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VOTRE MENSUEL SUR L’EMPLOI !

Autoroute pour l’emploi h Ingénieurs et techniciens, des profils

SUPPLÉMENT GARTUIT À LA LIBRE BELGIQUE ET LA DERNIÈRE HEURE - LES SPORTS

très recherchés et une gamme de carrières presque infinie

En partenariat avec : Mensuel Objectif Emploi –Février 2012


CONCOURS vous offre 5x2 places de cinéma UGC Répondez à la question ci-dessous avant le 15 mars et tentez votre chance !

Question : Qui incarne Margaret Thatcher dans le film « The Iron Lady » ?

Question subsidiaire : Combien de personnes auront participé au concours pour le 15 mars à minuit ? Envoyez vos réponses pour le 15 mars à offres-emploi@saipm.com avec vos coordonnées (Nom, adresse, téléphone). Le gagnant sera averti par courrier. Bonne chance à tous !

A NTAL I NTERNATIONAL N ET WORK E x e c u t i v e

R e c r u i t m e n t

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Emploi 3 l Témoignages

| Ingénieurs et Techniciens

STÉPHANIE LECOQ

5 carrières, 5 passions

Ingénieurs et techniciens, des employés qui peuvent parfois être très rechechés mais qui doivent carburer à la passion. Témoignages.

h Ingénieurs

et techniciens, des choix de vie.

h Rencontre avec des professionnels épanouis Antoine Dubois, ingénieur chez IBA Antoine Dubois, 33 ans, est ingénieur industriel de formation. Il travaille chez IBA depuis maintenant 9,5 ans. “J’ai beaucoup changé de postes depuis que je travaille dans cette entreprise. J’ai été interventionniste cyclotron et chef de sites avant d’être chef de projets, le poste que j’occupe en ce moment.” Au sein de l’entreprise pour laquelle il travaille, les postes vacants sont systématiquement proposés à l’ensemble du personnel. “Ce type d’évolution est assez courant chez IBA.” Quoi qu’il en soit, son poste actuel, Antoine Dubois compte bien le garder cette fois : “Avec l’âge et l’expérience qui s’accumulent, il est parfois préférable de conserver sa fonction et de continuer à y

progresser.” Côté formations, il en a quelques-unes au compteur, de quelques jours à chaque fois. Cependant, selon lui, “l’apprentissage se fait à 90% sur le terrain, dans la pratique.”

Stib. “Je suis assistant au responsable de la gestion de projets et de la sécurité depuis bientôt quatre ans. Je m’occupe notamment de la sécurité des infrastructures et du respect des normes de sécurité sur les chantiers.” L’un des points qui le stimulent particulièrement dans son travail au quotidien, ce sont les nombreux projets envisagés par son entreprise. “Il y a toujours des perspectives pour l’avenir. Par exemple, avec la construction d’un nouveau dépôt, on sait que l’on peut être sollicité, c’est gratifiant...” Ceylan Altinok a suivi plusieurs formations depuis qu’il est entré à la Stib, non pas parce qu’il y était obligé, mais parce que, “quand on occupe une fonction et qu’on aime ce que l’on fait, c’est normal de suivre des formations avant même que notre entreprise nous le propose.” Ainsi, compte tenu de la fonction qu’il occupe, “je trouvais important de passer mon brevet de secouriste.”

Pierre-Olivier Van Isacker, électricien chez Ores Pierre-Olivier Van Isacker a 20 ans. Il travaille depuis huit mois chez Ores dans les raccordements électriques. “C’est un métier passionnant, on en apprend tous les jours”, déclaret-il. “On nous propose toutes sortes de formations très diversifiées, en gaz, en électricité... Mais la plus grande partie de l’apprentissage passe par la pratique.” L’année dernière, le jeune homme a participé au mondial des métiers, à Londres, où il a remporté un médaillon d’excellence, ce qui n’a fait que renforcer sa volonté de continuer dans sa branche. “Je tiens toujours à évoluer dans ma vie et au sein de mon entreprise. Dans 10 ans, je me vois bien « maîtrise », à la place de ceux qui me dirigent à l’heure Ababou Yaacoub, ingénieur à la Stib actuelle.” Ababou Yaacoub est ingénieur à la Stib. “J’ai 36 ans, je Ceylan Altinok, technicien suis responsable technique au de maintenance à la Stib A 25 ans, Ceylan Altinok est sein de la Business Unit Maintenance Engineering à la METRO.” Toutefois, il n’en a

pas toujours été ainsi. “Je travaille à la Stib depuis 7 ans. J’ai commencé en tant que coordinateur pour le suivi de la construction des nouveaux métros, les BOAs. J’avais un diplôme de bachelier.” Pendant les trois premières années qu’il a passées dans la société de transports publics, il a suivi des cours pour devenir ingénieur. “Dès que j’ai eu mon diplôme d’ingénieur, j’ai pu changer de poste.” Ce qui lui plaît dans son travail ? “Je me sens impliqué, c’est très important pour moi. Il y a toujours de nouveaux projets, comme le projet d’automatisation du métro bruxellois (Pulsar). On est sûr qu’il y aura du changement, des possibilités d’occuper d’autres fonctions, d’avoir plus de responsabilités...”

Tanguy Caris, ingénieur chez BESIX Tanguy Caris, ingénieur civil en construction chez BESIX, vient de rentrer des Emirats arabes unis. “Cela fait 7 ans que je travaille pour BESIX, d’abord à Dubaï puis à Abu Dhabi.” Il occupe la fonction de Technical Manager. “En fonction de la taille du chantier sur lequel nous travaillons, je peux occuper diverses fonctions : chef de

bureau, Project Manager ou encore Package Manager.” Avant de travailler pour BESIX, Tanguy Caris a passé quatre années dans une ONG bruxelloise et quatre autres dans une autre entreprise de construction. “La possibilité de travailler à l’étranger a été la raison principale qui m’a décidé à travailler pour BESIX... J’ai la bougeotte dans le sang.” Pour le moment toutefois, l’ingénieur envisage de rester au pays : “Il y a deux projets de chantiers en Belgique sur lesquels je pourrais travailler : un hôpital ou une école.” Mais, ensuite, il pourrait bien à nouveau partir vers d’autres cieux...

N.R.

Objectif Emploi. Editeur responsable : François le Hodey, Vice-Président du Conseil : Patrice le Hodey, Directeur général : Denis Pierrard, Réalisation : Sodimco. Publicité : Béatrice Schoefs Corine Loockx (0032 2 211 30 44 - beatrice.schoefs@rgp.be).

SUPPLÉMENT DU MARDI 28 FÉVRIER 2012


4 Emploi l Table ronde

| Ingénieurs et Techniciens

Un ingénieur bien (in)formé en vaut deux h Certaines pénuries se font

ressentir dans les métiers d’ingénieurs...

Méconnaissance des perspectives Courtisés, les jeunes ingénieurs le sont effectivement, mais ils n’ont pourtant pas toujours à l’esprit l’ensemble des opportunités qui s’offrent à eux. L’une des raisons de ce défaut d’information est le manque de contacts entre les entreprises et les universités. “Il y a trop peu de contacts entre les entreprises et le milieu universitaire”, déplore Karine Mynsberghe, Human Resources Director O&D chez IBA, une entreprise spécialisée dans la lutte contre le cancer. “Pourtant, à chaque fois que des personnes de l’entreprise viennent préSUPPLÉMENT DU MARDI 28 FÉVRIER 2012

STEPHANIE LECOCQ

Tous les métiers d’ingénieurs ne sont pas en pénurie, c’est un fait. Mais, quand c’est le cas, notamment dans le secteur de la construction, les jeunes diplômés qui sortent des universités le savent très bien : ils sont en position de force. “Il y a un réel manque de jeunes ingénieurs diplômés dans certains secteurs”, annonce Baptiste Simon, Group Recruitment Manager chez BESIX. “Nous engageons environ 30, 35 jeunes diplômés chaque année, mais étant donné que nous avons de nombreux concurrents dans le secteur de la construction, trouver les bons candidats est loin d’être évident.” Conscients de leur rareté et donc de leur valeur, les jeunes ingénieurs font leur marché : ils consultent les différentes offres d’emploi et se payent le luxe de choisir leur employeur. “Ce n’est pas au jeune de nous convaincre qu’il est bon, c’est à nous de le convaincre qu’il pourrait faire quelques années chez nous, voire une carrière”, complète Baptiste Simon. Et Ludovic Felicani, Recruitment Manager chez AKKA, une entreprise spécialisée dans l’ingénierie et le conseil en technologie, d’ajouter : “Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans un simple processus de sélection des candidats, mais nous sommes vraiment là pour les séduire et leur donner des perspectives.”

STEPHANIE LECOCQ

h Tout bénéfices pour les diplômés de ce secteurs qui se retrouvent en position de force au moment de négocier leur emploi

Karine Mynsberghe, Human Resources Director O&D chez IBA

senter leur métier dans les universités, l’opération rencontre un franc succès..” Selon l’employée d’IBA, “il y a vraiment une demande perceptible de la part des jeunes qui ne savent pas exactement quelles sont les possibilités de métiers qu’ils peuvent faire à la sortie des études.” Cette méconnaissance des réelles perspectives s’explique également par une série de préjugés qui ont la peau dure en milieu universitaire : “Je constate que les jeunes hiérarchisent parfois les filières, de l’ingénieur civil, en passant au niveau de l’ingénieur industriel pour aller vers le bachelier. Ils pensent parfois démarrer des études d’ingénieur civil pour redescendre ensuite si ça ne fonctionne pas”, analyse Baptiste Simon, de BESIX. “Pourtant, ces différentes études mènent à des métiers différents, c’est cela qu’il faudrait analyser avant de faire son choix afin que ce choix soit adapté à la carrière à laquelle on se prédestine…” Manque de qualification Ludovic Felicani constate également

Ludovic Felicani, Recruitment Manager chez AKKA

un manque de qualification : “On se retrouve souvent avec des jeunes diplômés qui, quand ils entrent sur le marché de l’emploi, sont très peu opérationnels. Ils ont des bonnes formations techniques et théoriques, mais, dans la pratique, il y a vraiment des lacunes énormes.” Cela dit, pour les entreprises, il est hors de question de revoir les critères de sélection des candidats à la baisse. “Ce serait dommage d’en arriver là. Sur le long terme, nous serions perdants”, explique Karine Mynsberghe (IBA). “Nous préférons investir dans la formation. En moyenne, six mois de formation sont nécessaires pour que nos nouvelles recrues soient réellement opérationnelles.” Par ailleurs, les formations ne sont pas uniquement destinées aux nouveaux employés, elles lui seront proposées tout au long de sa carrière : “Il faut pouvoir leur proposer des formations techniques, mais aussi relationnelles, en communication, en management ou en langues.” D’après Baptiste Simon, cette ten-

dance s’est généralisée depuis ces dernières années : “L’entreprise a, depuis plusieurs années et de plus en plus, une responsabilité de formation. D’ailleurs, beaucoup de sociétés développent leur propre académie.” Face à la pénurie rencontrée dans certains secteurs de l’ingénierie, le dernier recours pour les employeurs est le recrutement à l’échelle mondiale. Chez BESIX, plus de 50% de nouvelles recrues proviennent de l’étranger : “Nous travaillons avec beaucoup de sociétés de recrutement à l’étranger. Pour toutes les fonctions disponibles, le marché international est ouvert.” Même constat pour Ludovic Felicani, Recruitment Manager chez AKKA, une entreprise spécialisée dans l’ingénierie et le conseil en technologie, “Plus de 50% de nos recrutements viennent également de l’étranger, essentiellement de France, pour des raisons linguistiques. Nous n’avons pas d’autres choix, il y a vraiment une réelle pénurie en Belgique.”

N.R.


Emploi 5 l Table ronde | Ingénieurs et Techniciens

Baptiste Simon, Group Recruitment Manager chez BESIX

h Les formations techniques

ont un déficit profond d’image.

h Pourtant, les débouchés

sont légion et variés...

Mécaniciens, électriciens, maçons, infographistes, soudeurs... Sans eux, à quoi ressemblerait notre société ? Pas de ponts, pas de buildings, pas de transports, pas d’électricité... En définitive, il ne resterait pas grandchose. Pourquoi mentionner une telle évidence ? Parce que, loin de recevoir le respect qu’ils méritent amplement, les métiers techniques et manuels sont encore trop souvent méconnus, voire méprisés. “Culturellement, on a habitué les jeunes à viser assez haut, sans vraiment tenir compte de leurs souhaits, de leurs désirs. On leur déconseille souvent de se diriger vers les filières techniques. Comme si ces professions étaient en

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STEPHANIE LECOCQ

STEPHANIE LECOCQ

Métiers techniques : pénurie et manque de reconnaissance

Pierre Massant, Recruitment Manager à la Stib.

quelque sorte des sous-métiers”, constate Eric Bossart, responsable du département Staffing & Recrutement chez Ores (opérateur de réseaux gaz et électricité en Wallonie). “Quand on ne réussit pas dans le général, on se dirige vers l’enseignement technique. Ensuite, on va vers le professionnel et si cela ne va toujours pas, vers l’alternance”, dénonce-t-il. Un discours en totale contradiction avec la réalité du marché : “Or, toutes ces filières ont vraiment leur raison d’être, leur place et débouchent sur des postes avec de nombreuses possibilités d’emplois.” Redorer le blason des métiers techniques Pour redorer le blason des professions techniques, les entreprises du secteur ne chôment pas. Elles développent de nombreux partenariats, à la fois avec les écoles et avec les divers centres de formation professionnelle. “Nous avons énormément de contacts avec le monde de l’enseignement technique et avec le Forem, qui forme avec un réel professionnalisme. Personnellement, je crois

Eric Bossart, responsable du département Staffing & Recrutement chez Ores

également beaucoup en la formation par alternance. C’est un excellent moyen d’acquérir les connaissances techniques ainsi qu’une certaine maturité professionnelle et comportementale”, explique Eric Bossart, de Ores. A Bruxelles, la Stib s’est également engagée auprès des écoles : “Nous avons lancé un programme de partenariat avec cinq écoles de la Région bruxelloise, qui va être étendu à des écoles du Brabant wallon et une école du Brabant flamand”, annonce Pierre Massant, Recruitment Manager à la Stib. Outre le travail de terrain, les campagnes de sensibilisation sont également indispensables, selon Eric Bossart : “Des initiatives telles que les salons d’information du Siep ou l’Euroskills, qui aura lieu à Spa-Francorchamps cette année, sont d’excellents moyens pour transmettre le goût des métiers techniques.” Des métiers en constante évolution “Deux des éléments essentiels qui entrent en ligne de compte quand nous recrutons de nouveaux employés sont sa capacité et son envie d’apprendre”, ex-

plique Eric Bossart, de Ores. “A l’heure actuelle, les métiers techniques évoluent constamment et on apprend tout au long de sa carrière, c’est donc une nécessité.” Nouvelles technologies, nouvelles techniques... Un bon technicien doit pouvoir s’adapter et ne pas avoir peur du changement. En plus de se maintenir à niveau, cela lui permettra également d’ouvrir de nouvelles portes au sein même de son entreprise. “Avant même le salaire, l’un des éléments d’attractivité pour les jeunes est justement de pouvoir évoluer dans l’entreprise. Nombreux sont ceux qui ne souhaitent pas rester au même poste pendant plus de cinq ans”, analyse Eric Bossart. Chez Ores comme à la Stib, tous les postes vacants sont transmis à l’ensemble des membres du personnel. “La technologie demande de la mobilité, de l’adaptation... le monde le demande”, conclut Pierre Massant. N.R. SUPPLÉMENT DU MARDI 28 FÉVRIER 2012


6 Emploi l Métiers

Un bijou pour la vie ! vant son inspiration ou sur demande d’un client. “C’est important d’être à l’écoute, de comprendre ce que la personne désire. Certaines viennent même avec leur pierre ou un ancien bijou de famille qu’ils souhaitent remonter”, explique le joaillier qui raconte : “A mes débuts, il y a trente ans je ne faisais que du bijou de création. Sur base de matières précieuses, et de mélange aussi. A l’époque, je mélangeais pas mal le titane”. Aujourd’hui encore il aime cet aspect créatif : il dessine le modèle et fait le plan de montage. “Mais j’ai quelqu’un dans mon atelier qui réalise le montage. On se comprend parfaitement car la façon dont il monte le bijou correspond exactement à ce que j’ai imaginé. Mais tous les joailliers ne font pas de la création. Les deux ne sont pas nécessairement liés.”

h François Anselot est

joaillier créateur.

h C’est sa passion pour

le dessin qui l’a guidé vers ce métier.

Depuis toujours, François Anselot a une passion : le dessin. “Je dessinais des personnages, des petites BD”. Alors qu’il finissait ses humanités il est tombé sur des dessins de bijoux. “Je me suis dit que c’était cela que je voulais faire”. Mais il n’y connaissait rien au monde de la joaillerie. “En général, à l’époque les jeunes qui voulaient se lancer dans le métier passaient par l’atelier familial. C’est encore le cas régulièrement aujourd’hui. La tradition se transmet de père en fils ou en fille même car on en rencontre de plus en plus dans la profession”. Après ses humanités, il décide de partir à l’étranger pour se former à la joaillerie. “Je me suis présenté dans des écoles à Genève, Londres et Strasbourg. Partout j’ai été refusé”.

Il s’installe à son compte et SUPPLÉMENT DU MARDI 28 FÉVRIER 2012

REPORTERS / BSIP

François Anselot entame alors des études de dessin à l’Ecole de recherche graphique à Bruxelles. En parallèle, en soirée, il suit des cours de techniques de fabrication des métaux aux Arts et Métiers. Suivent une année à La Cambre en sculpture sur métal et des cours de dessins de bijoux toujours en soirée aux Arts et métiers. “Le métier de joaillier créateur est très complexe. Si l’on veut étudier tous les aspects (création, fabrication, sertissage,…), on peut en avoir pour 12 ans !”, explique François Anselot qui après ces deux années à Bruxelles se représente à l’étranger. “J’ai été accepté partout !”. Il choisit une école au sud de Londres, à côté de Rochester, où il passera trois ans. “L’Angleterre me convenait bien car ma mère est anglaise”. Son diplôme en poche après trois ans, il revient en Belgique. “Tout n’était pas gagné. J’avais une formation scolaire. Mais ce n’est pas encore la même chose que d’être à l’établi. Le métier rentre à force de pratique”.

Il vend aussi des pièces d’autres créateurs. “La plupart des joailliers proposent des collections de créateurs français ou italiens notamment. C’est important aussi pour pouvoir plaire au plus grand nombre. Ce n’est pas parce que je suis fier d’une de mes créations, qu’elle va nécessairement plaire aux amateurs de bijoux. Parfois il faut un ou deux ans pour que quelqu’un flashe dessus. C’est très personnel.”

propose ses premières créations. Il part ensuite deux ans travailler dans un atelier à Houston aux Etats-Unis. “J’y ai vu un autre aspect de la joaillerie, plus commercial. C’était intéressant”. Retour en Belgique. François Anselot installe un petit atelier dans son appartement et commence à exposer, à l’Hôtel Hil-

ton, au Musée Horta. Il fait quelques interviews qui permettent de le faire connaître. “J’ai fini par ouvrir un showroom à Fort Jaco à Uccle à Bruxelles où je recevais sur rendez-vous. Avant j’accueillais les gens dans mon appartement. C’était amusant car je me rappelle avoir discuté, dans mon salon, d’un projet de création avec… une princesse.

J’habitais au 3e étage et il n’y avait même pas d’ascenseur !”. En 1992, il a l’occasion de s’installer dans un point de vente avec vitrine sur la chaussée de Waterloo à Fort Jaco. Vingt ans plus tard, il y est toujours. François Anselot réalise des créations personnelles en sui-

Le plus difficile dans le métier ? La sécurité. Car, la différence du bijoutier – métier à risques aussi – le joaillier travaille toujours avec des matières précieuses. “Je n’avais pas pensé à cet aspect en me lançant dans ce métier. Nous nous sommes fait braquer une fois et cela a été un moment terrible pour toute la famille. Mes enfants m’ont dit qu’ils ne voulaient plus que je continue ce métier”, explique François Anselot qui est obligé de s’équiper d’alarme, de caméras de surveillance. Ce qui lui plaît le plus dans le métier ? La création bien sûr, “partir d’une idée que j’ai en tête et la transposer en trois dimensions. J’essaye de proposer quelque chose de différent à chaque fois, mais qui reste sobre, afin de pouvoir passer à travers le temps. Cela fait plaisir de voir qu’une bague que j’ai faite il y a vingt ans plaît toujours à sa propriétaire. Et ce d’autant plus quand elle est portée tous les jours”.


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mars samedi

10h - 18h

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Photographie Jan D’Hondt pour B.AD

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LABORATOIRE DE BIOLOGIE CLINIQUE à Berchem-Ste-Agathe (Bruxelles) recherche un(e)

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Électriciens et électromécaniciens

mi-temps (entre 7h30 et 12h + 1 samedi sur 3) pour réaliser des prises de sang au laboratoire et à domicile ✔ Permis de conduire nécessaire ✔ Reprise de l’ancienneté ✔ Bilinguisme souhaitable (N/F)

Des métiers à sensations

Solliciter : par e-mail : lab@labocpg.be par courrier : Labo CPG, rue des Soldats 40, 1082 Bruxelles

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Le TEC Charleroi recrute pour son réseau métro un INGÉNIEUR

INDUSTRIEL ou MASTER EN CONSTRUCTION

pour techniciens en électricité et en électromécanique

26 mars 27 mars 28 mars 29 mars 30 mars

Etre titulaire d’un diplôme d’ingénieur industriel, option travaux publics et construction Une expérience en voies ferrées est un atout    

Lettre de motivation, CV, copie des diplômes, de la carte d’identité et du permis de conduire, certificat de bonne conduite, vie et mœurs récent à transmettre à la Direction administrative, place des Tramways, 9 bte 1 à 6000 Charleroi avant le 16 mars 2012. Un complément d’informations peut être obtenu en visitant notre site

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« Je participe au développement d’un mode de transport sûr et durable! »

Le monde du rail comprend des technologies très spécifiques. L’une d’entre elles est la signalisation, un maillon essentiel pour la sécurité sur le réseau ferroviaire. Dans ce cadre, Infrabel, le gestionnaire du réseau, peut compter sur ses ingénieurs pour moderniser les installations et développer les projets stratégiques. Ainsi, Pierre, ingénieur industriel, est chargé de la modernisation et du développement de la signalisation dans la région liégeoise. Pierre, tu es ingénieur spécialisé en travaux de signalisation. En quoi consiste ton job? Je suis chef de projet pour des chantiers de signalisation. Dans ce cadre, je collabore à différents projets stratégiques: la concentration des cabines de signalisation, l’installation du nouveau système de sécurité TBL1+, des travaux de modification de passages à niveau et de modernisation d’installations. Tu travailles sur quel projet pour le moment? Récemment, nous avons beaucoup travaillé à Liers, où nous avons transféré la commande des signaux et des aiguillages de cette gare à la cabine de Liège-Guillemins. Ceci s’est déroulé en plusieurs étapes, pour éviter de perturber le service des trains. En plus, pendant ces travaux, nous avons installé des balises TBL1+. Comme les voies étaient hors service, c’était le bon moment!

La gestion de grands projets suppose une bonne collaboration avec les collègues? Oui, tout à fait! Lors de chaque étape, je peux compter sur mes collègues, du chef de secteur technique au technicien électromécanicien. En fait, mon job m’offre un bon équilibre entre le travail de bureau et le travail sur le terrain. En tant qu’ingénieur, j’ai beaucoup de connaissances théoriques, mais j’aime bien les mettre en pratique, et voir de mes propres yeux les installations que nous avons conçues!

Que trouves-tu de passionnant dans ton métier? Tous les aspects techniques et technologiques ainsi que la gestion de chantier sont source d’intérêt. Mais aussi la richesse des nombreux contacts dans l’entreprise qui contribue à une bonne ambiance de travail. En même temps je suis fier de contribuer à la sécurité du trafic ferroviaire. La signalisation est primordiale dans ce cadre. Aussi, je participe au développement d’un mode de transport sûr et durable!Q

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Prochain numéro : 27 mars 2012 - Focus Jeunes diplômés Vous souhaitez faire paraître votre offre d’emploi dans le prochain numéro d’

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Objectif Emploi 02-2012  

Objectif Emploi 02-2012

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