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Château

Annonces

Suisse : une loi limite les résidences secondaires. Page 5

Le château de Buysinghen vit dans un cadre pouilleux. Page4

Dans ce supplément, 6 pages pour trouver le bien de votre choix.

D.R.

Conjoncture

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JEAN LUC FLEMAL

Supplément à La Libre Belgique - N°149 - Semaine du 18 au 23 mai 2012

DU ZONING À L’ECOZONING

PP. 2-3

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Le dossier

SEMAINE DU 18 AU 23 MAI 2012 LIBRE IMMO

l Entreprises l parcs d’activités économiques

La mutation du zoning à l’ Épinglé L’exemple suisse Le concept d’écologie industrielle fait peu à peu son trou en Belgique. Ailleurs, comme en Suisse, il est déjà bien intégré dans certains sites d’envergure. C’est le cas du site chimique de Monthey, propriété commune de BASF et de Syngenta Crop Protection. Plusieurs objectifs clés de l’écologie industrielle y sont mis en œuvre : production de vapeur à partir de chaleur excédentaire, mutualisation du traitement des déchets, synergie des services comme les transports, valorisation des solvants usés et des combustibles, etc. Le projet fut lancé en 2007 par l’Etat du Valais. Du côté de Genève, le projet Ecomat mérite également d’être épinglé dans la mesure où il concerne pleinement le secteur de la construction : le programme Ecomat œuvre en faveur de la préservation des ressources naturelles utilisées par les entreprises de construction, dont le gravier. Le recyclage des matériaux d’excavation et des déchets issus de la démolition fait partie des objectifs. Cette pratique permet de n’utiliser des sables et des graviers naturels qu’en cas de stricte nécessité. Dans tous les cas, la mise en œuvre d’un projet d’écologie industrielle nécessite de sérieux investissements de la part d’acteurs privés et publics, une vision à long terme et la rupture du modèle industriel actuel, rarement en phase avec des enjeux comme le recyclage, les synergies entre entreprises et les perspectives d’essoufflement des matières premières. Bref, c’est un projet de longue haleine… O. Sta.

h A Namur, le BEP a fait d’Ecolys un parc d’activité modèle, futur écozoning wallon. IL N’Y A PAS QUE LE RÉSIDENTIEL QUI MUTE vers une autre approche de la construction. C’est peut­être moins visible, mais les parcs d’activité économique s’y mettent également. C’est en réalité tout le concept de zoning éco­ nomique qui évolue avec son temps. Le salon immobilier Realty (voir encadré) offre une oc­ casion de s’en apercevoir via le travail du Bu­ reau économique de la Province de Namur (BEP) au niveau de ses stratégies durables. Le parc Ecolys, situé près de Rhisnes (Namur nord), est ainsi le dernier né d’une famille de 29 parcs namurois (1225 ha) regroupant 1 000 en­ treprises et près de 14 000 emplois. “Nous évo­ luons vers des parcs thématiques, et Ecolys se con­ sacre notamment à la durabilité et l’écoconstruc­ tion. Il est en quelque sorte la suite logique d’un autre parc thématique, Créalys, voué au domaine technologique et répondant déjà à des préoccupa­ tions de mobilité douce grâce entre autres à un système de navettes qui n’a cessé de croître”, in­ troduit Stéphanie Bonmariage, Coordinatrice “attraction des investisseurs” au BEP. “Aujourd’hui, l’immobilier économique nécessite de faire plus que la simple vente du terrain. Nous devons penser aux services offerts aux entreprises, comme la logistique et le confort, mais aussi aux économies d’énergie et au respect de l’environne­ ment. Autant de paramètres que l’approche des années 1970 n’intégrait pas”. Ecolys les intègre en revanche pleinement. Alors que le parc s’apprête à accueillir ses tout premiers occupants, le site est déjà bien au point quant à sa griffe durable. “Nous gérons l’octroi des parcelles avec parcimonie, dans un souci d’économie. Le parc dispose de 45 ha, et il y a de la demande. Nous encourageons la mitoyenneté

JEAN LUC FLEMAL

Vendre du terrain ne suffit plus. Les entreprises attendent des services, tels la logistique et la mobilité.

entre les sociétés, autant pour susciter les collabo­ rations que par souci énergétique”, explique Sté­ phanie Bonmariage. “On veut éviter qu’une en­ treprise n’achète trop de terrain. C’est parfois compliqué à faire accepter et ça peut décourager, mais il est possible de réserver une parcelle supplé­ mentaire pour le futur via un système de réserva­ tion payante après un certain délai, en déduction du prix du terrain”. Ecolys développe aussi un véritable plan de mobilité douce, au contraire des anciens parcs, où voitures et camions règnent sans partage. La gestion des déchets (dont les eaux), le respect de la biodiversité (maillage écologique, pré­ sence de ruches sur le site, de bassins d’orages paysagers) ainsi que l’inévitable performance énergétique des bâtiments font également par­ tie de la grille d’évaluation de chaque candidat. Enfin, près de 4 ha sont dédiés à une zone de services, avec des bâtiments passifs et un espace d’accueil, notamment pour les séminaires. “Nous examinons donc chaque dossier d’implan­ tation en fonction de son volet socio­économique et des aspects d’écoconstruction”, résume Stépha­ nie Bonmariage. La venue sur le site d’Ecolys exige in fine des efforts supplémentaires de la part des sociétés. Mais le discours, à ce niveau, est le même que dans le résidentiel : les sur­ coûts engendrés par les travaux (notamment pour la PEB) sont des investissements à moyen terme, avec des économies d’énergie à la clé. Il y a également intérêt à ne pas trop traîner, car la demande en Wallonie, et tout particulière­ ment à Namur, est importante : “même si les prix de vente (pour les terrains) et de location (pour les bâtiments­relais) n’ont pas augmenté depuis 2010 afin de soutenir la dynamique économique, la valeur foncière des parcs d’activité économique ne fait que croître. C’est dû au contexte de forte oc­ cupation. 94 % de la superficie des parcs namurois est occupée et 17 parcs sur 29 sont déjà saturés. Certes, nous avons connu quelques dégâts sociaux et un tassement de la demande en 2011 à cause de la crise, mais on observe une reprise depuis le 1er trimestre de cette année, avec 60 dossiers de ven­ tes de parcelle en voie de conclusion. Il existe déjà des accords pour de nouveaux parcs (Petit­Waret à Andenne et Fernelmont), autre preuve d’une réelle demande”, conclut Stéphanie Bonmariage. Pour Ecolys, l’enjeu est à présent d’être re­ connu comme écozoning wallon. Cette appella­ tion lui offrirait des fonds supplémentaires pour mener encore plus loin son projet d’écolo­ gie industrielle, et rompre pour de bon avec les parcs d’ancienne génération. Le projet a déjà reçu un retour positif du ministère wallon de l’économie et planche sur quatre axes de déve­ loppement : valoriser les déchets organiques par une unité de biométhanisation centralisée, créer des synergies entre entreprises (avec transferts de déchets entre elles), revoir le plan de gestion des eaux usées et mutualiser les achats et services. Le projet d’écozonings wal­ lons a validé 13 projets fin janvier, et doit per­ mettre à son terme l’octroi du statut “éco”, en phase avec les principes de l’écologie indus­ trielle. Olivier Standaert

Ecolys: 45 hectares voués à l’activité économique. Avec une toile de fond durable de plus en plus nette.

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Le dossier

SEMAINE DU 18 AU 23 MAI 2012 LIBRE IMMO

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JOHANNA DE TESSIÈRES

écozoning

“Une véritable vitrine du marché de l’investissement immobilier” h Realty vise un record de fréquentation. Aperçu des thématiques abordées. Le salon ouvre ses portes du 22 au 24 mai, avec en toile de fond une hausse des exposants. “Ce qui pour­ rait indiquer que le nombre de visiteurs dépassera cette année le record de l’édition 2011”, estiment les organi­ sateurs, qui avaient vu l’an passé 5000 personnes rejoindre Tour&Taxis. Le salon propose un joli programme de conférences animées par des intervenants belges et étrangers, à la fois des secteurs privés et publics, et rassemblant un large panel de métiers. Outre la thématique des straté­ gies durables illustrée plus haut, les investisseurs

trouveront certainement de quoi retenir leur atten­ tion via la conférence sur l’avenir des fonds d’inves­ tissement immobiliers internationaux. Même remar­ que à propos de la venue d’acteurs du monde ban­ caire, qui tenteront de tirer les leçons de la crise financière. La Confédération construction et l’Union profession­ nelle du secteur immobilier se pencheront sur la double question du développement urbain et de la mobilité en Europe et à Bruxelles. D’autres questions

abordées touchent de façon directe à l’immobilier en général, d’affaire ou non. Immoterrae donnera une conférence sur la question que tout le monde se pose tôt ou tard avant de construire : comment les problé­ matiques environnementales influencent­elles la réussite d’un projet immobilier ? Et comment ré­ duire les risques et les coûts environnementaux ? En pratique : www.realty­brussels.com Le salon ouvre ses portes du 22 au 24 mai, sur le site de Tour&Taxis (avenue du Port 86c, 1000 Bruxelles).

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Vie de château

Vie de château (624)

SEMAINE DU 18 AU 23 MAI 2012 LIBRE IMMO

l

Buysinghen, château poubelle

PHILIPPE FARCY

Le château de Buisinghen vu par Jacques Carabain tel qu’il fut donné à Octave de Kerchove en remerciement de son long maïorat.

DE MÉMOIRE DE CHRONIQUEUR DE CHÂTEAUX jamais nous n’eûmes cette impression de scandale et de dégoût de voir un domaine historique laissé dans un tel état de délabrement et de saleté. Le château de Buysinghen est certes en bon état extérieur mais ses abords sont une porcherie indigne où les sacs pou­ belles et les plastiques en tous genres jonchent le sol comme à la sortie des marchés du Midi ou de la Batte. Le parc lui aussi est dans un état qui fait honte et quand on voit le tableau de Carabain peint en 1912 (coll. particulière), on se rend compte du charme que possédait le château voici 100 ans. Le bien appar­ tient à la commune de Hal (dépendance du comté de Hainaut jusqu’en 1795) et était jadis la résidence du mayeur Octave de Kerchove d’Exaerde. Cette situation est d’autant plus choquante qu’à trois kilomètres de là se trouve le château de Beersel où nous étions dimanche (voir par ailleurs) et que là, le bourgmestre Casaer se bat depuis des années pour qu’au sein de sa commune, son joyau médiéval retrouve de sa superbe. Il y réussit pleinement. Gloire donc à Hugo Casaer et honte à son collègue d’en face. En 1855, Alphonse Wauters a écrit la notice de ce village dans ses célèbres vo­ lumes “Histoire des environs de Bruxelles” (tome X B, p 530). Le cimetière de l’église comportait alors de belles pier­ res tombales (pas vues) des familles Vin­ chant, Maleingreau, d’Yve, et deux pier­ res pour les Calcedo, dont l’un fut gou­ verneur de Charleroi. Ces pierres provenaient de l’église d’Eysinghen. Wauters explique ensuite que le châ­ teau se trouve juste au sud de l’église qui

est le deuxième fils de Charles et d’Ur­ sule Surmont de Volsberghe; cette bran­ che Kerchove crée des liens avec Beuzet et Hermoye (sur Mazy). Octave se maria avec Gabrielle Goethals dont la mère était une Malfait (lien avec Vurste). Mais Gabrielle mourut dix jours après ses couches. Octave se remaria ensuite avec Jeanne Terlinden dont le père était lieu­ tenant­colonel de cavalerie. Native de Malines elle parlait parfaitement fla­ mand au contraire de son mari (ce qui lui causa bien des soucis). Octave devint quand même mayeur du village qui nous occupe le 30 décembre 1911. Il le restera jusqu’à son décès le 30 août 1937. Il repose à Mazy.

Épinglé

PH.FY.

au moins, a totalement perdu de son charme. Son parc en particulier est dans un état épouvantable.

datait pour lui de 1758. Le village comp­ tait alors à peine 500 habitants. Mais l’église fut abattue et reconstruite en­ tre 1902 et 1904. Pour Wauters le châ­ teau ne représentait rien de particulier et datait du XVIIIe siècle. La tour carrée semble plus ancienne quand même. L’auteur cite comme seigneurs les Bu­ segem depuis le XIIe siècle jusqu’à la fin du XVe siècle. Puis passèrent là les d’Ittre puis les Boisot et ensuite par mariage vinrent les Tour et Taxis à partir de 1604. Le dernier était titré en plus du reste comte de Valsassina. En 1687 Buy­ singhen échut au baron Michel d’Overs­ chie. Sire de Bierges. En 1750 il fut vendu à Théodore Le Duc, sire de Trouille puis il arriva aux Maleingreau. Il appartenait en 1855 au comte de Bou­ sies, mayeur du village. Sur une clé d’une porte on trouve un blason et c’est celui des Varick qui furent propriétaires du domaine au XVIIIe siècle. Ces armes sont celle de la commune de nos jours. Après les Bousies, le domaine qui n’est pas bien grand car coincé par la voirie com­ munale et par le train plus le canal, va entrer dans les mains d’Emile de la Barre d’Erquelinne né d’une mère Bousies. Puis par achat en 1904 suite au décès d’Emile, il va arriver dans le patrimoine d’Octave de Kerchove (1868­1937). Il

Beersel Le château de Beersel était ce

Le château forme un L appuyé à l’ouest sur une forte tour carrée en moellons de grès sans doute du XVIe siècle. Il aligne six travées contre la tour et sept vers le sud. Il est large de trois travées. Les baies sont à petits­bois et inégales. Sur l’aile sud on trouve une petite galerie cou­ verte tenue par cinq colonnes. Les toitu­ res sont en pavillon à croupette vers le sud. Un petit étang courbe ceinture la maison en partie au sud. Le château sert de maison de la jeunesse. On visite le “parc” avec bottes et désinfectants ! Philippe Farcy

PH.FY.

h Ce château du XVIIIe siècle

dimanche le lieu de réunion de l’assemblée générale de l’Association royale des Demeures historiques et Jardins de Belgique. La réunion eut lieu à Beersel à l’ombre du château et en présence de SAR le prince Lorenz et d’Herman Van Rompuy. Grâce à Beersel, l’association perd moins d’argent que les années antérieures. Le chiffre de 40 301 euros est inscrit en rouge dans un compteur qui accumule les pertes. C’est un problème récurent depuis de nombreuses années comme le signalait un collègue flamand. Le président Cardon lui répondit qu’il sera porté un coup fatal à cette situation dès l’année prochaine. Des économies sont donc en vue, au siège de l’association comme dans les frais de la revue trimestrielle. Dans ce droit fil il sera demandé aux membres de se montrer un peu plus généreux. Les cotisations jeunes passent à 40 €, celle des membres effectifs passe à 60 € et au-delà pour toute personne dont l’amour du pays et du patrimoine n’a pas de prix. Les cotisations sont déductibles. Appel est enfin lancé aux amateurs pour aider une campagne de restauration au château de Corroy-leChâteau. Infos : 02/235.20.07.

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En pratique

SEMAINE DU 18 AU 23 MAI 2012 LIBRE IMMO

l Législation

Question time

Suisse: une loi limite les résidences secondaires

L’immeuble et ses vices

ANTOINE BEYELER/FOTOLIA

DANS LE PETIT VILLAGE SUISSE de Salins, dans les Alpes valaisan­ nes, un complexe hôtelier va bien­ tôt voir le jour en dépit d’une nou­ velle loi fédérale limitant à 20% les résidences secondaires dans cha­ que commune. Par chance, le pro­ moteur valaisan en charge du dos­ sier, Jean­Marie Fournier, a déposé son projet avant le vote de la loi en mars dernier. Mais le cas de M. Fournier est une exception. Aussi, les Valaisans tentent de s’organiser pour faire face à l’arrivée de la nou­ velle législation qui entrera en vi­ gueur en 2013, bien que certains experts juridiques estiment que la date butoir pourrait être 2014. “La fronde s’organise. Vous connaissez la Corse? Vous allez connaître le Valais”, assure en souriant M. Fournier, également patron du journal régio­ nal “Le Nouvelliste”. “Un comité a été créé”, explique­t­il à l’AFP. M. Fournier, qui regarde avec en­ vie le développement du marché immobilier touristique autrichien, a pourtant eu beaucoup de chance. Sa société VIP, basée à Veysonnaz à quelques mètres de la station de ski de Salins, a déposé son projet immobilier avant le 11 mars, date à laquelle les Suisses ont de justesse voté en faveur d’une initiative po­ pulaire imposant un quota maxi­ mum de résidences secondaires. Le Valaisan pourra donc construire une nouvelle télécabine au pied de la station de ski de Salins, ainsi que plusieurs immeubles et hôtels, soit au total quelque 1500 lits. Ce afin de satisfaire, explique­t­il, les mil­

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liers de touristes d’Europe du Nord, essentiellement des Belges et des Néerlandais, qui viennent cha­ que hiver en Suisse pour skier. Reste qu’hors saison, ces immeu­ bles se vident et offrent une image désolante, comme dans la station valaisanne de Crans­Montana, où les chalets de 5 à 10 étages s’éten­ dent à perte de vue: au printemps, tous, à quelques exceptions près, ont les volets fermés. Pourtant, des grues continuent de construire de nouvelles résidences secondaires à Crans­Montana et dans la région. Depuis le vote et en raison de la confusion entourant les termes et les principes de la nouvelle loi, les autorités suisses ont dû créer un groupe de travail, réunissant les principaux acteurs des secteurs touristisques et immobiliers, afin de tenter de répondre à leurs nom­ breuses préoccupations: qu’est­ce qu’une résidence secondaire? Est­ce qu’une résidence principale ne pourra plus être revendue comme résidence secondaire? Si les milieux immobiliers et touristi­ ques craignent dans leur majorité les conséquences de la loi, certains tentent de tirer partie de la confu­ sion générale. Angela Turnbull, de l’agence Angela Immobilier, consi­ dère qu’“acquérir une propriété à Crans­Montana, lieu de villégiature réputé pour son domaine skiable et ses parcours de golf, n’a jamais été aussi avantageux”. “Dès janvier 2013 chaque nouvelle promotion ne pourra être vendue que comme rési­ dence principale. Ceci impliquera

certainement que peu ou même aucune nouvelle opération ne verra le jour dans les années futures”, ex­ plique­t­elle. Par la logique de l’offre et de la de­ mande, la nouvelle législation en Suisse impliquera certainement que chaque résidence secondaire va prendre de la valeur avec les an­ nées, estime­t­elle. “La Suisse est en phase de devenir le club de proprié­ taires exclusifs le plus prisé au monde”, pour Mme Turnbull, qui recommande aux investisseurs, notamment les riches étrangers, de réagir rapidement pour acquérir un bien immobilier dans le pays. Pour le président de la capitale va­ laisanne de Sion, Marcel Maurer, “un quota de 20% n’est pas une façon de faire de l’aménagement” du terri­ toire. Il s’offusque surtout du fait que les citadins aient voté en fa­ veur de l’initiative. “On n’a pas be­ soin de recevoir des leçons”, dénon­ ce­t­il. Mais il reste optimiste: “Il y a une culture qui est en train de changer. Le Valaisan a compris cela”. Ainsi, alors que sa commune va fu­ sionner dès 2013 avec celle de Sa­ lins, M. Maurer promet qu’il en­ tend surveiller de près le projet im­ mobilier de M. Fournier à Salins. “On fera quelque chose d’exem­ plaire”, assure­t­il. D’ici­là, les mi­ lieux économiques et touristiques valaisans n’entendent pas baisser les bras. Ils ont ainsi fait part de leur volonté de créer un Fonds im­ mobilier qui financerait des “rési­ dences de tourisme”, mises ensuite en location. Une alternative aux ré­ sidences secondaires. (AFP)

Lors de la visite de sa future acquisition, l’acheteur n’aura pas toujours remarqué l’existence de certains vices affectant son bien. Pourtant, à l’arrivée, il est censé obte­ nir un bien répondant aux usages conve­ nus. Parmi ces vices, certains peuvent être ap­ parents. C’est­à­dire qu’ils devraient appa­ raître lors d’une vérification normale réali­ sée par toute personne sérieuse au mo­ ment où l’immeuble lui est délivré. L’acquéreur qui ne proteste pas à ce mo­ ment est présumé accepter l’immeuble dans l’état où il se trouve. Il ne dispose plus d’aucun recours contre le vendeur. C’est, par exemple, le cas en présence de tâches d’humidité si l’acquéreur est monté sur le toit de l’habitation et, qu’examinant le re­ vêtement de la toiture, il n’a pas protesté à ce moment. D’autre part, il existe les vices cachés, soit ceux dont même un examen normal et at­ tentif par un acquéreur raisonnable ne sau­ rait révéler. Tel sera le cas, par exemple, s’il existe un dénivellement important entre le trottoir et le début de la pente qui mène au garage et qu’il est impossible d’y rentrer sa voiture sans un frottement important du bas de caisse. Dans cette hypothèse, ce dernier dispose alors d’un recours contre son vendeur. Cer­ taines conditions doivent être réunies : ­ L’immeuble doit être affecté d’un vice. ­ Le vice doit être caché. ­ Le vice doit être suffisamment grave et important. ­ Le vice doit rendre l’immeuble impropre à l’usage auquel l’acquéreur le destinait, ou doit diminuer tellement cet usage que l’ac­ quéreur ne l’aurait pas acheté ou n’en aurait donné qu’un moindre prix s’il avait connu le vice ­ Le vice doit déjà exister au moment du transfert de la propriété, même si c’est uni­ quement à l’état de germe ­ Le recours doit être introduit à bref délai Si les conditions sont présentes, l’acqué­ reur a alors le choix : ­ Soit il restitue l’immeuble et récupère le prix de vente qu’il a payé ­ Soit il conserve l’immeuble mais se fait rembourser une partie du prix. e

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Libre Immo. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle: Vincent Slits. (02 211 29 13 - vincent.slits@lalibre.be) Illustrations: Etienne Scholasse. Réalisation: Sodimco. Administrateur délégué - éditeur responsable: François le Hodey. Directeur général: Denis Pierrard. Rédacteur en chef: Vincent Slits. Rédacteur en chef adjoint: Pierre-François Lovens. Conception graphique: Jean-Pierre Lambert (responsable graphique), Bruno Bausier. Publicité: Véronique Le Clercq (00322 21127 64 vero.leclercq@saipm.com)

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MAISONS À VENDRE de 375.000 à 500.000 €

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MAISONS À VENDRE

21-98326608-08

plus de 500.000 €

21-98326603-03 21-98329203-03

21-98324810-10

21-98335402-02

21-98326606-06

21-98305005-05

21-98269301-01

21-98326605-05

21-98324805-05

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SEMAINE DU 18 AU 23 MAI 2012 LIBRE IMMO

APPARTEMENTS À VENDRE

APPARTEMENTS À VENDRE

de 375.000 à 500.000 €

prix non précisé

21-98326616-16 21-98336410-10 21-98305004-04 21-98329204-04

APPARTEMENTS À VENDRE moins de 125.000 €

21-98336401-01 21-98305001-01

21-98326607-07

21-98335404-04 21-98305003-03

21-98326601-01

21-98330201-01

APPARTEMENTS À VENDRE

APPARTEMENTS À VENDRE

21-98336408-08

plus de 500.000 €

21-98324804-04

de 125.000 à 250.000 €

21-98326609-09

21-98305006-06

21-98336407-07

21-98326613-13

21-98324808-08 21-98335403-03 21-98329206-06

MAISONS À VENDRE

21-98305002-02

prix non précisé

21-98336406-06

21-98324806-06 21-98326602-02 21-98326618-18

APPARTEMENTS À VENDRE

21-98336409-09

21-98329207-07

de 250.000 à 375.000 € 21-98326615-15

21-98326614-14

21-98336403-03

21-98324803-03 21-98326604-04 21-98305008-08 21-98335407-07

21-98335406-06

21-98336402-02

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APPARTEMENTS à louer

LITTORAL à vendre

FRANCE

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VENTES PAR NOTAIRES des autres provinces

21-98204903-03

21-98336405-05 21-98323303-03

VIAGER

21-98250701-01

21-98273501-01

21-98323302-02 21-86748901-01

VENTES DE GRÉ À GRÉ SALLE DE VENTE PAR NOTAIRES

34, rue de la Montagne ­ 1000 Bruxelles 21-83200403-03

21-97910001-01 21-98323301-01

21-98203501-01 21-67470110-10

RÉSULTATS DES VENTES PUBLIQUES

MAISONS

Bruxelles

à louer

21-97850801-01

21-98203701-01

21-98204702-02 21-98323304-04 21-98324401-01

TERRAINS à vendre

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21-98203702-02

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© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


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La Libre IMMO du 18 mai 2012  

Du zoning à l'écozoning

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