 40 15 www.galeriefredlanzenberg.com 27·04. Du J. au S. de 14h30 à 18h30. URue E. Allard 24 - 1000 Bruxelles 02 514 40 55 - www.galeriesynthese.be

Galerie Lazarew Fulcrand (1914-2004). Travaux sur van der Mieden papier réalisés entre 1950 et 1970. Disconditions. Oeuvres de Dirk Vander ‣ Jusqu’au 12·04. Du Me. au S. de 14 à Eecken. ‣ Jusqu’au 26·04. Du Me. au 19h, le D. de 11 à 16h. S. de 13 à 18h. UAvenue Louis Lepoutre 112 - 1050 BruxelURue Antoine Dansaert 196 - 1000 Bruxelles - 02 513 62 12 - www.vandermieden.com

Young Gallery Belgium Industries Sate of the Art. Thierry Dubrunfaut expose les clichés des vingt plus grandes industries belges. ‣ Jusqu’au 15·03. Du Ma. au S. de 11 à 18h30.

les - 02 345 30 83 - www.galerie-lazarew.fr

Jozsa Gallery On the Steps of... Oeuvres d’Anna Byskov. ‣ Jusqu’au 21·03. Du J. au S. de 12 à 18h ou sur rdv. URue Saint-Georges 24 - 1050 Bruxelles 0478 48 77 09 - www.jozsagallery.com

Mazel Galerie Made in Brussels. Oeuvres de Bruno Timmermans, Jimmy de Bock, Benjamin SPaRK, Antoine Rose et Raphaël CharArtiscope les. ‣ Jusqu’au 19·04. Du Ma. au S. de Diptyques. Triptyques. Polyptyques. 11 à 19h. Oeuvres de W. Leblanc, E. de Paris, N. URue Capitaine Crespel 22 - 1050 Bruxelles Howey, G. Titus Carmel, B. Verschue- 02 850 29 28 - www.mazelgalerie.com ren... ‣ Jusqu’au 16·05. Du L. au V. de 14 à 18h ou sur rdv. Nadine Feront UBoulevard Saint-Michel 35 - 1040 Bruxelles Synapses. Oeuvres inédites de Gérald - 02 735 52 12 - www.artiscope.be Dederen exploitant des matériaux et UAvenue Louise 75b (Hôtel Conrad) 1050 Bruxelles - 02 374 07 04 www.younggalleryphoto.com

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Les galeries

SEMAINE DU 7 AU 13 MARS 2014 ARTS LIBRE

Ancien et actuel

Automatesgalerie My Family & Other Animals. Sculptures de Johnny White et Catherine Phelps. ‣ Jusqu’au 15·03. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.

cilla Beccarri. ‣ Du 14 au 30·03. Du V. au D. de 11 à 19h ou sur rdv.

ANVERS

URue de l’Hospice communal 67 1170 Bruxelles - 02 675 83 80 www.louisedsgalerie.com

ANVERS . COURTESY GALERIE MEESSEN DE CLERCQ, BRUSSELS. ©L’ARTISTE © PHOTO D.R.

UChaussée de Charleroi 24-26 1060 Bruxelles - 0487 16 32 23 www.automatesgalerie.be

Galerie Verhaeren Chimères. Depuis ses débuts en photographie, Barbara Harsch explore les surfaces, les signes, les textures... D+T Project Federico Martinez. ‣ Jusqu’au 15·03. ‣ Jusqu’au 30·03. Du Me. au S. de 14 à 18h et le D. de 10 à 13h. Du J. au S. de 12 à 18h30 ou sur rdv. Gallus gallus/Walls. Oeuvres de Bas URue Bosquet 4 - 1060 Bruxelles 0494 62 43 13 - www.dt-project.com Ruyters. ‣ Jusqu’au 30·03. Galerie Arielle d’Hauterives Opus. Oeuvres de Patricia Kinard (peinture) et Anne de Bodt (tissage). ‣ Jusqu’au 29·03. Du J. au S. de 14 à 19h ou sur rdv. URue Tasson Snel 37 - 1060 Bruxelles 0477 70 02 32 - www.arielledhauterives.be

URue Gratès 7 - 1170 Bruxelles 02 662 16 99 - www.lavenerie.be

BRABANT WALLON BRAINE-L’ALLEUD

Galerie 360° Vous avez dit “sable” ?. Une exposiGalerie Paris-Beijing tion de Michel Bocart sur le thème de la Korean Shape. Exposition collective, disparition progressive des sables de panorama de la scène artistique con- nos plages, de nos rivières. ‣ Jusqu’au temporaine coréenne. ‣ Jusqu’au 05·04. Le Me. de 15 à 18h et le S. de 14 à 17h en présence de l’artiste. 29·03. Du Ma. au S. de 11 à 19h. URue Hôtel des Monnaies 66 - 1060 Bruxelles - 02 851 04 13 www.galerieparisbeijing.com

UPlace Abbé Renard 1 - 1420 Braine-l’Alleud - 02 384 61 03 http://galerie360.braine-lalleud.be

Le Salon d’Art HAINAUT Dynamiques des danses. Oeuvres récentes de Gundi Falk. ‣ Jusqu’au TOURNAI 15·03. Du Ma. au V. de 14 à 18h30, le Rasson Art Gallery S. de 9h30 à 12h et de 14 à 18h. Grosses bébêtes et petites vicieuses... URue de l’Hôtel des Monnaies 81 1060 Bruxelles - 02 537 66 40 2 histoires religieuses. Oeuvres de www.lesalondart.be Kosta Kulundzic. ‣ Jusqu’au 13·04. Du J. au D. de 14 à 18h30 ou sur rdv. Pascal Polar URue de Rasse 13 - 7500 Tournai Imaginations. Oeuvres de Lance Lets- 069 64 14 95 - www.rassonartgallery.be cher, Max Neumann, Alberto Reguera, Chéri Samba, Miroslav Tichý... ‣ JusLIÈGE qu’au 19·04. Du Ma. au S. de 14 à 19h ou sur rdv. LIÈGE UChaussée de Charleroi 108 - 1060 Bruxelles - 02 537 81 360 ou 0477 25 26 92 www.pascalpolar.be

Valérie Bach Un Monde Parfait. Les oeuvres de Martine Feipel et Jean Bechameil proposent une réflexion sur l’utopie des architectures modernistes des années 50 à 70 en France. ‣ Jusqu’au 12·04. Du J. au S. de 11 à 13h et de 14 à 19h et le Me. de 14 à 18h sur rdv. URue Faider 6 - 1060 Bruxelles 02 502 78 24 - www.galerievaleriebach.com

Les Drapiers Icônes Jacquards. Une série d’images tissées de visages humains à grande échelle de Lia Cook, qui redéfinissent les frontières entre technologie, informatique, photographie et artisanat. Parcours OFF de la 9e Biennale Internationale de la Photographie et des Arts Visuels de Liège. ‣ Du 14·03 au 25·05. Du J. au S. de 14 à 18h, les D. 16·03, 06·04 et 04·05 de 11 à 17h ou sur rdv. URue Hors-Château 68 - 4000 Liège 04 222 37 53 - www.lesdrapiers.be

Rossicontemporary Panorama. Exposition collective avec Monos Gallery les oeuvres d’Eric Croes, Alain Geron- Heavens and Yakusa. Photos d’Anton nez, Thomas Mazzarella, Jean-Louis Mi- Kusters. ‣ Jusqu’au 13·04. Du J. au D. cha, Sarah Van Marcke... ‣ Jusqu’au de 14h30 à 18h ou sur rdv. 29·03. Les J. et V. de 13 à 17h, le S. de URue Henri Blès 39 - 4000 Liège 0485 91 16 02 - www.monosgallery.com 14 à 18h ou sur rdv. URivoli Building - Chaussée de Waterloo 690 - 1180 Bruxelles - 0486 31 00 92 www.rossicontemporary.be

NAMUR

GRAND-LEEZ DS Galerie Looking for something else. Oeuvres Exit11 Contemporary Art de Daniel Eggli, Roby Comblain et Pris- This one is for you... Oeuvres d’Alain

L’artiste un ermite ? Une fois de plus la galerie Meessen de Clercq a travaillé à la manière d’un musée en réalisant une exposition très réussie, riche, fine dans le choix des pièces et intelligente, associant l’art ancien et contemporain. Trois peintures et un ouvrage du 16e siècle évoquent l’un des Pères de l’Église catholique, Saint Jérôme, moine, ermite et traducteur de la bible. Picturalement le sujet a été traité par les plus grands de De Vinci au Caravage, de Zurbaran à Rubens, et côté écriture, Érasme s’est emparé du sujet. A partir de l’histoire du saint qui selon la légende, enlève une épine de la patte d’un lion, en se basant sur l’iconographie des peintures et en tenant compte de la retraite de l’ermite qui envisage ainsi la vie et le monde plus sereinement, Olivier Meessen a construit une exposition dans laquelle chaque participation entre en connexion, par le texte, par l’image, par la métaphore, avec les œuvres du 16e siècle. L’examen des trois peintures anciennes est donc un point de départ obligé car tous les éléments repris par les contemporains y sont concentrés. L’expo s’aborde par le texte, la question de la traduction, de l’interprétation et même de la description puisque Ignasi Aballi tente de faire voir la scène en imagination par le truchement des mots. Pour sa part, Fabrice Samyn joue de glissements de sens à partir d’un caillou innervé et d’une peinture cardinale peu orthodoxe, tandis qu’Olivier Beer évoque les reliquaires et que Matthieu Ronsse rassemble dans une cabane les traces de sa vie d’artiste. On ne manquera ni le Parmiggiani, ni le Sicilia, ni l’épine de Susan Collis, ni la traduction du livre de Joseph Conrad par Thu Van Tran… (C.L.)

U Saint Jérôme. Peintures anciennes et œuvres de 12 artistes contemporains. Galerie Meessen de Clercq, 2a rue de l’Abbaye, 1000 Bruxelles. Jusqu’au 22 mars. Du mardi au samedi de 11h à 18h. Pour la visite, se munir du texte imprimé.

Fifty One Fine Art Photography The Other Self. Oeuvres de Vivian Maier, Jacques Sonck, Adama Kouyaté et Norbert Ghisoland. ‣ Jusqu’au 05·04. Du Ma. au S. de 13 à 18h ou sur rdv. UZirkstraat 20 - 2000 Anvers 03 289 84 58 - www.gallery51.com

Fifty One Too All about Eve. Oeuvres d’Annie Kevans. ‣ Jusqu’au 05·04. Du Ma. au S. de 13 à 18h ou sur rdv. UHostraat 2 - 2000 Anvers - 03 233 88 14 www.gallery51.com

Tim Van Laere Gallery A Hunter’s Night. Sculptures de Peter Rogiers. ‣ Jusqu’au 15·03. Du Ma. au S. de 13 à 18h. Illumination. Oeuvres de Nicolas Provost. ‣ Jusqu’au 15·03. UVerlatstraat 23-25 - 2000 Anvers 03 257 14 17 - www.timvanlaeregallery.com

BORGERHOUT Zeno X Gallery Hommage. Oeuvres de Cristof Yvoré. ‣ Jusqu’au 12·04. Du Me. au S. de 13 à 17h. Twentyseven.one.seven. Oeuvres de Dirk Braeckman. ‣ Jusqu’au 12·04. UGodtsstraat 15 - 2140 Borgerhout 03 216 16 26 - www.zeno-x.com

MECHELEN Transit Gulden Snede. Oeuvres murales inédites du sculpteur Johan Creten. ‣ Jusqu’au 23·03. Du V. au D. de 14 à 18h ou sur rdv. UZandpoortvest 10 - 2800 Mechelen 015 33 63 36 - www.transit.be

FLANDRE ORIENTALE GENT Fortlaan 17 00:00:01: A Split Second. Exposition collective regroupant des oeuvres de Manor Grunewald, Lawrence Malstaf, Kiki Smith, Pieter Laurens Mol, Joey Kötting... ‣ Jusqu’au 26·04. Du Me. au V. de 14 à 18h, le S. de 12 à 18h ou sur rdv. UFortlaan 17 - 9000 Gent - 09 222 00 33 www.fortlaan17.com

Tatjana Pieters Interpunction #6. Oeuvres de Stefanie De Vos. ‣ Jusqu’au 23·03. Du Me. au D. de 14 à 18h ou sur rdv. Kawagoopa!. Oeuvres de Rein Dufait. ‣ Jusqu’au 23·03. Summary; Fox, Milk, Smoke. Oeuvres de Kasper Bosmans. ‣ Jusqu’au 23·03. UBurggravenlaan - 9000 Gent 093 24 45 29 - www.tatjanapieters.com

Bornain, Jörg Coblenz, André Delal- JAMBES leau, Benoît Félix, Luc Fierens, Djos Janssens Jacques Lennep... ‣ Jusqu’au Détour 30·03. Les S. et D. de 10 à 18h ou sur Jeux de Jambes. Oeuvres de Benoît Félix. ‣ Jusqu’au 29·03. Du Ma. au V. de rdv. 12h30 à 17h30 et le S. de 14 à 18h. UChâteau de Petit-Leez - Rue de Petit-Leez 129 - 5031 Grand-Leez - 081 64 08 66 www.exit11.be

UAvenue Jean Materne 166 - 5100 Jambes 081 24 64 43 - www.galeriedetour.be

Contact Agenda Culturel Tél.: 02.211.27.23 Email : agenda@lalibre.be

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SEMAINE DU 7 AU 13 MARS 2014 ARTS LIBRE

Les galeries

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Le marché Dossier

SEMAINE DU 7 AU 13 MARS 2014 ARTS LIBRE

l Foire

Chez Axel et Boris Vervoordt, on pourra découvrir cette paire de lampes à huile en bronze datant du IIe après J.C. En bas, ce “devant de corsage” de 1885 sera exposé chez Epoque Fine Jewels.

h 290 stands, dont près de vingt belges, pour une manifestation qui sort toujours de l’ordinaire. Petit tour de mise en bouche. DU 14 AU 23 MARS SUR LES BORDS DE LA MEUSE, rive droite, le grand cénacle mondial de l’art ancien, moderne et contemporain aura les yeux rivés sur la Tefaf de Maestricht. Depuis 1975, on se régale dans cette petite ville mosane. Ce fut d’abord “Pictura”; le salon n’était alors qu’une foire bisannuelle et encore, pas toujours. L’événement réunissait à peine trente exposants autour des fondateurs, Dirven, Douwes, Van de Ven, Van Haeften, des regrettés Bob Noort­ man et Jacob Stodel. En 1988, il n’y avait encore que 17800 visiteurs. Il y en avait le double en 1992 pour 158 stands. Depuis, la capacité des Néerlandais alliés aux Britanniques à s’adapter aux normes du marché et à réagir aux goûts et modes, a permis de faire évo­ luer la réunion jusqu’aux sommets que l’on connaît. Mais rarement les entrées furent supérieures aux 70 000 visiteurs. La foire de 2014 aligne près de 290 stands; ils étaient 239 en 2009, 263 en 2010. La ca­ pacité de grandir et de s’adapter engendre des envies toujours plus grandes, mais on connaît le réalisme des organisateurs emmenés par Ben Janssens qui vient de signer à nouveau comme président de l’or­ ganisation. On se souvient que l’an dernier le “co­ mité des fêtes” avait annoncé à grands renforts de trompettes médiatiques que la Tefaf allait s’implan­ ter en Chine, à Pékin, avec l’aide de Sotheby’s. C’était

un coup de pub. Les marchands contactés n’ont eu, dans leur grande majorité, aucune envie de se lancer sur cet empire éblouissant pourtant et le projet a été remis en décembre dernier aux calendes grecques. Et les Belges dans tout ça ? Ils ont toujours détenu une belle place avec de grandes pointures comme naguère encore Gisèle Croës qui sera à New York en ce mois de mars, ou Axel Vervoordt et La Mésangère, sur lesquels nous reviendrons plus loin. Dix­huit donc, mais avec deux galeries installées à Bruxelles, détenues par des Français (Flore, David et Isabelle Lévy et Laurentin), un Néerlandais (Marcel Nies) et des Suisses (Tradart). Sans oublier les frères Vedovi qui sont assis sur Paris et Bruxelles à travers la galerie Odermatt. Dans l’ordre alphabétique pour ne heurter per­ sonne, on commencera donc par les Berko pour qui la Chine et Shanghaï en particulier (ils sont sur le Bund, n°18), sont des zones d’activités majeures où la descendance (Maximin, Nicolas et Irina), joue avec brio dans le négoce contemporain, quand les parents gardent les maîtres du XIXe siècle sous leur houlette. On verra chez eux des toiles de Jan Verhas et de Vic­ tor Lagye, mêlées sans doute à du Leduc ou de Fran­ çois Musin, et sauf erreur des toiles récentes de Yu­ chen Han. Chez Epoque Fine Jewels, il ne faudra pas manquer les bijoux de Fabergé, Cartier, Piaget et autres brace­ lets de Caldwel. Flore de Brantes annonce déjà une superbe paire de fauteuils Empire estampillés de Jacob. Ils sont recou­ verts d’un tissus fauve, et seront placés peut­être à côté d’un “Agneau” de Lalanne, 94e du genre sur 500 exemplaires. Jacques Billen (Harmakhis) va accumu­

ler les petits objets antiques égyptiens et romains, mais aussi des sculptures de marbre plus importan­ tes. Francis Janssen van der Maelen nous avait en­ chanté par ses choix lors de la Brafa et son position­ nement vers l’orfèvrerie européenne de la première moitié du XXe siècle est une belle chose. On verra chez lui un vase de Luigi Genazzi et peut­être une paire de petits candélabres de Puiforcat, vers 1937, à trois bras de lumière, présentés déjà à Bruxelles. Alex van den Bossche de la galerie “Porfirius” (Neerijse), viendra avec ses objets de curiosité et de cabinet, scientifiques parfois, en ivoire, nacre, ambre, sans oublier des sculptures baroques de divers foyers ger­ maniques. On terminera par les deux monstres sa­ crés de notre pays, à savoir La Mésangère (Liège) et Vervoordt (Anvers). Le Liégeois va déposer à la Tefaf tout un ensemble de meubles d’Alfred Chambon, qui fut ébéniste, et par ailleurs le fils d’Alban, designer et architecte fa­ buleux. Une paire de cabinets de 1925, en noyer et bois exotiques va étonner, comme va surprendre l’esprit du stand que l’on annonce très différent de ceux des années passées. Cette fois l’accent sera mis sur le symbolisme belge, avec des œuvres majeures de Delville (œuvre de 1932) et Fabry (toile de 1911). Enfin, chez Axel et Boris Vervoordt on verra des marbres antiques dans une partie du stand quand l’autre zone sera occupée par des toiles des années cinquante, signées par des artistes japonais. Enfin, les De Jonckheere seront bien sûr de la fête et leurs ta­ bleaux des XVIe et XVIIe siècles flamands traduisent mieux que quiconque l’esprit joyeux d’un site opu­ lent où tout est possible. Philippe Farcy U Tefaf. A Maestricht, Exhibition & Congress Centre. Du 14 au 23 mars. Tous les jours de 11 h à 19h, dimanche de 11h à 18h.. Infos : www.tefaf.com

COURTESY EPOQUE FINE JEWELS / TEFAF 2014

COURTESY AXEL ET BORIS VERVOORDT / TEFAF 2014

Tefaf, la foire des superlatifs

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Dossier Le marché

SEMAINE DU 7 AU 13 MARS 2014 ARTS LIBRE

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FREDERIC DEHAEN, STUDIO ROGER ASSELBERGHS, BRUXELLES BERNARD DE GRUNNE,

Suite de cannes de cultivateurs champions Senufo chez Bernard de Grunne.

Des Arts Premiers de première force h Des galeries de haute qualité pour les arts africains à la Tefaf. PEU DE GALERIES DANS UNE SECTION qui attire les foules. Peu mais de haute qualité avec, pour les arts africains, deux de nos ténors en lice. Nouveau Prési­ dent entreprenant de la Bruneaf, Didier Claes agitera les esprits avec deux pièces remarquables de la Répu­ blique Démocratique du Congo : un bouclier en bois peint Kikuyu et, plus encore, un chien, fétiche à clous nkisi, des Bakongo. A regarder sans toucher, s.v.p. ! Autre adresse emblématique, celle de Bernard de Grunne, historien de l’art en perpétuelle quête de sa­

voir et de trouvailles. Privilégiant à toute approche trop généraliste les thèmes qui frappent les sens et qu’il étudie dans de passionnants catalogues, Grunne a sorti de sa valise à emblèmes une épous­ touflante suite de cannes de cultivateurs champions Senufo. De longs bâtons surmontés de figures fémi­ nines – une image de la très belle Katiéléo, pythie et jeune femme non mariée ? – aux formes à la fois na­ turalistes ou plus synthétiques, selon les régions. Peuple d’un million cinq cent mille âmes, les Senufo squattent (parce qu’on les y a obligés) quatre pays : Burkina Faso, Mali, Ghana, Côte d’Ivoire. Rares et peu montrées, ces cannes forment ici un ensemble qui, outre qu’il a de la gueule, a surtout une vraie grâce sculpturale et la puissance que confère l’outil

d’apparat aux élus. La canne est aussi utilisée lors des cérémonies funéraires. La dizaine rassemblée avoue des variations de style qui sont, à elles seules, une raison impérative de s’y arrêter, pour jauger, compa­ rer, aimer. Autre objet peu courant de nos jours, et toujours à l’enseigne de Grunne, une statue de reli­ quaire Fang Ntumu du Gabon. Vous ne serez pas déçu ! Enfin, impossible de ne pas citer le stand océanien du Parisien Meyer, référence absolue en ce domaine. En exergue : une inestimable figure de femme en­ ceinte eskimo en bois, datée 1600­1800 avant notre ère. A la Tefaf, les feuilles mortes se ramassent à la pelle… Et quelles belles feuilles mortes ! R.P.T.

De grands modernes h La Tefaf version 2014 devrait réserver de magnifiques surprises ! Quelques galeries belges, et non des moindres, y étaleront leurs trésors. A LA TEFAF, PATRICK DEROM, toujours brillant dénicheur d’inattendu, y misera sur une “Bacchanale”, dessin à l’encre, aquarelle, gouache et collages, d’Il Di­

vino, comme il aimait être appelé, l’iné­ narrable Salvador Dali. Cette œuvre sur papier date de 1939, une époque où Dali était encore grand et son dessin virevol­ tant. Derom privilégie aussi un “Relief” optique de Heinz Mack, daté 1959. Avi Keitelman emmène à Maastricht les Nam June Paik de sa récente expo bruxelloise. Et, notamment, une “Africa Queen”, qui n’est pas une vidéo mais une composition farcie de masques, de 1989. Il montrera aussi une gouache sur papier de 1999, de la série des lignes ir­ régulières, que Sol LeWitt commit à la fin de sa vie.

Le Français Antoine Laurentin, installé aussi à Bruxelles, met en exergue, avant une personnelle chez nous, un Henri Mi­ chaux dont il montre le meilleur cru. Par exemple, une “Composition” de 1967, sorte de grande bataille en noir et blanc. Avec, à ses côtés, d’autres compositions, nerveuses à leur tour. Chez Laurentin, ne pas rater une gouache en bleus et gris du magnifique Bram Van Velde. Installés avenue Albert, à Bruxelles, David Levy&Associés offrent à la disper­ sion un Fernand Léger de 1920, une aquarelle intitulée “La Ville”. Odermatt­ Vedovi, de Bruxelles toujours, propose

un “Fantasme bleu”, une acrylique de Dubuffet, de 1984, et un “Mobile” de Calder, qui devraient titiller les envies. Enfin, l’Anversois Axel Vervoordt ré­ jouira ses fidèles en combinant art anti­ que et création moderne avec ici, pour têtes d’affiche, deux œuvres japonaises, l’une de Kazuo Shirago, de 1962, l’autre, de Tsuyoshi Maekawa, de 1963. Si l’art contemporain n’est guère en verve à la Tefaf, la Modernité s’y taille une solide place. D’Henry Moore à John De Andrea ou de Grosz et Schiele à Léger (très pré­ sent), il s’agira d’ouvrir l’œil ! R.P.T.

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Le marché

SEMAINE DU 7 AU 13 MARS 2014 ARTS LIBRE

l Sous le marteau

Homma Cette commode anglaise en laque à décor de paysage stylisé a été créée par Dunand et Goulden; c’est une pièce unique de 1921. Elle est estimée entre 300000 et 400000 €.

9000 € Assiettes

16000 € D.R.

Cafetière

5000€

Cette cafetière de mo­ dèle “persanne” aux poinçons d’Ath, datant de 1777 et mesurant 33 cm de haut a été très disputée chez Rops di­ manche passé, à la sor­ tie de Namur. On en at­ tendait entre 4 000 et 6 000 €. Elle a été vendue avec les frais à 10000 €. L’ensemble de la section argenterie s’est d’ailleurs bien défendu, notamment ce qui était de nos petites villes et du XVIIIe siècle.

ROPS

Dans une vente de bijoux et d’argenterie des deux siècles passés, on vit passer chez Me Agut­ tes, installé à Neuilly et y vendant ce mardi, une très belle suite de trente­neuf assiettes dont deux étaient de décors différents et quinze de même décor mais d’un autre orfèvre. Elles étaient en argent massif et armoriées. L’orfèvre principal était C.G. Hallberg. On attendait 6000 à 8000 € pour ce lot pesant 8,6 kg. Mais per­ sonne n’a bougé dans la salle et le lot fut attri­ bué sur un ordre, à 5000 € plus les frais.

10000 €

© SOTHEBY’S

D.R.

Chez Me Aguttes ce mardi 4 mars à Neuilly, il y avait au n° 346 une très belle paire de chande­ liers en argent massif aux poinçons du M.O. Mathieu Franc travaillant à Revel, dans la juri­ diction de Toulouse. On était là en 1788. Les pièces sans leur bobèche, pesaient 720 et 740 grammes et mesuraient 32 cm de haut. On en espérait entre 9000 et 12000 €. Il n’y eut aucune enchère et les bougeoirs sont partis sous ordre d’achat à 9000 €, plus frais.

Toujours chez Rops, ce dimanche, les objets de vitrine et de décoration chinois, des XVIIIe et XIXe siècle, voire plus jeunes encore, peuplaient les 430 premiers numéros. Certains lots, comme ces vases en porcelaine annoncés entre 4000 et 6000 €, ont atteint des scores étonnant. Ce lot­ci monta à 16000 €. Cela fait près de deux ans que des quantités importantes de pièces en porcelaine, ivoire ou bois sculptés, et bronze, s’accumulent dans les ventes et y obtiennent des prix que la police fédérale commence à trouver anormaux. C’est à tel point qu’elle a débarqué ce mardi matin chez Rops pour saisir tous les lots orientaux afin de vérifier les noms des déposants et des acheteurs. “Il s’agit pour eux de vérifier si nous ne sommes pas en face de trafic et de blanchi­ ment d’argent”, nous dit Benoît de Sauvage, un des dirigeants de la salle. “La police et les douanes sont très bienvenues; nous n’avons rien à cacher et on n’en est plus au temps de la Galerie Falmagne, Elisabeth et autre Nova où tout s’écrivait à la main. Tout se trouve sur nos ordinateurs. Mais il ne faut pas se tromper de cible. Nous avons beaucoup de pe­ tits déposants qui lisent les journaux et profitent de la période favorable pour déposer.” Il est vrai aussi que les Chinois rachètent tout ce qui passe.

h La collection privée de Félix Marcilhac va passer en vente chez Sotheby’s et Artcurial ensemble (c’est rare), ces 11 et 12 mars. Certains marchands sont aussi de grands collectionneurs. FÉLIX MARCILHAC, NÉ EN 1941, A CRÉÉ sa galerie d’art en 1969. Ce n’est donc pas d’hier et en même temps ce n’est pas si vieux. Le hé­ ros de la très prochaine vente chez Sotheby’s associée à Artcurial ces 11 et 12 mars permet­ tra si besoin en était encore de mettre l’accent sur l’Art déco, français essentiellement. Il était donc marchand mais il fut tout autant expert pour les salles de ventes. Vendre sa collection privée, ou du moins une partie de celle­ci, cela ne veut pas dire prendre sa retraite et quitter le champ du marché de l’art. Que nenni, d’autant qu’il y a un fils, Félix Jr qui va poursuivre la tâche. La galerie conti­ nue donc sur sa lancée, en étant présente à la future Biennale des Antiquaires à Paris en sep­ tembre 2014 et en montrant au mois d’avril qui arrive une importante exposition sur Paul Jouve, ce fameux peintre et dessinateur qui aimait les fauves qu’il traçait de traits épais noirs dans des poses souvent nonchalantes. La galerie se trouve depuis l’origine rue Bona­ parte, dans le sixième arrondissement de Paris. Le commerce était une chose pour Félix Marcil­ hac mais comme dans presque toutes les gran­ des galeries, quelles que soient les périodes traitées, les espaces de négoce sont aussi des sortes de centres culturels, des lieux de décou­ vertes, d’études, de partage des connaissances et de mise en avant de certains artistes mécon­ nus, ignorés, privés de cotes parfois et qu’il con­ vient de défendre. Lalique, Franck, Majorelle, Dunand, Miklos, Csaky, Legrain, Majorelle, fu­ rent parmi tant d’autres remis au goût du jour, montrés, défendus et donc revalorisés.

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D.R.

Vase

ROPS

Bougeoirs


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ges à l’art déco

Marcilhac fut un maître en la matière, comme les Kugel le font de nos jours ou Philippe Carlier (Galerie Brimo) pour ne parler que des pari­ siens. Roberto Polo, aux USA, en France puis dans son actuelle période belge, travaille lui aussi à faire émerger des artistes majeurs mais méconnus du grand public, à l’instar d’un génie comme Henri Van de Velde. Participer à des foires c’est également une base du métier. La Brafa à Bruxelles peut comp­ ter sur la présence des Marcilhac qui avait par

exemple montré en 2012 une réédition du bu­ reau du show­room parisien de Peugeot, créé dans les années fin soixante et début septante par le designer hollandais Ben Swildens. Pour ce qui regarde la vente prochaine, il y aura une myriade de pièces rares et importan­ tes provenant de très grandes collections comme celles des Noailles, de Jacques Doucet, d’Elsa Schiaparelli, de Madame Lanvin et d’autres noms moins célèbres. Plus de trois cents lots sont annoncés. Ils seront dispersés en face de l’Elysée, Galerie Charpentier. Les meu­ bles et objets portent des signatures illustres aujourd’hui, mais elles étaient inconnues voici quarante ans et plus. Marcilhac a lancé la mode. On trouvera notamment une paire de portes en bois laqué animées de personnages féminins hiératiques, rigides comme des sculptures grecques (travail français, 20000 à 25000 €). Puis il ne faudra pas manquer un fauteuil “Nau­ tile” de 1913, dessiné par Paul Irribe et dont on attend entre 150000 et 200000 €. Tous les es­ poirs sont permis pour une paire de fauteuils gaînés de galuchat (250000 à 300000 €) et une coiffeuse (200000 et 250000 €), tous dessinés par Jean­Michel Franck (1895­1941). Puis il faudra compter avec un fauteuil en palissandre, nacre et parchemin de Marcel Coard puis en­ core avec une commode anglaise en laque à dé­ cor de paysage stylisé, créée par Dunand et Goulden; c’est une pièce unique de 1921 qui est estimée entre 300000 et 400000 €. Ph. Fy. U Infos : www.artcurial.com et www.sothebys.com

Cette paire de fauteuils carrés recouverts partiellement de galuchat, inventés par Jean-Michel Franck, est annoncée entre 250000 et 300000 €.

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l Résultats

© SOTHEBY’S

Cette toile sans titre de Cy Twombly, peinte en 1964 en grand format fila de 5 à 14,8 millions d’euros chez Sotheby’s à Londres le 12 février dernier.

Contemporains très soutenus h Les grandes signatures du XXe siècle à Londres ont très bien œuvré.

QUELQUES TRÈS GROSSES POINTURES suffisent à rendre les chefs de départe­ ments d’art contemporain parmi les hommes les plus heureux de la planète. Cy Twombly, Lucio Fontana, Francis Ba­ con, Basquiat, Bourgeois, Klein, Staël, Warhol, puis Soulages (né en 1919), Koons (né en 1955), Damien Hirst (né en 1965), Richter (né en 1932) et dans une moindre mesure Baselitz (né en 1938), pour le domaine des vivants, sont des locomotives incroyables. Chez Christie’s le 13 février, Bacon (mort en 1992) aura fait parler de lui avec une toile unique (souvent ce sont des dipty­ ques ou des triptyques). L’artiste britan­

nique aspire les millions depuis des an­ nées mais là c’est devenu comme une tornade qui touche le sol et aspire à elle des sommes grandioses pour les proje­ ter au firmament d’une gloire pourtant acquise. Cette fois Bacon ne bat pas son record, quoique sur une seule toile, les 70 042 870 dollars, soit 42,1 millions de livres sterling ou 50, 8 millions d’euros, représentent un sommet jamais atteint. Il s’agissait en l’espèce du portrait de son ami Georges Dyer, parlant. En novembre 2013, un triptyque du maître dont le sujet avait été tiré d’une rencontre entre le peintre Lucian Freund, son collègue, avait fait grimper la cote à un mythe absolu, soit 142,4 millions de dollars, chez Christie’s à New York (127 millions de dollars sans les frais). Le précédant record pour une toile seule était détenu par Evrard Munch et son “Cri” parti à 119,9 mil­ lions de dollars (frais inclus), en mai 2012 chez Sotheby’s.

Loin derrière se trouve Richter avec sa composition intitulée “Abstraktes Bild”, qui fit 19,57 millions de livres sterling, soit 23,5 millions d’euros. On flirte donc avec le milliard d’anciens francs belges. Jef Koons est le troisième dans la hié­ rarchie. Son “Œuf cassé Magenta” était attendu chez Christie’s entre 10 et 15 millions de livres sterling. Il en fit 14,08 (£), soit 16,96 millions d’euros. On terminera la vente du 13 par ce Cy Twombly “Untilted Rome”, peint en 1960 sur une toile de 50 x 60 cm, que la salle annonçait entre 1,2 et 1,6 million de livres sterling. Il en vint 2 658 500 £, soit 3 203 000 €. Le produit total de la vente du soir chez Christie’s fut de 150,8 millions d’euros; il y avait quaran­ te­neuf lots à vendre et quarante chan­ gèrent de mains. Donc même à ces ni­ veaux il y a du déchet. Chez Sotheby’s, les montants furent de la même ampleur, pris singulière­ ment pour les meilleurs lots, mais beau­

coup moins pour la totalité de la disper­ sion. La vente avait lieu le 12 février et on y récolta 88 millions de livres ster­ ling, soit 106,9 millions d’euros pour trente­neuf lots proposés. Le lot le mieux vendu par rapport aux estimations était une toile de Cy Twom­ bly (1928­2011), déjà cité. Son travail datait de 1964 et portait sur une très grande composition à fond gris de 206 x 253 cm, pleine d’énergie et de tension positive. La salle en espérait entre 5 et 7 millions de livres sterling; il en tomba 12,178 millions, soit 14,789 millions d’euros, ce qui est un record pour l’ar­ tiste américain qui vécut très longtemps dans la cité éternelle. Le meilleur prix de la soirée fut attri­ bué à Gerhard Richter dont “Wand” trouva preneur à 17442500 livres ster­ ling, soit 21,2 millions d’euros. Jamais ce natif de Dresde n’avait obtenu une telle cote. Philippe Farcy

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l Au marteau

Gravures et imprimés au pinacle Cette vue du Tibre à hauteur du château Saint-Ange, avec le Vatican en arrière-plan est de Livinius Cruyl (1635-1733). L’œuvre est datée de 1669. Elle est évaluée entre 5000 et 6000 €.

h La vente Godts du 18 mars

ON COMMENCERA CE TOUR D’HORI­ ZON d’une vacation variée, par quel­ ques lots de cartes postales faisant hon­ neur à nos soldatss tombés en 14­18, aux villes martyres et à notre famille royale exemplaire. Le lot 6 est occupé par 230 cartes concernant Albert 1er et Elisabeth, parfois accompagnés de leurs trois enfants, depuis l’avènement jus­ qu’au drame de février 1934. On y joint des faire­part de décès et des lettres de remerciements. Le lot est annoncé en­ tre 120 et 150 €. Il est suivi par 770 car­ tes de villes et villages belges (400 à 500 €), puis par un lot de 251 cartes postales montrant des entités ravagées par la guerre. Parfois on voit des vues d’avant confrontées à des prises d’après le conflit. Ypres et Nieuport sont aux premières loges du drame. Bien plus loin et pour demeurer dans les royau­ tés, signalons la présence d’une rare photographie dédicacée à l’une de ses cousines en mai 1882, par le roi d’Espa­ gne Alphonse XII (120 à 150 €). Au n°24 se trouve une gravure d’après Jérôme Bosch provenant de la collec­ tion ancienne de Gaston de Ramaix. Elle est attribuée à Pieter Baltens ou à Jan Verbeeck et fut éditée par Jérôme Galle au XVIIe siècle. C’est une allégorie de la négligence, de la vie sans souci. On attend 1 000 € de cette feuille. Un peu plus loin se trouve un dessin donné à Paul Bril (1553­1626). On y voit un paysage montagneux animé de person­ nages dans un village. La composition est signée et elle est annoncée entre 4 000 et 5 000 €. A ce tarif, si la feuille

GODTS

sera riche en estampes et livres imprimés des XVIIe et XVIIIe siècles.

est originale, ce sera un cadeau. Suivra une large composition d’une vue du Tibre à hauteur du château Saint­Ange, avec le Vatican en arrière­ plan. Le dessin est de Livinius Cruyl (1635­1733); il mesure 190 x 288 mm. Il est daté de 1669. Le lot provient tou­ jours de la collection Ramaix; il est éva­ lué entre 5000 et 6000 €. Il faudra as­ sumer semble­t­il 1 600 € au moins pour s’en aller avec une estampe d’après Jérôme Bosch à nouveau figu­ rant des personnages humanoïdes fan­ tastiques et fantasques. Un dessin de Frans Francken sera au menu. Il figure

les “Offrandes des Rois mages”. La feuille mesure 240 x 410 mm et devrait se vendre entre 3 000 et 4 000 €. Cette section comporte de nombreuses feuilles hollandaises, de rares travaux français et une composition de Pierre Furnius, rare artiste liégeois maniériste, élève de Lambert Lombard. Au n°134 est situé un livre de Victor Petit dont le sujet est consacré aux parcs et jardins des environs de Paris. Victor Petit était lui­même architecte de jardin et créateur de petites fabri­ ques de jardins. Le lot provient du pépi­ niériste J. Le Clément de Saint Marcq à

Assesse. Il est évalué entre 300 et 400 €. La vraie architecture est présente par quelques lots intéressants à l’instar de ce volume de Pierre Patte. Il s’agit d’un recueil de monuments élevés à la gloire de Louis XV. Le volume est sorti de presse en 1765. Le lot provient des bi­ bliothèques du ministre Cobenzl et Jonghe d’Ardoye. Ce volume in­folio devrait se vendre entre 1 800 et 2 000 €. Ph. Fy. U Vente le 18 mars dans les salles de chez Horta à Schaerbeek. Infos : www.godts.com

l Événement

“Vous avez Tintin ?” h La vacation du 23 février fut un gentil succès aux casernes, à Bruxelles. PLUSIEURS CENTAINES DE LOTS étaient présentés à la “Banque Dessinée” en cette fin février et comme par hasard, c’est Tintin qui sortit son épingle du jeu. Le plus haut prix obtenu le fut en faveur de “Tintin chez les Soviets”, présentés en “très très bon état” et négocié frais compris à 8 500 €, dans une édition du “Petit XXe”, qui datait de 1930. Juste après, l’édition de 1938 des “Cigares du Pharaon” frôla la première place en étant vendue à 8 000 €. Il s’agissait d’une

édition en noir et blanc. La chute vers le troisième détenteur de l’ultime marche du podium fut radicale. On tomba en effet à 2600 €, pour une planche de Guarnido, dans la série de Blacksad mettant “en scène nombre d’animaux an­ thropomorphes. On y reconnaît le chat détective en­ touré du gorille Jake Ostiombe, Fiston le lézard, sans oublier l’ours et le rhinocéros, les deux gardes du corps de Statoc”, comme le signale le catalogue. 2400 € vin­ rent ensuite couronner une planche originale de De­ laby, pour la série “Murena” et ici la planche 17 de l’épisode “Le Sang des bêtes”, publié chez Dargaud en 2007. On était plongé dans la Rome antique et la précision des dessins méritait un tel succès. La feuille

de 38 x 51 cm n’était pas signée. On épinglera ensuite les 2 100 € pour la case n°5 de la planche 58 du Blake et Mortimer dans le volume “La Marque jaune” (lot 384). Le score suivant parmi les meilleurs vint sur un Marsupilami d’un mètre de haut, datant de 2002 et quoique non numéroté, on sait que l’on n’en fit que 320 sur les 500 prévus. Le lot s’en est allé à 2000 €. Le fabuleux animal de Fran­ quin a encore de beaux jours devant lui. Enfin, on donna à nouveau 2 000 € pour un travail tracé par Vance pour son Marshal Blueberry et sa planche 28 du volume “Sur ordre de Washington”, publié chez Alpen. La feuille était signée et datée de 1991. Ph. Fy.

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L'actu

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l Photographie

Paysages factices h James Casebere brûle

“Falling house with fire”, la fin de l’utopie et même de son simulacre.

Bio express Né en 1953, James Casebere vit et

Infos pratiques “James Casebere”, photographies. Bruxelles, Galerie Daniel Templon, 13 A rue Veydt. Jusqu’au 12 avril, du mardi au samedi de 11h à 18h. Infos : www.danieltemplon.com

nistes célèbres. Comme Wall, Casebere passe un temps fou à construire les dé­ cors et les maquettes de ses composi­ tions. À cette différence­ci qu’il ne joue nullement d’un effet réaliste. C’est au clair qu’il questionne l’image. Chez lui, pas d’ambiguïté. On ne se de­ mande pas si c’est de la photographie réaliste ou non. C’est bien avec le fac­ tice qu’il avance sa critique en règle du factice. Jean-Marc Bodson

travaille à New York. Il a récemment participé à l’exposition The Pictures Generation au Metropolitan Museum de New York en 2009 ainsi qu’à Haunted : Contemporary Photography/Video/Performance au Solomon R.Guggenheim Museum et à la Biennale du Whitney à New York la même année. Une monographie qui lui est consacrée est parue est 2011 aux éditions Damiani, avec des textes de Okwui Enwezor, Hal Foster et Toni Morrison.

AMES CASEBERE COURTESY GALERIE DANIEL TEMPLON

D’autre part, au­delà de la saillie éco­ logique, il pointe le monde des repré­ sentations qui avalise les comporte­ ments consuméristes en donnant pour exemple ce qui se construit dans les boîtes de pub, dans les salons de la maison et autres foires du bricolage. Double approche politique donc, dans la ligne des artistes de la “staged photography”, la photographie de mise en scène dont Jeff Wall ou Gre­ gory Crewdson sont d’autres protago­

AMES CASEBERE COURTESY GALERIE DANIEL TEMPLON

C’EST UN CONSTAT SÉVÈRE, parado­ xalement agréable à regarder qui se déploie aux cimaises de la Galerie Da­ niel Templon. Dans ce récent et bel es­ pace de la rue Veydt à Bruxelles, les photographies de l’Américain James Casebere montrent un monde au bord de la désolation. On y voit par exemple une banlieue menacée par les flammes ou une maison cernée par le sable. Ou encore, et c’est ce qui doit nous mettre la puce à l’oreille, une autre demeure pour moitié pimpante et pour moitié délabrée. Clairement, dans ce travail de prime abord intrigant, il ne s’agit pas du monde dans lequel nous vi­ vons, mais celui dans lequel nous som­ mes censés souhaiter vivre. Le monde des catalogues, des maquettes et autres représentations idéalisées de lieux d’habitations. S’y glissent un paysage à la Friedrich (un pastiche en fait) et une image d’un studio de pho­ tographie en feu. D’une part donc, l’artiste avance une critique à peine masquée du para­ digme de la maison individuelle et de ses conséquences sur l’environne­ ment. Il s’inscrit en cela pleinement dans cette génération de photographes américains qui, de Robert Adams à Mitch Epstein, font le constat de la dé­ gradation d’un territoire que l’on a présenté pendant deux siècles comme inépuisable.

JAMES CASEBERE COURTESY GALERIE DANIEL TEMPLON

quelques utopies américaines à la Galerie Daniel Templon.

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