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POSTER VINCENT KOMPANY

J-79

DINGUE DES DIABLES !

Entretien exclusif à Londres avec Eden Hazard

“Un titre avec

LES DIABLES avant le Ballon d’Or” N° 20 MAGAZINE GRATUIT MARDI 25 MARS 2014

BELGACOM SPONSOR DES DIABLES DEPUIS 20 ANS


LA SEMAINE DIABOLIQUE

Ü ÉDITO Benoît Delhauteur

RED ET EDEN, ENSEMBLE AU BRÉSIL

BELGA

LUNDI 17 MARS

Stromae nous fera la fête Les Diables ont leur hymne pour ce 20e mondial : l’heureux élu est Stromae, avec son titre La Fête. Le Grand Jojo est bon perdant : “Stromae représente très bien la Belgique dans le monde entier. On ne pouvait pas faire un meilleur choix. Et il faut laisser la place aux jeunes” Petit cocorico pour terminer là-dessus : Stromae a laissé voir dans sa vidéo qu’il lisait le RED. L’artiste a décidément bon goût !

2 Kevin De Bruyne a pris samedi avec Wolfsburg la deuxième carte rouge de sa carrière. Il avait écopé de sa première le 12 septembre 2010, lors de Bruges-Genk

MARDI 18 MARS

Hazard trop rapide pour le cameraman

REPORTERS

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Face à Galatasaray, Eden Hazard a tout simplement été étincelant. Tantôt à droite, tantôt à gauche, le petit Brainois a fait étalage de ses qualités et de sa vitesse. À tel point qu’il a même feinté le cameraman, qui cherche encore le ballon aujourd’hui…

2 La semaine diabolique y De Stromae à Dries Mertens, retour sur l’actualité brûlante des Diables 4 En visite chez un Diable y Entretien exclusif à Londres avec Eden Hazard

02/744.44.55

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la dernière heure - les sports

Fellaini, quel numéro 9 ! Sur le banc en début de match lors de la victoire de Manchester United contre l’Olympiacos, Marouane Fellaini est monté au jeu à cinq minutes de la fin. Sa position ? Avantcentre, afin de garder le ballon dans le coin et de provoquer des fautes contre lui. Une mission très bien accomplie…

JEUDI 20 MARS

Chadli : un doublé en 96 secondes 96 petites secondes. C’est le peu de temps qu’il a fallu à Nacer Chadli pour inscrire un doublé sur la pelouse de Benfica. Cela n’a pas suffi aux Spurs pour se qualifier, mais la bonne nouvelle, c’est que le Diable se sent mieux de semaine en semaine… PHOTO NEWS

NUMÉRO GÉNÉRAL Administrateur délégué et éditeur responsable François le Hodey Directeur général Denis Pierrard Rédacteur en chef Ralph Vankrinkelveldt Responsable du magazine Benoît Delhauteur Responsable rédaction sportive Philippe Lacourt Mise en pages IPM Press Print Direction, administration, rédaction rue des Francs, 79 1040 Bruxelles Fax > (02) 211.28.70 Publicité IPM Advertising > (02) 211.29.59 Abonnements > (02) 744.44.55 Fax > (02) 744.45.55. E-mail > dh.foot@dh.be Internet > www.dh.be Crédits Une Didier Bauweraerts Magazine gratuit avec la DH du 25 mars 2014. Ne peut être vendu séparément.

MERCREDI 19 MARS

BELGA

SOMMAIRE

Eden Hazard. Pour le grand retour du RED, qui suivra les Diables de semaine en semaine jusqu’au Brésil, il était impossible de frapper plus fort. Car Hazard est devenu, depuis cette saison, le Diable le plus populaire de la planète foot. Grâce à sa saison phénoménale à Chelsea, il est devenu une star encore plus grande que Mister Kompany himself et c’est un grand plaisir pour nous de vous offrir cette interview exclusive. Ce qui nous a frappé, lors de cet entretien, c’est justement le contraste entre le nouveau statut du joueur et sa décontraction de tous les instants. Eden parvient à rester humble. Il aurait pourtant le droit de se la péter. À 23 ans, il comptabilise déjà… 43 caps chez les Diables. Jan Ceulemans peut déjà se faire de souci pour son record (96) ! Depuis la semaine dernière, on sait aussi que Hazard est le neuvième joueur le mieux payé de la planète, revenus publicitaires compris. Le joueur et son staff ont très bien compris comment rentabiliser son image. Eden est bankable. Pourtant, pas de frime chez le Diable. Il ne prend personne de haut. La hauteur, il la garde pour y placer la barre. Il nous a répété son envie de conquérir le Ballon d’Or. Mais aussi de remporter un grand tournoi avec les Diables. Ne nous voilons pas la face : pour 2014, ce sera sans doute un peu tôt. Mais si Eden Hazard est champion d’Angleterre, qu’il arrive en finale de Ligue des Champions et en demi-finale du Mondial brésilien, ce serait déjà pas mal. Et c’est tout à fait à sa portée. l


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VENDREDI 21 MARS

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Timmy l’a vue, sans la toucher

BERNARD DEMOULIN

Timmy Simons n’a pas vraiment pour habitude d’aller se promener du côté du stade Constant Vanden Stock. Il a fait une exception pour représenter les Diables lors du passage du trophée la Coupe du Monde à Anderlecht. Il a pu voir la fameuse Coupe et poser avec, mais pas la toucher : ce privilège est réservé aux chefs d’état et aux vainqueurs…

SAMEDI 22 MARS

PHOTO NEWS

Vermaelen profite de la boulette

Lors de Chelsea - Arsenal, Oxlade-Chamberlain dévie de la main un tir de Hazard… mais c’est Gibbs qui est exclu, à tort. Cette boulette de l’arbitre a profité à Thomas Vermaelen, qui a pris du temps de jeu au poste de back gauche. Il n’a pas démérité, mais n’a rien pu faire pour empêcher la claque subie par les Gunners : 6-0...

“Ibrahimovic ? J’ai déjà joué avec lui… à la console. J’avais gagné”

Eden Hazard, en préfaçant PSG-Chelsea

GUARANA

Ü LE CAÏPIRINHA

PENDANT CE TEMPS­LÀ, AU BRÉSIL

NEYMAR ET LE CHIEN QUI SUCE DES MANGUES Alors que son pays, le Brésil, s’apprête à accueillir des milliers de touristes venant des quatre coins du monde, Neymar, star du Barça et de la Seleçao, se retrouve au cœur d’une polémique. En cause, sa participation à un spot publicitaire pour une marque de soda, dans lequel il se moque des touristes. Au sein de la publicité, l’attaquant fait dire n’importe quoi aux touristes se présentant au kiosque d’une plage de Rio de Janeiro pour commander le fameux soda. Ce qui donne : “Un guarana pour une eau de saucisse ici”, ou encore “un chien qui suce des mangues, s’il vous plaît”. Ce spot, qui peut paraître cocasse pour certains, ne l’est en aucun cas pour les hautes instances du pays. C’est ainsi qu’un porte-parole du Conseil national d’autorégulation publicitaire, a décidé d’ouvrir une procédure suite à une série de réclamations. “Nous avons reçu des plaintes de consommateurs qui déplorent que cette publicité incite à la moquerie, que c’est une plaisanterie de mauvais goût, offensante pour les étrangers et qui se sert d’un sportif ayant une grande influence sur les enfants et les adolescents”, déclare-t-il. Diffusée depuis début février, la publicité a récemment été retirée des écrans. M. Ma.

DIMANCHE 23 MARS Aïe, Dries !

Dès qu’un Diable se roule au sol, on retient son souffle. C’est ce qui s’est produit avec Dries Mertens, touché à la cheville suite à un tacle de Stefan Savic. On croise les doigts, Dries : reviens-nous vite !

LE TWEET “Trop de plongeons à mon goût mais quel grand match. Tous les grands joueurs se sont montrés, grand respect ! #Clasico”

AFP

Vincent Kompany

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EN VISITE CHEZ UN DIABLE

“LAMPARD ET TERRY, CE SONT MES POTES” Devenu l’un des meilleurs joueurs de Premier League cette saison, Eden Hazard (23 ans) vient encore de passer un cap pour acquérir un nouveau statut : celui de star planétaire. Nous lui avons rendu visite à Londres pour parler avec lui de cette progression fulgurante, de ses ambitions et de Chelsea, un club qui semble très bien lui aller. Surtout depuis l’arrivée de Jose Mourinho mais aussi de Samuel Eto’o. “Avant, j’allais juste jouer au foot”, raconte le Diable. “Aujourd’hui, je sais que je dois marquer. Toujours marquer…” ENVOYÉ SPÉCIAL EN ANGLETERRE BENOÎT DELHAUTEUR

Eden

Hazard 4 I

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(DIDIER BAUWERAERTS)

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EN VISITE CHEZ UN DIABLE

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ifficile de faire plus british comme décor. Le rendez-vous avec Eden est pris au Woodlands Park Hotel, situé à une trentaine de kilomètres du centre de Londres mais à quelques encablures du centre d’entraînements des Blues. La quiétude du countryside tranche avec l’agitation de la ville. Nivea Men – l’un des sponsors personnels de Hazard qui a organisé l’interview – a réservé la suite royale de l’hôtel. Un choix logique pour le nouveau prince de Premier League. Accompagné d’un employé de Chelsea responsable des droits d’image, le Diable débarque à l’heure, avec sa décontraction habituelle. Souriant et bavard, comme on l’a presque toujours connu face aux médias. L’interview, c’est un exercice qu’il maîtrise désormais à la perfection. Sans pour autant mettre un masque ou ranger sa franchise. Pendant l’heure que nous avons passée avec lui, Eden a été, comme à son habitude, cool, direct, franc et drôle. Une vraie star, sans les airs de divas…

Eden, vous êtes ici à Chelsea depuis presque deux saisons. Comment décririez-vous l’atmosphère d’un match à Stamford Bridge ? “C’est particulier. Cette ambiance et ce stade nous réussissent en tout cas très bien. La preuve : Jose Mourinho n’y a jamais perdu ! Cela nous met beaucoup de pression : on ne veut pas connaître cette première défaite du coach chez nous. On essaie donc de prendre notre plaisir et de ravir nos fans, qui sont exigeants. Très exigeants, même. C’est normal : on se doit de remporter tous nos matches. Les supporters chantent très souvent ma chanson et ça me fait chaque fois plaisir. Ça me booste. Je la connais par cœur : Samuel Eto’o me la chante tous les jours…” C’est vrai qu’Eto’o a aussi joué un rôle dans votre progression, en vous répétant que vous devez devenir un grand joueur ? “Oui. Tous les jours, il me dit que je dois faire partie des meilleurs joueurs du monde. À chaque match, il me répète que je dois faire la différence. Il me dit : tu ne peux pas sortir du stade sans avoir marqué un but. À force de l’entendre, ça rentre dans ma tête. Avant, je me disais que j’allais juste jouer au foot. Si on gagnait et que je ne marquais pas, tant pis. Désormais, je me dis que le foot, c’est aussi ça : toujours marquer, toujours montrer des choses.”

“JE NE FAIS PAS DE FOLIES, JE RESTE CHEZ MOI ET J’ESSAIE D’ÊTRE UN BON PÈRE” Vous en montrez tellement cette saison que vous êtes souvent cité comme candidat au titre de meilleur joueur de Premier League, tout comme Agüero et Suarez. Ce trophée est-il un objectif ? “Pas du tout. Ce serait une reconnaissance, mais mes objectifs, c’est de gagner des trophées avec mon club. Si je remporte des titres avec Chelsea, c’est que j’aurai été bon. Alors, les récompenses individuelles suivront. Jamais je ne me dirai, avant une saison : il faut que je devienne le meilleur joueur du championnat. Ce sera plutôt : il faut que je sois champion !” Qu’est-ce qui arrivera en premier lieu : les

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Diables qui gagnent un titre ou Eden Hazard Ballon d’Or ? “Je préfère gagner un grand tournoi avec l’équipe nationale, quitte à ne jamais gagner le Ballon d’Or. Il existe plein de grands joueurs qui ne l’ont jamais remporté… J’espère quand même que les deux événement se produiront et pourquoi pas la même année ? Si on gagne une Coupe du Monde, j’aurai peut-être plus de chances de prendre le Ballon d’Or dans la foulée.” Vous avez les ambitions d’un joueur de classe mondiale… et le statut qui va avec. Vous parvenez encore à vous promener normalement dans la rue ? “Oui. J’aime aller dans les nombreux parcs de la ville avec mes enfants. Les gens ne sont pas là à dire : oh! c’est Eden Hazard, le joueur de foot. J’arrive à être très tranquille, c’est super.” Devez-vous tout de même prendre vos précautions par rapport à la presse anglaise, très invasive dans la vie privée ? “À partir du moment où je suis un gars sans pro-

25 MARS 2014

“Eto’o me dit à chaque fois : tu ne peux pas quitter le stade sans avoir marqué. À la longue, c’est entré dans ma tête” blème, ça va. Je ne fais pas de folies, j’aime rester chez moi. J’essaie tout de même de ne pas trop exposer mes proches. Je ne critique pas ceux qui le font et ça ne gêne pas, mais ce n’est pas mon truc. Ma femme et mes enfants sont à moi, tout le monde n’a pas besoin de savoir. J’essaie de les protéger. Je ne sais pas quelle vie ils auront, je ne sais pas si ce sera dur pour eux de porter le nom de Hazard. J’espère que non et que je serai un bon père de famille, et un bon papy.”


(Reporters)

Vincent Kompany


“J’ai vu Vincent jouer depuis ses classes de jeune à Anderlecht. À l’époque, il alternait entre la place de médian défensif et celle de défenseur central. Ces deux rôles exigent globalement le même genre de déplacements. Il est finalement devenu défenseur, mais je reste persuadé qu’il serait devenu un excellent numéro six. Parce qu’il a une très bonne vista, un jeu vertical et qu’il défend vers l’avant. Son point le moins fort aujourd’hui, c’est justement de gérer ce qui se passe dans son dos. Il peut encore améliorer son positionnement. Cela dit, dans ses années anderlechtoises en équipe première, Kompany a bien profité de l’expérience de ses partenaires d’axe, comme Hannu Tihinen ou Roland Juhasz. Ces joueurs-là, qui avaient plus de vécu, étaient là pour réparer ses erreurs naturelles de jeunesse. Leur présence était aussi utile pour l’empêcher de prendre trop de risques. Pendant toute sa jeunesse, Kompany avait une énorme facilité, il a dû faire attention à ne pas en abuser. J’ai revu le même style chaloupé et la même facilité dans le geste récemment chez un Anderlechtois : le style de Youri Tielemans ressemble beaucoup à celui de Vincent.”

Tactique “Il aurait fait un excellent n°6”

“Depuis le départ de Balotelli, j’ai le sentiment que la personnalité de Kompany est encore plus importante dans le vestiaire de City. Il est encore davantage le patron. Le souci, c’est qu’il a dès lors parfois tendance à vouloir réparer les erreurs de tout le monde. Ce n’est pas possible et ce n’est surtout pas le rôle d’un défenseur central. En tant que patron, il doit avant tout montrer l’exemple, dans son club comme avec les Diables. Certains avaient trouvé cela exceptionnel de le voir rester sur le terrain contre la Serbie alors qu’il avait le nez cassé. Je trouve cela normal pour un capitaine et il vous dira la même chose. Kompany traverse également encore quelques fois des moments de frustration dans un match, qu’il doit apprendre à mieux gérer. Il y a aussi des grosses prises de risques, avec City comme avec la Belgique. Quand il gomme ces défautslà, il est le roi du terrain.”

Mental “Il ne peut pas tout réparer”


Ü LE PORTRAIT TECHNIQUE par Alex Teklak, consultant DH et Belgacom

“Kompany allie vitesse et puissance. Attention, ces deux qualités-là, il les perdra progressivement avec l’âge et il devra adapter son jeu. Mais là, il les utilise très bien. Par rapport à sa période anderlechtoise, il a perdu en mobilité ce qu’il a gagné en puissance. Il a plus de muscles, mais se retourne un peu moins facilement. Mais il n’a pas eu le choix : le football anglais lui imposait ce changement. Cela dit, il reste une vraie locomotive quand il est lancé ! C’est ce qui lui permet d’aller rechercher des attaquants dans la profondeur et d’être très efficace défensivement sur les contres adverses.”

Physique “Lancé, c’est une locomotive”

“Sa qualité de passe est exceptionnelle, tant dans le jeu long que dans le jeu court. Il met aussi très souvent le ballon sur le bon pied de son partenaire. C’est rare et c’est très important ! Il le fait à l’instinct, car il sent très bien le jeu. Kompany a un jeu en première intention très utile : quand il va intercepter un ballon, il sait déjà ce qu’il va en faire ensuite. Ses contrôles, aussi, sont très propres. Il utilise très bien sa poitrine et son jeu de tête. Offensivement, il s’est beaucoup amélioré et marque plus souvent. Ses tacles défensifs sont également excellents. Mais sa force, c’est justement qu’il tacle rarement. Quand il défend debout, à trois quarts face à son adversaire avec une jambe d’attaque et une jambe d’appui, Kompany est tel une pieuvre, il étouffe son adversaire direct.”

“Un passing exceptionnel et une pieuvre défensive”

Technique


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J’AI ÉTÉ SUPPORTER DU STANDARD… PUIS D’ANDERLECHT ! Eden évoque ses affinités avec les clubs belges Quel est le club belge que tu supportes ? “Zulte Waregem !”

x Eden dans le cadre très british du Woodlands Park Hotel, dans la campagne paisible loin du centre de Londres...(DIDIER BAUWERAERTS)

Une autre particularité de l’Angleterre, c’est son jeu assez dur. À votre arrivée en Premier League, avez-vous dû un peu vous muscler ? “Pas spécialement. Que je prenne de la masse ou pas, un mauvais coup, ça fait mal ! J’ai appris à encaisser, à recevoir les coups. Pour l’instant, je n’ai jamais été blessé et j’espère que ça va continuer comme ça. Le foot anglais ne va pas m’obliger à aller à la salle de muscu tous les jours. Je suis comme je suis. J’essaie juste de jouer mon jeu.”

Ça fait quoi de jouer avec une icône comme Frank Lampard ? “Quand j’ai débarqué, je n’avais que 21 ans. J’avais fait de belles choses en France, mais la Premier League, c’était un monde complètement nouveau pour moi. Dire bonjour le matin et serrer la main de joueurs comme Lampard ou Terry, ça a de quoi impressionner. Par après, on se rend compte que ce sont des gars super sympas et très simples. Après un mois, l’appréhension disparaît. Je dis bonjour à Frank et à John comme à des potes.”

“AVEC CHRISTIAN BENTEKE, ON DÉCONNE, ON SE RACONTE NOTRE VIE…”

Qui est votre meilleur pote à Chelsea et, plus généralement, en Premier League ? “Ici, c’est Demba Ba. Et depuis l’arrivée de Samuel Eto’o, on est souvent à trois. Je m’entends aussi très bien avec César Azpilicueta, qui a joué à Marseille. Mais je n’ai pas de soucis avec mes autres équipiers, malgré la barrière de la langue. En dehors du club, c’est de Christian (Benteke) dont je suis le plus proche. Je le connais depuis dix ans, on a eu la chance d’évoluer ensemble dans les sélections nationa-

À vos débuts chez les Blues, qui vous a le plus aidé à vous intégrer dans le groupe ? “Romelu (Lukaku) et Kevin (De Bruyne) étaient encore là. Il y avait aussi Michael Essien, Florent Malouda. Il y avait beaucoup de francophones et dans les premières semaines, ils m’ont bien aidé. Puis ils sont tous partis et m’ont laissé seul… Mais Demba Ba est arrivé en janvier. Je me suis très vite adapté.”

DIDIER BAUWERAERTS

La saison prochaine aussi ? “Non ! (rires) Du moins je ne pense pas. En fait, quand j’étais très petit, je supportais le Standard. J’y étais allé voir l’un de mes premiers matches quand j’avais six ou sept ans et j’avais adoré l’ambiance de Sclessin. Mais je ne saurais plus vous dire qui était sur le terrain… Trois ans plus tard, j’étais allé à une journée portes ouvertes à Anderlecht et cela m’avait bien plu aussi. Donc au final, je n’ai pas de préférence, je ne suis pas fan de l’un ou l’autre. Mais je suis de plus près les résultats de Zulte, d’Anderlecht et du Standard.” l

les de jeunes. Je peux en dire autant de Marouane. Quand je suis arrivé chez les Diables, il était déjà là depuis un petit temps et il m’a bien aidé.” Vous vous voyez en Angleterre ? “Avec Marouane, c’est compliqué, car il habite loin, là-bas dans le Nord. Christian est à Birmingham, il lui est arrivé de temps en temps de venir chez moi. On parle, on déconne, on raconte ce qu’on fait de notre vie…” Vous aurez bien assez de temps pour le faire en juin au Brésil. À l’approche de ce Mondial, allez-vous un peu jouer avec le frein à main en club ? “Malheureusement pour la Belgique, je ne peux pas me retenir. On a deux trophées à aller chercher avec Chelsea et je veux tout faire pour en gagner au moins un. Après, les stages de pré-Coupe du Monde serviront à se préparer pour les uns et à se reposer pour les autres. Mais rassurez-vous : on sera en forme au Brésil.” l

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EN VISITE CHEZ UN DIABLE

SON ALBUM PHOTOS Eden commente dix photos de moments importants ou anecdotiques de sa jeune carrière

2007 Sa jeunesse à Lille “Un gamin!” “On peut voir que depuis cette photo, j’ai déjà fait un long parcours... Si c’était à refaire, je referais exactement la même chose. Cette coupe, avec les cheveux dans la nuque, là, c’est quand j’étais un jeune gamin! Cette photo a été prise lors de l’une de mes premières interviews. Tout a un commencement! Les interviews, c’est comme le foot: ça s’apprend. En fait, j’ai enchaîné les contacts avec la presse à partir de l’Euro des moins de 17 ans à Tournai. Et je m’y suis vite habitué.” (REPORTERS)

2008 Ses débuts avec les Diables “Le coup de fil de Vandereycken” “Ma première sélection, au Luxembourg... Jouer au foot, c’est bien. Représenter son pays, c’est encore mieux. Le week-end avant, j’avais affronté Saint-Etienne avec Lille et après le match, j’avais eu le sélectionneur, René Vandereycken, au téléphone. Il m’avait dit: ça y est, tu es repris. J’étais super content de découvrir ce monde encore plus professionnel, avec ces grands joueurs de la sélection belge. C’était un plaisir. Aujourd’hui, j’approche les 50 sélections (NdlR: 47 sélections, 43 caps). J’ai fait un petit bout de chemin. Et j’ai déjà connu cinq sélectionneurs: Vandereycken, Vercauteren, Advocaat, Leekens et Wilmots. Est-ce que Wilmots est parti pour durer? J’espère...”(REPORTERS)

“Si c’était à refaire, je referais tout exactement de la même manière” Sans regrets


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2011 Sur le banc des Diables “Parfois, d’autres ont plus de mérites que toi” “Cela m’est arrivé d’être sur le banc en sélection. C’est normal. Parfois, on est moins bon en équipe nationale et des joueurs méritent leur place. J’ai toujours été déçu d’être réserviste car je préfère être sur le terrain mais là, c’est juste que je ne méritais pas de jouer. Cela fait partie de l’apprentissage. Je suis devenu plus fort mentalement et j’arrive mieux à gérer ces situations-là.”(REPORTERS)

2009 Lille­Marseille “Marquer face à Gerets, c’est marquant” “Je m’en souviens très bien: j’avais ouvert le score face à Marseille, alors entraîné par Eric Gerets. Encore un bon souvenir. Marquer à 18 ans face à un grand club comme l’OM, ça représente forcément quelque chose. Cela m’a marqué. Pourtant, en général, je ne me souviens pas bien de mes matches. Ceux avec Chelsea ça va, mais ceux de Lille, ça commence à remonter... Pour me refraîchir la mémoire, j’aime bien aller voir des vidéos de mes actions sur le Net.” (PHOTO NEWS)

2012 En famille au Bridge “Yanis vient dans le vestiaire” “C’est une photo avec Yanis, mon premier fils, à Stamford Bridge. Après les matches, j’ai l’habitude de rejoindre mon épouse et mes enfants qui sont dans le secteur des familles de joueurs. Je prends parfois mon fils avec moi dans le vestiaire. Le foot, c’est bien, c’est une belle vie. Mais ma famille est ce qui compte le plus. Sans eux, je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui. Je leur dois tout.”(REPORTERS)

2011 Son premier but avec les Diables “Après 25 sélections, une délivrance” “C’était au Kazakhstan. C’était l’un des premiers matches où je portais le numéro dix et j’avais signé une bonne prestation. Ce but, on l’attendait: j’en étais déjà à 25 sélections. C’était une délivrance pour moi. Enfin, les gens allaient arrêter de me demander quand ce but allait tomber. J’entendais tout le temps dire: tu fais des bons matches, mais tu n’as pas marqué... Je leur répondais à chaque fois: ça viendra quand ça viendra! Et c’est arrivé là. Je m’en souviens très bien: sur une passe de Dries (Mertens), j’ai dribblé le gardien...” (REPORTERS)


EN VISITE CHEZ UN DIABLE La finale d’Europa League “Un super souvenir, même sans jouer” “Malheureusement, je me suis blessé une semaine avant et je n’ai pas pu jouer cette finale. Mais cela reste un bon souvenir, car c’était mon premier trophée avec Chelsea. J’étais tout aussi heureux que mes équipiers qui étaient sur le terrain car c’était ma première année dans ce club qui se doit, chaque année, de gagner des titres. J’étais juste super heureux...”(REPORTERS)

“Sans ma famille, je n’en serais pas là. Je lui dois tout” Reconnaissant

2013 Avec Thorgan chez les Diables “Un des plus beaux moments, pour toute la famille” “Hélas! on n’a pas encore eu la chance de jouer ensemble avec les Diables: il est monté au jeu face aux États-Unis en amical et j’étais encore blessé. Mais être ensemble avec son petit frère pendant une semaine en équipe nationale, c’était l’un des mes plus beaux moments. Pour moi et pour toute la famille Hazard. Je n’espère qu’une chose: qu’il revienne aussitôt que possible en sélection et qu’on puisse être sur le terrain ensemble.”(REPORTERS)

2014 Sa relation avec Eto’o “Il me parle tout le temps” “C’est un grand monsieur, un grand joueur. C’est important, pour un jeune comme moi, d’évoluer aux côtés de personnes comme lui. À chaque match il dit ce que je dois faire. Il parle même parfois un peu trop! Mais tu écoutes, car c’est Samuel Eto’o et tu sais tout ce qu’il a fait par le passé, tout ce qu’il a gagné. Jouer avec lui, ce n’est que du bonheur. En dehors du terrain, on s’entend super bien. Comme il le dit souvent luimême, il fait partie du top mondial. Même s’il est un peu plus vieux, il le prouve encore à chaque match. Il a des qualités que tu ne soupçonnais pas et il te les transmets.”(IMAGO)

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2013 Un shooting très spécial... “J’ai eu bien froid” Ce shooting, c’était une super expérience! Le résultat donnait très bien. À un moment, j’ai quand même eu super froid. On était presque tout nu dans un grand bain de peinture... J’en avais dans le nez, dans les oreilles. Il m’a fallu plusieurs jours pour tout enlever. À mon avis, il doit même me rester de la peinture ici ou là aujourd’hui! (D. R.)


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L’INTERVIEW TWITTER

“Vincent, à ta retraite, donne­moi le brassard” Si Eden devait envoyer un tweet à des proches ou à des personnalités, quel serait­il ?

x Eden Hazard, inspiré. Dans ses actions balle au pied mais aussi dans ses tweets. (REPORTERS)

À Thorgan : “Viens vite me rejoindre en équipe

nationale qu’on joue ensemble !” À ses parents : “Merci pour ce que vous avez fait pour moi. Continuez comme ça. Vous vous êtes bien occupés de vos enfants. Maintenant, profitez de vos petits enfants !” À Thibaut Courtois : “Thibaut, si tu peux nous faire gagner des matches et nous faire aller loin au Brésil, ce serait très bien !” À Vincent Kompany : “Donne-moi le brassard de capitaine ! Il viendra bien un moment où tu arrêteras !;)” À Romelu Lukaku : “Continue à marquer plein de buts ! J’espère qu’on passera le maximum de temps ensemble sur le terrain, avec les Diables et à Chelsea.” À Zinédine Zidane : “Zizou, merci de m’avoir fait

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À Marc Wilmots : “Merci aussi de me faire con-

Le nombre de followers d’Eden Hazard sur Twitter. Il est le joueur belge le plus suivi devant Vincent Kompany (1,31 million) et Thomas Vermaelen (789.000)

rêver quand j’étais jeune. C’est entre autres grâce à lui que le foot deviendrait ma vie. La Coupe du Monde en France a été l’un des éléments déclencheurs pour moi. J’ai vu, bien sûr, ce qu’il a dit récemment à mon sujet. Ça fait toujours plaisir !”

fiance. On a une relation privilégiée, c’est une personne que j’apprécie.” À Stromae : “Continue à faire ce que tu fais ! C’est un plaisir de voir un Belge qui réussit. J’écoute ta musique et je suis derrière toi.” Sur ce sujet, Eden semble d’ailleurs inspiré : les 140 caractères d’un tweet ne suffiraient pas… “Stromae, il fait le buzz, mais ce n’est pas seulement pour YouTube : il fait de la vraie musique. J’ai eu la chance de le rencontrer quelques fois. Je vois qu’il gère très bien la pression, il n’a pas besoin de mes conseils : il est plus âgé que moi et a une équipe autour de lui. On a un point commun : j’essaie de faire rêver les gens par le foot, qu’il continue à le faire via sa musique.” l

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Mardi 1 avril 2014 Multi Live Barcelone

Multi Live

20h15

Atlético Madrid

Paris St-Germain

Mercredi 2 avril 2014

Chelsea

20h15

20h40

Man. United

Bayern

20h40

20h40

Real Madrid

Dortmund

20h40

Les 1 et 2 avril sur Belgacom 11+ Vivez tous les buts de l’UEFA Champions League et choisissez le match que vous voulez voir ! Ou suivez en direct les meilleurs moments de chaque rencontre grâce au Multi Live. Abonnez-vous à Belgacom 11+ pour € 9,95/mois. www.belgacom11.be Prix TVAC. L’offre Belgacom 11+ est un bouquet complémentaire réservé aux clients de l’offre de base de Belgacom TV. L’UEFA Champions League est diffusée à partir des play-offs jusqu’à la finale et ne comprend pas les matchs de qualification. La Copa del Rey n’inclut pas la finale. Les matchs de la Jupiler Pro League sont ceux du lot 3.

Rededen  

RED DH

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