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Energie

Annonces

Coup double à Omal où deux édifices sont distants de moins de 200 mètres. Page 4

La demande de panneaux solaires semble repartir à la hausse. Page 5

Dans ce supplément, 11 pages pour trouver le bien de votre choix.

D.R.

Vie de château

PP.6 >16

JOHANNA DE TESSIERES

Supplément à La Libre Belgique - N°168 - Semaine du 31 ctobre au 7 novembre 2012

L’ÉOLIEN UN ENCOMBRANT VOISIN ?

PP. 2-3

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


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Le dossier

SEMAINE DU 31 CTOBRE AU 7 NOVEMBRE LIBRE IMMO

l Aménagement du territoire l Eoliennes

L’éolienne, un vent de panique Avoir une éolienne au bout de son jardin est loin de laisser tout le monde indifférent…

En chiffres 350. C’est, en mètres, la distance minimale prévue entre une habitation et une éolienne en Wallonie. Citant L’Académie française de Médecine, Vent de Raison mentionne une recommandation prônant 1500 mètres minimum entre l’éolienne et la maison la plus proche… En France, le Grenelle2 a imposé en 2010 une distance minimale de 500 mètres, rappelant aussi que chaque lieu a ses caractéristiques propres, qui peuvent donc justifier des aménagements en conséquence. Le projet de décret éolien en Wallonie réfléchit à l’opportunité d’une distance qui pourrait aller jusqu’à 500 mètres (voir plus) par rapport aux habitations selon la taille de l’éolienne. en Wallonie en janvier 2012. La Belgique a accueilli 80 éoliennes durant l’année 2011. Le taux de croissance éolien est plus dense en Flandre qu’au sud, où l’année 2011 fut une des plus faibles en termes de croissance du nombre de mâts. En cause, notamment, les recours en annulation introduits au Conseil d’Etat. “Si les récentes statistiques d’installation wallonne en 2011 s’avéraient déjà insuffisantes pour atteindre l’objectif éolien fixé à l’horizon 2020, le taux d’installation des deux années à venir risque d’être encore plus préoccupant dans la perspective du respect de la trajectoire annuelle nécessaire”, estime Edora, la fédération des énergies renouvelables. L’objectif pour 2020 en Wallonie est fixé à 4500 GWh/an.

JOHANNA DE TESSIÈRES

246. C’était le nombre d’éoliennes

On attend (toujours) le nouveau cadre de référence éolien h L’administration wallonne va bientôt accoucher d’une cartographie éolienne et d’un décret sur la question. Les règles en vigueur aujourd’hui datent de 2002. Entreprises, communes, riverains : tous attendent du neuf en la matière. Répondant à une question orale de Savine Moucheron (CDH) qui lui était posée en mars dernier au sujet de la dévalorisation immobilière causée par les éoliennes, Philippe Henry (Ecolo, ministre wallon de l’aménagement du territoire) soutenait qu’il s’agissait d’un “faux débat”. Et de citer une étude menée au Pas­de­Calais (France) en 2010 : “Le volume de tran­ sactions pour les terrains à bâtir a augmenté sans baisse significative en valeur au mètre carré et le nombre de logements autorisés est également en hausse. La présence d’éoliennes ne semble pas […] avoir conduit à une

désaffection des collectivités accueillant des éoliennes”. Ceci dit, il y a encore du travail. Le ministère wallon de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire travaille actuellement sur un nouveau cadre de référence (l’actuel date de 2002), un décret éolien et une carto­ graphie de l’éolien en Wallonie, réper­ toriant entre autres le potentiel ven­ teux du territoire. “Ce décret va clari­ fier les choses et permettre un développement éolien plus lisible, adapté au long terme et aux ambitions wallonnes en matière de productivité.

Pour l’instant, on est toujours dans une politique “one shot”, et c’est pénible pour tout le monde, des exploitants aux riverains en passant par les commu­ nes”, admet Pierre Castelain, porte­pa­ role du ministre Philippe Henry. “Une politique bien lisible influera positive­ ment sur la question de la dévalorisa­ tion immobilière car elle évitera les incertitudes et le flou”, ajoute­t­il. A titre d’exemple, la question de la norme de bruit légalement autorisée fait l’objet d’une attention soutenue par toutes les parties concernées (tout comme celle des zones d’exclusions et des zones qui font encore l’objet de

questions/tractations, comme les forêts à faible valeur en biodiversité, les habitations isolées ou les zones militaires). Pierre Castelain précise aussi qu’un mécanisme de compensation pour les riverains est en cours d’étude au mi­ nistère. A Gouvy (Luxembourg), il est déjà d’application, la commune étant actionnaire du parc éolien à hauteur de 12 %. Dans une de ses positions (février 2012), Edora s’inquiète de ces ouvertures de capital aux communes et citoyens, et estime qu’elles ne doi­ vent pas dépasser 24,99 % du capital du projet.

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Le dossier

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sur l’immobilier ? h Une éolienne change la donne immobilière de son secteur. Et pas qu’en bien, dans un premier temps en tout cas. En cause, la vue et le bruit. Eclairage Olivier Standaert

PYLONES ELECTRIQUES, décharges publiques, anten­ nes GSM, voies ferrées ou autoroutes : aucun proprié­ taire ne sourit lorsque ce type d’équipement ou d’in­ frastructure voit le jour près de chez lui. Les éoliennes n’échappent pas à la règle, loin s’en faut. Elles sont au cœur de polémiques fréquentes et localement assez vives. Ces dernières années, les projets d’implantation de parcs éoliens en Belgique donnent bien du travail au Conseil d’Etat. Rien qu’en septembre, la juridiction ad­ ministrative a rendu quatre décisions concernant des permis d’implantation et d’exploitation d’éoliennes. “La plupart des projets sont formellement contestés par les riverains”, confirment Luc Depré et Thomas Hauzeur, avocats chez CMS DeBacker, tous deux spécialistes en droit de l’environnement et de l’urbanisme. L’impact de l’éolien sur la valeur immobilière des biens alentours n’est pas la moins débattue des ques­ tions. Il y a ceux qui soutiennent la thèse de la moins­ value, et ceux qui soulignent le caractère temporaire du préjudice. Du côté de l’Association pour la promo­ tion des énergies renouvelables (APERe), on épingle “le peu d’études disponibles et fiables sur la question. De telles enquêtes sont difficiles à réaliser, faute de temps. Il fau­ drait interroger les riverains avant, pendant et après un projet, c’est­à­dire pendant plusieurs années”, juge Bruno Claessens, facilitateur éolien pour la Wallonie. “Les données dont nous disposons arrivent cependant à la même conclusion : il y a bel et bien un impact négatif lé­ ger et temporaire sur la valeur d’un bien, principalement durant la phase de travaux. Il est vrai qu’un chantier d’une éolienne génère un charroi d’une centaine de ca­ mions. Il est logique que cela suscite des réticences”. Mais, poursuit Bruno Claessens, “une fois que le chantier est achevé et que les riverains s’habituent aux éoliennes, le marché reprend son cours et les habitations retrouvent leur valeur antérieure”. C’est au même constat qu’arrive une étude menée par Jean­Paul Mignon et Matthieu Van Molle, notaires à Ittre : “L’on peut raisonnablement estimer […] que la pré­ sence d’éoliennes n’a apparemment aucune influence no­

table sur les valeurs immobilières. S’il devait y en avoir une, elle serait limitée dans le temps […]”. Auprès des associations militant contre l’éolien ons­ hore en Belgique, on cite une dégringolade allant jus­ qu’à 30 % de la valeur des biens situés à moins de 5 ki­ lomètres d’un complexe éolien. En France, des chiffres similaires sont également cités dans certaines localités voisines d’éoliennes. La plate­forme Vent de Raison, récemment entendue par le parlement wallon, défend ces chiffres et soutient que cette décote n’a rien de temporaire. “C’est vrai qu’il n’y a pas encore d’études lar­ ges sur la question. Mais je me méfie de celles qu’on cite de façon ponctuelle. Soyons clairs : même au­delà des 350 mètres de distance obligatoires entre un habitat et un mât, vous vivez littéralement au rythme de l’éolienne, et je ne connais personne qui n’en est pas affecté d’une façon ou d’une autre. Il est donc clair que cela fait fuir des acheteurs et que cela diminue la valeur d’un bien”, confie Luc Rivet, membre de Vent de Raison. Perte de valeur paysagère, nuisances sonores, effet stromboscopique, voire affolement du bétail font par­ tie des inconvénients affectant la qualité de vie. L’APERe réfute le chiffre de 30 % : “Il n’y a pas de vérifi­ cation faite sur le terrain, en Wallonie. C’est ce qui rend ces chiffres problématiques. Le prix de vente d’une maison repose sur plusieurs critères à la fois. C’est une question complexe”, insiste Bruno Claessens. Faut­il le préciser, l’argument ne convainc guère les groupements locaux luttant contre l’arrivée des parcs éoliens. C’est donc sur le terrain même qu’il faut se faire un début d’idée, quitte à rester dans une logique de cas par cas. Le bureau de Century 21 basé à Erquelinnes (Hainaut) cohabite à la fois avec des projets en devenir et d’autres déjà concrétisés. “Le projet de complexe de Grand­Reng a empêché un propriétaire de vendre son bien, par peur de se retrouver à 500 mètres d’un mât. C’était pourtant une construction récente et à bon prix, mais les incertitudes concernant l’avenir d’une demande de permis d’éoliennes ne sont jamais bonnes pour un ven­ deur. De même, on voit peu d’annonces officielles de vente près du site d’Estinnes, qui héberge 11 méga éoliennes parmi les plus puissantes d’Europe. Est­ce un renonce­ ment, ou les gens attendent­ils un meilleur moment pour mettre en vente ?”, se demande le gestionnaire de l’agence. Qui constate que ces difficultés à vendre s’es­ tompent avec la distance et n’ont rien à voir avec l’ad­ hésion globale des gens pour la technologie éolienne, confirmée dans un sondage Ipsos réalisé en 2010 pour le Service Public Wallonie et Edora, la fédération des énergies renouvelables. “Quoi qu’il en soit, ce n’est en tout cas pas une plus­value pour une maison”, assure­t­il.

“On peut comparer cela à une maison de campagne sans jardin. Elle souffre d’un handicap évident, qui peut cepen­ dant être accepté en fonction de la personnalité de l’acqué­ reur”. Chez Victoires Properties, on pointe également un impact négatif, essentiellement dû aux nuisances pay­ sagères et sonores. Jean Corman, administrateur­délé­ gué, rappelle “le caractère subjectif et émotionnel de ce genre de questions. Dans le marché résidentiel, les aspects émotionnels jouent un rôle majeur au cours d’une tran­ saction. On ne parle pas pour rien de coup de cœur. En ce sens, les éoliennes ont un impact, comme le bruit des avi­ ons ou les antennes GSM. Les gens sont peut­être même plus sensibles qu’il y a trente ans à ce type de désagré­ ments. Il faut aussi noter que plus on monte dans la gamme, plus les exigences sont fortes. Un bien de haute qualité s’accommode donc plus difficilement d’un tel voisi­ nage. Il reste enfin une caractéristique propre au résiden­ tiel : on peut y jouer sur les prix. C’est un autre facteur dé­ cisif à prendre en compte dans le cas de figure éolien”. Si tout le monde n’est pas affecté de la même façon par les éoliennes, certains les trouvant jolies, il semble donc que leur voisinage proche n’enchante pas grand monde. Et que cette situation n’est pas sans influence sur le marché immobilier… Mais que pèsent ces arguments lors des recours in­ troduits auprès du Conseil d’Etat ? “Il rejette quasi systé­ matiquement la perte de valeur immobilière en tant que préjudice grave difficilement réparable”, constatent Luc Depré et Thomas Hauzeur. Pourquoi ? “Car les préjudi­ ces pécuniaires, puisque c’est de cela qu’il s’agit, sont par définition réparables via des compensations. Et de façon plus générale, les plaignants doivent pouvoir prouver l’existence de ce fameux préjudice grave difficilement ré­ parable. Dans le cas des atteintes à la santé et la salubrité publique, rares sont les plaignants à pouvoir étayer suffi­ samment leurs griefs contre les projets éoliens. Idem pour l’atteinte au bon aménagement du territoire. Dans ce cas, le recours fait long feu faute de précisions. Au final, les an­ nulations de demandes de permis de construction d’éo­ liennes pour préjudices graves surviennent rarement. Ils sont souvent annulés parce qu’ils n’ont pas eux­mêmes ap­ porté des précisions suffisantes sur tel ou tel paramètre”, concluent les avocats de CMS DeBacker. Le Conseil d’Etat évoque aussi les mécanismes de compensation. Exemple : octroyer des retombées fi­ nancières aux riverains, notamment via l’allégement des factures d’électricité (lire par ailleurs). Une façon comme une autre d’acquérir une indépendance éner­ gétique et, qui sait, de rallier riverains et exploitants sous le même mât…

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Vie de château

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l Vies de châteaux (643 et 644)

Coup double à Omal Le manoir “de la Rue” est un petit bijou parfaitement entretenu par ses propriétaires. C’était une seigneurie aux pouvoirs très limités.

h Deux petits édifices

Omal avait fait partie du comté de Moha à travers la cour de Wanze et fut donc intégrée dans la principauté de Liège au XIIIe siècle. Comme toujours le souverain donna la terre en engagère question de trouver des financements. Toutefois, si Liège dominait par ici, il se fait dit Ryckel que le chemin menant à

PH.FY.

OMAL EST UN PETIT HAMEAU de quel­ ques âmes. Son nom ancien était “Ol­ momal”, lit­on sur le site de la com­ mune de Geer, dont Omal dépend. Et cela voulait dire “la colline des ormes”. L’occupation humaine de la région re­ monte à l’antiquité et même bien avant puisque l’on y a découvert des milliers de silex taillés voici 50000 ans. Pays de betteraves, terres de Hesbaye, les fermes dans cette région assez plate sont nombreuses et souvent grandes. La rue Jules Stiernet est l’axe principal et quasi unique de ce bourg tout en lon­ gueur. Au centre, on trouve l’église dé­ dicacée à saint Lambert, posée sur une butte; elle a été refaite en 1775 par les soins de l’abbesse Lutgarde de Boileau. Elle gouvernait alors l’abbaye du Val­ Notre­Dame d’Antheit. Laquelle abbaye possédait les droits religieux sur le bourg depuis 1237.

PHILIPPE FARCY

distants de moins de 200 mètres l’un de l’autre ne feront qu’un par ici. Leurs histoires diffèrent et nous les traiteront donc séparément.

Le petit fortin d’Omal, dit “Le Refuge”, a été édifié en 1625 aux frais des Mollin-Menjoye, seigneurs du lieu. Cet édifice classé se meurt lentement. Il est à l’abandon depuis cent ans.

Omal (en venant de Fallais ?) ainsi que la haute justice dépendaient du Brabant. Les d’Omal en étaient détenteurs déjà au début du XVe siècle. On sait en effet que Gauthier d’Omal fit relief des droits et sans doute de la seigneurie le 27 avril 1423, suite au décès de son oncle Guillaume d’Omal. Les d’Omal étaient encore sires de ce lieu au XVIIIe siècle comme en témoignent deux pierres tombales très belles conservées dans l’église précitée. Il s’agit de celle de Guillaume­Ernest d’O (u) male, façon­ née en 1693, haute de 235 cm et qui ac­ cueille les blasons de ses ascendants : Oumale, Thiribu, Cher, Crisgnée, Ryc­ kel, Vèves, Hinnisdael et Rivière (à voir sur www.kikirpa.be). La seconde date de 1725 et commé­ more l’existence d’Anne­Catherine d’Oumale. Le tailleur de pierre qui sem­ ble être Jean Smit œuvrant sur une re­ quête de Jean de Thiribu, a créé pas moins de quarante­huit blasons autour de l’épitaphe. Le fait de connaître l’ar­ tiste qui façonna la pierre est exception­ nel. Les Thiribu étaient des seigneurs originaires de Forville, village du Na­ murois faisant alors partie du ban de Meeffe (principauté de Liège), comme le signale Serge Chasseur. La ferme de Thi­ ribu était une seigneurie féodale. Quand les princes­évêques de Liège engagèrent la seigneurie (sise sur la motte féodale sans doute), ils le firent en faveur de L. Dormael en 1619 contre le payement de 200 rixdallers (monnaie germanique). L’avocat Preud’homme prit les droits à son compte en 1745, puis en 1756 c’était au tour d’un (le) comte d’Oultremont et en 1764, on en finit avec l’Ancien Régime à travers le comte van den Steen de Jehay, dont la famille détenait Saive avant de se trans­ férer à Jehay pour y habiter.

Voici pour le brin d’histoire. Quant aux édifices parfaitement visibles de la voirie comme en témoignent les clichés, il s’agit d’une part d’une petite forte­ resse classée le 26 septembre 1949, dit “le refuge fortifié”. Cet immeuble de briques et de pierre bleue, daté par une pierre armoriée de 1625, est en piteux état, ce qui est scandaleux eut égard à son classement et à son intérêt architec­ tural. D’autre part vers le bas de la rue, on découvre un manoir très joliment conservé; c’est la seigneurie “de la Rue”, selon les appellations anciennes. Lui, il est classé depuis le 4 novembre 1976. Le site fut classé par après, le 26 juillet 1977. Notons que le hameau possède encore cinq tumulis eux aussi classés avec grade de “caractère exceptionnel”, en date du 20 novembre 1984, de même qu’une motte féodale. La seigneurie “de la Rue” était une sei­ gneurie très limitée juridiquement. L’occupant de la demeure ne jouissait que de droits de police. Le bâtiment isolé en fond de jardin est posé sur un haut soubassement qui date de la fin du XVIIe siècle, repérable par le soubasse­ ment biseauté composé de moellons de grès et de calcaire. Les angles sont har­ pés de pierre bleue. Par la partie cen­ trale sous le perron d’accès on peut des­ cendre dans les caves. Le logis est érigé en briques et pierre bleue pour les dé­ cors habituels; il date des années 1720. Le perron est composé de deux volées se faisant face. On compte cinq travées d’égales hauteurs et largeurs avec au centre une travée en ressaut, sommée d’un fronton triangulaire. Les encadre­ ments des baies sont plats de même que ceux des trous de boulins. Les baies sont étroites et à traverses ce qui est une autre rareté locale. Quant à la porte d’entrée, elle est sommée d’un linteau à degrés que l’on nomme “en tas­de­ charge”. La façade arrière est identique à celle de la cour d’honneur. On ne vi­ site pas, mais la maison se voit de la chaussée. Pour ce qui concerne le petit fortin, il a été construit par les détenteurs de la ferme seigneuriale postée en face, à sa­ voir les Mollin et Menjoye. Une pierre gravée en 1625 affirme que ce couple décida de construire ce qui devait être un refuge pour la population, lors du passage des troupes étrangères. Donc la ferme détenait elle aussi des droits sei­ gneuriaux. Cela fait plus de cent ans que ce petit édifice de briques et de calcaire, à l’allure défensive, visible par les meur­ trières et l’étroitesse des baies carrées et chaînées, est à l’abandon. C’est évidem­ ment un état lamentable d’autant que ceci pourrait devenir une habitation, mêm s’il n’y a pas de terrain. L’IPW est propriétaire du bien, nous dit Michel Dombret, futur bourgmestre. Un projet de reconversion est à l’étude. Philippe Farcy

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En pratique

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l Energie l Construction Question time

CHRISTOPHE BORTELS

Quelle langue pour l’acte notarié?

Le succès du solaire ? h Les nouvelles dispositions ont freiné le marché des panneaux solaires. Mais les demandes semblent repartir à la hausse. Après une diminution au cours du premier tri­ mestre de 2012, la demande de panneaux solai­ res semble remonter, note Bobex, une place de marché en ligne qui réunit clients et fournis­ seurs. L’année dernière, 2,4 millions de panneaux so­ laires ont été installés dans notre pays. Début 2012, les partis de la majorité ont conclu un ac­ cord visant à accélérer la suppression du soutien minimum aux panneaux solaires. En Flandre ainsi, cette proposition de décret a été approu­ vée au début du mois de juillet par le parlement flamand. Jusqu’en juillet, les propriétaires de panneaux solaires recevaient pendant vingt ans 210 euros d’aide par 1 000 kWh produits. “De­ puis le 1er août, ils ne reçoivent plus que 90 euros, pendant dix ans seulement”, note Bobex qui a constaté, en Flandre, une augmentation subite pendant la phase de transition avant l’entrée en vigueur de cette mesure au 1er août, c’est­à­dire d’avril à juin 2012. En juillet et en août, la de­

mande a chuté drastiquement. Depuis lors, Bo­ bex enregistre à nouveau une augmentation, qui est toutefois moins importante que par le passé. “Malgré une reprise de l’intérêt, les visiteurs de la place de marché Bobex semblent moins enclins à prendre une décision rapide. Ils repoussent leur dé­ cision d’achat en raison de la forte augmentation de l’incertitude”, note Jean­Louis Van Marcke, de Bobex, qui souligne aussi la complexité de la lé­ gislation en Wallonie et à Bruxelles. Dans ces deux régions, Bobex constate que la demande de panneaux solaires continue à aug­ menter. Plusieurs raisons sont avancées : d’abord, le montant des subsides est plus géné­ reux – de l’ordre de 300 à 350 euros par MkWh –, même si des changements ont aussi eu lieu. En Wallonie, depuis avril 2012, le nombre de certi­ ficats (payés 65 euros) accordés par MkWH est dégressif. Un nouveau régime est en cours de ré­ vision d’application dès le 1er avril 2013. A Bruxelles (décret de juillet 2012), le nombre de certificats (payés entre 65 et 80 euros) varie en fonction de la taille de l’installation. Bobex avance une autre raison pour expliquer la diffé­ rence de marché entre les régions : en Flandre, les panneaux solaires sont populaires depuis longtemps, alors qu’en Wallonie la tendance vient seulement d’apparaître. Solange Berger

L’acte de vente peut être rédigé dans une des trois langues nationales, quel que soit le lieu de la situa­ tion de l’immeuble ou le lieu de la résidence du no­ taire. Ainsi, un notaire d’Eupen peut recevoir un acte de vente, en français, portant sur un appartement à la mer. Il existe toutefois une obligation, qui n’est autre que du bon sens : le notaire qui reçoit l’acte doit, bien en­ tendu, comprendre la langue de l’acte. Les parties doivent également comprendre la langue de l’acte. Si tel n’est pas le cas, elles pourront se faire accompa­ gner d’un traducteur. Le notaire en fera alors men­ tion au bas de l’acte. Il arrive que, dans le compromis de vente, les parties conviennent expressément d’une langue déterminée pour la réalisation de l’acte notarié. Elles seront, dès lors, tenues par cette disposition. Par contre, si le compromis ne prévoit rien, l’acquéreur aura le choix de la langue de l’acte. Cette solution est logique : l’acte formera le titre de propriété de l’acquéreur et il est normal que l’acquéreur choisisse la langue de son titre de propriété futur. En outre, l’acte comprendra le rappel de toute une série de dispositions fiscales et réglementaires que l’acquéreur sera tenu de respecter. Rédiger le com­ promis de vente dans une langue ne signifie pas que celle­ci doit prévaloir pour l’acte. Par exemple, le compromis peut très bien être établi entre les parties en anglais, en russe ou en chinois : l’acte pourra être reçu dans une autre langue. De même, si le compro­ mis est établi en français, l’acquéreur néerlando­ phone pourra demander que l’acte soit établi en néerlandais.

U Consultez votre notaire pour des conseils sur mesure ou rendez­vous sur www.notaire.be.

Libre Immo. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle: Vincent Slits. (02 211 29 13 - vincent.slits@lalibre.be) Illustrations: Etienne Scholasse. Réalisation: Sodimco. Administrateur délégué - éditeur responsable: François le Hodey. Directeur général: Denis Pierrard. Rédacteur en chef: Vincent Slits. Rédacteur en chef adjoint: Pierre-François Lovens. Conception graphique: Jean-Pierre Lambert (responsable graphique), Bruno Bausier. Publicité: Véronique Le Clercq (00322 21127 64 - veronique.leclercq@saipm.com)

En bref

Un master en immobilier Développez vos connaissances et vos compétences dans le sec­ teur de l’immobilier : tel est l’objectif de l’Executive master en Immobilier mis sur pied au sein du Groupe Louvain School of management. Le programme d’une durée de 15 mois – deux vendredis et deux samedis par mois – s’adresse à des profes­ sionnels ayant une expérience de minimum 5 ans. Il s’appuie sur la transversalité des matiè­

res abordées par un corps pro­ fessoral composé de 70 interve­ nants, académiques et profes­ sionnels, belges et étrangers. Parmi les matières traitées : les marchés immobiliers et l’his­ toire de l’immobilier contem­ porain, l’urbanisme et l’aména­ gement du territoire, les princi­ pes de gestion, la technologie et les métiers de la construc­ tion,..Des voyages d’études sont aussi au programme. La première promotion vient d’être diplômée en octobre. La deuxième édition démarre ce

16 novembre. La conférence inaugurale de cette 2e promotion aura lieu le 15 novembre à 18h dans la Tour Eggerickx à Bruxelles. In­ grid Nappi­Choulet, professeur à l’ESSEC Business School Paris, titulaire de la Chaire Immobi­ lier et Développement Durable, donnera une conférence sur le thème : “Financiarisation de l’immobilier de bureaux à Paris depuis 1993, le cas de l’opération Coeur Défense”. Rens. : info@louvain­master­ immobilier.com et www.lou­

vain­master­immobilier.com

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Des professionnels mieux formés Selon une étude récente du Fonds de formation profession­ nelle de la Construction, le nombre d’heures de formation dans la construction a forte­ ment augmenté ces dernières années, passant quasiment du simple au double entre 2005 et 2012. Au total, les formations de travailleurs sont passées de

457 747 heures en 2005­2006 à 891 417 heures en 2011­ 2012. Le nombre d’ouvriers ayant suivi une formation a aussi bondi, passant de 15165 à 30449 au cours de cette même période. Ce sont surtout les for­ mations internes en entreprise qui ont connu une évolution spectaculaire. Les formations les plus courantes sont de na­ ture technique (77,7 %), suivies par les formations en sécurité (11,3 %), de chef d’équipe (4,3 %), en premiers secours (3,4 %) et en langues (1,2 %). e

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SEMAINE DU 31 CTOBRE AU 7 NOVEMBRE LIBRE IMMO

MAISONS À VENDRE

MAISONS À VENDRE

de 375.000 à 500.000 €

prix non précisé

21-100908302-02

21-100920310-10 21-100920305-05 21-100908301-01 21-100904003-03

MAISONS À VENDRE plus de 500.000 €

21-100904807-07

21-100920301-01

21-100909809-09 21-100909810-10 21-100920303-03

21-100904806-06 21-100909807-07

21-100904808-08

APPARTEMENTS À VENDRE

21-100904007-07

de 250.000 à 375.000 €

21-100904804-04

21-100904004-04

21-100909802-02

21-100909806-06

21-100904805-05

21-100554502-02

21-100909808-08

21-100920306-06

21-100904008-08

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APPARTEMENTS À VENDRE

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LITTORAL

VIAGER

à vendre

de 375.000 à 500.000 €

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La Libre Immo du 31 octobre 2012  

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