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Question time

Annonces

L’ancien château fort de Rochefort subsiste par quelques éléments. pp. 4-5

Marchand de biens, une profession sous conditions. p. 5

Dans ce supplément, 7 pages pour trouver le bien de votre choix.

D.R.

Vie de château

pp. 6 à 12 Supplément à La Libre Belgique - N°135 - Semaine du 9 au 15 février 2012

JEAN-LUC FLÉMAL

UNE BELLE ANNÉE

EN PRIMES

PP. 2-3

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2 l Fiscalité l

Le dossier

SEMAINE DU 9 AU 15 FÉVRIER 2012 LIBRE IMMO

Construction et rénovation

L’énergie plus que jamais h Le dispositif 2012 des primes énergétiques régionales est globalement renforcé. Il trace un sillon pour les matériaux naturels et encourage les efforts supplémentaires au niveau isolation. Tour d’horizon. Enquête Olivier Standaert ALORS QUE LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL AN­ NONÇAIT la fin de la déductibilité fiscale pour les tra­ vaux économiseurs d’énergie, tant la Wallonie que Bruxelles consolidaient leur désormais bien connu système de primes énergétiques. Avec quelques nou­ veautés et des budgets à l’avenant. Bruxelles­Capitale a prévu pour 2012 une enveloppe de 18 millions d’euros, soit une hausse de 6 millions, tandis que le sud du pays se partagera 75 millions environ, soit au minimum autant que l’année précédente. Çà et là, malgré un nombre de bénéficiaires sans cesse en hausse, les primes continuent de susciter certaines critiques : elles inciteraient certains professionnels à gonfler leurs prix; les mécanismes d’obtention sont jugés trop compliqués et décourageants; elles ne se­ raient intéressantes que pour les revenus modestes; etc. Quel que soit l’éventuel revers de la médaille, le système n’a rien perdu des moyens et ambitions si on se base sur les tableaux de synthèse des différentes ré­ gions. Le dispositif wallon se distingue par sa stabilité. Il

s’offre aussi quelques nouveautés, comme la hausse de la prime d’installation d’une chaudière à conden­ sation au gaz, qui passe de 400 à 450 euros, mais qui doit être équipée d’un système de régulation thermi­ que. Un effort de plus pour remplacer le matériel vieux de quinze ans ou plus et qui consomme en moyenne 30% de plus que ses successeurs. Certaines primes font leur apparition ou sont réaménagées : l’isolation thermique des sols “par le dessous” (ou dans la structure du plancher) effectué par le deman­ deur et le raccordement d’une sous­station au réseau de chaleur. La première s’insère dans la politique bien ancrée d’isolation maximale de l’enveloppe du bâti­ ment. Elle doit être justifiée par un audit énergétique et complète l’isolation des murs et du toit. La seconde s’inspire de ce qui se fait notamment dans les pays scandinaves. Un réseau de chaleur (ou “réseau de chauffage urbain”), est un chauffage central à l’échelle d’un quartier ou d’une ville. Une niche promue no­ tamment par le Cluster Tweed (énergie et environne­ ment durable), qui précise que cette installation “comprend une ou plusieurs sources de chaleur (chauffe­ rie biomasse, géothermie, récupération de chaleur, etc.), un réseau de canalisations empruntant la voirie publique ou privée et aboutissant à des postes de livraison de la chaleur aux utilisateurs, appelés les sous­stations”. Plus largement, le système de primes wallonnes fonctionne désormais sur des différenciations inexis­ tantes à ses débuts, comme en témoignent les surpri­ mes en cas d’utilisation de matériaux naturels (c’est­ à­dire incluant minimum 85 % de fibres végétales, animales ou de cellulose), mais aussi les efforts d’iso­ lation supplémentaire au niveau des toits et des murs

par l’intérieur. Notons aussi certaines surprimes en cas d’audit énergétique préalable. A titre d’exemple, en cas d’isolation “boostée” d’une toiture réalisée par l’entrepreneur, la différence est de 3 euros par mè­ tre carré (soit 13 au lieu de 10). Sans surprise, les tra­ vaux effectués par un professionnel agréé sont davan­ tage subsidiés que ceux des bricoleurs maison. On no­ tera enfin des montants différenciés en fonction des revenus (lire par ailleurs). Du côté de la capitale, l’année 2012 a démarré avec une bonne nouvelle, puisque le budget primes a gon­ flé de 50%. Stabilisation? Certainement, malgré quel­ ques adaptations. La Région augmente de 40% l’aide à la construction passive et la rénovation basse énergie. On atteint des montants de 80€/m² pour les premiers 100 m². Elle double la prime pour les vannes ther­ mostatiques et les toitures vertes. En revanche, le couperet est tombé pour la prime du sèche­linge au gaz. Le principal coup de balai vient plutôt du côté admi­ nistratif. Bruxelles­Environnement est à présent l’unique gestionnaire pour l’ensemble de la procé­ dure (exit Sibelga). Concernant les documents à four­ nir, seuls vous seront imposés une facture des travaux et l’attestation de l’entrepreneur (exit le dossier de photos ou la preuve de paiement). On note également des incitants particulièrement tranchés en matière de matériaux durables. Entre le bois standard et son confrère certifié durable, il y a dix fois plus intérêt à opter pour le second dans le ca­ dre d’une installation de nouveaux châssis en bois. Soit une surprime de 5€/m² contre 50€/m²! Les surprimes pour matériaux naturels sont aussi

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primée d’application pour l’isolation des murs extérieurs et des sols, ainsi que pour les maisons passives et basse énergie. Les dispositifs d’aide des régions comprennent aussi divers prêts à taux d’intérêt faibles ou nuls. Certains Bruxellois pourront par exemple bénéficier du prêt vert social (réservé aux revenus modestes): taux d’intérêt de 0 %, pour des montants compris entre 500 et 20000 euros. Au sud du pays, la Société wallonne du crédit social agit dans la même optique, également pour les revenus plus modestes. Le taux est de 0%, pour un emprunt compris entre 2500 et

30 000 euros. En revanche, ce type d’emprunts, parfois nécessaires pour financer l’ensemble d’une rénovation de grande ampleur, n’est plus d’applica­ tion au niveau fédéral, qui a mis un terme à son prêt vert fin 2011. Pour les deux régions, l’enjeu est no­ tamment d’améliorer les performances énergéti­ ques du parc résidentiel le plus vieux, souvent oc­ cupé par des propriétaires ayant plus difficilement accès aux montants nécessaires pour rénover vert. C’est dans cette même optique que les logements sociaux sont de plus en plus performants énergéti­ quement.

N’oubliez pas les provinces et les communes ! h Deux autres niveaux de pouvoir sont susceptibles de renforcer significativement les aides régionales. De quoi alléger encore plus certaines factures. Il n’y en a que pour les Régions. De fait, l’attention des médias se focalise le plus souvent sur les aides fédérales et régionales lors­ qu’ils évoquent les travaux “verts”. Un coup d’œil vers les portails provinciaux et commu­ naux ne fait toutefois pas de tort. Les primes accordées par les différents niveaux de pouvoir sont dans la grande majorité des cas cumulables, et établies grosso modo dans le même esprit, no­ tamment en matière de docu­ ments à fournir. Dans de nom­ breux cas, l’octroi d’une prime provinciale est même subordonné à l’octroi de la prime régionale, et répond à des conditions sembla­ bles. Et il y a des budgets. A titre d’exemple, le Brabant wallon avait prévu, en 2011, une enveloppe de 700 000 euros pour

ses primes consacrées à l’énergie, dont plus de la moitié sont restées inusitées. Du coup, ce budget passe à 400 000 euros pour 2012. La jeune province propose des primes pour les audits énergéti­ ques (20 % de la facture, jusqu’à 200 euros), les capteurs solaires (600 euros) et l’isolation thermi­ que du toit, des murs, du sol ainsi que le placement de double vi­ trage. Pour ce “package isolation”, la subvention provinciale s’élève à 20 % du montant des primes régionales. Toutes ces primes sont accordées si elles complètent les primes régionales correspondan­ tes. Namur offre une prime de 500 euros pour le chauffe­eau solaire et jusqu’à 200 euros pour la réalisation d’un audit énergéti­ que (ou 20 % de la facture). Les

Epinglé Revenus modestes ? Tant la Wallonie que Bruxelles-Capitale ventilent les montants de leurs primes en fonction des revenus des demandeurs. Les infographies ci-contre ne reprennent que les montants offerts à la catégorie de base, soit les revenus “standard”. Mais la Région de Bruxelles-Capitale prévoit aussi des primes majorées pour revenus “moyens”, soit les ménages prouvant que leurs revenus sont compris entre 45 000 et 75 000 euros annuels, et les revenus “faibles”, soit inférieurs ou égaux à 45 000 euros annuels. Il existe le même type de classement pour les revenus des personnes isolées. Un couple à revenus dits “faibles” reçoit ainsi une prime de 25 €/m² pour l’isolation de sa toiture, contre 15 €/m² pour un couple “standard”. En Wallonie, on ventile également selon la variable “isolé” ou “en couple”. Les couples isolés à revenus modestes (entre 17 500,01 et 32 100,00 euros annuels) peuvent bénéficier de primes majorées, de même que les couples précaires, dont le revenu de référence est inférieur ou égal à 17 500 euros annuels. Même principe pour la catégorie “isolé”. Le Portail de l’énergie en Wallonie permet de calculer soi-même son revenu de référence.

deux postes sont subordonnés à l’octroi préalable de la prime régionale. Le Luxembourg, outre un prêt de 0 % pour des travaux économi­ seurs d’énergie, offre une prime de 750 euros pour une chaudière à biomasse ou une pompe à cha­ leur; 500 euros pour un poêle à biomasse; une prime pour l’instal­ lation d’une régulation thermique, dont le montant dépend de la technologie installée; enfin, 200 euros pour un audit thermo­ graphique. En Hainaut, on pointe également l’existence d’un prêt “vert” à taux réduit, de même qu’un système d’avances sans intérêt octroyées sur des primes régionales telles que l’isolation des toitures, murs et planchers. Ce dispositif, inédit en Wallonie, permet de recevoir une avance allant potentiellement jusqu’à 80 % du montant de la prime régionale à venir. C’est la Députation permanente qui fixera le montant après examen du dossier. Le règlement stipule bien que “l’avance est octroyée sans intérêt et considérée comme un prêt avec un taux d’intérêt égal à 0 %”. En province de Liège, il existe une prime de 650 euros dédiée au chauffe­eau solaire. Elle est subor­ donnée à l’octroi préalable de la prime régionale, et est accordée aux mêmes conditions. Côté communal, il est impossible de balayer ici l’ensemble des aides. Les portails vous y aideront. Le site de l’asbl bruxelloise Centre Urbain récapitule les aides proposées par les 19 communes de la capitale. Le site de la province du Luxembourg fait de même pour ses 44 commu­ nes. O. Sta.

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Vie de château

SEMAINE DU 9 AU 15 FÉVRIER 2012 LIBRE IMMO

l Patrimoine

l Vie de château (610)

Yvoir passé au peigne fin

Rochefort, des comtes

h Le 88e volume des Carnets du

PH.FY.

L’INSTITUT DU Patri­ moine wallon dé­ tient depuis quel­ ques années la charge de publier un nom­ bre important de li­ vres et plaquettes consacrés au patri­ moine bâti et aux ac­ tivités mises en œuvre autour de ces souvenirs du passé. L’un des plus intéressants organes d’expres­ sion se trouve dans les “Carnets du Patri­ moine”. Ces petites plaquettes de près de septante pages fourmillent de renseigne­ ments sur un monument ou une entité. Ce sont des ouvrages passionnants pour leurs contenus, leurs illustrations et, comble de joie, pour leur accessibilité financière. On peut acheter encore la plupart des quatre­ vingt­huit volumes pour six euros. Les prix sont toujours imbattables avec l’IPW, car la Région wallonne soutient les éditions. C’est tant mieux pour tous les citoyens. Ici, on découvre, sous la plume de Jean Ger­ main, la commune d’Yvoir, centre géogra­ phique, semble­t­il, de notre pays. Comme à Bouvignes, le petit village se fit une place au soleil sur les rives de la Meuse grâce aux car­ rières. Les Dapsens d’Yvoir perpétuent cette tradition. Leur château est un lieu remarqua­ ble. Mais l’entité compte bien d’autres de­ meures castrales, depuis les ruines du châ­ teau de Poilvache jusqu’aux domaines des barons de Gaiffier et celui de l’antiquaire La­ vry. L’auteur s’attarde sur les villas mosanes qui pointent parfois au milieu des arbres. Puis, Jean Germain regarda même les châ­ teaux d’eau (associés à des sentinelles médié­ vales… ce qui est moins convaincant), pour suivre sur les souvenirs de l’industrie métal­ lurgique. Un petit chapitre est consacré aux résidences de maîtres de forges et au maka d’Yvoir. Les églises et chapelles ne sont pas oubliées, de même le patrimoine préhistori­ que. Yvoir fut aussi un lieu aimé du composi­ teur et interprète Eugène Isaÿe (sa tombe se trouve au cimetière d’Ixelles), et aussi l’un des lieux préférés du romancier Henri Bau­ chau, natif lui aussi de ce monde mosan, dont la prospérité familiale vint du travail du fer. Il est un autre auteur que Jean Germain rappelle : Auguste Laloux (1906­1976), dé­ fenseur de la langue wallonne. La page qui lui est consacrée sur Wikipédia est en wallon ! Ph. Fy. U Renseignements : Institut du Patrimoine wallon, rue du Lombard, 79, à 5000 Namur. Téléphone : 081 654 154. Fax : 081 654 144. E­mail : ipw@institutdupatrimoine.be

h L’ancien château fort subsiste par quelques éléments. Le palais du XVIIIe siècle prit sa place. La Révolution tua un trésor touristique. LE CHÂTEAU COMTAL, COMME ON LE NOMME À Ro­ chefort, fut une puissante demeure médiévale, aussi considérable que La Roche, un peu moins peut­être que Bouillon. L’Ourthe, par là, la Semois, plus loin encore, ont, comme la Lomme, ici, creusé des vallées profondes. L’Ourthe nous intéressera plus que la Semois en ce qu’une fois passé sous La Roche, elle file vers le piton ro­ cheux de Montaigu. Et là où il existe encore une fort belle chapelle du XVIIIe siècle, on trouve dans la forêt adjacente des restes de murs très, très vieux d’où parti­ rent les Montaigu pour asseoir leur pouvoir sur les ré­ gions qui nous occupent. Ils eurent très tôt, dès 1065, semble­t­il, la main sur Rochefort. Javaux les situe, ici, de 1028 à 1147. Mais à force de partir en croisade au XIIe siècle, ils n’en revin­ rent pas toujours et, finalement, la seigneurie aboutit aux Duras, membres de la maison de Looz, comté lim­ bourgeois puis liégeois bien connu dont la capitale était Looz (Borgloon). Ils ne seront, ici, seigneurs que qua­

PH.FY.

IPW

Patrimoine est consacré à la petite cité mosane d’Yvoir incluant Godinne et Houx. Passionnant.

De l’ancien château fort, il reste deux morceaux de tours, quelques vestiges de maçonnerie et la rampe d’accès dont l’état périclite. Le portail d’accès à refends date des années 1730. La façade sur la haute cour ressemblait à celle des abbayes d’alors. C’est elle que l’on voit ci-dessus sur la gravure de Remacle Leloup vers 1740, aux armes des Löwenstein.

rante ans, et le dernier de cette ligne, Pierre de Duras, offrira ses terres à l’évêque de Liège qui devint suzerain des sires de Rochefort, de Montaigu, de Clermont. Nous sommes en 1187, et l’évêque vendit ces terres à Wéri III de Walcourt. C’est à eux que l’on doit la créa­ tion de l’abbaye de Rochefort en 1220. Cette famille resta maîtresse du jeu jusqu’en 1408, quand Jean III de Walcourt­Rochefort se fait condamner et décapiter sur ordre de son suzerain, Jean de Bavière, évêque de Liège. Rochefort revient aux Domaines liégeois, puis, en 1422, grâce à un mariage en secondes noces d’Everard III de La Marck avec Agnès, fille de Jean III, les La Marck pren­ nent ces fiefs en main. En 1494, Rochefort devint un comté. Ils furent suivis par les comtes de Stolberg (1544­1574) qui le transmirent par alliances aux com­ tes de Löwenstein jusqu’en 1737. Ces derniers créèrent le couvent des carmélites en 1626, lequel couvent est en grand péril de disparaître, car les quatre religieuses indiennes, arrivées voici quatre ans, n’ont pas vu leur ti­ tre de séjour renouvelé. Finalement, les Löwenstein ré­ trocèdent le bien aux comtes de Stolberg Gedern, suite à un procès, semble­t­il, qui dura deux siècles. Les Stoberg achèveront l’Ancien régime. En 1796, le château devint un bien d’Etat. En 1811, il sera vendu et dépecé. De l’ancien château fort, il ne restait plus grand­chose en 1795. Les Löwenstein en avaient déjà fait une résidence de type palais comme le montrent dessin et gravure de Remacle Leloup vers 1740. Avant

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En pratique

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aux contes

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PH.FY.

PH.FY.

Marchand de biens, une profession sous conditions

lui, on possède encore un relevé du château par Baldi en 1669, sans oublier divers plans dressés par Mathieu Kilz en 1746. Cela permet, avec l’aide des fouilles entre­ prises dans la seconde moitié du XXIe siècle, de savoir que Rochefort a connu huit états de son château. Pour revenir à l’Histoire, le domaine fut racheté en 1904 par Emile Cousin. En 1970, la famille Cousin ven­ dit le domaine à l’Etat et la Communauté française y installa un internat. Mais le ministre Pierre Hazette dé­ cida, en 2002, de regrouper différents sites scolaires, et Rochefort fut laissé vacant. Tandis qu’une descendante d’Emile Cousin renovait le château Cousin (voir “La Li­ bre Immo” du 2 février dernier) ainsi que le parc, une association des Amis du château s’occupait déjà de gé­ rer le site médiévalo­classique. La tutelle avait promis, dans les années 1980, des fouilles et la restauration de la magnifique rampe d’accès à la haute cour. Mais pres­ que rien ne se fit. La rampe a perdu déjà deux de ses ar­ ches ces trente dernières années. La troisième va bien­ tôt passer à la trappe (voir ci­contre). Sachant que le site est classé, les nouveaux propriétai­ res laissent le domaine historique visitable en tenant compte cependant de sa nouvelle destination caritative. Il y a dix ans, le site recevait 20000 personnes par an. Il ne reste, faut­il le dire, que quelques pans de murs et une tour et demie. C’est peu pour faire rêver, sauf à vous raconter des contes. Mais surtout que la vue est belle !! Philippe Farcy

Certaines personnes achètent et vendent des immeubles de manière fréquente et en font leur profession. Ils peu­ vent alors opter pour le statut dit de “marchand de biens”. En matière de droits d’enregistrement lors de l’acquisi­ tion, le régime des marchands de biens bénéficie d’un taux particulier qui est de 8 % à Bruxelles, 5 % en Wallonie et 4 % en Flandre. Ce taux avantageux leur est accordé pour éviter une série de demandes en restitution d’une partie des droits d’enre­ gistrement payés en cas de revente dans les deux ans. Les obligations qui pèsent sur les marchands de biens sont cependant assez contraignantes. Ainsi, un marchand de biens doit notamment : ­ souscrire une déclaration de profession de “marchand de biens”; ­ constituer une garantie financière; ­ revendre les biens acquis dans un certain délai; ­ prouver qu’il a acheté et revendu plusieurs biens dans les 5 ans de sa déclaration de profession; ­ indiquer dans chaque acte qu’il soumet l’opération au régime de marchand de biens, etc. En outre, si certaines conditions ne sont pas respectées (si le bien n’a pas été revendu dans le délai prévu, par exem­ ple), il devra payer des droits d’enregistrement complé­ mentaires et/ou une amende ! Devenir marchand de biens ne se fait donc pas à la légère, mieux vaut se renseigner au préalable auprès de son no­ taire.

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immobilières Annonces

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La Libre Immo du 9 février 2012  

Une belle année en primes

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