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Beaux, les murs végétaux sont aussi utiles. Et, c’est tendance. page 5

Dans ce supplément, 9 pages pour trouver le bien de votre choix. D.R.

Tendance

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JEAN-LUC FLÉMAL

Supplément à La Libre Belgique - N°139 - Semaine du 8 au 14 mars 2012

A TOUT PRIX LA BRIQUE

PP. 2 > 4

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


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Le dossier

SEMAINE DU 8 AU 14 MARS 2012 LIBRE IMMO

l Immobilier résidentiel l Régions bruxelloise et wallonne

Les Belges toujours braqués sur Immobilier construction maison appartement quartier rue nouveau toit grue paysage vendre agence chantier Baulers Nivelles

Précautions d’usage pas simple de réaliser des moyennes auxquelles faire entièrement confiance. Surtout si elles couvrent de petites entités communales. Il suffit parfois d’une ou deux transactions exceptionnelles (soit horriblement chères, soit au contraire étonnamment basses) pour modifier le cours d’un prix moyen. D’une année sur l’autre, il peut aussi y avoir de grosses différences en matière d’offres ou de demandes : plus ou moins de promotions immobilières neuves (car les notaires mêlent dans leurs chiffres biens neufs et biens existants); plus ou moins de grosses villas (l’année qui a suivi l’éclatement de la crise du subprime, ce type de biens a été délaissé par les acquéreurs, qui lui sont revenus l’année suivante, avec une forte baisse des prix moyens, suivis d’une forte hausse l’année d’après); plus ou moins de terrains à bâtir (au travers la viabilisation de lotissements, ce qui n’arrive pas chaque année); etc. On a ainsi vu, d’une année sur l’autre, et dans telle ou telle commune, les prix des maisons ou des appartements exploser de plus de 20% ou, à l’inverse, reculer de 10%. Et dans un “hit parade” des communes les plus chères d’une Région, celle qui était n°1, dégringoler l’année suivante à la 4e ou 5e place. Ce qui, en réalité, et si l’on compare des biens similaire, est plus qu’improbable. Raison pour laquelle les notaires de Bruxelles préfèrent travailler sur les prix médians (hors extrêmes) plutôt que les prix moyens (toutes ventes confondues). A bon entendeur.

JEAN-LUC FLÉMAL

Attention aux moyennes. Il n’est

h En 2011, les prix de l’immobilier résidentiel ont continué leur progression. Parfois très vivement, du moins à l’échelle d’une commune. Analyse Charlotte Mikolajczak CONNAÎTRE LE PRIX DES MAISONS, APPARTEMENTS et autres terrains à bâtir de sa commune – pour avoir une idée de ce que vaut son bien – ou de la commune que l’on convoite, ne manque pas d’intérêt. Pour preuve, le succès médiatique des dossiers immobiliers sur le sujet, mais encore le travail que quantité de professionnels de la brique – notaires, courtiers, géomètres­experts immobiliers… – s’imposent pour sortir, une ou plusieurs fois par an, de très fouillées analyses de prix. Courant de février – et c’est devenu une tradition maintenant – les notaires de Bruxelles et de Wallonie se fendent de tels bi­ lans. Ceux consacrés à 2011 sont donc sortis récemment. On peut en trouver tous les détails sur le site du notariat (http:// www.notaire.be/nouveautes/nouveautes/la­semaine­de­lim­ mobilier). Une seule province fait exception : le Luxembourg,

les notaires ne s’étant pas suffisamment bien organisés cette année pour faire bilan commun. Pour les autres, le travail est complet. Dont voici le résumé.

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Région de Bruxelles­Capitale. La première chose relevée par les notaires bruxellois, c’est que les amateurs de bri­ ques sont revenus sur le marché. En termes d’activité, en effet, 2011 a presque retrouvé un niveau comparable à celui d’avant crise. Par rapport à 2010, il y a eu 5,2 % de transactions en plus. Alors qu’entre 2009 et 2010, il n’y en avait eu que 0,8 % en plus et qu’entre 2008 et 2009, il y en avait eu… 15 % en moins ! “Une véritable reprise”, indiquent les notaires bruxellois. Qui ne pré­ jugent toutefois pas de l’avenir. Le 4e trimestre 2011 a en effet été moins bon que 4e trimestre 2010. “L’avenir dira si, oui ou non, il s’agit à nouveau du début d’une courbe rentrante pour 2012”, ajoutent­ils. Surtout si les taux d’intérêts hypothécaires font mine d’augmenter. Côté prix, les indicateurs sont également à la hausse. Le prix médian (hors extrêmes) d’une habitation a explosé de 11,8 % à 335 500 euros. Ils s’étagent de 241 000 euros (Molenbeek) à 450 000 euros (Uccle et Woluwe Saint­Pierre). Le top 5 est complété par Ixelles, Woluwe­Saint­Lambert et Watermael­ Boitsfort. Un top 5 dans lequel n’apparaît pas Etterbeek, qui était pourtant la commune la plus chère de la Région en 2010. En appartement, la hausse est moins marquée : + 5,4 % à 175 000 euros. En maisons de rapport, une catégorie de biens qui ne présente pas un gros volume de transactions, les prix médians ont légèrement reculé, passant de 355 000 à 350 000 euros. A noter que dans l’ensemble, tous segments confondus, priorité a été donnée par les candidats acquéreurs sur de plus petits biens. Et il en sera sans doute de même à l’avenir.

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Brabant wallon. Le succès de cette verte province tient, bien entendu, à sa proximité avec Bruxelles. Mais pas seu­ lement, défendent les notaires qui y travaillent. Elle compte, proportionnellement, bien plus d’immeuble datant d’après 1971 que les autres provinces wallonnes. Et bien moins de lo­ gements vétustes : un quart seulement des biens datent d’avant

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Le dossier

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la brique 1919 contre un tiers pour la Wallonie. La surface des logements est plus grande. Il y a moins de maisons mitoyennes et plus de biens isolés… Sans surprise, ses briques sont chères, parmi les plus chères du pays. Elles ont augmenté de 120 % entre 1997 et 2008, sans casser l’engouement des amateurs. Pour 2011, les notaires notent que le marché immobilier a été soutenu, tant en termes d’activité qu’au niveau des prix. L’activité immobilière a augmenté de 2,50 % par rapport à 2010. A l’inverse de Bruxelles, le 4e trimestre est plutôt positif. Pour ce qui est des prix de vente, selon les tablettes des notaires, une maison d’habi­ tation en Brabant wallon revient à près de 249 000 euros (+ 9,6 % par rapport à 2010). Un appartement coûte 204 500 en moyenne (+5,2%). Une villa, 368 000 euros (+6,2%). Un terrain à bâtir, 97 euros/m2 (statu quo). Une moyenne qui cache de grandes disparités. Entre Hélécine (155 000 euros, + 3,3 % par rapport à 2010) et Lasne (près de 400 000 euros, + 17,5 %), le prix des maisons passe de 1 à plus de 2,5. Pour les villas, Lasne est également en tête (605 426 euros). En matière d’appartements, elle est hors concours n’en produi­ sant pas ou pas assez. Les communes les plus chères sont La Hulpe et Waterloo (environ 280 000 euros).

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Province de Hainaut. L’année 2011 a été plus que faiblarde en ce qui concerne l’activité. Elle n’a progressé que de 0,3 % par rapport à 2010, soit la plus faible progression du pays. Côté prix, les notaires ne se sont pas autorisés à en parler à l’échelle de la province. Le Hainaut est en effet l’une des plus étendues du pays, comptant 7 arrondissements administratifs (Ath, Charleroi, Mons, Mouscron, Soignies, Thuin, Tournai). Les prix varient de commune à commune selon qu’elles sont plus ou moins proches de Bruxelles ou du Brabant wallon, de Namur, de la Flandre ou de la France. Autant de causes qui perturbent les moyennes. Et qui incitent donc les notaires à ne pas s’y arrêter outre mesure. Tout au plus acceptent­ils de dire qu’une maison d’habitation coûte en moyenne 132 188 euros et un appartement 128 567 euros. ­ Arrondissements de Mons et de Charleroi. Les prix moyens d’une habitation frisent les 127 600 euros, ceux d’un apparte­ ment dépassent de peu les 122 500. Les notaires retiennent une demande toujours importante sur les terrains à bâtir (+4% des prix, mais moins forte pour les communes chères, et plus forte sur les communes moins chères), qui rapetissent de plus en plus, ne pouvant supporter que des 2 ou 3 façades. Ceux qui veulent une 4 façades se rabattent sur le marché existant et font monter les prix. Le maître achat reste cependant la maison jointive (2 fa­ çades), aux prix extrêmement attractifs (125 000 euros), qui n’ont pas augmenté par rapport à 2010. En moyenne toujours, car le phénomène de rattrapage se confirme ici aussi, comme pour les terrains : recul des prix là où elles étaient plus chères, hausse des prix là où elles étaient moins chères. Avec, à la clé, une sorte d’exode des communes les plus chères vers les communes les moins chères. Les maisons dites d’employés ou bourgeoises varient entre 125 000 et 160 000 euros. Les prix des apparte­ ments existants sont restés stables. Ils sont néanmoins bien cotés, vu le coût élevé des appartements neuf. Globalement, au­delà de 1 500 euros du m², la demande est plus timide et les transactions assez lentes. ­ Tournai et la Wallonie Picarde. Les prix moyens tournent autour des 150 000 euros pour une maison et des 160 000 euros pour un appartement, plus cher donc car généralement moins anciens. Les terrains à bâtir ont augmenté de 2,29 % en moyenne, s’éta­ geant de 55 euros le m² à Beloeil à 140 euros à Dottignies­Her­ seaux. Les 2 façades ont augmenté de 2,79 % (de 75 000 à 135 000 euros). Pour une 4 façades, il faut compter entre 150 000 et 200 000 euros (+3,70 % en moyenne). Quant aux ap­ partements, du moins dans les communes où il y a un marché, les prix voguent de 115 000 à 160 000 euros (+ 5,60 %). Il n’y a donc que les appartements qui ont fait mieux que l’index. A noter que la tendance à la hausse s’est surtout ressentie dans le courant du 4e trimestre 2011.

(La suite de notre dossier en page 4)

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Le dossier

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Question time

Copropriété : ce qu’il faut savoir avant l’achat

(Suite de la page 3)

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Province de Namur. Stabilité est aussi le leitmotiv dans cette province véritablement coupée en deux entre le nord et le sud, même si l’écart entre les deux se comble petit à petit. Les notaires y aiment encore moins les moyennes de prix qu’ailleurs, tant le marché y est étroit (moins de transactions que dans les provinces de Liège, Hainaut et Brabant wallon) et très dispa­ rate. En 2010, l’activité immobilière a progressé en province de Namur de 2,6 % par rapport à 2010. C’est nettement moins qu’entre 2009 et 2010 (+7,9%). Ce qui n’a pas empêché les prix de poursuivre sur leur lancée. Mais jusqu’à un certain point. Ainsi en est­il des terrains à bâtir, où le cap psy­ chologique des 100 euros/m² pour 10 ares est difficile à surmonter, sauf peut­être à Gembloux. Les prix les plus bas tournent autour des 25 euros/m², mais ils restent assez exception­ nels. Les maisons jointives, anciennement déni­ grées, ont de plus en plus la cote. Entre le sud et le nord, les prix passent de 1 à 2,5 (Viroinval et Vresse­sur­Semois par rapport à Gembloux, Na­ mur ou Eghezée). Sous les 100 000 euros au sud et sous les 150 000 euros au nord, elles partent vite. Les prix sont résistants mais ne s’enflam­ ment pas du fait des travaux de modernisation et d’isolation qu’elles exigent. Les 4 façades neu­ ves (de 105 000 à 260 000) sont rares et chères, la Région wallonne ne poussant plus à ce genre de construction. Il n’empêche au­delà des 250 000 euros, elles se vendent mal (leurs prix stagnent ou baissent). Sur le front des appartements (de 90 000 à 170 000 pour un 2 chambres), c’est la ruée. Les prix des appartements anciens, rafraîchis, re­ joint celui des appartements neufs car ces der­ niers sont plus petits. De commune à commune, leurs prix connaissent des fortunes diverses mais ne diminuent pas. A noter que les fermettes isolées en rase campa­ gne sont moins demandées qu’avant, les candi­ dats acquéreurs leur préférant les abords des vil­ les. Idem pour les terrains à bâtir dont les prix ont tendance à baisser si l’on s’écarte du cœur des communes. Autre remarque pointée par les notaires du Namurois : le désintérêt et le recul des prix des immeubles en mauvais état. Les jeu­

nes, disent­ils, budgétisent beaucoup mieux les travaux de rénovation et, surtout, d’isolation.

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Province de Liège. Dans leur bilan, les no­ taires liégeois ont d’emblée annoncé la cou­ leur : les moyennes de prix sont dangereuses, as­ surément à l’échelle d’une commune. Il leur semble préférable d’analyser une valeur moyenne au niveau d’un échantillon plus large, tel que l’arrondissement ou la province. Dans le même ordre d’idée, ils préfèrent travailler sur base de prix médians, qui atténuent l’influence que pourraient avoir quelques valeurs extrêmes. Pour ce qui concerne l’activité (nombre de tran­ sactions), la tendance, en province de Liège est à la hausse : +3,3 % par rapport à 2010, contre +2,9 % au niveau national. En matière de prix, les notaires avaient relevé, en 2010, une augmentation plus marquée en ré­ gion liégeoise que dans les autres provinces. En 2011, ce phénomène s’est atténué quelque peu mais l’augmentation reste bien présente. Ainsi le prix médian d’une maison est passé de 130 000 à 140 000 euros (+7,7%). Aussi longtemps que l’on reste dans des prix abordables, insistent­ils, tout se vend. Ce qui veut dire 120 000 euros pour les communes les moins chères et 160 000 euros pour les communes les plus re­ cherchées. Mais le prix n’est pas le seul élément décisif. Les biens les plus recherchés sont les maisons en ville, en bon état, dans de bons quar­ tiers. A l’inverse, les grandes maisons énergivo­ res, décentrées, dans des quartiers défavorables sont écartées. Leur prix augmente moins, voire diminue. Le prix médian des appartements est passé de 116 500 à 125 000 euros (+7,3%). Une augmen­ tation qui s’explique partiellement par le succès des promotions neuves. Sur Liège­Ville, les rares nouvelles promotions mises sur le marché se sont écoulées avant même la fin du chantier. Plus mesurée est la hausse du prix du terrain à bâtir, qui n’a pris que 5,4 % à 79 €/m². Mais elle perdure depuis des années. Etant donné que les amateurs du genre fonctionnent davantage en terme de budget global qu’au mètre carré, la taille des parcelles rétrécit encore et toujours. A noter que dans la zone située au nord de la Meuse, il devient extrêmement difficile de trou­ ver un terrain à bâtir en dessous de 60 000 à 70 000 euros.

Lors de l’achat d’un bien faisant partie d’une copro­ priété, l’acheteur doit disposer, avant qu’il ne s’engage, d’une série d’informations. Par la suite, la volonté de transparence se poursuit lors de la signature de l’acte authentique. L’acheteur pourra alors envisager très clai­ rement ses obligations financières. Outre le rembourse­ ment d’un éventuel crédit, il est en effet amené à sup­ porter le paiement d’importantes charges décidées par la copropriété même avant son arrivée. En principe, le copropriétaire entrant supportera le montant des dé­ penses de conservation, d’entretien, de réparation et de réfection, les appels de fonds, les frais liés à l’acquisition des parties communes et les dettes certaines issues de litiges. Même si tout ceci avait déj�� été décidé par l’as­ semblée générale des copropriétaires avant la date du transfert de propriété, l’acquéreur devra s’en acquitter par la suite. Ces chiffres devront donc être portés à la connaissance de l’acheteur lors de l’acte authentique, sans que ce der­ nier ne puisse toutefois se prévaloir d’une nullité en l’absence de ceux­ci. Au­delà de ces obligations, et sauf arrangement particuliers entre les parties, le nouveau propriétaire sera aussi tenu des charges ordinaires dès la date de la signature de l’acte notarié. Il devra égale­ ment s’acquitter des charges extraordinaires et des ap­ pels de fonds décidés par l’assemblée générale. Pour autant que ces décisions aient lieu entre le compromis de vente et l’acte authentique et que le nouveau pro­ priétaire ait disposé alors d’une procuration pour y as­ sister. L’ensemble des frais liés à la transmission des in­ formations et de remise des documents par le syndic est à la charge du propriétaire sortant. e

U Consultez votre notaire pour des conseils sur mesure ou rendez­vous sur www.notaire.be.

En bref

Plongeon des ventes de logements en Espagne Les ventes de logements en Espagne ont plongé de presque 30 % en 2011, après un léger rebond un an plus tôt, révélant un marché toujours sinistré depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, selon les chiffres publiés par le ministère du Logement. Sur l’en­ semble de l’année, 347305 logements ont été vendus, soit une chute de 29,3 % par rapport à 2010. Le quatrième trimestre 2011 est dans la même ten­ dance, avec 105560 transactions (­29,9 % sur un an), tandis que, par rapport au troisième trimestre, il mon­ tre des signes de reprise (+37,9%). Le ministère du Lo­ gement souligne d’ailleurs que “le volume de transac­ tions du trimestre repasse au­dessus des 100000 unités, après trois trimestres consécutifs sous ce chiffre”. Le vo­ lume annuel reste toutefois bien éloigné du sommet atteint pendant la bulle, avec quelques 950000 loge­ ments vendus en 2006. Les ventes de logements en Espagne ont commencé à baisser dès 2007, de 12,4 %, un recul qui s’est accéléré avec l’éclatement de la bulle en 2008, où les ventes ont plongé de 32,6 %, puis de 17,8 % en 2009. En 2010 le marché avait enregistré un léger rebond (+5,9%), qui n’a donc pas perduré : le pays continue de souffrir sur le plan économique des conséquences de l’éclatement de cette bulle, marqué par l’effondrement des ventes et une forte baisse des prix, et devrait replonger en ré­ cession dès ce trimestre. On estime qu’il reste encore en Espagne plus d’un million de logements invendus (neufs et anciens). (AFP) e

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Actualité

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l Tendance l Nouveauté

AMBIUS

Les jardins sont faits sur mesure. Une version mobile est aussi possible.

sont aussi utiles. Et, paraît­il, c’est tendance dans les bureaux. PLUSIEURS ÉTUDES L’ONT prouvé : un environnement de travail vert rendrait les gens plus joyeux et plus sereins, et de là plus productifs. Depuis 20 ans, Ambius – auparavant Rentokill Initial – fournit notamment des plantes vertes naturelles, semi­naturelles et de fleurs pour les lieux de travail. Pour parfaire son offre, l’entreprise propose dès à présent, en Belgique, des jardins verti­ caux. “Nous avons créé notre propre sys­ tème qui fonctionne avec un panneau ap­ posé contre le mur et recouvert de plantes mais qui conserve l’humidité nécessaire pour que les plantes aient moins de stress”, nous explique Nico Joly, country manager BeLux d’Ambius, qui met en avant encore d’autres avantages des murs verticaux : “Ils absorbent les sons et servent d’isolant thermique. Ils contri­ buent également à un degré d’hygromé­ trie relativement constant ainsi qu’à une meilleure qualité de l’air”. Ambius propose également des murs verticaux mobiles. “Ils tiennent sur un panneau sur roulettes. On peut ainsi les déplacer où l’on veut : à la réception, comme écran dans des open spaces,… C’est intéressant sur de grands plateaux de bu­

reaux car on constate que l’air qu’on y respire n’est pas vraiment idéal. La ver­ dure rend l’air plus sain et absorbe aussi très fort le bruit”. Les murs mobiles peu­ vent être habillés d’un ou de deux cô­ tés. “On peut aussi prévoir d’incorporer un logo dans nos réalisations, fixes ou mobi­ les, à l’intérieur ou à l’extérieur”, expli­ que Nico Joly. En jouant notamment sur les différentes teintes de vert. “Il est aussi possible de travailler autour d’un logo que serait déjà sur un mur”, précise Nico Joly. “Cette nouvelle tendance parti­ cipe très fort à l’image “verte” que veulent donner les entreprises vis­à­vis de leurs clients, fournisseurs, du public,…”. Ambius fournit le mur et assure son entretien. “C’est un entretien omnium, c’est­à­dire que nous remplaçons automa­ tiquement les plantes qui meurent”. Le coût ? Pour un panneau mobile simple de 1,25 x 1,7 mètre, la société demande 135 euros par mois, pour un produit double face 183 euros. Pour un panneau simple de 1,85 x 2 mètres, il faut compter 200 euros par mois. “Mais là nous ne proposons pas de double face car cela devient trop lourd”. Pour un mur fixe, le prix se fait sur de­ vis car il s’agit d’un travail sur mesure. Il faut non seulement tenir compte des plantes choisies mais aussi de l’arrivée d’eau, de la lumière,… Un mur n’est pas l’autre. Solange Berger

AMBIUS

h Beaux, les murs végétaux

AMBIUS

Place aux jardins verticaux

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Vie de Château l

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Vie de château (614)

Les restes de Jauche h Cette seigneurie fut importante du XVIe au XVIIIe siècle. Il en reste deux tours spectaculaires. UN PEU COMME À BORNIVAL et dans le même esprit que Tourneppe en ce qui concerne les restes d’une ancienne sei­ gneurie, Jauche n’est que le portail d’ac­ cès d’une puissante demeure que l’on atteignait en traversant d’abord une très grande basse­cour. Le château venait ensuite, posé sur une butte. Il était ac­ cessible par un large escalier que les car­ rosses devaient pouvoir gravir. On ne le voit plus que sur la gravure de Har­ rewijn datant de la fin du XVIIe siècle. Il s’agissait d’un château en U de deux ni­ veaux assorti d’une tour carrée de six niveaux. Les pignons sud et ouest du château étaient à crénelages et devaient faire penser au superbe pignon de la ferme de la Tilleraye à Noduwez. La gra­ vure d’Harrewijn laisse penser que l’es­ pace entre les deux tours carrées du porche d’accueil est immense. La réalité est différente bien sûr. Par contre l’édi­ fice subsistant diffère de celui du XVIIe siècle en ce qu’un second niveau percé de baies a été ménagé, semble­t­il par le comte Philippe­Norbert van der Meere à la fin du XVIIIe siècle. Au centre, sommant le passage couvert, on trouve un fronton animé d’une baie en plein cintre. Les fenêtres du bas ont perdu leurs volets dans les vingt­cinq derniè­

res années. Le passage est orné comme un arc de triomphe dont on dit qu’il se­ rait de remploi; serait­ce celui du châ­ teau ? Il est vrai que sur la gravure, il est plus trapu et proche d’une anse de pa­ nier et qu’en son apparence il faisait alors penser au portail de Rixensart. Le portail devait posséder une partie haute non récupérée ici. Quant aux deux tours carrées engagées de trois niveaux (anciennement endui­ tes), elles sont magnifiques grâce à leurs toitures à bulbes, clochetons et flèches, bien plus complexes que les tours du château Pastur à Jodoigne. Briques et pierre blanche pour les décors habituels (baies et chaînages des arêtes) servirent à l’édification de ces restes majestueux qui jadis étaient accolés à la chapelle castrale gothique, posée le long de la voirie. Le château fut détruit à partir de 1777 disent les Bataille et Seydoux. L’église actuelle du XVIIIe siècle est per­ pendiculaire à la voirie. Elle abrite les tombes de quelques­uns des seigneurs de ce domaine illustre. Il reste égale­ ment les cénotaphes de Catherine­ Louise comtesse van der Meere et de Cruyshautem, née baronne de Beelen­ Berthoff en 1765 et décédée à Bruxelles en 1844. Sa mère était une Castro y To­ ledo (l’église N­D du Sablon conserve un très beau tombeau des Castro). Son mari était Charles­Aimé, baron de Bau­ tersem et de Jauche, décédé à Bruxelles le 7 mars 1831 à l’âge de 71 ans. Du point de vue de l’histoire, il n’y eut sur l’Ancien Régime que quatre familles en ces lieux. Les Jauche (ce qui crée des

PHILIPPE FARCY

Sur la place de Jauche trône deux tours carrée bulbeuse, magnifiques. Ce n’est que le portail d’accès de l’ancien château disparut après 1777.

liens avec Grez, Herverlée et Kwerps), furent sires de Jauche du XIe siècle au début du XVIe siècle. Le bien passa en­ suite par vente aux Cottereau (qui fu­ rent seigneurs du Ham à Steenokker­ zeel), puis vinrent les comtes de Berlay­ mont (branche de la Chapelle, en Condroz liégeois, bien passé ensuite aux Jamar châtelains de Jeuk), au début du XVIIIe siècle, pour finalement échoir aux van der Meere précités. On a déjà évo­ qué les Jauche comme les Berlaymont et les Cottereau en ces pages mais pour les van der Meere, ce fut plus rare. Il faut donc savoir qu’ils étaient originaires d’Audenarde, ville à laquelle ils donnè­ rent plusieurs mayeurs. Le premier qui fut important était Josse, sire de Voorde et de Lantschoof. Il épousa d’abord Jeanne de Jauche de Mastaing puis Anne de Chasteler, des sires de Moulbaix et d’Ansermont. Du second lit vint un Phi­ lippe qui fut quatre fois bourgmestre d’Audenarde entre 1592 et 1609; lui épousa Anne du Chastel. Les van der Meer furent créés comte à leur nom et de Cruyshauthem le 14 juin 1741. On les décora du titre de baron de Bauter­ sem le 22 mai 1745. La branche aînée dont les filles furent unies aux van der Stegen et aux Cannart d’Hamale, offrit ses titres aux cadets, faute de descen­ dants mâles. C’est comme ça que le grand­père de Charles­Aimé, déjà cité, devint comte et baron. Il s’agissait de Charles­François, sire de Cranevelde et de Carliers (lieux­dits inconnus de nous). La famille s’est éteinte en 1891. Jauche est une maison privée. Le bien est classé depuis le 11 octobre 1948. Ph. Fy.

Épinglé Les Jauche Les sires de Jauche (qui furent aussi sires de Sedan) ont été une des plus grandes familles féodales du Brabant. Ce sont eux qui ont fondé l’abbaye de La Ramée. Ruinés au XVIe siècle, leur terre de Jauche fut vendue aux Cottereau, barons puis marquis d’Assche (éteints dans les Taye, marquis de Wemmel, eux-mêmes éteints dans les actuels comtes van der Noot). La branche la plus illustre des Jauche, qui était cadette à l’origine, est celle des Jauche, comtes de Mastaing et de Lierde (éteints dans les Ongnies puis dans les Merode). Une branche cadette fut formée au XVIIe siècle par Charles-Robert de Jauche-Mastaing, deuxième fils de Jean, comte de Lierde, et d’Anne de Sainte Aldegonde Noircarmes (ceux-ci n’ont aucun rapport avec les comtes de Marnix). Charles-Robert fut seigneur de Cruyshoutem, et ses fils et petits-fils furent qualifiés de “comtes de Cruyshoutem”. Claude-Albert de Jauche mourut, sans enfant, en 1734 et c’est probablement sa succession qui vendit Cruyshoutem à Philippe-Norbert van der Meere qui fut créé comte en 1741. Sa sœur épousa successivement Charles-Louis van der Stegen, baron de Putte, et Jean-Hyacinthe de Cannart d’Hamale (famille qui se disait, sans preuve, issue des Hamal). Du premier lit naquit Jeanne-Louise; elle épousa François de Ruysschen, comte d’Elissem (puis Isidore, comte de LadosBeaulaincourt). Les Ruysschen n’eurent qu’une fille qui épousa le comte van der Noot de Duras, dont une fille fut princesse de Ligne, puis comtesse d’Oultremont.

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Annonces immobilières

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Annonces immobilières

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MAISONS À VENDRE de 250.000 à 375.000 €

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MAISONS À VENDRE plus de 500.000 €

21-96502701-01 21-97255704-04

21-97143409-09 21-97130106-06

MAISONS À VENDRE de 375.000 à 500.000 €

21-97258602-02 21-97258601-01

21-97251004-04

21-97143406-06

21-97258615-15

21-97255702-02

21-97261902-02

21-97247902-02

21-97261901-01

21-97258611-11

21-97255701-01

21-97143412-12

21-97143411-11

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Annonces immobilières

SEMAINE DU 8 AU 14 MARS 2012 LIBRE IMMO

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immobilières Annonces

SEMAINE DU 8 AU 14 MARS 2012 LIBRE IMMO

21-97251005-05 21-97255708-08 21-96502709-09 21-96502703-03

APPARTEMENTS À VENDRE

de 125.000 à 250.000 €

APPARTEMENTS À VENDRE

de 250.000 à 375.000 € 21-97251002-02

21-97249608-08

21-96502706-06

21-96502705-05 21-97249606-06 21-97251003-03

21-97251001-01

21-96502702-02 21-97258617-17 21-96502710-10

21-97249602-02 21-97143408-08 21-97249605-05

MAISONS À VENDRE prix non précisé

21-97255705-05

21-96502704-04

21-97249607-07

21-96502708-08

21-97249603-03

21-97255707-07

21-97250701-01

21-97258605-05

21-97249604-04

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SEMAINE DU 8 AU 14 MARS 2012 LIBRE IMMO

APPARTEMENTS À VENDRE

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APPARTEMENTS À VENDRE

de 375.000 à 500.000 €

plus de 500.000 €

21-97258604-04 21-97258613-13 21-97143410-10

21-97258603-03

21-97258607-07

21-97143403-03

21-97258616-16

21-97258614-14 21-97143405-05 21-96502707-07

21-97249601-01 21-97255703-03

21-97258609-09

21-97258606-06

21-97258612-12

21-97251008-08

21-97143404-04

21-97143407-07

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immobilières Annonces

SEMAINE DU 8 AU 14 MARS 2012 LIBRE IMMO

SALLE DE VENTE PAR NOTAIRES 34, rue de la Montagne ­ 1000 Bruxelles

RÉSULTATS DES VENTES PUBLIQUES Bruxelles

21-97143304-04

21-97143302-02 21-97255706-06 21-97269705-05

21-97143301-01

21-97143303-03 21-97258618-18 21-97269706-06

APPARTEMENTS

LOFTS

vente & location

à louer

21-97269707-07

21-97258610-10 21-97130105-05

VIAGER

IMMEUBLES DE RAPPORT

21-97050001-01

21-97269712-12

21-86748901-01 21-97258608-08

VENTES PAR NOTAIRES Brabant

ÉTRANGER 21-97143306-06

à vendre

21-97269710-10

21-96191501-01

21-83200403-03

21-97269709-09 21-97247901-01

RÉSULTATS DES VENTES PUBLIQUES Brabant

21-97143305-05

FRANCE 21-96937001-01

21-67470110-10

21-96984201-01

21-97269717-17

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La Libre Immo du 8 juin 2012