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POUVOIRS LOCAUX NOUVEAUX ENJEUX / NOUVELLES PRATIQUES /

SUPPLÉMENT DE IPM ADVERTISING

SALON DES MANDATAIRES


Adjust.be

Faciliter l’énergie, faciliter la ville…

#OnPasseAuLed


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Gilets jaunes et participation citoyenne Le parc pour chiens, John est pour, mais sa compagne Mary s’interroge encore. Le mur d’escalade intérieur, Maxime le souhaite depuis si longtemps, on va enfin en discuter sérieusement. La poubelle parlante, c’est vraiment incroyable : Ingrid constate qu’elle attire deux fois plus de déchets qu’une poubelle normale. Quant à Angelica et ses voisins, ils se réunissent une dernière fois ce soir pour finaliser le dossier du projet de quartier à rentrer dans le prochain budget participatif qui sélectionnera 27 projets.

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SOMMAIRE

Ces exemples en provenance du Canada, de Suède et du Portugal présentent un point commun : la participation citoyenne (ils sont tirés de l’excellent Guide pratique présenté en page 22).

En début de législature, c'est important d'avoir

des idées, de l'ambition, des projets à construire .................... 04 Le salon des mandataires, accueille les « petits nouveaux » .......... 08

Cette thématique de la participation citoyenne s’invite en effet au menu des villes et communes en cette année 2019. Le mouvement des gilets jaunes secoue la France et fait bouger les lignes politiques. En Belgique, la marche des jeunes pour le climat prend de l’ampleur et suscite les mêmes réflexions. Le citoyen prend la parole, veut influer sur les décisions en se passant de ses représentants qu’il juge en décalage avec ses aspirations.

La formation en alternance : aussi dans les administrations ? ....... 09 Salon des mandataires : le programme des conférences .............. 10 Communes : un nouveau logo, oui mais encore ? ........................... 11 Les lampes led, source d’économies pour les communes .............. 14 Elections : le logement, priorité absolue .......................................... 15 Comment gouverner à l’heure des « gilets jaunes » ? ................... 16

Les règles de gouvernance et de communication politique sont ébranlées par ces mouvements citoyens. Mais plutôt qu’une menace, ne faut-il pas y voir de formidables opportunités ? La co-création de projets qui engagent le citoyen a notamment le potentiel de développer le sentiment de fierté et d’appartenance des citoyens à leur ville. Parlez-en aux Binchois qui viennent de redéfinir leur identité de territoire (page 11). La participation citoyenne est également un excellent moyen de sensibiliser davantage les autorités locales aux besoins de ses habitants, tout en permettant de redéfinir la relation entre les citoyens et les politiques.

Comment concrétiser une politique d’achat durable

et valoriser vos forêts certifiées pefc ? ................................................. 17

Mobilité active : quelle place pour le vélo dans nos communes ? ..................................................................... 20 Tirer l’architecture publique vers le haut .......................................... 21

Rendre le citoyen acteur de son territoire ?

présentation de huit outils participatifs ............................................... 22

Centre de recherches routieres

votre partenaire pour des routes durables .......................................... 23

Nous vous souhaitons dès lors une bonne lecture des pages qui suivent, en espérant que certaines idées exposées vous permettront de réinventer vos territoires.

La gestion des salaires, et bien plus que cela .............................. 25 Un plan climat pour votre commune ? ........................................... 26 Ethias, un centenaire plein d’avenir ................................................. 27 Vous avez développé un projet dans le domaine du développement durable et souhaitez le mettre en lumière ? ...... 28

Ours SUPPLÉMENT PARU DANS LA LIBRE BELGIQUE ET LA DH – FÉVRIER 2019 IPM ADVERTISING HEAD OF SALES : THIBAUT DE HAAS PRODUCT MANAGER : JOSÉ PIRON - TÉL: +32 475 738 520 JOSE.PIRON@IPMADVERTISING.BE

IPM AD OPERATIONS DIRECTEUR : HENRY VISART CONTENT MANAGER : CORINE LOOCKX - CORINE.LOOCKX@IPMGROUP.BE PREPRESS : FABRICE LIBEN / PHOTOS : © SHUTTERSTOCK

IMPRIMÉ PAR IPM PRESS PRINT / EDITEUR RESPONSABLE : FRANÇOIS LE HODEY / RUE DES FRANCS 79 – 1040 BRUXELLES - TÉL. : 02/211 31 44 – FAX : 02/211 28 20

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Il faut créer un cadre qui permette aux citoyens de donner leur avis, de proposer des idées Valérie De Bue

VALÉRIE DE BUE, DE VILVORDE À NIVELLES Née à Vilvorde le 7 octobre 1966, Valérie De Bue a rejoint Nivelles en 1997. Elle y réside toujours à l’heure actuelle. Après des études en sciences économiques et en aménagement du territoire et urbanisme à l’UCLouvain, Valérie De Bue entre à l’Intercommunale du Brabant wallon, avant de rejoindre le cabinet de Charles Michel, alors Ministre wallon des Affaires Intérieures. Elle se lance pour la première fois en 2000 dans une campagne électorale et est élue Conseillère communale à Nivelles. Elle exerce ensuite différents mandats, Députée Fédérale, Echevine, Députée régionale, et Ministre depuis 2017.

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En début de législature, c'est important d'avoir DES IDÉES, DE L'AMBITION, DES PROJETS À CONSTRUIRE Etablie dans ses fonctions au ministère des Pouvoirs locaux depuis juillet 2017, Valérie De Bue fait pour nous le tour des défis qui les attendent. Ceux-ci se font de plus en plus amples et diversifiés : gouvernance, mobilité, énergie, environnement, attractivité des centres-villes, aménagement du territoire, accroissement de la population, gestion des déchets, offre de logements…

Quels sont les grands défis des pouvoirs locaux pour cette année 2019 ? L’enjeu environnemental est bien évidemment un des défis majeurs pour la mandature qui débute. La Wallonie s’est engagée à respecter la stratégie européenne 2030 qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 %, de porter la part des énergies renouvelables à au moins 27 % et améliorer l’efficacité énergétique d’au moins 27 %. Les communes, à leur niveau, peuvent contribuer grandement à la réalisation de cet objectif et montrer l’exemple à nos concitoyens. Pour citer quelques exemples, la commune de Jodoigne, a voté tout récemment une motion « zéro plastique » pour les services communaux. Celle de Crisnée pourrait également installer une éolienne capable d’apporter de l’électricité pour l’ensemble de ses habitants et cela, gratuitement. La ville d’Herstal, quant à elle, a imposé à un supermarché de donner ses invendus aux plus démunis.

dans des équipements tels que des panneaux photovoltaïques et des bornes de rechargement ou encore d’acquérir des véhicules électriques. C’est un premier pas. Bien d’autres actions peuvent également être engagées pour participer à la protection de notre environnement. Comment répondre au défi du numérique ? C’est un autre enjeu primordial à mes yeux. Il s’agit d’accompagner les communes dans la transition numérique, qui est un bon moyen de favoriser la participation citoyenne, essentielle au bon fonctionnement de nos communes. Nous le savons, les technologies numériques ont complètement bouleversé notre société et s’incluent dans chaque domaine de notre vie quotidienne. Les villes et communes se doivent de ne pas rater le train de cette transition qui peut leur être bénéfique à bien des égards, que ce soit en termes d’énergie, d’environnement, de mobilité, de logistique ou encore de citoyenneté. De nombreuses communes ont créé une page Facebook ou un compte Instagram afin de communiquer avec la population. A travers les réseaux sociaux, un lien plus direct peut en effet être créé entre mandataires locaux et citoyens, en leur permettant par exemple d’avoir un accès plus direct aux informations communales. Mais ce n'est plus suffisant aujourd'hui : il faut aller vers d'avantage de participation citoyenne,

Jodoigne a voté récemment une motion « zéro plastique » pour les services communaux

La Région wallonne doit également encourager ces initiatives et d’autres. C’est pourquoi j’ai lancé un appel à projets pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des véhicules communaux. J’ai débloqué 1,5 million d’euros afin d’encourager les villes et communes à développer une stratégie de gestion de leurs véhicules, que ce soit en termes de verdissement, de partage ou d’utilisation, à investir

créer un cadre qui permettra aux citoyens de donner leur avis, de proposer des idées, bref de coconstruire les projets locaux avec les autorités communales. Un appel à projets a été lancé, en collaboration avec Pierre-Yves Jeholet, pour permettre aux communes de développer des projets innovants pour devenir « un territoire intelligent ». Quelques-uns ont déjà été développés tels que des applications mobiles, un éclairage intelligent, une plateforme participative ou encore un capteur de calcul de la qualité de l’air. L'objectif est d'accélérer la transition numérique des villes et communes et de voir émerger sur le territoire wallon davantage de pratiques exemplaires et inspirantes. L'enveloppe totale dégagée pour cet appel à projets (4 millions d'euro) me laisse penser que les communes pourront réaliser leur ambition. Le Gouvernement wallon a présenté il y a un an son plan d’investissement pour la Wallonie : cinq milliards d’euros investis en cinq ans dans de nombreux domaines de l’activité publique. Que peut-on en dire dans vos domaines de compétences ? L’objectif de ce plan d’investissement était de répondre au problème de sous-investissement en Wallonie depuis les années 1980 et de donner une impulsion dans des domaines stratégiques comme la mobilité, l’énergie, la recherche, l’innovation, le logement ou encore le numérique. Dans le cadre de mes compétences en matière d’infrastructures sportives, 55 millions d’euros ont été débloqués pour le « Plan Piscines ». L’objectif est de redonner un coup de jeune à nos

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 Deuxièmement, le Plan wallon d’investissement encourageant la redynamisation du financement des investissements et entendant placer les Pouvoirs locaux en tant qu’acteurs prioritaires en matière de relance économique, j’ai décidé de revoir à la hausse les montants maximums prévus par emprunts pour tous les Pouvoirs locaux. Ainsi, chaque commune (en ce compris ses entités consolidées) pourra emprunter pour un montant maximal de 1.200 euros/habitant entre 2019 et 2024 (soit 200€/ habitant/an) contre anciennement un montant maximal de 1.080 euros/habitant (soit 180€/hab/an). Pour une Ville comme Namur, cela représente une possibilité d’investissement supplémentaire par emprunts de 2,2 millions d’euros annuellement.

volées. La deuxième étape, qui est en cours de finalisation, est la simplification du processus des primes ainsi qu’une priorisation des travaux via l’intervention d’un auditeur énergétique.

Les projets ont été sélectionnés et sont sur le point de démarrer : 30 piscines rénovées, 2 nouvelles piscines et 1 piscine olympique, tout cela dans 33 communes. Les communes auront, de plus, la possibilité de réaliser un prêt à taux zéro d’un montant identique à la subvention.

Concrètement, comment stimulez-vous les investissements locaux ? Il était également évident qu’il fallait donner une impulsion à l’investissement local. Un refinancement et une réforme du Fonds Régional pour les Investissements Communaux a été mis en place ; c’est non moins de 680 millions qui seront investis dans les communes sur les 6 prochaines années, soit 26 % d’augmentation par rapport à la programmation précédente, et avec une attention particulière à la mobilité durable et avec économies d’énergie. Toute une série de freins à l’investissement ont également été levés.

A ce jour, déjà 34 millions d’euros ont été dégagés pour permettre la rénovation de 1.397 logements publics actuellement non louables et le travail est évidemment à poursuivre pour atteindre nos objectifs. En ce qui concerne le logement privé, nous souhaitons poursuivre notre quête vers l’efficience énergétique via la réforme des primes logement/énergie. Dans un premier temps, nous avons procédé à l’augmentation des montants des primes afin de les rendre plus attractives. Un objectif atteint puisque les demandes de primes se sont en-

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Une nouveauté : les communes vont se doter d'un programme stratégique transversal (PST)

piscines wallonnes, notamment en matière de réduction de la consommation énergétique, d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite et bien sûr, d’encourager à la pratique du sport en donnant accès aux Wallons à des infrastructures de qualité.

Et le logement ? Pour le logement, une enveloppe de 755 millions d’euros a été mobilisée afin de rénover des logements publics et privés. En ce qui concerne le logement public, un programme intitulé « Impulsion Logement » a été développé et structuré en 4 axes : 1) rénovation de 1.397 logements actuellement inoccupés 2) optimisation énergétique de 7.319 logements permettant aux locataires de diminuer leur facture énergétique 3) création de 1.573 nouveaux logements publics 4) travaux de viabilisation et d’équipements.

 Enfin, j’ai également souhaité élargir les critères de mise hors balise, toujours dans une volonté de redynamiser les investissements locaux. Ainsi, l’emprunt contracté et destiné à couvrir la partie non subsidiée de l’investissement relatif au Fonds régional pour les Investissements communaux (FRIC) peut désormais être mis hors balise. Aussi, pour inciter les communes à verdir leur flotte locale, j’ai souhaité que l’emprunt visant l’acquisition de véhicules à carburant alternatif soit mis hors balise.

En arrivant aux responsabilités, de nombreux pouvoirs locaux m’ont alerté sur le frein à l’investissement que représentait les balises d’emprunts du fait de leur annualité ainsi que du faible montant/habitant alors que les taux d’intérêts n’avaient jamais été aussi bas. C’est pourquoi, dans une volonté de favoriser les investissements locaux, j’ai apporté trois modifications fondamentales au principe de la balise d’emprunt.  Premièrement, la balise d’emprunt devient pluriannuelle, couvrant l’ensemble de la mandature communale, soit les années 2019 à 2024. Anciennement, elle était annuelle. En devenant pluriannuelle, elle permet aux communes de mieux prévoir leurs investissements et de les étaler tout au long de la mandature.

Dans le même temps, ces freins à l’investissement levés, les communes seront les acteurs actifs de la lutte contre le dumping social et donc travailleront aussi au redressement de la Région. Le Salon des Mandataires se déroule cette fin de semaine ; il est d’autant plus justifié qu’il y a certainement beaucoup de nouveaux mandataires cette année. Que proposez-vous à ces « nouveaux venus » ? Le Salon des Mandataires est l'occasion de se retrouver entre élus, d'aller à la rencontre d'acteurs publics ou privés qui travaillent chaque jour pour les pouvoirs locaux. C'est important pour les élus de savoir qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils peuvent être aidés et soutenus par la région, le SPW Intérieur notamment. Et que des acteurs peuvent apporter des réponses aux besoins auxquels ils font face. Des nouveaux venus seront présents mais des anciens élus seront aussi là, prêts à repartir pour 6 années supplémentaires. En début de législature, c'est important d'avoir des idées, de l'ambition, des projets à construire. Pour cette mandature, et c'est une nouveauté, les communes vont se doter d'un programme stratégique transversal (PST). Avec cet outil de gestion, les communes vont pouvoir identifier des objectifs stratégiques et opérationnels ainsi que définir les projets concrets à réaliser tout au long de la législature, voire au-delà. Ils pourront ainsi mieux planifier et prioriser ceux-ci. Le Salon sera l’occasion pour beaucoup d’entre eux de trouver des manières de concrétiser leur vision pour leur commune.


Société et environnement

Finances

Enjeux pour s e n u m m o c s o n

Gouvernance

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Vous accompagner dans la réalisation de vos idées et de vos projets, tel est notre engagement. Chaque jour, vous pouvez compter sur notre savoir-faire et notre expérience de bancassureur belge à 100% et de partenaire privilégié des pouvoirs locaux depuis plus de 150 ans, afin de construire ensemble la société durable de demain. L’évolution démographique, le développement durable, la révolution digitale, l’équilibre financier, les capacités d’investissement... Parce que ces questions et bien d’autres exigent une organisation et une gestion pointues, le dossier «Enjeux pour nos communes» a été créé tout spécialement pour vous. Tous ces défis y sont analysés et chiffrés de manière à fournir l’appui indispensable à votre administration. Belfius, plus qu’un partenaire financier. En savoir plus? belfius.be/etudes

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Trois mois après les élections communales

LE SALON DES MANDATAIRES, accueille les « petits nouveaux » Avec 435 exposants et plus de 12.500 visiteurs attendus, l’édition 2019 accueille cette année les nouveaux mandataires en place depuis le 4 décembre dernier. Lancé en 2006 pour transposer le « Salon des Maires » existant en France, le Salon version belge n’a pas d’équivalent dans le pays. Nouveauté cette année : des bureaux de vote pour les jeunes « primo-votants »

Nouveauté cette année : la « Journée des Enfants » programmée le vendredi

2006 PREMIÈRE ÉDITION 3.000 visiteurs 60 exposants 1 Palais

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2019 QUATORZIÈME ÉDITION 12.500 visiteurs attendus, 435 exposants (380 en 2018) 6 Palais - 1 chapiteau

Le Salon des Mandataires 2019 fait le plein. « Nous traquons le moindre mètre carré », nous confirme sur place Rudy Godart, organisateur du Salon. « Nous avons cette année 435 exposants, pour 380 en 2018 et 364 en 2017. Nous essayons de satisfaire le plus d’exposants possibles, nos 6 palais sont complets et nous prévoyons un chapiteau pour les repas de gala, histoire de récupérer un peu de place ». Ces jeudi et vendredi, le Salon des Mandataires va se déployer pour la quatorzième édition dans les différents palais du Wex à Marche. C'est Philippe Courard qui a lancé l'idée de ce Salon en 2006. Il n’existait alors aucun événement de ce genre en Belgique. Par contre, il existait le « Salon des Maires » en France, à Paris, qui semblait avoir un certain succès. Pourquoi ne pas le transposer en Belgique ? Peu de monde croyait au projet à l’époque. Mais avec l’aide de la Ville de Marche et des gestionnaires du Wex, le concept, novateur, s'est imposé au fil du temps. « Le fait que le Salon soit principalement destiné aux fournisseurs des services publics est un positionnement très pointu qui fait sens », confirme Rudy Godart. Au fil des ans, le nombre d’exposants est en croissance. Le programme des conférences s’étoffe aussi d’année en année, avec l’apparition de

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thématiques nouvelles. Cette fois, l’accent est mis sur le logement, avec plusieurs conférences axées sur ce sujet. Le Gouvernement wallon lui-même y tiendra sa séance hebdomadaire sur le site le jeudi matin. La « Journée des Enfants », initiée en 2017, est toujours au programme. Avec la nuance que la journée s’étale sur les deux jours, et qu’une activité particulière s’adresse aux jeunes de 17-18 ans : les « primo-votants ». « Les jeunes qui voteront pour la première fois le 26 mai prochain se verront proposer une petite formation, et puis ils auront l’occasion de voter en grandeur nature. Trois urnes – Europe, fédéral, régional – seront en effet à leur disposition durant les deux journées ». Le « Village des associations » est également de retour, il permet à 36 associations de s’installer dans un stand équipé et de pouvoir se mettre en relation avec les pouvoirs locaux : mouvements de jeunesse, entreprises de travail adapté, organisations environnementales, sensibilisation à a sécurité routière… Il y en a pour tous les goûts !

SALON DES MANDATAIRES 2019 Salon réservé aux mandataires wallons des communes, provinces, intercommunales, régies autonomes, ministères et autres organismes d'intérêt public. Les jeudi 14 et vendredi 15 février 2019 De 10h00 à 18h00 le jeudi, 17h00 le vendredi au WEX - Marche-en-Famenne Avec carte d'invitation : entrée gratuite Sans invitation : 6€ Parking 3.000 places gratuit www.mandataires.be


Cela fait plus de 10 ans que Christine Nolard, Directrice des Maisons d’enfants à Fontaine-L’Evêque accueille des apprenantes. Le coût avantageux est à portée de tous et le renfort est très apprécié au quotidien par les puéricultrices. Aussi, lorsqu’une puéricultrice est absente pour maladie ou congés ; l’apprenante qui a acquis une certaine autonomie peut la remplacer

LA FORMATION EN ALTERNANCE : aussi dans les administrations ?

Accueillir un apprenant au sein d’une administration : oui c’est tout à fait possible. On pense parfois, à tort, que cet accueil est l’apanage des indépendants et des PME. 9 300 STAGIAIRES EN ALTERNANCE 6 300 ENTREPRISES/ORGANISATIONS PARTENAIRES

80% = TAUX D’INSERTION EN FIN DE FORMATION

Ces derniers mois, la presse a beaucoup parlé de l’alternance, en citant en exemple l’Allemagne, où cette pratique est développée avec succès depuis de nombreuses années. Chez nous, un des grands acteurs de l’alternance est l’’IFAPME. L'objectif principal de cet organisme public est de proposer des formations à des métiers dans une multitude de secteurs professionnels. Nous sommes un peu étonnés de retrouver l’IFAPME au Salon des Mandataires. En effet, les lettres de l'acronyme signifient : Institut wallon de Formation en Alternance et des indépendants et Petites et Moyennes Entreprises. En quoi, dès lors, les pouvoirs locaux sont-ils concernés ? Nous en parlons avec Valérie Aussems, Experte à la Direction Formations et Alternance de l’IFAPME. Tout d’abord, rafraîchissez un peu nos connaissances : qu’est-ce que l’alternance ? Il s’agit de formations organisées en alternant les cours en Centre de formation et la pratique professionnelle de terrain. Cette méthode est reconnue comme la plus performante pour

apprendre un métier. A l’IFAPME, il y a deux formules possibles : l’apprentissage à partir de 15 ans et la formation de chef d'entreprise accessible dès 18 an En quoi les pouvoirs locaux sont-ils concernés par l’alternance ? Qui dit IFAPME pense indépendants et PME. Or, les communes, CPAS, intercommunales ou administrations peuvent tout à fait être des organisations d’accueil pour nos stagiaires. Les formations les plus appréhendées sont celles relatives à la petite enfance (crèches), à la cuisine de collectivité (dans les homes, hôpitaux, etc.), parcs et jardins, construction (service travaux), informatique, comptabilité, infrastructures sportives, audiovisuel et centre culturel, directeur de maison de repos, employé administratif, etc. Quels sont les avantages pour l’administration accueillante ? C’est un moyen de former des jeunes de sa propre commune. L’alternance est une magnifique opportunité de renforcer durablement les équipes ou d’anticiper les mouvements de personnel (changements de fonction, départs à la retraite...) en organisant la transmission des savoirs entre vos collaborateurs. Le jeune que vous accueillez dans le cadre d’une formation en alternance apprend au quotidien au sein de votre Commune, votre CPAS, votre intercommunale... Vous le formez à votre image, en fonction de vos métiers spécifiques et ceci, en partenariat avec l’IFAPME et son réseau de professionnels de la formation. Vous lui permettez d’apprendre

un métier et lui donnez les clés pour s’insérer sur le marché de l’emploi. Quels sont les coûts et les devoirs pour l’organisation accueillante ? Les coûts varient entre 250 et 900 euros en fonction du statut de l’apprenant et de son niveau de formation. C’est vrai que c’est un coût, mais en échange, le jeune offre sa volonté d’apprendre et son dynamisme au travail. Vous désignez, parmi vos agents, un tuteur pour lui transmettre la connaissance du métier. L’apprenant est présent en général 4 jours par semaine dans votre administration. La cinquième journée est consacrée aux cours en Centre IFAPME. En fin de formation, l’apprenant connaîtra parfaitement son métier !

Vous êtes une administration (commune, CPAS, intercommunale...) et vous souhaitez engager un(e) jeune dans le cadre de sa formation ? www.ifapme.be/administrations.html Des questions ? Plus d'infos ? Appelez gratuitement le 0800 90 133 Par mail : relation.entreprise@ifapme.be


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SALON DES MANDATAIRES :

LE PROGRAMME DES CONFÉRENCES  Jeudi 14.02.2019 de 10:30 - 12:00

 Jeudi 14.02.2019 de 14:30 - 16:00

UREBA exceptionnel : l’alternative pour l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments scolaires de l’enseignement obligatoire.

La responsabilité civile et pénale du mandataire communal et de CPAS. Quand peuvent-elles être mises en cause ? Comment se prémunir ?

Après un premier UREBA exceptionnel en 2006 visant à améliorer globalement la performance énergétique des bâtiments, un second en 2013 également orienté vers la PEB, un troisième appel UREBA exceptionnel verra le jour en 2019. Cette fois, il sera spécifiquement dédié aux bâtiments scolaires de l’enseignement obligatoire (maternel, primaire et secondaire).

En tant que nouveau mandataire communal ou de CPAS, votre responsabilité civile et pénale vous préoccupe. Elle est importante et peut peser de tout son poids. Lorsque vous prenez part au pilotage de votre commune ou de votre CPAS, vous êtes en effet régulièrement confrontés à des situations qui impliquent des prises de décisions qui peuvent emporter votre responsabilité tant civile que pénale.

 Jeudi 14.02.2019 de 10:30 - 12:00

 Vendredi 15.02.2019 de 10:30 - 12:00

Appel à projets "territoire intelligent" et participation citoyenne : agilité, attractivité et innovation, les atouts des villes et communes wallonnes en 2019 ?

Le tourisme, acteur de développement

À l’aube de cette nouvelle mandature, les Pouvoirs locaux doivent faire face à de nombreux défis, en matière d’énergie, d’environnement, de mobilité, de gouvernance, de participation citoyenne, d’attractivité, etc. C’est pourquoi, il est nécessaire d’apporter des réponses innovantes à ces problèmes transversaux. Les technologies numériques sont assurément un facilitateur, une des clés qui permettront aux Pouvoirs locaux de répondre de façon pertinente et appropriée à leurs besoins.

 Jeudi 14.02.2019 de 14:30 - 16:00

Les défis du logement en Wallonie : besoins, évolutions, rénovation, financement, densification Le logement est un enjeu fondamental au niveau social et urbanistique, auquel tant les autorités régionales que communales sont régulièrement confrontées. Le débat incontournable sur le "stop à l’étalement urbain" est un objectif louable mais ne réussira que moyennant la mise en œuvre d’une série de mesures d’accompagnement, dont la facilitation à la densification de l’habitat (que certains qualifient d’appartementisation), tant dans les villes que dans nos villages.

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Cette conférence abordera les nouvelles possibilités offertes par le Plan Wallon d’Investissements notamment en termes d’accessibilité. Le réseau touristique des Agences de Développement Territorial, le CITW, présentera également les missions d’ingénierie touristique qu’il accomplit en faveur des Pouvoirs locaux en collaboration avec le CGT.

 Vendredi 15.02.2019 de 10:30 - 12:00

Pourquoi un plan wallon d’investissements ? Motivations et modalités d’exécution Début 2017, le Gouvernement wallon décidait de lancer un vaste plan d’investissements pour des projets d’infrastructures dans de nombreux domaines : mobilité, énergie, logement, recherche, numérique... En tout, ce n'est pas moins de 5,03 milliards qui seront mobilisés entre 2019 et 2024.

 Vendredi 15.02.2019 de 14:30 - 16:00

Le logement public : aujourd’hui et demain - quel est le rôle joué par les SLSP ? Quels sont les enjeux du logement public ? Quelle est la réponse à apporter pour l’avenir ? À l’aube d’une nouvelle législature régionale, nous aborderons la situation actuelle et future du logement public en Wallonie. Au départ de l’expertise et du retour d’expérience des Sociétés de Logement de Service Public (SLSP), les actions à mener pour assurer la pérennité et le développement du logement public seront au cœur de cette conférence.


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COMMUNES :

un nouveau logo, oui mais encore ? Binche présentait le 22 janvier dernier sa nouvelle identité visuelle, dont la réalisation a été confiée au studio Synthèse. À la tête de cette structure depuis 1995, François Bodarwé s’est spécialisé dans les identités de territoires. Liège, Verviers, Hannut, Oupeye, Nandrin, AiseauPresles, Wanze, Baelen ou encore Faimes sont autant de territoires à être passés par la moulinette du studio liégeois. Mais attention, parler - toujours et uniquement - de logo est très réducteur. Celui-ci n'est qu'une petite pièce du puzzle. Des murs couverts de cartes géographiques, des couleurs affectées à certaines zones de territoires, des papiers collés çà et là… Non, nous ne sommes pas dans l’antre d’un chef de guerre, mais dans les bureaux du studio de graphisme Synthèse, situé à Liège et piloté par François Bodarwé Biologiste de formation ayant bifurqué plus tard vers le graphisme, ce Liégeois s’intéresse depuis plusieurs années à l’identité des territoires. « Lors de mon mémoire en botanique, j’ai réalisé durant plusieurs mois une étude de terrain et un plan de gestion d’une grande réserve naturelle proche de Bütgenbach. Cette manière de travailler reste gravée en moi. De nombreux éléments structurent en effet l’identité d’un territoire, à commencer par son histoire, sa situation géographique, son économie, son folklore, … Il en ressort qu’un logo s’insère alors dans tout un système communicationnel cohérent. » Pour donner corps à cette passion pour les travaux en identité territoriale, le studio Synthèse a entamé, depuis 2013, une collecte systématique des logos, slogans, blasons, homepage internet, chiffres de population, superficie... des 262 communes wallonnes.

Connaissez-vous Urbi-sur-Jeuse, la 263ème commune wallonne ? Ces recherches sur la Wallonie s’accompagnent de la découverte d’autres villes. « J’aime me mettre dans la peau du visiteur pour vivre l'expérience d’une ville.

Le studio Synthèse collecte systématiquement les logos, slogans, blasons, homepage internet, chiffres de population, superficie... des 262 communes wallonnes

J’ai ainsi arpenté les rues de Hamburg, Antwerpen, Lyon, Strasbourg, Amsterdam, Mechelen, Hasselt, Aachen… J’observe les signes de présence de leur histoire, le logo, les outils de communication graphique, les aménagements urbanistiques, l'accueil et l'information touristiques. Il est important d’analyser sur le terrain ce qui se passe ailleurs ». Pour l'Union des Villes et Communes, François Bodarwé donne la formation sur l’identité territoriale et, dans ce cadre a mis au point un atelier/jeu de co-construction de mise en œuvre d’une communication territoriale. « Le jeu s’appelle Urbipoly et fait travailler les participants sur un cas fictif, la 263eme commune wallonne : Urbi-sur-Jeuse, la région où coule la Jeuse, avec ses villages d’Urbymont, Urbival, Urbister. Au terme de l’atelier, les participants ont une meilleure

connaissance de la méthodologie à suivre pour repenser leur identité, ils ont une idée du timing, des acteurs à impliquer dans la dynamique, etc. ».

Sept conseils pour mettre en œuvre une nouvelle identité Bien sûr, chaque ville ou commune a ses caractéristiques et contraintes spécifiques. Ceci dit, au fil des ans, François Bodarwé a pu relever des constantes dans la méthodologie. Voici donc quelques-uns de ses conseils pour mettre en œuvre une nouvelle identité territoriale (nous partons du principe que le marché public a déjà été attribué): 1. Réunir les acteurs locaux Il s’agit d’identifier les décideurs et les rassembler dans un Comité de Pilotage. Concrètement, ce Comité inclut le politique

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© Laurent Gélise

Les ateliers participatifs facilitent l’appropriation de la nouvelle identité en gestation ©Laurent Gélise

(le ou la Bourgmestre), l’administration (Direction générale), le service communication, mais aussi les principaux acteurs du tourisme, de la culture, du commerce, l’agence de développement local… Leur rôle ? Porter la démarche au plus haut niveau, dégager les ressources humaines et budgétaires nécessaires, et surtout prendre des décisions, le moment venu. Et ensuite, veiller à faire appliquer dans le temps la nouvelle image. 2. Rassembler les supports de communication existants Bulletin communal, signalétique, papiers à en-tête, cartes de visite, véhicules communaux, site internet, réseaux sociaux, brochures … Comment la ville communique-t-elle actuellement ? Cet audit des supports existants permet souvent de révéler des doublons et des incohérences. La nouvelle identité devra gommer tous ces défauts ! 3. Visiter le territoire Pour mieux appréhender le territoire, de nombreuses visites de terrain s’imposent, en voiture et à pied. Il faut aussi veiller à faire ces visites à différents moments – en journée, en soirée – et varier les jours de la semaine. Un quartier commerçant, par exemple, ne présente pas le même visage un dimanche matin ou un samedi aprèsmidi. Ces visites s’accompagnent de prises de notes et de photos afin de nourrir le champ d’analyse.

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4. Collecter la vision des usagers Pour mieux connaître le ressenti de la population par rapport aux points forts et aux points faibles de la commune, on peut procéder via une enquête. En fonction du budget, cette première prise de contact peut être approfondie par une série d’ateliers participatifs, où des acteurs du territoire sont amenés à un exercice de cocréation. D’une durée d’environ trois heures, ces ateliers sont souvent porteurs de sens et facilitent l’appropriation de la nouvelle identité en gestation. Ce processus est très pertinent dans le cadre de quartiers commerçants de centre-ville. 5. Elaborer une stratégie Toutes ces étapes préalables permettent de mettre en avant les axes qui vont guider le graphiste dans son travail. Que veut-on mettre en avant ? A titre d’exemples : la ruralité, la proximité d’un fleuve, le fait d’être constitué de plusieurs villages, l’aspect touristique, un relief ou un patrimoine particulier, des traditions bien ancrées… 6. Définir des axes créatifs Nous y voici ! C’est à ce stade, au terme d’un important travail d’analyse et de diagnostic, que le graphiste commence à traduire la stratégie en axes créatifs qui vont guider la création. Les premiers visuels prennent forme, les éléments de typographie et de couleurs sont testés et discutés en Comité de Pilotage. Viennent ensuite les mises au net des esquisses, puis

les déclinaisons : identités de du CPAS, des services ou de quartiers, slogan, élaboration des différents supports, etc. La mission se termine souvent par le développement d’une charte graphique qui sera le mode d’emploi de la nouvelle identité. 7. Se faire accompagner par le créateur Une fois l’identité lancée, le travail d’implémentation des nouveaux logos commence. Que ce soit pour des communes dotées d’un service de communication ou non, il est toujours efficace de se faire guider pour le créateur. Un nombre d’heure d’accompagnement peut être inclus dans le marché public pour conseiller sur la nouvelle communication ou produire précisément des supports. Ces prestations sont vite rentabilisées.

Changer son identité ? Les témoignages de Faimes et Binche Bien sûr, le travail ne s’arrête pas à un logo et une charte graphique. Certaines communes décident de mettre sur pied un événement festif pour dévoiler leur nouvelle identité, d’autres jouent la carte de la discrétion. Pour mener à bien l’opération et faire en sorte que tous les publics s’approprient la nouvelle image, un certain suivi s’impose. Ce suivi peut prendre différentes formes : nous en parlons avec deux témoins : Faimes et Binche. Faimes : Véronique Jacques est Directrice générale de cette commune hesbignonne de presque 4.000 habitants. « Fin 2015, nous


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Audit des supports de communication existants, ici pour la commune de Faimes

Binche : Muriel Evrard est responsable Communication et Evénements de la Cité du Gille. « Avec une population de 33 000 habitants, Binche est une ville d’importance moyenne, mais qui jouit d’une notoriété nationale grâce à son Carnaval reconnu par l’Unesco et ses fameux remparts. Or Binche a bien d’autres atouts que son patrimoine et son folklore séculaires. Binche est une ville dynamique, qui va de l’avant et nous souhaitions donc dynamiser notre communication, qui évolue de plus en

plus vers le digital et donc vers le visuel et l'infographie. Jusque-là, nous ne disposions d'aucune identité visuelle, excepté le blason de la Ville au cachet Moyenâgeux. Nous avons donc décidé de lancer en 2018 un marché public qui a été attribué au studio Synthèse pour un budget de 18 000 euros. Les premières réunions de brainstorming ont démarré au début de l'été. Il y a eu ensuite de nombreux allers-retours avec Synthèse, la déclinaison de nombreux fichiers... Le processus a été un peu mis au frigo durant les élections, et enfin nous avons pu montrer le résultat de tout ce travail le 22 janvier dernier.

Binche présentait le 22 janvier dernier sa nouvelle identité visuelle. Les réactions ont été nombreuses et positives

Un simple mail aurait pu suffire, mais nous avons souhaité y associer tout le personnel de la ville et le monde associatif, très présent à Binche. Les réactions ont été très positives et très nombreuses. Nous recevons aussi des demandes d’acteurs locaux qui souhaitent utiliser le logo et ses déclinaisons sur des objets divers. Si j’avais un message à faire passer à des petites communes, même non touristiques, c’est : « lancez-vous et faites-vous entourer par des professionnels, vous verrez ensuite comme ce travail fédère les citoyens et leur procure un incroyable sentiment d’appartenance. »

© Baudouin Paradis

avons entamé un travail sur notre identité car, précisément, nous n’en avions pas. Même pas un blason ! Cette situation provenait du fait que notre commune est issue de la fusion de 5 villages très différents, sans centre. Après attribution du marché public, pour un budget de l’ordre de 5000 euros, le graphiste a fait le tour des entités pour aller à la rencontre des habitants et des acteurs. Nous avons eu ensuite un brainstorming avec le Collège communal. Le logo et les couleurs qui sont sortis de toutes ces réflexions renvoient à différents éléments présents chez nous : le patrimoine, l’architecture romane, les balades, les sillons, la terre... Depuis lors, nous avons un accompagnement de 12 heures par an de la part du graphiste, pour améliorer nos brochures, notre bulletin communal, nos bâches d’annonces d’événements. Ses petits conseils nous aident à garder une logique et une cohérence : mettre un titre à tel endroit, utiliser telle typographie, telle couleur, ça change tout ! »

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LES LAMPES LED, source d’économies pour les communes La Wallonie a décidé fin 2017 le remplacement de l’ensemble du parc d’éclairage wallon par des sources LED, moins énergivores et technologiquement plus efficaces. En tant que gestionnaire de l’éclairage public de 200 communes, ORES doit convertir 455 000 points lumineux par du LED d’ici 2030. Rencontre avec Benoît Houssard, directeur du département technique d’ORES. Quelle est la vision d’ORES pour ce vaste chantier à mener en dix ans ?

Comment vont se dérouler les opérations en 2019 très concrètement ?

Notre motivation est d’offrir un meilleur éclairage public, plus performant au niveau rendu lumineux, moins énergivore, moins cher, en utilisant les technologies les plus fiables. Moderniser les équipements sera aussi l’occasion de lutter contre d’autres problèmes, tels que la pollution lumineuse ou le rendu des couleurs. ORES propose un panel de solutions techniques pour répondre aux souhaits des communes, mais ce sont bien elles qui sont à la manœuvre.

Des contacts ont déjà été pris avec 67 communes concernées par le remplacement des lampes sodium basse pression en 2019. En ce début d’année, nos collègues rendent visite aux responsables communaux afin de valider ensemble les travaux proposés par ORES, les modalités de financement des travaux, les économies d’énergie, etc. Une convention de mise en œuvre sera proposée pour garantir la neutralité budgétaire de l’opération pour la commune, ainsi que la vision globale de déploiement des LED jusque 2029.

Pouvez-vous évoquer quelques réalisations emblématiques récentes ? Nous avons déjà placé près de 45 000 lampes LED au gré des réparations et opérations de maintenance dans les communes que nous gérons. Une partie du piétonnier de Mons est passée au LED. À Namur, la conversion au LED est aussi en cours. Idem à Houffalize sur une partie de la ville basse. Fleurus a mis en valeur le Château de la Paix grâce à ce type d’éclairage, tout comme cela a été fait à Libramont pour un pont de chemin de fer.

Quel est le calendrier des opérations dans les 10 années qui viennent ? Nous avons mis en place un plan décennal qui vise à remplacer plus de 45 500 points d’éclairage par an. Nous avons deux priorités : d’une part, les 100 000 lampes de type sodium basse pression, aujourd’hui obsolescentes et qui seront remplacées dans les 5 premières années et, d’autre part, les 220 000 lampes les plus énergivores afin de réaliser au plus vite le potentiel d’économies d’énergie. Nous procéderons de manière progressive et proportionnée, en fonction de la composition des parcs existants et de manière équilibrée entre toutes les communes.

Dans un premier temps, chaque commune devra valider et accepter l’offre remise par nos services. De février à mai, nous réaliserons les études détaillées des dossiers correspondants et nous remettrons des offres présentant concrètement les économies d’énergie générées. Une fois les offres définitivement acceptées, le placement des 20 000 premières lampes LED pourra débuter – normalement à partir du mois d’août - et il se prolongera jusque fin 2019. Dans les mois qui suivront, nous rencontrerons toutes les autres communes concernées, afin de leur présenter la stratégie de déploiement, l’analyse de leur parc d’éclairage public et une proposition d’offre qui comprendra bien évidemment les modalités financières.

Un exemple de coût pour une commune ? Nous avons imaginé un financement pour le remplacement complet de l’éclairage public en nous fixant comme contrainte que cela ne devait pas coûter un euro de plus ni aux communes, ni aux citoyens. En choisissant des armatures peu coûteuses en entretien et peu gourmandes en énergie, en négociant avec les fabricants des garanties de bon fonctionne-

ment sur de longues périodes, les communes et ORES réaliseront des économies, mobilisables pour ce programme de modernisation. Un exemple, celui de Leuze-en-Hainaut, où la facture va pratiquement être divisée par trois : 4 100 lampes consomment actuellement 750 000 kWh, soit une facture annuelle voisine de 150 000 euros. Après modernisation, la consommation sera ramenée à 287 000 kWh, avec une facture annuelle d’environ 55 000 euros. Le montant global de l’investissement peut s’évaluer à près de 1,1 million d’euros, dont un tiers à charge d’ORES, le solde étant couvert par les économies d’énergie. En général, la commune ne consacrera que 50% de ces économies à la modernisation.

ORES ET L’ÉCLAIRAGE PUBLIC : 200 communes 455 000 points lumineux 45 000 lampes LED déjà installées 170 GWh : consommation actuelle d’électricité globale de l’éclairage public géré par ORES 68 GWh : consommation après passage au LED 21 millions d’euros : perspective d’économie annuelle après le passage au LED


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ELECTIONS : le logement, priorité absolue A quelques mois des élections, l’Union des Villes et Communes de Wallonie vient d’adopter son Mémorandum Logement. Pour ses auteurs, il est limpide que le logement doit être LA priorité absolue de la future majorité régionale pour les années à venir.

« Un Wallon sur quatre vit dans un ménage présentant un risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. Le loyer mensuel moyen dans le privé approche les 600 euros en Wallonie. C’est impayable pour de nombreuses personnes. Qui d’autre dès lors, sinon les opérateurs publics, pour assurer un logement décent pour tous ? » interroge Jacques Gobert, Président de l’UVCW. Bénédicte Poll, Présidente du Comité permanent des sociétés de logement de service public (SLSP) rappelle pour sa part que les SLSP gèrent plus de 100 000 logements d’utilité publique, soit 23 % du parc locatif wallon : « elles offrent ainsi un logement à près de 220 000 Wallons, pour un loyer moyen de 264 euros par mois. »

Une demande qui reste très forte « Toutefois, la précarisation gagne, si bien que le nombre de ménages-candidats locataires à un logement d’utilité publique reste très important, beaucoup trop », tempère Jacques Gobert. « Il est proche de 40 000 ménages, soit environ 90 000 Wallons, en 2018. Ce nombre ne baisse plus ces dernières années, en dépit des efforts des acteurs de terrain pour créer du logement public et/ou capter des logements privés ». Bénédicte Poll résume l’état d’esprit du secteur : « L’image du tonneau des Danaïdes vient à l’esprit, d’autant que

les besoins en termes de logements publics vont s’accentuer à l’avenir, en lien avec l’accroissement démographique (+ 350.000 nouveaux ménages d’ici 2050), le vieillissement de la population, la décohabitation et l’évolution de la composition des ménages. Tout cela va nécessiter une augmentation de l’offre et de nouveaux types de logement. Le risque de précarité aggravée des ménages wallons est réel ». Alors, que faire ? Le Mémorandum Logement adopté récemment par les acteurs du secteur revendique de consacrer l’ensemble des moyens nécessaires afin de mettre sur pied une politique harmonieuse, pérenne et adaptée aux besoins d’intérêt général. La réponse passe notamment par la création massive de logements d’utilité publique et la poursuite des opérations de rénovation en termes de confort, de salubrité et de sécurité et de mise aux normes énergétiques (PEB). Ce qui suppose des moyens financiers considérables, dont les SLSP ne disposent pas, ou pas suffisamment.

souhaitons donc mobiliser l’épargne privée, libérer l’initiative privée (prise en gestion, charges d’urbanisme, etc.), nouer des partenariats avec les acteurs privés, lever ou alléger les contraintes légales qui entravent les partenariats public-privé (PPP) et lancer des projets-pilotes PPP dans un esprit winwin (pondération des charges, partage de bonnes pratiques, etc.). » Cette politique implique d’amplifier les moyens régionaux consacrés au logement public en Wallonie (moyens financiers, accompagnement). Pour l’Union des Villes et Communes de Wallonie, ces moyens doivent prioritairement être consacrés à la rénovation lourde des logements publics existants (salubrité, sécurité, confort et amélioration de la performance énergétique). Ils doivent aussi viser la création massive du logement d’utilité publique.

Le texte intégral du Mémorandum Logement de l’UVCW avec le détail des revendications des SLSP est consultable sur www.uvcw.be

Main tendue au secteur privé « Les SLSP aspirent à davantage de partenariats avec le secteur privé. Car il faut être lucides, devant l’ampleur des défis, elles n’y arriveront pas seules, en dépit de leurs efforts », explique Jacques Gobert. « Nous

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Comment gouverner à l’heure des « GILETS JAUNES » ? En 2016, la victoire du Brexit et de Donald Trump a bousculé les prévisions et les certitudes des observateurs. Aujourd’hui, les règles de gouvernance et de communication politique sont à nouveau ébranlées par les mouvements citoyens. Ils naissent de manière spontanée et échappent à tout contrôle jusqu’à remettre en question la légitimité des corps intermédiaires et les règles de démocratie représentative. citoyens, ils font partie du « système ». Celui qui empêche que le pouvoir change réellement de main. Eux qui ont toujours été à la fois tampons et accélérateurs des contestations, voilà que ces mouvements leur échappent. Comment les représentants des citoyens peuvent-ils reprendre la main sur le temps long de la vision et de l’explication politique, sans être suspectés de récupération de ces mouvements spontanés ? Car ils ne les ont par définition - ni initiés, ni vus grandir. Est-ce que l’usage des réseaux sociaux dans toutes les couches de la société est la raison du problème, comme on l’entend souvent ?

Peut-on encore gouverner avec les réseaux sociaux ?

VINCENT PITTARD Juriste de formation, Vincent Pittard a vite bifurqué dans l’entreprenariat et l’Internet. Il est également chargé de cours à Bruxelles et à Genève sur le thème de l’identité numérique et des réseaux sociaux. Il est l’auteur d’un livre sur l’e-réputation (Edipro, 2018) : www.livre-reputation-internet.com.

Avec un smartphone et Facebook, les citoyens font trembler leurs représentants. La faute aux réseaux sociaux ? Sans doute, mais pas seulement. Entre les mandataires et leurs administrés, les modes d’expression ont changé. Et il est urgent d’acquérir de nouveaux réflexes.

Démocratie directe, participative, citoyenne : un même constat Le mouvement des gilets jaunes a secoué le gouvernement français et fait bouger les lignes politiques. En Belgique, la marche des jeunes pour le climat prend de l’ampleur et suscite les mêmes réflexions. Le citoyen prend la parole, veut influer sur les décisions en se passant de ses représentants qu’il juge en décalage avec ses aspirations.

Les élites autrefois respectées sont aujourd’hui les cibles à abattre Les journalistes, les partis politiques et les syndicats sont les premiers à en prendre pour leur grade car, aux yeux de certains

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Poser la question, c’est constater qu’il existe désormais un puissant décalage entre les règles de gouvernance politique, affinées durant des décennies, et une réalité de terrain qui peut faire émerger en quelques jours d’illustres inconnus au rang de chefs de file, capables de galvaniser et d’inspirer des milliers de personnes. Les projecteurs

médiatiques ne font que leur donner une visibilité et une légitimité supplémentaire. Les réseaux sociaux les transforment en témoins et porte-étendards d’une cristallisation citoyenne dont les représentants élus ne sont alors plus les seuls garants.

Greta Thunberg, 15 ans, égérie de la démocratie citoyenne Qui connaissait, il y a quelques semaines, Greta Thunberg, l'adolescente suédoise qui a initiée les marches de jeunes pour le climat ? A 15 ans, elle vient de livrer un discours magnétique à la COP24, puis récemment à Davos devant un parterre de décideurs médusés par son aplomb : « Vous parlez de croissance économique verte et durable parce que vous avez peur d'être impopulaires ». C’est elle qui a inspiré ces marches de jeunes en faveur du climat dans les rues de nos villes. Elle appelle désormais à une grève scolaire internationale le 15 mars.

Les réseaux sociaux n’ont pas transformé les citoyens en polémistes haineux, mais ceux qui l’étaient déjà, sont devenus tout à coup visibles

Elle préfigure sans doute ce nouveau militantisme d’anonymes qui font  suite de l'article en page 18


COMMENT CONCRÉTISER UNE POLITIQUE D’ACHAT DURABLE et valoriser vos forêts certifiées PEFC ? Papiers, cahiers, enveloppes, étiquettes, crayons, papier toilette, mobilier de bureaux et d’extérieur, poteaux, châssis, planchers, charpente … : pour tous ces achats, les pouvoirs locaux peuvent être exigeants ! Voici comment.

Comment, en tant que pouvoirs local, intégrer les exigences du papier et bois certifiés dans un plan d’approvisionnement ? Voici quelques conseils pratiques. Il est peut-être bon de rappeler qu’en Wallonie, plus de la moitié de la superficie forestière est certifiée PEFC et au niveau des forêts publiques, on atteint 98%. Par ailleurs, une circulaire relative à l’achat de papier à copier ou imprimer y est également d’application. L’origine des fibres joue ici un rôle important, où le PEFC est reconnu. Elle est d’application dans les administrations wallonnes et est conseillée pour les provinces, communes, associations,… situées en Wallonie.

Avant de se mettre au travail Avant toute chose, il est conseillé d’effectuer un inventaire du bois et papier utilisés au sein de votre administration. Vous pouvez aussi procéder à une étude de marché quant à la disponibilité des produits et des fournisseurs. Bon à savoir : les sites www.pefc.be et www. jecherchedupefc.be recensent toutes les coordonnées des entreprises certifiées en Belgique.

Tout commence dans le cahier de charge Commencez par spécifier clairement que vous souhaitez du bois ou papier labellisé PEFC (ou équivalent) dans vos cahiers de charges ou appels d’offres. Vous pouvez aussi renvoyer vers la circulaire d'achat Wallonie. En spécifiant clairement que vous souhaitez du bois ou papier labellisé PEFC (ou équivalent) dans vos cahiers de charges vous valoriser le bois issu de vos forêts et avez la garantie que votre produit provient de forêts gérées durablement et que l’entreprise qui l’a transformé répond aux critères du PEFC en ce qui concerne le suivi du flux du bois.

Et surtout, vérifiez la facture ! « Très souvent, les administrations exigent du papier ou du bois issus de forêts gérées durablement, mais en fait il n’y a pas de vérifications a posteriori », épingle Alice Gerbaux, responsable Communication & Marketing auprès de PEFC Belgium. « Lorsque vous achetez vos produits PEFC chez un fournisseur, le logo PEFC n’est souvent pas apposé sur le produit. Il est donc important de contrôler la facture du fournisseur. » Comment effectuer cette vérification ? Trois éléments doivent être présents sur la facture pour avoir la certitude que les produits demandés seront livrés PEFC : 1.  Le numéro du certificat de Chaîne de Contrôle de votre fournisseur 2.  L’indication claire des produits certifiés PEFC et des produits non certifiés PEFC. 3.  L’indication du pourcentage de matière certifiée PEFC pour les produits certifiés. Encore des questions ? Sachez que PEFC se tient à votre disposition pour de amples informations sur la démarche à suivre pour faire certifier vos forêts communales ou pour intégrer les exigences du papier et bois certifiés dans vos achats. Un guide pratique est également disponible sur le site www.pefc.be.

QU’EST-CE QUE PEFC ? Le label PEFC est un label qui promeut l’équilibre entre les fonctions écologiques, économiques et sociales de la forêt et stipule qu’un produit (bois, papier ou dérivés) provient de forêts gérées durablement. La certification est effectuée par une tierce partie indépendante qui effectue les contrôles en forêts et dans les entreprises.

Quels sont les avantages de la certification PEFC pour ma commune, ma région ? • Tout d’abord la certification PEFC vous apporte la garantie que votre forêt est gérée durablement et est de ce fait plus résiliente face aux enjeux auxquels nous sommes actuellement confrontés. • Ensuite, en optant pour des produits de bois ou papier labellisé PEFC dans vos achats vous faites le choix d’un achat responsable et éthique. • Par ailleurs de par sa forte présence chez nous (92% des forets belges certifiées sont certifiées PEFC) et dans nos pays voisins (91% des forêts certifiées sont certifiées PEFC), nous pouvons déduire qu’en privilégiant des produits labellisés PEFC lors de vos achats en produits bois & papier, vous favorisez le bois local et privilégiez les circuits courts. PEFC présent mondialement permet de s’approvisionner localement. • Pour finir,la certification PEFC permet d’obtenir significativement plus de soumissions pour un même lot de bois et de facto de vendre votre bois plus cher. Une récente étude française réalisée par la Société de la Caisse des Dépôts et Consignations en partenariat avec PEFC Ouest et les Experts Forestiers de France a démontré un effet premium de 3,2 % entre les lots de bois sur pied portant la certification PEFC et les lots de bois de qualité équivalente ne portant pas le label PEFC. Sur une mise à blanc d’un ha, cela représente un différentiel d’environ 900€.


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bouger les foules en s’affranchissant de leurs représentants pourtant élus démocratiquement. Avec les réseaux sociaux, leur voix devient puissante et l’effet boule de neige balaye tout sur son passage.

« La loi de la rue avant la rue de la Loi » Ces mouvements spontanés de contestations citoyennes sont les symptômes de changements plus profonds. Celui déjà bien identifié de la montée du populisme. Donner une réponse simple, voire simpliste à un problème complexe. En tout cas, en pointant du doigt l’inutilité des élites, des technocrates, au prétexte que le peuple a du bon sens et sait ce qui est bon pour lui. Le populisme n’est pas récent. On le retrouve déjà dans des courants politiques contestataires dès la fin du XIXe siècle. Le mot « populisme » est aujourd’hui utilisé à toutes les sauces, presque autant que « fake news » auquel il est d’ailleurs souvent associé. La communication sur Internet a favorisé cette simplification du discours. Résumer une promesse ou une solution à un slogan, une punchline, un titre accrocheur ou un bon mot ne permet pas de développer un récit et une réflexion plus complexe.

Les réseaux sociaux favorisent la contestation, le clivage et l’exacerbation des émotions Mais la montée du populisme dans les discours politiques ne peut pas expliquer à elle seule l’émergence, en quelques années, de ces besoins de démocratie directe. Ce sont les réseaux sociaux qui lui ont donné un immense coup d’accélérateur. Ces outils de transmission de l’information et de la parole sont à la fois planétaires, décentralisés et immédiats. Ils permettent surtout à chacun de faire entendre sa voix, de libérer la parole et les idées. Pour le meilleur et pour le pire. Les réseaux sociaux n’ont pas transformé les citoyens en polémistes haineux ou en lanceurs d’alertes légitimes, mais ceux qui l’étaient déjà, sont devenus tout à coup visibles. Et parfois très visibles car relayés par ceux qui leur ressemblent. Voilà un nouveau paradigme : il est devenu normal et habituel d’affirmer ses idées, ses positions, ses envies, souvent par opposition à celles des autres. Chacun se sent agressé, chacun agresse alors l’autre pour se défendre.

Les discours les plus clivants sont ceux qui sont les plus relayés et qui agrègent des communautés importantes

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Une invasion d’imbéciles ? L’écrivain et philosophe Umberto Eco livre son analyse à l'emporte-pièce

de ce phénomène. « Que pensez-vous des réseaux sociaux ? » lui demandait-on en 2015. «Ils ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel.» Et au journaliste qui lui demandait « Est-ce à dire qu’internet déforme les esprits ? », il répondait : « Il faut juste être armé pour s’en servir. C’est comme un super bolide qu’il faut savoir conduire. Sinon, on va dans le mur. » Une école de conduite sur les réseaux sociaux. En d’autres mots, une éducation aux médias. C’est certainement l’un des chantiers indispensables qui doit continuer à mobiliser les journalistes, les enseignants mais également les parents. Car nous sommes tous à la fois le problème et la solution. Les médias multiplient les initiatives : fact-checking ou programmes à destination des plus jeunes : OUFtivi et Niouzz+ sur la RTBF, Escape news sur France 4. Mais soyons réalistes, il faudra des années avant d’apporter prudence et sagacité à chaque réaction d’internaute. Il faut donc trouver un autre moyen pour reconnecter les citoyens avec le temps long de la parole politique.

Les réseaux sociaux ont libéré la parole et les frustrations Chacun s’offusque de prises de positions marquées idéologiquement, mais


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paradoxalement, les discours les plus clivants sont ceux qui sont les plus relayés et qui agrègent des communautés importantes. Cette tendance se retrouve d’ailleurs de plus en plus dans la communication d’entreprise et le marketing digital : prendre position, choquer pour mobiliser avec soi les convaincus et créer en face une vague de contestation chez d’autres militants. Car ces opposants contribueront malgré eux à la visibilité du message.

La solution ? Adopter les réflexes de la communication de crise Analyser les risques potentiels, définir en temps de paix « qui fait quoi » si une crise survient, identifier et agir dès les signaux faibles, occuper voire saturer l’espace médiatique. Tout cela parle aux communicants de crise. Ce sont sans doute des réflexes qu’il va falloir acquérir pour ne pas perdre pied dans sa communication traditionnelle. 1. Garder la maîtrise du tempo et prendre de l’avance si c’est possible. Il s’agit d’anticiper les contestations éventuelles et de préparer un contre-feu à mettre en place avant que l’incendie ne se déclare. Le pied sur le frein et sur l’accélérateur en même temps avec une prise de pouls permanente de l’opinion publique. 2. Face à une contestation émotionnelle, une réponse factuelle est inaudible. L’émotion doit appeler l’empathie. Il ne s’agit pas de « noyer le poisson » mais bien de faire redescendre la pression pour entamer un dialogue et l’emmener sur un terrain plus propice aux échanges d’idées avec une vision de construction d’un compromis voire d’un projet commun. A toute contestation émotionnelle « On ne nous écoute pas ! », il faut répondre avec empathie « vous avez

raison de nous interpeller, vos remarques sont légitimes. Il faut certainement mettre plus de parole citoyenne aux commandes de l’action politique ». Puis seulement apporter des propositions concrètes « Lundi à 18h, nous invitons tous ceux qui le souhaitent à venir expliquer leurs propositions. Nous devons en ressortir avec 3 propositions concrètes que nous irons défendre au gouvernement la semaine prochaine. » 3. La réponse à une contestation doit toujours être proportionnelle aux enjeux et à la virulence des critiques. Si la réponse est sous-calibrée, la contestation ne prendra que plus d’ampleur car elle ne sera pas à la hauteur de la charge émotionnelle. Effet catalyseur garanti. Si la réponse va bien au-delà des critiques, vous ouvrez la porte à d’autres contestataires qui vont y trouver un effet d’aubaine. Effet boîte de pandore garanti. 4. Créer un socle réputationnel. Si vis pacem, para bellum. « Si tu veux la paix prépare la guerre ». C’est en dehors des périodes d’élection qu’il faut communiquer. Ouvrir le dialogue, montrer l’exemple, montrer des projets réalisés et leurs effets, humaniser et incarner la parole politique avec des actes et des visages. Pour cela, l’Internet et les réseaux sociaux sont des outils parfaits.

Sur Internet, mon image et celle de mon équipe doivent refléter davantage les aspirations de mes concitoyens dans des projets concrets que les lignes directrices mon parti

Pour rester connecté à ses citoyens lorsque la tempête survient, la recette n’a finalement pas changé. A l’approche d’élections, un ou une mandataire politique va aller au contact de ses électeurs. Elle ou il va choisir le lieu le plus adapté : un marché, un rassemblement, une fête de village, un évènement local, dans lequel il y aura plus de citoyens neutres ou partisans que d’opposants. Son équipe aura réfléchi au préalable à des arguments adaptés aux circonstances et aux contestations détectées. Si les sondages montrent des signes de faiblesse, il faut chercher à comprendre à quoi est due sa perte de popularité pour corriger le tir. Sur Internet, les réflexes doivent être les mêmes. La communication sur le Web et les réseaux sociaux, c’est d’abord de la communication.  Analyser mes risques : quels sont les griefs que j’entends le plus souvent concernant mon action ou celle de mon parti ? Cela doit nourrir mes arguments et me permettre de choisir les bons relais.  Comprendre mon écosystème digital : sur Internet, quels sont mes ambassadeurs, mes opposants, les observateurs qui commentent de manière neutre notre action ? Ce sont eux qui vont relayer mon message. Positivement et négativement. Je dois en discuter au préalable avec eux, ils me permettront d’anticiper les réactions de l’opinion publique.  Choisir mes arguments : communiquer ce n’est pas parler, c’est se faire comprendre. On reproche de plus en plus aux mandataires politiques de privilégier les luttes politiciennes au détriment des « vrais questions des gens ». Sur Internet, mon image et celle de mon équipe doivent refléter davantage les aspirations de mes concitoyens dans des projets concrets que les lignes directrices mon parti.

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MOBILITÉ ACTIVE

Quelle place pour le vélo dans nos communes ? Le gouvernement wallon a annoncé à la mi-décembre une enveloppe de plus de 17 millions d'euros pour concrétiser des nouveaux projets en matière de mobilité active au sein de 79 communes wallonnes. La vôtre, peut-être ? L’idée est de finaliser les chaînons manquants du réseau cyclable afin de densifier le maillage des voies réservées à la mobilité. « Cela se traduit notamment par la réalisation de chaînons donnant accès à des zonings, des centres sportifs, des gares et d'autres lieux de vie concentrant potentiellement de nombreux cyclistes », a souligné le Ministre de la Mobilité, Carlo Di Antonio. « Cet investissement semble conséquent, mais il est au final assez faible en regard de ce qui est dépensé pour le vélo par les régions environnantes, et en comparaison des dépenses consenties pour les autres modes de transport en Wallonie », regrette Luc Goffinet, du GRACQ – Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens. Cette dépense représente en effet 5 euros par an et par habitant pour les modes actifs, là où les aéroports wallons reçoivent 28 euros par an et par habitant, les TEC 130 euros, et les projets routiers bien plus encore. On est donc loin des sommes dépensées en Flandre (100 millions d’euros par an pour les seules infrastructures cyclables), voire aux Pays-Bas (400 millions). « Nous regrettons aussi le saupoudrage de moyens sur 79 communes, qui ne permet que le financement de petits projets. Mais pas des

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investissements plus conséquents là où le potentiel vélo est le plus élevé (noyaux urbains par exemple). Idem pour la politique RAVeL, dont certains maillons restent plus touristiques qu'utilitaires », souligne Luc Goffinet. Tout est donc une question de point de vue… Suivant la manière dont on aborde la thématique du vélo dans les communes, on peut y voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. « La part modale du vélo est aujourd'hui de 16% en Flandre contre 2% dans une ville comme Liège. Ces chiffres annoncés par VIAS témoignent du potentiel de ce mode de transport », relève pour sa part Julien Jamar, fondateur de Kameo Bikes, une entreprise spécialisée dans la mobilité urbaine. « Un déplacement sur 4 en voiture est fait pour moins de 5 kilomètres. Que cela soit pour se rendre au travail, déposer quelqu'un ou simplement faire du shopping. Une telle distance est clairement à la portée de beaucoup de monde en vélo. » Les professionnels du vélo en sont convaincus : les villes et les communes vont bouger sur cette thématique. Beaucoup d’acteurs veulent réduire la place de la voiture dans l’espace public. Le fait que toutes les dépenses liées à la mobilité douce soient déductibles à 120% est notamment, un puissant incitant.

BIENTÔT DES AUTOROUTES POUR VÉLO EN WALLONIE ? Une autoroute pour vélo est une piste cyclable rapide permettant de faire des trajets longs autour d’une dizaine de kilomètre ou plus - et qui relie différents réseaux de pistes cyclables entre eux. Une autoroute pour vélo doit être large, pour permettre le dépassement entre cyclistes, et dissociée du réseau routier afin de subir un minimum d’intersections (construction de tunnels ou de ponts). Les plus abouties des autoroutes vélo bénéficient même d’aires aménagées proposant du matériel de dépannage et des zones de repos (source : cyclable.com). La Wallonie ne dispose d'aucune autoroute pour vélos, alors qu'elles fleurissent aux Pays-Bas, au Danemark, en Allemagne… et en Flandre. L'autoroute pour vélo qui relie Leuven à Bruxelles, par exemple, est la plus fréquentée de Flandre. Et la Wallonie ? « Nous voulons créer, notamment, une série d’autoroutes vélos à travers la Wallonie, avoir des axes principaux qui permettent de faire la liaison entre les villages, les gares les plus importantes, des capacités de stockage des vélos dans les gares et toute une série d’autres projets liés à ces moyens considérables », expliquait Carlo Di Antonio au Parlement wallon en septembre 2018.


Maître de l’ouvrage : CPAS. Maître d’œuvre : Ledroit-Pierret-Polet architectes / Pigeon-Ochej Paysage

Tirer l’architecture publique

VERS LE HAUT

Qu’ont en commun la crèche d’Habay-la-Neuve, la place du Trieu à Courcelles, le cinéma Palace à Bruxelles et le Centre Adeps de la Fraineuse à Spa ? À un stade ou à un autre, ces quatre projets ont fait appel à la Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Garantir la qualité architecturale dans les bâtiments et espaces accessibles au public est une des missions de la Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles. En place depuis 2007, la petite équipe entend favoriser une architecture de création, en intégrant performances environnementale et énergétique, et en ayant recours aux disciplines associées à l’architecture que sont le paysage, le design mobilier et signalétique, la scénographie, etc. Bouwmester, vous connaissez ? Comment agit la Cellule ? « À l’instar du Bouwmester dont la fonction est bien connue en Flandre, nous accompagnons les processus de mise en œuvre des marchés de désignation des concepteurs », explique Chantal Dassonville, qui pilote la Cellule. «  Notre accompagnement débute idéalement très en amont du projet, ce qui aide à partir d’une base claire. Nous aidons dès la rédaction des programmes, nous identifions les contraintes, nous veillons à mettre en place des conditions favorables au bon déroulement de la mise en concurrence des équipes,  etc. L’objectif est de conférer aux bâtiments de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à ceux qu’elle subventionne ou dont elle accompagne la conception, une valeur d’exemple pour la collectivité. » Jurys indépendants mais stimulants Une des difficultés de l’architecture est que l’on parle de conception, et que celle-ci inclut un jugement de valeur. « On dépasse une évaluation qui se baserait sur le seul prix d’un bâtiment ou d’une réalisation. Dès lors se pose la question de ‘comment juger’ », souligne Chantal Dassonville. C’est pour répondre à cette difficulté que la Cellule archi met énormément d’énergie dans la mise en place de jurys. En accord avec le maître d’ouvrage, ceux-ci associent toujours des représentants des parties prenantes, mais aussi des personnes indépendantes. Par

exemple, s’il s’agit d’un théâtre, le jury intégrera une personne ayant une expérience dans ce domaine. Dans tous les cas, le jury comprend au moins la moitié d’architectes. Le jury est appelé à se réunir deux fois : une première fois pour examiner les candidatures reçues suite à l’appel à candidatures et établir une « short list » de 3 à 5 équipes qui recevront le cahier des charges complet. Ces équipes déposeront alors un projet qualifié de pre-esquisse, qu’elles seront amenées à venir défendre oralement lors de la deuxième réunion du jury. Pour ces esquisses, qui représentent des centaines d’heures de travail, la Cellule archi demande au maître d’ouvrage de dédommager les auteurs. « Vient alors l’attribution du marché d’architecture à une équipe. Pour le maître d’ouvrage, l’avantage de cette formule avec jury est de déjà disposer d’un projet assez concret. On ne part pas de rien, même si à ce stade les évolutions sont souvent encore nombreuses », précise Chantal Dassonville. Accompagnement à la carte Précision  : la Cellule architecture ne se fait bien sûr pas rémunérer pour son service, qui relève de sa mission de service public. Par contre, l’éventuel dédommagement des candidats non retenus est à la charge du maître d’ouvrage. Tous les opérateurs publics, quel que soit leur statut, peuvent (il n’y a pas d’obligation !) faire appel à la Cellule dans le cadre d’un nouveau bâtiment public, ou d’un nouvel aménagement paysager, d’une transformation ou d’une extension. L’accompagnement est à géométrie variable : de « A à Z » ou pour une simple relecture des documents du marché, par exemple. «  Des opérateurs privés peuvent aussi nous contacter, dans la mesure où ils bénéficient de subventions publiques pour réaliser un projet. Je pense à des Clubs sportifs ou par exemple l’extension du théâtre de l'Ancre à Charleroi. »

Il n’y a pas de petits projets : Habay-laNeuve, Hamoir, Grâce-Hollogne, Walcourt… Il n’y a pas non plus de critère de taille, les demandes d’accompagnement peuvent très bien venir de maîtres d’ouvrage de moyenne ou petite taille, tant en milieu urbain que rural. « A ce sujet, j’ai un coup de cœur pour le projet de crèche de 30 places dans la commune d'Habay-la-Neuve. Celle-ci a fait montre d’un engagement spontané dans un processus qualitatif, au même titre que des communes comme Hamoir, Grâce-Hollogne ou encore Walcourt. Cela nous conforte dans notre conviction qu’il n’y a pas de petits projets », se réjouit Chantal Dassonville. Walcourt, aménagement du site Brichart (crèche, logements et espaces publics), 2016-en cours

UN GUIDE PRATIQUE EN 9 ÉTAPES La Cellule architecture a mis au point une série de documents type réunis dans un guide pratique : choix de la procédure, cahier des charges, ligne du temps, organisation du jury, trame pour la pré-analyse des dossiers, exemple de PV de sélection et d’attribution, etc. WWW.MARCHESDARCHITECTURE.BE


MAGAZINE POUVOIRS LOCAUX

RENDRE LE CITOYEN ACTEUR DE SON TERRITOIRE ?

Présentation de huit outils participatifs Comment s’ouvrir à l’innovation citoyenne et à la créativité urbaine pour soutenir la transformation de nos territoires ? De quelle façon nos communes peuvent-elles mobiliser leurs citoyens ? Présentation de huit outils pour inspirer les pouvoirs locaux.

puisque, comme l’événement sportif, un Hackathon demande un travail intense, sur une très courte durée, généralement le temps d’un weekend. Le Hackathon pour but de favoriser la résolution créative de problématiques prédéfinies en un laps de temps limité.

SMART CITY - LE GUIDE PRATIQUE TOME 2

COMMENT RENDRE LE CITOYEN ACTEUR DE SON TERRITOIRE ?

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Pour inspirer les pouvoir locaux et guider les réflexions, le Smart City Institute a décidé de présenter, dans un Guide paru en septembre dernier, huit outils participatifs qui font la part belle aux nouvelles technologies, choisis pour leur côté à la fois innovant, fédérateur, mais aussi leur réplicabilité et les résultats probants qu’ils ont déjà générés sur d’autres territoires.

Agir plutôt que subir Dorénavant, de nombreux citoyens souhaitent agir plutôt que de subir les dynamiques globales qui impactent leurs espaces de vie. De leur côté, les communes sont de plus en plus conscientes de l’importance de placer le citoyen en tant qu’acteur plutôt qu’utilisateur, afin d’aider le territoire à fixer ses priorités et à développer ce qui serait le plus bénéfique pour ses habitants. Le choix des huit outils se base sur la littérature scientifique existante et sur les pratiques développées par plusieurs villes de par le monde. Il s’agit d’exemples de projets et d’approches ayant pour objet la mise en place et/ou l’amélioration d’un dialogue direct entre un gouvernement local et ses citoyens. La finalité de ces pratiques reste cependant constante : une meilleure compréhension de la réalité de chacun et une implication plus en amont du citoyen dans les projets de développement du territoire.

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L’Open Data

L’Open Data, ou l’accès aux données publiques, permet aux individus et aux organisations d’acquérir de nouvelles connaissances, de mettre au point des innovations qui amélioreront la qualité de vie de chacun, et de contribuer à une meilleure diffusion de l’information à l’échelle d’un pays et entre les Etats. Le Guide cite notamment l’exemple de Rennes, la première ville en France à avoir rendu ses données publiques de façon totalement décentralisée et autonome. En effet, en 2010, elle devient pionnière en libérant des données publiques issues de son réseau de transport (horaires en temps réel, état des routes, etc.). Cette démarche de la ville de Rennes, concrétisée par l’ouverture du portail data.rennes-metropole.fr, recense des données actualisées chaque semaine, provenant de plus de 1 500 organismes publics et associatifs locaux.

Un des premiers concours d’innovation citoyen à avoir vu le jour aux États-Unis, est le « Apps for Democracy » lancé en 2008 à Washington. Apps for Democracy a depuis lors inspiré des mouvements similaires dans plus de 50 pays et villes du monde entier.

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Le crowdsourcing

De manière générale, le crowdsourcing est défini comme « le fait de faire exécuter une tâche spécifique par une foule d’internautes plutôt que par des individus sollicités de manière traditionnelle, comme les employés des entreprises ou les entrepreneurs. »

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Le Hackaton

Le mot Hackathon provient de la contraction entre deux mots anglophones : Hacker, qui évoque une personne qui modifie des programmes informatique pour apporter de nouvelles fonctionnalités et le mot Marathon,

Le Guide évoque le cas du projet lancé en 2015 par la maire de Paris, Anne Hidalgo. Intitulé « Réinventons nos places », cette consultation avait pour but de réaménager 7 grandes places de Paris de manière à ce qu’elles correspondent au mode de vie des usagers. Cette consultation citoyenne s’est déroulée selon les principes légaux y référant et a été suivie par la mise en place de collectifs citoyens invitants à la cocréation.  suite de l'article en page 24


CENTRE DE RECHERCHES ROUTIERES Votre partenaire pour des routes durables Le CRR est à vos côtés, pour tous vos projets, depuis la conception jusqu’à l’entretien, en passant par l’exécution, le contrôle et l’exploitation. Environ 90 % des routes belges sont des routes communales. La gestion du patrimoine routier incombe donc aux services communaux et aux responsables politiques. L’exercice s’avère souvent complexe. Généralement, il s’agit d’un patrimoine routier de grande ampleur, dont l’histoire remonte loin dans le temps. Le patrimoine routier dans son ensemble doit recevoir l’attention qu’il mérite. De plus, il faut, avec un budget souvent limité, satisfaire aux exigences en vigueur en matière de sécurité, de confort et de durabilité tant technique que sociétale. Depuis 1952, le Centre de recherches routières (CRR) concentre ses activités sur l’innovation, la qualité et la durabilité en construction routière, depuis la conception jusqu’à l’entretien et la réparation, en passant par l’exécution, le contrôle et l’exploitation. Pour ce faire, le Centre réalise de la recherche collective et spécifique dont elle partage les fruits avec les constructeurs et les gestionnaires routiers communaux et régionaux. Ce partage prend la forme d’assistances, d’informations et de formations. Vous avez besoin sur le terrain d’une solution pragmatique? Nos conseillers offrent une assistance technique impartiale et indépendante sur tous les sujets appartenant aux domaines de compétence du Centre et sous différentes formes: réponses données par téléphone,envoi de documentation, visite sur site, essais complémentaires en laboratoire, participation à des réunions ou

étude de dossiers. Nous sommes accrédités pour des essais sur enrobés, liants bitumineux, fillers et béton. Nous disposons de l’équipement nécessaire pour l’auscultation routière ou encore les comptages de trafic. Nous mettons aussi des logiciels à la disposition de la communauté routière, notamment pour la formulation des enrobés et pour la conception des pavages drainants. Grâce à ces contacts directs, nous pouvons identifier des sujets nécessitant de la recherche nouvelle ou plus spécifique, lorsque des aspects ou des questions reviennent de manière récurrente. assistance@brrc.be Vous êtes à la recherche d’informations spécifiques pour un projet d’infrastructure particulier? A travers nos publications (codes de bonne pratique, synthèses, comptes rendus de recherche, méthodes de mesure, fiches d’information, Bulletins CRR et Dossiers), nous vous transmettons des informations actuelles sur les matériaux, les techniques et les méthodes de travail de manière rapide et ciblée. Celles-ci peuvent être téléchargées à partir de notre site web. En outre, elles sont envoyées gratuitement aux membres ressortissants et adhérents. Notre service de documentation offre également une assistance documentaire par la consultation de bases de données nationales et internationales et par l’accès à notre bibliothèque. Le catalogue de notre bibliothèque est disponible pour tous en ligne. publication@brrc.be biblio@brrc.be

Vous souhaitez approfondir un sujet particulier? Par le biais de la Belgian Road Academy, nous dispensons, dans notre auditorium ou ailleurs, des formations générales (par exemple chaque année en hiver, notre cycle de formation triennal) ou bien traitant d’un sujet spécifique (inspection visuelle des voiries et des égouts, par exemple). Des formations peuvent aussi être réalisées sur mesure à la demande du client. training@brrc.be N’hésitez donc pas à faire appel à l’équipe multidisciplinaire du CRR! Quelle que soit la phase dans laquelle se trouvent vos projets, le CRR est là pour vous aider à éviter les embûches et les dépenses supplémentaires qui en découleraient. Mieux vaut prévenir que guérir!

VENEZ NOUS RENDRE VISITE LORS DU SALON DES MANDATAIRES, NOUS SERONS SUR LE STAND 6A51. NOUS VOUS Y ATTENDONS NOMBREUX!

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MAGAZINE POUVOIRS LOCAUX

pour l’usager-citoyen, mais avec ce dernier. Situé à Agueda, ville rurale du Portugal où se concentrent environ 70% de l’industrie portugaise en matière d’éclairage, le Lighting Living Lab a ainsi vu le jour en 2009. Grâce à celui-ci, d’autres initiatives similaires favorisant l’engagement des citoyens en matière d’éclairage urbain ont vu le jour, notamment en Italie, dans la ville de Campodenno.

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fonctionnement du système public. Au sein des communes, le budget participatif est la possibilité donnée aux citoyens de disposer d’une partie du budget public pour mettre en place des projets. Une initiative de budget participatif est née en 2011 à Cascais, une ville portugaise située à 30 kilomètres de Lisbonne. Le budget participatif de 2017 a par exemple permis de financer 27 projets, dont un qui concerne l’installation d’arrêts de bus intelligents.

La plateforme de participation citoyenne

L’un des exemples les plus étudiés en matière de participation citoyenne est la plateforme de participation dite « plateforme digitale ». Ces plateformes sont très populaires et sont souvent utilisées avec des degrés d’implication publique et citoyenne variables, allant de la simple communication d’information à l’autorisation donnée aux citoyens de participer, dans une certaine mesure, à la prise de décision opérée par l’autorité publique. Ainsi, la ville de New Westminster au Canada consulte constamment ses habitants à propos des plans de développement urbain, lors de réunions citoyennes et grâce à sa plateforme de consultation. La ville a demandé le retour des citoyens sur le « Citywide Integrated Stormwater Management Plan » (gestion des eaux de pluie dans la ville) sur une durée de 2 mois, entre octobre et novembre 2016. Ce fut un réel succès et, en 2018, au moment de la finalisation du Guide, la ville consultait à nouveau ses citoyens au sujet de 6 nouveaux projets d’urbanisme parmi lesquels le développement d’un plan de transport public, la réhabilitation d’un vieux site industriel et l’établissement d’un parc pour chiens.

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Le Living Lab

Le Living Lab permet le prototypage de nouveaux services et produits répondant au mieux aux besoins des usagers tout en intégrant ces derniers dans le processus d’élaboration. Il ne s’agit plus de concevoir

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La gamification

La gamification (ou ludification en français) concerne la mobilisation et la mise en œuvre d’éléments ludiques à ce qui ne relève pas du jeu, c’est-à-dire à des situations vraies et « sérieuses ». Elle apporte de l’amusement et, in fine, de la motivation dans un contexte réel. Le Guide relève l’initiative appelée The Fun Theory de la société Volkswagen et créée à Stockholm en Suède en 2009 : un escalier musical ludique et interactif a été installé en une nuit dans la station de métro Odenplan. Le but est d’inciter les passants à éviter les escalators électriques. The Fun Theory a également développé une poubelle « parlante » afin d’inciter les citoyens à les utiliser. En seulement une journée, la poubelle a récolté plus de 72 kilos de déchets, soit 41 kilos de plus que la poubelle classique se situant à quelques mètres.

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Le budget participatif

Né à la fin des années 80 à Porto Alegre (Brésil), le budget participatif est sans aucun doute une opportunité pour réinventer une partie du mode de

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Le crowdfunding

Le crowdfunding, qui peut être traduit littéralement par les mots « financement par la foule », désigne « les pratiques de levées de fonds basées sur la récolte de contributions monétaires venant d’un grand nombre de particuliers et parties prenantes, principalement via l’intermédiaire d’une plateforme en ligne». On parlera le plus souvent de « plateformes de crowdfunding ». Lorsque le crowdfunding est envisagé dans le cadre d’initiatives liées à un territoire particulier et qu’il poursuit un objectif d’intérêt général, le terme de Civic Crowdfunding est alors employé. Le Guide évoque un projet financé à Rotterdam par une campagne de crowdfunding en 2011, et qui a permis de lever la somme de 100 000 euros. Le projet a été lancé par la firme d’architecture ZUS pour construire une passerelle piétonnière en bois afin de connecter une zone délaissée au centre-ville.

COMMENT RENDRE LE CITOYEN ACTEUR DE SON TERRITOIRE ? Smart city, le Guide pratique, Tome 2 Téléchargeable gratuitement sur www.guidesmartcity.be


LA GESTION DES SALAIRES, et bien plus que cela Le saviez-vous ? Dans un CPAS, la masse salariale représente pratiquement 50 % de la masse budgétaire totale. Une gestion budgétaire poussée n’est donc pas un luxe. C’est le raisonnement que tiennent notamment les CPAS de Philippeville et de Soignies. Témoignages. Nous pensons effectuer un travail plus précis et avec d’importants gains de temps à l’avenir

La nouvelle plateforme ne nécessite pas un grand écolage : après 10 minutes d’utilisation, on comprend la logique

Créée en 1987 à l’initiative d’un hôpital de Charleroi, la société SBIM s’est concentrée durant trente ans sur les logiciels à destination des institutions hospitalières, des laboratoires, des polycliniques etc. C’est de manière assez naturelle que le management de SBIM a cherché, il y a quelques années, à accroître son périmètre d’activités. Venant du monde hospitalier, le lien a été fait vers celui des CPAS et des Administrations, avec l’idée de proposer à ces acteurs publics des outils logiciels permettant de gérer toutes les facettes touchant aux ressources humaines. Cette diversification vers les pouvoirs locaux a débuté il y a 4 ans. Elle a démarré avec le plus grand CPAS de Wallonie, celui de Charleroi (plus de 2500 travailleurs), ensuite début 2018 avec celui de Namur (1000), puis plus récemment avec ceux de Philippeville (200), de Soignies (376), la Ville de GrâceHollogne (350) ainsi que la Ville et le CPAS de La Louvière (1750). Généralement, ces structures débutent avec le logiciel « Allyn Pay » pour embrayer, de manière progressive, avec d’autres fonctionnalités proposées pour la gestion des ressources humaines. La suite logicielle appelée « Allyn HR Software » permet en effet la sélection et le recrutement, la description de fonction, la gestion des compétences et de l’évaluation, la formation et le plan de formation, la planification et la mobilité des agents etc. Intuitif et modulaire Cette progressivité est en tout cas le schéma suivi à Philippeville, un CPAS de 200 agents qui gère notamment une maison de repos,

une crèche, un service de repas à domicile, un centre de réfugiés, des accueillantes conventionnées… « Suite à l’annonce de l’arrêt des mises à jour par notre ancien fournisseur, nous avons décidé de changer de solution logicielle. La décision de travailler avec SBIM a été prise dans le cadre d’un marché public à la fin juillet 2018 », explique Claudine Houters, Directrice générale. Le CPAS de Philippeville a décidé de remplacer son logiciel de paie avec Allyn Pay et l'agrémente avec de nouveaux modules pour la gestion des formations (Allyn Training), des descriptions de fonctions, compétences et évaluations (Allyn Skills) et de l'organigramme (Allyn OrgChart). Une période de réunions hebdomadaires, en présence d’Aline Menestres, Chef de bureau et Responsable du service de gestion des ressources humaines et d’une autre employée de ce service, a permis d’organiser le basculement. « La transition a eu lieu à la mi-décembre afin de pouvoir procéder aux premiers paiements nouvelle formule à la fin décembre », détaille Aline Menestres, qui met en avant le côté très intuitif de la nouvelle plateforme. « Elle ne nécessite pas un grand écolage : après 10 minutes d’utilisation, on comprend la logique. Mais ce que nous apprécions, c’est surtout l’aspect modulaire de la solution, qui va nous permettre petit à petit de mettre en place une véritable gestion RH au sens large, incluant la gestion des compétences, des carrières, la mise en place de plans de formation mieux adaptés… ». Précision et gain de temps Le calendrier a été sensiblement le même du côté du CPAS de Soignies et ses 376 agents,

qui gèrent une maison de repos et de soins, une maison d’enfants, une crèche, une cuisine centrale, des services d’entretien etc. Rencontrant également le problème d’un logiciel arrivé en fin de vie, Florence Lamielle, Responsable du Service du personnel, a essayé de voir ce qui se présentait sur le marché. Le logiciel de SBIM a retenu toute son attention. « Suite à la décision de travailler avec eux, prise l’été passé, nous avons réalisé avec leur aide tout le pré-travail de paramétrage. Nous avons implémenté le module des salaires à la fin 2018 et sommes motivés par tout le potentiel des autres fonctionnalités. Le sentiment de l’équipe d’utilisateurs est très bon, nous pensons effectuer un travail plus précis et avec d’importants gains de temps à l’avenir (verdict dans un an...) ». Convaincues de tenir un produit reconnu pour son efficacité et qui procure des gains de temps considérables, les équipes de SBIM présentent leur offre de manière plus large. D’où leur présence au Salon des Mandataires, et ce pour la deuxième année consécutive.

SBIM Avenue Paul Pastur 361 B-6032 Charleroi Tél : +32 (0)71.299 191 Fax : +32 (0)71.299 189 E-mail : info@sbim.be www.sbim.be


UN PLAN CLIMAT pour votre commune ? La transition énergétique s’accélère. Nous savons depuis longtemps déjà que le combat contre le réchauffement climatique et en faveur d’une consommation durable de l’énergie ne peut être gagné que si les communes, les villes, les entreprises et les citoyens y participent aussi activement. Par ailleurs, les finances communales sont gérées au plus serré et les communes sont de plus en plus attentives à ce que leurs investissements soient réellement nécessaires et rentables et qu’ils aient une réelle plus-value sociétale. Une approche adaptée est donc requise. Communes : un rôle central Les autorités locales jouent ici un rôle crucial. Elles souhaitent davantage piloter leur propre production et consommation d’énergie que par le passé, et contribuer à renforcer le soutien sociétal aux projets d’énergie renouvelable. Enfin, de plus en plus elles inspirent, accompagnent et soutiennent leurs habitants dans leur transition énergétique. Une grande majorité des communes de notre pays l’ont bien compris et ont signé la Convention européenne des Maires pour le Climat et l’Énergie Parmi celles-ci, nombreuses sont celles qui ont d’ailleurs déjà établi des plans d’action à cet égard. Vu la multitude de défis, d’outils potentiels et de domaines politiques concernés (énergie, mobilité, aménagement du territoire, pauvreté, etc.), les pouvoirs locaux éprouvent parfois des difficultés à voir clair dans la pléthore de chantiers qui les attendent. Élever les ambitions d’un cran Un plan climat intégré et volontariste, qui aborde toutes les composantes et soupèse toutes les solutions (techniques) possibles, est pourtant essentiel. Cette nouvelle mandature qui commence est l’occasion rêvée de développer cette vision pour les villes et communes ou d’élever d’un cran les ambitions. « Nous voulons être le partenaire multiservices des villes et des communes dans la transition énergétique et leur évolution vers des villes et communes intelligentes. Avec nos différentes entités (ENGIE Axima – ENGIE Cofely – ENGIE Fabricom – ENGIE Electrabel) qui ont chacune leur propre expertise, nous pouvons offrir une large gamme de solutions qui vont de la sécurité à l'énergie renouvelable, la mobilité, les infrastructures sportives aux contrats de performance énergétique », détaille Philippe Van Troeye, Directeur général ENGIE Benelux. L’expérience du terrain ENGIE assiste au quotidien des villes, des communes, des entreprises et des familles dans leur transition énergétique. À titre d’exemple, relevons ces 27 écoles communales et provinciales de la région de Liège qui ont souscrit un contrat de performance énergétique avec ENGIE. L’entreprise va notamment y installer des pompes à chaleur, remplacer des fenêtres par du vitrage à haut rendement, isoler les toitures et les murs extérieurs, et installer des systèmes

de cogénération. Certaines écoles seront également dotées d’un éclairage intelligent et d’un système centralisé de commande des installations techniques. Autre exemple, celui de Wavre, où ENGIE a installé 282 points d’éclairage dotés de lampes LED et de technologies intelligentes. Ainsi, l’installation comporte des détecteurs de mouvements et l’intensité des points d’éclairage peut être adaptée en fonction de l’heure ou lors du passage d’un cycliste. Résultat : une économie d’énergie de 86 %. Relevons encore l’installation de 2 900 caméras de surveillance sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale. La plate-forme IRISnet installée par ENGIE permet un partage aisé des images de vidéosurveillance entre les différentes instances bruxelloises. En tant que partenaire sécurité de Brussels Airport, ENGIE a également installé un système permettant d’identifier les gens grâce à des images de caméras. La police fédérale peut ainsi effectuer du ‘profiling’ préventif. A Namur, ENGIE va équiper la ville d’un réseau électronique capable d’estimer la situation du trafic en temps réel afin d’améliorer et fluidifier la mobilité dans le centre. À Farciennes, ENGIE a installé un système photovoltaïque industriel, qui comporte 390 panneaux solaires et fournit du courant à la maison communale, à l’école maternelle et primaire, ainsi qu’à la salle des fêtes de la commune. Ce système va permettra

pendant toute sa durée de fonctionnement au moins 30 ans - une économie annuelle de près de 14.000 euros sur la facture d’énergie. « Fort de nos expériences en Belgique et à l’étranger et de notre connaissance approfondie des technologies les plus avancées s, nous sommes en mesure d’identifier et d’activer avec vous les leviers que les autorités locales ont à leur disposition pour mener à bien la transition énergétique », conclut Philippe Van Troeye.

1/8

Environ 1/8 des dépenses locales de fonctionnement va à la consommation énergétique des bâtiment

20%

ENGIE Cofely garantit une baisse de la consommation d’énergie de 20 à 25 % selon le bâtiment - pendant la durée du contrat de performance énergétique.

2/3

des habitants sont favorables à l’installation d’éoliennes dans leur commune.


ETHIAS,

un centenaire plein d’avenir Ethias fête ses 100 ans en 2019, nous avons rencontré son CEO, Philippe Lallemand, pour évoquer ensemble le passé… et l’avenir.

Pouvez-vous nous retracer le contexte de sa création, au lendemain de la guerre 14-18 ? En septembre 1919, l'Europe entame sa reconstruction à l'issue de la première guerre mondiale. En Belgique comme dans le reste de l'Europe, l'industrialisation bat son plein sur fond de lutte des classes. Les campagnes sont désertées au profit des villes, et les agglomérations se développent. C’est dans ce contexte que le 25 septembre 1919 précisément, naissait la SMAP (société mutuelle des administrations publiques), une compagnie d’assurance créée par des villes belges de différentes régions et inspirée du modèle des mutualités suisses. Cette société a donc rempli un vide auprès des pouvoirs publics d’après-guerre afin de mutualiser le risque incendie lié aux pouvoirs publics et d’accompagner ces derniers dans leur développement. L’environnement dans lequel Ethias évolue a bien sûr énormément changé en 100 ans : y a-t-il toutefois des constantes ? des valeurs inchangées ? La Smap/Omob, devenue entre-temps Ethias en 2003, a vu depuis 100 ans ses produits et services fortement évoluer pour s’adapter à notre société qui évolue avec : le temps, les nouvelles technologies et les nouveaux besoins. Face au « tout numérique » et à la dématérialisation, la nécessité d’une proximité physique pour bâtir une relation de confiance

est plus accrue que jamais. L’assureur de demain sera « phygital », mélange de contact humain et de digital. C’est le modèle Ethias : assureur n°1 du Direct, du Digital et du Secteur Public en Belgique.

Les valeurs d'une entreprise sont le fondement d'une identité, d'une culture, d'une personnalité. Il en va de sa crédibilité et de sa fiabilité de garder une ligne de conduite, une stratégie forte basée sur des valeurs qui nous sont chères et en lesquelles nous croyons. Nous pouvons les résumer ainsi :  Nous avons toujours placé et nous placerons toujours l'humain au cœur de nos relations.  L'engagement envers nos clients, nos collègues et la société reste à la base de toutes nos actions.  Fidèle à nos origines mutuellistes, le moteur de notre activité reste la satisfaction du client et la proximité que nous entretenons avec eux.  Notre enthousiasme nous pousse à toujours aller de l'avant et à nous adapter à chaque situation, rien n'est jamais acquis.

Nous simplifions l'assurance depuis un siècle, et nous sommes fiers d’être le partenaire de proximité sur lequel nos clients peuvent compter. Nous tenons à garder cette position pour les années à venir. Identité et ancrage belge : est-ce important ? C’est très important et évident au vu de notre position d'assureur naturel de référence créé par et pour les Collectivités publiques belges depuis un siècle. Nos clients et partenaires sont belges, issus de Wallonie, de Flandre, de Bruxelles et de la Communauté germanophone. Nous aussi, et nous en sommes fiers. Cet ancrage est accentué par l’identité de nos actionnaires puisqu'Ethias est détenue à 31,66 % par l’État fédéral, 31,66 % par la Région wallonne, 31,66 % par la Région flamande et 5 % par les anciens actionnaires mutuellistes (principalement les villes et communes). Nous prenons aussi très à cœur notre rôle dans la sécurité sociale belge (partenariats avec les hôpitaux, pensions du 1er pilier, accidents du travail…) ainsi que dans les services et produits que nous offrons dans le cadre des soins de santé, pensions, accidents du travail, mobilité... Lors de nos enquêtes de satisfaction auprès de nos clients, cet ancrage belge est d'ailleurs souvent cité et apprécié.

Quels sont les principaux défis pour Ethias ? Leader de l’assurance en Belgique, Ethias ambitionne de renforcer sa position de :  1er assureur direct en augmentant sa part de marché et son attractivité sur les nouvelles habitudes de consommation  1er assureur du secteur public en renforçant notre partenariat de proximité avec les collectivités  1er assureur du digital en tirant constamment profit des forces du digital et des innovations au bénéfice de ses clients.

CHIFFRES CLÉS 2017 : Chiffre d’affaires global : € 2 484 M Dont Assurance Non-Vie : € 1 334 M Dont Assurance Vie : € 1 150 M Nombre de contrats : 2,3 millions Nombre d’assurés particuliers : 1,2 million Points de vente : 42 bureaux régionaux, 2 Customer Centers et site web Nombre de salariés : 1 799 (fin 2017) Force de vente : 200 conseillers dans les bureaux régionaux, 43 inspecteurs pour les collectivités et entreprises et 70 agents dans les Customer Centers Total Capitaux propres : € 1 122 M Actifs sous gestion : € 16 256 M (investissements + branche 23 + cash)


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Vous avez développé un projet dans le domaine du développement durable

ET SOUHAITEZ LE METTRE EN LUMIÈRE ? En tant que citoyen, entreprise, institution, ou association, participez à la 14ème édition du Prix belge de l'Energie et de l'Environnement en vous inscrivant sans tarder dans l'une des 6 catégories. Vous remportez peut-être l’un des Awards lors de la prestigieuse cérémonie le 6 juin prochain à Tour & Taxis. Les catégories 2019 En s’inspirant des nouvelles tendances et des projets présentés ces dernières années, le Prix 2019 propose les catégories suivantes :  SUSTAINABLE EDUCATION AWARD  SUSTAINABLE MOBILITY AWARD  SUSTAINABLE ENERGY AWARD  SUSTAINABLE BUILDING AWARD  CIRCULAR ECONOMY AWARD  SUSTAINABLE FOOD AWARD

La cérémonie de remise des Awards Les différents trophées seront remis aux lauréats par nos partenaires lors de la cérémonie prévue le 6 juin 2019 au BEL, sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles, en association avec la Journée mondiale de l’Environnement, instaurée par les Nations Unies. Lors de cette prestigieuse soirée, les meilleures démarches seront récompensées devant la presse et de nombreux représentants du monde politique, économique, scientifique, et associatif.

Un concours ouvert à tous Depuis 2006, le Prix belge de l’Energie et de l’Environnement a rendu hommage à plus de 2.400 Belges qui, à titre individuel ou via leurs organismes, contribuent de manière exceptionnelle à la construction d’un avenir durable à l’échelle locale, régionale et nationale. Le concours s’adresse à tous les porteurs de projets durables : citoyens, entreprises, institutions, associations, villes et communes, écoles et universités, …

Un engagement pour les générations futures Si nous sommes nombreux à agir, à relever le défi et à nous engager, encore faut-il faire savoir et faire connaître ces initiatives pour notre bien à tous. C’est ce que vous propose le Prix de l’Energie et de l’Environnement. Fort de ses partenaires de choix, de ses nombreux soutiens et d’une très large médiatisation, le Prix vise à :  faire découvrir les réalisations des citoyens, des entreprises, des villes et communes, des institutions et du secteur non marchand dans les domaines du développement durable,  stimuler les initiatives positives et reproductibles,  faire connaître les « success stories ».

VILLES, COMMUNES, INSTITUTIONS, ASSOCIATIONS, ... : SOYEZ NOS AMBASSADEURS ! Une valorisation unique pour les projets durables réalisés dans votre entourage, et un échange garanti de bonnes pratiques dans le domaine de la protection de l'environnement ! Contribuez à la promotion des enjeux durables auprès de vos entités et réseaux

Vous pouvez aussi concrètement soutenir le Prix en invitant vos propres réseaux (citoyens, entreprises, commerces, écoles, crèches, associations,...) à s'inscrire et valoriser ainsi leurs initiatives. Comment faire ?

Tout simplement en relayant l’appel à candidature via vos supports de communication : site internet, réseaux sociaux, bulletin communal, newsletter…. Soyez-en récompensé !

Afin de vous remercier de votre soutien, nous ajouterons votre logo à la liste de nos soutiens visibles sur notre site et sur écran géant, lors de la cérémonie de remise des Awards à laquelle vous serez bien sûr conviés. Toutes les infos sur : info@eeaward.be - 0475 73.85.20

DEVENEZ PARTENAIRE DES EEAWARDS 2019 LES ENTREPRISES/INSTITUTIONS ONT DE PLUS EN PLUS CONSCIENCE DE LEUR RÔLE ET DE LEUR RESPONSABILITÉ FACE AUX ENJEUX DU DÉVELOPPEMENT DURABLE. MAIS ELLES SAVENT AUSSI QU’ELLES NE PEUVENT AGIR SEULES … Votre entreprise/institution met au cœur de ses préoccupations le respect de la planète et souhaite contribuer aux enjeux du développement durable ? Devenez partenaire du Prix belge de l’Energie et de l’Environnement 2019 et profitez de sa communication positive ! Le mécénat vert a un impact considérable, en matière d’image, auprès du public, des clients et partenaires. Nous envisageons le mécénat non comme un simple don d’argent unilatéral mais bien comme une démarche collaborative. Nous avons besoin de forces vives pour poursuivre notre action ! Infos : info@eeaward.be - José Piron : +32 475 73 85 20

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De g.à d : Grégoire Dallemagne, CEO de EDF Luminus - José Piron, Président des EEAwards, Anne-Julie Lambion, Vice -Présidente des EEAwards - Gunter Pauli, Invité d’honneur du Prix 2018, Professeur José Smitz de l’ULIège, Vice-Président du jury


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ILS ÉTAIENT PARMI LES NOMINÉS ET LAURÉATS DE L’ÉDITION 2018 DU PRIX BELGE DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT.

VOICI LEURS PROJETS DURABLES !

CovEvent, une jeune startup belge, lance son service permettant d’organiser facilement le covoiturage vers les soirées, festivals, concerts et rencontres sportives. Grâce au site et à l’application, on peut s’inscrire gratuitement sur une carte interactive pour proposer ou demander une navette.

L’objectif derrière la plate-forme est de permettre aux participants d’arriver et de rentrer facilement d’un événement, notamment grâce au covoiturage. Pour se faire, ils peuvent s’inscrire gratuitement sur la carte interactive propre à l’événement, sur le site ou l’application. Ainsi, le système développé optimisera la mobilité autour de ces événements et évitera les récurrents problèmes de parking et d’accessibilité. De plus, cela donne l’opportunité aux organisateurs de drastiquement réduire leur empreinte écologique ainsi que de véhiculer une image positive, jeune et verte auprès de leur public. L’application a ainsi été récompensée en tant que lauréat de l’édition 2018 du Prix Belge de l’Energie et de l’Environnement. “Ce prix tente de rassembler de nombreux acteurs de l’éco-système écologique belge, et y arrive avec brio”, selon JeanBenoît Henry, co-fondateur de CovEvent. L’application propose également un contrôle social de la consommation d’alcool sous la forme d’un rapide questionnaire envoyé à chaque passager et conducteur le lendemain de l’événement. Celui-ci permet de définir un indice de confiance pour chaque utilisateur. Nicolas Cognaux, l’autre co-fondateur : “Ce système de contrôle social permet de comparer les utilisateurs entre eux et se révèle très efficace auprès des jeunes. Il a un effet dissuasif quant à la consommation d’alcool des conducteurs qui permet une diminution des risques d’accident.” CovEvent vise à couvrir un maximum de festivals cet été. Dour est leur plus grand partenaire et est le plus grand événement musical de Belgique francophone: l’année passée, le festival accueillait plus de 242.000 visiteurs de toute l’Europe. Mais d’autres événements tels que le Wacolor, les Ardentes et le festival de Ronquières ont aussi été à l’agenda de la jeune entreprise, qui espère bien aider un maximum de personnes à se rendre à leurs événements cet été.

Contact presse : Jean-Benoît Henry - Responsable communication +32 492 85 85 50 - jeanbenoit@covevent.be A propos de CovEvent CovEvent a été fondé en 2016 par Jean-Benoît Henry, étudiant à l’UCL, et Nicolas Cognaux, diplômé de l’UCL, dans le but d’améliorer la mobilité vers des événements de façon responsable et écologique par le biais du covoiturage. Adresse: Sentier de Bomal 4, 1315 Glimes Plus d’informations sur le site : www.covevent.be

L'ÉCO-PÂTURAGE : UNE STRATÉGIE PRIMÉE POUR IGRETEC Suite à l’arrêté wallon du 5 septembre 2013 visant l’interdiction de l’usage des pesticides sur les terrains publics à partir de 2019, les équipes d’IGRETEC ont envisagé différentes solutions pouvant répondre à cette problématique environnementale. Après avoir mené différentes actions comme le fauchage tardif ou encore l’utilisation de plantes couvrantes, c’est en 2017 que l’intercommunale et ses agents ont décidé de mettre en place un projet pilote d’éco-pâturage en accueillant des moutons sur certains sites d’épurations et de pompage. L’éco-pâturage est un mode de gestion d’espaces enherbés qui consiste à faire paître des animaux herbivores tout en prenant des mesures pour respecter l’environnement et favoriser la biodiversité. Ce concept écologique apporte plusieurs avantages. Premièrement, il permet de diminuer l’impact environnemental de la gestion des abords des ouvrages d’épuration, il assure le maintien de la biodiversité et favorise le développement d’une flore et d’une faune plus diversifiées. Ce modèle limite également naturellement le développement d’espèces invasives et diminue les coûts d’entretien tout en ayant un impact sociétal. Le projet réparti sur 10 sites, représentant une surface de 3 Ha, comptabilise une cinquantaine de moutons pour un investissement de 25.000 €. Par le biais des marchés publics, c’est la société Ecopature, située à Farciennes, qui s’occupe du cheptel. Après une grosse année de fonctionnement, le premier bilan est plus que positif. IGRETEC est le premier Organisme d’Assainissement Agréé en Wallonie à avoir installé l’éco-pâturage comme mode de gestion des espaces enherbés aux abords des stations d’épuration de pompage. Grâce à la participation et l’implication des équipes d’IGRETEC, ce projet s’est vu récompensé en étant le lauréat de l’Environment & Energy Awards dans la catégorie Sustainable Water Management en 2018. IGRETEC SCRL Boulevard Mayence, 1 - 6000 Charleroi T : +32 (0)71 20 28 11 @ : igretec@igretec.com www.igretec.com

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Un projet exemplaire de rénovation énergétique des bâtiments du domaine universitaire du Sart Tilman

FRUITCOLLECT, L’ASSOCIATION ANTI-GASPI POUR LES DÉMUNIS En organisant des récoltes de fruits chez les particuliers,FruitCollect lutte contre le gaspillage alimentaire.

Avec l’aide de bénévoles, FruitCollect récolte des fruits non consommés dans les jardins de particuliers. Les fruits sont ensuite redistribués aux personnes dans le besoin via différentes associations partenaires. « En effet, même si le gaspillage est notre raison d’être, ce n’est pas la seule ! » FruitCollect a donc un objet social fort : la mixité et l’intégration de publics « dans le besoin », financier mais pas seulement. C’est-à-dire, un public fragilisé par la vie, la violence, le handicap. Ce sont ces personnes qui bénéficient du fruit des récoltes. FruitCollect s’est lié à une dizaine d’associations partenaires actives auprès de publics précarisés. Afin d'assurer des rentrées financières, une certaine quantité de fruits est transformée et destinée à être commercialisée dans des « structures de changement ». Ces structures sont des coopératives, actives dans la réinsertion professionnelle et sociale et/ou cuisinent à base d’invendus. Mais où exactement ? Belgomarkt, Refresh, Alimentation Géniale, et bien d’autres lieux à Bruxelles. Le modèle fonctionne, en 3 ans l’ASBL a permis de récolter plus de 25 tonnes de fruits dans les vergers de particuliers avec plus de 476 bénévoles. C’est en tout 1464 bénéficiaires de différentes associations qui ont pu jouir de ces denrées récoltées. Le saviez-vous ? Un pommier produit en moyenne sept fois plus de fruits que peut en consommer une famille en un an. Envie de nous rejoindre pour nous prêter mains forte ou nous ouvrir votre jardin ? Rendez-vous sur www.fruitcollect.be Fruit Collect est le lauréat 2018 dans la catégorie Sustainable Food Award du Prix belge de l’Energie et de l’Environnement.

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L’ULiège et le CHU de Liège gèrent un parc immobilier de plus de 100 bâtiments, dont la majorité au Sart Tilman, vaste domaine boisé dont l’aménagement date des années 60 et visait notamment la préservation de ce poumon vert de la région liégeoise. La plupart des bâtiments de la première époque, témoins majeurs de l’architecture moderniste, présentent des qualités patrimoniales et architecturales qui ont valu leur inscription à l’Inventaire du Patrimoine wallon. Après plusieurs années d’occupation, ces bâtiments très consommateurs d’énergie nécessitaient une rénovation lourde respectant leur valeur patrimoniale. Avec le soutien stratégique et administratif du GRE-Liège, l’ULiège et le CHU de Liège ont présenté un ambitieux programme de rénovation énergétique et patrimoniale de 11 bâtiments emblématiques du Sart Tilman auprès du fonds européen pour l’efficacité énergétique (fonds eeef). Á ce projet immobilier s’est greffée également la rénovation de l’ensemble du réseau d’éclairage extérieur du domaine du Sart Tilman (1.500 points lumineux). Sur cette base, le fonds eeef a octroyé en 2014 un subside de 1,5 millions d’euros qui a permis de réaliser les études techniques définissant les interventions optimales pour améliorer les performances énergétiques de ces bâtiments. Sur la base des conclusions, l’ULiège et le CHU de Liège ont entamé un programme de rénovation pour un total de 32 millions d’euros. La plupart des chantiers, débutés en 2017, sont maintenant en passe d’être achevés. Ils engendrent une économie d’énergie finale pour le chauffage de 12.219 MWH/an (-35%) et de 2.823 MWH/an pour l’électricité (- 13%). En matière d’émissions de gaz à effet de serre, les économies sont estimées à 2.718 tonnes d’équivalent CO2 par an. Les interventions concernaient principalement l’isolation thermique des façades, les vitrages et toitures, l’éclairage et l’amélioration de la ventilation et de la distribution de chaleur dans les bâtiments. Les impacts concernent tous les aspects du développement durable, qu’ils soient environnementaux (économies d’énergie, émissions de CO2, réemploi de matériaux), économiques (temps de retour des investissements, création/ maintien d’emplois), sociaux (confort des utilisateurs, réinvestissement du stock bâti existant, santé) ou culturels (patrimoine). Cela fait de ce projet ambitieux un parfait exemple de « sustainable building », d’ailleurs récompensé en 2018 par le Prix belge de l’Énergie et de l’Environnement (nomination dans la catégorie Sustainable Building Award et lauréat du Luminus Premium Partner Award).


Transition énergétique : et si c’était vous ?

Vue aérienne des panneaux solaires installés sur le site de l’entreprise NMC

Si de nombreux clichés circulent sur le climat et son avenir, il en est un qui résiste à toute épreuve : la transition énergétique est l’affaire de tous. Chacun de nous est appelé à prendre ses responsabilités face aux enjeux liés au changement climatique. C’est encore plus vrai pour les entreprises, pour qui la mise en place d’une politique énergétique durable relève non plus d’un greenwashing à la va-vite servant l’image de marque, mais bien d’une nouvelle responsabilité écologique.

objectif ? Implémenter des solutions visant la diminution de la consommation d'énergie et la réduction de l'empreinte carbone. C’est ainsi qu’UCB et Luminus visent la neutralité carbone du groupe pharmaceutique d’ici 2030. L’installation d’une unité de cogénération marque une étape déterminante dans le développement durable de l’entreprise.

La transition énergétique en entreprise, ça veut dire quoi ? L'économie, l'écologie et l'engagement social figurent depuis toujours au cœur des stratégies d’entreprise. Autrefois au service de l’image de marque d’un produit, l’intégration du développement durable dans la stratégie d’entreprise représente aujourd’hui un réel avantage économique et social. En effet, outre les économies qu’elles réalisent sur leur facture énergétique, les entreprises actives dans le domaine de l’écologie et de la performance énergétique sont non seulement récompensées par leurs collaborateurs, leurs clients et la société en général, mais aussi par les entreprises qu’elles approvisionnent et leurs investisseurs. Petites ou grandes, les entreprises ont donc pris conscience que leur contribution à la transition énergétique était indispensable.

L’expertise face à la crise L’efficacité énergétique, oui. Mais par où commencer quand on ne détient ni les outils ni les compétences scientifiques pour mettre en place une politique durable ? De plus en plus d’entreprises et d’institutions font appel aux services de Luminus. Leur

Unité de cogénération installée dans les bâtiments de UCB à Braine l’Alleud

Autre partenariat durable et rentable : l’entreprise NMC (production et commercialisation de mousse synthétique)

et Luminus ont inauguré en 2018 la plus grande installation photovoltaïque de la Communauté Germanophone. Toiture et sols ont été exploités pour permettre l’installation de près de 9000 panneaux solaires. Sivafrost a également frappé à la porte de son fournisseur d’énergie verte Luminus pour optimiser tous les aspects de sa consommation d’énergie. Active dans l’entreposage et le conditionnement de produits surgelés, l’entreprise est par définition une grande consommatrice d’énergie. Résultat ? L’implantation d’une éolienne sur le site de l’entreprise. Des exemples similaires ne cessent de se multiplier aux quatre coins du pays. Portés par des valeurs communes, Luminus et le Groupe François (leader belge et luxembourgeois de la filiale bois) ont ainsi uni leurs forces pour l’installation de centrales de cogénération et trigénération (alimentée par du bois en fin de vie). Désormais, le groupe autoproduit l’énergie nécessaire à la production de près de 2.500.000 palettes de bois chaque année. D’autres projets inédits sont actuellement à l’étude pour pousser le Groupe plus loin encore dans sa responsabilité environnementale.

Prix belge de l’Energie et de l’Environnement 2019 Depuis 2006, le “Prix belge de l’Energie et de l’Environnement” met en lumière les contributions des citoyens, entreprises, institutions et associations belges à la construction d’un avenir durable. Votre entreprise s’est distinguée en matière d’efficacité énergétique ? Faites-le savoir et posez votre candidature avant le 24 avril 2019. Infos et contacts : www.eeaward.be


Votre inspecteur, toujours là en cas de besoin

Ethias, l’assureur n°1 du service public en Belgique Depuis presque 100 ans, vous pouvez compter au quotidien sur l’expertise des inspecteurs d’Ethias. Disponibles, compétents, toujours proches de vous, ils sont vos interlocuteurs uniques pour toutes vos questions d’assurance. Pas étonnant que 98 % de nos clients se disent satisfaits de leur relation avec Ethias ! L’inspecteur Ethias : le conseiller qui vous simplifie la vie. Découvrez notre gamme complète de produits et services sur www.ethias.be/secteur-public Ethias SA, n° d’agrément 0196, rue des Croisiers 24 à 4000 Liège, est une compagnie d’assurance agréée en Belgique et soumise au droit belge • www.ethias.be • info@ethias.be RPM Liège TVA BE 0404.484.654 • IBAN : BE72 0910 0078 4416 • BIC : GKCCBEBB. Document publicitaire. E.R : Vincent Pécasse.

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