Issuu on Google+

L’Amérique sous le choc AP

Trois bombes ont explosé près de la ligne d’arrivée du marathon de Boston, semant la mort et le chaos. p. 19

La Cour d’appel de Bruxelles donne raison à Simon Leys dans le différend qui l’oppose à l’administration belge. BRUXELLES - MARDI 16 AVRIL 2013 - www.lalibre.be

International pp.16-17

MOUSSE/ABACA/REPORTERS

Tout est déclaré ! Trois vélos, un combi VW, une Opel Corsa, un million par-ci par-là… Le gouvernement français rend public le patrimoine des ministres. pp. 14-16, 52-53 & Edito p. 64

Quotidien européen – Belgique 1,30 € – France 2,20 € – Luxembourg 1,30 €

Tél.: 02/744.44.44

130e année – n° 106

HHHHHH

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Homepage Belgique pp. 4-5

International pp. 20-23

Le silence des martyrs

Autre gros chantier en matière d’ensei­ gnement supérieur, la réforme de la for­ mation initiale des enseignants n’a pas fini de faire parler d’elle. S’il y a bien con­ sensus sur la nécessité de revoir la for­ mation des profs, le monde de l’ensei­ gnement n’est pas unanime sur la façon de le faire. Le pôle catholique préconise une réforme selon la formule “3 ans + 2”.

Second volet du projet “Objectif Kadhafi”, le reportage (en mots et en photos) “Le silence des mar­ tyrs” donne la parole aux victimes des bombardements de l’Otan en Libye où des bombes GBU­12 à guidage laser ont ôté la vie de sim­ ples citoyens. Selon diverses cou­ pures de presse, les F­16 belges en étaient par ailleurs équipés.

JEAN-LUC FLEMAL

Pour des profs mieux formés

La personnalité KRISTOF VAN ACCOM/AFP

Clou

Gabriel Fehervari Fondateur et premier actionnaire d’Alfacam en perdition.

R Les objets Les archives belges du bateau de Düsseldorf 250 pièces administratives, rendues et totalement restaurées en Allemagne.

L

a création d’un Reich qui devait durer mille ans avait incité les nazis à se servir amplement aussi dans des archives des pays voisins, surtout lorsqu’elles pou­ vaient concerner d’anciens territoires prussiens comme Eupen et Malmedy. Résultat? Septante ans après la fin de la guerre, les archives de la Rhénanie­du­ Nord­Westphalie abritaient encore plus de 250 pièces administratives revenant de fait à la Belgique. Trésor historique car moult documents ont plus de trois cents ans, même si la plupart remontent au XIXe et au début du XXe siècle. Ces archives qui avaient abouti à Düsseldorf devaient, vers la fin de la guerre, être transportées par bateau sur le Mittellandkanal vers une zone supposée sûre. Mais voilà, le bateau fut bombardé et coula dans le port de Hanovre. Les archives furent sauvées six mois plus tard et étaient, on s’en doute, dans un état lamentable. Certainement “trempées “mais aussi moisies voire brûlées ou noircies. La restauration de ce que l’on a appelé les archives du bateau de Düsseldorf a pris des décennies et n’est pas terminée. En fait, le plus vaste projet allemand de sauvegarde d’archives endommagées en 40­45. On ne put ainsi retrouver leur origine qu’après leur restauration. Cette restitution de pièces administratives belges par le Landesarchiv NRW est à l’évidence fort tardive mais notre pays n’a rien perdu à l’attendre. Toutes les pièces ont été traitées dans les ateliers du Landesarchiv. En recourant notamment à un procédé innovant récent qui stabilise le papier. Les feuillets ont été détachés, les dossiers nettoyés, les feuilles les plus fragiles stabilisées avec du papier de riz très fin (3 à 4mg/m²) auquel on a ajouté une pâte à papier liquide. Enfin, les documents ont fait l’objet d’études scientifiques qui font l’objet d’un ouvrage. Le “happy end”, c’est pour ce mardi 16 avril avec la remise officielle de tous ces documents à Karel Velle, archiviste général du Royaume à la Représentation du Land de la Rhénanie­du­Nord­Westphalie à Bruxelles. Christian Laporte

2

ien dans le parcours de jeunesse de Gabriel Fehervari ne semblait le destiner à la place importante qu’il a réussi à occuper dans les coulisses du monde des médias télévisuels. Ses parents, émigrés de Hongrie en 1956, étaient en Belgique de­ puis quatre ans à peine lorsqu’il vit le jour à Wilrijk, dans la banlieue d’Anvers. Pendant ses études plutôt politiques et sociales, il travaillait comme jobiste pour une petite société vidéo qui lui aura ouvert les portes de sa destinée. En 1985, il entre en contact avec les orga­ nisateurs des “Night of the Proms”, cette féerie musicale inspirée des shows londoniens et qui attire des milliers de fans à Anvers. Il propose de réaliser les enregistre­ ments de l’événement. La machine est lancée: la re­ transmission télévisée d’événements culturels ou spor­ tifs sera son terrain de chasse. Et on le retrouve tantôt à l’Eurovision de la chanson, tantôt aux Jeux olympiques. Il finira même par devenir un partenaire incontourna­ ble de nombreuses télévisions publiques et privées via ses sociétés Alfacam ou Euro1080. C’est ainsi que depuis ses studios géants de l’Eurocam Media Center de Lint, entre Bruxelles et Anvers, il assure notamment la réalisation de “The Voice van Vlaanderen”, l’émission à succès de VTM. Mais à l’heure qu’il est, l’entreprise Alfacam se débat entre la vie et la mort. C’est à peine croyable mais cette société qui a connu une croissance fulgurante dans un secteur particulièrement porteur, avec des clients à la pelle, est en faillite. En cause? Sans doute, une diversification mal pensée qui a induit un endettement excessif pour financer un projet trop ambitieux: Exki devait être la chaîne télé de référence dans le domaine des loisirs culturels et sportifs. En 2009, M. Fehervari avait même réussi à convaincre la Gimv, l’investisseur régional flamand, de lui racheter des actions Alfacam cotées en Bourse pour financer l’investissement dans Exki! Mais le projet a engouffré 58 millions d’euros de dettes et n’a jamais réellement décollé. Dont coût: 18 millions pour la Région fla­ mande qui vit “un remake” de Lernout&Hauspie. Gabriel Fehervari a cédé les commandes de l’entreprise en 2011, déléguant la gestion de la dérive et la reprise par un groupe indien qui vient de déclarer forfait. Depuis, il assiste, avec les petits actionnaires, à la fin tragique de ce qui aurait dû être une success story. Y.C.

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


La fin de l’âge d’or? Le métal jaune n’est plus au meilleur de sa forme ! Il a encore peiné sur les marchés lundi, sui­ vant en cela un mouvement plus général touchant les matières pre­ mières. Il n’en a pas moins atteint son plus bas niveau depuis plus de deux ans. Un simple passage à vide ou, plus inquiétant, un re­ tournement de tendance durable?

www.lalibre.be Cinéma. Notre journaliste cinéma Alain Lorfèvre s’est rendu sur le tournage du prochain film de Nabil Ben Yadir, réalisateur de “Les Barons”. Découvrez en exclusivité sur lalibre.be des photos de ce tournage, ainsi que de nombreuses interviews du casting.

Hockey. Découvrez notre site okey.be pour tout savoir sur les clubs et les équipes nationales. Photos, infos, programme et portraits de joueurs de hockey.

Twitter. Abonnez-vous au compte Twitter @lalibrebe et suivez toute l’actu en direct.

Culture pp. 46-47

La semaine d’“Art Brussels”

Bourses .......... pp.36-37 Carnet ........... pp.42-43 Cinémas ................ p.51

Mercredi soir, s’ouvrira la grande foire d’art contem­ porain qui attirera au Hey­ sel 30 000 visiteurs. A la veille de ce grand moment bruxellois, nous avons ren­ contré sa nouvelle directrice artistique, Katerina Gregos.

Contacts ............... p.63 Jeux/loterie ... pp.62-63 Météo ................... p.63 Nécrologie .... pp.44-45 Régions .......... pp.12-13 DAVID PLAS

Economie pp. 28-29

TV-radios ...... pp.58-60

La phrase “On va faire quoi alors? On va s’entretuer, parce que ça détend?” KARL ZÉRO

L’animateur de télévision, et beau-frère de Frigide Barjot (figure de proue des anti-mariage gay), a publié lundi – sur le site du “Huffington Post” – une lettre ouverte à sa belle-sœur pour la prier d’“arrêter les frais”. Vendredi dernier, lors d’un rassemblement, aux abords du Sénat, de plusieurs milliers d’opposants, Frigide Barjot – qui a amendé par la suite ses propos – avait dénoncé “un déni de démocratie” et mis en garde le chef de l’Etat en ces termes : “Hollande veut du sang, il en aura !” (Reuters)

Aujourd’hui Liège. La banque Degroof doit rendre les conclusions de son rapport sur l’avenir de la sidérurgie liégeoise. Un repreneur pourrait avoir été trouvé pour la cokerie (lire nos informations en pages 30-31).

Londres. Le corps de Margaret Thatcher sera transporté dans l’après-midi à la chapelle du palais de Westminster, siège du Parlement britannique, où une cérémonie privée est prévue. Les funérailles auront lieu mercredi à la cathédrale Saint-Paul.

Washington. Début des réunions de printemps du Fond monétaire international et de la Banque mondiale. Ces réunions se prolongeront jusqu’au 20 avril.

Le chiffre

15,5% LE BELGE A MOINS ÉPARGNÉ

Les ménages belges ont épargné 15,5 % de leur argent disponible au dernier trimestre de 2012, soit un peu moins que lors des trois mois précédents (15,7 %), ressort-il lundi des chiffres de la Banque nationale de Belgique (BNB). Le taux d’investissement des ménages s’est réduit à 9,5 % au cours du quatrième trimestre de 2012, soit une diminution de 0,2 % par rapport au troisième trimestre “qui s’inscrit dans le cadre de la tendance baissière enregistrée depuis le quatrième trimestre de 2010”, relève la BNB. Les dépenses d’investissement se sont contractées de 0,9 % au cours du quatrième trimestre, alors que le revenu disponible augmentait de 0,4 %. Il faut remonter à 2004 pour retrouver un taux d’investissement des ménages aussi bas. (Belga) mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

3

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Belgique Titre du dossier Le cabinet du ministre Marcourt (PS) rencontre ce mardi les acteurs de terrain concernés par la réforme en cours de gestation. l

Formules en cinq, trois ou trois ans + deux… bientôt il faudra trancher. l

Le réseau libre soutient la troisième option. l

4

La formation des profs, l’autre gros chantier

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Le pôle catholique préconise Des titres et une réforme selon la formule “3 ans+2” fonctions plus clairs ALTERNANCE

E

lle constitue sans aucun doute l’autre gros chantier en matière d’enseignement supérieur. La réforme de la formation initiale des enseignants est un dos­ sier tout aussi “touchy” que celui relatif à la réfonte du paysage de notre enseignement supérieur. Et in­ constestablement, elle n’a pas fini de faire parler d’elle. Car s’il y a bien consensus sur la nécessité de revoir la formation des profs au regard de l’évolution de la société et des nou­ veaux besoins, le monde de l’enseignement n’est pas una­ nime sur la manière de le faire. Formules en cinq, trois ou trois ans + deux, c’est précisé­ ment pour en débattre que le cabinet du ministre de l’Ensei­ gnement supérieur, Jean­Claude Marcourt (PS), a convié ce mardi syndicats, pouvoirs organisateurs, universités, écoles normales et autres acteurs de terrain concernés. L’objectif de la rencontre: entendre et confronter les diverses propositions “tout droit issues de la réalité du terrain”. Un vent favorable nous a amené la note que plusieurs hau­ tes écoles du réseau libre (HELHa, HE Galilée, HENALLUX, HE Vinci et HELMo), ralliées par l’UCL et l’UNamur, ont rédigée sur la question. En quelques pages, elles livrent “leur vision d’UNE réforme des études de prof”. Enumérant d’abord une série de priorités à considérer dans le cadre de cette réforme en cours de gestation (un ensei­ gnant critique et responsable; un spécialiste en didactique et en pédagogie; un enseignant transmetteur de culture et un acteur social dans l’institution et dans la société; un profes­ sionnel reconnu tant sur le plan symbolique que financier;

Repères

Trois pistes évoquées : 5 ans, 3 ou 3+2 Contexte. C’était le 22 janvier dernier. Rappelez-vous. Quelques jours à peine après l’accord intervenu “en première lecture” au sein de l’Olivier francophone sur le dossier –imminemment brûlant– relatif à la réforme du paysage de l’enseignement supérieur, le ministre compétent, Jean-Claude Marcourt (PS), se targuait d’avoir obtenu un autre feu vert de la part du CDH et d’Ecolo, cette fois sur la réforme de la formation initiale des enseignants. Là encore, les démocrates humanistes exigeaient du ministre socialiste qu’il revoit sa copie. Ce qui l’a fait, essentiellement sur un point: l’allongement de la formation initiale. Ainsi, alors que le premier texte prévoyait de faire passer la formation de tous les enseignants en cinq ans, la nouvelle mouture –et la plus récente– de la note d’orientation évoquait “trois formules pouvant être envisagées”: 1° allonger de deux années la formation des instituteurs et des régents (cinq ans, formule Marcourt); 2° intégrer dans l’organisation de la formation initiale des pratiques d’accompagnement (tutorat) des futurs et des jeunes enseignants par des enseignants expérimentés (trois ans, formule Lutgen); 3° maintenir une formation en trois ans, complétée par un master “en alternance” ou “par valorisation de crédits tout au long de la vie” (trois ans + deux, formule mixte). Un cadre de travail plus ouvert donc, au regard du dernier scénario (3+2) –où l’enseignant travaillerait déjà– qui permettrait de réduire le coût de la formation pour les familles, et éviterait d’aggraver la pénurie actuelle de profs puisqu’elle ne couperait pas le flux de nouveaux instits pendant deux ans. Reste que cela ne solutionnerait pas l’autre grand obstacle à cette réforme, à savoir son coût, principalement engendré par la revalorisation barémique des futurs instituteurs et régents qui toucheraient le même salaire que les profs du secondaire supérieur. Une ardoise évaluée par le cabinet ministériel à près de 500 millions d’euros. Al.D.

enfin, un enseignant accompagné tout au long de sa carrière), les auteurs de la note exposent ensuite leur proposition de réforme. Plutôt qu’une formule en cinq ans d’études pour tous les profs telle que le ministre Marcourt l’envisageait initiale­ ment, ou qu’un modèle en trois ans avec des mesures de tuto­ rat intégrées, ces derniers préconisent une formule “mixte”, similaire à la troisième piste émise dans la note d’orientation que le ministre Marcourt a présentée au gouvernement de la Communauté française le 22 janvier dernier. Ainsi, partant d’une formation initiale en trois ans, l’inté­ ressé compléterait ses études par un master dit “en alter­ nance”. Ce dernier serait obtenu par la validation de 120 cré­ dits de formation, et permettrait l’accès au barème 501. Il se­ rait coordonné par les “Instituts de formation des enseignants” (IFE), “sorte de troisième opérateur de formation à côté des hautes écoles et des universités”. Dans cette optique, trois publics différents seraient concer­ nés. Pour les étudiants issus de l’école normale et donc déten­ teurs d’un diplôme professionnalisant, deux options s’offri­ raient à eux. Soit ils combineraient les cours de master avec une pratique professionnelle à mi­temps de façon à obtenir leur master en deux années, soit ils opteraient pour un étale­ ment des cours sur les six premières années de leur carrière au maximum, à raison d’un nombre minimum de crédits par an, une quinzaine en moyenne. Les étudiants issus de l’université et détenteurs d’un di­ plôme de baccalauréat “de transition” pourraient choisir en­ tre un master disciplinaire à l’unif et les fameux 120 crédits du master en enseignement. Dans le second cas, les intéressés devraient, avant de pouvoir enseigner seuls, comptabiliser les 30 crédits de stages supervisés et 30 crédits de cours de di­ dactique et de pédagogie. L’habilitation temporaire à ensei­ gner (HTE) leur serait alors remise avant qu’ils poursuivent, comme les autres, leur obtention de crédits. Quant aux enseignants déjà en fonction, ils pourraient eux aussi accéder aux différents modules de formation du master en enseignement, notamment afin de pouvoir bénéficier du barème 501. Les processus de validation des acquis d’expé­ rience (VAE) prendraient ici une place centrale. Une formule mixte donc qui favoriserait, nous soutient­on, “une meilleure articulation entre formation théorique et apports pratiques; qui réduirait les risques de pénurie et étalerait les coûts de formation pour les familles; enfin, une formule qui permettrait de répartir sur plusieurs années les charges financières liées à cette réforme”... L’éternel nerf de la guerre. Alice Dive

“Partant d’une formation initiale en trois ans, l’intéressé compléterait ses études par un master dit ‘en alternance’. Ce dernier serait obtenu par la validation de 120 crédits de formation, et permettrait l’accès au barème 501. Il serait coordonné par les ‘Instituts de formation des enseignants’(IFE), sorte de troisième opérateur de formation à côté des hautes écoles et des universités.” UN DES AUTEURS DE LA NOTE

RÉFORME

C’

est un chantier titanesque auquel se sont attaqués, depuis trois ans, la ministre Simonet (CDH), les Pouvoirs organisateurs (PO) et les syndicats : celui de la “réforme des titres et fonctions” des enseignants. Pour comprendre l’objet de cette re­ fonte, il faut remonter au Pacte scolaire (1958) qui prévoyait déjà une priorisa­ tion des “titres requis” sur les “titres suffisants”. Mais dans les faits, ce prin­ cipe n’a jamais été complètement ap­ pliqué, entraînant de nombreuses diffi­ cultés, confusions et lourdeurs pour les syndicats et les PO. “La réforme doit donc aboutir à faire en sorte qu’un titre suffisant ne peut être engagé si un titre re­ quis est disponible sur le marché de l’em­ ploi”, nous indique l’un des partenaires. Pour ce faire ont été listées l’ensem­ ble des fonctions dans le fondamental (ordinaire et spécialisé), le secondaire (ordinaire et spécialisé) et la promotion sociale. Ce qui représente environ 5000 fonctions. Ensuite, “pour chaque fonction ont été définis les diplômes qui donnent le titre requis pour exercer cette fonction et ceux qui donnent le titre suffi­ sant”. Le travail de refonte est toujours en cours, mais la ministre, les PO et les syndicats se sont accordés sur un réfé­ rentiel des principes. Concrètement, il a été arrêté la priorisation suivante : – Les titres requis (TR) : ils corres­ pondent au “profil idéal” pour la fonc­ tion, c’est­à­dire que la personne a la bonne formation scientifique et le titre pédagogique prévu pour donner cours à tel ou tel niveau d’enseignement. Exemple ? Une institutrice maternelle pour donner cours dans le maternel. – Les titres suffisants (TS) : on s’éloi­ gne du “profil idéal”, mais la personne jouit d’une connaissance scientifique adaptée au niveau où elle enseigne et d’une formation pédagogique. Tel peut être le cas d’une institutrice primaire enseignant dans le maternel. – Les titres de pénurie listés (TP) : il s’agit de personnes qui n’ont ni le “pro­ fil idéal” ni de formation pédagogique, mais qui enseignent dans une fonction ciblée comme en pénurie. – Les titres de pénuries non listés : lorsqu’une école ne trouve ni TR ni TS ni TP, mais qu’elle trouve quand même quelqu’un qui accepterait de donner cours, il incombera alors à une com­ mission ad hoc de déterminer si le PO pourra engager cette personne. A présent, les partenaires vont se re­ trouver autour de la table pour déter­ miner précisément les barèmes qui correspondent aux titres et fonctions. La ministre espère, elle, boucler ce dossier et le traduire en décret avant la fin de la législature, pour une entrée en vigueur à la rentrée 2014. St.Bo. mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

5

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Belgique Actualité La Journée

La Cour

Les aides wallonnes à l’

Le Roi a reçu lundi en audience au Château de Laeken le Premier ministre Elio Di Rupo.

Nouvelle demande du MR. Nouveau refus de la majorité.

Pensions : une réforme en commission Comment l’Etat belge va­t­il faire face à l’augmenta­ tion aussi certaine que prochaine de ses dépenses en matière de pensions? Cette question a valeur d’enjeu majeur et justifie aujourd’hui la mise en place d’une commission “chargée de préparer les futures réformes”, ont annoncé hier Alexander De Croo (Open VLD) et Sabine Laruelle (MR), respectivement ministres des Pensions et des Indépendants. L’horizon? 2020­2040. L’objectif? “Examiner quelles réformes spécifiques contri­ bueraient à garantir l’efficacité ainsi que la durabilité sociale et financière des régimes de pensions belges à moyen et à long terme.” Le rapport final de cette com­ mission indépendante, composée principalement d’éminents spécialistes universitaires, est attendu pour le printemps de l’année prochaine. Il exposera une série de scénarios scientifiquement étayés qui servi­ ront de base au débat politique qui sera engagé en vue d’une réforme en profondeur des pensions en Belgi­ que.

OPACITÉ?

C’

est une demande ré­ currente. C’est un refus constant pour de bon­ nes ou mauvaises raisons. A sa­ voir, la mise en place d’un ca­ dastre des points APE, les aides régionales à la promotion de l’emploi. Régulière chez Ecolo, plus encore au MR, l’idée reste rejetée par le ministre en charge de l’Emploi, André An­ toine (CDH), comme avant lui par Jean­Claude Marcourt (PS). Nouvelle confirmation lundi en commission du Parlement wallon, avant une tentative aussi vaine à quinzaine en séance plénière. Le MR avait dé­

Shoah belge : le Parlement wallon veut… A l’instar d’autres instances fédérées, le Parlement wallon adoptera aussi une résolution dans la foulée de celle du Sénat sur les responsabilités officielles belges dans la Shoah. Des signataires des quatre grands partis démocratiques et Bernard Wesphael remercient le CEGES pour sa magistrale étude. Pour les élus wallons, “l’information du citoyen sur la Shoah est un important antidote aux fanatismes et aux idées d’extrême droite” et “est nécessaire afin de permettre aux citoyens, et en particulier aux jeunes […] de perpétuer le travail et le devoir de mémoire, notamment via le Comité Mémoire et Démocratie du Parlement wallon”.

… que le gouvernement s’implique aussi

L’ère Stevaert sombre aussi à Hasselt L’ère Stevaert est terminée… L’ancien président du SP.A qui fit la pluie et le beau temps il y a quelques années en Flandre ne cesse de tomber de son piédestal. Mêlé à certains dossiers troubles, Steve Stevaert s’est pru­ demment rangé des voitures… politiques mais l’ancien cafetier de Hasselt propulsé sous les sunlights de la rue de la Loi ne se doutait pas que ses plus belles réussites maïorales tomberaient à cause de la crise. Il avait largement conquis les habitants du chef­lieu du Lim­ bourg en obtenant la gratuité pour les Hasseltois dans les bus locaux. Sic transit gloria mundi: on a appris lundi que l’administration communale avait décidé de supprimer cet avantage sauf pour les 0­19 ans et pour les plus de 65 ans, les autres devant désormais s’ac­ quitter d’une somme de 0,60 euro pour voyager “intra­muros”. Et comme un malheur ne vient jamais seul, Hilde Claes, la fille de Willy et son collège échevi­ nal ont aussi augmenté les impôts locaux…

6

Près de 6000 employeurs sont concernés par les APE en Wallonie. Le dispositif existe depuis plus de dix ans. En moyens, emplois, services rendus, le sujet est considérable. Il n’échappe pas non plus à des questions voire à des critiques récurrentes.

JEAN-LUC FLÉMAL

Aussi le Parlement demandera au gouvernement wallon d’étudier les demandes de reconnaissance ou de réparations dont la possibilité de reconnaissance du statut de déporté racial ainsi que celui d’orphelin de la Shoah, en orientant ces demandes vers les autorités compétentes. Et le gouvernement wallon devra pour­ suivre la conception, la rédaction, la diffusion par tout moyen de projets éducatifs, d’initiatives citoyennes dont celles issues du secteur associatif, d’œuvres artistiques et scientifiques portant sur la Shoah princi­ palement, sur le danger des idéologies qui l’ont susci­ tée ou encouragée.

Repères

58 000 travailleurs subsidiés C’est en 2002 qu’un décret est venu unifier, en Wallonie, divers soutiens publics à l’emploi (TCT, Prime, ACS, etc.). Les aides à la promotion de l’emploi étaient nées. Calculées en points, ces APE sont des subventions allouées aux employeurs pour subsidier l’engagement, en tout ou partie, de demandeurs d’emploi inoccupés.

Quels employeurs? Essentiellement les pouvoirs locaux et le non-marchand: en action sociale, culture, petite enfance, etc.

Les APE dans le secteur marchand existaient de manière marginale. Elles ont disparu, à la suite d’une exigence européenne. Un nouveau mécanisme d’incitants “visant à favoriser l’engagement du personnel auprès de certaines entreprises” prend sa relève. Sous conditions, cet incitant accordé pour l’engagement d’un

demandeur d’emploi est fixé à 7500 euros la première année, 5000 pour la deuxième et 2500 pour la troisième. Débattu ce matin, le décret créant ce mécanisme “Sésame” devrait être voté à quinzaine au Parlement wallon.

Les APE concernent 58000 travailleurs (quelque 40000 ETP). Ils sont 31000 dans les pouvoirs locaux, 23000 dans le non-marchand. Près de 6000 employeurs y sont intéressés. Le budget régional est à l’avenant: les APE pèsent aujourd’hui 586 millions/l’an, soit un dixième de tout le budget wallon. Le fédéral intervient en réductions de cotisations sociales pour 280 millions, au titre de résorption du chômage pour 182 millions. Ce second montant n’est pas indexé, peste André Antoine, qui compte cette absence dans “les créances certaines” de la Wallonie à l’égard du fédéral lorsque celui-ci vient revendiquer aux fédérés un financement de compétences dites usurpées… P.P.

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


emploi décidément privées de cadastre posé une proposition de résolu­ tion visant à une étude “globale et approfondie” du dispositif, à une simplification des procédu­ res d’octroi ou renouvellement, et donc au dépôt au Parlement wallon d’un cadastre. Celui­ci serait annuel, reprenant une liste complète des organismes bénéficiaires ainsi que, pour chaque association, le nombre de points et celui des personnes occupées sous contrat APE. Premier signataire de la pro­ position, Pierre­Yves Jeholet s’est ingénié à expliquer que le MR “ne remet pas en cause le dis­ positif”, même si quelque “re­ mise en ordre” n’y serait pas inu­ tile. Le problème, c’est “qu’on n’y voit pas très clair”. La propo­ sition ne vise pas à jeter la sus­ picion, se défend le député MR; au contraire, c’est le fait de “ne pas prendre des mesures de cet ordre” qui “laisse penser qu’il y a des choses à cacher”.

André Antoine ne l’entend pas ainsi. Il rappelle que le dé­ cret fondateur des APE, du 25 avril 2002, sous majorité arc­en­ciel (le CDH dans l’op­ position), n’a fait aucune place à une volonté de cadastre. En­ suite, “on ne donne pas des APE comme ça”: il y a une instruc­ tion auprès de l’ASBL deman­ deresse, l’inspection sociale, des contrôles fiscaux; il y a, nou­ veau sous ce gouvernement, un suivi des plaintes assorti d’éventuelles sanctions. Enfin, conformément à une demande de la majorité (qui avait suivi une proposition MR jumelle de celle­ci, début 2010), un rap­ port sur le dispositif APE doit être déposé chaque année au Parlement. Il “dit tout” (budgets, répartitions…) “sauf un point” qui est le nom de l’association bénéficiaire “pour des problèmes au niveau de la protection de la vie privée”…

Quels problèmes de vie pri­ vée, rétorque le député Jeholet, alors qu’il est question “de structures qui bénéficient de fonds publics”? C’est pourtant “simple comme bonjour puisque le cadastre existe pour les com­ munes!” Ecolo en retrait Texte rejeté majorité contre opposition. Sans défaillance Ecolo. Pourquoi cette préci­ sion? Parce que le débat vient à pic rappeler qu’une proposition verte sur les APE a été déposée l’été dernier (“La Libre” du 29/8/12). Elle aussi visait à la mise en place d’un cadastre des points APE utilisés par secteur, activité et employeur “pour as­ surer une gestion transparente et un pilotage efficace du disposi­ tif”… Mais elle allait plus loin, réclamant une réforme globale au­delà de celle des seuls APE dans le secteur marchand (lire

“C’est simple comme bonjour. Je ne comprends toujours pas ce qui empêche d’avoir une liste des bénéficiaires des APE, pour combien de points. Cela éviterait des procès d’intention.” PIERRE-YVES JEHOLET

Député wallon MR, lundi en commission du Parlement.

en “Repères”). Notamment, le ministre de l’Emploi ne serait plus seul à décider, mais l’avis du ministre fonctionnellement intéressé serait requis et con­ traignant. On imagine que la proposition n’a guère fait plai­ sir au ministre Antoine et qu’elle est difficilement audible au cas où l’Olivier a décidé de resserrer ses rangs… Hier, pour Ecolo, Emmanuel Disabato s’est demandé s’il était bien indiqué pour l’administra­ tion “de consacrer son temps à faire tout un cadastre, tout de suite”. Pourquoi ne pas com­ mencer et compléter pareille recension à chaque renouvelle­ ment de points? M. Jeholet n’a pas manqué de reprocher aux verts de “se décu­ lotter”. Ecolo pense à une dé­ marche pour que son texte re­ monte dans les ordres du jour. On est curieux de voir ça… P.P.

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

7

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Belgique Actualité

Pas de caisse noire au PP RIEN DE RIEN

F

in septembre 2010, les enquêteurs mènent une vague de perquisitions contre le Parti populaire (PP), la formation politique de Mis­ chaël Modrikamen. A l’épo­ que, le domicile même du pré­ sident du PP fait l’objet d’une visite policière. Le petit parti de droite avait fait l’objet d’ac­ cusations sur l’existence d’une caisse noire et de mouvements occultes d’argent. Mais voilà, après plus de deux ans d’en­ quête, tout se dégonfle : selon nos informations, la chambre du conseil de Bruxelles a rendu une ordonnance, le 21 mars dernier, prononçant un non­lieu. Contacté hier, Mischaël Mo­ drikamen est évidemment sa­ tisfait de ce dénouement mais il envisage d’ores et déjà de se

retourner contre diverses per­ sonnes : “Les accusations avaient initialement été lancées par Rudy Aernoudt lors de son éviction du parti. Mais il a ré­ pondu aux questions des enquê­ teurs que cette information sur les comptes du PP, c’était simple­ ment “un journaliste qui lui avait dit que”… Nous examinons actuellement la possibilité d’une action en calomnie et diffama­ tion au pénal contre tous ceux qui ont propagé ces rumeurs”, explique le patron du Parti po­ pulaire. “Pas la moindre infraction” Mischaël Modrikamen re­ vient également sur l’enquête elle­même qui, affirme­t­il, n’a jamais abouti à quoi que ce soit de consistant. “Suite à ces accu­ sations sur la comptabilité du PP, on avait eu droit très rapide­ ment à des perquisitions specta­ culaires chez des collaborateurs du parti, chez des donateurs du PP, dont une vieille dame de 82 ans qui entre­temps est décédée… Elle avait donné 150 euros mais la rumeur disait qu’elle avait versé au PP 250 000 euros…

J’aurais été très heureux si elle que le PP n’avait droit à aucun fi­ avait effectivement versé cette nancement public : il n’y avait somme au PP ! Résultat : sur la donc aucune restriction au ni­ base de cette rumeur, il y a eu des veau du financement privé du perquisitions chez cette vieille PP. Rien n’était occulte. Par dame à l’aurore… De notre côté, exemple, si la vieille dame en la police a tout retourné dans les question avait bien donné comptes du PP. 250000 euros au Mais, in fine, il lieu de 150, il n’y n’y a pas la moin­ aurait eu aucun dre infraction et problème légal…” tout est en ordre.” Autre élément C’est allé vrai­ sur lequel por­ ment très loin, tait l’enquête regrette encore contre le PP : une l’ancien avocat série de paie­ des petits ac­ ments supposés tionnaires de la occultes. Mais, à MISCHAËL banque Fortis nouveau, il n’y MODRIKAMEN lors du “Fortis­ avait rien der­ Président du Parti populaire gate” : “On a par rière. “J’ai en effet exemple dû se jus­ retiré de l’argent tifier pour la vente de quelques du compte du parti pour payer pin’s lors de nos meetings… Cha­ des petites dépenses comme les que mouvement financier a été boissons ou les sandwiches lors analysé et scruté : pour un petit de réunions, des bouteilles de parti, un tel zèle des enquêteurs, coca lors des meetings… Mais c’est quand même étonnant ! Les tout figurait dans nos livres de soupçons portaient notamment caisse ! Je rappelle par ailleurs sur l’existence d’une caisse noire que nos comptes ont été audités alors que tout était justifié. Ces et approuvés sans réserve par un accusations de “caisse noire” réviseur d’entreprises.” étaient d’ailleurs ridicules puis­ Frédéric Chardon OLIVIER VIN/BELGA

Non­lieu prononcé suite aux perquisitions chez Modrikamen.

Le sta

Épinglé

Pas d’union de la droite radicale Le MR peut dormir tranquille… Au sujet de la proposition d’union sacrée des petits partis à la droite du MR émise par “La Droite” ce dimanche, Mischaël Modrikamen n’a pas souhaité réagir. Le Parti populaire est pourtant bien concerné par cet appel. En effet, “La Droite” espère ainsi pouvoir s’allier avec le Parti libertarien (qui a immédiatement refusé l’idée…), des formations anti-charia, des anciens de “LiDé”, le parti fondé par Rudy Aernoudt, mais aussi avec le Parti populaire dont Michel-Aldo Mungo, leader et porteparole de “La Droite”, a pourtant été exclu en 2010 par Mischaël Modrikamen lui-même. Mais, selon diverses sources, il semble que cette alliance destinée à présenter des listes complètes lors des élections de 2014 soit très peu probable, la droite radicale francophone étant divisée en petites chapelles très hostiles les unes envers les autres. F.C.

8

Les centrales d’employés paraissent isolées.

CONFUSION

L

es syndicats se mobili­ sent pour un statut unique entre ouvriers et employés. Mais ils le font en ordre dispersé. On pour­ rait même dire : en pleine division. On s’y perd jusque dans le calendrier. La CSC a fait con­ naître lundi matin son pro­ gramme d’action. Le syndi­ cat chrétien organisera des séances d’information dans les entreprises le mercredi 17 avril pour faire le point de la situation et développer son point de vue dans le dossier. Et le lundi 22 avril, il fera le tour des partis poli­ tiques. Mais la CSC n’envi­ sage pas d’actions plus mus­ clées pour l’heure. Toute la CSC ? Non. La CNE – la centrale des em­ ployés du syndicat chré­ tien– monte au feu le jeudi 25 avril. Et là, ce n’est pas seulement pour des séances d’information. Il y aura des arrêts de travail et même des entreprises bloquées –dans la grande distribu­ tion et le non­marchand surtout. La CNE sera en bonne compagnie ce jour­là autour des braseros, puis­ que la FGTB a décidé de mo­ biliser à sa suite. Toute la FGTB ? Non. Les Métallos de la FGTB fla­ mande ont annoncé qu’ils ne s’associeront pas à cette journée d’action qualifiée pourtant de “nationale”. Ils jugent trop grande l’em­ prise du Setca –la centrale des employés du syndicat socialiste. Or ils n’ont pas la même approche de l’har­ monisation du statut des ouvriers et des employés. “Le Setca mène une action en faveur de l’harmonisation vers le haut des statuts ouvriers et employés, via dif­ férentes étapes sur une pé­ riode de 10 ans, justifie la centrale flamande des mé­ tallos de la FGTB. C’est son droit le plus strict. Mais nous, nous voulons que les différen­ ces soient gommées sans délai, ni période transitoire.” Les autres centrales ouvrières de la FGTB parti­

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


P. BOURGUET

tut unique divise les syndicats

Dans le dossier de l’harmonisation du statut des ouvriers et des employés, la solidarité syndicale se lézarde de plus en plus. Des fissures apparaissent entre syndicats, mais aussi en leur sein. ciperont à la journée du 25 avril. Mais pas question d’y aller seulement pour réclamer “une harmonisation vers le haut des statuts ouvrier/employé”. Le mot d’ordre a une portée plu­ tôt générale. Le mot de rallie­ ment, c’est aussi le refus de l’austérité, une fiscalité plus juste, une politique de relance, des emplois de qualité. La FGTB a ratissé large pour que tous les affiliés puissent s’y retrouver. Et la CGSLB ? Elle se tait pour le moment dans toutes les lan­ gues. Dans un communiqué envoyé vendredi aux affiliés, le président du syndicat libéral, Jan Vercamst, explique qu’il n’appelle pas à participer aux actions planifiées le 25 avril ou à une autre date. Il dit vouloir donner ainsi le temps au gou­ vernement de trouver “un con­ sensus en son sein pour faire une proposition aux partenaires so­ ciaux”. Faut­il dire que la CGSLB n’est pas organisée de la même manière que les autres syndi­ cats. Elle ne repose que sur deux centrales : une pour le secteur public et une pour le secteur privé. Ouvriers et em­ ployés font donc partie de la

“Les centrales d’employés sont isolées au sein de leur propre syndicat. Les centrales ouvrières et même les structures interprofessionnel les, à la CSC comme à la FGTB, veulent un statut unique. A tout prix. On peut comprendre les centrales ouvrières. Elles ont tout à gagner. Mais ce sont les employés qui risquent de trinquer.”

même structure. Tensions de plus en plus nettes Officiellement, c’est toujours l’unité syndicale qui prévaut. C’est à peine si les états­majors reconnaissent que le sujet est sensible dans leurs rangs. Mais une fois le micro coupé, la tona­ lité change. “Les centrales d’em­ ployés sont isolées au sein de leur propre syndicat, déplore un affi­ lié. Les centrales ouvrières et même les structures interprofes­ sionnelles, à la CSC comme à la FGTB, veulent un statut unique. A tout prix. On peut comprendre les centrales ouvrières. Elles ont tout à gagner. Mais ce sont les em­ ployés qui risquent de trinquer.” On connaît le fond de l’af­ faire. Les ouvriers disposent d’un statut social globalement moins généreux que celui des employés. C’est surtout vrai pour les préavis en cas de licen­ ciement, nettement plus longs pour les seconds que pour les premiers. Cette différence ap­ partient à un autre âge. C’est d’ailleurs ce que la Cour consti­ tutionnelle a arrêté. En mena­ çant : si aucune harmonisation n’intervient d’ici le 8 juillet, elle donnera raison à tous les

ouvriers qui s’estimeraient dis­ criminés et leur accordera les mêmes droits sociaux qu’aux employés. De quoi faire pani­ quer les employeurs. Ils disent qu’un tel alignement vers le haut constituerait un coup fatal à la compétitivité de leur entre­ prise. Il y a donc urgence. Les syndi­ cats et les patrons ont tenté à de nombreuses reprises de trou­ ver un chemin vers l’harmoni­ sation. Mais ils n’y sont jamais parvenus. Et pour cause. Les syndicats veulent un statut so­ cial unique qui soit le plus pro­ che de celui des employés. Les employeurs disent que cela rendrait le licenciement im­ payable. Il revient désormais au gou­ vernemet de trancher. Coupe­ ra­t­il la poire en deux en adop­ tant un statut social unique qui serait meilleur que celui des ouvriers aujourd’hui, mais moins généreux que celui des employés ? C’est évidemment ce que craignent les syndicats d’employés –qui seraient les seuls à y perdre dans l’affaire. Les centrales ouvrières sont moins hostiles. Toute améliora­ tion du statut des ouvriers,

même si elle ne les amène pas au statut actuel des employés, est bonne à prendre. Derrière ces considérations stratégiques, une autre bataille se joue : celle du leadership syndical. Les centrales d’em­ ployés sont devenues les plus puissantes alors que les centra­ les ouvrières perdent peu à peu des affiliés. Si un statut unique devait voir le jour, les frontières entre bastions syndicaux de­ vront immanquablement être redessinées. Et certains crai­ gnent de perdre de l’influence dans la bagarre. V.R.

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

9

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Belgique Actualité

Jeter les sanctions administrati d’âge. Dans les réflexions qu’il a adressées aux parlementai­ res, l’avocat Thierry Moreau, professeur à l’UCL et directeur du centre interdisciplinaire des droits de l’enfant, déve­ loppe des arguments “qui justi­ fient d’abandonner le projet”. INADÉQUAT Rien de moins. u pas de charge et sans Premier grief –de taille: dé­ véritable débat de fond. velopper les sanctions admi­ Bref, la réforme des sanc­ nistratives à propos de com­ tions administratives commu­ portements qui constituent nales visant à lutter contre les des infractions (lire ci­dessous) incivilités, portée par la minis­ “consacre la faillite du système tre de l’Intérieur, Joëlle Mil­ judiciaire”. Il est particulière­ quet (CDH), devrait être votée ment interpellant, sur le plan en catimini. Fin mars, la com­ démocratique, de faire glisser mission Intérieur de la Cham­ des compétences du judiciaire, bre a rejeté une nouvelle de­ incapable de réagir, vers l’exé­ mande des parlementaires cutif, ajoute­t­il. “Le besoin d’ef­ Ecolo et Groen d’organiser des ficacité est privilégié par rapport auditions des acteurs de ter­ au besoin de justice.” rain, qui ont juste été invités à Voilà pour le principe. Mais remettre leur avis par écrit. si, en plus, on applique ces Sac “Une manière à des jeunes qui d’esquiver un dé­ ont manifesté un bat démocrati­ comportement que pourtant antisocial, en de­ CONSEIL fondamental”, hors du système DE LA JEUNESSE s’indignent les 32 associations représentant de justice pour verts. Parce que mineurs, l’Etat la quasi-totalité du secteur ces acteurs sont jeunesse sont en campagne belge entre en contre les Sac. Elles à peu près una­ collision frontale protesteront mercredi à nimes à dénon­ avec la Conven­ Bruxelles quand le projet cer une réforme tion internatio­ reviendra en commission qui porte at­ nale des droits Intérieur de la Chambre. teinte aux liber­ de l’enfant. Le tés individuel­ Comité des les et stigmatise les jeunes (de droits de l’enfant s’était déjà plus en plus jeunes)? “Face à ce montré “particulièrement pré­ déni de démocratie”, Ecolo, occupé” sur ce point dans un Groen, Ecolo J et Jong Groen rapport datant de juin 2010. ont organisé leurs propres La Belgique était restée de auditions lundi au Sénat en marbre… prenant l’avis, entre autres, de policiers locaux, de magistrats Comme des (mini)adultes de la jeunesse, de représen­ Plus fort : elle veut mainte­ tants du Conseil de la jeunesse, nant appliquer les sanctions de du délégué général aux droits nature pénale aux gamins dès de l’enfant, Bernard De Vos… l’âge de 14 ans. Les mineurs concernés sont donc assimilés “Abandonner le projet” à des (mini)adultes, vu qu’ils Ce projet de loi qui vise en sont traités de la même ma­ particulier les (très) jeunes nière que les majeurs, objecte contrevenants soulève pour­ Me Moreau. Alors que l’Arti­ tant d’énormes questions sur cle40 de la Convention stipule son application aux mineurs que la réaction sociale à la dé­ linquance juvénile doit pren­ dre la forme d’“un traitement”, ce qui n’est assurément pas le cas d’“une sanction” adminis­ trative, pointe le professeur de l’UCL. Sans compter que la diversité des règlements communaux ne favorise pas une perception claire des comportements in­ terdits et réprimés, vu qu’ils varient d’une ville à l’autre.

Pour Me Moreau, il faut abandonner le projet qui vise les mineurs.

A

Message absurde Quand la sanction adminis­ trative prend la forme d’une

10

PIERRE CROM/REPORTERS

“Non aux Sac !”

Le secteur jeunesse, unanime, dresse un réquisitoire sans appel contre le projet Milquet d’appliquer des sanctions admi amende, cela pose une ques­ tion de cohérence, estime Thierry Moreau. Le boulot des ados, c’est d’étudier et de se former, pas de travailler; ils n’ont donc pas les moyens fi­ nanciers d’assumer cette sanc­ tion. Et pour les moins de 15 ans et les moins de 16 ans soumis à l’obligation scolaire à temps plein, le message de­ vient carrément absurde: alors qu’ils ne peuvent légalement pas travailler (loi du 16 mars 1971 sur le travail, modifiée par la loi du 5 août 1992), ils sont encoura­ gés à ne pas respecter la loi pour trouver les moyens de payer l’amende qui sanctionne une autre violation de la loi, épingle l’avocat. A moins que les parents pas­ sent à la caisse à leur place? “Il n’est pas certain que ce soit la meilleure méthode pour aider les jeunes à découvrir le sens des responsabilités”, ironise Me Mo­ reau. En outre, en imposant aux parents de supporter l’amende (pénale) infligée suite au comportement de leur rejeton, on risque dans bien des cas d’aggraver les relations

Épinglé

Même les tout jeunes ados… ‣ Concernés dès 14 ans. Première implication importante de la réforme pour les mineurs : les sanctions administratives communales (Sac) seront dorénavant applicables aux jeunes à partir de l’âge de 14 ans accomplis. La loi du 17 juin 2004 qui les instaurait visait les plus de 16 ans.

‣ Une nouvelle liste de comportements passibles de Sac. Un nombre plus important de comportements seront passibles d’une sanction administrative. Outre les infractions aux règlements communaux, des infractions pénales pourront être sanctionnées par une amende administrative. Le texte de l’avant-projet de loi a dressé la liste de ces infractions dites “mixtes” : les coups et blessures simples; les injures pénalement punissables; la destruction de voitures, wagons et véhicules à moteur; les vols simples et vols d’usage; la destruction ou la dégradation de tombes ou de monuments; les graffitis sur des meubles ou des immeubles; la dégradation de propriété immobilière; l’abattage méchant ou la destruction méchante d’arbre; la destruction de clôture; la destruction de propriété mobilière; la dégradation de clôtures urbaines ou rurales; le fait de se présenter dans des lieux publics le visage masqué ou dissimulé; certaines infractions de stationnement en matière de roulage. ‣ Mesures particulières. La réforme des Sac prévoit des applications et des règles de procédure particulières pour les jeunes de 14 à 18 ans. An. H.

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


En bref

ves ?

Accident de Ranst Toujours l’incertitude sur les causes de l’accident

Cent ans de Force aérienne

Le parquet d’Anvers a commandé une autopsie sur les corps des deux chauffeurs polonais qui s’étaient relayés au volant de l’autocar qui s’est écrasé en contrebas de l’autoroute à Ranst. Trois autres personnes ont trouvé la mort dans l’accident survenu dimanche matin. L’enquête doit aussi se concentrer sur les temps de conduite : on sait que le véhicule avait quitté la Russie 40 heures avant l’accident. La compagnie polonaise avait déjà été en infraction par le passé. Mais, à ce stade, rien n’indique qu’il faut chercher dans cette direction la cause de l’accident qui, à ce jour, reste inexpliquée. Aucun autre véhicule n’est impliqué dans l’accident et l’autocar était neuf. Les personnes indemnes ont été rapatriées par avion dans la nuit de dimanche à lundi. Hier, vers 16h00, un avion médicalisé venu de Russie a emmené les blessés. (D’après Belga)

Il y a un siècle, Albert Ier créait la Compagnie des aviateurs au sein de l’armée belge.

PRÉCOCE

nistratives aux mineurs dès 14 ans. déjà difficiles au sein de la fa­ mille. Très peu appliquées Autre constat : le dispositif des Sac à l’égard des mineurs de plus de 16 ans existe depuis près de neuf ans (loi du 17 juin 2004) mais la pratique révèle qu’il est en fait très peu appliqué. Dans son rapport annuel 2011­2012, le délégué général aux droits de l’enfant indique que les gamins qui ont fait l’objet de sanctions admi­ nistratives avaient consommé de l’alcool sur la voie publique, uriné en rue, craché, fait du ta­ page nocturne, des graffitis, des jets de mégots, s’étaient rassemblés… Soit tous des faits qui ne font généralement pas l’objet de poursuites judiciai­ res. Les Sac, présentés comme une alternative au système ju­ diciaire, risquent donc plutôt d’étendre le filet pénal en trai­ tant des faits qui ne sont pas pris en compte par le système judiciaire. Il serait plus adé­ quat de renforcer le dispositif de protection de la jeunesse, observe justement Me Moreau. Annick Hovine

NICOLAS MAETERLINCK/BELGA

C’

est le temps des restrictions. Et tout le monde se serre le ceinturon! Exécu­ tion… Ce mardi 16 avril, l’armée belge ne célébrera pas le centenaire de sa Force aé­ rienne qui devra attendre le défilé du 21 juillet, si tout va bien… Il y a exactement cent ans que le roi Albert Ier a signé l’arrêté lan­ çant l’aviation militaire en Belgique avec la création d’une Compagnie des aviateurs et d’une école de pilotage. Certes la Belgique n’était pas pionnière ici puisque la France et l’Allemagne s’étaient do­ tées dès 1910 d’une aviation militaire. Et un an plus tard dans le conflit italo­turc, un avion faisait déjà un premier vol opérationnel. Toutefois, dès la fin 1912, le commandant Emile Mathieu avait jeté les bases de l’aviation militaire chez nous. Sa proposition? Créer une compagnie d’aviateurs avec quatre escadrilles. Le projet ne manqua pas d’allécher le monde industriel et militaire. Qui alla jusqu’à changer de métier: en juillet 1913 la firme anversoise Bollekens qui passa de la menuiserie à la cons­ truction d’avions fournissait une première sé­ rie d’Henri Farman HF.20 pour la Compagnie des aviateurs. Un an avant le début de la Pre­ mière Guerre, deux escadrilles furent prêtes pour participer aux premières grandes manœuvres d’automne dans l’Entre Sambre et Meuse. A la veille du conflit, Bollekens passa sous contrôle militaire et se vit intimer l’ordre de produire des avions pour les deux autres es­ cadrilles. La Compagnie des aviateurs des dé­ buts, ce furent 37 pilotes et observateurs dont certains n’avaient eu que quelques heures de formation. Huit pilotes civils appelés vinrent gonfler leurs rangs avec leurs propres avions ou des avions civils réquisitionnés. Le 3 octo­ bre 1914, décollèrent de Brasschaat les pre­ miers avions qui effectuèrent des vols de re­ connaissance au­dessus des territoires belge et allemand. Triste rançon de la précipitation: très vite, la Compagnie se retrouva démunie car la plupart des aéroplanes rendirent l’âme pour cause de pannes techniques et d’acci­ dents davantage que sous les coups de boutoir ennemis. Reste qu’avant la fin de la guerre, la Belgique disposait d’environ 200 avions répar­ tis en 12 escadrilles dont une escadrille… d’hy­ dravions. On les utilisa pour des vols de recon­ naissance et d’observation mais aussi comme chasseurs et bombardiers. Avec un certain suc­ cès: les quelque 290 pilotes belges l’emportè­ rent 125 fois sur les avions et ballons ennemis. Pendant la Seconde Guerre mondiale, depuis la Grande­Bretagne, nos pilotes se distinguè­ rent surtout au sein de la Royal Air Force aux côtés des Alliés. La Force aérienne allait alors pouvoir voler de ses propres ailes à partir de 1946 avec ses structures à côté de la Force terrestre. On sait que depuis la restructuration de l’armée, elle s’est muée en Composante Air mais ses membres et les “anciens” restent très fiers de ce siècle de présence en Belgique… Christian Laporte

Assises de Bruxelles Hassan Raza nie l’intention homicide sur son épouse Le mari de Claudia Lalembaïdjé a répété lundi à l’ouverture du procès, où il comparaît avec ses deux frères (dont un fait défaut), qu’il n’avait pas voulu la tuer alors qu’il était dans la voiture de celle-ci. “Je l’ai attrapée par derrière des deux mains. Je ne voulais pas l’étrangler, je voulais qu’elle m’explique”, a-t-il dit, car “il avait des doutes sur sa fidélité”. Cette strangulation à mains nues n’est pas privilégiée par les légistes, qui penchent par une strangulation à l’aide de liens. Il a continué à disculper son frère qui est avec lui dans le box, indiquant que c’est son cadet, qui serait au Pakistan, qui l’a aidé à évacuer le corps. Hassan Raza a avoué qu’il avait déjà essayé d’étrangler Claudia, quelques semaines avant les faits, alors qu’elle venait de le prier de sortir de sa voiture.

Jihadistes Raphaël Gendron aurait été tué en Syrie Le Français Raphaël Gendron, l’un des piliers de l’ex-Centre islamique belge (CIB) de Molenbeek qui défraie la chronique depuis 2001, a été tué dimanche au nord de la Syrie lors de combats avec les troupes de Bachar Al-Assad, a indiqué une source proche de la famille. Gendron combattait au sein d’une faction islamiste, majoritairement syrienne, les Faucons du Sham. L’un des fils du cheikh Bassam, Abdelrahman Ayachi, a été blessé au dos et à la tête dans ces mêmes combats, selon le groupe Sudpresse. Ayachi, dont le père est né à Alep en 1946, dirige une brigade de 600 jihadistes au sein de ces Faucons. En fuite en Syrie, il a ainsi échappé à la justice belge, qui l’a condamné par défaut pour terrorisme. Gendron a rejoint la Syrie en février. Revenu d’Italie où il avait été acquitté, il devait comparaître à Bruxelles dans un dossier terrorisme. Ch. Ly.

Jeunes en Syrie Le politique divisé Le vice-Premier CD&V Pieter De Crem est peu enclin à légiférer pour empêcher de jeunes Belges de partir en Syrie : “Dans notre panier de législation, il y a assez de moyens pour prendre des mesures de précaution”. Il n’est “pas tellement partisan” d’un changement de législation. Sa collègue Joëlle Milquet (CDH) a proposé de discuter d’un arrêté royal empêchant les départs de ces jeunes. Didier Reynders (MR) se dit favorable à des sanctions pénales dissuadant le départ. (D’après Belga)

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

11

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Régions Bruxelles

Unir les jeunes pour la paix Quand des jeunes de tous bords et horizons décident de montrer l’exemple…

ETTERBEEK

FOCOLARI

T

ogether4peace, c’est un groupe de jeunes issu du mouvement des Fo­ colari – créé par Chiara Lubich en 1943 dans le nord de l’Italie et présent aujourd’hui dans 182 pays avec la recon­ naissance de l’Eglise catholique – qui avait réussi la gageure à la mi­mai 2012 de réunir près de 2500 personnes dont le prince Philippe et la princesse Ma­ thilde ainsi que le vice­Premier ministre Steven Vanackere sur le site de Tour&Taxis pour une double représen­ tation d’une comédie musicale originale appelée “Streetlight”. Un spectacle mu­ sical et aussi une réflexion sur les bandes urbaines et la meilleure manière de les intégrer positivement dans des environ­ nements pas toujours évidents. Original parce que s’il bénéficia de l’appui du Groupe international des Arts du Spectacle Gen Rosso, ce spectacle fut surtout le fruit du travail acharné de 120 jeunes de chez nous. Des garçons et des filles issus de tous bords et de tous hori­ zons qui ont appris à vivre ensemble mais également à proposer une création de qualité qui fut très appréciée du pu­ blic présent. Mais bien au­delà de l’aspiration à la perfection de leur comédie musicale, ses jeunes acteurs furent surtout appelés à mieux se connaître et donc à s’estimer et à s’apprécier. Le succès de cette organisa­ tion a incité les Focolari a (re) mettre sur les rails une nouvelle journée d’anima­ tion qui interpellera encore les jeunes

La comédie musicale “Streetlight” avait réuni 2500 spectateurs dont Philippe et Mathilde à Tour&Taxis en mai 2012. mais aussi les moins jeunes ce samedi 20 avril au Théâtre St­Michel à Etter­ beek. Sous la bannière de “Let’s Bridge”, il y aura le matin, à partir de 10 h, un fo­ rum pour adultes sur le thème : “La con­ fiance, fondement de l’éducation” avec la contribution d’experts en pédagogie dont le moindre n’est pas le Pr Peter Adriaenssens, le pédopsychiatre de la KU Leuven dont l’expertise fut particu­ lièrement utile ces dernières années no­

tamment lors de l’affaire Dutroux ou pendant les travaux de la commission de la Chambre sur la pédophilie. Ce samedi ce sera l’occasion de partager avec lui la démarche pédagogique à la base du pro­ jet Together4peace. Après le débat théori­ que, place à la pratique : de 14h30 à 16h30 les jeunes exprimeront leur ex­ périence vécue. Et attesteront des ponts qu’ils ont pu construire entre eux et avec la société qui les entoure et cela à travers

diverses expressions culturelles. Il y aura de la musique, de la danse, du théâtre, des arts graphiques, toutes formes pour exprimer le “plus” qu’ils ont découvert dans ce qu’on pourrait appeler le “lifestyle4peace”. Christian Laporte

U Rens. : www.togetherforpeace.be; tél. 0470/57.83.18 ou letsbridge@togetherfor­ peace.be

La mosquée d’Evere va fermer En cause : de multiples infractions au règlement communal.

mille chaque vendredi”, nous explique­ t­on. Secundo. La mosquée enfreint égale­ ment les permis urbanistiques. Tou­ jours d’après nos informations, le site s’est étendu bien au­delà des prescrits

CULTE

12

D.R.

L

e bourgmestre d’Evere Rudy Ver­ voort (PS) va faire fermer la mos­ quée Ettaouba d’ici quelques se­ maines, a­t­on appris à bonne source hier. Située rue Stuckens, la seule mos­ quée du territoire everois contrevien­ drait à de nombreuses règles commu­ nales, ce depuis trop longtemps. Primo, la mosquée ne respecte pas le permis d’exploitation imposé par la commune. Prévue pour accueillir 300 fidèles, “elle en accueille entre 900 et

urbanistiques, “le tout sans avoir de­ mandé les autorisations à la commune et à la région”. En 2008 déjà, les responsa­ bles de la mosquée avaient eu maille à partir avec les autorités communales qui craignaient la naissance d’un chan­

cre sur l’ancien site, abandonné faute de place. Tertio. L’intense activité de la mos­ quée semble poser de gros problèmes de voisinage, qui se plaint depuis long­ temps de nuisances nocturnes réguliè­ res. D’autres riverains font même état de problèmes de sécurité assez sérieux. Cette fermeture annoncée fait par ailleurs suite à un premier épisode douloureux pour les fidèles. Fin mars, les trois classes ouvertes par la mos­ quée voici quelques années ont été fer­ mées par la commune. Des scellés y ont été apposés. Prévues pour accueillir une centaine d’élèves maximum, ces classes en accueillaient jusqu’à mille ! Une entrevue entre les représentants de la mosquée et les autorités commu­ nales est prévue ce vendredi. M. L.

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


En bref

“C’est un snack, pas une boîte de nuit” Ouvrir un commerce Horeca : le parcours du combattant.

Depuis le 2 avril et ce, jusqu’au 12 mai, le Brussels Club (une association culturelle dont les bénéfices filent à des oeuvres aidant l’enfance en détresse) a lancé son Grand nettoyage de printemps. Soit une vaste récolte de “vêtements propres et en bon état”, “uniquement conditionnés dans des sacs poubelles”. Les dépôts s’opèrent au 19 avenue Van Bever (B 19), entre 8 et 18 heures. Tous les bienfaits de l’opération iront à la cité de l’enfance Asselbergs. Infos au 02/375.00.09 G. Be.

Bande dessinée Spirou, rue des Sables A l’occasion des 75 ans d’existence du personnage Spirou, l’exposition Spirou de main en main se tiendra au Centre belge de la bande dessinée (CBBD) du 23 avril au 4 novembre 2013, a annoncé Jean-Claude De la Royère, commissaire de l’expo. Une soixantaine de planches originales, parcourant l’univers de chaque dessinateur qui s’est occupé de la série, seront offertes aux yeux du public. La série Le Spirou de..., composée aujourd’hui de six numéros uniques, sera également abordée au Centre qui accueille environ 200.000 visiteurs par an.

BRUXELLES

P

Bruxelles Portes ouvertes à l’Albertine

DEMOULIN

hilippe Libert bataille depuis 8 mois pour sa sandwicherie dans le quartier Saint­Jacques, rue Marché au Charbon. “J’ai l’impression de me battre pour une boîte de nuit de 5000 personnes alors qu’il s’agit d’un snack de 35 m2”, entame­t­il, dépité. En effet, bien qu’il ait obtenu de la ville toutes les autorisations nécessai­ res (terrasse, pompiers, licence de vente d’alcool, autorisation de l’Afsca, etc.), il lui manque l’essentiel : une modification de l’affectation de l’immeuble. Un changement d’affecta­ tion qui suscite une levée de boucliers de la part du comité de quartier Saint­ Jacques. Pour ce dernier, il y a assez d’Horeca, des commerces qui génèrent des nuisances. Dès lors, la première commission de concertation tourne mal pour l’entrepreneur, à la mi­no­ vembre. “J’ai essayé de convaincre que le com­ merce serait ouvert principalement en journée pour y vendre de la petite restau­ ration et que je ne serais donc pas un gé­ nérateur de bruit. La réponse est sans équivoque ! Nous ne sommes pas contre mais il faut savoir que vous ouvriez une sandwicherie, un salon de thé ou carré­ ment une boîte de nuit, l’autorisation est la même tant que vous n’avez pas une surface supérieure à 200m2 ! Et donc, si

Solidarité En faveur de l’enfance en détresse...

Philippe Li bert assure pourtant qu’avec son snack il ne créera pas de nuisances. demain ce que vous faites ne vous plaît plus, vous êtes en droit de changer l’orien­ tation du projet ou de le remettre à quel­ qu’un qui en fera un endroit bruyant !”, témoigne l’entrepreneur. Pas complètement découragé, Phi­ lippe Libert réintroduit sa demande de régularisation mais en affectant les éta­ ges en un espace de stockage et un lo­ gement. Et décide de lancer une péti­ tion (600 signatures). La deuxième commission de concer­ tation se tient aujourd’hui. Mais le commerçant n’est pas très optimiste. “Je crains que les plaignants ne se dépla­ cent mardi pour crier leur opposition tandis que les gens favorables iront tra­ vailler”. En attendant, les 2000 € de loyer tombent chaque mois et le snack a toujours porte close. N. G.

Une journée Portes ouvertes, sur le thème Enfer ou paradis?, aura lieu le dimanche 28 avril, de 10 à 17h, à la Bibliothèque royale de Belgique. A cette occasion, un brunch sera proposé au public avant une visite guidée par petits groupes pour découvrir les collections des sections de la bibliothèque et plus particulièrement les documents en rapport avec le thème choisi, classés dans les sections Cartes et Plans, Musique, Estampes ou encore Réserve précieuse. Les visiteurs seront par ailleurs invités à “parcourir” les 150 km de rayonnages de la célèbre tour aux livres. Ils pourront également se rendre au Librarium, le Musée du Livre et de l’Écriture de la Bibliothèque royale. Enfin, quelques organisations hébergées à la bibliothèque, comme les Archives et Musée de la Littérature ou encore le Center for American Studies ouvriront également leurs portes au public à cette occasion.Infos sur www.kbr.be

Anderlecht Des mégots pour matériau Concept créé Alexandre Hannesse, le Nocif’ Art, vous vous en souviendrez peutêtre, mêle art et nocivité. “Le fruit artistique d’une société malade de ses idées...”, commente le bonhomme, sous le pseudonyme de Gothlieb Tjiackk. Qu’est-ce que ça donne? Entre autres, de stupéfiants portraits géants réalisés avec des mégots de cigarettes! A scruter, jusqu’au 10 mai, en la galerie Dupuis (251 boulevard Sylvain Dupuis), entre 10 et 17 h. Vous y tomberez en pamoison devant Lao, Elvis ou Gainsbarre. Pour ne citer que ces têtes emblématiques d’un univers totalement atypique et nourri d’un talent indéniable... Infos sur www.nocifart.be G. Be.

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

13

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


International France

Transparence ou déballage ? La France s’interroge “MORALISATION” Bernard Delattre Correspondant permanent à Paris

A

u moment où les déclarations annuelles de reve­ nus arrivent dans les boîtes aux lettres des con­ tribuables, les 38 ministres du gouvernement mettent en ligne leurs avoirs. Depuis lundi, le tout­ve­ nant a le loisir de ne plus rien ignorer du moindre compte bancaire, véhicule, appartement ou assurance­ vie propriété du moindre des ministres. C’est du jamais vu, et les intéressés, globalement, y ont consenti sans gaieté de cœur. Le duo Hollande­Ay­ rault le leur a imposé, dans le cadre du plan de morali­ sation de la politique ayant découlé de l’“affaire Jérôme Cahuzac” – ce ministre déchu ayant menti sur son pa­ trimoine: ayant dissimulé ses comptes à l’étranger. Une réforme qui a du mal à passer Ce qui se fait déjà dans 24 pays européens a, en France, suscité de gros débats. Depuis des jours, cette mesure est vilipendée. A droite surtout, mais à gauche également, et pas marginalement: voir les réserves du propre président (PS) de l’Assemblée nationale. Pour ces détracteurs, on serait là dans le registre moins de la transparence que du “voyeurisme” (l’UMP), du “déballage grotesque” (l’ex­Premier ministre Alain Juppé, lundi), voire du “pathétique, qui va alimenter le tous pourris” (l’ex­ministre Rachida Dati). Au contraire, pour ses partisans, “cette mesure de moralisation, de transparence, de contrôle est une arme anti­populisme,

Contraints de jouer cartes sur table, les ministres du gouvernement Ayrault.

anti­poujadisme”, dixit lundi le n° 1 du PS, Harlem Dé­ L’opinion soutient néanmoins cet effort de transpa­ sir. Pour qui cela permettra d’éviter “que la France de­ rence. Reste à voir si, à terme, il rehaussera l’image des vienne l’Italie de Berlusconi ou de Beppe Grillo”. politiques – corrompus, de l’avis de 55% des sondés. Un tel cadre aurait­il dissuadé Jérôme Cahuzac de mentir sur son patrimoine? En son premier stade, le Le rapport particulier à l’argent d’un pays et de la gauche dispositif est basé sur la seule bonne foi Ce que l’Elysée et Matignon ont im­ des déclarants. Le degré de sérieux de la posé aux ministres, ils vont à présent es­ démarche dépendra des moyens qui se­ sayer de le faire appliquer aussi par une ront donnés à l’autorité de contrôle. kyrielle d’élus: parlementaires, diri­ Autre limite de l’exercice: ces docu­ geants de grands exécutifs locaux, etc. HEURE DE RETARD ments, dans nombre de leurs volets (im­ En attendant, l’Hexagone redécouvre Les déclarations des mobilier, etc.), ne sont que des estima­ ministres devaient être mises que, malgré tous les efforts du si décom­ tions de valeurs, parfois contestables. En plexé Nicolas Sarkozy, il garde un rap­ en ligne à 17 heures, lundi. Délai que Matignon reporta outre, ils ne précisent ni l’origine des port avec l’argent différent de celui, par ensuite à 19 heures, pour avoirs déclarés, ni leur mode d’acquisi­ exemple, des Etats­Unis, où la fortune tion, ni l’évolution de ce patrimoine dans remplir toutes les “conditions est valorisée. Lundi, sociologues et his­ le passé. Quant aux revenus des élites, ils de sécurité et d’accessibilité”. toriens reliaient cela à la France rurale Finalement, elles furent restent tabous: leurs feuilles d’imposi­ d’antan (où “le petit paysan cachait ses accessibles vers 18h15. tion demeurant confidentielles. Ardu, avoirs, pour ne pas attiser les convoitises”) dès lors, d’évaluer si un enrichissement et à son passé révolutionnaire de 1789 éventuel est normal ou suspect. Enfin, ces déclarations (“marxiste avant l’heure”: condamnant les possédants). ne sont que des photographies instantanées, relatives à Un autre rapport particulier que ce débat remet en un instant donné. Bien plus intéressante sera l’évolu­ lumière, c’est celui qu’a la gauche socialiste avec l’ar­ tion de ces patrimoines sur plusieurs années, qui per­ gent. Cette gauche d’un François Mitterrand qui disait mettra de déceler d’éventuels enrichissements indus. que “l’argent naturellement corrompt”, mais qui finit par Plusieurs ministres n’en redoutent pas moins que nommer ministre un Bernard Tapie. Cette gauche qui, l’ampleur de leur patrimoine soit mal perçue par l’opi­ ensuite, adora le si fortuné Dominique Strauss­Kahn. nion. Ce n’est pas ce que disent les sondages. Selon eux, Puis élut à l’Elysée un François Hollande n’aimant pas les Français en majorité ne doutaient pas de l’aisance “les riches”, ayant “le monde de la Finance” pour “seul ad­ de leurs gouvernants, elle les indiffère, et ils trouvent versaire”, mais dont le propre trésorier de campagne a qu’on devrait moins parler de cela que du chômage. des intérêts au paradis fiscal des îles Caïmans.

1

l

La journée

En Belgique

Le plus riche: Fabius (6 millions)

Sous enveloppe fermée quant au patrimoine des députés et ministres? Oui et non. Selon une réglementation datant de 1995, chaque mandataire est bien tenu de déclarer ses avoirs. Mais cette information est confinée dans une enveloppe fermée remise à la Cour des comptes. Cette enveloppe ne pouvant être ouverte qu’en cas de problème: si un doute survient quant à l’honnêteté de la déclaration ou suite à une décision judiciaire, ce qui n’est arrivé que très rarement (cinq à dix fois, selon le président de la Chambre André Flahaut). Cette formule, juge-t-on, permet de concilier une légitime volonté de transparence et le souci tout aussi légitime de préserver la vie privée des personnes concernées. Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut conclure à la transparence totale du système belge. Quid de la rémunération exacte des mandats payés par des fonds publics qui elle, ne doit pas être précisée dans la déclaration annuelle des élus? M.Co.

14

Gros patrimoine immobilier. Un LEON NEAL/AFP

Et chez nous? La transparence est-elle de mise

Six grands ministres millionnaires

appartement à Paris, dans le quartier Notre-Dame, estimé 2,7 millions d’euros. Des maisons en Ariège (MidiPyrénées), évaluées 680000 euros. Et une maison dans sa circonscription de Haute-Normandie, d’une valeur de 465000 euros.

Des actions. Des participations, pour un montant de 1,2 million d’euros, dans le capital de PIASA: la maison familiale de vente aux enchères d’œuvres d’arts. Des titres pour environ 90000 euros dans des PME innovantes, notamment dans le secteur de l’énergie solaire.

Des comptes biens garnis. Un “Préfonretraite” (retraite complémentaire pour les fonctionnaires) de 222351 euros, 516349 euros d’assurance-vie, trois comptes bancaires (BNP, Crédit Coopératif, HSBC) totalisant quelque 35000 euros. Sans oublier 630000 euros de “biens mobiliers divers”.

Six ministres de premier plan ont un

AFP

Leur patrimoine n’a désormais plus rien de secret. Au centime d’euro près, ils sont en ligne: à la disposition des Français. l

patrimoine d’une valeur supérieure à un million d’euros. Il s’agit, outre du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius (6 millions), de la ministre déléguée aux Personnes âgées Michèle Delaunay (5,4 millions, photo), du ministre du Travail Michel Sapin (2 millions), de son collègue de l’Outre-Mer Victorin Lurel (1,8 million), du Premier ministre Jean-Marc Ayrault (1,5 million) et de la ministre de la Santé Marisol Touraine (1,4 million).

Sous la barre du million d’euros, le ministre chargé des Affaires industrielles Arnaud Montebourg (un patrimoine autour de 800000 euros) et son collègue de l’Intérieur, Manuel Valls (590000).

A titre de comparaison, un Français sur deux a un patrimoine d’une valeur moindre de 150000 euros, et seuls 10% des Français ont des biens pour plus de 550000 euros.

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


MIGUEL MEDINA/AFP

des patrimoines Un patrimoine roulant croquignolet

Les ministres les plus modestes

Les trois vélos de Christiane Taubira. La ministre de la Justice déclare, outre une voiture Hyundai de 2008 (valeur 13000 euros), pas moins de trois vélos différents, tous “made in France”. Dont un est une vieille bécane de marque Décathlon, remontant à 1996 (200 euros).

Les véhicules polluants de Cécile Duflot. La ministre écologiste a fait railler les réseaux sociaux, car elle possède une Renault Twingo et une R4 datant respectivement de 1999 et 2000, donc probablement pas les moins polluants.

Najat Vallaud-Belkacem (photo), ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement (dont elle est aussi la benjamine), ne possède ni maison, ni appartement, ni action. Juste un contrat d’assurance-vie (3455,11 euros) à La Poste, ainsi que quatre comptes ou livrets totalisant quelque 80000 euros. Et un scooter 50 cm3 de marque Piaggio, acheté d’occasion 1500 euros en 2008, valant actuellement 500 euros.

Sa collègue Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, hormis son appartement parisien de 71 m² qu’elle est en train de rembourser, ne possède que quelques comptes bancaires. Dont un “Livret Cerise” au CCL, alimenté à hauteur de… 12,21 euros.

Fleur Pellerin, ministre déléguée en charge des PME, a, outre son emprunt immobilier à honorer, trois crédits à la consommation à rembourser: pour une quinzaine de milliers d’euros.

Bateau et moto Le ministre de

AFP

encombrés de clous dont ils feraient mieux de se débarrasser. A l’image du chef du gouvernement lui-même (photo). Qui, s’il déclare une Citroën C4 Picasso de 2009 (15000 euros), possède aussi un Combi VW de 25 ans d’âge: acheté le 13 juillet 1988 exactement, valant aujourd’hui… 1000 euros.

AFP/MIGUEL MEDINA

AFP

Les garages des ministres sont

Leurs jardins secrets l’Agriculture, Stéphane Le Foll, possède une vieille moto BMW 650 GS. Sa collègue Marylise Lebranchu, qui est en charge de la Réforme de l’Etat, détient, en bonne bretonne qu’elle est, un bateau de marque Bénéteau, évalué 2000 euros.

Parking et taudis Arnaud Montebourg (photo) possède, en copropriété avec sa mère Leila, une place de parking à Dijon. Quant à Christiane Taubira, parmi ses propriétés en Guyane, figure une “maison traditionnelle” à Cayenne. Si traditionnelle que son prix estimé (75000 euros) est en fait la “valeur du terrain seul: la maison a été détruite – arrêté péril”.

Relevés bancaires En date du 11 avril, jour où il a signé sa déclaration, le compte épargne et le compte courant du ministre de l’Intérieur Manuel Valls affichaient des soldes respectifs de 16,96 et 108,71 euros. mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

15

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


International

International

La justi La Cour d’appel réduit à néant les thèses de l’administration belge.

AUSTRALIE

JPAUL J. RICHARDS/AP

P

John Kerry et sa femme Terese Heinz-Kerry, héritière de l’empire agroalimentaire éponyme.

La transparence américaine a ses limites Les élus doivent dévoiler leur fortune, mais les contrôles laissent à désirer.

ÉTATS-UNIS Stéphanie Fontenoy Correspondante à New York

T

out ce que vous avez toujours voulu savoir sur vos élus sans ja­ mais oser le demander. Aux Etats­Unis, comptes bancaires, salai­ res, cadeaux, dettes et investisse­ ments des membres du gouverne­ ment sont rendus publics chaque an­ née. Conjoints et enfants à charge sont compris dans la déclaration. Ainsi on apprend que l’actuel secré­ taire d’Etat John Kerry, avec une for­ tune personnelle comprise entre 184 et 287 millions de dollars, était le membre le plus riche du Sénat en 2011. “Le 113e Congrès : nouveaux vi­ sages, et toujours plus riche”, titre ac­ tuellement le site Internet indépen­ dant Opensecrets.org, qui recense, analyse et met en ligne des millions de documents officiels permettant de mieux comprendre le rôle de l’argent dans la vie publique américaine, no­ tamment le financement des campa­ gnes électorales. Tom Daschle écarté L’association “Crew”, Citoyens pour la responsabilité et l’éthique à

16

Washington, propose, elle, le palma­ trop vagues et une forme de “couver­ rès des élus les plus corrompus et une ture” des élites entre elles. Ainsi, un rubrique spéciale consacrée aux parlementaire ne devra pas déclarer “scandales et scélérats” du monde poli­ le montant exact de ses avoirs mais tique. indiquer si celui­ci se situe dans une Officiellement, n’importe quel can­ fourchette de “5 à 25 millions de dol­ didat à un poste officiel important lars” par exemple. (directeurs d’agences gouvernemen­ tales, chefs de cabinet, juges, minis­ Des punitions mineures tres) et tous les membres du Congrès Enfin, dans le cas du Congrès, même doivent remplir une déclaration de fi­ si la déclaration a été faite sous ser­ nances personnelles (“Personal fi­ ment, les réprimandes seraient mi­ nance disclosure”) auprès de l’agence neures, encourageant les comporte­ compétente dans leur ments négligents. branche du gouverne­ Le travail d’enquête ment. repose le plus souvent En 2009, Tom Das­ sur la presse, la justice et chle, favori de Barack MILLIONS DE DOLLARS les “watchdogs”, ces or­ Obama au poste de mi­ L’actuel secrétaire d’Etat John ganismes indépendants nistre de la Santé, avait mais parfois aussi pro­ Kerry a une fortune dû renoncer à la fonc­ ches des partis, qui personnelle comprise entre tion pour avoir omis de 184 et 287 millions de dollars. veillent au respect de la déclarer sur sa feuille démocratie et peuvent d’impôts une limousine avec chauf­ intenter des actions en justice. Lors feur gracieusement mise à sa disposi­ des campagnes électorales, les partis tion par un ami financier. politiques engagent des armées La presse américaine regorge d’avocats pour déterrer des affaires d’exemples similaires, à tous les éche­ dans le camp adverse. Un cas d’éva­ lons du pouvoir. Cet effort de transpa­ sion fiscale, à la manière de l’ancien rence a cependant ses limites, dénon­ ministre français du Budget Jérôme cées par des associations indépen­ Cahuzac, est toujours possible aux dantes qui, comme le font les Etats­Unis. Les “watchdogs” n’ont pas associations de consommateurs à les moyens juridiques de traquer les l’égard du secteur privé, veillent à comptes bancaires, qui plus est à l’éthique dans le secteur public. Selon l’étranger. Pour Viveka Novak, porte­ celles­ci, l’administration ne peut pas parole du Centre pour la responsabi­ être à la fois juge et partie. Elles dé­ lité en politique, “n’importe qui peut noncent un processus de vérification enfreindre la loi”, et se croire au­des­ de données inefficace, des critères sus du pouvoir…

184

lus de six ans après que le minis­ tère belge des Affaires étrangères eut refusé de renouveler leur passeport, Marc et Louis Ryckmans ont enfin obtenu justice. Présidée par Anne de Poortere, la troisième Chambre de la Cour d’appel de Bruxelles, dans un ar­ rêt rendu le 11 avril, affirme que les fils jumeaux du sinologue de renommée mondiale Simon Leys, établis comme leurs parents en Australie depuis 1970, “ont la nationalité belge et n’ont jamais perdu celle­ci”. Par conséquent, elle “or­ donne à l’Etat belge, en l’occurrence aux services diplomatiques compétents, de dé­ livrer, à leur première demande, des pas­ seports belges”. Ce faisant, la Cour “met à néant” les jugements rendus par le Tribunal de Première instance, les 28 mai 2009 et 29 avril 2011, jugements qui avaient consacré les thèses du ministère, lequel avait successivement prêté, aux enfants Ryckmans, des nationalités fantaisistes – chinoise de Pékin d’abord, chinoise de Taiwan ensuite, britannique de Hong Kong enfin. Un “doute” Nos lecteurs se rappelleront que “l’af­ faire Simon Leys” avait commencé en décembre 2006 à la faveur d’un “doute” dont avait été saisie une employée du consulat de Belgique à Canberra. Nés en 1967 à Hong Kong (alors colonie britannique), Marc et Louis Ryckmans auraient dû, parvenus à l’âge de 28 ans (soit le 16 octobre 1995), faire une dé­ claration conservatoire s’ils voulaient garder leur nationalité belge – sauf, précise le Code de la nationalité, s’ils n’avaient alors pas d’autre nationalité. Le contentieux est né de cette restric­ tion. Les Ryckmans n’étaient que bel­ ges en 1995 et n’ont donc pas fait de déclaration puisqu’ils n’avaient pas à la faire. Les services diplomatiques belges l’ont au demeurant confirmé en renou­ velant leur passeport à deux reprises, en 1995 et 2001. Ce n’est qu’en 2006 – onze ans plus tard ! – que le ministère, couvrant l’er­ reur d’appréciation de son employée à Canberra, a cru devoir remettre en cause cette situation en inventant a posteriori une seconde nationalité qui aurait obligé les jumeaux à faire la fa­ meuse déclaration en 1995. Faute de l’avoir faite, ils auraient perdu leur na­ tionalité belge et le droit à un passe­ port. Avocats d’affaires à Sydney, les en­ fants Ryckmans sont ainsi devenus apatrides – éventualité que la loi belge interdit pourtant – et n’ont eu d’autre choix que de prendre finalement, en

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Actualité

ce donne raison à Simon Leys 2009, la nationalité australienne. Dans son arrêt, la Cour d’appel balaie l’argumentation du ministère, tout en lui administrant une cinglante leçon sur la façon dont un “service public” se doit de fonctionner. Estimant que “c’est à bon droit que les appelants n’ont pas estimé devoir faire la déclaration prévue”, la Cour relève en ef­ fet que, “avant le mois de décembre 2006, la nationalité belge des appelants, qui avaient à ce moment atteint l’âge de 39 ans, n’avait, à juste titre, jamais été remise en cause par quiconque”. Marc et Louis Ryckmans avaient notamment de­ mandé et obtenu des passeports belges depuis l’âge de leur majorité, à 18 ans. Et la Cour de poursuivre : “En vertu des principes généraux de bonne administra­ tion et de sécurité juridique, qui s’imposent à l’Etat belge, le citoyen doit pouvoir se fier à une ligne de conduite constante de l’auto­ rité. Or, compte tenu du comportement adopté par l’administration belge qui a continué à leur délivrer des passeports bel­ ges jusqu’en 2006 sans mettre en doute

“L’administration belge a trompé leur légitime confiance et violé le droit à la sécurité juridique qui s’en déduit.” LA COUR D’APPEL DE BRUXELLES

L’arrêt du 11 avril 2013 établit que Marc et Louis Ryckmans étaient en droit de conclure, du comportement des services diplomatiques belges en Australie, qu’ils n’avaient pas à faire de déclaration conservatoire pour garder leur nationalité belge à l’âge de 28 ans.

leur nationalité, les appelants n’ont pas fait, dans les délais et formes requis, la dé­ claration prévue par le Code de la nationa­ lité belge. L’Etat belge est par conséquent tenu d’honorer les légitimes prévisions qu’il a fait naître dans le chef des appelants. Ceux­ci doivent être considérés comme ayant fait cette déclaration, dans l’hypo­ thèse où celle­ci était nécessaire, en sollici­ tant, à plusieurs reprises dès 1995 et dans les années qui suivirent, la délivrance de nouveaux passeports belges, confirmant ainsi leur volonté de conserver la nationa­ lité belge.” Un statut, pas une nationalité Quant aux autres nationalités que Marc et Louis Ryckmans auraient possé­ dées à en croire le ministère, la Cour souligne que “l’Etat belge expose à tort que les appelants avaient peut­être la na­ tionalité chinoise”. On se rappelera que le ministère avait exigé de Simon Leys qu’il aille en demander la preuve à Pékin… S’agissant d’une prétendue “nationa­ lité britannique”, la Cour observe, en

suivant l’argumentation de l’avocate des Ryckmans, Me Sylvie Sarolea, qu’il s’agissait tout au plus du “statut de Bri­ tish Dependent Territories Citizenship”, lequel “ne peut être assimilé à la natio­ nalité britannique puisqu’il ne conférait par exemple même pas aux appelants le droit inconditionnel de résider au Royau­ me­Uni”. C’était une évidence, sauf pour le ministère belge des Affaires étrangères qui aurait pourtant pu se rappeler qu’à la veille de la rétroces­ sion de Hong Kong à la Chine, en 1997, Londres avait décidé d’octroyer la na­ tionalité britannique – la vraie – à quel­ ques dizaines de milliers de résidents de la colonie seulement… “Il en résulte, conclut la Cour d’appel, qu’à la date du 16 octobre 1995, et con­ trairement à ce que soutient l’Etat belge, les appelants ne pouvaient être considérés comme des citoyens britanniques, ayant la nationalité britannique en tant que telle. Ils n’avaient donc pas d’autre natio­ nalité que la nationalité belge.” Philippe Paquet

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

17

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


International Actualité

Lister les médecins indélicats Épinglé

Mon médecin est-il agréé ? En Belgique, un médecin agréé à

JULIAN STRATENSCHULTE/DPA/REPORTERS

l’étranger et souhaitant pratiquer dans notre pays doit obtenir un numéro Inami et introduire une accréditation provisoire. Il doit en outre être inscrit dans un groupe local d’évaluation médicale (Glem). La liste de ces médecins agréés sur le territoire national est tenue à jour par l’Inami et mise à disposition des mutuelles, considérées comme les interlocuteurs de référence des patients. D’ici à la fin du mois d’octobre, conformément à une directive européenne datant de 2011, notre pays rendra cependant ces informations disponibles via un portail Internet. Celui-ci orientera également les visiteurs vers les renseignements pratiques sur le fonctionnement du système de santé belge (règles de remboursement, etc.). Une mesure qui vise à faciliter la mobilité des citoyens sur le territoire européen, explique-t-on au SPF Santé publique. G.T.

Des médecins interdits d’exercice dans un pays partent s’installer dans un autre Etat européen.

L’UE veut empêcher les médecins interdits d’exercice de jouer à saute­frontières.

UNION EUROPÉENNE

L’

affaire a fait grand bruit au début de cette année. Interdit d’exercer dans son pays depuis 2006 pour avoir répété des fautes très graves, un neurologue néerlandais âgé de 67 ans a continué à pratiquer en toute impunité dans plusieurs établissements sur le territoire allemand.

Surnommé “docteur Frankenstein” par les médias, l’homme affichait pourtant un très lourd passif. Accusé d’être à l’origine du décès de neuf personnes et d’avoir commis une centaine d’erreurs de diagnostic aux Pays­Bas, il doit y être jugé cet été. Diagnostiquée à tort comme souffrant de la maladie d’Alzheimer, une de ses patientes avait notamment mis fin à ces jours. Suite à ces révélations par un journa­ liste néerlandais, une série de plaintes ont également été déposées en Allema­ gne. Scandalisée, la ministre des Affai­ res sociales du Land de Bade­Wurtem­ berg a exigé que l’Europe établisse une liste noire des médecins indélicats fai­

Réactions

Des avis contrastés Du côté du Conseil national de l’Ordre des médecins de Belgique, on ne peut pas dire que le projet de la Commission européenne suscite un fol enthousiasme. “Echanger des informations entre les conseils nationaux, c’est notre travail. C’est ce que nous faisons tous les jours”, nous répond-on fraîchement, à défaut de disposer d’éléments d’analyse plus complets sur ce système d’alerte communautaire.

Son de cloche très différent du côté de Philippe Cailliau, président de l’ASBL Action Erreurs Médicales. “De toute évidence, la mise en place d’un tel système serait une bonne chose. Il est inconcevable qu’un médecin qui n’a plus le droit d’exercer dans un pays de l’UE – et même ailleurs – puisse simplement se déplacer que quelques kilomètres pour continuer à sévir”, commente-t-il. Quant au travail d’information et de contrôle mené par le Conseil de l’Ordre, il ne trouve guère de crédit à ses yeux, jugeant que ce type d’institution manque de transparence. “C’est une organisation moyenâgeuse qui veut surtout ne pas faire de vague et que rien ne se sache. Elle ne correspond plus du tout aux standards du XXIe siècle.” Et de lancer une suggestion : “Pourquoi ne pas créer un service au sein de l’Union européenne qui enregistrerait tous les médecins autorisés à exercer dans les différents pays et qui serait consultable par tous les citoyens ?” A l’heure actuelle, il n’existe pas de telle base de données centrale européenne sur les professionnels de la santé autorisés à exercer. G.T.

18

sant l’objet de poursuites judiciaires. Cette histoire, qui n’est pas la pre­ mière du genre, semble inciter les auto­ rités européennes à réagir. Le commis­ saire au Marché intérieur et aux Servi­ ces, Michel Barnier, entend ainsi créer un “système d’alerte” permettant à ces informations de circuler rapidement entre les pays de l’UE. Un cadre insuffisant En vertu de la réglementation ac­ tuelle, les autorités compétentes de l’Etat membre accueillant un médecin étranger et celles du pays d’origine “doi­ vent échanger des informations sur les sanctions disciplinaires ou pénales qui ont été prises ou sur des faits graves et précis susceptibles d’avoir des conséquences sur la poursuite des activités professionnel­ les”, explique une source européenne. Les modalités et l’étendue de cette coopération sont cependant laissées à la discrétion des Etats membres. Ce qui ne garantit pas la meilleure efficacité, en raison notamment de la complexité ad­ ministrative et de la multiplicité des instances impliquées, mais aussi de la volonté ou non de transparence de ces acteurs. Le cas germano­hollandais il­ lustre clairement ces failles. La Commission propose donc de compléter cette obligation générale par un outil plus dynamique. Le système d’alerte en question porterait non seu­ lement sur les médecins, mais aussi sur toutes les professions susceptibles d’in­ fluer sur la santé des patients (kinés, in­ firmières, etc.). Dans ce projet, les Etats membres se­ raient dans l’obligation de communi­ quer l’identité d’un professionnel de la santé qui s’est vu interdire d’exercer, à

titre provisoire ou définitif, par un tri­ bunal ou les autorités compétentes de son pays. L’information devrait être transmise aux autres Etats membres et à la Commission dans les trois jours qui suivent le prononcé de la décision en question. Ces renseignements ne seront toute­ fois pas directement accessibles aux ci­ toyens européens, mais uniquement aux autorités habilitées. Ils circuleront par le biais de l’Imi (le système d’infor­ mation du marché intérieur), une ap­ plication en ligne déjà opérationnelle. La proposition de Michel Barnier est actuellement débattue avec les eurodé­ putés et les Etats membres, l’objectif étant d’arriver à un accord politique d’ici à la fin juin et une adoption offi­ cielle en fin d’année. Mais tout le monde ne voit pas forcé­ ment d’un bon œil cette volonté d’en­ cadrement renforcé de la profession médicale. D’aucuns avancent les ques­ tions de protection des données à ca­ ractère personnel ou encore le respect de la présomption d’innocence. Avec les infirmières et les enseignants, les médecins font partie des profession­ nels les plus mobiles de l’Union euro­ péenne. Entre 2011 et 2012, plus de 6500 d’entre eux ont ainsi opéré un dé­ ménagement transfrontalier. Le cas tout récent d’un dentiste hollandais ré­ cidiviste devrait donner de l’eau au moulin de ceux qui sont favorables à une meilleure surveillance de ces prati­ ciens voyageurs. Après avoir été con­ damné pour escroquerie dans son pays, celui­ci se voit accusé d’avoir “charcuté” plusieurs dizaines de patients français de la région de Château­Chinon. Gilles Toussaint

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Boston touchée en plein cœur CHAOS

S

elon un bilan provisoire officiel, au moins deux personnes ont été tuées et 28 autres blessées dans deux violentes explosions survenues hier près de la ligne d’arrivée du mara­ thon de Boston (capitale du Massachu­ setts), en plein centre­ville. “Deux bom­ bes ont explosé […] nous travaillons avec la police pour savoir ce qui s’est exactement produit”, ont confirmé les organisateurs du marathon sur leur page Facebook. “J’ai cru que ma tête allait éclater. Il y avait beaucoup de poussière, de la fumée, du verre” relate un témoin sur CNN, fai­ sant également état de personne griève­ ment blessées. “On a entendu deux explo­ sions et ma cousine devait traverser Com­ monwealth Avenue, là où on a entendu l’explosion. Il y a des membres humains”, rapporte également Zara Belkius à l’AFP. Quelque 26 000 personnes partici­ paient à ce marathon et les télévisions ont rapidement diffusé des images de paniques, des rues jonchées de débris, des véhicules de secours et des bran­ cards. Certains blessés ont dû être soi­ gnés sur place, dans la tente médicale à l’arrivée du marathon, et d’autres ont ra­ pidement été transportés à l’hôpital. L’hôpital général du Massachusetts a pour sa part déclaré avoir admis 19 bles­ sés aux urgences, sans préciser leur con­ dition. Le Boston Globe parle de 100 blessés dans les hôpitaux de Boston, dont une demi­douzaine dans un état critique. Nombre d’entre eux auraient

été amputés. Les deux premières explosions se sont produites à quelques secondes d’inter­ valle, laissant présager qu’il s’agirait d’un attentat. Rapidement, la sécurité a été renforcée devant les hôtels et les lieux fréquentés de la ville. Les services fédéraux ont rapidement été mobilisés. Enfin, une troisième explosion a re­ tenti près de la Bibliothèque JFK. Une in­ formation confirmée par le commissaire de la police de Boston, Ed Davis lors d’une conférence de presse, précisant qu’il n’y avait pas, à sa connaissance, de blessés à déplorer. “Nous ne sommes pas

certains que cet événement est lié (aux deux explosions du marathon) mais nous les traitons comme si c’était le cas”, a­t­il ajouté. Le commissaire confirme égale­ ment que “plusieurs engins explosifs”, vi­ siblement non déclenchés, ont été re­ trouvés dans la ville. Un autre porte­parole de la police a quant à lui indiqué sur Twitter que l’in­ cident de la Bibliothèque “semblait être lié à un feu”. “La police enquête; tout lien avec (les incidents) du Marathon de Boston reste pure spéculation”, a de son côté indi­ qué la Bibliothèque JFK de Boston sur son propre compte Twitter. Selon la

même source, le feu “semble être parti de la salle des machines du nouveau bâti­ ment” et “tout le personnel et les visiteurs sont sains et saufs”. Précisons enfin que ces attaques n’ont pas encore été revendiquées. Elles inter­ viennent toutefois dans un lieu et à un moment symboliques. Outre le fait que le marathon de Boston soit le plus vieux marathon annuel au monde (il est orga­ nisé dans la capitale du Massachusetts depuis 1897), le 15 avril était un jour fé­ rié. Les Américains célébraient en effet le “Patriots’day”. Au.M. (avec Belga, AFP et Reuters)

AP

Plusieurs explosions ont fait au moins 2 morts et 28 blessés lors du marathon.

Hier, à Boston, trois explosions ont mis les habitants en état de choc.

Épinglé

Obama mobilise tous les services fédéraux Le président américain Barack Obama a annoncé lundi soir avoir ordonné un renforcement de la sécurité à travers les Etats­Unis après les explosions survenues à Boston sur la ligne d’arrivée du marathon. Dans une brève intervention à la Maison­Blanche, il a indiqué que les services de police ignoraient pour l’heure qui avait commis cet attentat et pour quelle raison, et a ajouté que tout serait entrepris pour que les responsables soient retrouvés et rendent des comptes devant la justice. “Nous ignorons toujours qui a fait cela et pourquoi, et il ne faut pas tirer de conclusions hâtives avant que nous en sachions plus”, a dit le président. “Mais sachez­le bien, nous ferons toute la lumière sur ce qui s’est passé et retrou­ verons les responsables, nous déterminerons pourquoi ils ont fait ça”, a­t­il dit. Barack Obama a téléphoné lundi au maire de Boston, Tom Menino, ainsi qu’au gouverneur du Massachusetts, Deval Patrick, pour leur offrir l’assistance du gouverne­ ment fédéral. Le Secret Service, le service de sécurité présidentiel, a renforcé les mesures de sécurité autour de la Maison­ Blanche, établissant un cordon de sécurité sur Pennsyl­ vania Avenue, face à la façade de la présidence.

L’Attorney General (ministre de la Justice) Eric Holder a mobilisé toutes les ressources du département de la Justice pour enquêter sur les deux explosions, a déclaré un responsable du ministère. Le département de la Justice chapeaute le FBI et l’agence fédérale sur l’alcool, le tabac, les armes à feu et les explosifs (ATF), deux services tous les deux impliqués dans l’enquête. L’“incident” de Boston Un responsable de la Maison­Blanche a indiqué que le président avait été informé de l’incident vers 15h00 (21h00 belge) et qu’il avait entendu un compte rendu de la situation par Lisa Monaco, conseillère à la sécurité nationale. “Le président a appelé le maire de Boston Tom Menino et le gouverneur du Massachusetts Deval Patrick pour exprimer son inquiétude pour tous les blessés et souligner que son administration était prête à fournir le soutien nécessaire dans leur réponse à l’incident”, a déclaré ce responsable à Washington. La Maison­Blanche continuait de qualifier les explosions d’“incident de Boston”, alors que des dizai­ nes de blessés continuaient d’affluer vers les hôpitaux. (Reuters)

Sécurité renforcée à New York Surveillance. “Nous renforcons la sécurité devant les hôtels et autres lieux connus dans la ville en attendant d’en savoir plus sur ces explosions”, a déclaré le porte-parole de la police de New York Paul Browne. Le maire Michael Bloomberg, a quant à lui précisé que les mesures de sécurité avaient également été renforcées dans le métro de la ville. “Il y a 1000 membres de la police de New York dévoués à la lutte contre le terrorisme et ils vont être mobilisés à 100 % aux côtés de la police pour protéger notre ville”, a-t-il déclaré. A l’autre bout du pays, la police de San Francisco (Californie, ouest) a également déclaré être en état d’“alerte élevée” et a exhorté les habitants de la ville à la prévenir s’ils assistaient à quelque chose de suspect, “après les explosions survenues lors du marathon de Boston”. (AFP)

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

19

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


International Actualité

Le silence des martyrs Les civils bombardés par l’Otan sont toujours en attente d’une réponse. Des bombes GBU­12 à guidage laser ont ôté la vie de simples citoyens. Selon diverses coupures de presse, les F­16 belges en étaient d’ailleurs équipés.

Ci-contre, une bombe GBU-12 utilisée sur une ogive MK48 retrouvée à Majer.

Objectif Kadhafi (2/5) Reportage Aurélie Moreau Envoyée spéciale en Libye

D

es maisons balayées par le souffle des déflagrations, ne restent que des murs de béton chancelants et des rideaux en charpie. Des décombres, ne subsistent que des souvenirs: un car­ table abandonné, un soulier troué, des dessins et des bulletins scolaires. Ils sont pères de famille et évoquent avec pudeur la douleur de survivre à leurs proches, morts sous les bombardements de l’Otan. Ils sont des dommages collaté­ raux. Tripoli Le 19 juin, il est 1 heure du matin, Sa­ lem al­Gharari regarde la télévision. Il habite une maison cossue de la banlieue de Tripoli, à Souk al­Juma. Depuis deux semaines, dans ce quartier mar­ chand de la capitale, des dissidents ma­ nifestent timidement leur soutien aux révolutionnaires: ils lancent des pigeons aux couleurs du drapeau rebelle et atta­ chent des ballons à la queue des chats (très vite abattus par les militaires). Les insurgés approchent mais la banlieue demeure fermement sous le contrôle des forces kadhafistes, alors –en attendant– Salem al­Gharari s’assoupit.

20

Il est 1h45 lorsqu’il est réveillé dans une maison enfumée. Le plafond effon­ dré l’empêche de se redresser et il saigne, abondamment. “Il n’y avait plus d’électri­ cité. On cherchait un moyen de sortir mais je ne voyais rien. J’étais devenu sourd. Ce sont les voisins qui ont frayé un chemin jus­ qu’à moi. Dès que je suis sorti, la maison est tombée. J’ai dû soigner ma famille en Tuni­ sie à mes frais. Aujourd’hui, je loue une maison insalubre pour 350 dinars par mois. Mais avant tout, je veux com­ prendre pourquoi. J’ai droit à une réponse! J’ai perdu ma femme, mon fils, ma sœur, son mari et leurs deux enfants.” Immobile face aux ruines, il soup­ çonne l’Otan de s’être trompée de cible. Les chambres de la résidence voisine tra­ hissent en effet tant la présence des ser­ vices de renseignement de l’armée que leur fuite précipitée: des tables et des chaises renversées jonchent le sol au mi­ lieu d’équipements militaires. Des cen­ taines de dossiers inquiétants témoi­ gnent des pratiques douteuses de l’an­ cien régime(1). Ils relatent les moindres faits et gestes des civils libyens: les en­ droits exacts qu’ils fréquentaient, le nom des membres de leur famille, leur acti­ vité, leurs loisirs, leur emploi du temps. D’autres chambres ont quant à elles été réaménagées en cellules d’enfermement discrètes où les portes de prison et les barreaux remplacent les vitres et les por­

tes en bois traditionnelles. En Libye, huit bombardements connus causèrent la mort de civils. Seul le cas de M. al­Gharari pressa l’Otan à reconnaître “une faute” en raison d’“une erreur de sys­ tème dans la bombe à guidance laser”. Majer D’après les Libyens, Majer a la particu­ larité de cultiver les meilleures dattes du pays, mais le 8 août 2011, cette petite ville située à 160 kilomètres à l’est de Tripoli est également devenue le théâtre

Repères

Les victimes de l’Otan Lors de l’opération “Unified Protector” en Libye, l’Otan réalisa 9 700 missions d’attaques aériennes et largua 7 700 bombes de précision. A Bani Walid, Tripoli, Sirte, Zliten, Sorman, Majer et AlGurdabiya, ces bombes ôtèrent la vie d’au moins 72 civils, dont le tiers n’a pas atteint l’âge de la majorité. Second volet du projet “Objectif Kadhafi”, le reportage “Les silences des martyrs” donne la parole à ceux qui ont survécu à Zliten, Tripoli et Majer où le raid fut par ailleurs le plus meurtrier.

d’une nuit meurtrière. En périphérie de la localité, à l’abri du vacarme urbain, Ali Hamid Gafez héberge des familles dépla­ cées originaires de Benghazi et de Naïma. C’est le septième jour du rama­ dan, il est 22h10 et tous les occupants du pavillon rompent le jeûne. “C’est alors que j’entends un avion, puis un sifflement, et je ressens le souffle de l’ex­ plosion, puis un gros boum. Il y avait de la poussière partout. J’avais des pierres sur moi. J’ai cherché mes enfants. Je n’entendais plus rien. Je marchais sur des corps et je hurlais. J’ai d’abord trouvé mon fils, Moha­ med. Quand je suis sorti, j’ai trouvé ma femme, le bassin sectionné par le toit qui était tombé dans la cour. J’ai pris le maxi­ mum de personnes dans la voiture et j’ai conduit jusqu’à l’hôpital, relate Ali Hamid, impassible. Ceux qui étaient dans la pièce à côté, en haut, sont tous morts. On a re­ trouvé ce qui restait de leur corps dans le jardin du voisin. La dernière victime, un enfant de 3 ans, a été retrouvé seulement quatre jours plus tard à cause de l’odeur. Il était dans cet arbre, là”, désigne­t­il. A 50 mètres, à quelques minutes d’in­ tervalle, Mohamed Al­Jahroud entend un nouveau bruit assourdissant. “J’étais dans ma deuxième maison en train de faire mes affaires. J’ai tout de suite compris que l’Otan nous bombardait à nouveau. Par la fenêtre, j’ai vu que ma première maison était sous les gravats. Ma fille de 8 mois y

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


MÉLANIE WENGER

Des droits restreints

dormait. J’étais avec ma femme et j’ai hurlé pour lui dire de sortir.” Trop tard… Une troisième bombe s’abat sur Mohamed Jahroud. Elle ôte la vie à de nombreux voisins et des gamins de l’équipe de foot qui avaient accouru vers la résidence après la seconde explosion. Ils tentaient d’extraire d’éventuels survivants. Sur le palier, Mohamed est as­ sommé et bascule dans un coma profond. Son épouse, sa mère, sa fille et sa sœur périssent, ense­ velies. A 2 heures du ma­ tin, l’Otan bombarde une dernière fois le hameau: une ferme heureuse­ ment inhabitée, située à une centaine de mètres des trois habitations. Au cours de cette nuit, trente­quatre personnes perdent la vie, trente sont grièvement blessées. Selon l’Otan – qui a d’abord contesté l’exis­ tence de pertes civiles–, il s’agissait d’une base abritant des forces pro­kadhafistes. Toutefois, les clichés satellites pris avant les bombardements ne témoignent d’aucune activité mili­ taire. Seul un t­shirt kaki de camou­ flage –très répandu chez les jeunes du­ rant la révolution– a été retrouvé par

l’ONG Human Rights Watch. Erigées à la mémoire des martyrs de Majer, en véritable musée mortuaire, les ruines abritent désormais de sinis­ tres simulacres: des vélos, des t­shirts d’enfants ensanglantés, des photos de cadavres méconnaissables. Ils sont à présent une dizaine à s’attrouper, poin­ tant du doigt ces anony­ mes immortalisés dans un sommeil éternel. Chacun d’entre eux évo­ que ses martyrs: un frère farceur et malicieux, une fille intelligente très douée en mathémati­ que, un grand­père grin­ cheux. Ali Hamid, toujours impassible, déplie une couverture jaunie par le temps. Elle contient des débris dont l’aileron d’une bombe à précision laser GBU­12 de 270 ki­ los. Cette bombe à la particularité d’être équi­ pée d’un système infrarouge qui signale la présence de personnes au sol. “Or, si le pilote n’était pas en mesure de déterminer si ces personnes étaient des militaires, il aurait dû –en vertu du droit humanitaire international– annuler immédiatement le raid”, signale l’ONG Human Rights

Erigées à la mémoire des martyrs, en véritable musée mortuaire, les ruines abritent désormais de sinistres simulacres.

Watch dans un rapport accablant(1). Selon le “New York Times”, huit pays ont bombardé la Libye: la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, l’Italie, la Norvège, le Royaume­Uni et les Etats­ Unis. Actuellement en service dans les forces armées américaine, canadienne, colombienne et les différentes forces aé­ riennes de l’Otan, le GBU­12 était égale­ ment utilisé par les F­16 belges envoyés en Libye, selon diverses coupures de presse. Sollicités à plusieurs reprises, ni l’Otan ni les responsables de l’opération belge en Libye n’ont souhaité confirmer cette information(2). L’Otan n’a par ailleurs jamais divulgué la nationalité des pilotes responsables. Cette information permettrait pourtant aux victimes d’intenter un recours en­ vers les Etats devant la Cour internatio­ nale de justice. Cette procédure aurait probablement plus de chance d’aboutir que si les victimes assignaient l’Otan, qui demeure une alliance plutôt qu’une organisation à la personnalité juridique parfaite et achevée.

Selon les lois de la guerre, les belligé­ rants ne peuvent viser que des objec­ tifs militaires et doivent prendre toutes les précautions pour minimiser les dommages infligés aux civils. Si tel ne devait pas être le cas, les gouverne­ ments ont l’obligation d’enquêter et d’indemniser les victimes d’attaques illicites. Ces investigations devraient par ailleurs être rendues publiques puisqu’une telle intervention impli­ que tous les citoyens belges, par l’intermédiaire de leurs élus. “Nous avons besoin d’un mandat pour mener de telles investigations sur le territoire libyen, conteste l’Otan. Mais nous coopérerons volontiers aux efforts du groupe de travail libyen chargé d’en­ quêter sur ces affaires.” Or, selon Hu­ man Rights Watch, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord n’a jamais demandé l’autorisation au gouverne­ ment libyen d’examiner les incidents, d’autant que –selon les familles que nous avons rencontrées– aucun expert du groupe de travail en ques­ tion ne les a jamais contactées et aucune indemnité ne leur a jamais été accordée. Enfin, l’organisation de défense n’a fourni aucune informa­ tion permettant de justifier légale­ ment les bombardements. Ce qui poussa, il y a un an, la Commission internationale d’enquête sur la Libye, présidée par le juge Philippe Kirsch, à demander un supplément d’enquête. A plusieurs reprises, nous avons sollicité le Conseil des droits de l’homme de l’Onu, afin de suivre l’avancement de “ce supplément d’enquête” mais nous n’avons, à ce jour, reçu aucune réponse. En effet, “depuis cette demande, vous avez très certainement remarqué la résolution adoptée par le Conseil des droits de l’homme en avril 2012, qui a été pilotée par le Maroc et la Libye elle­même. Elle invitait la Libye à mettre en application les recommandations de la Commission et l’encourageait à respecter les droits de l’homme mais, dans les deux cas, en lui en réservant la responsabilité”, indique Philippe Kirsch. Une autre “subtilité” retient également son attention: la résolution ne reprend pas la recom­ mandation132 de la Commission qui stipule que le Conseil des droits de l’homme doit mettre en place un mécanisme pour assurer la mise en œuvre des recommandations conte­ nues dans ce rapport. Au. M.

U (1)Tous les documents spécifiés sont disponibles sur le site Internet de l’enquête: www.objectif­kadhafi.be U (2)Suite à nos sollicitations, l’Otan nous renvoie vers un communiqué publié le 23 janvier 2012, le premier du genre, également disponible sur Internet. mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

21

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Regards Actualité

Famille Al-Gharari. Souk al-Juma, Tripoli. Cinq morts.

Ces familles bombardées par l’Otan Reportage photographique en Libye : Mélanie Wenger Leurs maisons ont été frappées par l’Otan à l’été 2011 durant l’opération “Unified Protector”, déclenchée pour la protection des civils libyens : 72 morts à Tripoli, Zliten, Majer, Bani Walid, Sorman et Al­Gurdabiya. En majorité des femmes et des enfants. Ces “martyrs” et leur famille ne sont toujours pas reconnus comme victimes. Sans explication. Sans dédommagement. Pas de reconstruction.

Famille d’Ali Hamid Gafez. Majer. Quatorze morts et 17 blessés.

22

Famille Al-Jarud. Majer. Dix-huit morts et 15 blessés.

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Famille de Mustafa al-Morabit. Zliten. Trois morts.

Famille de Mohamed Al-Jahroud. Majer. Quatre morts dont un bébé de huit mois.

Famille de Muhamed El Raqeeq (réfugiés). Majer. Neuf morts. mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

23

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


International Actualité

La Corée du Nord secoue la BBC journalistes (outre Sweeney, un de ses collègues de la BBC et un cameraman) se glisserait parmi eux pour réaliser un reportage. Ce n’est qu’à l’escale de Pékin, sur la route de Pyongyang, que certains des participants furent mis au courant au détour d’une conversation. D’autres GRANDE-BRETAGNE n’ont été informés qu’une fois arrivés a Corée du Nord suscite un émoi en Corée du Nord. Il était alors trop considérable à Londres, mais son tard pour renoncer. programme nucléaire et ses tests Dans un communiqué, la direction de missiles ne sont, cette fois, pas en de la LSE s’est déclarée doublement cause. C’est la BBC qui est sur la sellette choquée du procédé. D’abord parce pour avoir organisé un reportage clan­ qu’il entache la réputation de l’univer­ destin dans ce pays, où la presse n’est sité, qui pourrait être accusée de com­ évidemment pas la bienvenue, en utili­ plicité avec la BBC. Ensuite, et surtout, sant, comme couverture, parce qu’il a fait courir un voyage d’études de la un risque considérable célèbre London School aux étudiants, particu­ of Economics (LSE). Cir­ lièrement en cette pé­ constance aggravante, riode de vives tensions COVER UP qui alourdit la polémi­ entre la Corée du Nord Dix étudiants de la London que : les étudiants n’ont School of Economics ont été et la communauté in­ été que tardivement infiltrés par trois journalistes ternationale. Si la pré­ prévenus de la présence de la BBC en Corée du Nord. sence des journalistes des journalistes et des avait été détectée, tout risques que cette présence leur faisait le groupe aurait été en difficulté. Il est courir. Quand ils l’ont appris, il ne leur probable que tous les participants était plus possible d’éventuellement auraient été détenus pendant plusieurs faire marche arrière. jours ou plusieurs semaines. Le régime C’est John Sweeney, journaliste de nord­coréen aurait pu même les utili­ l’émission “Panorama” sur BBC1, qui ser comme otages. avait conçu le projet avec le concours C’est la seconde fois en peu de temps de son épouse, Tomiko, elle­même di­ que les méthodes utilisées par l’émis­ plômée de la LSE. Elle s’était déjà ren­ sion “Panorama” sont critiquées. Il y a due une première fois en Corée du une dizaine de jours, un de ses produc­ Nord pour le compte de cette univer­ teurs, Matthew Chapman, avait démis­ sité et, forte de cette expérience, elle sionné après qu’on eut appris qu’il avait formé un nouveau groupe de dix avait tenté de corrompre un cadre dans étudiants, auxquels, toutefois, on une entreprise sur laquelle il enquêtait. s’était bien gardé de dire qu’un trio de Philippe Paquet

La chaîne a manipulé des étudiants pour réaliser un reportage clandestin.

L

10

Victoire de Maduro contestée L’opposant Capriles, crédité de 49,1 % des voix, réclame un recomptage des votes.

VENEZUELA

L’

élection présidentielle de diman­ che au Venezuela, destinée à choi­ sir le successeur d’Hugo Chávez, décédé le 5 mars, s’est terminée sur le fil, par une très courte victoire du candidat of­ ficiel. La Commission électorale a an­ noncé que Nicolas Maduro – chef d’Etat ad interim depuis mars – l’emportait par 50,7 % des voix, contre 49,1 % au candidat de la coalition d’opposition, Henrique Capriles. Ce dernier n’a ce­ pendant pas accepté sa défaite, bien que le système électoral vénézuélien ait été qualifié de “meilleur du monde” par l’ancien président américain Jimmy

24

Carter, dont la Fondation s’est spéciali­ sée dans l’observation électorale. Le système adopté sous Chávez est un vote électronique doublé d’une copie pa­ pier, que l’électeur dépose dans l’urne. Un doublé qui permet un meilleur con­ trôle des résultats annoncés. Alors que les deux candidats sont sé­ parés par une différence de 235000 voix, Henrique Capriles a affirmé que ses équipes avaient dénombré 3000 ir­ régularités, allant du coup de feu à la réouverture de bureaux de vote. L’opposant a exigé que “chaque bulle­ tin de vote des Vénézuéliens soit recompté, un par un”. Une demande qui ne semble pas gêner le candidat officiel, qui s’est dit prêt à accepter un recomptage en bonne et due forme, tout en affirmant le caractère “juste, légal et constitution­ nel” de sa victoire, qu’il a présentée comme “un hommage à notre comman­ dant Hugo Chávez”. MFC (Avec Reuters et AFP)

En bref

76 PAYS ONT AUGMENTÉ LEUR BUDGET MILITAIRE

Entre 2011 et 2012, 76 pays ont augmenté leurs dépenses militaires. A l’inverse, 57 les ont diminuées, dont 25 en Europe, selon un rapport de l’Institut de recherche sur la paix de Stockholm. Parmi ceux-ci, des pays frappés par la crise économique, dont, au sein de l’Union européenne, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la Grèce ainsi que la France, qui garde malgré tout, avec un montant de 62582 millions de dollars, le budget européen le plus important, talonnée par le Royaume-Uni et l’Allemagne. Au niveau mondial, les Etats-Unis restent les plus attachés à leur armée, dont le budget équivaut à 40% des dépenses militaires mondiales. Barack Obama a pourtant réduit celui-ci d’environ 40 millions de dollars en 2012… soit à peu près l’équivalent des dépenses militaires annuelles totales du Brésil! Dans les régions en proie à des tensions politiques et géostratégiques, celles-ci ont largement augmenté. C’est le cas de la Chine, de la Russie et de la Corée du Sud, tandis que les chiffres de la Corée du Nord sont, sans surprise, inconnus. De même, au Moyen-Orient, seuls l’Egypte, l’Irak et le Liban ont diminué leurs dépenses. En parallèle, le pays accordant la plus grande part de son PIB au domaine militaire est l’Arabie saoudite, avec 8,9%. A titre comparatif, le budget belge équivaut à 1,1% de la richesse nationale. Notons que si une réduction des budgets militaires peut sembler encourageante au vu de la crise économique actuelle, une étude du “Transnational Institute” indique, elle, que ces réductions se font au détriment du personnel, et non de l’achat d’armes. L.R (st.)

Croatie Égypte Quatre électeurs sur 5 ont Hosni Moubarak, boudé les Européennes libérable, reste détenu Très peu de Croates (20,79 % de taux de participation) ont voté dimanche pour élire leurs 12 députés européens, prélude à l’adhésion formelle à l’UE le 1er juillet. Le scrutin montre leur manque d’attraction pour le bloc des 27 en raison de la crise économique dans leur pays. Selon les résultats officiels quasi définitifs, une coalition formée autour des conservateurs de la Communauté démocratique croate (HDZ, opposition) a obtenu six sièges, une autre coalition formée autour du Parti social démocrate (SDP, au pouvoir) en a obtenu cinq, alors qu’un siège a été remporté par une petite formation d’opposition.

La justice égyptienne a ordonné lundi la libération conditionnelle de l’ancien président Hosni Moubarak, poursuivi pour la mort de centaines de manifestants et pour corruption. Un tribunal du Caire “a décidé la libération de l’ancien président Hosni Moubarak […] tant qu’il n’est pas détenu pour les besoins d’autres affaires”. M. Moubarak reste donc détenu, le parquet l’ayant récemment placé en détention préventive pour de nouvelles accusations de corruption. L’avocat de l’ancien président avait demandé sa libération au motif que son client avait dépassé la période maximale de détention préventive –soit deux ans. (AFP)

“Nous n’avons pas besoin de bombe atomique, d’ailleurs ce n’est pas la bombe atomique qui menace le monde, mais la morale et la culture occidentale en perte de valeurs.” MAHMOUD AHMADINEJAD

Le président iranien a justifié en ces termes, lundi lors d’un discours à l’université du Bénin, que l’Iran n’avait pas l’intention de se doter de l’arme nucléaire, contrairement aux velléités que lui prête depuis des années l’Occident dans ce dossier. Le président a aussi critiqué “la pensée colonialiste” qui, selon lui, “n’est pas encore éliminée”. “Seule la méthode a changé mais le système est toujours là”, a-t-il précisé lors de cette visite s’inscrivant dans le cadre d’une tournée en Afrique de l’Ouest. (D’après AFP)

Vatican François confirme la critique de religieuses américaines Le pape François a avalisé lundi un rapport critique rédigé sous Benoît XVI sur des religieuses américaines, jugées trop féministes et radicales par le Vatican, qui leur demande de “coopérer” pleinement avec les évêques américains. Il s’agit de la Conférence de direction des femmes religieuses (LCWR), qui représente 57 000 (soit 80 % du total) religieuses américaines. L’archevêque de Seattle, Mgr Peter Sartain, s’était vu confier une mission de remise au pas de la LCWR qui avait reçu le soutien de Benoît XVI à la mi-janvier 2011. L’initiative avait fait grincer les dents des religieuses et provoqué un mouvement de solidarité en leur faveur. Le Pape “a réaffirmé les conclusions de l’évaluation et le programme de réforme” prévu pour la LCWR, selon la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le désaccord porte notamment sur les positions des religieuses sur la contraception, l’avortement et l’homosexualité. (AFP)

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Planète

L’Europe sau son “marché Avec la crise, le cours européen des “droits de polluer” s’est effondré. l

La Commission européenne peut-elle agir pour booster le marché des quotas d’émission de CO2? Elle souhaite un gel temporaire de l’offre. l

l

EFFONDREMENT

L

Le Parlement doit trancher ce mardi.

mais l’on s’attend à ce que le tarif de la tonne de CO2 retrouve son niveau de 2011, soit 10 à 12 euros. Un “signal prix” que les ONG environnementales et la plupart des experts jugent encore nettement insuffi­ sant que pour stimuler notablement les in­ vestissements dans les énergies renouvela­ bles et autres technologies “bas carbone”. L’effet de la mesure proposée par la commissaire au Climat ne serait donc que palliatif.

a Commission européenne est­ elle en droit d’intervenir pour sauver son “marché carbone” ? C’est sur cette question d’ordre juridique, mais aussi hautement politique, que les eurodéputés sont ame­ nés à se prononcer ce mardi. Avec la crise écono­ mique qui frappe l’Europe, le système d’échanges de quotas de CO2 (ETS), est en MILLIONS DE QUOTAS Gel temporaire effet mis à mal. Le ralentis­ D’autant plus qu’il est tem­ GELÉS sement des activités indus­ poraire, puisque les quotas Pour tenter de relancer la trielles a débouché sur une machine du marché carbone, mis de la sorte en réserve se­ la commissaire au Climat, surabondance de “permis raient progressivement réin­ de polluer” qui ne trouvent Connie Hedegaard, a proposé jectés sur le marché en­ de geler la vente de quelque tre 2016 et 2020. Mais elle pas preneurs. 900 millions de quotas sur Conséquence : les cours permettrait aux responsa­ les 8,5 milliards qui doivent se sont effondrés, stagnant bles européens de se donner être mis aux enchères autour des 5€ la tonne au un peu d’air pour plancher entre 2013 et 2020. cours des derniers mois. ensuite sur une réforme Une situation qui n’encou­ structurelle du système ETS. rage pas les entreprises à investir dans les Réunis en session plénière à Strasbourg, les technologies moins émettrices en CO2. europarlementaires donneront­ils leur feu Pour tenter de relancer la machine, la com­ vert à ce scénario ? Ce n’est pas cousu de fil missaire au Climat, Connie Hedegaard, a blanc. Le rapport présenté lundi par l’Alle­ proposé de geler la vente de quelque mand Matthias Groote (Alliance progres­ 900 millions de quotas(1) sur les 8,5 mil­ siste des socialistes et démocrates) à ses liards qui doivent être mis aux enchères collègues s’y montre favorable, à condition entre 2013 et 2020. Une mise aux enchè­ qu’il s’agisse d’une mesure “one shot” dic­ res dont les revenus doivent notamment tée par des circonstances exceptionnelles. permettre aux Etats membres de financer Mais l’on s’attend à un vote serré. “Il y a des leurs politiques climatiques. “L’objectif de la pour et des contre dans tous les groupes poli­ manœuvre est de réduire momentanément tiques. C’est très lié aux situations locales”, l’offre pour tirer les prix vers le haut”, com­ note un observateur, expliquant que cer­ mente une source européenne. Avec quel tains députés sont sous la pression de leurs impact ? Aucun chiffre officiel ne circule, opérateurs industriels nationaux. Les clefs

900

26

du vote sont entre les mains des conserva­ teurs du PPE, majoritaire au Parlement, es­ time un autre, pointant du doigt le rôle dé­ terminant qu’y auront les représentants allemands. Si plusieurs gouvernements au rang des­ quels la Belgique –mais aussi la France, le Royaume­Uni et ceux de pays scandina­ ves– sont en faveur de l’option proposée par Connie Hedegaard, le gouvernement Merkel a pour sa part émis des signaux contradictoires. La Pologne, habituelle op­ posante aux politiques climatiques, est quant à elle farouchement contre. Cette dichotomie se retrouve chez les indus­ triels. Ceux qui ont axé leur stratégie sur le développement des technologies vertes voient la rentabilité potentielle de leurs in­ vestissements diminuer avec l’écroule­ ment des prix du CO2. A l’inverse, le sec­ teur des industries lourdes grosses émet­ trices de gaz à effet de serre (sidérurgie, cimenterie, chimie…), a tout intérêt à des prix planchers. Et en temps de crise, une telle mesure nuirait un peu plus à la com­ pétitivité européenne, argumentent les opposants. Des craintes injustifiées aux yeux de la Commission, qui souligne que l’impact sur le prix sera très modéré et ne tuera pas les entreprises. D’autant moins que les ac­ teurs des industries lourdes disposent d’un imposant bas de laine avec les crédits CO2 qui leur ont été accordés gratuitement lors des premières phases de l’ETS. Gilles Toussaint

Épinglé

Lignes de fracture Idéologie. La fracture sur le gel des quotas CO2 est aussi idéologique. D’un côté, les orthodoxes du libre marché pour qui une intervention de la Commission revient à changer les règles en cours de jeu et risque de miner la confiance des investisseurs. De l’autre, ceux qui voient en l’ETS un outil au service d’une politique publique. Audelà de ces considérations, c’est la crédibilité et l’efficacité de la politique climatique communautaire qui est en jeu, aux yeux de ses partenaires internationaux notamment. Un vote négatif pourrait amener chaque Etat membre à développer ses propres mesures pour atteindre ses objectifs de réduction d’émissions, ouvrant la porte à une forme de concurrence interne. G.T.

U (1) Un quota équivaut à une tonne de gaz à effet de serre.

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Energie

vera-t-elle du carbone” ?

Météo des énergies renouvelables : bilan du lundi 8 au dimanche 15 avril Quel beau dimanche ! Les ménages bruxellois équipés de 3 kWc de panneaux photovoltaïques ont pu alimenter 150 % de leurs besoins sur la journée (3500 kWh/an)… Cela a fait remonter la moyenne de la semaine qui avait tristement commencé, mais qui affiche au total des chiffres ensoleillés. Avec les 80 % des Bruxellois, l’éclairage et les électroménagers ont pu être alimentés.

Vent territorial. Les éoliennes belges ont turbiné de façon relativement similaire sur terre et en mer, pour alimenter avec leurs 380 mâts (1376 MW) l’équivalent de 28 % des ménages belges, dont 19 % offerts par les éoliennes disséminées en Belgique terrestre.

La fin justifie la moyenne. Les familles équipées de solaire thermique (4,6 m², 300l) ont produit crescendo au niveau de l’énergie solaire, qui a culminé ce dimanche. La moyenne des besoins en eau chaude sanitaire (140 l à 50° par famille et par jour) couverts est donc chaleureuse, malgré un début de semaine relativement sombre.

Quand on y pense… La saison des barbecues est ouverte ! Au niveau énergétique, on peut réduire fortement la consommation en incluant dans le menu des brochettes… de légumes. Variation légère de leurs sœurs carnées, elles pèsent beaucoup moins lourd en énergie grise. Source : APERe – www.apere.org

1322000 logements – 28% de la Belgique

98% 82%

93% 70%

80% 60%

­% ­%

ARMIN WEIGEL/DPA/REPORTERS

84% 66%

88% 69%

Avec la crise économique qui frappe l’Europe, le système d’échanges de quotas de CO2 (ETS) est mis à mal. Le ralentissement des activités industrielles a débouché sur une surabondance de “permis de polluer.”.

83% 60%

80% 58%

86% 66%

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

27

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Economie Marchés financiers La croissance chinoise peine à convaincre sur les premiers mois de 2013. l

Les opérateurs craignent une baisse de la demande des matières premières. l

Les valeurs minières accusent le coup sur les marchés boursiers. l

Ombres chinoises sur les marchés Recul inattendu de la croissance économique en Chine au premier trimestre, et craintes sur la santé économique mondiale.

Coup de tabac “made in China” L’Etat français sur les matières premières et en Bourse BALLON D’ESSAI INQUIÉTUDES

D

ébut de semaine délicat pour les marchés boursiers suite aux mouvements très nerveux des prix sur les marchés des matières pre­ mières, dont l’or, le pétrole et les mé­ taux de base. Ce coup de faiblesse a fait fléchir les grands noms de l’indus­ trie minière dans le monde. Rien de bien neuf ici pourtant : les opérateurs ont adapté leur stratégie aux mauvais chiffres macroéconomiques du jour diffusés en Chine. Les perspectives de croissance économique en Chine res­ tent excellentes dans l’absolu, mais les autorités chinoises ont évoqué un ralentissement du taux de croissance à 7,7 % en rythme annuel au premier trimestre, contre 7,9 % au trimestre précédent. Ceci est une indication re­ lative à la fragilité d’un des principaux moteurs de l’économie mondiale dont un accès de faiblesse aurait des répercussions difficiles à estimer. Une réalité dont on pourrait douter ? Pour Peter Vanden Houte, chef économiste

28

ING Belgique, on aurait tort de sous­ estimer le problème, lié à plusieurs causes. “D’abord, il faut tenir compte du fait que les chiffres officiels chinois mas­ quent peut­être une autre réalité. Des té­ moins plus fins comme le niveau de con­ sommation d’électricité, sont descendus bien plus rapidement que la croissance du PIB… Les commentaires émanant d’industriels présents en Chine font état d’une reprise bien plus timide encore que celle révélée par les statistiques offi­ cielles. On assiste apparemment à une baisse des investissements dans la cons­ truction notamment, et les autorités chi­ noises sont en faveur du développement d’une économie de consommation.” Quid d’un effet sur les cours des ma­ tières premières ? “Ici aussi, il y a plu­ sieurs facteurs à prendre en considéra­ tion. D’abord, il faut se souvenir que l’industrie chinoise absorbe quand même 40 % de la production de matières premières dans le monde. Mais il faut ajouter à cela que la production de ces matières premières s’ajuste à la de­ mande selon un cycle long et que l’équi­ libre n’a été atteint qu’il y a quelques

mois seulement. Les perspectives de ra­ lentissement de la demande en prove­ nance de Chine interviennent donc à un moment où les stocks disponibles sont au plus haut. Je cite l’exemple du cuivre dont les stocks LME (London Metal Ex­ change) sont au plus haut sur dix ans. Enfin, et ceci explique pour une grande partie la volatilité sur le marché des ma­ tières premières, le monde financier s’est emparé de ce secteur des marchés pour faire des matières premières un volet d’investissement au travers d’outils spé­ cifiques que sont les “trackers” ou ETF (exchange­traded funds) dont la multi­ plication a eu un effet multiplicateur sur le niveau de la demande. Et si les ban­ ques ont créé ces outils en phase de hausse depuis 2004, créant une de­ mande supplémentaire sur le marché physique, elles ne suivent plus en phase descendante.” L’or doit­il être consi­ déré comme une matière première stricto sensu ? “Non, il est rarement uti­ lisé tel quel, hormis dans le secteur de la joaillerie. Mais ici aussi, il y a l’impact des ETF.” Patrick Van Campenhout

A

lors que les marchés boursiers étaient moroses lundi, l’action GDF Suez limitait sa perte à 0,06%. On aurait pu parier plus forte baisse suite aux déclarations d’Arnaud Montebourg. Evoquant sans les citer expressément EDF et GDFSuez dont l’Etat français détient respectivement 84,4% et 36,7% du capital, le ministre français du Redressement productif a notamment déclaré dimanche: “Dans certaines entreprises, on a par exemple

L’once d’or au MÉCANIQUE

L’

or poursuivait sa chute lundi et s’inscrivait à son plus bas niveau depuis deux ans dans un mar­ ché plombé par les inquiétudes sur la croissance, le possible resserrement de la politique de la Réserve fédérale amé­ ricaine (Fed) et la vente par Chypre de ses réserves de métal jaune. Après avoir lâché plus de 90 dollars entre mercredi

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


WANG ZAO/AFP

à la vente dans GDF Suez et EDF. Une bonne nouvelle ? 36% de participation. On peut passer à 33%, qu’est­ce que ça change?” Une source proche du ministre des Fi­ nances, Pierre Moscovici a toutefois temporisé ces propos. “Il ne faut pas tirer de la déclaration d’Arnaud Montebourg l’existence d’un plan de quelque nature que ce soit dans lequel l’Etat céderait je ne sais quoi pour financer je ne sais quoi. C’est possible, mais il n’y a rien de particu­ lier”, a­t­elle commenté. Même si elles sont sujettes à caution, ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où de nombreux Etats de la

zone euro envisagent de vendre certains actifs afin d’alléger le niveau de leur dette. C’est notamment le cas de la Bel­ gique qui s’est donné comme objectif de faire descendre la dette au­dessous de 100% du Produit intérieur brut. Sans toutefois donner les actifs sur la liste, histoire de ne pas faire baisser les prix. On évoque une vente de quelques pour cent dans BNPParibas et Belgacom. Toutefois, d’après certains analystes, le fait que l’Etat soit vendeur n’est pas forcément un élément qui peut mettre l’action sous pression. “L’effet dépend

d’un cas à l’autre. Mais de façon générale, au plus l’Etat a une participation élevée dans une entreprise cotée, au plus cela peut poser des problèmes en termes de gouver­ nance”, estime Bertrand Veraghaenne, chief économist à la Banque Transatlan­ tique Belgium. “L’objectif des actionnai­ res privés ne sont pas forcément identiques à ceux de l’Etat”, poursuit­il. Cela peut notamment avoir un effet sur la politi­ que de dividendes où les exigences fi­ nancières de l’Etat seraient en contra­ diction avec les besoins d’investisse­ ments à moyen et long terme.

Bertrand Veraghaenne verrait claire­ ment d’un bon œil que la France ré­ duise sa participation dans EDF. “Cela augmenterait la liquidité et la part cotée en Bourse”, poursuit­il. Pour GDF Suez, cela ne changerait pas moins la situation. La question serait plus de savoir qui seraient les acheteurs dans un contexte où le premier action­ naire privé, le groupe GBL d’Albert Frère a, lui, déjà préparé sa sortie en émettant un emprunt échangeable en actions GDFSuez. AvC

plus bas depuis deux ans dans un marché technique et vendredi et être tombé vendredi sous la barre des 1500 dollars, l’once d’or est passée dans la matinée sous le seuil des 1 400 dollars en atteignant 1385,55 dollars, son plus bas niveau de­ puis le 15 mars 2011. Les marchés mondiaux étaient refroi­ dis par l’annonce d’un ralentissement de la croissance chinoise au premier tri­ mestre. “Le bain de sang sur le marché des matières premières qui avait commencé

vendredi a accéléré au début de cette nou­ velle semaine”, n’hésitait pas à dire Kath­ leen Brooks de Forex.com. “Les investis­ seurs se détournent clairement de l’or, se servant du cours pour justifier une sortie de leurs positions et récupérer leurs capitaux”, abondait David White, courtier chez Spreadex. Le métal jaune décroche bru­ talement depuis la publication mercredi des minutes de la dernière réunion de la Fed indiquant que ses membres avaient

discuté d’une réduction à partir de l’été des rachats d’actifs de l’institution qui se traduisent par des injections massives de liquidités, diluent la valeur du dollar et rendent plus attractifs les achats d’or. Globalement, “des facteurs fondamentaux pèsent sur le m��tal précieux: une croissance terne aux Etats­Unis et en Chine, les faibles pressions inflationnistes de par le monde et les craintes de voir des pays fortement en­ dettés, comme Chypre, vendre leur or pour

payer leurs créances”, énumère Kathleen Brooks. Chypre compte vendre une par­ tie de ses réserves d’or pour 400 millions d’euros, dans le cadre de son plan de sauvetage. “Alors que certains des plus gros détenteurs d’or du monde, les Etats­Unis, le Japon et l’Italie, sont très endettés, les mar­ chés pourraient s’inquiéter d’une vente massive d’or par les banques centrales du­ rant les années à venir”, soulignait l’ana­ lyste de Forex.com. (AFP)

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

29

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Economie Actualité

L’Airbus A380 peine à redécoller CREUX DE VAGUE

F

leuron de l’industrie aéronautique européenne, auquel la Belgique est partie prenante avec Sonaca, S.A.B.C.A. et Asco notamment, l’Airbus A380 peine à trouver un second souffle en cette période de crise. Certains de ses clients sont confrontés à des plans de res­ tructuration, comme Air France­KLM, qui a annulé l’une de ses deux options sur le très gros porteur. Celles­ci complétaient une commande ferme de douze A380, dont 8 ont été livrés. Il en reste quatre à ré­ ceptionner, mais le groupe négocie des ral­ longes de délais de livraison. Les deux exemplaires qu’elle devait recevoir cette année, la compagnie franco­néerlandaise compte les répartir en un A380 en sep­ tembre, un deuxième en avril 2014. Quant aux deux derniers, qui devaient être livrés en 2014, ils sont reportés à une date ulté­ rieure, sans plus de précision. Ce ne sont pas les seuls reports, puisque la livraison de trois A320 a été décalée de

cette année à 2015, et un long­courrier Boeing B­777 postposé de 2015 à 2016. Mais, au prix catalogue de plus de 400 millions d’euros, c’est le report des A380 qui risque de gêner le plus l’avion­ neur. Ce dernier va devoir trouver un client susceptible de rattraper le coup en urgence et, dans ce rôle, l’on ne voit guère qu’une compagnie comme Emirates, déjà en possession de 31 exem­ plaires du superjumbo sur 90 commandés. La situation est d’autant plus gênante pour l’avion­ neur européen que son na­ vire amiral avait enfin at­ teint ses objectifs de pro­ duction l’an dernier, où 31 exemplaires avaient été li­ vrés. Airbus espérait mon­ ter en cadence en 2013, tablant sur 39 li­ vraisons. Jusqu’à ce que la question des microfissures détectées sur certains pieds de nervures de voilures ramène ces pers­ pectives à 25 livraisons. En effet, il s’agit non seulement de changer les pièces dé­ fectueuses sur les appareils en service, mais aussi d’adapter la ligne de produc­ tion. Et à microfissures mégasurcoûts, ceux­ci étant estimés à 100 millions d’euros… Nonobstant, le centième A380 a été réceptionné par Malaysia Airlines le

14 mars dernier, ce genre de symbole étant toujours bon pour le moral. Car les objectifs de commandes sont aussi loin d’être atteints. Le directeur com­ mercial John Leahy a beau répéter chaque année compter sur 30 prises d’ordres d’achats, celles­ci suivent les courbes de la crise. Après un relatif emballement de dé­ part (78 commandes en 2001), le grand oiseau n’a dépassé les 30 or­ dres d’achats que trois fois, en 2003, 2007 et 2010. En­ tre les mailles des difficultés financières et économiques. C’est qu’il a beau représen­ ter de belles économies opérationnelles, le paque­ bot des airs n’en représente pas moins un lourd inves­ tissement. L’an dernier, il n’y eut que neuf A380 commandés, pas le tiers de l’objectif. S’élevant à 262 unités, le carnet de commande n’atteint pas la moi­ tié du seuil de rentabilité de l’appareil. Et attention aux autres fruits vénéneux de la crise que sont les annulations. Air Austral (2 commandes) est en graves diffi­ cultés financières, tout comme l’indienne Kingfisher (5 commandes, 5 options). Leur perte ne ferait vraiment pas l’affaire d’Air­ bus. Dominique Simonet

Ventes ou commandes, les objectifs commerciaux de l’A380 sont loin d’être atteints.

ICHAEL LINDNER

Les annulations menacent et le carnet de commandes ne se remplit plus.

Porte-drapeau de l’A380, Air France ne de

Liège bientôt fixé sur son sort ; celui de La “task force” ArcelorMittal Liège rend ses conclusions cet après­midi.

PEU D’ESPOIR

C’

tes industrielles connues depuis longtemps. A charge ensuite de les étudier sous les an­ gles de la faisabilité et de la rentabilité”, avance Jordan Atanasov de la CSC Me­ tea. Voilà qui, le cas échéant, prolonge­ rait encore un peu plus l’agonie des tra­ vailleurs (qui veulent que la procédure Renault arrive rapidement à son terme), même si les syndicats affirment qu’ils ne feront pas traîner cette phase d’examen.

est donc ce mardi après­midi que la “task force” ArcelorMittal rendra ses conclusions. Ce Des scénarios connus et bancals groupe de travail, comprenant des re­ Ces pistes qui devraient être rappe­ présentants des syndicats, du gouverne­ lées, quelles sont­elles? Celle d’un re­ ment wallon, de la banque d’affaires De­ preneur total ou partiel pour la phase à groof et du cabinet de consultants Ro­ chaud et les sept lignes de froid fermées. land Berger, tente depuis A écarter, plus que proba­ le mois de février de blement. Et des scénarios trouver des pistes pour industriels dont une di­ sauver la bassin sidérur­ versification des produits gique liégeois. qui repose sur une filière TASK FORCE Les syndicats ne s’at­ commerciale que Liège Dix semaines après son tendent pas à de très n’a pas; une exportation lancement, le groupe de bonnes nouvelles, ni travail rend ses conclusions. des produits au­delà de même à des conclusions 500 km ou encore la ges­ définitives. On devrait en tion du site sur un modèle effet confirmer le chiffre de 1 voire 1,5 autonome tel que développé en Allema­ milliard d’euros pour maintenir une si­ gne. dérurgie intégrée à Liège et le fait A la FGTB, on n’en démord pas: il faut qu’aucun repreneur ne s’est manifesté trouver une solution pour sauvegarder pour les outils condamnés par Mittal, l’activité. “Le ministre Marcourt l’a répété hormis la cokerie (voire ci­contre). plusieurs fois: la Région n’exclut pas un “Je pense que lors de cette réunion, on va portage temporaire”, lance Jean­Luc Ra­ se contenter de nous rappeler toutes les pis­ der de la FGTB Métal. Mais encore fau­

MICHEL KRAKOWSKI/BELGA

10

Un groupe de travail tente de trouver des pistes pour sauver la bassin sidérurgique liégeois.

30

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


vrait en affréter que treize exemplaires, au lieu des 14 escomptés. Si tout va bien.

Florange est scellé drait­il avoir les fonds nécessaires et sur­ tout trouver un moyen de contraindre Mittal à vendre… Et le syndicat socialiste menace: “Si la Région nous lâche, nous donnerons des consignes de vote”. La situation du bassin liégeois sera en­ core au centre des débats avec, mer­ credi, un conseil d’entreprise extraordi­ naire à Liège et un autre jeudi, mais européen celui­là, à Luxembourg. A l’or­ dre du jour de ce dernier, la lecture d’un rapport du groupe Syndex sur Liège et une séance de questions/réponses entre direction du groupe Mittal et syndicats. A Florange, la procédure d’arrêt des hauts fourneaux débutera à la fin du mois. Ce processus, qui dure trois mois, entérinera la fin des activités du chaud, décidée par le groupe Mittal il y a près de deux ans. Pour les syndicats, qui ont appris la nouvelle vendredi dernier, il s’agit d’un coup dur. “Après deux années de combat, c’est une défaite: le gouverne­ ment a signé la fermeture des hauts four­ neaux, la mise en péril de la filière packa­ ging et la mort de la vallée”, a déclaré Walter Broccoli, délégué Force ouvrière. 629 emplois ont été supprimés dans la phase liquide de Florange. Avec la fer­ meture de Duferco à La Louvière et l’ac­ tivité de Liège réduite à peau de chagrin, la sidérurgie européenne traverse déci­ dément une très grosse tempête. Isabelle Lemaire

Épinglé

La cokerie, au cœur des discussions Repreneur. “La Libre” l’annonçait il y a plusieurs semaines déjà: des industriels manifestent un intérêt pour la cokerie d’Ougrée, le seul outil liégeois que Mittal serait prêt à céder. Les noms du sidérurgiste allemand ThyssenKrupp mais aussi des fondeurs autonomes allemands et encore récemment du groupe minier américain Niagara Mining, cité par “L’Echo”, ont circulé. Personne ne confirme mais la direction liégeoise d’ArcelorMittal déclare que la Région wallonne aurait des contacts avec Niagara Mining. Un délégué syndical CSC de la cokerie fait état d’une visite des installations mardi dernier par “un Allemand”. Cette annonce d’une reprise potentielle de la seule cokerie est diversement appréciée par les autorités communales et les syndicats. Le bourgmestre de Seraing, Alain Mathot (PS), s’y oppose. Il avance des raisons environnementales (l’outil est très polluant) et, comme la FGTB, il argue du fait que laisser une cokerie tourner sans haut-fourneau n’a pas de sens. “Nous ne sommes pas contre dans l’absolu mais vendre la cokerie aujourd’hui serait suicidaire car on a besoin de cet outil pour maintenir une sidérurgie intégrée. Il faut en tout cas attendre les conclusions de la Task Force”, affirme Jean-Luc Rader de la FGTBMétal. Du côté de la CSC, c’est une approche plus pragmatique qui prévôt. “Nous sommes pour car cela permettrait de préserver 240 emplois”, indique Jordan Atanasov de la CSC-Metea. I.L. mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

31

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Economie Actualité

Une PME bruxelloise sur quatre est au bord de la faillite ÉTUDE

L

e refrain est connu: la Belgique est une terre fertile pour les PME (peti­ tes et moyennes entreprises, comp­ tant moins de cinquante employés): no­ tre pays en dénombre ainsi plus de 960000 sur son territoire. Et c’est à Bruxelles que ce nombre est propor­ tionnellement le plus important (112034 PME enregistrées en 2011, soit une croissance de 20 % par rapport à 2002). Désormais, plus de neuf entre­ prises sur dix sont des PME dans la capi­ tale. Mais il faut nuancer cette forte pro­ gression: l’immense majorité des petites et moyennes entreprises de la capitale emploient peu ou très peu de personnel. Moins d’une PME bruxelloise sur vingt a ainsi plus de cinq employés. Derrière ces sociétés, on retrouve en fait énormé­ ment de professions indépendantes. Autre nuance de taille: c’est aussi dans la capitale que les PME sont les plus vul­ nérables. D’après les chiffres récoltés par le bureau d’étude Graydon, une PME bruxelloise sur quatre est “en danger de faillite” à Bruxelles, contre une sur huit en Belgique. Les PME de la capitale sont jeunes: près de la moitié d’entre elles ont moins de dix ans. Or, l’on sait qu’en général, les cinq premières années sont les plus difficiles pour une entreprise. Les premiers chiffres de 2013 confir­ ment ce constat: une entreprise bruxel­

loise sur 198 actives a fait faillite. Par comparaison, en Flandre, on en comp­ tait une sur 436 et en Wallonie une sur 328. A Bruxelles, ce sont surtout les sec­ teurs de l’Horeca et du commerce qui trinquent, tandis que la construction et les bureaux de consultance s’en sortent relativement bien. A ce propos, tant l’UCM que l’Unizo (qui représentent les intérêts des PME en Belgique) trouvent “affolants” les projets de mégashopping autour et dans Bruxelles, “qui ne feront qu’asphyxier les petits commerçants de la ville”.

26,5% PME EN DANGER

Selon Graydon, “une forte proportion” (26,5 %) de PME bruxelloises présentent “un risque élevé de faillite” et “un potentiel de croissance réduit”. Bruxelles est pourtant la région belge où le nombre de PME a le plus progressé depuis 2002.

Notons enfin, que la très large majorité des nouvelles PME sont créées par des… nouveaux Belges. “Il faut davantage sou­ tenir ces petits entrepreneurs qui ne sont pas toujours au courant de toutes les légis­ lations ou des aides possibles”, expliquent les deux organisations qui appellent le gouvernement bruxellois à prendre “d’urgence” des mesures destinées à ré­ duire les frais pour les entreprises bruxelloises et à simplifier leurs démar­ ches administratives. “Autrement, le nombre de faillites et de pertes d’emplois va continuer à grimper.” R.Meu.

BÉNÉDICTE MAINDIAUX

Ce sont surtout les secteurs du commerce et de l’Horeca qui souffrent de la crise.

La très grande majorité des PME créées à Bruxelles le sont par “des nouveaux Belges”. “Il faut davantage les soutenir”, selon l’Unizo et l’UCM.

Fin de partie pour Alfacam Sans les banques, la continuité de l’entreprise semble impossible.

HALLALI

L

a faillite semble désormais inéluc­ table pour Alfacam, les négocia­ tions avec les grandes banques et le fonds Gigarant quant au soutien à l’entreprise ayant échoué, indique l’avocat des banques concernées. Des “discussions pour assurer la conti­ nuité d’une autre manière” sont malgré tout en cours, précise­t­on. Les ban­ ques KBC, ING, BNP Paribas Fortis et

32

Belfius ont décidé lundi, à l’issue d’ulti­ du groupe “par appartements”et la ces­ mes négociations au siège anversois sion d’activités partielles pour assurer d’Alfacam, de ne pas soutenir Alfacam le remboursement d’une partie de l’en­ Group sous le régime de la loi sur la dettement. continuité des entreprises, phase III. Pour rappel, Alfacam assure à la fois La faillite semble désor­ des services de retrans­ mais inéluctable, même missions télévisées mais si les banques sont ac­ aussi la location de stu­ tuellement en discussion dios (le groupe est pro­ avec l’entreprise pour en­ priétaire des plus grands MILLIONS D’EUROS visager une continuité studios de Flandre à C’est ce qu’il pourrait en “d’une autre manière”, coûter à la Région flamande, Lint, près d’Anvers) et de précise l’avocat des qua­ matériel de télévision garante d’Alfacam. tres banques. (caméras, cars de régie, Toutefois, la poursuite etc.). “C’est un métier très intégrale de l’activité semble quasi im­ spécifique et qui vient à point pour pas possible à assurer. Plus aucun repre­ mal de télévisions ou de producteurs. Tou­ neur n’est sur les listes et la seule op­ tefois, l’intérêt de ces clients est surtout de tion serait un éventuel démantèlement ne pas devoir investir dans ce matériel

18

coûteux et rapidement obsolète. Cela peut expliquer qu’il n’y ait pas de candidat à la reprise dans le secteur lui­même, d’autant que le marché de l’audiovisuel est très capricieux”, note un profession­ nel. On se souvient que la Région fla­ mande, actionnaire d’Alfacam via le holding Gimv, avait également accordé une garantie de plus de 16 millions d’euros à l’entreprise. La Région comp­ tait sur d’éventuels repreneurs indiens pour assurer la poursuite des activités. Cet espoir s’étant évanoui, il ne restait plus qu’à convaincre les banquiers de soutenir un nouveau plan de réorgani­ sation. Ceux­ci ont refusé de caution­ ner l’endettement. Rideau? Y.C. (avec Belga)

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


En bref Rail Les Pays-Bas mettent le Fyra sur une voie de garage

Toledo devient “IP Nexia” La petite société de télécoms belge finalise sa mutation.

RENOUVEAU

S’

adapter, changer, se remettre en question, déménager et enfin, changer de nom. Voilà en quelques mots résumée la tra­ jectoire suivie ces dernières années par la petite entreprise belge de télécoms Toledo. Nous évoquions le reposition­ nement de cet opérateur cen­ tré sur les entreprises et son redressement voici quelques semaines dans ces colonnes, et la voici qui change aussi de nom et de logo (voir ci­dessus) pour évoluer en “IP Nexia”. Pourquoi oublier son ancienne marque de fabrique ? Pour Mi­ chel Coric, le patron de cette entreprise qui compte une cinquantaine de personnes, il y a là une volonté de trancher avec le passé. “Nous venons de terminer le repositionnement de

Toledo dans une activité mêlant à la fois téléphonie et réseaux numériques. Il nous a semblé que changer de logo et de nom avait du sens. “IP”, c’est clairement la technologie forte qui sous­tend nos activités de services d’inté­ gration. Ce n’est pas pour rien que nous nous sommes baptisés “intégropérateur”. Et puis, le “Nexia vient du grec qui rappelle la vocation de nouer des liens…” La société qui a cédé son por­ tefeuille de clients particuliers s’est recentrée sur les entre­ prises, mais surtout sur des so­ lutions techniquement inno­ vantes plus particulièrement dédiées aux grosses PME. “A cet égard, nous allons lancer en juin un produit développé par notre partenaire français Andrexen, basé sur une interface web écrite en HTML5, proposant l’intégra­ tion des solutions de communi­ cation, voix, données et télécon­ férence. Il s’agit d’une technolo­ gie novatrice accessible via les différentes machines utilisées en entreprise”. Pour relancer ses troupes, IP Nexia s’est aussi transportée dans de nouveaux bureaux à Diegem.

Les chemins de fer néerlandais (NS) ne semblent définitivement plus tabler sur un retour rapide du Fyra, le train à grande vitesse qui relie Bruxelles et Amsterdam, écrit De Telegraaf lundi. Le transporteur souhaite remettre, en 2014, seize trains par jour sur les rails entre Amsterdam et Bruxelles et a introduit une demande à cette fin auprès du gestionnaire du réseau ferroviaire ProRail. NS fait passer les trains via La Haye et Rotterdam, vers Anvers et Bruxelles. La société des chemins de fer rétablit ainsi le train Benelux, remplacé l’an dernier par le Fyra. “Nous avons demandé ce parcours auprès de ProRail car nous voulons être parés à toute éventualité”, indique un porte-parole. ProRail n’a pas souhaité commenter. “Evidemment, quand vous demandez des trains, nous nous attendons à ce que vous les fassiez rouler”, s’est borné à dire un porte-parole. Les premiers Fyra ont été mis en circulation fin 2012, mais ils ont très vite connu des ratés. Depuis janvier, les trains sont à l’arrêt et, depuis mars, un intercity classique relie huit fois par jour Bruxelles et La Haye. (Belga)

Banques Citigroup fait un bond de 30% La banque américaine Citigroup a publié lundi un bénéfice net en hausse de 30% sur un an et meilleur que prévu grâce à un chiffre d’affaires en hausse et dépassant également les attentes de Wall Street, et moins de pertes liées aux crédits. Le bénéfice net s’est élevé à 3,8 milliards de dollars, soit 1,23 dollar par action hors éléments exceptionnels alors que les analystes tablaient sur 1,17 dollar seulement. Le chiffre d’affaires a progressé de 6% à 20,5 milliards de dollars alors que les prévisions se situaient à 20,17 milliards. (AFP)

Banques Vols de fichiers: le parquet de Madrid contre l’extradition de Falciani Le parquet de Madrid s’est opposé lundi à l’extradition d’Espagne vers la Suisse d’Hervé Falciani, un ex-informaticien de la banque HSBC Genève accusé du vol de fichiers bancaires qui avait permis d’identifier des milliers d’évadés fiscaux, au cours d’une audience dans la capitale espagnole. Devant le tribunal de l’Audience nationale qui débattait de la demande d’extradition présentée par la Suisse, Hervé Falciani a affirmé qu’il n’avait jamais été payé pour divulguer ces données. “Jamais, en aucun cas”, a-t-il répondu, interrogé pour savoir s’il avait touché de l’argent pour divulguer ces fichiers, qui, récupérés par le fisc français en 2008, avaient permis de découvrir des milliers d’évadés fiscaux dans le monde et mené au redressement fiscal de fraudeurs français. (AFP)

“Il y a eu beaucoup de spéculation de court terme autour du bitcoin, avec des gens qui veulent faire de l’argent.” GAVIN ANDRESEN

Le responsable scientifique de la Fondation Bitcoin a reconnu que la monnaie virtuelle avait connu un “effondrement majeur”. Le bitcoin, dont le prix a grimpé jusqu’à 266 dollars, ne valait plus que 54 dollars vendredi dernier. Sa hausse vertigineuse aurait été provoquée par des investisseurs russes et chypriotes qui cherchaient à mettre leurs euros à l’abri au moment de la crise financière de Chypre. (AFP)

0,2 MILLIARD D’EUROS

La balance commerciale de la Belgique a enregistré un léger déficit de 0,2 milliard d’euros en février dernier, selon de premières estimations publiées lundi par la Banque nationale de Belgique (BNB). Le montant des exportations est ainsi estimé à 19,6 milliards d’euros et celui des importations à 19,8 milliards d’euros, ce qui correspond respectivement à une diminution de 5 % et de 6,5 % par rapport à février 2012. Pour le mois de janvier, les calculs définitifs indiquent que la balance commerciale a essuyé un déficit d’1,5 milliard d’euros, légèrement inférieur au 1,6 milliard d’euros de janvier 2012. Les montants des exportations et des importations se sont élevés en janvier à respectivement 19,3 et 20,8 milliards d’euros. Les exportations ont augmenté de 1 %, (Belga)

Immobilier Uplace se coupe en deux suite aux différends autour du projet Le promoteur de Uplace, l’homme d’affaires flamand Bart Verhaeghe, a scindé le mois dernier son groupe immobilier en deux parties. Les activités qui n’ont aucun lien avec le projet du méga centre commercial Uplace, prévu à Machelen, ont été rassemblées dans une nouvelle entité appelée Hornbeam Hedge. Désormais, Hornbeam Hedge englobe, notamment, le nouveau stade du Club de Bruges – dont Bart Verhaeghe est le président –, des succursales internationales de centres commerciaux et une série de projets immobiliers à Malines. Selon le “Standaard”, cette scission démontre les différends existant autour du projet Uplace. Ainsi, l’entreprise de construction Van Laere (filiale de Ackermans&van Haaren) a attaqué Eurinpro (le précurseur de Uplace) en justice. L’administration de la TVA a aussi émis une injonction contre Uplace en 2012. Et une procédure est toujours en cours avec le consortium Willemen, Tibotec Virco Virology et Intervest Offices. (Belga)

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

33

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Economie Marchés Avis des brokers

Changes

Bruxelles

Wall Street

Europe

Effritement. L’euro

Dans le rouge. En légère

Correction. La Bourse de

Déception. Les Bourses

baissait légèrement face au dollar lundi, mais le marché restait plombé par la crainte d’un nouveau ralentissement de la croissance économique mondiale après la publication de chiffres décevants en Chine et alors que la zone euro restait source d’inquiétudes. Vers 18 heures, l’euro valait 1,3082 dollar contre 1,3106 dollar vendredi soir. La Chine a annoncé lundi un ralentissement de sa croissance à 7,7% en rythme annuel au premier trimestre, un résultat inférieur aux attentes des analystes qui s’inquiètent des fragilités de la 2e économie mondiale. “Les inquiétudes sur la croissance mondiale se sont intensifiées” après cette publication, qui montre un ralentissement inattendu, notait Lee Hardman, analyste chez Bank of Tokyo-Mitsubishi. (AFP)

hausse à l’ouverture, l’indice BEL 20 devait rapidement repasser dans le rouge et ensuite alourdir ses pertes dans l’aprèsmidi. Notre indice vedette abandonnait finalement 0,84 % à 2593,69 points avec 17 de ses éléments en baisse, Umicore (33,80) en tête avec une décote de 3,66 %. KBC (27,95) ne reperdait plus que 1,51 % en compagnie de Ageas (26,46) et Delta Lloyd (13,54), qui ne cédaient plus que 0,90 et 0,73 %. AB InBev (75,88) reculait de 0,33 % tandis que Colruyt (37,14) et Delhaize (42,60) reperdaient 1,25 et 0,78 %. GDF Suez (16,16) avait viré de 0,06 % au rouge tandis que Elia (32,83) regagnait 0,34 %. Solvay (100,10) abandonnait 1,81 % à l’inverse de UCB (48,10) qui valait 0,73 % de plus; Telenet (40,51) gagnant finalement 0,66 %. (Belga)

New York a dégringolé lundi, faisant preuve d’une grande nervosité face à des indicateurs chinois décevants, à la chute des cours des matières premières et à des explosions au marathon de Boston: le Dow Jones a chuté de 1,79% et le Nasdaq de 2,38%. L’indice Dow Jones a lâché 265,86 points à 14 599,20 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 78,46 points à 3 216,49 points. L’indice élargi Standard and Poor’s 500 a cédé 2,30% (-36,49 points) à 1 552,36 points. Wall Street a été entraînée à la baisse “par la correction sur les marchés des matières premières, de l’or jusqu’au pétrole”, selon Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital. Les cours du métal précieux ont enregistré leur plus forte baisse en trente ans lundi (AFP)

européennes ont accusé lundi le coup de la publication par la Chine d’une croissance au premier trimestre plus faible que prévu, un chiffre qui a réalimenté les inquiétudes sur la conjoncture mondiale. La déception était contenue en début de séance mais, durant le reste de la journée, et alors que les nouvelles étaient rares sur le front européen, les investisseurs ont ruminé l’annonce par Pékin d’une croissance du PIB de 7,7 % au premier trimestre, plus faible qu’attendu. A Paris, l’indice CAC 40 a terminé en repli de 0,50 %. A Francfort, l’indice vedette Dax a cédé 0,41 %. La Bourse de Londres a clôturé en baisse de 0,64 %, plombée par le ralentissement de la croissance chinoise qui a fait chuter les valeurs minières. (AFP)

Solvay (-1,8 % à 100,1 euros) a vu son objectif de cours descendre de 130 vers 124 euros chez Merrill Lynch, à l’occasion d’une large étude sur le secteur européen de la chimie avant le début des résultats du premier trimestre 2013. La recommandation a été maintenue à “acheter”. “Au sein des chimiques cycliques, Solvay est un des groupes que nous privilégions. Le secteur de la construction a tourné au ralenti durant les premiers mois de l’année, et les indices que nous avons recueillis du secteur automobile pointent également vers un démarrage laborieux”. Or cette activité est traditionnellement un des plus importants clients des groupes chimiques. “Nous nous attendons toutefois à des signes plus encourageants pour le deuxième trimestre”.

ING (-0,6 % à 5,879 euros) à été remonté de “neutre” vers “surperformance” chez le courtier français Exane BNP Paribas, avec un objectif confirmé à 8,1 euros. L’analyste souligne la performance en demi-teinte du groupe sur les derniers mois, ce qui a entraîné une forte décote sur son secteur. Il estime également que le processus de séparation entre les activités de banque et d’assurance (qui devrait se dérouler en 2013) permettra de rendre plus évidente la vraie valeur du groupe.

Michelin (-2,9 % à 60,59 euros) a été abaissé de “surperformance” vers “neutre” chez le Crédit Suisse, avec un objectif de cours descendu de 70 vers 60 euros. Un coup de sonde trimestriel suggère une faiblesse persistante des volumes et des prix sur le continent européen. Le Crédit Suisse a également descendu de “surperformance” vers neutre le groupe allemand Continental (-1,2 % à 86,76 euros), avec un objectif maintenu à 90 euros. G.Se.

34

Fonds - Sicav - Branche 23 NOM

DU FONDS

JUR. DEV. DATE VALEUR

Aliénor Alter Euro Alienor Optimal

FR EUR 12/04 FR EUR 12/04

Belfius Fullinvest High C Belfius Fullinvest High D Belfius Fullinvest High L Belfius Fullinvest Low C Belfius Fullinvest Low D Belfius Fullinvest Low L Belfius Fullinvest Medium C Belfius Fullinvest Medium D Belfius Fullinvest Medium L Belfius Plan Bonds FoF Belfius Plan Equities FoF Belfius Plan High Fd of Fds Belfius Plan Low Fund of Funds Belfius Plan Medium Fd of Fds Dexia B Bonds 2014 - C Dexia B Bonds 2014 - D Dexia B Euro Government - C Dexia B Euro Government - D Dexia Bonds Emerging Markets C Dexia Bonds Emerging Markets D Dexia Bonds Eur Convertible C Dexia Bonds Eur Convertible D Dexia Bonds Euro C Dexia Bonds Euro D Dexia Bonds Euro Converg C Dexia Bonds Euro Converg D Dexia Bonds Euro Govern C

BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA USD EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR

10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04

113.21 129.17

630.91 277.08 629.69 717.03 282.55 715.92 664.91 275.51 663.85 346.03 255.51 313.04 403.02 360.18 1209.53 1127.06 101.13 99.83 2110.09 1054.82 322.78 267.15 1017.51 266.32 3201.61 1633.59 1984.07

Dexia Bonds Euro Govern D Dexia Bonds Euro Govern Plus C Dexia Bonds Euro Govern Plus D Dexia Bonds Euro High Yield C Dexia Bonds Euro High Yield D Dexia Bonds Euro Long Term C Dexia Bonds Euro Long Term D Dexia Bonds Euro Short Term C Dexia Bonds Euro Short Term D Dexia Bonds Europe Govern Pl C Dexia Bonds Europe Govern Pl D Dexia Bonds International C Dexia Bonds International D Dexia Bonds USD C Dexia Bonds USD D Dexia Bonds USD Govern C Dexia Bonds USD Govern D Dexia Bonds World Gov Plus C Dexia Bonds World Gov Plus D Dexia Business Equities Europe Dexia Cash Strategy-C Dexia Eq B Belgium C Dexia Eq B Belgium D Dexia Eq B Belgium L Dexia Eq B BRIC C Dexia Eq B BRIC D Dexia Eq B BRIC L Dexia Eq B Emerg Europe C Dexia Eq B Emerg Europe D Dexia Eq B Emerg Europe L Dexia Eq B Eur Sm.& Mid Caps C Dexia Eq B Eur Sm.& Mid Caps D Dexia Eq B Euro Property Sec C Dexia Eq B Euro Property Sec D Dexia Eq B Europ Industrials C Dexia Eq B Europ Industrials D Dexia Eq B Europe C Dexia Eq B Europe D Dexia Eq B Europe L Dexia Eq B European Finance C Dexia Eq B European Finance D Dexia Eq B European Finance L Dexia Eq B European Industrials L Dexia Eq B European Prop. Sec.L Dexia Eq B Global Energy C Dexia Eq B Global Energy D Dexia Eq B Global Energy L Dexia Eq B Leading Brands L

EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA USD EA USD EA USD EA USD EA EUR EA EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR

12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 08/04 10/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04

1110.88 865.72 297.93 853.32 177.66 6476.73 4004.51 2014.22 1422.69 846.15 266.48 939.32 239.92 904.30 286.91 3327.91 1618.06 121.46 35.41 82.49 1504.77 485.62 179.22 484.56 25.28 21.97 25.22 651.50 562.21 650.10 435.01 337.27 920.57 667.17 718.59 604.77 234.25 196.07 233.78 305.49 245.95 304.83 716.93 918.84 861.33 567.00 859.46 732.55

Dexia Eq B Leading Brands-C Dexia Eq B Leading Brands-D Dexia Eq B Mediterranean C Dexia Eq B Mediterranean D Dexia Eq B Mediterranean L Dexia Eq B Nordic C Dexia Eq B Nordic D Dexia Eq B Nordic L Dexia Eq B Pharma Plus C Dexia Eq B Pharma Plus D Dexia Eq B Pharma Plus L Dexia Eq B Red Chips C Dexia Eq B Red Chips D Dexia Eq B Red Chips L Dexia Eq B World Technology C Dexia Eq B World Technology D Dexia Eq B World Technology L Dexia Eq B World Telecom L Dexia Eq L Asia Premier C Dexia Eq L Asia Premier D Dexia Eq L Australia C Dexia Eq L Australia D Dexia Eq L Biotechnology C Dexia Eq L Biotechnology D Dexia Eq L Emerging Markets C Dexia Eq L Emerging Markets D Dexia Eq L Euro 50 C Dexia Eq L Euro 50 D Dexia Eq L Europe C Dexia Eq L Europe D Dexia Eq L Europe Innovation C Dexia Eq L Europe Innovation D Dexia Eq L France C Dexia Eq L France D Dexia Eq L Germany C Dexia Eq L Germany D Dexia Eq L Japan C Dexia Eq L Japan D Dexia Eq L Netherlands C Dexia Eq L Netherlands D Dexia Eq L Sust. World C Dexia Eq L Sust. World D Dexia Eq L Switzerland C Dexia Eq L Switzerland D Dexia Eq L UK C Dexia Eq L UK D Dexia Equities B World Telecom C Dexia Equities B World Telecom D

BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE USD BE USD BE USD BE EUR BE EUR BE EUR BE USD BE USD BE USD BE EUR EA USD EA USD EA AUD EA AUD EA USD EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA JPY EA JPY EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA CHF EA CHF EA GBP EA GBP BE EUR BE EUR

12/04 734.15 12/04 579.72 12/04 742.27 12/04 502.71 12/04 742.96 12/04 1349.55 12/04 1048.72 12/04 1346.56 12/04 2196.31 12/04 1760.87 12/04 2191.43 12/04 818.50 12/04 678.82 12/04 816.69 12/04 124.15 12/04 117.40 12/04 123.88 12/04 157.00 12/04 18.14 12/04 15.69 12/04 832.42 12/04 544.70 12/04 290.33 12/04 285.05 12/04 586.11 12/04 488.50 12/04 412.76 12/04 272.95 12/04 771.79 12/04 500.61 12/04 1262.89 12/04 147.78 12/04 313.61 12/04 222.94 12/04 333.73 12/04 236.07 12/04 16061.00 12/04 14559.00 12/04 230.19 12/04 157.64 12/04 207.01 12/04 176.08 12/04 625.66 12/04 546.35 12/04 294.06 12/04 202.95 12/04 157.36 12/04 116.67

Dexia Fund Commodities C Dexia Fund Commodities C Dexia Horizon 2018 Dexia Horizon 2021 Dexia Horizon 2024 Dexia Horizon 2027 Dexia Horizon 2030 Dexia Horizon 2033 Dexia Horizon 2036 Dexia Horizon 2039 Dexia Quant Equities USA C Dexia Quant Equities USA D Dexia Sel Ptfl Europe Yield Dexia Sel Ptfl Wo Balanced40 Dexia Sel Ptfl Wo Balanced60 Dexia Sel Ptfl Wo Bonds Dexia Sel Ptfl Wo Growth Dexia Sel Ptfl Wo Yield Dexia Sustain. Eur Corp Bd C Dexia Sustain. Eur Corp Bd D Dexia Sustain. Eur Corp Bd L Dexia Sustain. Eur Sh T Bd C Dexia Sustain. Eur Sh T Bd D Dexia Sustain. Euro Bonds C Dexia Sustain. Euro Bonds D Dexia Sustain. Europe C Dexia Sustain. Europe D Dexia Sustain. North Am C Dexia Sustain. North Am D Dexia Sustain. Pacific C Dexia Sustain. Pacific D Dexia Sustain. World Bd C Dexia Sustain. World Bd D Dexia Sustain. World C Dexia Sustain. World D Dexia Sustainable High (cap) Dexia Sustainable High (dis) Dexia Sustainable Low (cap) Dexia Sustainable Low (dis) Dexia Sustainable Medium (cap) Dexia Sustainable Medium (dis) Dexia Total Return II Bd C Dexia Total Return II Bd D DMM European Equities C DMM European Equities D DMM European Equities L

EA EUR EA USD BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA USD EA USD BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE USD BE USD BE JPY BE JPY BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR EA EUR BE EUR BE EUR BE EUR

11/04 11/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 12/04 12/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04

60.01 78.74 9.92 9.91 9.90 9.95 9.77 9.65 9.33 9.58 1870.48 1704.78 13.83 12.56 11.10 14.56 4.87 13.75 417.43 300.47 417.80 249.08 148.87 331.18 259.99 19.97 17.16 32.95 31.10 2734.00 2478.00 2834.62 2155.21 19.26 17.97 325.73 270.58 4.02 3.36 5.79 4.98 119.56 103.52 198.31 181.63 2376.09

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Aqua-Rend Monetary EUR Asia Pacific Performance Atlas Real Estate EMU Degroof Bonds Corporate Eur BC Degroof Bonds EMU Quants BC Degroof Bonds EUR 2015 BC Degroof Bonds EUR 2017 BC Degroof DBI RDT Euro Div A Degroof DBI-RDT EMU Beh.Val Degroof Eq EMU Behav Fex AC Degroof Eq EMU High Div Yield Degroof Eq Eur Behav Flex AC Degroof Eq Us Behav Flex AC Degroof Eq. Belgium Active Degroof Eq. EMU Behavioral Val Degroof Eq. EMU Index C Degroof Eq. Europe Behavor. Val Degroof Eq. Europe Index C Degroof Eq. Japan Index C Degroof Eq. US Behavioral Val Degroof Eq. US Index C Degroof Eq.World ex J.E.U. Degroof Glob Ethical Degroof Glob Reac 5 Autumn BC Degroof Glob Reac 5 Spring BC Degroof Glob Reac 5 Summer BC Degroof Glob Reac 5 Winter BC Degroof Glob Reac 10 Autumn BC Degroof Glob Reac 10 Spring BC Degroof Glob Reac 10 Summer BC Degroof Glob Reac 10 Winter BC Degroof Global Intl Flexible AC Degroof Global Isis High C Degroof Global Isis Low BC Degroof Global Isis Med Low BC Degroof Global Isis Medium BC Degroof Monetary Eur C Select Eq Emerging Multi Mgmt - E Select Eq Japan Multi Manag Thematic Sicav World Equities

EA EUR EA USD BE EUR EA EUR EA EUR LU EUR LU EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR EA EUR LU EUR LU EUR EA EUR LU EUR LU EUR EA EUR EA EUR BE EUR EA EUR EA EUR LU EUR EA EUR EA EUR EA USD EA EUR LU EUR

12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 09/04 09/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 15/04 12/04 12/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04

BL Bond Dollar A BL Bond Dollar B BL Bond Euro A BL Bond Euro B BL Emerging Markets A BL Emerging Markets B BL Emerging Markets C BL Equities America A BL Equities America B BL Equities Dividend A BL Equities Dividend B BL Equities Dividend H1 BL Equities Europe A BL Equities Europe B BL Equities Horizon B BL Equities Japan A BL Equities Japan B BL Equities Japan H1 BL European Sm Cies A BL European Sm Cies B BL Fund Selection 50-100 B BL Fund Selection 0-50-B BL Fund Selection Asia B BL Fund Selection Eq. B BL Global 30 A BL Global 30 B BL Global 50 A BL Global 50 B BL Global 75 A BL Global 75 B BL Global Bond A BL Global Bond B BL Global Equities A BL Global Equities B BL Global Flexible EUR A BL Global Flexible EUR B BL Global Flexible USD B BL Optinvest (Euro) B BL Short Term Dollar A BL Short Term Dollar B BL Short Term Euro A BL Short Term Euro B

EA USD EA USD EA EUR EA EUR LU EUR LU EUR LU USD LU USD EA USD EA EUR EA EUR EA USD LU EUR EA EUR EA EUR LU JPY EA JPY LU EUR LU EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA USD LU EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR LU EUR EA EUR EA EUR EA EUR LU USD EA EUR EA USD EA USD EA EUR EA EUR

12/04 313.02 12/04 1218.86 12/04 259.51 12/04 1091.00 12/04 123.22 12/04 144.56 12/04 101.12 12/04 122.46 12/04 4305.88 12/04 106.06 12/04 124.44 12/04 107.25 12/04 132.62 12/04 4709.26 12/04 753.80 15/04 11798.00 15/04 10042.00 15/04 112.97 12/04 102.16 12/04 102.16 15/04 141.93 15/04 110.30 15/04 2266.36 15/04 141.07 12/04 646.28 12/04 1318.69 12/04 810.72 12/04 1478.15 12/04 1192.01 12/04 1848.80 12/04 311.90 12/04 660.17 12/04 120.29 12/04 574.10 12/04 101.03 12/04 128.07 12/04 104.54 12/04 122.59 15/04 249.02 15/04 531.95 15/04 246.62 15/04 570.63

Post Global Balanced Post Global Dynamic Post Global Stability Post-Global Safety Mix

TABLEAU EXPLICATIF

BE BE BE BE

EUR EUR EUR EUR

10/04 10/04 10/04 10/04

490.56 33.94 212.09 164.61 238.90 135.41 209.45 192.16 60.78 70.41 73.01 91.50 137.15 225.49 63.38 289.20 30.83 211.46 226.54 733.36 366.56 215.58 100.87 103.43 102.85 104.87 100.07 106.35 104.46 105.85 100.23 113.62 68.05 73.30 53.89 86.64 656.64 117.18 114.22 100.65

268.31 204.15 260.44 260.44

Triodos Sustainable Bond C Triodos Sustainable Bond D Triodos Sustainable Equity C Triodos Sustainable Equity D Triodos Sustainable Mixed C Triodos Sustainable Mixed D Triodos Sustainable Pioneer C

EA LU EA LU EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04

32.59 30.92 24.02 25.10 29.23 30.11 21.56

Athena Dynamic Diversified Bonds Cap Athena Dynamic Diversified Bonds Dis Athena Euro Bonds Cap Athena Euro Bonds Dis Athena European Equity C Athena European Equity D Athena Global Opportunities C Athena Global Opportunities D Athena Immo Rente Cap Athena Immo Rente Dis Athena Vega Equity Cap Athena Vega Equity Dis C+F Balanced Dynamic Cap C+F Balanced Dynamic Dis C+F Euro Equities Cap C C+F Euro Equities Cap D C+F Euro Equities Dis C C+F Euro Equities Dis D C+F Optimum Cap C+F Optimum Dis Hermes Belgian Growth C Hermes Belgian Growth D Hermes Euro Cash Cap Hermes Euro Cash Dis Universal Invest Glbl Flex A Cap Universal Invest Glbl Flex A Dis Universal Invest Glbl Flex B Cap Universal Invest Glbl Flex C Cap Universal Invest Glbl Flex D Cap Universal Invest High A Cap Universal Invest High C Cap Universal Invest High D Cap Universal Invest Low A Cap Universal Invest Low A Dis Universal Invest Low B Cap Universal Invest Low C Cap Universal Invest Low D Cap Universal Invest Medium A Cap Universal Invest Medium A Dis Universal Invest Medium C Cap Universal Invest Medium C Dis Universal Invest Medium D Cap Universal Invest Quality Grth B Cap

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA

American Equities - C Asian Equities at Work C Cash + at Work - C Contrarian Equities - C Corp.Bonds at Work - C European Equities - C Global Markets Fd I - C Inflation at Work - C

EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR

12/04 242.59 15/04 148.28 12/04 149.88 12/04 372.03 12/04 234.13 12/04 421.30 12/04 15193.30 12/04 175.30

EIS-Plac-Belgian Val.Fd.-C EIS-Plac-Benelux Nord France-C EIS-Plac-Bond Euro-C EIS-Plac-Comp. Equity Global-C EIS-Plac-Courtens BPF-D EIS-Plac-Dyn Equity-C EIS-Plac-Harp Actions C EIS-Plac-RST:Rech-Scien.Tec-C

EA EA EA EA EA EA LU EA

28/03 11/04 11/04 12/04 28/03 11/04 11/04 11/04

BE EUR 25/09 BE EUR 25/09 EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

09/04 09/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04

107.94 98.22 420.68 311.11 593.14 434.17 161.12 142.73 193.07 117.44 101.82 91.09 4460.26 4460.26 3291.32 3132.02 1223.14 1185.30 4618.60 3951.10 145.08 133.22 499.52 434.46 4985.38 4738.69 5011.87 5048.04 4615.54 3419.38 3455.56 3343.72 3734.38 3207.55 3751.90 3775.37 3687.80 4138.52 3642.61 4185.41 3680.68 4085.05 182.65

5.27 5.65 16.82 1.93 10.72 4.90 10.40 8.41

Evangelion Classic C Evangelion Classic D

BE EUR 09/04 BE EUR 09/04

LU USD EA EUR EA EUR EA EUR LU EUR LU EUR LU USD EA EUR LU EUR LU EUR LU EUR EA EUR LU EUR EA USD EA EUR EA USD EA EUR EA USD

12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04

543.64 589.87 583.57 472.46 624.53 687.81 1033.64 500.13 554.61 534.33 534.33 801.25 477.34 626.49 458.38 457.59 491.00 534.27

Norden Objectif Alpha Euro - A Objectif Alpha Euro - R Obj Oblisphère Emergente 2018C Obj Oblisphère Emergente 2018D Objectif Patrimoine Croissance Objectif Small Caps Euro - A Objectif Small Caps Euro - R

EA EA EA FR FR EA EA EA

14/04 14/04 14/04 14/04 14/04 14/04 14/04 14/04

140.38 293.80 283.59 101.72 101.72 253.70 415.13 806.42

Petercam Bds Eur Invest. Gr. B Petercam Bds Eur Sh Term 1Y B Petercam Bonds Eur B Petercam Eq. Emerging Mkts B Petercam Eq. Europe Dividend B Petercam Eq. Europe Sustain. B Petercam Eq. EuropSml&Mdcaps B Petercam Eq. Metals&Mining Petercam Eq. N-Amer Div B Petercam Eq. N-Amer Div B USD Petercam Eq. World Div B USD Petercam Eq. World Dividend B Petercam Eq.Energy&Resources B Petercam Equities Agrivalue B Petercam Equities Belgium B Petercam Equities Euroland B Petercam Equities Europe B Petercam Equities World 3F B Petercam L Bal. Medium Risk B Petercam L Bds EUR Infl. Lk. B Petercam L BdsEmergMktsSust B Petercam L BdsEURHgYdSh.Term B Petercam L BdsGov.Sustain. B Petercam L BdsUniversal D Hdg Petercam L Bonds EUR Quality B Petercam L Bonds HigherYield B Petercam L Bonds Universalis B Petercam L Eq. Opportunity B Petercam L Liquidity EUR&FRN B Petercam L Multifund Eq Jap B Petercam L Patrimonial B Petercam Real Estate EurDiv. B Petercam SecRealEstatEuropB

PLDW Fund Belgium C PLDW Fund Belgium D PLDW Fund Doll.Bd C PLDW Fund Doll.Bd D PLDW Fund Euro Pr.C PLDW Fund Euro Pr.D PLDW Fund S&M Cap Eur. C PLDW Fund.L Euro Bds C PLDW Fund.L Euro Bds D

BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE USD BE USD BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR BE EUR BE EUR

BE EUR BE EUR BE USD BE USD BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR EA EUR

12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 11/04 12/04 12/04 12/04

11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04

EA EA EA EA

EUR EUR EUR EUR

11/04 11/04 11/04 11/04

122.85 111.78 548.08 487.82

Elan 2013 C Elan 2013 D R Club C R Club D R Club F R Euro Souverain R Conviction Euro R Conviction Euro F R Midcap Euro C R Midcap Euro D R Midcap Euro F R Allocation Moderee C R Allocation Moderee D R Conviction Europe R Conviction Europe F R Conviction USA R Conviction USA H R Credit Short Duration C R Credit Short Duration E R Euro Credit C R Euro Credit D R Euro Credit F R Valor C R Valor D R Valor F

EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA FR FR FR FR FR FR EA EA EA EA FR EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 04/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04

129.71 113.21 111.64 90.78 110.49 3166.43 119.99 117.76 211.34 201.93 210.28 35.20 22.01 33.58 34.18 174.46 105.23 15.15 13.03 374.72 287.36 127.15 1131.62 972.21 1048.47

306.93 254.10

EPB Bd-Inv Gr Corp USD EPB Bd-Selec Inv Gr Corp€ EPB Bd-Upper Inv Gr Corp€ EPB Eq-Best Dividend Euro EPB Eq-Europe Value EUR EPB Eq-North Am.Value EUR EPB Eq-North Am.Value USD EPB Eq-Selected Eq Europe EPB-Bd Allocation EPB-Flagship C EPB-Flagship D Key-Europe Key-Major Emerg Markets Key-Major Emerg Markets Key-Natural Resources Eq Key-Natural Resources Eq Key-North America Key-North America

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

PLDW Fund.L Gbl All.C PLDW Fund.L Gbl All.D PLDW Fund.L Intl.Bonds Acc PLDW Fund.L Intl.Bonds Inc

57.60 238.66 67.99 88.89 170.11 178.91 129.94 73.18 70.63 92.43 156.06 118.35 82.67 106.43 91.51 118.15 95.91 117.16 637.27 1022.19 100.76 119.96 1174.73 106.31 505.32 203.42 138.04 8335.79 317.63 13.62 107.32 108.00 267.21

164.55 161.99 766.87 337.86 65.88 34.15 21.33 151.43 124.79

R Opal Biens Reels C R Opal Biens Reels F R Opal Europe Special R Opal Tendances Durables C R Opal Tendances Durables F

EA EA EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR

11/04 11/04 11/04 11/04 11/04

1647.22 91.34 54.76 116.27 110.40

SSgA Australia Indx Eq Fd P C SSgA Austria Indx Eq Fd P C SSgA Canada Indx Eq Fd P C SSgA Consum Discretio Indx P C SSgA Consum Stap Indx Eq P C SSgA Denmark Indx Eq Fd P C SSgA Emerging EMEA Alp Eq Fd SSgA Global EM Ind Eq Fd SSgA EMU Alpha Eq Fd C SSgA EMU Alpha Eq Fd D SSgA EMU Indx Eq Fd P C SSgA EMU Indx Real Est Fd P C SSgA Energy Indx Eq Fd P C SSgA Eur Corp Indust Bd Indx C SSgA EUR Liq Fd Gl Sec Lend SSgA EUR Liq Fd I Acc SSgA EUR Liq Fd I Stable SSgA EUR Liq Fd P Stable SSgA EUR Liq Fd R Shares SSgA EUR Liq Fd S SSgA EUR Liq Fd S2 SSgA EUR Liq Fd S3 SSgA EUR Liq Fd Z Acc SSgA EUR Liq Fd Z Stable SSgA Financials Indx Eq Fd P C SSgA France Indx Eq Fd P C SSgA GBP Liq Fd Gl Sec Lend SSgA GBP Liq Fd I Acc SSgA GBP Liq Fd I Stable SSgA GBP Liq Fd P Stable SSgA GBP Liq Fd R Shares SSgA GBP Liq Fd S SSgA GBP Liq Fd S2 SSgA GBP Liq Fd S3 SSgA GBP Liq Fd Z Acc SSgA GBP Liq Fd Z Stable SSgA Germany Indx Eq Fd P C SSgA Glb Em Mkts Alp Eq EUR C SSgA Hlth Care Indx Eq Fd P C SSgA Hong Kong Indx Eq Fd P C SSgA Indust Indx Eq Fd P C SSgA Italy Indx Eq Fd P C SSgA Japan Indx Eq Fd P JPY C SSgA Materials Indx Eq Fd P C SSgA Netherld Indx Eq Fd P C SSgA Norway Indx Eq Fd P NOK C SSgA Singapore Indx Eq Fd P C SSgA Spain Indx Eq Fd P C SSgA Sweden Indx Eq Fd P C SSgA Switzerld Indx Eq P CHF C SSgA Technology Indx Eq Fd P C SSgA Telecom. Indx Eqty P C SSgA UK Indx Eq Fd P GBP C SSgA US Alpha Eq Fd EUR C

EA AUD EA EUR EA CAD EA USD EA USD EA DKK EA USD EA USD FR EUR FR EUR EA EUR EA EUR EA USD EA EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR EA USD EA EUR IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP EA EUR EA EUR EA USD EA HKD EA USD EA EUR EA JPY EA USD EA EUR EA NOK EA SGD EA EUR EA SEK EA CHF EA USD EA USD EA GBP EA EUR

12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 17/03 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 27/09 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 05/11 27/09 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04

354.63 105.65 264.94 118.65 283.12 2761.39 457.90 424.01 495.60 378.91 223.61 214.33 270.10 189.37 1.00 10.90 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 10.92 1.00 112.02 423.07 1.00 11.11 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 11.13 1.00 124.38 701.97 178.19 2199.80 151.90 69.72 9589.00 203.33 93.00 2605.55 322.63 171.34 2687.06 241.66 65.89 77.66 260.52 515.67

JUR. forme juridique / BE fonds belge / EA fond étranger agréé / NA non agréé / DATE date de clôture du calcul en cours / VALEUR valeur net d’inventaire ou de rachat lorsque spécifié

SSgA US Indx Eq Fd P USD C SSgA USD Liq Fd Gl Sec Lend SSgA USD Liq Fd I Acc SSgA USD Liq Fd I Stable SSgA USD Liq Fd P Acc SSgA USD Liq Fd P Stable SSgA USD Liq Fd S SSgA USD Liq Fd S2 SSgA USD Liq Fd S3 SSgA USD Liq Fd Z Acc SSgA USD Liq Fd Z Stable SSgA Utilities Indx Eq Fd P C SSgA World Indx Eq Fd P USD C

EA USD IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD EA USD EA USD

12/04 12/04 12/04 12/04 21/12 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04

237.27 1.00 10.61 1.00 10.07 1.00 1.00 1.00 1.00 10.64 1.00 190.78 197.91

TreeTop Conv. Pacific A TreeTop Conv. Pacific B TreeTop Conv.Internat.A TreeTop Conv.Internat.B TreeTop Conv.Internat.C TreeTop Glob Opp. A TreeTop Glob Opp. B TreeTop Glob Opp. C TreeTop Sequoia Equity A TreeTop Sequoia Equity B TreeTop Sequoia Equity C TreeTop Sequoia Pac.Equity A TreeTop Sequoia Pac.Equity B

EA EUR EA USD EA EUR EA USD EA GBP EA EUR EA USD EA GBP EA EUR EA USD EA GBP EA EUR EA USD

12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04 12/04

258.82 328.16 231.72 300.61 103.56 123.62 128.35 162.27 103.07 110.56 130.45 60.58 66.05

AXA B Fund Pensionfund Belfius Pension Fd Bal Plus Belfius Pension Fd High Equities Belfius Pension Fund Low Equities Fortis B Pension Fund Bal Cap Fortis B Pension Fund Grth Cap Fortis B Pension Fund Stab Cap Metropolitan-Rentastro Bal Metropolitan-Rentastro Grth Metropolitan-Rentastro Stab Star Fund

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

11/04 12/04 12/04 12/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 12/04

139.79 77.37 94.08 92.56 139.79 112.94 120.84 139.79 173.64 120.84 134.71

Dexia Life Bd Corporate Euro-C Dexia Life Bd Long Term Euro-C Dexia Life Bd Short Term Euro-C Dexia Life Eq Daily Cons Index-C Dexia Life Eq Europe Index-C Dexia Life Eq Fin & Util Index-C Dexia Life Eq Future Index-C Dexia Life Eq USA Index-C DVV European Gwth Select-C DVV Horizon 1-C DVV Horizon 3-C DVV Horizon 5-C DVV Horizon 7-C DVV Horizon 9-C

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

12/04 12/04 12/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04 11/04

40.13 48.39 34.23 45.39 24.53 15.40 13.99 20.24 12.06 11.46 14.90 13.49 11.69 9.85

KBC Life Cash-C KBC Life Defensive-C KBC Life Dynamic-C KBC Life European Bonds-C KBC Life European Equities-C KBC Life Medium-C KBC Life Neutral-C KBC Life Top 5 Sector-C KBC Life World Equities-C

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04 10/04

326.23 329.77 289.81 421.79 185.28 305.07 314.79 239.36 175.22

Contact pour insertion Henry Visart Tél: (0021.2) 211.29.59 / Fax: (0021.2) 211.29.97

SICAV

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

35

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Economie Marches Euronext Cours du 15.04.13 PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO

TITRE 4ENERGY INV (D) 5EME SAISON (D) AARDVARK INVEST AB INBEV ABLYNX (D) ACCENTIS ACKERMANS V.HAAREN AEDIFICA AGEAS (EX-FORTIS) AGFA-GEVAERT AIR ENERGY ALCATEL-LUCENT ALFACAM GROUP ALTRIA GROUP CERT ANGLOGOLD ASH CERT ANTARES CERT ANTIGOON INV (D) APERAM ARCELORMITTAL ARCHIMEDE ARPADIS GROUP ARSEUS (D) ARTHUR ASCENCIO (D) ATENOR GROUP (D) AUDERGHEM CERT AURIGA INTERN (D) AUXIMINES BANIMMO A (D) BARCO BASILIX CERT BEAULIEU-AV. CERT BEFIMMO-SICAFI BEKAERT BELGACOM BELRECA BELUGA BIOTECH (PRICAF) BOEING CERT BOMBARDIER CERT B BQUE NAT. BELGIQUE BRANTANO BREDERODE BROOKFIELD CERT A BROOKFIELD(TEMP) BSB (D) CAMPINE CATALA CATERPILLAR CERT CEGEDEL CFE (D) CH. LA HULPE CERT CHEVRON CERT CIE BOIS SAUVAGE CIMESCAUT CMB CO.BR.HA (D) COFINIMMO PRIV1 COFINIMMO PRIV2 COFINIMMO-SICAFI COLONEL BOURG COLRUYT CONNECT GROUP D IETEREN DE ROUCK GEO (D) DECEUNINCK DEFICOM GROUP DELHAIZE GROUP DEVGEN DEXIA DIEGEM KENNEDYCERT DISTRI-INVEST CERT DISTRI-LAND CERT DISTRIGAZ CAT.D DOLMEN COMP. DOW CHEMICAL CERT DRDGOLD CERT DU PONT CERT DUVEL MOORTGAT ECKERT-ZIEGLER BG ECODIS (D) ECONOCOM GROUP ELIA EMAKINA GROUP (D) EMD MUSIC (D) ENVIPCO HOLD. CERT EPIQ (D) ERYPLAST (D) ERYPLAST STR VV(D) ETOILE CERT EURONAV EVADIX EVS BROADC.EQUIPM. EXMAR FINEST FIXINOX (D) FLEXOS (D) FLORIDIENNE FLUXYS CAT.D FORD MOTOR CERT FOUNTAIN FOYER FRED & GINGER (D) GALAPAGOS GBL GDF SUEZ GENERAL ELECT.CERT GENERAL MOTORSCERT GENK LOGIST. CERT GIMV GLOBAL GRAPHICS GOLDFIELDS(X.DRIEF GOODYEAR CERT HAMON HANZEVAST CS 1 (D) HARMONY CERT HENEX HOME INV.BELG-SIFI HORIZON CERT I.R.I.S GROUP IBA (D) IBM CERT IBM CERT ICE CONCEPT (D) ICOS VISION (D) IMMO MOURY (D) IMMOBEL IMPERIAL OIL ING GROEP ING GROEP CERT INNOGENETICS INTERV.RETAIL-SIFI INTERVEST OFFICES ITB-TRADETECH JENSEN-GROUP KBC KBC ANCORA KEYWARE 1/50 TEMP

36

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE NL NL BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE NL BE BE BE BE BE BE BE BE BE

C SF DF C C DF C C C C SF C C SF C SF SF C C SF SF C DF DF C SF SF DF C C SF SF C C C DF DF DF DF C C SF C DF SF SF DF DF DF DF C SF C C DF C SF DF DF C SF C C C SF C DF C C C SF SF SF DF C DF C DF C C SF C C SF SF SF DF SF SF SF C SF C C SF SF SF DF DF DF DF C SF C C C DF DF SF C C C DF C SF C C C SF C C C C SF SF DF C DF C C SF C C DF C C C SF

0.25 0.55 1.32 75.88 6.98 0.01 63.96 49.53 26.46 1.38 39.30 1.12 0.70 14.00 30.52 49.01 9.90 9.04 9.01 0.80 0.85 18.82 0.84 53.60 33.98 69.00 5.00 570.00 9.98 63.70 353.49 115.80 50.75 22.02 19.68 87.00 2.66 4.20 66.64 2.92 2 840.00 55.00 24.50 28.75 13.55 6.30 13.20 11.80 85.05 163.57 45.84 1.15 90.01 187.85 1 110.00 15.42 1 653.99 95.00 99.90 89.71 31.00 37.14 1.85 35.40 0.06 1.33 8.67 42.60 15.95 0.05 112.20 15.25 313.50 6 250.00 11.66 22.60 0.47 38.03 94.81 2.17 0.06 6.02 32.83 8.00 5.04 0.16 1.72 2.25 0.01 0.01 3.20 0.29 50.29 7.27 5.10 1.63 5.50 87.00 35.00 10.05 8.70 50.32 10.14 19.19 60.03 16.16 14.02 0.36 117.18 38.35 1.17 4.87 9.60 13.80 30.05 4.30 49.50 80.40 33.25 44.40 6.02 61.97 159.99 1.24 36.36 59.40 31.49 30.20 5.88 5.92 6.43 56.25 19.62 35.00 11.20 27.95 13.75 0.01

COURS

DIFF.

EN %

COURS OUVERT

MAX.

0.25 0.55 1.21 76.13 7.11 0.02 65.06 49.90 26.70 1.33 39.30 1.13 0.68 14.00 31.21 48.90 9.90 9.53 9.33 0.80 0.85 18.11 1.15 53.60 33.60 68.50 5.00 574.05 10.10 65.29 353.50 116.00 51.19 22.50 19.91 87.00 2.66 4.13 66.50 3.05 2 848.00 53.90 24.50 28.70 12.95 6.74 13.11 12.00 85.00 163.57 45.52 1.12 93.50 192.99 1 110.00 15.46 1 622.00 105.00 98.00 90.81 30.75 37.61 1.85 35.58 0.05 1.33 9.07 42.94 15.66 0.04 110.10 15.25 300.00 6 810.00 11.66 22.00 0.55 39.40 94.81 2.18 0.06 6.02 32.72 8.00 3.15 0.16 1.71 2.50 0.01 0.01 3.24 0.29 51.10 7.34 5.10 2.25 5.00 88.90 34.30 9.95 8.90 50.85 10.14 18.70 60.20 16.16 14.26 0.35 117.18 38.40 1.17 5.35 9.30 13.81 30.00 4.62 49.49 81.50 44.00 44.37 6.02 59.27 158.01 1.10 36.36 59.22 31.50 30.40 5.91 5.89 6.43 57.69 20.00 35.00 11.30 28.39 13.91 0.01

+0.00 +0.00 +9.09 -0.33 -1.83 -50.00 -1.69 -0.74 -0.90 +3.76 +0.00 -0.53 +2.94 +0.00 -2.21 +0.22 +0.00 -5.12 -3.48 +0.00 +0.00 +3.92 -26.96 +0.00 +1.13 +0.73 +0.00 -0.71 -1.19 -2.44 +-0.00 -0.17 -0.86 -2.11 -1.16 +0.00 +0.00 +1.69 +0.21 -4.26 -0.28 +2.04 +0.00 +0.17 +4.63 -6.53 +0.69 -1.67 +0.06 +0.00 +0.70 +2.68 -3.73 -2.66 +0.00 -0.26 +1.97 -9.52 +1.94 -1.21 +0.81 -1.25 +0.00 -0.51 +20.00 +0.00 -4.41 -0.78 +1.85 +25.00 +1.91 +0.00 +4.50 -8.22 +0.00 +2.73 -14.55 -3.48 +0.00 -0.46 +0.00 +0.00 +0.34 +0.00 +60.00 +0.00 +0.58 -10.00 +0.00 +0.00 -1.23 +0.00 -1.59 -0.95 +0.00 -27.56 +10.00 -2.14 +2.04 +1.01 -2.25 -1.04 +0.00 +2.62 -0.28 -0.06 -1.68 +2.86 +0.00 -0.13 +0.00 -8.97 +3.23 -0.07 +0.17 -6.93 +0.02 -1.35 -24.43 +0.07 +0.00 +4.56 +1.25 +12.73 +0.00 +0.30 -0.03 -0.66 -0.59 +0.51 +0.00 -2.50 -1.90 +0.00 -0.88 -1.51 -1.15 +0.00

0.25 0.55 1.32 76.42 7.17 0.01 65.00 49.53 26.61 1.32 39.30 1.12 0.66 14.00 30.50 49.01 9.90 9.54 9.30 0.80 0.85 18.31 0.84 54.25 33.50 69.00 5.00 570.00 10.08 65.29 353.49 115.80 51.00 22.50 19.86 87.00 2.66 4.20 66.64 2.92 2 824.09 55.00 24.50 28.75 13.55 6.30 13.20 11.80 85.05 163.57 45.96 1.15 85.81 192.98 1 110.00 15.50 1 653.99 95.00 99.90 90.80 31.00 37.40 1.85 35.69 0.06 1.33 8.67 42.96 15.95 0.05 112.20 15.25 313.50 6 250.00 11.80 22.60 0.55 38.03 94.81 2.17 0.06 6.01 32.80 8.00 5.04 0.16 1.72 2.25 0.01 207.00 3.22 0.29 51.00 7.34 5.10 1.63 5.50 87.00 34.51 10.20 8.70 50.32 10.14 18.50 60.33 16.20 14.32 0.35 117.18 38.41 1.17 5.20 9.60 13.86 30.05 4.53 48.60 81.50 33.25 44.40 6.07 59.00 158.37 1.24 36.36 59.40 31.04 30.20 5.94 5.90 6.43 56.99 20.10 35.00 11.20 28.55 13.86 0.01

0.25 0.55 1.21 76.48 7.19 0.01 65.03 49.99 26.94 1.42 39.30 1.14 0.72 14.00 31.80 49.01 9.90 9.57 9.34 0.80 0.85 19.00 0.84 54.25 33.99 69.00 5.00 536.00 10.08 65.29 353.49 115.80 51.60 22.55 20.05 87.00 2.66 4.20 66.64 2.92 2 847.00 55.00 24.52 28.75 13.55 6.30 13.20 11.80 85.05 163.57 46.20 1.15 90.01 192.98 1 110.00 15.53 1 653.99 95.00 99.90 91.17 31.00 37.55 1.85 35.75 0.06 1.35 8.67 43.45 15.95 0.05 112.20 15.25 313.50 6 250.00 12.05 22.60 0.55 38.03 94.81 2.17 0.06 6.06 33.31 8.00 5.04 0.16 1.30 2.25 0.01 207.00 3.30 0.29 51.08 7.39 5.10 1.63 5.50 87.00 35.00 10.20 8.70 50.32 10.14 19.19 60.44 16.48 14.32 0.38 117.18 38.66 1.17 5.20 9.60 13.86 30.05 4.62 49.70 81.65 33.25 44.40 6.07 61.97 159.99 1.24 36.36 59.40 31.49 30.20 5.99 5.98 6.43 56.99 20.10 35.00 11.20 28.68 13.98 0.01

PRÉC.

COURS

12 MOIS

VOLUME

MAX.

0.24 24150 0.55 2095 1.20 0 75.16 1790782 6.98 107420 0.01 49880 63.51 79846 49.53 3260 26.20 500307 1.32 460300 39.30 215 1.11 16452749 0.66 3260 14.00 870 30.16 26849 49.01 17 9.90 18 8.96 1975933 8.90 17749392 0.80 250 0.85 1510 18.31 94843 0.84 480 53.60 180 33.50 660 69.00 73 5.00 100 536.00 28 9.98 1980 63.51 10775 353.49 73 115.80 25 50.50 19590 21.91 103884 19.66 884538 87.00 52 2.66 61 4.20 1251 66.64 250 2.92 800 2 791.00 177 55.00 30 24.50 6661 28.75 2100 13.55 135 6.30 400 13.20 250 11.80 16 85.05 50 163.57 28 45.52 7419 1.15 317 85.81 310 187.85 263 1 110.00 1 15.40 8122 1 653.99 5 95.00 29 99.90 300 89.53 38764 31.00 125 36.94 100138 1.85 50 35.01 21218 0.06 2200 1.33 34865 8.67 45 42.35 752366 15.95 400 0.04 877718 112.20 100 15.25 20 313.50 25 6 250.00 7 11.45 2358 22.60 1215 0.47 99520 38.03 405 94.81 44 2.17 10 0.06 558 5.98 52254 32.70 31375 8.00 15 5.04 10 0.16 6500 1.30 1140 2.25 1000 0.01 5409 207.00 15 3.20 13470 0.29 465 50.08 10511 7.27 23856 5.10 78 1.63 100 5.50 1 87.00 80 34.51 2355 10.05 1535 8.70 150 50.32 1 10.14 60 18.38 97158 59.51 116225 16.06 4865903 14.02 994 0.28 492072 117.18 15 38.20 14860 1.17 1650 4.86 8366 9.60 1700 13.80 1322 30.05 30 4.22 17184 48.25 3874 80.35 385 33.25 2 44.40 480 6.00 8925 59.00 60 158.37 380 1.24 500 36.36 105 59.40 125 31.02 893 30.20 100 5.81 20003470 5.82 3773 6.43 365 53.08 964 19.62 3024 35.00 10 11.20 100 27.42 1250462 13.32 95453 0.01 46

1.85 79.60 8.10 0.02 70.49 51.24 27.48 1.78 1.53 1.75 59.87 9.90 13.90 13.77 1.15 21.94 1.15 54.50 36.00 74.10 5.50 10.80 69.95 367.95 142.75 52.50 24.74 24.28 87.00 3.12 66.68 3.34 2 850.00 26.95 29.50 8.60 17.44 21.00 47.40 94.00 198.00 1 130.01 18.52 1 672.00 110.19 99.90 93.65 35.00 38.67 2.36 39.89 0.29 1.44 11.43 43.43 16.00 0.28 110.10 344.99 26.26 0.62 95.00 2.44 0.15 6.44 34.89 9.00 5.44 2.50 0.01 7.25 0.42 53.35 8.58 5.95 8.00 119.04 3 385.00 10.57 13.50 53.60 10.15 20.70 62.80 20.35 160.00 42.80 1.45 11.35 10.70 17.98 62.00 8.47 49.95 81.50 68.56 44.52 7.12 165.98 1.24 64.00 32.88 37.68 7.91 7.83 57.69 20.82 12.29 30.93 15.90 -

MIN.

MIN.

INFO SUR DIVIDENDE DIV. DEV. DATE

0.20 52.11 1.2000 2.40 0.01 59.00 1.6400 41.69 3.0200 12.17 0.8000 1.13 0.3800 0.71 0.1600 0.24 - 0.1300 - 0.0900 47.80 5.2400 9.00 0.0800 8.65 0.1450 9.08 0.1450 0.52 12.11 0.5000 0.84 47.30 2.7200 25.10 2.0000 60.49 5.0000 5.00 0.1500 - 12.1000 7.51 0.2700 38.52 1.1000 334.10 27.0100 112.50 14.6200 42.10 2.5900 17.21 0.5000 18.83 0.8100 81.00 2.2500 2.42 0.1000 - 2.5000 51.03 0.3600 2.35 0.0200 1 990.00141.7600 - 1.1300 19.10 0.5800 22.80 0.1000 6.73 0.3600 12.12 1.2500 11.80 - 0.3300 - 12.6400 36.25 1.1500 - 8.5300 74.07 0.6700 156.20 25.0000 951.00 15.2500 12.38 1.3200 1 481.00 16.0000 82.80 6.3700 79.01 6.3700 82.63 6.5000 20.00 8.5200 29.18 0.9500 1.62 27.50 0.8000 0.04 0.84 0.1800 8.21 25.59 1.7600 4.85 0.03 0.6800 81.00 21.6000 - 35.9900 292.50 17.0000 -188.5200 - 0.3300 21.00 0.2500 0.43 0.0100 - 0.2000 70.12 1.4500 1.26 0.02 3.75 0.4000 30.09 1.4700 5.65 0.1100 3.15 0.2200 1.32 0.1500 0.01 0.0000 -206.9900 3.07 0.1000 0.27 34.97 1.1600 4.85 0.5000 4.20 2.6100 - 0.0500 3.47 85.00 3.2000 27.80220.0000 7.00 0.0700 8.50 0.8800 42.60 1.5900 9.00 10.15 49.14 2.6000 14.05 0.8300 - 0.1300 - 0.1100 114.00 14.1800 34.86 2.4500 1.00 5.26 0.0600 7.50 0.1200 8.31 0.1300 9.73 22.9500 4.46 0.0400 41.01 0.9300 63.51 3.0000 33.01 20.6200 26.60 0.7000 3.77 0.1500 141.15 0.2200 0.36 55.99 3.2900 24.59 1.7500 30.20 0.0900 4.44 0.7400 4.44 0.6300 - 0.0000 45.50 2.5300 17.27 1.7300 - 1.2500 7.20 1.5000 11.15 0.0100 4.50 2.5500 -

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

27-04-12 01-06-12 19-11-12 30-04-12 25-04-07 05-06-07 12-06-08 29-08-11 24-12-12 19-12-11 19-11-12 19-11-12 16-05-12 04-02-13 30-04-12 22-06-12 25-06-09 04-06-10 22-05-12 21-05-12 27-11-12 26-07-12 28-11-12 11-05-12 11-12-12 03-05-12 29-05-12 02-04-10 13-02-13 13-03-13 31-05-12 25-05-07 08-06-12 30-01-13 17-05-11 28-05-12 24-10-11 15-01-09 11-05-12 16-12-09 13-02-13 20-07-12 03-05-12 15-05-12 01-06-12 02-05-12 02-05-12 02-05-12 02-02-10 28-09-12 04-06-12 27-05-08 29-05-12 22-05-08 25-09-12 14-07-09 18-02-13 20-05-08 19-09-07 26-09-12 11-03-13 14-02-07 13-06-12 04-06-12 25-05-12 02-05-11 01-08-08 02-06-09 02-06-09 22-07-08 31-08-10 19-11-12 18-05-12 30-01-08 05-10-09 16-07-12 16-05-11 28-01-13 25-06-12 20-04-12 26-04-12 25-09-12 22-12-11 15-05-08 25-02-13 29-06-12 04-03-13 14-11-02 07-05-12 08-04-09 04-03-13 10-05-12 10-05-12 11-12-12 28-05-12 13-05-11 06-02-13 25-09-12 29-05-12 28-02-13 14-08-08 14-08-08 03-12-03 08-05-12 30-04-12 10-06-10 20-12-12 09-05-12 12-05-08

TITRE KEYWARE TECH. (D) KINEPOLIS GROUP KORTRIJK SHOP.CERT LEASINVEST-SICAFI LOTUS BAKERIES LOUVAIN NEUVE 1976 LUX-AIRPORT CERT MACHELEN CERT MACHELEN,KUUR.CERT MARCEL THIRY CERT MCLS (D) MEDIVISION MELEXIS (D) METRIS MIKO MITISKA MOBISTAR MONTEA C.V.A. MOPOLI MOPOLI FOND MORGAN CHASE CERT MOURY CONSTRUCT NESTLE (D) NESTLE CERT NEUFCOUR-FIN. NEWTON 21 EUROPE NEWTON21 STRIP (D) NEWTREE (D) NORTH PLAZA NYRSTAR (D) OMEGA PHARMA ONCOMETHYLOME SCNC OPTION OTC (D) OXBRIDGE PARC PARADISIO PARK DE HAAN CERT PAYTON PLANAR PCB PEUGEOT PFIZER CERT PHARCO (D) PICANOL PINGUINLUTOSA PLEIADES PNS PORTHUS PROPHAREX PROXIMEDIA PUNCH INT. PUNCH TELEMATIX(D) QUESTFOR GR-PRICAF REALCO REALDOLM 1/100 TMP REALDOLMEN (D) RECTICEL RECTICEL VVPR REGENCE- RUE CERT REIBEL RESILUX RETAIL EST.-SICAFI RHJ INTERNATIONAL RIO TINTO CERT ROBECO ROLINCO RORENTO ROSIER ROULARTA RTL GROUP RV ASSURANCE (D) SABCA (D) SAINT GOBAIN SAPEC SCF INVEST SCHEERD.V KERCHOVE SERVICEFLATS CERT SIOEN SIPEF SIPEF (D) SODIPLAN (D) SOFINA SOFTIMAT SOLVAC NOM(RETAIL) SOLVAY SPADEL SPECTOR ST.GUDULE-PL. CERT SUCRAF A & B SUEZ(ROMPUS) SV PATRIMONIA TEAM INT MRKT (D) TELENET GROUP TER BEKE TESSENDERLO TETRYS (D) TEXAF THENERGO (D) THENERGO (D) THINK-MEDIA THROMBOGENICS TIGENIX (D) TOTAL TRANSICS INT. TUBIZE (ATTR) TUBIZE-FIN U&I LEARNING (D) U&I STRIP (D) UCB UMICORE (D) UNITRONICS VAL ST.LAMBERT INT VAN DE VELDE VGP VISION IT (D) VOLVO B (D) VPK PACKAGING VRANKEN-POMMERY VUANCE WAREHOUSES-SICAFI WDP-SICAFI WERELDHAV B-SICAFI WEST.SHOPPING CERT WESTLAND 2004 CERT WOL. EXTENS. CERT WOL. SHOPPING CERT ZENITEL ZENOBE GRAMME CERT ZETES INDUSTRIES

PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE NL FR BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

COURS

PRÉC.

DIFF. EN %

COURS OUVERT

Indice (000) EUR

COURS

MAX.

MIN.

C 0.82 0.80 +2.50 0.81 0.82 0.80 C 98.50 97.22 +1.32 97.00 98.75 97.00 SF 448.97 414.10 +8.42 448.97 448.97 448.97 C 73.00 73.50 -0.68 73.50 73.50 73.00 C 654.21 660.00 -0.88 664.00 665.99 654.05 SF 0.01 584.75 -100.00 585.00 585.00 585.00 SF 85.10 85.10 +0.00 85.10 85.10 85.10 SF 275.00 275.00 +0.00 275.00 275.00 275.00 SF 295.00 273.00 +8.06 295.00 295.00 295.00 SF 10.01 10.90 -8.17 10.01 10.01 10.01 SF 0.75 0.68 +10.29 0.75 0.75 0.75 DF 0.04 0.02 +100.00 0.04 0.04 0.04 C 14.92 14.94 -0.13 14.99 15.00 14.83 C 5.43 5.47 -0.73 5.43 5.43 5.43 DF 53.01 54.10 -2.01 54.10 54.10 53.01 C 13.61 13.61 +0.00 13.61 13.61 13.61 C 18.32 18.25 +0.38 18.08 18.52 18.08 C 31.69 31.80 -0.35 31.04 31.79 31.00 DF 305.00 309.91 -1.58 305.00 305.00 305.00 DF 8 568.00 8 580.00 -0.14 8 568.00 8 568.00 8 568.00 C 33.33 34.90 -4.50 33.33 33.33 33.33 DF 101.00 102.00 -0.98 101.00 101.00 101.00 C 53.25 52.45 +1.53 53.60 53.60 53.20 C 288.00 287.73 +0.09 283.18 288.00 283.18 DF 13.31 12.10 +10.00 13.31 13.31 13.31 SF 0.34 0.34 +0.00 0.34 0.34 0.34 SF 0.01 0.01 +0.00 0.01 0.01 0.01 SF 3.35 3.50 -4.29 3.35 3.35 3.35 SF 194.50 192.40 +1.09 194.50 194.50 194.50 C 3.57 3.80 -6.05 3.73 3.73 3.56 C 36.00 35.90 +0.28 36.00 36.00 36.00 C 1.85 1.94 -4.64 1.95 2.48 2.44 C 0.28 0.28 +0.00 0.28 0.28 0.27 SF 0.50 0.50 +0.00 0.50 0.50 0.50 SF 4.60 4.60 +0.00 4.60 4.60 4.60 DF 22.60 22.50 +0.44 22.60 22.60 22.60 SF 153.29 153.96 -0.44 153.29 153.29 153.29 DF 0.92 0.90 +2.22 0.92 0.92 0.92 DF 3.20 2.88 +11.11 3.20 3.20 3.20 C 5.53 5.64 -2.09 5.65 5.71 5.50 C 21.22 21.32 -0.47 21.25 21.35 21.21 SF 5.60 5.60 +0.00 5.60 5.60 5.60 DF 18.49 18.85 -1.91 19.00 19.00 18.49 C 12.98 12.89 +0.70 12.99 12.99 12.80 SF 50.60 50.60 +0.00 50.60 50.60 50.60 SF 2.15 2.15 +0.00 2.15 2.15 2.15 C 12.44 12.49 -0.40 12.44 12.44 12.44 SF 0.40 0.49 -18.37 0.40 0.40 0.40 SF 15.62 16.00 -2.38 15.62 15.62 15.62 C 5.30 5.30 +0.00 5.35 5.35 5.30 DF 3.15 3.15 +0.00 3.15 4.05 4.05 C 6.65 6.65 +0.00 6.65 6.65 6.65 SF 13.00 13.05 -0.38 13.00 13.00 13.00 SF 0.13 0.13 +0.00 0.13 0.13 0.13 C 16.40 16.75 -2.09 16.41 16.73 16.40 C 5.98 6.04 -0.99 6.03 6.11 5.98 DF 7.14 7.50 -4.80 7.14 8.00 8.00 SF 147.02 147.00 +0.01 147.02 147.02 147.02 SF 7.98 8.00 -0.25 7.98 7.98 7.98 C 62.00 62.50 -0.80 62.50 62.75 61.80 C 60.50 61.00 -0.82 60.34 60.50 59.85 C 3.46 3.50 -1.14 3.65 3.65 3.46 C 37.00 36.80 +0.54 36.50 37.00 36.07 26.22 26.33 -0.42 26.22 26.22 26.22 DF 22.49 22.53 -0.18 22.46 22.46 22.26 DF 42.99 42.99 +0.00 42.99 42.99 42.99 DF 200.50 202.50 -0.99 200.60 200.60 200.50 C 12.60 12.85 -1.95 12.83 13.00 12.60 C 57.75 57.50 +0.43 57.50 58.60 57.50 SF 0.79 0.79 +0.00 0.79 0.79 0.79 DF 36.50 37.24 -1.99 36.50 36.50 36.50 C 28.98 28.73 +0.87 29.24 29.57 28.85 DF 52.80 53.39 -1.11 53.47 53.60 52.80 SF 0.02 0.01 +100.00 0.02 0.02 0.02 DF 550.00 504.99 +8.91 550.00 550.00 550.00 DF12 750.00 12 749.99 +0.00 12 750.0012 750.0012 750.00 C 7.09 7.15 -0.84 7.01 7.10 6.92 C 178.99 176.87 +1.20 178.00 179.00 175.00 C 60.50 61.40 -1.47 60.02 61.11 60.02 SF 0.23 0.22 +4.55 0.23 0.23 0.23 C 70.70 71.49 -1.11 71.50 71.78 70.65 C 3.50 3.50 +0.00 3.51 3.51 3.50 DF 109.02 109.01 +0.01 109.01 109.02 109.01 C 100.10 101.95 -1.81 101.80 102.00 99.76 DF 68.99 66.55 +3.67 68.99 68.99 68.99 C 0.48 0.48 +0.00 0.46 0.48 0.46 SF 145.00 145.00 +0.00 145.00 145.00 145.00 DF 1.49 1.10 +35.45 1.49 1.49 1.49 SF 27.00 27.90 -3.23 27.00 27.00 27.00 SF 0.99 0.99 +0.00 0.99 0.99 0.99 SF 1.03 0.30 +243.33 1.03 1.03 1.03 C 40.51 40.24 +0.66 40.52 40.73 40.21 C 50.19 50.20 -0.02 50.20 50.20 50.19 C 20.00 20.20 -0.99 20.10 20.27 19.98 SF 5.00 4.05 +23.46 5.00 5.00 5.00 DF 29.10 29.40 -1.02 29.40 29.49 29.01 C 8.31 8.50 -2.24 8.52 8.52 8.31 C 0.24 0.25 -4.00 0.25 0.25 0.24 DF 1.01 1.20 -15.83 1.01 1.01 1.01 C 36.40 37.15 -2.02 37.65 38.00 36.32 C 0.90 0.90 +0.00 0.90 0.91 0.90 C 36.55 37.19 -1.72 37.24 37.33 36.30 C 7.50 7.50 +0.00 7.50 7.50 7.50 C 0.35 0.34 +2.94 0.35 0.35 0.35 C 37.89 37.90 -0.03 37.98 38.18 37.85 SF 2.67 2.00 +33.50 2.67 2.67 2.67 SF 0.01 0.01 +0.00 0.01 0.01 0.01 C 48.10 47.75 +0.73 47.55 48.20 47.55 C 33.80 35.09 -3.66 35.07 35.08 33.50 C 0.83 0.83 +0.00 0.83 0.83 0.83 SF 0.02 0.60 -96.67 0.02 0.60 0.01 C 35.00 35.02 -0.06 35.20 35.60 35.00 C 18.74 18.77 -0.16 18.74 18.74 18.74 SF 4.69 4.65 +0.86 4.65 4.69 4.65 C 10.65 10.65 +0.00 10.65 10.65 10.65 C 32.00 32.00 +0.00 32.00 32.00 32.00 C 20.00 20.23 -1.14 20.20 20.22 20.00 SF 1.55 1.55 +0.00 1.55 1.55 1.55 DF 51.20 51.02 +0.35 51.31 51.31 51.20 C 49.99 50.00 -0.02 50.00 50.20 49.93 C 82.00 79.65 +2.95 81.90 82.30 81.49 SF 48.30 59.59 -18.95 48.30 48.30 48.30 SF 15.52 15.52 +0.00 15.52 15.52 15.52 SF 634.00 633.00 +0.16 634.00 634.00 634.00 SF 1 550.01 1 550.00 +0.00 1 550.01 1 550.01 1 550.01 DF 0.61 0.61 +0.00 0.61 0.61 0.61 SF 127.00 126.00 +0.79 127.00 127.00 127.00 C 15.06 14.95 +0.74 15.01 15.06 15.01

VOLUME

12 MOIS

MAX.

MIN.

I NFO SUR DIVIDENDE DIV. DEV. DATE

2200 1.27 0.64 4545 100.75 59.00 1.8000 10 438.00 337.00 29.8200 851 74.99 60.50 4.1500 178 694.00 480.00 9.4000 8 585.00 471.10584.9900 25 90.00 79.00 11.4000 9 330.00 250.00 29.4600 36 308.98 269.01 27.7500 20 10.90 5.02 45.2700 600 0.75 0.56 0.1900 1000 0.10 0.01 0.3800 7634 15.79 11.16 0.6500 250 2255 54.45 43.50 0.9600 133 - 0.1900 233045 35.78 16.92 2.9000 1756 33.54 24.56 1.8400 20 327.99 290.00 2 8 580.00 7 020.00 350 39.00 24.99 0.2300 53 124.00 99.00 5.6000 1233 57.70 44.00 1.6800 115 287 14.98 7.50 300 0.62 0.34 10000 0.01 0.01 140 6.00 2.76 0.0400 163 - 12.0300 1102468 6.43 3.17 0.1600 805 - 1.0000 72220 3.18 1.61 20622 0.43 0.27 200 0.55 0.45 0.5100 93 48 22.75 18.21 1.0500 216 - 10.9100 3500 1.08 0.66 0.0700 805 3.80 2.60 0.0800 3270406 10.16 4.32 1.1000 7305 21.40 16.35 0.1800 600 5.60 2.37 4038 19.90 10.40 0.1900 2205 13.41 7.50 0.0000 6 150 2.70 2.15 0.1000 100 3950 - 0.1000 37 16.00 12.24 0.4000 5603 5.40 2.28 0.2700 195 - 0.0000 6622 6.99 4.23 0.0500 300 14.15 9.65 148 0.15 0.11 1841 19.20 15.50 48105 6.82 4.26 0.2800 200 - 0.2500 27 - 16.7400 100 9.98 5.15 1552 69.00 44.00 1.6500 665 62.00 49.25 2.8000 39347 4.47 3.39 459 45.85 35.00 0.7000 0 26.60 19.12 0.6000 234 40.40 18.36 0.2000 500 268 250.00 186.00 8.0000 2728 16.26 9.37 0.3500 13548 79.94 55.37 10.5000 40 100 37.99 25.00 0.8800 2271675 33.58 23.90 1.2400 220 53.45 36.00 0.5000 5000 0.02 0.01 2 550.00 387.60 1.5000 3 13 600.00 11 901.00505.0000 7074 7.36 4.50 0.2700 512 2051 70.94 54.51 1.7000 650 6981 72.64 56.61 1.9600 620 4.54 3.16 1.0000 230 128.00 89.00 1.8100 269374 119.50 71.13 1.2000 376 71.50 55.02 0.8000 1785 0.65 0.15 0.0000 6 150.00 141.75 6.5100 235 3.98 1.08 1093 - 1.3600 900 0.99 0.22 0.3000 1 1.03 0.30 0.0800 66425 40.57 29.82 3.2500 30 52.87 46.26 2.5000 190993 26.07 18.75 1.3300 14 948 29.75 18.05 0.2800 2000 530 0.42 0.19 1800 1.80 0.61 169624 47.82 17.10 204018 1.05 0.43 4715286 41.99 33.42 0.5900 700 8.00 6.81 30 0.45 0.19 6935 40.24 25.90 0.4800 125 4.60 2.00 500 363427 50.24 33.07 1.0000 952327 44.90 32.79 0.5000 350 1.50 0.83 5458 3534 39.75 32.16 2.1500 1 20.40 18.10 0.8100 1572 5.35 2.98 0.1200 850 12.00 8.17 0.3600 105 33.18 26.30 0.9100 2370 25.99 18.80 1.0500 128 5760 51.02 43.80 3.1000 8515 51.20 37.00 2.9400 1417 87.23 66.40 4.2500 41 802.31 20.06 0.0000 15 301.21 12.20 0.0000 50 633.00 564.00 33.7900 20 1 725.07 1 405.00 69.1200 5426 0.75 0.32 0.0000 200 184.00 115.22 17.5300 787 16.23 12.50 0.5500

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

22-05-12 22-03-13 23-05-12 15-05-12 19-03-13 26-03-10 20-07-12 14-12-12 25-11-10 28-03-08 25-10-11 22-10-12 29-05-12 10-06-08 22-05-12 29-05-12 03-04-13 13-06-12 15-04-13

19-06-07 30-04-08 08-08-12 04-05-11 13-05-08 12-09-11 23-03-07 07-01-10 11-06-12 02-06-11 30-01-13 17-04-08 21-09-04 10-10-12 31-05-06 05-06-12 01-06-01 07-06-10 31-03-08

31-05-12 26-05-10 25-06-09 24-05-12 28-06-12 06-03-13 31-05-11 30-04-10 26-06-12 29-05-12 04-03-13 04-06-12 11-06-12 12-09-12 29-05-12 18-05-12 08-05-12 29-06-12 07-05-12 14-09-12 19-12-12 14-01-13 26-06-12 30-11-05 07-02-13 09-05-08 11-08-09 22-06-07 28-08-12 12-06-12 07-06-12 17-05-12

18-03-13 27-04-12 27-04-12 03-09-12 02-05-12 01-08-12 25-09-09 05-04-13 15-06-12 26-06-12 10-01-13 30-04-12 15-04-13 25-05-12 25-05-12 22-06-12 22-06-12 02-02-05 12-03-13 04-06-12

Capitaux échangés Cours du jour

Cours du jour

Cours Précéd. Diff. en %

BEL 20 ouverture

2617.32

2632.28

-0.57

BEL 20 cloture

2593.69

2615.60

-0.84

Total général Continu belge Continu étranger

Cours Précéd. Diff. en %

371354434

337647181.635

370017740.0500

336452943.9450

9.98 9.98

1336693.9500

1194237.6900

11.93

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Paris Cours du 15.04.13

Amsterdam Cours du 15.04.13 Obligations publiques

EURO 25.61 92.49 1.12 31.04 9.01 13.73 40.33 21.15 34.30 21.38 6.38 54.46 0.05 37.51 16.17 84.51 7.75 16.16 123.30 47.95 28.07 131.25 60.59 94.56 5.53 168.15 47.40 28.98 81.90 55.00 26.10 5.93 10.39 79.45 36.55 186.45 34.23 10.19 35.72 16.09

ACCOR AIR LIQUIDE ALCATEL-LUCENT ALSTOM ARCELORMITTAL AXA BNP PARIBAS ACT.A BOUYGUES CAP GEMINI CARREFOUR CREDIT AGRICOLE DANONE DEXIA EADS EDF ESSILOR INTL. FRANCE TELECOM GDF SUEZ L OREAL LAFARGE LAGARDERE S.C.A. LVMH MICHELIN PERNOD RICARD PEUGEOT PPR RENAULT SAINT GOBAIN SANOFI-AVENTIS SCHNEIDER ELECTRIC SOCIETE GENERALE STMICROELECTRONICS SUEZ ENVIRONNEMENT TECHNIP TOTAL UNIBAIL-RODAMCO VALLOUREC VEOLIA ENVIRON. VINCI (EX.SGE) VIVENDI

-4.21 -0.27 -0.53 -1.66 -3.48 +0.18 -0.97 -0.52 +0.15 -1.04 -1.84 +0.35 +25.00 -0.40 +0.09 +0.39 -0.90 -0.06 -0.12 -2.02 -0.58 +0.31 -2.90 -1.14 -2.09 -0.59 -4.33 +0.87 +3.02 -3.08 -1.14 -0.35 -0.48 -3.02 -1.72 +5.94 -4.64 -0.88 -0.40 -0.28

Matières premières Aluminium Londres (USD/t) Argent N.Y. ($/ounce) Brent Londres (USD/lb) Cuivre Bruxelles (EUR/t) Cuivre Londres (USD/t) Etain Londres (USD/t) Nickel Londres (USD/t) Plomb Londres (USD/t) Zinc Londres (USD/t) Platine Palladium Argent

15-04-13 1803.50 23.40 100.54 5754.25 7120.00 21200.00 15450.00 1982.00 1813.00 1421.00 663.72 2355.00

12-04-13 1840.50 26.38 102.98 6045.03 7508.00 22775.00 15930.00 2045.00 1843.00 1490.74 710.22 2658.00

Var/H% -2.01 -11.30 -2.37 -4.81 -5.17 -6.92 -3.01 -3.08 -1.63 -4.68 -6.55 -11.40

EURO 4.65 12.19 47.20 9.04 9.01 51.88 3.26 31.88 36.25 47.57 43.81 56.94 5.88 2.86 22.71 29.97 12.83 24.71 12.13 3.36 31.84 56.56 17.70

-0.39 +0.99 +0.33 -5.12 -3.48 -1.05 -1.39 -1.50 -0.73 +1.89 -1.91 +0.37 -0.59 -4.15 -0.61 -1.51 -0.35 -0.82 -1.50 -0.88 -0.14 +0.07 -0.45

Achat 7.5011 7.4567 8.3509 1.3357 1.3072 1.2170 0.8540 128.1720

15.04.2013 Vente 7.4931 7.4552 8.3430 1.3355 1.3069 1.2168 0.8536 128.1680

Prix moy. 630.00 215.00 1240.00 218.00 300.00 525.25 128.00 138.80 297.00 1220.00 35200.00 1180.00 3660.00 9200.00 18200.00 1830.00 212.10 1395.00 210.00 1340.00 280.00 264.10 215.00

Diff. 690.00 240.00 1389.75 232.00 332.00 582.75 127.00 164.00 299.70 1275.00 38010.00 1285.00 4010.00 10120.00 20010.00 2020.00 237.70 1535.50 233.80 1439.75 311.90 284.00 228.00

AEGON AHOLD KON AKZO NOBEL APERAM ARCELORMITTAL ASML HOLDING BAM GROEP KON BOSKALIS WESTMIN CORIO DSM KON FUGRO HEINEKEN ING GROEP KPN KON PHILIPS KON RANDSTAD REED ELSEVIER ROYAL DUTCH SHELLA SBM OFFSHORE TOMTOM UNILEVER WERELDHAVE WOLTERS KLUWER

Cours de change Billets de banques Devise (en EUR) COURO.NORVEGIENNE COURONNE DANOISE COURONNE SUEDOISE DOLLAR CANADIEN DOLLAR US FRANC SUISSE LIVRE STERLING YEN

ISO NOK DKK SEK CAD USD CHF GBP JPY

Or

Devise (en EUR) 10 $ US 10 Florins 20 $ US 20 Francs Tunisie 5 $ US 50 Ecus Demi Napoléon Demi Souverain Elisabeth II Krugerrand Lingot 1 Kg Lingotin Once CPoR Lingotin oR ® 100g Lingotin oR ® 250g Lingotin oR ® 500g Lingotin oR ® 50g Napoléon Once (en $) Pièce 20 Francs Suisses Pièce 50 Pesos Reichmark Souverain Union latine

Indices des prix à la consommation 2004 Période I.S. I.d.P. Mars 2013 120.50 122.19 Févr. 2013 120.27 122.02 Janv. 2013 120.00 121.63 Déc. 2012 120.06 121.66 Nov. 2012 119.95 121.65 Oct. 2012 119.87 121.79 Sept. 2012 119.52 121.57 Août 2012 119.47 121.36 Juil. 2012 119.21 120.83 Juin 2012 119.00 120.61 Mai 2012 119.15 120.89 Avr. 2012 118.99 120.93 Mars 2012 119.01 120.85 Févr. 2012 118.97 120.59 I.S. = Indice Santé - I.d.P. = Indice des Prix

1996 I.S. 137.09 136.83 136.52 136.59 136.47 136.38 135.98 135.92 135.63 135.39 135.56 135.37 135.40 135.35

1988 I.S. 165.29 164.97 164.60 164.69 164.54 164.43 163.95 163.88 163.52 163.23 163.44 163.22 163.25 163.19

I.d.P. 140.43 140.24 139.79 139.82 139.81 139.97 139.72 139.48 138.87 138.62 138.94 138.98 138.89 138.59

1988 I.d.P. 172.35 172.11 171.56 171.60 171.59 171.78 171.47 171.18 170.43 170.12 170.52 170.57 170.46 170.09

Pour convertir (1) (2) (3) (1) 1974-75 1988 0,48000 I.S. 1988 1981 1988 0,73920 I.d.P. 1988 1988 1966 3,39350 I.S. 1996 1988 1971 2,85430 I.d.P. 1996 1996 1988 1,2273 I.S. 2004 1996 1981 1,6603 I.d.P. 2004 (1) Passez de la base... (2) à la base... (3) en multipliant par...

1981

1974-75

233.16 232.84 232.09 232.15 232.13 232.40 231.98 231.58 230.57 230.15 230.68 230.76 230.61 230.11

359.09 358.59 357.45 357.53 357.51 357.92 357.27 356.65 355.10 354.45 355.27 355.39 355.15 354.39

(2) I.S. 1996 I.d.P. 1996 I.S. 1988 I.d.P. 1988 I.S. 1996 I.d.P. 1996

(3) 0,82940 0,81480 1,20570 1,22730 1,1377 1,1493

COURS PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO PRÉC.

DIFF. COURS

EN % OUVERT

COURS

MAX.

MIN.

BELGE(T.démat.) BELGE 37 3,50+ Unifiée 1 S titre démat 4,0+ UNIFIEE 2S 4,0+ Libér.45(T.démat.) Belge 92-2012 linéaire Belge 92-2015 linéaire 97-2028 Linéaure 99-2009 Linéaire 00-2010 Linéaire 01-2011 Linéaire 02-2012 Linéaire 02-2017 Linéaire 03-2013 Linéaire 04-2014 Linéaire 04-2035 Linéaire 05-2010 Linéaire 05-2015 Linéaire 06-2016 Linéaire 06-2022 Linéaire 07-2013 Linéaire 07-2017 Linéaire 08-2018 Linéaire 08-2011 Linéaire 08-2014 Linéaire 09-2019 Linéaire 07-2011 Linéaire (flot.) Bons Etat 01-09 Bons Etat 01-09 Bons Etat 01-09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 02-09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 10 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-14 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16

12 MOIS

MAX.

MIN.

B101B B105 B112B B113B B114 B262 B282 B291 B292 B295 B296B B298B B300 B301 B303 B304 B305 B306 B307 B308 B310 B309 B312 B313 B314 B315 B311 B941 B943 B945 B947 B948 B949 B950 B951 B952 B953 B954 B955 B957 B959 B961 B963 B964 B965 B966 B967 B968 B969 B970 B971 B972 B973 B974 B975 B976 B977 B978 B979 B980 B981 B982 B983 B984 B985 B986 B987 B988 B989 B990 B991 B992 B993 B994 B997 B995 B998 B996 B999 B208 B209 B210 B211 B212

98.40 98.50 101.00 100.90 101.40 100.30 115.34 137.00 99.94 99.96 100.00 100.19 120.75 101.93 105.93 134.28 99.96 108.51 109.27 116.87 100.04 113.39 115.11 99.96 103.74 117.17 100.00 100.00 100.01 99.96 99.90 100.00 99.96 100.00 99.96 99.96 99.96 99.90 99.96 100.01 99.96 100.16 99.95 100.00 100.17 100.00 100.00 99.96 99.95 99.90 100.04 99.96 100.25 99.96 100.90 99.96 101.64 99.96 99.99 99.96 99.96 105.21 99.95 106.53 99.96 99.95 107.66 99.96 100.11 108.53 99.96 100.12 108.95 99.96 100.01 100.15 100.39 108.71 110.53 101.35 111.91 99.96 101.77 111.25

98.50 98.00 101.20 100.90 101.30 100.97 115.55 134.46 99.94 99.96 100.02 100.67 121.04 101.94 105.94 135.65 99.96 108.54 109.62 116.94 100.24 112.71 115.85 99.96 103.82 117.52 99.99 100.03 100.01 99.96 99.90 100.03 99.96 100.06 99.96 99.96 99.96 99.90 100.10 100.00 99.96 99.96 99.90 100.01 100.15 100.04 100.06 99.96 100.06 99.90 100.04 99.96 100.31 100.01 100.95 99.96 101.66 99.96 100.00 99.96 99.96 105.20 100.08 106.50 99.96 99.96 107.60 100.06 100.20 108.56 99.96 100.21 108.83 99.96 100.00 100.19 100.40 108.76 110.36 101.42 112.02 99.96 101.78 111.18

Fonds d'Etat de référence à 10 ans Allemagne Belgique Japon Royaume-Uni

VOLUME

Indices

Dette directe de l'Etat

Rendements

Euronext Cours du 15.04.13 TITRE

Bourses étrangères Cours du 15.04.13

1.2600 2.0000 0.6500 1.7100

1.3000 2.0200 0.6100 1.7300

INFO SUR DIVIDENDE DIV. DEV.

DATE

Alternext BSB (D) CO.BR.HA (D) DE ROUCK GEO (D) ECODIS (D) EMAKINA GROUP (D) EVADIX POLYGONE VISION IT (D)

BE BE BE BE BE BE BE BE

SF 6.30 6.74 SF 1 653.99 1 622.00 SF 0.06 0.05 SF 0.06 0.06 SF 8.00 8.00 SF 0.29 0.29 DF 5.19 5.49 SF 4.69 4.65

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF

-6.53 6.30 6.30 6.30 +1.97 1 653.99 1 653.99 1 653.99 +20.00 0.06 0.06 0.06 +0.00 0.06 0.06 0.06 +0.00 8.00 8.00 8.00 +0.00 0.29 0.29 0.29 -5.46 5.19 5.19 5.19 +0.86 4.65 4.69 4.65

400 8.60 6.73 0.3600 EUR 17-05-11 5 1 672.00 1 481.00 16.0000 EUR 01-06-12 2200 0.29 0.04 EUR 558 0.15 0.02 EUR 15 9.00 5.65 0.1100 EUR 02-05-11 465 0.42 0.27 EUR 1 0.00 0.00 EUR 1572 5.35 2.98 0.1200 EUR 25-09-09

5EME SAISON (D) ANTIGOON INV (D) ARCHIMEDE ARPADIS GROUP AURIGA INTERN (D) EMD MUSIC (D) ERYPLAST (D) FIXINOX (D) FLEXOS (D) FRED & GINGER (D) ICE CONCEPT (D) MCLS (D) NEWTON 21 EUROPE NEWTREE (D) OTC (D) OXBRIDGE PHARCO (D) PNS PROPHAREX PROXIMEDIA REALCO REIBEL RV ASSURANCE (D) SCF INVEST SODIPLAN (D) SV PATRIMONIA TEAM INT MRKT (D) TETRYS (D) U&I LEARNING (D) VAL ST.LAMBERT INT

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 5.04 2.25 1.63 5.50 10.14 1.24 0.75 0.34 3.35 0.50 4.60 5.60 2.15 0.40 15.62 13.00 7.98 0.79 0.02 0.23 0.99 1.03 5.00 2.67 0.02

0.55 +0.00 9.90 +0.00 0.80 +0.00 0.85 +0.00 5.00 +0.00 3.15 +60.00 2.50 -10.00 2.25 -27.56 5.00 +10.00 10.14 +0.00 1.10 +12.73 0.68 +10.29 0.34 +0.00 3.50 -4.29 0.50 +0.00 4.60 +0.00 5.60 +0.00 2.15 +0.00 0.49 -18.37 16.00 -2.38 13.05 -0.38 8.00 -0.25 0.79 +0.00 0.01 +100.00 0.22 +4.55 0.99 +0.00 0.30 +243.33 4.05 +23.46 2.00 +33.50 0.60 -96.67

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 5.04 2.25 1.63 5.50 10.14 1.24 0.75 0.34 3.35 0.50 4.60 5.60 2.15 0.40 15.62 13.00 7.98 0.79 0.02 0.23 0.99 1.03 5.00 2.67 0.02

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 5.04 2.25 1.63 5.50 10.14 1.24 0.75 0.34 3.35 0.50 4.60 5.60 2.15 0.40 15.62 13.00 7.98 0.79 0.02 0.23 0.99 1.03 5.00 2.67 0.60

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 5.04 2.25 1.63 5.50 10.14 1.24 0.75 0.34 3.35 0.50 4.60 5.60 2.15 0.40 15.62 13.00 7.98 0.79 0.02 0.23 0.99 1.03 5.00 2.67 0.01

2095 18 250 1510 100 10 1000 100 1 60 500 600 300 140 200 93 600 150 3950 37 300 100 40 5000 650 900 1 14 125 5458

0.00 9.90 0.00 1.15 5.50 5.44 2.50 0.00 8.00 10.15 1.24 0.75 0.62 6.00 0.55 0.00 5.60 2.70 0.00 16.00 14.15 9.98 0.00 0.02 0.00 0.99 1.03 0.00 4.60 0.00

0.00 9.00 0.00 0.52 5.00 3.15 1.32 0.00 3.47 9.00 0.36 0.56 0.34 2.76 0.45 0.00 2.37 2.15 0.00 12.24 9.65 5.15 0.00 0.01 0.00 0.22 0.30 0.00 2.00 0.00

EUR 0.0800 EUR EUR EUR 0.1500 EUR 0.2200 EUR 0.1500 EUR 0.0500 EUR EUR EUR EUR 0.1900 EUR EUR 0.0400 EUR 0.5100 EUR EUR EUR 0.1000 EUR 0.1000 EUR 0.4000 EUR EUR EUR EUR EUR EUR 0.3000 EUR 0.0800 EUR EUR EUR EUR

19-12-11 25-06-09 01-08-08 02-06-09 05-10-09

28-03-08 19-06-07 13-05-08 10-10-12 31-05-06 05-06-12

11-08-09 22-06-07

346.30 708.55 1 538.29 7 712.63 5 878.99 8 014.10 15 628.95 14 599.20 2 797.47 3 710.48

Londres Aberdeen Asset Management PLC Amec PLC Anglo American PLC Antofagasta PLC Astrazeneca PLC Babcock International Group PLC Bae Systems PLC Barclays PLC Bg Group PLC Bhp Billiton PLC BP PLC British American Tobacco PLC British Land Company PLC British Sky Broadcasting Group PLC Bt Group PLC Burberry Group PLC Crh PLC Croda International PLC Diageo PLC Easyjet PLC Evraz PLC Fresnillo PLC Gkn PLC Glaxosmithkline PLC Glencore International PLC Hargreaves Lansdown PLC HSBC Holdings PLC Imperial Tobacco Group PLC Intercontinental Hotels Group PLC International Consolidated Airlines Group S.A. Intertek Group PLC Itv PLC Kingfisher PLC Legal & General Group PLC Marks And Spencer Group PLC Meggitt PLC Melrose Industries PLC Morrison (Wm) Supermarkets PLC Old Mutual PLC Pearson PLC Prudential PLC Reckitt Benckiser Group PLC Reed Elsevier PLC Rio Tinto PLC Rolls-Royce Holdings PLC Royal Dutch Shell PLC Royal Dutch Shell PLC Rsa Insurance Group PLC Sage Group PLC Sainsbury (J) PLC Schroders PLC Serco Group PLC Severn Trent PLC Smith & Nephew PLC Sse PLC Standard Life PLC Tate & Lyle PLC Tesco PLC

Tui Travel PLC Vodafone Group PLC Weir Group PLC Whitbread PLC Wood Group (John) PLC Wpp PLC Xstrata PLC

421.10 1 028.00 1 575.00 937.00 3 340.00 1 060.00 396.20 296.75 1 085.00 1 824.50 446.50 3 594.50 578.50 844.00 277.60 1 284.00 1 370.00 2 576.00 1 996.00 1 138.00 171.90 1 080.00 255.90 1 630.50 321.10 893.00 681.40 2 300.00 1 934.00 250.40 3 404.00 125.00 292.50 169.00 397.50 480.60 251.70 280.70 199.00 1 138.00 1 062.00 4 637.00 762.50 2 973.00 1 128.00 2 112.00 2 164.50 110.40 341.10 387.20 2 195.00 618.00 1 733.00 763.50 1 527.00 347.30 852.00 385.10

-0.35 -2.37 -4.08 -7.50 +0.62 -1.76 -0.13 -0.85 -2.43 -3.59 -0.33 +0.13 -1.28 -2.03 -0.22 -0.77 -1.44 -1.23 +0.45 +3.17 -6.27 -15.16 -2.37 +3.89 -6.71 +1.13 -0.97 -0.43 -0.77 +2.79 -1.22 -1.50 -1.35 +0.18 -0.53 -0.25 -3.04 -0.21 -1.14 -0.44 -0.09 +0.37 +0.00 -3.49 -0.09 -0.54 -0.62 +0.45 -0.18 +0.55 +0.37 +0.08 +1.58 +1.33 -0.46 -0.88 +0.59 -0.68

61.49 35.88 55.26 26.51 48.09 85.74 6.70 33.64 76.28 50.69 781.80 44.15 41.70 21.38 63.10 510.05 56.66 18.10 52.31 40.42 47.85 20.94 74.05 20.64 36.07 11.88 7.02 10.15 31.73 35.93 28.68

-4.53 -2.18 -1.85 -3.24 -2.82 -2.29 -2.40 -3.03 -0.09 -2.37 -1.04 -0.32 -3.09 -1.36 -2.47 -0.39 -36.80 -3.34 -2.62 -3.29 +0.61 -2.97 -1.99 -3.10 -1.69 -2.10 -1.06 -2.82 -1.52 -1.03 -0.38

MILLICOM INTERNATIONAL CELLULA NETAPP, INC. NII HOLDINGS, INC. NVIDIA CORPORATION ORACLE CORPORATION PACCAR INC. PATTERSON COMPANIES INC. PATTERSON-UTI ENERGY, INC. PAYCHEX, INC. PEABODY ENERGY CORPORATION PETSMART, INC QUALCOMM INCORPORATED RESEARCH IN MOTION LIMITED ROSS STORES, INC. RYANAIR HOLDINGS PLC SANDISK CORPORATION SEARS HOLDINGS CORPORATION SIGMA-ALDRICH CORPORATION SIRIUS XM RADIO INC. STAPLES, INC. STARBUCKS CORPORATION SYMANTEC CORPORATION TELLABS, INC. TEVA PHARMACEUTICAL INDUSTRIES UAL CORPORATION VERISIGN, INC. VERTEX PHARMACEUTICALS INCORPO WHOLE FOODS MARKET, INC. WYNN RESORTS, LIMITED XILINX, INC. YAHOO! INC.

(Eur) 77.84 107.11 16.29 68.50 66.34 47.71 68.97 1.15 86.35 39.13 30.96 46.71 17.57 32.61 8.75 14.46 54.88 60.65 72.92 1.44 5.68 33.79 142.45 14.20 84.13 119.25 22.57 152.40 30.22 30.14 59.20 79.14 13.60 8.01 138.10

-0.19 -0.37 +0.00 -0.29 -1.85 +0.00 -0.61 -1.79 -2.05 -2.84 -1.40 -0.19 -0.03 +0.18 -0.38 -0.24 +0.21 -0.51 +0.22 +0.00 -4.73 -2.06 -0.72 -0.28 -0.44 +1.06 -1.70 -0.51 -0.88 -2.37 -0.43 -1.83 -2.71 -1.93 -1.92

(PENCE)

308.00 191.00 2 270.00 2 445.00 817.00 1 040.00 966.30

Nyse 3M Co Abbott Laboratories Alcoa Inc Allstate Corp Altria Group Inc Amazon.com American Electric Power Co Inc American Express Co Amgen Inc Apple Inc AT&T Avon Products Inc Baker Hughes Inc Bank of America Corp Bank of New York Mellon Baxter International Inc Boeing Co Bristol-Myers Squibb Co Campbell Soup Capital One Financial Corp Caterpillar Inc Chevron Cisco Systems Citigroup Inc Coca-Cola Co Colgate-Palmolive Co Comcast Corporation ConocoPhillips Costco Wholesale Corporation Covidien CVS Caremark Dell Inc Devon Energy Corp Dow Chemical Co E.I. DuPont de Nemours & Co EMC Corp Entergy Corp Exelon Corp Exxon Mobil Corp FedEx Corp Ford Motor Co General Dynamics Corp General Electric Co Gilead Sciences Goldman Sachs Group Inc Google Inc H.J. Heinz Co Halliburton Co Hewlett-Packard Co Home Depot Inc Honeywell International Inc Intel Corporation International Business Machine Johnson & Johnson JPMorgan Chase & Co Lockheed Martin Corp Lowes Cos. MasterCard Cl A McDonalds Corp Medtronic Inc Merck & Co Inc Microsoft Corporation Morgan Stanley National-Oilwell Inc Nike Inc Cl B Norfolk Southern Corp NYSE Euronext Occidental Petroleum Corp Oracle Corporation PepsiCo Inc Petroleo Brasileiro S/A ADS Pfizer Inc Philip Morris International Procter & Gamble Co QUALCOMM Incorporated Raytheon Co Regions Financial Corp SCHERING-PLOUGH CORPORATION Schlumberger Ltd Southern Co Sprint Nextel Target Corp Texas Instruments Incorporated Time Warner Inc Tyco International Ltd U.S. Bancorp United Parcel Service Inc Cl B United Technologies Corp UnitedHealth Group Inc Verizon Communications Inc Wal-Mart Stores Walgreen Co Walt Disney Wells Fargo & Co Weyerhaeuser Co Williams Cos. WYETH Xerox Corp

Francfort ADIDAS AG O.N. ALLIANZ SE VNA O.N. ALTANA AG O.N. BASF SE O.N. BAY.MOTOREN WERKE AG ST BAYER AG O.N. BEIERSDORF AG O.N. COMMERZBANK AG O.N. CONTINENTAL AG O.N. DAIMLER AG NA O.N. DEUTSCHE BANK AG NA O.N. DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DEUTSCHE POST AG NA O.N. DEUTSCHE POSTBANK AG NA DT.TELEKOM AG NA E.ON AG NA FRESEN.MED.CARE KGAA ST HENKEL AG+CO.KGAA ST O.N. HENKEL AG+CO.KGAA VZO HYPO REAL ESTATE HLDG INFINEON TECH.AG NA O.N. K+S AG O.N. LINDE AG O.N. LUFTHANSA AG VNA O.N. MAN AG ST O.N. MERCK KGAA O.N. METRO AG ST O.N. MUENCH.RUECKVERS.VNA O.N. RWE AG ST O.N. SALZGITTER AG O.N. SAP AG O.N. SIEMENS AG NA THYSSENKRUPP AG O.N. TUI AG NA VOLKSWAGEN AG ST O.N.

-0.67 -0.58 -1.27 -0.41 -0.74 -0.33 -0.96 -1.79 -2.07 -0.50

-1.28 +0.24 -2.83 -0.45 -4.28 -3.53 -7.35

(USD) 42.53 18.65 105.74 36.13 8.05 49.09 35.03 267.74 49.10 64.09 108.48 419.76 37.95 20.92 44.25 11.99 27.33 70.42 86.78 40.73 45.27 53.10 82.28 116.69 21.05 44.86 40.07 116.89 41.12 57.25 104.25 66.16 56.31 14.06 53.11 30.18 48.78 22.78 68.65 35.84 86.45 94.72 12.95 68.20 22.81 50.69 146.42 781.80 72.30 38.68 20.69 72.22 72.26 21.38 209.43 81.76 47.90 95.45 37.92 521.93 102.16 46.22 46.46 28.68 21.48 65.93 59.69 74.13 37.30 80.73 32.82 78.95 15.82 30.46 94.11 79.61 65.48 57.45 7.80 28.18 71.95 47.38 7.07 68.54 35.27 58.47 31.36 33.31 82.41 93.56 61.60 50.65 78.44 48.61 58.88 36.55 30.44 36.42 50.36 8.92

+2.85 +0.00 -1.78 -2.67 -1.95 -2.52 -2.37 -1.88 -1.76 -2.42 -2.77 -2.32 -1.67 -2.92 -3.76 -1.34 -3.97 -1.89 -2.37 -1.70 -0.52 -2.84 -3.26 -2.73 -2.27 +0.20 -2.43 -1.26 -2.08 -3.55 -1.81 -2.49 -2.10 -0.18 -3.51 -4.96 -2.09 -1.42 -1.46 -1.02 -2.85 -1.65 -4.29 -3.39 -2.77 -2.37 -1.73 -1.04 -0.04 -5.32 -1.00 -1.94 -2.67 -1.36 -0.89 -1.15 -2.25 -1.76 -2.54 -2.02 -1.37 -2.08 -1.36 -0.38 -1.51 -4.27 -1.46 -3.49 -1.92 -3.20 -1.91 -1.31 -4.67 -0.65 -2.40 -0.59 -1.78 -1.52 -3.76 -0.74 -4.92 -1.04 +13.48 -1.36 -1.60 -1.66 -2.82 -2.26 -2.05 -2.21 -2.27 -0.39 -0.15 -0.33 -2.77 -1.76 -4.25 -3.50 +1.08 -1.55

82.00 -28.20 34.72 -2.07 6.90 -2.27 12.82 -2.06 32.82 -1.91 48.02 -4.40 36.69 -1.53 22.82 -5.97 35.34 -2.19 19.28 -7.22 65.29 -1.30 65.48 -1.78 14.83 +1.09 63.13 -2.39 43.27 -2.19 55.97 -3.02 48.70 -6.72 74.10 -3.04 3.02 -1.79 13.22 -3.47 57.72 -2.33 23.95 -1.20 1.96 -3.69 38.69 -1.17 30.15 +27.59 45.93 -1.69 54.05 -3.05 83.15 +38.70 124.19 -3.36 36.59 -1.27 23.99 -2.84

Valeurs de croissance Cours du 15.04.13 Nasdaq

Marche Libre

Amsterdam: AEX Euronext: Euronext 100 Euronext: Next 150 Francfort: DAX Extra Lisbonne: PSI 20 Madrid: IBEX 35 FTSE MIB New-York: DJ Industrial New-York: Nasdaq 100 Paris: CAC 40

ACTIVISION BLIZZARD, INC ADOBE SYSTEMS INCORPORATED AKAMAI TECHNOLOGIES, INC. ALTERA CORPORATION AMAZON.COM, INC. AMGEN INC. AMYLIN PHARMACEUTICALS, INC. APOLLO GROUP, INC. APPLE INC. APPLIED MATERIALS, INC. AUTODESK, INC. BED BATH & BEYOND INC. BIOGEN IDEC INC BROADCOM CORPORATION C.H. ROBINSON WORLDWIDE, INC. CADENCE DESIGN SYSTEMS, INC. CELGENE CORPORATION CHECK POINT SOFTWARE TECHNOLOG CINTAS CORPORATION CISCO SYSTEMS, INC. CITRIX SYSTEMS, INC. COGNIZANT TECHNOLOGY SOLUTIONS COMCAST CORPORATION COSTCO WHOLESALE CORPORATION DELL INC. DENTSPLY INTERNATIONAL INC. DISCOVERY COMMUNICATIONS, INC DISH NETWORK CORPORATION EBAY INC. ELECTRONIC ARTS INC.

(usd) 14.28 44.59 34.43 32.78 267.74 108.48 30.98 17.44 419.76 13.30 36.71 65.37 198.69 33.28 57.52 13.09 120.50 45.75 44.39 21.05 68.95 73.11 41.12 104.25 14.06 41.19 78.85 36.78 55.87 17.37

-2.63 -0.99 -3.12 -1.56 -1.88 -2.77 +0.02 -2.24 -2.32 -2.38 -4.28 -2.07 -4.01 -1.70 -2.51 -2.02 -2.03 -1.72 -3.25 -2.27 -2.05 -3.24 -2.08 -1.81 -0.18 -2.02 -2.69 -2.36 -2.51 -12.47

EXPEDIA, INC. EXPEDITORS INTERNATIONAL OF WA EXPRESS SCRIPTS, INC. FACEBOOK FASTENAL COMPANY FISERV, INC. FLEXTRONICS INTERNATIONAL LTD. GARMIN LTD. GENZYME CORPORATION GILEAD SCIENCES, INC. GOOGLE INC. IAC/INTERACTIVECORP INFOSYS TECHNOLOGIES LIMITED INTEL CORPORATION INTUIT INC. INTUITIVE SURGICAL, INC. JOY GLOBAL INC. JUNIPER NETWORKS, INC. KLA-TENCOR CORPORATION LAM RESEARCH CORPORATION LAMAR ADVERTISING COMPANY LEVEL 3 COMMUNICATIONS, INC. LIBERTY GLOBAL, INC. LIBERTY MEDIA CORPORATION LINEAR TECHNOLOGY CORPORATION LM ERICSSON TELEPHONE COMPANY LOGITECH INTERNATIONAL S.A. MARVELL TECHNOLOGY GROUP, LTD. MAXIM INTEGRATED PRODUCTS, INC MICROCHIP TECHNOLOGY INCORPORA MICROSOFT CORPORATION

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

37

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Sports Football

Pour se rapprocher du Graal Ce soir, le Standard reçoit Genk à 20h30 en ouverture de la 4e journée des play offs. l

En cas de succès, les Limbourgeois pourraient prendre la tête du classement, mais les Liégeois commencent à croire au titre. l

Deux équipes qui sont animées par une très grande confiance PRÉSENTATION

A

près un superbe départ et une victoire incroyable ven­ dredi dernier à Zulte Ware­ gem, le Standard est incon­ testablement l’équipe en forme de ce début de playoffs. Avec un bilan de sept sur neuf, le Standard peut encore prétendre aux lauriers natio­ naux au même titre que Genk, deuxième à un point d’Anderlecht, que les Rouches reçoivent ce soir. Il y a quelques semaines, Mircea Red­ nic déclarait que Genk était, à ses yeux, la meilleure équipe du pays. Pour le défenseur central brésilien, Kanu, les six participants aux PO1 sont redoutables. “Toutes les équipes sont dangereuses. Ce serait une erreur de croire qu’il y a une équipe moins forte qu’une autre. Si on raisonne de la sorte, on perdra des points bêtement. Chaque match doit être abordé comme une fi­ nale.” Pour le défenseur brésilien, Genk fait certainement partie des meilleures équipes du pays. “A mes yeux, le Stan­ dard est évidemment la meilleure équipe du championnat. Cependant il faut se méfier de Genk. Les Limbourgeois se re­ posent sur un gros collectif et quelques joueurs qui peuvent faire la différence. J’ai vu plusieurs matches de Genk et c’est du solide. Le onze de Genk est bien struc­ turé et très bien organisé.” Cette saison, le défenseur brésilien a été confronté aux meilleurs attaquants de la compétition, mais il en retient deux en particulier. “Mbokani et Bacca sont les plus difficiles à tenir. Ils sont très importants pour leur équipe. Il suffit de voir la Mbokani dépendance à Ander­ lecht.” C’est un peu la même chose à Genk avec Jelle Vossen que Kanu place juste en dessous du Brugeois et de l’Ander­ lechtois. “C’est un attaquant avec énor­

38

mément de qualités, qui sait faire la diffé­ rence à n’importe quel moment. Il faudra s’en méfier mardi soir.” La semaine dernière, Jean­François de Sart a particulièrement apprécié le sursaut d’orgueil des Liégeois menés 3­1 à Zulte et qui ont finalement réussi à revenir à Liège avec les trois points. “Ce genre de match peut donner des ailes à un groupe. Cela nous donne encore plus envie de croire en nos chances.” Malgré l’excellent début des Rouches en PO1, le directeur sportif refuse de revoir les ambitions à la hausse. “Soyons réalistes, pour le moment, nous ne sommes nulle part, nous n’avons rien. On doit juste continuer sur notre lancée et être aussi efficaces lors de nos prochaines sorties, notamment mardi soir contre Genk.” K. S.

Entre fierté et retenue

Résultats PLAY-OFFS 1 Standard – KRC Genk Van De Velde Joeri

(Ma 20h30)

RSC Anderlecht – Lokeren (Me 20h00) Efong Nzolo Jerome FC Bruges – Zulte-Waregem (Je 20h30) Delferière Sebastien 1. Anderlecht 2. KRC Genk 3. Z.-Waregem 4. Standard 5. FC Bruges 6. Lokeren

3 0 1 2 3 2 0 1 3 0 1 2 3 2 0 1 3 1 1 1 3 0 2 1

2 3 5 3 5 6 6 3 5 4 3 7

36 35 34 32 31 27

Ciman, qui a retrouvé le plaisir du jeu, doit jouer son rôle de leader Si cela ne se passait pas bien avec José Riga la saison dernière, aujourd’hui, Laurent Ciman est totalement épa­ noui sous Mircea Rednic avec qui il entretient une bonne relation. “Il y a de la confiance et de la sincérité dans nos échanges. Dès qu’on a quelque chose à se dire, on le fait. Cela se passe très bien.” A bientôt 28 ans, Laurent Ciman fait partie des anciens qui doivent guider les plus jeunes. “Déjà du temps de Ron Jans, on m’a demandé d’être un leader sur le terrain et j’essaie d’appor­ ter mon expérience aux jeunes au même titre que Kanu, Van Damme ou encore Vainqueur.” Que ce soit sous Ron Jans ou sous Mircea Rednic, Ciman a quasiment joué tous ses matches dans l’axe cette

Cette année, les Standardmen et les Genkois ne se quittent plus : championnat, coupe et play-offs.

saison. “Je l’ai déjà dit, c’est là où j’ai le plus de repères. Si je dois évoluer à droite, cela ne me posera pas de pro­ blème mais c’est totalement différent.” Cette saison, le jeu du Farciennois a pris une autre dimension. “J’ai souvent été critiqué sur mes relances et mon manque de concentra­ tion. Aujourd’hui, j’ai bien évolué dans ces domaines. Pour le reste, je dois encore prendre du physique car je suis relativement mince.” Plus que jamais, Laurent Ciman connaît ses limites. “Je sais ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire. Je ne saurai jamais prendre le ballon et dribbler plusieurs adversaires comme Wil. Avec l’âge, on devient plus sage, plus mature.” K. S.

Vendredi dernier, les Standardmen avaient conscience d’avoir frappé un grand coup en l’emportant 3­4 à Zulte. “On a montré à qui en doutait encore que nous avions du caractère et que nous nous donnions les moyens d’atteindre nos objectifs”, lançait Paul­José Mpoku. Pour le médian rouche, qui a décidé de l’issue du match en seconde pé­ riode, ce succès des Rouches aura impressionné les adversaires. “Il reste encore sept matches, rien n’est fait. Mais je pense que notre victoire est un signal pour tout le monde. On a mis un coup sur la tête de Zulte. Personne ne croyait en nous et aujourd’hui, on se méfie de nous.” Désormais, les Liégeois ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin. “On est bien lancé, mais il ne faut pas être stoppé. On doit continuer à travailler dur aux entraînements pour atteindre notre objectif. La venue de Genk ce mardi sera un bon test pour nous.” A Zulte Waregem, les hommes de Mircea Rednic ont été obligés de puiser dans leurs réserves pour revenir au score et prendre l’avance. Une débauche d’énergie qui pourrait être préjudiciable aux Liégeois ce mardi. Ce n’est en tout cas pas l’avis de Yoni Buyens. “A Zulte, il est évident que, physique­ ment, nous étions plus forts, plus frais sur la fin de match. J’espère que c’est un bon signe pour le reste des play­offs et que nous serons encore capables d’émerger même en fin de rencontre.” C’est donc en pleine confiance que les Standardmen vont recevoir des Limbourgeois, eux aussi, regonflés à bloc. “On ne va pas s’enflammer. Certes, notre départ est bon, mais il y a encore du boulot à fournir. Il faut prendre match par match et cela commence ce mardi soir avec la réception de Genk.” K. S.

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


BELGA

Mario Been et sa théorie des sept finales Avec les play­offs et les hasards de la Coupe, les prota­ gonistes se connaissent comme leur poche. “Nous avons déjà rencontré le Standard à trois reprises cette saison et les Liégeois n’ont plus de secret pour nous”, lâche Mario Been. “Ils possèdent des attaquants très rapides et sont très adroits en reconversion offensive. Nous devrons veiller à ne pas laisser trop d’espace dans notre dos.” Le Standard, qui a joué vendredi, bénéficiera d’un jour de repos supplémentaire. “Dans une telle compéti­ tion, les joueurs doivent être capables de vivre avec ce genre de choses. Ces 2 derniers jours, nous nous sommes entraînés calmement. De toute façon, nous commençons à être habitués…” Avant ces play­offs, le Rotterdamois ambitionnait la 2e place. L’appétit viendrait­il en mangeant ? “Cela ne sert à rien de clamer des ambitions alors qu’il reste encore 7 matches difficiles. Nous devons juste faire chaque fois notre maximum.” Samedi, face à Lokeren, Mario Been avait maintenu Kara Mbodj (23 ans) dans l’axe de la défense, malgré le retour en grâce fédéral de Kalidou Koulibaly, indé­ trônable jusque­là. C’est sûr, le Sénégalais, débarqué durant le mercato hivernal en provenance de Norvège, n’a pas loupé la chance qui s’offrait à lui. “J’ai continué

de travailler dur. Je savais que je devais le faire dans une nes quand on arrive dans un nouveau pays. Cependant, équipe comme Genk où tout le monde est important. Je mon acclimatation était beaucoup plus compliquée en savais que je devais saisir ma chance dès qu’elle se pré­ Norvège, car c’était la première fois que je quittais le senterait”, explique l’ancien colosse de Tromsö. Sénégal. J’arrivais dans un pays dont je ne parlais pas la Ce soir, Kara retrouve le Standard. C’est lors du langue. Alors, je ne parlais même pas anglais…” précédent déplacement du Racing à Sclessin que le Avec son style et son gabarit (1,92m), il semble grand public avait fait connaissance pouvoir s’imposer dans n’importe avec cet énergique défenseur taillé dans quelle compétition. “Une fois que je suis l’ébène le plus dur. Face à Batshuayi et sur le terrain, je ne rigole pas. Je ne m’oc­ Cie, le Genkois avait effacé l’impression cupe pas de mes adversaires. Je sais que le négative laissée lors d’un maiden match Standard a de bons attaquants, qui peu­ DUEL en Coupe, à Anderlecht, où il avait été vent faire la différence à n’importe quel Cette année, Genk et le exclu non sans avoir offert un peu plus moment. Je les respecte, mais ce qui m’in­ Standard se sont déjà tôt un but aux Anderlechtois. “Cela reste téresse, c’est moi. Je sais que je suis prêt, je affrontés à trois reprises : un bon souvenir. C’était mon 1er match ne dois avoir peur de personne. Je dois championnat et coupe. complet en Belgique. Il me permettait juste y aller à fond. Je fais ce que j’ai à d’oublier ma prestation à Anderlecht. Cela faire. En Norvège, j’ai évolué trois ans prouve qu’il faut toujours prendre match par match et ne dans l’entrejeu, car l’entraîneur voulait que je joue là. pas regarder ni en arrière ni trop loin devant.” Mais j’ai toujours été défenseur central de formation.” En Belgique, il a pu retrouver d’autres joueurs origi­ Un défenseur qui a marqué régulièrement son but, naires du Sénégal. “Je suis souvent en contact avec comme les Anderlechtois ont pu s’en rendre compte. Kouyaté, qui est un frère pour moi. Mais aussi Mbaye “Avec Tromsö, j’ai inscrit 3 buts la saison dernière. Avant, Leye (Zulte Waregem), Coulibaly (Gand) ou Diandy j’avais marqué 6 goals, dont 4 de la tête.” (Charleroi). C’est toujours bien de connaître des person­ M. Dub. et V. Lot.

4e

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

39

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Sports Actualité

Buteur des grands rendez­vous Quelques perles de Dohmen qui ont changé le cours de l’histoire du hockey belge.

HORS JEU Entretien Thibaut Vinel

A

John-John Dohmen, quels ont été vos goals les plus mémorables ? Je pointerais d’abord celui de dimanche car il a délivré tout un club qui rêvait de disputer la finale à domicile. Nous avions dominé tout le championnat. Sur l’en­ semble des deux matches contre le Dra­ gons, nous méritons notre présence en finale. A l’Héraklès l’an passé, j’avais ins­ crit, en finale contre le Dragons, le 2­0 lors de la belle. Réduits à 10, nous avions souffert. Sur pc, j’ai poussé pour qu’on fasse une combinaison répétée à l’en­ traînement, mais jamais effectuée en match. Mon tip­in au poteau récompen­ sait des heures de travail. Ce but nous avait permis de forcer les prolongations. Lors de mon arrivée au Watducks, j’avais affronté en demi­finale du play­off mes anciennes couleurs, le Léopold. Nous étions menés 0­3 à la pause avant que je n’inscrive le 4­3 d’un tir en pleine lu­ carne. Je ne l’oublierai jamais.

DEMARET

u fil des ans, John­John Dohmen se taille non pas une réputation de “serial buteur”, mais il s’érige en “golden buteur”. Loin des statisti­ ques affolantes d’un Tom Boon, il plante chaque année une petite dizaine de buts pour son club. Le dernier en date, dimanche à la 83e minute de la demi­finale retour du play­off, vaut son pesant d’or. Le petit milieu de terrain, qui trouve les yeux fermés ses compères Luycx et de Paeuw, revient sur ses perles tantôt spectaculaires, tantôt prestigieuses.

Dohmen est le dernier à être resté debout au terme d’un duel avec Leroy qui ponctuait un match d’anthologie.

de grandes possibilités de vous ruer vers Et en équipe nationale, personne n’a oublié l’attaque. Quel est votre rôle sur le terrain ? ce précieux but contre les Allemands lors Je dois toujours rester disponible dans de l’Euro de Manchester. Un bon souvenir ? l’entrejeu. Je dois distribuer les relances. Lors de la phase de poule, nous avions Avec Luycx et de Paeuw, on ne parle plus besoin d’un match nul contre les Alle­ car on se trouve les yeux fermés. Avec ou mands pour assurer une qualification sans balle. De temps en temps, je peux pour les demi­finales. J’ai me permettre une petite inscrit le 2­2 qui scellait le incursion vers l’avant, score. A 5 minutes de la mais je déploie surtout fin, un centre de Van Den une grande énergie, dans Balck s’est retrouvé sur mon rôle défensif. SA MOYENNE mon stick. J’ai frappé de John-John Dohmen inscrit toutes mes forces. chaque année plus ou moins Ce week-end, vous jouerez à nouveau une finale devant 8 buts pour le Watducks et autant pour l’équipe On connaît la suite heuvotre public. En 2009, vous nationale. reuse de l’histoire qui s’est aviez raflé le titre face à terminée aux JO de Pékin… Louvain. Cette année, vous Notre présence en demi­finales à Man­ devrez affronter le Racing. Auriez-vous préchester en 2007 avait marqué un tour­ féré croiser le chemin de votre ancienne nant pour l’équipe. Nous avions pris équipe ? conscience que nous pouvions battre les Je n’avais aucune préférence. Je pense meilleures nations lors des grands ren­ que le Léopold forme un véritable bloc dez­vous. uni et soudé, mais il leur manque un ti­ reur de pc. Il joue avec plus d’enthou­ Votre rôle de médian vous offre visiblement siasme. Quant au Racing, il possède un

8

40

excellent sleeper. Notre prochain ad­ versaire préfère procéder par contres. Ce n’est pas nouveau. Nous aimons construire nos actions basées sur un jeu rapide et spectaculaire. Suivrez-vous un programme spécifique cette semaine à l’aube de ce dernier grand défi de la saison avec le Watducks ? Aujourd’hui (lisez : hier), nous avons bé­ néficié d’un jour de repos. Sinon, nous travaillerons comme d’habitude nos séances d’entraînements en axant un peu plus sur la tactique. Nous bosserons en situation réelle. Nous ne nous épuise­ rons pas à la tâche car les organismes souffrent à cause du rythme des mat­ ches. Avez-vous des petites manies lors de la préparation de grands matches ? Etes-vous superstitieux ? Non ! Je ne le suis plus du tout. Avant, je me pourrissais la vie avec des gestes ré­ pétés inlassablement. J’observais un même rituel. Par exemple, je mettais

toujours ma chaussette droite en pre­ mier ou je prenais ma douche à la même heure. J’ai compris que tout cela ne changeait rien. Ce week-end, la finale opposera deux entraîneurs qui présentent la même caractéristique : ils n’étaient pas T1 de leur équipe en début de saison. Comment avez-vous géré le transfert entre Pascal Kina et Shane McLeod ? Pascal avait ce côté impulsif qui vivait ses matches à fond. Il s’exprimait beau­ coup, ce qui nous motivait énormé­ ment. Quant à Shane, il présente un profil opposé. Pendant les rencontres, il reste calme et réservé. Il vit ses matches intérieurement en donnant des conseils individuels. Au niveau des tactiques, Shane a marché sur les pas de Pascal. Nous avons gardé nos mêmes positions sur le terrain. Le passage de témoin s’est opéré tout en douceur. Certains joueurs venaient de faire leurs preuves avec Pas­ cal. Ils ont dû repartir de zéro avec Shane. Le noyau ne forme qu’un.

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


En bref Golf Scott remporte un Masters passionnant

Football Le White Star en liquidation !

Hockey/D1 La Gantoise rejoint Namur en DH

Au bout du suspense, Adam Scott a remporté, dimanche soir, la 77e édition du Masters. A égalité avec l’Argentin Angel Cabrera au terme des quatre tours réglementaires, l’Australien s’est imposé au deuxième trou du playoff en rentrant un joli putt de cinq mètres, là où son rival voyait sa balle s’arrêter au bord du trou. Ce succès récompense l’un des meilleurs joueurs du moment. Voilà plusieurs saisons que Scott, 32 ans, collectionne les bons résultats, sans réussir à gagner un tournoi majeur. En s’imposant à Augusta, l’ancien fiancé d’Ana Ivanovic a vaincu le signe indien et se positionne comme un vrai prétendant au trône de n°1 mondial. Adam Scott a, au passage, mis fin à cette malédiction qui empêchait un joueur australien de remporter ce premier tournoi du Grand Chelem de l’année. Et il a, quelque part, vengé son compatriote Greg Norman qui avait échoué trois fois à la 2e place de l’épreuve. Ce Masters est, au demeurant à marquer d’une pierre blanche pour le golf australien puisque Jason Day et Marc Leishman ont aussi brillé au plus haut niveau, terminant, respectivement, à la 3e et à la 4e places. Le dernier tour a été passionnant et fertile en renversements de situation. Le vétéran argentin Cabrera, d’une solidité sans faille, a longtemps cru pouvoir accrocher une deuxième veste verte à son porte-manteau. Sur le premier trou du playoff, son approche gagnante a même flirté avec le trou. In fine, le dernier mot est toutefois revenu à son adversaire. “Sur mon putt victorieux, je voyais à peine le green à cause de l’obscurité; je n’arrivais pas à lire la bonne trajectoire. Alors, j’ai demandé à mon caddie de me donner la ligne. Il a été mes yeux sur ce putt…” confia Scott. Steve Williams a, il est vrai, de la bouteille. Mig. T.

Finalement, on est arrivé là où tout le monde le supputait depuis des semaines. Si cela a traîné autant, c’est parce que le président, Michel Farin, a multiplié les contacts pour trouver l’oiseau rare, le repreneur qui allait relancer son White Star. Finalement, au sortir d’un nouveau week-end infructueux, l’homme fort du stade Fallon a dû se rendre à l’évidence et se ranger à l’avis de ses trois collègues du conseil d’administration qui, eux, prônaient cette solution depuis belle lurette. “Il faut reconnaître que le White Star n’est pas attrayant puisque je n’ai pas trouvé de partenaire sérieux et digne de ce nom”, entame le président. “Cela fait maintenant trois mois que je passe mes journées et parfois même mes nuits pour sortir de l’impasse, mais, là, je suis au bout du rouleau.” Pour arriver à cette extrémité-là, on aurait pu la décider plus tôt, sans prendre les joueurs et le staff technique en otages, s’entendra souvent dire Michel Farin dans les prochains jours. “Je rappelle qu’en date du 7 janvier, nous avons signé un contrat de trois ans avec le holding ODC de Bernard Dereine, que nous y avons tous cru pendant des semaines avant de devoir admettre que toute cette affaire était une supercherie.” Quel est l’avenir immédiat du club ? L’avocat Louis Derwa a été chargé de chercher un liquidateur. “Plus aucune nouvelle dépense ne pourra désormais être engagée. Les joueurs qui participeraient aux prochains matches le feraient gratuitement sur base volontaire.” Le White Star occupe la 5e place dans le championnat de D2 avec 50 points en 31 rencontres. E.d.B.

La Gantoise a réussi son coup de force dimanche en s’imposant énergiquement 2-5 chez un Léo3 sans doute plus motivé par le match de son équipe première que par le sien propre. Cela n’empêcha pas Julien Meyers d’ouvrir la marque rapidement, mais au repos c’était déjà 1-3 suite à un pc de Kevan Demartinis et deux buts de Nicholas Spooner. A la reprise, Julien Meyers relança son équipe à 2-3, mais ce fut pour voir Mathieu Buysschaert, puis à nouveau Demartinis sur pc faire sauter le marquoir à 2-5. Pendant ce temps, le Wellington creusait sa tombe en s’inclinant chez lui contre la Rasante –qui en est à quatre victoires consécutives! C’était 0-2 au repos par Mathieu Delcourt sur stroke et David Delouvroy. Le Well, privé de son tireur de pc Laurent Mis, eut 13 pc mais n’en convertit aucun. Les Ucclois revinrent à 2-2 par Xavier Brooke et Jérémy Muylaert mais Delouvroy arracha la victoire… alors que le Well avait fait sortir son gardien. Namur a également fêté la montée en battant le Langeveld 3-2. Au repos c’était 1-1, Antoine Forton ayant marqué pour et contre Namur. Ensuite Martin Zalatel et Viktor Pokorny sur pc creusèrent un écart que diminua Alex Letier sur pc au coup de sifflet final. En allant battre le Saint-Georges chez lui, Uccle a fait un grand pas vers le maintien direct. Les Merles menèrent trois fois par Mathias Steens, Florian Lecomte et Renaud Lucas, et la troisième fut la bonne, Arthur De Sloover et Vitali Kholopov ayant égalisé les deux premières fois. Enfin, partage entre le Victory et l’Amicale à l’issue d’un chassé-croisé: 0-1 Martin Michiels, 2-1 par James Lawson sur pc et Philippe De Vos, 2-3 par Julien Tilkens et 3-3 à quatre minutes de la fin par Vito Wouters. J.F.J.

Résultats CYCLISME UCI WorldTour Classement précédent entre parenthèses Individuel: 1. (1) Cancellara (Sui) 351 pts; 2. (2) Sagan (Svq) 312; 3. (3)Porte (Aus) 200; 7. (7) Van Avermaet 140; 21. (19) Vanmarcke 80. Les autres Belges: 26. (24) Roelandts 70; 45. (71) Gilbert 36; 60. (56) Boonen 14;... Teams: 1. (1) Sky (G-B) 558 pts; 2. (2) RadioShack-Leopard (Lux) 466; 3. (3) Katusha (Rus) 400; 4. (6) Movistar (Esp) 380; 5. (4) Omega Pharma-Quick.Step 369; 17. (16) Lotto-Belisol 103. Pays: 1. (1) Espagne 481 pts; 2. (3) Belgique 378; 3. (2) Suisse 360; 4. (4) Pays-Bas 337

GOLF Masters: classement final Classement final, Augusta (par 72): 1. Adam Scott (Aus) 279 (69-72-69-69) vainqueur au 2e tour de playoffs; A. Cabrera (Arg) 279 (71-69-69-70); 3. J. Day (Aus) 281 (70-68-73-70); 4. T. Woods (USA) 283 (70-7370-70), M. Leishman (Aus) 283 (66-73-72-72); 6. T. Olesen (Dan) 284 (78-70-68-68), B. Snedeker (USA) 284 (70-7069-75); 8. S. Garcia (Esp) 285 (66-76-73-70), L. Westwood (Ang) 285 (70-71-73-71), M. Kuchar (USA) 285 (68-7569-73); 11. J. Huh (USA) 286 (70-77-71-68), T. Clark (AfS) 286 (70-76-67-73); 13. D. Toms (USA) 287 (70-74-76-67), E. Els (AfS) 287 (71-74-73-69), D. Johnson (USA) 287 (67-7674-70), F. Couples (USA) 287

(68-71-77-71), N. Watney (USA) 287 (78-69-68-72);

TENNIS ATP: Malisse recule 1. (1) Djokovic (Ser) 12500 pts; 2. (2) Murray (G-B) 8750; 3. (3) Federer (Sui) 8670; 4. (4)Ferrer (Esp) 6970; 5. (5) Nadal (Esp) 6385; Les Belges: 53. (50) Malisse 831; 64. (65) Goffin 732; 111. (108) Darcis 483; 142. (140) Bemelmans 392; 143. (142) O. Rochus 383; ...

WTA: Flipkens 22e 1. (1) S. Williams (USA) 11.115 pts; 2. (2) Sharapova (Rus) 10.240; 3. (3) Azarenka (Blr) 9.325; 4. (4) A. Radwanska (Pol) 6.845; 5. (5) N. Li (Chn) 5.880; Les Belges: 22. (23) Flipkens 1.816; 35. (35) Wickmayer 1.430; 183. (181) Alison Van Uytvanck 341; ...

Houston –ATP– 455775$ Finale: J. Isner (USA/n°5) bat N. Almagro (Esp/n°1) 6-3, 7-5.

Monte Carlo - ATP 2646495$

Premier tour : M. Youzhny (Rus) bat D. Gimeno (Esp) 6-4, 6-0; M. Raonic (Can/n°12) bat J. Benneteau (Fra) 6-1, 6-4; J. Nieminen (Fin) bat V. Troicki (Ser) 6-1, 6-2; F. Fognini (Ita) bat A. Seppi (Ita/n°15) 3-6, 6-4, 6-4; B. Paire (Fra) bat I. Dodig (Cro) 6-4, 6-4; R. Bautista (Esp) bat G. Simon (Fra/n°11) 6-3, 7-6 (8/6); P. Andújar (Esp) bat J. Chardy (Fra) 6-7 (4/7), 7-5, 6-2; N. Davydenko (Rus) bat D. Brands (All) 6-3, 6-4; E. RogerVasselin (Fra) bat R. Haase (P-B) 6-3, 6-2.

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

41

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Carnet familial

SERVICE NÉCROLOGIE - TEL: 02 211 31 88, EMAIL: NECROLOGIESLB@IPMADVERTISING.BE, FAX: 02 211 28 72

‣ NAISSANCES

‣ FIANÇAILLES 21-103335301-01

21-103400601-01

21-103335501-01

21-103407601-01

21-103336101-01

21-103402001-01

21-103340901-01

‣ CHANGEMENT D'ADRESSE 21-103404101-01

21-103389101-01

21-103402901-01

42

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


FRANCE

21-101997502-02

DIVERS

21-103406901-01

OFFRES D'EMPLOI

21-103335901-01

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

43

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Carnet

SERVICE NÉCROLOGIE - TEL: 02 211 31 88, EMAIL: NECROLOGIESLB@IPMADVERTISING.BE, FAX: 02 211 28 72

AVIS NÉCROLOGIQUES

21-103413601-01

21-103340401-01

21-103409601-01

21-103367101-01 21-103403001-01

21-103410401-01

44

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


AVIS DE FUNÉRAILLES

21-103384201-01

21-103412801-01

21-103384203-03

21-103384206-06

21-103384207-07 21-103410101-01

21-103402301-01 21-103384208-08

21-103384211-11

FRANCE

OFFRES D'EMPLOI

21-103335901-01

21-101997502-02

DIVERS

21-103380602-02

21-103406901-01

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

45

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Culture Art contemporain

“Une foire d’art, c’est avant tout de l’art”

“Art Brussels” est inaugurée mercredi soir. Toute la semaine sera axée sur l’art contemporain. La foire attend 30000 visiteurs. l

Rencontre avec Katerina Gregos, la nouvelle directrice artistique de la foire. l

“L’art et la culture sont le dernier espace libre où on peut encore imaginer un monde meilleur, un peu utopique, mais qui puisse donner un peu d’espoir.” l

Nouveauté, cette année: “Art Brussels” s’est dotée d’une directrice artistique en la personne de Katerina Gregos.

Katerina Gregos : “Art Brussels permet plein DÉCOUVERTES Entretien Guy Duplat

M

ercredi soir aura lieu le ver­ nissage de la nouvelle édi­ tion d’“Art Brussels”, deve­ nue, au fil des ans, une des plus importantes foires d’art contemporain. Le public pourra la visiter, du 18 au 21 avril, et y découvrir ce que proposent 189 galeries internationa­ les sélectionnées parmi les candidatures de 450 galeries. Elles présentent 2000 artistes. Nouveauté: à la suite du décès inopiné de Karen Renders, on a nommé un duo à la tête d’“Art Brussels” avec, cette fois, une directrice artistique, Katerina Gre­ gos, à côté d’une directrice commerciale, Anne Lafère. Katerina Gregos est née à Athènes en 1967, mais vit à Bruxelles. Elle est une des meilleures connaisseuses de l’art d’aujourd’hui et fut la commissaire, l’an dernier, de deux événements en Belgi­ que: “Manifesta” à Genk, dans l’ex­mine de Waterschei, et “Newtopia”, sur l’art et droits de l’homme, à Malines. Katerina Gregos fut d’abord la conseillère du grand collectionneur grec Dakis Joan­ nou. Elle est arrivée à Bruxelles il y a sept ans – où elle vit toujours – pour devenir

46

d’abord directrice du centre d’art Argos. Depuis, elle fut commissaire de nom­ breuses expositions dont le pavillon da­ nois de la dernière Biennale de Venise, consacré à la liberté de pensée et de pa­ role, et l’excellent Fotofestival de Mann­ heim et Heidelberg, il y a deux ans. Nous l’avons rencontrée. A quoi sert une foire d’art contemporain? Cela sert l’économie de l’art et c’est im­ portant. Les artistes doi­ vent gagner de l’argent, les galeristes doivent ven­ dre, les collectionneurs doivent acheter. L’art a aussi besoin de l’argent. Une foire aide à ce que des collections se construi­ sent, aide à se faire des ré­ seaux, entraîne des con­ tacts. Une foire est un lieu où on peut, public ou pro­ fessionnel, accumuler des informations sur l’art en train de se faire.

de voir ce qu’on ne verrait pas autrement. On est dans une culture du spectacle. Bien sûr, les foires sont aussi critiquées, on leur reproche la présentation et la marchandi­ sation qui y régneraient. Y a-t-il trop de foires? On parle de 200 foires d’art contemporain dans le monde? Trop? Mais se pose­t­on la question dans d’autres domaines: y a­t­il trop de foot­ ball? Ou trop de pop music? On vit dans une époque du trop, du trop partout. On est gâté. Mais s’il y a un domaine où je trouve qu’on peut avoir trop, c’est l’art.

“Les artistes doivent gagner de l’argent, les galeristes doivent vendre, les collectionneurs doivent acheter.”

C’est aussi une vitrine pour le public? Je lisais qu’à New York, les gens viennent moins dans les galeries, ils veulent des événements. Je ne suis pas d’accord avec cela, mais c’est une constatation et une foire devient un événement qui permet

Trop souvent, y compris dans les médias, la valeur d’un artiste se ramène à son prix. Ce n’est vrai que pour une toute petite partie du monde de l’art, l’équiva­ lent du 1% de riches dénoncé à “Occupy Wall Street”. Ce monde économique est important mais il y a de nombreux autres mondes dans l’art et, moi­même, je tra­ vaille aussi, en dehors d’“Art Brussels”, comme commissaire pour des espaces non commerciaux, des petits musées. Je sais que la valeur économique n’est pas le

meilleur critère. Il y a un an, vous nous parliez du lien entre art et politique: “Je crois profondément au lien entre art et politique par le biais du regard de l’artiste. Les artistes ne font pas de politique mais ils ont un regard artistique qui est par le fait même politique. Ils ont une autre manière de regarder le monde, plus critique, plus ouverte, plus poétique, plus transformatrice. Certes, c’est souvent un peu utopiste mais l’art et la culture sont le dernier espace libre où on peut encore imaginer un monde meilleur, un peu utopique mais qui puisse donner un peu d’espoir”. Diriger une foire d’art, n’est-ce pas un peu perdre son âme? Pas du tout. Mon rôle est d’y être directrice artistique et je n’ai pas d’intérêt économi­ que dans la foire, je dois en améliorer la qualité artistique et j’ai travaillé à une meilleure présentation, en étroite collabo­ ration avec les galeries participantes. Quand j’exposais Alfredo Jaar l’an dernier, à l’espace ING, c’est aussi un artiste qui doit vendre. C’est trop facile de critiquer les galeries mais qui dit que l’argent public est meilleur que l’argent privé? Qui pré­ tend que l’art n’aurait pas de relation avec l’économie? Ce fut le cas depuis la Renais­ sance jusqu’à nos jours. Tous les musées actuels cherchent des sponsors privés.

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


DAVID PLAS

de découvertes” L’hypocrisie règne: ceux qui critiquent les foires d’art sont les premiers à réclamer des cartes VIP pour venir. Comment voulez-vous agir sur la qualité? Dans une foire, c’est l’art qui a la pre­ mière place et comment le mettre encore mieux en valeur? Dans une foire, on peut faire des découvertes. Ne soyons pas snobs, aussi spécialiste qu’on soit, on peut découvrir plein de choses à la foire de Bruxelles. Le premier problème que j’ai rencontré est la présentation, qui ressem­ ble trop à un supermarché où 200 galeries se succèdent. C’est fatigant et lassant. J’ai donc discuté avec les galeries pour que chacune soit une petite exposition, avec des choix, avec de l’air pour respirer, avec une cohérence. Même si 10% seulement des galeries suivent ces conseils, on verra déjà la différence. Comment se situe “Art Brussels” par rapport à d’autres foires? On ne peut pas concurrencer Bâle ou Frieze à Londres et New York, ni la Fiac à Paris, ils ont bien plus de moyens. Mais “Art Brussels” est une des cinq meilleures foires. Parce que ce n’est pas un lieu com­ mercial agressif comme Londres ou Pa­ ris. Les visiteurs et collectionneurs qui viennent à Bruxelles sont engagés, sé­

rieux, ce ne sont pas des oligarques. Ils prennent leur temps. Il y a un autre rythme à Bruxelles, on réfléchit davan­ tage, les collectionneurs y ont un regard spécial, une meilleure connaissance. C’est eux qu’on vise et pas les “M’as­tu vu”. Vous aimez Bruxelles. Je suis une immigrée culturelle qui habite depuis sept ans à Bruxelles. J’ai renoncé à la Grèce où il n’y a pas de vrai investisse­ ment dans l’art actuel, ni de l’Etat, ni du secteur privé. J’adore Bruxelles que je trouve être une des villes les plus sous­es­ timées d’Europe. On y trouve une grande richesse musicale, en danse, dans l’art, et cela sans que la ville soit prétentieuse. Elle garde ses secrets, elle n’est pas évidente, il faut la découvrir et j’adore cela. C’est une ville internationale, cosmopolite, avec un peu de chaos et de saleté, ce qu’une femme comme moi, venue du Sud, aime bien. Vous voulez accroître les liens entre la foire et la ville avec ses galeries et lieux d’art? Comme il n’y a pas beaucoup d’événe­ ments de ce genre à Bruxelles, la foire of­ fre un point focal qui place Bruxelles sur la carte de l’art international. On découvre dans la ville de nombreuses choses, plus modestes, mais rafraîchissantes. Le plus important étant le nombre d’artistes qui

sont venus vivre à Bruxelles. Je voudrais que la foire ne soit pas comme une forte­ resse isolée mais qu’elle puisse travailler avec la ville. J’ai invité six institutions ar­ tistiques à occuper six emplacements non commerciaux à la foire (Komplot, (Sic), La Loge, etc.). Ils ont carte blanche et sont as­ surés de pouvoir profiter des 30000 visi­ teurs attendus. J’ai aussi passé un accord avec le Beursschouwburg qui ouvrira un lieu dédié à la vidéo et aux films d’artistes tout au long de l’année. Je veux aussi dé­ montrer que la foire n’est pas un moment superficiel mais que 90% de ce qui s’y passe touche à l’art, en organisant des dé­ bats autour de l’art et des foires. Et les visi­ teurs peuvent voir les événements collaté­ raux sans nuire à la foire car, à Bruxelles, tout est très concentré. Cette effervescence autour de l’art contemporain est paradoxale alors que la ville n’a plus ni musée d’art moderne ni musée d’art contemporain. C’est un paradoxe de plus dans un pays surréaliste. Mais cela viendra un jour. Que diriez-vous aux visiteurs qui hésitent à venir? Jetez vos préjugés, ouvrez­les yeux. Alors, il y aura plein de choses à découvrir, à re­ garder. Le prix n’est qu’une composante.

Moi, j’ai rarement envie d’acheter quand je visite une foire. Et on peut acheter à tous les prix. On a le sentiment que l’art contemporain est devenu conservateur? Oui, comme au niveau politique, les temps sont conservateurs, voire réactionnaires. Cela se reflète dans toute la société. Nous gardons encore l’idée de vivre dans une société libre, mais en réalité, la qualité de la démocratie change: l’Etat social diminue, la surveillance et la paranoïa croissent, ce sont devenus souvent des sociétés de la peur. En art aussi émerge une tendance formaliste attachée à la valeur des objets. Mais cela peut encore changer et il subsiste aussi un monde de l’art plus aventureux. Le “mainstream” est devenu trop “politi­ quement correct”, ne voulant offenser personne. Or l’art ne doit pas être politi­ quement correct. La foire continue de pré­ senter aussi de jeunes galeries soutenant de jeunes artistes. C’est très particulier à Bruxelles qui fonctionne comme un baro­ mètre où on découvre la jeune création. On y voit aussi de grands commissaires in­ ternationaux, ce qui peut aider de jeunes artistes.

U “Art Brussels” au Heysel, du 18 au 21 avril

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

47

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Culture Actualité

Le réalisateur tourne son nouveau film en France, avec Jamel.

CINÉMA Reportage Alain Lorfèvre à Paris

V

endredi 12 avril, cité de la Courneuve, à Bobigny, au nord­est de Paris. dans la cour d’un bloc d’immeubles un peu morose, où dominent béton et crépis, la comédienne Lubna Azabal est juchée sur une es­ trade. Elle harangue une assem­ blée d’une cinquantaine de per­ sonnes : “Cette année, encore, de nombreux Arabes ont été assassi­ nés…” Après avoir énuméré la liste des victimes de bavures po­ licières ou crimes racistes, elle conclut : “ça suffit !” Non, la co­ médienne d’“Incendies” n’est pas devenue une pasionaria. Nous sommes sur le tournage de “La Marche”, nouveau film de Nabil Ben Yabir, révélé en 2009 avec le truculent “Les Ba­ rons”. Le film retrace des événe­ ments authentiques survenus

en France il y a tout juste trente ans. Cet été­là, de violents af­ frontements opposent la police et des jeunes dans le quartier des Minguettes, dans la ban­ lieue de Lyon. Durant ceux­ci, Toumi Djaïda, président d’une association, est blessé par balle. Cette “bavure” policière fait suite à de nombreuses autres, dans une France marquée par la montée électorale du FN. Les habitants de Minguettes lancent alors l’idée d’une marche paci­ fiste qui doit relier Marseille à Paris. Cent mille personnes les rejoindront à la Bastille, le 3 dé­ cembre 1983. Pour son deuxième film, le “baron” Ben Yadir fait un sacré bond en avant. De l’ordre de dix millions d’euros, le budget est douze fois supérieur à celui des “Barons”. Produit par Chi­ Fou­Mi Productions, soutenu par Europacorp (la compagnie de Luc Besson), “La Marche” est un film majoritairement fran­ çais, même si Nabil Ben Yadir le coproduit via sa société L’Anti­ lope Joyeuse et reste coproduit par Entre Chien et Loup. Le cas­ ting est impressionnant : Jamel Debbouze (qui rêvait de tra­ vailler avec le réalisateur après

avoir vu “Les Barons”), Olivier Gourmet, Lubna Azabal, Vin­ cent Rottiers, Hafsia Herzi, Phi­ lippe Nahon, sans oublier Nader Boussandel, tête d’affiche des “Barons”. Ce dernier a suscité la rencontre entre Nabil et la scé­ nariste Nadia Lakhdar, qui mû­ rissait le projet depuis long­ temps. “Pour moi, la marche pour l’égalité et contre le racisme, c’était cent mille manifestants à la Bastille, point” explique le réali­ sateur. “Je ne connaissais pas les origines : quatre gars des Min­ guettes qui décident de faire une marche pacifiste, comme Gandhi ­ 1983, c’est l’année où sort le film de Richard Attenborough. Leur inspiration vient de là.” Complicité Le film suivant un noyau dur de dix marcheurs, les dix comé­ diens principaux ont presque tous été présents en perma­ nence. Ce qui n’a pas toujours été de tout repos. “C’est un tour­ nage difficile, physiquement” re­ connaît Lubna Azabal. En huit semaines, l’équipe a connu les tournages de nuit sous la pluie et la neige. Le jour de notre vi­ site, le soleil tentait encore péni­ blement de percer une couche

A.LO.

“La Marche” du “baron” Nabil Ben

MARCHEZ AVEC NABIL BEN YADIR

Le 3 mai prochain, “La Marche” fera une halte à Bruxelles pour une journée de tournage. La production recherche 700 figurants à cette occasion. Il faut être disponible toute la journée et avoir entre 17 et 77 ans. Pour participer : envoyer un mail, avec photo, nom, prénom, date de naissance, n° de GSM et adresse postale à : lamarchefigu@gmail.com. Un défraiement de 30 euros par personne est prévu.

de nuages gris et denses. Lors d’une scène très intense, dont nous ne révélerons pas le con­ tenu, le temps tourne à l’orage. “Dépêchons, dépêchons” lance Danny Elsen, le chef opérateur belge, déjà complice de Nabil Ben Yadir sur “Les Barons”. Tout le monde se remet en place alors que la pluie redouble d’in­ tensité. Mais personne ne moufte. La prise continue. Cha­ cun sent intuitivement que l’in­ tempérie sert l’émotion de la scène. “Coupez !” lance enfin Na­ bil alors qu’une “drache” bien belge inonde le plateau. C’est la ruée à l’abri des coursives de la cité, sous les applaudissements collectifs. Vincent Rottiers, ruis­ selant d’eau, se réjouit : “Super cette pluie ! Les images vont être géniales !” Transie, Hafsia Herzi renchérit : “Je suis impatiente de les voir…” Un technicien : “Et tout le monde croira que c’était une pluie artificielle.” Nader Bous­ sandel constate : “Sur ce tour­ nage, on a subi des conditions mé­ téo dégueulasses, comme les vrais marcheurs.” Dans ces échanges, on sent la complicité qui s’est forgée au sein de l’équipe en deux mois. “Il nous arrive ce qui a dû arriver

Super débuts pour Morlot Dans “Pelléas”, le nouveau directeur musical fait mouche.

OPÉRA

D

éjà admiré lors de sa création à la Mon­ naie en 2008, le “Pelléas et Mélisande” mis en scène par Pierre Audi reste une splendeur (à la Monnaie, jusqu’au 25 avril). Une direction d’acteurs très précise, des personna­ ges de chair et d’os, et cet étonnant décor d’Anish Kapoor qu’on décrivait alors en ces pa­ ges comme “Monumental mais indescriptible, si­ non en disant qu’il est rouge, qu’il repose sur des pieux de métal, qu’il tourne lentement sur lui­ même comme un radar et qu’il est tout à la fois trognon de pomme et cuillère à glace, tétine et champignon, bonnet de soutien­gorge, atome et cœur mais aussi, si on le considère du côté concave, intérieur d’oreille ou utérus.” Succédant dans cette production à celui qui l’avait précédé au poste de chef permanent, l’éphémère Mark Wigglesworth, Ludovic Morlot fait enfin ses dé­ buts dans la fosse de la Monnaie. Malgré des états de service lyriques des plus limités –le seul opéra de sa biographie est “Les mamelles de Tirésias”– il confirme brillamment tant la réputation flatteuse qui le précédait que les

48

premiers concerts déjà donnés avec l’Orchestre de la Monnaie, sculptant un paysage sonore dense et charnu, où les timbres individuels peuvent briller mais où le collectif séduit par son engagement constant. Sa lecture est sen­ suelle, et les nombreux passages orchestraux en ressortent magnifiés. Il y a certes ce qu’il faut d’impressionnisme, mais jamais au point de tomber dans le vague ou le trop diaphane : tout au contraire, certains moments –comme par exemple la scène où Golaud fait surveiller Pel­ léas et Mélisande par Yniold– sont empreints d’une puissante tension dramatique. Essai pro­ metteur donc, dont on attend très vite la trans­ formation : Morlot sera à nouveau dans la fosse de la sale bruxelloise dès le mois de mai, cette fois pour le nouveau “Cosi fan tutte” de Michael Haneke venu en ligne droite du Teatro Real de Madrid. En attendant, outre l’extraordinaire Pelléas de Degout, on tire à nouveau son cha­ peau pour Dietrich Henschel –son Golaud com­ pense par son animalité ce qui manque parfois en clarté à la voix– et on salue l’arrivée en Ge­ neviève d’une excellente Sylvie Brunet­Grup­ poso. Venue de la deuxième distribution (avec ténor et mezzo au lieu de baryton et soprano), Monica Bacelli remplaçait dimanche Sandrine Piau, blessée : incarnation très réussie, avec un joli grain dans la voix qui ajoute à la sensualité de sa Mélisande. Petite déception par contre avec l’Arkel à la voix fatiguée de Frode Olsen. Nicolas Blanmont

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Yadir

U Lire nos entretiens avec Nabil Ben Yadir et les comédiens sur www.lalibre.be

A.LO.

aux vrais marcheurs, souligne Lubna Azabal : au fil des jours, on s’est apprivoisé les uns et les autres.” Le sujet n’est pas étran­ ger à cette solidarité. Chacun y trouve une résonance. “Ma mère est Polonaise, confie Vincent Rottiers. Elle est arrivée en France en 1978. Elle a connu les problè­ mes des cartes de séjour à renou­ veler. […] On est plus nombreux à être concerné qu’on ne le pense.” Hafsia Herzi, née en 1987, re­ connaît n’avoir jamais entendu parler des faits, bien qu’elle soit originaire de Marseille, d’où sont partis les marcheurs. “A l’école, on n’en parle pas. C’est quelque chose qui est oublié, trente ans plus tard. “Pour Nader Bous­ sandel, “faire ce film , c’est souli­ gner que rien n’a changé. Person­ nellement, j’ai pensé au mouve­ ment des Indignés. Les jeunes des Minguettes, qui en avaient marre de se faire tirer comme des lapins, se sont indignés. Mais de manière pacifiste.” “La Marche” sortira sur les écrans le 3 décembre 2013, pour le trentième anni­ versaire des événements.

Tournage à la Cité de la Courneuve. A gauche, le chef opérateur, Danny Elsen. A droite, la tête du groupe, Lubna Azabal (bandeau bleu).

La danse, présent, futur et mémoire La Compil d’avril, 4e édition, se focalise sur les danseurs et prépare l’avenir.

FESTIVAL Entretien Marie Baudet

L

es mois d’avril 2006, 2008 et 2011 déjà s’étaient placés sous le signe du mouvement, à Bruxelles, avec cette Compil estampillée Charleroi Dan­ ses. Le Centre chorégraphique – avec son antenne bruxelloise la Raffinerie, à Mo­ lenbeek, et pour partenaire les Brigitti­ nes – réitère l’expérience d’un foisonne­ ment de danse concentré sur quelques jours. Codirecteur artistique de la structure (avec Michèle Anne et Thierry De Mey), Pierre Droulers avait institué lors de la Compil 2011 une soirée “Danseurs”, où les intervenants étaient “invités à dire et/ ou danser leur art”, rappelle Vincent Thi­ rion, intendant général. “Une question primordiale. La Compil 2013 se place sous le sceau de cette thématique, avec des jeux de miroirs entre les différents artistes: cer­ tains expérimentés, d’autres présentant des

premiers projets ou des travaux en cours. de minutes. Sur la même durée, Grégory Mais les trois quarts de la programmation Grosjean, souvent assistant de Michèle sont basés sur la question du danseur, sa Anne De Mey, sort de l’ombre en présen­ place, son rôle, son devenir.” tant avec Martin Kilvady le premier jet Sur quelque 120 dossiers arrivés à de “Stepping Stones”, un travail ludique Charleroi Danses, une soixantaine de sur les schémas devenus vivants. compagnies ont été rencontrées. Le Les petites formes sont légion dans ce choix du comité artistique s’est porté, programme touffu où se composer une souligne Vincent Thirion, “sur des dan­ soirée aux accents divers. seurs, des compagnies qu’on a envie d’ac­ La Compil, du reste, est cosmopolite. compagner à long terme”. Brésilienne avec Renan Comme Louise Van­ Martins de Oliveira et le neste, artiste en rési­ duo “Voltar[a]”. Maro­ dence, qui présente en caine avec Youness ouverture de la Compil, Khoukhou qui dans aux Brigittines, “Black “Each Today is Yester­ Milk”, création trouble et day’s Tomorrow” tire un VINCENT THIRION sensuelle mais aussi sin­ Pour l’intendant de Charleroi solo de la matière traver­ Danses, Compil d’avril gulièrement blanche, que sée dans “Soleils” – pro­ s’adresse à tous les publics la chorégraphe interprète chaine création de Pierre en duo avec Eveline Van pourvu qu’ils soient curieux. Droulers, au Kunstenfes­ Bauwel. La pièce, précise tivaldesarts, et dont il est Vincent Thirion, aura probablement l’un des danseurs. Tout comme Renan quelques dates supplémentaires en juin, Martins, ou Harold Henning qui lui, avec à la Raffinerie. Et la chorégraphe plan­ la création “Stay on the Scene”, amorce che sur un nouveau projet qui devrait un triptyque autour de la dissolution/ voir le jour à la Biennale, en novembre. disparition et de l’éloignement. La C’est alors aussi que Cynthia Loemij et France, les Pays­Bas, l’Allemagne, l’Espa­ Mark Lorimer (Cie Ovaal) créeront “Dan­ gne… On sait que la danse est un art no­ cesmith”, dont ils donnent à la Compil made et la Belgique une terre d’accueil. “a sketch”, une esquisse d’une quinzaine Soulignons que Catherine Diverrès

“Non, les grilles de lecture ne sont pas nécessaires.”

présente à Bruxelles son solo “Ô Sensei” convoquant l’esprit du butô. “Une pré­ sence assez exceptionnelle, note Vincent Thirion, et qui est comme un miroir, un pendant à celle de ces jeunes chorégra­ phes”. Assurément souffle sur la Compil d’avril un esprit de transmission, de filia­ tion, de brassage, de réseau, “d’inscrip­ tion dans la continuité, avec la perspective de mettre en place des ateliers de réflexion autour des métiers de la danse”. Bref, “un terreau, résume l’intendant. Un espace de rencontre, parce que tout naît de ça, tou­ jours”. C’est pourquoi, autour des specta­ cles, Charleroi Danses favorise la circula­ tion, avec une expo et un film de Louise Vanneste, un débat (“Histoires de dan­ seurs”), des “parties” (DJ Majella le 16, DJ Sushiflow le 19) et de quoi combler tant petits creux que faims de loup (El Ca­ mion dans la cour de la Raffinerie)… Pour qui, Compil d’avril ? “Tout le monde! Je suis contre l’idée qu’il faille des grilles de lecture pour y accéder. La danse a l’avantage d’avoir cette porosité, d’ac­ cueillir les autres disciplines. Le seul prére­ quis, c’est la curiosité.”

U Bruxelles, Raffinerie & Brigittines, du 16 au 21 avril. Infos & rés.: 071.20.56.40, www.charleroi­danses.be

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

49

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


En bref

Culture Actualité

Phénomène “Le Petit Prince” a 70 ans

Jean­Philippe Toussaint récompensé

LIVRES

J

ean­Philippe Toussaint a reçu lundi soir, des mains de la ministre de la Culture, Fadila Laanan, le Prix triennal de la Fédération Wallonie­Bruxelles pour son roman “La Vé­ rité sur Marie” (2009). Une récompense bien méritée. “La Vérité sur Marie” est comme une suite aux beaux romans “Faire l’amour” (paru en 2002) et “Fuir” (prix Médicis en 2005). On y retrouve Marie, l’ex­future copine, le Japon et l’île d’Elbe. Le roman est la juxtaposition de trois récits dramatiques. Il y a d’abord l’infarc­ tus mortel de Jean­Christophe de G., l’amant de Marie, survenu une nuit de grande chaleur, juste après avoir fait l’amour. Le narrateur aussi a fait l’amour la même nuit, avec une autre Ma­ rie, mais “sa” Marie l’appelle affolée par l’acci­ dent de son amant. Et le couple séparé ébauche des retrouvailles sur ce fond d’Eros et Thana­ tos, dans une atmosphère romantique et baro­ que de Paris la nuit, avec ciel oppressant, cha­ leur moite des corps et pluies d’orages. La se­ conde partie, en flash­back, permet de découvrir que cet amant est un éleveur de che­ vaux de courses que Marie rencontra à Tokyo. Son cheval Zahir (nom tiré de Borges!) doit être “exfiltré” car ses urines ont des traces d’anabolisants. Suit un voyage apocalyptique du cheval enfermé dans un box de voyage, dans le ventre d’un cargo volant. Dans la troisième partie, le narrateur retrouve Marie, la lumi­ neuse, dans sa maison sur l’île d’Elbe, au lende­ main de la mort du père de Marie (une fois de plus, la mort joue un grand rôle). Ils réappren­

ANDERSEN ULF/GAMMA

La Fédération Wallonie­Bruxelles a décerné le Prix triennal du roman à “La Vérité sur Marie”.

“Le Petit Prince” fête le 70e anniversaire de sa parution en 1943 à New York, où l’écrivain-pilote de guerre Antoine de Saint-Exupéry s’était exilé. Conte initiatique et philosophique au destin exceptionnel, traduit en plus de 270 langues et vendu à 145 millions d’exemplaires sur la planète, “Le Petit Prince” est l’ouvrage de littérature le plus vendu au monde et le livre le plus traduit après la Bible. “Le Petit Prince” tombera dans le domaine public en 2035 en France et en 2038 aux Etats-Unis.

Jean-Philippe Toussaint avait déjà reçu le prix Médicis en 2005 pour “Fuir”. nent à vivre ensemble, à se frôler, à se humer. Avec la mer à côté comme liant et avec le feu ra­ vageur qui va, enfin, les réunir à nouveau. Dans le roman, la construction, en trois éta­ pes bien marquées, va de pair avec la présence forte de la nature: le feu final, l’eau, l’air lourd, l’orage, le souffle qui se perd. Le charme du li­ vre est que cette impossible vérité sur Marie nous vaut ce mélange intime de scènes très réalistes, naturalistes, sensuelles, voire didacti­ ques (on apprend beaucoup sur les chevaux), avec les interrogations égotistes d’un narra­ teur. Un roman magnifique. D’autres prix ont été attribués lundi: le Prix du rayonnement des lettres belges à l’étranger à Arnaud Rykner, le Prix triennal de prose en langue régionale endogène à Joël Thiry pour “Doze Omes” et, enfin, un Prix pour les “paro­ les urbaines” à Joy dans la catégorie “Slam”, Carl dans la catégorie “Spoken Word” et To­ nino dans la catégorie “Rap”. Ces prix récompensent tant des auteurs dé­ butants et un ouvrage particulier qu’une car­ rière littéraire. La littérature, l’essai (en langues française et régionales endogènes), ainsi que la littérature de jeunesse sont mises à l’honneur. Depuis 2011, des prix récompensent aussi les écritures urbaines, dans les catégories “Slam”, “Spoken Word” et “Rap”. Pour la première fois cette année, les Prix paroles urbaines ont été remis en même temps que les autres prix litté­ raires pour, dit­on, “souligner et reconnaître la qualité de ces expressions dans l’ensemble de sa production littéraire”. Les lauréats sont choisis par des jurys indépendants. Guy Duplat

Art “L’enfant à la colombe” émigre Nous parlions lundi de ce magnifique tableau de Picasso visible à la Courtauld Gallery. On apprend qu’il quittera bien le pays après son achat par un émir du Qatar pour 58 millions d’euros, en août 2012. Un appel aux fonds privés fut lancé pour que l’œuvre reste, mais en vain.

Festivals M et Nas aux Ardentes Le chanteur français Matthieu Chedid, alias M, se produira aux Ardentes le 14 juillet – ce sera sa seule date estivale belge. D’autres noms s’ajoutent au menu du festival liégeois : le rappeur américain Nas (tête d’affiche le 11/7), Oxmo Puccino (13/7), The Raveonettes (14/7).

U www.lesardentes.be

75 ans Spirou Une expo spéciale au Centre Belge de la BD A l’occasion des 75 ans d’existence du personnage Spirou, l’exposition “Spirou de main en main” se tiendra au Centre Belge de la Bande Dessinée du 23 avril au 4 novembre. Une soixantaine de planches originales, parcourant l’univers de chaque dessinateur qui s’est occupé de la série, seront offertes aux yeux du public. “Je suis un lecteur assidu de Spirou et du journal depuis 1959. Mon album préféré, ‘QRN sur Bretzelburg’, est l’ultime de la période Franquin”, explique M. De la Royère, le commissaire de cette expo sur l’univers de Spirou qui sera historique et chronologique.

Décès du chef d’orchestre britannique Colin Davis

L

e chef d’orchestre britannique Colin Davis est mort dimanche à 85 ans, a an­ noncé l’orchestre symphonique de Lon­ dres, le London Symphony Orchestra (LSO). La prestigieuse organisation rend hommage, dans un communiqué, à la contribution “im­ mense” de M. Davis à la musique britanni­ que, ajoutant que l’on se souviendrait de lui “avec une affection et une admiration énor­ mes”. “Sir Colin a dirigé le LSO pour la première fois en 1959 et est devenu son chef d’orchestre principal en 1995”, indique le communiqué. “Il a été le chef principal qui a dirigé le plus long­ temps l’orchestre dans l’histoire du LSO et était

50

à la tête de la famille LSO depuis de nombreuses années”, selon la même source. “Son sens de la musique et son humanité étaient aimés aussi bien des musiciens que du public”, relève aussi le LSO. Grand spécialiste du compositeur français Hector Berlioz, Colin Davis a été fait chevalier en 1980 et a reçu de nombreuses récompenses au cours de sa carrière, dont deux Grammy Awards, la médaille de la So­ ciété du Royal Philharmonic et un Gramo­ phone Award. Il a également travaillé avec le Boston Symphony Orchestra, le New York Philharmonic et l’Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise. (Belga)

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Cinémas BRABANT FLAMAND Leuven Kinepolis Leuven / Arnaque à la carte E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 16h20, 22h00. / Bingo E.A., VO, Ma. : 17h20. / Crimi Clowns: De Movie E.N.A., VO, Ma. : 19h40, 22h00. / Effets secondaires E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 19h20, 21h40. / Le Monde Fantastique d'Oz E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h20. / Spring Breakers E.N.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h20. / G.I. Joe : Conspiration E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 14h20, 16h45, 22h10. VO s.t. Bil 3D, Ma. : 19h40. / Jack le chasseur de géants E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 15h40, 18h40. / Les Croods E.A., NV, Ma. : 14h00, 16h20. NV 3D, Ma. : 14h40, 17h00. / Oblivion E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h40, 16h30, 19h20, 22h10. / Silver Linings Playbook (Happiness Therapy) E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h30. / Tad, l'explorateur E.A., NV, Ma. : 13h20. / The Place Beyond the Pines E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 19h00. / Warm Bodies E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 15h00, 19h20. UBondgenotenlaan, 145-149- 3000 Leuven / Tel: 016 31 96 00

BRABANT WALLON Braine-l'Alleud Kinepolis Imagibraine / Effets secondaires E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 20h00, 22h15. / Hitchcock E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 14h00. / Le Monde Fantastique d'Oz E.A., VF, Ma. : 14h15. VF 3D, Ma. : 17h00. / Perfect Mothers E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 19h45. / G.I. Joe : Conspiration E.A., VF, Ma. : 14h45, 17h15, 22h30. VF 3D, Ma. : 19h45. VO s.t. Bil, Ma. : 22h15. / Jack le chasseur de géants E.A., VF, Ma. : 16h45. VF 3D, Ma. : 14h45, 22h30. / Jappeloup E.A., VO, Ma. : 17h15. / Les Croods E.A., VF, Ma. : 14h30, 17h00. / Oblivion E.A., VF, Ma. : 14h15, 17h00, 19h45, 22h15. VO s.t. Bil, Ma. : 20h00, 22h30. / Silver Linings Playbook (Happiness Therapy) E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 20h00. / Tad, l'explorateur E.A., VF, Ma. : 14h15, 16h45. / The Place Beyond the Pines E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 20h45. / Warm Bodies E.A., VF, Ma. : 14h45. UBoulevard de France- 1420 Braine-l'Alleud / Tel: 02 389 17 17

Louvain-la-Neuve Cinéscope Louvain-la-Neuve / 20 ans d'écart E.A., VO, Ma. : 14h15, 16h45, 19h45, 22h15. / Arnaque à la carte E.A., VF, Ma. : 22h15. / Dead Man Down E.A., VO s.t. Fr, Ma. :

22h15. / Des gens qui s'embrassent E.A., VO, Ma. : 14h15, 16h45, 19h45, 22h15. / La Religieuse E.A., VO, Ma. : 14h15, 19h45. / Le Monde Fantastique d'Oz E.A., VF 3D, Ma. : 14h15, 16h45. / Les profs E.A., VO, Ma. : 19h45. / Los amantes pasajeros E.A., VO s.t. Fr, Ma. : 19h45, 22h15. / Perfect Mothers E.A., VF, Ma. : 16h45. VO s.t. Fr, Ma. : 14h15, 19h45, 22h15. / Spring Breakers E.N.A., VF, Ma. : 19h45. VO s.t. Fr, Ma. : 22h15. / Boule et Bill E.A., VO, Ma. : 14h15. / Cloud Atlas E.A., VO s.t. Fr, Ma. : 19h45. / G.I. Joe : Conspiration E.A., VF 3D, Ma. : 14h15, 16h45, 19h45. VO s.t. Fr 3D, Ma. : 22h15. / Jack le chasseur de géants E.A., VF 3D, Ma. : 14h15, 16h45. VO s.t. Fr 3D, Ma. : 22h15. / Jappeloup E.A., VO, Ma. : 16h45, 19h45. / Les Croods E.A., VF, Ma. : 14h15. VF 3D, Ma. : 14h15, 16h45, 19h45. / Möbius E.A., VO, Ma. : 22h15. / Oblivion E.A., VF, Ma. : 14h15, 19h45. VO s.t. Fr, Ma. : 16h45, 22h15. / Tad, l'explorateur E.A., VF, Ma. : 14h15, 16h45. / Une chanson pour ma mère E.A., VO, Ma. : 16h45. / Warm Bodies E.A., VF, Ma. : 14h15, 16h45, 19h45. VO s.t. Fr, Ma. : 22h15. / La Piel que Habito E.A., VO s.t. Fr, Ma. : 19h30. UGrand Place, 55- 1348 Louvain-la-Neuve / Tel: 010 24 33 33

Rixensart Ciné Centre / Pierre de patience E.A., VO s.t. Fr, Ma. : 20h15. / Une chanson pour ma mère E.A., VO, Ma. : 18h15. UAvenue de Mérode, 91- 1330 Rixensart / Tel: 02 653 94 45

Waterloo Wellington / I Give It a Year E.A., VO, Ma. : 17h45, 20h15. / Los amantes pasajeros E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 17h45, 20h15. / Perfect Mothers E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 17h45, 20h15. / Spring Breakers E.N.A., VO s.t. Bil, Ma. : 17h45. / G.I. Joe : Conspiration E.A., VF, Ma. : 17h45, 20h15. VF 3D, Ma. : 20h15. / Gazelle E.A., VO, Ma. : 17h45. / Jappeloup E.A., VO, Ma. : 20h15. / Le Monde nous appartient E.A., VO, Ma. : 20h00. / Les Croods E.A., VF 3D, Ma. : 17h45. / Warm Bodies E.A., VF, Ma. : 20h15. UChaussée de Bruxelles, 165- 1410 Waterloo / Tel: 02 354 93 59

BRUXELLES Bruxelles Brupark Kinepolis Bruxelles / 20 ans d'écart E.A., VO,

Services de gardes à Bruxelles ‣ Médecins : 02.479.18.18 ‣ Pharmaciens : 0900.40.090 ‣ Numéro national : 0900.10.500 – Internet : www.fpb.be ‣ Dentistes : tous les jours de 21 à 7h sauf les week-ends, sans interruption du samedi 7h jusqu’au lundi 7h et les jours fériés de 7 à 21h. 02.426.10.26 ‣ Centre antipoisons : 070.245.245 ‣ Vétérinaires : 02.479.99.90 ‣ Pharmaciens : du lundi 15 avril (19h) au vendredi 19 avril (19h) ‣ Pour les pharmaciens de garde entre 22 et 9h : appelez le 070.660.160 Bruxelles Rue de Namur, 76 .......................02.512.32.60 Rue Antoine Dansaert, 1 .............02.511.89.66 Anderlecht Chaussée de Ninove, 402................................. (Scheut) .....................................02.521.60.72 Av. Charles De Tollenaer, 62 ....... 02.522.42.25 Ganshoren Place Marguerite d’Autriche, 3 ... 02.465.12.14 Jette Avenue Charles Woeste, 169 ......02.426.50.42 Molenbeek Chaussée de Gand, 738 .............02.468.10.00 Laeken Rue Marie-Christine, 157 A .........02.425.16.13 Avenue Houba de Strooper, 92 ...02.478.63.02 Schaerbeek Rue de la Consolation, 112 ............................... (Avenue Paul Deschanel) ............02.215.02.08 Avenue Princesse Elisabeth, 56 B..................... (Boulevard Lambermont) .............02.215.24.71

Etterbeek Rue des Tongres, 8 .....................02.733.09.19 Avenue d’Auderghem, 344............................... (La Chasse) ................................02.647.43.93 Woluwe-Saint-Lambert Avenue des Cerisiers, 99 ...........02.734.03.30 Woluwe-Saint-Pierre Avenue d’Oppem, 6 ....................02.772.77.66 Bruxelles Avenue Louise, 309 ...................02.649.56.54 Forest Chaussée d’Alsemberg, 149 ........02.537.56.92 Ixelles Avenue Louis Lepoutre, 67 ........02.344.80.98 Avenue de l’Université, 4 ...........02.648.37.26 Saint-Gilles Avenue Jean Volders, 50 ............02.544.12.99 Uccle Rue du Kriekenput, 71...................................... (Avenue Dolez) ...........................02.374.60.41

Ma. : 20h15. / Arnaque à la carte E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 19h45, 21h00. / Bingo E.A., VO s.t. Fr, Ma. : 14h45, 16h45. / Crimi Clowns: De Movie E.N.A., VO s.t. Fr, Ma. : 20h00, 22h30. / Dead Man Down E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 22h30. / Effets secondaires E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 14h45, 17h15, 20h00, 22h30. / I Give It a Year E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 14h45, 17h15, 20h15, 22h30. / Le Monde Fantastique d'Oz E.A., VF 3D, Ma. : 13h45, 17h00. / Les profs E.A., VO, Ma. : 14h45, 17h15, 19h45. / Perfect Mothers E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h00. / Spring Breakers E.N.A., VF, Ma. : 20h00, 21h00, 22h15. VO s.t. Bil, Ma. : 20h15, 22h30. / Sublimes créatures E.A., VF, Ma. : 17h00. VO s.t. Bil, Ma. : 17h15, 21h00. / A Haunted House E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 22h45. / Boule et Bill E.A., VO, Ma. : 14h30. / Broken City E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 22h15. / Cloud Atlas E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h00. / G.I. Joe : Conspiration E.A., VF, Ma. : 14h15, 17h00. VF 3D, Ma. : 19h30, 22h15. VO s.t. Bil, Ma. : 21h00, 22h30. VO s.t. Bil 3D, Ma. : 14h30, 19h45, 22h30. / Jack le chasseur de géants E.A., VF, Ma. : 14h15, 17h00. VF 3D, Ma. : 19h45, 22h15. VO s.t. Bil 3D, Ma. : 20h00, 22h30. / Jappeloup E.A., VO, Ma. : 14h15. / Les Croods E.A., NV, Ma. : 14h15, 16h45. NV 3D, Ma. : 14h00, 16h30. VF, Ma. : 14h30, 17h15, 19h45. VF 3D, Ma. : 14h15, 16h45. VO s.t. Bil 3D, Ma. : 20h15. / Oblivion E.A., VF, Ma. : 14h30, 16h45, 19h45, 22h30. VO s.t. Bil, Ma. : 14h00, 16h45, 19h45, 22h30. / Tad, l'explorateur E.A., NV 3D, Ma. : 14h30. VF, Ma. : 14h30. VF 3D, Ma. : 17h00. / The Place Beyond the Pines E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 16h45, 19h45, 22h15. / Warm Bodies E.A., VF, Ma. : 14h30, 17h00, 20h00, 22h15. VO s.t. Bil, Ma. : 20h15, 22h30. UBrupark - 20 Boulevard du Centenaire- 1020 Bruxelles / Tel: 0900 00 555

Bruxelles Centre-ville Actor's Studio / Amour E.A., VO s.t. Nl, Ma. : 17h00. / Inch’Allah E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 19h25, 21h25. / La Chasse E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h20. / Le Temps de l'aventure E.A., VO, Ma. : 16h45, 19h20. / Lore E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 17h15. / Pierre de patience E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 15h15, 18h45. / Wadjda E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 15h05. / Zero Dark Thirty E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 20h45. / The Broken Circle Breakdown E.A., VO s.t. Fr, Ma. : 14h35. URue de la Fourche 17-19- 1000 Bruxelles / Tel: 02 512 16 96 Aventure Ciné Confort / I Give It a Year E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 14h00, 20h10. / Le Monde Fantastique d'Oz E.A., VF 3D, Ma. : 15h45. / Anna Karenine E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 14h30. / Argo E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h55. / Broken E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 18h00. / De grandes espérances E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h30. / Elefante blanco E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 19h30. / L'Odyssée de Pi E.A., VO s.t. Bil 3D, Ma. : 17h55. / Lincoln E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 16h50. / Silver Linings Playbook (Happiness Therapy) E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 14h10, 21h30. / Sugar Man E.A., VO s.t. Fr, Ma. : 16h25, 19h50. U57 Galerie du centre- 1000 Bruxelles / Tel: 02 219 92 02 CINEMATEK / Chansons du deuxième étage E.A., VO s.t. Nl, Ma. : 19h00. / Amours fous E.A., VO, Ma. : 20h00. / Le lys de Brooklyn E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h00. URue Baron Horta, 9- 1000 Bruxelles / Tel: 02 551 19 19 Galeries Cinéma / La Religieuse E.A., VO s.t. Nl, Ma. : 13h15. / Au nom du fils E.A., VO s.t. Nl, Ma. : 11h15, 20h05, 22h00. / Le Mur Invisible E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 15h25, 17h45, 20h05, 22h10. / Les Enfants Loups, Ame & Yuki E.A., VO s.t. Fr, Ma. : 15h40. / Paradis: Foi E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 12h55. / Pinocchio E.A., VF, Ma. : 14h10, 16h55. / The Master E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 10h40, 17h30. / Une histoire d'amour E.A., VO s.t. Nl, Ma. : 12h30, 18h25, 21h45. / Wadjda E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 15h00. U26 Galerie de la Reine- 1000 Bruxelles / Tel: 02 514 74 98

UGC De Brouckère / Dead Man Down E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 16h15, 19h25, 22h00. / I Give It a Year E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h05, 15h15, 17h25, 19h35, 21h50. / Le Monde Fantastique d'Oz E.A., VF, Ma. : 13h45, 16h30, 19h15. VO s.t. Bil 3D, Ma. : 14h00, 17h00, 21h50. / Les profs E.A., VO, Ma. : 14h00, 19h45. / Los amantes pasajeros E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h45, 16h30, 19h15. / Perfect Mothers E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h50, 16h25, 19h20, 21h50. / Spring Breakers E.N.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h00, 16h15, 17h30, 19h45, 22h00. / G.I. Joe : Conspiration E.A., VF, Ma. : 14h00, 16h30, 19h30, 22h00. VO s.t. Bil 3D, Ma. : 14h00, 16h30, 19h30, 22h00. / Jack le chasseur de géants E.A., VF, Ma. : 14h30, 17h00. VO s.t. Bil, Ma. : 22h00. / Oblivion E.A., VF, Ma. : 13h45, 16h30, 19h20, 22h00. VO s.t. Bil, Ma. : 13h45, 16h30, 19h20, 22h00. / Warm Bodies E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h10, 15h20, 17h30, 19h45, 22h00. UPlace de Brouckère- 1000 Bruxelles / Tel: 0900 10 440

Bruxelles Haut de la ville Styx / A Royal Affair E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h00. / Dans la maison E.A., VO s.t. Fr, Ma. : 19h00. / La part des anges E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h10. / Les Bêtes du sud sauvage E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 19h20. U72, Rue de l'Arbre bénit- 1050 Bruxelles / Tel: 02 512 21 02 UGC Toison d'Or / 20 ans d'écart E.A., VO, Ma. : 13h05, 15h15, 17h25, 19h30, 21h40. / Des gens qui s'embrassent E.A., VO, Ma. : 13h05, 15h15, 17h25, 19h35, 21h45. / Effets secondaires E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 14h00, 16h30, 19h05, 21h30. / La Religieuse E.A., VO s.t. Nl, Ma. : 17h15. / Le Monde Fantastique d'Oz E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 16h15. / Les profs E.A., VO, Ma. : 14h00, 19h20. / Los amantes pasajeros E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30. / Perfect Mothers E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 14h00, 16h30, 19h25, 21h45. / Spring Breakers E.N.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h00, 15h10, 19h10, 21h15. / 11.6 E.A., VO s.t. Nl, Ma. : 19h00. / Argo E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 16h05, 19h05, 21h40. / Cloud Atlas E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h10, 16h35, 20h00. / G.I. Joe : Conspiration E.A., VO s.t. Bil 3D, Ma. : 14h00, 17h00, 21h30. / Inch’Allah E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h45, 16h00, 19h35, 21h45. / Jappeloup E.A., VO, Ma. : 13h40. / Le Temps de l'aventure E.A., VO s.t. Fr, Ma. : 14h30, 17h00, 19h15, 21h30. / Oblivion E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h50, 16h25, 19h00, 21h35. / Silver Linings Playbook (Happiness Therapy) E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h30. / The Place Beyond the Pines E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h10, 16h00, 18h50, 21h40. UAvenue de la Toison d'Or, 8- 1050 Bruxelles / Tel: 0900 10 440 Vendôme / Alceste à bicyclette E.A., VO s.t. Nl, Ma. : 16h10. / Blancanieves E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 14h00, 16h15, 19h00, 21h20. / Elefante blanco E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 16h20, 21h00. / Kinshasa Kids E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 14h20, 21h15. / Lore E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 18h50. / Pierre de patience E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 13h50, 16h00, 19h10, 21h30. U 18, Chaussée de Wavre - 1050 Bruxelles / Tel: 02 502 37 00

Bruxelles Ixelles Flagey / Berberian Sound Studio E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 19h45. / Etreintes brisées E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 17h30. / Volver E.A., VO s.t. Bil, Ma. : 21h30. UPlace Sainte-Croix- 1050 Bruxelles / Tel: 02 641 10 20

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

51

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Débats Ripostes

La transparence est-elle la solution à la crise de confiance? Le gouvernement français s’est lancé lundi dans une opération “transparence” sans précédent avec la publication des patrimoines des 38 membres du gouvernement, Premier ministre compris. L’opinion publique est pour. Tous les élus pas. Alors, la transparence comporterait-elle certaines dérives? l

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a dû défendre son gouvernement face au Parlement et à l’opinion publique.

Non La transparence est devenue un outil de propagande qui vient de l’économie et précisément de l’Ecole de Chicago, la plate­ forme de l’ultralibéralisme. Une fois de plus, les individus qui voudront se protéger y parviendront et ceux qui n’ont pas les moyens financiers resteront dans la transparence. Coupons plutôt les communications avec les paradis fiscaux.

On a le sentiment que la transparence est devenue un mythe. Y a-t-il des dangers ? Il faut savoir d’où elle vient. Cette transparence pro­ vient de la science économique et précisément de l’Ecole de Chicago, la plate­forme de l’ultralibéralisme. C’est une conséquence de la théorie des anticipations rationnelles. On peut résumer ce principe en une phrase : si les éléments sont transparents, on n’a pas be­ soin de réglementations; une théorie fausse, démentie par les faits. Depuis des dizaines d’années, la physique a démontré que le monde n’est pas comme cela. Et à un niveau individuel ? C’est une contradiction du libéralisme : il demande la transparence mais celle­ci réduit la liberté individuelle. Dans une maison de verre, vous n’avez plus de vie pri­ vée. A quoi attribuez-vous cette montée de la transparence ? C’est un programme politique fondé sur l’idée que la transparence produit l’objectivité. Si les marchés sont transparents, les prix seront objectifs. Mais il y a là en­ core une contradiction : dès que, pour une raison de profit, la transparence n’est pas bonne, on ne l’appli­ quera pas. Il suffit de voir sur les marchés boursiers les dark pools – possibilité pour les intervenants sur les marchés boursiers de cacher leur identité (NdlR : auto­ risé depuis 2007 en Europe par la Directive européenne sur les marchés d’instruments financiers et représen­ tant environ le sixième de toute l’activité boursière)­ et les High Frequency Trader (possibilité pour les entre­ prises de faire 2 000 opérations à la seconde). On n’y touchera pas.

52

Ne peut-on pas dire que les médias luttent aussi pour une plus grande transparence ? Vous parlez là de l’accès à l’information, ce qui ne veut pas dire que ces informations doivent être publiées ou accessibles à tous. Le problème de News of the World (NdlR, tabloïd britannique qui a cessé de paraître en 2011 à cause d’écoutes illégales des GSM de personnali­ tés ou de familles de victimes) est précisément qu’au nom de la transparence, il n’est pas acceptable que tout soit publié sur tout le monde.

D.R.

Cette transparence sur le patrimoine des élus français, est-ce une bonne réponse à la crise de confiance ? Non, elle va créer des disparités entre les hommes poli­ tiques en fonction de leurs histoires personnelles qui les feront apparaître ici comme des gagnants, ici comme des losers. Et ce que certains veulent cacher, le restera. Prenons le cas de M. Cahuzac, ce qu’il a caché n’apparaî­ tra pas dans une déclaration officielle – soit visible – de son patrimoine. Cette “transparence” rate donc son but.

PAUL JORION

Anthropologue, sociologue, économiste VUB – ULB. Enseignant aux universités de Bruxelles, Cambridge, Paris VIII et à l’Université de Californie à Irvine. Derniers livres parus : “Misère de la pensée économique” (Fayard 2012) et “La survie de l’espèce” (Futuropolis/Arte) www.pauljorion.com

“Le problème de “News of the World” (NdlR, tabloïd britannique qui a cessé de paraître en 2011 à cause d’écoutes illégales des GSM de personnalités ou de familles de victimes) est précisément qu’au nom de la transparence, il n’est pas acceptable que tout soit publié sur tout le monde.”

La transparence est-elle un plus ou un moins pour un régime démocratique ? Je crois que c’est essentiellement un outil de propa­ gande. Une fois de plus, les individus qui voudront se protéger contre la transparence y parviendront et ceux qui n’ont pas les moyens financiers resteront dans la transparence. Ce deux poids deux mesures est négatif. En matière de contrôle des élus, que pensez-vous du système belge de la déclaration du patrimoine sous le sceau du secret et ouverte seulement à la demande d’un juge ? Mais il faut pouvoir vérifier les données. Maintenant, on sait qu’en Belgique, les milieux des affaires ont toujours eu un rôle prépondérant sur la gestion politique du pays, c’est une tradition. Quelles seraient les réponses les plus appropriées à cette crise politique et financière ? Il faut laisser les individus tranquilles mais prendre de vraies mesures pour mettre hors d’état de nuire les pa­ radis fiscaux. Il existe un décentrement dans le système financier qui est aujourd’hui essentiellement focalisé sur des pays déréglementés au niveau fiscal et juridi­ que. Cela détruit ce qui reste du système financier. Avec quelles mesures ? En coupant les communications avec les pays coupa­ bles. Ces mesures utilisées contre l’Iran peuvent être di­ rigées contre les paradis fiscaux.

Entretien : Thierry Boutte

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


ERIC FEFERBERG/AFP

Oui Obliger les élus à déclarer leur patrimoine : que pensezvous de cette mesure de transparence prise par la France ? L’idée générale de transparence est de combattre la corruption sous toutes ses formes, et particulièrement la corruption par des fonctionnaires publics et des hommes et des femmes politiques. Pour atteindre l’éradication de la corruption, nous croyons que la me­ sure la plus évidente et la plus directe est la transpa­ rence des transactions afin de pouvoir détecter l’enri­ chissement des fonctionnaires publics et des politi­ ciens pendant leur mandat. Nous estimons qu’il devrait y avoir des moyens effectifs pour contrôler si un homme ou une femme politique qui se fait élire à une fonction officielle passe d’un état de fortune négli­ geable à un état excessif. Il devrait y avoir des correctifs pour s’assurer qu’il n’y a pas d’abus. Vous pensez donc que le système tel qu’il existe en Belgique est insuffisant ? Chez nous, toute une série de personnalités publiques doivent envoyer à la Cour des Comptes dans une enve­ loppe fermée l’état de leur patrimoine et leurs revenus. Ce système n’a pas, à ce stade­ci, trouvé sa véritable ef­ ficacité. Un certain pourcentage des gens soumis à cette obligation d’enveloppe, pourcentage qui n’est pas minime, ne s’y soumet pas. Nous insistons beaucoup pour qu’on renforce le système car nous n’en voyons pas les effets. C’est quand même étonnant qu’on n’ait jamais rien pu détecter depuis sa mise en place alors qu’à notre connaissance la corruption n’a pas disparu. Qu’est-ce qui vous permet de dire cela ? Le processus de travail de Transparency International est très simple. Nous nous attaquons à la corruption en général, mais nous ne voulons pas jouer le rôle de ceux qui indiquent des personnes ou des organisations nommément. Cela dit, quand vous regardez les résul­ tats des monitorings réalisés par un certain nombre d’organisations comme GRECO (groupe d’états contre la corruption) pour le Conseil de l’Europe ou le Groupe de travail contre la corruption pour l’OCDE, on voit que la mise en œuvre effective des mesures anti­cor­ ruption à travers des procès ne se fait pas en Belgique.

D.R.

La déclaration de patrimoine des élus en France ne suffit pas, mais c’est une des mesures à prendre. Il faut pouvoir détecter si une personne fait l’objet d’un enrichissement sauvage pendant la période de son mandat. Est­ce du voyeurisme ? C’est un risque à courir car il faut absolument renforcer le système.

FRANÇOIS VINCKE

Membre du conseil d’administration de Transparency International Belgique.

“Il faut de véritables processus pour prévenir la corruption, éviter qu’elle ne s’installe, éviter qu’il y ait une tentation. Et cela ne se fait pas avec un claquement de doigt. Selon moi, il faut des procès. ”

Certains pays européens (comme la Norvège) sont beaucoup plus avancés en la matière. Est-ce une question de mentalité ? Il faut être nuancé. On ne peut pas dire que tel pays a le monopole de la vertu, et tel autre celui du vice. Il y a des fraudes partout. La vraie question est de savoir comment les dispositions juridiques sont mises en œuvre. D’abord, il faut de bons textes. Ensuite, il faut une véritable prise de conscience. Souvent, on apprécie beaucoup une mesure si elle est prise par le voisin. Plus c’est loin, mieux c’est. Et enfin, il faut une véritable mise en œuvre. Ce n’est pas tout d’avoir des règles, en­ core faut­il les appliquer. Il faut de véritables processus pour prévenir la corruption, éviter qu’elle ne s’installe, éviter qu’il y ait une tentation. Et cela ne se fait pas avec un claquement de doigt. Selon moi, il faut des procès. Vous parlez de la déclaration de patrimoine en France : ce n’est pas une formule magique ! C’est un début mais il faut un ensemble de mesures. Celle­ci doit faire par­ tie d’une série de dispositions. Et je trouve très triste que le gouvernement fédéral actuellement en fonction en Belgique n’ait pas prévu dans son programme une vision globale de lutte contre la corruption. Mais la transparence ne comporte-t-elle pas des dérives ? Certains opposants à la nouvelle mesure prise en France avancent son aspect de voyeurisme : la presse va s’emparer des données, on risque de faire des hit-parades des élus les plus riches, etc. Voilà les personnalités publiques un peu jetées en pâture. Cela ne vous dérange pas ? J’imagine bien qu’il y aura un petit jeu autour des don­ nées pour savoir qui a le plus d’immobilier, qui est le plus riche, etc. Mais c’est un risque qu’il faut courir car on ne peut pas se contenter de la situation actuelle. Il faut pouvoir détecter si une personne fait l’objet d’un enrichissement sauvage pendant la période de son mandat. Certains invoquent la question du respect de la vie privée. Mais pour moi, ce petit désavantage con­ tre une valeur à protéger est largement compensé par l’avantage de pouvoir vérifier les choses.

Entretien : Monique Baus mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

53

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Débats Opinion

“Il faut que quelque chose se passe” Les jeux de pouvoir peuvent s’analyser sous cet angle. L’actualité en offre trois illustrations : le succès de Beppe Grillo en Italie, la vague d’interviews données par Bart De Wever et le moindre des mots et gestes du pape François.

SOCIÉTÉ

Mais le succès de Beppe Grillo n’était pas seulement un message in­ l faut que quelque chose se passe, terne. Il était aussi, dans un pays pour­ proclama un beau jour Oscar tant jusqu’ici plutôt europhile, une Wilde. Quelque chose se passa sorte de plébiscite contre l’austérité en effet pour lui, un procès im­ imposée par l’Europe, et soutenue par prudemment engagé dont il les puissants groupes économiques et sortit ruiné et désespéré. Lorsque financiers. Le principal problème de quelque chose se passe, cela ne se l’Europe n’est pas d’abord budgétaire, passe pas forcément bien. Ni forcé­ économique, politique ou social; il est ment mal. Mais l’exhortation est tou­ celui de l’adhésion de ses populations jours la même quand on semble s’em­ qui, à tort ou à raison, avec ingratitude bourber dans une situa­ parfois, ne se voient of­ tion dont on ne perçoit frir d’autre projet que le pas d’issue : il faut que marché et la compétiti­ quelque chose se passe. vité internationale, N’importe quoi pour d’autre politique que la d’aucuns, mais qu’au rigueur et d’autre sort moins quelque chose se que succession de res­ passe. trictions. Elles veulent Les jeux de pouvoir qu’à ce niveau aussi, peuvent s’analyser sous quelque chose se passe. cet angle. L’actualité ré­ N’importe quoi, à la li­ cente en offre trois bel­ mite, claquer impru­ LUC VAN les illustrations, très demment la porte de CAMPENHOUDT contrastées. l’Europe, pourvu que Editorialiste La première est le suc­ quelque chose se passe! et de directeur de cès récent de Beppe La deuxième illustra­ la Revue Nouvelle (1). Grillo. Au cours des tion est la vague d’inter­ élections précédentes, views et de conférences les Italiens exprimaient leur préfé­ de presse récemment données par rence pour tel ou tel parti, mais sans Bart De Wever. L’objectif central de ses remettre massivement en cause le sys­ propos n’était autre que de convaincre tème politique de leur pays. Délibéré­ le sud du pays autant que le nord que, ment, “le programme” de Beppe Grillo malgré ce que le gouvernement Di ne peut trouver place dans le système Rupo tente de faire croire, en réalité, il politique et économique tel qu’il fonc­ ne se passe rien. Des chiffres d’un dé­ tionne; il vise, comme préalable ab­ puté flamand montrent­ils que la Wal­ solu, à assainir ce système en profon­ lonie s’en sort aujourd’hui moins mal deur. En votant pour lui, une grande que la Flandre? Peut­être, mais la Wal­ partie des électeurs ont voulu que lonie reste arrosée de subventions, bé­ quelque chose se passe, un électro­ néficie de trop de transferts et manque choc, une remise en question radicale. toujours d’esprit d’entreprise, souli­ Advienne que pourra! gne le leader nationaliste. Les accords D.R.

I

54

institutionnels prévoient­ils une res­ ponsabilisation croissante des Ré­ gions ? Faux, affirme­t­il, on va même dans le sens inverse. BHV est­il scindé? Même pas! Tout ne serait qu’anecdoti­ que, question d’étiquette, poudre aux yeux. En revanche, avec lui aux com­ mandes, quelque chose va vraiment se passer. Lorsque Didier Reyn­ ders affirme ironique­ ment qu’en renvoyant le PS dans l’opposition, le pays aurait droit à une vraie réforme de l’Etat sans devoir modi­ fier le moindre article de la Constitution, il agite le même type d’ar­ gument : avec les socia­ listes francophones, inutile d’espérer que quelque chose se passe; sans eux, avec les libé­ raux à la barre, ce serait tout différent. La troisième illustra­ tion est le changement de pape. En la circons­ tance, le Saint­Esprit a été particulièrement bien inspiré. En renonçant à sa charge, Benoît XVI prenait acte qu’il fallait que quelque chose se passe au sein d’une Eglise confrontée aux intri­ gues et au conservatisme de la Curie, aux scandales financiers et moraux et

au succès plané­ taire de mouvements chré­ tiens extérieurs aux Eglises insti­ tuées, notamment évangélistes, mais aussi qu’il n’était plus celui par lequel ce quelque chose pou­ vait advenir. Toute de pourpre vê­ tue, la machine ro­ maine a alors mis en branle un dispositif to­ talement anachroni­ que, mais d’une rare ef­ ficacité symbolique. Qu’y a­t­il de plus ana­ chronique que cette procédure où 115 hommes célibatai­ res, presque tous fort âgés, certes talentueux, mais qui ne seraient pas arrivés où ils sont sans une grande docilité à l’égard de leur institu­ tion, désignent secrète­ ment celui qui sera le chef spirituel de plus d’un milliard d’êtres humains, dont une moitié de femmes? Qu’y a­t­il de symbo­ liquement plus puis­ sant que ce cérémonial séculaire précédé de mille spécula­ tions dans presque tous les médias du monde, ponctué de multiples rituels dans des lieux majestueux saturés d’une histoire prestigieuse, accompa­

L’art du prince consiste à convaincre qu’avec lui quelque chose de fort va se passer, qui va conduire à un progrès voire à un changement radical. Qui parvient à incarner cet espoir, prend la main…

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Opinion

Droite et populisme éhonté Non seulement Alain Destexhe (MR) nie le racisme, mais il jette l’opprobre sur ceux qui le combattent !

RÉACTION

versèrent encore récemment leur fiel sur Harlem Désir, éructant sur “l’escro­ ertullien enseignait au IIIe siècle querie antiraciste”, “le racisme imagi­ que la haine est la fille de la peur. naire et fantasmé” et l’“officine” SOS­ Vu l’ampleur de l’islamophobie Racisme “subventionnée” ? Le nu­ aujourd’hui, le propos reste d’actua­ méro 2 du FN est très clair sur cette lité. Un rapport récent du Réseau dernière question. Si ce parti arrive au Européen contre le Racisme met en pouvoir, ce sera la fin des subventions exergue notamment une discrimina­ publiques pour “ces associations [qui] tion contre les musulmans. “La Libre n’ont pas de raison d’être sinon de s’oc­ Belgique” du 26 mars s’en fait l’écho. cuper de problèmes politiques et pas de Cet article a suscité une réaction d’un problèmes humanitaires ou sociaux” (2). parlementaire qui ne doit pas laisser Alain Destexhe se contente d’exiger les démocrates indiffé­ un “débat public sur rents. Alain Destexhe, l’importance de cette avec sa tribune “islamo­ “mouvance” antiraciste, CARLOS phobe ?” (LLB l’idéologie qu’elle véhi­ CRESPO Militant antiraciste 27/03/2013) a rompu cule ainsi que le coût Travailleur de avec l’unanimisme qu’elle engendre pour la l’associatif. existant entre forma­ collectivité”. On peut tions politiques sur encore relever la viru­ l’utilité sociale de la lence de la charge de lutte contre le racisme. l’élu bruxellois contre l’idéologie anti­ Depuis la Seconde Guerre mondiale, raciste qui “est petit à petit devenue la un consensus politique prévalait en doctrine officielle de nos institutions”. Belgique en vue de ne pas reproduire Ainsi, le problème n’est pas le ra­ le maelström de haine qui en 40­45 a cisme pratiquement inexistant, mais causé tant de victimes. L’antiracisme a bien l’antiracisme présent partout ! Il émergé pour renforcer l’inclusion so­ est bien sûr légitime de critiquer les ciétale de tous et toutes. Dans son religions, de défendre la laïcité, mais texte non seulement le député MR aussi d’exiger une utilisation optimale minimise, voire nie le racisme dont des deniers publics. Un mandataire sont victimes certains de ses conci­ politique respectable ne peut toute­ toyens, mais en plus jette l’opprobre fois le faire en méprisant publique­ sur ceux qui le combattent. “L’antira­ ment des citoyens victimes de discri­ cisme s’est également mué en un busi­ minations et ceux qui les combattent, ness totalement subventionné. Les orga­ en sapant l’antiracisme comme fonde­ nisations qui s’en font une spécialité ont ment démocratique de notre société comme caractéristique de ne compter ou en jetant en pâture à l’opinion pu­ quasiment aucun militant bénévole blique des clichés infamants inspirés mais d’être animées par des permanents de thèses populistes. salariés qui ne vivent que de la généro­ Alors que l’on pensait que le cordon sité publique” : quel mépris pour les sanitaire avait perdu sa raison d’être travailleurs de l’associatif, pour les en Belgique francophone avec l’ab­ secteurs non marchands, mais aussi sence dans les parlements d’élus d’ex­ pour les bénévoles qui, n’en déplaise à trême­droite, il faudrait peut­être en­ Monsieur Destexhe, militent active­ visager de le réactiver à l’attention ment et de manière désintéressée ! d’un parlementaire dont la dérive Le plus inquiétant ce sont les réfé­ idéologique a de quoi inquiéter les dé­ rences du député Destexhe. C’est dans mocrates conséquents. Il est d’ailleurs des positions de l’extrême­droite étonnant que la formation de Mon­ française frontiste et identitaire sur sieur Destexhe n’ait aucunement l’antiracisme qu’il semble puiser son réagi à sa sortie. Il n’est pas trop tard, argumentaire. En effet, quand Mon­ mais il est temps pour Monsieur Mi­ sieur Destexhe évoque l’antiracisme chel de prendre attitude sur ce dossier. comme “escroquerie intellectuelle et fi­ nancière”, semble nier le racisme dans U (1)] http://droites­extremes.blog.le­ notre pays “particulièrement tolérant et monde.fr/2012/09/12/fn­et­bloc­identi­ accueillant”, raille des “subventions taire­les­memes­mots­contre­harlem­de­ inutiles” à un “business totalement sub­ sir/ ventionné”, en quoi son discours diffè­ U (2) http://www.marianne.net/Louis­ re­t­il de celui du Front National et du Aliot­Si­le­FN­gagne­termine­l­argent­ Bloc Identitaire qui à l’unisson (1) dé­ public­pour­SOS­racisme_a213589.html

T ILLU SERGE DEHAES

gné des prières de millions de fidèles, scandé par une succession de mo­ ments forts comme la lourde porte qui se referme sur le conclave, le sus­ pense plusieurs fois répété de la fu­ mée noire ou blanche, l’Habemus pa­ pam enfin annoncé, l’attente du nom du cardinal élu et de celui du nou­ veau pape, sa blanche apparition au balcon de la place Saint­Pierre et la somptueuse cérémonie d’intronisa­ tion qui couronne la séquence? Qu’il ait au départ peu ou beaucoup de charisme, porté par la situation et le prestige de la fonction, le nouveau pape semble soudain, miraculeuse­ ment, en avoir un immense. Le moin­ dre des mots et gestes de François est interprété comme le signe d’une qualité humaine et d’une disposition morale qui méritent l’admiration. Sa simplicité acquiert une allure d’autant plus exceptionnelle qu’elle contraste avec le cadre grandiose. Il se passe enfin quelque chose. L’on sent, du côté de la plupart des croyants, une immense volonté d’y

croire, tandis que d’autres, croyants ou non, tentent déjà de montrer ses faiblesses face à la dictature, et donc qu’avec lui, il ne se passera sans doute pas grand­chose. Le constat est là : attitudes d’adhé­ sion ou de rejet, choix électoraux, en­ gagements ou de replis s’expliquent en partie par la volonté que quelque chose se passe et/ou par la lassitude de voir que rien ne se passe vraiment. L’art du prince consiste à convaincre qu’avec lui quelque chose de fort va se passer, qui va conduire à un pro­ grès voire à un changement radical. Qui parvient à incarner cet espoir et sait prendre la main a beaucoup plus de chance de se retrouver en position de force que celui qui reste sur la dé­ fensive.

U (1)Ce texte est l’édito de la dernière Revue nouvelle (avril 2013) qui pré­ sente un gros dossier sur “La Chine, une puissance (in)certaine” avec “Règles et factions au sommet du Parti commu­ niste (J. Doyon), “Puissance montante qui modifie les règles du jeu?” (B. Bar­ ton), “L’Europe face à la montée en puissance de la Chine. Miracle ou péril jaune?” (S. Wintgens), “Programme spatial. La construction de la puissance” (B. Li), “Se rassurer pour être rassu­ rante” (M. Burnay, M. Maira). A lire aussi les moissons d’avril et billets d’humeur. Rens.: 02.640.31.07 et www.revuenouvelle.be

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

55

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Médias-Télévision

REPORTERS

“Assistance mortelle”, dernier documentaire en date de Raoul Peck, n’est pas passé inaperçu lors de sa diffusion à la RTBF. Dans cette enquête très détaillée, le cinéaste retrace deux ans de présence des grandes institutions internationales en Haïti au lendemain du tremblement de terre. Une aide humanitaire au parfum empoisonné. Proposé ce mardi soir sur Arte, le documentaire sera suivi vers 22h25 d’un court entretien avec le réalisateur.

DR

GensInfo

La saison 2 de “The newsroom”, dernière création en date d’Aaron Sorkin, démarrera le 14 juillet sur HBO. Dix nouveaux épisodes qui marqueront le retour à l’antenne de Will MacAvoy (Jeff Daniels), présentateur toujours aussi incisif et survolté, et ses journalistes chevronnés, décrypteurs spécialisés dans les scandales politiques et financiers. Une série qui propose un voyage éclairant dans les coulisses d’une chaîne améri­

Le bon filon des De nombreuses séries capitalisent sur des succès étrangers ou des romans…

ZOOM AVANT

L’

envol des séries est un fait inter­ national reconnu. De plus en plus de créateurs et d’acteurs s’emparent du filon pour le façonner à leur guise, encouragés par la multipli­ cation des canaux de diffusion. Pour­ tant alors que la manne des créations originales ne cesse de s’étoffer, on constate aussi la montée en puissance des adaptations. Qu’il s’agisse de ro­ mans ou de films, ou de succès étran­ gers revisités “à la sauce locale”. Besoin de rassurer ses investisseurs, volonté d’offrir au public une variation sur un thème connu ? Les raisons sont multi­ ples qui poussent les créateurs à em­ prunter ces voies, en partie, balisées. La preuve avec trois projets annoncés dans les semaines ou les mois à venir.

caine toute info.

PHOTONEWS

DR

Et encore une adaptation, une ! La Warner vient d’an­ noncer qu’elle a choisi Glen Mazzara, scénariste et showrunner de la série “The Walking Dead”, pour si­ gner le scénario du prequel du film “Shining” de Stanley Kubrick. L’idée pourrait faire peur, mais lorsqu’on voit le résultat obtenu avec la série “Bates Motel”, prequel du “Psychose” d’Alfred Hitchcock, on se dit que peut­être…. Fameux score ce 14 avril pour le Vivement dimanche spécial consacré au 80e anniversaire de Jean-Paul Belmondo. Dès 14h10, une pléiade d’invités a pris place autour de lui : sa famille, Jean Rochefort, Pierre Vernier, Jean­Pierre Marielle, Claude Rich, Charles Gérard ou Guy Bedos. Une formule tout à fait gagnante pour Mi­ chel Drucker qui a réalisé l’exploit de se classer en tête des audiences avec plus de 2,5 millions de fidèles. Ils étaient même 3,5 millions à rejoindre Drucker juste avant le JT de 20h.

Le livre : The Dome

Libre parcours

* GOLDENEYE (GOLDENEYE)

de Martin Campbell (Etats-Unis, 1995). Avec Pierce Brosnan, Famke Janssen, Izabella Scorupco.

** LA RANÇON (RANSOM) de Ron Howard (Etats-Unis, 1996). Avec Mel Gibson, Rene Russo, Brawley Nolte.

France 2, 20h45.

La Deux, 20h25.

1. Film d’action. 90 % d’action, 9 % de charme et 1 % d’humour, telle est la formule explosive, disons plutôt pyrotechnique, de cette aventure de 007. Guerre froide ou pas, le méchant reste russe. Pierce Brosnan est un James Bond élégant mais dépourvu de style. Un petit Bond.

2. Thriller. Voilà un sacré moteur de suspense et Ron Howard sait le faire tourner à plein régime. Au volant, Mel Gibson mène ce thriller à bon port, même si on peut trouver la dernière ligne droite un peu hard.

LES CHEMINS DE LA DIGNITÉ ** (MEN OF HONOR)

** UNE AFFAIRE DE FEMMES

de George Tillman Jr (Etats-Unis, 2000). Avec Robert De Niro, Charlize Theron.

de Claude Chabrol (France, 1988). Avec Isabelle Huppert, François Cluzet, Marie Trintignant.

RTL TVI, 21h55.

TV5 Monde, 14h00.

3. Biographie. Inspiré d’une histoire vraie, ce film minutieux et classique n’échappe pas totalement au travers du “biopic” édifiant. “Men of Honor” vaut pour son rapport à l’histoire, mais encore pour son duel d’acteurs, Robert De Niro trouvant à qui parler en Cuba Gooding Jr.

4. Drame. Claude Chabrol livre l’histoire de Marie la “faiseuse d’anges”, qui aidait des femmes à avorter dans un contexte bien particulier : la Seconde Guerre mondiale. Avec une très bonne Isabelle Huppert, prix d’interprétation féminine à la Mostra de Venise en 1988.

56

CONCORDE FILMVERLEIH GMBH

RTL TVI

RTBF

DANJAC

**** Obligatoire *** Recommandé ** Conseillé * Facultatif ° Déconseillé

Au début du mois de décembre, CBS a annoncé son intention d’adapter en série “Under the dome” (“Dôme” en VF) le roman de Stephen King. Un nom qui, à lui seul, retient toute l’attention. La série, déclinée en 13 épisodes, sera coproduite par l’auteur lui­même et par un partenaire de choix en la per­ sonne de Steven Spielberg. Fascinés par les phénomènes inexpliqués, tous deux vont se pencher sur l’histoire de cette petite ville de Nouvelle­Angleterre qui, du jour au lendemain, s’est retrouvée isolée du reste du monde par un champ de forces magnétiques formant un dôme invisible autour de la cité. Lors­ que les ressources commencent à se ra­ réfier, les premiers conflits éclatent au sein de la population d’autant que cer­ tains tentent de profiter de la situation pour prendre le pouvoir… Une am­

“Under the Dome”, nouvelle série de sciencebiance post­apocalyptique qui pourrait rappeler le propos de “Revolution”, lancée au début de l’année. A moins que ce soit le parfum de “Lost” qui se révèle le plus persistant. Au scénario, on retrouve en effet un certain Brian K. Vaughan qui a présidé aux destinées des passagers du Vol Oceanic 815. At­ tendue le 24 juin, les premiers trailers ont commencé à circuler… Succès voisin : Devious Maids En terme d’adaptations, les Britanni­ ques et les Scandinaves tiennent aujourd’hui le haut du pavé, générant chaque année des dizaines de préemp­ tions en vue de projets qui ne parvien­ nent pas toujours à maturité. Mais l’in­ fluence, elle, est bien réelle que l’on songe à “The Killing”, “Borgen” ou à “Bron”, qui connaîtra deux adaptations : l’une franco­britannique, l’autre améri­ cano­mexicaine. C’est de ce côté­là que penche le cœur de “Devious Maids”, nouveauté à découvrir le 23 juin. Derrière l’histoire de ces 5 femmes de ménages de Beverly Hills, coincées entre vilains petits secrets et mort suspecte,

Les mains vides des Florange Anne Gintzburger a suivi les métallos déterminés à lutter. France 5, 20h40.

PROMESSES

J

e voudrais travailler encore, travailler encore. Forger l’acier rouge avec mes mains d’or…” La chanson de Bernard Lavilliers résonne comme un hymne pour les métallos de Florange, privés de leur outil. Ils se battent, corps et âme, depuis que Lakshmi Mittal,

PDG du groupe numéro un mondial de l’acier, a décidé d’arrêter les derniers hauts fourneaux du site lorrain. En fé­ vrier 2012, les ouvriers de Florange ont voulu croire à la main tendue d’un François Hollande en campagne, qui leur promettait une loi sans précédent s’il était élu président de la République. “Quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production, mais ne veut pas non plus la céder, nous ferons obliga­ tion que des repreneurs interviennent”, avait­il promis. Une loi devrait être examinée par le Parlement français en juin 2013, desti­ née à protéger les sites rentables des li­

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


adaptations

À tout’zappeur

Le charme d’un pilote­reporter

fiction réunit le talent de conteur de Stephen King et celui du cinéaste Steven Spielberg. on retrouve, sans surprise, Marc Cherry, père des défuntes “Desperate Housewi­ ves”. Développée pour ABC, au départ, la série verra le jour sur Lifetime finale­ ment, mais sans changer d’âme. Côté in­ trigues, elle ne cache pas ses origines très latino puisqu’elle s’inspire du suc­ cès d’une télénovela mexicaine : “Ellas son la alegria des hogar” (Elles sont la joie de nos foyers). Avec le meurtre mys­ térieux de l’une de ces employées mo­ dèles pour foyers huppés, Marc Cherry s’apprête à gratter une nouvelle fois le vernis de respectabilité d’une certaine frange de la population US. Grincements de dents garantis et cas­ ting haut de gamme avec Roselyn San­ chez (FBI : portés disparus), Ana Ortiz (Ugly Betty), Judy Reyes (Scrubs) et Da­ nia Ramirez (Heroes). Eva Longoria, co­ produit cette série aux côtés de Cherry. On a ressuscité “The Saint”

JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP

La nouvelle fera sourire les plus de 30 ans : “Le Saint” revient. Dans la peau de Simon Templar, alias le Saint, campé à l’époque par Roger Moore, on retrouve l’acteur britannique Adam Rayner, vu

La fin de l’activité à Florange est annoncée.

dans la série “Hunted”. Et Eliza Dus­ hku (“Dollhouse”) joue le rôle de Patri­ cia Holm, petite amie par intermit­ tence du justicier et gentleman. Pro­ duite par Brad Krevoy, la série est scénarisée par Jesse Alexander (“He­ roes”), sous la direction de Simon West (“The cape”, “Human target”). Au vu des premières images, c’est clairement du côté de James Bond qu’auteur et réalisateur ont été cher­ chés leur inspiration. Petit clin d’œil à destination des fans : Roger Moore et Ian Ogilvy, qui fut son successeur, font tous les deux une apparition dans la sé­ rie. Difficile de juger du résultat sur un extrait, même si la maxime populaire affirme que “c’est dans les vieilles mar­ mites, qu’on fait les meilleures sou­ pes”. Souvent rabâchée, rarement con­ firmée, la formule continue à faire des émules. On ne compte plus les séries ressuscitées pour le meilleur, mais aussi pour le pire. De “Beverly Hills 90210” à “Hawaï police d’Etat”, en pas­ sant par “Drôles de dames” et “Dallas”, chaque camp compte ses points. Karin Tshidimba

cenciements abusifs. Trop tard sans doute pour les Florange, dont l’unique espoir, désormais, réside dans le projet européen Ulcos, auquel Mittal s’était en­ gagé à postuler pour le site de Florange. Las, à peine le patron d’ArcelorMittal avait­il conclu un accord avec le gouver­ nement qu’il décidait de retirer sa candi­ dature… Ce qui n’empêcha pas le prési­ dent Hollande de faire une nouvelle pro­ messe, le 6 décembre 2012, de faire du site de Florange le candidat de la France au projet Ulcos. Comme le montre le do­ cumentaire d’Anne Gintzburger, le gou­ vernement français a perdu son bras de fer avec le géant Mittal, faisant douter

L’air de rien, Vincent Nguyen vient de créer un nouveau métier : celui de pilote­reporter. Lundi, à 17h40, sur Arte, il a pris son envol pour un tour d’Europe singulier, en compagnie de pilotes locaux, avides de partager leur passion pour leur région ou leur pays. Première étape : l’Islande, avec pour guide Omar Ragnarsson, écrivain, journaliste et passionné d’écologie. Les deux copilotes nous ont emmenés à la découverte des terres de glace et de feu, magiques vues du ciel. L’occasion d’une belle leçon de géographie sur cette île qui compte plus de 200 volcans, dont 130 encore actifs, à la croisée des plaques tectoniques de l’Europe et de l’Amérique. Ce premier numéro de Par avionHHH, série documen­ taire découpée en 25 épisodes de 26 minutes (du lundi au vendredi, jusqu’au 17 mai), laisse augurer d’excellents moments dans les airs ou sur la terre. Puisque Vincent Nguyen sait aussi se poser pour provoquer de belles rencontres avec des personnages étonnants, comme cette Française devenue la première femme pilote d’hélicoptère en Is­ lande, après avoir mené une car­ rière de harpiste professionnelle ! Cet après­midi, le journaliste, qui a le chic pour piquer notre curiosité et sait nous faire partager sa gour­ mandise et sa soif d’apprendre, reste en Islande, aux confins du cercle polaire cette fois. Il croise notam­ ment la route de deux spécialistes des baleines. Ce périple passera aussi par l’Ecosse, l’Italie, l’Angleterre, la Suisse, l’Alle­ magne ou la Belgique, l’accent étant mis autant sur les paysages que sur les richesses historiques ou patrimo­ niales. Les dix derniers épisodes permettront à Vincent Nguyen de s’envoler sur les traces des héros de l’Aéropostale, et en particulier d’An­

une fois de plus des leviers potentiels des politiques pour lutter contre une finance aveugle à la souffrance humaine. Les mé­ tallos l’ont vécu comme une trahison. Il y a un engagement fort dans La Pro­ messe de FlorangeHH, documentaire intense suivi d’un débat conduit par Ca­ role Gaessler. La réalisatrice Anne Gintzburger a passé une année avec une poignée d’hommes déterminés, emme­ nés par le délégué CFDT Edouard Martin. De piquets de grève en rencon­ tres avec le ministre du Redressement progressif, Arnaud Montebourg, d’ac­ tions médiatiques en tentatives auprès du Parlement européen ou de l’Assem­

MAGNETO PRESSE

CBS

Par Caroline Gourdin

Le pilote Vincent Nguyen.

toine de Saint­Exupéry. Cette fois, il pilotera son propre avion, un Piper Super Cub jaune, au départ de Toulouse, berceau de l’épopée my­ thique des pionniers de l’aviation, pour rejoindre le désert du Sud marocain. Dans ce concept très personnel, au ton intimiste, on retrouve le talent et l’audace de ce journaliste qui a été pendant 15 ans grand reporter et réalisateur. A son pédigrée : l’ac­ tualité nationale et internationale pour les journaux télévisés de France 2 et les magazines phares de la chaîne (“Envoyé spécial”, “Un œil sur la planète”, “Complément d’en­ quête”). Il a également participé à la création, avec Laurent Delahousse, de la série documentaire “Un jour, un destin”, puis créé, avec Jean­Sé­ bastien Desbordes, une nouvelle forme de reportage à deux caméras pour l’émission “13h15 le sa­ medi/13h15 le dimanche”, ou en­ core coréalisé “Les Enfants du nou­ veau monde” avec Manon Loizeau.

blée nationale, nous partageons le désar­ roi de ces hommes­là. Leurs faux espoirs aussi lorsqu’un rapport d’experts con­ clut à la viabilité du site, ou lorsque l’hy­ pothèse d’une nationalisation tempo­ raire du site est envisagée. Avant d’être abandonnée par le Premier ministre, de­ vant le chantage de Mittal, qui met en balance les 20000 emplois qui dépen­ dent de lui en France. Anne Gintzburger assortit ce sujet tou­ chant d’un commentaire ciselé, et remet en perspective le combat des Florange, en l’inscrivant dans le contexte socio­ économique. C.G.

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

57

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Télévision jour

58

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

59

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Télévision mardi

“On n’est pas rentré”, reine du podcast sur La Première Olivier Monssens (photo) n’était pas peu fier d’annoncer qu’avec 702148 écoutes “non linéaires”, “On n’est pas rentré” (diffusé dès 16h), était le programme le plus podcasté de La Première, toutes émissions confondues. Devant les fameux “Cafés serrés”, délivrés du lundi au vendredi, lors de la matinale de la chaîne. Ceux­ci totalisent 526948 écoutes différées. Pas mal!

60

RTBF

‣ Ça podcaste ferme! Lundi,

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


En bref

Rendez-vous

Qui suis-je ?

Fils de star. Je suis un bon acteur? Ou

DR

P

du centre interdisciplinaire de re­ cherche sur les familles et les sexuali­ tés à l’UCL. “Aujourd’hui, on ne fonc­ tionne plus de manière traditionnelle. Les amis peuvent être considérés comme de la quasi­famille. On se crée un cercle de relations choisies. Lors d’un amou­ riage, on sort du côté pesant du mariage en éliminant les invitations imposées”. Et l’idée séduit… les jeunes couples sont de plus en plus nombreux à abandonner la signature pour laisser la voie entièrement libre à la parole. “Notre démarche interpelle certains de nos amis qui transposeraient bien l’idée. Nous ne cherchons pas l’originalité,

La bague mi-doigt, si si ! Tendance Plus que jamais cette saison, les amoureuses de la mode quittent les sentiers battus et habillent des zones jusque-là délaissées… Certaines l’appellent “bague mi-doigt”, d’autres utilisent le terme “knuckle ring” mais peu importe le nom qu’on lui donne, cette tendance est définitivement parmi nous ce printemps ! Comment porter ce nouveau bijou ? Peu importe le doigt, on l’enfile au niveau de la première phalange. Le top : elles sont tellement fines que l’on peut les doubler, voire tripler !

U * Prénoms d’emprunt

Épinglé

Retrouvez Essentielle chaque semaine Le “Rendez-vous Essentielle”, c’est l’occasion de vous faire partager l’univers Essentielle, ses coups de cœur, ses news, ses tendances, ses bons plans. Envie d’en savourer plus ? Découvrez au quotidien, le site www.essentielle.be et craquez pour son nouveau look. Et retrouvez le magazine chaque premier samedi du mois dans les suppléments de La Libre Belgique.

DR

as de robe blanche. Non, sur­ tout pas. “J’ai opté pour du court et de la couleur… quelque chose de joyeux et d’élégant”, confie Sophie*. En mai prochain, elle et son compagnon, Rémy* se diront oui. “Oui à la vie”, “Oui l’un à l’autre”, “Oui devant leurs amis et leurs familles”. Les institu­ tions traditionnelles par contre, que ce soit l’Etat ou l’Église n’auront pas leur place dans leur cérémonie. D’ailleurs, comment appeler ce ren­ dez­vous qui va s’étaler sur tout un week­end ? “Nous avons finalement dé­ cidé de l’appeler notre ‘grande fête’”, ex­ plique Rémy. Certains ont préféré nommer ce rituel d’un genre nou­ veau, “amouriage”, soit la contraction d’amour et de mariage. “Il ne s’agit pas d’une démarche entreprise contre le mariage. Ce n’est pas non plus un non­ mariage, c’est une manière de marquer le coup après cinq années de relation, de s’engager quant à la durabilité de notre couple, d’exprimer notre envie de fonder une famille ensemble”, explique Rémy pour qui cet engagement en fête et en paroles est avant tout un acte d’amour. “Je ne l’aurais pas fait natu­ rellement mais j’ai senti que c’était es­ sentiel pour Sophie, pour notre couple”, poursuit­il. Ensemble, ils sont partis d’une feuille blanche pour dessiner leur projet d’union, d’avenir. “Personnelle­ ment, j’ai dû démanteler l’institution du mariage pour m’interroger sur son sens, sur ce qui a du sens”, exprime Sophie. “Cette démarche peut être éprouvante psychiquement car il faut tout inventer, tout rediscuter. Le couple travaille alors davantage selon un principe d’essai/er­ reur”, souligne Patrick De Neuter, professeur émérite de psychologie de la famille, du couple et de la sexualité à l’UCL. Dans ce processus, Sophie et Rémy ont d’ailleurs décidé d’associer intensément leurs familles et leurs amis proches. “Nous co­créons réelle­ ment cet événement”, précise le couple. Une tendance que remarque la socio­ logue Laura Merla, directrice adjointe

DR

TÉMOIGNAGE

nous voulons simplement d’un événe­ ment qui nous ressemble”, raconte So­ phie. Une cérémonie individualisée… que l’on raccrocherait bien à l’individua­ lisme sociétal ambiant ? “C’est plus complexe. En effet, la société nous pousse à être nous­mêmes, authentiques, à nous démarquer. Mais dans le cas de l’amouriage, la démarche donne une existence sociale au couple, une légiti­ mité. Elle l’inscrit dans le groupe”, re­ connaît Laura Merla. Pour Patrick De Neuter, le besoin de parole répond aussi à des peurs profondes. “Il existe dans chaque couple la crainte de la rup­ ture, de l’abandon. Dans le cas de l’amouriage, les paroles peuvent être des actes qui ont des effets”. Mais si la séparation intervient… l’appel à l’amouriage n’implique évi­ demment aucun droit. “C’est prendre des risques. Le mariage civil constitue évidemment une protection pour le plus faible membre du couple, que ce soit éco­ nomiquement ou psychiquement, ainsi que pour les enfants. Mais certains cou­ ples inventent d’autres moyens pour pa­ lier à cette absence de droits. Ensemble, ils créent leur propre contrat d’union, se protégeant l’un l’autre”, ajoute Patrick De Neuter. Dans le cas de Sophie et de Rémy, la question juridique est post­ posée. “Nous avons décidé de ne pas mélanger notre grande fête avec ces questions plus pratiques”, souligne So­ phie. Et le statut de cohabitants lé­ gaux ? “Nous y penserons certainement si nous avons des enfants”, conclut Rémy. Fanny Leroy

DR

Contre les contraintes, pour l’authenticité. Aujourd’hui, certains couples s’engagent sans se marier.

Réponse :Romeo Beckham

“Amouriage­moi !”

tout simplement canaille? Je me débrouille en tout cas lorsqu’il s’agit de railler le célèbre mannequin Cara Delevingne. Egérie de Burberry, j’ai 10 ans et je me prête parfaitement au jeu, debout sur une estrade, histoire d’être à la même hauteur que la belle qui reste, de mes côtés, impassible. La mèche rebelle et le sourire narquois, je détiens déjà les atouts charmeurs de son père. En réalité, je suis mis en scène par le célèbre photographe Mario Testino, pour la nouvelle campagne printemps-été 2013 de l’enseigne britannique, Burberry. Je suis?

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

61

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Pratique

62

La Libre Belgique - mardi 16 avril 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Loterie nationale 02.744.44.44 Ouvert les jours ouvrables de 8h à 14h. Rue des Francs, 79 - 1040 Bruxelles T.V.A.: BE0403.508.716 - R.C.B.: 185.436 Vice-président du CA: Patrice le Hodey Administrateur délégué-éditeur responsable: François le Hodey Directeur général: Denis Pierrard Rédacteur en chef: Vincent Slits Rédacteur en chef adjoint: Pierre-François Lovens Rédaction: 02.211.28.11 Fax: 02 211 28 32 Gazette de Liége: 04.290.04.80 Courriel: LLB.redaction@lalibre.be Publicité IPM Advertising: 02.211.31.44 Fax: 02.211.29.14 Courriel: adv@ipmadvertising.be Nécrologies, Carnet familial, Annonces classées (Jusqu’à 19H30): 02.211.31.88 Fax: 02.211.28.72 necrologieslb@ipmadvertising.be carnetfamilial@ipmadvertising.be Abonnements: 02.744.44.44 Fax: 02.744.45.55 Prix à partir de 26€ par domiciliation mensuelle. Courriel: abonnements@saipm.com Internet:www.lalibre.be Librairies: 02.744.44.77 Fax: 02.744.45.60 Imprimerie: IPM Press Print - Rue des Francs, 79 - 1040 Bruxelles Ce journal est protégé par le droit d’auteur. Pour toute reproduction, sous quelque forme que ce soit, contacter COPIE-PRESSE au 02.558.97.80 Courriel: info@copiepresse.be ou via le site www.copiepresse.be

Tirages du lundi 14 avril

Tirage du vendredi 12 avril

| •01Keno • Euro Millions | - 05 - 06 - 08 - 13 - 16 - 24 - 27 - 29 - 36 05 - 10 - 15 - 28 - 45 / 3 - 9 38 - 39 - 43 - 45 - 46 - 52 - 58 - 63 - 68 - 69 5 exacts et JJ Kenophone : 0900/223.80

• Pick 3 |

7 - 5 -0 Tirages du 10/4 (Lotto) et 12/4 (Joker+) Lotto | 5 - 13 - 14 - 19 - 26 - 37/40

l

6 exacts 5 exacts + Bonus 5 exacts 4 exacts + Bonus 4 exacts 3 exacts + Bonus 3 exacts 2 exacts + Bonus

• Joker + | 6 chiffres 5 chiffres 4 chiffres 3 chiffres 2 chiffres 1 chiffre Scorpion

0 1 63 156 3073 3665 53762 34323

0 92220,40 1388,40 280,30 26,30 11,70 5 3

5-3-6-6-7-2 0 4 23 304 3050 30540 14186

20000 € 2000 € 200 € 20 € 5€ 2€ 1,50 €

1 gagnant ............................ 26258943,00€ 5 exacts et J 14 gagnants .............................. 120631,50€ 5 exacts 15 gagnants ................................ 37529,80€ 4 exacts et JJ 129 gagnants ................................ 2181,90€ 4 exacts et J 1992 gagnants ............................... 123,60€ 4 exacts 3798 gagnants ................................ 64,80€ 3 exacts et JJ 4879 gagnants ................................ 36,00€ 2 exacts et JJ 57577 gagnants .............................. 14,00€ 3 exacts et J 76189 gagnants ............................... 10,10€ 3 exacts 136986 gagnants .............................. 9,50€ 1 exact et JJ 284592 gagnants .............................. 8,00€ 2 exacts et J 900870 gagnants ............................. 6,80€ 2 exacts 1621704 gagnants ............................ 3,90€

mardi 16 avril 2013 - La Libre Belgique

63

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Édito

En2minutes

Transparents ? Compétents ! Par Francis Van de Woestyne

F

PHILIPPE BPURGUET

Enseignement supérieur | Tandis que le cabinet du ministre Marcourt (PS) rencontre ce mardi les acteurs de terrain concernés par la réforme de la formation initiale des enseignants, un vent favorable nous a amené les propositions faites à ce sujet par une série de hautes écoles du réseau libre, ralliées par l’UCL et l’UNamur. UPP.4-5

Social | La CSC va mener des actions de sensibilisation dans les entreprises à propos du statut social unique. La FGTB, ce sera la semaine prochaine. La confusion règne. Les divisions apparaissent entre centrales ouvrières et centrales des employés. UPP.8-9 Jeunes | Les associations se mobilisent contre le projet Milquet qui veut lutter contre les incivilités en élargissant le dispositif des amendes administratives et en l’appliquant aux mineurs dès 14 ans. UPP.10-11

INTERNATIONAL

Emploi | Le groupe MR du Parlement wallon avait demandé à nouveau l’établissement d’un cadastre des aides régionales à la promotion de l’emploi (APE) dans le secteur non marchand. Le ministre André Antoine (CDH), et les députés de la majorité avec lui, ont à nouveau refusé. UPP.6-7 Partis | Mischaël Modrikamen et sa formation politique – le Parti populaire – ont été blanchis pas la justice. Suite à des accusations, des perquisitions avaient eu lieu. Mais l’affaire se dégonfle: non-lieu. UP.8

Affaire Simon Leys | La Cour d’appel de Bruxelles a donné raison à Simon Leys dans le différend qui l’oppose depuis 2006 au ministère belge des Affaires étrangères à propos de la nationalité de ses fils jumeaux. UPP.16-17 Venezuela | L’opposant malheureux à la présidentielle vénézuélienne, Henrique Capriles, que 235000 voix séparent officiellement du vainqueur, le président ad interim sortant, Nicolas Maduro, conteste sa défaite et a demandé un recomptage des voix. UP.24

Corée du Nord | La Corée du Nord suscite l’émoi à Londres. Non pas en raison de son programme nucléaire, mais à cause d’un reportage clandestin qu’y a effectué la BBC en manipulant des étudiants de la “London School of Economics”. UP.24

PLANÈTE Environnement | Le “marché du carbone” est en crise. Les quotas d’émission de C02, ou “permis de polluer”, ne trouvent pas preneurs. La Commission européenne veut un gel temporaire des ventes. Le Parlement doit trancher ce mardi. UPP.26-27

Bruxelles-Capitale

Aujourd'hui Min 10°C - Max 16°C Météo complète P. 63

64

Art contemporain | La foire “Art Brussels” débute mercredi soir. Rencontre avec la nouvelle directrice artistique, Katerina Gregos. UPP.46-47

Marchés | Début de semaine délicat pour les marchés boursiers suite aux mouvements très nerveux des prix sur les marchés des matières premières, dont l’or, le pétrole et les métaux de base. UPP.28-29

Météo

Alfacam | La faillite semble désormais inéluctable pour Alfacam, les négociations avec les grandes banques et le fonds Gigarant quant au soutien à l’entreprise ayant échoué. UP.32

CULTURE

ÉCONOMIE

ArcelorMittal | C’est ce mardi que la “task force” ArcelorMittal rendra ses conclusions. Ce groupe de travail tente depuis février de trouver des pistes pour sauver la bassin sidérurgique liégeois. UPP.30-31

PME | D’après le bureau d’études Graydon, une PME bruxelloise sur quatre est en “danger de faillite”. L’UCM et l’Unizo tirent la sonnette d’alarme et demandent au monde politique d’agir “d’urgence”. UP.32

Prix | Jean-Philippe Toussaint, avec “La Vérité sur Marie”, a reçu le Prix triennal du roman de la Communauté française. UP.50 Musique | Le chef d’orchestre britannique Colin Davis est mort dimanche à 85 ans. UP.50

AP

BELGIQUE

Indices Bel 20

Cac 40

EuroStoxx 50

Dow Jones

Euro/Dollar

L

L

L

L

L

2593,69 -0,84%

3710,48 -0,50%

2624,71 -0,33%

14599,20 -1,79%

1,3078 -0,24%

rançois Hollande espère éteindre l’incendie de l’af­ faire Cahuzac – l’ex­ministre du Budget qui avait caché l’exis­ tence d’un compte en Suisse – en imposant à ses ministres la pu­ blication de leur patrimoine. La Belgique doit­elle s’inspirer de cette transparence? Non. ­ Tout d’abord, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, la Belgique est en avance sur l’Hexagone. Depuis quelques années, les responsables politi­ ques doivent déjà publier la liste de leurs mandats, rémunérés ou non (sans préciser, il est vrai, le montant des émoluments). En outre, les ministres doivent déposer à la Cour des comptes une déclaration de patrimoine, qui pourra être ouverte en cas d’enquête. ­ Ensuite, la transparence totale à la française ne peut qu’alimenter le populisme ambiant en vertu duquel l’homme politique est forcément là pour s’enrichir et ce voyeurisme qui pousse les ci­ toyens à vouloir tout savoir sur ceux qui les dirigent. Certes, ils ont des obligations, celle d’être au­dessus de tout soupçon. Ils ont un devoir d’exemplarité dans la conduite des affaires de l’Etat. Mais ce qu’il faut exiger d’eux, ce n’est pas qu’ils soient transpa­ rents mais bien compétents, qu’ils gèrent les deniers de l’Etat de manière éclairée et désinté­ ressée. ­ Que faire alors? Rien? Non. Il faut contrôler les élus et éviter qu’ils se servent plutôt qu’ils ne servent l’Etat. Et renforcer les pouvoirs et les moyens de ceux qui sont chargés de traquer toutes les fraudes. Mais l’essen­ tiel est d’avoir aux commandes des gens bien formés. Peu im­ porte qu’ils soient riches ou non. Or le hit­parade jettera surtout l’opprobre sur ceux qui ont un patrimoine confortable, même si celui­ci est le fruit d’un héritage ou la conséquence d’un boom immobilier. Comme le chantait Balavoine, il ne suffit pas d’être pauvre pour être honnête.

La Libre Belgique - Bruxelles – Belgique 1,30 € – France 2,20 € – Luxembourg 1,30 € – Tél.: 02/744.44.44 – mardi 16 avril 2013 – 130e année – n° 106 – HHHHHH

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


La Libre Belgique du 16 avril 2013