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Urbanisme

Annonces

Le donjon de Limont sera bientôt restauré pour devenir un lieu à vocation culturelle. Page 4

Une nouvelle vie pour le site des Papeteries de Genval, à Rixensart. Page 5

Dans ce supplément, 7 pages pour trouver le bien de votre choix.

D.R.

Vie de château

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Supplément à La Libre Belgique - N°169 - Semaine du 8 au 14 novembre 2012

INFRACTIONS : L’URBANISME SE FÂCHE

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© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


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Le dossier

SEMAINE DU 8 AU 14 NOVEMBRE 2012 LIBRE IMMO

l Marché immobilier résidentiel l Infractions urbanistiques

La bête noire des candidats h Les autorités communales et régionales ne ferment plus les yeux sur les infractions urbanistiques. Lesquelles sont dorénavant prises très au sérieux, sinon par les propriétaires, du moins par les candidats acquéreurs. Ceux­ci guettent la moindre irrégularité avant de conclure une vente. Tour d’horizon des infractions les plus fréquentes. Dossier Frédérique Masquelier

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CELA FAIT QUELQUES ANNÉES TOUT AU PLUS que le sujet des infractions urbanistiques revient de plus en plus régulièrement dans les médias comme dans les conversations et préoccupations des propriétaires… Et de ceux qui ne le sont pas (encore). Pourtant, les règle­ ments en vigueur en la matière ne datent pas d’hier: 2004, à Bruxelles, et 2007, en Région wallonne (lire Epinglé). “La norme n’est pas neuve, c’est vrai, acquiesce le notaire liégeois Marc Wauthier. Mais les autorités communales sont devenues beaucoup plus strictes qu’avant quant à l’application des sanctions prévues en cas de non­respect de celle­ci.” La Région wallonne en a d’ailleurs fait l’objet d’un décret (24 mai 2007), qui vise à lutter contre un certain sentiment d’impunité, et, surtout, à régulariser tout écart de conduite urba­ nistique. De là à ce que cette chasse aux sorcières ait une quel­ conque incidence sur le marché immobilier résiden­ tiel, il y a un pas… que Me Wauthier franchit. “Les candi­ dats à l’achat sont plus attentifs aux éventuelles infrac­ tions urbanistiques qui pourraient grever un bien. Et, prudents, guettent les signes de travaux plus ou moins ré­ cents lorsqu’ils visitent celui­ci.” En cas de mauvaise sur­ prise, la transaction peut s’en trouver annulée. Voire, à tout le moins sévèrement dépréciée. Il en va, il faut le dire, de leur responsabilité si l’administration compé­ tente met le doigt sur l’indélicatesse en question. Car, si le contrevenant est, par définition, celui qui commet l’infraction –locataire, occupant, propriétaire antérieur–, celui qui y participe l’est également. En ef­ fet, quand bien même il n’est pas l’auteur des travaux incriminés, le propriétaire actuel du bien est punissa­ ble de leur maintien. L’infraction est liée au bien et n’est pas sujette à prescription ou péremption, au gré

des changements de mains que connaît le bien. Or les sanctions –pénales!– qui menacent tout qui se retrouve pris la main dans le sac ont de quoi en refroi­ dir plus d’un. La Région wallonne, par exemple, pré­ voit des peines d’emprisonnement allant de huit jours à trois mois et des amendes lourdes de 500 à… 1,5 mil­ lion d’euros! La fourchette est plus large encore si le contrevenant est un professionnel de l’immobilier (promoteur, architecte, entrepreneur…): entre 10000 et 3 millions d’euros! Outre l’amende, la réparation du dommage causé comprend le paiement de la plus­va­ lue acquise par le bien à la suite de l’infraction, la re­ mise en état ou la réalisation de travaux d’aménage­ ment. Sans compter que l’infraction urbanistique peut re­ vêtir toutes les formes. Exécuter des travaux sans l’ob­ tention d’un permis d’urbanisme au préalable est bien entendu répréhensible. Disposer d’un permis et ne pas suivre ce qui y est indiqué, voire se prêter à pareilles activités avec un permis périmé ou suspendu par un fonctionnaire délégué l’est tout autant. Enfin, et de manière générale, enfreindre “de quelque manière que ce soit” les prescriptions des plans de secteur, des plans communaux d’aménagement, des permis d’urba­ nisme, des permis de lotir et des règlements régionaux ou communaux d’urbanisme, est absolument illégal. Autant dire qu’à ce rythme­là, tout propriétaire ou presque est en situation délicate. Et bonne chance pour distinguer ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas, ce qui nécessite l’obtention d’un permis d’urbanisme et ce qui en est dispensé. “Surtout quand les règles chan­ gent avec les ministres, et leur interprétation avec les bourgmestres, souligne Me Wauthier. Le cas le plus par­ lant est celui des velux, pour lesquels les règlements se sont contredits en fonction des législatures.” Toutefois, dans les faits, ce sont souvent les mêmes

La solution extrême, la démolition exécutée d’office, n’est pas monnaie courante. On en compte une quinzaine tout au plus ces dernières années.

infractions qui sont constatées. Avec ceci –et il est amusant de le constater– que ces récurrences diffèrent en fonction des régions où elles sont commises. Ainsi, Bruxelles fait preuve d’une attention et d’une sévérité particulières envers les divisions illégales d’immeubles en petits logements. Une politique que la Ville justifie par la nécessité de lutter contre les mar­ chands de sommeil, mais aussi par la volonté de privi­ légier et d’augmenter l’offre de maisons unifamiliales, comme d’appartements de qualité. “Outre l’aménage­ ment des caves et des combles en logements autonomes et autres découpages en plateaux, le phénomène des ajouts d’étages est tout autant préoccupant, intervient la no­ taire bruxelloise Lorette Rousseau, qui assure, par ailleurs, la présidence de la Fédération royale du nota­ riat belge. J’ai été confrontée un jour à la vente d’un ap­ partement occupant le sixième palier d’un immeuble qui comptait officiellement… cinq étages. Aucun permis d’ur­ banisme n’avait été introduit en vue de sa construction!” Les changements d’affectation des rez­de­chaussée commerciaux en logements ou encore le placement d’antennes paraboliques visibles depuis l’espace pu­ blic alimentent la liste des infractions qui courent les rues de Bruxelles. Sans oublier la modernisation des châssis, moins connue du grand public, mais tout aussi fréquente. “Dans le cas de bâtiments anciens, les châssis doivent garder leur aspect initial, même s’ils ne sont pas classés. Donc, si ceux­ci doivent être remplacés, il faut te­ nir compte de ce paramètre, sans quoi l’opération devra être recommencée, précise Me Rousseau. Qui met égale­ ment en garde les candidats acquéreurs contre l’ali­ gnement irrégulier des bâtiments. Si la réalisation d’une extension à l’arrière –en vue d’y aménager une cui­ sine ou autre– dépasse la longueur autorisée, les contreve­ nants auront beau solliciter une régularisation, il sera dif­ ficile de passer outre la démolition…” En Wallonie, l’infraction urbanistique la plus répan­ due est la construction, l’aménagement ou la rénova­ tion d’une véranda privée. Par ailleurs, Namur et Liège ont emboîté le pas à la capitale, traquant, elles aussi, les divisions intempestives d’immeubles. “Depuis 1994, à Liège, il faut demander un permis pour diviser un bâti­ ment en plusieurs logements, témoigne le notaire Marc Wauthier (à Bruxelles, les réglementations datent de 1975 à 1992, selon les communes, NdlR). Une règle sur laquelle, jusqu’ici, les autorités fermaient les yeux. Do­ rénavant, la Ville tente de récupérer le contrôle de la situa­ tion et de mettre fin aux abus. Des stewards patrouillent dans les rues et vérifient, pour chaque immeuble, le nom­ bre de boîtes aux lettres. Les candidats acquéreurs y sont de plus en plus sensibilisés, et dans le cas de la vente d’un immeuble de rapport, beaucoup vont se renseigner d’eux­ mêmes auprès de leur administration communale.” Dans le Hainaut, “la division d’immeubles n’est pas un problème, pointe Anne Wuilquot, notaire à Dour. Con­ trairement à celui des annexes. En effet, la quasi­totalité des vieilles remises et autres cabanons de jardin se sont vus transformer en cuisine ou en salle de bain. Et ce, de­ puis des temps immémoriaux.” Ce dont les propriétaires n’ont pas été inquiétés outre mesure, jusqu’à ce que les services hennuyers de l’Urbanisme ne resserrent la vis. Enfin, pour ce qui est du Brabant wallon, pour ne citer que lui, les constructions clandestines concernent sur­ tout… des piscines.

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Le dossier

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acquéreurs En Ardenne, les infractions les plus fréquentes concernent la construction de chalets de chasse et autres refuges en forêt, sans permis d’urbanisme.

Épinglé Législation. La Wallonie se dote

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d’un Code wallon dès 1984, rebaptisé depuis Code wallon de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, du patrimoine et de l’énergie (Cwatupe). Tandis que Bruxelles adopte son Plan régional d’affectation du sol (Pras) en 2001. Trois ans plus tard, le Code bruxellois de l’aménagement du territoire (CoBAT) vient parfaire ces bonnes dispositions urbanistiques. Deux dates à marquer d’une pierre blanche, puisqu’elles sonnent le glas de la “bruxellisation” et des années noires de l’urbanisme bruxellois. Lequel était, il y a dix ans encore, une notion changeante, dont les contours étaient dessinés et redessinés à l’envi. Les projets immobiliers – même les plus importants – dérogeaient systématiquement aux règles urbanistiques les plus élémentaires. Bien qu’elle n’ait pas connu pareilles dérives, la Région wallonne décide, en 2007, de prendre le problème à bras-le-corps. Via le décret du 24 mai 2007, le législateur wallon fait figure de précurseur et adopte, pour la première fois, un texte législatif consacré aux infractions et sanctions en matière d’urbanisme. Les observateurs y voient un réel durcissement de la politique wallonne, puisqu’elle introduit, notamment, des sanctions pénales. (F. Ma.)

Le nombre d’infractions urbanistiques constatées est stable h Serait­ce ceux qui en parlent le plus qui en constatent le moins ? Alors que la tolérance zéro est de mise, on ne remarque pas, dans les chiffres, d’augmentation ou de diminution du nombre d’infractions urbanistiques détectées. Si la chasse aux infractions urbanisti­ ques semble se faire plus virulente –sur papier ou dans les annonces officielles, du moins–, celle­ci ne se traduit pas, bizarrement, dans les chiffres. Il n’y a pas eu, ces dernières années, d’aug­ mentation ou de diminution significa­ tive des constats d’infractions. En effet, en 2010, 1418 infractions urbanisti­ ques ont été détectées et poursuivies en Région wallonne. Contre 1358 en 2009, 1383 en 2008 et 1423 en 2007. Par ailleurs, la proportion de demandes de permis d’urbanisme introduites auprès des parquets correc­ tionnels wallons reste, elle aussi, com­ parable. L’année 2010 a vu 33603 in­ troductions de permis, contre quel­ que 600 de moins l’année précédente, 36221 en 2008 et 34662 en 2007. En

Région bruxelloise, 606 infractions ont été constatées en 2011. Un chiffre qui ne fait pas plus figure d’exception au regard des résultats observés ces der­ nières années: 840 en 2010, 820 en 2008, 674 en 2006 et 589 en 2004. Cette stabilité s’explique par le fait que, quand bien même les autorités com­ munales se défendent de plus de fer­ meté, la source principale de poursuite en la matière est et reste la dénoncia­ tion par le secteur privé. Le plus sou­ vent, il s’agit de voisins mécontents ou de riverains qui s’opposent à un projet litigieux. De quoi alimenter les criti­ ques qui mettent en doute la perti­ nence et l’efficacité des opérations de prévention et des contrôles sur chan­ tier. Par ailleurs, et de l’avis de l’administra­

tion elle­même, la marche à suivre depuis le constat d’infraction jusqu’à l’application de la sanction prend des allures de “parcours du combattant”. “Entre le procès­verbal et l’exécution d’office, il s’écoule parfois trois à cinq ans !, déplore un employé du Service des exécutions forcées des décisions judiciaires de la Direction générale opérationnelle aménagement du territoire logement patrimoine et énergie (DGATLP). Et puis, le grand nombre d’intervenants et de niveaux de pouvoir ne facilite pas les choses, au contraire: les autorités communales et régionales, le procureur du Roi, le tribu­ nal correctionnel…” Et cet observateur de constater, malgré tout, que “de plus en plus de propriétaires comprennent qu’il est de leur intérêt de s’exécuter

volontairement”. D’ailleurs, “beaucoup mettent à profit le temps qui s’écoule entre les différentes étapes de la pour­ suite d’une infraction pour régulariser leur situation”. La régularisation est justement la formule privilégiée et mise en avant dans le décret de la Région wallonne du 24 mai 2007, relatif aux infractions urbanistiques. De même que l’exécu­ tion volontaire des mesures de répara­ tion directe. Cela ne veut pas dire que la sanction est écartée, au contraire. Mais elle revêt diverses formes, dont, outre les peines prévues, la transaction. Il en est de même à Bruxelles, où l’on compte plus d’un tiers de transactions (252) pour l’année 2011, sur quelque 600 constats d’infractions. F. Ma.

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Vie de château

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l Vie de château (645)

Limont, sauvetage tardif h Le donjon de Limont sera bientôt restauré grâce à Alain Plewinski.

raître trois petits jours qui dataient sans doute du XVIIe siècle. Les ouvertures (une par niveau) visibles depuis l’ancien cimetière entourant l’église ont quasi­ ment doublé de volume par l’effondre­ ment des montants. Il était donc temps que l’actuel propriétaire du site, l’archi­ tecte Alain Plewinski intervienne sur ce bâtiment du 3e quart du XIIIe siècle, cou­ vert à présent, sauvé mais pas réhabilité pour autant. Le hasard nous fait donc traiter deux cas similaires et distants d’à peine dix kilomètres, après le refuge

d’Omal. Le donjon de Limont sera res­ tauré dans le courant de 2013 et nous en reparlerons alors. Pour ce qui concerne l’histoire du donjon de Limont, les auteurs s’accor­ dent à suivre les écrits de Jacques de Hemricourt en son “Miroir des Nobles de Hesbaye” qui dit qu’en 1150, Libert Suréal de Warfusée fit l’acquisition de la seigneurie. Au XIIIe siècle, celle­ci était aux mains de Robert de Limont, fils de Libert, sire de Jeneffe, châtelain de Wa­ remme et chevalier banneret. Ensuite

ALAIN PLEWINSKI

Le hasard d’une promenade de Tous­ saint nous a fait entrer jeudi dernier dans le village de Limont, voisin de Bo­ venistier qui nous est cher. Etre passé mille fois sur la route Liège­ Hannut ne nous avait jamais permis de voir le donjon de Limont, repéré cette fois par la présence surprenante d’une toiture en pavillon posée sur quatre pi­ liers de fer, émergeant d’une ligne d’ho­ rizon à côté du clocher de la belle église du village. Celle­ci, dédicacée à saint Martin, abrite des éléments d’histoire concernant le petit château de Limont qui appartint aux Macors et aux barons d’Othée, entre autres. Nous irons par là un autre jour. Dans le cœur du village de Limont se trouve donc un important donjon ré­ duit sans doute de moitié quand on voit des images sur le site de l’IRPA (www.kikirpa.be), mine de documenta­ tion extraordinaire, faut­il le dire. On trouve d’autres clichés dans le volume 18/1 du “Patrimoine monumental”, une autre image dans “Le Grand Livre des Châteaux” de Vokaer, et d’autres cli­ chés encore plus nombreux dans le vo­ lume 3 des “Donjons médiévaux de Wallonie”. Dans ce dernier livre, on constate que le bâtiment de 70 m² au sol et d’une sur­ face habitable en 2003, calculée à 29 m², construit en silex, en pierre calcaire pour les chaînages d’angles, en tuffeau pour les parties voûtées et quelques élé­ ments en grès et en poudingue (cailloux roulés unifiés par un ciment naturel), possédait une toiture en 1971. Elle était “récente”. La partie haute des pignons a été des­ cendue volontairement faisant dispa­

ALAIN PLEWINSKI

Vers 2013­2014 il deviendra un lieu à vocation culturelle.

de quoi Hemricourt ne cite plus de sei­ gneurs laïcs, ce dont profite Ryckel pour signaler que Limont appartint pour trois tiers à trois églises de Liège. Un tiers était à la cathédrale Saint­Lambert et les deux autres appartenaient aux collégiales Saint­Martin et Saint­Bar­ thélemy. Il en fut ainsi jusqu’au milieu du XVIIIe siècle quand des engagères fu­ rent prises par les d’Othée. On y revien­ dra. Les trois églises de Liège détenaient chacune des droits seigneuriaux via une cour de justice pour chacune. La liste des détenteurs du donjon n’est pas con­ nue. Notons que l’édifice est classé de­ puis le 21 décembre 1977 et qu’une fois encore le classement peut être vu comme un leurre de protection. Heu­ reusement que le propriétaire actuel, qui a l’avantage d’être architecte, tient à rendre une vocation à cet immeuble im­ posant et incontournable du village. Car en 1977 le classement n’était guère plus qu’une reconnaissance de la qualité d’un bien médiéval défensif, construit en un matériau rare qui possédait jadis une hauteur d’au moins trois, voire de quatre niveaux. Pour reprendre le volume des donjons médiévaux, on apprend que “le premier niveau était couvert d’une lourde et belle voûte en berceau en grand appareil de tuf­ feau, qui s’est effondrée en 1992. Une brè­ che au nord­ouest à sans doute pris la place d’un jour en archère. Au sud­est, une porte a été percée tardivement à côté d’une niche remaniée, sous la porte primi­ tive. Une trappe dans la voûte reliait sans doute les deux niveaux. L’accès s’opérait directement à l’étage, par une porte à l’ex­ trémité droite de la paroi sud­est.” Ce type d’accès au deuxième niveau était fréquent. Si on ne le trouve pas à Omal, il existe à Spontin, à Ter Heyden, à Amay, à Anthisnes, ou au donjon de la ferme du Sart à Tavier, pour n’en citer que quelques­uns. Contre cette paroi sud­est a été construit un bâtiment jadis à vocation agricole. On ne visite pas mais tout ceci se voit parfaitement de la rue. Philippe Farcy

Le donjon de Limont trône au cœur du village, affichant ses parois de silex équarris et ses chaînages d’angle avec une certaine force encore, malgré les affronts du temps et l’indifférence de nos anciens. L’architecte Alain Plewinski va lui rendre vie sous peu.

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Pratique

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Question time

EQUILIS

Protéger la résidence commune des cohabitants

l Urbanisme l Projet

Nouvelle vie pour les Papeteries h Le début des travaux de construction sur l’ancien site des Papeteries de Genval est prévu pour 2013. Place à un projet mixte. CELA FAISAIT LONGTEMPS qu’on en parlait. En friche depuis vingt­cinq ans, le site des anciennes Papeteries de Genval, à Rixensart, revit enfin. “Au fil des années, de nombreux promoteurs ont lancé des projets, mais tous ont été refusés, explique Eric Rou­ baud, responsable des projets immobiliers chez Equilis, le promoteur du projet qui vient d’obtenir les derniers permis nécessaires. Nous avons racheté le terrain il y a six ans. Dès le départ, nous sommes re­ partis d’une feuille blanche pour imaginer un projet, et ce, en concertation avec l’administration communale.” Il a d’abord fallu transformer cette zone indus­ trielle en zone de commerces et de logements. “Cela a pris deux ans, mais c’est un record de rapidité, pré­ cise Eric Roubaud. Ensuite, il a fallu obtenir de nombreux permis divers, d’infrastructures notam­ ment. Un permis a aussi été nécessaire pour remettre la Lasne à ciel ouvert. Cette magnifique rivière était enfermée depuis deux cents ans dans des tuyaux faits de bric et de broc. Nous l’avons rouverte sur 200m. Tout le projet s’articule en fait autour de cette rivière.” Quelque 8 permis ont été accordés. Depuis trois ans déjà. Et des travaux de démolition, dépol­ lution,… ont déjà commencé. Restait à obtenir les permis d’urbanisme pour les bâtiments eux­mê­

mes. Et c’est désormais chose faite depuis peu. La commercialisation officielle peut commencer. Au menu: un projet en trois phases. La première, dont les travaux devraient commencer début 2013 et durer deux ans, prévoit 120 logements, 10000m² de commerces (de superficies variées) et une résidence service. “Nous insistons sur la mixité de fonctions et des publics. Les appartements s’adresse­ ront à tous les portefeuilles. Nous prévoyons des loge­ ments du studio au 3 chambres. Nous misons aussi sur l’intergénérationnel, avec la présence de la résidence service.” L’accent a été mis aussi sur l’aspect écologi­ que. “Les logements sont basse énergie, note Eric Rou­ baud. L’aménagement urbain est aussi de très grande qualité, avec des parkings en suffisance, des espaces verts, des petites places et une grande esplanade.” Une 2e phase est prévue pour dans deux ans. “On commence à travailler sur les permis.” Une 3e est pré­ vue. A terme, le site de 7,5ha devrait compter 350 logements et 15000m² de commerces. D’un point de vue architectural –les bâtiments ont été confiés à l’Atelier d’architecture de Genval et DDS, et les aménagements à Agua–, le projet comprend des bâtiments de conceptions différen­ tes mais avec un fil conducteur, comme la pierre bleue et des étages en retrait avec du zinc et du bois. “Le style est moderne, mais pas trop. Il s’intègre parfai­ tement aux constructions voisines. Nous avons prévu des rez+toit+toitures aménagées, soit un gabarit pas trop urbain pour garder l’esprit village, précise Eric Roubaud. Notre souhait: faire de ce quartier le nou­ veau centre de l’agglomération de Rixensart.” Solange Berger

Le Code Civil prévoit qu’un des époux, unique propriétaire de la résidence conjugale, ne peut pas la vendre ou l’hypothéquer sans l’accord de son conjoint. La loi sur la cohabitation légale a étendu cette disposition aux personnes qui vi­ vent dans le cadre d’une cohabitation “légale”. Ainsi, un des cohabitants ne pourra pas vendre le domicile commun sans l’accord de l’autre, même si ce dernier n’est pas copropriétaire. Si le cohabi­ tant refuse, le propriétaire disposera (comme c’est le cas pour les couples mariés) d’un recours en demandant l’autorisation de vendre au Tribu­ nal de Première Instance. Cette disposition vise aussi les meubles qui garnissent cette résidence. La protection qui est évoquée n’est applicable qu’aux cohabitants ayant fait une déclaration de cohabitation légale à l’officier de l’État Civil de la commune où se trouve le domicile commun. En conséquence, cette protection ne trouve pas à s’appliquer autres cohabitants. De même, elle ne jouera plus lorsque la cohabitation aura pris fin. La nouvelle loi précise également que si l’entente entre les cohabitants est sérieusement perturbée, le juge de paix peut prendre toutes les mesures urgentes et provisoires qu’il estime nécessaire. Il peut ainsi prendre toutes les mesures relatives à l’occupation de la résidence commune. On pour­ rait donc envisager qu’un juge de paix ordonne que la résidence commune pourra être occupée par le cohabitant non­propriétaire ! Ces mesures ne seront valables que durant la pé­ riode fixée par le juge.

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Libre Immo. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle: Vincent Slits. (02 211 29 13 vincent.slits@lalibre.be) Illustrations: Etienne Scholasse. Réalisation: Sodimco. Administrateur délégué - éditeur responsable: François le Hodey. Directeur général: Denis Pierrard. Rédacteur en chef: Vincent Slits. Rédacteur en chef adjoint: Pierre-François Lovens. Conception graphique: Jean-Pierre Lambert (responsable graphique), Bruno Bausier. Publicité: Véronique Le Clercq (00322 21127 64 - veronique.leclercq@saipm.com)

Immo Brèves

Monuments historiques Plus de 19000. C’est le nombre de visiteurs qui se sont déjà ini­ tiés aux mystères de la cons­ truction des monuments histo­ riques en Région de Bruxelles­ Capitale ! Organisée dans le ca­ dre des Journées du Patrimoine 2012, l’exposition “Comment tout ça tient” est présentée jus­ qu’au 2 décembre dans les Hal­ les Saint­Géry. Sur deux ni­ veaux, le grand public est

plongé dans le monde des struc­ tures par le biais d’outils péda­ gogiques et ludiques. L’exposi­ tion est accessible gratuitement jusqu’au 2 décembre 2012, tous les jours de 10h à 18h et les jeu­ dis jusque 22h00. e

Jeunes urbanistes Sensibiliser les écoliers à une gestion harmonieuse et durable du territoire de façon ludique, tel est l’objectif du tout nouveau

jeu “Urbanistes en herbe” des­ tiné aux écoles secondaires de Wallonie. Le principe : autour de chaque plan de jeu, chaque équipe (min. 3 élèves) constitue un Conseil communal faisant face à l’arrivée d’une centaine de nouveaux habitants dans leur village. L’équipe va, sur son plan de jeu représentant une zone rurale, une zone urbaine et une zone périurbaine, devoir faire des choix d’aménagement afin d’implanter les infrastruc­ tures aux bons endroits, en te­

nant compte des espaces natu­ rels, des liaisons routières et transports en commun, du type d’habitat, grâce aux diverses pièces (villas, cités, écoles, en­ treprises, routes, pistes cycla­ bles, gares etc...) à disposer judi­ cieusement. L’équipe doit res­ pecter un budget et des contraintes d’aménagement durable. Sur simple demande, ce jeu sera offert aux profes­ seurs d’étude du milieu, de géo­ graphie ou de sciences humai­ nes du secondaire. Rens. :

www.editionserasme.be/Pub/ urbanistes e

Notaires en ligne La Fédération Royale du Nota­ riat belge a développé sa propre application pour iPad. Téléchar­ geable sur l’App Store, l’appli “Notanews” offre notamment au citoyen un accès direct à toute l’actualité notariale en matière d’immobilier, du droit familial et des sociétés. e

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SEMAINE DU 8 AU 14 NOVEMBRE 2012 LIBRE IMMO

MAISONS À VENDRE de 250.000 à 375.000 €

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MAISONS À VENDRE

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plus de 500.000 €

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MAISONS À VENDRE de 375.000 à 500.000 €

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MAISONS À VENDRE

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prix non précisé

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APPARTEMENTS À VENDRE

de 250.000 à 375.000 €

APPARTEMENTS À VENDRE

de 125.000 à 250.000 €

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La Libre Immo du 8 novembre 2012  

Infractions : l'urbanisme se fâche !