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JAN VERTONGHEN

J-184

DINGUE DES DIABLES !

Au Brésil

avec les Diables :

suivez le guide

N° 18 MAGAZINE GRATUIT MARDI 10 DÉCEMBRE 2013

BELGACOM, SPONSOR DES DIABLES DEPUIS 20 ANS


LA SEMAINE DIABOLIQUE

LUNDI 2 DÉCEMBRE

Ü ÉDITO Benoît Delhauteur

LE 1ER JUILLET

MARDI 3 DÉCEMBRE Jan Vertonghen sait d’où il vient. Du VK Tielrode. Et voir son premier club où il a joué entre 6 et 13 ans traverser d’énormes difficultés financières ne l’enchante guère. Résultat, le défenseur a mis aux enchères un maillot dédicacé pour venir en aide à sa toute première formation.

PHOTO NEWS

Vertonghen a de la mémoire

MERCREDI 4 DÉCEMBRE

Vous avez dit spécial ? José Mourinho est aux anges. À Sunderland, le Portugais voit Eden Hazard, une passe décisive et deux buts, briller. Commentaire du Special One : “Eden a été spécial”.

Ü SOMMAIRE

TIWITTER

AFP

SOMMAIRE

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L’automne venu, certains ramassent les feuilles mortes à la pelle. Thibaut Courtois préfère les trophées. Après le Zamora remis par Marca qui récompense le portier ayant encaissé le moins de but de la saison, la Ligue espagnole le sacre meilleur gardien du championnat. Deux trophées en une journée, cela s’appelle une razzia.

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La razzia de Courtois

En revenant du tirage au sort, nous sommes tombés par hasard sur des journalistes français. Aïe. Dans le passé, quand nous avons croisé la route de confrères de l’Hexagone, ils ont très souvent affiché du dédain, voire du mépris à l’égard du football belge. Mais là, à l’aéroport de Salvador, ce fut tout le contraire. Des gars bien sympathiques et qui n’ont eu cesse de nous poser des questions sur notre équipe nationale. Charmés par l’équipe nationale belge depuis le match face aux Bleus mi-août, ils voulaient tout savoir sur la sélection belge. Oui, les Diables sont hype. Reste à le devenir au Brésil : là-bas, les journalistes les connaissent aussi et se souviennent tous de 2002, mais le grand public sait à peine qui est Vincent Kompany. Pour se faire un nom là-bas, il faudra devenir la bonne surprise du tournoi. Il n’y a qu’un seul moyen pour cela : atteindre les quarts de finale. “Avoir plus de bol que nous au tirage, ce n’était pas possible. Mais vous avez quand même été vernis”, s’amusaient nos amis français. À raison : le groupe de la Belgique n’intéressera pas beaucoup de monde en dehors des frontières des quatre pays concernés. Dans un groupe peu relevé, Marc Wilmots et ses hommes doivent avoir l’objectif, même sans le dire, de viser la première place. Ce qui les enverrait à Salvador jouer le deuxième du groupe G. Et on parie un billet que ce sera le Portugal… Le 1er juillet, une autre Coupe du Monde débutera pour les Diables. Soit elle ne durera que 90 minutes, soit elle leur permettra de rentrer pour de bon dans la cour des grands.

2 La semaine diabolique y Vincent Kompany,

02/744.44.55

NUMÉRO GÉNÉRAL Administrateur-délégué et éditeur responsable François le Hodey Directeur général Denis Pierrard Rédacteur en chef Ralph Vankrinkelveldt Responsable du magazine Benoît Delhauteur Responsable rédaction sportive Philippe Lacourt Mise en pages IPM Press Print Direction, administration, rédaction rue des Francs, 79 1040 Bruxelles Fax > (02) 211.28.70. Publicité IPM Advertising > (02) 211.29.59 Abonnements > (02) 744.44.55.Fax > (02) 744.45.55 E-mail > dh.foot@dh.be Internet > www.dh.be Crédits Une Shutterstock Magazine gratuit avec la DH du 10 décembre 2013. Ne peut être vendu séparément.

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JEUDI 5 DÉCEMBRE Kompany, taureau libéré

Deux mois sans jouer, c’est long. Surtout pour Vincent Kompany qui, la veille, à effectuer son retour contre WBA. Et le capitaine des Diables de jouer dans la métaphore : “Je me sentais comme un taureau en cage”, lâche-t-il. Un taureau qui deux jours plus tard à Southampton sera ridiculisé par un torero nommé Osvaldo…

PHOTO NEWS

Eden Hazard ou Nicolas Lombaerts, retour sur l’actu brûlant des Diables. Avec bien évidemment du Mourinho dedans… 4 Dossier y De Belo Horizonte à Rio de Janeiro en passant par São Paulo : tout ce qu’il faut savoir sur les trois villes qui accueilleront les matches de groupe des Diables sans oublier les infos sur la billeterie. Suivez le guide… Au centre Document y Tout le programme du Mondial en un poster. À conserver.


BELGACOM, SPONSOR DES DIABLES DEPUIS 20 ANS

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VENDREDI 6 DÉCEMBRE

LE CAÏPIRINHA

Lombaerts, la droite décomplexée

AP

Généralement, quand il marque, Nicolas Lombaerts le fait de la tête. Ou alors du pied gauche. Mais face à Ekaterinbourg, le défenseur, sur un service d’Axel Witsel, offre la victoire aux siens d’une splendide frappe du pied droit. “Un beau but”, sourit le Gantois.

“J’aime De Bruyne, comme gamin et comme joueur”

QUAND JE PENSE À FERNANDA...

AP

José Mourinho et les Diables, une belle histoire. Si le Portugais a mis en avant l’abnégation de De Bruyne à l’entraînement, il n’en a pas pour autant offert du temps de jeu au Limbourgeois cette semaine…

PENDANT CE TEMPS­LÀ, AU BRÉSIL…

SAMEDI 7 DÉCEMBRE

AFP

Le bonheur est dans la passe

Après Eden Hazard, deux autres Diables accaparent la lumière du Stadium of Light de Sunderland où Tottenham s’impose à l’issue d’un match accompli avec deux passes décisives diaboliques signées Nacer Chadli et Moussa Dembélé. Passer, c’est prendre son pied.

DIMANCHE 8 DÉCEMBRE Benteke, le ressort est cassé

Sur le banc en milieu de semaine, Christian Benteke retrouve une place de titulaire face à Fulham mais pas le chemin de filet. Son match ? Deux grosses occasions laissées et une période sans marquer qui s’étale désormais sur 640 minutes…

1 Daniel Van Buyten a inscrit samedi face au Werder Brême son premier but de la saison, participant ainsi au festival offensif du Bayern qui a signé un 40e match consécutif sans défaite en Bundesliga

Le lendemain du tirage au sort, les journaux brésiliens – sportifs et généraux – avaient presque tous choisi de mettre la même photo en Une. Scolari? Non. Le nom des adversaires du Brésil tiré au sort par Zidane ou Cannavaro? Non. La photo du jour, c’était Fernanda Lima, déambulant sur la scène. Là-bas, la présentatrice de la cérémonie est une immense vedette, mais pourquoi a-t-elle à ce point voler la vedette à la Seleção? Parce que le Brésil est sûr de sa force. La Croatie, le Cameroun et le Mexique ne lui font pas peur. Les Pays-Bas et l’Espagne, adversaires possibles en 8es de finale, non plus...

D D LE TWEET “RIP Nelson Mandela. Pas de mot pour décrire le bien que tu as fait au monde. Triste de te voir partir. Une source d’inspiration, mon seul héros pour toujours”

AP

Vincent Kompany, très touché par la disparition de Madiba

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DOSSIER

Le Brésil, c’est par ici

D. R.

LE GUIDE PRATIQUE POUR LES SUPPORTERS DES DIABLES

ENVOYÉ SPÉCIAL AU BRÉSIL BENOÎT DELHAUTEUR

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BELGACOM, SPONSOR DES DIABLES DEPUIS 20 ANS

Le sort s’est montré clément avec Marc Wilmots et ses joueurs vendredi dernier, en lui offrant un groupe largement à sa portée pour la Coupe du Monde. Il l’a aussi été avec les supporters belges : ceux­ci pourront s’installer à Rio de Janeiro, une ville qui a tous les atouts pour leur plaire. Ils pourront aussi rejoindre Belo Horizonte et São Paulo en voiture ou en bus. Bref, que des bonnes nouvelles pour le public belge qui se rendra sur place. Le voyage coûtera (un peu) moins cher que prévu. Mais combien ? Il est désormais possible de dresser la liste des coûts avec beaucoup plus de précision… Voici quelques tuyaux. Nous vous proposons aussi de faire connaissance avec les trois villes où joueront les Diables. Suivez le guide.

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DOSSIER

UN VOL ET UN CAMPING POUR 3.000 EUROS

La formule du fan camping proposée par l’Union belge, basée sur le modèle néerlandais, permettra aux supporters des Diables de ne pas se tracasser sur place et de vivre une vraie ambiance de foot. Pour ceux qui veulent payer moins cher et vivre le Brésil autrement, il est aussi possible de réserver par ses propres moyens

x C’est à Rio de Janeiro, dans un endroit proche de ses plus belles plages, que sera installé le camping des Diables. (REPORTERS/ BELGIAN FOOTBALL)

Combien ça coûte ? S

aint-Nicolas a offert aux Diables un groupe facile et des déplacements limités. La feuille de route est désormais connue et on en sait plus sur les coûts du voyage.

LOGEMENT ET VOL : LES PACKAGES DE L’UNION BELGE… OU LA DÉBROUILLARDISE La Fédération propose, en collaboration avec l’agence de voyage Sun, des packages qui comprennent le vol et douze jours en camping. Le forfait le moins cher comprend le vol aller-retour (des charters seront mis en place), la demi-pension et douze jours en camping, avec confort basique (en tente). Son prix : 3.000 euros. En fonction du type de logement dans le camping, les prix augmentent. La formule la plus chère est à 5.000 euros pour douze jours. Mais ces tarifs ne comprennent ni ticket ni entrée au match. Le camping des Diables, dont un concours

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sur le Net a déterminé qu’il s’appellerait le Devillage, est basé sur le modèle du fan camping néerlandais. Avec des animations et une ambiance très noir-jaune-rouge. Pour ceux qui veulent davantage s’imprégner du Brésil, il est bien sûr possible d’organiser son voyage par ses propres moyens. Mais cela demande davantage de débrouillardise. Et d’anticipation : de nombreux supporters belges ont réservé leur ticket le soir même du tirage au sort, pour éviter que les prix ne grimpent encore. Comme le montre notre simulation ci-contre, réserver soi-même son voyage permet de faire de petites économies (vu que les prix indiqués sont tout compris). Mais le budget reste conséquent.

(regroupant les fans clubs reconnus des Diables) peuvent donc faire la demande d’achat de tickets pour les matches des Diables ou commander des forfaits équipes. Mais rien ne sert de se presser : les demandes peuvent être introduites jusqu’au 30 janvier et recevront une réponse après coup. Un tirage au sort sera effectué si la demande dépasse l’offre, mais c’est peu probable. Sur les 24.000 membres de 1895, les responsables de la Fédération estiment que moins d’un quart pourrait faire le déplacement au Brésil, soit pas plus de 6.000. Lors des derniers déplacements durant la campagne qualificative, il est arrivé qu’il n’y ait pas suffisamment de tickets pour les supporters belges. Mais Rio, c’est déjà nettement plus loin que Glasgow… l

LES TICKETS : PAS DE HÂTE

Une question sur votre voyage au Brésil pour suivre les Diables ? Posez-la nous via Twitter @BenDelhauteur ou consultez brazil.belgianreddevils.be

Pour ce qui est des tickets, la deuxième phase de vente vient de débuter. Les membres de 1895


(REPORTERS)

Jan Vertonghen


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VOYAGE N°1 : 3 MATCHES, 4.102 €

VOYAGE N°2 : 4 MATCHES, 5.433 €

Prix (minimum) tout compris pour suivre les trois matches de groupe des Diables

Prix (minimum) tout compris pour suivre les Diables jusqu’en huitième de finale

Le prix estimé, poste par poste, pour un voyage au Brésil du 15 au 28 juin, avec les trois matches de groupes des Diables au programme. Le vol : 981 €. Un vol aller-retour BruxellesRio (prix actuel). Les trajets sur place : 300 €. Les villes où jouent les Belges, Belo Horizonte et São Paulo, sont à moins de 500 kilomètres. Il est donc possible de s’y rendre en bus pour limiter les coûts. Il faut compter environ 80 euros allerretour par personne. Il faut y ajouter une moyenne de 10 euros par jour pour métros, taxis,… Soit 300 par personne au total. Il est également possible de louer une voiture : 550 euros pour 14 jours pour un véhicule d’entrée de gamme. Il faut y ajouter les frais d’essence. Le logement : 1.500 €. On a trouvé un petit hôtel correct à Rio pour la durée du séjour à 2600 euros pour deux personnes. Nous y ajoutons une nuitée à 100 euros par personne à São Paulo et une nuitée à Belo Horizonte. Les tickets : 201 €. Les tickets les moins chers coûtent 67 euros par match, mais la demande est plus forte. Les catégories supérieures coûtent 101 et 131 euros par match. Repas, boissons et divers : 1.120 €. C’est le poste le plus difficile à estimer, car cela dépend évidemment de chacun. Mais sans exagérer et sans faire la fête tous les soirs, disons qu’avec 80 euros pour manger, boire, faire un peu la fête et faire l’une ou l’autre visite payante, cela devrait suffire. Total : 2.262 € l

Le prix estimé, poste par poste, pour un voyage au Brésil du 15 juin au 2 juillet, avec les trois matches de groupes des Diables et un huitième de finale à Salvador (ce qui signifierait que les hommes de Marc Wilmots sont sortis premiers de leur groupe et qu’ils affronteraient le deuxième du groupe G) au programme. Le vol : 1.196 €. Un vol aller-retour Bruxelles-Rio (prix actuel). Les trajets sur place : 624€. 160 € pour les trajets à Belo Horizonte et à São Paulo, auxquels il faut ajouter un vol intérieur vers Salvador. Mais celui-ci devra être réservé sur place quand le classement du groupe sera connu, ce qui risque de faire grimper son prix… Sa valeur aujourd’hui : 294 euros. Et toujours 10 euros par jour pour les transports sur place. Le logement : 1860 €. Le logement cité dans le voyage n°1, en y ajoutant quatre nuitées à Salvador. Nous en avons trouvé dans un hôtel quatre étoiles pour 360 euros, mais là encore, tout dépendra du moment de la réservation. Les tickets : 313 €. En catégorie 3, à savoir celle de base, un forfait équipe couvrant quatre matches et allant donc jusqu’en huitième de finale coûte 313 euros. Le prix double pour les tickets de la meilleure catégorie. Repas, boissons et divers : 1.440 €. À raison de 80 euros par jour. Total : 5.433 € l

VOYAGE N°3 : 7 MATCHES, 9.772 € Prix (minimum) tout compris pour suivre les Diables jusqu’à leur élimination, puis le tournoi jusqu’au bout

4.960 C’est le nombre de places réservées pour les supporters des Diables pour Belgique - Algérie à Belo Horizonte. Un nombre encore plus élevé à Rio et à São Paulo. Vu le prix élevé du voyage, cela devrait suffire

Le prix estimé, poste par poste, pour un voyage au Brésil du 15 juin au 15 juillet, avec les trois matches de groupes des Diables et un huitième de finale à Salvador au programme. Le vol : 1.457 €. Un vol aller-retour Bruxelles-Rio (prix actuel). Le prix du billet monte encore car plus la durée du séjour est longue, plus c’est cher. Les trajets sur place : 1.636 €. Aux dépenses du trajet numéro deux, il faut encore ajouter quatre à six vols intérieurs et des jours supplémentaires. Le logement : 3.160 €. Le logement cité dans le voyage n°2, en y ajoutant 100 euros par nuit pour la suite du tournoi. Les tickets : 1.039 €. Il existe des forfaits équipe de sept matches couvrant la finale. Si les Diables sont éliminés, vous continuez à suivre l’équipe qui les a battus. Puis à chaque fois le vainqueur du match suivant, jusqu’en finale. Le forfait équipe de sept matches le moins cher coûte 1.039 euros. Encore faut-il pouvoir se le procurer car la demande est très forte. Repas, boissons et divers : 2.480 €. À raison de 80 euros par jour. Total : 9.772 € l

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DOSSIER

LA CITÉ MERVEILLEUSE Les Belges ne pouvaient sans doute pas rêver d’un plus bel endroit pour établir leur camp de base. Une ville où se trouvent des plages splendides, de très nombreuses attractions touristiques et où le plaisir de vivre est roi. Difficile de s’embêter ou de ne pas aimer Rio, vraiment…

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Rio de Janeiro

e jour-là, Gaspar de Lemos a été bien inspiré. C’était un 1er janvier, en 1502. Le Portugais découvrait la baie de Guanabara, où allait plus tard naître la ville de Rio de Janeiro. Elle n’a pas volé son surnom de Cidade maravilhosa : elle regorge d’endroits magnifiques et aussi très différents. Rio comprend en fait deux villes différentes en son sein : celle au sud, où se mêlent bourgeois et classe moyenne et celle du nord, peuplée par une population assez pauvre. Rio pratique, à l’image du Brésil, le grand écart : plus d’un tiers de sa population vit ainsi dans des favelas dans lesquelles vous n’avez aucun intérêt de vous promener. Certains tours opérateurs proposent des visites guidées, mais celles-ci sont d’une éthique plus que douteuse… Le reste de la ville est-il dangereux ? Les chiffres montrent que la criminalité y a connu une chute spectaculaire ces dix dernières années. À moins de tenter le diable et vu les mesures de sécurité qui seront encore renforcées pendant le Mondial, il n’y a pas de crainte à avoir de ce côté-là. Les deux parties de Rio convergent dans le centre-ville, sous le regard lointain du fameux Christ Rédempteur, perché sur le haut du Pain de Sucre. Un panorama archiconnu qui vaut le coup d’être vu de ses propres yeux. Vu l’affluence attendue en juin, il faudra sacrifier certainement une longue journée pour cette visite. Pour ceux qui veulent voir la ville d’en haut mais d’une autre manière, il est possible de la survoler en deltaplane pour un prix qui, aujourd’hui, reste abordable.

LES PLAGES ET LA CULTURE DU CORPS Des choses à voir, la cité merveilleuse n’en manque pas. On vous conseillera, entre autres, une promenade en tram vers Santa Teresa, un petit tour dans la forêt tropicale avoisinante et la découverte des écoles de samba, qui ouvriront très certainement leurs portes pendant la Copa.

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Et puis, bien sûr, il y a les plages. Le nom de Copacabana résonne à travers le monde. Mais elle est peut-être aussi victime de sa réputation : à force d’en entendre tellement parler, on s’attend à quelque chose de tout à fait incroyable. Alors qu’en fait, c’est une belle plage de Rio mais pas forcément la plus belle. Ipanema et Leblon ont des arguments pour la rendre jalouse. Le quartier de Copacabana est aussi très touristique et le sera encore davantage dans six mois. Ce n’est pas là qu’on pourra rencontrer la population locale. La plage, c’est aussi l’un des endroits préférés des Brésiliens pour faire du sport. Les Cariocas vouent un véritable culte à la pratique sportive et à leurs corps. Sur le sable, des terrains de football éclairés sont occupés pendant presque toute la nuit. La plage d’Arpoador, elle aussi éclairée, permet même de surfer en nocturne ! On voit aussi beaucoup de Brésiliens utiliser les appareils de musculation publics ou jouer au footivolley avec une adresse assez remarquable… Les Cariocas aiment leur corps, mais ils aiment surtout vivre. Le carpe diem y est roi. Les Belges risquent de très bien s’y sentir… l


MARACANÃ, LA FORCE DU MYTHE

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Certains prétendent que le stade a laissé une partie de son âme dans la rénovation. Pourtant, la magie opère toujours

x Découvrir la baie depuis les hauteurs, se rendre au pied du Christ Rédempteur, se prélasser sur la plage d’Ipanema ou de Copacabana. Et, bien sûr, voir le Maracanã : les supporters des Diables auront bien des choses à faire dans la cité merveilleuse. (D. R./REPORTERS/BETO GARAVELLO)

Ü LE STADE Maracanã Construction : 1948-1950 Rénovation : 2010-2013 Coût rénovation : 400 millions € Date de livraison : février 2013 Capacité : 78.838 Nombre de tickets disponibles pour les supporters belges : 6.307

LES MATCHES Ü 15/6 : Argentine - Bosnie Ü 18/6 Espagne - Chili Ü 22/6 : Belgique - Russie Ü 25/6 : Équateur - France Ü 28/6 : 8e de finale (1C-2D) Ü 4/7 : quart de finale Ü 13/7 : finale

Ü LA VILLE Rio de Janeiro État : Rio de Janeiro Nombre d’habitants : 6,3 millions Climat : tropical Température moy. (juin) : 21,8° Taux d’humidité moy. (juin) : 73 % Altitude : 0 m

ET APRÈS ?

Pour suivre les Diables en huitième de finale, leurs supporters devront aller soit à Salvador (en cas de première place) soit à Porto Alegre (deuxième place). Ce qui fera une énorme différence ! Salvador est l’une des plus belles villes du Brésil : elle est très colorée et son centre historique est à découvrir absolument. Les plages des alentours sont, quant à elles, superbes. Le tout avec une moyenne de 24 degrés à cette période. À Porto Alegre, ce serait tout le contraire. Située dans l’extrême sud du Brésil, cette ville est froide à la vue… et au toucher. Pendant le Mondial, la température va descendre régulièrement endessous des dix degrés et il y gèle parfois en soirée. Un temps qui conviendrait à la Russie, non ? Donc, monsieur Capello, si vous pouvez laisser les Diables terminer premiers et découvrir Salvador… l

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Le huitième de finale se jouera soit au soleil de Salvador soit à Porto Alegre, où il peut geler !

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“C’est vrai, c’est un stade historique. Mais très franchement, jouer au Maracanã, je m’en fous. Je ne vais pas arriver là les yeux écarquillés…” Si Marc Wilmots tient ce discours, c’est sans doute déjà pour éviter que ce jour-là, les Diables ne soient pris par l’ampleur de l’événement. Car quoi qu’on dise, ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de fouler la pelouse d’un stade intimement lié à l’histoire du football brésilien. Ainsi qu’à ses plus douloureuses blessures. Construit pour 1950, le stade Jornalista Mario Filho, de son vrai nom, avait accueilli la finale du Mondial. Le grand Brésil menait 1-0 en finale face au petit Uruguay et contrôlait la rencontre. Mais la Seleção finit par s’incliner 2-1 et le traumatisme est resté présent dans l’imaginaire collectif brésilien pendant plusieurs dizaines d’années. Il a même un nom : le Maracanezo. Nul doute que son spectre fera sa réapparition si Neymar et ses petits copains sont amenés à disputer l’apothéose du 13 juillet… Le jour de cette fameuse finale perdue, le stade avait accueilli… 200.000 spectateurs. Oui, 200.000 ! Soit 50.000 de plus que la capacité totale de la plus grande arène actuelle de la planète, le stade nord-coréen du 1er mai, à Pyongyang. Au fil des années et plus particulièrement avec la rénovation en vue de la Copa 2014 et des Jeux de 2016, la capacité du Maracanã a chuté à un peu moins de 80.000 spectateurs. Des loges VIP, des accès élargis et une sécurité accrue : le stade est enfin moderne. Ce qui n’est pas vraiment du goût des supporters de Flamengo, Fluminense, Vasco de Gamo et Botafogo, quatre des locataires en time-sharing. Ceux-ci regrettent la disparition de la tribune de places debout dénommée Geral, qui leur permettait d’assister à des matches pour moins d’un euro. Certains affirment aussi que le Maracanã a laissé une partie de son âme dans les travaux de rénovation. Mais les supporters belges auront certainement un tout autre point de vue. L’architecture reste unique. Les tribunes forment un gigantesque ovale, sans étage. Résultat : chaque spectateur, ou presque, a deux voisins directs. L’impression de faire partie intégrante de la foule y est dès lors plus importante qu’ailleurs. La magie opère toujours et il est impossible de ne pas tomber sous le charme. Même pour Marc Wilmots. l


DOSSIER

x Une ville immense, mais qui ne manque pas de charme… surtout la nuit. On y trouve l’Estadio Mineirão, tout juste rénové, le théâtre de derbies bouillants entre Cruzeiro et l’Atletico Mineiro. L’arène accueillera aussi l’Argentine dans une ambiance qui s’annonce très chaude… (D. R.)

Belo Horizonte

LA CAPITALE DES BARS

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tonnés et ne valent pas vraiment le coup d’œil. Certains endroits sont plus verts, mais le principal atout de Belo, c’est sans aucun doute son animation. Grâce à son climat doux, les terrasses de ses cervejarias et de ses bars sont très vite remplies. Dans sa section voyages, le New York Times a ainsi désigné la ville comme la capitale brésilienne des bars, avec plus de 12.000 établissements de ce type dans la ville ! Il y fait bon déguster les spécialités locales. À commencer par le café : celui du Minais Gerais a une réputation mondiale. On trouve aussi à Belo de nombreux producteurs de cachaça. Et pour se remplir l’estomac, le fameux pain au fromage y est un incontournable…

Le match d’ouverture des Diables, face à l’Algérie, se jouera à Belo Horizonte, dans le Minais Gerais. Une ville peu connue des touristes européens mais qui a pourtant deux fois plus d’habitants que Bruxelles. Au Brésil, Belo est surtout réputée pour son café, sa cachaça et sa vie nocturne. Les supporters belges ne s’en plaindront certainement pas…

Ü LE STADE Estadio Mineirão Construction : 1965 Rénovation : en cours Coût rénovation : 223 millions € Date de livraison : 21/12/2013 Capacité : 62.000 Nombre de tickets disponibles pour les supporters belges : 4.960

LES MATCHES Ü 14/6 : Colombie - Grèce Ü 17/6 : Belgique - Algérie Ü 21/6 : Argentine - Iran Ü 24/6 : Costa Rica - Angleterre Ü 28/6 : quart de finale (1A-2B) Ü 8/7 : demi-finale

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CHAUD, CHAUD, LE MINEIRÃO

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y cherchez pas des traces de l’histoire, vous n’en trouverez que très peu. Belo Horizonte est une ville relativement jeune : elle a été créée en 1897 pour en faire la capitale du Minais Gerais, un état dont la première vocation était minière. L’ingénieur en charge du projet, Aarao Reis, admirait Washington et Paris, ce qui explique sa touche occidentale. Au fil des ans, Beaga, comme on a la surnomme, s’est étendue, encore et encore. Aujourd’hui, elle possède 2,4 millions d’habitants. Un chiffre qui monte à cinq millions si l’on tient compte de l’agglomération. Belo est donc devenue la troisième plus grande métropole du Brésil, après Rio et São Paulo, mais en paie aussi le prix : de nombreux endroits du centre-ville sont bé-

Les Belges auront donc bien des occasions de s’occuper avant de rejoindre le stade Mineirão. On dit de lui qu’il peut très vite s’embraser. Voilà pourquoi on y a disputé dans les dernières années de nombreux Brésil - Argentine. L’ambiance y est aussi torride lors des derbies entre Cruzeiro – tout juste sacré champion du Brésil – et l’Atletico Mineiro. Reste à savoir si le public brésilien s’enflammera aussi pour un Belgique - Algérie. On compte bien sur les supporters des Diables pour allumer l’étincelle... l

Ü LA VILLE Belo Horizonte État : Minais Gerais Nombre d’habitants : 2,4 millions Climat : tropical d’altitude Température moy. (juin) : 18,4° Taux d’humid. moy. (juin) : 59 % Altitude : 858 m Distance depuis Rio : 437 km


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LA MÉTROPOLE TENTACULAIRE Une ville parmi les plus embouteillées au monde, s’étendant à perte de vue : il faut vraiment chercher beaucoup pour trouver les charmes de São Paulo, comme son quartier japonais. Quant au nouveau stade et à son quartier, tout reste à faire…

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São Paulo

est la plus grande métropole d’Amérique du Sud. Rien que ça. Pour le business, cette ville qui représente au mieux l’essor économique brésilien est une destination idéale. Pour les touristes, c’est autre chose ! On y trouve en effet des embouteillages monstres, des quartiers entiers sans le moindre intérêt et des buildings, encore et encore. Sans compter

Ü LE STADE Arena de São Paulo Construction : en cours Coût construction : 275 millions € Date de livraison : mi-avril 2014 Capacité : 65.000 Nombre de tickets disponibles pour les supporters belges : 5.200

LES MATCHES Ü 12/6 : Brésil - Croatie Ü 19/6 : Uruguay - Angleterre Ü 23/6 : Pays-Bas - Chili Ü 26/6 : Rép. Corée - Belgique Ü 1/7 : huitième de finale (1F-2E) Ü 9/7 : demi-finale

x Les perles architecturales sont plutôt rares à São Paulo, qui est plutôt habituée aux gratte-ciel. Et que dire du nouveau stade, endommagé par un grave accident il y a 15 jours. Sampa doit désormais mettre les bouchées doubles pour être prête. (DR/AP)

que la sécurité n’y est pas toujours garantie : il faut, un peu plus qu’ailleurs, respecter les règles de base, à savoir ne pas se promener seul et surtout pas n’importe où. Bref, São Paulo n’est pas le meilleur endroit pour un long séjour. Mais il est tout de même possible d’y passer trois jours agréables. On vous conseillera surtout de voir le Parc d’Ibirapuera ou le quartier japonais. Karaokés et restos spécialisés : on y trouve une ambiance dépaysante et tout sauf brésilienne. C’est plutôt étonnant, mais São Paulo est la ville en dehors du Japon qui possède le plus d’habitants japonais. Entre les deux pays, il y a un lien historiquement fort. Pour mieux fêter la Coupe du Monde, Sampa a également prévu de construire un magnifique site tout autour du nouveau stade. Mais ça, c’est la théorie. Car pour avoir visité les travaux la semaine dernière, on peut vous dire qu’on est très loin du compte. Partout, on y voit des chantiers en cours, mais aucun bâtiment ni aucune route encore achevée.

DES TRAVAUX 24 HEURES SUR 24 Quant à l’Arena de São Paulo, tout le monde a pu voir les énormes dégâts causés par l’arche qui s’est effondrée il

y a 15 jours, causant la mort de deux ouvriers. La course contre la montre a commencé : les ingénieurs étudient en ce moment les conséquences exactes de l’accident, afin de savoir quels éléments de la structure du stade devront être refaits ou renforcés. La fin des travaux est désormais prévue pour dans quatre mois. Sans les retards ! Le comité d’organisation et la ville ont promis que des ouvriers travailleraient désormais sur le chantier 24 heures sur 24. Si le site et le stade ont l’allure promise, Sampa aura alors un nouvel atout pour attirer les touristes et contenter les supporters. Mais pour l’instant, il faut beaucoup d’imagination. l

Ü LA VILLE São Paulo État : São Paulo Nombre d’habitants : 11,3 millions Climat : tropical d’altitude Température moy. (juin) : 16,8° Taux d’humidité moy. (juin) : 70 % Altitude : 760 m Distance depuis Rio : 442 km

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Man. United

Shakhtar

Olympiacos

Anderlecht

Real Sociedad

Bayer Leverkusen

Benfica

Paris St.-Germain

Copenhague

Real Madrid

Bayern

Man. City

Galatasaray

Juventus

Plzen

CSKA Moscou

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RED 10 décembre 2013