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Annonces

La Justice a ouvert la voie aux enchères en ligne, gérées par des courtiers. Page 5

Moins de crédits hypothécaires au troisième trimestre 2012. Page 5

Dans ce supplément, 7 pages pour trouver le bien de votre choix.

D.R.

Agents immobiliers

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FREDERIC BEYENS/PHOTO NEWS

Supplément à La Libre Belgique - N°170 - Semaine du 15 au 21 novembre 2012

LE COMMERCE

EN VITRINE

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2 l Retail l

Le dossier

SEMAINE DU 15 AU 21 NOVEMBRE 2012 LIBRE IMMO

Commerces et shopping

Les enseignes affichent “ratio 5

Pas de course à la taille. Une ensei­ gne sur quatre ayant des projets d’expansion cherche des surfaces plus grandes afin de présenter un plus grand assortiment de produits, d’accueillir plus de clients dans leur magasin et d’augmenter le confort d’achat de leur clientèle. “Mais la plupart des retailers gardent leur taille, ajoute Kim Verdonck. Et, crise oblige, un sur 10 souhaite réduire sa surface de vente, principalement afin de diminuer les coûts de loyer.”

h La crise qui, un temps, avait boudé les artères commerciales belges semble s’y faufiler désormais.

h Les consommateurs sont attentistes et prudents. CETTE SEMAINE, LES professionnels de l’implantation commerciale et de la dis­ tribution font leur marché internatio­ nal à Cannes. Le Mapic s’y tient en effet les 14, 15 et 16 novembre. L’occasion, avec les professionnels belges, de pren­ dre le pouls de leurs artères commer­ ciales. La crise qui taraude les enseignes et plus particulièrement leurs projets d’expansion s’est manifestée sur les ri­ vages de la grande majorité des rues et centres commerciaux des différents pays d’Europe il y a deux, voire trois ans. La Belgique – sa rue Neuve bruxel­ loise et son Meir anversois, son Wi­ jnegem et son Woluwe shopping cen­ ters, pour ne citer que les quatre “places to be” du pays – semblait échapper au pessimisme ambiant. Mais la voilà rat­ trapée par l’actualité économique, les mesures fiscales et budgétaires et par la perte de confiance des consommateurs. C’est ce qui ressort de l’enquête que le courtier CBRE effectue chaque année depuis 6 ans auprès des “retailers”. Se­ lon eux, 9 % des clients achètent moins, 28 % de manière moins impulsive, 23 % moins régulièrement et 10 % des pro­ duits meilleur marché. Les 120 chaînes nationales et internationales interro­ gées n’ont pas caché qu’elles pensaient plus en termes de “rationalisation” et d’“optimalisation” que d’“expansion”. Les commentaires de Kim Verdonck, di­ recteur Research&Marketing, et de Pa­ trick Tacq, directeur Retail.

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Panel plus qu’enviable. L’enquête analyse le marché commercial belge par la lorgnette de 120 enseignes et sonde leur vision à plus long terme. Ces chaînes représentent au minimum 1 200 points de vente (puisque ne sont contactées que celles qui comptent mi­ nimum 10 magasins), mais sans doute largement deux à trois fois plus (sa­ chant que certaines en comptent plus d’une centaine). Et ce dans de multiples secteurs : mode et soins, alimentation et grandes surfaces, maison et jardin, sports et détente.

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Expansion et rationalisation. “La plupart des enseignes sont toujours à la recherche de possibilités d’expansion”, précise Kim Verdonck. Près de 3 re­ tailers sur 4 (72 %) affirment être à la re­ cherche de nouveaux points de vente.

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Mais ils étaient 4 sur 5 en 2011, “ce qui représente une baisse significative. La Bel­ gique a tardé à être en crise, mais semble l’être désormais. Clairement, le sentiment est moins positif qu’il y a trois ou quatre ans. Mais moins optimiste ne veut pas automatiquement dire pessimiste.” C’est dans le domaine de l’alimentaire – les Delhaize, Colruyt et autres Carrefour – que l’appétit est le plus grand. “A l’in­ verse, les chaînes de sport et de détente sont moins ambitieuses que l’année der­ nière, une majorité mettant même les re­ cherches pour de nouveaux points de vente entre parenthèses et ce, jusqu’à nou­ vel ordre.”

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Plus de fermeture. Au cours des 6 derniers mois, 35 % des retailers (près de 1 sur 3) ont fermé un ou plu­ sieurs points de vente. C’est le chiffre le plus haut jamais atteint jusqu’à présent. En 2011, ce chiffre était de 1 sur 5. Cette tendance vaut principalement pour les points de vente dans les villes et les shoppings centers. Elle est moins mar­ quée pour les autres localisations. “Les chaînes commerciales rationalisent de plus en plus leur portefeuille de magasins. Elles restent toujours fort intéressées par les nouvelles localisations prometteuses, mais les points de vente existants dont les résultats ne sont pas satisfaisants sont fer­ més”, indique Patrick Tacq. La chasse a

la non­rentabilité est donc ouverte. “Les retailers préfèrent parler d’optimalisation de leur réseau de magasins plutôt que d’expansion de leurs activités. Espérant que leur démarche leur permettra de tra­ verser la crise au mieux.”

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Localisation et… loyer. Le leitmo­ tiv “Localisation, localisation et lo­ calisation” qui domine habituellement tous les marchés immobiliers ne se re­ trouve plus cette année au premier plan en matière d’implantation commer­ ciale. Trouver une bonne localisation n’est plus la priorité absolue pour la plupart des retailers, révèle l’étude. D’autant que les loyers pour ce type de biens restent toujours très élevés – et iront, pour un retailer sur trois, en aug­ mentant. “Les meilleures localisations commerciales en Belgique coûtent tou­ jours plus cher”, ajoute le directeur du Retail. Aujourd’hui, pour les meilleurs emplacements le long du Meir à Anvers ou de la rue Neuve à Bruxelles, les artè­ res les plus passantes du pays, “il faut compter 1 850 euros/m²/an pour une sur­ face de 200 m²”. Et jusqu’à 1 400 euros/ m² pour les shoppings de Woluwe et Wijnegem. “Mais des surfaces moins bien localisées sur ces mêmes localisations éprouvent plus de difficultés. Une correc­ tion au niveau des loyers serait donc sou­ haitable”, ajoute Patrick Tacq

L’année de tous les changements. Rares sont les retailers à ne pas re­ connaître qu’ils ressentent un ralentis­ sement économique. Même les com­ merces d’alimentation et les chaînes de grandes surfaces admettent pour la pre­ mière année que l’incertitude économi­ que impacte sur leur clientèle et les ha­ bitudes d’achat. Ce n’est pas unique­ ment l’impulsivité de l’achat qui est visée mais également la fréquence d’achat du consommateur qui diminue. L’impact de la crise économique est dès lors plus grand pour les magasins com­ mercialisant les biens dont l’achat peut être reporté. Seuls 34 % des retailers at­ tendent une hausse du chiffre d’affaires dans les 12 prochains mois. C’est la moyenne la plus basse depuis le lance­ ment de l’enquête de CBRE en 2006, et plus bas que les chiffres relevés en 2009, année où l’impact de la crise a été le plus important. Pourtant une mino­ rité des retailers seulement s’attend à une baisse de son chiffre d’affaire.

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Sauvé par Internet ? Rien n’est moins sûr, du moins pour les chaî­ nes commerciales belges qui toutes ou presque disposent d’un site mais qui sont bien peu nombreuses à l’utiliser à leur maximum. 43 % des chaînes com­ merciales belges sondées proposeraient moins ou rien de plus que dans ses points de vente “physiques”. Seuls 15 % disposent d’une offre en ligne plus im­ portante que ses points de vente. La proportion des ventes en ligne sur le chiffre d’affaire total pose également question : seulement 27 % des retailers indiquent que les ventes en ligne repré­ sentent 5 % au plus de leur chiffre d’af­ faire. La plupart des retailers ne men­ tionnent dès lors pas leur point de vente en ligne dans le classement de leurs 10 meilleurs points de vente en Belgique et ce, même si les résultats des ventes en ligne ont presque doublé par rapport à 2011. Aucun commentaire n’a été donné sur l’impact des ventes virtuelles sur les points de vente réels. Les tendances constatées dans les autres pays (repli des points de vente vers les grandes villes…), n’ont pas été confirmées par les retailers partici­ pants.

Charlotte Mikolajczak

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Le dossier

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nalisation”, pas “expansion” Le Mapic 2012 a permis de prendre le pouls du marché de l’implantation commerciale.

Épinglé Anvers la favorite, Bruxelles la... rentable. Pour la sixième année consécutive, les chaînes commerciales interrogées par CBRE ont choisi Anvers comme leur ville shopping favorite. Bruxelles conserve sa 2e place, mais est pointée comme ville la plus rentable, du fait du nombre énorme de consommateurs qu’elle attire. Ce qui ne veut pas dire que tout y est rose. Cette année encore, les retailers soulignent la nécessité d’une meilleure politique commerciale à Bruxelles. Et “rentable” ne veut pas automatiquement dire toujours “performante”. Les avis sont en effet partagés quand il s’agit de nominer les villes les moins performantes. Bruxelles comme Liège sont cités par les retailers. Même préséance d’Anvers sur Bruxelles pour ce qui est des shopping centers, Wijnegem étant désigné comme le favori, suivi par le Woluwé shopping. Plus surprenante, selon CBRE, est la belle performance réalisée par les shopping centres régionaux : tant le Waasland à Sint-Niklaas que L’Esplanade à Louvain-La-Neuve sont très populaires auprès des retailers. EDGAR ZIPPEL

Les villes dont la politique commerciale est considérée comme la plus efficace sont, entre autres, Anvers, Gand, Courtrai, Louvain et Mechelen. Les villes pour lesquelles une amélioration est nécessaire sont, outre Bruxelles, les villes de Charleroi, Turnhout et Mortsel.

De la vieille Europe vers les jeunes pays émergents h Les grandes enseignes et celles de luxe découvrent l’Amérique latine. La Belgique se cherche, mais ne se perd pas. LE COURTIER INTERNATIONAL Cushman&Wakefield (C&W) profite traditionnellement du Mapic (14­16 novembre) pour présenter les résultats de son étude annuelle “Main streets across the world”. Soit l’analyse des performances du marché locatif (juin 2011­ juin 2012) des principales rues d’une soixantaine de pays des 5 continents. Cette année, il fut beaucoup question de stabilité (+4,5% en moyenne), “malgré la crise et malgré les inquiétudes liées à la zone euro”, indique le courtier. Sur 326 artères analysées, 147 ont vu leurs loyers augmenter contre 49 qui les ont vus diminuer. Mais c’est surtout du succès des artères d’Amérique latine et d’Asie dont il fut question, qui assistent à une ruée des enseignes et donc à une flam­ bée des prix (avec des hausses sur un an de plus de 70 % à Mumbai et de plus de 60 % à Rio de Janeiro). A tel point que le “top 10” des rues les plus chères s’en est trouvé bouleversé. Après 11 années d’une supréma­ tie incontestée et incontestable, la Fifth Avenue new­ yorkaise a cédé sa première place à la Causeway Bay de Hong Kong. Top 10 par ailleurs squatté par pas moins de 3 rues asiatiques. Mais, réponse du berger à la ber­ gère, Paris est monté d’un cran, dépassant de ce fait la célèbre Ginza de Tokyo. “Le déplacement des grandes enseignes vers l’Asie et, surtout, l’Amérique latine est manifeste, indique Boris van Haare Heijmeijer, du département Retail de C&W Belgique. Ce dernier continent a un potentiel extraordinaire. Et les enseignes (H&M notamment) commencent seulement à l’aborder. L’Europe est à la traîne. La croissance n’est plus chez elle. Mais elle a eu sa croissance dans le passé.”

notamment ont amené une dynamique assez claire, précise Boris van Haare Heijmeijer. Depuis 2010, et à vue de nez, je dirais que près d’un tiers des magasins a accueilli de nouvelles enseignes. Un véritable coup de fouet pour le quartier.” “Cette stabilité que l’on repère dans les villes importan­ tes, poursuit­il, est moins perceptible dans les plus petites villes. Si les loyers ne sont pas à la baisse, ils n’en sont pas loin. Le marché se cherche. L’offre est supé­ rieure à la demande et un vide locatif commence à apparaître. En cause, peut­être, le fait que les enseignes privilégient les périphéries, moins chères. Mais qu’on ne se trompe pas. Si la Belgique est 32e dans le “ranking”

mondial, ce n’est pas parce qu’elle est bon marché. C’est parce que son potentiel de chiffre d’affaires est moins élevé.” Autre particularité du marché belge, le succès des artères de luxe, le boulevard de Waterloo à Bruxelles, la Schuttershofstraat à Anvers. “Qui se poursuit”, indique le courtier, évoquant, sans les nommer, plusieurs négociations en cours. “La Belgique était un peu laissée pour compte par les enseignes de luxe. Son rôle n’est toujours pas prépondérant, mais il a grandi. Beaucoup entrent dans le marché. La demande aug­ mentant mais pas l’offre, les loyers sont en hausse.” C.M.

En Belgique, tant à Bruxelles qu’à Anvers, les meilleurs loyers des artères les plus passantes se sont stabilisés. De même, donc, que les valeurs. Mais ils ont augmenté dans le goulet Louise. “Les développements de Prowinko

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Entre autres lauréats : la décoration des cellules vides de l’AMCV Liège, l’extension du shoppping de Nivelles de Wereldhave et l’enseigne 2theloo.

CBLCC

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CHRISTOPHE BORTELS

Le dossier

AMCV

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Étalage de congratulations h Le Mapic a ses Awards, qu’il distribuera ce jeudi. En point d’orgue, en quelque sorte, à une série de remises de prix qui ont émaillé la vie des retailers et autres acteurs professionnels du secteur.

Le 25 octobre dernier, ce sont 7 tro­ phées également qui ont été remis par le Conseil Belgo­Luxembourgeois des Centres Commerciaux (CBLCC). Un événement bisannuel qui en était à sa 5e édition, récompensant l’innovation et l’approche neuve d’enseignes d’une part, de shopping centers et retails parks d’autre part. La particularité de ces “Shopping Awards” belgo­luxembour­ geois ? Ils sont attribués par deux jurys. Les Best Shopping Center Awards sont dé­ signés par un jury international d’ex­ perts issus, cette année, de France, d’Ita­ lie et de Scandinavie, et présidé par Koen Nevens, Managing Partner de Cush­ man&Wakefield Belgique. Pour les Best

Le Quick “cubique” de Flémalle a obtenu le Prix Mercure 2012 de Comeos.

QUICK

UNE SEULE ENSEIGNE BELGE EST no­ minée aux Mapic Awards, qui seront dé­ voilés ce jeudi en soirée : Exki. Qui con­ coure dans la catégorie “Meilleur concept commercial de restauration”, aux côtés de Coffea (France) et de H3 ­ New Ham­ burgology (Portugal). Chaîne de restau­ ration rapide de qualité, axée sur des produits naturels et frais, Exki compte 63 points de vente situés en Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays­Bas. “Exki a réussi à combiner dans son offre la rapidité du service et la qualité des pro­ duits, pointe le jury. Il est le premier à avoir amené ce concept novateur en Europe.” Et s’il y a un “Neo” parmi les nominés, il ne s’agit pas du futur centre commer­ cial du Heysel, mais du concept innovant de magasins conçu par Adidas pour ci­ bler les jeunes consommateurs, en caté­ gorie “Meilleur concept commercial de mode”. Au total, les organisateurs du salon dis­ tribueront sept Mapic Awards. À quatre enseignes et à trois développeurs de cen­ tres commerciaux.

Retailer Awards, le jury est composé de représentants de la presse spécialisée et d’anciens lauréats, sous la présidence, pour cette édition 2012, de Touch De Clercq du Bureau Ikarae­Brandstyling. Assez étonnamment, c’est dans la caté­ gorie où il y avait le moins de nominés que le CBLCC a déniché son plus grand vainqueur : le Shopping Center de Ni­ velles, développé par Wereldhave, a en­ levé deux Awards, en catégories “Shop­ ping Centers” (où il n’avait que deux autres concurrents, le Grand Bazar d’An­ vers et Ville 2 de Charleroi) et “Sustaina­ bility”. Le jury a, entre autres, relevé “le meilleur équilibre entre l’architecture, l’in­ tégration du neuf à l’ancien, la durabilité, etc. […] Nivelles s’occupe d’une expérience to­ tale et dans un cadre accueillant pour ses clients […]. Un Shopping Center qui se prend en main de cette façon assure que l’écologie a un rôle à jouer.” Tendance du moment, il y avait pas moins de 10 retail parks en compétition : six en Wallonie (Huy, Glin, Flémalle, Flé­ ron, Libramont et Tubize), trois en Flan­ dre (Drogenbos, Olen et Turnhout) et un au Grand­Duché (Foetz). “La catégorie la plus difficile à juger en raison de la compa­ raison délicate entre le neuf, le rénové, la nouvelle mise en scène, le grand, le petit…”, a noté le jury. C’est l’Aliénau de Libra­ mont, développé par Prometra Leuven qui l’a emporté, “en raison de la qualité des bâtiments et de l’architecture, qui se ré­

fère davantage à une usine qu’à un simple Retail Park. Et aussi la réussite exception­ nelle de réunir les magasins du centre et les magasins périphériques.” Du côté des enseignes primées par le CBLCC, on retrouve Bel&Bo (catégorie New Concepts), pour l’“étude de marché très approfondie” qui l’a porté sur les fonts baptismaux, et pour “une communi­ cation unique et fraîche”; Smets Concept Store (catégorie New on the Market), ou “comment on peut actuellement accompa­ gner un client polyvalent dans tout ce qui bouge […], domaines de la mode, de l’inté­ rieur, du design et de la beauté”; Delhaize Direct (catégorie Best Website) pour “la façon attractive de communiquer et la véri­ table expérience d’achat (online)”. Le jury des Retails a également notifié un Special Award à l’enseigne 2theloo, la première chaîne de toilettes au monde, “pour ce que cette marque offre de neuf”. “2theloo a créé au départ d’un besoin nor­ mal, mais parfois ‘très pressant’, un nou­ veau concept commercial et extrêmement original pour les gens qui font leurs cour­ ses”. Quelques jours avant que le CBLCC re­ mette ses Awards, l’Association du ma­ nagement de centre­ville (AMCV) faisait de même avec ses coups de cœur. Ceux­ci récompensent des actions innovantes menées en partenariat public­privé et ayant une grande efficience en matière de

gestion et de développement des centres­ villes wallons. Dans la catégorie anima­ tion commerciale, l’AMCV a remis son “coup de cœur” à la gestion du centre­ ville de Charleroi pour l’organisation des “Afterwork shopping”, une initiative qui vise à ouvrir un jeudi par mois jusqu’à 20 heures certains commerces carolos. Dans la catégorie convivialité, l’AMCV a récompensé la gestion centre­ville de Liège pour la décoration des cellules vi­ des. Le “coup de cœur” dans la catégorie développement commercial revient à la gestion centre­ville de Mons pour l’orga­ nisation de cours de langues à l’atten­ tion des commerçants. Dans la catégorie logement et urbanisme, l’AMCV a dé­ cerné deux “coups de cœur” : l’un à la ges­ tion centre­ville de La Louvière pour l’harmonisation des terrasses, l’autre à la gestion du centre­ville de Châtelet pour l’accompagnement d’un projet de rénovation urbaine. Les gestions du centre­ville de Lou­ vain­la­Neuve et d’Arlon ont toutes les deux reçu un “coup de cœur” dans la ca­ tégorie marketing et promotion : la pre­ mière pour la création d’un réseau d’af­ fichage public, la seconde pour l’instal­ lation de kakemonos publicitaires. Dans la catégorie partenariat, l’AMCV a récompensé la gestion du centre­ville de Liège pour le plan stratégique dont elle s’est dotée. Enfin, les gestions du centre­ ville de Wavre et d’Arlon ont été récom­ pensées dans la catégorie place manage­ ment respectivement pour les opérations “Jardin urbain” et “Place management au parc Léopold”. L’avant veille, le 7 novembre, Comeos, la fédération du commerce et des servi­ ces, avait remis son prix Mercure du bâti­ ment commercial le plus réussi au nou­ vel établissement de la chaîne de restau­ ration rapide Quick à Flémalle. Le jury a retenu “le concept de construction bien équilibré […]. En faisant glisser deux volu­ mes l’un sur l’autre, un maximum de sur­ face commerciale a été créée avec un mini­ mum de surface au sol. Le concept va main­ tenant être utilisé pour d’autres restaurants Quick”, a souligné Comeos. Le Colruyt de Wépion s’est classé à la deuxième place, devant le magasin De Standaard Boekhandel de Turnhout. C.M.

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En pratique

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l Législation l

Question time

Institut professionnel

Courtiers, aux enchères ! h La Justice a ouvert la voie aux enchères en ligne, organisées par des courtiers immobiliers. L’IPI s’y inscrit résolument. LE PRINCIPE DE LA VENTE IMMOBILIÈRE AUX enchères ne relève plus désormais des seuls notai­ res. C’est ce qu’indique l’IPI, l’Institut profession­ nel des agents immobiliers, dans un communi­ qué. Il y voit un énorme pas vers la modernité et une nouvelle liberté offerte à ses membres de pouvoir user de cette technique de vente mo­ derne et de toutes celles qui surgiront à l’avenir, liées notamment à Internet. “Le temps où les biens immobiliers se vendaient exclusivement par le tru­ chement des petites annonces publiées sur papier ou Internet est révolu”, insiste l’IPI. “Tout récemment, la Cour de cassation, la plus haute instance du pays, s’est exprimée positivement sur la question. La léga­ lité de la technique est définitivement entérinée”, ajoute­t­il. Aux Pays­Bas et en Grande­Bretagne, ce sys­ tème de vente rencontre un beau succès, depuis de nombreuses années déjà. En Belgique, par con­ tre, l’intérêt pour les enchères immobilières en li­ gne était encore très limité jusqu’à présent, en rai­ son de l’insécurité juridique entourant ce genre de pratique. Le problème étant que l’enchère im­ mobilière en ligne s’apparente à la vente publique (une pratique exclusivement réservée aux notai­ res, voir ci contre), explique l’IPI. Le notariat belge évoquait à ce sujet une “ingé­ rence dans une fonction publique”, rappelle l’Insti­ tut. “Les notaires fustigent plus précisément les acti­

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vités de la plateforme d’enchères immobilières une­ fois­deuxfois.be.” Celle­ci propose aux acheteurs intéressés par une propriété de faire une offre via le site Internet. Pour ce faire, unefois­deuxfois.be travaille avec divers agents immobiliers. Concrè­ tement, le vendeur et le candidat­acheteur sont mis en contact après l’offre conclue en ligne, et cela afin de régler l’affaire de manière officielle et définitive. “La Fédération royale du notariat belge a lancé une procédure en justice à l’encontre des fondateurs du site d’enchères immobilières. Ceux­ci ont eu gain de cause tant en première instance qu’en appel. Les deux jugements sont sans équivoque : le site web ne pro­ pose pas de vraies ventes publiques, car les offres ne sont pas juridiquement contraignantes et il ne sau­ rait être question de mission publique. Le Cour de cassation, qui vient de rendre son verdict, partage elle aussi cette vision”, résume l’IPI. Dans les années à venir, les courtiers immobi­ liers seront davantage appelés à se tourner vers l’innovation et la créativité. L’Institut profession­ nel des agents immobiliers encourage les agents immobiliers belges à prendre les devants et à bien se positionner dans la course au courtage mo­ derne en Europe. De récentes initiatives semblent démontrer que cette voie est pleine d’avenir. “Tout cela n’est pas seulement une alternative intéressante aux ventes publiques”, explique Hugues de Belle­ froid, vice­président de l’Institut professionnel des agents immobiliers, cité dans le communiqué. “Cela répond aussi à la demande d’innovation, quel­ que chose que le Belge avec sa brique dans le ventre sait apprécier. Le consommateur immobilier sera le premier à profiter de ces nouvelles techniques de vente.”

L’achat d’un bien en vente publique La vente publique est une vente aux enchères. Les amateurs font des offres successives. Le montant le plus élevé formera le prix de vente, s’il est accepté par le vendeur. Les conditions de la vente sont reprises dans un “ca­ hier des charges”. Il s’agit d’un acte rédigé par le no­ taire qui reprendra la description de l’immeuble ainsi que les conditions de la vente. Ce document peut être consulté par tout amateur potentiel, en l’étude du no­ taire. Le notaire annonce la séance au moyen d’affiches et d’annonces publiées dans des journaux. Les offres (ou enchères) sont reçues lors de la séance de vente, éventuellement à partir d’une mise à prix. Si la der­ nière offre est acceptée, le notaire procède à ce qu’on appelle l’adjudication (c’est­à­dire la vente). L’acqué­ reur disposera d’un délai relativement court pour le paiement du prix et des frais. Certaines ventes ne sont définitives qu’après un délai de 15 jours, endéans le­ quel tout intéressé peut faire une surenchère. Depuis 2010, la possibilité de renoncer à la faculté de suren­ chère a toutefois été généralisée à toutes les ventes pu­ bliques. Si la faculté de surenchère est d’application, cela signi­ fie que l’adjudication n’est définitive que pour autant qu’aucun autre amateur n’ait, endéans les 15 jours, si­ gnifié une nouvelle offre. Celle­ci doit être supérieure de 10 % avec un minimum de 250 euros (si le prix est inférieur à 2 500 euros), et un maximum de 6 200 euros (si le prix est supérieur à 62 000 euros) au montant du prix de l’adjudication. Si la faculté de su­ renchère est exercée, la vente ne sera définitive que lors d’une nouvelle séance de vente. La vente publique a également franchi le pas de l’élec­ tronique. Il est possible, dès à présent, de vendre et acheter par voie électronique via le site Notaclick.be. Cela vaut pour tout bien immobilier. Le notaire super­ vise l’ensemble du processus afin de garantir la sécu­ rité juridique. e

U Consultez votre notaire pour des conseils sur mesure ou rendez vous sur www.notaire.be

Moins de crédits hypothécaires Au cours du 3e trimestre 2012, l’octroi de crédits hypothécaires s’est contracté de 26,7 % par rapport au trimestre correspon­ dant de 2011. Les demandes, el­ les, ont reculé le 25,5 %. Le ni­ veau demeure néanmoins à un niveau supérieur à celui de 2009, indique l’Union profes­ sionnelle du crédit (UPC), auteur de ces statistiques. Tant 2010 que 2011 ont en effet été des années exceptionnelles à ce titre. Causes de ces fortes bais­ ses ? La fin des incitants fiscaux pour le marché de la rénovation et le contexte socio­économi­ que incertain. Le nombre de crédits à la rénovation (environ 14 200) a chuté de plus de moi­

tié. Le nombre de crédits à la construction (quelque 5 600) a enregistré un recul de 22 %. Le nombre de crédits pour l’achat d’un logement (25 600) a reculé d’un peu plus de 5 %, ce qui dé­ note une relative stabilité du marché immobilier. Le montant moyen emprunté pour l’achat d’un logement a augmenté jus­ qu’à près de 140 000 euros. e

L’architecte du Canal Le ministre­Président de la Ré­ gion de Bruxelles­Capitale a dé­ voilé, la semaine dernière, le nom de l’auteur du futur Plan directeur pour le territoire du Canal, choisi dans le cadre d’un appel d’offres européen. Il s’agit de l’architecte, urbaniste et pay­

sagiste français Alexandre Che­ metoff, associé à Idea Consult et Ecorem. Alexandre Chemetoff est notamment l’auteur du Plan Guide de l’île de Nantes, de pro­ jets dans le cadre du pro­ gramme 50 000 logements de Bordeaux et du schéma direc­ teur du Plateau de La Haye à Nancy. La conception du Plan directeur Canal s’étalera sur 9 mois. Une phase d’accompagne­ ment de sa mise en œuvre est envisagée par la suite pour une période de 3 ans. e

Énième reconversion en vue Le quartier “Marcel Thiry­Pléia­ des” n’en finit pas de convertir ses bureaux en habitations, mai­

sons de repos, hôtels… Récem­ ment, par l’intermédiaire de CBRE, la branche investisse­ ment du groupe Deka a vendu son immeuble situé au 83 de l’avenue Marcel Thiry (photo) à Bruxelles (à côté du Cora de Woluwe­Saint­Lambert) au dé­ veloppeur gantois Immogra, qui en fera des logements. Précé­ demment affecté à la fonction de bureaux, l’immeuble, d’une surface de 11 500 m², était le candidat idéal pour une telle re­ conversion. “Ce projet de recon­ version en logements permet d’ex­ primer au mieux la valeur des surfaces tout en obtenant le prix de vente souhaité”, précise San­ dra Gottcheiner, de CBRE. Im­ mogra dispose d’une expérience de plus de 45 ans dans le secteur et a plus de 3 500 réalisations à

D. R.

En bref

son actif. Le développeur pos­ sède en outre plusieurs projets en cours dans le quartier, et, plus spécifiquement, dans l’îlot délimité par les avenues Marcel Thiry et de Calabre. e

Libre Immo. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle: Vincent Slits. (02 211 29 13 - vincent.slits@lalibre.be) Illustrations: Etienne Scholasse. Réalisation: Sodimco. Administrateur délégué - éditeur responsable: François le Hodey. Directeur général: Denis Pierrard. Rédacteur en chef: Vincent Slits. Rédacteur en chef adjoint: Pierre-François Lovens. Conception graphique: Jean-Pierre Lambert (responsable graphique), Bruno Bausier. Publicité: Véronique Le Clercq (00322 21127 64 - veronique.leclercq@saipm.com)

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© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


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Annonces immobilières MAISONS À VENDRE de 250.000 à 375.000 €

SEMAINE DU 15 AU 21 NOVEMBRE 2012 LIBRE IMMO

MAISONS À VENDRE plus de 500.000 €

21-101107304-04

21-101009209-09

21-101104405-05

21-101107302-02

MAISONS À VENDRE de 375.000 à 500.000 €

21-101097009-09

21-101102606-06

21-101009207-07

MAISONS À VENDRE prix non précisé

21-101098101-01

21-101104404-04

21-101097010-10

21-101097016-16

21-101104407-07

21-101098104-04

21-100554502-02

21-101104408-08

21-101102607-07

21-101107307-07

21-101104406-06

21-101009201-01

APPARTEMENTS À VENDRE

de 125.000 à 250.000 €

21-101098103-03

21-101097002-02

21-101104403-03

21-101009203-03

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Annonces immobilières

SEMAINE DU 15 AU 21 NOVEMBRE 2012 LIBRE IMMO

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21-101097005-05 21-101009202-02

21-101097017-17 21-101107303-03

21-101102605-05 21-101107308-08

FLATS & STUDIOS à vendre

21-101009208-08 21-101097003-03

21-101097001-01

21-101097012-12

21-101009204-04

APPARTEMENTS À VENDRE plus de 500.000 €

21-101009205-05

21-101097008-08 21-101097013-13 21-101097006-06 21-101009210-10

VIAGER

APPARTEMENTS À VENDRE

de 250.000 à 375.000 € 21-101097007-07

21-101102608-08

21-101097015-15 21-83200403-03 21-101104402-02

APPARTEMENTS À VENDRE

de 375.000 à 500.000 € 21-67470110-10

21-101097011-11

21-101102602-02

21-101102603-03

FRANCE

21-101102601-01

21-101 097004-04

21-101085801-01 21-101107305-05

21-101097018-18

BUREAUX à vendre

21-101104401-01 21-101102609-09

21-101009206-06 21-101102604-04

21-101097014-14

21-101107306-06

21-101098106-06

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21-101107301-01

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La Libre Immo du 15 novembre 2012  

Le commerce en vitrine

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