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Question time

Annonces

C’est en l’hôtel de ville que le château dit d’“En Haut” de Gerpinnes s’est mué. Page 5

De l’intérêt de placer un patrimoine immobilier dans une société. Page 6

Dans ce supplément, 6 pages pour trouver le bien de votre choix.

D.R.

Vie de château

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BATIRÉNO

Supplément à La Libre Belgique - N°162 - Semaine du 20 au 26 septembre 2012

BATIRENO,

CLAP NEUVIÈME

PP. 2 > 4

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


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Le dossier

SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2012 LIBRE IMMO

l Salon

Batireno, le salon de proximité Épinglé (septembre 2012) conclut que pour la grande majorité des Belges, le logement représente davantage qu’un simple toit protecteur. Et précise, dans un communiqué, qu’il est “tout à la fois reflet de leur statut social, signe de reconnaissance, expression de la personnalité, et investissement au long cours, garantissant une sécurité financière.” Rien d’étonnant, dès lors, à ce que ceux-ci en prennent un soin particulier. De même qu’une bonne partie de leur budget. Ainsi, 11 % des consommateurs interrogés ont consacré quelque 11 600 euros à des rénovations au cours de l’année 2011. Tandis que ceux qui projettent de rénover leur logement dans les mois à venir (5 %) y affecteront un peu plus de 15 000 euros. Voire une bonne dose d’huile de coude, puisque la moitié des candidats-rénovateurs – la proportion est plus importante en Wallonie – se charge personnellement des travaux. Que ce soit avec l’aide de professionnels (24 %) ou… en réalisant l’ensemble du travail, de A à Z (24 %) ! Vingt-trois pour cent d’entre eux déclarent ne pas se charger du chantier eux-mêmes, mais coordonner les rénovations. L’ère du “do it yourself” est loin d’être révolue. Par ailleurs, quand il parle rénovation, le Belge entend tout d’abord rafraîchir son logement (35 %), l’isoler (29 %), le réparer (26 %) et remplacer les fenêtres, portes et câbles électriques (24 %). Les consommateurs wallons sont la plupart portés sur la réparation du bien (39 %). À la différence, le (rem) placement des revêtements des murs (13 %) et du sol (11 %) est moins courant. De même, les revêtements des plafonds (7 %) et des façades (5 %), la terrasse (2 %) et les portes intérieures (1 %) font plutôt rarement l’objet de rénovations. De toutes les pièces de la maison, c’est la cuisine qui est le plus sujette à révision (44 %). Suivie de près par la salle de séjour (37 %), la chambre à coucher (27 %) et la salle de bain (25 %). Seize pour cent des travaux portent sur la salle à manger, 15 % sur l’entrée. La terrasse, le jardin, les toilettes, le garage, le dressing ou le bureau ont tendance à être oubliés des grands plans immobiliers des Belges. (F.Ma.)

BATIRENO

Une récente étude du Crioc

Plus de 150 exposants sont attendus sur le site de Namur Expo. Dont certains participent à la thématique 2012 : les solutions durables.

h Le salon namurois fait la part belle aux métiers de la maison, depuis la décoration intérieure jusqu’à la construction. Et est axé, cette année, sur les solutions durables. LA NEUVIÈME ÉDITION DE BATIRENO, LE SALON DE LA construction et de la rénovation, se tiendra du 22 au 30 sep­ tembre prochains, sur le site de Namur Expo. L’occasion pour les candidats­bâtisseurs et les apprentis­rénovateurs de s’infor­ mer, prendre des contacts, glaner des idées, apprivoiser de nouvelles techniques, découvrir des produits innovants… Et de patienter en attendant son équivalent à grande échelle, le bruxellois Batibouw (du 21 février au 3 mars 2013) ? “Non, rétorque Christine Koenigs, responsable de la communication du salon. Car Batireno se place dans un tout autre registre que Ba­ tibouw. Il s’agit d’un salon régional, proche de son public, comme il y en a dans presque toutes les provinces en Belgique. Les exposants sont, pour la plupart, plus artisans que fabricants, plutôt constitués en PME qu’appartenant à de grands groupes. Et majoritairement implantés en Wallonie.” Par ailleurs, celle­ci précise également que les visiteurs passent généralement la porte du salon en ayant un projet concret en tête. “Ils sont à la recherche de répon­ ses précises à leurs questions, souligne­t­elle. Contrairement à Ba­ tibouw, Batireno voit peu de badauds déambuler dans ses allées.” C’est aussi l’avis de Laurent Brasseur, directeur commercial de SCID Portes et fenêtres (stand 93), fidèle au salon depuis ses dé­ buts. “Nous sommes présents à Batireno en tant que revendeurs des châssis Pierret System. Tandis que la firme dispose d’un stand à Batibouw. On remarque que le volume des contacts créés est proche de celui de Batibouw, mais de qualité nettement supérieure.” Le salon s’articule autour de divers événements. Parmi les­ quels, l’habituelle Journée des Seniors (le 25/09) et le La­ dies’Day (26/09) – entrée gratuite à la clé – mais aussi la Noc­ turne (28/09), animée par deux conférences. L’une listera une série de trucs et astuces pour éviter les pièges tant du secteur de

la construction que celui de la rénovation (lire page 4). L’autre abordera en détail le sujet du certificat de performance énergé­ tique des bâtiments (PEB), qui accompagne obligatoirement toute vente ou location d’un logement résidentiel en Wallonie. Un sujet on ne peut plus actuel, qui a d’ailleurs inspiré les or­ ganisateurs du salon. En effet, cette année, celui­ci est placé sous le signe des solutions écologiques. “L’année passée, nous avions pu observer un véritable boom des panneaux photovoltaï­ ques, explique Christine Koenigs. Tandis que cette année, nos ex­ posants se sont diversifiés, à la demande du marché, en explorant plusieurs pistes d’économie d’énergie, depuis l’isolation aux pompes à chaleur, en passant par les lampes LED, etc.” Une tendance con­ firmée par Laurent Brasseur, qui a vu ses ventes de triple vi­ trage exploser en trois ans de temps, grimpant de 20 % à 60 %. Tandis que le promoteur immobilier Matexi Projects (stand 82), présent sur le salon pour la seconde fois, y voit l’opportu­ nité de présenter au public son projet d’éco­quartier à Bouge, dans le namurois. “Nous allons exposer une maquette reprodui­ sant les 76 maisons et 13 appartements qui composent le projet, intervient Michel Louis, responsable commercial Namur­Hai­ naut. Et ce, afin de réitérer l’expérience positive de la Semaine de l’Aménagement durable, lors de laquelle la maquette était aussi ex­ posée.” Mais aussi profiter de “l’enclin des visiteurs du salon pour la nouvelle construction”. Quelque 25 000 visiteurs sont attendus. Beaucoup de Namu­ rois, bien sûr, mais aussi des Wallons de tous les horizons : Hai­ naut, Brabant wallon (les deux autres provinces les plus repré­ sentées), Liège, Luxembourg. “Nous avons même des visiteurs ve­ nant de Flandre, de Bruxelles et de Paris”, note Christine Koenigs, qui se félicite de la renommée grandissante de Batireno. Frédérique Masquelier

U Batireno, Namur Expo, avenue Sergent Vrithoff, 2 à 5000 Namur. Du 22 au 30 septembre, du lundi au jeudi de 13h à 18h, le vendredi jusque 21h et les week­ends de 10h à 19h. Infos supplémentaires : www.batireno.be

Suite page 4

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SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2012 LIBRE IMMO

Le dossier

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Le dossier Suite

SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2012 LIBRE IMMO

BATIRENO

Quelque 60 % des exposants sont des habitués des lieux, se déplaçant chaque année pour l’occasion.

Les pièges de la construction h Les Belges sont de plus en plus nombreux à conduire leurs travaux en personne. Mais, dans le même temps, au vu de la complexité des techniques et des produits, ils n’ont jamais été aussi mal informés. La Confédération Construction l’assure : le secteur de la construction n’est pas en si mauvaise posture qu’on pourrait le croire. Elle constate, en effet, une hausse de 4,4 % des autorisations de nouveaux logements résidentiels entre janvier et mars 2012, et ce par rapport au dernier trimestre de l’année 2011 (octobre à décembre). Les autorisations de rénovation, elles, grimpent de 7,2 %. Et d’observer ensuite une stabilité de l’activité de construction durant le deuxième trimestre de l’année 2012, d’après les dernières données de l’Institut des Comptes Nationaux. Pour preuve, le carnet de commandes des entrepreneurs s’est maintenu, assurant une activité de 5,43 mois pendant la période de juin à août. En outre, le nombre de faillites a diminué de 3,9 % pendant la période de mai à juillet 2012. Quelque 440 entreprises de construction ont déposé le bilan alors qu’elles étaient 460 au cours des trois mois précédents, de février à avril. Un mieux somme toute relatif, étant donné que le nombre de faillites se maintient à un niveau élevé en comparaison avec les années précédentes. (F.Ma., avec Belga)

DIDIER HERMANS, DIRECTEUR DE Bati­ Info, donnera deux conférences le ven­ dredi 28 septembre, lors de la nocturne du salon Batireno. Au cours de la première (17h30), il s’attachera à dépister les pièges dans lesquels tombent nom­ bre de candidats­bâtisseurs et autres apprentis­rénovateurs. De quoi armer les maîtres d’ouvrage en herbe pour mener à bien leurs travaux de rénovation ou superviser au mieux la construction de leur logement. Car ceux­ci sont de plus en plus nombreux à saisir crayon et papier millimétré, truelle et niveau de maçon, se passant, ce faisant, de l’inter­ vention des corps de métiers. Voire… de l’architecte. “Il y a vingt­cinq, trente ans, l’architecte était de tous les chantiers, explique Didier Hermans. Il était même chargé de réaliser un plan d’étude sur l’éclairage !” Et de remarquer, depuis une dizaine d’années, l’implication croissante des Belges dans les travaux de leur maison. “Qu’il s’agisse d’une maison à rénover ou d’une construction neuve, on observe qu’un nombre toujours plus grand de postes sont soustraits à la supervision de l’architecte, ajoute­t­il. Ce dernier est surtout chargé de l’administration et du suivi du chantier en ce qui concerne le gros œuvre fermé.” Tandis que la pose du carrelage, le plafonnage, l’électricité, etc., sont dûment surveillés par les propriétaires des lieux. “Sans parler de la recrudescence du nombre de gens qui font leurs travaux eux­mêmes !”, reprend l’expert. Et de pointer le coût du chantier comme de la main­d’œuvre, qui incitent les particuliers à se débrouiller, pour dimi­ nuer au maximum l’ardoise. Ce qui n’est pas un mauvais choix, en soi, BATI-INFO

Épinglé

pour autant que ces entrepreneurs impro­ visés sachent comment s’y prendre. “Or, ces menus travaux ont lieu, bien souvent, dans la plus parfaite méconnaissance des produits et des techniques, déplore Didier Hermans. En ce qui concerne les écono­ mies d’énergie, par exemple, les gens ont tendance à se fixer sur les primes et les incitants fiscaux. Mais oublient qu’avant de parler de chauffage, il faut parler d’isolation. L’énergie la moins chère est celle qu’on ne con­ somme pas. C’est pourquoi il faut d’abord veiller à isoler la toiture, responsable de 32 % des perditions de chaleur, puis, dans l’ordre, les châssis, les murs et les sols.” Et encore, en supposant que tous sont étanches ! “Prenons l’exemple de la laine minérale, poursuit­il. C’est un excellent isolant, d’un bon rapport qualité­ prix pour un climat comme celui de la Belgi­ que. Mais si elle est placée contre une toiture non étanche et que la pluie ou le vent entrent en contact avec, elle perd toutes ses qualités isolantes.” Au­delà des pièges ayant trait aux travaux à proprement parler, Didier Hermans donne également quelques conseils plus généraux. “Il faut aussi, dans le cas d’une construction neuve, être vigilant lors de l’achat du terrain, souligne­t­il. En effet, la plupart des jeunes pensent prix et situation, s’engagent, font les démarches auprès du notaire, puis, à quelques semaines des tra­ vaux, tombent sur un os quand l’entrepre­ neur leur demande les résultats de l’essai de sol, afin de déterminer son devis.” Résultats qui sont, idéalement, à inclure en tant que clause suspensive au moment de signer la

convention de vente du terrain, au même titre que la réserve ayant trait au prêt hypothécaire. “Un essai de sol coûte entre 500 et 600 €, TVA comprise. Mais les résul­ tats de ce dernier sont essentiels pour éva­ luer le coût, entre autres, de la mise en œuvre des fondations de la maison.” Il arrive trop souvent que les maîtres d’ouvrage soient mis devant le fait accompli, pris à la gorge par des frais supplémentaires parfois astronomiques. Dans la même veine, le choix de l’archi­ tecte est sujet à précaution. “L’architecte, un peu comme l’avocat, ne dispose pas d’un contrat­type, insiste Didier Hermans. Celui­ci est fonction du projet et de la per­ sonne qui fait appel à ses services. Du coup, le contrat se négocie, un peu comme l’achat d’une cuisine ou d’un salon !” Et ce, en tenant compte du bouche à oreille, en se renseignant sur les précédents chantiers de l’architecte en question, en évaluant ses références et ses compétences. Idem lors du choix de l’entrepreneur. “Pour chaque poste, il faut demander au moins cinq avis différents, et établir autant de devis. Car, même ici, au salon, cinq exposants différents se revendiquent tous comme cinq champions du monde !” Et de donner un petit truc pour s’assurer, une fois son choix arrêté, de la bonne conscience professionnelle de ce dernier. “Avant de signer le contrat, le maître d’ouvrage doit faire insérer une clause bien particulière, glisse l’expert. Qui stipule que les 50 % restants du solde des travaux seront libérés à condition que l’audit thermographique soit correct”. Histoire de vérifier que le travail a été bien effectué, “et de s’assurer que le patron est un peu plus derrière ses ouvriers !”, sourit­il. F.Ma.

U Guide Bati­Info 2012­2013, 8,90 €. Infos supplémentaires : www.bati­info.be

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Vie de château

SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2012 LIBRE IMMO

l Vie de château l

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Gerpinnes, une maison pour tous h C’est en l’hôtel de ville que le château dit d’“En Haut” s’est mué.

h Un domaine étroit qui ne LE RUISSEAU D’ACOZ COULE AUX pieds du château de Gerpinnes dont la destinée depuis 1972 est désormais d’être ouvert à toute la population de l’entité, soit plus de 12 000 habitants résidant sur près de 4 700 ha. Le châ­ teau est classé depuis le 19 septembre 1985. Le ruisseau avait fait des ravages par ici en 1987 lors d’une crue histori­ que causant la mort de trois personnes. Le village s’en souvient encore. Gerpin­ nes est célèbre pour sa marche de sainte Rolende dont les restes sont conservés dans la superbe église du village, dotée d’une puissante tour romane, comme il en existe une autre à Biesme. Le village de Gerpinnes est fait de déclivités diver­ ses, ce qui le rend assez pittoresque. Un petit biez passablement pollué mais qui va être assaini grâce à un futur égout­ tage, nommé le “Saint­Pierre”, reçoit les premières eaux de la source de sainte Rolende qui émergent derrière le châ­ teau­ferme de “La Tour”, dont on par­ lera sûrement un jour. Le ci­devant château était jadis un château­ferme fortifié qui défendait les limites du comté de Namur contre les risques du voisinage immédiat avec la principauté de Liège, raconte Cécile Douxchamps qui ne connaît guère la suite des maîtres de maison. L’auteur cite juste l’existence d’une tour au dé­ but du XVIIe siècle dont il est fait men­

PH. FY.

manque pas d’intérêt.

Le château de Gerpinnes est posé sur une sorte de colline. Il a été construit pour la famille de Bruges et sert de maison communale depuis 1972. tion dans l’un des albums de Croÿ. Il semble certain que le château actuel re­ monte au XVIe siècle. Et ce sont les Bru­ ges de Gerpinnes qui l’édifièrent dans sa mouture actuelle. La date de 1679 appa­ raît sur le mur qui regarde sur la face côté cour, vers le ruisseau d’Acoz, par l’entremise d’ancres. Le bourgmestre Philippe Busine nous a aimablement trouvé des éléments de dévolution. Il si­ gnale que les armes des Bruges appa­ raissent sur un linteau de la porte d’en­ trée de la maison Bouillon, avec la date de 1612, ce qui montre que les Bruges étaient puissants et bien installés dans le village depuis le XVe siècle. Ils occupè­ rent de nombreuses charges publiques dans la région. Par ailleurs, un des sa­ lons du rez abrite au château une che­ minée dont la plaque porte les armoi­ ries des Croÿ; elle est agrémentée de la devise “J’aime qui m’aime”. Le mayeur nous apprend que le châ­ teau fut vendu en 1930 par Amour de Bruges au lieutenant­général Léon d’Orjo de Marchovelette (1848­1946)

puis qu’il fut repris par son fils Charles (1888­1958), porteur du même grade. Les deux filles de Charles vendirent le domaine à la commune en 1970. Le parc est piqué au nord d’une tour carrée isolée près d’un ancien court de tennis. On en trouve une autre avec un petit appentis sur le flanc occidental quand, au sud, l’œil est attiré par un pe­ tit pavillon d’époque Louis XV en bri­ ques et pierre calcaire. Il pourrait s’agir d’une ancienne chapelle. Les deux tours sont construites en moellons de pierre bleue et de grès. Elles sont ornées de jo­ lies toitures à clochetons et bulbes. Le château est totalement peint en blanc et comporte plusieurs éléments d’époques différentes, sous quatre toi­ tures accolées. Le plus ancien bâtiment est celui de droite, assez trapu et proche en termes de style du très bel immeuble de la rue N. Anrys, posté en face, de l’autre côté du ruisseau. Il s’agit sans doute de part et d’autre de maisons de maîtres de forges. La maison commu­ nale qui ne comporte que quatre tra­

vées sur deux niveaux placés sous une superbe toiture, fut pour sa part agran­ die vers le nord. Une sorte de tour de trois niveaux et deux travées fut accolée puis vint une aile complémentaire de quatre travées où l’on peut notamment célébrer les mariages. Notons que la bâ­ tisse primaire animée de belles lucar­ nes, possède un escalier en pierre bleue ancien donnant vers les jardins en ter­ rasses (en partie occupées par d’autres terrains de tennis), mais son accès est muré. Dans ce mur vers la vallée on voit une grande verrière à arc en plein cintre qui éclaire la cage d’escalier intérieure. Les décors des salons du rez sont con­ servés. On y trouve de belles boiseries, des trumeaux et des dessus­de­porte peints et des cheminées de marbre. Les peintures sont en partie de Oliverius Pi­ rotte, peintre liégeois (1699­1764) et, pour une seule composition, l’œuvre de Pierre­Balthazar de Bocq ou de Block, artiste né à Anvers en 1729. Accès public bien sûr. Philippe Farcy

Épinglé

PH. FY.

Fernelmont contemporain Jusqu’au

Le petit édifice d’époque Louis XV au sud du jardin, pourrait être une ancienne chapelle.

30 septembre le baron Patrice de Grancey et Gustavo Urruty reçoivent les visiteurs de leur 4e salon d’art contemporain. Une trentaine d’artistes parfois très connus comme Sabatte, Fabre, Case, Quint, Bara ou Ullens et quelques chinois sont représentés. C’est une belle manière de découvrir ce château étonnant. Ouvert tous les après-midi sauf les lundis. Gratuit pour les jeunes. Visites guidées les samedis et dimanches. 77 rue des Combattants à Fernelmont.

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En pratique

l Gestion publique l

SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2012 LIBRE IMMO

Question time

Logements inoccupés

Un patrimoine immobilier dans une société ?

JOHANNA DE TESSIERES

Bruxelles a horreur du vide

Les logements vides sont de plus en plus harcelés par la Région bruxelloise.

h La Région de Bruxelles­Capitale renforce son appui financier aux communes qui luttent contre les logements inoccupés. DANS SA VOLONTÉ DE FAIRE DE LA LUTTE contre les logements inoccupés une priorité, la Région de Bruxelles­Capitale a récemment lancé le principe d’une amende régionale sur les logements inoccupés depuis plus d’un an, qui vient sanctionner les proprié­ taires qui ne remédieraient pas à l’inoccupation dans un délai raisonnable, alors même que des mesures d’accompagnement et de soutien, comme la gestion par agence immobilière sociale (AIS) ou encore l’aide à la rénovation, leur sont proposées par la Région. Dans le même but, et sous la même impulsion de son secrétaire d’Etat au Logement Christos Doulkeri­ dis, elle a décidé de renforcer son appui financier aux communes qui mettent en œuvre le droit de gestion publique. Ce droit autorise un opérateur immobilier public (régional ou local) de prendre en gestion à la place du propriétaire un immeuble inoccupé, en vue de le mettre en location à un loyer plafonné et au pro­ fit de personnes à bas revenu. Pour encourager la mise en œuvre de ce dispositif, la Région peut octroyer des prêts sans intérêt pour fi­

nancer des travaux de rénovation et mise en confor­ mité du bien. Concrètement, le Gouvernement a dé­ cidé de relever la part des travaux finançables par cet emprunt à taux zéro : de 50 à 70 % et de 80 à 90 % (en zone de Développement Renforcé du Logement et de la Rénovation). Le prêt pourra donc désormais s’élever à 35 000 ou 45 000 euros par logement (les travaux ne pouvant dépasser 50 000 euros par logement). L’arrêté adopté prévoit aussi que le délai de rembour­ sement des prêts accordés aux opérateurs publics par la Région pourra dépasser le délai des 9 ans imposé auparavant. Avec ce renforcement du soutien financier au droit de gestion publique, l’appel aux communes est clair pour Christos Doulkeridis, cité dans un communiqué : “Chaque niveau de pouvoir, chaque autorité publique, a un rôle à jouer dans la lutte contre les logements inoccu­ pés et ce, en fonction des armes dont elle dispose. Ce nou­ veau soutien financier est un réel coup de pouce et un ap­ pel à mettre en œuvre cette mesure particulière, dite de réquisition douce.” Le secrétaire d’Etat au Logement s’adresse aussi aux propriétaires : “Le droit de gestion public est une mesure forte, car il n’est pas acceptable de délaisser des logements ou de spéculer dans une Région qui souffre d’un manque criant de logements. La Cour constitutionnelle l’a reconnu : le droit de propriété n’est pas absolu. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics d’y opposer le droit au logement lorsque les circonstances l’imposent”.

Lorsque l’on entend le terme société, toutes les sortes de société surgissent à l’esprit comme les sociétés anonymes, les sociétés à responsabilité li­ mitée, etc. En principe, elles ont toutes en commun le fait d’accomplir des actes dits “de commerce”. En réa­ lité, une forme de société se distingue de ce prin­ cipe : la société patrimoniale. Une société patrimo­ niale prend la forme d’une de celles prévues par le Code des sociétés (au choix donc une société ano­ nyme, une société à responsabilité limitée). Vue de l’extérieur, elle ne se distinguera pas des autres so­ ciétés. Elle possède toutefois un objet social diffé­ rent qui est de détenir et de gérer des immeubles. En guise d’avantages, on notera la possibilité de déduire fiscalement les frais de l’immeuble et de comptabiliser les amortissements sur les bâti­ ments. Un autre point positif se situe au niveau des droits d’enregistrement. La personne, souhaitant acheter un immeuble à une société de patrimoine, peut acheter soit l’immeuble, soit les actions. L’achat des actions évite les droits d’enregistre­ ment de 12,5 %. Enfin, la donation d’actions peut, moyennant certaines conditions, être exonérée du paiement des droits de donation et de succession. Toutefois – et c’est le revers de la médaille – il est difficile de faire “sortir” un immeuble de la société patrimoniale. Bien souvent, en cas de vente de l’immeuble, le prix est inférieur à celui que l’on obtiendrait si l’on vendait l’immeuble en nom propre. Par ailleurs, l’achat d’un immeuble en so­ ciété suppose d’emprunter les sommes utiles au travers d’un crédit d’investissement. Les condi­ tions de celui­ci sont différentes de celles d’un prêt hypothécaire d’habitation. Et, bien souvent, les in­ demnités de remploi demandées par l’organisme financier sont significatives. e

U Consultez votre notaire pour des conseils sur mesure ou rendez vous sur www.notaire.be.

Libre Immo. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique.Coordination rédactionnelle:Vincent Slits. (02 211 29 13 vincent.slits@lalibre.be) Illustrations: Etienne Scholasse. Réalisation: Sodimco. Directeur général: Denis Pierrard..Rédacteur en chef:Vincent Slits.Rédacteur en chef adjoint: Pierre-François Lovens.Conception graphique: Jean-Pierre Lambert (responsable graphique), Bruno Bausier. Publicité: Véronique Le Clercq (00322 21127 64 veronique.leclercq@saipm.com)

A l’agenda

Planification successorale Les Maisons du notariat de Bruxelles et Wallonie organi­ sent, le 16 octobre à 18 heures, des soirées­conseils gratuits sur les successions et leur planifica­ tion. Les notaires répondront notamment à la question de sa­ voir ce que l’on peut encore faire sans risque aujourd’hui dans l’environnement des me­ sures anti­abus fiscal. “Planifier sa succession constitue tant sur le plan fiscal que sur le plan familial, un gage de sérénité”, ajoute le

notariat qui invite le public à se rendre dans ses Maisons de Bas­ togne, Bruxelles, Charleroi, Huy, La Louvière, Liège, Mons, Na­ mur, Tournai, Verviers et Wa­ vre. Les conférences sont suivies d’une séance de questions/ré­ ponses. Elles sont gratuites mais les participants doivent s’ins­ crire préalablement. e

Les 2es résidences s’exposent La 13e édition du salon Second Place s’annonce : elle aura lieu

du 28 au 30 septembre à Brus­ sels Expo (le vendredi entre 14 et 18 heures, le samedi et di­ manche entre 11 et 18 heures). Plus de 25 pays s’y retrouveront (une centaine de stands, quel­ que 250 participants), qui expo­ seront plus de 2 500 projets, et dix fois plus de secondes rési­ dences. Le prix d’entrée s’élève à 10 euros. Le salon Second Place réunit sous un même toit tout ce qui intéresse les person­ nes désireuses d’acquérir ou d’aménager une résidence se­ condaire. Les seuls exposants admis à ce salon seront les pro­

fessionnels spécialisés dans les appartements ou les maisons de vacances et ce, aussi bien en Bel­ gique qu’à l’étranger. D’expé­ rience, son organisateur, Fairs Consult, sait que ce salon attire plus particulièrement le grou­ pe­cible très spécifique des mé­ diors : familles à deux salaires (supérieurs à la moyenne) qui ont plus de quarante ans et dont les enfants ont déjà quitté la maison. Ils achètent pour pou­ voir profiter des vacances, pour s’y installer définitivement ou comme investissement. L’an dernier, les destinations prisées

furent la France, l’Espagne, l’Ita­ lie, le Portugal et la Turquie. Cette année, l’organisateur ta­ ble sur l’Espagne (et ses bonnes affaires), les pays de l’ancien bloc de l’Est et les Etats­Unis. Outre une vaste offre d’expo­ sants, Second Place entend éga­ lement proposer une plate­ forme de rencontre au sein du marché des secondes résiden­ ces. C’est pour cette raison que le salon organise des séminaires consacrés aux aspects finan­ ciers, juridiques et fiscaux liés à l’achat d’une seconde rési­ dence. e

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SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2012 LIBRE IMMO

Annonces immobilières

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SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2012 LIBRE IMMO

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SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2012 LIBRE IMMO

9

MAISONS À VENDRE de 125.000 à 250.000 €

21-99842305-05

21-100149706-06 21-100147808-08 21-100149103-03

21-100060601-01

21-100149102-02

21-100147806-06 21-100134401-01

21-99842304-04 21-100147509-09 21-100147503-03

MAISONS À VENDRE de 375.000 à 500.000 €

21-100149107-07

21-100149702-02

21-100147507-07 21-100147502-02

MAISONS À VENDRE 21-100149703-03

plus de 500.000 €

21-100146402-02

21-100149805-05

21-100147501-01

21-100147510-10

21-100147506-06

21-100149804-04

21-100146404-04

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10

SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2012 LIBRE IMMO

21-100147804-04 21-100147512-12

APPARTEMENTS À VENDRE

de 125.000 à 250.000 €

APPARTEMENTS À VENDRE

APPARTEMENTS À VENDRE

de 375.000 à 500.000 €

plus de 500.000 €

21-100149705-05

21-100147517-17

MAISONS À VENDRE prix non précisé

21-100146403-03

21-100146409-09

21-100147803-03

APPARTEMENTS À VENDRE

de 250.000 à 375.000 €

21-100149802-02

21-100147807-07

21-100147801-01 21-100149806-06

21-100149104-04

21-100147513-13 21-100146401-01 21-100146408-08 21-100147516-16

21-100149807-07

21-100149106-06

21-100147802-02

21-100147514-14 21-100146406-06 21-100146405-05

21-100149808-08

21-100149108-08

21-100149707-07

21-100149101-01

21-100149803-03

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SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2012 LIBRE IMMO

IMMEUBLES DE RAPPORT

11

SALLE DE VENTE PAR NOTAIRES

34, rue de la Montagne ­ 1000 Bruxelles

21-99893302-02

21-100147511-11

21-99893303-03

TERRAINS à vendre

21-100146410-10

21-100149701-01

BUREAUX

21-100147508-08

21-100006901-01

à louer

21-100151101-01

21-100147505-05 21-100146407-07 21-99591601-01

COMMERCES à louer

21-100149105-05 21-100147518-18 21-100147504-04

21-99842302-02

21-100007201-01

VENTES PAR NOTAIRES des autres provinces

21-100147805-05 21-100149801-01

VIAGER

21-99786401-01

21-99893306-06

21-100147810-10

21-83200403-03

21-100151601-01

VENTES DE GRÉ À GRÉ 21-99786402-02

21-100147809-09

21-67470110-10

21-99893305-05

21-100147515-15

21-99893301-01

21-100152301-01

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Annonces notariales

SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2012 LIBRE IMMO

VENTES PAR NOTAIRES Brabant

21-100154501-01 21-100153304-04

21-100154502-02 21-100153305-05

21-100154503-03 21-100153306-06

21-100154504-04

21-100153307-07

21-99804801-01

RÉSULTATS DES VENTES PUBLIQUES Bruxelles

21-100153701-01

21-100061101-01

21-100153702-02 21-100061102-02 21-100007001-01

RÉSULTATS DES VENTES PUBLIQUES Brabant

21-100153703-03 21-100061103-03

21-100061105-05

21-100061106-06

21-100061104-04

21-100153301-01

21-100153303-03

21-100153302-02

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La Libre Immo du 20 septembre 2012