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NACER CHADLI

J-68

DANS LES COULISSES DE MATCH OF THE DAY NOTRE CLASSEMENT DES MEILLEURES AMBIANCES

s i a l g n a t o Spécial fo

e u g a e L r e i m e r P a Au cœur de l

N° 21 MAGAZINE GRATUIT SAMEDI 5 AVRIL 2014


LA SEMAINE DIABOLIQUE

LE BUT Dries ! Dries ! Dries ! Dries ! Dries ! Dries ! Dries ! Dries ! Dries ! Dries ! Dries !

Ü ÉDITO Benoît Delhauteur

L’ANGLETERRE, SI PROCHE, SI LOINTAINE

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Les supporters bruyants dans le métro pour aller au stade. Les files interminables juste pour entrer dans un fan shop. Les bières plates avant même qu’on ait le temps de les finir, même en se dépêchant. Les tourtes et les oignons frits. Les supporters visiteurs qui chambrent, à seulement quelques mètres du kop local. Les chants qui redoublent quand il s’agit d’honorer le coach. Ah! le football anglais… So typique. Tellement intense. Et, quoi qu’on en dise, tellement moderne. Mais tout le monde n’est pas sous le charme et la Premier League suscite aussi pas mal de critiques. On lui reproche son indiscipline tactique et la faiblesse technique de ses défenseurs. Ces reproches sont en partie fondés. Mais une fois assis dans un stade de Premier League, le rythme, le jeu direct et surtout l’atmosphère vous font très vite oublier les quelques carences. On peut parcourir des milliers de kilomètres pour aller jusqu’au sud de l’Europe, on n’y trouvera pas d’ambiance aussi dépaysante. Dans ce numéro, nous avons donc voulu vous emmener avec nous dans cette Angleterre du football que nous aimons tant. D’abord en nous plongeant dans les coulisses de la cultissime émission Match of the Day, puis en faisant le tour de stades anglais qu’ont la chance de fréquenter les Diables Rouges. Ah! l’Angleterre. Si lointaine de notre football et pourtant à seulement trois heures de voiture de Bruxelles… l

LA BABE Nue grâce à Mertens

DR

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Elle est napolitaine, elle s’appelle Marika Fruscio et elle avait promis de se dénuder complètement en cas de victoire de Naples sur la Juve. Chose promise, chose due ! Les fans de la bimbo peuvent dire merci à Dries Mertens.

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SOMMAIRE

Superbe soirée, dimanche dernier, pour Dries Mertens : entré au jeu, il a inscrit le but du 2-0 et fait exploser de joie le stade de San Paolo. Le speaker du stade lui-même est devenu fou : il a scandé onze fois de suite le prénom du Diable… à chaque suivi de son nom scandé par tout le stade. Qui a osé dire, en début de saison, que Dries Mertens avait fait le mauvais choix en signant à Naples ?

à Adnan Januzaj, regard décalé sur l’actu brûlante des Diables 14 Reportage y Dans les coulisses de Match of the Day, l’émission culte de la BBC 12 Dossier y Notre classement des meilleures ambiances des clubs de Premier League où évoluent des Diables

BELGA

12 La semaine diabolique y De Dries Mertens

LE SOSIE Wout Faes, 02/744.44.55

NUMÉRO GÉNÉRAL Administrateur délégué et éditeur responsable François le Hodey Directeur général Denis Pierrard Rédacteur en chef Ralph Vankrinkelveldt Responsable du magazine Benoît Delhauteur Responsable rédaction sportive Philippe Lacourt Mise en pages IPM Press Print Direction, administration, rédaction rue des Francs, 79 1040 Bruxelles Fax > (02) 211.28.70 Publicité IPM Advertising > (02) 211.29.59 Abonnements > (02) 744.44.55 Fax > (02) 744.45.55. E-mail > dh.foot@dh.be Internet > www.dh.be Crédits Une Reporters Magazine gratuit avec la DH du 5 avril 2014. Ne peut être vendu séparément.

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la dernière heure - les sports

le David Luiz belge

Wout Faes, un grand talent belge et international, aurait pu rejoindre son jumeau David Luiz à Chelsea. Le jeune défenseur aurait aussi pu aller à Manchester United. Il a finalement préféré fêter ses 16 ans en décidant de rester à Anderlecht pour y faire ses gammes. Sage décision.

“Le sélectionneur doit regarder les prestations davantage que les noms” Radja Nainggolan a défendu ses chances d’aller au Mondial dans un entretien accordé à Sport/Foot Magazine


BELGACOM, SPONSOR DES DIABLES DEPUIS 20 ANS

LE COUP DE GUEULE José,

J-68 LE CAÏPIRINHA

AFP

Après la défaite de Chelsea à Crystal Palace, José Mourinho s’est fâché tout rouge sur ses joueurs : “On a un problème de mentalité. Mon équipe manque de balls.” Pas besoin de traduire, vous aurez deviné de quoi parle le Special One. Heureusement, Eden Hazard n’était pas visé. Mourinho s’est aussi permis, en plein match, d’aller dire sa façon de penser à un ramasseur de balles qui gagnait du temps. “Je lui ai dit qu’il risquait de se faire frapper par l’un des mes joueurs. Mais qui les éduque comme ça, ces gamins-là ?”

LA PERF Courtois

PENDANT CE TEMPS­LÀ, AU BRÉSIL…

UN RETOUR APRÈS UNE BALLE DANS LA TÊTE PHOTO NEWS

a dégoûté le Barça

Jusqu’à cette saison, Thibaut Courtois n’avait pas vraiment été en réussite face au Real et au Barça, mais la donne est en train de changer. En quart de finale aller de la Ligue des Champions au Camp Nou, le portier belge a dégoûté les Catalans. Notamment avec deux arrêts de classe mondiale sur des tentatives d’Iniesta et de Messi. Et Diego Simeone promet que Courtois peut encore progresser. Ça en devient presque difficile à croire...

FLICKR

les balls et l’éducation

L’OBJET Les jambières belges de Januzaj

BELGACOM

Les images tournées dans le vestiaire de Manchester United avant la rencontre face au Bayern ont laissé voir un objet qui va donner de l’espoir aux supporters des Diables : les jambières d’Adnan Januzaj. Celles-ci arborent fièrement les couleurs noire, jaune et rouge. Vu la réticence du père Januzaj à se décider pour une équipe nationale, Marc Wilmots a certainement demandé à revoir les images au ralenti, histoire de retrouver des raisons d’y croire.

Un attaquant de 33 ans vient de signer à Tanabi, un petit club de São Paulo. A priori, pas de quoi fouetter un chat. Sauf que le joueur en question, le Paraguayen Salvador Cabañas, est un miraculé. En 2010, il avait été impliqué dans une fusillade dans un bar de Mexico City et avait reçu une balle dans la tête. Déjà content d’être en vie, il a ensuite connu une longue et pénible rééducation, ne sachant même pas s’il allait pouvoir un jour marcher à nouveau. Mais contre toute attente, il a réussi à rechausser les crampons. Il a d’abord tenté un retour dans un club de son pays, en vain. Pour survivre, il avait alors décidé de devenir… boulanger. Ému par cette histoire, le président de Tanabi a décidé de faire venir le joueur au Brésil pour l’aider. Cabãnas a un contrat de trois mois et est l’un des joueurs les mieux payés en D4 brésilienne.

2.577.662

Le nombre de tickets déjà vendus pour le Mondial au Brésil. La dernière phase de vente débute le 15 avril.

LE TWEET “J’ai décidé de rejoindre l’équipe nationale du Luxembourg pour disputer le Mondial au Brésil. Merci à tous” Thomas Meunier, en mode poisson d’avril

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REPORTAGE

Dans les coulisses de

Match of the Day

L’ÉMISSION PRÉFÉRÉE DES DIABLES

Si vous aimez le foot anglais ou tout simplement les Diables, vous connaissez forcément Match of The Day. Dirigée de main de maître par Gary Lineker, l’émission de la BBC décrypte tous les samedis à 23h30 toutes les rencontres de Premier League. Nous vous proposons une plongée dans les coulisses de l’émission de football la plus réputée de la planète, qui emploie pas moins de 50 personnes sur une journée. Une très longue journée...

EN COLLABORATION AVEC FAN ! ET HET NIEUWSBLAD

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BELGACOM, SPONSOR DES DIABLES DEPUIS 20 ANS

LUKAKU : “MOTD M’A APPRIS L’ANGLAIS” L’émission, que les joueurs eux­mêmes adorent, existe depuis 1964

BBC

Match of the Day fait partie du quotidien des Anglais depuis… 1964. La première émission, il y a donc plus de 40 ans, offrait un résumé de Liverpool - Arsenal. Elle avait été regardée par… 20.000 téléspectateurs, soit moins de la moitié du nombre de spectateurs présents à Anfield ce jour-là. Mais au fil des années, le show a gagné en popularité, pour devenir l’un des fers de lance de la BBC aujourd’hui. Il connaît également une déclinaison le dimanche soir, qui ne revient que sur les matches du jour sans proposer un round up complet. L’émission est très populaire auprès des joueurs de Premier League eux-mêmes. “Je regarde Match of the Day depuis que je suis gamin”, a confié Romelu Lukaku. “C’est grâce à cette émission que j’ai appris si vite l’anglais…” Thank you, MOTD ! l B. D.

1,2 Le salaire annuel, en millions d’euros, perçu par Gary Lineker pour présenter Match of the Day. Un montant élevé qui suscite de vives critiques en Angleterre. Et pourtant, lors de sa dernière prolongation, il a accepté une baisse de salaire de 30 %

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BBC

REPORTAGE

“ De tous les Belges, Eden Hazard est celui que je préfère voir jouer. Il est si imprévisible… ” Alan Shearer

lll “Lukaku est sensationnel. Benteke a signé l’une des meilleures prestations d’un attaquant cette saison.” Ou encore : “Parfois, un joueur débarque sur le terrain et tous les autres ont subitement l’air de joueurs très moyens. C’est ce qui se passe avec Januzaj.” Voilà le genre d’éloges qu’on peut très souvent entendre dans Match of the Day. Il ne se passe pratiquement pas un week-end sans qu’un joueur belge soit encensé, analysé, sous le regard de plusieurs millions d’Anglais. Oui, le Belge est hype en Angleterre et c’est ce qui nous a permis d’être invités à Manchester, dans les studios où se tourne l’émission. Hello ! Helena, assistante de production, nous accueille et nous guide à travers le dédale des couloirs de la BBC, où des employés déambulent au pas de course. Au total, ce ne sont pas moins de 50 personnes qui travaillent sur l’émission phare du samedi. MOTD, c’est une machine très bien huilée qui se donne les moyens pour réussir. Et ça marche : chaque show rassemble plus de 4,5 millions de téléspectateurs. Soit plus de dix fois l’audience du même genre d’émission en Belgique. Le succès de l’émission s’explique notamment par le C. V. de son présentateur. Le maître de cérémonie n’est autre que Gary Lineker. Ancien joueur de Barcelone et de Tottenham, l’exattaquant a marqué 48 buts en 80 sélections. Et aussi éliminé la Belgique lors de ce fameux huitième de finale en 1990. Extrêmement populaire outre-Manche, il compte 1,8 million de followers sur Twitter. Soit presque autant qu’Eden Hazard et plus que la plupart des stars de Premier League. Lineker a aussi un énorme réseau, qui lui permet de régulièrement avoir des invités prestigieux sur son plateau. Tels Michael Owen, le sélectionneur anglais Roy Hodgson ou, last but not least, Vincent Kompany, venu en studio la saison dernière. Taquiné par Alan Hansen, icône de Liverpool et consultant régulier, le capitaine de City l’avait pris avec le sourire. On ne peut pas faire autrement sur le plateau de Mister Lineker.

x Situé au sein de la majestueuse MediaCity à Manchester, le studio de Match of the Day est aussi beau qu’on ne l’avait imaginé. Et la présence du trophée de la Premier League lui donne évidemment un cacht supplémentaire. Avant de faire le show sur le plateau, Gery Lineker et Alan Shearer ont passé tout leur après-midi à regarder les matches dans la production room, qui a de sérieuses allures de garçonnière... (BBC / DR)

“Fellaini a un visage très expressif quand il joue. C’est toujours bien de l’avoir en gros plan dans les résumés”

UN KOT ÉTUDIANT CUSTOMISÉ, AVEC SOFA, CHIPS, ET ÉCRANS PLATS Nous voilà devant la porte de la production room. Si Match of The Day est la mère de toutes les émissions de football, cette pièce est la reine mère. Là ou tout commence. Dix écrans diffusent des images des matches en cours. On peut apercevoir furtivement le maillot bleu vif d’un compatriote. “Pour l’instant, on ne voit

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écrans. Ils nous serrent poliment la main. Shearer, c’est le consultant numéro un de MOTD. Il a été, comme Lineker, décoré par la Reine elle-même. Avec leur statut, ils pourraient aisément assister à un match en loges puis rejoindre les studios. Mais ils préfèrent délaisser les strass des grands stades pour passer la journée dans cette pièce exiguë, qui a des allures de kot étudiant customisé. Sur la table, des paquets de chips et les journaux du jour. Lineker ne détourne le regard que rarement, pour tapoter un tweet ou l’autre sur son PC. Shearer, lui, ne s’accordera qu’une courte pause toilette. Il ne veut pas rater une miette de ce qui se passe sur les pelouses.

F*** OFF ! pas trop Eden Hazard”, commente Richard Hughes. Il est rédacteur final. C’est lui qui tire les ficelles de l’émission. Richard nous présente ses collègues. Un réalisateur, un infographiste et un statisticien. Et, évidemment, les deux stars du jour. Gary Lineker et Alan Shearer, assis confortablement dans un sofa, face aux

Les deux compères ont beau avoir un œil d’expert, cela ne les empêche pas de lâcher des commentaires comme on peut le faire quand on mate un match entre potes. “Fuck off”, lâche Shearer quand David Luiz se loupe sur une interception. Quand le sujet Fernando Torres arrive sur la table, les ex-équipiers ne sont pas tendres. Richard débarque pour


(Reporters)

Nacer Chadli


“Il est grand et costaud et a également un bon jeu dos

Physique “Un gros volume de courses”

“Il incarne un peu cette maturité prise par de nombreux jeunes Belges qui sont partis à l’étranger. Quitter la Belgique, son environnement où il avait ses habitudes pour basculer dans un autre pays avec des codes différents l’a endurci. Dans ces cas-là, c’est un peu du quitte ou double pour des joueurs comme lui qui ont été mis à la porte du Standard. Gérer ce genre de joueur demande beaucoup de patience et peut-être que certains en ont manqué même si ce n’est jamais simple. Partir l’a endurci et l’a fait grandir. Il avait besoin de sortir de son cadre. Globalement, c’est quelqu’un de très léger dans le bon sens du terme. Il a cette insouciance naturelle qui fait de lui quelqu’un de cool dans la vie de tous les jours et de tranquille une fois sur le terrain. Résultat, il est assez imperméable à la pression et cela se traduit dans son style avec pas mal de prises de risques. Il n’est pas vraiment du style à stresser naturellement.”

Mental “Il a mûri”


“Même s’il dégage beaucoup de puissance, il est aussi très bon dans les un contre un. Il a une technique assez fine, même si, par exemple, il est moins à l’aise dans les petits espaces que Mertens ou Hazard. Dans son jeu, il a un atout qui est très utile : sa frappe. Elle est assez lourde et il n’hésite pas à tenter sa chance une à deux fois par mi-temps. C’est quelque chose de précieux chez les Diables car, à l’exception peut-être de De Bruyne, rares sont ceux qui frappent en dehors de la surface de réparation. Ce qui est également très intéressant, c’est que lui est capable de le faire des deux pieds, ce qui le rend difficilement lisible pour les adversaires.”

Technique “Il frappe des deux pieds”

doute car ce n’est pas le championnat le plus réputé pour le repli défensif, mais ce doute a été balayé malgré une période d’adaptation légitime. C’est vraiment quelqu’un qui a beaucoup de répondant physique. On sent aussi que l’Angleterre l’a endurci dans la répétition des efforts.”

Ü LE PORTRAIT TECHNIQUE par Alex Teklak, consultant DH et Belgacom

“Sa palette est hyper large. En sélection, il a souvent joué sur un côté, un poste où il est intéressant pour deux raisons principales : il est capable de percuter le long de la ligne et d’éliminer son adversaire tout en bloquant également le latéral en face grâce à son volume de jeu. Comme il est bon dans le repli défensif, un domaine cher au sélectionneur, on l’a beaucoup vu à ce poste. Mais il est aussi capable de jouer dans l’axe : son profil fait de lui qu’il peut être efficace dans le cœur du jeu. Du coup, son meilleur poste dépend fortement du système et de l’animation, mais je pense qu’il ne faut pas le cantonner à un côté. C’est un joueur qui a besoin d’être dans une position intermédiaire, pas en tant que récupérateur pur mais en tant que relayeur, presque en box to box car il est capable de mettre de la pression en avançant, sait défendre en avançant. Si tous les ballons lui passent au-dessus de la tête, son utilité sera moindre car contrairement à Fellaini, il est moins présent sur les premiers et deuxièmes ballons. Mais en tant que relayeur, comme c’est quelqu’un qui a besoin d’avoir du volume, de se dépenser pour être efficace, il peut être très précieux d’autant plus qu’il apporte naturellement de la profondeur car il a une attirance naturelle vers le but.”

Poste “Ne pas le cantonner à un côté”


BBC

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“ Vincent Kompany vient quand il veut : il est assez intelligent pour ne pas tomber dans les clichés ” Gary Lineker

leur montrer une infographie détaillant la prestation de l’attaquant espagnol de Chelsea : il n’a touché que 17 ballons, coup d’envoi compris ! Lineker l’observe attentivement avant de trancher : “C’est bon, on la prend dans l’émission.” Ce jour-là, pas d’Eden Hazard au programme. “De tous les Belges, Eden Hazard est celui que je préfère voir jouer”, nous confie Alan Shearer. “Il a tellement de qualités... Ça lui permet d’être imprévisible. On ne sait pas ce qu’il va faire lors de sa prochaine action.” Un Match of the Day sans Hazard, ça peut arriver. Ce jour-là, le Diable a de la concurrence. Notamment lors du match suivant, qui met en scène Manchester United. Shearer et Lineker se délectent devant l’élégance d’Adnan Januzaj. Les membres de l’équipe de production lui préfèrent… Marouane Fellaini. “Il a un visage très expressif pendant qu’il joue. C’est toujours bien de l’avoir en gros plan.” Accroché en fin de partie sur une phase polémique, le grand Marouane ne sera pas coupé au montage. Il aura le bonheur de découvrir les images au ralenti de ses boucles au vent sur la BBC six heures plus tard.

Le dernier match du jour oppose Liverpool à Arsenal. Mignolet encaisse. “Il n’a rien à se reprocher”, souligne Lineker. “La réussite d’Arsenal ne va pas durer.” Les semaines suivantes lui ont donné raison.

“LES BÉNI­OUI­OUI NE SONT PAS LES BIENVENUS DANS CE STUDIO” Le dernier coup de sifflet du jour final est donné. La Premier League a défilé pendant cinq heures sur les écrans. Ce qui demande pas mal d’énergie, comme en témoigne le peu de restes de chili con carne sur les assiettes. Et pourtant, ce n’est que le début du vrai travail pour la team Lineker. Les résumés de matches doivent être montés, les textes de lancements écrits puis répétés en studio. Et quel studio ! Le plafond compte presque autant de spots qu’une salle de concerts et la pièce comprend même, au sol, le dessin d’un petit terrain de football. Au centre du studio, à côté du trophée tant convoité de la Premier League, Lineker recommence dix fois son introduction. “Quand on a du football comme ça, on n’a pas de temps à perdre”, sera sa punchline d’ouverture.

À la fin de son interview enregistrée à distance, David Moyes demande à Gary Lineker quel consultant sera présent en studio. C’est qu’on se bouscule pour être sur le plateau de Match of the Day. “On a pas mal de joueur et d’entraîneurs qui nous demandent de venir”, concède Lineker. “Mais on ne veut pas de tout le monde dans ce studio ! Certains footballeurs ne peuvent pas parler librement parce qu’ils sont liés à un entraîneur ou à un club. Les béni-oui-oui ne sont pas les bienvenus ici. Mais il y a aussi des exceptions. Comme Vincent Kompany. Il est assez intelligent pour ne pas tomber dans les clichés. Il a été bon quand il est venu la saison dernière et il est sur notre liste pour revenir. Kompany est d’ailleurs mon Belge préféré en Premier League. C’est un défenseur terriblement costaud.” Le capitaine des Diables est prévenu : il n’a qu’à décrocher son téléphone s’il veut venir sur le plateau, qui n’est qu’à quelques minutes en voiture du stade de City… En attendant, place au show. L’horloge de la régie affiche 22h30. Lineker n’a pas de filet de sécurité : l’émission est diffusée en direct. En régie, on sent la tension monter de deux crans. Comme avant le coup d’envoi d’un match important. Et pas n’importe quel match : Match of the Day, l’émission de football la plus regardée au monde. l

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DOSSIER

NOTRE CLASSEMENT DES MEILLEURES ATMOSPHÈRES DE STADE EN PL

x Des fans d’Everton exultent après un but de Romelu Lukaku. À Goodison Park, le volume sonore est assez important. Ce n’est pas le cas partout... (PHOTO NEWS)

Envie de vous offrir une petite escapade outre­Manche pendant les vacances de Pâques pour voir de près les exploits d’un Diable ? Encore faut­il bien choisir entre les huit (bons) clubs où évoluent nos compatriotes. Après avoir sillonné l’Angleterre cette saison, nous avons établi le classement des meilleures ambiances parmi les clubs de Premier League où jouent des internationaux belges. Si les plus belles atmosphères se retrouvent dans le Nord, à Liverpool, il est aussi possible de trouver son bonheur à Londres. Mais attention : les plus grands clubs ne sont pas toujours les plus bruyants. Loin de là… ENVOYÉS SPÉCIAUX EN ANGLETERRE MICHEL MATTON ET BENOÎT DELHAUTEUR

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Diables, quelle ambiance ?


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7 MANCHESTER UNITED Le Théâtre des Rêves. Le théâtre…

8 ARSENAL Un superbe stade…

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Avec sa spacieuse coursive idéale pour acheminer les 60.355 spectateurs, ce stade dernier cri (achevé en 2006) n’est pas sans rappeler celui de Wembley dans sa conception à la (grande) différence près que la séculaire station de métro Arsenal n’a pas suivi le même rythme d’agrandissement. Du coup, mieux vaut s’éclipser quelques minutes avant le coup de sifflet final au risque de poireauter plus que de raison. Question ambiance – les vieux partisans des Gunners abonderont dans notre sens –, il va sans dire que, tout près de là, le défunt Highbury avec ses 38.000 places et aujourd’hui transformé en un îlot d’appartements luxueux était de loin plus chaleureux et respirait davantage la tradition authentique que cet Emirates. Certes, l’arène est à la pointe de la technologie, mais le secteur réservé aux supporters visiteurs fait souvent plus de potin que les autres travées. Des travées souvent garnies par des spectateurs venus parfois de très loin et qui viennent là comme d’autres visitent le British Museum ou le Musée Tussaud. Dans la colonne des plus, on s’en voudrait de ne pas mentionner le shop très bien achalandé. Et la visite du stade (avec un support audio dans votre langue maternelle) vaut vraiment le déplacement. C’est le plus beau stade moderne d’Angleterre (après Wembley). Mais pas du tout le plus bruyant. C’est pourtant là que les tickets sont les plus chers en Premier League... l

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mais le bruit est resté à Highbury

Avec Wembley et l’Emirates, Old Trafford est le troisième stade d’Angleterre à avoir reçu le label cinq étoiles délivré par l’Uefa. C’est dire si le Théâtre des Rêves (appellation due à Sir Bobby Charlton) offre toutes les commodités et donc tout le confort souhaité pour désaltérer et rassasier les 76.212 spectateurs potentiels, soit une capacité redevenue quasiment analogue à celle que l’on a pu connaître au siècle dernier. En dépit d’une campagne la plus morose depuis longtemps et d’une antipathie prononcée à l’égard de l’homme d’affaires américain Malcolm Glazer, ils étaient encore 75.368 samedi dernier pour un match face à Aston Villa. C’est dire si la magie continue à jouer en plein à Old Trafford, qu’une ligne ferroviaire dessert. En dehors du megastore situé sous la East Stand et qui est littéralement pris d’assaut les jours de match, il est encore possible de dénicher de la marchandise non officielle à des prix raisonnables auprès des échoppes le long de la Sir Matt Busby Way, fleurant bon le hamburger et les oignons frits. Aspect non négligeable, la modernité des lieux limite au maximum les tickets en restricted view mais un peu comme à Arsenal, Old Trafford n’est pas réputé pour être the place to be pour pousser la chansonnette. Une des raisons pour expliquer ce petit manque d’atmosphère : la présence de plus en plus nombreuse de supporters d’un jour. Le stade est toujours prêt à s’enflammer, comme ce fut le cas contre le Bayern. Mais la plupart du temps, le Théâtre des Rêves reste un grand théâtre.

6 CHELSEA Au Bridge, il y a les touristes Aller à Stamford Bridge, c’est un peu comme gratter un ticket de jeu de hasard. Le plus souvent, on est perdant et donc un peu déçu. Mais parfois, ça gagne et là, ça vaut largement le déplacement… Comme beaucoup de grands clubs en Angleterre, Chelsea est victime de son succès. Plus les Blues gagnent, plus ils attirent des touristes. Qui, forcément, ne sont pas les premiers à mettre l’ambiance. C’est particulièrement vrai dans les deux tribunes latérales, où les nationalités se multiplient mais où l’âme du club s’en est allée. Le prix des places – 60 euros minimum – y est pour quelque chose. Pour retrouver les vrais supporters de Chelsea, il faut dénicher un ticket derrière le but. Et plus particulièrement dans la célèbre Shed End, où se situe depuis des décennies le kop des Blues. Elle a été occupée par les hooligans puis par les skins et reste le lieu de rendez-vous des fidèles. C’est de là que sont lancés la majorité des chants. Comme celui à l’honneur d’Eden Hazard ou ceux, nombreux, à la gloire de Jose Mourinho. La plupart du temps, lors d’une victoire facile des Blues, le public, exigeant, va se délecter sans vraiment s’enflammer. Pour que le Bridge gronde, il faut un grand adversaire. Et le résultat. Ce n’est donc pas tous les jours, mais quand les conditions sont là, ça chauffe vraiment. Les soirs de grande victoire, on entend One Step Beyond, l’hymne ska de Madness, qui secoue l’arène. Et là, impossible d’être déçu. l

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d’un côté, la tradition et le ska de l’autre

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DOSSIER

Extatique Park et vie de château

L’aspect extérieur de Villa Park vous donne l’impression de débarquer dans un château anglais : le ton est tout de suite donné ! Aston Villa, c’est un endroit où le mot tradition prend tout son sens : c’est l’un des rares clubs à n’avoir jamais quitté l’élite. Les fans nostalgiques des Villains continuent de croire qu’ils supportent l’un des plus grands clubs anglais. Ce n’est pas faux en termes de palmarès : c’est le quatrième club anglais le plus titré de l’histoire. La formation de Benteke a ses quartiers à Birmingham, qui est certes la deuxième plus grande ville du Royaume-Uni mais qui n’est pas du tout la plus accueillante… Pas de touristes au Park, donc. Et tant mieux ! Dans les tribunes, on retrouve toutes les générations : la diversité d’âge y est bien plus marquée que dans les autres stades. On vient à Villa en famille, mais pas pour le simple but de s’y divertir. Les supporters sont des passionnés, qui viennent avant tout par amour du foot et du club. La mixité sociale est moins présente : la majorité des spectateurs du Park sont plutôt upper class. Dans le quartier, on trouve plusieurs écoles d’élite, dont celle qu’a fréquentée le prince William, devenu fan de Villa par la force des choses. Ce côté bourgeois n’empêche pas les supporters de se montrer très chauds. Ils poussent leur équipe. Ils donnent de la voix. Surtout quand ils entonnent le chant pour railler l’ennemi voisin de Birmingham City : “Quand j’ai demandé à ma mère si je devais choisir Villa ou City, elle m’a dit d’aller laver ma bouche et de prendre mon fusil pour tirer sur ces crapules de City…” l

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4 ASTON VILLA 5 MANCHESTER CITY Les voisins bruyants L’arrivée du cheikh Mansour en 2008 a transformé le public de City. Il a amené plus de monde, dont pas mal de supporters de la victoire. Pour les fans de longue date, il a fallu s’habituer à la nouvelle donne : pendant des dizaines d’années, ils avaient pris l’habitude de perdre en se faisant entendre. Le défi était de continuer à faire du bruit dans la victoire… Aujourd’hui, les fans de City justifient bien l’étiquette de “voisins bruyants” que leur avait collée Sir Alex Ferguson. Parmi les clubs sacrés champions depuis 20 ans, City est celui qui a le mieux réussi à garder son esprit malgré l’arrivée du foot-entertainement. Ne vous attendez pas à vivre de grandes soirées européennes : l’ambiance, même lors d’une affiche de Ligue des Champions, est loin de valoir celle qui règne lors d’un match de Premier League. Évidemment, la magie n’est jamais aussi intense que lors d’un derby face à United. Mais le City of Manchester Stadium vibre aussi en d’autres occasions. Les fans de City ont deux marques de fabrique plutôt originales. La première, c’est cette banane gonflable qu’ils sont nombreux à arborer en tribunes. La seconde, c’est une habitude empruntée aux supporters polonais de Poznan : les supporters tournent le dos au terrain pour jumper à l’unisson. Et jamais ils n’oublient de chanter leur hymne, Blue Moon. l

3 TOTTENHAM Le cocktail idéal entre ambiance et ambition. “Ooooh when the Spurs…”

Quand on sort de la station de métro Seven Sisters, on se demande un peu où l’on est tombé. Le quartier de Tottenham, le quartier le plus gravement touché par les émeutes de 2011, est tout sauf accueillant. Mais quand c’est jour de match, il suffit de se laisser emporter par le flot de supporters à travers les commerces délabrés et les marchands de poulets frits. Puis, soudainement, sur la droite, surgit, devant votre regard, le stade de White Hart Lane. Est-ce son emplacement dans ce quartier populaire qui fait en sorte que l’atmosphère y soit si chaude, si électrique ? Sans doute. C’est aussi une question de tradition. Les fans de Tottenham ne sont pas les plus inventifs : ils répètent leur chant le plus connu – “Oooooh when the Spurs go marching in” – des dizaines et des dizaines de fois. Toujours avec un volume sonore qui, avec la résonance du stade, impressionne. Les fidèles des Spurs ne manquent pas non plus d’humour. Le club a depuis longtemps eu des dirigeants de confession juive, ce que les supporters adverses ne manquaient pas de souligner. Depuis, le public du Lane lance lui-même des “Yids” à répétition. Même si cette saison, ça coince un peu sur le terrain, Tottenham garde l’avantage d’être un club à la fois ambitieux et populaire : ce n’est pas donné à tout le monde. Le club présente une ambiance digne des petits stades, plus chauds, tout en offrant à ses spectateurs de nombreuses très belles affiches. Le choix idéal si vous voulez voir des Diables à Londres. Surtout qu’au Lane, ils sont trois… l

2 EVERTON Goodison, so much passion !

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L’antre des Toffees se situe à un jet de ballon d’Anfied. Ce stade dont la pelouse a longtemps été comme une des meilleures du royaume abrite surtout des supporters de proximité (à cet égard, une enquête a révélé que le revenu moyen du fan d’Everton est un des moins élevés de la Premier League), à l’inverse de Liverpool qui draine un public davantage cosmopolite eu égard à son passé plus glorieux. Une des particularités de Goodison Park est la présence d’un édifice religieux, la St Luke’s Church, érigé à quelques mètres d’un des piquets de corner. Si un match est d’aventure programmé un dimanche, le kick-off sera retardé car l’horaire des offices est prioritaire ! À l’instar des autres amphithéâtres de la PL, celui-ci a fait l’objet de certaines rénovations mais à bien des égards, Goodison Park conserve un caractère assez désuet car la visibilité n’est pas garantie à 100 %, loin s’en faut, en raison de la présence de piliers dans trois des quatre tribunes. À moins d’être un riverain qui montre patte blanche, inutile de vouloir vous garer à une distance raisonnable du stade car tous les accès qui y mènent sont bloqués deux heures avant le coup d’envoi. Mais on oublie vite ces petits inconvénients quand on découvre l’atmosphère de Goodison Park. Elle est celle d’un club où la passion dépasse la prétention. Les 40.000 fidèles supporters sont là pour montrer et faire entendre qu’ils sont des Toffees. Et qu’ils existent. Romelu et Kevin en savent quelque chose. l

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BELGACOM, SPONSOR DES DIABLES DEPUIS 20 ANS

1 LIVERPOOL La chair de poule à Anfield

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Et dire que le premier occupant de cette enceinte mythique fut… Everton, le rival séculaire des Reds qui occupent les lieux depuis maintenant plus de 120 ans. Coincé dans une très modeste zone résidentielle où les maisons s’alignent dans un parfait anonymat, Anfield se rejoint essentiellement en bus. Car les parkings se font rares aux alentours. Mais pas les pubs, dont le célèbre The Albert où il faut prendre son mal en patience avant de pouvoir atteindre le comptoir et passer commande avant de pouvoir consommer la pint les coudes collés au corps tant il se révèle bien trop exigu les jours de match. Il est situé à proximité de la tribune où le Kop, toutes écharpes déployées, entonne le You’ll never walk alone à vous donner la chair de poule. Jadis, le Kop, père de tous les autres, pouvait accueillir 60.000 fans serrés comme des sardines. Aujourd’hui, sécurité oblige après le drame de Hillsborough, la tribune ne compte plus que 22.000 fans. Ce qui n’empêche pas le Kop de justifier sa réputation, surtout quand ses chants sont suivis par le reste du stade. Pour le spectateur neutre qui se rend pour la première fois de sa vie à Anfield, il n’a qu’une seule envie: renouveler l’expérience, peu importe l’invité du jour. l

MENTION SPÉCIALE FULHAM L’Angleterre vraie, notre coup de cœur

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Il n’y a pas de Diable dans l’effectif de Fulham. Et c’est bien dommage. Car ce club, c’est notre gros coup de cœur en Premier League et il méritait bien d’être mentionné, même hors catégorie, dans ce classement. Car aucun stade de l’élite ne respire autant le football anglais que Craven Cottage. Il faut, pour l’atteindre, longer la Tamise avant de découvrir ses entrées à l’ancienne, so british, en face des maisons de rangée. L’arène est relativement petite (25.700 places), ce qui ne fait que renforcer son charme. Tout comme son long préau digne des cours d’école de notre enfance. Où que l’on soit assis, on est proche du terrain. Les fans les plus chauds ont l’habitude de se masser derrière le but, dans la tribune Hammersmith. Ils n’ont pas pour habitude de passer inaperçus. Fulham est aussi le seul club de Premier League qui dispose d’une tribune neutre : les supporters de deux camps peuvent s’y mélanger. Pratique pour les fans des grands clubs qui ont du mal à se fournir un ticket pour entrer dans leur propre stade… En début de saison, on pouvait encore trouver derrière une tribune une statue de… Michael Jackson, à qui Mohamed Al Fayed, le propriétaire du club, avait voulu rendre hommage. C’est d’ailleurs au pied de cette statue que l’on pouvait déguster l’un des meilleurs hamburgers de Premier League. Avec supplément cheese, please ! Hélas! Fulham est bon dernier et s’apprête à être relégué. Mais même en Championship, l’expérience de Craven Cottage restera un must. l

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Mardi 8 avril 2014 Multi Live Chelsea Dortmund

Paris St-Germain Real Madrid

Mercredi 9 avril 2014 Multi Live

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Atlético Madrid

Barcelone

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