Page 1

Supplément à La Libre Belgique - N°156 - Semaine du 28 septembre au 4 octobre 2012

COURTESY GAL. FAIDER – PHOTO LUC SCHROBILTGEN

FLOU ARTISTIQUE

KOWATCH PP. 4-5

Expo en vue Group2 revisite Heerbrant, le touche-à-tout indomptable et rebelle.PP. 2-3

Le Marché P. Bergé revient à Bruxelles en voiture de collection. PP. 10-11

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


L'actu

2 Commentaire

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

l Expo en vue

Rien à voir, et pourtant !

Politique et plastique : de l’Heerbrant craché !

Par Roger Pierre Turine

h Il aurait eu cent ans, mais quitta la planète terre plus tôt. Demeure un patrimoine touffu, varié, ludique et corsé. Et cette expo témoin.

COURTESY GALERIE GROUP2 - PHOTO : SCHROBILTGEN

“Ne mélangeons pas la main de Dieu et la manette du dopé ! Point de rapport entre tableaux et vélos, art et rengaines de boyaux !” Et pourtant ! Haro sur ceux qui se récrieraient sans penser plus loin que le bout de leur nez de savants perclus d’indiscutable. La geste cycliste a ses accointances avec la geste esthétique. Qu’ils lisent les “Forcenés” de Philippe Bordas, diable surgi de sa boîte à pignons, 300 pages d’écumes, orages, coups de flingue, invectives, portraits à la hache et portraits d’amour (Fayard, 2010) ! Si le bon Dieu des mécréants leur prête un surplus d’âme, un peu de la salive du possédé face à un océan de lacets et de cols, ils sauront de quelle ébène se chauffent un auteur et ses sujets. Auteur qui, tel Brel de “Ces gens-là”, aurait fait un vrai peintre aux traits gorgés de gueules et d’étincelles ! On doit au Bauhaus une mixité des arts. Ce livre de feu et de sang en est un si bel exemple qu’il vous dresse sur des pédales de chevet et d’exploits. Il nous est advenu sur le tard, servi chaud, fumet d’exception, par un créateur du pavé et des cimes qui, point d’honneur, gravit à vélo son Ventoux, chaque été : Ernest PignonErnest, patronyme de géant pour un plasticien des rues. Conceptuel, expressionniste, rebelle, engagé à gauche et qui, à vélo, met tout à droite, Ernest a la plus belle conscience qui soit de l’acte créateur. Celui qui sauve et préserve du troupeau. Ce livre de Bordas l’a scotché. Bon signe, qu’il eut été indécent de ne point relayer d’une envolée de fer, comme au temps des vélodromes. Les fêlés de la petite reine comprendront. Et j’en sais d’infidèles à leurs galeries, ateliers, foires, biennales, qui s’enverront en l’air, mains aux cocottes, assujettis à ces héros enchantés par Bordas. Un livre impossible à décrire. Fort telle course qui gicle. Les mots s’y entrechoquent, couleurs et fournaises. Les images y fleurissent, entre manivelles, révoltes et souffrances, plaidoyers et bouquets fanés. Rimes et rythmes s’y envolent quand l’imprévisible adopte l’impossible, quand l’improbable flirte, sublime, entre ciel et enfer. Vous tous, Janssen, Baronian, Cerami, Snauwaert, Matgen et tutti, en baverez debout sur vos pédaliers de titans. Comme Fallet, Blondin, Chany. Le vélo décrit par Bordas était noble, était beau. Mais, en ce temps-là déjà, les riens, les jaloux imposaient aux coursiers injures, règles abominables, tord-boyaux. Armstrong marche la tête haute : il a pédalé, enduré, gagné ! Le reste ? Parlons d’autre chose !

LA GALERIE GROUP2 DOIT À JEANINE LEENAERTS, son infatigable et obstinée animatrice, de s’être trouvé une place à part dans le salmigondis du marché de l’art en Belgique. En exposant des artistes qui ont marqué l’après-guerre chez nous, et que l’Histoire a parfois oubliés ou délaissés, la galerie de la rue Blanche fait non seulement œuvre pie, mais elle rend justice à des créateurs retranchés dans l’ombre. Faute de correspondre aux dernières tendances en vogue. Et chacun sait combien les modes font, de nos jours, la loi, quitte à disparaître sans laisser de trace. Il est donc bon que veillent des esprits éclairés. Et les purgatoires ont parfois du positif, leurs obligés y attendant, sans contrainte excessive, l’heure de réapparaître là et quand nul ne les attendait plus. Henri Heerbrant (1912-1982) n’eut pas une vie aisée. Son caractère, difficile, rebelle, particulier, résolument engagé à gauche, lui fut source de désagréments. Il n’en eut cure, s’obstina, défendit la veuve et l’orphelin, resta insoumis, trempa pinceaux et couleurs dans l’encre opiniâtre des défenseurs de causes perdues. Soucieux de bien-être social, rebelle au chic et cher, il travailla, sa vie durant, dans l’ombre des illusions. Et commit une œuvre qui, sans être radicale, radicalisa sa manière de ne s’assujettir à aucun autre ukase que sa détermination à investiguer toutes sortes de solutions plastiques, aux fantasmes ou réalités qui l’obsédaient. Heerbrant avait la verve populaire, s’attachait aux primitivismes. Et une certaine veine surréaliste le requit toujours à l’abri des cénacles et des pontes, qui, comme Breton, se croyaient uniques et inaltérables. Coco parmi une foule d’imbus et croyants aveuglés,

Heerbrant fit flèche de tout bois; inventoria le verre, l’ardoise, le cuivre et la pierre aussi; s’enveloppa de vernis et d’acides; dessina; peignit; grava et conquit ses domaines en toute liberté. Il fut un artificier, dompté par la poésie. Voilà pourquoi son œuvre chante encore, trente ans après sa mort. L’ensemble réuni est du genre corsé. De belle qualité. Du meilleur. Et représentatif de la variété d’approches tant techniques que plastiques ou expressives. Une excellente photo d’Heerbrant par Serge Vandercam témoigne, à elle seule, de la complexité d’un personnage difficile à cerner autrement que par ce “flou artistique”, qui empêche toute évocation ex cathedra. L’œuvre entier tient dans ce constat. Œuvre qui va d’un lino colorié des fables d’Esope à cet “Idiot de la Ville”, qu’Heerbrant commit en parallèle à 14 poèmes de Robert Crégut. Ou d’une scène libidineuse, reconvertie en “Observateur du soleil”, à ces espèces de rébus sur toile des années cinquante. Ces villes imaginaires qui peuplaient ses nuits de songes et de labyrinthes. Heerbrant tâta aussi l’abstraction construite et, libertaire à tous crins, rétif à toute définition trop limitative de l’art moderne, s’appliqua, sa vie durant, à se balader entre figuration et abstraction. Son art se jouant de toute attribution, de tout raccourci. Emprisonné, durant la guerre, pour avoir fourni de faux papiers à des amis compromis, l’univers carcéral ne cessa de l’obséder. Et ses travaux en portent les stigmates. Il céda même à la caricature, car tout l’intéressait et tout le requérait. Autoportraits et portraits, villes et dessins rupestres, tarots et documents : une expo qui s’imposait et en impose à bon escient. Roger Pierre Turine

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


L'actu

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

3

l Focus

Appartement Élisa Platteau

À gauche : Heerbrant, “La ville éclairée”, gouache et encres de couleur, 31x51cm, 1973. Ci-dessus : “Personnage hybride”, monotype, 27,5x21,5cm, +/- 1972. Ci-dessous : “Personnage aux oiseaux”, technique mixte, 53,5x43cm, 1950.

Bio express

COURTESY P. VERMEERSCH&ELISA PLATTEAU – PHOTO P. HUYGBRECHTS

COURTESY GALERIE GROUP2 - PHOTO : SCHROBILTGEN

Vue partielle de l’intervention picturale de Pieter Vermeersch dans l’appartement galerie d’Elisa Platteau.

Né à Bruxelles en 1912, mort en 1982. Travailla à la commune d’Ixelles comme dessinateur-architecte. Autodidacte en peinture. Expos en Belgique et à l’étranger. Participa aux biennales de Venise, Sao Paulo, Ljubljana. En 1990, Rétrospective à la Maison de la Culture de Tournai.

h La galeriste bruxelloise invente une nouvelle formule de relation à l’art et aux artistes, en transformant son appartement en foyer artistique permanent.

Infos pratiques Group2 Gallery, 8 rue Blanche, 1 000 Bruxelles. Jusqu’au 27 octo-

COURTESY GALERIE GROUP2 - PHOTO : SCHROBILTGEN

bre, du mercredi au samedi, de 14 à 18h. Infos : 02.539.23.09

APRÈS DEUX EXPÉRIENCES DE galeries bruxelloises, et sans pour autant renoncer à ce mode de fonctionnement à l’avenir, Élisa Platteau, animée d’un incroyable désir de modifier l’approche de l’art, se donne un temps de réflexion et d’expérimentation d’une formule – pour une bonne part inédite – qu’elle inaugurera début novembre, dans la continuité d’une première, engagée actuellement avec Pieter Vermeersch (voir A.L. du 21.09.12). Les expositions en appartement privé ne sont pas, en soi, une nouveauté. Bruxelles connaît même quelques tentatives du genre, souvent éphémères. Dans le cas présent, la première particularité proviendrait du fait que le lieu fonctionnerait comme une galerie d’art, normalement et totalement accessible au public. Mais dans un appartement avec vue, situé au 10e étage d’un bâtiment classé du bas de la ville. La seconde tient au mode de programmation, original et inédit. En un an, l’expérience porterait sur six expositions, entrecoupées d’interventions ponctuelles d’artistes, d’un jour, d’un soir, d’un week-end… Les expositions se tiendront dans le living, deux belles pièces très claires, dont les murs ont été peints par Pieter Vermeersch, et seront confiées à un commissaire. Le premier à intervenir, en novembre, sera Philippe Van Cauteren, direc-

teur du S.M.A.K, qui dévoilera son projet à cette occasion et créera un pont entre galerie et musée. Au terme de l’exposition, une des œuvres restera en place et participera donc à l’expo suivante. Il se créera ainsi une sorte de mémoire cumulative des expositions, des dialogues obligés et une forme de cohabitation obligatoire. Le défi du dernier commissaire sera de taille ! Viendront s’intercaler, à l’initiative de la galeriste, divers événements de courte durée : projections de films, rencontres, présentations spécifiques d’une œuvre, invitations d’un conservateur… Soit une formule souple, qui s’inventera au fur et à mesure des opportunités. Notamment avec les artistes de la galerie, mais également avec d’autres, de manière à nourrir constamment un contenu de réflexion, qui s’ajoute à ce qui est montré. Hans Ulrich Obrist, par exemple, a déjà accepté de réaliser une interview d’artiste dans la cuisine. Et, tendance oblige, la troisième particularité consistera en dîners pour lesquels l’artiste exposant sera aux fourneaux ! Le premier à s’essayer à la formule, dès maintenant, est, bien entendu, Pieter Vermeersch ! C.L.

U Appartement Élisa Platteau. Expo Pieter Vermeersch. Jusqu’au 20 octobre. 12, rue du Marché aux Porcs, 1 000 Bruxelles. www.elisaplatteau.com

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


4

L'actu

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

l Expo en vue

COURTESY GAL. FAIDER – PHOTO LUC SCHROBILTGEN

Peindre toute l’énergie

Suivant le format, les œuvres sont proposées à des prix variant de 2 500 € à 25 000 € pour la peinture monumentale.

“Quand j’ai la sensation que la toile est comme un miroir qui exprime ce que je ressens, alors, c’est que la toile est achevée. C’est comme une lutte entre le fait d’aller vers une œuvre qui fonctionne, tout en respectant le sentiment profond dont j’essaie de la doter.” Jeff Kowatch

Bio express L’Américain Jeff Kowatch est né à Los Angeles en 1965. Il vit et travaille à Bruxelles depuis une petite dizaine d’années. Il expose régulièrement en galeries à Los Angeles et à New York, depuis la fin des années 1980, ainsi qu’à Paris et en Belgique, depuis 2003. Ses œuvres font partie de collections publiques aux ÉtatsUnis. Infos pratiques Jeff Kowatch. Peintures récentes. Galerie Faider, 12, rue Faider, 1 060 Bruxelles. Jusqu’au 20 octobre. Du mercredi au vendredi de 14h à 19h, samedi de 14h à 18h. www.galeriefaider.be

COURTESY GAL. FAIDER – PHOTO LUC SCHROBILTGEN

PRIX

Ci-dessus: Jeff Kowatch, “Blue by you”, huile sur toile, 130x195cm. Ci-contre: “Think Tank”, huile sur toile, 100x80cm. Sur l’autre page: “Yellow Field”, huile sur toile, 80x60cm.

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

L'actu

5

de l’éblouissement d’aujourd’hui, celle qui trace sa route personnelle vers le sublime pour nous subjuguer. Première bruxelloise chez Véronique Menu, galerie Faider. HEUREUSEMENT, IL ARRIVE ENCORE QUE L’ON soit totalement surpris par une œuvre. Picturale, en plus ! Qui n’appartient pas à un courant particulier ou une mouvance dans l’air du temps. Non, une œuvre qui trace son chemin dans la modernité et la contemporanéité, sans se soucier de la mode ambiante ni de la recherche de la nouveauté pour elle-même. Une œuvre qui a pris son option depuis un bon bout de temps, et l’exploite toujours plus avant, dans un esprit de variation continue et dans une maîtrise pour le moins remarquable. Une œuvre qui conjugue les qualités d’une forte personnalité, d’une singularité et – osons le mot – d’une perfection technique. Une œuvre pleine de sens, habitée d’un rare pouvoir énergétique et d’une capacité d’éblouissement. Un terme à prendre dans le meilleur sens qui soit, car chaque tableau ne retient pas seulement le regard, mais, en quelque sorte, phagocyte totalement le regardeur, corps et esprit. Une œuvre d’exception ? Clairement. Oui, clairement. Ne cherchons pas où l’on se situe, dans quelle catégorie, dans quel tiroir, dans quel créneau porteur… On est dans la peinture. Pleinement, totalement. Dans cette peinture qui n’a pas d’âge réel, tout en étant bien de son époque. Dans la bonne peinture, celle qui éveille et réveille les sens, celle qui conquiert et porte à l’émotion, à l’émerveillement et à l’intériorité. On n’est pas dans l’idée, dans l’évocation, dans l’illustration, dans le concept. Mais au cœur de la peinture qui ne se décode pas par le seul raisonnement, par la seule connaissance, par la seule intelligence générale. Il faut joindre la part du sensible que l’on préserve en soi et accepter que tout ne peut se réduire à un savoir. Que le mystère est porteur de sens, et que son infinitude est une richesse assez incomparable. Que ce qui échappe à la raison peut être source d’une jouissance, d’un plaisir authentique, d’un questionnement intime. D’un bien être qui transporte hors des contingences, dans un état autre, à la fois admiratif, touchant et interrogateur. Les peintures de Jeff Kowatch ne sont pas des morceaux de bravoure ou des réalisations époustouflantes. Ce sont des peintures abstraites conduites avec une dextérité qui se fait oublier, tant l’image à laquelle on est confronté diffuse sa toute puissance, douce, généreuse et irradiante. Cette abstraction – qui joue très légèrement sur le flou afin de placer les matières dans une sorte d’apesanteur aussi nuagiste que cellulaire – relève de l’informe, de l’inconnu, du voyage mirifique dans le monde de la couleur, où l’on se plaît à se perdre. Cette peinture ne ressemble à aucune autre, même si on est évidemment tenté de lui trouver une famille. Et, surprise, ce serait vers un Monet, dans ses évasions picturales à la lisière de la non-figuration, vers un Bonnard, et sa luminosité chromatique chamarrée, que l’on se tournerait plutôt, tant chaque tableau est une joie picturale. Un hymne à la vie et à la peinture, dans une orchestration enchanteresse et émouvante. Et la douceur n’a jamais tué personne, on

devrait s’en souvenir. Le peintre nous y engage de tous ses pinceaux, de toutes ses tonalités, si rares, de toutes ses nuances, surprenantes et audacieuses. Impressionnant coloriste, Jeff Kowatch place, avec élégance, avec une vraie noblesse – celle qui élève -, la peinture dans un espace où elle est inaccessible. Mais d’où elle nous atteint pour le meilleur, pour le merveilleux qui peut régénérer une vie, pour ces émois qui distinguent fondamentalement l’humain. Claude Lorent

COURTESY GAL. FAIDER – PHOTO LUC SCHROBILTGEN

h Retenez bien son nom car Jeff Kowatch est un grand dans la peinture

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Les galeries

6

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

Souvenirs

URue du Grand Cerf 12 - 1000 Bruxelles 02 513 35 31 - www.gladstonegallery.com

Greta Meert Niele Toroni. ‣ Jusqu'au 10·11. Du Ma. au S. de 14 à 18h. URue du Canal 13 - 1000 Bruxelles 02 219 14 22 - www.galeriegretameert.com

Group 2 Gallery Heerbrant né il y a 100 ans. Dessinateur-architecte de formation, Heerbrant était passionné par l’art populaire, l’antiquité classique et l’imagerie précolombienne. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Me. au S. de 14 à 18h. URue Blanche 8 - 1000 Bruxelles 02 539 23 09 http://artalog.net/gallery/gallery.php?id=286

COURTESY GEUKENS&DEVIL

J. Bastien-Art Rétrospective Arthur Grosemans. Une sélection d'oeuvres pour retracer la carrière de cet artiste hors-normes. ‣ Jusqu'au 30·09. Du Ma. au S. de 11 à 18h30, le D. de 11 à 13h. URue de la Madeleine 61 - 1000 Bruxelles 02 513 25 63 - www.jbastien-art.be

Jan Mot Belle comme le jour. Oeuvres de Dominique Gonzalez-Foerster et Tristan Bera. ‣ Jusqu'au 27·10. Du J. au S. de 14 à 18h30 ou sur rdv. URue A. Dansaert 190 - 1000 Bruxelles 02 514 10 10 - www.janmot.com

Les émotions d’un globe-trotter Masashi Echigo expose pour la première fois, à Anvers, le fruit de ses déambulations et résidences prolongées en divers coins du monde. Ainsi, en peu de temps, a-t-il successivement séjourné à Helsinki, Dublin, Djakarta, Toyama et Gand. Sa caractéristique : retenir à chaque fois quelque chose d’emblématique des villes par lesquelles il passe. Masashi Echigo (Toyama, Japon, 1982) partage plus particulièrement son temps entre sa ville natale et Gand, ville d’adoption, où il a d’ailleurs participé à l’exposition de la Cathédrale Saint-Bavon, initiée, il y a quelques mois, par Jan Hoet et Hans Martens. De chacune de ses immersions citadines, découlent des œuvres par lesquelles il exprime ce qui

Galeries BRUXELLES A.L.I.C.E. Domesticated Souls. Oeuvres de Clare Rojas, Olivier Kosta Théfaine, Pica Pica, Mike Swaney, Chris Duncan, So‣ Jusqu'au phie d’Ansembourg... 26·10. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue du Pays de Liège 4 - 1000 Bruxelles 02 513 33 07 - www.alicebxl.com

Albert Dumont Jan De Wachter. ‣ Jusqu'au 14·10. Du J. au D. de 13h30 à 19h. URue Léon Lepage 43 - 1000 Bruxelles 02 512 49 43 - www.galeriedumont.be

aliceday - project space Au Noir. Oeuvres de Stéphane Calais. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. UQuai au Bois à Brûler 39 - 1000 Bruxelles 02 646 31 53 - www.aliceday.be

l’y a plus particulièrement marqué, ému, bousculé, interpellé. Pour cette première anversoise, Echigo a privilégié un jeu d’installations, mémoires de ses divers voyages, qu’il confronte les unes aux autres, créant une sorte de magie mystérieuse qui permet au visiteur d’y projeter d’autres souvenirs, qui lui sont personnels. L’une des installations se compose ainsi d’un miroir, dans lequel le visiteur se retrouve, forcément, face à son propre visage. Face à son destin et à des souvenirs qui remontent à la surface, quand il s’agit, comme ici, d’un jeu d’enfant. Un jeu qui consiste à replacer au centre d’une tige des anneaux de couleurs en les superposant l’un sur l’autre (ici, des cercles de verre pour la

B-Gallery Feux de camp et autres vestiges. Sculptures et installations de Rachel Labastie. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Me. au S. de 13 à 18h. UGalerie Bortier - Rue Saint-Jean 17 1000 Bruxelles - 02 279 64 03 www.brupass.be

Catherine Bastide Domino Effect. Carte blanche à Marie de Gaulejac, avec Florian Auer, Leo Gabin, Yngve Holen, Renaud Jerez, Ilja Karilampi, Sean Raspet et John Sparagana. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au S. de 11 à 18h ou sur rdv. URue Vandenbrandenstraat 1 - 1000 Bruxelles - 02 646 29 71 www.catherinebastide.com

Champaka Sentiers Nocturnes. L’esprit de l’Expo 58 habite les créations d’Antonio Lapone, des compositions graphiques alliant design, couleur et séduction. ‣ Jusqu'au 29·09. Du Me. au S. de 11 à

cause artistique). De Gand, il a retenu la plaque de sa rue et il y a accroché son trousseau de clefs. Des photos de la ville animée de Djakarta sont combinées avec l’installation, au sol, de tables pliantes dépliées à terre, comme d’étranges engins désamorcés (“what you share of you is you”, illu). Photo d’une rue de Gand et grand rideau laissant entrevoir une vue d’atelier : cet art conceptuel a du charme. Le charme d’opérer sur nos consciences, à rebours de nous-même. (R.P.T.)

U Geukens&De Vil, Pourbusstraat 19, 2000 Antwerpen. Jusqu’au 20 octobre, du mardi au samedi, de 14 à 18h. Infos : 0475.39.83.99 et www.geukensdevil.com

18h30, le D. de 10h30 à 13h30 ou sur rdv.

Another Castle. ‣ Jusqu'au 13·10. Du Me. au D. de 14 à 18h.

Crown Gallery Amazing Transparent Emptyness. Oeuvres de Manuel Caeiro. ‣ Jusqu'au 20·10. Du J. au S. de 14h30 à 18h30 ou sur rdv.

Fine Art Studio C'me. Oeuvres de Luc Vleugels. ‣ Jusqu'au 18·11. Du Me. au S. de 11 à 18h ou sur rdv.

URue Ernest Allard 27 - 1000 Bruxelles 02 514 91 52 ou 0475 26 94 08 www.galeriechampaka.com

UNouveau Marché aux Grains 13 1000 Bruxelles - 0475 52 18 72 www.crowngallery.be

dépendance If There Would Be a Face, This Would Be a Cat. Oeuvres de Richard Aldrich, Will Benedict, Karl Holmqvist, Alexandra Leykauf, Michaela Meise, Markus Selg, Andreas Slominski, Oscar Tuazon et Haegue Yang. ‣ Jusqu'au 03·11. Du Me. au V. de 14 à 18h, le S. de 12 à 18h. URue du Marché aux Porcs 4 - 1000 Bruxelles - 02 217 74 00 - www.dependance.be

Etablissement d'en face projects

URue Ravenstein 32 - 1000 Bruxelles 02 219 44 51 www.etablissementdenfaceprojects.org

URue des Sablons 13 - 1000 Bruxelles 02 514 25 92 - www.fineartstudio.be

Galerie VidalCuglietta Dances around the hourglass. Oeuvres de Nel Aerts. ‣ Jusqu'au 17·11. Du Me. au S. de 12 à 18h30, les S. et D. de 12 à 19h. Reincarnare. Oeuvres d'Amy Granat. ‣ Jusqu'au 17·11. Détails ci-dessus.

Keitelman Gallery Sense of Colors. Oeuvres d'Yves Klein, Ann Veronica Janssen, James Brown, Peter Halley, Joseph Albers, Allan McCollum, Evsa Model... ‣ Jusqu'au 20·10. Du Ma. au S. de 12 à 18h ou sur rdv. URue van Eyck 44 - 1000 Bruxelles 02 511 35 80 - www.keitelmangallery.com

L'Arrière-Salle Résistance. Sculptures de Jacques Crahay. ‣ Jusqu'au 07·10. Les S. et D. de 10 à 18h. URue des Renards 15 - 1000 Bruxelles

La Verrière Hermès Couleurs de l'ombre. Oeuvres de Hiroshi Sugimoto. ‣ Jusqu'au 29·09. Du L. au S. de 11 à 18h. UBoulevard de Waterloo 50 - 1000 Bruxelles - 02 511 20 62

Meessen De Clercq Without (Jonathan Monk). Avec les artistes Olivier Babin, Pierre Bismuth, Christian Burnoski, Ryan Gander, Alek O., Dan Rees, Yann Sérandour, Ariel Schlesinger, Markus Sixay et Ron Terada. ‣ Jusqu'au 10·11. Du Ma. au S. de 11 à 18h. URue de l'Abbaye 2 - 1000 Bruxelles 02 644 34 54 - www.meessendeclercq.com

MH Gallery Behind the curtain. Voyage en zones secrètes. Oeuvres érotiques de Hans Bellmer, Yoshifumi Hayashi, Pierre Dessons, Dominique Kippelen, Alan Tex, Pierre Molinier, Andrew Sexton... ‣ Jusqu'au 12·11. Du J. au L. de 11 à 18h, sauf le D. de 10 à 13h. URue Haute 11 - 1000 Bruxelles 0478 84 89 81 www.mathildehatzenberger.eu

UBoulevard Barthélémy 5 - 1000 Bruxelles 02 502 53 20 - www.vidalcuglietta.com

Nomad Gallery Acts of Alterity. Oeuvres de Kuhl & Leyton, Roberto Visani et Shoshanna Weinberger. ‣ Jusqu'au 03·11. Du J. au S. de 12 à 18h30 ou sur rdv.

Gladstone Gallery Interiors. Photographies de Roe Ethridge. ‣ Jusqu'au 12·10. Du Ma. au S. de 12 à 18h.

Pierre Hallet Antoine Mortier. Peintures.

URue de Laeken 99 - 1000 Bruxelles 02 219 81 82 ou 0475 21 92 50 www.moba.be

‣ Du

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Les galeries

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

7

Angélique

Synthèse Variations sur Papier. Dessins et gravures de Renaud Allirand, Alberto Cont, Christine Elias, Danielle Stabel... ‣ Jusqu'au 20·10. Du J. au S. de 14h30 à 18h30. URue E. Allard 24 - 1000 Bruxelles 02 514 40 55 - www.galeriesynthese.be

van der Mieden Introducing BXL. Exposition des artistes de la galerie. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Me. au S. de 14 à 18h.

COURTESY GAL. LIEHRMANN&C. LEFCOCHIR

URue d'Alost 10 - 1000 Bruxelles 03 231 77 42 - www.vandermieden.com

L’être et son devenir Placée sous le signe du silence, puisqu’“Un ange passe” (illu), l’abondante exposition de l’artiste liégeois Costa Lefkochir (Grèce, 1952) place une aile bienveillante, et sans doute protectrice, dans nombre de ses sculptures, dessins ou peintures. Œuvres déclinées les unes dans le contraste du noir et blanc, de la lumière et des ténèbres, les autres en des tonalités plus chaudes, tantôt nocturnes en bleu profond, tantôt plus mystérieuses, comme n’appartenant pas à notre monde. Dans cet univers symbolique, à travers les textes, les collages, les formes allusives, les agencements au sol de blocs peints, les éléments noués… on retrouve les marques et les pratiques récurrentes de l’artiste, qui poursuit son œuvre dans sa voie personnelle, à la recherche de la compréhension de l’homme, du monde, de l’univers, de l’être et de son devenir. Une série de dessins sur papiers usagers, couverts d’écriture plus ou moins présente, apporte une certaine légèreté inhabituelle, qui place les motifs comme dans une irréalité, dans un flottement d’entre-deux, d’entre exister et disparaître. Toute existence, paraissent-ils dire, est seulement de passage. Dans cet ensemble d’œuvres totalement inédites, deux séries de sculptures, proposées en variations et en dimensions diverses, évoquent d’une part l’humain, la fécondité, à travers la figure, à la fois antique et sans âge, stylisée et sexuée, de l’homme et de la femme réunis; de l’autre, à travers un signe parfois tronqué, c’est l’immensité de l’infini, avec tous les questionnements sur l’inconnu, qui trouve forme. (C.L.)

U Costa Lefkochir. “Un ange passe”. Galerie Liehrmann, 4, bd Piercot, 4 000 Liège. Jusqu’au 21 octobre. Du mercredi au samedi de 13h à 18h30, dimanche de 11h à 13h.

02·10 au 15·11. Du Ma. au S. de 14h30 à 18h30 (fermé le Me.), le D. de 11h30 à 13h30. Remember Summer 12. Oeuvres de Stephane Mandelbaum, Jacqueline Devreux, Georges Meurant, Jo Delahaut, Louis van Lint, Dominique Goblet... ‣ Jusqu'au 30·09. Détails ci-dessus. URue E. Allard 33 - 1000 Bruxelles 02 512 25 23 - www.galeriepierrehallet.com

Quest 21 Frank Auerbach et Marcelle Hanselaar.

Eaux-fortes. ‣ Jusqu'au 13·10. Le Me. de 12 à 16h, les V. et S. de 12 à 18h ou sur rdv.

Young Gallery Second Tour. Photographies récentes de David Drebin. Des grands tirages qui reflètent la vie urbaine, ses lumières, ses couleurs, son atmosphère nocturne, et surtout l'omniprésence de la femme qui fait partie intégrante de son travail. ‣ Jusqu'au 24·11. Du Ma. au S. de 11 à 18h30. UAvenue Louise 75b (Hôtel Conrad) 1050 Bruxelles - 02 374 07 04 www.younggalleryphoto.com

Artiscope Women’s Roundabout. Oeuvres de Renata Boero, Patricia Kinard, Noëlle Koning, Karen Shaw, Tapta, Sylvie Ronflette, Donna Moylan, Angelika Platen... ‣ Jusqu'au 14·12. Du Ma. au V. de 14 à 18h ou sur rdv.

UBoulevard Saint-Michel 35 - 1040 Bruxelles - 02 735 52 12 - www.artiscope.be

Almine Rech And yes I said yes I will yes. Oeuvres d'Angel Vergara. ‣ Jusqu'au 29·09. Du Ma. au S. de 11 à 19h. URue de l'Abbaye 20 - 1050 Bruxelles 02 648 56 84 - www.alminerech.com

anyspace Dans le Vêtement, Il y a une Poche, Dans la Poche, un Carnet, Dans le Carnet, une Lettre, et Voici cette Lettre. Oeuvres de Jean-Baptiste Maître. ‣ Jusqu'au 13·10. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Van Eyck 59 - 1050 Bruxelles 0471 88 26 17 - www.anyspace.be

Artemptation Woman. Les photographes Sophie Dassel, Isabelle Rousseau et le peintre Edo Kaaij feront partager leur vision de la femme. ‣ Jusqu'au 13·10. Du Ma. au V. de 11 à 18h30, le S. de 12 à 18h. UAvenue Louise 475 - 1050 Bruxelles 02 669 77 78 - www.artemptation.com

Baronian-Francey London Pictures. Gilbert & George présentent treize pièces uniques issues de leur dernière série en date: “London Pictures”. ‣ Jusqu'au 13·10. Du Ma. au S. de 12 à 18h. URue Isidore Verheyden 2 - 1050 Bruxelles 02 512 92 95 - www.baronianfrancey.com

URue E. Van Driessche 53 - 1050 Bruxelles 02 215 82 05 www.galeriedidierdevillez.be

Elaine Levy Project Bret Slater. ‣ Jusqu'au 13·10. Du J. au S. de 14 à 19h ou sur rdv, dans le cadre des Brussels Art Days: le 07-09 de 16 à 21h, les 08 et 09-09 de 12 à 19h. URue Fourmois 9 - 1050 Bruxelles 02 534 77 72 www.elainelevyproject.com

Fred Lanzenberg Malgorzata Paszko. Peintures. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au V. de 14 à 19h, le S. de 10 à 19h. UAvenue des Klauwaerts 9 - 1050 Bruxelles -02 647 30 15 ou 0475 73 40 15 www.galeriefredlanzenberg.com

Galerie d'Ys Bruno Hellenbosch. Peintures. ‣ Jusqu'au 30·09. Du J. au S. de 14 à 18h, le D. de 11 à 15h ou sur rdv. URue de l'Arbre Bénit 84 - 1050 Bruxelles 0499 22 57 66 www.galeriedys.com

Jozsa Gallery Boîte de Vices. Oeuvres d'Olga Kisseleva. ‣ Jusqu'au 27·10. Du J. au S. de 12 à 18h ou sur rdv, dans le cadre de Brussels Art Days: le 07-09 de 16 à 21h, les 08 et 09-09 de 12 à 19h. URue Saint-Georges 24 - 1050 Bruxelles 0478 48 77 09 www.jozsagallery.com

Libre Cours Red Land - Yellow Stars. Oeuvres de Gao Brothers, Dai Guangyu, Fan Jiupeng, Zane Mellupe, Li Rui, Mao Tongyan et Yang Xun. ‣ Jusqu'au 20·10. Du J. au S. de 14h30 à 18h30. URue de Stassart 100 - 1050 Bruxelles 0473 59 02 85 www.galerielibrecours.eu

Nathalie Obadia Creationism's Kiss. Oeuvres de Rina Banerjee. ‣ Jusqu'au 03·11. Du Ma. au V. de 10 à 18h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Charles Decoster 8 - 1050 Bruxelles 02 648 14 05 - www.galerie-obadia.com

Puls Contemporary Ceramics Aneta Regel Deleu & Mikael Jackson. Céramique contemporaine. ‣ Jusqu'au 06·10. Du Me. au S. de 13 à 18h. URue du Page 19 - 1050 Bruxelles 02 640 26 55 - www.pulsceramics.com

Rodolphe Janssen Jürgen Drescher. Installations. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au V. de 10 à 18h, le S. de 14 à 18h.

URue de Livourne 35 - 1050 Bruxelles 02 538 08 18 www.galerierodolphejanssen.com

Twig Gallery Beyond Beauty. Oeuvres de Rashid Johnson, Theaster Gates, Hank Willis Thomas et Robin Rhode. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Ma. au V. de 11 à 18h30, le S. de 12 à 18h. URue Tenbosch 74 - 1050 Bruxelles 02 344 23 68 - www.twiggallery.com

White Hotel Art On Paper 2012 - Salon du dessin contemporain de Bruxelles. L'événement place le dessin au centre de toutes les attentions. Dans le cadre de ses chambres blanches et épurées, le White Hotel reçoit une quarantaine de galeries belges et internationales. ‣ Du 05·10 au 07·10. Le V. de 10 à 22h, le S. de 10 à 20h et le D. de 10 à 18h, de 5 à 8 € (gratuit < 12 ans). UAvenue Louise 212 - 1050 Bruxelles www.artonpaper.be

Xavier Hufkens Jesus and Nazimova. Oeuvres de Jack Pierson. ‣ Jusqu'au 06·10. Du Ma. au S. de 11 à 18h. URue Saint-Georges 6-8 - 1050 Bruxelles 02 639 67 30 - www.xavierhufkens.com

XXL ART on Waterloo 503 Autour de la Mouvence Cobra. Oeuvres d'Alechinsky, Corneille, Jan Cox, Hugo Claus, Maurice Wyckaert, Robjee et Bram Van Velde. ‣ Jusqu'au 29·09. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. UChaussée de Waterloo 503 - 1050 Bruxelles - 02 347 78 95 ou 0472 45 81 49

Zedes Art Gallery Sweat Home. Forte de son expérience sur la perception de la couleur et de ses mulptiples recherches sur le volume dans l'espace, Delphine Deguislage développe un intérêt grandissant pour le monde physique des objets. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Me. au S. de 12 à 18h. URue Paul Lauters 36 - 1050 Bruxelles 02 646 00 04 ou 0475 52 62 58 www.zedes-art-gallery.be

Aeroplastics Contemporary Tiré d'une histoire vraie - Based on a true story. Oeuvres de Léopold Rabus & Guests. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au V. de 11 à 18h, le S. de 14 à 18h. URue Blanche 32 - 1060 Bruxelles 02 537 22 02 - www.aeroplastics.net

Antonio Nardone Zig Zag. Peintures de Jean-Philippe Duboscq. ‣ Jusqu'au 30·09. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Saint-Bernard 34-36 - 1060 Bruxelles 02 333 20 10 www.galerieantonionardone.be

Bodson-Emelinckx Evol. Art urbain. ‣ Jusqu'au 09·10. Du Me. au S. de 14 à 19h. URue de Hennin 70 - 1050 Bruxelles 02 648 40 06 - www.bodson-emelinckx.com

Box Galerie Ode à la peau. Photos de Carla van de Puttelaar. ‣ Jusqu'au 10·11. Du Me. au S. de 14 à 18h.

UAvenue de Stalingrad 21 - 1000 Bruxelles 0473 81 36 90 - www.quest21-art.be

URue du Mail 88 - 1050 Bruxelles 02 537 95 55 www.boxgalerie.be

Sorry We're Closed Famous Artist. Oeuvres de Joshua Abelow. ‣ Jusqu'au 10·11. Uniquement sur rdv.

Charles Riva Collection Roe Ethridge. ‣ Jusqu'au 29·09. Du J. au S. de 13 à 18h30.

URue de la régence 65 - 1000 Bruxelles 0478 354 213 - www.sorrywereclosed.com

Didier Devillez Berthe Dubail. Gouaches. ‣ Jusqu'au 20·10. Du J. au S. de 14 à 18h30 ou sur rdv.

URue de la Concorde 21 - 1050 Bruxelles 02 503 04 98 www.charlesrivacollection.com

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


8

Les galeries

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

Babel photographique

D+T Project Close to me. Oeuvres d'Ivan Argote. ‣ Jusqu'au 27·10. Les J. et V. de 12 à 18h30.

LIÈGE LIÈGE Monos Gallery Jacques Clauzel - Jean Degottex. Peintures. ‣ Jusqu'au 21·10. Du Me. au D. (fermé le J.) de 14h30 à 18h30.

URue Bosquet 4 - 1060 Bruxelles 02 537 76 30 - www.dt-project.com

Faider Jeff Kowatch. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Me. au V. de 14 à 19h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv.

URue Henri Blès 39 - 4000 Liège 04 224 16 00 ou 0485 91 16 02 www.monosgallery.com

URue Faider 12 - 1060 Bruxelles 02 538 71 18 - www.galeriefaider.be

STAVELOT

COURTESY ESPACE 22 – PHOTO ERIC DE VILLE

Le Salon d'Art Buenos días. Photographies d'Ivan Alechine. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Ma. au V. de 14 à 18h30, le S. de 9h30 à 12h et de 14 à 18h. URue de l'Hôtel des Monnaies 81 1060 Bruxelles - 02 537 66 40 www.lesalondart.be

Libre Choix Comme le sens de l'eau qui coule dans le ruisseau. Oeuvres sur papier d'Yves Gilbert. ‣ Jusqu'au 30·09. Du V. au D. de 14 à 19h. URue Defacqz 152 - 1060 Bruxelles 0476 77 53 60 - www.librechoix.be

Pascal Polar La Peinture n'a pas d'excuse. Peintures de Bernadette Prédair. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au S. de 14 à 19h ou sur rdv. Vision. Oeuvres de Miroslav Tichý, Maïmouna Guerresi, Max Neumann, Norbert Schwontkovski, Miguel Sancho, Chéri Samba... ‣ Jusqu'au 27·10. Détails ci-dessus. UChaussée de Charleroi 108 - 1060 Bruxelles - 02 537 81 360 ou 0477 25 26 92 www.pascalpolar.be

Valérie Bach Wonderful World. Photos de Gérard Rancinan. ‣ Jusqu'au 10·11. Le Me. de 14 à 18h, du J. au S. de 11 à 13h et de 14 à 19h ou sur rdv. URue Faider 6 - 1060 Bruxelles 02 502 78 24 - www.galerievaleriebach.com

Waldburger Don't call it future, m'am. Oeuvres d'Eli Cortiñas. ‣ Jusqu'au 03·11. Les J. et V. de 14 à 19h, le S. de 12 à 17h ou sur rdv. UChaussée de Waterloo 4 - 1060 Bruxelles 0494 76 39 47 ou 02 614 69 91 www.galeriewaldburger.com

LaGalerie.be Trajectoires contemporaines. Oeuvres de Florence Libotte, Filip Vandeputte et Jeroen Hollander. ‣ Du 29·09 au 14·10. Du Me. au V. de 16 à 19h ou sur rdv. URue Vanderlinden 65 - 1030 Bruxelles 0485 79 95 01 - www.lagalerie.be

Rossicontemporary En Voiture Simone. Oeuvres de Tho-

Fotofever, deuxième! Après une première édition l’an passé à Paris (en même temps que Paris Photo et que trois autres rendez-vous spécialisés), Fotofever investira du 4 au 7 octobre un vaste espace de 5 000 m² à Tour&Taxis. Pas moins de 60 galeries y feront la part belle – du moins c’est ce qui est demandé par les organisateurs – à la découverte soit de jeunes artistes, soit de travaux peu connus de photographes confirmés. Cécile Schall, la petite fille de Roger Schall – célèbre photographe des années 1930, qui inventa pour Vogue la photographie de mode dans la rue – est la cheville ouvrière de Fotofever. Elle tient pour importante

“l’ambiance chaleureuse et conviviale” de cette manifestation, s’adressant tout autant aux collectionneurs avertis qu’aux amateurs ou aux néophytes, et ouverte à toute la diversité des images d’aujourd’hui, de l’art numérique à la vidéo. Pour couronner ce Babel de l’image, il y aura également une collection privée inédite, un programme de discussions, un parcours VIP hors les murs, un espace vidéo, ainsi qu’une exposition de la lauréate du Fotoprize 2012 : Anna Orlowska. (J.-M. Bo.)

U Fotofever Brussels : du 4 au 7 octobre 2012 à Tour&Taxis. Rens. : www.fotofeverartfair.com

Triangle bleu Peinture #2. Oeuvres de Mil Ceulemans, Sen Chung, Bernard Gilbert et Tinka Pittoors. ‣ Jusqu'au 07·10. Du J. au D. de 14 à 18h30. UCour de l'Abbaye 5 - 4970 Stavelot 080 86 42 94 - www.trianglebleu.be

NAMUR GRAND-LEEZ Exit11 Contemporary Art It must have been a very windy day, when those apples fell from the tree. Robert Quint invite Sara Bomans, Charley Case, Chloé Coomans, Pascal Courcelles, Michael Dans, Nina Lassila et Jérôme Porsperger. ‣ Jusqu'au 09·12. Les S. et D. de 10 à 18h ou sur rdv. UChâteau de Petit-Leez - Rue de Petit-Leez 129 - 5031 Grand-Leez - 081 64 08 66 www.exit11.be

JAMBES Détour Caroline Andrin. Céramique contemporaine. ‣ Jusqu'au 06·10. Du Ma. au V. de 12h30 à 17h30, le S. de 14 à 18h. UAvenue Jean Materne 166 - 5100 Jambes 081 24 64 43 - www.galeriedetour.be

ANVERS ANTWERPEN Micheline Szwajcer 50 Shades. Peintures récentes de Lucy McKenzie. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Ma. au V. de 10 à 18h30, le S. de 12 à 18h30. UVerlatstraat 14 - 2000 Antwerpen 03 237 11 27 - www.gms.be

mas Mazarella. ‣ Jusqu'au 20·10. Les J. et V. de 13 à 17h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. Julien Meert. Peintures. ‣ Jusqu'au 20·10.Détails ci-dessus. Le Somnambule. Oeuvres d'Emmanuel Tête. ‣ Jusqu'au 20·10. Détails ci-dessus. URivoli Building - Chaussée de Waterloo 690 - 1180 Bruxelles - 0486 31 00 92 www.rossicontemporary.be

DS Galerie Vero Vandegh - Catherine Raynal. Gravures - Installations, encres, tissus, sculptures et boîtes-mémoire. ‣ Jusqu'au 14·10. Du V. au D. de 11 à 19h. URue de l'Hospice communal 67 1170 Bruxelles - 02 675 83 80 www.louisedsgalerie.com

Galerie Verhaeren Anak: être né quelque part. Céline Duvivier a travaillé à Singapour pour Médecins sans Frontières. Ses portraits d'enfants (“anak”), durement contrastés en noir et blanc, reflètent la violence de leur situation: mendicité, vol, prostitution, drogue... sont les éléments quotidiens de leur survie. ‣ Du 03·10 au 04·11. Du Me. au S. de 14 à 18h, le D. de 10 à 13h. Le village et l'océan. La photographe Alice Jones a vécu au sénégal, où elle a capté divers aspects de la vie urbaine et rurale. ‣ Du 03·10 au 04·11. Du Me. au S. de 14 à 18h, le D. de 10 à 13h. URue Gratès 7 - 1170 Bruxelles 02 662 16 99 - www.lavenerie.be

BRABANT WALLON GLABAIS Espace B Terres et dessins. Oeuvres de Philippe

Desomberg. ‣ Jusqu'au 07·10. Les S. et D. de 14 à 18h ou sur rdv. UHaute Rue 33 - 1473 Glabais 067 79 08 11 - www.espaceb.be

HAINAUT COUILLET Jacques Cerami Blurred Vision. Tableaux et dessins inédits de Ronny Delrue. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Me. au V. de 14 à 19h, le S. de 11 à 18h. URoute de Philippeville 346 - 6010 Couillet - 071 36 00 65 ou 0477 78 44 34 www.galeriecerami.be

Office Baroque Gallery The Ventriloquist. Oeuvres récentes de Matthew Brannon. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. ULange Kievitstraat 48 - 2018 Antwerpen 0484 59 92 28 - www.officebaroque.com

Tim Van Laere Gallery Dragonbaby “Johnny” (Erzmuttersöhnchen on the Rocks). Oeuvres de Jonathan Meese. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Ma. au S. de 13 à 18h. UVerlatstraat 23-25 - 2000 Antwerpen 03 257 14 17 - www.timvanlaeregallery.com

van der Mieden Flatland Camp Project. Oeuvres d'Adam Jeppesen. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Me. au S. de 14 à 18h.

Arts Libre. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle : Gilles Milecan et Frédérique Masquelier. Réalisation : Sodimco. Chef info:Vincent Slits. Chef info adjoint: Pierre-François Lovens. Conception graphique : Jean-Pierre Lambert. Publicité : Martine Levau (0032.2.211.29.12 – martine.levau@saipm.com).

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Les galeries

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

9

À l’étranger

Le livre de la semaine

COURTESY GAL. D. TEMPLON

France Joel Shapiro – Sculpture Paris – Galerie Daniel Templon Une installation in situ, élégant ballet de sculptures suspendues dans l’espace, conçue comme “une explosion de pensée” à travers l’architecture. Une sculpture de l’espace, ludique, vibrante, qui interroge la picturalité de l’objet, les contraintes de l’architecture, les mouvements et le passage du temps… U Jusqu’au 20 octobre. Galerie Daniel Templon, Impasse Beaubourg, 75003 Paris. www.danieltemplon.com

COURTESY GAL. N. OBADIA

FONDS MERCATOR

Sarkis – Peinture Paris – Galerie Nathalie Obadia

Angleterre COURTESY L. GENILLARD GAL.

“Voyage à Rome” au XVIe siècle

ULeopold De Waelplaats 16 - 2000 Antwerpen - 03 216 38 88 - www.zeno-x.com

FLANDRE OCCIDENTALE KNOKKE Stephane Simoens Contemporary Fine Art Against Nature. Peintures de Johan Nobell. ‣ Jusqu'au 30·10.

FLANDRE ORIENTALE

Deweer Gallery Re-Opening. Exposition collective. Oeuvres de Melissa Gordon, Michaël Aerts, Jan Fabre, Panamarenko, Benja-

Beaumont et Vanfleteren – Peinture et photo Tilburg – Studio van Dusseldorp Double exposition d’artistes belges dans une communauté de vision, puisque les deux plasticiens s’intéressent aux paysages très épurés, silencieux et donnant une impression d’infini. Yves Beaumont (1970) pratique la peinture et Stephan Vanfleteren (1969) est photographe (illu). U Jusqu’au 14 octobre. Studio van Dusseldorp, Wilhelminpark, 110, 5041 Tilburg. www.studiovandusseldorp.nl

GENT Fortlaan 17 # garden#cold drinks#finger food. Oeuvres de Lawrence Malstaf, Christoph De Boeck et Aernoudt Jacobs. ‣ Jusqu'au 31·10. Du Me. au V. de 14 à 18h, le S. de 12 à 18h ou sur rdv. UFortlaan 17 - 9000 Gent - 09 222 00 33 www.fortlaan17.com

UGolvenstraat 7 - 8300 Knokke 050 67 75 90 - www.stephanesimoens.com

OTEGEM

COURTESY S.V. DUSSELDORP

UTiegemstraat 6a - 8553 Otegem 056 64 48 93 - www.deweergallery.com

Les travaux récents de la Luxembourgeoise confirment le développement de l’œuvre dans les voies d’un réalisme qui n’hésite pas à recourir aux cadrages types de la photographie et de la vidéo. Dont l’artiste réussit à transcrire dans ses peintures, la crudité lumineuse des colorations franches et intenses qu’elle affectionne. U Jusqu’au 10 novembre. Galerie Bernard Ceysson, 2, rue Wiltheim, 2733 Luxembourg. www.bernardceysson.com

Pays-Bas

Contact Agenda culturel :

COURTESY GAL. FONS WELTERS

Zeno X Gallery Vi Finns Inte. Oeuvres de Jockum Nordström. ‣ Jusqu'au 06·10. Du Me. au S. de 14 à 18h.

min Moravec, Günther Förg... ‣ Jusqu'au 09·12. Du Me. au D. (fermé le S.) de 14 à 18h ou sur rdv.

Sous le commissariat de Clive Phillpot, ex-directeur de la bibliothèque du Moma (NY), sont présentés des dessins, des cartes postales, des œuvres murales, des collages d’artistes qui ont utilisé la ligne sur divers supports. Parmi ces artistes, Daniel Buren, Sol LeWitt, David Tremlett, Lawrence Weiner… et l’Américain de Bruxelles, Peter Downsbrough (illu). U Jusqu’au 24 novembre. Laure Genillard Gallery, 2, Hanway Place, W1T 1HB, Londres. www.lauregenillard.com

Dany Prum – Peinture Luxembourg – Galerie Bernard Ceysson

U “Voyage à Rome – Les artistes européens au XVIe siècle”, par Nicole Dacos. Fonds Mercator, 250 illustrations en couleurs, 59,95 euros.

UPourbusstraat 15 - 2000 Antwerpen 03 231 77 42 - www.vandermieden.com

Thématique – Pluridisciplinaire Londres – Laure Genillard

Luxembourg

COURTESY GAL. B. CEYSSON

En 1995, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, une importante exposition “Fiamminghi a Roma” mettait en exergue les voyages des peintres flamands du XVIe siècle vers une Rome réputée pour ses artistes aux techniques très particulières. S’ouvrant plus largement, l’ouvrage s’attache à un exode européen vers la botte italienne. Dense et riche, écrit par Nicole Dacos et publié par le Fonds Mercator, il rend compte des aléas, découvertes, commandes même, rencontrés en cours de route par des praticiens venus de Flandre, mais aussi d’Espagne, du Portugal, de France ou d’Allemagne, pour se repaître, à Rome, d’antique et, surtout, approcher de près des phares comme Raphaël ou Michel-Ange. Voyages quasi-incognito, peu d’écrits relevant leurs passages par des ateliers réputés de la Ville des papes. Voyages et conséquences artistiques que l’auteur, experte amoureuse de latinité et de Rome en particulier, a étudiés, sur place, en fin limier. Résultat : les itinéraires certifiés de peintres en quête de novations. Deux cents septante pages pour découvrir un art de peindre bien différent du Sud au Nord, d’Italie aux Flandres. Un long roman d’allées et venues. L’on y rencontre au passage Navarrete ou Campelo, Pieter Bruegel l’Ancien, Adriaen de Weerdt ou Jean Cousin, bien d’autres encore. Nicole Dacos nous les restitue tels qu’ils déambulèrent, éprouvèrent ce qu’ils voyaient, peignirent en conséquence. (R.P.T.)

L’artiste (1938, vit à Paris) présente un ensemble inédit de treize huiles sur papier, inspiré par l’exposition “Les trésors du Vaudou”. En poursuivant sa réflexion sur les possibilités de création inhérentes au médium utilisé, Sarkis se joue ici des propriétés physiques de la peinture à l’huile. U Jusqu’au 13 octobre. Galerie Nathalie Obadia, 3, rue du Cloître Saint-Remi, 75004 Paris. www.galerie-obadia.com

Paulien Oltheten – Photo et vidéo Amsterdam – Galerie Fons Welters L’exposition “C’est mon imagination, vous savez” est composée d’une sélection de photographies et de vidéos réalisées durant les dernières années, au cours de voyages de l’artiste en Birmanie, Israël et la Russie. Le titre est celui d’une vidéo en écran noir qui diffuse seulement la conversation de l’artiste avec des personnes. U Jusqu’au 27 octobre. Galerie Fons Welters, Bloemstraat, 140, 1016 LJ Amsterdam. www.fonswelters.nl

Tél. : 02.211.27.23 Email : agenda@lalibre.be

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


10

Adjugé!

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

l Vente publique

Roy

Bergé, ré

Amberes

AMBERES

Cette lithographie de Roy Lichtenstein s’est vendue chez Piasa à Paris ce 24 septembre à 408 €, sur une base de 500 €. Le lot est un des rares à avoir été vendu dans une vacation de meubles et objets d’art décoratifs et d’art contemporain. Il n’y a pas eu 50 % de ventes. Une vraie bérézina. Notons que la vente des 19 et 20 septembre chez Tajan, sur presque le même thème, fut elle aussi catastrophique en nombre de lots vendus.

Cette imposante garniture de cheminée était à vendre ce 20 septembre chez Amberes, à Anvers. Elle obtint le plus haut prix de l’aprèsmidi en étant adjugée à 45 000 €. Les candélabres animés de puttis montaient à 160 cm. La pendule était haute de 96 cm. Cet ensemble datait, bien sûr, de la fin du XIXe siècle et copiait un modèle de style Louis XVI.

408 €

Parure

BERGÉ

PIASA

45 000 €

h Une vente d’automobiles anciennes et modernes est prévue ce 8 octobre au Cercle de Lorraine. Quelques vraies raretés y seront présentées dont une Ford Mustang Shelby de 1970.

Ce 18 septembre, Christie’s vendait à Amsterdam un ensemble de près de 120 tableaux d’artistes presque tous vivants encore, œuvrant dans la peinture réaliste. Les tableaux avaient été achetés par Baukje Sheringa et Dirk De Vries, qui dirigeaient une firme nommée “DS Art BV”. Celle-ci finança la création d’un musée privé à Spanbroek. Mais il y eut une faillite en 2009, et c’est seulement maintenant que la dispersion des biens du musée a eu lieu. Tous les lots ont été vendus pour un total de près de trois millions d’euros (2 772 898 €). “Man on a Bench” de Duane Hanson (19251996) a été adjugé à 313 000 €, sur une estimation de 180 000 €.

313 000 €

Toujours chez Amberes, la semaine passée, on proposait une très belle parure du début du siècle dernier. Elle était composée de son collier, d’une broche et de deux boucles d’oreilles. Ce n’est pas du meilleur goût mais cela se vend, puisqu’un amateur a poussé les choses jusque 8 000 €.

8 000 €

BERGÉ

CHRISTIE’S

AMBERES

Réalisme

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Le marché

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

11

apparition bruxelloise Ci-dessous : Cette Ferrari 275 GTB/4 sera le clou de la vente chez Bergé. En bas : Cette Simca revisitée par le pilote et mécanicien Roger Deho date de 1951. On en escompte entre 60 000 et 90 000 €. personne idéale pour promouvoir de telles dispersions sur notre sol. Il nous disait que sur les vingt-sept lots dont sera composée la vacation, seuls sept proviennent d’Espagne et de France. Le reste, c’est du belge. Certains lots sont présentés sans réserve. C’est donc le marché qui produira ses effets. Mais cela ne veut pas dire que les prix seront bradés. Tous les véhicules proviennent de collections privées et, en aucun cas, de marchands. On entamera les débats avec une Alfa Roméo Spider de 1991 affichant 65 000 km, en parfait état et annoncée entre 8 000 et 10 000 €. D’après notre interlocuteur, il y a plusieurs morceaux de choix, à commencer par une Ferrari absolument exceptionnelle. Une monoplace Deho est, elle aussi, rarissime. Une Peugeot ne l’est pas moins. La moto Indian est fabuleuse (24 000 € escomptés). Et, pour couronner le tout, il y aura une Shelby, une vraie trouvaille effectuée en Belgique. “C’est celle d’un premier propriétaire, à qui, dans les années septante, on avait proposé de met-

tre l’objet à la casse. Il n’en fit rien, heureusement, et planqua la voiture dans le fond d’un garage. Trente et quelques années plus tard, la voilà qui ressort, avec sa poussière, comme celle d’une vieille bouteille de vin”. La Ferrari est un modèle 275 GTB/4 de 1968. C’est une des quinze dernières sur 350 unités produites. Elle est de deuxième main et provient d’Espagne. On l’attend entre 720 000 et 850 000 €. La Deho est une monoplace à moteur Simca, amélioré par le pilote et mécanicien Roger Deho, qui lui donne son nom. Il en faudra entre 60 000 et 90 000 €. La Ford Mustang Shelby Cobra 350 Gt date de 1970 et est une autre perle de la dispersion. Elle a roulé sur 100 000 km (la photo du catalogue montre 77 069 km !), et doit être rafraîchie, car elle n’a quasiment plus roulé depuis 1974. Le prix de base est de 28 000 € et elle sera vendue sans réserve. Le vendeur joue le jeu à fond et sait qu’il possède un petit trésor. Philippe Farcy

U Catalogue sur www.pba-auctions.com

LA PLACE POELAERT À BRUXELLES VA PEUT-ÊTRE rugir de quelques bruits de moteurs aux parfums d’huile de ricin la semaine prochaine. Des voitures très intéressantes seront, en effet, proposées à la vente dans l’enceinte du Cercle de Lorraine – dont Stéphan Jourdain assure, on le sait, la présidence. L’ancien palais des Mérode, qui appartient désormais à un de leurs alliés, a certes été très transformé pour les besoins de ce club hypersélect qu’est le Cercle de Lorraine, mais son entrée reste carrossable. En effet, le porche couvert qui mène au salon est parfaitement démontable. Et sans doute va-t-on l’utiliser à bon escient, afin de permettre aux véhicules de prix – voire de grand prix, mais pas de F1, il ne faut pas rêver – de tenir quatre jours dans une enceinte protégée. La cour en son rez, mais aussi au sous-sol, va accueillir du beau monde. L’exposition commencera le 6 octobre. La vente est fixée au 8 octobre. Pierre Bergé revient vers Bruxelles à travers cette vente, parce que les Parisiens se sont rendus compte que quitter totalement notre pays était une erreur stratégique. Surtout si certains de leurs compatriotes viennent encore y déposer leurs valises. Mais en plus, Pierre Bergé ouvre, avenue Louise, un bureau de représentation permanent animé par Alexia Roussev et Harold Lombard. Par cette dispersion, enfin, la maison de ventes parisienne ouvre un nouveau département consacré aux automobiles de collection. À sa tête, en France, on trouvera Nicolas Marceau, un passionné, ancien de chez Artcurial. Pour la Belgique, c’est Charles Naveau qui se chargera des expertises. Lui aussi travaillait – mais en dilettante – pour Artcurial. Il était, en son jeune temps, carrossier spécialisé dans les voitures anciennes, à Fléron. Amoureux des vieux cylindres, abonnés aux bonheurs de Francorchamps, il est la

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


12

Le marché

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

l Salon

Portes ouvertes au château Le château de Deulin conserve un décor d’origine absolument exceptionnel sous ces latitudes. On voit ici la salle-à-manger.

h À partir du 13 octobre, on va allumer flambeaux et bougies à Deulin. Une belle occasion de se rendre dans un écrin.

DEULIN – PHOTO LOUIS-PHILIPPE BREYDEL

DEULIN-ANTIOPE

DEULIN, ON LE SAIT, EST UN PETIT écrin incomparable. Cela fait près de dix ans que le chevalier Stéphane de Harlez et son épouse Dominique, seuls d’abord, puis accompagnés d’un petit groupe de marchands - qui sont avant tout leurs amis -, nous proposent quelques journées et soirées pleines de charme et d’élégance. À vos agendas, donc, pour bloquer quelques heures, et aller de Deulin à Durbuy pour vivre une journée pleine de charme et de poésie. Deulin est un écrin dont les maîtres de maison - qui savent vendre leur domaine - pensent avec sincérité toutefois que les bijoux sont ceux qui viennent leur rendre visite. Pour aimer et défendre le patrimoine, nous pouvons affirmer que le bijou, c’est d’abord ce que cette génération de Harlez a fait de ce château de belle campagne, un peu vétuste lors de leur arrivée. Et dont la course dans le temps s’est transformée en un règne sans partage dans la région, car les pouvoirs publics l’ont élevé au titre de patrimoine exceptionnel de Wallonie. On ne sait, du coup, qui du chevalier ou du château porte la plus belle couronne. Deulin est aussi un écrin parfait pour

Cette commode de forme Mazarine, en placage d’ébène, sera l’un des clous de la manifestation, chez Antiope.

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

Le marché

13

l Antiquités

Deulin

La Haute Époque a encore ses adeptes Cette très belle plaque en émail, figurant la Vierge à l’Enfant dans l’esprit de Simon Vouet, est une œuvre de Jacques I Laudin, artiste de Limoges.

h Bernard Descheemakers vient de sortir son nouvel opus de découvertes. C’est une autre manière de faire du commerce. NOTRE compatriote Bernard Descheemakers cultive le sens de l’efficacité et du comportement commercial le plus affiné en fonction des circonstances. Au 7 de la Helenalei, il reçoit sur rendezvous et communique avec sa clientèle par de multiples moyens modernes, évitant les charges considérables d’une galerie. Il n’hésite pas non plus à éviter les foires d’antiquaires, sinon comme spectateur, acteur du marché bien sûr, mais plus comme exposant. Sa dernière participation à un salon remonte à octobre 2005. Il s’agit d’économiser sur tous les plans, et on sait quelles fortunes coûtent les stands. On oublie ces montants en dizaines de milliers d’euros quand on vend bien, mais quand les cessions se font rares, une foire peut devenir un boulet bien lourd à tirer. Alors il vaut mieux, selon lui, ventiler les dépenses d’autres manières. Et le vecteur de la “Newsletter” est un bon paramètre, à cultiver par d’autres. Que les prix soient en plus publiés montre la transparence de ce jeune homme. C’est un plus dans un monde en besoin de confiance. Dans sa dix-septième livraison, l’Anversois nous livre un reliquaire en cuivre doré de la première moitié du XIVe siècle, haut de 36 cm et provenant de Limoges. L’auteur l’avait en ses stocks dans les années 2007-2009, avant de le vendre à un collectionneur suisse et de le lui racheter ensuite. Le lot est présenté à 17 000 €. Si nous citons ce lot c’est pour dire

DESCHEEMAEKER

négocier des objets anciens dans un cadre délicatement adapté. Les douze exposants, maîtres de maison compris, proviennent, outre de Belgique, de France, d’Allemagne et de Suède. Parmi les objets et meubles exposés il y aura cette très belle commode “Mazarine” qu’exposera la galerie Antiope. Elle est en placage d’ébène, ornée de motifs en laiton doré et étain gravé. Elle s’ouvre par trois tiroirs bombés “en cabochon”, et présente des montants saillants en console. Elle est française et de la fin du XVIIe siècle ou du début du XVIIIe siècle. Les Wei, qui sont installés au Sablon, viendront avec plusieurs sculptures en terre cuite chinoise de la dynastie Tang, et donc du IXe siècle après J.-C. Ils exposeront, en plus, des oeuvres calligraphiques d’artistes chinois modernes, à savoir Lia Wei et Zhang Qiang. Saeed Sadraee viendra de Wavre avec un bel ensemble de tapisseries et de tapis anciens du Moyen-Orient. Jean-François Régis (Sablon) nous a fait savoir qu’il allait constituer un stand plein de charme, peuplé de choses très décoratives. On verra également, chez Tobias Desmet, une très belle fonte italienne du XVIIIe siècle, figurant le célèbre “Faune dansant”, réplique en bronze d’une oeuvre qui se trouvait dans les collections “médicéennes”. Les Suédois occuperont, comme les années antérieures, le grand espace en fond de cour. Il s’agit des antiquaires Carlosson et Trampe. Les dessins et les tableaux seront défendus par l’Allemand Jorg Schuhmacher. Philippe Farcy

l’avantage qu’il y a à acheter des objets d’art à des antiquaires sérieux. En effet, ceux-ci offrent la capacité de rachat de leurs biens, vendus un an, cinq ans, dix ans plus tôt, dans des conditions égales à celles du marché des ventes publiques. Avec une réactivité immédiate, ils vous payent sans délai. Alors qu’avec les salles de ventes, entre le dépôt, la vente et le paiement, cinq à six mois sont requis. Toutes les pièces présentées offrent un intérêt, à l’instar de cette petite jarre en faïence d’Anvers qu’avait publiée Madame Dumortier (conservateur au Cinquantenaire) en 2002. Cette jarre de 25 cm, à décor bleu et blanc à la mode hollandaise, date des années 15601580. Il en faudra 7 500 €. Suivent alors trois plaques en émaux champlevés qui sont d’entre Rhin et

Meuse et datent du XIIe siècle. Les tailles sont minuscules car l s’agit d’éléments de reliquaires ou d’autres petits objets religieux. Et les valeurs sont souvent contraires à la taille dans ce genre de pièces médiévales. Ici, les pièces varient entre 11 000 et 39 000 €. Ce type d’objet est destiné, bien sûr, à des collectionneurs avertis. Il en existe beaucoup plus que l’on imagine d’ailleurs. La Haute Époque est un secteur qui fonctionne très bien. À la Tefaf, chez Blumka (New York) ou chez Brimo (Paris), on peut voir de véritables chefs-d’œuvre, dont les valeurs sont bien au-delà de ce que nous venons de citer. Bernard Descheemaeker se situe en dessous de ces stars du marché, mais son heure viendra. Ph. Fy.

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


14

Le marché

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

l Vente publique

Du grand classique chez Mo Ce très beau dessin de Giraud pour “Bleueberry”, à l’encre de Chine, aquarelle et crayon signé et daté de 1996, est estimé entre 5 000 et 6 000 € chez “Banque dessinée”.

h La salle de ventes “Banque dessinée”, qui se nomme aussi Hôtel des ventes des casernes, ouvre sa saison d’automne. 790 lots seront à prendre ce dimanche.

PARTZ ET MORETUS

LES PARTZ ET MORETUS n’arrêtent pas de lancer des initiatives dans le domaine des ventes publiques. Et depuis quelque temps, ils font appel à des spécialistes de branches diverses – mais proches de la BD – pour étoffer leur panel de services à rendre à la clientèle. Depuis qu’ils ont naguère emménagé dans leurs nouveaux murs près des casernes d’Etterbeek, au quartier de la Chasse (au 39 de l’avenue des Casernes), les affaires ont pris une autre tournure. Et c’est très bien. Jean Michel, qui est versé dans les objets en 3D et tout ce qui tourne autour des BD, est venu rejoindre une équipe déjà soudée. Par ailleurs la salle de vente propose des services pour la négociation et la vente de livres anciens, par l’entremise du libraire Frédéric Deville. Et pour couronner le tout, depuis quelques mois les Partz et Moretus se lancent

dans le jouet ancien, avec l’aide de Georges Dhaeyer. Le 7 octobre nous en serons déjà à la 27e dispersion organisée par les deux compères. Le pari n’était pas gagné à l’origine, mais il a été tenu et de fort belle manière. Dans le premier volet de la vacation, on trouvera donc de petites sculptures reprenant les personnages de quelques BD célèbres, à l’instar de la Natacha qui remet ses bas, en étant assise sur un siège passager. Cette pièce de 17 cm de haut, d’après Walthéry, sera à nettoyer et vaut, semble-t-il, entre 200 et 300 €. Pour une “Castafiore”, apparue dans “Le Sceptre d’Ottokar”, il faudra débourser une somme bien plus élevée, annoncée entre 1 800 et 2 500 €. Il y aura 198 lots du même genre, soit de quoi satisfaire pas mal de demandes. Une sérigraphie de Franquin pour

l Salon

Biennale, impression de mollesse h Les fruits récoltés furent-ils de bon niveau ? Il est difficile

PH. FY.

de le dire. Les Français n’ont pas beaucoup parlé. Les Belges, eux, sont plus transparents.

La Biennale se voulait grandiose et d’un plan simple. Le décor de Lagerfeld a frappé, mais le plan de la foire n’a pas permis aux allées latérales et au Salon d’honneur à l’étage, de voir passer tous les amateurs. Tout se déroulait sur l’allée centrale. Il faudra adapter cela pour la prochaine fois.

LA BIENNALE S’EST TERMINÉE dimanche passé avec une très large satisfaction, qui tint dans la fréquentation du public. Celle-ci a atteint les 90 000 personnes, ce qui, sur les douze jours d’ouverture, en ce compris la première soirée de gala, marque le grand intérêt des amateurs. La Biennale garde donc son potentiel d’attractivité. Pour ce qui concerne les ventes, il est beaucoup plus délicat de savoir si ce fut un bon cru. Et notamment du côté des galeries françaises, qui n’ont presque rien communiqué vers le bureau de presse officiel. Ce type de partage d’informations n’est guère dans l’esprit latin, sans doute. Quand on compare avec la Tefaf… Là, tous les jours les informations sur les ventes tombent dans les boîtes mails des observateurs. À la Brafa, on communique largement, mais après l’événement. Heureusement qu’il y a les Belges à Paris car ils ont été beaucoup plus ouverts au dialogue et ils se montrèrent satisfaits voire très satisfaits de cette année 2012. La plus grande réussite vint chez Gisèle Croës, qui a cédé près d’une quinzaine de pièces et tous les objets importants. Un musée japonais lui a même acheté un objet chinois, ce qui, dans le contexte politique actuel, est un

geste très symbolique. Mais, chose rare pour Madame, elle n’a pas vendu à des Chinois. Puisque l’on parle de la Chine, c’est elle qui désormais fait tourner la galerie de la famille Berko, enchantée par ce cru 2012 – 85 % du chiffre d’affaire de la Biennale a été réalisé avec des Orientaux, dont beaucoup de chefs d’entreprises. Outre le Zoute, elle est présente en force à Shanghai. Et les Chinois sont venus à Paris en grand nombre, pour eux, un peu, pour la joaillerie beaucoup. La joaillerie, qui attire tant de grandes fortunes, plaît à nos compatriotes de Knokke en ce qu’elle capte des clients fabuleux. Mais elle dérange aussi quelques autres exposants, qui voient des espaces où les vraies antiquités devraient s’épanouir, devenir indisponibles. Ce débat restera ouvert pour la prochaine édition. Bernard de Grunne a bien travaillé pour sa première participation. Mais il aurait sans doute espéré mieux, d’autant que son stand, très réussi, était placé sur la grand-place centrale de la Biennale. Son collègue en art non européen, Didier Claes, a littéralement “cassé la baraque” en cédant 75 % de son stand. Du côté des tableaux, Jos Boon était ravi de sa première présence, où il a

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

Le marché

15

l Foire

son “Gaf-Man” 249e sur 350, est annoncée entre 400 et 500 €. Une autre sérigraphie, mais de Moebius cette fois, encadrée, figurant “Le Vaisseau volant”, devrait obtenir la cote de 300 €. Au rayon des dédicaces, on trouvera cette carte blanche montrant juste Tintin et Milou offerts à Cécile Mersch, “avec l’amical souvenir de Tintin, Milou et Hergé”. La feuille date du 15 décembre 1969. On en escompte 700 à 800 €. Il y aura, sans doute, des occasions à saisir avec l’apparition d’un ensemble de planches à l’encre de Chine, tracées par Claude Auclair. Les feuilles sont évaluées en général autour des 250 à 400 €. Et le trait, ferme, puissant, parfois hachuré, ne devrait pas faire peur aux amateurs. L’une des planches les plus onéreuses sera sûrement celle de Chaland et son Freddy Lombard, apparaissant dans “Le Cimetière des Éléphants”, publié en 1984. La feuille de 320 x 410 mm est encadrée et présentée entre 8 000 et 10 000 €. Ph. Fy.

U Exposition les 5 et 6 octobre. Vente le 7 octobre à 11h, 14h et 16h.

obtenu des contacts importants. Mais n’a sans doute pas atteint les objectifs financiers espérés. Par contre, Georges et François De Jonckheere, devenus célèbre grâce à “C’est du Belge”, nagent dans le bonheur. Et ce d’autant plus qu’ils débutent dans les tableaux des grands classiques modernes, belges et européens. Désormais ils vendent aussi bien du Brueghel que du Magritte et du Fontana. Et cela a très bien fonctionné pour eux. Enfin, pour Jean-François Taziaux (Les Ursulines, à Liège), “ce fut un rêve d’en être et comme il y a plusieurs casseroles sur le feu, la Biennale est loin d’être finie”. On terminera par des commentaires multiples, exprimés sur l’ambiance ténébreuse liée aux perspectives fiscales en France. Cela a sûrement pesé sur les échanges. Il fut finalement très curieux de perdre presque un jour d’exposition. En effet, dimanche dernier, la clôture à 16 heures fut avancée à 15h et interdiction fut faite aux visiteurs d’entrer après 14h. Quand on sait que des tas de gens se décident en dernière minute, il y a là une incohérence commerciale qui a déplu à plus d’un exposant. Philippe Farcy

Des Belges à Hong-Kong Ce bassin chinois du XVIIIe siècle, en métal cloisonné, sera présenté par les Lamy à HongKong, du 4 au 7 octobre prochains.

LAMY

retus

h Les Lamy tentent leur chance en mer de Chine. C’est peut-être un bon plan. LA FOIRE D’ART ASIATIQUE DE HONG-KONG VA ouvrir ses portes du 4 au 7 octobre. C’est très court, mais cela participe, on le sait, d’un besoin de capter la clientèle dans un laps de temps qui ressemble aux promotions des grandes surfaces, quand elles parlent de “flux tendus”. On imagine sans peine ce qui peut se passer dans la tête des collectionneurs et des marchands d’art. Ici, ils sont presque tous versés dans la même spécialité, vue du Vieux Continent, à savoir l’art asiatique. On devine la multitude de possibilités offertes, bien entendu. Et les presque cent exposants venus de par là, mais aussi des USA, de Grande-Bretagne, de Hollande et de France pour ce qui nous concerne, vont s’affronter à couteaux tirés pour rentabiliser leur expérience. Cela en sera une pour les Lamy, installés au Sablon, et qui préfèrent risquer ce périple en terres d’avenir plutôt que de rester dans leur quartier bruxellois. La foire chinoise en sera à sa huitième édition et fait désormais partie du décor des grandes foires internationales, ayant choisi de jouer sur l’universalité. Il y aura une majorité d’art ancien des pays habituels – Chine, Japon, Cambodge, Inde -, mais aussi des tableaux impressionnistes et des stands composés de meubles ou d’objets du design le plus récent. Dans la foulée de la Biennale des Antiquaires de Paris, Hong-Kong recevra un bel éventail de firmes célèbres de la haute joaillerie, dont Cartier, Bulgari et Van Cleef. Les Lamy, qui participeront à la Brafa – comme y seront les Theunissen et Ghellinck et peut-être même La Mésangère, qui se tâte favorablement depuis que le vent a tourné -, vont exposer une belle brochette d’objets rares et faciles à transporter. Dans ce petit clin d’œil, il faudra isoler un très bel ensemble d’objets de la dynastie Qing, dont ce peu fréquent bassin en émail. Une fois rempli d’eau, il servait à présenter des fleurs flottantes. Le décor du bassin, dont le diamètre est de 30 cm, est composé de fleurs de lotus, de dragons et de chauve-souris. Il porte à la base la marque impériale de l’empereur Qianlong (1736-1795). Le musée de Taipei conserve un exemplaire similaire. Ph. Fy.

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


16

L'actu

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2012 ARTS LIBRE

l Foire

h Le dessin a retrouvé allant et estime partout dans le monde. Des foires le déclinent. Art on Paper, c’est Bruxelles qui fête le dessin. INITIÉE PAR LE GALERISTE BRUXELLOIS PIERRE Hallet et Michel Culot pour Vo Event, “Art on Paper 2012”, troisième édition du genre, se retrouve aux avant-gardes des grandes foires parisiennes. Ayant délaissé le sillage d’Art Brussels, la manifestation parie sur l’automne, une participation étoffée d’une quarantaine de galeries – belges et étrangères, triées sur le volet – et un réajustement de son profil. Plus de photographie à l’affiche, mais du dessin en veux-tu, en voilà. Le tout dans un esprit toujours convivial et intimiste, celui d’un White Hôtel reconverti en chambres de luxe pour artistes du papier. Ce qui devrait inciter collectionneurs et amateurs à ne pas manquer un rendez-vous qui a mille raisons

de leur plaire. Car il y a aussi des nouveautés programmées par cette édition ! Un artiste belge, dont les accents fiévreux sont dans toutes les mémoires, Stéphane Mandelbaum (1961-1986), y sera à l’honneur avec un superbe ensemble de dessins – crayon, fusain, pointe, bic – issus de collections particulières. Un concours, auquel ont pris part des élèves d’écoles de dessin belges, y vaudra à ses deux lauréats d’exposer en duo en chambre très particulière. Et puis, la soirée d’ouverture sera l’occasion d’un double événement : un happening inédit d’Achraf Amiri, reconnu pour ses illustrations fantasmagoriques; et la découverte d’une robe aux fastes de papier, sortie des doigts de fée de la styliste Isabelle de Borchgrave. De quoi titiller les désirs des plus difficiles. D’autant que les galeries sélectionnées ont bien des attraits à faire valoir. Il y a les Belges d’abord : Pierre Hallet et un One Man Show de Jacqueline Devreux, entourée d’Alexandra Duprez, Dany Danino, Dominique Goblet; 100 Titre cible un “Détournement de papier” par André Stas, Daniel Locus, Jacques Lennep, Roberto Ollivero, Emmanuel Tete; 2016 an-

SCOTT HUNT - COURTESY COULLAUD&KOULINSKY

FRANCK LORET - COURTESY LÉILA MORDOCH

TATIANA BOHM - COURTESY 100 TITRES

STEPHANIE LE GRELLE - COURTESY D’YS

JACQUELINE DEVREUX - COURTESY PIERRE HALLET

Art on Paper

nonce un trio : Camille De Taeye, Vincent Delrez et Dael; Arielle d’Hauterives mise sur Oxana Taran et Muriel de Crayencour ou Alice Pieters; Artiscope affiche Lucia Sammarco, tandis que la Galerie d’Ys privilégie Stéphanie le Grelle et, en embuscade, Annabelle Guetatra, Yasmine Senel, Jean-Gilles Badaire; n’oublions pas Francesco Rossi avec une Marie Rosen inédite, Mazzarella, Tete ou Vinche; Mineta Fine Art joue la carte Denyse Willem et Libre Cours celle de Dominique Lomre, Franca Ravet ou Anne-Marie Finné, quand la Gery Art Gallery annonce un solo Michel Peetz et Quadri un duo édition et expo avec des encres de Michèle Grosjean pour “Le Revenant”, recueil de poèmes de Guy Cabanel; les Parisiennes Linz, avec Mahé Boissel et Anne Delfieu, Marie Lund avec Jim Woo Lee vous surprendront. Et si surprise il y a, le bonheur de la belle découverte n’est jamais loin ! Roger Pierre Turine

U Art on Paper, White Hôtel, 212 avenue Louise, du 4 au 7 octobre. Infos : www.artonpaper.be

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.

Arts Libre du 28 septembre 2012  

Flou artistique Kowatch