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TICKETS POUR LE BRÉSIL : MODE D’EMPLOI

POSTER

AXEL WITSEL DINGUE DES DIABLES !

EN VISITE À MUNICH

Daniel Van Buyten

et les secrets de Guardiola N° 2 MAGAZINE GRATUIT MARDI 20 AOÛT 2013

BELGACOM, SPONSOR DES DIABLES DEPUIS 20 ANS


LA SEMAINE DIABOLIQUE

LUNDI 12 AOÛT

Ü ÉDITO Benoît Delhauteur

Bakkali, un petit jour et puis s’en va

OUVREZ LES FRONTIÈRES

MARDI 13 AOÛT

Que faire la veille d’un match ? Les Diables ont la réponse : s’amuser à faire un film. Romelu Lukaku a posté le résultat sur son compte Instagram : on y voit les Diables, de plus en plus nombreux à chaque plan, regarder un film. Pas un chef-d’œuvre, mais plutôt amusant.

INSTAGRAM

Romelu le cinéaste

MERCREDI 14 AOÛT

SOMMAIRE

Le nain Valbuena et les géants belges C’est LA photo du match Belgique - France. Penché vers l’arrière, Valbunea, déjà pas bien grand (1,67m) paraît minuscule à côté des géants Fellaini (1,94m) et Kompany (1,90m). Ce soir-là, entre David et Goliath, pas de vainqueur…

PHOTO NEWS

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à De Bruyne, retour sur l’actu brûlante des Diables.

4 Entretien y Nous avons rendu visite

à Daniel Van Buyten à Munich. Il nous parle de ses ambitions et de la méthode Guardiola. 8 Reportage y Au cœur du Bayern Munich, un grand club comme on n’en fait plus. 10 Eclairage y Comment acheter ses billets pour le Brésil ? Suivez le guide.

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REUTERS

02/744.44.55

NUMÉRO GÉNÉRAL Administrateur délégué et éditeur responsable François le Hodey Directeur général Denis Pierrard Rédacteur en chef Ralph Vankrinkelveldt Responsable du magazine Benoît Delhauteur Responsable rédaction sportive Philippe Lacourt Mise en pages IPM Press Print Direction, administration, rédaction rue des Francs, 79 1040 Bruxelles Fax > (02) 211.28.70. Publicité IPM Advertising > (02) 211.29.59 Abonnements > (02) 744.44.55.Fax > (02) 744.45.55. E-mail > dh.foot@dh.be Internet > www.dh.be Crédits Une Belga Magazine gratuit, avec la DH du 20 août 2013. Ne peut être vendu séparément.

JEUDI 15 AOÛT Bouh! la Marseillaise

2 La semaine diabolique y De Bakkali

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Zakaria Bakkali découvre, à 17 ans, le groupe des Diables Rouges. Hélas! son séjour ne sera pas de longue durée : le lendemain, le petit prodige du PSV se blesse à l’échauffement et doit déclarer forfait pour Belgique - France. Partie remise à Glasgow ?

BELGA

Ne faites jamais l’erreur de sous-estimer Daniel Van Buyten. Ou, pire encore, de l’accabler. Car au bout du compte, vous avez toutes les chances d’avoir eu tort. Chaque année, c’est toujours à peu près le même refrain : Big Dan débute la saison sur le banc du Bayern, vu la concurrence énorme, mais finit par gagner sa place de titulaire. Au Bayern, le Hennuyer est même devenu un meuble; ce que nous avons encore pu constater lors de notre reportage à Munich. Cela mérite le respect. Un respect qu’il n’a pas toujours reçu en Belgique, où son déficit d’image n’est pas entièrement comblé. Après le match Belgique Allemagne de septembre 2010 (0-1, la dernière défaite des Diables à domicile !), Van Buyten avait été descendu par certains éditorialistes. Particulièrement au nord du pays. L’un d’eux avait écrit qu’il fallait fermer la frontière belgo-allemande pour ne plus que le défenseur revienne jouer en sélection. Des mots durs qui ont touché Daniel, même s’il est trop malin pour encore en parler. Sa revanche, il l’a eue la saison dernière : en s’offrant la Ligue des Champions, il s’est forgé l’un des plus beaux palmarès du football belge. Et il ne s’arrêtera pas là : vu les blessures à répétition de Vermaelen, Big Dan est devenu le candidat numéro un pour évoluer aux côtés de Vincent Kompany cette saison. Une défense centrale Bayern-City, une animation offensive estampillée Chelsea, un entrejeu russo-anglais. Vu le niveau très moyen du championnat belge, le salut des Diables passe plus que jamais par les championnats étrangers. Ouvrez les frontières. l

La polémique du jour, c’est la Marseillaise sifflée la veille au stade Roi Baudouin par une partie des supporters belges. Certains s’offusquent… plus en Belgique qu’en France, d’ailleurs. Captain Kompany éteint définitivement le feu avec un seul tweet : “Convictions : POUR. R.B. (Roi Baudouin) sans grillages. POUR. Réduction/disparition des zones tampons au R.B. POUR. Respect de l’hymne national adverse.” Amen.


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LE CAIPIRINHA

VENDREDI 16 AOÛT Attention, Benteke arrive

DR

PHOTO NEWS

Paul Lambert, le manager d’Aston Villa, annonce la couleur : “Benteke a réalisé une excellente préparation et continue à progresser. Il a vraiment tout d’un grand.” Lambert avait vu juste : le lendemain, l’ancien Standardman plante deux buts à Arsenal, un club où son nom avait été cité. Wenger doit avoir quelques regrets.

SAMEDI 17 AOÛT

Mignolet (déjà) héros d’Anfield Simon Mignolet n’aurait pas pu rêver d’une plus belle première à Liverpool. À la dernière minute du match, un penalty est accordé à Stoke. Le Diable l’arrête et s’interpose aussi sur le rebond, plongeant Anfield Road dans le délire. Yes, Saïmon, yes !

PENDANT CE TEMPS­LÀ, AU BRÉSIL

MICHAEL JACKSON JOUE EN D2 AVEC GHANDI

“Quel entrejeu fantastique ! Witsel a un énorme volume de jeu et Fellaini est impossible à bouger”

L’Atlético Clube Goianiense, club de Serie B brésilienne, aime les noms ronflants. Il vient ainsi d’engager un certain… Michael Jackson, qui doit son nom de footballeur à sa manière de célébrer ses buts. Mais il ne sera pas seul : Goiainense compte également en ses rangs John Lennon et Mahatma Gandhi !

AFP

Bixente Lizarazu sous le charme des Diables

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DIMANCHE 18 AOÛT

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Le meilleur Blue ? De Bruyne ! C’est du De Bruyne tout craché : même au sommet de sa forme, il continue encore de surprendre en passant des caps. Ce dimanche, alors que certains doutaient de sa place de titulaire, il débute et remercie Mourinho par une superbe prestation contre Hull (2-0), avec un assist et un titre de Man of The Match à la clé. Cerise sur le gâteau belge : Hazard (90 minutes) et Lukaku (15 minutes) ont, eux aussi, été bons.

AP

Pour la première fois dans l’histoire de la Premier League, un club anglais a aligné trois Belges au coup d’envoi : c’était Tottenham dimanche, avec Chadli, Vertonghen et Dembélé

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ENTRETIEN

Daniel

BELGA AFP

VAN BUYTEN “AVECGUARDIOLA, C’ESTPRESQUE MATHÉMATIQUE”

Au contact du Catalan depuis le début de saison, le défenseur lève le voile sur les secrets de la méthode de l’un des entraîneurs les plus mythiques au monde PAR JONATHAN LANGE, ENVOYÉ SPÉCIAL EN ALLEMAGNE

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es entraîneurs passent et Daniel Van Buyten reste. Depuis son arrivée au Bayern Munich en 2006, le défenseur a, tour à tour, été dirigé par Felix Magath, Ottmar Hitzfeld, Jürgen Klinsmann, Louis van Gaal, Andries Jonker et Jupp Heynckes. Tous n’ont pas eu le succès escompté, mais chacun a débarqué avec ses méthodes. Ses habitudes de fonctionnement. Son style de management. Et depuis le début de l’été, le Diable est le premier Belge à se retrouver plonger dans le système Pep Guardiola. Lors de la préparation, Van Buyten a fait connaissance avec un technicien pointilleux. “Dès le petit-déjeuner, il est assis avec ses feuilles et a toujours ses tableaux tactiques avec lui. Il ré-

fléchit et note. Il a tout préparé, tout noté”, soulignait-il, bluffé, comme ses coéquipiers, par la maîtrise de l’allemand qu’étale le Catalan depuis son arrivée. Lorsque nous l’avons rencontré à Munich, Van Buyten est revenu sur sa collaboration avec l’un des entraîneurs les plus mythiques au monde, prenant le temps de lever un coin du voile sur la méthode Guardiola. Avec le sourire comme il en a l’habitude. Avec enthousiasme et l’œil qui brille d’une flamme qui fait toujours avancer le défenseur sur lequel son entraîneur compte. Ce qui est une excellente nouvelle pour le principal intéressé mais également pour les Diables. Daniel, après un peu plus de deux mois pas-

sés sous ses ordres, quel premier bilan tirez-vous de l’ère Guardiola ? “C’est bien. On doit évoluer un peu, changer notre système de jeu. Mais on est à l’écoute, on travaille beaucoup aux entraînements. On essaie d’appliquer les changements qu’il veut voir le plus rapidement possible car on ne va pas avoir beaucoup de temps. (sourire) Il faudra directement avoir des résultats, mais tout se passe bien. Le discours de l’entraîneur passe bien, il parle très bien l’allemand et les joueurs ont encore cette envie de faire une très grosse saison. La préparation s’est beaucoup passée avec le ballon, mais ce n’est pas pour autant qu’on n’a pas couru. C’est une méthode un peu différente que celle qu’employait Heynckes, avec qui l’on faisait beaucoup plus de course sans ballon.” lll

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ENTRETIEN

“DANIEL A SURPRIS TOUT LE MONDE” Les anciennes gloires du Bayern, comme Thomas Helmer, apprécient la mentalité du Belge Dirigeants, supporters, anciens joueurs : Van Buyten fait vraiment l’unanimité au Bayern. Nous avons parlé de son cas avec Thomas Helmer, ancienne gloire du club ainsi que de la Mannschaft. “Les prestations de Daniel la saison dernière ont été une grande surprise pour moi”, confie-t-il. “Vu son âge, tout le monde s’attendait à voir son niveau décliner. Mais ce ne fut pas le cas, bien au contraire. Il a beaucoup de mérite pour ça. A priori, il n’a pas le profil type d’un défenseur recherché par Guardiola. Mais on ne sait jamais. Au Barça, Puyol n’était pas non plus le plus technique.” Qu’en est-il de Guardiola ? Les anciens semblent charmés, avec toutefois quelques réserves. “Pep essaie de jouer avec un seul numéro six et deux médians offensifs. Il veut aller davantage de l’avant, c’est ce qui fait la différence avec Heynckes. Le risque, c’est d’oublier de défendre et c’est déjà arrivé plusieurs fois au Bayern cet été. L’équilibre, il faudra encore du temps avant de le trouver. Mais pas plus que quelques semaines à mon avis. Sa plus grande difficulté, ce sera de manager ce groupe. Au Bayern, il n’y a pratiquement que des internationaux et chaque week-end, certains d’entre eux vont se retrouver en tribunes. Au Barça, Guardiola avait plus de jeunes et moins de nationalités différentes. Et surtout, c’était sa famille : c’était plus facile à manager. La pression sera également plus forte ici.” l B. D.

L’un des grands axes de travail de Guardiola renvoie à sa volonté de priver l’adversaire du ballon. Concrètement, comment cela se traduit pour vous en défense ? Quel discours tient-il ? “Avec lui, c’est sûr que ce n’est pas : dégagez le ballon et faites du hourra football. Ce n’est pas sa philosophie. Lui veut rejouer de derrière. Il nous demande d’écarter le plus possible pour avoir le plus d’espaces et d’évoluer vers l’avant via un jeu de passes pour créer le danger. Ce sont des choses qu’on travaille à l’entraînement. Par rapport à ce systèmelà, il y a toujours des moments qui sont un peu plus difficiles. Ces moments, on essaie de les analyser le mieux possible, de les gérer le mieux possible pour que les équipes adverses ne nous posent pas trop de problèmes.” C’est dans ce domaine qu’il s’appuie sur la vidéo ? “En fait, tous les entraînements sont filmés. Généralement, trois, quatre jours après, il y a toujours une petite réunion soit entre défenseurs, soit entre milieux de terrain, soit entre attaquants où justement, il montre tous les passages positifs et ceux qui l’ont moins été. Sur le positif, cela nous permet de l’analyser. Et sur ce qui n’était pas bon, c’est toujours plus facile quand on voit les erreurs via une caméra. C’est une bonne technique.”

“IL Y A TOUJOURS UNE SOLUTION DE RELANCE PROPRE” Guardiola n’a pas débarqué seul, tout un staff l’accompagne. C’est ce qui fallait au groupe pour continuer à progresser et ne pas s’installer dans une zone de confort ? “L’an passé, on avait déjà un staff top. Mais l’entraîneur nous a bien précisé que malgré notre super saison, il y avait aussi des possibilités d’améliorer l’équipe. Par la vidéo, on essaie justement de corriger certaines petites choses. Tout ce qu’on va pouvoir essayer d’aller chercher, ce sera pour améliorer l’équipe. Il y a certaines choses qui paient tout de suite, d’autres moins, mais on ne fait pas tout ça dans le vide. Chaque chose est réfléchie, analysée pour l’équipe soit encore meilleure.” Vous avez connu beaucoup d’entraîneurs durant votre carrière, qu’est-ce que lui vous apporte plus particulièrement ? “Sur certaines actions, on a parfois des incertitudes quand il faut ressortir le ballon de derrière. Le coach nous a montré, presque par mathématique, qu’il y a pas mal de circonstances où il y a une solution toute bête. Cela te permet de ressortir le ballon proprement et de franchir chaque étape. Quand on voit une équipe qui veut faire un pressing très haut, il y a quand même justement une faille pour pouvoir passer. Dans ce domaine, il est hyper intelligent et c’est là qu’il peut nous apprendre beaucoup. On en discute entre joueurs. Beaucoup le reconnaissent : ils n’avaient pas forcément pensé à cela. Le fait que lui en parle nous permet de dire qu’on n’a pas encore tout vu, qu’on peut encore s’améliorer. Moi, j’ai encore appris des choses. Même à 35 ans.”

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Dans son management, Guardiola s’appuie sur les entretiens individuels. Quel discours vous a-t-il tenu lors de vos tête à tête ? “Il me parle de mon poste proprement dit. Ce qu’il aime me voir faire, ce qu’il aime dans le jeu, avec toujours ce souci que l’équipe soit meilleure mais aussi cette volonté de te rendre toi aussi meilleur. Il

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“Guardiola m’a dit : le Van Buyten de la saison dernière, j’en veux un comme ça !”

sait qu’on a fait une grosse saison, qu’il y a beaucoup de qualités dans le groupe, mais il est convaincu qu’il y a encore des progrès à faire.” Dans ce groupe, vous êtes à la fois le joueur le plus âgé mais aussi celui qui est dans l’effectif depuis le plus longtemps, comment vous utilise-t-il dans le vestiaire ? “Il me l’a dit directement : un Van Buyten comme j’ai vu la saison dernière, j’en veux bien un comme ça. Plusieurs questions étaient apparues. Au Barça, Puyol était un peu plus âgé, Piqué plus grand, on disait que j’étais un bon compromis des deux. Mais, non, moi, je suis Van Buyten avec mes qualités et mes défauts. Je prends en tout cas énormément de plaisir dans le groupe, énormément de plaisir avec l’entraîneur depuis son arrivée et j’espère faire le mieux possible pour vivre une belle saison. C’est plutôt bien parti...” l


WITSEL EN 10 POINTS 1 Le premier club d’Axel a été Vottem.

Il y a commencé à 4 ans, mais il était trop jeune pour y disputer des matches et se contentait donc des entraînements.

2 À 7 ans, alors au CS Visé, Axel reçoit

une première proposition du Standard… qu’il refuse, pour rester jouer avec ses amis. Il finit par rejoindre les Rouches un an plus tard. Il y reçoit entre autres les conseils avisés de Simon Tahamata, alors chargé de la formation techniques des jeunes du Standard.

3 Il a signé son premier contrat semipro au Standard dès qu’il a eu 16 ans, en janvier 2005, malgré les sollicitations de clubs étrangers et d’Anderlecht.

4 Axel a fait ses débuts professionnels

sous les ordres de Michel Preud’homme. Le 17 septembre 2006, il monte à la 88e minute à la place d’un certain… Steven Defour. Ses débuts avec les Diables, il les a fait à l’âge de 19 ans, en mars 2008 contre le Maroc.

5 Il a décroché son diplôme de

secondaire à 18 ans, sans jamais avoir doublé malgré son programme hyper chargé. Il était dans l’orientation comptabilité. Ses profs disent de lui qu’il était un élève studieux, timide et discipliné.

6 Il totalise à ce jour 311 matches

professionnels (et 54 buts). À seulement 24 ans ! Au Standard, il a disputé 181 matches et inscrit 42 buts. Son palmarès est lui aussi impressionnant : il a déjà gagné deux titres de champion de Belgique, une Coupe de Belgique, une Supercoupe belge, une Coupe de la Ligue portugaise et, à titre individuel, le trophée de Jeune Pro 2008 et le Soulier d’Or 2008.

7 Axel est fiancé à Rafaella Szabo, Liégeoise d’origine roumaine et étudiante en marketing.

8 Le surnom d’Axel Witsel est

Chaloupe, en référence à son style naturel et relax.

9 Witsel est le joueur le plus cher de

l’histoire du football belge (à égalité avec Eden Hazard). L’an dernier, il était passé de Benfica au Zenit pour une indemnité de transfert de 40 millions d’euros.

REPORTERS

10 En 2012, avant de signer pour le

Zenit, Witsel était en contact avancé avec le Real Madrid, qui lui avait finalement préféré Luka Modric. Aujourd’hui, il est encore fréquemment cité au PSG.


(REPORTERS)

Zénith Saint­Pétersbourg

Axel Witsel


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CINQ POUR DEUX PLACES La concurrence est un moteur qui fait avancer Daniel Van Buyten. L’an passé, après une première partie de saison polluée par des petits pépins physiques, le défenseur avait fini par s’imposer comme une évidence aux yeux de Jupp Heynckes. Cette saison encore, la lutte fait rage pour une place en charnière centrale. En attendant le retour hypothétique d’Holger Badstuber pour lequel le staff médical bavarois refuse de fixer une date (une saison blanche est évoquée), ils sont cinq pour deux places. Revue d’effectif des rivaux du Diable.

Dante Épatant l’an passé pour sa première saison au Bayern, le Brésilien peine ces dernières semaines, accusant un contrecoup physique imputable à sa reprise très tardive après la Coupe des Confédérations. Seul gaucher du lot, Guardiola aime sa densité physique et sa facilité technique, moins ses sautes de concentrations récentes.

Jerome Boateng À la différence d’Heynckes qui le considérait aussi comme une solution de repli sur un côté, Guardiola le voit avant tout comme un défenseur central. À son crédit, de la vivacité malgré son grand gabarit (1,92 m). À son débit, des petits soucis dans le placement lié au fait qu’il ne soit pas un axial de formation.

Javi Martinez En préparation, Guardiola l’a souvent testé en charnière centrale, un poste où il compte l’établir dans la durée, notamment pour bénéficier de sa justesse technique dans les transmissions, son gros point fort. Sa lecture du jeu est intéressante en charnière mais l’Espagnol, milieu récupérateur de formation, préfère évoluer un cran plus haut et ne maîtrise pas encore tous les automatismes liés au poste.

x Au Bayern, un triplé, ça s’arrose. David Alaba en sait quelque chose. Big Dan espère à nouveau connaître des litres et des titres à l’issue de cette saison avec Guardiola. (AP)

Glasgow, souvenir impérissable pour Big Dan : “Ce match a été le déclencheur de ma carrière internationale”

PHOTO NEWS

“CE BUT EN ÉCOSSE, JE L’AI REVU 100 FOIS”

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Jan Kirchhoff Le petit nouveau venu de Mayence a étonné en préparation par sa rapide faculté d’adaptation. Guardiola apprécie sa sérénité mais aussi sa polyvalence, lui qui est aussi capable d’évoluer à la récupération, là où l’Espagnol l’a beaucoup utilisé pour soulager Schweinsteiger.

Dans 17 jours, les Diables disputeront un match capital en Écosse. Hamden Park est justement l’un des plus beaux souvenirs de la carrière de Van Buyten : le 24 mars 2001, il y avait inscrit le but égalisateur (2-2) à la 92e minute. “Ce but, je l’ai revu en vidéo cent fois, mais on m’en a parlé au moins mille fois”, sourit Big Dan. “Je ressens beaucoup de fierté quand j’y repense. Cel match a été le déclencheur de ma carrière internationale mais aussi l’un des faits marquants de la qualification pour le Japon. C’était un match très difficile. On avait été réduit à dix à la demi-heure après ’exclusion de Deflandre et on avait vu ensuite la Belgique que l’on veut voir : combative et solidaire. Même menés 2-0, nous n’avons pas baissé les bras et avons pris ce point précieux. C’est un peu le même esprit que l’on retrouve chez les Diables actuels. Avoir l’Écosse dans notre groupe, c’est un bon présage, un signe du destin qu’on se qualifiera à nouveau pour un grand tournoi. Mais cette fois, de préférence sans passer par les barrages…” l B. D.

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UN CHIEN, UN BLASON ET 40 MILLIONS DE SUPPORTERS Nous avons eu le privliège de visiter le centre d’entraînement de la Säbener Strasse en compagnie de deux légendes du club et du football teuton : Paul Breitner, champion du monde 74, et Thomas Elmer, champion d’Europe 96. L’occasion de mieux réaliser l’aura qui entoure le Bayern… ENVOYÉ SPÉCIAL EN ALLEMAGNE BENOÎT DELHAUTEUR PHOTOS DIDIER BAUWERAERTS

L

e quartier est plutôt quelconque. A priori la Säbener Strasse n’a pas beaucoup d’intérêt. Jusqu’à ce qu’elle dévoile, sur la devanture d’un bâtiment de verre, le logo du FC Bayern München. Ce jour-là, le public n’est pas le bienvenu dans le complexe. Mais sur invitation, nous avons le privilège de visiter le centre d’entraînement des champions d’Europe avec deux légendes du club et du football teuton, Paul Breitner et Thomas Helmer. Leur palmarès ferait rougir n’importe quel joueur belge : Helmer a gagné trois titres de champion d’Allemagne et une Coupe Uefa avec le Bayern, plus l’Euro 96 avec l’Allemagne. C’est presque peu de choses à côté de Breitner : il a remporté une Coupe du Monde et deux Euros avec la RFA, ainsi qu’une C1 et cinq Bundesligas sous le maillot du Bayern !

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Aujourd’hui conseiller du club, Breitner incarne très bien la philosophie du Bayern, dont la plupart des postes clés sont occupés par des anciens joueurs. “C’est peut-être paradoxal pour un aussi grand club, mais le Bayern est une grande famille. Si tu y as joué un jour et que tu as des problèmes, tu peux revenir quand tu veux : on t’aidera”, promet Helmer. La visite commence dans un lieu plutôt étonnant pour un centre d’entraînement : le Biergarten. Une buvette en plein milieu du complexe ! Elle sert en fait à abreuver les très nombreux supporters qui viennent assister aux entraînements ouverts. “Quand je jouais ici, dans les années 90, chaque séance attirait entre 3.000 et 5.000 supporters. Mais cela ne nous dérangeait pas, au contraire…” Une tradition qui s’est perpétuée jusqu’à… cette saison. “Guardiola a tout de suite

BAUWERAERTS

Au cœur du Bayern

REPORTAGE

Chaque jour, neuf millions de personnes portent, utilisent ou consomment un produit estampillé Bayern Munich

“ Quand je jouais, en 1970,

on se changeait dans un cabanon et le club avait six employés ” Paul Breitner, légende du Bayern et du football allemand

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x Plutôt incroyable dans le centre d’entraînement d’un aussi grand club : une buvette destinée à étancher la soif (de bières) des supporters. (BAUWERAERTS)

x L’entrée principale du centre est moderne mais pas majestueuse. De là, on ne pourrait pas deviner l’immensité du complexe situé juste derrière. (BAUWERAERTS)

posé ses exigences”, explique Breitner. “Il avait peur que ce soit l’Oktoberfest tous les jours à la Säbener Strasse ! Il a donc demandé à limiter le nombre de séances ouvertes à une ou deux par semaine.” C’est toujours plus que dans les grands clubs belges… Le site est immense : 80.000 m² au total. Il comprend les bureaux des dirigeants, le bâtiment du centre de formation, un hôtel pour les joueurs et un Performance Center directement inspiré des clubs de NFL et de NBA. On y trouve, entre autres, une salle de cinéma ultramoderne pour 39 personnes, destinée aux séance de théorie. De quoi rendre Breitner un tantinet nostalgique mais fier : “À mes débuts dans le club, on se changeait dans un cabanon en bois ! Le Bayern avait alors six employés, il en a aujourd’hui 500. Il avait 6.000 membres officiels, il en a maintenant 220.000. Tout est devenu hyper professionnel. Tous les joueurs, même les jeunes, consultent chaque jour une tablette sur laquelle est détaillé leur programme du jour.” Une équipe de moins de dix ans, vêtue comme les grands, passe devant nous pour rejoindre l’un des sept terrains. Aucun des bambins n’a l’air d’être là pour rigoler.

versaire à Bastian Schweinsteiger. Guardiola viendra à peine jeter un coup d’œil. Il préfère laisser ses assistants diriger l’entraînement pour travailler dans son bureau. Ou peut-être visionne-t-il déjà la vidéo de la séance, filmée par une caméra bien visible et accrochée à un pylône. Le terrain est un vrai billard. Plusieurs jardiniers s’en occupent à plein temps et n’apprécient pas qu’un étranger pose ne fut-ce que le bout du pied sur la pelouse. Nous avons tenté l’expérience et avons reçu une remontrance plutôt sèche, qui ne nous a enlevé toute envie de recommencer... C’est l’heure de nous diriger vers le fan

shop, symbole de ce qui fait aussi la puissance du Bayern : le marketing. Breitner fait les comptes : “Nous dénombrons, rien qu’en Allemagne, entre 30 et 40 millions de supporters. Chaque jour, plus de 9 millions de personnes utilisent, portent ou consomment un produit estampillé Bayern. On ne s’en cache pas : le Bayern est une marque. C’est même l’une des trois marques les plus connues du pays, avec BMW et Adidas.” Pas étonnant, dès lors, que les finances du club se portent si bien. “La plus grande différence entre le Bayern Munich et les grands clubs européens, c’est que nous gagnons de l’argent”, lance Helmer, la tête haute. “Cela fait 23 ans de suite que nous faisons des bénéfices. L’an dernier, ils s’élevaient à 400 millions d’euros. Nous, nous n’avons pas besoin d’aller chercher des investisseurs au Qatar ou aux Émirats ! Je n’ai pas peur d’affirmer que le Bayern est le club le mieux dirigé au monde.” Dans le fan shop, les supporters se pressent pour acheter des maillots, des tasses, des shorts tiroliens et même des pulls pour chiens. Sur les murs, l’une des devises du Bayern est peinte en grandes lettres : Mia Son Mia. Une expression bavaroise qui signifie : Nous sommes ce que nous sommes. Elle traduit bien la fierté de ce grand club. Peut-être même le plus grand club du monde ? Sportivement, certains n’approuveront pas. Mais financièrement, il n’y a pas l’ombre d’un doute. l

x Lors des séances à huis clos imposées par Guardiola, les fans font la chasse aux bons spots pour apercevoir leurs idoles. Le Bayern laisse faire. (BAUWERAERTS)

“CELA FAIT 23 ANS QUE LE BAYERN FAIT DES BÉNÉFICES : PAS BESOIN DES QATARIS !” À une bonne centaine de mètres de là, l’ambiance est très détendue. Nous avons l’occasion d’assister à l’entraînement de l’équipe première. S’agissant d’un lendemain de match, la séance est légère. Le groupe prend le temps de souhaiter en chœur un bon anni-

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ÉCLAIRAGE

x Pour côtoyer de près les supportrices brésiliennes, il faudra avoir un gros porte-monnaie. Et aussi pas mal de patience et de débrouillardise… (PHOTO NEWS)

Mondial 2014 DES TICKETS POUR SUIVRE LES DIABLES DÉJÀ EN VENTE ! C’est parti ! La billetterie de la Fifa pour la prochaine Coupe du Monde s’est ouverte aujourd’hui. Mais entre toutes les formules, difficile de s’y retrouver. Vous voulez des billets pour le Mondial ? Suivez le guide… La bonne nouvelle, c’est qu’il est déjà possible de commander des forfaits équipes pour suivre la Belgique ! PAR BENOÎT DELHAUTEUR

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L

a chasse est ouverte. Que faire si vous voulez vous rendre au Brésil pour suivre les Diables (s’ils se qualifient bien sûr) ? Il y a trois canaux de vente:

1 Si vous n’êtes pas membre d’un club de sup-

porters des Diables, il faudra vous débrouiller autrement. Car les affiliations sont bloquées et ne réouvriront qu’après le Mondial ! L’alternative, c’est de passer par la billetterie internationale de la Fifa, qui s’est ouverte aujourd’hui sur le site www.fifa.com/tickets. À l’heure actuelle, vous pouvez introduire une demande de commande pour un seul type de tickets parmi les trois suivants : des matches individuels, des forfaits par ville ou des forfaits pour suivre une équipe. Un forfait équipe est évidemment la meilleure solution pour espérer suivre les Belges. En fait, ces forfaits sont assez intéressants. Un forfait 7 matches, par exemple, comprend la finale. Si les Diables sont éliminés avant, le forfait continue à suivre l’équipe qui les aura battus. Pour 1.039 euros, vous êtes donc assurés de voir la finale du Mondial. Encore faut-il que vous soyez tirés au sort. Car la demande risque de dépasser l’offre pour les forfaits équipes des Belges. Il y aura donc un tirage au sort. Petite astuce très utile : en prenant un forfait 3 ou 4 matches, vous aurez bien plus de chances d’obtenir vos places que si vous demandez un forfait 6 ou 7 matches… Si vous faites la demande maintenant, vous saurez avant début novembre si vous avez gagné le droit… d’acheter vos forfaits.

2 Si vous êtes membre de 1895, vous aurez ac-

cès aux billets réservés pour la Fédération belge. Chaque pays qualifié reçoit en effet des billets à raison de 8 % de la capacité totale de chaque stade. Cela représente entre 3.010 (à Curitiba) et 5.692 (au Maracaña) tickets. Cela suffira-t-il pour répondre à la demande des 24.000 membres de clubs de supporters ? A priori oui, car le coût du voyage risque de décourager pas mal de monde : il faut compter au minimum 4.400 euros pour une grosse quinzaine de jours. Pour Glasgow, l’UB a dénombré 7.000 demandes. Elle ne s’attend pas à en recevoir plus pour le Brésil. Parmi les billets proposés par ce biais figureront des forfaits équipes. Les moins chers comprennent les trois matches de groupe, les plus chers vont jusqu’à la finale. Précision importante : ce sont des forfaits équipes conditionnels. Donc si la Belgique est éliminée plus tôt, le forfait s’arrête et vous serez remboursés des matches que vous n’aurez pas vus.

3 Si vous avez beaucoup, beaucoup d’argent

ou que vous voulez partir via votre (généreuse) entreprise, il existe la formule hospitality : un accueil VIP avec repas, boissons et siège de premier choix. Le match le moins cher coûte 525 euros. Un forfait équipe jusqu’en finale vaut plus de 23.000 euros ! Le produit le plus coûteux de tout le catalogue, c’est une loge exclusive pour 20 personnes pour 19 matches différents. Elle coûte… 975.000 euros. Pas sûr qu’on y verra beaucoup de supporters des Diables. l


BELGACOM, SPONSOR DES DIABLES DEPUIS 20 ANS

4.423 € POUR 15 JOURS ET 3 MATCHES

AP

Le séjour au Brésil ne sera pas donné…

Les tickets ne sont pas donnés, mais il s’agira tout de même du poste de dépense le moins important pour les supporters belges. À quelle addition peuvent-ils s’attendre ? Nous avons fait le compte pour un séjour de 15 jours avec un forfait équipe pour assister aux trois matches de groupes des Diables. Aucune équipe ne joue ses trois rencontres dans la même ville : cette organisation pour le moins étonnante oblige donc à prendre minimum trois vols de plus et fait grimper la note… Les tickets : 223 € pour un forfait équipe Belgique. Les vols : 1.800 €. 1.000 € pour l’aller-retour Bruxelles-Rio et minimum 800 euros de vol intérieurs. Le logement : 1.200 €. Très difficile à déjà estimer, mais comptons 80€ par jour et par personne. Les repas et les boissons : 1.200€. À raison de 80€ par jour. Assez pour ne pas se priver mais pas non plus suffisant pour mener la grande vie. Addition totale : 4.423 euros l

INFOGRAPHIE DH

701.079 tickets au total

la dernière heure ­ les sports I

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