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BRAFA

LA JOUE LA POLYVALENCE ANTHROPOMORPHIC CONTAINER OVIMBUNDU PEOPLE OF ANGOLA WOOD H. 16 CM PROVENANCE: COLLECTED BEFORE 1914 BY A. SCHACHTZABEL AND IN THE FAMILY UNTIL 1989 /PIERRE DARTEVELLE

Dossier spécial PP.10-13

Supplément à La Libre Belgique - N°128 Semaine du 13 au 19 janvier 2012

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


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2 Commentaire

Les foires comme seul salut ?

SEMAINE DU 13 AU 19 JANVIER 2012 ARTS LIBRE

l Expo en vue

Mettre en œuvre une pensée par le

Par Philippe Farcy

h A l’occasion de la publication d’une monographie se tient à Liège, en la galerie Nadja Vilenne, une exposition solo de la plasticienne belge Jacqueline Mesmaeker. Bio express Née en 1929 à Bruxelles où elle vit et travaille, Jacqueline Mesmaeker a suivi une triple formation à La Cambre, en architecture, en peinture et en espace urbain. Elle a travaillé en tant qu’architecte et que styliste avant d’entamer en 1973 une carrière dans l’enseignement. Sa première exposition remonte à 1975. Elle compte une dizaine d’expos personnelles et de nombreuses collectives, principalement en Belgique. Entre 1985 et 2011, elle publie plusieurs livres d’artistes. Œuvre dans la collection du MAC’s.

COURTESY GALERIE NADJA VILENNE, LIÈGE

La Brafa est un moment clé du marché de l’art belge. Ce n’est pas tant que cette réunion d’une dizaine de jours va permettre aux participants de garder la tête hors de l’eau pour le reste de l’année, mais, en tout cas, la foire va donner le ton. C’était déjà le cas quand la Foire des Antiquaires de Belgique se trouvait installée au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Jadis la foire était, certes, un grand moment, mais elle était la partie haute d’un iceberg qui laissait deviner que durant le reste de l’année les exposants allaient continuer à travailler de manière régulière avec des clients fidèles. La situation est désormais à l’inverse de ce constat. Ce que les exposants espèrent c’est, d’emblée, sauver leur année. La foire de Tour et Taxis est une des trois grandes réunions de l’année, avec Eurantica et la foire de Namur (Antica). Viennent ensuite la foire du Zoute (Scharpoord) puis celle de Hasselt. Il semblerait que les foires, devenues rares, soient la partie immergée, quoique visible de l’activité principale des marchands d’art. L’iceberg a basculé. Il tient sur sa pointe et il fond. La discrétion coutumière des antiquaires ne permet pas d’affronter les chiffres mais leur raréfaction dans les quartiers jadis conquis, montre à l’envi que le métier continue à s’étioler et à perdre de la consistance car les amateurs n’y viennent plus, sauf parfois les week-ends. Le marché de l’art ne laisse plus aux défenseurs du classicisme qui était il y a 20 ans encore l’épine dorsale de tout salon de ce genre, qu’une portion congrue. Le salut se trouve dans la haute antiquité, les arts non européens ou dans le mobilier et la peinture entre 1880 et 2010. Les foires étaient des tremplins, des moments de mises en lumière qui permettaient aux jeunes élus de monter en grade. C’est encore le cas mais il faudra bientôt tempérer cette possible élévation dans le panthéon du négoce par la raréfaction des jeunes qui se lancent dans le métier. Sauf à être fils de… il n’y a plus de jeunes assez fous pour se lancer dans le métier où l’on ne réussit qu’à coup de centaines de milliers d’euros. Les foires et leurs cortèges de visiteurs cachent donc un profond malaise, un peu comme les journées du patrimoine qui déplacent des foules, lesquelles s’évaporent pour le reste de l’année. Drôle de monde !

Jacqueline Mesmaeker, Les Charlottes, 1977, photocopies de superpositions d’images et de morceaux de verre. A droite, Mesmaeker, Salon des placards, 2002 – 2011, technique mixte, dimensions variables (détail).

POUR CERTAINS PLASTICIENS LA reconnaissance publique est inversement proportionnelle à la réelle importance de leur rôle dans l’espace de création de leur temps. C’est le cas notamment de Jacqueline Mesmaeker dont l’exposition solo et la publication d’une monographie viennent bien à point pour jeter un regard rétrospectif sur une attitude artistique globale dont l’apport n’est pas seulement celui d’une œuvre. A celle-ci qui laisse finalement peu de traces, s’ajoute une démarche pédagogique de première importance si l’on en juge par l’influence qui fut et reste la sienne ! Ses années d’enseignement à la Cambre et davantage encore à l’Erg ont imprégné une génération d’artistes qui euxmêmes transmettent un état d’esprit de recherche, d’attention et d’exigence. Comme le faisait récemment remarquer un historien de l’art, on peut franchement rapprocher le travail de Mesmaeker de ce-

lui de René Heyvaert ou de Guy Mees et son influence se marque sur ceux, notamment, de la jeune génération des Olivier Foulon, Raphäel Van Lerberghe et autres. L’ouvrage qui vient de paraître aurait mérité un chapitre complet sur cet aspect pédagogique qui est indissociable de l’œuvre dans sa conception et sa réalisation. Dans son texte, Luk Lambrecht, critique et commissaire d’exposition, souligne à bon escient que “la production artistique de Jacqueline Mesmaeker se meut, depuis des décennies déjà, loin de vitrines officielles et commerciales pourvoyeuses d’éclat à ceux qui s’offrent de l’art pour le prestige.” L’œuvre de l’artiste bruxelloise n’est pas, contrairement à une tentation de catégorisation rapide, conceptuelle, elle est bien davantage le résultat d’une culture visuelle et la mise en action d’une pensée plasticienne. Son objectif est finalement de

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COURTESY GALERIE NADJA VILENNE, LIÈGE

visuel

donner à voir et donc de faire voir au spectateur une pensée fortement nourrie de culture. Et si l’artiste se refuse la plupart du temps à apporter un commentaire sur ses interventions, c’est précisément parce que cette pensée est en expérimentation constante. Elle s’exprime dans la continuité et se construit par bribes que sont ses interventions la plupart du temps éphémères et, sous forme d’objets d’art, rarement figée ad vitam. Le meilleur exemple est constitué par l’installation dans la galerie de vitrines qui sont le résultat temporaire d’accumulations de documents les plus hétéroclites, d’un bout de papier de couleur à une carte postale, d’un carton d’invitation à une photo de presse, d’une lettre à une publication… toutes ces petites choses qui finissent généralement par disparaître. L’artiste conserve, ou plus précisément préserve de la disparition (de la mort) et s’engage à créer les conditions d’une apparition, d’une épiphanie. Ce n’est pas seulement le souvenir personnel qui entre en jeu dans les rapprochements et convergences entre les composantes, c’est toute la culture qui s’y glisse. Ce qui est finalement intéressant dans l’œuvre telle que présentée, c’est ce qu’elle suscite chez le regardeur. Que va-t-il y voir ? S’il y a résonance, il y aura extrapolation questionnante ou divaguante, c’est selon, entraînant une sorte de quizz intellectuel ou simplement un parcours visuel tillant autant la mémoire que les jeux d’affinités ou de répulsions. Ainsi, la pensée créatrice de l’artiste sera confrontée à la nôtre, soit déroutée par les propositions et donc intriguée, soit enchantée car en corrélation. Tout en ses travaux, qu’il s’agisse de dias, de photocopies, d’objets, porte sur la subtilité du voir et sur l’écho mental de ce qui sera perçu. Le défi permanent que propose l’artiste est passionnant tout en étant anti-spectaculaire. Une gageure ! Claude Lorent

Infos pratiques Jacqueline Mesmaeker. Le premier jour du mois… Galerie Nadja Vilenne, rue commandant Marchand, 5, 4000 Liège. Jusqu’au 12 février. Du jeudi au samedi de 14h à 18h.

Publications Jacqueline Maesmaeker. Œuvres 1975 – 2011. Sous la direction de Olivier Mignon. 294 p., illu. n/b et coul. Nombreux textes inédits. Bio, biblio, liste des expos. Couv cart. Ed. (SIC) – couper ou pas couper, Bruxelles. L’ouvrage, entrecoupé de textes, se présente tel un catalogue chronologique de quarante et une œuvres de l’artiste sur la septantaine répertoriée à ce jour sans compter une quinzaine de projet élaborés mais non réalisés. Chaque œuvre est présentée en photos, petit commentaire et recensement des expositions où elle fut présentée. Aux éditions JAP : Jacqueline Mesmaeker – A Childhood. Un livre tiré à 30 exemplaires et comprenant trois dessins originaux. Il rassemble les pages dessinées au crayon par l’artiste dans le livre de Francesca Allison A Childhood (Hogarth Press, 1937) qui lui fut offert et dédicacé en 1945 par Smithy, officier à la RAF. Présentation le 19.01 à 19h30, dispensaire Albert Elisabeth/Bartleby & co, 15, rue des Prêtres, 1000 Bruxelles.

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l Expo en vue

Les icônes troublantes h Le peintre et sculpteur israélien Gal Weinstein expose des images de la nature conçus avec des matériaux issus de l’industrie. Surprenant ! PRIX

De 4000 à 11000 euros.

“Mon procédé artistique consiste à traduire les sentiments esthétiques que l’on trouve dans l’imagerie populaire en une substance concrète. Pour cela, j’utilise des matériaux industriels, fonctionnels. Mon travail offre deux niveaux de lecture : il provoque l’émotion par la forme et la spécificité des matériaux employés invite à toucher ces mêmes œuvres.” Gal Weinstein

COURTESY KEITELMAN GALLERY

de Gal PREMIÈRE BELGE POUR CE PEINTRE ET sculpteur israélien de 41 ans dont les matériaux d’élection semblent à l’exact opposé des images qu’il crée. Art de subversion, comment en douter, le travail de Gal Weinstein pourrait, au premier coup d’œil et vu de loin, passer pour être de pure tradition avec ses paysages peu ou prou désolés, rivières d’hiver ou nuages de poussières après une éruption volcanique. Or il n’en est rien, ou si peu ! Car, la variété des matériaux auxquels recourt Weinstein pour s’exprimer modifie radicalement la donne, la conforte d’inédit et d’imprévu, force qui regarde à se positionner audelà de l’image même. Dans cette surprenante exposition, il y a, grossièrement vu, des dessins sur papier, des peintures sur panneau, des bas-reliefs. Et cette première vue vous mène inévitablement au fiasco. Loin de n’être que “cuisine”, l’opération menée par l’artiste rebelle bouscule notre entendement primaire dès lors que l’on s’aperçoit, et comment ne pas s’y appliquer, que, loin de tout recours aux huiles, acryliques, fusains ou crayons d’habitude, le langage propre à Weinstein fait son beurre de

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COURTESY KEITELMAN GALLERY

Gal Weinstein, “Hula Valley”, paille de fer sur panneau de bois, 2011, 180 x 120 cm. En bas, sans titre, tapis sur contreplaqué, 120 cm.

Bio express Né à Ramat Gan, en Israël, en 1970. Vit et travaille à Tel Aviv. Récents solos : en 2010, “Beside, Each, Other”, Gallery Ricardo Crespi, Italie; en 2011, “Demonstrating Presence”, Kunsthaus Baselland, Bâle; “Details”, Keitelman Gallery.

Infos pratiques Keitelman Gallery, 44 rue Van Eyck, 1000 Bruxelles. Jusqu’au 28 janvier, du mardi au samedi de 12 à 18h. Infos : 02.511.35.80.

Weinstein laine de fer, ouate, wax, moquette, porcelaine, pvc. Dit en bref, du matériel industriel ! Et ça donne, forcément, à réfléchir puisque, de toute évidence, le recours à ces témoins de notre quotidien le plus usiné entend activer nos cervelles face aux foules de produits de substitution qui, de jour comme de nuit, empoisonnent toute vie qui se voudrait saine et de mèche avec la nature et le naturel des choses ! Une première série de pièces sur papier évoque un monde envahi par des champignons de poussières. Pour les réaliser, l’artiste a utilisé un papier enduit de colle sur lequel il a posé, petit bout après petit bout, des filaments de laine de fer préalablement découpés et puis collés sur la feuille : on jurerait un ouvrage à la mine de plomb, d’une précision et d’une finesse remarquables, l’impression d’ensemble confortant la mise : un travail de dessinateur juré, que le jaunâtre de la colle, ici et là, double d’une valeur ajoutée d’ancienneté. Ils datent de 2008 ! Ce procédé de bénédiction au fond de son cloître se répète, plus tendu encore, dans une grande “Forêt” sur panneau : une foule de petites ponctuations

mises bout à bout créent un paysage en lequel l’inextricable semble l’emporter sur tout autre réalité. Et c’est beau et puissant. Ici, forme et fond se recoupent dans un exercice qui, s’il est celui d’un homme au four et au moulin avec une technique totalement innovante, est aussi l’apport de ce même homme à une réflexion plus prégnante sur le quotidien des hommes au XXIe siècle. Un quotidien rivé à sa matérialisation galopante. Ailleurs, Weinstein nous articule des paysages bien plus abstraits, sortes de “vus du ciel” et ce sont six “tondos” façonnés de bouts de carpettes agencés entre eux comme des géographies. En partant de ce principe, il lui est arrivé de composer d’énormes installations de 200 m2 à même le sol, montrées à Venise ou à Bâle. Enfin, il y a ses bas-reliefs, des empreintes des doigts de l’artiste redessinées et agrandies, découpées à la scie et superposées pour accuser une profondeur, et réalisées en pvc blanc. Une démarche incroyable assujettie, qui plus est, aux reflets et vibrations que les matériaux libèrent en fonction des éclairages. Cette expo connaît un franc succès ! Roger Pierre Turine

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ALL WORKS COURTESY THE ARTIST, ROSSI CONTEMPORARY AND O.C.A.M

Traces

Visions affectives

Quelques galeries BRUXELLES A.L.I.C.E. Adios # 4. Oeuvres de Nadine Byrne, Troels Carlssen, Ragnar Jonasson, Konsta Ojala, Danilo Stankovic... ‣ Du 19·01 au 17·02. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue du Pays de Liège 4 - 1000 Bruxelles 02 513 33 07 www.alicebxl.com

Albert Dumont Denis Crutzen. Peintures. ‣ Jusqu'au 12·02. Du J. au D. de 13h30 à 19h ou sur rdv. URue Léon Lepage 43 - 1000 Bruxelles 02 512 49 43 www.galeriedumont.be

Albert Ier Itineraires XXXII. Hommage au peintre et sculpteur brésilien Sarro. ‣ Jusqu'au 15·01. Du Ma. au S. de 13 à 19h, le D. de 11 à 13h. URue de la Madeleine 45 - 1000 Bruxelles 02 512 19 44 www.artsite.be/albert1

Catherine Bastide Block Optic with Rope - Hidden Poems. Oeuvres de Valerie Snobeck et Natalie Czech. ‣ Jusqu'au 21·01. Du Ma. au S. de 11 à 18h ou sur rdv. URue Vandenbrandenstraat 1 - 1000 Bruxelles - 02 646 29 71 www.catherinebastide.com

Christine De Cuyper Art Gallery Bernadette Cherton et Jean-Marc Collier. Peintures et sculptures. ‣ Jusqu'au 29·01. Du L. au V. de 11 à 19h, les S. et D. de 10 à 19h. URue de la Madeleine 43 - 1000 Bruxelles 02 503 21 12 ou 0479 93 94 74 www.christinedecuyperartgallery.be

Tout, en cette exposition, fonctionne sur le souvenir par des mises en images photographiques ou sculpturales de traces de vie. Et l’on pense d’office au poème d’Alphonse de Lamartine, Milly, dans lequel il s’interroge : “Objets inanimés, avez-vous donc une âme / Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?….” Tout est de cet ordre, traité avec délicatesse et un soin tout particulier. Il s’agit de préserver ce qui peut paraître anodin mais qui par son appartenance au passé fait partie de la mémoire visuelle et affective. Rien ne prédispose ces objets à être là, préservés comme des icônes qui n’ont pas choisi de l’être et pourtant ils se sont imposés, ils ont été sélectionnés, privilégiés, traités, au point d’obtenir le statut d’œuvre d’art. Sarah Westphal, jeune plasticienne allemande (1981) vivant en Belgique et diplômée de l’Hisk, intervient dans des intérieurs anciennement habités, délaissés ou temporairement vides. Elle y capte des images, d’objets, du sol, de papier peint…, s’appropriant le tout par la photographie, ou prélève des objets à partir desquels elle réalise des sculptures. Elle donne à voir ce qui a été le cadre d’histoires vécues par des inconnus et ce qui peut-être éveillera l’imaginaire ou les souvenirs du regardeur. On se situe dans un entre-deux, entre la présence et l’absence, entre ce qui est et ce qui a été, entre le réel et l’interprété, dans un climat d’une certaine douceur, d’un apaisement teinté d’un brouillard de nostalgie. Des œuvres émouvantes dans leur beauté fanée. (C.L.)

U Sarah Westphal. Gehirn, gestirn, gestein (Cérébral, céleste, minéral). Commissaire Philippe Braem. Galerie Rossi Contemporary, rue De Praetere, 1180 Bruxelles. Jusqu’au 21 janvier. Je et ve de 13h à 17h, sa de 14h à 18h. Infos : www.rossicontemporary.be

Design Vlaanderen Design Brazil. Une sélection d'oeuvres de designers brésiliens. Dans le cadre d'europalia.brazil. ‣ Jusqu'au 05·02. Du L. au V. de 11 à 18h, les S. et D. de 13 à 17h ou sur rdv. URue de la Chancellerie 19 - 1000 Bruxelles - 02 227 60 60 www.designvlaanderen.be

Espace Blanche Périphérie II. Photos de Jose Ferrer. ‣ Jusqu'au 29·01. Du L. au V. de 14 à 18h, les S. et D. de 14 à 18h en présence de l'artiste. Tempo Largo. Photos d'Anne Greuzat. ‣ Jusqu'au 29·01. Du L. au V. de 14 à 18h, les S. et D. de 14 à 18h en présence de l'artiste. URue Marché au Charbon 3 - 1000 Bruxelles - 02 510 01 41 www.espaceblanche.be

Fine Art Studio AFFINITY 1. Senses & Sensuality. L'exposition, première d'une trilogie, présente huit artistes (photographes, peintres et dessinateurs) réunis pour créer un univers dans lequel règne l'agitation des sens, conférant à l'espace une aura particulière. ‣ Du 19·01 au 11·03. Du Ma. au S. de 11 à 18h ou sur rdv. URue des Sablons 13 - 1000 Bruxelles 02 514 25 92 www.fineartstudio.be

Keitelman Gallery Détails. Oeuvres de Gal Weinstein. ‣ Jusqu'au 28·01. Du Ma. au S. de 12 à 18h ou sur rdv. URue van Eyck 44 - 1000 Bruxelles 02 511 35 80 www.keitelmangallery.com

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Les galeries

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COURTESY GALERIE FRED LANZENBERG

Frémissements

Troncs et pelures d’arbres d’Ancarani Fred Lanzenberg et Clotilde Ancarani poursuivent de concert une aventure artistique entamée en 2005. Toutefois, aux robes peintes de la précédente exposition succèdent, cette fois, des peintures et des sculptures délibérément consacrées à l’arbre et à ses impacts sur notre destinée. Née en 1965 à Chicago, Italienne et Américaine, Ancarani vit à Bruxelles et avoue sa manifeste connivence avec la nature. Sur de grandes toiles, elle peint des troncs d’arbre – air du temps ? D’autres plasticiens s’y attachent aussi au même moment – qu’on sent solidement ancrés dans la terre nourricière. C’est sensible bien que brut, un peu raide comme ces troncs eux-mêmes qui, majestueux, défient l’univers. C’est aussi empreint de l’écume des jours quand, sur ces

Maruani & Noirhomme Gallery Late Paintings. Oeuvres de Hans Hartung. ‣ Jusqu'au 03·03. Du L. au S. de 11 à 18h30. URue de la Régence 17 - 1000 Bruxelles 02 512 50 10 www.alain-noirhomme.com

Meessen De Clercq Alte Freunde (Etchings). Oeuvres de Thomas Schütte. ‣ Jusqu'au 14·01. Du Ma. au S. de 11 à 18h. History of abstraction IV, 8 squares, 8 objects. Oeuvres de Bruno Perramant. ‣ Jusqu'au 14·01. Du Ma. au S. de 11 à 18h. Untitled (Before the Prophet). Oeuvres de Francis Alÿs. ‣ Jusqu'au 14·01. Du Ma. au S. de 11 à 18h. Vanishing Point of View. Oeuvres de Fabrice Samyn. ‣ Du 20·01 au 03·03. Du Ma. au S. de 11 à 18h. URue de l'Abbaye 2 - 1000 Bruxelles 02 644 34 54 www.meessendeclercq.com

Pierre Hallet Olivier Legrain. Story boards et sketch books des films "Dikkenek" et "Go Fast". ‣ Jusqu'au 15·01. Du Ma. au S. (sauf le Me.) de 14h30 à 18h30, le D. de 11h30 à 13h30.

mêmes troncs, se déposent des messages, des couleurs inattendues, des effets du temps qui passe. Et puis, sans aucun doute, le meilleur moment de ce nouveau lot de travaux, il y a des “Ecorces” en bronze. Lovées sur elles-mêmes, elles dégagent frémissements, tensions, secrets et non dits troublants, solides et sincères. On imagine quelle diversité d’approche de l’écorce saisit alors Ancarani quand elle s’y attache et cette part la plus sensible et la plus innovante de sa nouvelle démarche est à saisir. (R.P.T.)

U Galerie Fred Lanzenberg, 9 avenue des Klauwaerts, 1050 Bruxelles. Jusqu’au 21 janvier, du mardi au vendredi de 14 à 19h; samedi, de 10 à 19h. Infos : 02.647.30.15 et 0475.73.40.15 ou www.galeriefredlanzenberg.com

URue E. Allard 33 - 1000 Bruxelles 02 512 25 23 www.galeriepierrehallet.com

Sabine Wachters Fine Arts Out There. Peintures récentes de David Powell. ‣ Jusqu'au 30·01. Les J. et V. de 11 à 13h et de 14 à 16h ou sur rdv. UAvenue de Stalingrad 26 - 1000 Bruxelles 050 61 58 35 www.sabinewachters.com

Synthèse Intermezzo. Dessins et gravures de R. Allirand, N. Grall, M. Herrström, M. Müller-Reinhart, D. Stabel et J. Weyer. ‣ Du 18·01 au 18·02. Du J. au S. de 14h30 à 18h30. URue E. Allard 24 - 1000 Bruxelles 02 514 40 55 www.galeriesynthese.be

Valérie Bach Entre nous soit dit. Oeuvres de Cat Loray. ‣ Jusqu'au 10·03. Du J. au S. de 11 à 13h et de 14 à 19h, le Me. sur rdv. URue Ernest Allard 43 - 1000 Bruxelles 02 502 78 24 ou 0486 29 68 39 www.galerievaleriebach.com

Young Gallery Portraits in Africa: "Then and Now". Une exposition collective de photogra-

phies classiques et contemporaines sur le thème de l'Afrique. ‣ Jusqu'au 28·01. Du Ma. au S. de 11 à 18h30. UAvenue Louise 75b (Hôtel Conrad) 1050 Bruxelles - 02 374 07 04 www.younggalleryphoto.com

Artiscope Cosmos. Oeuvres d'Enrico T. de Paris. ‣ Jusqu'au 24·02. Du L. au V. de 14 à 18h ou sur rdv.

UBoulevard Saint-Michel 35 - 1040 Bruxelles - 02 735 52 12 www.artiscope.be

Maria Clara Art Point Quelque part entre titane et zinc. Exposition collective d’artistes utilisant diverses techniques (sculptures, photo, créamique, bijoux...), autour du blanc. ‣ Jusqu'au 30·03. Les L., Ma., J. et V. de 12 à 14h30 et de 16h30 à 19h. URue De Pascale 8 - 1040 Bruxelles

Quadri Symbolistes belges. Oeuvres de Georges Minne, Xavier Mellery, Fernand Khnopff, Emile Fabry, Charles Doudelet, Jean Delville et Marcel-Louis Baugniet. ‣ Jusqu'au 11·02. Les V. et S. de 14 à 18h ou sur rdv. UAvenue Reine Marie-Henriette 105 1190 Bruxelles - 02 640 95 63 www.galeriequadri.be

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Les galeries

SEMAINE DU 13 AU 19 JANVIER 2012 ARTS LIBRE

Dimensions intérieures

Baronian-Francey Boris Thiebaut. Dessins. ‣ Jusqu'au 25·02. Du Ma. au S. de 12 à 18h. The Bubble Blower. Oeuvres d'Helmut Stallaerts. ‣ Jusqu'au 25·02. Du Ma. au S. de 12 à 18h.

DS Galerie Call me this Evening. Sculptures de Phil Billen et peintures de Béatrice Graas. ‣ Jusqu'au 19·02. Du V. au D. de 11 à 19h. URue de l'Hospice communal 67 1170 Bruxelles - 02 675 83 80 http://dsgalerie.canalblog.com

URue Isidore Verheyden 2 - 1050 Bruxelles 02 512 92 95 www.baronianfrancey.com

BRABANT WALLON

Elaine Levy Project Bernard Guerbadot. Oeuvres des années 1978 à 2000. ‣ Du 19·01 au 25·02. Du J. au S. de 14 à 19h ou sur rdv. Fictional Projects. Oeuvres du designer David Dubois & Guests. ‣ Jusqu'au 14·01. Du J. au S. de 14 à 19h ou sur rdv.

BRAINE-L'ALLEUD Galerie 360° Christian Merveille et Yves Olry n'habitent pas à l'adresse indiquée... Courriers, peintures, sculptures et autres tentatives... ‣ Du 18·01 au 18·02. Le Me. de 15 à 18h, le S. de 14 à 17h.

URue Fourmois 9 - 1050 Bruxelles 02 534 77 72 www.elainelevyproject.com

ALAIN JANSSENS

UPlace Abbé Renard 1 - 1420 Braine-l'Alleud - 02 384 63 17 http://galerie360.braine-lalleud.be

Galerie d'Ys Annabelle Guetatra. Dessins. ‣ Du 14·01 au 04·03. Du J. au S. de 14 à 18h, le D. de 11 à 15h. URue de l'Arbre Bénit 84 - 1050 Bruxelles 0499 22 57 66 www.galeriedys.com

Galerie Lot 10 Cosmos. Installations vidéo de Félicie d'Estienne d'Orves. ‣ Jusqu'au 28·01. Du J. au S. de 12h30 à 19h ou sur rdv. URue Lanfray 15 - 1050 Bruxelles 0479 490 119 www.lot10.eu

Guest Room - Contemporary Art Graeme Todd. Peintures. ‣ Jusqu'au 28·01. Le S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Renier Châlon 5 - 1050 Bruxelles 0472 21 62 22 www.guestroom.be

Jozsa Gallery 5... Exposition pour célébrer l'anniversaire de la galerie. ‣ Du 20·01 au 03·03. Du J. au S. de 12 à 18h ou sur rdv. URue Saint-Georges 24 - 1050 Bruxelles 02 640 06 71 ou 0478 48 77 09 www.jozsagallery.com

Libre Cours Le Coeur cousu. Sonia Aniceto assemble fils, tissus, textures, dessins et coups de pinceau... ‣ Du 20·01 au 18·02. Du J. au S. de 14h30 à 18h30. URue de Stassart 100 - 1050 Bruxelles 0473 59 02 85 www.galerielibrecours.eu

Nathalie Obadia Chemins de paix. Oeuvres de Clara Halter. ‣ Jusqu'au 14·01. Du Ma. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue Charles Decoster 8 - 1050 Bruxelles 02 648 14 05 www.galerie-obadia.com

Puls Contemporary Ceramics Claudi Casanovas. ‣ Du 14·01 au 18·02. Du Me. au S. de 13 à 18h. UPlace du Châtelain 4 - 1050 Bruxelles 02 640 26 55 www.pulsceramics.com

Temps brassé En 2010, sous l’enseigne “44 Gallery” s’est ouvert à Bruges une galerie spécialisée en photographie contemporaine qui défend des artistes européens et plus particulièrement des belges. De l’espace restreint qu’elle occupe se dégage une ambiance de salon qui convient bien aux images intimistes du Liégeois Alain Janssens exposant là jusqu’au 29 janvier. Elle convient plus précisément à cet ensemble intitulé “Temps brassé” qui fut publié en 2005 avec beaucoup de justesse dans un format… pas très grand. Les photographies aux noirs charbonneux et aux cadrages rapprochés des objets et des gens nous ramènent à ce que Jean-Claude Lemagny nommait “l’épaisseur mystérieuse de la vie”. Ce sont autant d’images pensives qui nous racontent bien autre chose que ce qu’elles nous montrent. Parfois floues, souvent très focalisées, elles sont surtout en résonance avec les dimensions intérieures. Celles de l’artiste bien entendu, mais les

Rodolphe Janssen Nunc, et in hora mortis nostrae. Oeuvres de Wim Delvoye, Kendell Geers, Thomas Lerooy, Adel Abdessemed, Thierry De Cordier, Andra Ursuta, Jonathan Meese et Yan Pei-Ming. ‣ Jusqu'au 11·02. Du Ma. au V. de 10 à 18h, le S. de 14 à 18h. URue de Livourne 35 - 1050 Bruxelles 02 538 08 18 www.galerierodolphejanssen.com

XXL ART on Waterloo 503 Exposition des artistes de la galerie. ‣ Jusqu'au 27·01. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. UChaussée de Waterloo 503 - 1050 Bruxelles - 02 347 78 95

Contact Agenda culturel : Tél. : 02.211.27.23 Email : agenda@lalibre.be

Aeroplastics Contemporary The closest I ever came to you. Oeuvres de John Isaacs. ‣ Jusqu'au 21·01. Du Ma. au V. de 11 à 18h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv.

nôtres également. Si les objets et les silhouettes ont quelque chose à nous dire dans cet opus, c’est ce qu’elles sont d’autre. Cela nous fait inévitablement penser à cette mouvance américaine de l’après-guerre avec des photographes comme Minor White qui renouait alors avec l’esprit des “Equivalents” de Stieglitz. Mais plus encore à certains de ses disciples tel l’énigmatique Ralph Eugene Meatyard investiguant inlassablement ce qui lui était proche. Dans le “Temps brassé”, il n’est pas question d’abstraction mais plutôt d’une capacité toute sudiste à faire des ponts avec un autre monde. En l’occurrence, pas un au-delà fantomatique, mais plutôt celui de ces choses simples qui nous mettent en face de nous-mêmes. (J-M.Bo)

U “Temps brassé”, photographies d’Alain Janssens. Bruges, 44 Galery, Genthof, 44, 3. Jusqu’au 29 janvier, samedi et dimanche de 14 à 18 h. Infos : www.44gallery.com

URue Blanche 32 - 1060 Bruxelles 02 537 22 02 www.aeroplastics.net

Antonio Nardone WeekProjects. Oeuvres de Martial Lorcet et Simon Outers. ‣ Du 17 au 22·01. De 14 à 18h ou sur rdv. URue Saint-Bernard 34-36 - 1060 Bruxelles 02 333 20 10 www.galerieantonionardone.be

D+T Project The Royal Exchange (After Henry Talbot). Zachary Formwall utilise principalement des matériaux visuels provenant de sources diverses telles les média, le cinéma ou l'histoire de l'art. Il offre par ce biais une lecture critique des flux financiers et de leurs répercussions culturelles. ‣ Jusqu'au 25·02. Du J. au S. de 12 à 18h30. URue Bosquet 4 - 1060 Bruxelles 02 537 76 30 www.dt-project.com

Pascal Polar Les Natures mortes de Platon. Oeuvres de Platon Hadjimichalis. Au 1er étage: "Greek Artists Figuration". ‣ Jusqu'au 28·01. Du Ma. au S. de 14 à 19h ou sur rdv.

HAINAUT COUILLET Jacques Cerami Les Nez Rouges. Une dizaine de tableaux inédits (sang, charbon sur toile) de Michael Matthys. ‣ Du 14·01 au 18·02. Du Me. au V. de 14 à 19h, le S. de 11 à 18h, fermé les j.f. URoute de Philippeville 346 - 6010 Couillet - 071 36 00 65 ou 0477 78 44 34 www.galeriecerami.be

LIÈGE LIÈGE Monos Gallery Small is beautiful. Petits formats de Léon Wuidar, Michael Kravagna, Alex Seguers, André Romus, Martine Droixhe... ‣ Jusqu'au 29·01. Du Me. au D. (sauf le J.) de 14h30 à 18h30, les autres jours sur rdv. URue Henri Blès 39 - 4000 Liège 04 224 16 00 ou 0485 91 16 02 www.monosgallery.com

Nadja Vilenne Le Premier Jour du mois. Oeuvres de Jacqueline Mesmaeker. ‣ Jusqu'au 12·02. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. URue du Commandant Marchand 5 4000 Liège - 04 227 19 91 www.nadjavilenne.com

Satellite Impulsions. Photos de David Widart. ‣ Jusqu'au 12·02. De 14h à minuit. UCinéma Churchill - Rue du Mouton blanc 20 - 4000 Liège - 04 250 94 36

UChaussée de Charleroi 108 - 1060 Bruxelles - 02 537 81 360 ou 0477 25 26 92 www.pascalpolar.be

NAMUR JAMBES

Rossicontemporary Gehirn, Gestirn, Gestein. Oeuvres de Sarah Westphal. ‣ Jusqu'au 21·01. Les J. et V. de 13 à 17h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. UTO(P)YA. Oeuvres de Klaus Verscheure. ‣ Jusqu'au 21·01. Les J. et V. de 13 à 17h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. Vis-à-vis. Exposition collective. ‣ Jusqu'au 21·01. Les J. et V. de 13 à 17h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv. URivoli Building - Chaussée de Waterloo 690 - 1180 Bruxelles - 0486 31 00 92 www.rossicontemporary.be

Détour Visages secrets. Photos de Gabrielle De Faveri. ‣ Jusqu'au 11·02. Du Ma. au V. de 12h30 à 17h30, le S. de 14 à 18h. UAvenue Jean Materne 166 - 5100 Jambes 081 24 64 43 www.galeriedetour.be

NAMUR Namur Expo Art Event 2012. Artistes et galeristes exposent et vendent leurs oeuvres d'art. Comme chaque année aura lieu en même temps la foire des antiquaires

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Les galeries

SEMAINE DU 13 AU 19 JANVIER 2012 ARTS LIBRE

A l’étranger

La parution de la semaine

Allemagne COURTESY PAMME-VOGELSANG GAL.

Depuis 1994, Michelangelo Pistoletto a promulgué son Projetto Arte par lequel il replace l’art au centre de la vie et de la société, c’est-à-dire du vivre ensemble. Quatre ans plus tard, il ouvre à Biella, sa ville natale et de vie actuelle, Cittadellarte – Fondation Pistoletto, un lieu de réflexion et d’action, de recherche, dans lequel des artistes et autres intellectuels travaillent à la mise en œuvre d’idées pour un nouveau projet sociétal en abordant tous les aspects de la question, du logement à l’urbanité, de l’environnement au socio-économique. Par ce travail collectif, il vise à la “transformation responsable de la société à travers la fonction génératrice de l’art”. “L’art, écrit-il, porte la valeur éducative d’une nouvelle éthique sociopolitique, fournissant des modèles valides comme exemples à imiter”. Cette année, directeur artistique d’Evento à Bordeaux, il a créé avec les acteurs de terrain locaux une émulation qui implique les gens dans un projet vers un “Troisième Paradis” visionnaire et humaniste, “réconciliant les pôles Nature et Artifice” qu’il explique et dont il livre les valeurs fondamentales dans l’ouvrage. (C.L.)

Bart Vandevijvere – Peinture Cologne – Pamme-Vogelsang Galerie

Bart Baele – Peinture Paris – Galerie Polaris

ANTWERPEN Fifty One Fine Art Photography Beyond Style. Photos de Diane Arbus, Irving Penn, Frank Horvat, William Klein, Claude Gassian, Saul Leiter, Malick Sidibé... ‣ Jusqu'au 21·01. Du Ma. au S. de 13 à 18h ou sur rdv. UZirkstraat 20 - 2000 Antwerpen 03 289 84 58 www.gallery51.com

Ludwig Trossaert Een ongrijpbaar verlangen. Oeuvres de Erlend Steiner Lovisa. ‣ Jusqu'au 28·01. Du Me. au S. de 14 à 19h. UMuseumstraat 29 - 2000 Antwerpen 0475 95 53 39 http://web.artprice.com/store/galerie-ludwigtrossaert

Maes & Matthys Gallery Het is weer tijd voor de polonaise. Oeuvres de Gerard Herman. ‣ Jusqu'au 21·01. Du Me. au S. de 14 à 18h. UPourbusstraat 3 - 2000 Antwerpen 0478 48 50 31 www.maesmatthys.be

UVerlatstraat 23-25 - 2000 Antwerpen 03 257 14 17 www.timvanlaeregallery.com

van der Mieden MOREpublishers. Oeuvres de Jacques André, Lieven de Boeck, Liam Gillick, Mark Luyten, Sophie Nys, Peter Lemmens, Denicolai & Provoost... ‣ Jusqu'au 21·01. Du Me. au S. de 14 à 18h.

GENT Fortlaan 17 I always wanted to be David Copperfield, but I turned out to be a painter. Oeuvres de Manor Grunewald. ‣ Jusqu'au 28·01. Du Me. au V. de 14 à 18h, le S. de 12 à 18h ou sur rdv.

L’œuvre sculpturale de l’artiste gantois Raphaël Buedts (1946 – 1999) est montrée pour la première fois en France. Une œuvre primitive mais subtile, qui dérive entre nécessité et ironie, qui se distingue par sa foncière singularité, son âpreté et sa dimension poétique. U Jusqu’au 4 février. Galerie Bernard Bouche, 123 rue Vieille-du-Temple, 75003 Paris. www.galeriebernardbouche.com

COURTESY GAL.DUBOYS

Chiharu Shiota – Installation Paris – Galerie Daniel Templon

UPourbusstraat 15 - 2000 Antwerpen 03 231 77 42 www.vandermieden.com

FLANDRE ORIENTALE

L’exposition “dess(e) in” dévoile des réalisations inédites de l’artiste français formé en Belgique, datées pour la plupart entre 2000 et 2012, dont la série “Design impossible”… (2005), improbables objets, défis de l’entendement, bijoux de trait et d’humour, ou cet “Hommage à Louise Bourgeois”. U Jusqu’au 11 février. Galerie Duboys, 6 rue des Coutures St-Gervais, 75003 Paris. www.galerieduboys.com

Raphaël Buedts – Sculpture Paris – Galerie Bernard Bouche

Tim Van Laere Gallery Multikulti Sause. Peintures de Kati Heck. ‣ Jusqu'au 21·01. Du Ma. au S. de 14 à 18h. COURTESY GAL.B.BOUCHE

ANVERS

UVerlatstraat 14 - 2000 Antwerpen 03 237 11 27 www.gms.be

COURTESY GAL.D.TEMPLON

URue S. Vrithoff 2 - 5000 Namur 081 47 93 47 www.topexpo.be

Micheline Szwajcer Angela Bulloch. ‣ Jusqu'au 21·01. Du Ma. au V. de 10 à 18h30, le S. de 12 à 18h30.

Se référant à sa vie, mais surtout à ses réflexions quotidiennes sur la place de l’homme dans l’humanité, le jeune artiste gantois en dresse, en peintures, en dessins, en sculptures objets, un portrait pessimiste mais emprunt d’une forme d’humour typique de plasticiens belges. U Jusqu’au 4 février. Galerie Polaris, 15, rue des Arquebusiers 75003 Paris. www.galeriepolaris.com

Thierry Diers – Dessins Paris – Galerie Duboys

U Le Troisième Paradis. Michelangelo Pistoletto. 112 p., 18 ill. coul., broché. Actes Sud.

Conjointement à l’expo solo des œuvres de Heinz Zolper, la galerie montre un ensemble auquel participe l’artiste belge Bart Vandevijvere ainsi que d’autres artistes dont Wang Fu, Manfred Gipper, Wilhelm Heiner, Bettina Meyer, Matthias Pabsch, Dorothea Reese-Heim, Rolf Schanko, Vadim Vosters et Karla Woisnitza… U Jusqu’au 15 janvier. Pamme-Vogelsang Galerie, Hahnenstrasse 33, 50667 Cologne. www.pamme-vogelsang.de

France

COURTESY GAL.POLARIS

ACTES SUD

Le Troisième Paradis

et brocanteurs. ‣ Du 13 au 15·01 de 11 à 18h, 10 € (prix d'entrée pour les deux événements).

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UFortlaan 17 - 9000 Gent - 09 222 00 33 www.fortlaan17.com

L’œuvre de l’artiste japonaise (1972, vit à Berlin), mêlant performance, body art et installation, place le corps au centre de sa pratique sculpturale. Elle présentera une installation monumentale constituée de vastes environnements en fils de laine noirs qui emprisonnent des objets évocateurs. U Jusqu’au 18 février. Galerie Daniel Templon, Impasse Beaubourg, 75003 Paris. www.danieltemplon.com

Luxembourg

COURTESY GAL.B.CEYSSON

Robert Brandy – Peinture Luxembourg – Galerie Bernard Ceysson Sans quitter une solide structure qui impose la verticale et la trace naturelle de la couleur, le peintre luxembourgeois très connu en Belgique où il expose régulièrement, retrouve en abordant à nouveau la blancheur et les tonalités douces, une forme de dépouillement. U Jusqu’au 3 mars. Galerie Bernard Ceysson, 2, rue Wiltheimm, 2733 Luxembourg. www.bernardceysson.com

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Le marché BRAFA

SEMAINE DU 13 AU 19 JANVIER 2012 ARTS LIBRE

FUTUR ANTÉRIEUR

l Foire

De gauche à droite et de haut en bas,canapé reposant sur quatre pieds torsadés en bronze doré, Elisabeth Garouste et Mattia Bonetti, exemplaire unique, Futur Antérieur. Emile Claus, “Les saules”, vers 1898, huile sur toile, 114 x 150 cm, galerie Oscar de Vos. Johannes Cardon, “Vierge à l’enfant”, 1643, terre cuite, 43 x 28 x 21 cm, Fondation Roi Baudouin.

La Brafa joue la COLL. CHARLES VAN HERCK, FONDATION ROI BAUDOUIN, KONINKLIJK MUSEUM VOOR SCHONE KUNSTEN, ANVERS, © PHILIPPE DE FORMANOIR

h Du 21 au 29 janvier, la Brafa va œuvrer à faire connaître des mondes bien différents au cœur de l’histoire de l’art. LE SITE DE TOUR ET TAXIS À Bruxelles, qui longe la grande avenue du port que Madame Grouwels voudrait bétonner et lisser en supprimant des dizaines et des dizaines de platanes anciens, va recevoir une fois encore le plus important salon des antiquaires sur le sol belge. Dans cette enceinte superbement restaurée, mais pas encore terminée, la Brafa trouve un épanouissement incomparable. Nous en sommes à la cinquante-septième édition de la Foire des Antiquaires de Belgique. Les 112 participants de cette année seront répartis sur 14000 m² et l’entrée sera comme au Salon du Livre, placée en début de hall et non plus à la fin, eu égard au parking public. Ce dernier (le public) sera ravi sans doute de cette stratégie de base et cela permet aux promoteurs de l’événement de bouleverser les positions des différents stands. Il y a des places qui valent plus chères que d’autres. Les zones de repos seront mieux agencées et les restaurants plus vastes. Puis le stand de la Fondation Roi

Baudouin, jusque-là toujours un peu étroit, sera grand comme les stands des invités des deux années antérieures, des musées en l’occurrence (Curtius et Mayer Van den Berg). La Fondation est quasiment partenaire de la Brafa depuis son arrivée à Tour et Taxis et les éminences de la rue de Brederode lui donnent une aura particulière. Il faut dire que la Fondation achète régulièrement des objets d’art de première importance chez les antiquaires et dans les salles de ventes au profit du patrimoine de la Nation. La Fondation est en effet riche de 7000 œuvres d’art déposées dans tous les musées du royaume. La foire de cette année est comme dans les années récentes une communion franco-belge. Il y aura en effet 54 stands belges et 45 stands occupés par des Français. La quinzaine de stands restants se répartit en diverses nations européennes. Il y aura quand même un Canadien dans cet univers très continental. Les grandes tendances sont ici maintenues. La bande dessinée reste stable avec trois stands. Le chiffre est faible mais les stands seront grands et riches de trésors. Les départements qui vont dominer l’ensemble se situent dans le XXe siècle, à la fois dans le mobilier et les tableaux. Il n’y aura pas d’art contemporain car le président Bernard De Leye veut garder à sa foire une vocation d’art ancien. Le mobilier du XXe siècle sera défendu par

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BRAFA Le marché

SEMAINE DU 13 AU 19 JANVIER 2012 ARTS LIBRE

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l Rencontre

Proust au stand 13

polyvalence Gastou, star à Paris, tout comme son collègue Oskar Graf. L’ajout majeur dans cette section sera la venue de “Futur Antérieur”, dirigée par Alain Chuderland dont on connaît les choix rigoureux et l’excellence des mises en scène de ses stands jusqu’ici réservés à Eurantica au Heysel. L’ancien est évidemment un qualificatif relatif. Il n’empêchera pas de voir des stands de Design jusqu’aux années soixante. Dans le domaine des tableaux du siècle passé, on verra avec intérêt le retour de la galerie d’Oscar De Vos (Laethem) et les arrivées des galeries Cazeaux (Paris) et Bastien (Bruxelles). Cette dernière flirtera avec le contemporain quand même, à travers un maître chinois de premier plan. Ce XXe siècle, quand il est abordé par Ronny Van de Velde (Anvers), prend une ampleur qui dépasse nos frontières. Les goûts de ce marchand et ceux de son épouse sont chaque année salués par des pastilles rouges et ils n’exposent que de grands peintres européens. Le mobilier ancien, lui, garde ses forces. Les Steinitz nous sont à nouveau fidèles ce qui est un signe de reconnaissance et ils donnent à la manifestation un niveau de prestige maximal. Mais la France n’envoie pas que des Parisiens. Il y aura aussi les Berger venus de Beaune et fidèles eux à notre réunion internationale. Cette vieille maison de marchands d’art cultive avec passion les fastes Louis

XV et Louis XVI. Il se dit que, pour eux, 2010 avait été un moment de grâce à Tour et Taxis. Leur seul crédo “est d’acheter ce qu’il y a de mieux sur le marché. La clientèle existe, elle est exigeante et nous recevons à Beaune énormément d’étrangers”. C’est d’ailleurs au sommet, que les affaires sont les plus commodes à nouer. Il y aura à nouveau un stand partagé par les libraires qui laisseront planer entre leurs vitrines l’âme délicieuse de Madame Fontainas. Cette idée de stand partagé sera reprise par les céramistes, sauf quelques exceptions. On trouvera donc un stand commun pour les Lemaire, Ikodinovic, et Michot (Bruges). Laurence Lenne (Art et Patrimoine) aura non loin de là son stand personnel. De même pour nos presque compatriotes, les Lebel, pour l’un des frères Lavergne et pour Vincent L’Herrou. Voici pour les créneaux principaux. Il n’empêchera que la Brafa c’est aussi l’argenterie, les bijoux, les arts asiatiques et d’Amérique du sud ou centrale, que l’on y trouvera une frange d’art africain et de la grande décoration. De quoi ravir dans un décor du meilleur goût, façonné par le bureau d’architecture Volume Architecture, les 40000 personnes attendues. Philippe Farcy U Bruxelles, Tour & Taxis, du 21 au 29 janvier. De 10 à 20€. Infos : 02.513.48.31. et www.brafa.be

A MOINS DE QUARANTE ANS, BENJAMIN PROUST est le gamin des 122 exposants de la Brafa. Il est spécialisé dans les bronzes anciens du XVIe à la fin du XVIIIe siècle. Son parcours d’amateur d’art devenu marchand s’est inscrit d’abord au quai Voltaire à Paris dans l’ombre de Guy Ladrière. Ecolage parfait s’il en est auprès du plus important antiquaire de France dont le goût pour les objets sculptés depuis la Rome antique jusqu’au XIXe siècle naissant, a toujours été remarquable. C’est là que Benjamin, apprit son métier, allant en outre en face, au pavillon de Flore du musée du Louvre, éclaircir son œil dans les salles du musée. Mais il y avait aussi à voir sans cesse à l’Hôtel Drouot, grenier chaque jour renouvelé d’où sortent parfois des merveilles oubliées. Après un autre apprentissage à La Mésangère, le Parisien est devenu un peu liégeois avant de poser ses valises au Sablon et d’y partager quelques mois, voici deux ans, une galerie dans l’espace détenu par Francis Janssen van der Maelen. La situation faisant force de loi, il fallut en revenir à du com“Saint Jean-Baptiste”, bronze, merce en chambre, ce qui se 26.2 cm, Venise, vers 1600, pratique de plus en plus et sur le stand de Benjamin Proust. n’empêche pas certains grands marchands de ne plus détenir d’adresse de négoce sinon des dépôts ou leur propre demeure. Même des exposants de la Tefaf à Maestricht ont opté pour cette stratégie. Et c’est aussi celle mise en œuvre par Bernard De Leye, patron de la Brafa. Benjamin Proust sait combien la Brafa est prometteuse et s’il tente le coup pour une première fois c’est bien pour augmenter sa visibilité et se faire connaître d’un plus grand nombre. Encore que le faisceau de collectionneurs de bronze anciens soit très limité. Y-a-t-il cent collectionneurs de par le monde qui soient très actifs ? Sans doute pas; et ce sont les musées qui génèrent le plus de rentrées. Comme en médecine, l’antiquaire d’aujourd’hui travaille sur une niche. Et l’important, c’est de se montrer aux bons endroits, là où se trouve une vraie clientèle. Pour tenir le coup dans ces crises à répétitions et faire face aux changements de mentalités, il faut travailler durement. “Ne pas avoir de magasin ne veut pas dire se reposer, au contraire. Ce manque de visibilité force au déploiement d’activités et aux voyages. Je suis hors de chez moi plus de 20 jours par mois, à chiner dans toutes les villes d’Europe. Cela vaut largement comme frais les charges d’un loyer”, nous dit notre hôte. Lequel nous annonce qu’il va ouvrir une galerie, quand même, mais à Londres cette fois. La pré-inauguration aura lieu fin mars et la première exposition sera pour fin juin, dans la foulée de “Masterpieces”. Benjamin Proust a choisi une belle adresse : le 43 New Bond Street, juste à côté de Sotheby’s, dans une arrière-cour, à la place du marchand de tableaux Fabrizio Moretti. Avec son nom en façade, là où, à Bruxelles, cela lui fut interdit. Proust en plein Londres ? “Ça l’fait !”, comme disent les jeunes ! Ph. Fy. BENJAMIN PROUST

COURTESY GALERIE OSCAR DE VOS

h Pour sa première foire, le jeune marchand français hérite d’un numéro porteur.

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Le marché BRAFA

SEMAINE DU 13 AU 19 JANVIER 2012 ARTS LIBRE

l Tendance

La bande dessinée en vogue Miles Hyman, “Autumn Light, Brussels” (détail), 72 X 56cm. Fusain, sepia et encres sur papier.

Depuis 2010, la bande dessinée s’expose aux cimaises de la BRAFA. Au stand 50, cette année, la galerie bruxelloise Champaka et la galerie parisienne 9e Art mettront en commun leur savoir-faire et leur passion. Démarche utile et fructueuse, tant il est vrai qu’historiquement les cases se renvoient la bulle d’une capitale à l’autre (avec des rebonds à Charleroi, ne l’oublions pas…). Très logiquement, Paris et Bruxelles seront à l’honneur sur les deux fois neuf

œuvres originales et exclusives commandées par les deux galeries à une jolie brochette d’auteurs : François Avril, Jacques de Loustal, Franck Pé, Miles Hyman, André Juillard, François Schuiten, Joost Swarte, Ever Meulen et Zep. Leurs flâneries graphiques nous emmènent des quais de la Seine (Avril) au vieux marché (cher à Tintin et Titeuf), en passant par l’Atomium (Juillard) ou quelque vision futuriste d’un Paris hausmannien revisité par H.G. Wells (Schuiten)… On retrouve là des habitués, de longue date prisés par les amateurs-collectionneurs, pour qui la bande dessinée est désormais devenue un bon placement (à des prix encore raisonnables quoiqu’en augmentation constante). Zep, fort du succès phénoménal de son Titeuf, ou le brillant illustrateur américain Miles Hyman, très en vogue dans la presse parisienne, intègrent ce club plutôt select dont font partie de longue date les Schuiten, Loustal, Juillard, Swarte et Ever Meulen. François Avril séduit également les galeristes et leur clientèle depuis quelques années, avec son trait élégant et ses univers référentiels. A.Lo.

© MILES HYMAN

LA COTE DE LA BANDE DESSINÉE sur les collectionneurs s’est encore renforcée en 2011. Des originaux de Bilal, Uderzo, Hergé, Franquin, Peyo, Pratt ou Moebius ont enregistré des chiffres de vente record. Un dessin original d’Hergé, extrait du “Secret de la Licorne”, s’est vendu 168 900 € chez Arcurial, à Paris, en novembre – dans une vente de quelque 850 lots ayant totalisé 1,8 million d’euros. Si, à Paris, Artcurial, Pierre Bergé ou Cornette de Saint Cyr mettent les planches aux enchères depuis longtemps, Sotheby’s inaugurera au printemps 2012 ses premières ventes de planches, dessins et autres originaux d’auteur de bande dessinée (Jean-Marc Thévenet, ancien rédacteur en chef de Pilote et ancien président du Festival d’Angoulême est un des consultants de Sotheby’s).

U www.galeriechampaka.com; www.galerie9art.fr

l Focus

COURTESY GALERIE PASCAL LANSBERG

Arts moderne et contemporain

Manolo Valdés, “La Infanta Margarita”, 1995, bois, pièce unique, 128 x 107 x 79 cm, exposée au stand de la galerie Pascal Lansberg.

TOUJOURS PLUS INTERNATIONALE par la volonté d’un président, Bernard De Leye, attentif à l’ouverture et à la diversité d’un événement résolument prospectif, innovant et riche en pièces de la plus haute qualité, la Brafa ne peut ignorer la création plus actuelle même si, de l’aveu de son président, elle se veut avant tout foire des antiquaires. Et donc, du côté des arts des XXe et XXIe siècles, il y aussi matière à s’y faire plaisir, et comment ! L’an dernier, on y avait vendu, à trois millions d’euros, un Basquiat, et une toile du toujours bien vivant Pierre Soulages avait été acquise pour un million deux. Cette année, nous insistons volontiers sur deux one man shows qui ne peuvent laisser indifférents : celui que la Galerie Claude Bernard de Paris consacre au grand Zoran Music, décédé il y a quelques années seulement et dont l’œuvre emplie d’absences, de misères humaines et de mystères ne cesse d’être fascinante avec ses ocres, ses rouges, ses noirs. Il y eut la période, emblématique, de “Nous ne sommes pas les derniers”, puis, en dernier ressort, celle de “L’atelier” ou la solitude d’un homme face à son destin. Portraits et climats, un must de la Brafa 2012 ! A voir aussi l’expo solo du Chinois Gao Xingjian, Prix Nobel de

Littérature et peintre des origines du monde. Une proposition de la Galerie Jane Bastien. Bien sûr, des participants pilotes comme Axel Vervoordt ou Ronny Van de Velde nous y attendent avec leur lot de superbes surprises. Nous insisterons toutefois, coups de cœur, sur la présence, toujours impressionnante, de la galerie parisienne de Pascal Lansberg qui épingle particulièrement son invité espagnol, Manolo Valdés, dont nous verrons un bois étonnant de 1995, “La Infanta Margarita” si souvent revisitée, et comment, depuis son exergue par Velasquez. Quant au Courtraisien Michel Rooryck, toujours là et toujours là avec de subtiles merveilles, il s’y pointe, en éclectique de charme, avec, excusez-le du peu, un renversant Mario Sironi, “Atlèta”, technique mixte et collage daté entre 1922 et 26, synthèse parfaite entre Futurisme et Art Déco; un Théodore Géricault bruissant de chevaux ; une toile d’Alechinsky de 1960; de la Jeune Peinture belge aussi; un rayonnant Jo Delahaut; et, autres points d’orgue, deux collages suprématistes de Josef Peeters (1923) et un collage de Laszlo Moholy-Nagy (1921). Comment ne pas craquer ? Roger Pierre Turine

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Le marché

SEMAINE DU 13 AU 19 JANVIER 2012 ARTS LIBRE

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l Événement

Winter B Sablon, forces réunies h L’union fait la force dit la

Allan Anawati, installé à Montréal où il dirige la galerie Medusa Ancien Art, exposera ce masque funéraire égyptien du 1er siècle ap. J.-C. chez Champaka.

SE MAINTENIR COMME DISENT AUSSI les Néerlandais dans une autre devise célèbre, est l’objectif majeur des marchands d’arts du Sablon à Bruxelles. Pour la deuxième année, on voit les amis de Pierre Loos d’un côté, membres de Bruneaf, et ceux de Jacques Billen de l’autre, membre de AAB, unir leurs efforts pour montrer leur vitalité en pleine ville dans la période la plus sombre de l’année, l’hiver. Tout ici est construit en bonne intelligence avec les responsables de la Brafa, devenue une véritable machine de guerre sur la place belge dont on dit tant de bien depuis si longtemps. Sans vouloir créer une concurrence mais pour montrer la force du négoce belge, les trois associations de négociants vont travailler de pair. Du 18 au 22 janvier, le Sablon va étinceller, non pas aux arbres, comme l’aime tant les édiles populaires de la cité, mais aux vitrines des antiquaires. Et la Brafa va ouvrir le 19, jusqu’à la fin du mois. Donc tout le monde va venir à Bruxelles car à ce moment de l’année sur notre vieux continent il n’y a rien d’autre à se mettre sous la dent. Pierre Loos dans son introduction au catalogue commun parle de ces forces à mêler pour combattre l’adversité. Tout le monde s’accorde pour dire que le marché de l’art n’est plus ce qu’il était. Les goûts ont changé et les comportements de même. Il n’empêche que les boutiques des antiquaires restent des bases d’activités importantes, surtout dans un quartier comme le Sablon. Dès lors que cette attraction perdure, des étrangers viennent chez nous risquer quelques heures de leur temps, pour effectuer des

Des arts africains en vedette ! h C’est tout l’art africain, dans ses multiples diversités, qui sera en première loge à l’occasion du deuxième Winter Sablon. ALORS QUE DIDIER CLAES FERA UNE NOUVELLE fois un carton à la Brafa avec, pièce d’exception, une sculpture d’ancêtre monolithique Ekoi du Nigeria, c’est tout l’art africain, dans ses multiples diversités, qui sera en première loge à l’occasion du deuxième Winter Sablon, dont l’initiative, bon à rappeler, revient à Pierre Loos créateur et maître d’œuvre du Bruneaf de juin. Ayant emmené avec lui les arts asiatiques et les arts anciens, il peut se féliciter d’avoir gagné une belle bataille de prestige et rendu au Sablon ses lettres de noblesse. Vu le succès de l’expérience de 2011, rebelote avec de nouveaux participants venus de France, d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne, du Danemark. Et comment en épingler les must africains, sinon en détaillant les rendez-vous à privilégier? Si Ambre Congo (Loos, Thomas Bayet et Sophie Caltaux), moteur de l’opération, joue sa carte sur des trésors du Congo et du Mali notamment, Didier Claes jouera sa partition sur les deux tableaux, Brafa et Winter Sablon : pas triste, garanti ! L’incontournable Marc Felix frappe fort et sur

deux pôles : avec, d’abord, une sensible expo “Luba Empire Ritual Art”; secondé par Joëlle Fiess, il nous invite à un parcours complet à travers les différents groupes Luba du sud de la RDC. Amateurs d’arts subtils, chargés, ciselés et royaux, voici du sur mesure pour vous. Seconde attraction chère à Felix : la parution du volume 3 de son incontournable “White Gold Black Hands : Ivory Sculpture in Congo”, consacrée cette fois aux peuples situés entre les rivières Kwango et Kasai. Petite mais chaleureuse et chargée de sens, la Congo Gallery de Felix doit être à la une de vos préoccupations ! Joachim Pecci présente, pas négligeable, un ensemble important de sculptures Ibeji Yoruba du Nigeria si indispensables au fameux culte des jumeaux. Pierre Dartevelle fut l’éclaireur du quartier. Aujourd’hui, avec sa fille Valérie, il renouvelle sans cesse son offre au sommet et, éclairée, celle-ci fait courir les amateurs du monde entier : ne laissez pas échapper son butin sans frontières même si les arts de l’Afrique centrale sont sa spécialité. Jo De Buck vous entraîne au pays Dogon et,

Porteuse de coupe (Mboko) Luba centraux, proposée par la Congo Gallery pour Bruneaf. République Démocratique du Congo, XIXe siècle, hauteur : 30 cm.

CHARLES MEUR

MEDUSA ANCIEN ART

devise depuis 1830. Idée bienvenue pour le Sablon en manque de visibilité.

affaires. Et l’intelligence mise au service des effets pécuniers amène à ouvrir les mini rendezvous annoncés à l’art contemporain, au Design, et à la grande décoration mêlée au même Design. Au premier genre neuf sont accolées les galeries “Fine Art Studio” et “Roots Contemporary”. Au deuxième genre Jérôme Sohier travaille à la prospérité et à la sienne propre. Au troisième, on trouvera Pierre Mahaux qui en profitera pour ouvrir sa nouvelle galerie. Cet antiquaire dynamique et jeune qui faisait merveille il n’y a guère encore à Eurantica, travaille à l’international, entre Bruxelles et Genève. Voyons donc ce qui est déjà disponible en mixant les deux festivals et constatons d’entrée que parmi les invités les plus prestigieux on trouve David et Salomon Aaron qui constituent la troisième et la quatrième génération de cette famille branchée à Mayfair (Londres), sur les arts du Proche-Orient. Ils viendront avec des objets égyptiens mais aussi perses et de ce qui était le Luristan à l’instar d’un très beau masque mortuaire en bronze patiné haut de 20 cm, acheté dans une famille du Golfe. Les Aaron seront installés chez Pierre Hallet rue Allard. Agnès Woliner de la galerie Aethiopia, rue Guénégaud à Paris dans le VIe arrondissement. Là, au 52 de la rue des Minimes, on verra des objets d’Afrique noire dont une canne Tsonga qui vient d’Afrique du Sud. Karl Stimm viendra d’Anvers (Oever, 7), avec des objets du Proche-Orient, de Rome ou de l’empire grec, et de sa galerie nommée “Akanthos”, il amènera une Aphrodite charmante en bronze patiné d’époque romaine, vers 100 après J.-C. Elle est haute de 38 cm. Ce ne sont là que quelques reflets d’un petit parcours à suivre dans les rues du Sablon, rarement sur la place elle-même, occupée par des commerces d’un luxe éphémère. Ph.Fy U Infos : www.winterbsablon.com

qui dit Dogon, dit mythologie et cosmogonies. Et puis, place aussi au contemporain à l’enseigne de Fine Art Studio qui privilégie un solo de l’excellent créateur et peintre togolais Sokey Edorh. Nouvelle participante, la galerie Roots Contemporary présentera sept artistes kenyans contemporains (53, rue Lebeau). Et puis, il y a tous les autres…, triés sur le volet. Roger Pierre Turine

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Adjugé!

SEMAINE DU 13 AU 19 JANVIER 2012 ARTS LIBRE

l Salles de vente

Stella ?

Bons vœux

Bilans 20 les salles

Chez Tajan, à Paris, on a donc bien réussi l’année 2011. Mais chose curieuse, pour envoyer ses bons vœux, la salle avait choisi un cliché “bizarre”. En effet, la grande patronne et son équipe d’une vingtaine de personnes étaient rassemblées autour d’un imposant vase en céramique sorti des ateliers de La Louvière en 1930, dessiné et produit sous l’ère de Charles Catteau. Il se fait que lors de la vente il y a très peu de semaines, ce lot haut de 90 cm et annoncé à plus de 30 000 € est resté en rade. Par contre, on a vendu celui illustré ci-contre à 15 301 € frais compris.

51 250 €

15 301 €

ROPS

TAJAN

Il y avait chez Rops en décembre dernier un curieux tableau figurant une “Sainte Famille avec sainte Anne”, sans attribution précise, mais située au XVIIe siècle et peinte sur une feuille de schiste. Par la suite, des bruits coururent pour signaler que l’œuvre était sans doute de la main de Jacques Stella, un des meilleurs peintres français autour des années 16301660, du temps de Simont Vouet et de Jacques Blanchard. Les bruits vinrent après la vente bien sûr. Estimé à moins que pas grand-chose, le lot a filé comme une fusée vers un joli score qui permet de penser à une authenticité. Alors, Jacques Stella ou pas ? Mystère. L’ambiance pourrait être celle d’un foyer gênois, plus que milanais. L’esprit italien est là et Stella en bon lyonnais en fut imprégné.

h A Paris, les résultats sont contrastés. Des salles montent, d’autres perdent des plumes. EN ATTENDANT LES CHIFFRES QUE dévoileront les salles aux sièges londoniens, Paris a commencé à dévoiler ses premiers bilans. Et on ne rigole pas partout. 2011 a été une année difficile sur la presque totalité de sa longueur. Il n’y aura pas eu une meilleure saison face à une autre qui eut été mauvaise. Et si une grosse succession a pu faire frémir une maison de vente, cela n’aura duré que le temps d’une semaine. Pas de quoi crier victoire comme les spécialistes de la communication de ces salles de ventes (surtout britanniques), sont capables de clamer au risque de vous insupporter. Chez Piasa par exemple, 2011 aura permis de récolter “seulement” 23 500 000 €, frais compris, mais non comprise la part réservée dans la vente Fabius co-organisée avec Sotheby’s. Rappelons que la salle en était à 32 657 000 € en 2009. Chez Tajan, par contre, on se frotte les mains par rapport à 2010. Car ici le chiffre d’affaires a augmenté de 12 % à 42 600 000 €, contre 39 200 000 €. Chez Pierre Bergé, les choses sont moins simples et le changement de stratégie demande encore d’être mieux assimilé, par les amateurs, sans doute. On sait que depuis près d’un an, c’est Bruxelles qui domine pour Frédéric Chambre et Antoine Godeau, les deux vrais patrons de cette entreprise. En 2009, la salle qui travaillait en majorité sur Paris, avait obtenu 48 600 000 € en hausse de 53 % par rapport à 2008 (vente Saint Laurent exclue, et Paris et Bruxelles confondus). En 2010, la baisse des ventes Bergé fut de 20 %, passant uniquement

Lalanne

BESCH

Chez Me Besch à Cannes en l’hôtel Martinez, il y avait une belle vente les 30 et 31 décembre, pour occuper sans doute les amateurs de soleil hivernal. Deux moutons de François-Xavier Lalanne, proches de ceux qui garnissaient le jardin d’Yves Saint-Laurent à Paris, ont été vendus. Le premier est monté à 122 000 € et le second trouva preneur à 117 500 €.

122 000 €

l Bande dessinée

MARCEL WILMET.

Thibaut Van

Thibaut Van Houte, expert en bande dessinée.

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11 mitigés pour

PBA

Cette gouache d’Ossip Zadkine “Le Repos”, de 1942, a été vendue chez Pierre Bergé à Bruxelles (Sablon) le 4 octobre dernier pour 15 000 €.

pour Bruxelles de 26 millions à 21 millions. A Paris, cela avait monté de 22,6 à 25 millions d’euros, toujours en 2010. Cette année 2011 aura vu la baisse de Paris s’enclencher. La chose est volontaire rappelons-le. Les coûts d’exploitation en surface et personnel sont certainement moindres chez nous que sur la Seine et expliquent peut-être ce choix stratégique. Paris ne dégage plus qu’un chiffre cumulé de 12 600 000 €. Mais Bruxelles est là, qui reprend le poil perdu au sud. Et avec 25 700 000 €,

Bruxelles devient le pilote de la firme, conservant haut la main bien sûr la plus haute marche du podium belge. Tout compte fait, PBA reste loin des 48,6 millions de 2009. Du côté de chez Me Osenat à Fontainebleau on affiche un chiffre à peu près stable à 12 500 000 € tandis que dans le sud, à Cannes, l’étude Besch a réalisé un produit de 8 480 565 € en 19 ventes, en légère augmentation nous dit-on. La suite viendra sous peu. Ph. Fy.

Houte est décédé A 39 ANS, PARTIR AU PARADIS DES PETITES cases et des bulles, c’est bien triste. C’est pourtant ce qui est arrivé à l’expert en BD et au tintinophile distingué qu’était Thibaut Van Houte, le 24 décembre dernier. Nous l’avions découvert grâce aux ventes publiques de BD organisées par la salle de ventes Rops à Namur. Mince, droit comme un I, tant en esprit qu’en apparence, il dégageait une force tranquille qui était celle de la connaissance supérieure de son domaine de prédilection. Imbattable, tel était Thibaut Van Houte dont la carrière n’était pourtant pas récente. En écoutant son collègue Marcel Wilmet, tête pensante de Moulinsart, nous avions à faire à un passionné. “Il a commencé à se plonger dans le commerce et les échanges d’abord dès ses quinze ans. Il fréquentait toutes les brocantes, les bourses de livres anciens et dénichait des trésors. A ses 18 ans, il a ouvert un petit négoce tout en continuant ses études de comptabilité. Il achetait de tout. Meubles, cuivres, timbres, horloges, mais finalement la BD a emporté tout sur son

passage. Il était devenu le meilleur spécialiste belge dans son domaine et sa carrière internationale débutait. Sotheby’s l’avait engagé et nous demandait de monter des ventes futures à Paris mais aussi une vente à New York pour la fin de 2012. Nous avions ensemble créé un site que je vais continuer à alimenter en nouvelles sur le marché de la BD. Je ne puis arrêter cette collaboration d’un trait de plume. Sa disparition est terrible mais il faut pérenniser son travail en continuant. C’est d’ailleurs ce que pense aussi son frère jumeau Olivier. Il va garder la boutique du centre de Bruxelles et sans doute s’investir dans la BD comme son frère”. Pour les ventes Sotheby’s, Marcel Wilmet va continuer sur la voie lancée au printemps dernier. Rops aura été pour ces deux personnages de la BD en Belgique une rampe de lancement vers les grandes salles internationales. Hommage sans doute, posthume sûrement, pour les passionnés qui vivent de ce qui les anime. Infos sur “art9experts.com”. Ph. Fy.

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Arts Libre. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination rédactionnelle : Gilles Milecan et Camille de Marcilly. Réalisation : Sodimco. Rédacteur en chef : Vincent Slits. Rédacteur en chef adjoint : Pierre-François Lovens. Conception graphique : Jean-Pierre Lambert. Publicité : Martine Levau (0032.2.211.29.12 – martine.levau@saipm.com).

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Art Libre du 13 janvier 2012  

La Brafa joue la polyvalence