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Le Marché

Jeune artiste

Renaat Ivens nous fait partager ses ocres, ses verts, ses roses. PP.4-5

Eurantica termine son parcours ce week-end. Tout est mieux ! PP.10-11

Morgane Deffense crée des objets et contre-objets en céramique. PP.2-3

MORGANE DEFFENSE

Expo en vue

Supplément à La Libre Belgique - N°179 - Semaine du 22 au 28 mars 2013

BARBIERMUELLER À VENDRE P.12

VÉNUS CALLIPYGE CULTURE CHUPICUARO, MEXIQUE, AUTOUR DE 400 AV. J.-C. CÉRAMIQUE, H. 71 CM (DÉTAIL) / MUSÉE BARBIER-MUELLER

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L'actu

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SEMAINE DU 22 AU 28 MARS 2013 ARTS LIBRE

Commentaire

Diversification et multiplication

Portrait de Morgane Deffense par Johanna de jeune artiste Arts Libre. Ci-contre, œuvres de Morgane Deffense.

MORGANE DEFFENSE

Notre chronique précédente concernant les participations belges à la foire Art Brussels a suscité pas mal de réactions en sens divers, ce qui montre au moins une chose: l’importance de l’enjeu d’une telle manifestation. Pour les galeries et pour les artistes en tant que vitrine internationale. Mais aussi pour le public qui, en général, souhaite avoir le meilleur et le plus large aperçu possi­ ble de l’offre du marché à ce moment. En bonne logique, il faut aussi compter avec trois autres manifestations du même type et concomitantes. L’une extérieure à la Belgique mais toute proche et qui reprend les devants après une période plus creuse : la foire Art Cologne; les deux autres à Bruxelles, les foires Slick et Off qui en seront à leur seconde édition. La Slick revient dans des conditions quasi identiques à la première mouture avec une cinquan­ taine de galeries dans le même lieu. Là, comme à Art Brussels, les galeries étran­ gères sont nettement majoritaires puis­ qu’on ne compte que huit participations belges, la France s’attribuant plus de la moitié des stands. Normal, la Slick est d’origine parisienne. La seconde, la Off, rejoint les espaces de Tour & Taxis plus vastes et plus adaptés, et prend de l’ampleur en rassemblant 42 galeries dont 15 belges. Si l’on joint les quatre qui participent à Art Cologne, on arrive à une participation de 74 galeries de Belgique. Le compte n’y est pas ? Si! Deux galeries du Nord du pays, Deweer et Axel Vervoordt, se multiplieront entre Bruxelles et Cologne car une partie de leurs artistes et de leur clien­ tèle se situe en Allemagne. Et, fait plus rare encore, une galerie se dédouble à Bruxelles, Martine Ehmer sera conjoin­ tement à la Slick et à la Off ! Tout cela pour dire quoi ? Que le phéno­ mène des foires n’est pas près de se tarir, que la Belgique compte nombre de galeries soucieuses de s’implanter dans des créneaux internationaux, mais aussi qu’il en est d’autres – qui peuvent fran­ chement revendiquer ce niveau – qui seront absentes de ces rassemblements. Les unes parce qu’elles ont choisi de travailler uniquement au sein de leur lieu permanent, d’autres parce les por­ tes souhaitées ne se sont pas ouvertes. Alors ? Parcourir les foires c’est très bien et incontournable aujourd’hui, mais n’oubliez pas tout au long de l’année de visiter les galeries. À Bruxelles, c’est surtout là que ça se passe !

MORGANE DEFFENSE

Par Claude Lorent

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L'actu

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JOHANNA DE TESSIERES

SEMAINE DU 22 AU 28 MARS 2013 ARTS LIBRE

Les objets muets de Morgane Deffense

Infos pratiques Les dix jeunes artistes exposeront à la Médiatine, 1 allée Pierre Levie (anciennement 45 chaussée Stockel), 1200 Bruxelles, du vendredi 26 avril au dimanche 26 mai. Infos : www.wolubilis.com

h Morgane Deffense, jeune

MORGANE DEFFENSE

artiste, crée des objets ... et des contre­objets. Portrait. C’EST SOUVENT PAR HASARD QU’ON se retrouve les mains couvertes de terre. Pour Morgane Deffense, née en 1984 à Bruxelles, tout est parti d’un échec à un examen d’entrée en restauration d’œuvres d’art. Un essai transformé, en somme. Elle se savait créative et ma­ nuelle, il y avait une place dans la sec­ tion céramique à la Cambre, coup de foudre ! Morgane Deffense a décroché son master en 2009 et c’est au cours de ses cinq années d’études qu’un double “déclic” a eu lieu. “Quand une nouvelle professeur, Caroline Andrin est arrivée, elle nous a vraiment tournés vers l’art contemporain et a invité des architectes, des designers”, explique la jeune artiste. Mais c’est un exercice proposé par le sculpteur Bob Verschueren qui a été “un électrochoc” et a fait prendre une tout autre direction à son travail. “Il nous a proposé d’intervenir dans un lieu et de créer une œuvre qui dialoguerait avec l’es­ pace”. Dans la cave de l’école de la Cam­ bre que Morgane Deffense empile des dizaines de cylindres en céramique

dans un renfoncement suggérant à la fois l’accumulation, la pesanteur, et le vide. “A partir de ce moment, j’ai réalisé que je pouvais prendre en compte mon en­ vironnement dans la création”, ajoute­t­ elle. Dès lors, elle a commencé à explorer les possibilités offertes par les objets du quotidien, influencée par le design. Le titre d’une de ses expositions, en 2011 au Musée Ianchelevici, “Objets et con­ tre­objets” résume bien son travail, es­ time la jeune artiste. Grâce à une techni­ que de moulage – “j’ai créé des poches en latex avec l’empreinte d’un objet, comme une sorte de transfert, et je viens couler la porcelaine à l’intérieur” –, Morgane Def­ fense crée des objets, qui n’en sont pas tout à fait. Dénués de leur fonction et de leur utilité, ils deviennent œuvres à part entière, à la fois présents dans la forme mais absents. “Beaucoup de gens me de­ mandent si l’objet est toujours à l’inté­ rieur”, sourit la céramiste qui cuit ses porcelaines à plus de 1200°. Une série “d’objets intimes” comme des savons (photo) ou une théière (qu’elle tient en­ tre ses mains sur le portrait) font illu­ sion et créent une sensation étrange. “J’aime travailler sur l’idée de l’empreinte, de la mémoire, du positif et du négatif, c’est une sorte de jeu sur la fonction”. Pour elle, la blancheur de la porcelaine s’est imposée au fur et à mesure, “cela me

semble plus juste, le blanc décolore l’objet, n’ajoute pas d’informations, donc la forme devient plus importante, le reste est silen­ cieux.” Après avoir enseigné pendant deux ans dans des académies à Arlon et à Tournai, Morgane Deffense a décidé de prendre le temps de poursuivre son tra­ vail et d’exposer. A ses yeux, un bon professeur doit continuer à créer pour transmettre cela à ses étudiants. Elle a obtenu deux bourses pour une rési­ dence d’artiste à Glasgow. “Là, je tra­ vaille dans un atelier en compagnie d’une vingtaine de céramistes, avec du matériel extraordinaire”. Aujourd’hui, elle conti­ nue à explorer l’aspect artistique en jouant sur la fonction des objets mais aussi l’aspect utilitaire, qu’elle n’avait pas exploré auparavant. Bols élastiques à la réalisation technique impression­ nante ou encore tasses en sucre (oui, en sucre… trace de ses études de chocolate­ rie ?) dont le caractère éphémère con­ traste avec la permanence de la cérami­ que, se forment sous ses doigts. Mor­ gane Deffense a aussi pris conscience que d’autres médiums “peuvent faire sens”. Elle emballe ainsi ses outils de laine, rendant les objets tranchants muets. De cette ambiguïté naît un petit monde en soi. Celui, passionnant, de Morgane Deffense. Camille de Marcilly

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L'actu

SEMAINE DU 22 AU 28 MARS 2013 ARTS LIBRE

l Expo en vue

Une part occulte

L’étrangeté, d’inquiétante à stupéfiante

TEREZA ZELENKOVA

Il y a une petite dizaine d’années, la Maison Européenne de la Photographie à Paris avait beaucoup étonné par une exposition sur le rapport entre photographie et l’occulte. Le grand public ignorait en effet à peu près tout alors de cette mode du début du XXe siècle qui consistait à se faire peur avec des images truquées où apparaissaient fantômes, ectoplasme et squelettes… La galerie Harlan Levey Project à Bruxelles expose en ce moment une sélection d’images de la collection Brad Feuerheim dont la thématique est précisément la “paraphotographie”. Il s’agit moins ici d’une volonté d’histoire comme c’était le cas à la MEP, que de la présentation d’images d’auteurs utilisant le langage du désordre ou d’images anonymes empruntes de “l’inquiétante étrangeté” freudienne. Dès la première image d’une chevelure qui semble flotter seule, il est évident que l’idée est de nous placer en rupture avec la rationalité rassurante de la vie quotidienne. On ne s’étonne donc pas de se retrouver par la suite face aux photographies noires et particulièrement macabres de Joel­Peter Witkin ou aux compositions tourmentées (et plutôt pictorialistes) de Paulina Otylie Surys. Notons que c’est une image documentaire qui ressort le plus de toutes ces compositions très intentionnelles. Intitulée “Femme qui est morte dans son sommeil”, cette photographie de Jeffrey Silversthone est d’une force incroyable. On y voit le corps nu d’une jeune femme découpé et recousu grossièrement par un légiste à la mortuaire. Ce qui frappe par­dessus tout, c’est son visage d’une quiétude incroyable, fascinante. Plus qu’inquiétante, l’étrangeté est ici stupéfiante. (J­M Bo)

Les ocres, les roses, les cha

Uncanny.” Harlan Levey Project, en partenariat avec la Collection Brad Feuerhelm. Bruxelles, 37, Rue Leon Lepage. Jusqu’au 3 avril, du mercredi au dimanche de 13h à19h. Conférence de Brad Feuerhelm le samedi 23 mars à 17h.

de la couleur. Variations infimes et vibrations maximales à la Galerie Faider. IL Y A DES EXPOSITIONS QUI VOUS laissent tout pantelant d’admiration, tout ému par la sérénité, la placidité, la profondeur de champ de tableaux qui, sous vos yeux, complices de facto et sans que rien d’abusif ne l’explique, vous pénètrent jusqu’au cœur de vos sensa­ tions les plus intimes. Un peu comme si les murs qui les supportent n’étaient là que pour mieux vous les offrir, cadeau personnalisé. Il y a chez Renaat Ivens cette sacralisation de la ligne et de la couleur qui – c’était le cas aussi dans les épures, souvent en noir et blanc, de Dan Van Severen – vous renvoient à cet au­delà de la toile ou du papier et, in fine, à cet au­delà de vous­même, où tout devient bonheur pur. Un régal pour l’œil sans doute mais, plus encore, une sorte de bienfait du ciel pour vous qui rêviez secrètement de pla­ ner, ne fût­ce qu’un instant privilégié, au­ dessus de toutes contingences. La peinture de Renaat Ivens en appelle à la dignité de l’être, à ce moment rare où tout chante en vous comme si le monde, un monde de dévotion et de bien­être total, était devenu le vôtre par la grâce d’un coup de ba­ guette magique. Pas d’explication possible. Aucune espèce de religiosité. De la matière et des couleurs pour tout bagage. Mais ceci quand même : une intériorité qui se livre à vous à mains nues. Dans un cas comme celui­ci, tout est à lire et à recevoir entre les lignes et ces superposi­ tions massives de couches de pigments qui, tressées entre elles comme autant de valeurs accordées à la tension suprême, se confient sans outrance, de but en blanc s’il n’était, quand même, tout le travail, long et patient, sous­jacent. Les toiles sont généralement monochro­ mes, ceci dit erronément mais pour faire sim­ ple. Monochromies sans affect mais ardentes, que bordent, parfois, les émergences soudai­ nes d’une coloration voisine. Et, parfois en­ core, cette fausse monochromie se retrouve balafrée, généralement en son milieu, par un trait, vertical ou horizontal, sorte de césure au mitan d’une sérénité sans faille. On ima­ gine aisément, devant le trouble concédé, le temps de patience, d’énergie et de lucidité tout à son ouvrage, qu’il aura fallu au peintre pour arriver à pareil résultat. Peu, très peu de couleur… Et tout qui chante, plain­chant avivé par la densité des matières accumulées, soupirs après soupirs. Toiles isolées ou diptyques. Variations infi­ mes et vibrations maximales. De l’huile et

COURTESY GALERIE FAIDER

U “On Paraphotography : Uncertainty, the Occult and the

h Une sacralisation de la ligne et

Renaat Ivens, techniques mixtes sur toile, 100x100 cm (jaune). Et techniques mixtes sur toiles, deux fois 140 x60 cm.

des colles. Bordures et lignes subtiles. Vert et gris, vert et vert, blanc crème sur blanc crème, bleu et rose, vert olive, mauves légers, bruns aussi. Gammes variées. Jours et heures. Un homme à son ouvrage, matin et soir, jour­ née entière. Le cœur qui change, qui a ses heures de délectation, ses heures de révolte, ses heures et bonheurs variables. Tout, ici, est dans le tendu sur mesure. Et sur mesure car la main de l’artiste s’y est complue telle quelle à ce moment­là. Quelques intrusions, incises, à main levée et cette sensation immanente qui vous em­ porte : les vibrations d’une matière faite de cinquante ou cent couches de pigments, peu importe. Les vibrations et l’immersion qui s’ensuit : enfoncez­vous dedans, et vous ver­ rez ce que vous n’avez peut­être jamais vu de si intense et vrai ! Roger Pierre Turine

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SEMAINE DU 22 AU 28 MARS 2013 ARTS LIBRE

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verts, les nts d’Ivens PRIX De 6000 à 18000 euros (diptyque).

“J’aime les huiles et les couleurs et j’aime les utiliser toutes. Mes lignes apparentes sur les tableaux naissent de la couleur elle-même.” Renaat Ivens

Bio express 1935. Nombreuses expos individuelles et fidélité aux galeries Geukens&Devil à Anvers et Knokke-Zoute et Faider à Bruxelles. Dans de nombreuses collections publiques et privées.

Infos pratiques

COURTESY GALERIE FAIDER

Né à Sint-Niklaas le 7 janvier

Galerie Faider, 12 rue Faider, 1060 Bruxelles. Jusqu’au 20 avril, du mercredi au vendredi de 14 à 19h, le samedi de 14 à 18h. Infos : 02.538.71.18, www.galeriefaider.be

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Les galeries

SEMAINE DU 22 AU 28 MARS 2013 ARTS LIBRE

Lumière noire

BRUXELLES A.L.I.C.E. Détails d'une rue. Oeuvres d'Olivier Kosta-Théfaine. ‣ Jusqu'au 30·04. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.

URue du Pays de Liège 4 - 1000 Bruxelles -02 513 33 07 - www.alicebxl.com

Albert Dumont Yvonne Cattier. Peintures. ‣ Jusqu'au 24·03. Du J. au D. de 13h30 à 19h ou sur rdv. URue Léon Lepage 43 - 1000 Bruxelles 02 512 49 43 - www.galeriedumont.be

B-Gallery Past Forward. Photos de Katherine Longly. ‣ Jusqu'au 23·03. Du Me. au S. de 13 à 18h, fermé les j.f. UGalerie Bortier - Rue Saint-Jean 17 1000 Bruxelles - 02 279 64 03 www.brupass.be

CLEARING Moon and a Half. Oeuvres de Korakrit Arunanondchai, Aaron Aujla, Henri Michaux et Loïc Raguénès. ‣ Jusqu'au 23·03. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. Suzy Creamcheese. Oeuvres récentes de Sebastien Bonin. ‣ Jusqu'au 13·04. Du Me. au S. de 12 à 18h ou sur rdv. The Shadow Knows. Oeuvres de Dylan Bailey, William Blake, Isaac Brest, Natalie Czech, Cooper Jacoby, Dylan Lynch et Lili Reynaud-Dewar. ‣ Jusqu'au 23·03. UAvenue Louise 292 - 1000 Bruxelles 02 644 49 11 www.c-l-e-a-r-i-n-g.com

Catherine Bastide Ficcionario. Oeuvres vidéo de Sebastian Diaz Morales. ‣ Jusqu'au 23·03. Du Ma. au S. de 11 à 18h ou sur rdv. URue Vandenbrandenstraat 1 1000 Bruxelles - 02 646 29 71 www.catherinebastide.com

Champaka Fragments de Valentina. Avec “Valentina”, Guido Crepax (1933-2003) s'affirme comme le géant du dessin en noir et blanc et l'érotisme cérébral trouve son grand maître. ‣ Jusqu'au 07·04. Du Me. au S. de 11 à 18h30, le D. de 10h30 à 13h30. URue Ernest Allard 27 - 1000 Bruxelles 02 514 91 52 ou 0475 26 94 08 www.galeriechampaka.com

Crown Gallery Massimo Vitali. ‣ Du 23·03 au 27·04. Du J. au S. de 14 à 18h. UNouveau Marché aux Grains 13 1000 Bruxelles - 0475 52 18 72 www.crowngallery.be

dépendance Inner Piece. Oeuvres d'Hanna Schwarz. ‣ Jusqu'au 12·04. Du Me. au V. de 14 à 18h, le S. de 12 à 18h ou sur rdv. URue du Marché aux Porcs 4 1000 Bruxelles - 02 217 74 00 - www.dependance.be

COURTESY LE SALON D’ART, BRUXELLES. (C) D.R.

Galeries

Double One Photo Art Gallery Crop Circles. Photos de Philippe Ullens ‣ Jusqu'au 30·03. Du Ma. au D. de 11 à 19h. UGalerie du Roi 11 - 1000 Bruxelles 0484 47 83 81

Etablissement d'en face projects Steinar Haga Kristensen. Installations. ‣ Jusqu'au 21·04. Du Me. au D. de 14 à 18h. URue Ravenstein 32 - 1000 Bruxelles 02 219 44 51 www.etablissementdenfaceprojects.org

Galerie 2016 & Mira Sandro Godel. Peintures. ‣ Jusqu'au 30·03. Du J. au D. de 13 à 18h. URue des Pierres 16 - 1000 Bruxelles 02 502 81 16 - www.galerie2016-mira.be

Le fascinant univers onirique Bien que l’on connaisse et apprécie la très haute qualité de son métier, chaque nouvelle exposition de Maurice Pasternak reste bluffante car tant du moindre détail jusqu’à l’ambiance générale il maîtrise son sujet sans effet démonstratif ou de surenchère. C’est justement parce que tout, en chaque œuvre, participe de l’atmosphère mise en scène en des compositions complexes que le savoir­faire devient un savoir dire qui confine au raffinement, valeur ajoutée d’un langage imagé et imagier qui se situe à mille lieues de tout réalisme. C’est aussi sur ce paradoxe que l’artiste construit savamment et tout particulièrement chaque gravure qui relève de la technique de la manière noire, car à bien y regarder on se situe loin du réel, dans l’imaginaire, dans l’onirique, dans une forme de romantisme un peu noir, un peu fantastique, un peu inquiétant dans l’attente de quelques

Galerie Paris-Beijing Liu Bolin. Artiste contestataire, il est surtout connu pour ses photos de luimême dissimulé dans ses paysages. La galerie lui consacre une rétrospective. ‣ Jusqu'au 11·05. Du Ma. au S. de 11 à 19h. URue Hôtel des Monnaies 66 1000 Bruxelles - 02 851 04 13 www.galerieparisbeijing.com

Gladstone Gallery Kalendergeschichten. d'Hanne Darboven.

Oeuvres

‣ Jusqu'au

chose que l’on ignore ou dans la manifestation d’un phénomène bizarre accentué par les clairs obscurs légèrement veloutés. Cette fois Maurice Pasternak (1946) livre aussi une série de pastels, plus exactement deux séries. Deux très grands formats dans lesquels la présence humaine est dominée pour ne pas dire écrasée par des architectures totalement improbables. Et un ensemble plus modeste traité dans des verts nocturnes étranges de la densité d’un brouillard. Des paysages que l’on devine plus que l’on perçoit, dans lesquels tout est ombre et lumière tamisée. (C.L.)

U Maurice Pasternak. Apparition disparition. Gravures&pastels. Le Salon d’art, rue de l’Hôtel des monnaies, 81, 1060 Bruxelles. Jusqu’au 11 mai. Fermé du 2 au 15 avril. Du mardi au vendredi de 14h à 18h30, samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 18h.

27·04. Du Ma. au V. de 10 à 18h, le S. de 12 à 18h. URue du Grand Cerf 12 - 1000 Bruxelles 02 513 35 31 - www.gladstonegallery.com

Group 2 Gallery Zéphir Busine. Huiles, gouaches et encres. ‣ Jusqu'au 27·04. Du Me. au S. de 14 à 18h. URue Blanche 8 - 1000 Bruxelles 02 539 23 09 http://artalog.net/gallery/gallery.php?id=286

Jan Mot Fictionnalisme: une pièce à conviction. Oeuvres de Jean Brolly, Georges Bully, Herman Daled, Lidewij Edelkoort, Françoise Epstein, Dominique Païni et Michel Tournereau. ‣ Jusqu'au 20·04. Du J. au S. de 14 à 18h30 ou sur rdv. URue A. Dansaert 190 - 1000 Bruxelles 02 514 10 10 - www.janmot.com

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Les galeries

SEMAINE DU 22 AU 28 MARS 2013 ARTS LIBRE

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Bandes dessinées

UBoulevard Barthélémy 20 1000 Bruxelles - 02 514 18 35 www.jeanpaulknott.com

Meessen De Clercq Continuum. Les grands travaux d'Evariste Richer soulignent son intérêt pour l'immensité. ‣ Jusqu'au 23·03. Du Ma. au S. de 11 à 18h. The Philosophical Nail. Oeuvres de James Lee Byars. ‣ Jusqu'au 23·03. The Price of Nails. Susan Collis explore la vastitude et la complexité de notre environnement en mettant en confrontation monde réel et images perçues. ‣ Jusqu'au 23·03. URue de l'Abbaye 2 - 1000 Bruxelles 02 644 34 54 - www.meessendeclercq.com

Petits Papiers Cosmos. A travers une trentaine d'oeuvres en noir et blanc et de sculptures colorées, l'expo met en regard le travail d'Hervé Di Rosa et Philippe Druillet, dont l'univers se nourrit de récits d'anticipation et d'imagerie de science-fiction. ‣ Jusqu'au 31·03. Du Me. au D. de 11 à 18h30. UPlace du Grand Sablon - Rue de Bodenbroek 8 - 1000 Bruxelles 0478 31 92 82 www.petitspapiers.be

Pierre Hallet Je ma Muse. Peintures de Jacqueline Devreux, déclinaisons d'autoportraits au récit davantage autofictif qu'autobiographique. ‣ Jusqu'au 09·05. Du Ma. au S. (fermé le Me.) de 14h30 à 18h30, le D. de 11h30 à 13h30. URue E. Allard 33 - 1000 Bruxelles 02 512 25 23 www.galeriepierrehallet.com

Quest 21 Thomas Lohmann & Eric Monbel. Lohmann confronte ses peintures délicates aux encres sobres de Monbel. ‣ Jusqu'au 06·04. Le Me. de 12 à 16h, les V. et S. de 12 à 18h ou sur rdv. UAvenue de Stalingrad 21 - 1000 Bruxelles - 0473 81 36 90 - www.quest21-art.be

Sorry We're Closed Flat Retrospective. Oeuvres de Dan Perjovschi. ‣ Jusqu'au 18·05. Uniquement sur rdv. URue de la régence 65 - 1000 Bruxelles 0478 35 42 13 - www.sorrywereclosed.com

Synthèse Alberto Cont. Toiles et papiers. ‣ Jusqu'au 25·05. Du J. au S. de 14h30 à 18h30. URue E. Allard 24 - 1000 Bruxelles 02 514 40 55 - www.galeriesynthese.be

van der Mieden Un air banane. Oeuvres de Freek Wambacq. ‣ Jusqu'au 21·04. Du Me. au S. de 14 à 18h. URue d’Alost 10 - 1000 Bruxelles 02 513 62 12 - www.vandermieden.com

Young Gallery Les Sieff. Oeuvres de Jeanloup, Barbara, Sonia et Sacha Sieff. ‣ Jusqu'au 06·04. Du Ma. au S. de 11 à 18h30.

Du Ma. au V. de 14 à 19h, le S. de 11 à 20h. UAvenue Louis Lepoutre 112 1050 Bruxelles - 02 345 30 83 - www.galerie-lazarew.fr

UAvenue Louise 75b (Hôtel Conrad) 1050 Bruxelles - 02 374 07 04 www.younggalleryphoto.com

Jozsa Gallery Moi aussi je fais des trucs sympas mais n'oublie pas de brancher la prise !. Oeuvres de Natalia De Mello. ‣ Jusqu'au 18·05. Du J. au S. de 12 à 18h ou sur rdv.

Artiscope Foreshadow. L’artiste florentin Fabrizio Corneli envahit la galerie de ses œuvres dans lesquelles la lumière et les ombres sont les composantes essentielles. ‣ Jusqu'au 26·04. Du L. au V. de 14 à 18h.

GUIDO CREPAX/GALERIE CHAMPAKA

Knott Gallery SKIN. SKIN est un collectif d'artistes et de femmes atteintes d'un cancer du sein. Chaque artiste réalise une oeuvre d'art unique, exposée puis vendue au profit de l'association: sculptures, dessins, peintures, photos... ‣ Du 28 au 30·03.

UBoulevard Saint-Michel 35 1040 Bruxelles - 02 735 52 12 - www.artiscope.be

105 Besme Dan Van Severen. Une sélection inédite de dessins et travaux sur papier. ‣ Jusqu'au 15·05. Uniquement sur rdv. UAvenue Besme 105 - 1190 Bruxelles 0475 29 98 73 - www.105besme.be

Quadri Jacques Lacomblez. Peintures et encres récentes. ‣ Jusqu'au 05·04. Les V. et S. de 14 à 18h ou sur rdv. UAvenue Reine Marie-Henriette 105 1190 Bruxelles - 02 640 95 63 www.galeriequadri.be

Albert Baronian Goya's Lantern. Peintures de Stanley Whitney. ‣ Du 29·03 au 11·05. Du Ma. au S. de 12 à 18h. Interritorial und territòriàlis. Sculptures d'Olaf Holzapfel. ‣ Jusqu'au 23·03. Du Ma. au S. de 12 à 18h. Magali Reus. ‣ Du 29·03 au 11·05. Du Ma. au S. de 12 à 18h. URue Isidore Verheyden 2 - 1050 Bruxelles - 02 512 92 95 - www.baronianfrancey.com

Almine Rech Black Swamp. Oeuvres de Mark Hagen. ‣ Jusqu'au 10·04. Du Ma. au S. de 11 à 19h.

Fragments de “Valentina” de Crepax Des auteurs de bandes dessinées d’érotisme à la fois sensuel et cérébral, Guido Crepax est le maître incontesté. Architecte de formation, il naquit le 15 juillet 1933 à Milan et y mourut le 30 juillet 2003. S’il est célèbre pour ses libres adaptations de “Histoire d’O”, “Emmanuelle” et “La Vénus en fourrure”, on lui doit surtout une série culte pour lecteurs avertis, dont il fut metteur en page et scénariste : “Valentina”, créée en 1965, héroïne ayant les traits de Louise Brooks. Cette exposition/ vente – la première à Bruxelles depuis décembre 1980, à la galerie Abras – en réunit 46 planches en noir et blanc, de qualité muséale. De format 48x35, 8 cm, quinze d’entre elles (au choix) peuvent être acquises au prix de 8500 € et deux, plus grandes, à 10 000 €. Des albums de “Valentina”, seul un tiers à été traduit en français. D’un artiste rigoureux, un univers fantasmatique et sulfureux en diable. (Fr.M.)

U Galerie Champaka (27, rue Ernest Allard, 1000 Bruxelles. Infos :02­514.91.52. Site : www. galeriechampaka.com). Jusqu’au 7 avril 2013. Mercredi à samedi de 11h à 18h30; dimanche de 10h30 à 13h30, ou sur rendez­vous.

URue de l'Abbaye 20 - 1050 Bruxelles 02 648 56 84 - www.alminerech.com

Anyspace Co|oc. Manuel Larrazábal et Antonio Guiotto présentent un dialogue qui prend la forme d'une cohabitation artistique. ‣ Jusqu'au 04·04. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Van Eyck 59 - 1050 Bruxelles 0471 88 26 17 - www.anyspace.be

Bodson-Emelinckx Stop-Over. Street Art avec ROA. ‣ Jusqu'au 23·03. Du Me. au S. de 14 à 19h. URue de Hennin 70 - 1050 Bruxelles 02 648 40 06 www.bodson-emelinckx.com

Box Galerie Les Murmures de la Forêt. Photos de Takeshi Shikama. ‣ Du 29·03 au 18·05. Du Me. au S. de 14 à 18h. URue du Mail 88 - 1050 Bruxelles 02 537 95 55 - www.boxgalerie.be

Didier Devillez Masque et varia. ‣ Jusqu'au 23·03. Du J. au S. de 14h à 18h30 ou sur rdv. URue E. Van Driessche 53 - 1050 Bruxelles - 02 215 82 05 www.galeriedidierdevillez.be

Elaine Levy Project Breakin' Windows. Oeuvres de Stephen Felton. ‣ Jusqu'au 30·03. Du J. au S. de 14 à 19h ou sur rdv. URue Fourmois 9 - 1050 Bruxelles 02 534 77 72 - www.elainelevyproject.com

Esther Verhaeghe Art Concepts Daniel Enkaoua. Peintures figuratives. ‣ Jusqu'au 15·05. Du Ma. au S. de 14 à 18h.

Galerie d'Ys Poupées Masquées. Peintures et dessins de Yasemin Senel. ‣ Jusqu'au 24·03. Du J. au S. de 14 à 18h, le D. de 11 à 15h. URue de l'Arbre Bénit 84 - 1050 Bruxelles -0499 22 57 66 - www.galeriedys.com

Galerie Lazarew The Birth of Gravity. Photographies de Yuriko Takagi. ‣ Jusqu'au 30·03.

URue Saint-Georges 24 - 1050 Bruxelles 0478 48 77 09 - www.jozsagallery.com

Nadine Feront Silent Anatomies. Oeuvres d'Agnes Arnould, Pascale Barret, Ellen Cantor, Sébastien Marciak, Selcuk Mutlu et Jerôme Poloczek. ‣ Jusqu'au 27·04. Du J. au S. de 14 à 18h30. URue Saint-Georges 32 - 1050 Bruxelles 02 640 34 44 - www.nadineferont.com

Nathalie Obadia Spanning Time. Peintures de Brenna Youngblood. ‣ Jusqu'au 06·04. Du Ma. au V. de 10 à 18h, le S. de 14 à 18h. URue Charles Decoster 8 - 1050 Bruxelles -02 648 14 05 - www.galerie-obadia.com

Puls Contemporary Ceramics Wouter Dam & Turi Heisselsberg Pedersen. ‣ Jusqu'au 04·04. Du Me. au S. de 13 à 18h. URue du Page 19 - 1050 Bruxelles 02 640 26 55 - www.pulsceramics.com

Rodolphe Janssen Farhad Moshiri. Une sélection d'oeuvres récentes de l'artiste iranien (peintures, installations...). ‣ Du 29·03 au 04·05. Du Ma. au V. de 10 à 18h, le S. de 14 à 18h. URue de Livourne 35 - 1050 Bruxelles 02 538 08 18 www.galerierodolphejanssen.com

Xavier Hufkens According to a given mean. Sculptures récentes d'Antony Gormley. ‣ Du 28·03 au 04·05. Du Ma. au S. de 11 à 18h. URue Saint-Georges 6-8 - 1050 Bruxelles -02 639 67 30 - www.xavierhufkens.com

Zedes Art Gallery Karlo Binsztok. ‣ Jusqu'au 30·03. Du Me. au V. de 12h à 18h et le S. de 14h à 18h. URue Paul Lauters 36 - 1050 Bruxelles 02 646 00 04 ou 0475 52 62 58 www.zedes-art-gallery.be

100 Titres On s'en souviendra de la planète. La galerie propose de (re)découvrir un des derniers grands surréalistes en Belgique, André Stas, à travers ses

URue Mignot Delstanche 51 1050 Bruxelles - 0476 28 37 35 - www.estherverhaeghe.com

Feizi Gallery Cheap Body. Oeuvres de Qin Ga. ‣ Jusqu'au 06·04. Du Me. au S. de 14 à 18h. URue de l'Abbaye 8b - 1050 Bruxelles 02 647 55 16 - www.feizi-gallery.com

Fred Lanzenberg Philippe Carpentier. Peintures. ‣ Du 28·03 au 04·05. Du Ma. au V. de 14 à 19h, le S. de 10 à 19h. UAvenue des Klauwaerts 9 - 1050 Bruxelles - 02 647 30 15 ou 0475 73 40 15 www.galeriefredlanzenberg.com

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Les galeries

SEMAINE DU 22 AU 28 MARS 2013 ARTS LIBRE

principales séries de collages, depuis les années 70 jusqu'à nos jours. ‣ Jusqu'au 24·03. Du J. au D. de 14 à 19h.

Libre Choix L'espace - La forme. Multiples de Jo Delahaut. ‣ Du 29·03 au 14·04. Du V. au D. de 14 à 19h.

URue A. Cluysenaar 2 - 1060 Bruxelles 02 534 03 43 - www.100titres.be

URue Defacqz 152 - 1060 Bruxelles 0476 77 53 60 - www.librechoix.be

Antonio Nardone Tarots. Dans cette série photographique, Alessio Delfino propose une nouvelle interprétation des cartes des Arcanes majeures du tarot de Marseille. ‣ Jusqu'au 27·04. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.

Pascal Polar Eye for an eye, image for an image. Originaire du Soudan, Musa est un artiste contemporain majeur d'héritage à la fois européen, arabe et africain. Sa technique, basée sur l'assemblage de textiles, le distingue par son traitement et son assimilation de la culture et de l'histoire de l'art occidentale. ‣ Jusqu'au 29·06. Du Ma. au S. de 14 à 19h ou sur rdv.

URue Saint-Bernard 34-36 - 1060 Bruxelles - 02 333 20 10 www.galerieantonionardone.be

D+T Project Zachary Formwalt. Films et photos. ‣ Jusqu'au 30·03. Du J. au S. de 12 à 18h30 ou sur rdv. URue Bosquet 4 - 1060 Bruxelles 02 537 76 30 - www.dt-project.com

Faider Renaat Ivens. Oeuvres récentes. ‣ Jusqu'au 20·04. Du Me. au V. de 14 à 19h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Faider 12 - 1060 Bruxelles 02 538 71 18 - www.galeriefaider.be

Galerie Arielle d'Hauterives Rêves d'Arctique. Alice Pieters pose un regard tendre et aiguisé sur les ours polaires, représentés à travers sculptures, dessins et peintures. ‣ Jusqu'au 29·03. Du Me. au S. de 14 à 19h ou sur rdv. URue Tasson Snel 37 - 1060 Bruxelles 0477 70 02 32 - www.arielledhauterives.be

Le Salon d'Art Apparition Disparition. Pastels et gravures de Maurice Pasternak. ‣ Jusqu'au 11·05. Du Ma. au V. de 14h à 18h30, le S. de 9h30 à 12h et de 14 à 18h. URue de l'Hôtel des Monnaies 81 1060 Bruxelles - 02 537 66 40 www.lesalondart.be

UChaussée de Charleroi 108 1060 Bruxelles 02 537 81 360 ou 0477 25 26 92 www.pascalpolar.be

Valérie Bach Macula. Peintures de Gérard Alary. ‣ Jusqu'au 30·03. Du J. au S. de 11 à 13h et de 14 à 19h, le Me. sur rdv. URue Faider 6 - 1060 Bruxelles 02 502 78 24 www.galerievaleriebach.com

Rossicontemporary Le Bleu du ciel est sans pourquoi. Dessins de Romain Cadilhon. ‣ Jusqu'au 13·04. Les J. et V. de 13 à 17h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. Non madame, tout ne va pas si mal. Peintures de Jean-Louis Micha. ‣ Jusqu'au 13·04. Second-Hand Emotions. Peintures de Simon Laureyns. ‣ Jusqu'au 13·04. URivoli Building - Chaussée de Waterloo 690 - 1180 Bruxelles - 0486 31 00 92 www.rossicontemporary.be

DS Galerie Le Rêve du soldat. Photographies d'Armyde Peignier, gravures et sérigraphies d'Olivier Sonck. ‣ Jusqu'au 24·03. Du V. au D. de 11 à 19h ou sur rdv. URue de l'Hospice communal 67 1170 Bruxelles - 02 675 83 80 www.louisedsgalerie.com

COURTESY THE ARTIST & ROSSICONTEMPORARY

Sept œuvres

Les densités de Micha Le trait de crayon est vif, l’imagerie dense, la peinture énigmatique et profonde. Une découverte, et belle, assurément. Jean­Louis Micha (Liège, 1979) double, en outre, la faconde picturale ou dessinée d’une mise en bouche écrite qui n’est pas, pour une fois, sans confier une note utile aux images. Et quand nous disons aux images, nous voulons plutôt dire aux respirations ou transpirations d’un auteur que tarabuste la vie des hommes telle qu’elle se présente à nous, nous qui en sommes les acteurs, dociles ou récalcitrants. Micha a maille à partir avec l’enfermement dans lequel s’agitent nos vies. L’enfermement qui est aussi déni de liberté. Occupant les “vitrines” de la Galerie Rossi, Micha a pu jouer à bride abattue avec cette notion, la vitrine elle­même relevant du jeu ouverture/fermeture. Sept œuvres en tout et pour tout, mais aussi sept pièces à conviction qui situent idéalement l’artiste tant dans le

Galerie Verhaeren Deepam, festival des lumières. Olivier Vin présente, en noir et blanc, ses images d'un festival religieux du sud de l'Inde, célébration des dieux et de la lumière. ‣ Jusqu'au 31·03. Du Me. au S. de 14 à 18h, le D. de 10 à 13h. Fragments et Formes. Le photographe Alex Koutsalexis construit, à partir de la réalité, des images apparemment abstraites mais auxquelles de courts textes donnent un sens et une vie propres. ‣ Jusqu'au 31·03. Du Me. au S. de 14 à 18h, le D. de 10 à 13h. URue Gratès 7 - 1170 Bruxelles 02 662 16 99 - www.lavenerie.be

contexte de la peinture actuelle que dans celui de l’expression d’une vie sans fards. Il y a du Tuymans en Micha, mais du Tuymans revu et corrigé par une patte autrement attrayante et sans besoin de discours. Même si explication, utile, il y a ! Un homme penché sur son destin, nombriliste ? Une cage d’oiseau vidée de ses volatiles. Deux personnages en quête d’identité. Un drapeau rouge dans la solitude, etc. Les mises en scène de Micha ont peut­être quelque chose de théâtral, mais le théâtre, chez lui, rejoint la vie, et c’est capital. Cette peinture, où dominent gris et noirs, vit et pose des questions. Rappelons que notre Jeune Artiste Libre Romain Cadilhon expose aussi, en ce moment, chez Rossi. (RPT)

U RossiContemporary, Rivoli Building, rue De Praetere, 1180 Bruxelles. Jusqu’au 4 mai, les jeudis et vendredis de 13 à 17h le samedi de 14 à 18h. Infos : 0486.31.00.92, www.rossicontemporary.be

BRABANT WALLON BRAINE-L'ALLEUD Galerie 360° Intervalle. Peintures de Véronique Decoster. ‣ Jusqu'au 30·03. Le Me. de 15 à 18h et le S. de 14 à 17h en présence de l'artiste. UPlace Abbé Renard 1 - 1420 Braine-l'Alleud - 02 384 63 17 http://galerie360.braine-lalleud.be

GLABAIS Espace B Portraits et auto-portraits. Oeuvres de Camille De Taeye. ‣ Jusqu'au 24·03. Les S. et D. de 14 à 18h ou sur rdv. UHaute Rue 33 - 1473 Glabais 067 79 08 11 - www.espaceb.be

HAINAUT COUILLET Jacques Cerami Under the Bridge #2. Oeuvres de Vincent Beeckman, Michel Couturier, Ronny Delrue, Jean Revillard, Philippe Herbet, Francesco Nonino... ‣ Jusqu'au 27·04. Du Me. au V. de 14 à 19h, le S. de 11 à 18h, fermé les j.f. ainsi que du 03 au 06·04. URoute de Philippeville 346 6010 Couillet 071 36 00 65 ou 0477 78 44 34 www.galeriecerami.be

LIÈGE LIÈGE Monos Gallery French Stamp. Gravures de Christian Bonnefoi, Sylvie Turpin, Bernar Ve-

Arts Libre. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle : Gilles Milecan et Camille de Marcilly. Réalisation : IPM Press Print. Administrateur délégué- éditeur responsable : François le Hodey. Rédacteur en chef : Vincent Slits. Rédacteur en chef adjoint : Pierre-François Lovens. Conception graphique : Bruno Bausier, Jean-Pierre Lambert. Publicité : Martine Levau (0032.2.211.29.12 – martine.levau@ipmadvertising.be).

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Les galeries

SEMAINE DU 22 AU 28 MARS 2013 ARTS LIBRE

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A l’étranger France

COURTESY GAL. N.SEROUSSI

Thématique – Photographie Paris – Nathalie Seroussi

Nadja Vilenne Jacqueline Mesmaeker. ‣ Jusqu'au 21·04. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. Olivier Foulon. Petits et grands formats. ‣ Jusqu'au 21·04. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue du Commandant Marchand 5 4000 Liège - 04 227 19 91 www.nadjavilenne.com

STAVELOT Triangle bleu Pieter Laurens Mol. L'artiste décline son oeuvre en sculptures, installations, photos, peintures, dessins et mixed media, avec un sens tantôt mystique, tantôt poétique et mystérieux versant parfois dans la poésie de l'absurde. ‣ Jusqu'au 14·04. Du J. au D. de 14 à 18h30. UCour de l'Abbaye 5 - 4970 Stavelot 080 86 42 94 - www.trianglebleu.be

NAMUR GRAND-LEEZ Exit11 Contemporary Art Please leave a message. Oeuvres d'Alain Bornain, Jörg Coblenz, Luc Fierens, Christian Grenier, Jacques Lennep, Robert Quint, Alice Janne... ‣ Jusqu'au 07·04. Les S. et D. de 10 à 18h ou sur rdv. UChâteau de Petit-Leez - Rue de PetitLeez 129 - 5031 Grand-Leez 081 64 08 66 www.exit11.be

ANVERS Fifty One Fine Art Photography The Quest for the Man on the White Donkey. Le photographe Yaakov Israel explore son pays d'origine: Israël. ‣ Jusqu'au 30·03. Du Ma. au S. de 13 à 18h ou sur rdv. UZirkstraat 20 - 2000 Antwerpen 03 289 84 58 - www.gallery51.com

Galerie Zuid Manuel Velasco. Peintures. ‣ Jusqu'au 27·04. Du Me. au S. de 14 à 18h, le J. jusqu'à 20h.

Yang Yongliang – Photographie Paris – Paris-Beijing COURTESY PARIS-BEIJING

URue Henri Blès 39 - 4000 Liège 04 224 16 00 ou 0485 91 16 02 www.monosgallery.com

ANVERS

UPacificatiestraat 34 - 2000 Antwerpen 03 248 84 83 - www.galeriezuid.be

Micheline Szwajcer Hans-Peter Feldmann. ‣ Jusqu'au 20·04. Du Ma. au V. de 10 à 18h30 et le S. de 12 à 18h30. UVerlatstraat 14 - 2000 Antwerpen 03 237 11 27 - www.gms.be

Office Baroque Gallery Notes on Neo-Camp. Oeuvres de Matthew Brannon, Anthea Hamilton, Allison Katz, Paul Lee, Daniel Sinsel, Ricky Swallow, Camilla Wills... ‣ Jusqu'au 20·04. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.

COURTESY GAL. A.MARGARON

net, Claude Viallat et Tony Soulié. ‣ Jusqu'au 19·05. Du V. au D. de 14h30 à 18h30 ou sur rdv.

Les images photographiques de Florence Henri, Jiro Taka­ matsu, Idris Khan, Eileen Quinlan, Carol Bove, Man Ray, David Noonan, Tobias Putrih et de la Belge Ann Veronica Janssen, tra­ vaillent le long de l’axe de la profondeur et en tirent leur prin­ cipe de complication, leur puissance narrative ou leur degré subtilement dosé de lisibilité. U Jusqu’au 15 mai. Galerie Nathalie Seroussi, 34, rue de Seine, 75006 Paris. www.nathalieseroussi.com

L’artiste chinois combine subtilement l’art millénaire de la cal­ ligraphie avec les nouveaux médias en créant un univers à la fois futuriste et ancestral dans des montages photographiques en noir et blanc qui prennent forme sur de longs rouleaux pa­ noramiques et sont imprimés sur papier coton. U Jusqu’au 27 avril. Galerie Paris­Beijing, 54, rue du Vertbois, 75003 Paris. www.galerieparisbeijing.com

Fred Deux – Dessins Paris – Alain Margaron La galerie parisienne expose des œuvres récentes de Fred Deux, un artiste à la démarche originale qui crée des fonds de couleur à la peinture puis dessine par­dessus. Un livre, “Dessins bruissants, pensées murmurées”, vient d’être édité. U Jusqu’au 11 mai. Galerie Alain Margaron, 5, rue du Perche 75003 Paris. www.galerieamargaron.com

ULange Kievitstraat 48 - 2018 Antwerpen -0484 59 92 28 - www.officebaroque.com

BRABANT FLAMAND ASSE De Ziener Jean-Georges Massart. Oeuvres récentes. ‣ Jusqu'au 21·04. Du V. au D. de 15 à 18h ou sur rdv. UStationsstraat 55 - 1730 Asse 02 452 77 86 ou 0472 55 25 70 www.deziener.be

FLANDRE OCCIDENTALE OTEGEM

JAMBES Détour Raccourci en détour. Oeuvres de Jean-Pierre Maury. ‣ Jusqu'au 20·04. Du Ma. au V. de 12h30 à 17h30, le S. de 14 à 18h. UAvenue Jean Materne 166 - 5100 Jambes - 081 24 64 43 - www.galeriedetour.be

NAMUR

Deweer Gallery Panamarenko Revisited. Oeuvres de Panamarenko. ‣ Jusqu'au 28·04. Du Me. au D. (fermé le S.) de 14 à 18h ou sur rdv, fermé les 31·03 et 21·04. Where is your alibi, Mr Motorway ?. Oeuvres de Kasia Fudakowski. ‣ Jusqu'au 28·04. Horaires ci-dessus. UTiegemstraat 6a - 8553 Otegem 056 64 48 93 - www.deweergallery.com

Gery Art Gallery Images d'été. Michel Peetz présente pour la première fois une série complète de ses fausses cartes postales, une centaine de vues de la côte belge ainsi que l'intégralité de la collection “Namur au 15 août”. ‣ Jusqu'au 13·04. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.

Fortlaan 17 Hunt. Peintures et sculptures de Stief Desmet. ‣ Jusqu'au 20·04. Du Me. au V. de 14 à 18h, le S. de 12 à 18h.

URue des Brasseurs 38 - 5000 Namur 0475 60 25 58 - www.geryartgallery.com

UFortlaan 17 - 9000 Gent - 09 222 00 33 www.fortlaan17.com

Rive Gauche Clotilde Ancarani. Peintures et sculptures. ‣ Jusqu'au 29·03. Du Me. au S. de 11 à 13h et de 14 à 18h30 ou sur rdv. URue de la Croix 17 - 5000 Namur 0477 39 18 70 - www.rivegauche.be

FLANDRE ORIENTALE GENT

Contact Agenda culturel : Tél. : 02.211.27.23 Email : agenda@lalibre.be

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Adjugé!

SEMAINE DU 22 AU 28 MARS 2013 ARTS LIBRE

l Foire

18 000 €

Gobelins On vendait le 7 mars dernier à Paris chez Me Millon, un ensemble de pièces provenant d’Asie. Parmi elles se trouvait sous cadre un Tangka sino­tibétain brodé qui n’était pas plus vieux qu’un siècle. Le lot figurait Bouddha assis sur un lotus et en­ touré de divinités. La pièce de 96 x 57 cm était annoncée en­ tre 1500 et 1800 €. Il en vint pourtant 18 000, plus les frais, ce qui a laissé le commissaire­ priseur sans voix.

Eura h La foire du Heysel termine son parcours ce week­end sous de nouveaux habits. Le parcours est changé. Tout est mieux.

MILLON

MILLON

Tangka

Toujours chez Millon et à Paris mais le 6 mars cette fois, on vendait entre autres provenances, le contenu d’un appartement belge qui abritait des dizaines de pièces très classiques dans le goût français du XVIIIe siècle. L’un des lots pha­ res était cette grande tapisserie des Gobelins, en laine et soie, présentée dans son jus. La tenture faisait partie d’une suite de huit pièces figurant ici une scène de chasse par des fauves. Le lot de 330 x 240 cm était annoncé entre 7 000 et 10000 €. La salle s’est disputée avec ferveur et la tenture a été adjugée à 90 000 €. Notons que l’on trouvait là des cabinets de style anversois qui se sont mal vendus et qu’une belle gaine d’horloge liégeoise en chêne d’époque Louis XV a été adjugée à 2000 €.

90 000 €

HORTA

Scriban Cette semaine chez Horta, on proposait un petit scriban de dame sans doute, en marqueterie. C’était un meuble liégeois, vers 1700­1730, qui servait de bureau (on restait debout devant ce type de meuble), en pla­ cage de noyer et loupe de frêne plus du bois noirci. On en donna avec les frais 18600€.

18600€

EURANTICA DANS SON appa­ rence 2013 offre quand même de sacrés changements car on en a fini avec les longues allées parallèles et les cheminements sans fin dans des espaces sans âme. Un peu comme à la Tefaf et à un moment lors de la Bien­ nale à Paris, on déambule dé­ sormais à partir d’un axe cen­ tral piqué d’une automobile ancienne comme point de re­ père, pour aborder des îlots au nombre de huit, où les anti­ quaires profitent d’espaces bien plus aérés, souvent amé­ liorés par des effets de coins qui rendent les fournitures plus visibles. Les îlots sont ac­ cessibles à travers certains stands que l’on peut traverser, ce qui n’isolent pas certaines zones. Tous les genres sont également mêlés et l’on évite ici les sections selon les spécia­ lités. Le salon a de la classe grâce à ces changements mais aussi parce que les antiquaires continuent à travers tout, et toutes les ambiances de crises qui nous entourent, à produire des efforts remarquables pour satisfaire une clientèle qui ne se raréfie pas, mais qui se mon­ tre de plus en plus exigeante, voire capricieuse et difficile à prévoir dans ses comporte­ ments. Dès le hall d’entrée abordé et ses longues cimaises presque aveugles sinon pour apercevoir quelques effets à travers des oculi bien pensés, on découvre des stands rythmés par des ob­ jets et des meubles de haute décoration. C’est le cas d’em­ blée avec le stand d’Henri Van­ hoenacker, qui accumule les sculptures de bronze monu­ mentales avec deux splendides effigies à l’antique en faïence vernissée qui rappelle les pro­ ductions florentines du

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Le marché

SEMAINE DU 22 AU 28 MARS 2013 ARTS LIBRE

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ntica en joie Le stand d’Henri Vanhoenacker symbolise la vivacité et le charme d’une foire comme Eurantica.

XVIe siècle. Pas bien loin de là, on passe chez Zada à la rigueur géométrique et plane des tapis et tapisseries. De ces dernières on peut voir des productions françaises mais ce sont les tapis contemporains qui attirent les regards par leurs décors géo­ métriques plein de fantaisies et de charme. Ces tapis récents sont sans doute plus attrayants pour une clientèle jeune et dy­ namique que les tapis tradi­ tionnels du Caucase, de Perse ou d’ailleurs. Il n’y a donc pas que les meubles anciens qui perdent en potentiel auprès d’une nouvelle clientèle. Chez les Spa, une partie du stand joue sur les effets Art déco, dont une imposante sal­ le­à­manger, précédée d’une

belle grille en fer forgé de la même période. Un grand des­ sin d’une locomotive, aquarel­ lée en vert et datant des années trente complète ce décor. Quant à l’autre partie, elle se veut plus habituelle avec des meubles régionaux et des sculptures et objets de vitrine ou à poser sur des fournitures. On passe un moment délicieux chez “Ciel mes Bijoux” où les bijoux de défilés de modes des années quarante à septante abondent et brillent de mille feux. On y voit des créations pour Schiaparelli, Cardin, Nina Ricci et des créateurs célèbres que l’on nomme des paruriers, comme Astuguevieille ou Ba­ retti. N’oublions pas que les animateurs de cette maison,

présents dans les Galeries de la Reine à Bruxelles et depuis peu au Sablon juste à côté de la nouvelle boutique de Gérald Watelet et de Pascale Peckers (Wapp), rue Allard. Vincent L’Herrou qui est à la Brafa, est venu de Paris avec des choses splendides dans le domaine des porcelaines, tout comme sa collègue d’“Art et Patrimoine”. On trouve de très beaux bijoux chez Sonia de Haulleville, Motard et Her­ vieux (Rouen) et chez Véroni­ que Malaise. Et son frère ju­ meau Robert Malaise est le seul à proposer sur le salon un stand de restauration de meubles anciens. Il ne faut pas rater les tableaux moder­ nes chez Jean Nélis et Raf Van

Severen, ni les meubles déco­ ratifs et plein de charme chez Polyèdre. Un clin d’œil encore pour les gravures anciennes chez Robert Camp (Lex Anti­

qua, à Hasselt). Philippe Farcy U Bruxelles, Heysel, Palais 1, jusqu’à dimanche soir. Infos : www.eurantica.be

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Le marché

SEMAINE DU 22 AU 28 MARS 2013 ARTS LIBRE

l Vente publique

Triste un musée qui s’en va ! Divinité anthropo-zoomorphe à tête de félin delta du diquis, Costa Rica période VI, 1000-1550 après J.-C. Andésite ferrugineux, 49,5 cm. Estimée 150000 à 200000€.

h Le Musée Barbier­Mueller d’art précolombien à Barcelone, c’est fini !

que lui, il lui a semblé naturel de s’en défaire. Chose bientôt faite, ces 22 et 23 mars. Il semble évident de gager que la chasse aux trésors sera ardente, les collectionneurs privés de haute­lice n’avouant toujours pas les mêmes soucis d’argent que Villes et États ! Un peu d’histoire ne faisant pas de tort, rappelons que cette col­ lection inestimable accuse près de cent ans de bons et loyaux services. Et, cerise sur le gâteau d’une vente annoncée toni­ truante, c’est la toute première fois qu’elle est montrée dans son intégralité ! 3000 ans d’his­ toire rassemblés d’un seul te­ nant, voilà qui donne le vertige et conforte l’idée d’exception. Mexique, Pérou, Amérique du Sud : les trésors accumulés d’un continent qui, de 1500 avant J.­C. à 1533 après, n’avait point subi les affres européen­ nes. Démarrée par Josef Mueller (1887­1977), un homme averti

doublé d’un œil ajusté, la col­ lection à large prisme de la fa­ mille se féconda tous azimuts, de l’art moderne aux arts pre­ miers, les quêtes de Mueller épousant adroitement celles de premiers modernistes qui, tels Picasso, Matisse et les autres, y virent des solutions for­ melles à leurs soucis d’extirper les arts plastiques de leurs routines et confor­ mismes. Et quand, en 1952, Jean­Paul Barbier se fiança à Monique Mueller, la rencon­ tre avec son futur beau­père fut décisive. Si déci­ sive même qu’il ne cessa plus de parfaire des col­ lections vérita­ blement panora­ miques de l’art des hommes. Leur musée de Genève en consti­ tue le point névral­ gique, que saluè­ rent, à temps et heures, des exposi­ tions temporaires organisées un peu partout dans le monde. Des disper­ sions occasionnelles de ce pactole eurent aussi lieu en quelques occasions, notam­ ment en faveur du Musée des arts d’Afri­ que et d’Océanie de la Porte Dorée, à Paris. Ces pièces­là ont, depuis, rejoint le Musée du Quai Branly. Six pièces de la présente vente précolombienne retien­ nent, semble­t­il, particulière­ ment l’attention. Un “Person­ nage assis” de la culture olmè­ que du Mexique, daté entre 900 et 300 ans avant J.­C. Taillé dans la serpentine verte, trans­ lucide, il est emblématique des notions de pouvoir et de dyna­ misme chères aux Olmèques. Une “Vénus polychrome” en NÈVE -MUELLER - GE SÉE BARBIER COURTESY MU

IL ÉTAIT DEVENU, EN MOINS de dix ans, incontournable ! Pour sa collection, ses exposi­ tions thématiques percutantes, sa localisation à Moncada, tout juste en face du Musée Picasso. Dernièrement encore, nous nous félicitions d’y avoir fait halte, tant les pièces d’excep­ tion sublimaient l’espace du vieux palais qui les accueillait. Et voilà que tout est fini ! Un deal entre les Barbier­Mueller et la Ville de Barcelone avait conduit à la cession de la collec­ tion privée à la cité de Gaudi moyennant un bel emplace­ ment pour l’abriter et son paie­ ment endéans un certain délai. Ce dernier n’a jamais été opéré et ne pouvait désormais plus l’être, la crise économique agis­ sant en couperet fatal. Rentré en possession de son bien, Jean­Paul Barbier avait, depuis trop longtemps, fait une croix sur ladite collection. Qui plus est, ses enfants n’ayant pas les mêmes goûts de patrimoine

COURTESY MUSÉE BARBIER-MUELLER - GENÈVE

Ce trésor est vendu chez Sotheby’s, à Paris, les 22 et 23 mars.

Vénus callipyge culture Chupicuaro, Mexique, autour de 400 avant J.-C. céramique, 71 cm. Estimée 2000000 à 3000000€.

céramique, Chupiciaro du Mexique, du préclassique tardif. Cette sta­ tuette de 71 cm de haut au dé­ cor en négatif devait servir d’offrande à quelque défunt de haut rang. Un “Canard à l’en­ vol” en céramique rouge et blanche, de culture tarasque du Mexique, rivale de celle des Az­ tèques, date d’après J.­C. Ad­ mirable encore, impression­ nante aussi, cette “Déesse de l’eau” aztèque, en basalte et ci­ nabre, d’à peu près 1500 de no­

tre ère. Elle fut la première pièce précolombienne achetée par Josef Mueller vers 1920. Une divinité anthropo­zoo­ morphe à tête de félin du Cos­ ta­Rica, de culture Diquis, en andésite, de la même époque que la précédente, n’est pas à sous­estimer, magistralement cubiste. Enfin, une “Urne funé­ raire anthropomorphe” du Brésil : une céramique de l’île de Marajo. Et ceci n’est qu’une mise en bouche ! Roger Pierre Turine

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l Vente publique

h Une pièce en or du temps de Postume écrase toutes les autres chez Elsen. Récit d’un moment. LA VACATION DU WEEK­END PASSÉ AURA li­ vré un moment de gloire comme rarement la maison de ventes et de négoce privé en mon­ naies anciennes et médailles, Elsen, en a connu. Nous avions évoqué cette vacation naguère mais sans mentionner une pièce romaine en or massif qui a stupéfait tous les acteurs présents ou aux téléphones. Il s’agissait d’un aureus frappé à Cologne en 267 sous le règne de Pos­ tume (259­268), général gaulois qui tenta de devenir sinon empereur à Rome du moins sou­ verain dans sa fraction gauloise ce qui pour des raisons stratégiques et grâce à une victoire con­ tre les Francs à Cologne, le vit s’installer dans la cité rhénane. Il mourut lors d’une révolte en 269, tué par ses propres soldats qui voulaient prendre et saccager Mayence. Chose que Postume refusa, or les militaires pensaient se payer par le butin d’une guerre locale. Postume et son fils Auguste furent éliminés ainsi que sa garde per­ sonnelle. Postume a établi très tôt un atelier de frappe de monnaie et souvent il se fit représenter comme l’Hercule de Deusone. C’est le cas ici et le général est représenté portant la peau du lion sur ses épaules tandis qu’il tient le gourdin destiné à frapper le fauve de la main droite. Au revers, on voit Hercule debout et nu, dominant une des juments de Diomède dont il tient la mâchoire pour mieux la contraindre. La pièce de 6,15 grammes était annoncée autour des 25000 €. Or, si on peut dire, une bataille longue et lon­ gue encore s’enclencha à un rythme lent et so­ lennel qui vit la victoire d’un négociant suisse sur un ensemble d’amateurs privés et publics dont la Fondation Roi Baudouin qui avait ré­ servé pour ce lot pas moins de 100 000 €. C’était bien trop peu car le négociant helvète qui travaillait sans doute pour un client, em­ porta le lot contre la somme considérable de 230 000 €, frais compris. Philippe Elsen, un des responsables de la mai­ son de ventes, nous a confirmé l’extrême rareté de cette pièce romano gauloise dont il apprécia “la perfection à tous égards, tant par la robustesse

Cet aureus, sans doute frappé à la fin de 267 à Cologne était unique en son genre. Estimé à 25000 €, il a été vendu dix fois plus cher, à 230000 € chez Elsen le week-end passé.

du portrait, par la finesse de la gravure dans les moindres détails, comme la tête de lion du droit, que par la force qui se dégage du revers, son agen­ cement artistique et le mouvement des corps du héros qui tient l’animal en bandant tous ses mus­ cles et de la jument qui tente de lui résister”. Dans le cycle des douze travaux d’Hercule, la capture des cavales (chevaux) de Diomède que l’on re­ trouve devant le Quirinale à Rome, constitue le huitième exploit. Ce même revers apparaît avec trois droits différents : le plus fameux est sans conteste le buste radié et cuirassé de l’em­ pereur, vu de face, légèrement tourné vers la droite, de l’aureus du Cabinet des Médailles de Paris. Mais ici, le revers est très usé. Et la pièce n’est pas en or. Le second droit montre les bus­ tes accolés à droite de Postume, lauré et cui­ rassé et Hercule lauré. Enfin, le dernier type re­ présente l’empereur en Hercule, avec la massue et la peau de lion. Ces deux droits n’étaient jus­ qu’à présent connus que pour des deniers en billon, parfois considérés comme des essais d’aurei (en or). Ce magnifique aureus est donc la première monnaie d’or associant ce droit à ce revers. P. Bastien date l’émission de cette série excep­ tionnelle des travaux d’Hercule de la fin de l’année 267. La pièce présentée voici huit jours aurait été frappée en vue de la célébration des décennales coïncidant avec le 5e consulat de Postume. Cet aureus était unique en son genre. Philippe Farcy

ELSEN

ELSEN

Miracle romain

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l Vente publique

Elysée en mode Hermès Un lot intéressant chez Elysée sera ce volume de 39 pages paru en 1921 chez Neuman et illustré par Frans Masereel. Son titre : “Grotesk Film”. Estimation sur demande.

h La prochaine vente en date du 25 mars est du genre classique et traditionnel. Petit aperçu. LES DEUX JOURS DE VENTES prévus ces 25 et 26 mars se­ ront très variés dans ce qui sera à prendre à Liège en la salle de la famille Fairon. A l’heure d’écrire ces lignes (mardi), rien n’est encore visible sur le site internet de la maison mais un petit coup de fil nous a permis d’en savoir d’avantage auprès de Sylvianne Bellavia, épouse de l’un des patrons, et chef

d’orchestre administratif, ce qui est un travail lourd et fasti­ dieux. On mettra dès lors en exer­ gue un petit cabinet liégeois en marqueterie, d’époque Louis XIV (il y en avait un autre chez Horta au lot 147, passé ce lundi; il a été vendu à 18600 € frais inclus). Le cabinet en marqueterie sera suivi ou entouré par diver­

ses commodes liégeoises de style ou d’époques Louis XV et Louis XVI, de même que diver­ ses armoires de même filiation. Les estimations sont basses car on connaît le désamour des amateurs pour ces meubles. Puis il faudra compter avec un

rafraîchissoir du XVIIIe siècle en marbre de Saint­Remy, mais aussi une intéressante horloge de parquet liégeoise du XVIIIe à mouvement dateur à secondes, plus un carillon; elle est signée Gilles Rouma pour le méca­ nisme. Des consoles en bois sculpté, une table à gibier et des porce­ laines mêlées aux faïences européennes sans grande va­ leur seront également à pren­ dre. Comptons encore quel­

ques peintures anonymes des XVIIe et XVIIIe siècles. Par con­ tre pour le XIXe siècle il n’y aura guère de secret sur les noms. On pourra acquérir des toiles de Camille Barthélemy, José Wolff, Paul Daxhelet, Ed­ gard Scauflaire, Richard Heintz, Adrien Dupagne, Mar­ cel de Lincé, Auguste Mam­ bour, Armand Jamar, Albert Raty, Elysée Fabry, Max Car­ lier, Eugene Verboeckhoven, Barend­Cornelis Koekkoek…

l Salon

La Tefaf irait à h Ce mardi midi, les patrons de la Tefaf à Maestricht a fait connaître un projet curieux. C’EST CE MARDI MIDI QUE LA nouvelle, très importante di­ sait­on déjà l’avant­veille, est tombée. La Tetaf à Maestricht à travers les membres de son con­ seil d’administration, réfléchit à une diversification ou plutôt à un développement de ses activi­ tés à l’international. Pékin a été choisi et le lancement serait pour le dernier trimestre de 2014. L’idée n’est pas neuve puisque cette même foire, la plus belle, la plus importante au monde, avait déjà tenté l’expérience avec Bâle en Suisse, en axant le salon sur la spécificité de l’anti­ quité, gréco­romaine, égyp­ tienne et moyen­orientale. Cela fut somptueux deux ou trois ans puis cela devint somptuaire car malgré les charmes de la vieille cité et la proximité des amateurs dans un périmètre court, le flux des visiteurs de­

vint aussi mince qu’un sesterce. Une grand­messe dans une église vide c’est sinistre, un peu comme la messe de minuit à la cathédrale de Namur et c’était le cas à Bâle. Faire le choix de la Chine pourrait paraître génial puis­ que, c’est vrai, tout se passe maintenant en Orient, extrême surtout et que l’avenir du monde est au Pacifique et non plus à l’Atlantique. Mais une Te­ faf à Pékin, ce serait pour y ame­ ner quoi comme type de mar­ chandise ? La question vaut déjà son pesant d’or. La seconde est de savoir qui ira jusque­là. Quand on sait que les ¾ des ex­ posants viennent en bords de Meuse en effectuant moins de 2 000 km, on voit mal ces mes­ sieurs dames les exposants se “taper” Pékin, débourser des fortunes en transports et autres bricoles douanières, sans

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l Foire | Art contemporain

Art Paris se renouvelle Nick Ervinck, “Napelhiaub”, 2011, une œuvre exposée à Art Paris pour NK Gallery.

NICK ERVINCK

ÉLYSÉE

h Belle présence d’artistes et de galeries

Une vitrine sera occupée par des armes anciennes. Quel­ ques bijoux feront sans doute plaisir à des dames, de même que des foulards de grandes marques de l’élégance fran­ çaise et italienne, et des effets décoratifs féminins comme des sacoches seront disponi­ bles. Il ne reste plus qu’à se rendre sur place pour vérifier tout ça ! On expose ce week­ end. Ph. Fy.

Pékin s’étrangler de craintes diverses. Car ces messieurs de la Chine sont sourcilleux avec les œuvres d’art comme le sont d’ailleurs les Russes dont les exigences fi­ rent capoter les projets de sa­ lons internationaux à Moscou. La marche du succès n’est ja­ mais assurée. Conscient de ces risques, nos voisins des Pays­ Bas ont trouvé qu’une alliance avec Sotheby’s serait une op­ portunité pour traverser les méandres réglementaires de l’empire communiste. Or, So­ theby’s qui contrôle déjà l’an­ cienne galerie de tableaux de feu le génial Robert Noortman, au grand dam des marchands lors de l’absorption, est regar­ dée sans doute avec raison plus comme un rival que comme un partenaire par les négociants qui ne peuvent afficher de tels moyens planétaires. En somme, c’est mettre le renard dans le poulailler ou le loup dans la ber­ gerie. Le poulailler c’est mieux car depuis mardi midi ça ca­ quette ferme à Maestricht. Ferme ? Non, grave ! Ph. Fy.

de Belgique au rendez­vous parisien de la modernité et du contemporain. SECONDE FOIRE D’ART CONTEMPORAIN française la plus importante après la Fiac, Art Paris 2013 renouvelle presque la moitié de ses participants avec 74 nouvelles galeries sur 144 exposants toutes catégories y compris le design. La foire reste majoritairement française et européenne mais s’ouvre au Moyen Orient et à l’Asie. Cette année, elle met la Russie à l’honneur avec une di­ zaine de galeries du cru et une quinzaine d’autres qui exposent des artistes russes qui seront ainsi plus de no­ nante au total pour couvrir la période de 1930 à aujourd’hui. À la fois moderne et contemporaine, la foire étend sa sélection d’artistes de James Ensor à Wim Delvoye pour prendre deux références belges parmi les Braque, Po­ liakoff, Calder, Chagall, Klee, Dolla, Viallat, Hartung, Meurice, Vasarely ou Hains et aussi Ubac et Pol Bury. Côté galeries on ciblera particulièrement Maeght, Claude Bernard, Bernard Ceysson, Jean Fournier, La Humière spécialiste de l’art construit avec les Magnelli (expo actuelle au musée d’Ixelles) Jean­François Du­ breuil, Aurélie Nemours…, Alain Margaron, Tanit avec Xavier Noiret­Thomé, Templon avec notamment Jan Fabre, Zurcher (Paris – NY)… Huit galeries belges et belgo­françaises seront du ren­ dez­vous et on comptera quelques artistes représentés par d’autres enseignes. Eerdekens, Dujourie, Leblanc, seront chez Sem Art, Bénédicte Henderick chez Cathe­ rine Putman, Narcisse Tordoir et Johan Tahon chez Du­ kan, Jan de Vliegher, Jan Fabre et Koen Vanmechelen chez Venice Project. Les principaux artistes exposés chez Nathalie Obadia (Paris/Bruxelles) seront Banerjee, Martin Barré, Carole Benzakin, Joana Vasconcelos, Jaffe Shirley, Ramin et Ro­ kni Haerizadeh… Paris Beijing (Paris/Bruxelles) a sélec­ tionné Chul­Hyun Ahn, Liu Bolin (expose à Bruxelles), Laurent Chéhère, Jean­François Rauzier et Yang Yon­ gliang. Chez le Knokkois André Simoens on associe va­ leurs internationales : Daniel Buren, Hanne Darboven, Bruce nauman, Richard Serra… à des Belges de même niveau tels Walter Leblanc et Marie­Jo Lafontaine. L’an­ versoise NK gallery mise sur trois artistes : Nick Er­ vinck, Natacha Ivanova et Alexei Kostroma alors que le Gantois Pascal Janssens en a retenu quatre : Rafael Bar­ rios, Carlos Cruz­Diez, Rafael Soto et Yves Ullens. Trois galeries bruxelloises se présenteront. Mazel avec Hu­ bert le Gall, Bastien avec une délégation chinoise : Zhang Dali, Gonkar Gyatso, Hu Qinwnu, Chu teh­ Chun, Zhu Wei, Xiong Wenyun, Gao Xingjian et bai Yi­ luo. Enfin, Bodson­Emelynckx mettra à l’honneur Evol, Roa, Albano Afonso et Simon Schubert. C.L.

U Art Paris Art Fair 2013. Du 28 mars au 1er avril, à partir de 11h30. Vernissage sur invitation le 27 mars. Grand Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris. Infos : www.artparis.fr

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L'actu

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l Expo en vue

Puissantes et ferventes jubilations picturales h Premier et retentissant

DEPUIS QU’IL A DÉBARQUÉ EN PEINTURE voici à peine quinze ans, Jan De Vliegher ne lâche pas son pin­ ceau qu’il gorge avec générosité et une frénésie jamais dissimulée d’une onctueuse couleur dont il gratifie ses tableaux. D’emblée il s’est posé pein­ tre hors catégorie et a imposé sa ma­ nière bien gourmande d’aborder une pratique qui a fort heureusement re­ trouvé toutes ses audaces et tout son potentiel de tonicité. Sa peinture étonne et surprend. Elle détonne, elle explose, elle éclabousse. Elle est ce que personne, dans les années sep­ tante et suivantes dominées par le minimalisme et le concept, aurait imaginé qu’elle serait trente ou qua­ rante ans plus tard. Aujourd’hui le pinceau n’est plus frileux, il n’a plus peur de son ombre, il peut même tirer plus vite qu’elle et abattre d’un bon coup de brosse ceux qui se mettraient encore dans sa ligne de mire. Mieux même, il a la côte et c’est heureux car il nous apporte des jubilations dont on fut bien privé. Jan De Vliegher y va avec un en­ thousiasme que l’on partage d’autant plus volontiers qu’il nous gagne comme une fièvre qui peut monter un samedi soir et emporter les es­ prits. La vivacité de son pinceau et la luminosité intense de ses coloris agis­ sent à la manière d’une overdose de vitamine, on est speedé ! Son acuité visuelle capte avec précision la lu­ mière cristalline (pour les verres), na­ turelle (les reflets), solaire (ses paysa­ ges) ou d’ambiance (les intérieurs) et surtout la reproduit avec une sorte de délectation qui emporte davantage que le regard et procure une sorte de bien être corporel tout entier. Il y a de la démesure dans cette manière d’at­ taquer la toile ? Oui, mais elle atteint une véritable ferveur si peu com­ mune que non seulement elle passe mais elle convainc, que non seule­ ment elle s’exprime mais elle se transmet et emporte. Jusqu’à présent on suivait cette œuvre principalement en expositions

DOMINIQUE PROVOST / COURTESY ROBERTO POLO GALLERY, BRUSSELS. (C) D.R.

solo bruxellois pour le peintre brugeois Jan De Vliegher, ardent coloriste et expressionniste dans la monumentalité.

Jan De Vliegher, Les trois Grâces, 2012, huile sur toile, 200 x300 cm. à Knokke (à la Zwarte Huis) où les for­ mats étaient limités. La voici enfin à Bruxelles dans toute sa monumenta­ lité formidablement assumée et dans un accrochage qui permet aux œuvres si puissantes de respirer. Étonnamment, cette peinture qui brasse la figuration dans des élans ex­ pressifs mélangeant l’action painting autant que le plus nerveux des ac­ cents expressionnistes, traite de su­ jets statiques. Une façon de reposer l’œil ? Peut­être ? Trois séries de peintures, toutes ré­ centes, se partagent les vastes espaces de la galerie. Des bustes de personna­ ges célèbres, glorifiés par l’histoire. Des antidotes à la perte de mémoire, une admiration, un respect, les va­ leurs du passé et du patrimoine, tout cela peut s’y retrouver dans langage actuel. Quant aux trois grâces, chacun sait qu’elles sont éternelles et parti­ culièrement bien vivantes. Qui les remplacera ? Personne ! Les intérieurs de demeures nobles et riches, ont aussi ce petit goût de nostalgie corrigé par l’ardeur et la vivacité des tonalités qui vont jusqu’au flamboiement des

rouges les plus ardents comme ceux de la passion. Y mettrait­il du senti­ ment ? Enfin les collections de verres bien alignées comme des accumula­ tions d’Arman. Un autre regard sur le passé, une évocation de la peinture perfectionniste des 17e et 18e siècles, une performance picturale que de rendre ces objets si vifs, si colorés. Et dans tout cela, dans ces compositions solidement structurées, aucun réa­

lisme mais toute la fébrilité, toute la magnificence et toute la fragilité des choses de ce monde. Les choses pas­ sent, la peinture reste ! Claude Lorent U Roberto Polo Gallery, 8­10 rue Lebeau, 1000 Bruxelles. Jusqu’au 2 juin. Du mardi au vendredi de 14h à 18h, samedi et dimanche de 11h à 18h. Publication. Cat., ill. coul., texte (en anglais) de Willem Elias.

Bio express Né en 1964, Jan De Vliegher vit et travaille à Bruges où il a étudié la peinture. Il expose pour la première fois en solo à Gand, au Smak, puis régulièrement à la Zwarte Huis à Knokke, récemment en galerie à Berlin et Stockholm. Il a aussi participé à ‘Trapped Reality’, Santa Monica-Barcelona; ‘De tuinen van Granada’, PMMK Ostende; ‘Hofvijver in beeld’au musée de Den Haag; ‘Marines in confrontatie’, Beaufort, Ostende; ‘Mons-Bruges 1-1’à Mons et ‘Fading’au Musée d’Ixelles, ‘Schatzkammer’au château de Gaasbeek. Œuvres dans les coll. publiques et privées.

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Barbier-Mueller à vendre