Issuu on Google+

Construction

Annonces

Diversification oblige, Cofinimmo se lance dans le segment des kots. P.6

La visite d’une maison témoin, un rituel d’avant construction. PP. 4 & 14-15

Dans ce supplément, 7 pages pour trouver le bien de votre choix.

D.R.

Sicafi

PP > 7-13 Supplément à La Libre Belgique - N°146 - Semaine du 26 avril au 2 mai 2012

PP. 2-3

JEAN LUC FLEMAL

LA HAUSSE DES PRIX S’EST ATTÉNUÉE

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


2

Le dossier

l Statistiques annuelles l

SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

Immobilier résidentiel

Une maison, rêve ou réalité En Belgique en 2011, les maisons d’habitation ordinaires ont coûté 4,1 % de plus qu’en 2010, soit près de 190 000 euros. des terrains à bâtir). Et ce, dans les 589 commu­ nes du pays. Ces 145 000 et quelques transac­ tions débouchent sur des moyennes de prix, na­ tionales, régionales, provinciales et communa­ les, dont le détail est explicité sur le site Internet de leur auteur (*). En voici un petit résumé qui se veut le moins indigeste possible. Notamment avec des chiffres arrondis, les infographies ci­ dessous et ci­contre reprenant les chiffres exacts.

1

Un peu moins d’activités. La plupart des observateurs le pressentaient, voire le pré­ disaient. Les résultats finaux leur donnent rai­ son, mais du bout des lèvres. Il y a eu, en 2011, 1 900 transactions en moins qu’en 2010. Ce qui se traduit par un petit recul de 1,3 %. Ce sont les segments des appartements et des terrains à bâ­ tir qui ont le plus souffert de ce léger manque d’intérêt (respectivement ­6 % et ­7 %). Il s’est, au contraire, vendu un peu plus de villas, bun­ galows et autres maisons de campagne, et plus de maisons d’habitation (+3%). Et ce, dans les trois Régions du pays, même à Bruxelles ! JEAN-LUC FLÉMAL

2 Épinglé Moyennes. Les prix mentionnés dans les infographies sont des prix moyens. En d’autres termes, une partie des ventes a été réalisée sous ces montants, une autre partie… au dessus. Parfois, largement au-dessus. Ils sont exprimés en euros par habitation vendue pour ce qui concerne les maisons d’habitation ordinaires, les villas et les appartements. Les prix moyens des terrains à bâtir sont exprimés en euros par mètre carré. Ces statistiques sont basées sur des donnée s issues du Cadastre du SPF Finances et concernent les ventes soumises au régime de droits d’enregistrement.

h Il s’est vendu, l’an dernier, deux fois plus de maisons et villas que d’appartements. Il y a près de 30 ans, il s’en vendait… 5 fois plus. CE SONT DES CENTAINES DE MILLIERS DE chif­ fres qui, chaque début d’année, sont moulinés par le SPF Economie afin de tirer les dernières tendan­ ces sur le marché immobilier. En 2011, la Belgique a porté un peu plus de 145 000 transactions liées à des logements existants (maisons, appartements, villas, bungalows…) ou à des logements futurs (sur

La maison, premier choix, mais jusqu’à quand ? Tant que faire se peut, les amateurs de briques tentent d’atteindre leur rêve et donc d’acheter une maison unifamiliale. Même s’ils ont dû batailler ferme, ils sont nombreux à y être arrivé. En 2011, chaque fois qu’il s’est vendu un appartement, ce sont deux maisons qui ont trouvé preneur. Ce rapport de 1 à 2 n’est toutefois important qu’en apparence : en 1985, ce sont près de 5 maisons, villas, maisons de campagne ou bungalows qui étaient acquis pour un appartement… Du fait de l’évolution démographique, de l’évolution sociologique du nombre de ménages, de la rareté des terrains, etc., l’appartement est devenu au fil des ans le seul choix pour bon nombre de candidats (il s’en est vendu 3 fois plus en 2011 qu’en 1985). Et il s’imposera de plus en plus à l’avenir. Assez étonnamment, sur la même période, il s’est éga­ lement vendu plus de villas, bungalows ou mai­ sons de campagne : de quelque 3 200 en 1985 à près de 18 000 en 2011.

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

Le dossier

3

? 3

De moins en moins de terrains à bâtir. L’an dernier s’est clôturé sur 18 425 ventes de terrains. Ce n’est pas fameux. C’est même moins qu’en 2010, et légèrement plus qu’en 2009, année catastrophique à ce titre. Les chif­ fres sont sans appel. En 1989, il s’est vendu près de 46 300 terrains. Un record ! Vingt ans plus tard, en 2009, le nombre tombe à moins de 17 600. Soixante pour­cent moins au niveau na­ tional. Soit deux fois moins en Région wallonne, trois fois moins en Région flamande et quatre fois moins à Bruxelles. Il faut dire que dans la ca­ pitale, depuis trois ans, le nombre de ventes tourne autour des 250.

4

Hausse des prix, mais moins marquée. En 2009, les prix moyens des maisons avaient sensiblement baissé (­0,25 % pour les maisons, ­4,8 % pour les villas), ceux des appartements se contentant d’une augmentation de 2 %, infé­ rieure à l’indexation. En 2010, ils s’étaient tous récupérés, augmentant de 5 à 7 %. En 2011, les hausses de prix se sont nettement ralenties, fluctuant entre 3 et 4 %. Dans le détail, les mai­ sons d’habitation ordinaires ont coûté 4,1 % de plus, à près de 190 000 euros. Le prix moyen des villas, bungalows et maisons de campagne a augmenté de 3,5 %, à un fifrelin plus de 330 000 euros. Celui des appartements a grimpé de 3 %, dépassant désormais les 195 000 euros. Les prix des terrains à bâtir sont, quant à eux, restés plus ou moins stables (­0,3 %). Mais il faut dire qu’ils ont augmenté de 8,6 % l’année précédente, après une hausse de 13 % en 2009.

5

Région de Bruxelles­Capitale. Pour s’offrir une maison dite ordinaire, les heureux pro­ priétaires de l’année 2011 ont dû débourser, en moyenne près de 350 000 euros, quelque 207 000 euros pour un appartement (flat et autres studios compris), et plus d’un million pour une villa. Le prix moyen d’un mètre carré de terrain à bâtir atteint 436 euros. La com­ mune la moins chère est Anderlecht (environ 240 000 euros pour une maison). Viennent en­ suite Molenbeek­Saint­Jean et Jette. En 2010, les

lanternes rouges étaient Anderlecht déjà, Mo­ lenbeek aussi et Saint­Josse­ten­Noode. Mais voilà, entre 2010 et 2011, les prix de vente des maisons dans cette dernière commune ont boomé de plus de 17 %, alors que ceux d’Ander­ lecht ont reculé de 2 %. Ixelles est la commune la plus chère (plus de 480 000 euros en moyenne), suivie, dans un mouchoir de poche, par Wo­ luwe­Saint­Pierre et Uccle. En 2010, le trio de tête réunissait, dans l’ordre, Woluwe­Saint­ Pierre, Ixelles et Woluwe­Saint­Lambert.

6

Région wallonne. Comparée à Bruxelles, la Wallonie fait figure de paradis pour les pe­ tits budgets. Le prix d’une maison ordinaire n’exige qu’un peu plus de 140 000 euros. Une moyenne qui cache de sérieux écarts entre communes, voire au sein d’une même com­ mune. Colfontaine, la moins chère, présente un prix moyen inférieur à 90 000 euros (soit quel­ que 155 000 euros en moins par rapport à An­ derlecht). Lasne, la plus chère, pavane à près de 370 000 euros (110 000 euros de moins qu’Ixelles). Toujours en Wallonie, une villa n’a coûté en moyenne qu’environ 260 000 euros et un appartement 150 000 euros. Le prix des ter­ rains à bâtir s’est élevé à 50 euros/m². Le Hai­ naut est la province la moins chère avec un prix moyen légèrement supérieur à 120 000 euros pour une maison d’habitation. La province la plus chère est le Brabant wallon, où l’on enre­ gistre un prix moyen de 236 338 euros.

7

Région flamande. L’an dernier, les prix moyens d’une maison et d’un appartement s’équivalaient plus ou moins à quelque 200 000 euros. Une villa en a exigé 150 000 de plus. Et un terrain à bâtir, 157 euros/m², trois fois plus qu’en Wallonie. Le Limbourg apparaît comme la province la plus abordable. Le Bra­ bant flamand comme la… moins abordable. La commune la moins chère est Renaix. A l’opposé, on trouve Kraainem.

Charlotte Mikolajczak U (*) http://statbel.fgov.be/fr/statistiques/chiffres/ economie/construction_industrie/immo/index.jsp.

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


4

Construction

SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

l

Vie de château 621

Somal, h Un petit fortin attend que l’on se penche sur son sort. En attendant, une conférence lui sera consacrée ce samedi à Marche­en­Famenne.

JEAN-LUC FLÉMAL

SOMAL, C’EST PRESQUE UN LIEU­DIT de Som­ me­Leuze. On y arrive par là, d’en bas ou par Maffe en venant de la plaine du Condroz. Le cadre est bucolique, les maisons éparses et charmantes quand elles sont en pierre du pays; entre quelques massifs forestiers coulent des ruisseaux. Un était sensé, jadis, protéger la bâtisse qui nous occupe d’une agression. Il s’agit de l’Eau de Somme. Vint­ elle jamais avant le XXe siècle cette agression ? Car la seule que la demeure craigne de nos jours est celle du temps. Il se dit toutefois qu’une belle âme sur cet amas de pierres bien nées va se pencher avec des ailes protectrices du meilleur aloi. On y reviendra peut­être d’ici trois ans, mais en atten­ dant c’est le Musée de la Famenne, à Marche­en­ Famenne qui vous attend ce samedi à 14h pour écouter une conférence de Jean Deconinck, venu en voisin du château de Baillonville. Le Musée de la Famenne est un très bel endroit du XVIIIe siècle, posé au cœur de la petite cité; il renferme de très intéressants souvenirs d’Ancien Régime, des ob­ jets d’archéologie et il mérite le détour (17, rue du Commerce; www.musee.marche.be). L’orateur se passionne depuis longtemps pour les vieilles pierres de la région qu’il a adoptée (à moins que ce ne soit le contraire). Et cette fois, il a porté son regard sur Somal. Justice sera rendue à cet endroit de qualité. Monsieur Deconinck nous a fait part de son enthousiasme pour cette seigneu­ rie oubliée de tous ou presque. Sans divulguer les éléments de son proche discours, notre hôte nous disait “qu’outre les Prez puis les Vyle, Somal a connu une seule et grande famille, à savoir les Masbourg. Il y eut dix générations, pas moins, de Masbourg, comme sires de Somal. Cela fait beaucoup et ils semblent être arrivés ici vers 1500, peut­être avant car les Prez et les Vyle possédèrent ce fief entre 1300 pour les pre­

l Projet

La maison témoin ou le rituel d’avant construction h Indéfectible vitrine des constructeurs, la maison témoin est un premier pas

DES PROJETS PLEINS LA TÊTE, mais sans savoir par où commen­ cer ? Les maisons témoins sont là pour vous plonger dans le grand bain de la construction. Parce qu’il faut bien commencer quel­ que part, parce que les dépliants et les sites web ne permettent ni le toucher ni l’interactivité, rares sont les constructeurs, surtout dans le secteur du clé sur porte, qui ne mettent pas à disposition des futurs maîtres bâtisseurs une ou plusieurs habitations témoins. Tous les grands acteurs (Thomas & Piron, Maisons Blavier, T­Palm, etc.) de la construction en profi­ tent donc pour étaler les tendan­ ces architecturales, les matériaux prisés, les options possibles et les avancées technologiques, même si le parc de maisons se renou­ velle bien moins vite que les pro­ grès techniques qui s’exposent notamment lors des salons. Inutile d’en dire long sur le fait que les performances énergéti­ ques et les matériaux écologiques s’invitent de plus en plus dans le paysage. Ce qui n’est d’ailleurs pas forcément une mission facile pour les constructeurs : comment montrer l’ampleur et la finition de l’isolation de l’enveloppe ?

Comment exposer le système de ventilation, l’efficacité du sys­ tème de chauffage ou des appa­ reils de production d’énergie du­ rable, comment montrer les pré­ cautions prises contre les ponts thermiques, etc ? Ce sont pour­ tant des passages obligés, tant la demande d’infos sur la perfor­ mance énergétique est grande… Et tant les constructeurs ont surfé sur cette demande, en proposant de plus en plus de maisons basse énergie, voire passives, dans leur portefeuille de modèles. Ce fossé entre la présentation d’un produit trop fini et l’envie de découvrir tout ce qu’il y a der­ rière est notamment à la base des “chantiers ouverts”, qui invitent les quidams à observer la cons­ truction proprement dite (par exemple le 13 mai prochain chez Maisons Blavier). Idéal pour me­ surer dans le détail certains pro­ duits plus spécifiques, comme les maisons à ossature bois et/ou les habitats très performants. Côté sensibilisation, les défen­ seurs du standard passif se sont également pliés à la tradition des maisons témoins. La plate­forme Maison Passive, qui est l’organe certificateur du standard passif,

organise ainsi chaque année des visites d’habitations répondant aux critères. Même s’ils sont en­ core des pionniers sur le marché résidentiel wallon et bruxellois, les propriétaires passifs peuvent servir de source d’inspiration à d’autres types de demeures moins abouties. L’irremplaçable vitrine des mai­ sons témoins cache toutefois une tendance, ou plutôt une tradi­ tion, que tous les acteurs de la construction entretiennent avec soin : l’art de la personnalisation. Tous les projets exposés, quelle que soit la gamme de prix, sont destinés à attirer, donner une idée concrète, mais aussi et sur­ tout à être personnalisés. Même dans le secteur du clé sur porte, où les solutions toutes faites sont plus nombreuses, la visite des projets témoins est donc l’occa­ sion de poser ses questions, de discuter du projet et de franchir les premières étapes vers la réali­ sation... A noter, les sites Internet des constructeurs proposent par­ fois des infos détaillées sur les maisons, avec plans et dimen­ sions, performances énergéti­ ques, matériaux et prix. Olivier Standaert

PH.FY.

vers le concret : les prix, les modèles, les matériaux, les personnalisations. Bref, un passage prisé, tant pour les simples curieux que pour ceux qui savent déjà ce qu’ils veulent.

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Vie de château

SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

5

une perle oubliée

PH.FY.MARS 2012

La maison forte de Somal est postée sur un ruisseau qui lui servait de défense. L’Eau de Somme alimentait également un moulin en ruine. Sur la cour, la demeure est accompagnée d’une ferme.

miers et 1345 pour les seconds. Mais avant ces Prez et Vyle, il semble que la comtesse de Hainaut, Richilde en fut Dame. Son fils aurait cédé Somal à l’abbaye de Saint­Hu­ bert”. Des Masbourg nous ne connaissons pas grand­ chose. La petite chapelle Saint­Christophe, datée de 1636 et postée en amont du château, renferme des pierres tombales et commémoratives. L’une d’elles est datée de 1567; c’est celle de Jean de Masbourg et de Gilette de Mathys. L’autre bien plus belle, date de 1750 et montre l’alliance de Philippe de Masbourg avec Marie Henriette de Hoen (photos visibles sur www.kik­irpa.be, à voir sur Maffe). Jean Deconinck nous signalait deux mystères à pro­ pos de ce donjon. Le premier est inscrit sur la porte d’entrée. On y lit “Unis malgré l’envie, 1742”. On en saura plus samedi. Le second c’était celui du passage

du flambeau entre les Masbourg et les barons de Wal, vicomtes et hauts avoués d’Anthisnes (hérité des Cris­ gnée), dont une branche de Baronville sera celle des seigneurs de Vyle (tout se tient; fief reçu par les Maillen). Mais nous sommes avec les aînés, dits de Wal et de Woeste, sires de Pousseur, de Tavier (hérité des d’An­ thisnes), hauts voués de Hody, sires de Wilbrouck (dans les Fourons sans doute), de Landrecourt (près de Verdun ?, hérité des Masbourg) et de Marchienne­ au­Pont. Somal n’est que rarement cité dans les sour­ ces. Il est vrai que c’est une petite maison. Philippe étant mort à 35 ans en 1750, sans enfant (comme ins­ crit sur la pierre), le fief fut donné au baron Guillaume de Wal, car Philippe ne voulait pas que sa parentèle hérite (cela engendra un procès réglé au début du siè­ cle suivant à l’avantage des neveux de Philippe de Masbourg). Donc, ce dernier donna Somal à un gamin de 14 ans, né en 1736 à Anthisnes. Mais Guillaume laissa bientôt ses droits à son frère Joseph. En effet, Guillaume entra dans l’Ordre teutonique aux Vieux­ Joncs en 1773. Il fit donc des vœux de pauvreté, mais pas intellectuelle. On lui doit des recherches immen­ ses sur son ordre de chevalerie, parues entre 1784 et 1790. Guillaume de Wal sera commandeur à Ra­ mersdorf près d’Aix­la­Chapelle (de 1794 à 1809), puis en celle de Münnerstadt en Franconie. Joseph hérita donc et il se maria avec Marie­Philippine de Haultepenne, dont le père était seigneur d’Arville. Les deux siècles suivants nous sont inconnus, jus­ que samedi au moins. Le château est totalement érigé en moellons de grès. La cour est ceinturée par des élé­ ments de ferme et des dépendances du XIXe siècle. Le bâtiment principal est de plan massé, érigé sur quatre niveaux (trois sur la cour) sous une imposante toiture en pavillon à coyaux. Une belle tour circulaire à l’ouest accompagne le massif castral. Un mur d’en­ ceinte et au nord une tour carrée ont été descendus de niveau. La cour repose en partie sur un sol schis­ teux. On ne visite pas mais tout se voit très bien de la rue. Philippe Farcy

Festivités Fête médiévale chez le marquis de Trazegnies Ce week-end et dès demain, le domaine du château de Corroy-le-Château sera investi par une foule bigarrée de familles et d’artisans divers, vivant à leurs heures perdues comme les manants aux pieds des forteresses. Ce genre de week-end médiéval ne cesse de plaire à un large public et on en voit des exemples similaires à Fagnolle ou à la citadelle de Namur. A Corroy, grâce à la parfaite conservation des lieux et par la présence d’un marquis héritier direct des temps anciens que nos contemporains revisitent, cela donne une ampleur différente et un goût délicat. Dès demain à 20h il y aura une marche aux flambeaux et un spectacle assuré par “Les Faisans de Corroy”. Samedi les activités se dérouleront de 11h à 20h. Fauconnier, petits concerts, combats en lice, échasseurs, artisans au travail, marionnettes et marché médiéval sans oublier les tables pour faire ripaille et boire cervoises et jus de pommes, mettront une ambiance chaleureuse à l’ombre des vieilles pierres. Celles-ci réentendront les fers se croiser lors d’une attaque du pont, à 18h. Huile bouillante et herse seront prêtes à tomber sur les vils agresseurs. Dimanche d’autres festivités attendront les nombreux visiteurs attendus comme chaque année, de 10h à 17h30. Les lanceurs de drapeaux de l’Ommegang viendront rendre hommage au marquis de Trazegnies qui dans la manifestation de la Grand-Place de Bruxelles n’est autre que Charles-Quint, un de ses lointains parents. Vu la foule, les parkings le long des champs peuvent être éloignés. Des navettes gratuites sont prévues. Ph. Fy. Entrée : 6 €. Gratuit jusque 12 ans. Les visites du château (45 minutes), sont à 5 €.

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Construction

6

SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

l Sicafi

Question time

CHRISTOPHE BORTELS

Cofinimmo se lance dans le kot

h La société cotée, portée sur la diversification, investit un nouveau segment du marché immobilier : les logements pour étudiants.

I

l y a quelques années mainte­ nant, la sicafi Cofinimmo s’est lancée dans la diversification de son portefeuille. Alors qu’avant 2005, elle était quasiment investie à 100 % en bureaux, aujourd’hui, ceux­ci représentent moins de 50 % de ses avoirs. Il y a d’abord eu les maisons de repos et de soin, en Belgique et en France. Puis les cafés (avec l’acquisition du portefeuille belge et néerlandais du géant bras­ sicole AB­InBev). Quelques parte­ nariats publics privés aussi, sur des immeubles à usage spécifique ap­ partenant au public, loués à long terme et dont elle assure l’entre­ tien sans en détenir la propriété perpétuelle (palais de Justice d’An­

vers, caserne de pompiers d’An­ vers, commissariats...). Enfin, il y a quelques semaines, elle a acquis les agences de l’assureur français Maaf. Désormais, il y aura aussi les kots d’étudiants. Un pan d’activité qu’elle n’a jamais avoué regarder, ouvertement du moins, mais en­ vers lequel elle n’a jamais non plus apposé un “non” catégorique. Dé­ but avril, à la question “La diversifi­ cation pourrait­elle passer par des kots d’étudiants ?”, Jean­Edouard Carbonnelle tout nouveau CEO de Cofinimmo répondait encore “Les universités se font le relais d’un be­ soin. Peut­être les sicafi auront­elles un rôle à jouer.”

C’est donc chose faite. En début de semaine, Cofinimmo a annoncé avoir remporté un appel d’offres de l’Université libre de Bruxelles (ULB) pour un partenariat public­ privé relatif notamment à la réno­ vation de logements pour étu­ diants. Le projet concerne deux immeubles situés à proximité im­ médiate du Campus du Solbosch à Bruxelles, offrant une superficie totale de 11 284 m². Un des bâti­ ments, situé à Ixelles, comporte 242 chambres et est à rénover complètement. L’autre, situé à Bruxelles, comporte 104 chambres et ne nécessite pas de rénovation immédiate. Cofinimmo y apportera néan­ moins certaines améliorations. L’enveloppe financière qui sera in­ vestie dans ce projet par la sicafi est estimée à 14,2 millions, précise­t­ elle, pour un taux de rendement attendu proche de 6,60%. L’ULB, qui est propriétaire des deux immeubles, confère à Cofi­ nimmo un droit d’emphytéose de 27 ans, qui en assumera la mainte­ nance technique. En contrepartie, les deux immeubles seront pris en location par l’ULB dans leur totalité et pour une période identique à celle du droit d’emphytéose. Le loyer annuel versé par l’ULB est de 1,21 million d’euros, indexé an­ nuellement sur l’indice des prix à la consommation (indice santé). Les étudiants louent donc leur chambres à l’ULB. A l’issue du droit d’emphytéose de 27 ans, la pleine propriété des immeubles sera re­ constituée en faveur de l’ULB. C.M.

Quand le bailleur dit stop Comment le propriétaire peut refuser une demande de renouvellement du locataire. Le propriétaire qui loue son bien à un commer­ çant est souvent ravi de voir un locataire s’ins­ taller pour une longue durée. Ce n’est pas pour autant qu’il veut encore y être confronté lors­ que la période minimum légale de 9 ans est ex­ pirée. Il dispose de différents moyens pour ne pas ac­ cepter la demande de renouvellement que lui adresserait son locataire. Le propriétaire a la possibilité de refuser une telle demande, mais pour certains motifs uni­ quement. Aucun autre motif ne peut justifier un refus. Il s’agit de : 1.L’occupation personnelle ; 2.L’affectation de l’immeuble à une destination non commerciale ; 3.La reconstruction de l’immeuble ; 4.L’offre supérieure d’un tiers ; 5.L’absence d’intérêt légitime ; 6.Les manquements graves du preneur. Ces différents motifs de refus doivent par ailleurs répondre à plusieurs conditions d’exé­ cution (dont la réalisation de cette condition dans un certain délai). En cas d’irrespect, le bailleur sera alors redevable d’une indemnité à l’égard de son locataire. Le locataire qui souhaite contester les motifs avancés par le bailleur devra se rendre devant le Juge de paix. Au­delà de ces motifs, le bailleur peut simple­ ment refuser le renouvellement, sans aucune raison particulière. Dans ce cas, il n’est soumis à aucune condition et ne doit donner aucune jus­ tification. Le bailleur sera toutefois tenu au paiement d’une indemnité dénommée “in­ demnité d’éviction” s’élevant, au minimum à trois années de loyer. Aucun recours n’est re­ connu au locataire dans une telle hypothèse. Enfin, si pendant les trois mois qui suivent la demande du locataire, le bailleur s’abstient de répondre, il est alors présumé consentir au re­ nouvellement du bail. Le contrat sera renouvelé aux conditions proposées par le locataire dans sa demande. e

U Consultez votre notaire pour des conseils sur mesure ou rendez vous sur www.notaire.be

En bref

Chute des ventes de maisons aux Etats-Unis Les ventes de maisons individuelles neuves aux Etats­Unis ont chuté en mars après avoir atteint leur niveau le plus élevé en plus de deux ans, selon des chiffres publiés mardi à Washing­ ton par le département du Commerce. Elles ont baissé de 7,1 % par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières, pour re­ tomber à leur niveau le plus faible de­ puis novembre, a indiqué le ministère.

Cette baisse n’était absolument pas prévue par les analystes, mais le mi­ nistère a revu en très forte hausse ses chiffres pour les trois mois précédents, et le niveau des ventes de mars (328000 transactions en rythme an­ nualisé) apparaît finalement nette­ ment supérieur à leur prévision mé­ diane (318000). Selon les nouvelles données du gouvernement, les ventes de maisons neuves ont en fait bondi de 7,3 % en février pour atteindre leur niveau le plus élevé depuis le mois de novembre 2009, alors que le ministère avait annoncé initialement qu’elles

avaient baissé de 1,6 % par rapport à janvier. En glissement annuel, les ven­ tes de maisons neuves ont progressé officiellement de 7,5 % en mars. Les ventes de maisons neuves sont dépri­ mées depuis plusieurs années aux Etats­Unis. (AFP) e

641 actes par notaire Les notaires ont passé 924963 actes notariés pendant l’année 2011. Cela représente, en moyenne, 641 actes par notaire en Belgique, a indiqué, la fédé­

ration royale du notariat belge. Le nombre total d’actes notariés enregis­ tre une hausse de 9,5 pc par rapport à 2010. Les notaires ont perçu 3,7 mil­ liards d’euros de droits d’enregistre­ ment en 2011, soit une hausse de 7,1 pc par rapport à l’année précédente. Le nombre record d’actes notariés s’explique, notamment, par l’augmen­ tation de quelque 3 pc de l’activité im­ mobilière en Belgique. Le nombre plus élevé de crédits hypothécaires, qui sont de plus en plus souvent subdivi­ sés en plusieurs contrats, explique aussi cette hausse record. (Belga) e

Libre Immo. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle: Vincent Slits. (02 211 29 13 - vincent.slits@lalibre.be) Illustrations: Etienne Scholasse. Réalisation: Sodimco. Administrateur délégué - éditeur responsable: François le Hodey. Directeur général: Denis Pierrard. Rédacteur en chef: Vincent Slits. Rédacteur en chef adjoint: Pierre-François Lovens. Conception graphique: Jean-Pierre Lambert (responsable graphique), Bruno Bausier. Publicité: Véronique Le Clercq (00322 21127 64 - vero.leclercq@saipm.com)

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

Annonces immobilières

7

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


8

Annonces immobilières

SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

Annonces immobilières

9

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


10

Annonces immobilières

MAISONS À VENDRE de 375.000 à 500.000 €

SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

MAISONS À VENDRE plus de 500.000 €

21-98005202-02 21-97981514-14

21-98009504-04 21-98009503-03 21-98008001-01

21-98009502-02

21-98010903-03

21-98010910-10

21-98009501-01 21-98011705-05

21-98008002-02

21-97981505-05

21-97981509-09

21-97981515-15

21-98005204-04

21-98005203-03

21-98003304-04

21-98009505-05

21-98005205-05

MAISONS À VENDRE prix non précisé

21-98010904-04

21-98010901-01

21-98003305-05

21-98003307-07

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Annonces immobilières

SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

11

21-98005206-06 21-97981513-13 21-98008003-03

21-98011703-03 21-98003306-06

21-98011707-07

APPARTEMENTS À VENDRE

de 125.000 à 250.000 € 21-97981502-02

21-98011702-02 21-98011701-01

21-98003301-01

21-98011704-04

21-98004801-01 21-97981512-12

APPARTEMENTS À VENDRE

21-98011710-10

APPARTEMENTS À VENDRE plus de 500.000 €

de 375.000 à 500.000 €

21-98010908-08

21-98010905-05

LOFTS

vente & location 21-98011708-08

21-97981516-16

21-98003302-02 21-98011603-03

21-98011706-06

21-98011604-04

21-97981503-03

APPARTEMENTS À VENDRE

21-98011709-09

de 250.000 à 375.000 €

21-98009506-06 21-98003303-03 21-98009507-07

21-97981506-06 21-97981511-11

VIAGER 21-98009508-08 21-98010907-07

21-97981510-10 21-97981518-18

21-98005207-07

21-86748901-01

21-98010909-09

21-97981507-07

21-97981508-08

21-97981517-17

21-97981501-01

21-97143306-06

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Publicité immobilières

12

SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

SALLE DE VENTE PAR NOTAIRES

34, rue de la Montagne ­ 1000 Bruxelles

21-97932301-01

21-83200403-03

21-98011601-01 21-97910001-01

21-67470110-10

21-97926901-01 21-98003308-08 21-97143308-08

VENTES PAR NOTAIRES

TERRAINS à vendre

Brabant

21-97764101-01

21-97143304-04

21-97143302-02

21-98010902-02

21-97143307-07 21-97939701-01

21-97908301-01 21-97850801-01 21-97143301-01

APPARTEMENTS

IMMEUBLES DE RAPPORT

à louer

21-98011602-02

21-98010906-06

21-97999301-01

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Annonces immobilières

SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

13

VENTES PAR NOTAIRES des autres provinces

21-97599926-26 21-97904403-03

21-97599927-27 21-97904404-04

21-97965801-01

21-97599929-29

21-97904405-05

RÉSULTATS DES VENTES PUBLIQUES Bruxelles

RÉSULTATS DES VENTES PUBLIQUES Brabant

21-97599930-30

21-97599901-01

21-97599922-22

21-97599931-31 21-97599912-12

21-97599923-23

21-97599932-32 21-97599914-14

21-97599924-24

21-97599933-33 21-97599916-16

21-97599925-25

21-97904406-06 21-97904401-01

21-97904402-02

21-97599928-28

21-97904407-07

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


14

Maisons témoins

SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

01 – Wezembeek-Oppem 02 – Erpe-Mere 03 – St-Georges/Meuse 04 – Houdeng-Aimeries 05 – Beauraing 06 – Tarcienne 07 – Tenneville 08 – Villers-la-Ville 09 – Weyler (Arlon) 10 – Wépion 11 – Soumagne 12 – Courtrai 13 – Kampenhout 14 – Eghzée 15 – Isnes 16 – Deerlijk

17 – Casteau 18 – Incourt 19 – Tournai 20 – Gozée 21 – Ath 22 – Arlon 23 – Wierde 24 – Dolembreux 25 – Bierges 26 – Jurbise

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI 2012 LIBRE IMMO

Maisons témoins

15

x

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


La Libre IMMO du 26 avril 2012