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Châteaux

Annonces

En France, la crise du logement est jugée “préoccupante”. page 5

Le château Francquen à Saint-Gilles tourne une page. page.4

Dans ce supplément, 7 pages pour trouver le bien de votre choix.

D.R.

Conjoncture

PP>7-13

PIERRE & VACANCES - RÉSIDENCE CAP ARMOR EN COURS DE CONSTRUCTION À SAINT-CAST-LE-GUILDO (BRETAGNE)

Supplément à La Libre Belgique - N°155 - Semaine du 28 juin au 4 juillet 2012

LE LOISIR

D’INVESTIR

PP. 2-3

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Le dossier

SEMAINE DU 28 JUIN AU 4 JUILLET 2012 LIBRE IMMO

l Investissements

Dans Pierre & Vacances, il y a… Hexagone. Pierre&Vacances n’est pas le seul groupe, loin s’en faut, à travailler le statut particulier de “résidence de tourisme”. D’autres le font aussi, comme Odalys ou Lagrange. En Belgique, l’agence immobilière The best for you s’en est fait le chantre dans sa version haut de gamme. Elle travaille avec des développeurs comme MGM (dans les Alpes) et Garrigae (Languedoc et Sud de la France) et leurs filiales de gestion. Pour être labellisé “résidence de tourisme”, les complexes doivent répondre à deux conditions: –être un ensemble à vocation touristique classé (avec étoiles…) s’engageant à prospecter à l’étranger; – offrir au minimum trois prestations de services (au choix: un accueil personnalisé, la livraison de petits déjeuners, la fourniture de linge de maison et le nettoyage). Une acquisition dans une telle résidence donne à l’acquéreur un statut de loueur en meublé non professionnel qui permet de récupérer la TVA sur le prix d’achat (19,6%) et d’obtenir des revenus garantis contractuellement qui tombent sous le régime fiscal BIC, bénéfices industriels et commerciaux. Pour alléger le coût de l’achat, certains promoteurs avancent le montant de la TVA, le récupérant sur les remboursements effectués dans les six à huit mois. En pratique, le particulier loue son bien à l’année à un exploitant qui le sous-loue à la semaine. D’où l’intérêt de bien choisir l’exploitant. Le propriétaire paye la taxe foncière et le fonds de réserve de la copropriété. L’exploitant, lui, se charge du reste: fonds de roulement, taxe d’habitation, charges, assurances, entretien, réparation et remplacement du mobilier, et, bien sûr, tous les soucis de gestion. Les deux intervenants doivent impérativement être liés par un contrat de bail à longue durée: de minimum neuf ans, mais de dix-huit ans en montagne (bail de neuf ans + reconduction obligatoire de neuf ans). Toutefois pour une récupération totale la TVA, le bail doit courir sur vingt ans. Sans qu’une revente soit interdite, la loi autorisant que le nouvel acquéreur reprenne le contrat aux mêmes conditions. En contrepartie, l’exploitant verse des loyers, garantis et nets d’impôts. Ce revenu garanti peut être entièrement versé au propriétaire ou partiellement valorisé en semaines d’occupation. C.M.

P Le groupe français fait profiter les investisseurs des attraits fiscaux des “résidences de tourisme” et de sa force de frappe comme opérateur touristique. EN BELGIQUE, L’IMMOBILIER EST SYMBOLISÉ PAR DES BRIQUES. En France, il s’agit de pierre, au singulier. Le groupe français Pierre&Vacances dit donc, textuellement, ce qu’il fait: de l’im­ mobilier de loisir. Il ne se contente pas de louer des appartements, des maisons, des villas ou des chambres d’hôtel –même si c’est le gros de son activité et trois­quarts de son chiffre d’affaires annuel. Il les vend aussi. Mieux, il les vend avant de les louer. Tout a démarré fin des années60, sur base d’une double inter­ rogation liée aux stations de sports d’hiver. Qui peut s’acheter un appartement au pied des pistes pour ne l’occuper que deux, trois ou quatre semaines par an? Et comment faire vivre une station si la clientèle des remontées mécaniques, des commer­ ces, des restaurants, etc. ne trouve pas à s’y loger. Deux questions sur laquelle s’est penché Gérard Brémond, qui furent à l’origine de la création de son groupe dont le chiffre d’affaires actuel frise 1,5 milliard d’euros (1,470 milliard au 30 septembre 2011). Mais avec un sérieux coup de pouce du gouvernement français qui s’était pareillement interrogé et avait imaginé, lui, des solutions fiscales pour lancer, relancer ou soutenir ses marchés immobiliers et touristiques. Dont celle de “résidence de tourisme” qui, sous certaines conditions (voir par ailleurs) permet aux acquéreurs de récupérer la TVA sur le prix d’achat. C’est sur ces bases immobilières que Pierre&Vacances a créé la station d’Avoriaz et développé plusieurs de ses résidences, en a bâti ailleurs, à la montagne, puis à la mer et à la campagne, est devenu leader dans son secteur, a explosé en rachetant il y a dix ans les Center Parcs d’Europe continentale et, il y a qua­ tre ans, les Sunparks. Pierre&Vacances–Center Parcs est aujourd’hui à la tête de plus de 51000 appartements, maisons et cottages, soit quelque 235000 lits répartis sur plus de 300 sites en Europe. Mais ces logements de vacances ne lui appartiennent pas. Son core business, c’est de les développer, de les ériger, de les vendre pour ensuite les louer et les gérer pour compte de tiers. Et ces tiers, hormis quelques exceptions, historiques (des institution­ nels comme la Foncière des murs ou Blackstone, par exemple) ou dues à la crise (des banques espagnoles), ce sont des particu­ liers. Des Français, principalement, mais aussi des Belges, des Allemands, des Néerlandais… Il en est ainsi de toutes les rési­ dences de Pierre&Vacances, mais encore des cottages des nou­ veaux Center Parcs et Sunparks. “Si Center Parcs a amené à Pierre&Vacances son expertise en ma­ tière de loisirs et d’environnement, confirme Valérie Lauthier, di­ rectrice Communication Corporate du groupe, l’apport de Pierre&Vacances à Center Parcs et Sunparks est, assurément, im­ mobilier. Mais sans oublier de faire notre métier d’opérateur touris­ tique.” Le groupe ne serait d’ailleurs pas opposé –à tout le moins aucunement indisposé– à récupérer les logements propriétés d’institutionnels afin de les remettre, après rénovation, dans le circuit des ventes aux particuliers. Car il s’occupe aussi bien de la vente des biens neufs, sur plan, que de la revente des biens anciens. Rares, très rares, sont les particuliers qui optent pour l’acces­ sion à la pleine propriété­occupation du bien, ne laissant pas au groupe le loisir de le louer. Une minorité choisit l’investisse­ ment pur et dur. La majorité adopte la formule investisse­ ment+loisirs, se réservant quelques semaines par an l’occupa­ tion de son propre bien (ou celui d’un autre, moyennant 97 euros de frais de gestion de l’échange), pendant trois ou qua­ tre semaines l’an, guère plus de six. Les baux sont signés pour

AVORIAZ L’AMARA

Épinglé

neuf ou onze ans et sont reconductibles. Le rendement garanti que les propriétaires tirent de leur investissement est alors plus ou moins important. Rendement qui dépend, aussi, de la locali­ sation du projet immobilier et du programme. “Au terme des neuf ou onze ans, ajoute Valérie Lauthier, les pro­ priétaires ont la possibilité de renouveler leur bail, ce que font 80% d’entre eux. Pour bénéficier des avantages des résidences de tou­ risme, c’est même une obligation, à la montagne du moins.” Re­ nouvellement qui n’évite pas au propriétaire quelques investis­ sements pour raviver la décoration et/ou le mobilier, que le groupe gère. “Les biens s’usent plus vite car ce sont des touristes qui passent”, explique­t­elle. Quant aux 20% restants, certains gardent le bien pour l’occu­ per à 100%, mais la plupart le revendent. A ce sujet, P&V ne s’octroie pas de droit de préemption. Par contre, il propose ses services à la revente, étant en contact avec des investisseurs po­ tentiels. Si les reventes sont une part non négligeable de l’activité im­ mobilière de P&V, c’est sur les nouveaux projets que le groupe mise sa croissance. Et donc sur les ventes de biens neufs. Plus exactement encore sur les ventes sur plan. Alors qu’en Belgique, dans le domaine des résidences principales, les promoteurs po­ sent la première pierre quand 30% du programme sont vendus, P&V ne le fait que si la barre des 50% est franchise. “Cela a tou­ jours été la politique du groupe, répond Valérie Lauthier. Une poli­ tique prudentielle, sans toutefois avoir jamais eu à subir l’expé­ rience d’un arrêt de programme”, ajoute­t­elle. Elle reconnaît ce­ pendant que les ventes sont moins rapides aujourd’hui qu’hier, mais sans impact, du moins pour l’instant, sur les prix. Une raison qui a sans doute motivé P&V à s’intéresser un peu plus au marché belge et à fourbir les armes qu’il utilise sur le marché français. Même s’il en a moins, fiscales notamment. S’ils optent pour un meublé dans une résidence de tourisme et s’en­ gagent dans un bail de minimum neuf ans, les Belges pourront néanmoins récupérer la TVA (19,6%) et amortir le bien à con­ currence de 85% de sa valeur immobilière et de 100% du mobi­

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… de la brique de loisir Rendement garanti, avec ou sans vacances h Pour le directeur commercial du pôle immobilier de Pierre & Vacances, “l’énorme avantage, c’est que les revenus sont de nature commerciale”. LE CONCEPT “INVESTISSEMENT DE LOISIRS” DE PIERRE&VACANCES a séduit de nombreux Français mais aussi des étrangers. Sur les quel­ que 50000 logements du groupe, 15000 sont aux mains d’étrangers. De Belges notamment, très réactifs sur ce plan, dit­on. Un succès dont se réjouit Benoît Drouffe, directeur commercial du pôle immobilier du groupe.

d’un logement libre de bail doivent aussi s’acquitter des frais pour les différents servi­ ces proposés dans nos domaines, ce qui n’est pas forcément la meilleure des opérations.

Devenir propriétaire via Pierre&Vacances est-il assorti de conditions? L’acquéreur est pleinement propriétaire et bénéficie de la classification “résidence de tourisme” et de ses avantages fiscaux. Cepen­ dant, lorsque nous lançons un programme, l’acquisition est assortie de la conclusion d’un bail commercial de dix ans, renouvela­ ble. Ce bail inclut une garantie de revenus locatifs et la jouissance des services, accueil et entretien des logements et de l’environne­ ment.

Le groupe P&V-CP commercialise plusieurs complexes. Parmi lesquels la résidence Amara à Avoriaz (photo ci-dessus et ci-contre), de grand standing, située à l’entrée de la station et proposant un spa et des espaces dédiés à la détente. Autre proposition, en Bretagne, cette fois, à Saint-Cast-le-Guildo (photo de Une). Empreinte du style balnéaire du XIXe siècle, la Résidence Cap Armor abrite une piscine chauffée, une plage privative et un espace bien-être. Les lots sont vendus à partir de 180000 euros hors taxes.

REMY CORTIN

lier sur ses revenus locatifs. Pour l’heure, le groupe n’a pas ouvert de bureau de vente en Belgique. Des chargés d’affaires basés dans le Nord de la France se chargent des contacts francophones identifiés sur son site In­ ternet. Un commercial belge, basé à Bruxelles, ainsi qu’une agence immobilière partenaire, s’occupent de la partie néerlan­ dophone du pays. “Notre réseau est toutefois en cours de construc­ tion et sera amené à évoluer en fonction de nos développements fu­ turs”, conclut Valérie Lauthier. Charlotte Mikolajczak

Tous les logements sont-ils soumis à la conclusion d’un tel bail? La vocation de Pierre&Vacances est de re­ nouveler le bail afin d’assurer la pérennité de l’activité. Bien que les logements ne soient pas spécifiquement adaptés à la résidence principale, elle n’est pas pour autant impossi­ ble. Si un acquéreur veut en faire sa résidence principale après vingt ou trente ans d’exploi­ tation, il est d’ailleurs préférable qu’il re­ vende son bien et achète une propriété plus classique. Précisons que les propriétaires

Quelle est précisément la nature de ce bail? Il en existe deux types, qui présentent le même avantage: la garantie et le confort de gestion. Les propriétaires n’ont qu’un seul locataire, Pierre&Vacances, qui s’occupe de tout. Le bail le plus classique est celui qui prévoit un versement de loyer et l’occupa­ tion du logement quelques semaines durant l’année par le propriétaire. L’autre est un bail financier uniquement, c’est­à­dire que le propriétaire joue la carte de l’investissement, se contentant du versement d’un loyer déterminé sans jamais occuper le logement. Pierre&Vacances garantit un rendement. Quel est-il? La rentabilité oscille entre 3,50 et 4,20%, net de toutes charges. Pour un logement d’une valeur de 240000€ TVA comprise, le loyer sera calculé sur 200000€ (puisque la TVA est remboursée), soit environ 8000€ nets par an sur base de 4%. Ce loyer est indexé chaque année. Le propriétaire qui amortit son bien (crédit, etc.) peut donc arriver à ne payer aucune taxe sur ces 8000€. S’il décide d’oc­ cuper le bien trois semaines par an, le rende­ ment sera naturellement un peu inférieur, de l’ordre de 3,50% environ. Seule la taxe fon­ cière est à charge du propriétaire, la gestion et l’entretien sont inclus dans l’offre Pierre&Vacances. La fiscalité sur les revenus locatifs n’est-elle pas, en revanche, un désavantage? Non, au contraire, l’énorme avantage des résidences de tourisme, c’est précisément que les revenus sont de nature commerciale. Ce qui signifie que l’on peut amortir le prix du bien et ainsi réduire la fiscalité sur les revenus locatifs. En clair, la législation fran­ çaise prévoit qu’un bien immobilier détenu par un non­résident est soumis à un impôt forfaitaire de 25% sur les revenus locatifs. Si nous reversons donc 4000€ de loyers au propriétaire, celui­ci sera théoriquement taxé à hauteur de 1000€. Mais l’amortisse­ ment du bien, c’est­à­dire la déduction des intérêts sur le crédit ainsi que le mobilier et les équipements, permet de réduire cette taxation. Si les intérêts sur le crédit attei­ gnent le plafond déductible, les frais d’amor­ tissement peuvent être accumulés sans limite de temps et ainsi déduits plus tard, ce qui permet de prolonger la durée de déduc­ tibilité maximale et ainsi profiter de la fisca­ lité pour bénéficier de revenus nets d’impôts. Entretien: Vincent Schmidt

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Vie de Château

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l Vie de château (630)

HOUTART

Une petite perle à Saint­Gilles

Saint­Gilles (Liège), est un petit écrin dans les corons. SUR LES HAUTEURS DE LIÈGE, là où l’urbanisation forcée et presque féroce de la première moitié du XXe siècle a produit ses effets, se trouve une petite perle. C’est le château dit “Francquen” mais qui mériterait autant de s’appeler “Orban” car les deux familles détinrent la demeure sur deux générations à cha­ que fois. Vers 1860, grâce au député provincial Georges Gabriel qui avait cherché des éléments à la demande d’Antoine de Francquen, on sait que ce petit château de style Louis XV appartenait au négo­ ciant Florent­Guillaume Martial. Ce­ lui­ci possédait un magasin place du Spectacle qui pourrait être celle de la République française, à Liège bien sûr. C’est là que se trouve l’opéra royal de Wallonie qui va rouvrir en septembre prochain et montrer son éclatante beauté. Martial a vendu son bien de Saint­Gilles qui était alors d’une conte­ nance de 3 hectares à Gustave Orban, industriel. Ses enfants héritèrent du lot mais ne le conservèrent pas longtemps après le décès de leur père et en 1948 devant le notaire Timmermans, voisin

immédiat de la résidence qui nous oc­ cupe, le bien réduit à un demi­hectare, fut cédé à Antoine de Francquen et à son épouse Claudine Laport. Les ven­ deurs étaient Hubert Orban, sa sœur Madeleine épouse de Paul Paquot, Emi­ lie résidant en la rue de Joie à Liège et Irène, qui était mariée à Emile Gevers.

HOUTART

h Le château Francquen à

Raoul de Francquen hérita à la suite du décès de son père. Au­delà de cette histoire bien courte on ne connaît rien de cette bâtisse char­ mante qui date du début de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le bien a été classé le 9 mars 1979. Le propriétaire actuel nous faisait savoir que du temps

de ses parents, il y avait sur la cour d’ac­ cès une verrière calée entre les deux ailes en retour. La partie basse de cette aile était couverte de cimentage. Il fut alors enlevé et harmonisé de briques. A cette même époque, les façades étaient chaulées. Le père de monsieur de Franc­ quen fit enlever le chaulage et la ver­ rière. Il garda cependant un portique de style Empire qui se trouve sur la façade arrière. La maison n’est pas bien grande. Elle se compose de cinq travées qui montent sur deux niveaux équivalents sous une toiture mansardée couverte d’ardoises et percées de lucarnes en bâ­ tière. Celles­ci n’existaient pas (ou plus) sur une carte postale de 1894. Les baies sont ornées de linteaux bombés à clés saillantes. La corniche est profilée. La travée centrale est placée en avancée du côté de la voirie et supporte un beau fronton orné de feuillages. Des pilastres à refends limitent les travées. Sur la cour d’honneur on trouve une annexe qui servait jadis pour les voitu­ res à cheval. La façade arrière est homo­ gène et est animée de trois lucarnes en toiture. Les volets ont été conservés. Deux grands hêtres pourpre et un chêne de belle ampleur animent le jar­ din bordé de feuillus divers qui isolent la maison du voisinage en été. La maison est à plaire chez “Les Viviers Properties” que dirige Paul Houtart. La demeure se voit très bien de la rue quand on a trouvé la bonne adresse. Philippe Farcy

Le château Francquen à Saint-Gilles, sur Liège, est une aubaine esthétique dans un quartier abîmé par des constructions trop serrées et trop proches. Il y a cent ans, le bien comptait 3 ha. Il est réduit à 50 ares.

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En pratique

l Conjoncture

Question time

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Les conséquences du bout de papier qu’on déchire

France: la crise du logement jugée préoccupante

Droit d’enregistrement, ce qu’il faut savoir.

h Nouvelle plongée des mises en

LA CRISE DU LOGEMENT NEUF SE POURSUIT, avec une nouvelle plongée des mises en chantier de mars à mai, légèrement moins forte que le mois dernier mais jugée très “préoccupante” par des spécialistes ou acteurs du secteur. Les mises en chantier de nouveaux logements ont chuté de 19,8% en France pour la période allant de mars à mai 2012, comparé à la même période en 2011, a annoncé le ministère du Logement. Les chif­ fres du mois dernier, qui couvraient la période de fé­ vrier à avril, avaient révélé une chute plus impor­ tante, de 22,5%, du nombre de mises en chantier. Mais en chiffres bruts, le nombre de mises en chan­ tier de logements neufs tombe (en cumul) à 72020, alors qu’il représentait le mois dernier 76215 uni­ tés. Le nombre de permis de construire pour ces mê­ mes logements neufs s’enfonce davantage dans le rouge, baissant de 2,7%, contre 2,0% le mois dernier. Il représente désormais en cumul 102 690 loge­ ments, au lieu de 101945 le mois dernier. “La chute continue et elle est peut­être en train de s’interrompre. Mais sur un niveau de construction particulièrement préoccupant”, s’inquiète Michel Mouillart, profes­ seur d’économie à l’université Paris­Ouest et spécia­ liste du secteur, interrogé par l’AFP. Même son de cloche du côté des promoteurs. Il s’agit d’une “ten­ dance très préoccupante pour le logement neuf en France”, estime François Payelle, président de la Fé­ dération des Promoteurs Immobiliers (FPI), dont l’observatoire a aussi noté une baisse de 25% de la commercialisation de logements neufs au premier trimestre. Selon les chiffres du ministère du Logement publiés fin mai, les ventes de logements neufs au premier trimestre ont chuté de 14,4%. “Sur les cinq premiers mois de l’année, on n’a jamais vu de niveaux aussi bas depuis 1986”, s’inquiète M. Mouillart, qui révise en­ core à la baisse sa prévision de mises en chantier de logements neufs pour 2012: il n’en attend plus que 300 à 310 000, contre 320 à 340 000 précédem­ ment. “Tout tombe en panne en même temps”, expli­ que cet expert: “l’accession sociale à la propriété s’est effondrée avec la suppression du prêt à taux zéro (PTZ+) dans l’ancien, tout comme l’investissement locatif, avec

CMIK

chantier de mars à mai. Les professionnels du secteur s’inquiètent.

la fin cette année du dispositif Scellier”, un rabais fiscal accordé aux investisseurs achetant des logements neufs afin de les louer et mis en place pour juguler l’effondrement des ventes des promoteurs lors de la crise de 2008. Le dispositif Scellier sera supprimé “au plus tard” le 31 décembre, a confirmé fin mai la ministre du Logement, Cécile Duflot. En outre, la construction sociale “a amorcé un recul” avec des col­ lectivités locales financièrement “exsangues” et un Etat “en pleine restriction budgétaire”, ajoute M. Mouillart. Par ailleurs, la récente décision du gou­ vernement de bloquer par décret les loyers à la relo­ cation, “enverra un message négatif aux investisseurs qui amplifiera la crise du logement”, selon lui. Pour l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), ce blocage poussera des investisseurs à ne “plus venir dans le marché, car l’un des attraits de l’im­ mobilier était cette progressivité possible des revenus”. (AFP)

Toute personne qui acquiert un immeuble est redevable d’un impôt à l’administration. Il s’agit du droit d’enregistrement. En Flandre, par exemple, lorsqu’un contrat de vente est conclu, cette convention est normalement sou­ mise à un droit d’enregistrement de 10 %. L’in­ convénient d’un tel impôt c’est, qu’en principe, il est dû dès la signature du compromis de vente. Pourtant, il est courant qu’après ce com­ promis, les parties se disputent, ou même, changent d’avis. Or, le fait de simplement dé­ chirer ce bout de papier ne permettra pas pour autant aux parties d’échapper à cet impôt. La Flandre offre une solution simple, peu coû­ teuse et fiscalement attrayante pour le vendeur et l’acquéreur qui ont décidé d’annuler, de ma­ nière amiable, leur convention de vente. Si les parties décident de rompre amiablement cette convention, elles ne seront redevables que d’un droit fixe de 10€. Cinq conditions doivent toutefois être cumula­ tivement respectées pour bénéficier de ce ré­ gime de faveur. La convention doit être une convention de vente (ou toute autre conven­ tion de transfert de propriété). Il doit s’agir d’une vente de gré à gré. L’acquéreur ne peut pas être une personne morale. L’acte authenti­ que ne peut pas encore avoir été passé. Et la ré­ solution amiable doit intervenir dans l’année après la conclusion de la convention de vente. Il convient encore d’établir une convention dite de “résolution amiable”, signée par l’acquéreur et le vendeur. Cette convention doit être sou­ mise à l’enregistrement en même temps que le contrat de vente. e

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Libre Immo. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle: Vincent Slits. (02 211 29 13 vincent.slits@lalibre.be) Illustrations: Etienne Scholasse. Réalisation: Sodimco. Administrateur délégué - éditeur responsable: François le Hodey. Directeur général: Denis Pierrard. Rédacteur en chef: Vincent Slits. Rédacteur en chef adjoint: Pierre-François Lovens. Conception graphique: Jean-Pierre Lambert (responsable graphique), Bruno Bausier. Publicité: Véronique Le Clercq (00322 21127 64 veronique.leclercq@saipm.com)

En bref

Flandre: infractions en hausse En dix ans, l’inspection flamande du lo­ gement a constaté quatre fois plus d’in­ fractions aux normes de qualité en ma­ tière de logement. Le nombre de PV est passé de 550 à environ 2000 par an. La majeure partie des plaintes portent sur le danger d’électrocution et l’humidité, ces risques étant surtout présent dans les chambres, studios et appartements. Depuis 2007, le juge peut contraindre les personnes qui louent des logements de mauvaise qualité à rafraîchir les lieux et à les rendre habitables. “Nous faisons

ainsi en sorte qu’ils soient sanctionnés et qu’il y ait plus de logements de qualité en location”, explique la ministre flamande du Logement Freya Van den Bossche (SP.A). Au total, cette obligation de re­ mettre les lieux en état a déjà frappé 562 unités de logement dans 279 immeu­ bles. Van den Bossche veut encore ac­ centuer la lutte contre les exploitants de taudis, et elle prépare des mesures vi­ sant à faire payer au propriétaire les coûts encourus par le locataire lorsque les travaux obligent ce dernier à démé­ nager. La ministre a également plaidé pour plus de contrôle de qualité sur le marché de la location sociale, et plus de

rénovation pour les logements sociaux. Elle a augmenté le budget de 100 mil­ lions, de quoi rénover 1300 logements sociaux. e

Tokyo, la plus chère du monde Tokyo reste la ville la plus chère du monde pour les salariés expatriés en 2012, bien que le Japon ait connu la plus faible inflation de la région, selon une étude publiée par le cabinet de consul­ tants britannique ECA. Trois villes hel­ vètes se retrouvent dans le top 10 des

villes les plus chères du monde: Genève, Zurich, et Berne. Londres est en revan­ che absente du top 50. Selon cette étude, réalisée à partir d’un panier moyen de biens de consommation et services communément consommés par les ex­ patriés dans plus de 400 villes du monde, Oslo détient la palme de la ville la plus chère d’Europe et se maintient à la seconde place. Mais la plupart des vil­ les d’Europe ont cédé du terrain. Paris recule nettement, de la 21e à la 34e place, dépassée par de nombreuses villes asia­ tiques. Pékin, Shanghai, Singapour ou encore des agglomérations japonaises affichent un coût de vie plus élevé. e

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MAISONS À VENDRE de 375.000 à 500.000 €

21-98968901-01 21-98973504-04

21-98960403-03

21-98970105-05

21-98960406-06

21-98973503-03

21-98968909-09 21-98970106-06

21-98968913-13

21-98960402-02

21-98960401-01

21-98970104-04

MAISONS À VENDRE

MAISONS À VENDRE

plus de 500.000 €

prix non précisé

21-98968911-11

21-98968905-05

21-98968915-15

21-98960405-05

21-98960407-07

21-98960404-04 21-98973910-10

21-98970107-07

21-98973909-09

21-98973902-02

21-98878101-01

21-98973903-03

21-98960408-08

21-98973906-06

21-98523310-10

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APPARTEMENTS À VENDRE

de 250.000 à 375.000 €

APPARTEMENTS À VENDRE

de 375.000 à 500.000 €

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APPARTEMENTS À VENDRE plus de 500.000 €

21-98523302-02 21-98523303-03 21-98970102-02 21-98968916-16

21-98970108-08

21-98968918-18

21-98968917-17

21-98523309-09

21-98973507-07 21-98973905-05

APPARTEMENTS À VENDRE

21-98973908-08 21-98970101-01

moins de 125.000 €

21-98968902-02 21-98973904-04

21-98973907-07 21-98968914-14

21-98523307-07

APPARTEMENTS À VENDRE prix non précisé

21-98968701-01

21-98968903-03

APPARTEMENTS À VENDRE

21-98968907-07

de 125.000 à 250.000 € 21-98523306-06

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21-98523301-01

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21-98970103-03 21-98968910-10

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Annonces immobilières

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MAISONS à louer

SEMAINE DU 28 JUIN AU 4 JUILLET 2012 LIBRE IMMO

FACULTÉ DE SURENCHÈRE

21-98523304-04 21-98523001-01

LOFTS

vente & location

APPARTEMENTS à louer

21-98919501-01

21-98655102-02

21-98941501-01

21-98968904-04

VIAGER 21-98655101-01

IMMEUBLES DE RAPPORT 21-98959101-01

VENTES PAR NOTAIRES des autres provinces

21-86748901-01

21-98973501-01

21-83200403-03

COMMERCES à louer

21-97910001-01

21-98878102-02

21-98709601-01 21-98878103-03

21-67470110-10

VENTES DE GRÉ À GRÉ SALLE DE VENTE PAR NOTAIRES

34, rue de la Montagne ­ 1000 Bruxelles

21-98897401-01

21-98661401-01

21-98781701-01

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La Libre Immo du 28 juin 2012  

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