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Le Marché

Expo en vue

Mark Deweer passe la main à ses fils et la galerie change de visage PP. 4-5

Après 20 ans chez Sotheby’s Hubert d’Ursel entre à la Banque Degroof P. 13

Les références de Roe Ethridge traversent l’Atlantique PP. 2-3 ROE ETHRIDGE – COURTESY GLADSTONE GAL.

Événement

Supplément à La Libre Belgique - N°155 - Semaine du 21 au 27 septembre 2012

COMIC TRIP AVEC

ERRO P. 16

ERRO, “TOTEMS AND THE GOLDEN MASK”, 2007 – COURTESY GALERIE LOUIS CARRÉ&CIE

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


L'actu Commentaire

Galeries et salles de vente

SEMAINE DU 21 AU 27 SEPTEMBRE 2012 ARTS LIBRE

l Expo en vue

Interiors

ROE ETHRIDGE – COURTESY GLADSTONE GALLERY

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La reprise des activités a relancé un débat récurrent qui oppose fréquem­ ment deux types d’acheteurs. D’une part ceux qui arpentent les salles de vente et épluchent tous les catalogues, jusqu’à ceux des salles de province, d’autre part, ceux qui font entière confiance aux galeries. Le domaine qui nous occupe étant, bien entendu, exclusivement celui de l’art contempo­ rain. Les salles de vente aiment afficher leurs records car ils établissent ainsi leur réputation, même si les plus gran­ des n’en ont plus besoin. Quoique la concurrence soit rude. À côté de ces résultats mirobolants, réservés à des artistes de réputation internationale, une majorité des œuvres en vente publique est cédée à des prix générale­ ment inférieurs à ceux pratiqués en galerie pour le même artiste. La pre­ mière difficulté pour un achat en salle de vente est de comparer ce qui est effectivement comparable. Une signa­ ture ne suffit pas. On tiendra compte de l’état de l’œuvre, de la technique, du sujet, de la date, du format… Soit de tout ce qui peut distinguer une œuvre d’une autre, et qui constitue, finale­ ment, sa qualité. On pourra alors se renseigner sur la cote. La seconde difficulté, lorsqu’une œuvre a été repérée, est de se déplacer pour la voir. Car aucune photographie, aucun site, ne donne une image exacte de l’œuvre, et ne communique en aucun cas son pouvoir de rayonnement. Enfin, on se libérera pour le jour de la vente. Et il est vrai que s’il y a peu d’amateurs ce jour­là pour cette œuvre qui plaît, on peut estimer réellement faire une bonne affaire. Les œuvres vendues en galerie sont de première main (on ne parle pas des galeries de courtage), récentes, et, en principe, inédites. Leur prix est fixé en fonction de la cote habituelle en galerie et de l’évolution de celle­ci au fil des expositions. Un solo ou une participation en musée ou centre d’art étant, par exemple, un facteur favorable. Ce prix est évidem­ ment discutable s’il atteint un certain niveau. Mais ce n’est pas automatique, et cela reste dans une fourchette tou­ jours très raisonnable. La grande diffé­ rence réside dans l’engagement perma­ nent du galeriste envers le travail d’un artiste qu’il connaît, et avec qui il est en liaison directe. Il est aussi l’interlo­ cuteur connu et responsable. Ce n’est pas un “one shot” mais un positionne­ ment à moyen ou long terme qui as­ sure un suivi par rapport à l’œuvre et vise à sa meilleure diffusion. Le tout, finalement, est de considérer ce que l’on veut privilégier.

ROE ETHRIDGE – COURTESY GLADSTONE GALLERY

Par Claude Lorent

“En combinant et en recombinant les images déjà recontextualisées, Ethridge subvertit à la fois les rôles des photographies originales et renouvelle leurs possibilités signifiantes.” MoMa, New York

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l Portrait

Frédéric Collier, se mettre en danger h La petite quarantaine,

LE MOINS QUE L’ON PUISSE DIRE DES photographies de Roe Ethridge, c’est qu’elles décontenancent leurs lecteurs. La facture classique et impeccable n’y est pour rien, pas plus d’ailleurs que ce qu’elles montrent. Ce qui trouble éminemment au premier regard, c’est la diver­ sité de registres – en fait autant qu’il y a de séries – de cet auteur américain (1969, Miami, Floride), présenté actuellement à la Gladstone Gallery, à Bruxelles. Cela s’explique sans difficulté. À la fois par sa volonté délibérée d’inscrire son travail dans une panoplie de ré­ férences de l’histoire du médium photo, et par la subti­ lité de lecture qu’exigent ses images. Côté référence, on notera par exemple – mais comment passer à côté de lui lorsqu’on est américain – le grand Walker Evans. L’at­ tention portée au vernaculaire, à l’instar de ce dernier, est patente. Et plus particulièrement dans les photos de… photos publicitaires. Avec, dès l’entrée de cette ex­ position, une citation de “Furniture Store Sign”, image prise par Evans en Alabama, en… 1936. On notera aussi une référence à William Eggleston, avec cette photo d’une machine à laver revendiquant un intérêt pour le banal. On notera surtout une référence constante à la photographie commerciale – qu’il pratique d’ailleurs lui­même sans discontinuer – avec des images on ne peut plus kitsch et décalées d’un modèle féminin aux poses maladroites. Côté subtilité, Roe Ethridge se refuse manifestement à offrir des clés de lecture trop évidentes, pour ne pas res­ ter dans le constat rapide. Il faut, en effet, chercher pour découvrir ce bout de mur qui nous dit que nous som­ mes non pas devant l’image d’une salle à manger de mauvais goût, mais bien devant celle d’une publicité pour ce mobilier horrible. Ce qui est loin d’être la même chose. Ceci dit, assez exceptionnellement, il ras­ semble ici ses photographies sous un intitulé unique – “Interiors” ­, qui nous porte vers la lecture critique d’une domesticité souvent bien éloignée du chez­soi rêvé. Cette concession à une posture postmoderne as­ sez habituelle est, en quelque sorte, une facilité qu’il nous accorde. Jean-Marc Bodson

À gauche : Roe Ethridge, “Milan”, C-print, 127 x 83,8 cm, 2012. En haut : “Sigrid for Acne Paper #6”, C-print, 83,8 x 111,8cm, 2012. Ci-contre : “Sigrid for Acne Paper #4”, C-print, 83,8 x 111,8cm, 2012.

Né en 1969 à Miami, en Floride, Roe Ethridge a étudié la photographie à Atlanta, en Géorgie, avant de quitter les États du Sud pour travailler à New York. Ses photographies ont été publiées dans des expositions individuelles à l’Institute of Contemporary Art de Boston, Garage, Moscou et Le Consortium (Dijon, France). Son travail a également été inclus dans de nombreuses expositions collectives, notamment au Metropolitan Museum of Art, New York; l’Aspen Art Museum, Aspen, Colorado; la 2008 Whitney Biennial, New York; le Barbican Center de Londres; ainsi qu’au Musée d’Art Moderne/PS 1, New York.

Infos pratiques “Interiors”, photographies de Roe Ethridge. Bruxelles, Gladstone Gallery, 12, Rue du Grand Cerf. Jusqu’au 12 octobre, du mardi au samedi, de 12h à 18h.

IDÉALEMENT INSTALLÉE DANS LE haut de la ville, à deux pas des gale­ ries Hufkens, Meessen­De Clercq et Keitelman, la galerie Anyspace, avec vitrine sur rue et ouverte par Frédé­ ric Collier, compte tout juste une an­ née d’existence. Elle est le résultat d’un parcours personnel d’une vingtaine d’années, riches en expé­ riences, qui font du jeune galeriste une figure très active dans le do­ maine de l’art contemporain à Bruxelles. “Il m’a semblé que c’était le bon mo­ ment pour prendre un virage sur base de mes acquis, de quitter le confort dans lequel je me trouvais pour me confronter à de nouveaux défis. En quittant la galerie de Rodolphe Jans­ sen, je comptais reprendre une activité de commissaire d’expos indépendant en des lieux divers. Mais j’ai rapide­ ment eu l’opportunité et le soutien né­ cessaire pour occuper ce petit lieu que l’on me proposait. J’avais besoin de changement, et, sans doute, de me met­ tre en danger. Ce qui oblige à réagir.” Poursuivant ses études secondai­ res dans une famille où le père, ama­ teur d’art et de culture, “le tirait” dans les musées lors de ses voyages, Frédéric Collier – né en 1970, à Bruxelles – aime dessiner et est fan de BD des années 1980. Il découvre, par ce biais, Basquiat, Penck et Keith Haring. Tandis qu’un professeur d’Histoire de l’art à l’Erg titille son intérêt, au point de s’inscrire dans la même branche à l’ULB et d’enclen­ cher les visites d’expo – chez Bra­ chot, notamment. Le vrai choc vien­ dra en 1993, au Palais des Beaux­ Arts, dans l’expo de Guy Mees. “À l’époque, je n’ai pas tout compris, mais ce fut déterminant ! D’ailleurs, en octo­ bre, je présente une expo Guy Mees dans ma galerie.” Entre ces deux pôles, le chemin parcouru est prospectif et diversifié. Des interventions ponctuelles en des lieux alternatifs avec “30 minu­ tes d’art contemporain”, quelques chroniques pour Art Expo, un stage chez Christie’s, une première assis­ tance en galerie chez Natascha Van Deun, suivie d’une autre chez James Van Damme pendant deux ans, et, enfin, dix ans chez Rodolphe Jans­ sens. “J’y ai appris le métier dans tous

CHRISTOPHE BORTELS

la Gladstone Gallery.

Bio express

ROE ETHRIDGE – COURTESY GLADSTONE GALLERY

h Les références de Roe Ethridge sont à

une solide expérience de terrain, un lieu modeste mais adéquatement situé, il n’en faut pas plus à Frédéric Collier pour créer Anyspace.

ses aspects, d’autant plus que pendant cette période, la galerie s’est transfor­ mée et a pris de l’ampleur. Ce fut une expérience complète, unique, qui m’a aussi conduit à réfléchir au métier.” Si le marché de l’art des valeurs sû­ res se porte très bien, il n’est par contre pas évident d’ouvrir un lieu modeste en pleine crise économi­ que. “Si on tient le coup dans ces con­ ditions – et c’est le cas pour le moment – on sait que l’on est armé pour la suite, quand la situation se redressera. Ce qui est inévitable.” Une ténacité fa­ rouchement ancrée, d’autant plus que l’option est à la découverte de jeunes artistes ou à la redécouverte d’autres, qui n’occuperaient pas la place méritée. Et le champ d’action est largement ouvert, aucune forme ou tendance n’est privilégiée. “Je me tourne principalement vers une nou­ velle génération d’artistes qui se po­ sent en réaction à l’art bourgeois, à un système de production quasi industriel qui a pris le dessus dans les années 2000. Aujourd’hui, des jeunes s’ap­ puient sur les avant­gardes des années 1960 et 70, retournent à un langage épuré, minimal, avec une part concep­ tuelle, et mènent une vraie réflexion. Ce sont eux qui m’intéressent.” Pour preuve, l’expo actuelle de Jean Baptiste Maitre, qui “porte une réflexion sur ce qui constitue une œuvre, et ce qui lui donne la valeur ajoutée artistique.” Des interventions visuelles et conceptuelles en pein­ ture sur vitrine, en vidéo et en dé­ roulé graphique, pour s’interroger sur la raison pour laquelle une œuvre reste en mémoire. Bonne question ! Claude Lorent

U Anyspace, rue Van Eyck, 59, 1050 Bruxelles. Expo Jean­Baptiste Maitre, jusqu’au 13 octobre. Du jeudi au samedi de 14h à 18h.

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SEMAINE DU 21 AU 27 SEPTEMBRE 2012 ARTS LIBRE

l Expo en vue

Re­Opening Deweer Publication l’expo, gratuits et mis à disposition du visiteur – l’un pour l’expo temporaire, l’autre pour les œuvres permanentes (Faber, Balkenhol, De Cock, Kasia Fudakowski, Panamarenko) –, à l’occasion de la réouverture, la galerie publie un catalogue en deux tomes. Le premier – avec une double préface de Bart et Gerald Deweer d’une part, de Mark Deweer de l’autre, et texte de Marc Ruyters – retrace essentiellement l’historique de la galerie. Le second est consacré à la présente exposition, avec introduction des nouveaux directeurs et présentation de chaque artiste participant. Les deux sont illustrés en couleur.

COURTESY DEWEER ART GALLERY – PHOTO FREDERIK VERCRUYSSE

Outre deux petits guides de

Infos pratiques Re-Opening. Expo de groupe d’artistes contemporains. Deweer Gallery, Tiegemstraat 6A, 8553 Otegem. Jusqu’au 9 décembre. Du mercredi au samedi de 14h à 18h.

COURTESY DEWEER ART GALLERY – PHOTO FREDERIK VERCRUYSSE

À droite : vue partielle de l’exposition dans la salle de l’étage, au mur installation des dessins d’Alexandre Singh; sur le socle, sculpture de Matthew Lutz-Kinoy. Ci-dessous : dans une nouvelle cave creusée sous la Salle 1, une œuvre permanente de Jan Fabre : Un abri souterrain, atelier pour artistes guerriers chiliens et femmes de ménage. Ci-dessus : Vue extérieure de la façade de la nouvelle galerie.

h Dorénavant dirigée par les deux fils de Mark Deweer, la galerie d’Otegem se rénove, s’agrandit et amorce son nouveau départ par une exposition de groupe qui indique la voie du futur. SITUÉE UN PEU AU MILIEU DE NULLE PART, À Otegem, dans les Ardennes flamandes, la galerie Deweer est rapidement devenue l’une des plus importantes de Belgique. Et aujourd’hui, plus que jamais, une des plus imposantes. Son histoire tient à la passion et à la volonté d’un seul homme, Mark Deweer, qui a décidé de passer la main à ses deux fils, Bart et Gerald, non sans célébrer cette réou­ verture par une rénovation et un agrandisse­ ment des lieux. En 1979, Mark Deweer, industriel du coin dirigeant une fabrique de tapis, décide de de­ venir actif dans le domaine de l’art. Et ouvre un très modeste lieu d’exposition, dans sa maison, au­dessus du garage. S’ensuit une première expo avec Raymond Waydelich, puis une seconde avec Allen Jones, et une autre avec David Hockney… À cet accent sur le pop’art se succéderont les Neue Wilden al­ lemands, la transavangarde italienne, l’inté­ rêt pour des artistes belges tels Panama­

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COURTESY DEWEER ART GALLERY – PHOTO FREDERIK VERCRUYSSE

Art Gallery

renko, Franky DC, Jan Fabre… Dès 1985, la galerie se délocalise et prend de l’ampleur. Elle occupe alors un entrepôt de 200 m², où se confirme une programma­ tion internationale – surtout européenne – à laquelle participent rapidement les Imi Knoebel, Thomas Ruff, Günther Förg, ainsi que, au début des années 1990, Ilya Kabakov. La réputation internationale du lieu s’affirme d’autant plus qu’en 2006, la galerie devien­ dra la seule activité professionnelle de Mark Deweer. Une seconde salle de 300 m² est ouverte, les bureaux s’installent. Plus tard, l’étage accueillera également des exposi­ tions. Aujourd’hui, après intervention des archi­ tectes Jo Janssens et Karel Delarue, les espa­ ces, agrandis et remodelés, s’étendent sur 1 200 m² ! Rien n’y est luxe, tout y est sobre et fonctionnel, au service de l’art. Il faut le souligner, car ce n’est pas toujours le cas dans l’architecture actuelle. L’exposition d’ouver­ ture se tient donc en trois salles, auxquelles on ajoutera le vaste hall d’entrée et le sous­ sol. On connaît des centres d’art qui rêve­ raient d’un tel espace ! Une trentaine d’artis­ tes participent à l’exposition de groupe mise en place pour ce “Re­Opening” et prise en main des rênes par les deux fils, avec l’appui de Jo Coucke, qui y poursuit son incessant et fondamental travail. Cette expo est surtout l’occasion de déter­ miner les orientations à venir, qui se basent fortement sur le travail accompli. En effet, la

personnalité omniprésente est Jan Fabre, avec une impressionnante installation per­ manente dans le sous­sol; tandis que la ligne artistique se fonde sur nombre d’artistes al­ lemands, vivant et travaillant principale­ ment à Berlin. Mais sans exclusive, puisqu’on y rencontre aussi des artistes espagnols (E. Marty), français (M. Laurette), Suisses (T. Ge­ rhard), américains (M. Lutz­Kinoy), etc. Et les Belges du Nord du pays ne sont pas en reste, ce qui donne la priorité – que l’on soit dans l’abstraction, la figuration, la peinture ou la sculpture – à un art contemporain misant sur une puissance expressive jamais très éloi­ gnée des fondamentaux classiques de l’art. La présentation, divisée selon trois théma­ tiques principales, comprend des œuvres des artistes traditionnels de la galerie tels Ka­ bakov, Panamarenko, Förg, Balkenhol, Bra­ tkov, Stefaan Dheedene etc. Mais introduit surtout de nouvelles figures et une généra­ tion montante d’artistes. Parmi eux, on repé­ rera spécialement le Français de Bordeaux Alexandre Singh, qui signe une vaste instal­ lation relationnelle de dessins et collages; l’Américaine vivant à Londres Melissa, adepte d’une abstraction post­Mondrian; le Belge Michaël Aerts, à la fois peintre et sculp­ teur assez noir; la vidéaste israélienne Keren Cytter; le Belge Andy Wauman; et le Français Benjamin Moravec, auteur, entre autres, d’une mise en scène picturale interloquante de l’Effroi. Claude Lorent

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Les galeries

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SEMAINE DU 21 AU 27 SEPTEMBRE 2012 ARTS LIBRE

Sublime

20·10. Du Ma. au S. de 12 à 18h ou sur rdv. URue van Eyck 44 - 1000 Bruxelles 02 511 35 80 - www.keitelmangallery.com

L'Arrière-Salle Résistance. Sculptures de Jacques Crahay. ‣ Jusqu'au 07·10. Les S. et D. de 10 à 18h. COURTESY GAL. ELISA PLATTEAU&CIE

URue des Renards 15 - 1000 Bruxelles

Le bleu du ciel

BRUXELLES A.L.I.C.E. Domesticated Souls. Oeuvres de Clare Rojas, Olivier Kosta Théfaine, Pica Pica, Mike Swaney, Chris Duncan, Sophie d’Ansembourg... ‣ Jusqu'au 26·10. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue du Pays de Liège 4 - 1000 Bruxelles 02 513 33 07 - www.alicebxl.com

Albert Dumont Jan De Wachter. ‣ Jusqu'au 14·10. Du J. au D. de 13h30 à 19h. URue Léon Lepage 43 - 1000 Bruxelles 02 512 49 43 - www.galeriedumont.be

Albert Ier Mireille Bastin. Peintures. ‣ Jusqu'au 26·09. Du Ma. au S. de 13 à 19h, le D. de 11 à 13h. URue de la Madeleine 45 - 1000 Bruxelles 02 512 19 44 - www.artsite.be/albert1

aliceday - project space Au Noir. Oeuvres de Stéphane Calais. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. UQuai au Bois à Brûler 39 - 1000 Bruxelles 02 646 31 53 - www.aliceday.be

B-Gallery Habitat, un séjour à titre temporaire. Oeuvres de Jonas Vansteenkiste. Aux éléments architecturaux se mêlent des

UBoulevard de Waterloo 50 - 1000 Bruxelles - 02 511 20 62

Meessen De Clercq Without (Jonathan Monk). Avec les artistes Olivier Babin, Pierre Bismuth, Christian Burnoski, Ryan Gander, Alek O., Dan Rees, Yann Sérandour, Ariel Schlesinger, Markus Sixay et Ron Terada. ‣ Jusqu'au 10·11. Du Ma. au S. de 11 à 18h. URue de l'Abbaye 2 - 1000 Bruxelles 02 644 34 54 - www.meessendeclercq.com

Double exposition pour Pieter Vermeersch (1973, vit à Bruxelles), dont le travail pictural tout en finesse trouve sa destination aussi bien en tableaux traditionnels, en photographies, en interventions temporaires, que sur les murs d’un appartement. Les deux grandes peintures à l’huile – exécutées on ne peut plus parfaitement en un dégradé où les nuances sont à peine perceptibles – ne sont pas des œuvres qui s’ajoutent aux multiples approches habituelles du monochrome. On pourrait pratiquement dire que ce sont des œuvres figuratives ! Leur origine explique cela. L’artiste travaille au départ de photographies de ciels qu’il imprime en version négative. Si bien

Galeries

La Verrière Hermès Couleurs de l'ombre. Oeuvres de Hiroshi Sugimoto. ‣ Jusqu'au 29·09. Du L. au S. de 11 à 18h.

qu’il obtient des teintes aléatoires, dont la gamme est finalement très étendue et infiniment nuancée, du jaune au bleu en passant par le vert. Son travail pictural consiste à retrouver ces infimes variations de tonalités et à exécuter, en une seule séance, le tableau, pourtant assez monumental. Une vraie performance physique, dont le résultat touche au sublime pictural. Par là, il ne réalise pas seulement une vraie prouesse, mais pousse la peinture là où la qualité picturale rejoint celle des maîtres anciens. Dans un autre registre, toutefois, là où figuration et abstraction se confondent dans un infini. Dès lors, cette peinture si admirable, si tranquille, prend un sens

références cinématographiques, des dessins, des effets personnels, des récits, des images, des maquettes et des installations anciennes et plus récentes. ‣ Jusqu'au 22·09. Du Me. au S. de 13 à 18h. UGalerie Bortier - Rue Saint-Jean 17 1000 Bruxelles - 02 279 64 03 www.brupass.be

Catherine Bastide Domino Effect. Carte blanche à Marie de Gaulejac, avec Florian Auer, Leo Gabin, Yngve Holen, Renaud Jerez, Ilja Karilampi, Sean Raspet et John Sparagana. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au S. de 11 à 18h ou sur rdv. URue Vandenbrandenstraat 1 - 1000 Bruxelles - 02 646 29 71 www.catherinebastide.com

Champaka Sentiers Nocturnes. L’esprit de l’Expo 58 habite les créations d’Antonio Lapone, des compositions graphiques alliant design, couleur et séduction. ‣ Jusqu'au 29·09. Du Me. au S. de 11 à 18h30, le D. de 10h30 à 13h30 ou sur rdv. URue Ernest Allard 27 - 1000 Bruxelles 02 514 91 52 ou 0475 26 94 08 www.galeriechampaka.com

Crown Gallery Amazing Transparent Emptyness. Oeuvres de Manuel Caeiro. ‣ Jusqu'au 20·10. Du J. au S. de 14h30 à 18h30 ou sur rdv.

philosophique, et rejoint les questionnements existentiels. L’exposition en galerie – où l’artiste est intervenu sur les vitres, dans un clin d’œil à la photo pour créer, avec la complicité de la lumière, une atmosphère colorée – se prolonge dans un appartement privé. Dans lequel il créé, sur les murs du living, un imperceptible mais continu passage du blanc au noir, de la lumière aux ténèbres, de la non couleur à toutes les couleurs. (C.L.)

U Pieter Vermeersch. Galerie Elisa Plateau&Cie, 86 rue de Laeken, 1000 Bruxelles. Jusqu’au 31 octobre. Du mardi au samedi de 11h à 19h.

UNouveau Marché aux Grains 13 1000 Bruxelles - 0475 52 18 72 www.crowngallery.be

dépendance If There Would Be a Face, This Would Be a Cat. Oeuvres de Richard Aldrich, Will Benedict, Karl Holmqvist, Alexandra Leykauf, Michaela Meise, Markus Selg, Andreas Slominski, Oscar Tuazon et Haegue Yang. ‣ Jusqu'au 03·11. Du Me. au V. de 14 à 18h, le S. de 12 à 18h. URue du Marché aux Porcs 4 - 1000 Bruxelles - 02 217 74 00 - www.dependance.be

Etablissement d'en face projects Another Castle. ‣ Jusqu'au 13·10. Du Me. au D. de 14 à 18h. URue Ravenstein 32 - 1000 Bruxelles 02 219 44 51 www.etablissementdenfaceprojects.org

Galerie VidalCuglietta Dances around the hourglass. Oeuvres de Nel Aerts. ‣ Jusqu'au 17·11. Du Me. au S. de 12 à 18h30, les S. et D. de 12 à 19h. Reincarnare. Oeuvres d'Amy Granat. Détails pratiques ci-dessus. UBoulevard Barthélémy 5 - 1000 Bruxelles 02 502 53 20 - www.vidalcuglietta.com

Gladstone Gallery Interiors. Photographies de Roe Ethridge. ‣ Jusqu'au 12·10. Du Ma. au S. de 12 à 18h. URue du Grand Cerf 12 - 1000 Bruxelles 02 513 35 31 - www.gladstonegallery.com

Greta Meert Niele Toroni. ‣ Jusqu'au 10·11. Du Ma. au S. de 14 à 18h. URue du Canal 13 - 1000 Bruxelles 02 219 14 22 - www.galeriegretameert.com

Group 2 Gallery Heerbrant né il y a 100 ans. Dessinateur-architecte de formation, Heerbrant était passionné par l’art populaire, l’antiquité classique et l’imagerie précolombienne. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Me. au S. de 14 à 18h. URue Blanche 8 - 1000 Bruxelles 02 539 23 09 http://artalog.net/gallery/gallery.php?id=286

J. Bastien-Art Rétrospective Arthur Grosemans. Une sélection d'oeuvres pour retracer la carrière de cet artiste hors-normes. ‣ Jusqu'au 30·09. Du Ma. au S. de 11 à 18h30, le D. de 11 à 13h. URue de la Madeleine 61 - 1000 Bruxelles 02 513 25 63 - www.jbastien-art.be

Jan Mot Belle comme le jour. Oeuvres de Dominique Gonzalez-Foerster et Tristan Bera. ‣ Jusqu'au 27·10. Du J. au S. de 14 à 18h30 ou sur rdv. URue A. Dansaert 190 - 1000 Bruxelles 02 514 10 10 - www.janmot.com

Keitelman Gallery Sense of Colors. Oeuvres d'Yves Klein, Ann Veronica Janssen, James Brown, Peter Halley, Joseph Albers, Allan McCollum, Evsa Model... ‣ Jusqu'au

MH Gallery Behind the curtain. Voyage en zones secrètes. Oeuvres érotiques de Hans Bellmer, Yoshifumi Hayashi, Pierre Dessons, Dominique Kippelen, Alan Tex, Pierre Molinier, Andrew Sexton... ‣ Jusqu'au 12·11. Du J. au L. de 11 à 18h, sauf le D. de 10 à 13h. URue Haute 11 - 1000 Bruxelles 0478 84 89 81 www.mathildehatzenberger.eu

Nomad Gallery Acts of Alterity. Oeuvres de Kuhl & Leyton, Roberto Visani et Shoshanna Weinberger. ‣ Jusqu'au 03·11. Du J. au S. de 12 à 18h30 ou sur rdv. URue de Laeken 99 - 1000 Bruxelles 02 219 81 82 ou 0475 21 92 50 www.moba.be

Pierre Hallet Remember Summer 12. Oeuvres de Stephane Mandelbaum, Jacqueline Devreux, Georges Meurant, Jo Delahaut, Louis van Lint, Dominique Goblet... ‣ Jusqu'au 30·09. Du Ma. au S. de 14h30 à 18h30 (fermé le Me.), le D. de 11h30 à 13h30. URue E. Allard 33 - 1000 Bruxelles 02 512 25 23 - www.galeriepierrehallet.com

Quest 21 Frank Auerbach et Marcelle Hanselaar. Eaux-fortes. ‣ Jusqu'au 13·10. Le Me. de 12 à 16h, les V. et S. de 12 à 18h ou sur rdv, ouvert exceptionnellement le D. 23·09 de 11 à 16h. UAvenue de Stalingrad 21 - 1000 Bruxelles 0473 81 36 90 - www.quest21-art.be

Sorry We're Closed Famous Artist. Oeuvres de Joshua Abelow. ‣ Jusqu'au 10·11. Uniquement sur rdv. URue de la régence 65 - 1000 Bruxelles 0478 354 213 - www.sorrywereclosed.com

Synthèse Diversité. Oeuvres de E. Adoud, E. Bersou, M. Herrström, Th. Pertuisot, Ph. Charpentier, De Tonnac, T-W. Margue et R. Sequeira. ‣ Jusqu'au 22·09. Du J. au S. de 14h30 à 18h30. Variations sur Papier. Dessins et gravures de Renaud Allirand, Alberto Cont, Christine Elias, Danielle Stabel... ‣ Du 27·09 au 20·10. Du J. au S. de 14h30 à 18h30. URue E. Allard 24 - 1000 Bruxelles 02 514 40 55 - www.galeriesynthese.be

van der Mieden Introducing BXL. Exposition des artistes de la galerie. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Me. au S. de 14 à 18h.

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Les galeries

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COURTESY EMMANUEL TÊTE AND ROSSICONTEMPORARY – PHOTO GUY CARDOSO

Somnanbule

Trio éclectique chez Rossi À première vue, point d’interaction entre les trois invités de Francesco Rossi. Si Thomas Mazzarella (1983), ex­élu du Prix Jeune Artiste Arts Libre, conforte sa palette en explorant une foule de formats divers, en goguette à travers l’espace, la méticulosité de son trait de pinceau s’est relâchée, jusqu’à paraître affadie. Une palette comme en partance vers on ne sait encore quoi, et l’avenir nous le dira. Bonne route à lui. En attendant, amusons­nous de sujets enclins à toucher du doigt une réalité à double tranchant : “En voiture Simone !” De son côté, Julien Meert (1983), qui rythme ses “Paintings” d’humour et d’humeurs, s’attaque ou réinterprète des moments de la Modernité. À la bombe et à l’acrylique, il toise avec élégance les “ismes” d’un art qui s’est élancé à l’assaut de conquêtes plastiques un siècle durant. Quinze petits tableaux racontent, sourire en coin. La grosse surprise de cet accrochage – réparti entre les trois lieux de Rossi en un même Rivoli Building de La Bascule – c’est, calée dans les vitrines de la Piazza, l’installation, ludique et réflexive, d’Emmanuel Tête (1973). “Somnambule”, ce dernier fait appel aux traditions de la peinture populaire pour saluer à sa façon sieurs d’en­haut et gens d’en­bas, la famille royale, le peuple des Marolles. Il a créé d’étonnants costumes, qu’il revêt et revêtira lors de 2 performances. L’une, “Tout le monde n’est pas Cézanne”, est à voir au Musée des Beaux­Arts, section art ancien, le 7 octobre; l’autre, “CHT – 652”, dans le quartier du Marché aux Puces, le 14 octobre. Des costards aux allures de kimonos, burlesques et populaires, conçus avec des broderies sur canevas (illu : “Le somnambule. La peinture a quitté son lit) ou des toiles peintes arrachées de leurs châssis. Humour et éclectisme. Un art de tête en vrac. (R.P.T.)

U Rossi Contemporary, Rivoli Building, 690 chaussée de Waterloo, 1180 Bruxelles. Jusqu’au 20 octobre, jeudi et vendredi de 13 à 17h, samedi de 14 à 18h. Infos : 0486.31.00.92 et www.rossicontemporary.be

URue d'Alost 10 - 1000 Bruxelles 03 231 77 42 - www.vandermieden.com

Young Gallery Second Tour. Photographies récentes de David Drebin. Des grands tirages qui reflètent la vie urbaine, ses lumières, ses couleurs, son atmosphère nocturne, et surtout l'omniprésence de la femme qui fait partie intégrante de son travail. ‣ Jusqu'au 24·11. Du Ma. au S. de 11 à 18h30. UAvenue Louise 75b (Hôtel Conrad) 1050 Bruxelles - 02 374 07 04 www.younggalleryphoto.com

Artiscope Women’s Roundabout. Oeuvres de Renata Boero, Patricia Kinard, Noëlle Koning, Karen Shaw, Tapta, Sylvie Ronflette, Donna Moylan, Angelika Platen... ‣ Jusqu'au 14·12. Du Ma. au V. de 14 à 18h ou sur rdv.

UBoulevard Saint-Michel 35 - 1040 Bruxelles - 02 735 52 12 - www.artiscope.be

Quadri Figures. Peintures et sculptures de Jean-Luc De Poortere, Michèle Grosjean et Jean-Claude Saudoyez. ‣ Jusqu'au 22·09. Les V. et S. de 14 à 18h ou sur rdv.

UAvenue Reine Marie-Henriette 105 1190 Bruxelles - 02 640 95 63 www.galeriequadri.be

Almine Rech And yes I said yes I will yes. Oeuvres d'Angel Vergara. ‣ Jusqu'au 29·09. Du Ma. au S. de 11 à 19h. URue de l'Abbaye 20 - 1050 Bruxelles 02 648 56 84 - www.alminerech.com

anyspace Dans le Vêtement, Il y a une Poche, Dans la Poche, un Carnet, Dans le Carnet, une Lettre, et Voici cette Lettre. Oeuvres de Jean-Baptiste Maître. ‣ Jusqu'au 13·10. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Van Eyck 59 - 1050 Bruxelles 0471 88 26 17 - www.anyspace.be

Artemptation Woman. Les photographes Sophie Dassel, Isabelle Rousseau et le peintre Edo Kaaij feront partager leur vision de la femme. ‣ Jusqu'au 13·10. Du Ma. au V. de 11 à 18h30, le S. de 12 à 18h. UAvenue Louise 475 - 1050 Bruxelles 02 669 77 78 - www.artemptation.com

Baronian-Francey London Pictures. Gilbert & George présentent treize pièces uniques issues de leur dernière série en date: “London Pictures”. ‣ Jusqu'au 13·10. Du Ma. au S. de 12 à 18h. URue Isidore Verheyden 2 - 1050 Bruxelles 02 512 92 95 - www.baronianfrancey.com

Bodson-Emelinckx Evol. Art urbain. ‣ Jusqu'au 09·10. Du Me. au S. de 14 à 19h. URue de Hennin 70 - 1050 Bruxelles 02 648 40 06 - www.bodson-emelinckx.com

Box Galerie Ode à la peau. Photos de Carla van de Puttelaar. ‣ Jusqu'au 10·11. Du Me. au S. de 14 à 18h. URue du Mail 88 - 1050 Bruxelles 02 537 95 55 - www.boxgalerie.be

Charles Riva Collection Roe Ethridge. ‣ Jusqu'au 29·09. Du J. au S. de 13 à 18h30. URue de la Concorde 21 - 1050 Bruxelles 02 503 04 98 www.charlesrivacollection.com

Didier Devillez Berthe Dubail. Gouaches. ‣ Jusqu'au 20·10. Du J. au S. de 14 à 18h30 ou sur rdv. URue E. Van Driessche 53 - 1050 Bruxelles 02 215 82 05 - www.galeriedidierdevillez.be

Elaine Levy Project Bret Slater. ‣ Jusqu'au 13·10. Du J. au S. de 14 à 19h ou sur rdv. URue Fourmois 9 - 1050 Bruxelles 02 534 77 72 - www.elainelevyproject.com

Fred Lanzenberg Malgorzata Paszko. Peintures. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au V. de 14 à 19h, le S. de 10 à 19h. UAvenue des Klauwaerts 9 - 1050 Bruxelles - 02 647 30 15 ou 0475 73 40 15 www.galeriefredlanzenberg.com

Galerie d'Ys Bruno Hellenbosch. Peintures. ‣ Jusqu'au 30·09. Du J. au S. de 14 à 18h, le D. de 11 à 15h ou sur rdv. URue de l'Arbre Bénit 84 - 1050 Bruxelles 0499 22 57 66 - www.galeriedys.com

Jozsa Gallery Boîte de Vices. Oeuvres d'Olga Kisseleva. ‣ Jusqu'au 27·10. Du J. au S. de 12 à 18h ou sur rdv. URue Saint-Georges 24 - 1050 Bruxelles 0478 48 77 09 - www.jozsagallery.com

Libre Cours Red Land - Yellow Stars. Oeuvres de Gao Brothers, Dai Guangyu, Fan Jiupeng, Zane Mellupe, Li Rui, Mao Ton-

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Les galeries

SEMAINE DU 21 AU 27 SEPTEMBRE 2012 ARTS LIBRE

À table !

URue de Stassart 100 - 1050 Bruxelles 0473 59 02 85 - www.galerielibrecours.eu

Nathalie Obadia Creationism's Kiss. Oeuvres de Rina Banerjee. ‣ Jusqu'au 03·11. Du Ma. au V. de 10 à 18h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Charles Decoster 8 - 1050 Bruxelles 02 648 14 05 - www.galerie-obadia.com

Puls Contemporary Ceramics Aneta Regel Deleu & Mikael Jackson. Céramique contemporaine. ‣ Jusqu'au 06·10. Du Me. au S. de 13 à 18h. URue du Page 19 - 1050 Bruxelles 02 640 26 55 - www.pulsceramics.com

Rodolphe Janssen Jürgen Drescher. Installations. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au V. de 10 à 18h, le S. de 14 à 18h. URue de Livourne 35 - 1050 Bruxelles 02 538 08 18 www.galerierodolphejanssen.com

Twig Gallery Beyond Beauty. Oeuvres de Rashid Johnson, Theaster Gates, Hank Willis Thomas et Robin Rhode. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Ma. au V. de 11 à 18h30, le S. de 12 à 18h. URue Tenbosch 74 - 1050 Bruxelles 02 344 23 68 - www.twiggallery.com

Xavier Hufkens Jesus and Nazimova. Oeuvres de Jack Pierson. ‣ Jusqu'au 06·10. Du Ma. au S. de 11 à 18h. URue Saint-Georges 6-8 - 1050 Bruxelles 02 639 67 30 - www.xavierhufkens.com

XXL ART on Waterloo 503 Autour de la Mouvence Cobra. Oeuvres d'Alechinsky, Corneille, Jan Cox, Hugo Claus, Maurice Wyckaert, Robjee et Bram Van Velde. ‣ Jusqu'au 29·09. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. UChaussée de Waterloo 503 - 1050 Bruxelles - 02 347 78 95 ou 0472 45 81 49

Zedes Art Gallery Sweat Home. Forte de son expérience sur la perception de la couleur et de ses multiples recherches sur le volume dans l'espace, Delphine Deguislage développe un intérêt grandissant pour le monde physique des objets. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Me. au S. de 12 à 18h. URue Paul Lauters 36 - 1050 Bruxelles 02 646 00 04 ou 0475 52 62 58 www.zedes-art-gallery.be

Aeroplastics Contemporary Tiré d'une histoire vraie - Based on a true story. Oeuvres de Léopold Rabus & Guests. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au V. de 11 à 18h, le S. de 14 à 18h. URue Blanche 32 - 1060 Bruxelles 02 537 22 02 - www.aeroplastics.net

Antonio Nardone Zig Zag. Peintures de Jean-Philippe Duboscq. ‣ Jusqu'au 30·09. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Saint-Bernard 34-36 - 1060 Bruxelles 02 333 20 10 www.galerieantonionardone.be

D+T Project Close to me. Oeuvres d'Ivan Argote. ‣ Jusqu'au 27·10. Les J. et V. de 12 à 18h30. URue Bosquet 4 - 1060 Bruxelles 02 537 76 30 - www.dt-project.com

Faider Jeff Kowatch. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Me. au V. de 14 à 19h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Faider 12 - 1060 Bruxelles 02 538 71 18 - www.galeriefaider.be

Le Salon d'Art Buenos días. Photographies d'Ivan Alechine. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Ma. au V. de 14 à 18h30, le S. de 9h30 à 12h et de 14 à 18h. URue de l'Hôtel des Monnaies 81 1060 Bruxelles - 02 537 66 40 www.lesalondart.be

Libre Choix Comme le sens de l'eau qui coule dans le ruisseau. Oeuvres sur papier d'Yves Gilbert. ‣ Jusqu'au 30·09. Du V. au D. de 14 à 19h. URue Defacqz 152 - 1060 Bruxelles 0476 77 53 60 www.librechoix.be

Pascal Polar La Peinture n'a pas d'excuse. Peintures de Bernadette Prédair. ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au S. de 14 à 19h ou sur rdv, les 08 et 09-09 de 12 à 19h. Vision. Oeuvres de Miroslav Tichý, Maïmouna Guerresi, Max Neumann, Norbert Schwontkovski, Miguel Sancho, Chéri Samba... ‣ Jusqu'au 27·10. Du Ma. au S. de 14 à 19h ou sur rdv, les 08 et 09-09 de 12 à 19h. UChaussée de Charleroi 108 - 1060 Bruxelles - 02 537 81 360 ou 0477 25 26 92 www.pascalpolar.be

Valérie Bach Wonderful World. Photos de Gérard Rancinan. ‣ Jusqu'au 10·11. Le Me. de 14 à 18h, du J. au S. de 11 à 13h et de 14 à 19h ou sur rdv. URue Faider 6 - 1060 Bruxelles 02 502 78 24 www.galerievaleriebach.com

Waldburger Don't call it future, m'am. Oeuvres d'Eli Cortiñas. ‣ Jusqu'au 03·11. Les J. et V. de 14 à 19h, le S. de 12 à 17h ou sur rdv. UChaussée de Waterloo 4 - 1060 Bruxelles 0494 76 39 47 ou 02 614 69 91 www.galeriewaldburger.com

Arts Libre. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle : Gilles Milecan et Frédérique Masquelier. Réalisation : Sodimco. Administrateur délégué - éditeur responsable : François le Hodey. Rédacteur en chef : Vincent Slits. Rédacteur en chef adjoint : Pierre-François Lovens. Conception graphique : Jean-Pierre Lambert. Publicité : Martine Levau (0032.2.211.29.12 – martine.levau@saipm.com).

D.R.

gyan et Yang Xun. ‣ Jusqu'au 20·10. Du J. au S. de 14h30 à 18h30.

Rossicontemporary En Voiture Simone. Oeuvres de Thomas Mazarella. ‣ Jusqu'au 20·10. Les J. et V. de 13 à 17h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. Julien Meert. Peintures. ‣ Jusqu'au 20·10. Les J. et V. de 13 à 17h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. Le Somnambule. Oeuvres d'Emmanuel Tête. ‣ Jusqu'au 20·10. Les J. et V. de 13 à 17h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. URivoli Building - Chaussée de Waterloo 690 - 1180 Bruxelles - 0486 31 00 92 www.rossicontemporary.be

DS Galerie Vero Vandegh - Catherine Raynal. Gravures - Installations, encres, tissus, sculptures et boîtes-mémoire. ‣ Jusqu'au 14·10. Du V. au D. de 11 à 19h.

May Vervoordt dévoile ses secrets culinaires Flammarion vient de publier un livre absolument délicieux dans plusieurs sens du terme, consacré aux recettes de May Vervoordt. Les photos de Jean­Pierre Gabriel sont comme des natures mortes du Caravage, nettes, précises, centrées sur l’essentiel, éclairées de lumières délicates, appétissantes. Le photographe est un spécialiste du genre culinaire depuis le temps où, journaliste pour des magazines belges, il avait en charge des rubriques sur le sujet du savoir bien déguster. Plus de vingt livres sont sortis sous sa signature, et parmi eux, des volumes consacrés au pâtissier Wittamer et au restaurateur de Noville­sur­Mehaigne, Sang­Hoon Degeimbre. Que May Vervoordt l’ait choisi pour transmettre l’esprit de ses passions culinaires tombait donc sous le sens. Mais qui est May Vervoordt pour mériter, en ces pages de marché de l’art, une présence pareille ? Elle est tout simplement l’épouse d’Axel Vervoordt, sans doute le plus fameux de nos antiquaires au monde, celui qui a fait de s’Gravenwezel un phare de bon goût, un temple de l’art de vivre. Le domaine anversois de s’Gravenwezel est un univers en lui­même. May et Axel en sont les vrais auteurs, complémentaires dans leurs diversités. Ce livre, qui arrive après plusieurs autres consacrés aux collections et à leur évolution vers une simplicité transcendantale, est une pierre de plus à un édifice de culture. On vit là comme au XVIIIe siècle sans doute, en transformant tout ce qui peut l’être en beauté. Ce sera le cas d’une botte d’asperges ou d’une salade de chou pointu aux tomates confites. Tous les légumes proviennent du potager du château. C’est du bio pur jus. Et les plats, présentés dans le cadre d’une cuisine baroque, d’une salle­à­manger couverte de carreaux blancs – portugais sans doute – ou sur la terrasse dominant les douves, sont d’une beauté qui laisse pantois. Les tables, dressées avec autant de délicatesse que celles de Françoise Moens de Fernig, achèvent de vous convaincre que le talent de bien cuisiner est une part de l’art de vivre. Et pousser à ce point cela devient une philosophie. (Ph. Fy.)

U “À la table de May”, 35 €, 176 p., Flammarion.

URue de l'Hospice communal 67 1170 Bruxelles - 02 675 83 80 www.louisedsgalerie.com

UHaute Rue 33 - 1473 Glabais 067 79 08 11 www.espaceb.be

HAINAUT

BRABANT WALLON GLABAIS Espace B Terres et dessins. Oeuvres de Philippe Desomberg. ‣ Du 22·09 au 07·10. Les S. et D. de 14 à 18h ou sur rdv.

COUILLET Jacques Cerami Blurred Vision. Tableaux et dessins inédits de Ronny Delrue. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Me. au V. de 14 à 19h, le S. de 11 à 18h, fermé les j.f.

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Les galeries

SEMAINE DU 21 AU 27 SEPTEMBRE 2012 ARTS LIBRE

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À l’étranger Luxembourg

COURTESY GAL. OP DER KAP

Trio – Peinture, sculpture et installation Capellen – Galerie Op der Kap

URue Henri Blès 39 - 4000 Liège 04 224 16 00 ou 0485 91 16 02 www.monosgallery.com

UVerlatstraat 23-25 - 2000 Antwerpen 03 257 14 17 www.timvanlaeregallery.com

Nadja Vilenne Tokonoma (titre provisoire). Cette expo en permanent processus regroupera, dans un même dispositif, Suchan Kinoshita, Aglaia Konrad, Willem Oorebeek, Eran Schaerf, Olivier Foulon, Walter Swennen, Chris Kimp (architecte), Joerg Franz Becher, ainsi que d’autres artistes invités, en fonction de l’évolution du projet. ‣ Jusqu'au 30·09. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.

van der Mieden Flatland Camp Project. Oeuvres d'Adam Jeppesen. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Me. au S. de 14 à 18h. UPourbusstraat 15 - 2000 Antwerpen 03 231 77 42 www.vandermieden.com

ULeopold De Waelplaats 16 - 2000 Antwerpen - 03 216 38 88 www.zeno-x.com

FLANDRE OCCIDENTALE

SPA

Galerie Azur Monica Cantillana. Sculptures en céra- KNOKKE mique. ‣ Jusqu'au 21·10. Du Me. au S. Stephane Simoens Contemporary Fine de 11 à 18h, le D. de 11 à 13h et de 15 à Art 18h. Against Nature. Peintures de Johan NoUAvenue Reine Astrid 48 - 4900 Spa bell. ‣ Jusqu'au 30·10. 087 77 11 88 www.galerieazur.be

Triangle bleu Peinture #2. Oeuvres de Mil Ceulemans, Sen Chung, Bernard Gilbert et Tinka Pittoors. ‣ Jusqu'au 07·10. Du J. au D. de 14 à 18h30. UCour de l'Abbaye 5 - 4970 Stavelot 080 86 42 94 www.trianglebleu.be

NAMUR GRAND-LEEZ Exit11 Contemporary Art It must have been a very windy day, when those apples fell from the tree. Robert Quint invite Sara Bomans, Charley Case, Chloé Coomans, Pascal Courcelles, Michael Dans, Nina Lassila et Jérôme Porsperger. ‣ Jusqu'au 09·12. Les S. et D. de 10 à 18h ou sur rdv. UChâteau de Petit-Leez - Rue de Petit-Leez 129 - 5031 Grand-Leez - 081 64 08 66 www.exit11.be

JAMBES Détour Caroline Andrin. Céramique contemporaine. ‣ Jusqu'au 06·10. Du Ma. au V. de 12h30 à 17h30, le S. de 14 à 18h. UAvenue Jean Materne 166 - 5100 Jambes 081 24 64 43 www.galeriedetour.be

ANVERS ANTWERPEN Micheline Szwajcer 50 Shades. Peintures récentes de Lucy McKenzie. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Ma. au V. de 10 à 18h30, le S. de 12 à 18h30. UVerlatstraat 14 - 2000 Antwerpen 03 237 11 27 www.gms.be

Office Baroque Gallery The Ventriloquist. Oeuvres récentes de

OOSTDUINKERKE De Muelenaere & Lefevere Autour de George Grard. Avec les oeuvres de Paul Delvaux, Constant Permeke, Léon Spilliaert, Gustave De Smet, Emile Salkin et Taf Wallet. ‣ Jusqu'au 30·09. Du V. au D. de 14 à 18h ou sur rdv. UPolderstraat 76 - 8670 Oostduinkerke 058 51 47 57 www.dmlgallery.be

OTEGEM Deweer Gallery Re-Opening. Exposition collective. Oeuvres de Melissa Gordon, Michaël Aerts, Jan Fabre, Panamarenko, Benjamin Moravec, Günther Förg, Tatjana Gerhard... ‣ Jusqu'au 09·12. Du Me. au D. (fermé le S.) de 14 à 18h ou sur rdv. UTiegemstraat 6a - 8553 Otegem 056 64 48 93 www.deweergallery.com

Dans le cadre des Photomeetings, qui comprennent des workshops, des lectures, des symposiums et des expos, la ga­ lerie présente en ses deux espaces une sélection de photogra­ phies de Jean­Christian Bourcart, Joan Fontcuberta, du Belge Geert Goiris, d’Arno Rafael Minkkinen (illu), Roman Pfeffer, Alfred Seiland et Ábel Szalontai. U Jusqu’au 6 octobre. Galerie Clairefontaine, 7, place de Clairefontaine, à 1341 et 21, rue du Saint­Esprit, à 1475 Luxembourg. www.photomeetings.lu

Shirin Neshat – Vidéo et photo Paris – Galerie Jérôme de Noirmont

UGolvenstraat 7 - 8300 Knokke 050 67 75 90 www.stephanesimoens.com

STAVELOT

Ensemble – Photographie Luxembourg – Galerie Clairefontaine

France

Zeno X Gallery Vi Finns Inte. Oeuvres de Jockum Nordström. ‣ Jusqu'au 06·10. Du Me. au S. de 14 à 18h. COURTESY GAL. J. DE NOIRMONT

URue du Commandant Marchand 5 4000 Liège - 04 227 19 91 www.nadjavilenne.com

COURTESY GAL. CLAIREFONTAINE

Tim Van Laere Gallery Dragonbaby "Johnny" (Erzmuttersöhnchen on the Rocks). Oeuvres de Jonathan Meese. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Ma. au S. de 13 à 18h.

COURTESY GAL. NATHALIE OBADIA

LIÈGE Monos Gallery Jacques Clauzel - Jean Degottex. Peintures. ‣ Jusqu'au 21·10. Du Me. au D. (fermé le J.) de 14h30 à 18h30.

ULange Kievitstraat 48 - 2018 Antwerpen 0484 59 92 28 www.officebaroque.com

COURTESY GAL. DUKAN HOURDEQUIN

LIÈGE

Matthew Brannon. ‣ Jusqu'au 20·10. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.

L’artiste iranienne présente ses dernières œuvres : la vidéo OverRuled (2012), tirée de la performance théâtrale réalisée avec Shoja Azari à New York dans le festival Performa 11, et la série photographique The Book of Kings (2012), des por­ traits noir et blanc avec textes et dessins calligraphiés. U Jusqu’au 17 novembre. Galerie Jérôme de Noirmont, 38 Avenue Matignon (photos)&15 Rue Jean Mermoz (video), 75008 Paris. www.denoirmont.com

Ramin Haerizadeh – Collages Paris – Galerie Nathalie Obadia C’est la première exposition personnelle en France d’une des figures majeures de la scène iranienne contemporaine. Dans sa technique du collage et de la mise en scène, elle propose des représentations allégoriques de corps nus idéalisés, de natures mortes, de portraits, de paysages hollandais… U Jusqu’au 20 octobre. Galerie Nathalie Obadia, 3 rue du Cloître St­Merri, 75004 Paris. www.galerie­obadia.com

Folkert de Jong – Sculpture Paris – Galerie Dukan Hourdequin Cette exposition reprend l’ensemble de sculptures intitulées “The Immortals” et réalisées par l’artiste hollandais pour le Mackintosh Museum/The Glasgow School of Art (2012). Des œuvres bariolées, à la fois drôles et grinçantes, voire repous­ santes ou clownesques, selon la manière dont on les consi­ dère. U Jusqu’au 13 octobre. Galerie Dukan Hourdequin, 24 rue Pastourelle, 75003 Paris. www.dukanhourdequin.com

FLANDRE ORIENTALE

Allemagne

GENT Fortlaan 17 # garden#cold drinks#finger food. Oeuvres de Lawrence Malstaf, Christoph De Boeck et Aernoudt Jacobs. ‣ Jusqu'au 31·10. Du Me. au V. de 14 à 18h, le S. de 12 à 18h ou sur rdv. UFortlaan 17 - 9000 Gent - 09 222 00 33 www.fortlaan17.com

Contact Agenda culturel :

COURTESY SALVE ART GAL. – PHOTO GEORGE COPPERS

URoute de Philippeville 346 - 6010 Couillet -071 36 00 65 ou 0477 78 44 34 www.galeriecerami.be

Trois artistes, trois techniques, trois nationalités. L’Anglaise Roma Babuniak pratique la sculpture, l’Allemande Katharina Fischborn réalise des installations et le Belge André Lam­ botte (illu) est fidèle à sa démarche picturale. Laquelle con­ siste en un “all over” faussement répétitif, qui crée des effets optiques dûs à la multiplication des traits et des couleurs. U Jusqu’au 30 septembre. Galerie Op der Kap, 70, route d’Arlon, 8310 Capellen.

Groupe – Peinture et sculpture Leipzig – Salve Art Gallery Outre une manifestation urbaine hors les murs, la galerie or­ ganise sous le titre “Lets’s Communicate” une exposition de groupe de peintres et sculpteurs à laquelle participe l’artiste belge Delphine Boël (illu), dont on connaît l’engagement es­ thétique dans une forme personnelle joignant le concept et le pop’art. U Jusqu’au 8 octobre. Salve Europa Art gallery, Bartels Hof, 04109 Leipzig. www.salve­art­gallery.de

Tél. : 02.211.27.23 Email : agenda@lalibre.be

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Adjugé!

SEMAINE DU 21 AU 27 SEPTEMBRE 2012 ARTS LIBRE

l Portes ouvertes

900 000 €

Cette petite jardinière de forme carrée a appartenu à l’impéra­ trice José­ phine. Elle ne mesurait que 29 cm de haut, plus un socle haut de 19 cm. La chose était façonnée en placage d’acajou blond, et ornée du chiffre “J” sur les côtés. Le lot a été vendu chez Me Osenat, à Fontaine­ bleau, ce 16 septembre et a été adjugé à 61 200 €.

61 200 €

COURTESY V. MALAISE ET J.-P. LAVRY

OSENAT

Ce retable – originaire de Venise ou de Ferrare et œuvre d’un maître inconnu, vers 1480­ 1520 – ainsi que l’icône centrale attribuée à Andreas Ritzos – à moins que ce ne soit de Nikolaos Ritzos – se trouvait sur le stand de Moretti, à la Biennale des Antiquaires de Paris. Mesurant 56 x 89 cm, il a été vendu le premier soir, aux alentours des 900 000 €.

Portes ou

Jardinière

MORETTI

Retable

h Jean­Pierre Lavry et Véronique Malaise ouvrent des portes qui donnent accès à un monde délicat. Ils ont invité Laurent Duvivier.

COURTESY V. MALAISE ET J.-P. LAVRY

LUI AIME LES MEUBLES MEUBLANTS, fran­ çais et liégeois du XVIIIe siècle. Il apprécie aussi l’argenterie belge, qu’il défend avec cœur de­ puis près de trente­cinq ans. Elle est liégeoise, du quartier d’Amercoeur, celui que Bonaparte pointe du doigt sur le célèbre tableau d’Ingres, conservé au musée Curtius. On ne sait pas trop ce que le consul de rouge vêtu a réellement créé pour ce quartier en devenir, autour de l’église Saint­Remacle et des rues Lairesse et Douffet, mais on sait ce que Véronique Malaise (sœur jumelle de Robert, restaurateur de meu­ bles anciens et négociant en cette spécialité), a fait pour le marché de l’art bruxellois. Elle fut

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vertes chez Lavry

un des piliers du Sablon, où elle vendait ses bi­ joux anciens en la rue de la Paille. Les difficul­ tés du négoce en magasin étant ce qu’elles sont, un repli stratégique s’imposa vers Liège, puis Yvoir. De nombreux marchands se sont d’ailleurs délocalisés depuis dix ans, et le Sa­ blon est à moitié chocolaté. Quant à Laurent Duvivier, il fait partie d’une dynastie de négo­ ciants d’art qui fait les beaux jours des foires de Namur et du Heysel, à travers des meubles et des objets consacrés souvent au monde anima­ lier et à la chasse. Mais venons­en à ces portes ouvertes, qui auront lieu le week­end qui s’ouvre et même dès ce soir. Le château Bouvignes, au centre d’Yvoir, est un écrin parfait pour mettre en scène des objets d’art, des meubles et des bi­ joux. Presque rien n’a changé depuis le XVIIIe siècle dans cette demeure de maîtres de forges. Il est même vraisemblable qu’avec le jardin muré, réaménagé il n’y a guère encore, le domaine soit plus beau qu’il y a 150 ans.

COURTESY V. MALAISE ET J.-P. LAVRY

À gauche : Paire de saucières de Gand, de 1751, du M.O. Pieter Philips. Ci-dessous : Cafetière de Namur de 1755 du maître orfèvre Pierre Wodon. En bas à gauche : Paire de boîtes de toilette, premier quart du XVIIIe siècle.

On pourra voir quelques forts beaux bijoux, à commencer par une broche en or et argent, sertie de diamants et agrémentée d’une perle baroque, le tout formant une perruche sur son perchoir. C’est un travail français de la fin du XIXe siècle. Une autre broche d’époque, Art nouveau cette fois, et également française, sera exposée dès ce vendredi. Elle est vouée à un décor floral. Une troisième broche à motifs Art déco ne manque pas de classe. Elle est sertie d’une multitude de brillants. Jean­Pierre Lavry va nous montrer plusieurs meubles marquetés et d’autres en bois massif sculpté. La grande vitrine de la salle­à­manger sera tapissée de pièces d’argent massif des XVIIIe et début XIXe siècles. On pourra y admi­ rer, entre autres, un très beau cartel d’applique en vernis Martin en fleur de camomille. Le mouvement est signé de l’horloger parisien Baltazar Lieutaud, reçu maître en 1749. Les bronzes sont d’une très belle facture. L’anti­ quaire les attribue à Jean­Jacques Caffieri le Jeune (1725­1792). Laurent Duvivier, qui ha­ bite également à Yvoir, exposera de nombreux animaux en bronze de Vienne. Philippe Farcy

U Ouverture ve à partir de 19h. Sa et di de 10h à 19h. Entrée libre. Infos : 0475.234.935

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l Vente publique

Déjanire et Nessus applaudis

HORTA

“Nessus enlevant Déjanire”, par un artiste italien du XVIIIe siècle. Ce bronze de 40 cm de haut s’est envolé chez Horta la semaine passée, pour atteindre 157 200 €, frais compris.

h La vente de reprise chez Horta a fait salle comble le premier soir, et à peine moins le second soir. Villegas est un patron heureux. LA SALLE ÉTAIT DONC PLEINE D’AMATEURS et de rares curieux, mais aussi de quelques marchands courageux, après un long été, qui, dans ce métier, est bien pire que l’hiver. Le premier prix un peu costaud tomba sur le lot 36. C’était une création de Giulio Nardi, maître bijoutier italien, dont le clip en or jaune (750/1 000 €) orné d’une tête de maure en am­ bre noir – ce qui est une chose curieuse – fila tout droit à 9 000 € frais inclus (comme les autres sommes qui suivront). Ensuite, et en or­ dre dispersé mais dans l’ordre d’apparition des lots, on vit une importante garniture de chemi­ née en bronze finement ciselé doré, se compo­ sant d’une pendule au cadran émaillé signé “Maison Ringuet à Paris”. La pendule était agré­ mentée de deux jeunes femmes représentant l’Astronomie et la Géographie. Deux candéla­ bres imposants à sept bras de lumière au motif de l’abondance complétaient le décor. La salle se disputa le lot jusqu’à 13 200 €. Ce n’est quand même pas rien. Il y eut une bonne cote pour une toile du Lié­ geois Auguste Mambour, figurant une “Jeune femme nue”. La toile de 38 x 42 cm a été em­ portée à 7 200 €. Ce n’était pas une œuvre ma­ jeure non plus, il faut le dire. François Musin, pour sa part, apparaissait avec une très grande composition peinte vers 1860. La toile figurait un “Naufrage”. Sans mener son monde en ba­ teau, le maître de céans adjugea le lot à 10 200 €, ce qui est fort bien. Puis les bijoux reprirent le dessus, avec une

création de Pierre Sterlé, artiste français né en 1905. Il s’agissait d’un collier en or jaune, orné de brillants. Rien de bien spécial, en somme, sauf le prix obtenu : 20 400 €. Il y eut ensuite une belle bataille d’enchérisseurs pour un soli­ taire de taille ancienne, pesant 3,25 carats et monté chez Leysen. Le bijoutier du Sablon vit son travail couronné d’une enchère de 22 800 €. Puis il y eut un moment comme suspendu dans l’air quand apparut un bronze italien, pré­ senté comme du XVIIIe siècle, sans nom d’auteur ni référence. C’était l’objet idéal pour provoquer une belle montée en neige, en fai­ sant tournoyer les chiffres. Il s’agissait d’un groupe figurant le centaure Nessus emportant Déjanire. Le sujet était célèbre à Rome et dans l’école classique bolonaise depuis le XVIe siècle. Guido Reni l’a peint vers 1617­1621, dans un tableau célèbre conservé au Louvre. Selon Ovide, dans ses “Métamorphoses”, Her­ cule demanda à Nessus de prendre Déjanire pour lui faire passer la rivière Evene. Mais le co­ quin de mi­homme mi­cheval en profita pour kidnapper la belle. Ce que Jupiter ressentit as­ sez mal, il faut le dire. Le centaure se prit une flèche envenimée du sang de l’hydre, et Jupiter récupéra son épouse. Le Louvre conserve également un bronze qui montre une scène suivante, quand Hercule vient délivrer Déjanire des bras de ce vil Nessus. C’est là un bronze tournoyant d’Adrien de Vries, vers 1603­1610, fondu à Prague, et entré dans les collections de Rodolphe II avant d’arri­ ver chez Louis XIV. Ici on ne tourne pas dans l’orbite des collec­ tions royales. Mais c’était assez beau pour dé­ clencher la plus longue enchère de l’histoire de la salle, nous disait Dominique de Villegas. Le marteau est tombé à 157 200 €. Philippe Farcy

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Le marché

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l Portrait

Hubert d’Ursel change de cap h Après dix­huit ans

SOTHEBY’S

dans le monde de l’art chez Sotheby’s, notre compatriote passe la main. HUBERT D’URSEL AURA connu bien des changements dans les mentalités et les comporte­ ments au sein du marché de l’art international. Son arrivée chez Sotheby’s, à la tête du bu­ reau de Bruxelles, fut une sur­ prise, car notre hôte n’était jus­ que­là pas directement impliqué dans ce négoce. Il remplaçait à ce poste le comte de Limburg Stirum, qui, lui, avait fondé le bureau belge dans les années 1970. La succession était lourde mais la ma­ chine était lancée et la période, porteuse. Même si, en septem­ bre 1994, date de son arrivée chez Sotheby’s, on était en pleine fin de la crise du Golfe. Hubert d’Ursel se mit donc à l’ouvrage et vit s’ouvrir un monde en mutation permanente. Après presque deux décennies, à Bruxelles et à Londres, notre interlocuteur avait envie de changer d’air et est parti vers la Banque Degroof. Toutes ces années passées à diriger le bureau bruxellois, et à suivre de près quelques très gros clients européens, ont permis à Hubert d’Ursel de donner quelques lignes de force d’un négoce en change­ ment perpétuel. La première remarque est celle du rôle tenu par les pays émer­ gents. “Ils sont entrés sur le marché mondial, notamment les Russes et les Chinois, avec l’intention de racheter leur patrimoine historique. C’est ce qu’ils ont fait. Les grandes maisons ont donc appuyé cette démarche en créant des ventes spécialisées. Et ce furent des succès énormes.” À la suite de ceci, il fallut constater un déplacement des zones d’activités. “Si ces pays firent leur apparition, c’est que leur pouvoir d’achat avait décu­ plé depuis plus de dix ans. Cela valut aux Européens et Américains du Nord de perdre leur primauté en termes d’échanges. Des ventes sont pro­ posées en Chine notamment, à Hong­Kong bien sûr, mais aussi à Pékin.” Le troisième constat se situe dans la raréfaction des lots de très grande qualité. Les découvertes en tableaux impressionnistes ou an­ ciens sont rarissimes. “Là où dix chefs­d’œuvre sortaient par an dans les années 1980, on en voit arriver un ou deux par an désormais. C’est pareil pour le très beau mobilier. C’est une des raisons qui a amené un dé­ placement des investissements sur l’art contemporain.” Le quatrième constat concerne les modes. Au­delà des goûts déve­ loppés par les amateurs, des grands questionnements sur la culture même des amateurs, l’art contemporain a profité de son accessibi­ lité, de sa spontanéité, de sa fraîcheur. “L’art contemporain est monté en grade parce que les grandes salles de ventes ont réussi à monter des dispersions où se trouvaient des pièces très importantes. Les galeristes ont fait leur métier de leur côté, en poussant certains artistes, eux­mêmes soutenus par une presse spécialisée peu avare de lignes et de compli­ ments. Du coup, le monde entier s’est jeté sur l’art contemporain et les grandes foires, comme ArtBasel ou d’autres, ont donné un éclat formida­ ble à ce segment.” Le cinquième constat se situe dans le phénomène des niches. Le marché, comme ses acteurs professionnels, s’est spécialisé. Chaque niche est devenue un segment très suivi et vitalisé par quelques hor­ mones de croissance, qui ont jeté des millions sur des types d’objets parfois méconnus voici quinze ans. “C’est, en effet, le cas de l’art tribal, non­européen comme on l’appelle parfois. Ce fut également le cas pour la BD, qui continue de monter en puissance. Ce le fut moins pour les auto­ mobiles, quoique ce soit un secteur où deux, trois salles se sont spéciali­ sées. Je retiens de ce monde des ventes que c’est un grand jeu et que c’est très excitant de vendre et acheter. Je pense, enfin, que le duopole avec no­ tre concurrente va perdurer longtemps. Cela n’empêche pas qu’à Lon­ dres, Bonham’s sur le “middle market” tienne un rôle efficace et que Phi­ lips­de Pury, dans sa niche contemporaine soit remarquable. Pour Paris, les deux “majors” ont écrasé tout le monde. Il fallait s’y attendre. Il y a quand même trois ou quatre maisons qui se distinguent. Les autres tien­ nent le coup, donc il y a de la place pour tout le monde.” Philippe Farcy

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Pierres dures

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l Vente publique

PH. FY.

Louiza, années Neuber, un raffinement absolu

h La salle de ventes de la place Stéphanie à

L’exposition muséale et l’exposition d’objets de l’orfèvre saxon Johann­Christian Neuber chez les antiquaires Alexis et Nicolas Kugel est une vraie merveille. Sur le quai Anatole France, à Paris, on trouve dans le grand salon du deuxième niveau, des boîtes à pilules et à priser en or et pierres dures, provenant de la “Frick Collection” de New York, du musée de la “Voûte verte” à Dresde et de divers collectionneurs privés. La pièce centrale est une table dite “de Breteuil”, qui est comme une boîte géante sur pied. Au troisième niveau, la plus grande salle de l’étage est dévouée à la vente d’objets de vitrine, créés entre 1750 et 1815. À ce niveau, ils sont à vendre. On est là au comble du raffinement. (Ph. Fy.)

Bruxelles, se fait un petit tour côté golden sixties et leur suite. PASSONS SUR LES TRENTE PREMIERS LOTS, QUI N’ONT guère d’intérêt – sauf peut­être “Le Moulin de la Galette”, tracé à la gouache par Elisée Maclet (1881­1962), au lot 26 et annoncé vers les 2 500 € – pour accéder à la colonne vertébrale de cette petite vacation de reprise, que nous ont concoctée les dames de chez Louiza. Les artistes nés dans les années vingt, trente et quarante ont la primeur de cette dispersion, fixée demain à 15h. Cela laisse la journée de ce vendredi pour aller jeter un œil sur cette salle, spécialisée dans les tableaux, dessins et gra­ vures. Les valeurs ne sont pas très élevées et l’on pourra accrocher à son mur, par exemple, une composition cinéti­ que de 1982, signée de Yaacov Agam (né en 1928), pour un bon millier d’euros. Une sérigraphie sur miroir du même artiste, est annoncée au lot 63, dans la zone des 4 000 à 5 000 €. Une “Variations sur le Carré” de Jean­ Pierre Yvaral (1934­2002), devrait montrer aux alentours des 2 500 €. Une eau­forte de Georg Baselitz (né en 1938), devrait être adjugée à 1 800 €. Pour un “Mobile” de Dario Perez­Flores (né en 1936), la salle attend entre 5 000 et 7 000 €. D’autres tranches d’âges bien sûr sont représentées, et le panel d’artistes est très large. Il n’y a pas de grands noms internationaux, donc on peut acheter à bas prix. Comme cette aquarelle de Jean Rets (1910­1998), artiste liégeois bien connu dans sa région, et qui se vendra entre 200 et 300 €. Une des plus belles choses est une aquarelle “Sans Titre” de Victor Brauner (1903­1966), figurant des fleurs alignées en tige. La feuille de 160 x 220 cm est escomptée entre 7 000 et 9 000 €. Ph. Fy.

U www.kugel.com

l Vente publique

ROPS

Quelques jolies enchères

Au lot 186, cette belle soupière de Chine a été vendue à 880 €, bien en dessous de l’estimation basse.

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Le marché

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1960­1970

LOUIZA

Cette feuille de Victor Brauner, tracée en 1955, devrait monter à au moins 7000 € chez Louiza.

chez Rops h Décidemment tout le monde est content en ce mois de septembre. Au tour de Rops, en attendant les autres. NOUS AVIONS NAGUÈRE DONNÉ ICI DEUX reflets des scores obtenus chez Rops, le premier dimanche de ce mois de septembre. C’était une mise en bouche. Pour le plat principal, voici quelques autres jolis résultats qui auront satis­ fait de nombreux déposants. On n’évoquera pas les débuts de la vacation, consacrés à des bijoux de petites valeurs. À par­ tir du n° 35, quelques sommes plus respecta­ bles furent mises sur la table, à l’instar des 1 100 € donnés pour un long vase en verre multicouches, haut de 20 cm et signé du Verre Français. C’était conforme aux estimations. Plus loin, on vit évoluer un bol chinois en por­

celaine, sans date – sans doute du XVIIIe siècle ­, de 160 € à 1 200 €. Ce qui est fort agréable pour le déposant, bien sûr. Au lot 144, un bouddha chinois, lui aussi en porcelaine, est parti à l’estimation basse, soit 1 800 €. La pièce mesurait 46 cm de haut quand même. De même pour une pagode en ivoire sculpté de la fin du XIXe siècle, qui était annoncée à 2000 €, et que Benoît de Sauvage, grand prêtre de la va­ cation, a adjugé à 2 400 €. Il y eut mieux encore dans le monde chinois, avec un groupe sculpté en ronde­bosse où plusieurs personnages sem­ blaient causer à l’abri d’un palmier. Le lot, haut de 33 cm et large de 32 cm, était annoncé à 900 €. Il démarra à cette somme, mais la salle s’est disputée avec générosité et le dernier en­ chérisseur l’a emporté à 3 800 €. Il y eut beaucoup de lots retirés, ceci dit. Et les porcelaines bleues et blanches ne valent plus que des “clopinettes”, sauf format inhabituel ou rare. Les prix comprennent les frais. Ph. Fy.

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L'actu

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l Expo en vue

Erro, entre ressemblance et réalité h Bernard Noël oppose l’image faite à la

BERNARD NOËL INTRODUIT LA NOUVELLE expo­ sition d’Erro à la Galerie Louis Carré. L’expo jubilaire d’un octogénaire flambant neuf. Ce phénomène – fureur créatrice, jamais prise en défaut, d’images d’une société dont il fustige avec habileté les excen­ tricités – s’appelle Erro, même s’il naquit Gudmun­ dur Gudmundson, en Islande. Et agit depuis plus de cinquante ans, sans faiblir. À 80 ans, frais comme un gardon sautillant dans l’eau vive, il étonne encore et toujours. Et la course frénétique de l’image populaire à travers le monde nourrit, inlassablement, l’amplification visuelle qu’il donne à ces sarabandes de couleurs, de figures énigmatiques disparates et imprévisibles. Fait tout à coup surprenant : ce qui d’aventure ne semblait avant lui qu’imagerie, se découvre, sous sa patte, d’étranges développements, des réflexes et des ré­ flexions qui nous titillent. Comme si, soudain, ces images trop imagées se trouvaient un sens, élargies à de nouvelles dimensions. Il faut dire, bien évidem­ ment, qu’Erro n’est pas pour rien, ni dans leur surdimension, ni dans l’au­delà qu’elles lui inspi­ rent. Infatigable dénicheur de ces images à l’emporte­ pièce, qui nous assaillent en toutes circonstances, de l’enfance à l’âge adulte, il coupe, découpe, colle et as­ semble ce qu’il déniche en toute occasion. Les maga­ zines, les illustrés, les publicités, les affiches, les ban­ des dessinées sont cette manne qu’il compulse, en quête du détail qui fera mouche sous son pinceau. Se concoctant de la sorte des petits panoramas em­ plis de tout, du prévisible et de son contraire, il agrandit la sauce jusqu’à l’exemplarité monumen­ tale. Et, miracle du procédé, ce qui n’était jus­ qu’alors qu’image anodine et superficielle se re­ trouve chargée d’un potentiel critique que sa surdi­ mension exacerbe. Sous les pavés, la plage. Sous l’image démultipliée, la provocation. Et si, depuis plus de cinquante ans, Erro ne s’est pas départi d’un procédé qui fit son succès, il ne fau­ drait pas croire qu’il ne l’ait pas fait évoluer avec une constance rare. Selon les époques et les délires d’une humanité accablante de déprédations multiples, l’artiste s’est voulu plus politique ou plus persifleur, davantage érotique ou comique. Et les “comic­ strips” ont alimenté ses narrations fragmentées

COURTESY GALERIE LOUIS CARRÉ & CIE

main et l’image à la machine et salue le plus grand brasseur d’images que la peinture ait connu.

Erro, “23 Carrés”, peinture glycérophtalique sur toile, 80 x 80 cm, 2011. d’une visibilité sans cesse plus grinçante, le grand art lui­même n’étant jamais absent de ses audacieux rapprochements. Erro s’attaque de la sorte à une réa­ lité que nous ne voyons plus, qui nous dépasse pour cause d’aveuglement. “Trente tableaux carrés pour la galerie Carré”, sont trente tableaux révélateurs d’un ouvrage peaufiné, équilibré, avec ses surprises, ses

PRIX De 7 500 euros (tableaux 40x40cm) à 35 000 euros (130x130cm)

“Ce ne sont plus maintenant des images qu’il nous offre, bien qu’elles aient l’air de l’être encore : leur apparence dissimule que leur nature a changé si bien qu’elles ont le pouvoir de nous communiquer cette transformation. On s’apercevra bien un jour que changer la vue est la seule façon de changer la vie.” Bernard Noël

Bio express Né en 1932 à Olafsvik, Islande. Études à l’Académie d’Art de Reykjavik et nombreux voyages d’études à travers l’Europe. À Paris depuis 1958. En 2011, expos personnelles à Reykjavik, Vienne et Francfort, en 2012 à la Fundacio Stämpfli à Sitges, Espagne. clins d’œil, son humour féroce ou à froid, ses imbro­ glios, ses magies surprenantes. Y défilent Mickey, Alice, Batman et Superman, reine des volcans, parties carrées et flûte enchantée… Tout cela dans une profu­ sion de couleurs, de cultures et de mondes qui s’en­ trechoquent. Erro expose aussi à la Bibliotheca Wittockiana, à Bruxelles, nous y reviendrons. Roger Pierre Turine

U Galerie Louis Carré&Cie, 10 avenue de Messine, 75008 Paris. Jusqu’au 20 octobre. Infos : 01.45.62.57.07 et www.louiscarre.fr U Paris en 1h22, 25 fois par jour, avec Thalys. Infos: www.thalys.com

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Arts Libre du 21 sptembre 2012