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International p.2 & pp.14-17

ALEXIS HAULOT

“One Billion Rising”, ou comment mobiliser un milliard de personnes contre les violences faites aux femmes.

DIRK WAEM/BELGA

BRABANT WALLON - JEUDI 14 FÉVRIER 2013 - www.lalibre.be

La Sûreté de l’Etat, stop ou encore? Des politiques exigent sa suppression, d’autres plaident pour son maintien. Son chef Alain Winants restera-t-il à la barre? D’autres noms sont cités, tel celui de Karin Gérard. pp. 6-7

En bénéfice, ING sacrifie 1000 emplois en Belgique. Economie pp.26-27 & Edito p.56

Quotidien européen – Belgique 1,30 € – France 2 € – Luxembourg 1,30 €

Tél.: 02/744.44.44

130e année – n° 45

HHHHH

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Homepage Pages 4-5

Pages 22-23

L’exemple éducatif canadien

Pages 24-25

La dernière grand-messe du pape Benoît XVI

Alors que le ministre flamand de l’Ensei­ gnement, Pascal Smet (SP.A), est en ce moment même en visite au Québec et en Ontario pour y découvrir les systèmes éducatifs en vigueur dans les deux pro­ vinces canadiennes, “La Libre” y a posé ses valises une semaine plus tôt. “Lea­ der” mondial en matière d’éducation, le Canada a de quoi en inspirer plus d’un...

Visiteur du ciel

Lors de sa dernière messe dans la ba­ silique Saint­Pierre, à l’occasion du Mercredi des cendres, Benoît XVI a fustigé les divisions de l’Eglise. “Je pense notamment aux coups portés à l’unité de l’Eglise, aux divisions du corps ecclésial”, a­t­il dit en présence de nombreux cardinaux.

duBus

A 20 heures 24, ce 15 février, un as­ téroïde de 135 000 tonnes et de 44 mètres de diamètre “frôlera” la Terre. Au plus près, il passera à 27700 kilomètres de notre planète. Il s’agit du plus gros objet passant aussi près de la Terre jamais anti­ cipé, selon la Nasa. Mais pas de pa­ nique : pas de collision en vue !

La personnalité Eve Ensler Auteur et militante pour les droits de la femme

www.lalibre.be

Aujourd'hui

Vatican. Dès à présent, lalibre.be vous sur la scène européenne, Genk se rend à Stuttgart pour le match aller des 16es de finale de l’Europa League.

Italie. La justice de Turin se penche sur le procès en appel des deux dirigeants d’Eternit Italie, le Belge Louis de Cartier et le Suisse Stephan Schmidheiny. Il y a un an, les deux hommes ont été jugés responsables de la mort de plusieurs milliers de personnes en Italie, anciens ouvriers ou riverains de quatre usines italiennes du groupe Eternit S.p.a. Gênes.

propose de ne rien manquer de la démission et la succession du pape Benoît XVI à travers ses “Carnets du Vatican”. Ce blog, tenu par notre envoyé spécial au Saint-Siège Bosco d’Otreppe, vous fera vivre ces semaines historiques de l’intérieur. Coulisses, analyses, photos, ambiance, aspects historiques et petites infos insolites sont au programme.

St-Valentin. Tweetez vos messages d’amour avec le hashtag #LibreLove. L’ensemble des tweets seront repris sur le site en ce jour de Saint-Valentin.

Londres. La Chambre des Lords débat

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Sensualité. Depuis la sortie et le succès de “Cinquante nuances de Grey”, de plus en plus de femmes entrent dans les boutiques spécialisées en objets, jeux et livres sensuels. Nous nous sommes rendus dans l’un de ces points de vente à la mode pour décrypter les tendances et comportements des clients.

PHOTO NEWS

d’une réforme des règles de succession au trône qui devrait s’appliquer aux enfants du prince William et de sa femme Kate. Aux termes de la réforme, l’enfant de William et Kate pourra hériter du trône quel que soit son sexe. Jusqu’à présent, une fille ne pouvait devenir monarque que si elle n’avait pas de frère: ce qui était le cas d’Elizabeth II.

AMY SUSSMAN/INVISION/AP

Football. Dernier représentant belge

“Quand j’ai joué ‘Les Monologues du vagin’, beaucoup de femmes sont venues se confier à moi. Je pensais qu’elles allaient me parler de sexualité, de plaisir, que ce serait très excitant mais, en réalité, la majorité des histoires relataient de la violence, des viols, des femmes battues, en souffrance. C’était terrible. Je ne me rendais pas compte que la violence faite aux femmes était une immense épidémie. Il fallait que je fasse quelque chose : j’ai fondé V­Day en 1998”, nous confiait Eve Ensler à la Foire du Livre, en mars 2011. La fondation de cette Américaine, née en 1953, dont le “V” évoque “vagina” mais aussi “voice”, “victory” et “Valentines Day” a permis de récolter pas moins de 85 millions de dollars pour protéger et aider les femmes et petites filles victi­ mes de violence grâce aux représentations des “Mono­ logues du vagin” – succès planétaire dont les recettes sont entièrement mises à profit de l’association – et à des actions ponctuelles. Forte, humble et volontaire, Eve Ensler a fondé la Cité de la Joie à Bukavu, en Républi­ que démocratique du Congo, où les femmes victimes de tortures sexuelles et de viols peuvent se reconstruire mais aussi prendre conscience de leurs droits et “deve­ nir des leaders”. Si la lutte contre la violence est son principal cheval de bataille, elle cherche aussi à briser les tabous concernant la sexualité des femmes et à combattre la dictature du corps qu’elles s’imposent dans ses livres (“Je suis une créature émotionnelle”, 2011) ou ses pièces de théâtre (“The Good Body”, 2005). Artiste et activiste, pas de distinction à ses yeux. Pour la Saint­Valentin, Eve Ensler lance l’opération “One Billion Rising” (lire pages 14 à 17) et appelle les hommes et les femmes à danser aux quatre coins du monde pour dénoncer les violences faites aux femmes (lire en pages 14 à 17). “Une femme sur trois sera battue ou violée au cours de sa vie. Un milliard de femmes violées, c’est une monstruosité. Un milliard de femmes qui dansent, c’est une révolution.” Camille de Marcilly

La Libre Belgique - jeudi 14 février 2013

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Pages 40-41

Paroles et musique Cinémas ............... p.45

Basé sur la collecte de la mémoire populaire et sa transmission dans des formes actuelles, “Voix de traverse”, projet européen de coo­ pération culturelle, réunit la Maison du conte de Bruxelles, Attention Chantier vocal en Aquitaine et la Fondation de l’Ile Saint­ Simon en Galice. Entre récits, chants et poé­ sie, traditions et improvisation, entre Nord et Sud, un voyage vocal est engagé, jusqu’au printemps 2014. Rencontres.

Le chiffre

92 L’ESSOR DES ÉCHEVINS DU BIEN-ÊTRE ANIMAL

Le nombre d’échevins du Bien-être animal a augmenté de moitié depuis les élections communales d’octobre 2012 par rapport à la législature précédente, passant de 59 à 92 (+56%), selon l’association de défense des animaux Gaia citée par Belga. A la veille des élections du 14 octobre, l’organisation avait plaidé pour qu’il y ait davantage d’échevins portant cette compétence dans leurs attributions. On compte 69 échevins du Bien-être animal en Flandre, 21 en Wallonie –dont un en Communauté germanophone (à Eupen)– et deux en Région de Bruxelles-Capitale (à Ixelles et à Molenbeek-Saint-Jean). Ceux-ci ont pour mission de définir une véritable politique de bien-être animal au sein de leur commune, par exemple dans la lutte contre la surpopulation de chats errants et de pigeons, qui entraînent une série de nuisances, ou la présence d’animaux sauvages dans les cirques. Une ville ou commune sur six dispose aujourd’hui d’un tel échevin, capable de mettre en place une politique locale offrant des solutions respectueuses des animaux aux problèmes existants, selon Gaia. En Flandre, on dénombre par ailleurs trois députés provinciaux du Bien-être animal (à Anvers, dans le Limbourg et en Brabant flamand). Michel Vandenbosch, président de Gaia, affirme que d’autres échevins pourraient s’ajouter à la liste dans le courant de la législature.

Contacts ............... p.55 Jeux/loterie ... pp.54-55 Météo ................... p.55 Nécrologie ..... pp.38-39

VOIX DE TRAVERSE

Radios-TV ...... pp.50-52 Régions .......... pp.12-13 Sicav .............. pp.30-31

Le tweet “Vous souhaitez discuter directement avec moi? Participez à mon premier #Hangout.” @ELIODIRUPO

Ce message sibyllin renvoie à une page Internet (bit.ly/hangout_edr_fr) qui, elle-même, propose de poser des questions au Premier ministre, de lui envoyer une vidéo et de finaliser une discussion directement avec lui par vidéoconférence. Une première? En tout cas, l’offre tient jusqu’au 23 février et quatre personnes seront retenues pour cette conversation en ligne. A condition, bien sûr, que ces dernières disposent de l’équipement minimum, accès Internet, ordinateur et webcam... Les candidats malheureux recevront une réponse écrite à leurs questions. P.V.C.

La phrase “Depuis les cinq dernières années, le taux de consultations pour un symptôme grippal n’a jamais été aussi élevé.” FRANÇOISE WUILLAUME, ÉPIDÉMIOLOGISTE À L’ISP La grippe a atteint le niveau de “très haute intensité”, selon les critères approuvés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé mercredi l’Institut scientifique de Santé publique (ISP). Le niveau de consultation pour symptôme grippal mesuré cette semaine est le plus élevé de ces cinq dernières années. La sévérité de l’infection reste cependant modérée. Selon les médecins Vigie, le nombre de cas de grippe continue à progresser. Entre le 4 février et le 10 février 2013, environ 1083 Belges sur 100000 ont consulté leur médecin pour un syndrome grippal, précise l’ISP. Le seuil du niveau de grippe de très haute intensité a donc été atteint. “Depuis les cinq dernières années, le taux de consultations pour un symptôme grippal n’a jamais été aussi élevé”, a indiqué à Belga le Dr Françoise Wuillaume, épidémiologiste à l’ISP. “Mais la sévérité des cas est semblable à l’année dernière, ce qui est considéré comme modéré.”

jeudi 14 février 2013 - La Libre Belgique

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Belgique Enseignement

L’herbe est plus verte au Canada EXEMPLARITÉ

L’

Récit Alice Dive Envoyée spéciale au Canada

herbe est toujours plus verte ailleurs”, pa­ raît­il. D’accord. Mais lorsque vous débar­ quez dans un pays où le thermomètre af­ fiche royalement les ­38°C – qu’est­ce qu’on gèle ici ! – reconnaissons que l’ex­ pression prend soudainement une petite pointe d’ironie. Welcome, bienvenue au pays des caribous. Trêve de plaisanteries. Vous l’avez compris, l’adage est à prendre au sens figuré. Et force est de constater que le Canada ne déroge pas à sa réputation de “lea­ der” mondial en matière d’éducation. Faut­il le rappeler, le Canada figure parmi les pays les mieux “notés” dans le fameux classement interna­ tional PISA et ce, après la Finlande et une poignée de villes asiatiques (Shanghai, Hong Kong...). PISA pour “Program International Student Assess­ ment”, c’est cet ensemble d’études menées tous les trois ans par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs de ses 34 pays membres et de 40 pays partenaires. Plus précisé­ ment, cette enquête vise à évaluer les compétences des élèves de 15 ans dans trois domaines: la lecture, les mathématiques et les sciences. De manière cycli­ que, les élèves sont ainsi interrogés sur un domaine défini comme majeur, et sur les deux autres mineurs. La lecture était le domaine majeur de la dernière édi­ tion (2009). Ainsi, par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE qui est de 500 points en lecture, le Canada se situe bien au­delà avec 524 points. Mais arrêtons­nous quelques instants. Car si les autorités canadiennes accordent de l’importance à la position de leur pays dans le classement mondial – es­ sentiellement par rapport à celles des Etats­Unis, de la Grande Bretagne et de l’Australie – force est de constater que le débat porte davantage sur la place qu’occupent les provinces les unes par rapport aux autres. Tiens donc, nous y voilà. Ainsi, à l’instar de ce qui se fait chez nous où l’ensei­ gnement relève de la compétence de chacune des trois Communautés du pays (française, flamande et germanophone), le Canada présente autant de systè­ mes éducatifs qu’il y a de provinces (dix) et de terri­ toires (trois) en son sein. Un modèle décentralisé considéré comme l’une des clés du succès du système éducatif nord­américain. “Chez nous, il y a clairement un nivellement par le haut”, nous explique­t­on dans les rangs du ministère onta­ rien de l’Education. “Chaque province tente de mettre tout en œuvre pour obtenir de meilleurs résultats que son voisin. Et cela marche !”, nous assure­t­on. Ainsi, avec 531 points en lecture, l’Ontario occupe la

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seconde place (au niveau national donc) – après l’Al­ berta – dans le classement PISA, tandis que le Québec, avec 522 points, se situe un peu sous la moyenne na­ tionale. Une course à la réussite scolaire qui, visible­ ment, continue d’en inspirer plus d’un. C’est ainsi que le ministre flamand de l’Enseigne­ ment, Pascal Smet (sp.a), est en ce moment même en visite au Québec et en Ontario. Pour rappel, c’est pré­ cisément la Communauté flamande qui se distingue dans la dernière édition PISA, en dépassant de 19 points (519 donc) en lecture la moyenne des pays de l’OCDE. On ne peut pas en dire autant de la Commu­ nauté française qui, malgré des progrès significatifs en lecture, se situe sous la moyenne nationale (506 points) avec 490 points. Le Québec et l’Ontario pour Pascal Smet donc... “La Libre” y a posé ses vali­ ses une semaine plus tôt. Le Québec, l’exemple d’un progrès en marche...

bec, un “gars” – comme disent les Québécois – un gars sur trois et une fille sur cinq n’a toujours pas son di­ plôme de secondaire en poche à l’âge de 20 ans. Cela correspond à un écart de 13% entre les filles et gar­ çons. “C’est l’un des écarts les plus importants au Ca­ nada”, déplore Egide Royer, professeur à la faculté d’Education de l’Université Laval (Québec), par ailleurs psychologue : “Le Québec est aussi la province du Canada où on médicalise le plus : 70% des garçons prennent de la Ritaline chez nous ( ou “Rilatine” en Bel­ gique, un médicament prescrit aux enfants atteints de troubles du déficit de l’attention), c’est énorme!” s’exclame­t­il. Et d’insister : “La problématique du dé­ crochage scolaire ou plutôt de la persévérance scolaire – je préfère utiliser un terme positivement connoté – est vraiment l’un de nos chevaux de bataille au Québec”.

“Grâce à la bourse d’études que procure ‘Passeport pour ma réussite’, je suis la première de la famille à pouvoir aller au collège, et à faire ainsi des études post­secondaires.”

Le taux de diplomation comme objectif à atteindre

Il faut dire que, au niveau éducation­ Peuplé de plus de huit millions d’ha­ nel du moins, le Québec a un passé bien bitants, le Québec, majoritairement à lui. Pas de véritable système scolaire francophone, fait partie des “moins public, peu pour ne pas dire pas du tout bons” élèves de la classe nationale. Il d’universités, mise sous tutelle cléri­ occupe en effet le neuvième rang cale... jusque dans les années 60, le parmi les dix provinces canadiennes Québec affichait un retard conséquent en ce qui concerne le taux d’achève­ sur le reste du pays. Il faudra attendre ment des études secondaires. 1964 pour voir émerger un ministère Concrètement, il y a quatre ordres de l’Education dans la province. A par­ d’enseignement au Québec. L’école tir de là, démarre alors ce que les Qué­ maternelle (de 4 à 6 ans), non obliga­ bécois appellent la “révolution tran­ toire, n’est pas considérée comme un quille”. Apparition d’un système sco­ ordre d’enseignement. Ainsi, un jeune laire public à part entière, québécois fera six années de primaire régionalisation de l’enseignement se­ THALIE (de 6 à 11 ans), puis cinq années de se­ condaire, création des fameux cégep et Jeune Québécoise condaire (de 12 à 16 ans). L’obligation d’un réseau universitaire, des avancées scolaire est fixée à 16 ans. Autrement significatives voient progressivement dit, le jeune peut arrêter l’école une fois âgé de 16 ans, le jour. Lentement mais sûrement. et même à 15 ans s’il fête son seizième anniversaire Ainsi, alors que le taux actuel de diplomation à dans l’année. l’échelle nationale atteint les 92%, il n’est encore que Ceci étant, l’idéal est bien entendu de poursuivre de 73% au Québec. “Notre objectif est de parvenir à 80% son cursus au­delà du cycle secondaire. Ainsi, le jeune de taux de diplomation chez les jeunes de moins de 20 pourra entrer au collège, plus précisément au cégep ans d’ici 2020”, nous expose­t­on du côté du minis­ (collège d’enseignement général et professionnel) dès tère québécois de l’Education. l’âge de 17 ans  à condition d’avoir son diplôme de se­ Pour ce faire, les pouvoirs publics ne ménagent pas condaire en poche. Là, il aura deux possibilités: étu­ leurs efforts. Formation d’enseignants dits “ressour­ dier deux années générales pour se préparer à l’uni­ ces” chargés de soutenir les professeurs eux­mêmes versité, ou suivre une formation technique et profes­ dans leur mission d’aide aux élèves en difficultés, sionnalisante lui permettant de se lancer dans la vie mise en place de plans d’actions permettant l’accom­ active au terme de trois années d’apprentissage. pagnement personnalisé des élèves – majoritaire­ L’université constitue ainsi le quatrième ordre d’en­ ment issus de milieux défavorisés – via un sytème de seignement. “coaching”, de “mentoring”, instauration d’une mul­ Bien évidemment, en théorie, tout cela paraît bien titude de programmes “passerelles” donnant la possi­ limpide. Mais la réalité sur le terrain québécois est bilité aux “décrocheurs” scolaires de “raccrocher” en toute autre. Quelques chiffres interpellants. Au Qué­ cours de parcours... les projets se multiplient.

La Libre Belgique - jeudi 14 février 2013

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Décentralisation, philanthropie... les raisons du succès éducatif canadien sont multiples. l

Le ministre flamand de l’Enseignement est en ce moment en visite au Québec et en Ontario. l

“La Libre” y a posé ses valises quelques jours plus tôt. l

A Verdun, chaque enfant bénéficie d’une aide personnalisée.

“PASSEPORT POUR MA RÉUSSITE”, VERDUN (MONTRÉAL)

Une philanthropie nord-américaine qui interpelle Et s’ils foisonnent, c’est aussi grâce au soutien finan­ cier du secteur privé, et même de la société civile dans son ensemble. Banques, groupes financiers et autres mécènes fortunés... les Québécois, et plus globale­ ment les Canadiens, s’avèrent être de grands phi­ lanthropes. “Le mécénat d’entreprise est très prégnant en Amérique du Nord”, nous confie le directeur général d’une grande banque montréalaise. Qui poursuit: “Les milieux d’affaires prennent de plus en plus cons­ cience que l’éducation est un domaine crucial. L’excel­ lence, cela se paie.” A Verdun, dans un quartier défavorisé de Mon­ tréal, c’est précisément grâce aux dons qu’existe l’association “Toujours Ensemble”. Depuis 2007, cette ASBL propose aux 600 enfants qui se présen­ tent quotidiennement chez elle le programme “Pas­ seport pour ma réussite”. Un programme développé à l’échelle nationale (“Pathways to Education Ca­ nada” en anglais) visant à lutter contre le décro­ chage scolaire dans les milieux pauvres, et à favori­ ser au sein de ceux­ci l’accès aux études post­secon­ daires. “Tous les jours, les enfants du quartier viennent ici, sur le temps de midi pour prendre un repas chaud, et après l’école”, nous raconte­t­on. Les plus petits participent à diverses activités, pendant que les grands font leurs de­ voirs avec leurs tuteurs respectifs. Chaque année, nous épargnons 500 dollars par jeune. Au bout de leurs cinq années de secondaire, ils disposent ainsi d’une bourse de 2500 dollars grâce à laquelle ils pourront poursuivre leurs études.” Une véritable chance pour Thalie, 17 ans, qui raconte : “Je suis venue ici, à ‘Toujours Ensem­ ble’ pendant toute ma scolarité. Aujourd’hui, je suis di­ plômée du secondaire et je viens d’entrer au cégep. Je suis la seule et la première de ma famille à faire des études. Durant la fin du secondaire, j’ai travaillé plus de 30 heu­ res par semaine dans un resto pour aider mon père fi­ nancièrement.” En effet, au Québec, les jeunes peuvent signer un contrat de travail dès l’âge de 14 ans. Le marché de l’emploi étant plus florissant en Amérique du Nord qu’il ne l’est en Europe, les jeunes même peu qualifiés trouvent facilement du travail. Mais où est donc le problème dans ce cas? “Ce n’est pas parce que les jeunes trouvent plus aisément du boulot que la question du dé­ crochage scolaire devient banale”, insiste­t­on dans les rangs ministériels. Au contraire, il y a chez nous une vé­ ritable interférence entre le marché du travail et la capa­ cité à être et à rester étudiant. C’est là qu’est le véritable challenge dans notre province.” Un défi de taille que pouvoirs publics et société ci­ vile relèvent ensemble au Québec, et dans tout le Ca­ nada d’ailleurs... pour que tout un chacun puisse ac­ céder à l’éducation, quelle que soit son origine cultu­ relle ou son milieu socio­économique. jeudi 14 février 2013 - La Libre Belgique

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Belgique Sûreté de l'Etat Repères

Bio express

Sûreté et politique

Magistrate. Karin Gérard a présidé

Scientologie. Le premier rapport divulgué traitait d’approches auprès d’élus d’origine congolaise, de la part de la Scientologie.

Ingérence. Le deuxième rapport

JOHANNA DE TESSIERES

traitait de tentative d’ingérence d’organisations sectaires, qui avaient approché des élus. Certains s’étaient émus d’être cités.

Vlaams Belang. Un ex-membre du Vlaams Belang a déclaré avoir été une “taupe” dans son parti pour la Sûreté de l’Etat.

de nombreuses cours d’assises. Avocate entre 79 et 81, elle intégra le parquet de Bruxelles, devint, en 83, subsitut de l’auditeur du travail, à Namur et Dinant puis juge de la jeunesse à Bruxelles en 1985. Conseillère à la cour d’appel de Bruxelles en 1991, elle fut promue présidente de chambre en 2001. Si elle n’avait pas été juge, elle eût été psychiatre. Elle fit partie de la première équipe dirigeante du Conseil supérieur de la Justice, à une époque où il s’agissait d’asseoir l’influence de l’institution. Cette Gembloutoise d’adoption est mariée, mère et grand-mère.

Et si c’était Karin Gérard... La magistrate deviendra­t­elle chef de la Sûreté ? Pas exclu.

SCÉNARIOS

E

t si une femme était appelée à di­ riger, demain, la Sûreté de l’Etat? Et si cette femme s’appelait Karin Gérard, présidente de chambre à la cour d’appel de Bruxelles? Cette ma­ gistrate, qui a dirigé au cours de sa car­ rière des dizaines de cours d’assises sans avoir jamais subi une seule cassa­ tion, pourrait, qui sait, succéder à Alain Winants à la tête du service de rensei­ gnement. C’est encore de l’ordre de l’hypo­ thèse, mais on peut écrire raisonnable­ ment qu’on est au­delà du bruit de couloir. Lorsque le mandat de l’actuel administrateur général Alain Winants, étiqueté Open VLD, prendra fin (il fau­ dra au préalable voter une loi instau­ rant une évaluation de la fonction), il s’agira de pourvoir à son remplace­ ment, même s’il peut espérer se succé­ der à lui­même. Parmi les candidats à la fonction, on a cité le nom de Cédric Visart de Bo­ carmé, ancien procureur général à Liège et présumé proche du CDH. Mais le magistrat d’origine namuroise nie formellement avoir été approché ou avoir postulé. Pas de carte de parti mais libérale La candidature éventuelle de Karin Gérard n’est en tout état de cause pas loufoque. L’ancienne présidente du Conseil supérieur de la Justice avait été pressentie en son temps pour occuper des fonctions ministérielles mais elle avait décliné l’offre. C’est que Mme Gé­ rard a toujours affirmé vouloir proté­ ger son indépendance. Mais si elle n’a jamais pris la carte d’aucun parti, on a souvent entendu dire qu’elle avait l’oreille du MR et elle

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ne l’a jamais réellement démenti, se disant volontiers elle­même “libérale de gauche” ou plus volontiers “libérale sociale”. Beaucoup de ses confrères l’auraient bien vue posant sa candidature à la première présidence de la cour d’appel de Bruxelles, qui changera de “loca­ taire” en avril 2014. Mais, outre le fait que les deux candi­ dats qui se sont fait connaître à ce jour, à savoir Luc Maes et Luc Hennart, l’ac­ tuel président du tribunal de première instance, sont de bons amis de Karin Gérard, qui n’aurait donc guère envie de les combattre, il se dit que le poste, très orienté vers le management, ne fascine pas exagérément “madame cour d’assises”, consciente sans doute qu’il risque de ne pas vraiment correspon­ dre à son tempérament. Procès des casques bleus belges Par ailleurs, d’aucuns se souviennent qu’à l’occasion du procès, en 2007, du major Bernard Ntuyahaga, accusé d’avoir fait tuer dix casques bleus bel­ ges, au Rwanda, en avril 1994, Karin Gérard s’était beaucoup intéressée au travail des services de renseignement. Certains disent même qu’elle avait dé­ couvert, à cette occasion, un monde qui l’avait fascinée. Quoi qu’il en soit, des jeux politiques ne manqueront pas d’intervenir. Peut­on imaginer que l’administrateur général sera un francophone? Le fait que Karin Gérard ne soit pas bilingue “légale” jouera­t­il contre elle? En ad­ mettant qu’elle ait le soutien du MR (on dit que Gérard Deprez serait son fervent supporter), son profil convien­ dra­t­il aux autres partis de la majo­ rité? Pourrait­elle briguer plutôt le poste d’administrateur­général ad­ joint? Mille questions se posent toujours à ce stade. Mais les turbulences que tra­ verse actuellement la Surêté de l’Etat pourraient faire en sorte qu’on y ap­ porte des réponses plus vite que prévu. J.-C.M.

Le gouvernement temporise La Sûreté de l’Etat n’a jamais eu bonne presse. Service de renseigne­ ment civil, discret si pas secret, qui traite dans l’ombre les sujets de l’ombre – extrémisme idéologique ou religieux, terrorisme, espionnage et ingérence, organisations sectaires –, elle suscite méfiance auprès du pu­ blic, comme auprès d’une partie du monde politique. Mais rarement, les attaques n’ont été aussi frontales que mercredi, avant un appel à la raison du Premier ministre et de la ministre de la Justice. C’est le député SP.A et bourgmestre de Bruges, Renaat Lan­ duyt, qui a jeté le feu aux poudres. L’ancien ministre, qui n’avait jamais caché qu’il aurait souhaité obte­ nir le portefeuille de la Justice, a été le pre­ mier à sortir du bois. Dans “De Morgen”, il s’est demandé si un tel service était tou­ jours nécessaire : “Je me demande si nous avons besoin d’une institution comme la Sûreté. Dans une démo­ cratie, il faut de la transparence”. Il es­ time que “ce service date d’un temps révolu où les Etats étaient ennemis”. Pour le député, la lutte contre le terrorisme peut être du ressort du seul parquet fédéral. Le sénateur PS Philippe Moureaux, qui fut ministre de la Justice en 1980­ 1981, a tiré la deuxième salve, affir­ mant que la Sûreté de l’Etat avait, dans les années 80, laissé agir les Cellules communistes combattantes, lors de ses premières actions, jus­ qu’au moment où ses membres ont

commis des attentats mortels. Autant de déclarations qui ont entraîné des réactions en chaîne : “sidérantes”, a estimé le président du MR, Charles Michel, jugeant que “si la nature de la menace a évolué, celle­ci reste réelle”, et que terrorisme et radicalisme étaient à “prendre au sérieux”. Cette polémique fait suite à la divulgation dans la presse du con­ tenu de deux rapports secrets de la Sûreté remis aux principaux respon­ sables gouvernemen­ taux. Elle intervient peu après que le Vlaams Belang, qui n’a jamais porté la Sûreté dans son cœur, eut tenté de faire croire que ses dirigeants avaient été ciblés par la Sûreté. Elle se déve­ loppe alors que le poste de numéro un de la Sûreté de l’Etat est en jeu. Et ce n’est sans doute pas un hasard : “Je m’étonne”, a relevé le sénateur Philippe Mahoux (PS), un des cinq membres de la commission sénatoriale chargée de suivre les services de sécurité. Faut­il remettre en cause l’existence de la Sûreté de l’Etat ? Le gouverne­ ment fédéral a tenu à refroidir les ardeurs. Elio Di Rupo et Annemie Turtelboom ont appelé “à la sérénité et à la modération quant à d’éventuelles évolutions des institutions de renseigne­ ment et de sécurité”. Ils se pencheront sur la question le 22 février au cours d’un Comité ministériel pour les renseignements et la sécurité. J. La.

Elio Di Rupo et Annemie Turtelboom en appellent “à la sérénité et à la modération” sur d’éventuelles évolutions des institutions de renseignement et de sécurité. Rendez­vous le 22 février.

La Libre Belgique - jeudi 14 février 2013

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Stefaan De Clerck : “La Sûreté de l’Etat a un rôle essentiel” Député CD&V, Stefaan De Clerck a été ministre de la Justice de 1995 à 1998 et de 2008 à 2011. A ce titre, il a exercé la tutelle sur la Sûreté de l’Etat. La Sûreté de l’Etat va-t-elle trop loin dans la surveillance politique ? La Sûreté a comme mission de défendre notre démocratie et les institutions de notre pays, et de voir comment l’extré­ misme et le radicalisme sont menaçants. Mais j’ai toujours voulu défendre la thèse qu’elle n’a pas pour vocation de suivre des partis ou des politiciens. Ce n’est pas sa mission. C’est ce que j’ai fait dans ma première période de ministre en décla­ rant formellement que le Vlaams Blok en soi ne devait pas faire l’objet d’un travail de la Sûreté. Les phénomènes autour de lui peuvent l’être, mais pas le parti en lui­même et ses élus. Cela a été le débat en 1998. En 2009, de nouvelles directives ont été données après qu’il est apparu que des parlementaires avaient fait l’objet de

dossiers par le passé, les fameux “dossiers réservés”… A partir de cette période, il a été décidé que chaque fois qu’un parlementaire actif était mentionné dans un rapport, il fallait avertir le ministre. Pour moi, c’était tout à fait inconcevable que la Sûreté réalise des dossiers sur des parle­ mentaires. A partir du moment où un nom était mentionné, il fallait informer le ministre. A ma connaissance, cela n’a jamais été fait pour Filip Dewinter. Mais y a­t­il un dossier ? Y a­t­il des rapports ? Filip Dewinter a­t­il été mentionné ? Je ne le sais pas. Sur ce point, l’enquête du Co­ mité R est fondamentale. Et la demande d’enquête qui lui a été demandée est essentielle. J’attends comme tout le monde les résultats de l’enquête. Y a­t­il eu, oui ou non, respect de la directive ? Je ne sais pas. Aviez-vous été averti pour d’autres politiques ? Oui, il y a eu d’autres cas où j’ai été informé, mais je ne citerai pas de noms. La directive a donc été respectée dans

d’autres dossiers. Ce n’étaient pas des dossiers essentiels. Et aviez-vous donné votre feu vert ? A partir du moment où le ministre est informé, il peut donner des instruc­ tions à la Sûreté, poser des questions ou encore demander une vigilance accrue au Comité R. Mais je n’ai jamais dû prendre des mesures spécifiques.

finalité de la police et de la justice est différente. Leurs missions sont pénales : faire appliquer la loi. La Sûreté, c’est du travail sur des informa­ tions pour défendre la démocratie et les institu­ tions et voir comment les extrémismes menacent. Il faut avoir des informa­ tions. Si un service étran­ ger nous communique qu’une personne dange­ reuse vient de rentrer d’Afghanistan, c’est essen­ tiel de la suivre. Et pas par un policier, mais par un service spécialisé qui a une véritable connais­ sance de l’extrémisme.

“Demander à la police d’être un service de renseignement : inacceptable.”

D’aucuns appellent à la suppression de la Sûreté. J’entends Renaat Landuyt (SP.A) qui veut liquider ce service, affirmant que la police peut reprendre ce Il y a d’autres menaces ? STEFAAN DE CLERCK travail. Ce n’est pas vrai. Je Une série de pays tentent Député, ancien ministre m’oppose à une telle d’obtenir des informa­ de la Justice (CD&V). position. Si l’on demande tions sur le potentiel à un service de police de scientifique ou économi­ devenir un service de renseignement sur que. Il est essentiel d’avoir un service qui des phénomènes dans notre société, c’est suive ces phénomènes et voir de quelle un mélange des genres inacceptable. La manière nos intérêts sont menacés. ERIC VIDAL/BELGA

Entretien Jacques Laruelle

jeudi 14 février 2013 - La Libre Belgique

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Belgique Actualité

Des lenteurs jugées coupables Épinglé

L’Etat taclé

OLIVIER PIRARD

Faute. En 1991, une jeune femme

Pas d’amélioration en vue à la cour d’appel de Bruxelles. Pourtant, l’accord gouvernemental a prévu un renforcement de ses moyens.

La cour d’appel de Bruxelles est décimée. L’Etat est condamné. Triste.

BLOCAGES

L

a justice civile bruxelloise vient de condamner l’Etat belge à verser 10 000 euros à deux justiciables (voir ci­contre). La raison ? A la suite de la décision prise, en 2009, par l’ancien mi­ nistre de la Justice Stefaan De Clerck (CD&V) de retarder, pour des motifs d’économies budgétaires, les nomina­ tions des magistrats, la cour d’appel de Bruxelles a dû fermer une de ses cham­ bres. Résultat : le procès qu’avaient in­ tenté les deux justiciables a dû être dé­ commandé. Le pire, c’est que la situation générale de la cour d’appel de la capitale ne s’est pas améliorée depuis lors et que l’ar­ riéré dont elle a à souffrir reste inquié­ tant. En 2010, nous relations les mésaven­ tures judiciaires de Christian Dellicour, un père de famille qui, le 18 décembre 1989, a perdu deux de ses fils dans l’ex­ plosion de la maison familiale, à Ixelles. L’examen, en degré d’appel du dossier

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civil lié à ce drame, avait été fixé au mois de juin 2011, près… de 22 ans après les faits. Sauf que, en juillet 2010, M. Delli­ cour recevait une lettre émanant de la cour d’appel lui annonçant que l’affaire avait été décommandée. Le premier président, Antoon Boyen, avait expliqué, à l’époque, que les activi­ tés de la 16e chambre civile, qui était censée traiter le dossier Dellicour, avaient été suspendues à dater du 1er septembre 2010 et que les affaires (plus de 200) fixées devant elle avaient été décommandées. C’est un cas de figure identique qui vient de conduire à la condamnation de l’Etat. En son temps, M. Boyen avait in­ diqué que cinq magistrats avaient quitté la cour d’appel au début de l’année judi­ ciaire 2010­2011 et que deux des trois juges composant la 16e chambre étaient partis à la retraite, ce qui désignait la ju­ ridiction comme la victime d’une me­ sure considérée comme inévitable. D’autres causes d’indisponibilité avaient été épinglées par M. Boyen, et notamment la décision prise par le mi­ nistre de la Justice de retarder, pour des raisons d’économies budgétaires, la pu­ blication des places vacantes, ce qui eut pour effet d’allonger les délais entre les départs des magistrats et la nomination de nouveaux conseillers.

Près de trois ans plus tard, où en est­on ? Nulle part, répond, en subs­ tance, Antoon Boyen. Il nous a signalé, mercredi, que ce qu’il avait confié à “La Libre” en novembre 2012 était toujours d’actualité. Et que nous disait­il, voici trois mois ? Que la cour d’appel de Bruxelles en gé­ néral et sa section fiscale en particulier souffraient d’un manque criant de ma­ gistrats. “Dans de nombreuses matières”, déclarait­il “les parties ne se contentent plus d’une seule instance et font plus systé­ matiquement appel qu’avant. En outre, ajoutait­il, à Bruxelles, le collège est bilin­ gue et il faut donc prévoir deux magistrats pour chaque poste.” De plus, Antoon Boyen relevait que depuis qu’il est à la tête de la cour d’ap­ pel, il a dû composer avec des maladies de longue durée, des départs à la re­ traite, des nominations dans d’autres instances. “Dès lors que, pour faire des économies, le gouvernement retarde systématique­ ment de deux mois la publication des pla­ ces vacantes au “Moniteur” et que la pro­ cédure de nomination dure six mois voire neuf, vous comprendrez qu’il est difficile d’arriver à un cadre plein”, ajoutait­il. A la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), qui affirmait qu’un seul emploi était vacant à la cour

était victime d’un grave accident de la route qui l’a laissée paralysée. Elle et sa mère ont porté l’affaire devant la justice bruxelloise. Leur dossier attendait à la cour d’appel de Bruxelles et sa 16e chambre depuis 2004. Mais la 16e chambre a été “dissoute” en 2010, faute de nominations de juges. Mère et fille viennent d’obtenir, indiquait la “DH” de mercredi, la condamnation de l’Etat belge. Le tribunal civil de Bruxelles a considéré qu’en ne donnant pas aux juridictions les moyens nécessaires pour juger les affaires dans un délai raisonnable, l’Etat et son ministre de la Justice avaient commis une faute. d’appel de Bruxelles et qu’il n’y avait donc pas matière à se plaindre, M. Boyen répliquait que la ministre ne tenait pas compte des défections évoquées ci­des­ sus, ni du fait, qu’en 2013, la cour d’ap­ pel perdra quatre magistrats admis à la retraite et un cinquième promis à re­ joindre la Cour de cassation. Non, non, rien n’a changé En février 2013, le discours est tou­ jours le même. “Malgré nos demandes d’extension des cadres et, à tout le moins, d’une aide temporaire, nous sommes comme sœur Anne”, nous confiait, mer­ credi, Patrick Mandoux, le porte­parole de la cour d’appel. “Rien n’a bougé, aucune réponse ne nous est parvenue, les procédures de renouvellement des magis­ trats sont toujours aussi longues et le blo­ cage des publications des places vacantes demeure d’actualité.” M. Boyen ne s’est jamais fait d’illu­ sions : “Dans l’état actuel des contraintes budgétaires, on ne peut espérer que des ajustements, pas des mesures structurel­ les”, regrette­t­il. “L’accord gouvernemen­ tal prévoyait pourtant expressément un renforcement des moyens de la cour d’ap­ pel de Bruxelles. Je n’ai rien vu changer de­ puis lors. Or, nous ne demandons rien d’autre qu’un cadre réaliste.” J.-C.M.

La Libre Belgique - jeudi 14 février 2013

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Le Carême, un temps fort pour la solidarité Les catholiques ont entamé la période de montée vers Pâques, non sans regarder vers Rome.

RÉCOLLECTION

L

e carême, c’est parti. Avec le mercredi des Cendres, les catholiques belges sont entrés de plain­pied dans ce qu’un humoriste malicieux qualifia il n’y a guère de… “ramadan des chrétiens”. Un temps fort de quarante jours, synonyme de montée vers la Semaine sainte et Pâques sous le signe du ressourcement et de l’introspection personnelle. Et aussi une pé­ riode qui prend évidemment une ampleur un peu exceptionnelle cette année, avec la démis­ sion du pape. Jadis, c’était aussi une période de grandes res­ trictions et d’abstinences, mais depuis 1967, l’Eglise belge ne prescrit le jeûne que le mer­ credi des Cendres et le Vendredi saint. Concrè­ tement, ces jours­là, les fidèles entre 18 et 60 ans, et qui sont en bonne santé, sont invités à ne prendre qu’un seul repas complet. Un exercice dont sont dispensées les femmes enceintes. Par contre, l’abstinence – le fait de s’abstenir de manger de la viande – n’est plus obligatoire. Une liberté plus générale aussi puisque, pour les autres jours du Carême, chacun est libre de choisir sa manière d’y contribuer. Le Carême peut aussi être mené de manière plus collective. C’est ainsi que le Vicariat de Bruxelles a réalisé une aussi intéressante qu’utile brochure qui aidera les fidèles qui veulent vivre en groupe ce temps de préparation à Pâques en paroisse ou en Unité, dans les mouvements comme les communautés. Elle fourmille de propositions concrètes : temps de prière, conférences, retrai­ tes, repas, etc. Et les plus pressés peuvent aussi consulter www.catho­bruxelles.be. Parmi les conférences, l’on épinglera celle de

ce jeudi 14 février à 20h15 en l’église Sainte­ Alix à Woluwe­St­Pierre. L’Unité pastorale de “Stockel­aux­Champs” et le Vicariat de Bruxel­ les y accueilleront en effet Dom Armand Veilleux, pour une conférence sur le thème “Ra­ viver en soi sa foi pascale”… Une autre manière de vivre le Carême est de s’investir dans les projets d’Entraide&Frater­ nité. Les chrétiens belges sont invités à se mobi­ liser encore cette année pour soutenir les pay­ sans du Congo et du Burundi qui combattent efficacement la faim. La campagne permettra d’appuyer des associations partenaires du Sud qui soutiennent l’agriculture familiale. “Aujourd’hui, explique l’équipe d’En­ traide&Fraternité, la faim et la malnutrition re­ présentent 58 % de la mortalité dans le monde et elles ne cessent de progresser depuis dix ans. Les grandes firmes de l’agrobusiness veulent nous faire croire que seule une agriculture productiviste et intensive peut sauver l’humanité de la pénurie alimentaire globale qui l’attend. Elles renforcent leur emprise sur le système agro­alimentaire et se présentent comme de véritables actrices de déve­ loppement, seules capables, grâce à leurs hautes technologies, d’enrayer la faim dans le monde. Les mouvements paysans dénoncent cette imposture, qui occulte les causes structurelles de la faim.” L’action de Carême invite donc aussi les chré­ tiens à faire des choix citoyens. “Soutenir les pay­ sans du Burundi et du Congo, c’est reconnaître leur dignité et leurs compétences pour relever les défis qui sont les leurs. Ils ne nous demandent pas la charité, ils demandent un juste partage.” Afin d’épauler ces réflexions, divers outils sont dis­ ponibles : pistes liturgiques, tapisserie de Ca­ rême, calendrier de Carême pour les enfants. Comme le veut la tradition, il y aura deux gran­ des collectes dans les églises les 17­18 mars ainsi que le 31 mars et le 1er avril. Christian Laporte

U Rens. : www.catho­bruxelles.be ou www.en­ traide.be

L’emploi a davantage augmenté en Wallonie PROPORTIONNELLEMENT

M

algré la crise, le nombre d’emplois a systématiquement augmenté en Bel­ gique ces dernières années. Ainsi, en­ tre 2003 et 2011, près de 400000 emplois ont été créés, soit une hausse de 9,22%, a indiqué mercredi le quotidien “De Standaard”, sur base de chiffres de l’Institut des Comptes na­ tionaux (ICN). Le nombre de travailleurs (salariés et indé­ pendants) a ainsi augmenté durant ces neuf dernières années, passant de 4,16 à 4,54 mil­ lions. Le nombre d’emplois a crû pour cha­ cune de ces années, sauf en 2009. Durant cette année de crise, on note un léger recul, mais en 2010, on a enregistré une hausse des emplois plus importante qu’auparavant. On a dénombré durant cette période plus de 108 000 emplois supplémentaires dans les secteurs des soins et services. Les secteurs de

la comptabilité, de la consultance, des services de sécurité et de recherche et de l’enseigne­ ment ont également vu leurs postes augmen­ ter. Les pertes d’emplois ont été enregistrées dans les secteurs du textile, de la construction automobile, du transport, de l’agriculture, de la poste et des services financiers notamment. Cette hausse globale du nombre d’emplois n’a toutefois pas fait baisser en proportion le taux de chômage car, durant la même pé­ riode, la population a également fortement augmenté. Enfin, cette hausse varie selon les Régions : + 119 019 emplois en Wallonie contre 230 895 en Flandre. Proportionnellement aux populations respectives, la croissance de l’emploi a dès lors été plus importante en Wallonie qu’en Flandre : + 10,8% contre 9,6 %. A Bruxelles, on recense une augmentation de 35 530 unités, soit une hausse de 5,4 %. (Belga) jeudi 14 février 2013 - La Libre Belgique

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Belgique Actualité

Plainte contre Jamal Ikazban Claude Moniquet, traité d’“ordure sioniste”, réagit.

MÉDIAS

C

ommentateur attitré de RTL sur les questions du terrorisme, Claude Mo­ niquet a décidé, mercredi, de porter plainte contre le député régional PS Jamal Ikazban pour l’avoir traité dans un tweet d’“ordure sioniste”. Ce nouveau dérapage dans les médias sociaux s’est pro­ duit lorsque Jamal Ikazban, chef de file de l’opposition so­ cialiste à Molenbeek, a publié sur son compte Twitter sa réac­ tion à une intervention que le commentateur avait faite mardi soir sur les antennes de Bel RTL, dans “On refait le monde”, l’émission sans lan­ gue de bois de Georges Huer­ cano. Interrogé sur l’évolution des pouvoirs islamistes en Tunisie et en Egypte, Claude Moniquet n’y est pas allé avec le dos de la cuiller, parlant de l’Egypte comme d’une “poubelle à ciel ouvert”. “L’Egypte, a­t­il dit, est un pays de 85 millions de per­ sonnes dont 60 % sont analpha­ bètes, qui a la capacité économi­ que de nourrir peut­être 25 mil­

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lions à 30 millions [de personnes], c’est­à­dire à peu près le tiers de sa population. 500 000 personnes vivent dans les cimetières du Caire, parce qu’ils n’ont pas de maison, pas de toit, rien. Non, je regrette de le dire de manière violente mais l’Egypte est une poubelle à ciel ouvert. On ne peut pas établir l’ordre et la beauté dans une poubelle en une semaine…” Le sang du député bruxellois, viscéralement pro palestinien, n’a fait qu’un tour; et sur Twit­ ter, il a jugé “inacceptables ces propos d’une ordure sioniste !”. Claude Moniquet nous a in­ diqué mercredi qu’il allait por­ ter plainte pour injure publi­ que et demander la levée de l’immunité parlementaire de M. Ikazban. Il a pris comme avocat l’ancien bâtonnier Pierre Legros. “C’est une affaire symbolique, dit Claude Moni­ quet, car on se trouve avec un élu du peuple qui utilise un voca­ bulaire inacceptable.” Au PS, ces propos ont égale­ ment choqué. “Pour le PS, dans tout débat, les insultes n’ont pas lieu d’être. On condamne toute forme d’insulte. Ce n’est ni notre manière d’être, ni notre lan­ gage”, indique Jérémie De­ meyer, porte­parole du parti. En revanche, Jamal Ikazban n’a pas répondu aux messages de la rédaction. Ch. Ly.

En bref Mort de Priscilla Sergeant Le suspect libéré

Bart De Wever Présentation au Cercle de Lorraine

Le suspect n°1 dans le dossier Priscilla Sergeant a été remis en liberté provisoire, a indiqué le parquet général. La victime, 14 ans, avait été retrouvée morte en juillet 2012, à Dworp. Le suspect, poursuivi pour homicide puis pour torture et attentat à la pudeur, ne l’est plus que pour “traitements inhumains”. Ce qui a incité la défense à demander sa libération. Refus des chambres du conseil et des mises : mais l’arrêt a été cassé, ce qui explique la libération provisoire. (Belga)

La présentation du livre de Bart De Wever, “Derrière le miroir” (Le Cri) qui présente aux francophones une sélection de libres opinions publiées dans “De Morgen” et dans “De Standaard”, aura en définitive lieu le 6 mars au Cercle de Lorraine à Bruxelles. Un joli coup pour le Cercle et son président, Stéphan Jourdain. Car la présentation de l’ouvrage par Christian Laporte et Céline Préaux ne se fera pas qu’en français; les membres néerlandophones du Cercle, mais également les médias flamands, seront aussi de la partie…

Carnaval d’Alost La directrice de l’Unesco “choquée” par le char “SS-VA” La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, s’est déclarée “profondément choquée” par le faux char nazi caricaturant la N-VA, qui a défilé dimanche lors du carnaval d’Alost. Ce carnaval est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco et sa directrice générale a donc contacté les autorités belges pour partager son indignation. Pour rappel, dimanche, un char a caricaturé Bart De Wever et la N-VA, rebaptisée “SS-VA” pour l’occasion, avec des déguisements d’officiers nazis. “Je suis profondément choquée par cet acte inadmissible qui est une insulte à la mémoire des six millions de juifs morts durant l’Holocauste”, s’insurge la directrice générale dans un communiqué publié mardi sur le site internet de l’Unesco; “ce wagon nazi est contraire aux valeurs de l’Unesco pour la compréhension mutuelle, la tolérance et la paix entre les peuples.” Selon Irina Bokova, ce recours à l’Holocauste pour dénoncer une situation politique locale “témoigne d’une banalisation inquiétante de la Shoah et de la déportation au cœur même du continent où ce drame s’est produit.” Elle condamne donc, “avec la plus vive fermeté”, “le détournement” du carnaval “dont la liberté et l’esprit de satire ne sauraient être un prétexte aux stéréotypes antisémites”. (Belga)

Chambre du conseil Koekelberg attendra

Fonction publique Rencontre Bogaert-syndicats

La chambre du conseil de Namur a reporté, mercredi, l’examen de l’affaire Koekelberg et ce, à la suite d’une demande de devoirs d’enquête complémentaires formulée par la défense. L’ancien chef de la police fait l’objet d’accusations de viol de la part de son ex-compagne. Le parquet de Namur souhaite le renvoi de Fernand Koekelberg devant le tribunal correctionnel. L’intéressé nie les faits. Son conseil, Me Uyttendaele, s’était dit “stupéfait que le parquet sollicite le renvoi de son client”. Il plaidera le non-lieu. Selon lui, M. Koekelberg est victime “d’accusations fantaisistes”. (Belga)

Les syndicats ont rencontré, mercredi, le secrétaire d’Etat à la Fonction publique, Hendrik Bogaert (CD&V). On sait que les syndicats s’inquiètent de la réduction du nombre de fonctionnaires, de la création d’une nouvelle grille unique de rémunération pour les prestations exceptionnelles et de la suppression des formations certifiées. Mercredi, “des textes fragmentaires mais concrets” ont été remis aux syndicats. Ils portent sur une nouvelle nomenclature pour les carrières et les barèmes, selon la CSC Services publics, qui estimait que les travailleurs sont un peu mieux écoutés. (Belga)

La Libre Belgique - jeudi 14 février 2013

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Régions Brabant wallon

Les appartements ont trouvé preneurs Les logements d’insertion de Ramillies sont désormais en fonction.

PETIT-ROSIÈRE

L

e 21 décembre dernier, six des huit logements d’insertion de la commune de Ramillies ouvraient leurs portes à leurs premiers locataires, précé­ dant les deux autres de quelques se­ maines.

Parmi les bénéficiaires, Michel ne ca­ che pas sa satisfaction de vivre désor­ mais non plus dans sa voiture, mais dans ce bâtiment rénové situé le long de la N91 à Petit­Rosière : “Mes voisins sont comme ça ! Hormis un robinet qui goutte, tout va bien, j’ai tout ce dont j’ai besoin !” Un étage plus bas, le temps d’inter­ rompre une partie de jeu vidéo et l’oc­ cupant avoue être bien installé. Le point commun entre les huit ap­ partements en question ? Ils sont des­ tinés à des personnes ayant besoin de se réinsérer dans la société, retrouver une stabilité de vie et un emploi.

“En venant ici, elles acceptent du même coup un suivi individualisé par le CPAS, explique Nicolas Berchem, le prési­ dent du Centre public d’action sociale. Toutes ont, par exemple, une guidance budgétaire. Quant aux loyers, ils sont calculés en fonction des revenus (NdlR : 20 % de ceux­ci). Il ne s’agit donc pas de logements sociaux.” Principal contact des résidents avec le CPAS, Nathalie Lempereur ne peut actuellement que constater la réussite d’un projet qui a mis du temps à se concrétiser (lire par ailleurs). “Le fait que la majorité des locataires soient arrivés le même jour a contribué à

forger des liens entre eux, note l’assis­ tance sociale. Ils font par ailleurs montre de beaucoup de respect pour l’infrastruc­ ture. Comme, par exemple, lorsqu’ils se sont relayés pour assurer le nettoyage des parties communes en attendant qu’une aide­ménagère soit recrutée.” Tout n’est évidemment pas encore parfait : le robinet précité, de l’humi­ dité sur un mur du rez­de­chaussée… mais Nicolas Berchem se veut con­ fiant : “C’est un beau bâtiment mais qui reste relativement ancien avec les consé­ quences que cela suppose… et que nous ré­ glons quand elles apparaissent.” Geoffroy Herens

Énumératif

Les logements d’insertion en chiffres ‣ 3 Quiconque entre dans un

HERENS

logement d’insertion devra théoriquement le quitter dans les trois ans, l’idée étant d’y vivre le temps de se réinsérer dans la société. Une prolongation partielle du bail est cependant toujours envisageable. ‣ 8 Les logements d’insertion de la commune de Ramillies sont au nombre de huit : quatre sont dotés d’une chambre, deux en ont deux et les deux derniers en ont trois. ‣ 20 Le loyer de chaque bénéficiaire des logements d’insertion s’élève en fait à 20 % de ses revenus. ‣ 700 Le coût total du projet se sera chiffré à 700 000 €. Une somme répartie comme suit : 130 000 € pour l’achat et 570 000 € de travaux dont 250 000 € de subsides.

Les logements sont confortables… une fois que les locataires y ont installé leurs effets personnels.

Mieux vaut tard que jamais PETIT-ROSIÈRE Le dossier des logements d’insertion a longtemps fait figure de monstre du Loch Ness de Ramillies. Et pour cause : il a débuté en 2006 avec l’acquisition par la commune du bâtiment en question. Prix de l’achat ? 130 000 €. Une paille ? Oui et non dans le sens où la maison ainsi que la grange et le hangar attenants n’étaient pas en mesure d’ac­ cueillir les appartements prévus sans une profonde rénovation/transformation. De quoi fameusement augmenter le budget puis­ que 570 000 € (dont 250 000 € de subside de la Région wallonne) ont été nécessaires à la mutation

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de l’édifice. Le délai, il est dû à une décision communale : celle de confier la réalisation des abords au service technique. Car si les travaux intérieurs ont été effectués directement par une société privée, les aménagements extérieurs l’ont été par les ouvriers ramillois. Comme ils ne pouvaient se consacrer entière­ ment au chantier, celui­ci a pris davantage de temps. “Le fait que le fonctionnaire­délégué ait de­ mandé un permis spécifique pour ces abords a égale­ ment allongé la procédure”, précise Nicolas Berchem. Bref, le pouvoir communal a voulu faire le choix de l’économie en utilisant les compétences de son

personnel, quitte à ce que les logements d’insertion soient prêts plus tard. D’un autre côté, comme l’opposition l’a régulière­ ment rappelé lors des conseils, faire appel au privé aussi pour les abords aurait permis d’en finir plus rapidement (moyennant une facture fatalement plus lourde) avec deux conséquences directes : bénéficier de loyers nettement plus vite et offrir un service très attendu bien avant la fin 2012. Un éternel débat, selon Nicolas Berchem, qui n’a désormais plus lieu d’être. Les huit appartements sont en fonction et leurs locataires n’ont pas à s’en plaindre. G. H

La Libre Belgique - jeudi 14 février 2013

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En bref

Les assesseurs traduits en justice Ils sont poursuivis pour ne pas avoir rempli leur devoir lors des élections.

NIVELLES

C

onvoqués en tant qu’assesseurs pour aider aux opérations de vote ou de dépouillement, lors des élections commu­ nales d’octobre dernier, certains ont estimé ne pas devoir faire le dépla­ cement. Mais il s’agit d’un devoir de citoyen, qui peut exposer à des poursuites. Le risque n’est pas théorique : hier après­midi, quatorze personnes étaient citées en correctionnelle à Ni­ velles pour ce motif. Il s’agit de citoyens qui n’ont pas envoyé un do­ cument pour invoquer une excuse valable lorsqu’ils ont été désignés comme assesseurs et qui, en plus, n’ont pas répondu à un courrier ultérieur du parquet. Dans cette lettre, constatant qu’ils n’avaient pas de motif légitime pour ne s’être pas présenté le 14 octobre dans les bureaux de vote ou

de dépouillement, on leur proposait de s’en tirer sans poursuites pénales, en payant une transaction de 250 €. Pour ne pas se retrouver en correc­ tionnelle, on peut deviner qu’un cer­ tain nombre d’assesseurs défaillants ont effectué ce paiement. Pas les qua­ torze prévenus cités hier, pour des rai­ sons diverses que certains ont expli­ quées avec de bonnes chances d’obte­ nir gain de cause. Par exemple en prouvant qu’ils avaient expédié un cer­ tificat médical, ou un courrier contenant un autre motif d’absence valable. La lettre s’est perdue en route mais ils ont pu prouver l’avoir envoyée, et le ministère public a suggéré un abandon des poursui­ tes. D’autres, comme un jeune habitant de Chau­ mont­Gistoux ou un Rixensartois, ont tout bonnement avoué ne pas s’être réveillés à temps pour rem­ plir leur devoir de citoyen. Une amende de 50 €– portée à 300 € par le jeu des décimes additionnels – a été re­ quise à leur encontre. Un montant doublé pour ceux qui ont fait défaut. V. F.

Certains assesseurs défaillants ont expliqué ne pas s’être réveillés à temps pour remplir leur devoir.

Une caméra pour la rue de la Station Suite à des incidents, les autorités publiques ont pris une série de mesures.

WATERLOO

I

nterpellé par rapport à la situation de la rue de la Station où des inci­ dents s’étaient produits durant le mois de décembre 2012, notamment à proximité de la gare, le bourgmestre Serge Kubla s’est voulu rassurant : “Des mesures ont été prises et les habitants qui s’étaient plaints ont reconnu une amélio­ ration.” Les bancs qui étaient occupés quasi en permanence par des bandes ou des personnes en état d’ébriété ont été pu­ rement et simplement enlevés. La placette qui était jonchée de ca­ nettes et autres détritus a été complè­ tement nettoyée par les équipes com­ munales et les efforts seront mainte­ nus dans le temps, a détaillé Serge Kubla.

Enfin, la police a effectué des passa­ ges réguliers sur place. Des passages qui se poursuivront à l’avenir. Sans compter que des caméras supplémen­ taires sont en passe d’être installées dans le centre­ville. Et qu’une de ces caméras est destinée précisément à la placette de la rue de la Station. En décembre dernier, des riverains avaient en effet fait part de leur ras­le­ bol aux autorités communales. En cause : des dégradations, bris de vitre, voitures incendiées et l’insécurité causée par des personnes traînant sur les lieux, souvent en état d’ébriété. Reste qu’il faudra encore attendre plusieurs années avant de voir le nou­ veau visage promis au quartier de la gare dans le cadre des travaux du RER. “Nous sommes en contact étroit avec la SNCB afin d’aménager avec soin le quar­ tier de la gare, confie le bourgmestre. Nous sommes décidés à en faire un lieu de qualité même si nous devons hélas cons­ tater que les travaux relatifs au RER ont pris à nouveau du retard, puisque notre ligne 124 est coincée par Linkebeek.” L. Dm.

Wavre Faux agent des eaux et faux policiers Mardi à 16 h 30, une femme âgée de 86 ans a reçu dans sa maison de la rue de Champles la visite d’un individu qui prétendait être un agent des Eaux et qu’il était venu prendre les mesures d’une canalisation de la cuisine. Peu après, deux faux policiers ont fait irruption dans la maison, procédant à l’arrestation de l’homme qualifié de voleur. Après le départ des trois énergumènes, l’octogénaire a constaté la disparition de ses économies.

Nivelles Il prétendait vouloir téléphoner… Mardi à 14 h, un individu s’est présenté dans un appartement de la rue de Mons dans l’espoir de pouvoir donner un coup de téléphone urgent. Il se fit éconduire mais prit patience et est parvenu à convaincre l’occupante d’un autre appartement dont il est ressorti avec une centaine d’euros. Ce n’est pas la première fois que cet homme pratique en terre aclote. Il est dépeint comme âgé de 30 à 40 ans, de type européen, grand et mince…

Nivelles A la Touline

Nivelles A la Maison des Enfants

Pour la énième fois, l’ASBL la Touline, sise à l’avenue de Burlet, a été victime d’un vol au cours de la nuit de lundi à mardi. Le voleur a d’abord tenté de pénétrer par la porte arrière qui avait été renforcée. Il est parvenu à ses fins par la porte avant et a fracturé toutes les portes intérieures pour s’emparer de quelques chèques repas.

Mardi à 7 h 15, les responsables de la Maison des Enfants, située dans la rue Sainte-Anne à Nivelles, ont constaté que les lieux avaient été cambriolés durant la nuit qui précédait. L’audition des puéricultrices devrait permettre de déterminer le préjudice de ce cambriolage.

Intégration La Bataille de Waterloo accessible aux déficients visuels Le gestionnaire du Champ de bataille de Waterloo, Culturespaces, entend ouvrir le site aux personnes atteintes de handicap visuel. La visite du champ de bataille a ainsi été entièrement repensée avec une approche multisensorielle pour répondre aux besoins des déficients visuels et leur apporter un maximum d’intérêt et d’enrichissement. Ceux-ci sont désormais invités à découvrir, au toucher, une dizaine d’objets qui leur dévoileront quelques aspects de la bataille : le personnage de Napoléon, des armes (mousquets, boulets, sabres), des uniformes, mais aussi une maquette tactile représentant le champ de bataille, les routes, fermes et dénivellations… Les visiteurs partent ensuite à la découverte de la butte du Lion d’où, après l’ascension de 226 marches, une audiodescription du paysage du champ de bataille est faite, avec le récit des principales étapes de cette bataille. Ce récit se poursuit jusqu’à la déroute française, représentée au Panorama qui laisse imaginer les clameurs de la bataille faisant rage. Si elle est prioritairement destinée aux personnes porteuses d’un handicap visuel, cette découverte sur mesure du site permet aussi à l’entourage familial et social de ces visiteurs de porter un nouveau regard sur l’insertion culturelle et sociale des publics aveugles et malvoyants.

Coopération au développement Trois émissaires congolais à Walhain Internet, les messageries électroniques, l’envoi d’e-mail, les traitements de textes, les tableurs… Ce sont les bases qui étaient enseignées par les membres d’Eneo, le mouvement social des aînés de la Mutualité chrétienne, mardi, dans l’Espace public numérique du CPAS de Walhain Faustin Kiyongo, Philippe Basima et Déodatus Manga, respectivement administrateur du territoire de Madimba (Congo), adjoint au premier cité et cheffe de la cité de Madimba. “Toutes ces formations vont nous aider, à notre retour, dans nos tâches relatives à l’Etat-civil”, explique Philippe Basima. “Avant, tout l’archivage se faisait uniquement sur papier, avec les risques que cela comporte. En utilisant les ordinateurs, non seulement les données seront sécurisées mais, en plus, il sera plus facile et rapide de mettre la main dessus.” Les trois émissaires africains ne sont pas arrivés à Walhain par hasard. Les deux communes sont en effet liées depuis novembre 2010. “Ce partenariat n’est pas unilatéral, précise Agnès Namurois, conseillère communale qui avait initié la coopération Walhain-Madimba lorsqu’elle était échevine. Il a également le mérite d’ouvrir les yeux et les esprits des gens d’ici qui, du coup, se rendent compte des réalités de là-bas…” G. H.

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International Droits de l'Homme Le mouvement “One Billion Rising” veut mobiliser, et faire danser, un milliard de personnes dans le monde en ce jour de Saint-Valentin pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux filles. l

Ce combat fait des émules de l’Inde à l’Afrique du Sud, en passant par la Belgique notamment. l

Danse avec les femmes

Les Indiens se rangent derrière les féministes SOCIÉTÉ

fense des droits des femmes. Le dépar­ tement des sciences sociales forme les Emmanuel Derville étudiants aux problématiques entou­ Correspondant à New Delhi rant les mouvements féministes et pu­ ous voulons provoquer un tsu­ blie des travaux de recherche. Pas éton­ nami culturel. Notre société nant donc que les étudiantes soient demeure patriarcale. Il faut massivement descendues dans les rues que cela change.” Cette an­ en décembre après l’affaire du viol. née, la Saint­Valentin prend La mobilisation est d’autant plus forte un goût particulier en Inde. Jeudi, à qu’elle est soutenue par les hommes. l’appel d’un collectif d’organisations de En décembre, ils étaient nombreux à défense des femmes, “One billion ri­ battre le pavé. Et le 7 février, une troupe sing”, des artistes et des féministes or­ de théâtre emmenée par Sudhanva ganisent des manifestations à travers le Deshpande, un metteur en scène, a or­ pays. Kamla Bhasin coordonne le mou­ ganisé des concerts improvisés dans vement. plusieurs bus de la capi­ Depuis deux mois, les tale après 21h, lançant féministes indiennes au préalable des invita­ donnent de la voix. Le tions sur Facebook. La point de départ fut le plupart des participants viol d’une étudiante de étaient des hommes. La 23 ans dans un bus le mobilisation féministe 16 décembre à New s’est vite transformée Delhi. La jeune femme en un mouvement po­ rentre du cinéma avec un pulaire et urbain qui ami lorsqu’elle est agres­ s’est organisé sur inter­ sée par six hommes. Elle net à coup de messages succombe à ses blessures sur Twitter, de groupes le 29 décembre. Dans les Facebook et de péti­ jours qui suivent, les ma­ tions. “La sécurité des nifestations d’étudiantes femmes nous concerne”, et de féministes se multi­ estime Sudhanva Desh­ plient. Pour elles, ce viol pande. “Cette affaire ren­ est l’occasion d’attirer voie une image inquiète l’attention de l’opinion de l’homme indien, qui sur un problème qu’elles serait macho, agressif à dénoncent depuis près l’égard des femmes.” KAMLA BHASIN de 30 ans. Regards insis­ Le débat sur le viol est tants, harcèlement loin d’être éteint. Le sexuel, viol par un proche ou dans un 23 janvier, une commission dirigée par commissariat… “Ce qui est en cause, ce le juge Verma rend un rapport avec une n’est ni la justice ni la police, ce sont les liste de recommandations qui reprend mentalités. C’est à nous de changer l’édu­ plusieurs revendications féministes. Le cation des garçons dès le plus jeune âge texte propose un cadre juridique pour pour que le fléau du viol disparaisse”, in­ réprimer les délits sexuels. Une pre­ siste Kamla Bhasin. mière en Inde. “C’est une étape impor­ tante”, estime Pramada Menon, fémi­ Dans les universités niste de renom. “La commission a prêté Les mouvements féministes indiens attention à plusieurs questions de société ont investi les universités depuis plu­ comme les viols commis par l’armée dans sieurs années. A Delhi, la Jawaharlal les régions frontalières et les viols conju­ Nehru University (JNU) est réputée gaux.” Les auteurs du rapport préconi­ pour abriter des organisations de dé­ sent des peines plus sévères pour les at­

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AP / REPORTERS

“C’est à nous de changer l’éducation des garçons dès le plus jeune âge pour que le fléau du viol disparaisse.”

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touchements sexuels. Ils conseillent l’instauration de peines de prison pour les délits de harcèlement sexuel. Ils re­ commandent que chaque mariage soit célébré en présence d’un magistrat pour s’assurer que l’épouse n’a pas eu à fournir de dot. Autre recommandation importante : la fin de l’immunité accor­ dée aux militaires dans les affaires de viols sur les civils dans les régions en guerre, en particulier au Cachemire et dans le nord­est du pays. Depuis la publication du rapport Verma, les féministes font pression sur le gouvernement pour que les recom­ mandations soient adoptées au Parle­ ment. Le combat sera long. Les autori­ tés ont indiqué qu’elles ne retien­ draient pas les propositions concernant la levée de l’immunité pour les soldats, ni celle réprimant le viol conjugal. Si­ gne que les mentalités sont lentes à évoluer. Le viol du 16 décembre n’est d’ailleurs pas le premier à avoir choqué l’Inde. Le gang des saris roses En 1972, Mathura, une adolescente de 16 ans, est violée par deux policiers dans un commissariat de l’Etat du Ma­ harashtra, dans l’ouest de l’Inde. La jus­ tice innocente les deux fonctionnaires. La décision déclenche une vague de protestation nationale, forçant les auto­ rités à amender le code pénal. Les tex­ tes précisent désormais que la charge de la preuve ne repose plus sur la vic­ time mais sur l’accusé. Hélas, les amen­ dements peinent à être appliqués. C’est que le mouvement féministe indien souffre de son éparpillement. Les mani­ festations prévues le 14 février ont lieu dans les grandes villes du pays : Delhi, Bombay, Pune, etc. Quid de la condition des femmes en milieu rural ? Dans les campagnes, les féministes savent pourtant se faire en­ tendre. L’organisation la plus connue s’appelle le gang des saris roses. Lancée en 2006 par Sampat Pal Devi, une mère de famille de l’Uttar Pradesh, les mili­ tantes battent les maris violents. Dis­ suasif…

En Belgique Un point d’accord des féministes, belges ou étrangères, est le combat contre la violence faite aux femmes. Une femme sur trois en est victime dans le monde. Ce constat est à l’origine du mouvement mondial One Billion Rising qui a lieu notamment à Bruxelles (à 17h30 place de la Monnaie). Hafida Bachir, présidente de Vie féminine, qui soutient le projet, met en garde. “Il faut faire attention à ce que ça ne banalise pas le problème. Derrière chaque acte de violence, il y a un auteur que nous devons nommer. Le phénomène doit être combattu politiquement, et pas seulement à travers des danses ou des campagnes.” S.dB (st.)

Retour sur l’autoroute des larmes CANADA

D

es dizaines de femmes et de filles autochtones ont été portées dispa­ rues ou retrouvées mortes le long de l’autoroute 16 – “l’autoroute des larmes” – en Colombie­Britannique, depuis la fin des années 60. Dans un rapport publié mercredi, Human Rights Watch docu­ mente à la fois les défaillances persistantes d’une police incapable de les protéger et le comportement violent de certains de ses membres, aggravant “les tensions de longue date entre la Gendarmerie royale du Canada et les communautés autochtones de la ré­ gion”. Les chercheurs de HRW “ont été frappés par la crainte exprimée par les fem­ mes qu’ils ont interrogées”, disent­ils. Leurs réactions “étaient comparables à celles cons­ tatées dans les pays en période de post­conflit ou de post­transition, où les forces de sécurité ont joué un rôle essentiel dans les mauvais traitements gouvernementaux et dans l’ap­ plication de politiques autoritaires.” S.Vt.

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AJIT SOLANKI/AP

Ces femmes d’Ahmadabad, en Inde, prennent des cours d’autodéfense pour pouvoir réagir efficacement en cas d’agression.

Le viol qui sort les Sud­Africains du déni RÉVEIL Patricia Huon Correspondante en Afrique du Sud

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nene Booysen, 17 ans, est devenue, bien malgré elle, un symbole. Celui de millions de femmes, victimes d’un mal qui ronge la société sud­afri­ caine. Il y a dix jours, cette adolescente de 17 ans a été brutalement violée par plusieurs hommes dans la pe­ tite ville de Bredasdorp, à deux heures de route au sud­est du Cap. Ses assaillants l’ont laissée pour morte sur un chantier de construction, éviscérée, la gorge tranchée, les doigts et les jambes brisés. Découverte par un agent de sécurité, elle succombera à ses blessu­ res peu de temps après son transport à l’hôpital. L’affaire a choqué l’Afrique du Sud et soulevé une vague de protestation dans le pays, où les faits divers sordides remplissent pourtant régulièrement les pa­ ges des journaux. L’année dernière, près de 65 000 plaintes pour viol y ont été déposées, dont environ la moitié concernait des victimes mineures. Ce chiffre ne représenterait pourtant qu’environ un dixième du nombre réel de viols, dont la majorité reste enfouie sous la chape de honte et de silence dont s’envelop­ pent les victimes. Le Medical Research Council, une agence de recher­ che publique, estime que jusqu’à 3 600 viols se pro­ duisent tous les jours dans ce pays de près de 52 mil­ lions de personnes. Près de 70 % des femmes y auraient subi des violences sexuelles. Une véritable

crise qui attire pourtant rarement l’attention qu’elle porter plainte). “Les mères enseignent à leurs filles qu’el­ mérite, que ce soit auprès du public ou des politiciens. les doivent éviter de provoquer ou de se retrouver dans Difficile de savoir pourquoi la mort d’Anene Booy­ des situations à risque, plutôt que de dire à leur fils de ne sen a sorti les Sud­Africains de leur fatalisme. L’indi­ pas les brutaliser. Même le président a été inculpé pour gnation provoquée par la mort de la jeune fille est viol !”, rappelle­t­elle. peut­être liée à l’attention suscitée récemment par un En 2006, Jacob Zuma a été accusé par une femme de viol collectif similaire en Inde, qui avait amené des 31 ans d’avoir abusé d’elle. Lors du procès, à l’issue milliers de personnes à descendre dans duquel il sera acquitté, le futur chef de la rue pour manifester. Néanmoins, les l’Etat réfute cette accusation. “Elle était associations qui travaillent avec les vic­ en demande et, dans la culture zouloue, times s’accordent pour dire que seule une femme en demande doit être satis­ une action à long terme sera efficace. faite.” VIOLS PAR JOUR “Les Sud­Africains semblent enfin se ré­ Le Medical Research Council, Seules 15 % des plaintes pour viol mè­ veiller. C’est très bien. Mais il faut que cela nent à un procès. Et seulement 5 % de une agence de recherche mène à une vraie volonté politique de publique, estime que jusqu’à ces derniers entraîneront une condam­ faire changer les choses”, dit Mbuyiselo nation. Un système judiciaire qui man­ 3 600 viols se produisent tous les jours en Afrique du Botha, de l’association Sonke Gender que de moyens, la corruption, la peur de Sud. Près de 70 % des Justice Network qui œuvre pour l’éga­ représailles, des policiers mal formés et femmes y auraient subi des lité des genres. parfois pleins de préjugés, expliquent violences sexuelles. en partie ces chiffres et pourquoi beau­ Jacob Zuma avait été inculpé coup de femmes n’osent pas briser le si­ L’Afrique du Sud se débat encore avec les séquelles lence. d’un passé violent, marqué par l’instauration de pro­ Hier, deux jeunes hommes ont comparu devant le fondes inégalités et la destruction des structures fa­ juge pour le meurtre d’Anene Booysen. Beaucoup miliales. “La société est aussi caractérisée par un modèle voudront sans doute faire un exemple de ce drame, patriarcal, où les hommes pensent qu’ils ont le droit d’uti­ qui a déjà entraîné son lot de tentatives de récupéra­ liser le corps d’une femme s’ils en ont envie. Juste parce tion à des fins politiques. Mais, à moins que l’Afrique qu’ils le peuvent”, estime Carrie Shelver, activiste au du Sud ne s’attaque aux causes profondes qui ont sein de la campagne “One in Nine” (“Une sur Neuf”, mené à la mort de la jeune femme, beaucoup d’autres en référence au nombre de victimes de viols qui osent subiront encore le même sort.

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International Droits de l'Homme

Le combat n’est En Belgique, les choses évoluent, mais notre société est loin d’être parfaite.

FÉMINISME

A

poilues et ne se rasent pas sous les bras ! Non, être féministe, ce n’est pas ça, mais c’est revendiquer quelque chose de juste et le faire calmement, intelligemment”, déclare Viviane Teitelbaum qui cher­ che, à travers le CFFB, à donner une image moderne au mouvement. “Le problème de cette vieille caricature de femmes opposées aux hommes, c’est que cela occulte le vrai combat”, ajoute Ha­ fida Bachir.

ceux qui disent que les fémi­ nistes n’ont plus de raison de faire entendre leur voix, Vi­ viane Teitelbaum et Hafida Bachir Travailler avec les hommes s’accordent pour ré­ Pour ces deux fem­ pondre que le combat mes, il est essentiel de n’est pas terminé. Ces travailler avec les hom­ deux femmes sont cha­ mes afin de parvenir à cune engagées dans la un monde égalitaire. cause féministe en Bel­ Viviane Teitelbaum est gique, l’une en tant que très claire à ce sujet. “Ce présidente du Conseil n’est pas les femmes plus des femmes franco­ que les hommes. Ce sont phones de Belgique les femmes ET les hom­ (CFFB) et du Lobby mes.” Quand on sait européen des femmes qu’en Belgique, elles (LEF), l’autre en tant forment la majorité de que présidente de Vie la population, il est féminine. étonnant de constater Le mouvement fémi­ que les organisations niste aujourd’hui est le de femmes n’ont pres­ prolongement de celui que rien à dire au ni­ défendu au XXe siècle. VIVIANE TEITELBAUM veau structurel. “Notre “Certains droits ont été parole n’a pas assez de Députée MR, présidente du acquis et c’est une excel­ valeur, elle n’a pas le CFFB et du LEF lente chose. Aujourd’hui, même statut que celle des l’enjeu est de maintenir partenaires sociaux. Les ces droits, de faire en sorte qu’ils soient femmes n’ont rien à dire, ce n’est pas effectifs et d’en acquérir des nouveaux, normal”, déplore la présidente de Vie notamment dans le domaine socio­éco­ féminine. nomique”, explique Hafida Bachir. Là est le principal reproche fait à On est bien loin aujourd’hui du cli­ l’égard de notre pays. En effet, malgré ché véhiculé depuis des années. “Les de bonnes avancées, la Belgique peut féministes ? Ce sont des hystériques, elles mieux faire. De nombreuses lois sont sont contre les hommes, ont les jambes entrées en vigueur, telles que la loi CHRISTOPHE BORTELS

“Il faut dire à une petite fille que son horizon ne s’arrête pas à jouer avec une Barbie.”

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t pas terminé Smet­Tobback ou la loi obligeant l’al­ tures qui fonctionnent, il y a une volonté ternance homme­femme sur les listes d’agir à la fois chez les femmes et les électorales. Ces décisions permettent hommes.” de maintenir le mouvement, mais les mesures prises ne sont pas assez for­ Le fond et la forme tes, selon Hafida Bachir. “On dilue les En Belgique, les féministes se font problèmes, on en ajoute, sans parvenir à entendre de manière discrète, en fixer des moyens concrets et adaptés comparaison avec des mouvements pour y remédier. Trop souvent, les gens tels que Femen. Ce n’est pas pour estiment qu’on nous a déjà donné as­ autant qu’elles ne partagent pas le sez.” Vie féminine exige des solutions même point de vue. “Sur le fond, toutes pour, notamment, offrir aux femmes les féministes sont d’accord. Par contre, le choix de travailler, sans pour autant sur la forme, certaines femmes sont plus sacrifier leur vie de fa­ mitigées quant aux mille. moyens qu’elles [Femen] Viviane Teitelbaum utilisent en termes décrit le féminisme en d’image. Personnelle­ trois mots : éducation, ment, ça ne me dérange lois et mentalités. C’est pas. Maintenant, est­ce la combinaison de ces nécessaire d’utiliser cette éléments qui peut forme­là, je ne suis pas amener au change­ sûre.” ment. Il est d’ailleurs En Belgique, les orga­ important, selon la nisations luttent cha­ présidente du CFFB, de cune à leur façon. “Il y a sensibiliser les enfants une grande variété de fé­ dès la maternelle. Elle minismes puisque les re­ encourage la formation vendications et les modes des instituteurs afin d’actions sont différents. qu’ils enseignent aux C’est ça l’originalité du garçons et aux filles à mouvement”, explique se projeter de la ma­ Hafida Bachir, en ajou­ HAFIDA BACHIR nière dont ils veulent. tant que, malgré leurs Présidente de Vie féminine “Il faut ouvrir le champ différences, les associa­ des possibles. Dire à une tions travaillent parfois petite fille que son hori­ ensemble pour donner zon ne s’arrête pas à jouer avec une Bar­ plus de poids à leur discours. bie.” Le combat des féministes est quoti­ Petit à petit, les mentalités évoluent dien. Viviane Teitelbaum et Hafida dans cette direction, ce qui réjouit la Bachir insistent : ne pas se reposer sur députée libérale. “Les choses avancent. ses acquis et faire sans cesse entendre Le féminisme se porte bien dans la me­ sa voix sont les seules manières de sure où il y a une liberté de paroles et mener à un monde plus égalitaire. d’actions, il y a des moyens et des struc­ S. dB (st.) CHRISTOPHE BORTELS

“Les féministes ne se battent pas contre les hommes, mais contre l’inégalité.”

Épinglé

Femen : entre curiosité et polémique Femen est un mouvement de féministes radicales fondé en Ukraine en 2008 par des étudiantes. Au départ destiné à défendre la cause des femmes dans ce pays, le mouvement est rapidement devenu un phénomène international. La caractéristique principale de ses militantes est de manifester seins nus, provoquant à la fois curiosité et embarras. De nombreuses femmes estiment que ce mouvement fait du tort à l’image du féminisme moderne, qui se veut tolérant et respectueux d’autrui, loin de toute provocation. D’autres, en revanche, respectent l’action des Femen qui ont le mérite de faire entendre leur voix.

Inna Shevchenko est la figure de proue du mouvement. En septembre, cette activiste de 22 ans avait marqué les esprits en tronçonnant la croix de la place principale à Kiev, en soutien aux Pussy Riots. “Là où commence la religion s’arrête le féminisme”, avait-elle déclaré.

Un centre d’entraînement, destiné à apprendre aux militantes à échapper aux policiers, a été inauguré à Paris, au mois de septembre. S. dB (st.) jeudi 14 février 2013 - La Libre Belgique

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International Actualité

PAUL J. RICHARDS/AFP

Un Président enflammé forgions des compromis raisonnables cha­ pour un relèvement du salaire mini­ que fois que nous le pouvons.” mum. Il a par ailleurs préconisé un vaste Le premier terrain d’entente à trouver, programme de réhabilitation des infras­ selon M. Obama, concerne le budget et la tructures (des routes aux écoles) qui as­ réduction des déficits. S’il est crucial de socierait pouvoirs publics et secteur faire des économies, a­t­il souligné, il privé. Il a demandé qu’on fasse plus et importe de ne pas y arriver de façon plus vite pour combattre le réchauffe­ aveugle et brutale en coupant arbitraire­ ment climatique en développant des ment dans les programmes sociaux, le fi­ énergies propres ou renouvelables, sug­ nancement de l’armée et une politique gérant la création d’un fonds ad hoc énergétique durable. Il a réaffirmé la né­ pour stimuler la recherche. cessité de mettre en place une fiscalité Passant rapidement sur les questions plus juste en demandant de politique étrangère, aux Américains les plus qui intéressent moins les riches de contribuer da­ Américains (il a évoqué la vantage. Syrie, l’Iran, la Corée du Le Président s’est féli­ Nord, le retrait d’Afgha­ cité qu’après dix ans de nistan qui sera achevé en régression, la création 2014, et la perspective BARACK OBAMA d’emplois soit repartie à d’un accord de libre­ Le président américain la hausse dans le secteur échange avec l’Union a invité le Congrès à voter industriel, avec 500 000 les lois qui doivent contribuer européenne), le chef de à réduire la violence causée nouveaux jobs enregis­ l’Exécutif s’est, en revan­ par les armes à feu. Des trés au cours des trois che, longuement exprimé familles des victimes avaient dernières années. Il s’est sur une meilleure protec­ été invitées à assister au réjoui que la tendance à la tion des femmes et des discours sur l’état de l’Union. délocalisation s’inverse enfants, sur une indis­ avec le retour au pays des pensable réforme de l’en­ Ford, Carterpillar, Intel et autres Apple. seignement maternel (pour améliorer la Il a remarqué avec optimisme, en citant réussite scolaire) et sur un contrôle ren­ l’exemple de Youngstown, dans l’Ohio, forcé de l’accès aux armes à feu, dossier que l’innovation technologique et la re­ désormais central que le Président avait cherche scientifique restent plus que ja­ gardé pour la fin. mais le fer de lance de la croissance aux Deux mois après Newtown, a remar­ Etats­Unis. qué M. Obama en évoquant la tuerie qui Barack Obama n’en a pas moins cons­ coûta la vie à vingt­six personnes dont taté que beaucoup d’efforts restaient à vingt très jeunes enfants, une majorité accomplir. La pauvreté fait toujours af­ écrasante d’Américains estime que le front au pays le plus riche du monde, a­ respect du 2e Amendement n’empêche t­il insisté, surtout quand elle frappe des pas des réformes “dictées par le bon sens”. gens dont le travail est insuffisamment Il a prié le Congrès de ne pas les décevoir. rémunéré. C’est pourquoi il a plaidé Philippe Paquet

“Les familles de Newtown méritent un vote.”

Barack Obama a été ovationné au début du discours annuel sur l’état de l’Union. Mais, dans leur réplique, les Républicains lui ont reproché son “obsession” pour les hausses d’impôts.

Obama a dressé mardi soir le catalogue des réformes qu’il souhaite encore mener.

ÉTATS-UNIS

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nvoquant le patronage de John F. Kennedy, qui avait rappelé aux parlementaires américains que la Maison­Blanche et le Congrès, aux ter­ mes de la Constitution, “ne sont pas des rivaux pour le pouvoir, mais des partenai­ res pour le progrès”, Barack Obama a placé le traditionnel discours présiden­ tiel sur “l’état de l’Union”, mardi soir, sous le signe d’une coopération qui transcende les clivages partisans.

Tout juste réélu pour un second man­ dat de quatre ans, M. Obama a dressé le catalogue de ce qu’il aimerait encore faire, une liste ambitieuse d’initiatives touchant notamment à l’économie, l’im­ migration, l’éducation, la science, les soins de santé et le port d’armes, autant de réformes qui ne pourront voir le jour que s’il se trouve une majorité au Con­ grès pour les voter. Aussi le Président a­t­il rappelé les élus, et en particulier ses adversaires ré­ publicains, à leur devoir. “Les Américains n’attendent pas du gouvernement qu’il rè­ gle tous les problèmes. Ils n’attendent pas des membres de cette Assemblée qu’ils soient d’accord sur tout”, a­t­il martelé. “Mais ils attendent de nous que nous pla­ cions les intérêts de la nation avant ceux d’un parti. Ils attendent de nous que nous

Zone de libre­échange UE­EU : une re­déclaration d’amour “Nous allons lancer des discussions sur un accord transat­ lantique global sur le commerce et l’investissement avec l’Union européenne parce qu’un commerce libre et équita­ ble de part et d’autre de l’Atlantique soutiendra des mil­ lions d’emplois américains bien payés.” C’est par ces mots que Barack Obama a évoqué, ou plutôt formellement relancé, l’ouverture des négociations sur un accord de libre­échange américano­européen. Feu vert, donc, que, dès mercredi, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, saluait, estimant que cet accord sera “le plus important au monde” et un “moteur pour la croissance et pour l’emploi”. C’est qu’il porte sur près de la moitié de la production de richesse mondiale et près d’un tiers du commerce mondial. Et de compléter l’information, notamment en ma­ tière d’agenda : les négociations, qui ne seront “pas faciles”, devraient être lancées avant juin. “Dans l’idéal, nous souhaitons en finir avec ce dossier d’ici à deux ans”, a renchéri le commissaire européen chargé du Com­

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merce, Karel De Gucht. Cela fait des années que cet accord de libre­échange est évoqué. Déjà au début des années 90 et ensuite après 2001, au fur et à mesure de l’enlisement des travaux de l’OMC. Même si ce n’est qu’en novem­ bre 2011 qu’un groupe de travail a été mis en place pour évaluer la faisabilité et la portée d’un tel accord. Une portée dont peu doutent – au sein du Parlement européen, mais aussi en Allemagne et en Grande­Breta­ gne. Mais une faisabilité qui est loin de faire l’unani­ mité. Car il ne s’agit pas seulement d’éliminer des droits de douanes, qui sont déjà très faibles. “Un objectif facile à atteindre, confirme André Sapir, professeur d’économie à l’ULB, hormis le cas particulier des produits agricoles, plus soumis à un certain protectionnisme; ils ne seront pas exclus de l’accord, mais traités différemment.” Ce n’est donc pas de l’élimination des barrières doua­ nières que viendra un renforcement de liens économi­ ques “déjà très intenses et sains”, ajoute­t­il. Non, la véritable avancée économique viendrait de “la création

d’un marché unique transatlantique, ce qui nécessiterait d’éliminer les barrières d’ordre réglementaire”. En carica­ turant : faire en sorte qu’un produit jugé bon pour et par les Américains soit bon pour les Européens. “Ces barrières n’ont pas été érigées dans un objectif de protec­ tionnisme, mais pour la sécurité des citoyens.” Et elles seront lourdes à harmoniser ou même rendre simple­ ment compatibles, “car il y a, derrière, des préférences d’opinions publiques avec des sensibilités différentes”. C’est donc sur la faisabilité politique de ce marché unique qu’il est sceptique. D’autant que derrière, ce n’est pas de l’économique qu’il voit, mais du politique. “Cette initiative bilatérale ne peut pas être analysée dans une perspective purement bilatérale. Il y a une autre di­ mension qui se nomme reste du monde, mais surtout… Asie”, indique encore André Sapir. “Cette initiative est aussi le message que l’Europe et les Etats­Unis sont toujours des joueurs importants. Cela va interpeller les Chinois, ce qui n’est pas négligeable.” Charlotte Mikolajczak

La Libre Belgique - jeudi 14 février 2013

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International Actualité

“Une forme ultime de désobéissanc

TIBET Entretien Sabine Verhest

D

icki Chhoyang, ministre des Af­ faires étrangères du gouverne­ ment tibétain en exil, tente de sensibiliser le monde au sort de ses compatriotes. Sans grand résultat jus­ qu’ici.

mettre au Dalaï­Lama de revenir au Tibet et d’obtenir la liberté pour les Tibétains. N’aide pas le fait que les immolations aient lieu une par une et que, cyniquement dit, cela entraîne une lassitude médiatique… Ce sont des actes isolés, et c’est ce qui est embêtant pour le gouvernement chi­ nois : il ne sait pas où aura lieu la pro­ chaine immolation. Médiatiquement, ce n’est peut­être pas la bonne façon de faire, mais les actions ne sont pas coor­ données. Les Chinois rejettent la faute sur le DalaïLama qu’ils accusent d’orchestrer les immolations. Sont-ils crus sur la scène internationale ? Qu’ils le soient ou non, nous mainte­ nons, nous, notre position. Nous sommes favorables à ce qu’un comité d’enquête composé de représentants d’organismes internationaux respectés vienne enquê­ ter sur le bureau du Dalaï­Lama. Et nous souhaitons que la Chine fasse de même, qu’elle ouvre à la communauté et à la presse internationales toutes les régions où les immolations ont lieu. Nous accu­ ser de comploter est la meilleure façon pour Pékin de ne pas assumer sa propre responsabilité.

Pourquoi les Tibétains n’ont-ils pas recours à des formes de protestation plus classiLa situation au Népal, où vient d’avoir lieu ques ? une immolation, est de plus en plus difficile Les régions tibétaines sont sous contrôle pour les Tibétains : les manifestations y chinois depuis plusieurs décennies. Nous sont réprimées et le passage de réfugiés qui avons eu recours à des formes de protes­ fuient la Chine pour l’Inde est rendu diffi- tation plus conventionnelles – des mani­ cile. Comment l’expliquez-vous ? festations, des pétitions, etc. – mais nous Le Népal se montre très réceptif aux faisons face à une autorité implacable. Si pressions chinoises. Es­ quelqu’un manifeste, il est pérons qu’avec un nou­ réduit au silence en l’es­ veau gouvernement, les pace de quelques minutes choses changeront, mais et l’on n’a jamais plus de les enjeux économiques nouvelles de lui. Avec les et politiques sont telle­ immolations, peu importe ment grands… C’est en ce que la Chine explique à tout cas un développe­ la communauté interna­ ment très triste, parce tionale, il est très clair que que le Népal et le Tibet quelque chose de flagrant ont des liens historiques, ne va pas sur le terrain. culturels, politiques très D’autant qu’elles tou­ forts à travers l’histoire. chent toute la société tibé­ taine – des hommes, des Les Tibétains s’immolent femmes, des moines, des par le feu depuis deux ans à paysans, des nomades, des un rythme régulier. Cométudiants, des intellec­ ment expliquez-vous le peu tuels. Ils sont nés et ont de réactions de la commugrandi sous l’occupation nauté internationale ? chinoise. La République La Chine tente de son populaire de Chine est le DICKI CHHOYANG mieux de contrôler toute seul pays qu’ils aient l’information sortant du connu et c’est vraiment Tibet. Nous sommes évidemment déçus par expérience personnelle des politi­ que les réactions internationales ne ques mises en place dans les régions où soient pas aussi fortes qu’elles devraient ils vivent qu’ils agissent. l’être mais, en même temps, la commu­ nauté internationale, je pense, com­ Il n’est pas toujours aisé, en Occident, d’inmence à prendre conscience de ce qui se terpréter ces immolations. S’agit-il d’actes passe au Tibet et du fait qu’il ne s’agit pas de résistance ou de suicides désespérés ? de gestes isolés pour des raisons person­ L’immolation est une forme ultime de nelles mais d’actes politiques pour l’inté­ désobéissance civile. Nous avons, dès le rêt collectif. Le fil commun est de per­ début, tenté de les décourager, mais ils AP/REPORTERS

“Il ne s’agit pas de gestes isolés pour des raisons personnelles mais d’actes politiques pour l’intérêt collectif.”

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STR/AFP

Dicki Chhoyang, ministre tibétaine en exil, décrypte le mouvement des immolations.

Un Tibétain, exilé au Népal, s’est immolé par le feu mercredi près du stupa de Bodnath à Katmandou. sont déterminés à sacrifier leur vie pour afficher leur opposition. Il serait très fa­ cile, pour eux, de blesser un Han ou de s’attaquer à la propriété chinoise. Mais, dans la centaine d’immolations recen­ sées, aucune attaque de ce type n’a été perpétrée. Une des forces de notre mou­ vement est que nous sommes détermi­ nés à lutter sans avoir recours à la vio­ lence. Cela reflète nos valeurs. Les autorités chinoises ont condamné des

Tibétains à de lourdes peines pour “incitation à l’immolation”, fermé les régions sensibles aux étrangers, confisqué les postes de télévision, poursuivi des gens soupçonnés de fournir des informations à l’extérieur. Cela témoigne-t-il de la panique du pouvoir ? Cela reflète l’erreur de jugement avec la­ quelle le gouvernement chinois fait la lecture des choses. Qui, par exemple, laisserait une personne qui lui est chère se faire brûler vive comme cela ? C’est

Épinglé

Un Tibétain s’immole par le feu au Népal Le jeune homme avait choisi l’un des sites bouddhistes les plus sacrés au monde, les environs du stupa de Bodnath au Népal, pour s’arroser d’essence et mettre le feu à ses vêtements mercredi. Alertés par des étrangers qui prenaient leur petit-déjeuner, les policiers l’ont pris en charge. “Tout son corps a été la proie des flammes. Il a essayé de parler à l’hôpital, en vain”, a relaté un porte-parole de la police, Keshav Adhikari, cité par l’AFP. Il ne s’agit pas du premier Tibétain à s’être immolé dans ce lieu hautement touristique : un quadragénaire avait fait de même le 10 novembre 2011 déjà.

Si quelques-uns se sont volontairement embrasés au Népal ou en Inde, la toute grande majorité des immolés tibétains ont agi au Tibet même, sous domination chinoise. Tapey, 20 ans, un moine du monastère de Kirti, dans la province du Sichuan, est le premier à avoir choisi ce mode de contestation le 27 février 2009; nul ne sait ce qu’il est devenu. Mais la vague d’immolations a surtout débuté le 16 mars 2011 avec ce que les Tibétains voient comme un acte de résistance de Phuntsok, 21 ans, moine à Kirti lui aussi. Depuis ce jour, nonante-sept autres personnes se sont immolées en Chine, principalement au Sichuan et au Qinghai.

Les raisons invoquées par ces Tibétains sont toujours les mêmes : ils réclament la liberté, le respect des droits de leur communauté et le retour du Dalaï-Lama, leur chef spirituel, sur sa terre natale. Les autorités chinoises ont jusqu’ici répondu à ces actes par une répression accrue et le renforcement de leur arsenal pénal. Vendredi dernier, un homme a ainsi été reconnu coupable d’“homicide volontaire” par un tribunal de la province du Qinghai et condamné à 13 ans de prison pour avoir supposément “poussé” un moine à s’immoler – ce que ce dernier n’a au demeurant pas fait. S.Vt.

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En Bref

e civile” inconcevable. Les Chinois ont le pou­ voir de mettre fin à ces immolations en rassurant la population tibétaine, en entendant son message, en discutant avec elle. Nous leur disons : écoutez les gens, ne réagissez pas avec plus de ré­ pression, parce que cela devient un cer­ cle vicieux et affecte votre image inter­ nationale. Ce que le gouvernement peut aussi faire, c’est revoir ses politi­ ques. Il y a des gestes qui ne sont pas compliqués à faire, comme mettre fin aux séances de rééducation que les moines et les nonnes sont forcés de su­ bir et durant lesquelles ils doivent dé­ noncer le Dalaï­Lama et jurer allé­ geance aux communistes. Ce n’est vrai­ ment pas constructif, cela ne changera ni l’esprit ni le cœur des Tibétains et n’aidera certainement pas à augmenter leur loyauté envers le gouvernement chinois. Et comment, vous, vous pouvez agir ? Notre responsabilité – de la diaspora et de l’administration centrale tibétaine – est d’identifier une solution durable pour le Tibet et pas seulement dénon­ cer les politiques chinoises erronées. La dernière fois que les envoyés spé­ ciaux du Dalaï­Lama ont rencontré les représentants chinois, en 2010, ils ont proposé que les régions tibétaines de­ meurent au sein de la République po­ pulaire de Chine mais jouissent d’une autonomie véritable en matière de re­ ligion, de culture, d’éducation. Nous maintenons cette position et voulons reprendre le dialogue tant que le Da­ laï­Lama est en vie. Si la volonté politi­ que existe à Pékin, ce sera possible. Nous sommes d’accord de rester partie intégrante de la Chine, c’est déjà beau­ coup !

A bout, un chômeur se suicide en s’immolant Consternation et stupéfaction. Pourtant, la détérioration des conditions d’accueil et de travail à Pôle Emploi était connue.

FRANCE Bernard Delattre Correspondant permanent à Paris

États-Unis Le corps de l’ex-policier en fuite retrouvé ? Des “restes d’un corps calciné” ont été retrouvés dans les décombres d’un chalet en Californie, où s’était réfugié l’ex-policier de 33 ans lancé dans une vendetta meurtrière contre la police de Los Angeles. “Une autopsie va tenter de permettre l’identification” du corps, a indiqué la police du comté de San Bernardino. Celle-ci a toutes les raisons de croire qu’il s’agit de celui de Christopher Dorner, soupçonné d’avoir tué trois personnes ces dix derniers jours dans la région de Los Angeles pour se venger de son renvoi de la police de la ville en 2008. M. Dorner, après avoir déjoué une vaste chasse à l’homme, était soudain réapparu à la mi-journée, mardi : il venait de voler un véhicule à Big Bear, après avoir ligoté ses propriétaires. Il s’était ensuite barricadé dans le chalet. (AFP)

L

Grande-Bretagne Six arrestations dans l’affaire des écoutes

Une administration complètement débordée

Europol Un réseau de cybercriminalité démantelé

e ministre de l’Emploi, Michel Sapin, s’est rendu en catastrophe à Nantes (Loire­Atlantique), mer­ credi soir. Après le “drame effroyable”, selon ses mots, survenu devant une agence de Pôle Emploi : l’or­ ganisme chargé de l’indemnisation et du placement des chômeurs. Un chômeur s’y est suicidé, après s’être aspergé d’essence puis immolé. Il était en conflit avec cette administration, à propos de son indemnisation. L’agence a assuré qu’elle avait multiplié les tentatives de conciliation, et n’avait fait que lui appliquer la ré­ glementation. “Une règle qui ne sert qu’à sanctionner, fli­ quer et humilier” les sans­emploi, a dénoncé la CGT­ Chômeurs. “Il faudra se poser la question des effectifs dé­ diés à l’accompagnement des chômeurs plus fragiles”, a réagi le syndicat SNU. Le Premier ministre, Jean­Marc Ayrault, a fait part de sa “très forte émotion”. Les effectifs de Pôle Emploi, comme ceux de toute la fonction publique, ont été très fort dégraissés, ces cinq dernières années. Les conditions de travail des agents et d’accueil du public ont encore été dégradées par la hausse ininterrompue du chômage, depuis vingt mois. Sur les 6,5 millions de dossiers traités à Pôle Emploi en 2012, 560 000 réclamations ont été introduites. Malgré l’envoi de 2 000 agents en renfort décidé cet été par le nouveau gouvernement, chaque agent de Pôle Emploi gère en moyenne les dossiers de 165 chô­ meurs. A Paris déjà, dernièrement, un conflit en ma­ tière d’indemnisation avait conduit un sans­emploi à prendre en otage des membres du personnel de son agence Pôle Emploi. Un autre chômeur, s’estimant mal accompagné dans sa recherche d’emploi, avait réussi à obtenir gain de cause au tribunal administratif.

La police britannique a annoncé mercredi avoir arrêté six journalistes ou anciens journalistes, dans un nouveau développement de l’affaire des écoutes téléphoniques au défunt tabloïd “News of The World” du groupe de Rupert Murdoch, qui avait déjà mené à des dizaines d’arrestations. Les six personnes, trois hommes et trois femmes, ont été interpellées mercredi, à Londres et dans le Cheshire (nord-ouest), dans le cadre d’une enquête sur une “nouvelle conspiration présumée” visant à pirater des messageries téléphoniques, entre 2005 et 2006, a indiqué Scotland Yard dans un communiqué. (Belga)

Europol et la police espagnole ont démantelé un réseau mondial de cybercriminalité soupçonné d’avoir infecté des millions d’ordinateurs à travers le monde. Les arnaqueurs, qui opéraient en petites cellules dispersées dans plusieurs pays, faisaient payer des amendes illégales aux internautes pour avoir accédé à des sites de pornographie infantile ou de téléchargement illégal. (AFP)

Mali Un attentat déjoué au centre de Gao

Syrie Moscou continue de livrer des armes

L’armée française a désamorcé mercredi une bombe artisanale renfermant 600 kg d’explosifs dans le centre de Gao, la grande ville du nord du Mali. Posé dans la cour d’une maison abandonnée, au vu et au su de tous, l’engin, composé de quatre fûts métalliques remplis d’explosifs d’où dépassaient des fils pour la détonation, se trouvait non loin d’un hôtel où logent des dizaines de journalistes étrangers. (AFP)

La Russie continue de livrer des armes à la Syrie malgré la guerre civile qui sévit, a déclaré mercredi le directeur de la principale entreprise d’exportations d’armes russe. “Nous continuons à remplir nos obligations”, a déclaré Anatoli Isaikin, patron de Rosoboronexport. Les livraisons incluent des systèmes de défense aérienne antimissile, mais aucun armement offensif tel que des avions ou des hélicoptères. (Reuters)

Égypte L’armée inonde des tunnels menant à Gaza Les forces armées égyptiennes ont inondé plusieurs tunnels de contrebande rejoignant la Bande de Gaza sous contrôle palestinien, dans le but de les fermer, ont déclaré les autorités égyptiennes et palestiniennes. Le réseau de tunnels est essentiel à la vie de Gaza, permettant l’importation d’environ 30 % de tous les biens atteignant la bande de territoire enclavée et soumise à un blocus israélien depuis plus de sept ans. Des reporters de Reuters ont vu qu’un tunnel servant à faire entrer sur le territoire du gravier et du ciment a subitement été rempli d’eau. (Reuters)

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Regards Un Pape sévère pour son Eglise Photos Vincenzo Pinto, Alessandro Bianchi, Andrew Medichini et Gabriel Bouys

Benoît XVI a retrouvé les fidèles, mercredi à Rome. Lors de l’audience géné­ rale devant 8000 person­ nes, très ému, il les a ras­ surées après l’annonce de sa démission. A ce propos, on notera que le conclave commencerait entre le 15 et 20 mars. Benoît XVI a invité les chrétiens à “continuer de prier pour (lui), pour l’Eglise et pour le futur Pape”. Puis lors de la messe du mercredi des Cendres –sa dernière grande célébration–, le Pape, fatigué et amaigri, a tenu des propos plus durs. Notamment pour dénoncer “l’hypocrisie religieuse” et “les attitu­ des qui recherchent les applaudissements et l’ap­ probation”. La “qualité et la vérité du rapport avec Dieu est ce qui certifie l’authenticité de tout geste religieux”, avait­il dit, avant de dénoncer “le comportement de ceux qui veulent paraître, les attitudes qui recherchent les applaudissements et l’approbation”. Benoît XVI a aussi dénoncé “les coups portés à l’unité de l’Eglise” et “les divisions au sein du corps ecclé­ sial”. Et il s’en est pris à l’incohérence de ceux qui se disent prêts à “déchirer leurs propres vêtements, face à des scandales et des injustices, naturellement perpétrés par d’autres” mais ne sont pas “prêts à agir sur leur propre cœur, sur leur conscience et sur leurs intentions”. Une homélie qui sera très ana­ lysée dans les jours à ve­ nir... C.Le

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Planète Astronomie Un astéroïde frôlera la Terre, ce vendredi à 20 h 24. l

Il n’y a pas de risque de collision. l

La chute d’un astéroïde pourrait cependant, en fonction de sa taille, être catastrophique. l

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Astéroïde : cinq sc pour une collision

Toit crevé Moins de 10 mètres. Des astéroïdes d’une taille inférieure à 10 mètres de diamètre, il en passe environ 200 fois par an près de la Terre et certains la percutent. Mais la plupart se désintègrent dans l’atmosphère avant de toucher la Terre. Cependant, “si l’objet est plus massif et plus dense, il se désagrège moins facilement, il perd quelques petits morceaux en chemin, mais il reste en un seul bloc jusqu’au sol”, note la mathématicienne Anne Lemaître, spécialiste des astéroïdes et professeur au centre des systèmes complexes de l’Université de Namur. “Et c’est ainsi que des cailloux, les météorites, arrivent sur la Terre.” Ce n’est pas dangereux, mais un tel projectile peut tomber sur une maison, crever un toit, et avec un peu de malchance, blesser quelqu’un.

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Destruction d’une ville Entre 10 et 100 m. Pour un astéroïde oscillant entre 10 et 100 m de diamètre, la fréquence d’impact, selon les statistiques, est d’une fois par siècle. La conséquence d’une chute sur la Terre ? La destruction d’une ville, ou un raz-de-marée. Exemple connu : la forêt de Tungunska, en Sibérie, en 1908. “L’impacteur” avait un diamètre estimé entre 45 et 70 mètres. L’énergie dégagée par l’explosion était équivalente à plusieurs fois la bombe d’Hiroshima, note Anne Lemaître. “Dans un tel cas, l’endroit est gravement touché. L’astéroïde crée un cratère. Le sol reçoit une énorme onde de choc, qui se propage beaucoup plus loin, et le souffle de l’explosion rase tout. En Sibérie, tous les arbres ont été couchés sur des dizaines de kilomètres à la ronde.” L’énergie cinétique (la masse fois la vitesse au carré) est énorme; ce sont des centaines de milliers de tonnes qui sont lancées à très grande vitesse (plusieurs dizaines de km par seconde).

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VISITEUR

V

endredi soir, l’astéroïde 2012 DA14 passera à 27 700 km de la Terre, soit un dixième de la distance Terre­Lune. Il s’agit du plus gros objet passant aussi près de notre planète jamais anti­ cipé, selon la Nasa. Mais pas de panique. “Il fait 44 mètres de diamètre, et on le sur­ veille depuis un an. Il ne va pas nous heur­ ter, c’est sûr”, assure le Pr Anne Lemaître, de l’Université de Namur. Un astéroïde est un petit corps du système solaire, qui peut être constitué de roche, de métal, de glace… Une partie des astéroïdes sont des géocroiseurs, c’est­à­dire que leur orbite est proche de l’orbite de la Terre, ce qui peut constituer un risque. “Mais pour qu’il y ait une collision, il faut aussi que les deux corps soient au même instant à ce point de croisement.” Il existe actuellement plusieurs milliers de géo­ croiseurs à proximité de la Terre. “Il y en a peu de très, très gros. Un des corps les plus dangereux de cette population est (99942)

Apophis, qui approchera la Terre en 2029, sans nous atteindre.” Mais il repassera à une proximité inquiétante en 2066. Du moins, selon ce que l’on sait actuelle­ ment sur son orbite. “On a toujours des incertitudes sur l’orbite d’un astéroïde, car on ne l’observe parfois que quelques nuits, et on n’obtient qu’une petite partie de son orbite. On essaie après de reconstituer toute l’orbite, et il reste donc une latitude. On peut obtenir par extrapolation plu­ sieurs orbites possibles. Si l’une d’elles croise celle de la Terre, il y a un risque sérieux.” Signal d’alerte Ces observations viennent surtout de programmes automatisés, des survols systématiques du ciel. Il s’agit de calcu­ ler la distance minimale entre l’orbite de l’astéroïde et celle de la Terre. Si la dis­ tance est petite, un signal d’alerte est émis, et l’objet est alors davantage ob­ servé. Selon ces calculs, notre visiteur de vendredi n’est pas dangereux. Pour le moment. Car quand un astéroïde fait une rencontre proche avec la Terre, son

orbite est modifiée. Après son passage, sa trajectoire sera recalculée afin de déter­ miner si sa nouvelle orbite n’est pas dan­ gereuse. Les conséquences de la chute d’un as­ téroïde peuvent être catastrophiques (voir épinglés). Les scientifiques réflé­ chissent à comment y échapper. “L’idée serait de le dévier, et ce, de différentes fa­ çons. En perturbant son orbite, en plaçant quelque chose de massif à côté, comme un super­satellite. Ou de le pousser, en en­ voyant un projectile. Il n’y aurait pas be­ soin de le détruire, car des fragments pour­ raient retomber sur Terre. Je ne pense pas que les techniques soient déjà au point, mais en 2060, elles pourraient l’être ! Si les agences spatiales travaillent ensemble, des solutions pourront être trouvées, surtout si l’on fait des prédictions entre 10 et 20 ans, voire 50 ans.” Pour le Pr Lemaître, il ne faut pas s’inquiéter, mais rester vigilant et continuer à financer la recherche. Sans les observations, impossible de mettre en place des “contre­offensives”. Sophie Devillers

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Agroalimentaire

cénarios

Viande hachée passée au crible

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Un hiver né de la poussière Au-delà de 5 km. Aux astéroïdes de plus de 5 km de diamètre est associée une fréquence d’impact d’une fois par centaine de millions d’années. Une telle chute sur la Terre aurait pour conséquence “l’hiver d’impact”. “L’impact serait tellement violent et dégagerait une telle poussière que la Terre serait privée d’une partie du rayonnement solaire. La température pourrait baisser d’une dizaine de degrés et cette poussière pourrait rester en suspension durant des années, avec des conséquences désastreuses sur la végétation. L’absence de nourriture peut déboucher sur la disparition rapide d’une espèce”, note le Pr Lemaître. C’est sans doute ce qui a provoqué la fin des dinosaures. “Si cela arrivait, on pourrait peut-être sauver une partie de la population, mais le bouleversement serait énorme. Notre mode de vie serait bouleversé par un seul impact.” Pas trop d’inquiétude : “Au-delà du kilomètre, on connaît presque tous les astéroïdes. Un nouvel astéroïde de plus de 5 km de diamètre, ce serait une grosse surprise. La preuve : on a prévu l’arrivée de l’astéroïde de vendredi et il fait 44 mètres !”

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Pays rayé de la carte

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Disparition de toute vie

Entre 100 m et 1 km. Si la taille de

100-200 km. Un astéroïde d’une taille de

l’astéroïde est comprise entre 100 m et 1 km de diamètre, la fréquence d’impact, selon les calculs de probabilité, est d’une fois tous les 5000 à 30000 ans. La conséquence : cinq millions à cent millions de morts, en tenant compte de la zone touchée et de la population moyenne. Pour le Pr Lemaître, “les conséquences sont similaires à la catégorie 2, mais sur une zone beaucoup plus importante. Si un tel astéroïde tombait sur Bruxelles, la Belgique entière pourrait être rayée de la carte, avec des conséquences aussi sur les autres pays. Si cela tombait sur une ville comme New York, les dégâts en termes de population pourraient être très lourds.” Mais cet impact pourrait provoquer des conséquences en cascade sur la vie terrestre : du volcanisme, des mouvements de plaques, des incendies géants, mais aussi la destruction d’une économie ou d’une production locale, sans oublier le risque nucléaire si une centrale était touchée.

100 à 200 km de diamètre percutant la Terre entraînerait la vaporisation des océans, et la disparition de toute forme de vie. La fréquence d’un tel impact est évaluée à une fois par milliard d’années. “Mais ces astéroïdes-là, au-delà de 300 km, qui sont plutôt situés entre Mars et Jupiter, on les connaît tous et il n’y a aucun risque en ce moment. Et ce n’est pas parce que cela ne s’est pas passé durant le dernier milliard d’années que cela va se passer demain”, note le P r Lemaître. “Il n’y a pas de régularité dans les impacts.” Il s’agit d’une estimation de risques, basée sur des statistiques, sur un calcul de probabilité, réalisé en tenant compte de l’histoire du système solaire, du nombre de petits corps, de leurs orbites… Les bombardements ont été bien plus fréquents pendant le premier milliard d’années de l’histoire de la Terre, et la Lune serait d’ailleurs née d’un choc entre la Terre et un astéroïde. Un morceau de la Terre se serait éloigné, puis se serait satellisé.

NASA

L’astéroïde passera au plus près à 27 700 km de la terre, ce 15 février à 20 h 24, dans l’est de l’océan Indien, à la verticale des côtes de Sumatra, à une vitesse de 7, 8 km/s. L’astéroïde pèse 135 000 tonnes. En moyenne, un astéroïde de cette taille s’approche aussi près de la Terre tous les 40 ans, et risque de rentrer en collision avec notre planète tous les 1200 ans, selon la Nasa.

et procédera à des analyses ADN pour y déceler une éventuelle présence de viande chevaline, ce qui prend de trois à cinq jours ouvrables. Pour l’heure, aucun test n’a révélé, dans notre pays, la présence de viande de cheval dans des plats supposés TOUS SUSPECTS ne contenir que du bœuf. résentée comme “infor­ Alors que les professionnels melle”, dans la mesure où de la filière bétail, entre autres, seuls 8 des 27 États mem­ pressent la Commission d’agir bres étaient représentés, une pour rendre obligatoire l’ori­ réunion de crise s’est tenue, gine de la viande bovine sur les mercredi soir à Bruxelles, ras­ plats cuisinés – ce qui n’est ac­ semblant les ministres euro­ tuellement pas le cas –, le com­ péens de l’Agriculture venus missaire européen à la Santé et à débattre des mesures à prendre la Politique des consomma­ au niveau de teurs, Tonio Borg, l’Union euro­ semble commen­ péenne face au cer à considérer scandale des pro­ la chose comme duits congelés à envisageable, dé­ MAGASINS BELGES la viande de che­ clarant en tout val. A l’issue de La marque française Picard, cas “ne pas fermer qui possède 3 magasins en cette réunion, la la porte”, tout en région bruxelloise et un à Commission soulignant, une Waterloo, a elle aussi européenne a de­ fois encore, qu’il annoncé la présence avérée mandé à tous les de viande de cheval dans ses s’agit avant tout Etats membres d’une fraude et lasagnes surgelées. de l’UE de prati­ assurant que “les quer des tests enquêtes se fai­ ADN sur les produits présentés saient de manière sérieuse même comme contenant de la viande si l’UE ne dispose pas d’une armée de bœuf. Le sujet sera encore d’inspecteurs chargés de contrô­ débattu, vendredi, lors au sein ler”. d’un comité d’experts euro­ “Un étiquetage d’origine ren­ péens, et surtout lors du pro­ forcé n’empêchera, ni ne résoudra chain Conseil européen de des problèmes de fraude, insiste l’Agriculture, le 25 février à de son côté la Fevia. Seul un con­ Bruxelles. trôle strict et efficace permettra C’est que, avec la perquisition, de prévenir de tels actes fraudu­ la veille, d’un abattoir anglais et leux. La traçabilité et l’étiquetage d’une usine au Pays de Galles, d’origine sont deux notions diffé­ soupçonnés de fournir du che­ rentes avec des objectifs distincts. val à la place du bœuf destiné La traçabilité est une information aux kebabs et aux hamburgers, destinée aux opérateurs et aux un pareil soupçon pour des autorités de contrôle alors que lasagnes en Allemagne, la dé­ l’étiquetage d’origine est une in­ couverte de produits estam­ formation destinée aux consom­ pillés “bœuf” mais contenant mateurs.” du cheval en Belgique et en En attendant les résultats France (notamment des d’une enquête préliminaire lasagnes bolognaises surgelées pour tromperie, la France a “formule express” de marque d’ores et déjà renforcé les con­ Picard)…, mais aussi en Suisse, trôles sur la filière viande et pê­ l’affaire prend d’heure en heure che et la Suède sur les plats pré­ de l’ampleur. parés à base de viande. Pour En Belgique, l’inspection éco­ l’heure, les enquêtes menées nomique, qui a reçu des autori­ dans les différents pays concer­ tés françaises la liste des entre­ nés n’ont toujours pas permis prises belges ayant acheté des de déterminer où la viande de produits de la société française cheval a été frauduleusement Comigel (qui travaille à la fois étiquetée comme étant du pour Findus et Picard…), a dé­ bœuf, et si elle présentait un ris­ cidé, mercredi, d’élargir le que pour la consommation. champ de ses contrôles pour les Toutes les entreprises des pays étendre à l’ensemble des pro­ par lesquels cette viande a tran­ duits transformés contenant de sité restent donc actuellement la viande hachée. Le SPF Écono­ suspectes. mie prélèvera des échantillons L.D.

Les contrôles seront étendus à l’ensemble des préparations.

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Economie Banques et emploi La direction d’ING Belgique invoque le succès du modèle de la banque en ligne. l

Les syndicats parlent plutôt d’externalisation de services comme l’IT vers l’étranger. l

Ils tirent à boulets rouges sur une banque qui a dégagé de solides bénéfices l’année dernière. l

Après Belfius, ING se sépare de mille collaborateurs en Belgique

Malgré de jolis bénéfices, ING sabre dans l’emploi ONLINE

A

près les 1 000 em­ plois sacrifiés chez Belfius, c’est au tour d’ING Belgique d’an­ noncer un “plan de réduction de l’emploi”. D’ici 2015, la banque néerlandaise emploiera mille personnes de moins en Belgique, ce qui por­ tera le nombre total d’employés à 8 560. Les 1 000 emplois sa­ crifiés le seront par le biais de départs naturels, assure le groupe. Ce chiffre concerne aussi bien des employés d’ING Belgique que “des prestataires de services externes”, selon le CFO Guy Beniada. Précisons que cette perte de 1 000 em­ plois est nette, ce qui signifie que le chiffre tient compte des 150 personnes qui devraient être engagées chaque année d’ici 2015. Ce sont donc 1 450 personnes qui devraient quit­ ter l’entreprise d’ici 2015 tan­ dis que 450 y entreront. L’annonce d’une restructura­ tion chez ING Belgique est tout sauf une surprise. On savait déjà depuis le mois de novem­ bre dernier que le groupe allait supprimer une quarantaine d’agences en Wallonie et à Bruxelles. Un plan de restruc­ turation dont on ne connaissait pas l’ampleur devait suivre. En plus des 1 000 emplois perdus en Belgique, 1 400 autres seront supprimés aux Pays­Bas. En Belgique, le groupe espère économiser

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150 millions d’euros annuelle­ ment d’ici 2015. En plus de la réduction de la masse salariale, la banque compte faire la chasse aux autres coûts. Aux Pays­Bas, la réduction de la masse salariale devrait permet­ tre au groupe d’économiser 120 millions d’euros d’ici 2015. Malgré ce plan de restructu­ ration, ING Belgique a affiché des performances commercia­ les et financières jugées “solides” par sa direction. 72 000 nou­ veaux clients sont venus garnir sa base clientèle en 2012, avec une progression du chiffre d’af­ faires de 7 % à 2,194 milliards d’euros. Le bénéfice net de la banque a également progressé de 21 % à 833 millions d’euros. La banque online monte… Selon Guy Beniada, le plan de restructuration s’explique par “le changement des habitudes des clients”. “Le nombre d’opérations simples réalisées en agence a baissé de 24 % ces dernières an­ nées, explique­t­il. Il y a plus d’automatisation des processus, ce qui conduit à des pertes d’em­ plois.” D’après les statistiques d’ING, 46 % des opérations sur les comptes­courants ont été réalisées par internet en 2012, contre 34 % en 2009. Des statis­ tiques qui laissent les syndicats de glace. Ceux­ci ont, de ma­ nière virulente, critiqué ING, une entreprise qui sabre dans l’emploi malgré de juteux bé­ néfices. Laurent Lambrecht

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1 450 DÉPARTS RÉELS

ING Belgique a annoncé la suppression nette de mille emplois d’ici 2015. Le groupe compte engager 150 personnes chaque année les trois années à venir. 1 450 personnes devraient donc quitter l’entreprise via des départs naturels. Cela sera compliqué, selon les syndicats, étant donné que les conditions de prépension sont plus strictes.

Comment le public économise-t-il en temps de crise ? Une vision graphique d’ING. La sienne ?

Réaction du SETCa

JOHANNA DE TESSIÈRES

D’après Jean-Michel Cappoen, secrétaire général du SETCa, l’explication de la réduction de l’emploi par la montée en puissance des services online “ne tient pas la route”. “Cela concerne peut-être quelques emplois mais pas 1000. En réalité, ING a besoin de moins de personnel en raison de l’outsourcing de certaines activités, explique-t-il. L’externalisation de l’IT vers d’autres pays est déjà dans les cartons.” Jean-Michel Cappoen est, de plus, remonté contre ING qui assure “soutenir l’économie belge”. “La banque fait de solides bénéfices, déclare-t-il. Réduire l’emploi ne va pas permettre de soutenir l’économie belge.” Le syndicaliste se pose également des questions sur la possibilité de se séparer de plus de 1 000 personnes via des départs naturels étant donné que les conditions de prépension sont beaucoup plus strictes qu’auparavant. “Qu’est-ce qu’on entend par départs naturels ?, déclare-t-il. Pour cela, il faut que plus de mille personnes soient âgées de plus de soixante ans, ce qui me semble énorme.” Selon Jean-Michel Cappoen, les syndicats “devront être très attentifs car ING a tendance à procéder à des licenciements individuels”. Le syndicaliste regrette également que la direction d’ING projette de “faire passer un plan de réduction des salaires en plus des pertes d’emplois”. La prochaine étape aura lieu le 21 février avec une rencontre entre la direction et les syndicats. L.Lam.

Réaction de la CNE

DR

Selon Patrick Vanden Bossche, “ING veut continuer à faire des profits énormes”. Selon lui, la manière dont cela a été annoncé “manque totalement de respect”. “Imaginez le travailleur qui découvre via la presse que plus de mille personnes vont perdre leur emploi”, déclare-t-il. 1450 personnes devraient donc quitter l’entreprise d’ici 2015, tandis que 450 personnes seraient engagées. “C’est une façon à la mode d’engager des jeunes personnes, note Patrick Vanden Bossche. C’est complètement contradictoire avec ce que dit la FEB sur le taux d’activité trop faible des travailleurs âgés.” Comme son collègue du SETCa, le syndicaliste doute de la possibilité de se séparer de 1450 personnes via des départs naturels. “Le CEO Ralph Hamers a déclaré lors du Conseil d’entreprise que les partenaires sociaux devaient l’aider à ce qu’il n’y ait pas de licenciements secs, déclare Patrick Vanden Bossche. Autrement dit, le principe des départs naturels ne semble pas assuré.” Par ailleurs, selon le syndicaliste, ING n’est “pas l’entreprise du secteur financier dont les employés sont les plus âgés”. Théoriquement, il faudrait que les personnes qui quittent l’entreprise aient plus de soixante ans. Patrick Vanden Bossche attend maintenant la réunion du 21 février pour en savoir plus sur le plan. “La direction pourrait être tentée par des externalisations, note-t-il. L’année dernière, cela a été proposé pour les activités security mais on est revenu en arrière”. L.Lam.

Des clients branchés DÉMATÉRIALISATION

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es réductions d’emplois annon­ cées sont­elles justifiées ? Répon­ dent­elles à une réalité, à la déma­ térialisation des services bancaires via la banque en ligne ? L’excuse est légère du point de vue des syndicats, mais elle n’est pas dénuée de fondements, selon un spécialiste du secteur qui a commenté la situation sous le sceau de l’anonymat. “Il faut bien admettre quand même que, parmi les banques tra­ ditionnelles du paysage financier belge, ING est l’acteur qui a poussé le plus loin la logique de la banque et de l’assurance en ligne. C’est une tendance qui s’est mar­ quée de manière singulière dans l’alloca­ tion de budgets publicitaires, ce qui est extrêmement visible aux yeux du grand public puisque les efforts ont porté d’évi­ dence sur des produits en ligne comme l’ING Lion Account ou, il y a quelque temps déjà, sur l’assurance auto directe”. Mais, les clients ING sont donc plus “branchés” que les clients des autres réseaux bancaires ? Cela semblerait lo­ gique sur la durée puisqu’il y a là une offensive médiatique propre à séduire une clientèle jeune qui passe dans le monde professionnel en conservant ses habitudes d’utilisation de la ban­ que en ligne. C’est ou ce serait le résul­ tat d’un clivage générationnel condui­ sant comme c’est le cas dans d’autres secteurs économiques à un change­ ment drastique des habitudes de con­ sommation. La justification produite par le groupe pour la réduction de l’emploi en Belgique serait donc cohé­ rente avec sa politique de promotion de la banque dématérialisée. Et on sait de toute manière que plus d’un client sur deux est branché sur Internet via le

PC banking… Cela étant, dans les agences ING, on sent aussi ce changement puisqu’il n’y a plus ici que des collaborateurs géné­ ralistes ou, sur rendez­vous, le spécia­ liste pointu qui passe d’une agence à l’autre. Le concept même de directeur d’agence s’est estompé alors que dans le passé, c’était l’interlocuteur de der­ nier recours avec qui on buvait un café, isolé de l’agence, en quémandant un prêt hypothécaire. Dans les agences, même le principe du guichet disparaît. “Cette évolution était inscrite dans les ta­ blettes, avant la crise financière”, nous explique un banquier. “Lorsque je pré­ parais mon mémoire, on travaillait déjà sur le principe d’un traitement par auto­ mates des opérations bancaires à faible valeur ajoutée, et au traitement en agen­ ces des opérations de conseil”. On l’a vu en Belgique, la banque en ligne pure s’inscrit dans une tendance très positive. Keytrade, qui fut le pre­ mier acteur de ce secteur, connaît tou­ jours une croissance annuelle de plus de 10 % par an et a enregistré l’an passé 15 000 nouveaux clients. Ce qui va évidemment dans le sens de l’argu­ mentation d’ING. Quid alors de la scission forcée des activités banque et assurance exigée par l’Europe suite aux aides d’Etat (10 milliards d’euros en octobre 2008) dont a bénéficié le groupe lors de la crise financière ? Jusqu’à présent, les deux entités ont montré des stratégies décorrélées en Belgique où elles sont même déjà physiquement éloignées. Cela étant, les annonces stratégiques sur l’emploi auraient pu être faites en période non suspecte. Mais la crise est passée par là. P.V.C.

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Economie Actualité ThyssenKrupp réussit à s’inscrire dans le vert

PSA “prêt à se redresser” après une année noire

Le major allemand et Voestalpine sont les deux seuls sidérurgistes européens à faire du profit.

EXCÉDENTAIRE Éclairage Marcel Linden Corespondant en Allemagne

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SAMUEL KUBANI/AFP

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hyssenKrupp est redevenu excédentaire au premier trimestre courant, soit d’octobre à décembre 2012. Toutes les activités du groupe ont été dans le vert, y compris la division Steel Europe. Pour l’exercice entier qui se termi­ nera fin septembre, le président Heinrich Hiesin­ ger a annoncé un résultat d’exploitation des acti­ vités devant rester dans le giron du groupe d’un milliard d’euros. Le groupe d’Essen et l’Autrichien Voestalpine sont les deux seuls sidérurgistes européens qui dégagent encore des bénéfices. Arcelor Mittal a ré­ cemment avoué pour 2012 des pertes de 2,9 mil­ liards d’euros sur les aciers plats. ThyssenKrupp et Voestalpine ne font pas de pertes avec les aciers plats de haut de gamme. “Dans un marché extrême­ ment difficile notre division Steel Europe est compéti­ tive avec ses produits et qualités d’acier de haute va­ leur”, souligne ThyssenKrupp. Il profite aussi du fait que ses usines de Duisburg sont situées sur le bord du Rhin. Au premier trimestre le groupe a dégagé sur les activités qu’il va conserver un résultat opération­ nel Ebit de 229 millions d’euros, en baisse de 38 %. Le bénéfice net de 35 millions succède, lui, à une perte nette de 460 millions au quatrième trimes­ tre 2011. En incluant les ruineuses usines aux Etats­Unis et au Brésil qui vont être vendues, ainsi que l’activité inoxydable cédée au trimestre écoulé, le résultat d’exploitation ajusté a haussé à 74 millions d’euros, à opposer à 25 millions pré­ cédemment. Le chiffre d’affaires a reculé de 8 % à 8,8 mil­ liards. Les divisions les plus performantes restent les ascenseurs (Ebit de 169 millions) et la cons­ truction d’installations industrielles (110 mil­ lions). En revanche, l’Ebit de la division Steel Eu­ rope, souffrant toujours de ventes réduites et de prix bas, est revenu de 102 millions il y a un an à 30 millions. Il y a quelques jours, le groupe a an­ noncé 2000 départs chez Steel Europe qui em­ ploie en tout 28000 personnes : ceux­ci se feront de façon sociale, sans licenciements massifs, éche­ lonnés dans le temps jusqu’en septembre 2014. Ils concerneront aussi des emplois administratifs. L’éventuelle cession d’autres actifs de la division pourrait réduire les effectifs de 1800 personnes supplémentaires, ThyssenKrupp ayant pour am­ bition de réaliser des économies de 500 millions sur Steel Europe. Loin de s’émouvoir, le conseil central d’entreprise de la division a déclaré n’avoir pas de doute que les départs se feraient en bonne et due forme. La cession des usines brésilienne et américaine, qui ont occasionné des pertes de plu­ sieurs milliards d’euros au cours des dernières an­ nées, devrait en principe se faire jusqu’en septem­ bre, mais pour l’instant il n’y a apparemment pas d’acheteur en vue qui accepterait de payer un prix convenable. Heinrich Hiesinger a insisté : “Nous sommes sur la bonne voie, mais nous ne pouvons pas être satisfaits de l’actuelle situation bénéficiaire”.

200 millions de cash perdus chaque mois en 2012, chez PSA. Qui a présenté mercredi les pires résultats de son histoire.

En 2012, le groupe automobile français a subi une perte historique.

AUTOMOBILE Bernard Delattre Correspondant permanent à Paris

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nsister sur l’avenir proche, au lieu de s’appesantir sur le passé récent. Telle a été la stra­ tégie de communication des diri­ geants de PSA Peugeot Citroën, mercredi. Jour où le numéro un français de l’automobile a pré­ senté ses résultats pour 2012, qui sont historiquement catastrophi­ ques. Alors que, ce jeudi, son concur­ rent Renault devrait annoncer qu’il a, lui, fini 2012 en bénéfice, PSA a confirmé mercredi avoir, au cours de la même période, accu­ mulé une perte nette de 5 mil­ liards. Sa perte opérationnelle courante se monte à 576 millions, et le flux de trésorerie opération­ nelle négatif à 3 milliards d’euros – 200 millions de cash ont été per­ dus lors de chacun des douze mois de l’année précédente. Il s’agit d’une contre­perfor­ mance d’anthologie, d’autant plus si on la compare avec les résultats de 2011 (588 millions de béné­ fice). L’expliquent à la fois la dé­ gringolade du marché de l’auto­ mobile en Europe (où PSA réalise

60 % de ses ventes) et l’arrêt de la production (pour cause de sanc­ tions internationales) en Iran, son deuxième marché après la France. “Dialogue extrêmement responsable” Cela dit, si le groupe essuie la plus lourde perte de son histoire, celle­ci est en large partie stricte­ ment comptable, n’affectant en rien la trésorerie. En effet, elle ré­ sulte des grosses dépréciations d’actifs (à hauteur de 4,7 milliards) annoncées dernièrement. Ce qui vaut à la direction de PSA d’être accusée par le syndicat CGT de noircir artificiellement et délibé­ rément le tableau : dans le seul but d’intimider ceux qui, comme cette organisation, se révoltent contre les fermetures d’usines et les sup­ pressions de postes. Ceux­là, et particulièrement les grévistes de l’usine d’Aulnay (ban­ lieue parisienne), promise à la fer­ meture, ont été appelés mercredi au “dialogue social extrêmement

responsable”, par le président du directoire, Philippe Varin. Qui a confirmé l’ampleur des restructu­ rations à venir – elles coûteront 8000 emplois, d’ici à 2014. Autre échéance confirmée, con­ cernant la fin de cette même an­ née­là : le retour à l’équilibre de la trésorerie opérationnelle, de même que l’ensemble des prévi­ sions financières pour les deux ans à venir. “Pas le sujet aujourd’hui” “Nous sommes prêts à bâtir notre redressement sur des bases puissan­ tes et solides”, a martelé le directeur financier du groupe au lion, mer­ credi. “Les fondations de notre re­ bond sont posées”, a renchéri Phi­ lippe Varin. Qui a écarté tout oc­ troi d’une aide publique à PSA (“Ce n’est pas le sujet aujourd’hui”). Alors que, de leur côté, différents minis­ tres ont exclu une entrée de l’Etat dans le capital du groupe, et a for­ tiori sa nationalisation temporaire.

Épinglé

Les fournisseurs belges “peu touchés” Ventes déprimées. Les sous-traitants automobiles belges seront “probablement peu touchés par la situation” chez PSA, annoncent Agoria et la Febiac, sans toutefois fournir de données chiffrées. A l’instar de la France, les ventes de voitures ne se portent pas bien. Peugeot, au 3e rang des immatriculations, a vendu 39 932 véhicules en 2012 et Citroën, au 4e rang, a vendu 37 238 automobiles, soit des baisses de respectivement 18,03 % (- 8 784) et 18,33 % (- 8 355) par rapport à 2011. Les pertes pour le top 5 se situent entre - 15 % (Volkswagen) et - 25 % (Renault). (Belga)

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En bref

Méga­profits pour Total Les prix élevés du brut ont contrebalancé une production en berne.

MARGES

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otal a de nouveau enregis­ tré d’énormes bénéfices en 2012, le recul de la pro­ duction d’hydrocarbures du géant pétrolier français ayant été contrebalancé par les prix très élevés du pétrole brut et un rebond temporaire des marges de raffinage en Europe. Le groupe a dégagé sur l’année un bénéfice (part du groupe) en baisse de 13 % à 10,7 milliards d’euros, selon un communiqué publié mercredi. Son bénéfice net ajusté –mesure la plus suivie dans le secteur, qui exclut cer­ tains effets liés à la variation des cours du brut – a au contraire grimpé de 8 % à 12,4 milliards d’euros, a détaillé le groupe. Ces résultats sont conformes aux prévisions des analystes fi­ nanciers, qui tablaient sur un bénéfice ajusté de 12,4 mil­ liards. De tels profits colossaux, récurrents pour une compagnie pétrolière de la taille de Total, ont comme attendu reflété les prix très élevés atteints l’an der­ nier par les cours du pétrole brut, sur fond de tensions géo­ politiques autour de l’Iran. Ce

facteur, couplé à un redresse­ ment en cours d’année des mar­ ges de raffinage en Europe, qui constituent depuis plusieurs années le talon d’Achille du géant pétrolier hexagonal, a permis de compenser un repli de 2 % de sa production d’hy­ drocarbures, tombée à 2,3 mil­ lions de barils équivalent pé­ trole par jour en moyenne. Ce recul de la production était attendu, du fait d’une série d’in­ cidents qui ont plombé les acti­ vités du groupe. Le plus pénali­ sant a été une grave fuite de gaz en mer du Nord britannique qui a interrompu l’extraction sur les gisements voisins d’Elgin et Franklin depuis près d’un an. A ce sujet, le groupe confirme que l’activité devrait reprendre pro­ gressivement sur ces deux champs durant le premier tri­ mestre. Enfin, le groupe s’est félicité de la bonne avancée de son pro­ gramme de cession d’actifs, qui vise à réaliser pour 15 à 20 mil­ liards de dollars de transactions entre 2012 et 2014. Il devrait réaliser 9 milliards de dollars de cessions cette année, après 6 milliards l’an dernier, attei­ gnant ainsi dès fin 2013 le plan­ cher de ce programme de ces­ sions. Il a confirmé ses perspec­ tives financières révisées, avec un potentiel de production de 3 millions de barils par jour en 2017. (AFP)

Transport ferroviaire Des TGV allemands entre Paris, Bruxelles, Cologne et Amsterdam ? La Deutsche Bahn, les chemins de fer allemands, étudierait la possibilité de lancer des trains à grande vitesse (TGV) entre Paris, Bruxelles, Amsterdam et Cologne, écrit mercredi le journal français “La Tribune”. L’arrivée de la DB serait une mauvaise nouvelle pour la SNCB qui possède 28% de Thalys. Selon le quotidien français, DB a commencé à discuter avec les gestionnaires ferroviaires français, belge, néerlandais et allemand pour lancer des TGV sur ces réseaux à l’horizon 2016. la Tribune n’a pas pu avoir de commentaires de la DB et du gestionnaire ferroviaire français. Chez Infrabel, le gestionnaire du réseau belge, le porte-parole Thomas Baeken a indiqué “que si un opérateur demande une ligne, Infrabel doit tout faire pour rencontrer cette demande”. Actuellement, des trains ICE de la DB roulent déjà de Bruxelles vers Cologne et Francfort. Mais, la concurrence de trains DB sur la ligne Bruxelles-Paris serait un coup dur pour Thalys. Thalys est détenu à 62 % par la SNCF, 28 % par la SNCB et 10 % par la DB. (Belga)

Record Un milliard de smartphones en 2013 ! Pour la première fois, le cap du milliard de smartphones vendus devrait être atteint cette année, selon l’entreprise d’enquêtes marketing Gartner. Le marché des GSM devrait croître de 8 % à 1,9 milliard de mobiles écoulés en 2013. Au dernier trimestre 2012, 207,7 millions de smartphones avaient été vendus soit une hausse de 38,3 %. La vente de GSM classiques a baissé de près d’un cinquième durant cette période à 264,4 millions d’exemplaires. Samsung et Apple sont les leaders avec une part commune de 52 %. (AFP)

Loisirs Les syndicats demandent la reprise du dialogue social à la Fnac Les syndicats représentant le personnel de la Fnac réclament une réunion de concertation avec la direction, qui a annoncé le 21 janvier son intention de supprimer huit emplois. “La Fnac connaît des difficultés et essaie de se positionner pour l’avenir”, indique Jacqueline Stevens, permanente CNE Commerce. “La direction nous a annoncé qu’elle voulait revenir aux résultats de 2011, ce qui passe par de nombreux changements en termes d’organisation. Elle compte licencier huit personnes et changer huit autres travailleurs de poste, le tout sans aucune concertation sociale”. La Fnac a annoncé aux syndicats sa volonté d’améliorer la qualité de l’accueil, d’investir dans l’Internet, de développer un réseau de magasins plus petits et d’intensifier les synergies avec la France. Pour les syndicats, ces décisions auront un impact direct sur seize personnes. “La délégation demande que la direction propose d’autres alternatives que des licenciements secs ou des départs négociés individuellement”, précise la CNE qui rappelle qu’en un an, plus de 140 emplois ont été supprimés. (Belga)

Tourisme TUI, premier tour opérateur d’Europe, s’enlise dans le rouge

Finances Thomson Reuters prévoit 2 500 réductions de postes cette année

Tui, le plus grand tour opérateur d’Europe, s’est enfoncé dans le rouge au premier trimestre de son année comptable 2012/2013. La perte nette s’est creusée de 56 % à -137 millions d’euros, a-t-il annoncé mercredi. Le chiffre d’affaires a par contre augmenté de 1,4 % à 3,5 milliards d’euros, a indiqué Tui. Le groupe maintient ses prévisions pour cette année. Les actionnaires attendent maintenant de voir comment le nouveau CEO, Friedrich Joussen, ancien patron de Vodafone en Allemagne, va changer la stratégie de Tui alors qu’il reprenait mercredi les rênes de l’entreprise. Son prédécesseur, Michael Frenzel, 65 ans, est resté 19 ans à la tête du groupe. (AFP)

Le groupe anglo-canadien d’informations financières et professionnelles Thomson Reuters a l’intention de réduire de 2 500 postes les effectifs de sa principale division, “finance et risque”, a indiqué mercredi son directeur général James Smith. “Notre structure de coûts doit s’adapter aux besoins de nos clients”, a-t-il commenté. “Finance et risque”, qui chapeaute les services financiers et notamment les fameux écrans de marchés, est la plus grosse division de Thomson Reuters. Elle a vu son chiffre d’affaires reculer de 1% l’an dernier, à 7,2 milliards de dollars. Le groupe, qui est notamment propriétaire de l’agence de presse Reuters, affiche un chiffre d’affaires annuel de 13,3 milliards de dollars. (AFP)

Banques Les actionnaires de la “bad bank” de Fortis envisagent de sortir L’Etat belge, Ageas et BNP Paribas envisagent une sortie du capital de Royal Park Investments (RPI), le véhicule dans lequel ont été placés une série de crédits à risque de l’ex-Fortis, selon l’Echo et De Tijd. Ageas et l’Etat belge, via la SFPI, sont les plus gros actionnaires de la “bad bank” de Fortis, avec respectivement 44,7 % et 43,5 % du capital, le solde appartenant à BNP Paribas. Quatre ans après l’implosion de Fortis, la situation a complètement changé. Les conditions de marché se sont à ce point améliorées qu’il est possible que les actionnaires puissent sortir de la “bad bank” sans encaisser de pertes. Le conseil d’administration de RPI a chargé le management de mener un exercice stratégique pour déterminer si une telle sortie est possible. En sortant du capital de RPI, l’Etat ferait d’une pierre deux coups: il allégerait son endettement tout en réduisant la somme des garanties publiques octroyées aux acteurs financiers, en particulier Dexia. (Belga)

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Economie Marchés Changes

Bruxelles

Wall Street

Europe

Solvay (+2,6% à

Euro en hausse. La devise

Solidité. L’indice BEL 20

Pause. Wall Street a

Meilleure tenue ! Les

118,25 euros) a bénéficié de plusieurs hausses d’objectif sur les dernières séances, de 105 vers 125 euros chez le Crédit Suisse (“surperformance”), de 77 vers 99 euros chez Berenberg (“vendre”) et de 112 vers 120 euros chez KBC Securities (“accumuler”). Ce dernier courtier a également remonté son objectif sur Solvac (+1,3% à 122 euros) de 125 vers 135 euros, avec un avis maintenu à “accumuler”. “Nous pensons que le marché ne réalise pas encore la qualité du groupe, et la valorisation qu’il aura suite à l’intégration entre les divisions de Rhodia et de Solvay”, souligne l’analyste du Crédit Suisse. “A l’heure actuelle, le consensus reste largement en dessous des objectifs de la direction à l’horizon 2016”.

européenne progressait face au dollar mercredi, dans un marché volatil toujours ballotté au gré de commentaires sur les taux de change alors qu’un communiqué du G7 la veille n’est pas parvenu à apaiser les craintes d’une “guerre des monnaies”. Vers 19h00, l’euro valait 1,3457 dollar, contre 1,3454 dollar mardi soir. Les pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Italie et Japon) ont réaffirmé mardi qu’ils laissaient au marché le soin de fixer librement les taux de change tout en jugeant que leur “volatilité excessive” était négative. Les mesures d’assouplissement récemment prises par le Japon et qui ont fait dégringoler le cours du yen font craindre aux pays européens une manipulation de sa devise pour stimuler les exportations. (AFP)

restait bien orienté mercredi à l’instar de ses voisins européens. La cloche devait confirmer une hausse de 0,63 % de notre indice vedette à 2 534,25 points. Neuf de ses éléments terminaient dans le vert avec toujours à leur tête Ageas (25,54) qui bondissait de 3,34 % devant Bekaert (22,30), en hausse de 3,29 %. KBC (28,32) restait par contre négative de 2,11 % tandis que Delhaize (37,05) et Colruyt (36,23) concédaient 0,11 et 0,03 %. AB InBev (65,69) gagnait 0,92 % et GDF Suez (14,93) cédait 0,30 %. Umicore (36,60) et UCB (41,23) valaient 0,18 et 0,10 % de moins contrairement à Nyrstar (4,64) et Solvay (118,25) qui gagnaient 1,53 et 2,56 %. Belgacom (21,10) et Mobistar (19,16) prenaient 0,86 et 0,50 %. Telenet (38,72) ajoutait 2,84 % aux 4,8 % déjà engrangés la veille. (Belga)

terminé sur une note contrastée mercredi, les investisseurs s’accordant une pause dans un marché particulièrement solide depuis le début de l’année, après une salve de données mitigées: le Dow Jones a lâché 0,26% alors que le Nasdaq a gagné 0,33%. Selon des résultats définitifs, le Dow Jones Industrial Average a reculé de 35,79 points à 13982,91 points, et le Nasdaq a avancé de 10,39 points à 3196,88 points. L’indice élargi Standard and Poor’s 500 s’est de son côté apprécié de 0,06% (+0,90 point) à 1520,33, atteignant ainsi un nouveau plus haut depuis le 31 octobre 2007. “La séance a été très calme”, ce qui a généralement pour effet d’amplifier les mouvements des indices, a remarqué Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. (AFP)

Bourses européennes ont clôturé en progrès mercredi mais sous leurs plus hauts de l’après-midi, tandis que les échanges sont restés volatils sur le marché des changes malgré le communiqué du G7 de la veille. Hésitants le matin, les indices ont accentué leurs gains l’après-midi après l’ouverture positive de New York et le franchissement par l’EuroStoxx 50 d’un seuil technique. A Paris, l’indice CAC 40 a clôturé en hausse de 11,95 points, soit 0,32 %, à 3 698,53 après être monté jusqu’à 3 709. A Londres le FTSE a pareillement gagné 0,33 % à 6 359,11 points après une pointe à 6 384, nouveau plus haut depuis le début 2008. La Bourse allemande a gagné 0,67 % et le marché suisse 0,74 %. L’indice paneuropéen EuroStoxx 50 a pris 0,23 % à 2 654,82 et le FTSEurofirst 300 0,34 % à 1 165,43. (Reuters)

Avis des brokers

Barco (+4,2% à 62,95 euros) a été abaissé d’“accumuler” vers “conserver” chez KBC Securities, avec un objectif de cours confirmé à 61 euros. Cette révision est intervenue suite à la publication des excellents chiffres pour 2012, l’analyste estimant que le groupe devra maintenant se tourner vers de nouvelles sources de croissance, notamment suite à l’abandon du format de projection en 35 mm dans les salles obscures de la plupart des pays développés, un segment sur lequel Barco jouissait d’une position dominante.

Mobistar (+0,5% à 19,165 euros) a vu sa recommandation grimper de “conserver” vers “acheter” chez ABN Amro, l’analyste estimant exagéré le recul du cours intervenu suite à la publication des résultats annuels. “Nous sommes devenus plus optimistes quant à l’évolution de la rentabilité au-delà de 2013.” G.Se.

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Fonds - Sicav - Branche 23 NOM

DU FONDS

JUR. DEV. DATE VALEUR

Aliénor Alter Euro Alienor Optimal

FR EUR 12/02 FR EUR 12/02

Belfius Fullinvest High C Belfius Fullinvest High D Belfius Fullinvest High L Belfius Fullinvest Low C Belfius Fullinvest Low D Belfius Fullinvest Low L Belfius Fullinvest Medium C Belfius Fullinvest Medium D Belfius Fullinvest Medium L Belfius Plan Bonds FoF Belfius Plan Equities FoF Belfius Plan High Fd of Fds Belfius Plan Low Fund of Funds Belfius Plan Medium Fd of Fds Dexia B Bonds 2014 - C Dexia B Bonds 2014 - D Dexia B Euro Government - C Dexia B Euro Government - D Dexia Bonds Emerging Markets C Dexia Bonds Emerging Markets D Dexia Bonds Eur Convertible C Dexia Bonds Eur Convertible D Dexia Bonds Euro C Dexia Bonds Euro D Dexia Bonds Euro Converg C Dexia Bonds Euro Converg D Dexia Bonds Euro Govern C

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08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 06/02 06/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02

112.86 129.97

611.22 274.38 610.12 700.96 284.15 699.98 647.03 275.03 646.08 338.98 245.15 304.35 395.27 351.63 1205.87 1123.65 101.13 100.02 2077.29 1038.46 324.73 268.78 998.11 261.22 3133.80 1599.10 1944.49

Dexia Bonds Euro Govern D Dexia Bonds Euro Govern Plus C Dexia Bonds Euro Govern Plus D Dexia Bonds Euro High Yield C Dexia Bonds Euro High Yield D Dexia Bonds Euro Long Term C Dexia Bonds Euro Long Term D Dexia Bonds Euro Short Term C Dexia Bonds Euro Short Term D Dexia Bonds Europe Govern Pl C Dexia Bonds Europe Govern Pl D Dexia Bonds International C Dexia Bonds International D Dexia Bonds USD C Dexia Bonds USD D Dexia Bonds USD Govern C Dexia Bonds USD Govern D Dexia Bonds World Gov Plus C Dexia Bonds World Gov Plus D Dexia Business Equities Europe Dexia Cash Strategy-C Dexia Eq B Belgium C Dexia Eq B Belgium D Dexia Eq B Belgium L Dexia Eq B BRIC C Dexia Eq B BRIC D Dexia Eq B BRIC L Dexia Eq B Emerg Europe C Dexia Eq B Emerg Europe D Dexia Eq B Emerg Europe L Dexia Eq B Eur Sm.& Mid Caps C Dexia Eq B Eur Sm.& Mid Caps D Dexia Eq B Euro Property Sec C Dexia Eq B Euro Property Sec D Dexia Eq B Europ Industrials C Dexia Eq B Europ Industrials D Dexia Eq B Europe C Dexia Eq B Europe D Dexia Eq B Europe L Dexia Eq B European Finance C Dexia Eq B European Finance D Dexia Eq B European Finance L Dexia Eq B European Industrials L Dexia Eq B European Prop. Sec.L Dexia Eq B Global Energy C Dexia Eq B Global Energy D Dexia Eq B Global Energy L Dexia Eq B Leading Brands L

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12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 11/02 08/02 12/02 12/02 12/02 08/02 08/02 08/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02

1088.70 849.54 292.31 827.41 172.28 6262.90 3870.55 2001.51 1414.00 829.19 261.18 925.68 236.43 890.97 282.69 3281.90 1595.93 119.18 34.75 81.44 1501.66 474.42 175.09 473.49 26.17 22.75 26.13 660.63 570.09 659.43 421.60 326.87 884.50 641.03 693.86 583.96 227.24 190.21 226.83 313.47 252.37 312.86 692.47 883.08 851.07 560.25 849.37 666.64

Dexia Eq B Leading Brands-C Dexia Eq B Leading Brands-D Dexia Eq B Mediterranean C Dexia Eq B Mediterranean D Dexia Eq B Mediterranean L Dexia Eq B Nordic C Dexia Eq B Nordic D Dexia Eq B Nordic L Dexia Eq B Pharma Plus C Dexia Eq B Pharma Plus D Dexia Eq B Pharma Plus L Dexia Eq B Red Chips C Dexia Eq B Red Chips D Dexia Eq B Red Chips L Dexia Eq B World Technology C Dexia Eq B World Technology D Dexia Eq B World Technology L Dexia Eq B World Telecom L Dexia Eq L Asia Premier C Dexia Eq L Asia Premier D Dexia Eq L Australia C Dexia Eq L Australia D Dexia Eq L Biotechnology C Dexia Eq L Biotechnology D Dexia Eq L Emerging Markets C Dexia Eq L Emerging Markets D Dexia Eq L Euro 50 C Dexia Eq L Euro 50 D Dexia Eq L Europe C Dexia Eq L Europe D Dexia Eq L Europe Innovation C Dexia Eq L Europe Innovation D Dexia Eq L France C Dexia Eq L France D Dexia Eq L Germany C Dexia Eq L Germany D Dexia Eq L Japan C Dexia Eq L Japan D Dexia Eq L Netherlands C Dexia Eq L Netherlands D Dexia Eq L Sust. World C Dexia Eq L Sust. World D Dexia Eq L Switzerland C Dexia Eq L Switzerland D Dexia Eq L UK C Dexia Eq L UK D Dexia Equities B World Telecom C Dexia Equities B World Telecom D

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12/02 667.97 12/02 527.46 12/02 768.10 12/02 520.20 12/02 768.98 12/02 1318.50 12/02 1024.60 12/02 1315.95 12/02 2010.16 12/02 1611.63 12/02 2006.16 07/02 866.63 07/02 718.74 07/02 864.99 12/02 122.92 12/02 116.24 12/02 122.67 12/02 144.23 07/02 18.84 07/02 16.29 12/02 833.41 12/02 545.31 12/02 251.80 12/02 247.24 08/02 584.84 08/02 487.46 12/02 414.99 12/02 274.43 12/02 748.79 12/02 485.70 12/02 1195.40 12/02 139.90 12/02 310.63 12/02 220.80 12/02 330.78 12/02 233.99 12/02 13517.00 12/02 12253.00 12/02 228.42 12/02 156.43 12/02 194.44 12/02 165.39 12/02 595.23 12/02 519.87 12/02 291.71 12/02 201.36 12/02 144.52 12/02 107.15

Dexia Fund Commodities C Dexia Fund Commodities C Dexia Horizon 2018 Dexia Horizon 2021 Dexia Horizon 2024 Dexia Horizon 2027 Dexia Horizon 2030 Dexia Horizon 2033 Dexia Horizon 2036 Dexia Horizon 2039 Dexia Quant Equities USA C Dexia Quant Equities USA D Dexia Sel Ptfl Europe Yield Dexia Sel Ptfl Wo Balanced40 Dexia Sel Ptfl Wo Balanced60 Dexia Sel Ptfl Wo Bonds Dexia Sel Ptfl Wo Growth Dexia Sel Ptfl Wo Yield Dexia Sustain. Eur Corp Bd C Dexia Sustain. Eur Corp Bd D Dexia Sustain. Eur Corp Bd L Dexia Sustain. Eur Sh T Bd C Dexia Sustain. Eur Sh T Bd D Dexia Sustain. Euro Bonds C Dexia Sustain. Euro Bonds D Dexia Sustain. Europe C Dexia Sustain. Europe D Dexia Sustain. North Am C Dexia Sustain. North Am D Dexia Sustain. Pacific C Dexia Sustain. Pacific D Dexia Sustain. World Bd C Dexia Sustain. World Bd D Dexia Sustain. World C Dexia Sustain. World D Dexia Sustainable High (cap) Dexia Sustainable High (dis) Dexia Sustainable Low (cap) Dexia Sustainable Low (dis) Dexia Sustainable Medium (cap) Dexia Sustainable Medium (dis) Dexia Total Return II Bd C Dexia Total Return II Bd D DMM European Equities C DMM European Equities D DMM European Equities L

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12/02 12/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 12/02 12/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02

62.47 84.09 9.68 9.64 9.59 9.63 9.46 9.37 9.10 9.30 1794.80 1635.84 13.57 12.28 10.81 14.34 4.72 13.49 409.63 294.85 410.04 247.69 148.04 324.85 255.02 19.40 16.67 31.43 29.66 2403.00 2178.00 2744.91 2087.00 18.09 16.88 314.95 261.62 3.93 3.28 5.63 4.84 117.22 101.50 194.09 177.77 2326.86

La Libre Belgique - jeudi 14 février 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Aqua-Rend Monetary EUR Asia Pacific Performance Atlas Real Estate EMU Degroof Bonds Corporate Eur BC Degroof Bonds EMU Quants BC Degroof Bonds EUR 2015 BC Degroof Bonds EUR 2017 BC Degroof DBI RDT Euro Div A Degroof DBI-RDT EMU Beh.Val Degroof Eq EMU Behav Fex AC Degroof Eq EMU High Div Yield Degroof Eq Eur Behav Flex AC Degroof Eq Us Behav Flex AC Degroof Eq. Belgium Active Degroof Eq. EMU Behavioral Val Degroof Eq. EMU Index C Degroof Eq. Europe Behavor. Val Degroof Eq. Europe Index C Degroof Eq. Japan Index C Degroof Eq. US Behavioral Val Degroof Eq. US Index C Degroof Eq.World ex J.E.U. Degroof Glob Ethical Degroof Glob Reac 5 Autumn BC Degroof Glob Reac 5 Spring BC Degroof Glob Reac 5 Summer BC Degroof Glob Reac 5 Winter BC Degroof Glob Reac 10 Autumn BC Degroof Glob Reac 10 Spring BC Degroof Glob Reac 10 Summer BC Degroof Glob Reac 10 Winter BC Degroof Global Intl Flexible AC Degroof Global Isis High C Degroof Global Isis Low BC Degroof Global Isis Med Low BC Degroof Global Isis Medium BC Degroof Monetary Eur C Select Eq Emerging Multi Mgmt - E Select Eq Japan Multi Manag Thematic Sicav World Equities

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12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 13/02 12/02 12/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02

BL Bond Dollar A BL Bond Dollar B BL Bond Euro A BL Bond Euro B BL Emerging Markets A BL Emerging Markets B BL Equities America A BL Equities America B BL Equities Dividend A BL Equities Dividend B BL Equities Dividend H1 BL Equities Europe A BL Equities Europe B BL Equities Horizon B BL Equities Japan A BL Equities Japan B BL European Sm Cies A BL European Sm Cies B BL Fund Selection 50-100 B BL Fund Selection 0-50-B BL Fund Selection Asia B BL Fund Selection Eq. B BL Global 30 A BL Global 30 B BL Global 50 A BL Global 50 B BL Global 75 A BL Global 75 B BL Global Bond A BL Global Bond B BL Global Equities A BL Global Equities B BL Global Flexible EUR A BL Global Flexible EUR B BL Global Flexible USD B BL Optinvest (Euro) B BL Short Term Dollar A BL Short Term Dollar B BL Short Term Euro A BL Short Term Euro B

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12/02 309.54 12/02 1205.14 12/02 256.77 12/02 1079.47 12/02 118.02 12/02 138.45 12/02 116.66 12/02 4101.76 12/02 103.08 12/02 120.94 12/02 104.26 12/02 124.86 12/02 4433.88 12/02 702.22 13/02 10184.00 13/02 8668.00 12/02 100.64 12/02 100.64 13/02 137.21 13/02 109.14 13/02 2282.23 13/02 135.24 12/02 630.96 12/02 1287.43 12/02 783.51 12/02 1428.52 12/02 1137.72 12/02 1764.59 12/02 308.79 12/02 653.59 12/02 112.95 12/02 539.07 12/02 99.03 12/02 125.54 12/02 103.27 12/02 122.15 13/02 248.92 13/02 531.75 13/02 246.51 13/02 570.37

Post Global Balanced Post Global Dynamic Post Global Stability Post-Global Safety Mix

TABLEAU EXPLICATIF

BE BE BE BE

EUR EUR EUR EUR

08/02 08/02 08/02 08/02

490.36 34.63 207.16 162.00 232.78 134.43 206.60 190.67 60.99 70.41 69.35 90.43 128.41 221.15 63.54 286.98 30.29 206.68 195.61 683.17 340.52 207.69 94.66 101.99 101.38 103.30 98.69 104.24 102.37 103.73 98.22 111.98 66.04 72.08 52.90 84.69 656.43 119.86 99.75 99.95

265.31 201.46 257.55 257.55

Triodos Sustainable Bond C Triodos Sustainable Bond D Triodos Sustainable Equity C Triodos Sustainable Equity D Triodos Sustainable Mixed C Triodos Sustainable Mixed D Triodos Sustainable Pioneer C

EA LU EA LU EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

07/02 12/02 07/02 12/02 12/02 07/02 07/02

31.98 30.32 22.64 24.01 28.43 29.15 20.43

Athena Dynamic Diversified Bonds Cap Athena Dynamic Diversified Bonds Dis Athena Euro Bonds Cap Athena Euro Bonds Dis Athena European Equity C Athena European Equity D Athena Global Opportunities C Athena Global Opportunities D Athena Immo Rente Cap Athena Immo Rente Dis Athena Vega Equity Cap Athena Vega Equity Dis C+F Balanced Dynamic Cap C+F Balanced Dynamic Dis C+F Euro Equities Cap C C+F Euro Equities Cap D C+F Euro Equities Dis C C+F Euro Equities Dis D C+F Optimum Cap C+F Optimum Dis Hermes Belgian Growth C Hermes Belgian Growth D Hermes Euro Cash Cap Hermes Euro Cash Dis Universal Invest Glbl Flex A Cap Universal Invest Glbl Flex A Dis Universal Invest Glbl Flex B Cap Universal Invest Glbl Flex C Cap Universal Invest Glbl Flex D Cap Universal Invest High A Cap Universal Invest High C Cap Universal Invest High D Cap Universal Invest Low A Cap Universal Invest Low A Dis Universal Invest Low B Cap Universal Invest Low C Cap Universal Invest Low D Cap Universal Invest Medium A Cap Universal Invest Medium A Dis Universal Invest Medium C Cap Universal Invest Medium C Dis Universal Invest Medium D Cap Universal Invest Quality Grth B Cap

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA

American Equities - C Asian Equities at Work C Cash + at Work - C Contrarian Equities - C Corp.Bonds at Work - C European Equities - C Global Markets Fd I - C Inflation at Work - C

EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR

12/02 236.99 13/02 146.65 12/02 149.50 12/02 361.39 12/02 228.17 12/02 413.26 12/02 15033.96 12/02 175.34

EIS-Plac-Belgian Val.Fd.-C EIS-Plac-Benelux Nord France-C EIS-Plac-Bond Euro-C EIS-Plac-Comp. Equity Global-C EIS-Plac-Courtens BPF-D EIS-Plac-Dyn Equity-C EIS-Plac-Harp Actions C EIS-Plac-RST:Rech-Scien.Tec-C

EA EA EA EA EA EA LU EA

12/02 07/02 07/02 12/02 12/02 07/02 07/02 07/02

BE EUR 25/09 BE EUR 25/09 EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02

107.94 98.22 419.33 318.09 590.42 442.05 157.38 142.37 185.98 116.70 101.37 92.66 4353.73 4353.73 3215.72 3065.02 1214.25 1168.87 4534.31 4018.42 143.55 131.81 499.73 434.64 4871.82 4631.33 4896.59 4928.36 4515.47 3333.25 3368.02 3263.92 3668.67 3151.28 3686.36 3708.39 3624.99 4046.35 3560.23 4089.78 3597.33 3996.95 184.92

5.17 5.63 16.77 1.93 10.55 4.98 10.16 8.34

Evangelion Classic C Evangelion Classic D

EPB Bd-Inv Gr Corp USD EPB Bd-Selec Inv Gr Corp€ EPB Bd-Upper Inv Gr Corp€ EPB Eq-Best Dividend Euro EPB Eq-Europe Value EUR EPB Eq-North Am.Value EUR EPB Eq-North Am.Value USD EPB Eq-Selected Eq Europe EPB-Bd Allocation EPB-Flagship C EPB-Flagship D Key-Europe Key-Major Emerg Markets Key-Major Emerg Markets Key-Natural Resources Eq Key-Natural Resources Eq Key-North America Key-North America

Norden Objectif Alpha Euro - A Objectif Alpha Euro - R Obj Oblisphère Emergente 2018C Obj Oblisphère Emergente 2018D Objectif Patrimoine Croissance Objectif Small Caps Euro - A Objectif Small Caps Euro - R

Petercam Bds Eur Invest. Gr. B Petercam Bonds Eur B Petercam Eq. Europe Dividend B Petercam Eq. Europe Sustain. B Petercam Eq. EuropSml&Mdcaps B Petercam Eq. Metals&Mining Petercam Eq. N-Amer Div B Petercam Eq. N-Amer Div B USD Petercam Eq. World Div B USD Petercam Eq. World Dividend B Petercam Eq.Energy&Resources B Petercam Eq. Emerging Mkts B Petercam Equities Agrivalue B Petercam Equities Belgium B Petercam Equities Euroland B Petercam Equities Europe B Petercam Equities World 3F B Petercam L Bal. Medium Risk B Petercam L Bds EUR Infl. Lk. B Petercam L BdsEURHgYdSh.Term B Petercam L BdsGov.Sustain. B Petercam L BdsUniversal D Hdg Petercam L Bonds EUR Quality B Petercam L Bonds HigherYield B Petercam L Bonds Universalis B Petercam L Eq. Opportunity B Petercam L Liquidity EUR&FRN B Petercam L Multifund Eq Jap B Petercam L Patrimonial B Petercam Bds Eur Sh Term 1Y B Petercam Real Estate EurDiv. B Petercam SecRealEstatEuropB

PLDW Fund Belgium C PLDW Fund Belgium D PLDW Fund Doll.Bd C PLDW Fund Doll.Bd D PLDW Fund Euro Pr.C PLDW Fund Euro Pr.D PLDW Fund S&M Cap Eur. C PLDW Fund.L Euro Bds C PLDW Fund.L Euro Bds D PLDW Fund.L Gbl All.C

BE EUR 12/02 BE EUR 12/02

LU USD EA EUR EA EUR EA EUR LU EUR LU EUR LU USD EA EUR LU EUR LU EUR LU EUR EA EUR LU EUR EA USD EA EUR EA USD EA EUR EA USD

EA EA EA FR FR EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE USD BE USD BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR BE EUR BE EUR BE EUR

BE EUR BE EUR BE USD BE USD BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR EA EUR EA EUR

12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02

12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02

12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 08/02 12/02 12/02 12/02 12/02

11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 12/02 12/02 12/02

PLDW Fund.L Gbl All.D PLDW Fund.L Intl.Bonds Acc PLDW Fund.L Intl.Bonds Inc

EA EUR 12/02 EA EUR 12/02 EA EUR 12/02

109.36 538.03 478.88

Elan 2013 C Elan 2013 D R Club C R Club D R Club F R Euro Souverain R Conviction Euro R Conviction Euro F R Midcap Euro C R Midcap Euro D R Midcap Euro F R Allocation Moderee C R Allocation Moderee D R Conviction Europe R Conviction Europe F R Conviction USA R Conviction USA H R Credit Short Duration C R Credit Short Duration E R Euro Credit C R Euro Credit D R Euro Credit F R Valor C R Valor D R Valor F

EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA FR FR FR FR FR FR EA EA EA EA FR EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02

129.24 117.79 109.84 91.02 108.78 3189.47 120.87 118.88 207.00 199.53 206.03 34.83 21.78 33.71 34.33 163.32 100.68 15.06 13.12 368.62 282.68 125.12 1109.83 953.49 1029.28

R Opal Biens Reels C R Opal Biens Reels F R Opal Europe Special R Opal Tendances Durables C R Opal Tendances Durables F

EA EA EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR

11/02 11/02 11/02 11/02 11/02

1656.74 91.95 54.16 108.92 103.62

SSgA Australia Indx Eq Fd P C SSgA Austria Indx Eq Fd P C SSgA Canada Indx Eq Fd P C SSgA Consum Discretio Indx P C SSgA Consum Stap Indx Eq P C SSgA Denmark Indx Eq Fd P C SSgA Emerging EMEA Alp Eq Fd SSgA Global EM Ind Eq Fd SSgA EMU Alpha Eq Fd C SSgA EMU Alpha Eq Fd D SSgA EMU Indx Eq Fd P C SSgA EMU Indx Real Est Fd P C SSgA Energy Indx Eq Fd P C SSgA Eur Corp Indust Bd Indx C SSgA EUR Liq Fd Gl Sec Lend SSgA EUR Liq Fd I Acc SSgA EUR Liq Fd I Stable SSgA EUR Liq Fd P Stable SSgA EUR Liq Fd R Shares SSgA EUR Liq Fd S SSgA EUR Liq Fd S2 SSgA EUR Liq Fd S3 SSgA EUR Liq Fd Z Acc SSgA EUR Liq Fd Z Stable SSgA Financials Indx Eq Fd P C SSgA France Indx Eq Fd P C SSgA GBP Liq Fd Gl Sec Lend SSgA GBP Liq Fd I Acc SSgA GBP Liq Fd I Stable SSgA GBP Liq Fd P Stable SSgA GBP Liq Fd R Shares SSgA GBP Liq Fd S SSgA GBP Liq Fd S2 SSgA GBP Liq Fd S3 SSgA GBP Liq Fd Z Acc SSgA GBP Liq Fd Z Stable SSgA Germany Indx Eq Fd P C SSgA Glb Em Mkts Alp Eq EUR C SSgA Hlth Care Indx Eq Fd P C SSgA Hong Kong Indx Eq Fd P C SSgA Indust Indx Eq Fd P C SSgA Italy Indx Eq Fd P C SSgA Japan Indx Eq Fd P JPY C SSgA Materials Indx Eq Fd P C SSgA Netherld Indx Eq Fd P C SSgA Norway Indx Eq Fd P NOK C SSgA Singapore Indx Eq Fd P C SSgA Spain Indx Eq Fd P C SSgA Sweden Indx Eq Fd P C SSgA Switzerld Indx Eq P CHF C SSgA Technology Indx Eq Fd P C SSgA Telecom. Indx Eqty P C SSgA UK Indx Eq Fd P GBP C SSgA US Alpha Eq Fd EUR C SSgA US Indx Eq Fd P USD C

EA AUD EA EUR EA CAD EA USD EA USD EA DKK EA USD EA USD FR EUR FR EUR EA EUR EA EUR EA USD EA EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR EA USD EA EUR IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP EA EUR EA EUR EA USD EA HKD EA USD EA EUR EA JPY EA USD EA EUR EA NOK EA SGD EA EUR EA SEK EA CHF EA USD EA USD EA GBP EA EUR EA USD

12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 08/02 17/03 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 27/09 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 05/11 27/09 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 08/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 08/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02

345.55 103.64 274.93 112.80 263.39 2902.00 457.90 440.22 494.63 378.17 221.74 206.99 274.00 185.60 1.00 10.90 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 10.92 1.00 109.44 417.15 1.00 11.10 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 11.12 1.00 123.06 713.46 162.54 2236.81 147.54 73.43 8001.00 218.79 91.04 2640.30 319.08 175.52 2627.21 229.29 65.27 72.59 256.68 480.29 226.60

302.44 250.77

538.12 579.99 578.70 463.73 628.86 666.25 1000.20 493.08 545.66 520.48 520.48 773.26 491.17 658.04 477.21 486.29 476.09 517.18

136.21 294.65 284.87 103.10 103.10 248.89 414.34 805.33

56.44 66.61 164.82 175.29 127.80 82.90 65.99 88.79 152.55 112.54 81.32 89.72 108.75 89.75 116.04 94.00 114.04 633.91 1019.22 118.22 1151.38 104.68 494.51 200.78 132.87 8441.84 318.97 12.00 105.16 238.38 105.20 255.84

160.25 157.76 764.03 344.43 65.24 36.22 21.06 149.29 123.02 120.19

JUR. forme juridique / BE fonds belge / EA fond étranger agréé / NA non agréé / DATE date de clôture du calcul en cours / VALEUR valeur net d’inventaire ou de rachat lorsque spécifié

SSgA USD Liq Fd Gl Sec Lend SSgA USD Liq Fd I Acc SSgA USD Liq Fd I Stable SSgA USD Liq Fd P Acc SSgA USD Liq Fd P Stable SSgA USD Liq Fd S SSgA USD Liq Fd S2 SSgA USD Liq Fd S3 SSgA USD Liq Fd Z Acc SSgA USD Liq Fd Z Stable SSgA Utilities Indx Eq Fd P C SSgA World Indx Eq Fd P USD C

IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD IR USD EA USD EA USD

12/02 12/02 12/02 21/12 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02

1.00 10.61 1.00 10.07 1.00 1.00 1.00 1.00 10.63 1.00 176.96 191.38

TreeTop Conv. Pacific A TreeTop Conv. Pacific B TreeTop Conv.Internat.A TreeTop Conv.Internat.B TreeTop Conv.Internat.C TreeTop Glob Opp. A TreeTop Glob Opp. B TreeTop Glob Opp. C TreeTop Sequoia Equity A TreeTop Sequoia Equity B TreeTop Sequoia Equity C TreeTop Sequoia Pac.Equity A TreeTop Sequoia Pac.Equity B TreeTop Sequoia Pac.Equity C

EA EUR EA USD EA EUR EA USD EA GBP EA EUR EA USD EA GBP EA EUR EA USD EA GBP EA EUR EA USD EA GBP

12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02 12/02

261.83 332.59 228.10 296.41 101.95 119.72 125.80 157.64 100.43 109.34 126.95 61.18 67.39 84.65

AXA B Fund Pensionfund Belfius Pension Fd Bal Plus Belfius Pension Fd High Equities Belfius Pension Fund Low Equities Fortis B Pension Fund Bal Cap Fortis B Pension Fund Grth Cap Fortis B Pension Fund Stab Cap Metropolitan-Rentastro Bal Metropolitan-Rentastro Grth Metropolitan-Rentastro Stab Star Fund

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

11/02 12/02 12/02 12/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 12/02

135.04 75.81 92.47 91.17 135.04 108.78 117.81 135.04 167.22 117.81 132.36

Dexia Life Bd Corporate Euro-C Dexia Life Bd Long Term Euro-C Dexia Life Bd Short Term Euro-C Dexia Life Eq Daily Cons Index-C Dexia Life Eq Europe Index-C Dexia Life Eq Fin & Util Index-C Dexia Life Eq Future Index-C Dexia Life Eq USA Index-C DVV European Gwth Select-C DVV Horizon 1-C DVV Horizon 3-C DVV Horizon 5-C DVV Horizon 7-C DVV Horizon 9-C

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

12/02 12/02 12/02 08/02 08/02 08/02 08/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02

39.50 46.67 34.07 42.93 23.71 15.24 12.93 18.84 11.80 11.25 14.71 13.27 11.46 9.55

KBC Life Cash-C KBC Life Defensive-C KBC Life Dynamic-C KBC Life European Bonds-C KBC Life European Equities-C KBC Life Medium-C KBC Life Neutral-C KBC Life Top 5 Sector-C KBC Life World Equities-C

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02

326.44 322.14 280.25 414.06 181.89 303.49 305.61 228.71 168.96

Contact pour insertion Henry Visart Tél: (0021.2) 211.29.59 / Fax: (0021.2) 211.29.97

SICAV

jeudi 14 février 2013 - La Libre Belgique

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© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Economie Marchés Euronext Cours du 13.02.13 PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO

TITRE 4ENERGY INV (D) 5EME SAISON (D) AARDVARK INVEST AB INBEV ABLYNX (D) ACCENTIS ACKERMANS V.HAAREN AEDIFICA AGEAS (EX-FORTIS) AGFA-GEVAERT AIR ENERGY ALCATEL-LUCENT ALFACAM GROUP ALTRIA GROUP CERT ANGLOGOLD ASH CERT ANTARES CERT ANTIGOON INV (D) APERAM ARCELORMITTAL ARCHIMEDE ARPADIS GROUP ARSEUS (D) ARTHUR ASCENCIO (D) ATENOR GROUP (D) AUDERGHEM CERT AURIGA INTERN (D) AUXIMINES BANIMMO A (D) BARCO BASILIX CERT BEAULIEU-AV. CERT BEFIMMO-SICAFI BEKAERT BELGACOM BELRECA BELUGA BIOTECH (PRICAF) BOEING CERT BOMBARDIER CERT B BQUE NAT. BELGIQUE BRANTANO BREDERODE BROOKFIELD CERT A BROOKFIELD(TEMP) BSB (D) CAMPINE CATALA CATERPILLAR CERT CEGEDEL CFE (D) CH. LA HULPE CERT CHEVRON CERT CIE BOIS SAUVAGE CIMESCAUT CMB CO.BR.HA (D) COFINIMMO PRIV1 COFINIMMO PRIV2 COFINIMMO-SICAFI COLONEL BOURG COLRUYT CONNECT GROUP D IETEREN DE ROUCK GEO (D) DECEUNINCK DEFICOM GROUP DELHAIZE GROUP DEVGEN DEXIA DIEGEM KENNEDYCERT DISTRI-INVEST CERT DISTRI-LAND CERT DISTRIGAZ CAT.D DOLMEN COMP. DOW CHEMICAL CERT DRDGOLD CERT DU PONT CERT DUVEL MOORTGAT ECKERT-ZIEGLER BG ECODIS (D) ECONOCOM GROUP ELIA EMAKINA GROUP (D) EMD MUSIC (D) ENVIPCO HOLD. CERT EPIQ (D) ERYPLAST (D) ERYPLAST STR VV(D) ETOILE CERT EURONAV EVADIX EVS BROADC.EQUIPM. EXMAR FINEST FIXINOX (D) FLEXOS (D) FLORIDIENNE FLUXYS CAT.D FORD MOTOR CERT FOUNTAIN FOYER FRED & GINGER (D) GALAPAGOS GBL GDF SUEZ GENERAL ELECT.CERT GENERAL MOTORSCERT GENK LOGIST. CERT GIMV GLOBAL GRAPHICS GOLDFIELDS(X.DRIEF GOODYEAR CERT HAMON HANZEVAST CS 1 (D) HARMONY CERT HENEX HOME INV.BELG-SIFI HORIZON CERT I.R.I.S GROUP IBA (D) IBM CERT IBM CERT ICE CONCEPT (D) ICOS VISION (D) IMMO MOURY (D) IMMOBEL IMPERIAL OIL ING GROEP ING GROEP CERT INNOGENETICS INTERV.RETAIL-SIFI INTERVEST OFFICES ITB-TRADETECH JENSEN-GROUP KBC KBC ANCORA

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BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE NL NL BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE NL BE BE BE BE BE BE BE BE

C SF DF C C DF C C C C SF C C SF C SF SF C C SF SF C DF DF C SF SF DF C C SF SF C C C DF DF DF DF C C SF C DF SF SF DF DF DF DF C SF C C DF C SF DF DF C SF C C C SF C DF C C C SF SF SF DF C DF C DF C C SF C C SF SF SF DF SF SF SF C SF C C SF SF SF DF DF DF DF C SF C C C DF DF SF C C C DF C SF C C C SF C C C C SF SF DF C DF C C SF C C DF C C C

0.43 0.55 1.32 65.69 7.70 0.01 69.04 44.48 25.54 1.51 39.30 1.24 1.28 14.00 30.52 54.00 9.90 10.58 12.36 0.80 0.85 19.20 1.15 52.55 33.11 65.00 5.00 570.00 9.40 62.95 350.10 116.20 51.09 22.30 21.10 85.00 2.66 4.20 55.72 3.00 2 638.99 55.00 25.70 28.50 13.55 6.75 14.50 11.80 85.05 163.57 45.69 1.15 82.19 191.30 1 099.99 15.61 1 650.00 95.00 98.00 88.66 28.52 36.23 2.00 33.91 0.11 1.38 8.55 37.05 16.00 0.05 87.01 15.25 306.00 6 250.00 11.66 22.60 0.59 38.03 93.01 2.35 0.10 5.94 33.84 8.13 4.40 0.16 1.72 2.00 0.01 0.01 4.12 0.37 45.03 7.54 4.65 1.63 5.90 91.40 36.15 9.60 11.55 47.76 10.15 19.45 60.27 14.93 14.02 0.36 131.00 41.60 1.30 7.61 10.20 15.20 30.05 5.39 48.25 75.01 44.00 43.89 5.76 61.97 147.00 1.24 36.36 57.90 30.41 31.81 6.65 6.64 6.43 50.00 20.27 35.00 11.16 28.32 14.82

COURS

DIFF.

EN %

COURS OUVERT

MAX.

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PRÉC.

COURS

12 MOIS

VOLUME

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MIN.

MIN.

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EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

27-04-12 01-06-12 19-11-12 30-04-12 25-04-07 05-06-07 12-06-08 29-08-11 24-12-12 19-12-11 19-11-12 19-11-12 16-05-12 04-02-13 30-04-12 22-06-12 25-06-09 04-06-10 22-05-12 21-05-12 27-11-12 26-07-12 28-11-12 11-05-12 11-12-12 03-05-12 29-05-12 02-04-10 13-02-13 12-12-12 31-05-12 25-05-07 08-06-12 30-01-13 17-05-11 28-05-12 24-10-11 15-01-09 11-05-12 16-12-09 13-02-13 20-07-12 03-05-12 15-05-12 01-06-12 02-05-12 02-05-12 02-05-12 02-02-10 28-09-12 04-06-12 27-05-08 29-05-12 22-05-08 25-09-12 14-07-09 20-02-12 20-05-08 19-09-07 26-09-12 08-10-12 14-02-07 13-06-12 04-06-12 25-05-12 02-05-11 01-08-08 02-06-09 02-06-09 22-07-08 31-08-10 19-11-12 18-05-12 30-01-08 05-10-09 16-07-12 16-05-11 28-01-13 25-06-12 20-04-12 26-04-12 25-09-12 22-12-11 15-05-08 24-02-12 29-06-12 10-09-12 14-11-02 07-05-12 08-04-09 10-09-12 10-05-12 10-05-12 11-12-12 28-05-12 13-05-11 06-02-13 25-09-12 29-05-12 29-11-12 14-08-08 14-08-08 03-12-03 08-05-12 30-04-12 10-06-10 20-12-12 09-05-12 12-05-08

TITRE KEYWARE 1/50 TEMP KEYWARE TECH. (D) KINEPOLIS GROUP KORTRIJK SHOP.CERT LEASINVEST-SICAFI LOTUS BAKERIES LOUVAIN NEUVE 1976 LUX-AIRPORT CERT MACHELEN CERT MACHELEN,KUUR.CERT MARCEL THIRY CERT MCLS (D) MEDIVISION MELEXIS (D) METRIS MIKO MITISKA MOBISTAR MONTEA C.V.A. MOPOLI MOPOLI FOND MORGAN CHASE CERT MOURY CONSTRUCT NESTLE (D) NESTLE CERT NEUFCOUR-FIN. NEWTON 21 EUROPE NEWTON21 STRIP (D) NEWTREE (D) NORTH PLAZA NYRSTAR (D) OMEGA PHARMA ONCOMETHYLOME SCNC OPTION OTC (D) OXBRIDGE PARC PARADISIO PARK DE HAAN CERT PAYTON PLANAR PCB PEUGEOT PFIZER CERT PHARCO (D) PICANOL PINGUINLUTOSA PLEIADES PNS PORTHUS PROPHAREX PROXIMEDIA PUNCH INT. PUNCH TELEMATIX(D) QUESTFOR GR-PRICAF REALCO REALDOLM 1/100 TMP REALDOLMEN (D) RECTICEL RECTICEL VVPR REGENCE- RUE CERT REIBEL RESILUX RETAIL EST.-SICAFI RHJ INTERNATIONAL RIO TINTO CERT ROBECO ROLINCO RORENTO ROSIER ROULARTA RTL GROUP RV ASSURANCE (D) SABCA (D) SAINT GOBAIN SAPEC SCF INVEST SCHEERD.V KERCHOVE SERVICEFLATS CERT SIOEN SIPEF SIPEF (D) SODIPLAN (D) SOFINA SOFTIMAT SOLVAC NOM(RETAIL) SOLVAY SPADEL SPECTOR ST.GUDULE-PL. CERT SUCRAF A & B SUEZ(ROMPUS) SV PATRIMONIA TEAM INT MRKT (D) TELENET GROUP TER BEKE TESSENDERLO TETRYS (D) TEXAF THENERGO (D) THENERGO (D) THINK-MEDIA THROMBOGENICS TIGENIX (D) TOTAL TRANSICS INT. TUBIZE (ATTR) TUBIZE-FIN U&I LEARNING (D) U&I STRIP (D) UCB UMICORE (D) UNITRONICS VAL ST.LAMBERT INT VAN DE VELDE VGP VISION IT (D) VOLVO B (D) VPK PACKAGING VRANKEN-POMMERY VUANCE WAREHOUSES-SICAFI WDP-SICAFI WERELDHAV B-SICAFI WEST.SHOPPING CERT WESTLAND 2004 CERT WOL. EXTENS. CERT WOL. SHOPPING CERT ZENITEL ZENOBE GRAMME CERT ZETES INDUSTRIES

PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE NL FR BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

COURS

DIFF.

PRÉC.

SF 0.01 0.01 C 0.85 0.85 C 89.00 89.15 SF 410.00 415.99 C 69.74 69.74 C 618.50 629.99 SF 544.00 540.31 SF 85.00 85.00 SF 289.00 301.99 SF 296.95 283.00 SF 8.00 7.69 SF 0.75 0.68 DF 0.09 0.10 C 14.19 14.17 C 5.43 5.47 DF 52.26 52.25 C 13.61 13.61 C 19.16 19.07 C 29.50 29.70 DF 327.70 301.00 DF 8 580.00 8 120.00 C 34.88 28.74 DF 114.50 115.25 C 51.50 51.60 C 288.00 287.73 DF 14.95 14.98 SF 0.34 0.34 SF 0.01 0.01 SF 3.25 4.00 SF 194.50 192.40 C 4.64 4.57 C 36.00 35.90 C 1.85 1.94 C 0.29 0.30 SF 0.50 0.50 SF 4.60 4.60 DF 22.44 22.20 SF 153.29 153.96 DF 0.95 0.95 DF 3.00 2.85 C 6.40 5.96 C 19.76 20.00 SF 4.00 2.37 DF 17.48 17.56 C 12.80 12.35 SF 50.60 50.60 SF 2.15 2.15 C 12.44 12.49 SF 0.40 0.49 SF 14.90 14.90 C 5.00 5.00 DF 3.15 3.15 C 6.63 6.59 SF 13.50 14.00 SF 0.12 0.12 C 17.45 17.45 C 6.44 5.97 DF 7.14 7.50 SF 147.02 147.00 SF 8.50 8.40 C 63.36 63.50 C 54.33 54.00 C 4.16 4.15 C 41.60 41.11 24.87 24.96 DF 21.39 21.48 DF 42.99 42.99 DF 215.94 211.00 C 11.20 11.50 C 70.87 71.94 SF 0.79 0.79 DF 30.25 29.99 C 30.07 29.77 DF 53.34 52.75 SF 0.01 0.01 DF 550.00 504.99 DF12 105.01 12 100.08 C 6.80 6.70 C 178.99 176.87 C 64.00 64.00 SF 0.23 0.22 C 70.75 70.37 C 3.66 3.70 DF 122.00 120.45 C 118.25 115.30 DF 71.50 71.35 C 0.42 0.42 SF 145.00 145.00 DF 1.12 1.10 SF 27.00 27.90 SF 0.42 0.42 SF 0.81 0.89 C 38.72 37.65 C 50.30 50.30 C 25.70 25.75 SF 5.00 4.05 DF 25.00 24.60 C 8.31 8.50 C 0.28 0.27 DF 1.01 1.20 C 37.47 37.49 C 0.89 0.87 C 38.51 38.36 C 7.50 7.50 C 0.31 0.32 C 32.42 32.33 SF 4.45 4.60 SF 0.01 0.01 C 41.23 41.27 C 36.60 36.66 C 0.86 0.86 SF 0.60 0.60 C 37.76 37.60 C 19.98 19.98 SF 3.98 3.95 C 10.64 10.64 C 32.00 32.00 C 21.66 21.60 SF 1.55 1.55 DF 47.40 47.80 C 48.18 46.75 C 81.66 81.30 SF 45.53 45.53 SF 15.52 15.51 SF 590.00 585.00 SF 1 500.00 1 500.00 DF 0.72 0.69 SF 135.00 133.99 C 15.65 15.79

EN %

COURS OUVERT

MIN.

VOLUME

12 MOIS

MAX.

MIN.

I NFO SUR DIVIDENDE DIV. DEV. DATE

+0.00 0.01 0.01 0.01 46 +0.00 0.83 0.85 0.82 6123 1.27 0.62 -0.17 89.16 89.30 88.52 3759 89.31 58.31 1.8000 -1.44 410.00 410.00 410.00 107 450.00 337.00 29.8200 +0.00 69.74 69.74 68.94 291 70.49 60.50 4.1500 -1.82 628.50 629.00 615.00 979 657.64 436.01 9.4000 +0.68 544.00 544.00 544.00 25 558.00 471.10 37.7600 +0.00 85.00 85.00 85.00 10 90.00 75.50 11.4000 -4.30 289.00 289.00 289.00 23 330.00 250.00 29.4600 +4.93 296.95 296.95 296.95 35 308.98 269.01 27.7500 +4.03 8.00 8.00 8.00 10 8.52 5.02 45.2700 +10.29 0.75 0.75 0.75 600 0.75 0.48 0.1900 -10.00 0.09 0.09 0.09 10000 0.11 0.01 0.3800 +0.14 14.19 14.20 14.04 11746 14.46 11.16 0.6500 -0.73 5.43 5.43 5.43 250 +0.02 52.26 52.26 52.26 100 54.10 43.50 0.9600 +0.00 13.61 13.61 13.61 133 - 0.1900 +0.50 19.10 19.26 19.00 113162 37.91 18.02 2.9000 -0.67 29.60 30.00 29.50 1371 31.00 24.30 1.8400 +8.87 327.70 327.70 327.70 2 327.99 290.00 +5.67 8 580.00 8 580.00 8 580.00 1 8 580.00 7 020.00 +21.36 34.00 34.88 34.00 375 36.99 24.99 0.2300 -0.65 114.50 114.50 114.50 191 124.00 109.00 5.6000 -0.19 51.56 51.78 51.50 349 52.00 43.60 1.6200 +0.09 283.18 288.00 283.18 115 -0.20 14.95 14.95 14.95 89 14.98 2.50 +0.00 0.34 0.34 0.34 1600 1.00 0.34 +0.00 0.01 0.01 0.01 10000 0.01 0.01 -18.75 3.25 3.25 3.25 60 6.00 2.76 0.0400 +1.09 194.50 194.50 194.50 163 - 12.0300 +1.53 4.59 4.67 4.58 769496 7.70 3.17 0.1600 +0.28 36.00 36.00 36.00 805 - 1.0000 -4.64 1.95 2.48 2.44 72220 3.18 1.61 -3.33 0.30 0.30 0.29 67265 0.84 0.29 +0.00 0.50 0.50 0.50 120 0.55 0.45 0.5100 +0.00 4.60 4.60 4.60 93 +1.08 22.44 22.44 22.44 532 22.75 18.21 1.0500 -0.44 153.29 153.29 153.29 216 - 10.9100 +0.00 0.95 0.95 0.95 3958 1.25 0.66 0.0700 +5.26 3.00 3.00 3.00 1233 3.80 2.60 0.0800 +7.29 6.25 6.43 6.05 15043111 15.18 4.32 1.1000 -1.20 19.76 19.81 19.58 1751 20.32 15.40 0.1800 +68.78 4.00 4.00 4.00 2934 4.20 2.37 -0.46 17.61 17.61 17.48 4005 19.90 10.00 0.1900 +3.64 12.41 12.80 12.35 4074 13.41 7.10 0.0000 +0.00 50.60 50.60 50.60 6 +0.00 2.15 2.15 2.15 150 2.90 2.15 0.1000 -0.40 12.44 12.44 12.44 100 -18.37 0.40 0.40 0.40 3950 - 0.1000 +0.00 14.90 14.90 14.90 98 14.99 12.01 0.4000 +0.00 5.00 5.00 4.91 4835 5.40 2.28 0.2700 +0.00 3.15 4.05 4.05 195 - 0.0000 +0.61 6.60 6.63 6.60 2904 6.99 4.23 0.0500 -3.57 13.50 13.50 13.50 200 14.15 9.65 +0.00 0.12 0.12 0.12 143 0.17 0.11 +0.00 17.48 17.48 17.25 781 19.20 0.16 +7.87 5.98 6.44 5.98 79614 6.25 4.26 0.2800 -4.80 7.14 8.00 8.00 200 - 0.2500 +0.01 147.02 147.02 147.02 27 - 16.7400 +1.19 8.50 8.50 8.50 250 10.85 5.15 -0.22 63.11 64.00 63.10 1931 64.87 44.00 1.6500 +0.61 54.00 54.33 53.99 1087 54.85 48.21 2.8000 +0.24 4.14 4.21 4.13 83354 4.93 3.39 +1.19 41.60 41.60 41.60 195 46.89 35.00 0.5900 -0.36 24.87 24.87 24.87 0 24.99 19.12 0.6000 -0.42 21.39 21.39 21.39 200 40.40 18.36 0.2000 +0.00 42.99 42.99 42.99 500 +2.34 211.00 215.94 210.00 122 263.00 186.00 8.0000 -2.61 11.52 11.52 11.19 5936 18.00 9.37 0.3500 -1.49 72.55 72.55 70.87 11629 80.33 63.60 5.1000 +0.00 0.79 0.79 0.79 40 +0.87 30.27 30.27 30.25 581 32.89 25.00 0.8800 +1.02 29.66 30.36 29.20 2908641 37.63 23.90 1.2400 +1.12 52.26 53.34 52.26 136 53.45 36.00 0.5000 +0.00 0.01 0.01 0.01 7500 0.01 0.01 +8.91 550.00 550.00 550.00 2 550.00 387.60 1.5000 +0.04 12 105.0112 105.0112 105.01 1 13 602.01 11 901.00505.0000 +1.49 6.78 6.80 6.70 5845 6.84 4.50 0.2700 +1.20 178.00 179.00 175.00 512 +0.00 64.00 64.35 64.00 2084 72.50 54.51 1.7000 +4.55 0.23 0.23 0.23 650 +0.54 70.70 70.85 70.26 3445 72.64 56.61 1.9600 -1.08 3.69 3.70 3.66 580 4.54 3.16 1.0000 +1.29 119.30 122.00 119.30 4058 128.00 89.00 1.8100 +2.56 115.15 118.50 115.00 261449 119.35 71.13 1.2000 +0.21 71.50 71.50 71.50 605 71.50 54.51 0.8000 +0.00 0.42 0.42 0.42 1000 0.65 0.15 0.0000 +0.00 145.00 145.00 145.00 6 157.30 141.75 6.5100 +1.82 1.12 1.12 1.12 1 4.00 1.08 -3.23 27.00 27.00 27.00 1093 - 1.3600 +0.00 0.42 0.42 0.42 1510 0.48 0.22 0.3000 -8.99 0.81 0.81 0.81 200 0.89 0.26 0.0800 +2.84 37.80 38.91 37.64 445265 37.98 28.30 3.2500 +0.00 50.30 50.30 49.51 42 53.00 46.26 2.5000 -0.19 25.74 25.82 25.68 54934 26.51 18.75 1.3300 +23.46 5.00 5.00 5.00 14 +1.63 24.59 25.00 24.59 2791 184.98 18.05 0.2800 -2.24 8.52 8.52 8.31 2000 +3.70 0.27 0.28 0.27 23455 0.42 0.19 -15.83 1.01 1.01 1.01 1800 1.80 0.61 -0.05 37.50 38.17 37.15 189626 47.82 17.10 +2.30 0.87 0.89 0.86 259626 1.05 0.43 +0.38 38.89 38.90 38.12 5527988 42.97 33.42 0.5900 +0.00 7.50 7.50 7.50 50 8.00 6.01 -3.13 0.31 0.31 0.31 70 0.45 0.17 +0.28 32.55 32.88 32.05 18843 35.23 21.82 0.4800 -3.26 4.45 4.45 4.45 2500 4.60 3.50 +0.00 0.01 0.01 0.01 500 -0.10 41.49 41.49 40.72 156793 46.13 29.12 1.0000 -0.18 36.79 37.09 36.38 670124 44.90 32.79 0.5000 +0.00 0.86 0.86 0.86 2762 1.50 0.86 +0.00 0.60 0.60 0.60 5458 +0.43 37.95 38.00 37.75 3002 42.94 32.16 2.1500 +0.00 19.98 19.98 19.98 1 20.50 18.80 0.8100 +0.76 3.95 3.98 3.95 1501 5.40 2.98 0.1200 +0.00 10.64 10.64 10.64 250 11.50 8.17 0.3400 +0.00 32.00 32.00 32.00 105 33.18 26.30 0.9100 +0.28 21.53 21.71 21.53 4848 26.66 18.80 1.0500 +0.00 1.55 1.55 1.55 128 -0.84 47.40 47.40 47.40 13 49.68 43.00 3.1000 +3.06 47.00 48.95 47.00 23341 47.88 37.00 2.9400 +0.44 81.72 81.72 80.74 497 87.23 66.40 4.0000 +0.00 45.53 45.53 45.53 20 828.00 20.06 0.0000 +0.06 15.52 15.52 15.52 25 307.00 12.20 0.0000 +0.85 590.00 590.00 590.00 8 629.00 564.00 33.7900 +0.00 1 500.00 1 500.00 1 500.00 4 1 780.00 1 405.00 69.1200 +4.35 0.72 0.72 0.72 3000 0.75 0.26 0.0000 +0.75 135.00 135.00 135.00 192 201.97 115.22 21.3800 -0.89 15.78 15.78 15.35 1758 16.40 12.50 0.5500

Indice (000) EUR

COURS

MAX.

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

22-05-12 23-03-12 23-05-12 15-05-12 23-03-12 26-03-10 20-07-12 14-12-12 25-11-10 28-03-08 25-10-11 22-10-12 29-05-12 10-06-08 22-05-12 29-05-12 02-01-13 13-06-12 23-04-12

19-06-07 30-04-08 08-08-12 04-05-11 13-05-08 12-09-11 23-03-07 07-01-10 11-06-12 02-06-11 30-01-13 17-04-08 21-09-04 10-10-12 31-05-06 05-06-12 01-06-01 07-06-10 31-03-08

31-05-12 26-05-10 25-06-09 24-05-12 28-06-12 15-08-12 31-05-11 30-04-10 26-06-12 29-05-12 23-04-12 04-06-12 11-06-12 12-09-12 29-05-12 18-05-12 08-05-12 29-06-12 07-05-12 14-09-12 19-12-12 14-01-13 26-06-12 30-11-05 07-02-13 09-05-08 11-08-09 22-06-07 28-08-12 12-06-12 07-06-12 17-05-12

15-12-12 27-04-12 27-04-12 03-09-12 02-05-12 01-08-12 25-09-09 05-04-12 15-06-12 26-06-12 10-01-13 30-04-12 16-04-12 25-05-12 25-05-12 22-06-12 22-06-12 02-02-05 12-03-12 04-06-12

Capitaux échangés Cours du jour

Cours du jour

Cours Précéd. Diff. en %

BEL 20 ouverture

2524.90

2501.91

0.92

BEL 20 cloture

2534.25

2518.43

0.63

Total général Continu belge Continu étranger

Cours Précéd. Diff. en %

381711058.36

353898792.6

380004781.1500

352886471.4200

7.86 7.68

1706277.2100

1012321.1800

68.55

La Libre Belgique - jeudi 14 février 2013

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Paris Cours du 13.02.13

Amsterdam Cours du 13.02.13 Obligations publiques

EURO 29.43 92.20 1.24 33.34 12.36 13.62 45.84 20.06 36.07 20.75 7.53 50.36 0.05 35.17 14.24 73.63 7.74 14.93 112.50 45.87 26.11 133.55 68.93 94.05 6.40 160.50 43.20 30.07 73.39 55.24 31.50 6.43 9.84 78.89 38.51 174.70 39.52 9.72 35.59 15.49

ACCOR AIR LIQUIDE ALCATEL-LUCENT ALSTOM ARCELORMITTAL AXA BNP PARIBAS ACT.A BOUYGUES CAP GEMINI CARREFOUR CREDIT AGRICOLE DANONE DEXIA EADS EDF ESSILOR INTL. FRANCE TELECOM GDF SUEZ L OREAL LAFARGE LAGARDERE S.C.A. LVMH MICHELIN PERNOD RICARD PEUGEOT PPR RENAULT SAINT GOBAIN SANOFI-AVENTIS SCHNEIDER ELECTRIC SOCIETE GENERALE STMICROELECTRONICS SUEZ ENVIRONNEMENT TECHNIP TOTAL UNIBAIL-RODAMCO VALLOUREC VEOLIA ENVIRON. VINCI (EX.SGE) VIVENDI

+0.63 +0.75 -1.83 +2.13 +0.77 +0.89 -0.41 -0.47 +0.64 -1.31 -1.36 +0.02 +25.00 +0.59 +0.28 +0.34 -1.15 -0.30 +0.40 +3.36 -0.36 +0.41 -0.89 +2.33 +7.29 +0.88 +0.69 +1.02 +1.23 +0.40 -3.57 +0.14 -1.07 +0.96 +0.38 +0.84 +1.69 +0.08 -0.90 -1.34

Matières premières Aluminium Londres (USD/t) Argent N.Y. ($/ounce) Brent Londres (USD/lb) Cuivre Bruxelles (EUR/t) Cuivre Londres (USD/t) Etain Londres (USD/t) Nickel Londres (USD/t) Plomb Londres (USD/t) Zinc Londres (USD/t) Platine Palladium Argent

13-02-13 2087.00 30.92 117.56 6376.64 8220.50 24900.00 18275.00 2422.00 2187.00 1725.99 768.97 3092.50

12-02-13 2059.00 30.99 117.72 6376.64 8184.00 24920.00 18280.00 2375.00 2164.00 1706.74 768.47 3080.00

Var/H% 1.36 -0.23 -0.14 0.00 0.45 -0.08 -0.03 1.98 1.06 1.13 0.07 0.41

EURO 4.89 10.92 52.47 10.58 12.36 55.25 3.34 32.95 35.87 45.43 39.11 54.93 6.65 3.27 22.97 29.63 11.40 24.79 11.39 3.64 29.19 53.56 15.26

+0.23 -0.94 +1.61 -0.33 +0.77 -1.29 +9.33 +0.24 +0.56 +1.18 -0.53 +5.74 -4.04 +4.50 +0.83 +0.17 +0.62 -0.08 +0.84 +1.91 -0.05 +0.34 +0.16

Achat 7.3687 7.4619 8.4613 1.3475 1.3453 1.2342 0.8651 125.7930

13.02.2013 Vente 7.3608 7.4615 8.4534 1.3473 1.3453 1.2341 0.8647 125.7810

Prix moy. 680.00 239.00 1332.00 231.00 330.00 615.50 129.00 160.00 303.00 1297.00 39380.00 1308.00 4090.00 9890.00 20720.00 2055.00 238.90 1645.00 234.80 1480.00 311.00 305.80 230.00

Diff. 677.00 234.00 1330.00 232.00 335.00 618.38 128.00 158.00 295.00 1308.00 39010.00 1306.00 4050.00 10410.00 20830.00 2050.00 234.80 1647.50 230.10 1499.00 315.00 290.20 229.00

AEGON AHOLD KON AKZO NOBEL APERAM ARCELORMITTAL ASML HOLDING BAM GROEP KON BOSKALIS WESTMIN CORIO DSM KON FUGRO HEINEKEN ING GROEP KPN KON PHILIPS KON RANDSTAD REED ELSEVIER ROYAL DUTCH SHELLA SBM OFFSHORE TOMTOM UNILEVER WERELDHAVE WOLTERS KLUWER

Cours de change Billets de banques Devise (en EUR) COURO.NORVEGIENNE COURONNE DANOISE COURONNE SUEDOISE DOLLAR CANADIEN DOLLAR US FRANC SUISSE LIVRE STERLING YEN

ISO NOK DKK SEK CAD USD CHF GBP JPY

Or

Devise (en EUR) 10 $ US 10 Florins 20 $ US 20 Francs Tunisie 5 $ US 50 Ecus Demi Napoléon Demi Souverain Elisabeth II Krugerrand Lingot 1 Kg Lingotin Once CPoR Lingotin oR ® 100g Lingotin oR ® 250g Lingotin oR ® 500g Lingotin oR ® 50g Napoléon Once (en $) Pièce 20 Francs Suisses Pièce 50 Pesos Reichmark Souverain Union latine

Indices des prix à la consommation 2004 Période I.S. I.d.P. Janv. 2013 120.00 121.63 Déc. 2012 120.06 121.66 Nov. 2012 119.95 121.65 Oct. 2012 119.87 121.79 Sept. 2012 119.52 121.57 Août 2012 119.47 121.36 Juil. 2012 119.21 120.83 Juin 2012 119.00 120.61 Mai 2012 119.15 120.89 Avr. 2012 118.99 120.93 Mars 2012 119.01 120.85 Févr. 2012 118.97 120.59 Janv. 2012 118.25 119.88 Déc. 2011 117.52 119.01 I.S. = Indice Santé - I.d.P. = Indice des Prix

1996 I.S. 136.52 136.59 136.47 136.38 135.98 135.92 135.63 135.39 135.56 135.37 135.40 135.35 134.53 133.70

1988 I.S. 164.60 164.69 164.54 164.43 163.95 163.88 163.52 163.23 163.44 163.22 163.25 163.19 162.20 161.20

I.d.P. 139.79 139.82 139.81 139.97 139.72 139.48 138.87 138.62 138.94 138.98 138.89 138.59 137.78 136.78

1988 I.d.P. 171.56 171.60 171.59 171.78 171.47 171.18 170.43 170.12 170.52 170.57 170.46 170.09 169.09 167.86

Pour convertir (1) (2) (3) (1) 1974-75 1988 0,48000 I.S. 1988 1981 1988 0,73920 I.d.P. 1988 1988 1966 3,39350 I.S. 1996 1988 1971 2,85430 I.d.P. 1996 1996 1988 1,2273 I.S. 2004 1996 1981 1,6603 I.d.P. 2004 (1) Passez de la base... (2) à la base... (3) en multipliant par...

1981

1974-75

232.09 232.15 232.13 232.40 231.98 231.58 230.57 230.15 230.68 230.76 230.61 230.11 228.76 227.09

357.45 357.53 357.51 357.92 357.27 356.65 355.10 354.45 355.27 355.39 355.15 354.39 352.30 349.75

(2) I.S. 1996 I.d.P. 1996 I.S. 1988 I.d.P. 1988 I.S. 1996 I.d.P. 1996

(3) 0,82940 0,81480 1,20570 1,22730 1,1377 1,1493

COURS PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO PRÉC.

DIFF. COURS

EN % OUVERT

COURS

MAX.

MIN.

BELGE(T.démat.) BELGE 37 3,50+ Unifiée 1 S titre démat 4,0+ UNIFIEE 2S 4,0+ Libér.45(T.démat.) Belge 92-2012 linéaire Belge 92-2015 linéaire 97-2028 Linéaure 99-2009 Linéaire 00-2010 Linéaire 01-2011 Linéaire 02-2012 Linéaire 02-2017 Linéaire 03-2013 Linéaire 04-2014 Linéaire 04-2035 Linéaire 05-2010 Linéaire 05-2015 Linéaire 06-2016 Linéaire 06-2022 Linéaire 07-2013 Linéaire 07-2017 Linéaire 08-2018 Linéaire 08-2011 Linéaire 08-2014 Linéaire 09-2019 Linéaire 07-2011 Linéaire (flot.) Bons Etat 01-09 Bons Etat 01-09 Bons Etat 01-09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 02-09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 10 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-14 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16

12 MOIS

MAX.

MIN.

B101B B105 B112B B113B B114 B262 B282 B291 B292 B295 B296B B298B B300 B301 B303 B304 B305 B306 B307 B308 B310 B309 B312 B313 B314 B315 B311 B941 B943 B945 B947 B948 B949 B950 B951 B952 B953 B954 B955 B957 B959 B961 B963 B964 B965 B966 B967 B968 B969 B970 B971 B972 B973 B974 B975 B976 B977 B978 B979 B980 B981 B982 B983 B984 B985 B986 B987 B988 B989 B990 B991 B992 B993 B994 B997 B995 B998 B996 B999 B208 B209 B210 B211 B212

98.50 98.50 102.80 100.60 101.80 100.30 115.86 132.67 99.94 99.96 100.00 100.19 119.58 102.51 106.18 129.61 99.96 108.26 108.52 114.59 100.36 112.18 114.08 99.96 104.12 114.60 100.00 100.00 100.01 99.96 99.90 100.00 99.96 100.00 99.96 99.96 99.96 99.90 99.96 100.01 99.96 100.16 99.95 100.00 100.17 100.00 100.00 99.96 99.95 99.90 100.04 99.96 100.66 99.96 101.21 99.96 102.04 99.96 99.99 99.96 99.96 105.29 99.95 106.43 99.96 99.95 107.47 99.96 100.11 108.21 99.96 100.12 108.46 99.96 100.01 100.15 101.03 108.40 109.68 101.96 111.39 99.96 102.20 110.42

98.00 98.00 103.05 100.00 102.20 100.97 117.36 133.22 99.94 99.96 100.02 100.67 119.41 102.52 106.27 129.70 99.96 108.22 108.61 115.69 100.50 112.26 113.59 99.96 104.14 114.68 99.99 100.03 100.01 99.96 99.90 100.03 99.96 100.06 99.96 99.96 99.96 99.90 100.10 100.00 99.96 99.96 99.90 100.01 100.15 100.04 100.06 99.96 100.06 99.90 100.04 99.96 100.66 100.01 101.26 99.96 102.05 99.96 100.00 99.96 99.96 105.27 100.08 106.47 99.96 99.96 107.36 100.06 100.20 108.20 99.96 100.21 108.32 99.96 100.00 100.19 101.01 108.32 109.79 101.99 111.18 99.96 102.21 110.51

Fonds d'Etat de référence à 10 ans Allemagne Belgique Japon Royaume-Uni

VOLUME

Indices

Dette directe de l'Etat

Rendements

Euronext Cours du 13.02.13 TITRE

Bourses étrangères Cours du 13.02.13

1.6800 2.4600 0.7500 2.2100

1.6400 2.4300 0.7500 2.1100

INFO SUR DIVIDENDE DIV. DEV.

DATE

Alternext BSB (D) CO.BR.HA (D) DE ROUCK GEO (D) ECODIS (D) EMAKINA GROUP (D) EVADIX POLYGONE VISION IT (D)

BE BE BE BE BE BE BE BE

SF 6.75 6.80 SF 1 650.00 1 645.50 SF 0.11 0.11 SF 0.10 0.07 SF 8.13 5.65 SF 0.37 0.37 DF 5.19 5.49 SF 3.98 3.95

-0.74 6.75 6.75 6.75 +0.27 1 650.00 1 650.00 1 650.00 +0.00 0.11 0.11 0.11 +42.86 0.10 0.10 0.10 +43.89 8.13 8.13 8.13 +0.00 0.37 0.37 0.37 -5.46 5.19 5.19 5.19 +0.76 3.95 3.98 3.95

300 8.60 6.75 0.3600 EUR 17-05-11 11 1 672.00 1 481.00 16.0000 EUR 01-06-12 150 0.30 0.11 EUR 3000 0.15 0.02 EUR 10 9.00 5.65 0.1100 EUR 02-05-11 162 0.42 0.25 EUR 1 0.00 0.00 EUR 1501 5.40 2.98 0.1200 EUR 25-09-09

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF

+0.00 +0.00 +0.00 +0.00 +0.00 -14.40 +23.46 -27.56 +0.00 +0.00 +12.73 +10.29 +0.00 -18.75 +0.00 +0.00 +68.78 +0.00 -18.37 +0.00 -3.57 +1.19 +0.00 +0.00 +4.55 +0.00 -8.99 +23.46 -3.26 +0.00

2095 18 250 1510 100 150 3044 100 10 200 500 600 1600 60 120 93 2934 150 3950 98 200 250 40 7500 650 1510 200 14 2500 5458

5EME SAISON (D) ANTIGOON INV (D) ARCHIMEDE ARPADIS GROUP AURIGA INTERN (D) EMD MUSIC (D) ERYPLAST (D) FIXINOX (D) FLEXOS (D) FRED & GINGER (D) ICE CONCEPT (D) MCLS (D) NEWTON 21 EUROPE NEWTREE (D) OTC (D) OXBRIDGE PHARCO (D) PNS PROPHAREX PROXIMEDIA REALCO REIBEL RV ASSURANCE (D) SCF INVEST SODIPLAN (D) SV PATRIMONIA TEAM INT MRKT (D) TETRYS (D) U&I LEARNING (D) VAL ST.LAMBERT INT

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 4.40 2.00 1.63 5.90 10.15 1.24 0.75 0.34 3.25 0.50 4.60 4.00 2.15 0.40 14.90 13.50 8.50 0.79 0.01 0.23 0.42 0.81 5.00 4.45 0.60

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 5.14 1.62 2.25 5.90 10.15 1.10 0.68 0.34 4.00 0.50 4.60 2.37 2.15 0.49 14.90 14.00 8.40 0.79 0.01 0.22 0.42 0.89 4.05 4.60 0.60

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 4.40 2.00 1.63 5.90 10.15 1.24 0.75 0.34 3.25 0.50 4.60 4.00 2.15 0.40 14.90 13.50 8.50 0.79 0.01 0.23 0.42 0.81 5.00 4.45 0.60

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 4.40 2.00 1.63 5.90 10.15 1.24 0.75 0.34 3.25 0.50 4.60 4.00 2.15 0.40 14.90 13.50 8.50 0.79 0.01 0.23 0.42 0.81 5.00 4.45 0.60

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 4.40 2.00 1.63 5.90 10.15 1.24 0.75 0.34 3.25 0.50 4.60 4.00 2.15 0.40 14.90 13.50 8.50 0.79 0.01 0.23 0.42 0.81 5.00 4.45 0.60

0.00 9.90 0.00 1.15 5.50 5.44 2.00 0.00 8.69 10.15 1.24 0.75 1.00 6.00 0.55 0.00 4.20 2.90 0.00 14.99 14.15 10.85 0.00 0.01 0.00 0.48 0.89 0.00 4.60 0.00

0.00 9.00 0.00 0.52 5.00 4.20 1.32 0.00 4.50 9.00 0.36 0.48 0.34 2.76 0.45 0.00 2.37 2.15 0.00 12.01 9.65 5.15 0.00 0.01 0.00 0.22 0.26 0.00 3.50 0.00

0.0800 0.1500 0.2200 0.1500 0.0500

0.1900 0.0400 0.5100 0.1000 0.1000 0.4000

0.3000 0.0800

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

19-12-11 25-06-09 01-08-08 02-06-09 05-10-09

28-03-08 19-06-07 13-05-08 10-10-12 31-05-06 05-06-12

11-08-09 22-06-07

345.83 692.77 1 609.85 7 660.19 6 218.03 8 306.20 16 712.15 13 982.91 2 773.77 3 698.53

-0.11 -0.01 +0.50 +0.35 +0.26 +0.87 +0.41 -0.26 +0.40 +0.32

416.00 1 124.00 2 013.50 1 122.00 2 950.00 1 052.00 331.20 326.00 1 148.50 2 193.00 453.60 3 349.50 582.00 835.50 275.90 1 373.00 1 420.00 2 512.00 1 905.50 300.70 1 689.00 260.40 1 464.00 394.45 836.00 730.90 2 309.00 1 947.00 225.00 3 233.00 114.50 764.00 280.00 151.20 389.10 448.70 239.20 259.80 196.50 1 212.00 944.50 4 419.00 692.50 3 757.00 984.50 2 140.50 2 186.00 134.10 333.30 337.40 1 992.00 563.50 1 610.00 710.50 1 408.00 340.60 798.50

+0.75 +3.02 +2.26 +0.09 -2.27 +0.67 +0.24 -0.41 +0.83 +2.72 -1.40 +0.84 +0.61 -0.03 +1.62 +1.33 +4.72 +1.74 +0.81 +1.28 +1.93 +2.19 +0.44 +1.96 +1.89 +0.27 -0.35 +0.78 +1.44 +0.84 -0.18 +2.00 -0.43 +0.20 +0.54 +1.83 +0.55 -1.07 +1.29 +0.01 +0.00 +1.28 +0.80 +2.37 +1.39 -0.99 -1.31 +0.90 -2.88 +0.48 -0.10 +0.18 -0.06 +0.42 +0.14 +0.92 +0.39

65.47 42.67 55.44 27.91 52.01 80.54 6.58 38.56 76.28 41.40 782.74 42.51 52.18 21.25 61.44 573.66 89.65 21.68 56.62 42.93 43.94 21.09 67.06 21.61 37.82 12.44 7.00 9.39 32.50 36.77 28.03

-0.15 -0.19 +1.87 +1.97 +1.98 +0.01 -0.68 +2.34 -0.09 +1.40 +0.26 -0.75 +1.22 +0.28 +0.00 +0.40 -0.57 +0.30 -0.14 +0.21 +0.27 -0.99 -0.99 +1.22 +0.21 +1.02 +2.34 -0.63 +0.15 +0.41 +0.54

MILLICOM INTERNATIONAL CELLULA NETAPP, INC. NII HOLDINGS, INC. NVIDIA CORPORATION ORACLE CORPORATION PACCAR INC. PATTERSON COMPANIES INC. PATTERSON-UTI ENERGY, INC. PAYCHEX, INC. PEABODY ENERGY CORPORATION PETSMART, INC QUALCOMM INCORPORATED RESEARCH IN MOTION LIMITED ROSS STORES, INC. RYANAIR HOLDINGS PLC SANDISK CORPORATION SEARS HOLDINGS CORPORATION SIGMA-ALDRICH CORPORATION SIRIUS XM RADIO INC. STAPLES, INC. STARBUCKS CORPORATION SYMANTEC CORPORATION TELLABS, INC. TEVA PHARMACEUTICAL INDUSTRIES UAL CORPORATION VERISIGN, INC. VERTEX PHARMACEUTICALS INCORPO WHOLE FOODS MARKET, INC. WYNN RESORTS, LIMITED XILINX, INC. YAHOO! INC.

(Eur) 69.64 104.20 16.29 72.86 72.20 47.71 65.82 1.50 87.45 45.14 36.70 48.70 17.06 32.90 8.57 13.37 52.23 55.22 65.43 1.44 6.44 33.76 132.56 15.36 88.79 102.20 24.60 135.55 28.05 36.05 60.00 78.75 17.88 8.26 170.20

Londres

+1.32 +0.48 +0.00 +1.69 +0.95 +0.00 +1.09 -0.86 +0.64 +1.57 -1.34 +0.83 +1.57 +0.77 -0.41 -0.32 +0.83 +0.22 -0.01 +0.00 +0.16 +1.15 +1.09 +1.86 +0.37 +1.95 -1.09 +0.15 -0.07 +0.79 -0.04 +1.36 +1.03 -1.53 +0.68

(PENCE)

Aberdeen Asset Management PLC Amec PLC Anglo American PLC Antofagasta PLC Astrazeneca PLC Babcock International Group PLC Bae Systems PLC Barclays PLC Bg Group PLC Bhp Billiton PLC BP PLC British American Tobacco PLC British Land Company PLC British Sky Broadcasting Group PLC Bt Group PLC Burberry Group PLC Crh PLC Croda International PLC Diageo PLC Evraz PLC Fresnillo PLC Gkn PLC Glaxosmithkline PLC Glencore International PLC Hargreaves Lansdown PLC HSBC Holdings PLC Imperial Tobacco Group PLC Intercontinental Hotels Group PLC International Consolidated Airlines Group S.A. Intertek Group PLC Itv PLC Kazakhmys PLC Kingfisher PLC Legal & General Group PLC Marks And Spencer Group PLC Meggitt PLC Melrose Industries PLC Morrison (Wm) Supermarkets PLC Old Mutual PLC Pearson PLC Prudential PLC Reckitt Benckiser Group PLC Reed Elsevier PLC Rio Tinto PLC Rolls-Royce Holdings PLC Royal Dutch Shell PLC Royal Dutch Shell PLC Rsa Insurance Group PLC Sage Group PLC Sainsbury (J) PLC Schroders PLC Serco Group PLC Severn Trent PLC Smith & Nephew PLC Sse PLC Standard Life PLC Tate & Lyle PLC

374.25 315.90 171.65 2 176.00 2 644.00 812.50 1 025.00 1 183.50

Nyse 3M Co Abbott Laboratories Alcoa Inc Allstate Corp Altria Group Inc Amazon.com American Electric Power Co Inc American Express Co Amgen Inc Apple Inc AT&T Avon Products Inc Baker Hughes Inc Bank of America Corp Bank of New York Mellon Baxter International Inc Boeing Co Bristol-Myers Squibb Co Campbell Soup Capital One Financial Corp Caterpillar Inc Chevron Cisco Systems Citigroup Inc Coca-Cola Co Colgate-Palmolive Co Comcast Corporation ConocoPhillips Costco Wholesale Corporation Covidien CVS Caremark Dell Inc Devon Energy Corp Dow Chemical Co E.I. DuPont de Nemours & Co EMC Corp Entergy Corp Exelon Corp Exxon Mobil Corp FedEx Corp Ford Motor Co General Dynamics Corp General Electric Co Gilead Sciences Goldman Sachs Group Inc Google Inc H.J. Heinz Co Halliburton Co Hewlett-Packard Co Home Depot Inc Honeywell International Inc Intel Corporation International Business Machine Johnson & Johnson JPMorgan Chase & Co Lockheed Martin Corp Lowes Cos. MasterCard Cl A McDonalds Corp Medtronic Inc Merck & Co Inc Microsoft Corporation Morgan Stanley National-Oilwell Inc Nike Inc Cl B Norfolk Southern Corp NYSE Euronext Occidental Petroleum Corp Oracle Corporation PepsiCo Inc Petroleo Brasileiro S/A ADS Pfizer Inc Philip Morris International Procter & Gamble Co QUALCOMM Incorporated Raytheon Co Regions Financial Corp SCHERING-PLOUGH CORPORATION Schlumberger Ltd Southern Co Sprint Nextel Target Corp Texas Instruments Incorporated Time Warner Inc Tyco International Ltd U.S. Bancorp United Parcel Service Inc Cl B United Technologies Corp UnitedHealth Group Inc Verizon Communications Inc Wal-Mart Stores Walgreen Co Walt Disney Wells Fargo & Co Weyerhaeuser Co Williams Cos. WYETH Xerox Corp

Francfort ADIDAS AG O.N. ALLIANZ SE VNA O.N. ALTANA AG O.N. BASF SE O.N. BAY.MOTOREN WERKE AG ST BAYER AG O.N. BEIERSDORF AG O.N. COMMERZBANK AG O.N. CONTINENTAL AG O.N. DAIMLER AG NA O.N. DEUTSCHE BANK AG NA O.N. DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DEUTSCHE POST AG NA O.N. DEUTSCHE POSTBANK AG NA DT.TELEKOM AG NA E.ON AG NA FRESEN.MED.CARE KGAA ST HENKEL AG+CO.KGAA ST O.N. HENKEL AG+CO.KGAA VZO HYPO REAL ESTATE HLDG INFINEON TECH.AG NA O.N. K+S AG O.N. LINDE AG O.N. LUFTHANSA AG VNA O.N. MAN AG ST O.N. MERCK KGAA O.N. METRO AG ST O.N. MUENCH.RUECKVERS.VNA O.N. RWE AG ST O.N. SALZGITTER AG O.N. SAP AG O.N. SIEMENS AG NA THYSSENKRUPP AG O.N. TUI AG NA VOLKSWAGEN AG ST O.N.

Tesco PLC Tui Travel PLC Vodafone Group PLC Weir Group PLC Whitbread PLC Wood Group (John) PLC Wpp PLC Xstrata PLC

+0.95 +0.57 -1.07 +2.40 +0.19 -0.37 +1.64 +2.47

(USD) 102.85 34.45 9.10 45.88 34.79 269.52 44.90 62.10 84.93 466.91 35.41 20.83 46.13 12.16 28.17 68.14 74.77 36.11 38.19 55.06 96.38 115.55 21.14 43.99 37.20 107.88 40.12 58.61 101.61 63.27 51.04 13.78 61.48 33.00 47.57 24.21 63.63 31.58 88.66 106.16 13.02 66.11 23.40 41.40 154.55 782.74 60.48 40.83 17.00 67.44 70.19 21.25 200.10 75.65 48.68 87.07 39.78 519.09 94.01 47.00 41.15 28.03 23.63 68.96 54.55 71.88 36.73 86.94 34.99 71.48 16.15 26.99 90.99 76.56 65.45 53.96 7.86 28.18 78.63 44.17 5.86 62.69 33.69 52.84 31.49 33.91 82.51 89.50 57.20 44.51 71.39 41.48 54.95 35.12 30.48 35.63 50.36 7.99

-0.60 +0.44 +0.89 +0.59 +0.32 +4.17 +0.00 -0.19 +0.46 -0.21 -0.56 +0.14 +0.65 -0.69 +0.97 -0.79 -1.62 -1.12 -0.18 -1.27 -0.82 -0.83 +0.73 -0.81 -0.93 -0.17 +2.94 +0.61 -0.16 -0.22 -0.23 -0.07 +3.28 +0.70 -0.85 -1.30 -0.47 -1.16 +0.21 +0.03 -1.00 -0.84 +3.63 +1.40 +0.29 +0.26 -0.62 +0.29 -0.58 +0.13 -0.32 +0.28 +0.03 -0.22 -0.96 -0.23 +0.00 -0.15 -1.19 -0.23 -0.77 +0.54 +0.00 +0.07 -0.96 +0.34 +0.63 +0.00 -0.34 -0.96 +0.56 +0.00 +0.92 +0.76 -0.66 -0.72 -0.88 -0.74 +0.14 +0.03 -1.01 -0.08 +0.39 +0.65 +1.58 -1.17 +0.23 -0.52 +0.33 +0.12 -0.01 -1.05 -0.04 -1.10 +0.56 -0.60 +1.08 +0.38

114.20 35.83 5.80 12.37 34.99 48.02 37.14 24.06 33.53 23.94 66.05 65.45 13.01 60.43 41.24 49.70 47.64 76.82 3.21 12.87 55.84 22.62 2.18 38.74 23.63 45.59 46.47 59.95 122.40 37.78 21.16

+3.65 +1.19 -4.84 -0.52 -0.34 +0.19 -0.56 +1.39 +0.27 +0.84 -0.47 -0.66 +0.39 -0.41 +1.88 +0.14 -0.25 +0.64 +0.78 -1.34 -0.73 -0.31 -0.46 -0.49 +1.03 +0.13 +1.26 +0.35 -0.22 +0.53 -0.24

Valeurs de croissance Cours du 13.02.13 Nasdaq

Marche Libre

Amsterdam: AEX Euronext: Euronext 100 Euronext: Next 150 Francfort: DAX Extra Lisbonne: PSI 20 Madrid: IBEX 35 FTSE MIB New-York: DJ Industrial New-York: Nasdaq 100 Paris: CAC 40

ACTIVISION BLIZZARD, INC ADOBE SYSTEMS INCORPORATED AKAMAI TECHNOLOGIES, INC. ALTERA CORPORATION AMAZON.COM, INC. AMGEN INC. AMYLIN PHARMACEUTICALS, INC. APOLLO GROUP, INC. APPLE INC. APPLIED MATERIALS, INC. AUTODESK, INC. BED BATH & BEYOND INC. BIOGEN IDEC INC BROADCOM CORPORATION C.H. ROBINSON WORLDWIDE, INC. CADENCE DESIGN SYSTEMS, INC. CELGENE CORPORATION CHECK POINT SOFTWARE TECHNOLOG CINTAS CORPORATION CISCO SYSTEMS, INC. CITRIX SYSTEMS, INC. COGNIZANT TECHNOLOGY SOLUTIONS COMCAST CORPORATION COSTCO WHOLESALE CORPORATION DELL INC. DENTSPLY INTERNATIONAL INC. DISCOVERY COMMUNICATIONS, INC DISH NETWORK CORPORATION EBAY INC. ELECTRONIC ARTS INC.

(usd) 13.73 38.79 37.32 35.54 269.52 84.93 30.98 19.05 466.91 13.77 38.65 58.91 165.90 33.73 58.81 14.24 99.06 51.41 43.40 21.14 72.34 76.38 40.12 101.61 13.78 43.09 71.52 37.28 57.05 19.84

+1.55 -0.26 +1.55 -0.28 +4.17 +0.46 +0.02 -2.91 -0.21 +0.76 -0.67 -0.15 +0.24 -0.28 -0.57 -0.80 +0.10 -0.70 -0.20 +0.73 -1.72 -0.29 +2.94 -0.16 -0.07 +0.51 +0.69 -0.98 +0.48 -1.88

EXPEDIA, INC. EXPEDITORS INTERNATIONAL OF WA EXPRESS SCRIPTS, INC. FACEBOOK FASTENAL COMPANY FISERV, INC. FLEXTRONICS INTERNATIONAL LTD. GARMIN LTD. GENZYME CORPORATION GILEAD SCIENCES, INC. GOOGLE INC. IAC/INTERACTIVECORP INFOSYS TECHNOLOGIES LIMITED INTEL CORPORATION INTUIT INC. INTUITIVE SURGICAL, INC. JOY GLOBAL INC. JUNIPER NETWORKS, INC. KLA-TENCOR CORPORATION LAM RESEARCH CORPORATION LAMAR ADVERTISING COMPANY LEVEL 3 COMMUNICATIONS, INC. LIBERTY GLOBAL, INC. LIBERTY MEDIA CORPORATION LINEAR TECHNOLOGY CORPORATION LM ERICSSON TELEPHONE COMPANY LOGITECH INTERNATIONAL S.A. MARVELL TECHNOLOGY GROUP, LTD. MAXIM INTEGRATED PRODUCTS, INC MICROCHIP TECHNOLOGY INCORPORA MICROSOFT CORPORATION

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Sports Football Manchester United est allé partager l’enjeu au Real Madrid. 1-1 et un nouveau but de CR7 ! l

C’était la soirée des partages puisque Donetsk et Dortmund se sont neutralisés (2-2). l

REAL-MANCHESTER 1-1 Madrid : Diego Lopez; Arbeloa, Ramos, Varane, Coentrao; Xabi Alonso (84e Pepe), Khedira; Di Maria (75e Modric), Özil, Ronaldo; Benzema (60e Higuain). Manchester United : De Gea; Rafael, Ferdinand, Evans, Evra; Jones, Carrick; Rooney (84e Anderson), Kagawa (64e Giggs), Welbeck (73e Valencia); Van Persie. Arbitre : M. Brych (All). Avertissements : Van Persie, Rafael, Valencia Les buts : 20e Welbeck (0-1), 30e Ronaldo (1-1)

J

osé Mourinho avait déclaré avant le match : “Le match que le monde attendait”. Ce match justement aura droit dans trois semaines à un remake qui

charriera autant d’impatience que d’incertitudes. L’écart qui sépare le Real Madrid de Manchester United est infime. Mais le 5 mars prochain à Old Trafford, les Red Devils seront qualifiés au coup d’envoi et les Merengues devront au moins marquer une fois pour inverser la tendance. De quoi nourrir une cer­ taine forme de frustration pour des Madrilènes plus consistants dans leur jeu sans pour autant réussir à faire la différence. Des Madrilènes qui se sont aussi fait piéger sur le premier corner mancu­ nien qui a débouché sur un coup de tête victorieux de Welbeck (20e). Voir le jeune Anglais débuter était une surprise concontée par Ferguson. L’autre facette du plan de Sir Alex a consisté à placer Rooney à droite pour gêner le champ d’action de Ronaldo.

AFP

Tout reste ouvert

Les Espagnols ont buté sur et l’organisation anglaise

Ronaldo s’envole et le Real égalise dans la foulée du but de Welbeck.

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Résultats et programmes

De Gea

LIGUE DES CHAMPIONS 1/8es de finale aller

Ligue des Champions

Partage à Donetsk 2-2. A Donetsk, le Borussia Dortmund a également réalisé un partage, 2-2, qui lui laisse de bonnes perspectives de qualification en vue du match retour. Ce sont les Ukrainiens qui ont, toutefois, ouvert la marque à la 31e sur un coup franc imparable de Srna. Mais les Westphaliens, à la 41e, égalisait sur un but chanceux du Polonais Lewandowski. En seconde mi-temps, le Shakhtar reprenait son avantage grâce à une réalisation de Douglas Santos, à la réception d’une longue transversale de Rakytskiy, à la 68e. Mais c’était sans compter sur une nouvelle égalisation allemande signée Hummels, sur corner, à la 87e ! (AFP)

PHOTONEWS

Mais cela n’a pas empêché le Portu­ gais, qui a beaucoup dézoné, de mar­ quer d’une tête splendide en flottant dans les airs bien au­dessus d’Evra (30e). Un but célébré élégamment sans ef­ fusion et un coup de boule sur lequel De Gea n’a rien pu faire. Une seule autre fois seulement, l’Espagnol a paru impuissant, quand le coup­franc de Ronaldo est venu mourir au­des­ sus de sa barre (85e). Tout le reste du temps, le portier a été impérial, détournant la frappe de Coentrao sur son montant (6e), re­ poussant celles d’Özil (38e) et de Khe­ dira (79e) ou sortant une parade mira­ cle devant Coentrao (61e). Une ma­ nière de démontrer que l’ancien gardien de l’Atletico qu’il est aussi peu rassurant dans ses sorties aré­ riennes que solide sur sa ligne. Ces parades ont en tout cas renforcé le côté gestionnaire du jeu anglais. Dans une partie où M. Brych n’a pas fait de jaloux, refusant de sanctionner Jones d’un penalty pour avoir désé­ quilibré Evra (41e) et Varane d’une ex­ clusion pour un accrochage sur Evra (54e), Manchester a paru se contenter de ce nul. Un nul logique qui aurait pu se transformer en victoire cynique si Van Persie n’avait pas touché la barre ou s’il avait plus appuyé sa reprise, le tout dans la même minute (72e) ou si Diego Lopez n’avait pas détourné sa frappe (90e+3). Un nul qui va surtout décupler les attentes autour de la seconde man­ che. Jonathan Lange

Mardi Celtic - Juventus 0-3 3e Matri, 77e Marchisio, 83e Vucinic Valence – Paris SG 1-2 90e Rami/ 10e Lavezzi, 43e Pastore (Retour le mercredi 6 mars) Mercredi Real Madrid - Manchester United 1-1 30e Ronaldo/20e Welbeck Shaktar Donetsk - Dortmund 2-2 31e Srna, 68e Costa/41e Lewandowski, 87e Hummels (Retour le mardi 5 mars) Mardi 19 février FC Porto – Malaga 20h45 Arsenal – Bayern Munich 20h45 (Retour le mercredi 13 mars)

Le Racing Genk veut écrire une nouvelle page de son histoire. Après avoir passé l’hiver européen, ce sont les 8es en point de mire.

Mercredi 20 février Milan AC – FC Barcelone Galatasaray – Schalke 04 (Retour le mardi 12 mars)

Genk peut y croire contre Stuttgart EUROPA LEAGUE

C

e soir, et dans une semaine pour le retour, Genk aimerait écrire une nouvelle page de son his­ toire. Pour la première fois depuis sa création il y a 25 ans, le Racing a passé l’hiver sur la scène européenne. Et, avec la double confrontation à venir contre un VfB Stuttgart en pleine crise, les Limbourgeois peuvent secrètement rêver de franchir cet écueil et affronter la Lazio ou le Borussia Mönchenglad­ bach au prochain tour. Pourtant, leur ancien équipier Kevin De Bruyne, auteur d’un but et d’un as­ sist avec le Werder sur la pelouse de la Mercedes­Benz Arena samedi, pré­ vient : “Nous étions dans une bonne pé­ riode, car ce Stuttgart­là n’est pas une mauvaise équipe. Contre nous, ils ont connu des problèmes en défense. Mais Stuttgart possède des atouts sur le plan offensif. Ce qui manque pour l’instant le plus à cette équipe, c’est la confiance. Sur­ tout quand le public se retourne contre sa propre équipe… Mais n’oubliez pas que le

20h45 20h45

EUROPA LEAGUE 1/16es de finale aller

niveau de la Bundesliga est supérieur à celui du championnat belge. Si Genk ne veut pas rentrer bredouille, il devra être à 100 %.” Justement, en 180 minutes, le Racing a retrouvé la forme. Après une entame de l’année nouvelle en mode mineur, les hommes de Mario Been viennent coup sur coup d’écarter le Club Bruges et le Beerschot. Si ce fut moins brillant lors de cette dernière rencontre, au moins les Limbourgeois eurent­ils en­ fin le bon goût de préserver l’inviolabi­ lité de leurs filets. “Le fait de ne pas avoir encaissé contre les Anversois est très bon pour notre con­ fiance, même si ce sera cette fois un autre niveau”, confirme Laszlo Köteles, dont le retour dans le onze n’est sans doute pas pour rien (tout comme celui de Si­ maeys) dans cette sérénité défensive retrouvée. “Stuttgart reste un adversaire redoutable, mais avec tous nos supporters qui vont effectuer le déplacement, nous aurons un peu l’impression de jouer à do­ micile. Je m’attends à un match ouvert…” Vincent Lothaire

Épinglé

Mario Been veut au moins un but pour son équipe Europa League. Auréolé d’un brevet d’invincibilité et d’une 1re place dans sa poule, le Racing se déplace sans complexe à Stuttgart, quand bien même cette confrontation était présentée, au départ, comme une course entre une Ford et une Mercedes… “C’est une récompense pour notre excellent parcours en poule. Même si la Coupe de Belgique et le championnat restent à mes yeux la priorité, nous allons nous concentrer sur une chose : passer encore un tour”, commente Mario Been. “A Stuttgart, nous allons essayer d’inscrire un petit but. Notre adversaire n’est pas au mieux de sa forme, mais nous savons que ce ne sera pas une sinécure. Il est possible que je renforce mon entrejeu. Mais ne me demandez pas des noms…” Celui de Julien Gorius revient immanquablement. Depuis le déplacement à Anderlecht, Mario Been a décidé de se passer de ses services. “Trois matches sur le banc, c’est un record pour moi”, a confié l’intéressé au Belang van Limburg. “Cela pend cependant au nez de tous les joueurs. J’en sortirai encore plus fort. Même si l’entraîneur me maintient sur le banc jusqu’à la fin de saison, je continuerai de me battre. En décembre et janvier, j’ai évolué à un moins bon niveau, sans doute à l’image de l’équipe. Désormais, la concurrence à Genk est encore plus féroce qu’à Anderlecht ou au Club Bruges.” V. Lo.

18h00 Anzhi - Hanovre Zenit – Liverpool 19h00 Sparta Prague - Chelsea UD Levante – Olympiakos Naples – Viktoria Plzen Dynamo Kiev – Bordeaux Leverkusen – Benfica BATE Borisov – Fenerbahce Ajax – Steaua Bucarest 21h05 Tottenham - Lyon M’gladbach – Lazio FC Bâle – Dnipropetrovsk Atletico Madrid – Rubin Kazan Stuttgart – GENK Newcastle – Metalist Charkov Inter Milan – CFR Cluj (Match retour le 21 février)

Neuf expatriés encore en lice S’ils ne sont plus que trois en Ligue des Champions, neuf expatriés peuvent encore rêver de remporter l’Europa League. Petit tour d’horizon. Sébastien Pocognoli, suspendu en championnat, va retrouver avec Hanovre, qui affronte Anzhi Makhachkala, Medhi Carcela et Mbark Boussoufa. Niveau prestige, Axel Witsel et Nicolas Lombaerts ont tiré le gros lot avec la réception de Liverpool. Un peu moins à l’est, Chelsea et Eden Hazard n’ont pas droit à l’erreur face au Sparta Prague. Le vainqueur de cette double confrontation sera opposé soit à l’Ajax de Toby Alderweireld, soit au Steaua Bucarest. Avec Jan Vertonghen et Moussa Dembélé, Tottenham se frotte à Lyon alors que Filip Daems et M’Gladbach se mesurent à la Lazio. Enfin, Thibaut Courtois, en vertu de la rotation en Coupe, sera sur le banc de l’Atletico face au Rubin Kazan.

4500 SUPPORTERS

Les Genkois se déplacent en force en Allemagne. Le club limbourgeois pourra compter sur pas moins de 4500 supporters ce soir !

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Sports Actualité

Tom Boon sur tous les fronts Le “serial buteur” du Racing se confie de long en large.

HOCKEY Entretien Jérôme Robyns

L’

international belge a un emploi du temps chargé entre la finale du championnat de Belgique, la Coupe d’Europe division A disputée ce week­end à Lille… mais il a pris le temps de nous répondre.

Tu es revenu juste à temps pour la finale du championnat en salle… J’ai atterri à 19h30 et je devais être à 20h au dernier entraîne­ ment pour reprendre contact avec la salle et mettre les der­ nières choses au point en effet. Ce qui vous a permis de remporter un sixième titre consécutif !

Personnellement, c’est la deuxième finale seulement que je gagne car, les années précédentes, j’étais parti avec l’équipe nationale. C’est clair que c’est une belle perfor­ mance. On adore jouer la salle et dès qu’on goûte à la coupe d’Europe, on a envie de la re­ jouer chaque année. Tu marques la moitié des goals de ton équipe. C’est une satisfaction personnelle ? En salle, quand on joue en atta­ que et qu’on tire les PC, on a de grandes chances de marquer. Mais toute l’équipe a fait du bon boulot. On marque beau­ coup (NdlR : 5,4 buts/match) mais on encaisse peu aussi (NdlR : 3 buts/match).

DEMARET

Il y a une semaine, tu es revenu du stage à Alicante avec l’équipe nationale. Comment cela s’est-il

passé ? Tout s’est bien passé. Les condi­ tions étaient impeccables. Nous logions à une centaine de mètres du terrain. Il a fait plein soleil toute la semaine ce qui nous a permis de réaliser de bonnes séances d’entraîne­ ment. Le programme n’était pas surchargé. Il fallait éviter les blessures.

Tom Boon est arrivé à temps le week-end dernier pour jouer la finale du championnat indoor. Quel est le secret du buteur Tom Boon ? (Sourire). Il faut oser ! Je prends ma chance le plus souvent pos­ sible et de tous les angles du cercle. Il ne faut pas trop réflé­ chir dans le cercle. Quels sont les objectifs du Racing lors de cette CE ? Notre poule n’est pas facile. Les Allemands (de Cologne) me semblent hors de portée. Mais contre les Suédois (de Partille) et les Espagnols (de Terrassa), il y a moyen d’arracher un bon résultat. Le maintien reste l’ob­ jectif principal, mais si on peut jouer une demi­finale, ce serait magnifique. Le match d’ouverture contre les Espagnols de Terrassa sera-t-il le match clé ? Oui, si on parvient à gagner ce match­là, on sera bien lancé dans le tournoi. Le même jour, on joue les Suédois, qui ne sont pas très techniques. Cela fait

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plusieurs mois qu’ils jouent en salle, ils ont forcément plus de rythme. Mais avec nos indivi­ dualités techniques, on peut faire la différence. Vous n’êtes que 25 % de l’équipe nationale de gazon à jouer la salle. Qu’aimes-tu dans la salle ? Je viens du White Star qui a la “culture salle”. Depuis que je joue en écureuil, je joue en salle. C’est un sport différent, le terrain est beaucoup plus petit. Il y a de petits gestes techni­ ques. On peut tenter de mar­ quer plus souvent. C’est inten­ sif. Vous enchaînez directement vendredi prochain contre le Léopold en outdoor. Le Racing sera-t-il prêt ? On a une grande partie de l’équipe qui joue en salle. Cela permet de garder un contact avec le stick. Il y a plein d’équi­ pes qui ne jouent pas en salle ou sans leurs noyaux durs. On a un match amical mardi et un

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En bref Cyclisme – Affaire Puerto Manzano : “Il aurait pu y avoir des morts”

CYCLISME Tour d’Oman

entraînement jeudi avant le Léopold. On sera prêts ! Quels sont tes objectifs personnels pour cette deuxième partie de saison ? Tout d’abord, être champion avec le Racing. Cela fait trois ans que l’on perd en finale ou en demi­finale de justesse. Je voudrais aussi disputer les World Leagues et me qualifier pour la prochaine coupe du monde (NdlR : en 2014 aux Pays­Bas). Et puis, la cerise sur le gâteau, ce serait d’être cham­ pion d’Europe devant notre public en août. On vise au mi­ nimum une médaille. Je pense qu’on est capable de remporter l’or chez nous. Cela fait quel­ ques années que l’on bat le top mondial. Equipe nationale, championnat indoor et outdoor, coupe d’Europe… Comment arrives-tu à tout concilier ? Tout est mis en place pour que l’on puisse tout combiner. Pour le championnat indoor, le stage à Alicante était suffisamment court pour ne louper qu’un seul match. C’est vrai qu’on ar­ rête rarement mais j’ai pu prendre du repos pendant les vacances de décembre. J’ai eu la chance de rester en Australie après le Champions Trophy. Cela m’a permis de me res­ sourcer quelque peu. Mainte­ nant je suis prêt à réattaquer. J’adore ce que je fais, ce ne sont jamais des sacrifices, ce sont toujours des choix, c’est tou­ jours avec plaisir… et avec envie surtout ! Combien de goals marqueras-tu ce week-end en coupe d’Europe ? L’an dernier, j’en ai marqué 17. Je vais essayer d’en mettre en­ tre 10 et 12 !

3e étape : 1. Peter Sagan (SvQ/Cannondale) les 190 km en 5h06 : 28; 2. Greg Van Avermaet 0:01; 3. Tony Gallopin (Fra); 4. Alberto Contador (Esp); 5. Marco Marcato (Ita); 6. Andrea Pasqualon (Ita) 0:04; 7. Philippe Gilbert; 8. Rinaldo Nocentini (Ita); 9. Peter Velits (Svq); 10. Nacer Bouhanni (Fra); 11. Vincenzo Nibali (Ita) 0:08; 12. Paul Voss (All) 0:09; 13. Christopher Froome (G-B); 14. Sebastien Hinault (Fra); 15. Fabian Cancellara (Sui); 16. Martin Elmiger (Sui); 17. Jonathan Fumeaux (Sui); 18. Johan Tschopp (Sui); 19. Matti Breschel (Dan); 20. Maxime Bouet (Fra);… Les autres Belges : 26. Gianni Meerman; 29. Yannick Eijssen 0:18; 40. Stijn Vandenbergh 0:33; 41. Guillaume Van Keirsbulck; 54. Kristof Goddaert 0:58; 73. Jens Keukeleire; 100. Tom Boonen 2:23; 101. Stijn Devolder. Classement général : 1. Peter Sagan (Svq/Cannondale) 12h59 : 43; 2. Tony Gallopin (Fra) 0:16; 3. Greg Van Avermaet 0:26; 4. Martin Elmiger (Sui) 0:30; 5. Nacer Bouhanni (Fra) 0:31; 6. Marco Marcato (Ita) 0:32; 7. Alberto Contador (Esp); 8. Vincenzo Nibali (Ita) 0:33; 9. Peter Velits (Svq) 0:35; 10. Andrea Pasqualon (Ita); 11. Rinaldo Nocentini (Ita); 12. Philippe Gilbert; 13. Christopher Froome (G-B) 0:36; 14. Zdenek Stybar (Tch); 15. Paul Voss (All) 0:40; 16. Daryl Impey (AfS); 17. Marco Canola (Ita); 18. Fabian Cancellara (Sui); 19. Andriy Grivko (Ukr); 20. Johann Tschopp (Sui);… Les autres Belges : 23. Gianni Meersman; 32. Yannick Eijssen 0:49; 35. Stijn Vandenbergh 1:04; 61. Kristof Goddaert 3:05; 64. Jens Keukeleire; 91. Tom Boonen 4:30; 95. Stijn Devolder 4:54; 101. Guillaume Van Keirsbulck 6:26.

TENNIS Doha – WTA – 2.369.000$ 2e tour : V. Azarenka (Blr/n°1) bat R. Oprandi (Sui) 6-2, 6-3; C. McHale (USA) bat L. Safarova (Tch/n°17) 6-4, 6-2; S. Errani (Ita/n°6) bat T. Babos (Hon) 6-4, 6-0; A. Radwanska (Pol/n°4) bat A. Rodionova (Aus) 6-3, 6-2; A. Ivanovic (Ser/n°13) bat S. Halep (Rou) 6-3, 0-0 (abandon); K. Zakopalova (Tch) bat S. Stephens (USA/n°16) 4-6, 7-6 (7/5), 7-6 (7/5); N. Petrova (Rus/n°11) bat S.-W. Hsieh (Taï) 3-6, 6-2, 6-4.

Rotterdam -ATP- 1.267.875$ 2e tour : J. Benneteau (Fra) bat V. Hanescu (Rou) 6-1, 6-3; M. Baghdatis (Chy) bat B. Paire (Fra) 6-0, 6-7 (3/7), 4-0 et abandon; M. Bachinger (All) bat A. Seppi (Ita/n°6) 6-3, 6-4; G. Simon (Fra/n°5) bat M. Viola (Ita) 6-3, 6-1; R. Gasquet (Fra/n°4) bat V. Troicki (Ser) 7-6 (7/3), 6-1.

San José – ATP – 546.930$ 1er tour : X. Malisse (n°8) bat G. Soeda (Jap) 6-4, 3-6, 6-3; L.Hewitt (Aus) bat B. Kavcic (Slo) 3-6, 6-4, 7-6 (7/4); V. Pospisil (Can) bat E. Donskoy (Rus) 7-5, 6-1; B. Becker (All) bat R. Harrison (USA) 6-7 (3/7), 7-5, 6-3; D. Istomin (Ouz/n°6) bat R. Sweeting (USA) 6-3, 6-4; M. Matosevic (Aus/ n°7) bat J. Sock (USA) 7-6 (7/5), 6-1; J. Levine (Can) bat B. Klahn (USA) 7-5, 6-2; T. Smyczek (USA) bat F.Verdasco (Esp/n°5) 6-3, 6-3.

São Paulo – ATP – 455.775$ 1er tour : C. Berlocq (Arg) bat A. Kuznetsov (Rus) 6-3, 6-4; A. Ramos (Esp/n°8) bat G. García-López (Esp) 6-3, 7-5; F. Volandri (Ita) bat D. Gimeno (Esp) 6-3, 3-6, 7-6 (8/6); T. Bellucci (Bra/n°5) bat G.Clezar (Bra) 7-6 (7/4), 5-7, 7-6 (7/1); G. Pella (Arg) bat F. Fognini (Ita/n°6) 7-6 (8/6), 1-6, 6-1; A. Montanes (Esp) bat P. Lorenzi (Ita) 6-4, 6-4.

Authom en quarts en double; Darcis contre De Schepper Eliminé au premier tour du simple, mardi, Maxime Authom s’est qualifié pour le 2e tour du tournoi de Quimper, épreuve du circuit Challenger sur surface dure dotée de 42500 euros. Le Louviérois et son partenaire français Charles-Antoine Brezac ont éliminé la paire composée des Allemands Peter Gojowczyk et Jan-Lennard Struff 6-2 et 6-4 au bout de 61 minutes. Au 2e tour (quarts de finale) en Bretagne, Authom-Brezac, qui ont bénéficié d’une invitation, seront opposés à la tête de série n°1 formée par les Britanniques Jamie Delgado et Ken Skupski. En simple, Steve Darcis s’est qualifié pour les quarts de finale. Le Liégeois, 103e mondial, a éliminé au 2e tour le Chinois Di Wu (ATP 187) 6-2 et 6-2. La rencontre a duré 59 minutes. Darcis, 3e tête de série en Bretagne, rencontrera en quarts de finale le Français Kenny De Schepper (ATP 110/n°6), vainqueur au 2e tour du Slovaque Karol Beck (ATP 142).

L’ancien cycliste espagnol Jesus Manzano, à l’origine du procès de l’affaire de dopage Puerto, a témoigné hier à Madrid contre le docteur Fuentes, principal accusé, dénonçant le danger des méthodes du médecin, poursuivi pour délit contre la santé publique. “Il aurait pu y avoir un mort”, a ainsi assuré Manzano, ancien cycliste de l’équipe Kelme entre 2000 et 2003, période durant laquelle Eufemiano Fuentes, principal accusé de l’affaire Puerto, était médecin-chef de Kelme (entre 2001 et 2003). Il a de nouveau décrit dans le détail le système de dopage de l’équipe espagnole pendant plus de trois heures : hormones de croissance, hormone féminine (HMG), Androgel (testostérone), cortisone, Actovegin (sang de veau), nandrolone, EPO russe et chinoise et albumine pour faire baisser l’hématocrite. “Je ne sais pas ce qui peut m’arriver d’ici à quelques années, avec tout ce que j’ai pris”, a affirmé Manzano qui a aussi mis en cause Vicente Belda et José Ignacio Labarta, les directeurs sportifs de l’époque, les accusant de l’avoir “obligé à se doper”. L’ancien coureur a également précisé que tous les coureurs de l’équipe Kelme de l’époque s’étaient dopés, à l’exception de Juan Miguel Cuenca Martinez, qui “n’utilisait pas de produits dopants parce qu’il avait eu un problème d’inflammation des veines”. (AFP)

Cyclisme Sagan bien trop fort pour Van Avermaet Greg Van Avermaet n’est pas passé loin de la victoire hier au Tour d’Oman. Au terme d’un sprint en côte, le coureur de l’équipe BMC a terminé 2e de la 3e étape derrière le Slovaque Peter Sagan, déjà vainqueur de l’étape de la veille, qui a renforcé son maillot rouge de leader. “Philippe Gilbert et moi savions qu’il s’agissait d’une arrivée qui nous convenait, Sagan a devancé Van Avermaet mais tous deux nous n’avions au sprint. pas de bonnes jambes”, a réagi Van Avermaet. “Nous nous sommes néanmoins dit qu’il était bien d’essayer quelque chose. Nous étions devant au début de la dernière montée, dans les roues de Sagan et Gallopin. Mais quand Sagan a attaqué, je n’ai pas su le suivre.” Philippe Gilbert mettait, lui, en évidence les qualités collectives de son équipe. “Nous avons effectué un solide travail d’équipe. Dans la finale, nous avions toujours un équipier dans le groupe de tête. C’est dommage que la victoire nous échappe, mais nous n’avons pas à rougir de notre prestation. Personnellement, je suis satisfait de mon état de forme en vue des classiques d’avant-saison. Nous sommes restés aujourd’hui durant cinq heures en selle et c’est important.” (AFP) PHOTONEWS

Résultats

Basket-ball Daniel Goethals à la tête des Belgian Cats Daniel Goethals a été nommé nouveau sélectionneur de l’équipe nationale féminine de basket-ball. L’ancien de Charleroi et d’Ostende, 43 ans, qui sera assisté par Philip Mestdagh, succède à Benny Mertens, remercié la veille au même titre que son adjoint Pascal Angilis. Le projet de Benny Mertens n’avait plus été pris en compte par la direction technique des équipes nationales. (Belga)

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Interclubs : la perf du Roy SCRABBLE

S

eptième tour du championnat inter­ clubs : le Scrabbleroy a infligé une nou­ velle défaite au Yod Club; la sévérité des chiffres est éloquente (84­52) et permet au club carolo de se maintenir à la deuxième place de la hiérarchie, derrière l’inaccessible Braine Trust. Le Waterloo, le Braine Trust, le NDP, l’Ouest et le Sablier A sont également les vainqueurs de leur duel d’un soir. En deuxième division, quatre formations peuvent encore prétendre à l’accession à l’échelon supérieur : les Réjouissances, les Ka­ kis d’Ans, le Scrabbouille et le Scragibi. Les résultats complets donnent Division I, 7e tour : Hyades – Waterloo, 59­77; Braine Trust – Mat O’Lettres, 88­47; NDP – Sa­ blier B, 88­48; Ouest – Association Sonégienne, 79,5­56,5; Scrabbleroy – Yod Club, 84­52; Sa­ blier A – Anchamjam, 84,5­51,5. Classement 1. Braine Trust, 649; 2. Scrabbleroy, 580,5; 3. Sablier A, 555,5; 4. Waterloo, 509,5; 5. Yod Club, 490; 6. Ouest, 486; 7. Mat O’Lettres, 469; 8. NDP, 448; 9. Hyades, 414,5; 10. Association Sonégienne, 401,5; 11. Anchamjam, 365,5; 12. Sablier B, 336. Division II, 7e tour : Mat O’Lettres B – MJA, 47­58; Waterloo B – Réjouissances, 51­54; Ber­ niscrabble – Phénix, 44­61; Jaquemart – Scra­ gibi, 49­56; Scrabbouille – Scrabbleroy B,

Partie commentée

65­37; Kakis d’Ans – Les Revenants, 61­44.

DIILLMR? EEIINOV? AEKMRSU? ADELSUX? AEGOPRV?

Colonne 1 = Numéro; Colonne 2 = Ti­ rage; Colonne 3 = Solution; Colonne 4 = Points; Colonne 5 = Référence. 1. AGPEHSB; –; –; –. 2. B+AAM?LI; PHAGES; 32; H3. 3. XVETLA?; (C)AMBALAI(1); 90; 5D. 4. DEIRESS; LAXAT(I)VE; 97; J4. 5. ALOTOUE; REDISSE; 90; 12F. 6. EO+SIUNF; LOUAT; 23; L1. 7. QENOTTR; FENOUILS(2); 83; 1F. 8. QT+AEIZR; ENDORT; 21; H10. 9. –IEUUMQN; TRACIEZ; 50; D2. 10. EMNU+EIC; QUIZ(3); 60; 8A. 11. U+KREYSE; EMINCER(4); 32; 14B. 12. KS+EENIB; TUYERE; 75; 8J. 13. BEEN+DNV; KSI; 41; 15A. 14. BEN+WLTA; VEND; 27; G7. 15. ABELT+CJ; WON; 48; 13G. 16. BLT+DNFO; JACEES(5); 31; B10. 17. BDFL+SOA; CONTREDISSE; 28; 12B. 18. BDL+EURP; SOFA; 29; M12. 19. DLUR+EAO; BIPE; 30; C7. 20. GHIMRTU; ALEURODE; 80; O1. –; –; HUMAIT; 36; 15J. Top : 1 003 points.

MILLI (A) RD INVIO (L) EE RUMS (T) EAK DU (P) LEXAS PO (I) VRAGE Michel Laroy

Commentaires : 1) Sous­top : MALBA(T)IS ou LAMBI(N)AS, 8A, 89 pts. 2) ENFOUIS ou FOUINES, en 13A, don­ nent 77 pts. 3) + O : MUONIQUE. 4) + A : ACUMINEE; + S : MUSCINEE. 5) + O : OB­ JECTAL. Michel Laroy

Classement 1. Réjouissances, 430,5; 2. Kakis d’Ans, 412; 3. Scrabbouille, 402; 4. Scragibi, 398; 5. Jaque­ mart, 371,5; 6. MJA, 366; 7. Mat O’Lettres B, 355; 8. Scrabbleroy B, 353,5; 9. Waterloo B, 345; 10. Phénix, 335; 11. Berniscrabble, 325,5, 12. Les Revenants, 313. Derniers résultats – Tournoi Nicole Gauthier : 1. Louis Eggermont, 2 938 pts sur 2 964; 2. Bernard Selke, 2 847; 3. Benoît Van Vyve, 2 821; 4. Marco Garau, 2 814; 5. Laurent Dumoulin, 2 765. – Tournoi de Marcinelle : 1. Romain Santi, 1 874 pts sur 1 876; 2. Christian Pierre, 1 868; 3. Louis Eggermont, 1 862; 4. Françoise Bury, 1 826; 5. Anne­Marie Masy, 1 797. Petit échauffement (dix tirages avec joker) ADLMNUU? ALNNOSY? AAEEGTX? DEGIRUV? AGIMNRR? Solutions L (A) UDANUM LYONNA (I) S EXAGE (R) AT DIV (A) GUER MARGIN (E) R

SCRABBLE

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VOIX DE TRAVERSE

Culture Oralité

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De la Maison du conte de Bruxelles à la Fondation Isla San Simòn, en Galice, en passant par les Chantiers vocaux d’Aquitaine, se tisse le réseau Voix de traverse. l

Où les récits de vie deviennent contes ou chants. l

Un projet organique, en constante évolution. l

De paroles en musique, les voies de la voix

Jakes Aymonino (au centre) et ses acolytes des Chantiers vocaux. En bas, Magali Mineur et Christine Andrien, codirectrices de la Maison du conte de Bruxelles. A Biganos (Landes) lors d’une rencontre Voix de traverse, en septembre dernier.

WORK IN PROGRESS

la composition que de l’improvisation.

Rencontres Marie Baudet en Aquitaine

Points de contact

F

in juin 2012, Bruxelles. Alors que la Direction générale euro­ péenne de l’éducation et de la culture vient de valider le projet “Voix de traverse – L’autre et le même” impliquant trois structures (en Belgique, en France et en Espagne), l’une d’elles, la Maison du conte, célèbre ses dix ans lors d’un week­end festif qui, en même temps, inaugure cette coopération culturelle qui courra jusqu’en 2014. Le 22 janvier 2013. Comme chaque mardi, les membres de l’ensemble vocal Alen (souffle, en occitan) se réunissent pour une répétition, un atelier, un mo­ ment où les voix montent et se mêlent. Ce soir­là, on est à Pissos, dans les Lan­ des, au Cercle de l’Union – l’équivalent de nos Maisons du peuple, jadis. Ces cer­ cles d’origine ouvrière connaissent dans le Parc naturel régional des Landes de Gascogne un regain de vie: consomma­ tions à prix modique, rencontre autour d’un jeu de cartes ou d’une discussion. Ou encore veillée où jaillissent contes et chants. Après l’échauffement des chan­ teurs amateurs ou chevronnés, on enten­ dra du français et de l’occitan, mais aussi de l’italien, du roumain, et même du bul­ gare. Voix voyageuses... “C’est dans la quête de l’autre qu’on retrouve sa propre identité”, sourit Denis Duport, membre du chœur et président de l’association. En éveil La veillée : si le mot semble désuet, la réalité est vivace. Là­bas comme ici. “D’abord j’ai ri, avoue la conteuse belge Magali Mineur. Mais ce mot a un sens : être attentif, en éveil, vigilant.” La directrice de la Maison du conte a ren­ contré il y a une dizaine d’années le fondateur des Manufactures verbales et directeur artistique de l’association Attention Chantier vocal. Jakes (qu’on prononce Yakèch ou Jacques, selon le moment et l’humeur) Aymonino, est basco­béarnais d’origine, mais bien ancré dans le territoire landais. Musi­ cien, il a pratiqué le baroque comme la musique contemporaine ou le roman­ tisme allemand, et est familier tant de

La rencontre a engendré des “allées et venues”, dit Magali Mineur. Et a eu pour effet, de part et d’autre, de se donner “la permission de créer sur le moment, avec les pratiques de chacun, de trouver un langage commun, sans chercher forcément à fabri­ quer”. Malgré leurs expériences très dif­ férentes, les deux structures ont des points de contact, dont “le collectage de récits qui servent à l’élaboration d’un lan­ gage artistique; ainsi que la dimension de chemin, de voyage, qui fait écho à l’éphé­ mère, à la construction, au temps. Avec cela, nous emmenons le public dans toutes les étapes jusqu’au moment de finalisation, en mai 2014.” Ce fameux collectage est un point d’an­ crage et de départ. A Bruxelles, par exem­ ple, ont régulièrement lieu des ateliers tricot, où les femmes, issues de l’immi­ gration pour beaucoup, échangent à la fois des techniques et des histoires, des anecdotes. Mais toute rencontre, toute parole peut être collectée. Ainsi Jakes, dans le garage de Jacqueline qui avec son amie découpe artistement le canard gras qu’elle mettra à confire (grande spécia­ lité du Sud­Ouest), dégaine son enregis­ treur de poche tandis que fusent explica­ tions et éclats de rire. Rarement aura­t­on éprouvé avec tant de justesse et d’acuité la notion de work in progress. Au moins autant que le résul­ tat, le cheminement compte. Le proces­ sus, le mouvement de la parole. L’œuvre, souligne pertinemment Jakes Aymonino, possède le double sens d’œuvre d’art et d’action. “Notre travail porte sur cette dimension: être en train de construire – ce qui d’ailleurs peut être spec­ taculaire, mais n’en a pas l’obligation. La forme n’est pas finie: on voit la chose – fra­ gile – en train de se faire. On sort donc du cadre d’appréciation de ce qu’on considère généralement comme œuvre ou spectacle. On nous dit parfois: ‘Oh vous, vous êtes dans l’animation.’ Non seulement je le re­ connais mais je le revendique, j’affirme sa beauté.” Il s’agit, pour Magali Mineur, de “remet­ tre sur scène un questionnement, un par­ tage – comme si c’était la première fois. On ne risque pas grand­chose. Sauf de rencon­

“On oublie que la voix est en 3D, et pas linéaire.” JAKES AYMONINO

Musicien, fondateur des Manufactures verbales, directeur artistique d’Attention Chantier vocal, chef du chœur Alen.

Épinglé

Mutation Témoins. Contemporain d’Eugène Atget, le photographe du “Vieux Paris”, et témoin comme lui d’un monde en voie de disparition, Félix Arnaudin (1844-1921) a été le premier à observer et documenter la Haute-Lande en autochtone. Linguiste, folkloriste, historien, ethnologue, photographe, écrivain, il a capté en images et en mots la Lande (à cheval sur les départements de Gironde et des Landes) et sa transformation –sous l’impulsion de Napoléon III–, de plaines marécageuses et de prés en immense forêt de pins. Un paysage, un terroir profondément modifiés, très présents à l’esprit de ceux qui aujourd’hui écoutent et transmettent ses récits.

À savoir Maison du conte, 7d rue du Rouge-Cloître, 1160 Bruxelles. Infos, contact: 02.736.69.50, www.lamaisonducontedebruxelles.be www.chantiervocal.fr www.voixdetraverse.eu www.fundacionilladesansimon.org

trer le public, et parfois au moment des failles. C’est mon métier, ça! Si quelque chose d’imprévu se produit, eh bien tant mieux, c’est le risque, c’est la vie.” Polyphonies instantanées Dans la région Aquitaine, les Manufac­ tures verbales existent depuis une ving­ taine d’années. Avec cette structure en­ globant professionnels et amateurs, Jakes a l’habitude de construire des polypho­ nies instantanées. “Les paramètres sur les­ quels on travaille, explique­t­il, sont ceux de l’oralité (la langue, le vocabulaire, la construction du récit) doublée du langage des sons (le relief des mots, de l’accent, le rythme, le phrasé, l’intensité, les appuis). Ce relief a un peu disparu avec la transmission du patrimoine oral et des savoirs tradition­ nels. Reste le verbe. Le langage des mots et celui de la musique sont séparés. Or on peut à nouveau les relier. On le voit bien: la pa­ role dans les médias a perdu la différence de l’accentuation, elle s’est standardisée. On oublie que la voix est en 3D et pas linéaire.” La Maison du conte travaille régulière­ ment avec l’association Bruxelles nous appartient, spécialisée dans la récolte et la conservation de témoignages liés au territoire bruxellois. De même, Atten­ tion Chantier vocal est très attentive au terroir et même aux lieux – leur histoire, leur écho, leur acoustique, leur com­ plexité – par rapport aux boîtes noires et indifférenciées que sont les salles de spectacle actuelles. “Souvent on revendi­ que les créations mondiales, j’aime parler de créations locales, sourit Jakes Aymo­ nino. C’est comme le vin, le fromage... Dans l’art, aujourd’hui, on est souvent dans la fa­ brication d’objets un peu pasteurisés. C’est dommage. Mais il y a moyen de faire autre­ ment, même si parfois c’est difficile à défen­ dre: on travaille sur des étincelles.”

U A Bruxelles a lieu, du 13 au 17 février, un laboratoire d’initiation aux techniques du collectage et du chant. Qui se conclura, le 17, par une veillée de restitution de ce travail, avec les artistes de la Maison du conte et Jakes Aymonino. U D’autres moments – laboratoires, rési­ dences d’écriture, classes culture, camp d’ados, Bruxelles ça conte... – figurent au calendrier 2013 à Bruxelles, en Galice et en Aquitaine. jeudi 14 février 2013 - La Libre Belgique

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Culture Actualité

L’animation n’a pas de prix Au Festival Anima, on pointe l’absence de Magritte pour un genre prisé. Réflexions.

CINÉMA

P

ourquoi n’y a­t­il pas de prix pour le cinéma d’animation aux Magritte du cinéma ? En marge du festival Anima de Bruxelles, la ques­ tion a été posée par Philippe Moins, codirecteur de l’événement, sur le compte Facebook du festival. Elle est pertinente. Le cinéma d’animation représente en effet une part non négligeable de la production belge. Il suffit de regarder les chiffres de 2012 pour s’en con­ vaincre. “Le voyage extraordinaire de Samy”, le dessin animé en images de synthèse de Ben Stassen est devenu le plus grand succès d’un film majoritaire belge franco­ phone en Europe, avec plus de 5,5 millions de specta­ teurs. De toutes les productions majoritaires belges soutenues par le Centre du Cinéma et de l’Audiovi­ suel de la Fédération Wallonie Bruxelles en 2012, “Ernest et Célestine” de Benjamin Renner, Stéphane Aubier et Vincent Patar, arrive en tête, avec près d’un million de spectateurs en France et en Belgique – loin devant “38 Témoins” de Lucas Belvaux ou “A perdre la raison” de Joachim Lafosse. Egalement sorti en 2012, “Couleur de peau : Miel” de Jung et Laurent

Boileau se classe dans le top 5. “Le cinéma d’animation (secrétaire général de la Fédération Wallonie Bruxel­ belge ou coproduit en Belgique ne fait pas exception : les) et Dan Cuckier (qui terminait son mandat de pré­ comme dans le cinéma américain ou japonais, il est fédé­ sident de la Commission de sélection des films). “La rateur et attire un large public”, souligne réponse fut, en substance : on comprend, Philippe Moins. “L’absence de prix pour le mais il y a déjà beaucoup de prix qui sont cinéma d’animation met en lumière un attribués.” Patrick Quinet (par ailleurs paradoxe : c’est un cinéma qualitatif, po­ coproducteur l’année dernière de pulaire. Or, l’un des buts des Magritte est “Couleur de peau : Miel”) nuance : précisément de créer un lien entre le public “C’est exact mais l’argument du grand et le cinéma belges. Il faudrait s’appuyer nombre de prix ne vaut plus : on a trouvé sur la notoriété des films d’animation !” Le notre rythme de croisière aux Magritte. EN QUESTION secteur est même suffisamment dyna­ L’Académie Delvaux n’est pas du tout fer­ “Ernest et Célestine”, mique pour que Wallimage, le fonds mée au principe d’un prix pour l’anima­ (notre photo) qui frôle audiovisuel wallon, ait créé une ligne tion, mais le problème est le volume de le million d’entrées budgétaire spécifique pour l’animation. films produits. A­t­on assez de longs mé­ en Belgique et en France, ne pourrait-il pas recevoir un trages d’animation en Belgique pour jus­ Trop peu de films Magritte du film d’animation ? tifier un prix ?” Quant aux courts mé­ Dès l’organisation de la première cé­ trages d’animation, ils peuvent con­ rémonie des Magritte, en 2011, la question autour de courir au Magritte du court métrage. “Mais on sait que l’absence de récompense pour le cinéma d’animation les votants sont majoritairement des gens travaillant fut posée. L’année dernière, Philippe Moins a inter­ dans le cinéma en images réelles, qui ne sont pas forcé­ pellé par courrier Patrick Quinet (président de ment sensibles au cinéma d’animation”, relève Vincent l’Union des producteurs de films francophones), Fa­ Tavier, producteur de “Panique au Village” et “Ernest dila Laanan (ministre de la Culture), Frédéric Delcor et Célestine”. “ Dans tous les festivals où il n’existe pas

1 million

Cette société nous empêche de Armel Roussel crée “La Peur” au National. A partir de mardi.

SCÈNES Avant-propos Guy Duplat

A

rmel Roussel, 41 ans, est le plus belge des Français de Belgique. Depuis vingt ans, il a créé chez nous une vingtaine de spectacles, sou­ vent marquants. Chaque fois (même quand il reprend des textes plus an­ ciens), il porte un regard sur notre so­ ciété actuelle dans une forme inno­ vante. Longtemps attaché au Théâtre Varia, il est maintenant metteur en scène associé aux Tanneurs, qu’il anime avec David Strosberg. Mardi prochain, il créera son premier spectacle au Théâtre national, à l’invita­ tion de Jean­Louis Colinet. Intitulé “La peur”, ce sera un grand spectacle avec neuf comédiens et un décor hyperréa­ liste, genre Christof Marthaler. A nou­ veau, le texte qu’il a écrit est directe­ ment branché sur les malaises actuels de nos sociétés. “La peur” se nourrit du mouvement des Indignés, des textes de Stéphane Hessel et d’Anonymous. Ar­ mel Roussel a lu “Occupy” de Noam Chomsky sur le mouvement à Wall Street, et “L’insurrection qui vient”, le li­

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vre culte de la contestation radicale (lire un extrait du texte d’Armel Roussel, ci­ contre).

représentative de notre société globale, avec neuf acteurs en scène dans un “camp de rééducation comportemental” qui n’est pas une prison. On y envoie Existentiel ceux qui ne peuvent pas s’adapter à des “La peur est une émotion irrationnelle, schémas préétablis, ceux qui ont des nous dit­il lors d’une répétition, un sen­ “comportements problématiques”. timent à la fois très proche et éloigné. Je ne Fantaisiste ? Pas tant que cela. Armel parle pas de la peur phobi­ Roussel a eu la surprise de que, mais bien de la peur lire ces derniers mois que existentielle, métaphysi­ de tels camps existaient. que. Une peur qui est plus Le maire d’Amsterdam a une peur de vivre, d’exis­ annoncé qu’il en ouvrait ter, qu’une peur de mourir. dans des containers mari­ La peur de mourir est times. Et, dit Roussel, le anecdotique, la peur de vi­ Qatar en a un et Obama y vre est celle de ne pas avoir pense. “Même chez nous, la existé, de ne pas avoir vécu ministre de la Justice a an­ sa propre vie. Pourquoi ne noncé une directive contre fait­on pas les choix qui ceux qui, dit­elle, remettent nous importent ? Nos le système belge en ques­ choix de vie sont­ils déter­ tion. La peur dont je parle minés par d’autres ? Pour­ est aussi liée à cette obses­ ARMEL ROUSSEL quoi capitule­t­on si vite ? sion sécuritaire qui nous Pourquoi sommes­nous si entoure.” résignés ? Même en amour, on voit des cou­ Sur scène, huit personnages dans le ples qui ne s’aiment plus mais restent en­ camp. Ils ont un uniforme avec chemise semble, résignés.” Pour Armel Roussel, blanche et cravate rouge et suivent les cela commence dès le jeune âge, quand cours d’un instructeur un peu sadique on dit aux jeunes : “‘Si tu rates ça, c’est la qui leur impose des exercices ridicules voie de garage.’ Entre parenthèses, c’est pour lesquels ils sont punis ou récom­ pas sympa pour les garagistes.” pensés selon leurs résultats. “J’ai pris Le théâtre d’Armel Roussel est plus beaucoup de plaisir à écrire ce spectacle, métaphorique que directement mili­ car le ton choisi, malgré la gravité du sujet, tant et pour mettre en scène cette est drôle. J’ai travaillé sur l’absurdité de “peur”, il a imaginé une micro­société, tout cela : on leur apprend à dire bonjour, à

“La peur de mourir est anecdotique, la peur de vivre est celle de ne pas avoir existé, de ne pas avoir vécu sa propre vie.”

participer à une chorale, à trouver à la fois quelque chose qu’ils n’ont pas créé et quel­ que chose qu’ils savent faire. Et j’ajoute de nombreuses citations et maximes un peu ridicules reprises de personnages célèbres comme Churchill qui disait que le capita­ lisme produit plus de voitures et le commu­ nisme plus de places de parking.” Mais bien entendu, la situation dérape. Les personnages ont le sentiment d’être “flous à eux mêmes” (Armel Roussel in­ siste sur ce sentiment de flou qui do­ mine aujourd’hui la société), “dupés”, mais leur insatisfaction les amène à s’af­ franchir peu à peu des règles qu’on veut leur imposer. “Et cela se termine par une explosion, qui est l’explosion du sur­ veillant, du gardien de l’ordre établi.” Armel Roussel veut un théâtre à taille humaine qui ouvre des “brèches”. On re­ trouve dans la distribution les acteurs habituels d’Armel Roussel. Il y aussi un piano joué live, des vidéos (de Zeno Gra­ ton), etc. L’image est d’ailleurs souvent comme prise par les caméras de sur­ veillance qui envahissent nos villes. Ce compagnonnage d’Armel Roussel avec le National se prolonge par un workshop qu’il organise avec des acteurs roumains de Sibiu dans le cadre du projet euro­ péen “Villes en scènes” initié par le Na­ tional.

U “La peur”, d’Armel Roussel, au National du 19 février au2 mars. Infos : 02.203.41.55

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Épinglé

Un autre paradoxe

CINÉART

Adultes ou enfants. Sur les écrans du

une catégorie spéciale pour l’animation, il est exception­ nel qu’un film d’animation remporte un prix face à des films en images réelles.” Jusqu’ici, les films d’animation belges (“Panique au Village”, “Couleur de peau : Miel”) n’ont été nommés aux Magritte que dans des catégories techniques (son, montage, musique). Un prix bicéphale Le problème exista longtemps aux Oscar où la caté­ gorie du Meilleur long métrage d’animation n’existe que depuis 2001. Aux César français, la catégorie Meilleur film d’animation n’existe que depuis 2011 et elle fait concourir côte à côte longs et courts métra­ ges(1). Une situation que les professionnels déplorent. Mais elle évoluera en 2014. Le César du court métrage deviendra bicéphale : on remettra simultanément un César du court métrage de fiction et un César du court métrage d’animation. “Une solution dont on pourrait s’inspirer en Belgique”, pointe Arnaud De­ muynck qui, depuis plus de dix ans, produit exclusi­ vement des courts métrages d’animation en Belgique et en France. Et pourquoi ne pas créer un prix du long métrage qui mêlerait productions majoritaires et coproduc­

tions ? “C’est une idée, relève Philippe Moins. On aurait là une quantité suffisante de films.” “On pourrait y réflé­ chir, concède Patrick Quinet. Mais dans ce cas, on ne récompenserait plus vraiment un réalisateur ou un auteur, mais plutôt la démarche d’un producteur et l’équipe belge qui a travaillé sur un film.” “Si le but des Magritte est de valoriser le cinéma belge, ce serait peut­ être contradictoire : récompenser un film d’animation d’un auteur étranger, même s’il a été en partie financé et réalisé en Belgique diviserait sans doute la profession”, estiment en chœur Arnaud Demuynck et Vincent Ta­ vier. Mais des pistes existent, donc, qui permettraient de sortir l’animation de son invisibilité aux Magritte. “Le tout est de trouver la bonne formule”, conclut Pa­ trick Quinet. Et si, au pire, l’Académie Delvaux ne parvenait pas à la trouver, il ne resterait plus qu’aux Machins, “les petits prix” du cinéma belge, à s’animer comme ils savent le faire en faveur des “oubliés” de la profession. Alain Lorfèvre

U 1. On notera que sur cinq films nommés, deux sont belges : “Ernest et Célestine” et le court métrage “Oh Willy” de Emma de Swaef et Marc Roels.

Festival Anima transparaît une réalité paradoxale du cinéma d’animation. Alors que les longs métrages sont essentiellement destinés au jeune public, les courts métrages sont souvent des films d’auteur s’adressant à un public mûr. “C’est une fracture typique en Europe, et singulièrement en Belgique et en France”, souligne Arnaud Demuynck. “Les commissions publiques d’aide privilégient dans les courts métrages les démarches d’auteur, avec une forte singularité artistique, ce qui est bien.” Mais lorsqu’un réalisateur veut passer au long métrage, la réponse est souvent qu’il est plus facile de financer un film d’animation grand public – donc familial. De son côté, Arnaud Demuynck produit depuis des années courts métrages destinés aux jeunes publics, qui font de très bons scores dans les salles lorsqu’ils sont réunis en séance, comme il vient encore de le faire avec “L’Histoire du Petit Paolo”, présenté en avant-première à Anima ce 14 février, et qui regroupe, outre ce très beau moyen métrage de Nicolas Liguori, trois autres productions d’Arnaud Demuynck : “Le garde-barrière” d’Hugo Frassetto, “Sous un coin de ciel bleu”, une comédie musicale animée de Cecilia Marreiros Marum et Arnaud Demuynck, “Fugue” de Vincent Bierrewaerts. A.Lo.

vivre Extraits

ZENO GRATON

La peur. “On nous a rendu flous à

Sur cette photo, lors d’une répétition, Armel Roussel imagine un “camp de redressement comportemental”.

nous-mêmes. Et pourtant, je m’accroche, mais je m’accroche à ce qui me semble le moins pire, pas à ce qui pourrait être le meilleur. On nous a rendu flous, putain, et elle est là, la Peur. Dans le fait de vivre sans savoir si on existe. Alors je me démerde comme je peux et finalement d’ailleurs c’est ce que nous faisons tous : nous démerder comme on peut avec tout. Avec les chefs, les sous-chefs et les sous-sous chefs et toute cette organisation géniale qui nous permet durant toute notre vie de payer des traites et des loyers pour des bouts de briques et bouffer de la daube à base d’animaux malades ou torturés et de végétaux modifiés. Tout ce système sublime et hypocrite qui veut nous faire croire qu’il nous offre de la liberté là où il nous asservit. Parce que penser ensemble le partage des biens et des tâches, hein, c’est vraiment trop has been. Bah, nous continuerons à trimer dans le vide pour enrichir 0,1% de la planète. Mais putain, c’est ça notre projet de vie ? Apprendre à nous démerder pour qu’une poignée de privilégiés en profitent ? (…) Laisse-moi découvrir ce qui m’intéresse vraiment, ce que je suis vraiment.”

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Culture Actualité

En bref Décès Bernard Dekaise,musicien engagé Une des figures les plus attachantes de la vie musicale belge nous a quittés dans la nuit de lundi à mardi, des suites d’une hémorragie interne. Né à Dhuy, en Hesbaye, Bernard Dekaise avait 62 ans. L’été dernier, il avait remis ses fonctions de directeur du Conservatoire de Liège au saxophoniste Steve Houben, et, tout en poursuivant une mission de réflexion sur l’enseignement musical, s’apprêtait à renouer avec la pratique musicale, depuis son cher piano… C’est en effet par le piano que tout a commencé : élu lauréat du Pro Civitate en 1967, le jeune Dekaise renonce à l’unif pour se former au Conservatoire de Bruxelles, chez Eduardo del Pueyo et Nicole Henriot, tout en obtenant un diplôme supérieur de musique de chambre à Mons. A la même époque, il découvre la musique contemporaine dont il deviendra un ardent défenseur. Nommé directeur de l’Académie d’Etterbeek en 1979, il est appelé par Henri

Pousseur en 1985 pour reprendre la direction du Conservatoire de Liège. C’est le début d’un intense travail de recherche sur la pédagogie musicale et sur la responsabilité de l’artiste dans la société et dans le développement de l’être humain. Pour la première fois de l’histoire, la philosophie entre dans un conservatoire ! Ce qui n’empêche pas le développement de séminaires et rencontres destinées à promouvoir l’intégration des études musicales dans le contexte contemporain de la société. A travers tout, Bernard Dekaise resta un musicien actif, que ce soit au piano – le “Sacre du Printemps” pour quatre mains, donné aux quatre coins d’Europe avec Pierre Thomas, fut une magnifique aventure – ou comme chef d’orchestre, à la tête de ses ensembles, Les Temps Modernes et Le Nouvel Ensemble Européen. Il laisse un message de générosité et de lucidité, dont l’écho n’est pas près de se taire. Martine D. Mergeay

Archéologie Vestiges gallo-romains Des vestiges d’un temple gallo-romain et 550 sépultures médiévales et modernes ont été mis au jour à Rennes, en France. Parmi les sépultures, les archéologues ont découvert des tombes prestigieuses, dont six sarcophages en plomb, “une découverte exceptionnelle”, selon Rozenn Colleter, anthropologue, qui ajoute que les sarcophages en plomb, matériau anaérobie, permettaient une plus longue conservation des corps. (AFP)

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Cinémas BRABANT WALLON Braine-l'Alleud Kinepolis Imagibraine / 20 ans d'écart De David Moreau, E.A., VO, J. : 20h30. / Hansel and Gretel: Witch Hunters De Tommy Wirkola, E.A., VF 3D, J. : 14h45, 17h15, 20h15, 22h15. / Hitchcock De Sacha Gervasi, E.A., VF, J. : 20h30. / Chimpanzés De Mark Linfield, Alastair Fothergill, E.A., VF, J. : 14h45. / Die Hard : Belle journée pour mourir De John Moore, E.A., VF, J. : 14h15, 16h45, 19h45, 22h15. VO s.t. Bil, J. : 20h15, 22h30. / Django Unchained De Quentin Tarantino, E.N.A., VF, J. : 16h45, 20h15, 22h00. VO s.t. Bil, J. : 22h00. / Ernest et Célestine De Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, E.A., VO, J. : 14h45. / Flight De Robert Zemeckis, E.A., VF, J. : 14h15, 17h00, 19h45, 22h30. / Gangster Squad De Ruben Fleischer, E.A., VF, J. : 22h45. / Hôtel Transylvanie De Genndy Tartakovsky, E.A., VF, J. : 14h15, 16h45. / L'Odyssée de Pi De Ang Lee, E.A., VF 3D, J. : 17h00. / Le Hobbit : un voyage inattendu De Peter Jackson, E.A., VF 3D, J. : 13h45, 17h15. / Les Cinq Légendes De Peter Ramsey, E.A., VF, J. : 14h30, 17h15. / Les Mondes de Ralph De Rich Moore, E.A., VF, J. : 14h15. UBoulevard de France- 1420 Braine-l'Alleud / Tel: 02 389 17 17

Jodoigne Cinéma l'Etoile / Die Hard : Belle journée pour mourir De John Moore, E.A., VF, J. : 18h00. / Ernest et Célestine De Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, E.A., VO, J. : 14h00. / Happiness Therapy De David O. Russell, E.A., VF, J. : 20h15. / Turf De Fabien Onteniente, E.A., VO, J. : 15h45. UGrand'Place, 40- 1370 Jodoigne / Tel: 010 81 08 18

Louvain-la-Neuve Cinéscope Louvain-la-Neuve / Hansel and Gretel: Witch Hunters De Tommy Wirkola, E.A., VF 3D, J. : 14h15, 16h45, 19h45. VO s.t. Fr 3D, J. : 22h15. / Hitchcock De Sacha Gervasi, E.A., VO s.t. Fr, J. : 19h45, 22h15. / Vive la France De Michaël Youn, E.A., VO, J. : 14h15, 19h45. / Alceste à bicyclette De Philippe Le Guay, E.A., VO, J. : 16h45. / Chimpanzés De Mark Linfield, Alastair Fothergill, E.A., VF, J. : 14h15. / De l'autre côté du périph' De David Charhon, E.A., VO, J. : 22h30. / Die Hard : Belle journée pour mourir De John Moore, E.A., VF, J. : 14h15, 16h45, 19h45. VO s.t. Fr, J. : 22h15. / Django Unchained De Quentin Tarantino, E.N.A., VO s.t. Fr, J. : 14h15, 19h45, 22h00. / Ernest et Célestine De Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, E.A., VO, J. : 14h15. / Flight De Robert Zemeckis, E.A., VF, J. : 14h15, 16h45, 19h45. VO s.t. Fr, J. : 22h15. / Gangster Squad De Ruben Fleischer, E.A., VO s.t. Fr, J. : 22h15. / Gazelle De JeanFrançois Pignon, E.A., VO, J. : 16h45. / Happiness Therapy De David O. Russell, E.A., VF, J. : 20h00. / Jean de la Lune De Stephan Schesch, E.A., VF, J. : 14h15. / Les Chevaux de Dieu De Nabil Ayouch, E.A., VO s.t. Fr, J. : 14h15, 16h45, 19h45, 22h15. / Les Misérables De Tom Hooper, E.A., VO s.t. Fr, J. : 20h00. / Les Mondes de Ralph De Rich Moore, E.A., VF, J. : 14h15. / Lincoln De Steven Spielberg, E.A., VO s.t. Fr, J. : 14h15, 16h45, 19h45, 22h00. / Mariage à Mendoza De Edouard Deluc, E.A., VO s.t. Fr, J. : 16h45. / Passion De Brian De Palma, E.A., VO s.t. Fr, J. : 17h15, 19h45, 22h30. / Turf De Fabien Onteniente, E.A., VO, J. : 14h15, 16h45, 19h45, 22h30. / Wadjda De Haifaa AlMansour, E.A., VO s.t. Fr, J. : 17h15, 19h45. / Zero Dark Thirty De Kathryn Bigelow, E.A., VO s.t. Fr, J. : 16h45, 22h00. / The Impossible De Juan Antonio Bayona, E.A., VF, J. : 14h15, 16h45. UGrand Place, 55- 1348 Louvain-la-Neuve / Tel: 010 24 33 33

Rixensart Ciné Centre / Die Hard : Belle journée pour

mourir De John Moore, E.A., VF, J. : 15h45. / Happiness Therapy De David O. Russell, E.A., VF, J. : 20h15. / Hôtel Transylvanie De Genndy Tartakovsky, E.A., VF, J. : 12h00. / Jean de la Lune De Stephan Schesch, E.A., VF, J. : 13h50. / Wadjda De Haifaa Al-Mansour, E.A., VO s.t. Fr, J. : 18h00. UAvenue de Mérode, 91- 1330 Rixensart / Tel: 02 653 94 45

Waterloo Wellington / Hansel and Gretel: Witch Hunters De Tommy Wirkola, E.A., VF, J. : 18h00. VF 3D, J. : 16h00, 20h30. / Vive la France De Michaël Youn, E.A., VO, J. : 15h45, 20h30. / Alceste à bicyclette De Philippe Le Guay, E.A., VO, J. : 16h00, 18h00, 20h30. / Amitiés Sincères De Stéphan Archinard, François Prévôt-Leygonie, E.A., VO, J. : 18h00. / Chimpanzés De Mark Linfield, Alastair Fothergill, E.A., VF, J. : 13h45. / Die Hard : Belle journée pour mourir De John Moore, E.A., VF, J. : 13h45, 15h45. VO s.t. Bil, J. : 20h15. / Django Unchained De Quentin Tarantino, E.N.A., VO s.t. Bil, J. : 17h30. / Ernest et Célestine De Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, E.A., VO, J. : 13h45. / Flight De Robert Zemeckis, E.A., VF, J. : 13h30, 15h30. VO s.t. Bil, J. : 20h15. / Les Mondes de Ralph De Rich Moore, E.A., VF, J. : 13h45. / Lincoln De Steven Spielberg, E.A., VO s.t. Bil, J. : 17h30. / Turf De Fabien Onteniente, E.A., VO, J. : 13h45, 16h00, 18h00, 20h30. / Wadjda De Haifaa Al-Mansour, E.A., VO s.t. Bil, J. : 16h00, 18h00, 20h30. UChaussée de Bruxelles, 165- 1410 Waterloo / Tel: 02 354 93 59

BRUXELLES Bruxelles Brupark Kinepolis Bruxelles / Celal ile ceren De Togan Gökbakar, E.A., VO s.t. Fr, J. : 22h30. / Frits & Franky De Marc Punt, E.A., VO s.t. Fr, J. : 14h15, 17h15, 20h15, 22h30. / Hansel and Gretel: Witch Hunters De Tommy Wirkola, E.A., VF 3D, J. : 14h30, 17h00, 20h00, 22h15. VO s.t. Bil 3D, J. : 14h15, 16h45, 19h45, 22h15. / Hitchcock De Sacha Gervasi, E.A., VO s.t. Bil, J. : 22h30. / Le Dernier Rempart De Kim Jeewoon, E.A., VF, J. : 14h15. / Vive la France De Michaël Youn, E.A., VO, J. : 17h15, 20h15. / Chimpanzés De Mark Linfield, Alastair Fothergill, E.A., VF, J. : 14h15. / Die Hard : Belle journée pour mourir De John Moore, E.A., VF, J. : 14h15, 16h45, 19h45, 20h15, 22h15. VO s.t. Bil, J. : 14h45, 17h15, 19h45, 21h00, 22h15, 22h30. / Django Unchained De Quentin Tarantino, E.N.A., VF, J. : 16h45, 21h00. VO s.t. Bil, J. : 13h45, 17h15, 20h45, 22h15. / Flight De Robert Zemeckis, E.A., VF, J. : 16h45, 19h45. VO s.t. Bil, J. : 14h15, 17h15, 20h30, 22h15. / Gangster Squad De Ruben Fleischer, E.A., VO s.t. Bil, J. : 22h30. / Hôtel Transylvanie De Genndy Tartakovsky, E.A., NV 3D, J. : 14h15, 16h45. VF 3D, J. : 14h45, 17h15. / K3 Bengeltjes De Bart Van Leemputten, E.A., VO, J. : 14h30, 17h15. / L'Odyssée de Pi De Ang Lee, E.A., VF 3D, J. : 17h00. / Le Hobbit : un voyage inattendu De Peter Jackson, E.A., VF 3D, J. : 13h45. VO s.t. Bil, J. : 13h45, 16h45. VO s.t. Bil 3D, J. : 21h00. / Les Cinq Légendes De Peter Ramsey, E.A., VF, J. : 14h15. / Les Misérables De Tom Hooper, E.A., VO s.t. Bil, J. : 21h00. / Les Mondes de Ralph De Rich Moore, E.A., VF, J. : 14h15, 16h45. / Passion De Brian De Palma, E.A., VO s.t. Bil, J. : 14h45, 17h15, 19h45, 22h15. / Playing for Keeps De Gabriele Muccino, E.A., VO s.t. Bil, J. : 14h45, 17h15, 22h15. / Prof poids lourd De Frank Coraci, E.A., VO s.t. Bil, J. : 14h15, 16h45, 19h45, 22h15. / Romantik komedi 2: Bekarliga veda De Erol Özlevi, E.A., VO s.t. Fr, J. : 14h15, 16h45, 19h45, 22h15. / Turf De Fabien Onteniente, E.A., VO, J. : 14h45, 17h15, 20h00, 22h15. / The Impossible De Juan Antonio Bayona, E.A., VO s.t. Bil, J. : 14h15, 16h45, 19h45. / Zambezia De Wayne Thornley, E.A., NV, J. : 14h15, 16h45. UBrupark - 20 Boulevard du Centenaire- 1020 Bruxelles / Tel: 0900 00 555

Bruxelles Centre-ville Actor's Studio / A Royal Affair De Nikolaj Arcel, E.A., VO s.t. Bil, J. : 16h30. / Amour De Michael Haneke, E.A., VO s.t. Nl, J. : 19h05. / César doit mourir De Paolo Taviani, Vittorio Taviani, E.A., VO s.t. Bil, J. : 15h35. / Dans la maison De François Ozon, E.A., VO s.t. Fr, J. : 17h10. / La Chasse De Thomas Vinterberg, E.A., VO s.t. Bil, J. : 19h20. / Les Bêtes du sud sauvage De Benh Zeitlin, E.A., VO s.t. Bil, J. : 17h20. / Les Chevaux de Dieu De Nabil Ayouch, E.A., VO s.t. Bil, J. : 15h10, 19h10, 21h20. / Populaire De Régis Roinsard, E.A., VO s.t. Nl, J. : 21h25. / Rebelle De Kim Nguyen, E.A., VO s.t. Fr, J. : 14h45. / The Broken Circle Breakdown De Felix van Groeningen, E.A., VO s.t. Fr, J. : 21h30. URue de la Fourche 17-19- 1000 Bruxelles / Tel: 02 512 16 96 Aventure Ciné Confort / Anna Karenine De Joe Wright, E.A., VO s.t. Bil, J. : 19h25. / Argo De Ben Affleck, E.A., VO s.t. Bil, J. : 21h15. / L'Odyssée de Pi De Ang Lee, E.A., VO s.t. Bil 3D, J. : 17h10. / Le Hobbit : un voyage inattendu De Peter Jackson, E.A., VO s.t. Bil 3D, J. : 14h15. / Le Monde de Charlie De Steven Chbosky, E.A., VO s.t. Bil, J. : 17h35. / Passion De Brian De Palma, E.A., VO s.t. Bil, J. : 19h25. / Renoir De Gilles Bourdos, E.A., VO s.t. Nl, J. : 15h35. / Searching for Sugar Man De Malik Bendjelloul, E.A., VO s.t. Fr, J. : 14h30, 19h45. / Skyfall De Sam Mendes, E.A., VO s.t. Bil, J. : 21h45. / À perdre la raison De Joachim Lafosse, E.A., VO s.t. Nl, J. : 17h00. / Shame De Steve McQueen (2), E.N.A., VO s.t. Fr, J. : 21h50. / Le Monde de Nemo De Andrew Stanton, E.A., VF, J. : 13h45. U57 Galerie du centre- 1000 Bruxelles / Tel: 02 219 92 02 CINEMATEK / U De Serge Elissalde, Grégoire Solotareff, E.A., VO, J. : 17h15. / Shades De Erik Van Looy, E.A., VO s.t. Bil, J. : 20h00. / La Vérité De Henri-Georges Clouzot, E.A., VO s.t. Nl, J. : 21h15. / La main au collet De Alfred Hitchcock, E.A., VO s.t. Bil, J. : 15h00. / Panique De Julien Duvivier, E.A., VO, J. : 19h00. / L'Homme du Sud De Jean Renoir, E.A., VO s.t. Bil, J. : 18h00. / The Cohens and Kellys De Harry Pollard, E.A., VO s.t. Bil, J. : 16h00. URue Baron Horta, 9- 1000 Bruxelles / Tel: 02 551 19 19 Galeries Cinéma / Hors les murs De David Lambert, E.A., VO s.t. Nl, J. : 12h25, 15h50. / Jean de la Lune De Stephan Schesch, E.A., VF, J. : 14h35. / Kid De Fien Troch, E.A., VO s.t. Fr, J. : 10h40, 19h00, 22h35. / Mariage à Mendoza De Edouard Deluc, E.A., VO s.t. Bil, J. : 10h50, 13h50, 17h10, 20h45. / Paradis: Amour De Ulrich Seidl, E.A., VO s.t. Bil, J. : 10h50, 14h55, 17h45, 21h45. / Pudding T De Michael Hegner, E.A., NV, J. : 14h20. / Wadjda De Haifaa Al-Mansour, E.A., VO s.t. Bil, J. : 12h40, 16h10, 18h05, 20h00, 21h55. U26 Galerie de la Reine- 1000 Bruxelles / Tel: 02 514 74 98 UGC De Brouckère / Hansel and Gretel: Witch Hunters De Tommy Wirkola, E.A., VO s.t. Bil, J. : 11h10, 13h10, 15h20, 17h30. VO s.t. Bil 3D, J. : 19h35, 21h45. / Hitchcock De Sacha Gervasi, E.A., VO s.t. Bil, J. : 17h30, 19h45, 22h00. / Intersections De David Marconi, E.A., VO s.t. Bil, J. : 11h00, 19h30, 21h50. / Vive la France De Michaël Youn, E.A., VO, J. : 14h00, 19h45. / Chimpanzés De Mark Linfield, Alastair Fothergill, E.A., VF, J. : 11h30, 13h30, 15h30, 17h30. / De l'autre côté du périph' De David Charhon, E.A., VO s.t. Nl, J. : 11h30. / Die Hard : Belle journée pour mourir De John Moore, E.A., VO s.t. Bil, J. : 11h00, 13h05, 15h15, 17h25, 19h45, 22h00. / Django Unchained De Quentin Tarantino, E.N.A., VO s.t. Bil, J. : 11h00, 14h15, 16h30, 17h30, 20h00, 21h30. / Ernest et Célestine De Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, E.A., VO, J. : 11h30, 14h00. / Flight De Robert Zemeckis, E.A., VO s.t. Bil, J. : 10h55, 13h40, 16h25, 19h10, 22h00. / L'Odyssée de Pi De Ang Lee, E.A., VF, J. : 11h20, 14h15, 17h00. / Les Cinq Légendes De

Peter Ramsey, E.A., VF, J. : 11h05, 13h10, 15h20. / Les Misérables De Tom Hooper, E.A., VO s.t. Bil, J. : 13h15, 16h30, 20h00. / Les Mondes de Ralph De Rich Moore, E.A., VF, J. : 11h25, 14h00, 16h30. / Lincoln De Steven Spielberg, E.A., VO s.t. Bil, J. : 16h15, 19h30. / Seven Psychopaths De Martin McDonagh, E.A., VO s.t. Bil, J. : 22h00. / Turf De Fabien Onteniente, E.A., VO, J. : 11h00, 13h10, 15h20, 17h30, 19h45, 22h00. / Zero Dark Thirty De Kathryn Bigelow, E.A., VO s.t. Bil, J. : 20h00. UPlace de Brouckère- 1000 Bruxelles / Tel: 0900 10 440

Bruxelles Haut de la ville Styx / Barbara De Christian Petzold, E.A., VO s.t. Bil, J. : 19h25. / Camille redouble De Noémie Lvovsky, E.A., VO s.t. Nl, J. : 19h15. / La part des anges De Ken Loach, E.A., VO s.t. Bil, J. : 21h30. / Love is all you need De Susanne Bier, E.A., VO s.t. Bil, J. : 21h25. U72, Rue de l'Arbre bénit- 1050 Bruxelles / Tel: 02 512 21 02 UGC Toison d'Or / Hitchcock De Sacha Gervasi, E.A., VO s.t. Bil, J. : 10h55, 13h00, 15h10, 17h20, 19h30, 21h45. / Max De Stéphanie Murat, E.A., VO, J. : 11h00, 17h30. / Alceste à bicyclette De Philippe Le Guay, E.A., VO s.t. Nl, J. : 11h30, 14h30, 19h15. / Amitiés Sincères De Stéphan Archinard, François Prévôt-Leygonie, E.A., VO, J. : 17h00, 21h45. / Argo De Ben Affleck, E.A., VO s.t. Bil, J. : 11h10, 13h50, 16h30, 19h05, 21h45. / Chimpanzés De Mark Linfield, Alastair Fothergill, E.A., VF, J. : 11h30, 14h00. / Django Unchained De Quentin Tarantino, E.N.A., VO s.t. Bil, J. : 11h00, 14h20, 16h30, 17h45, 20h00, 21h15. / Ernest et Célestine De Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, E.A., VO, J. : 11h10, 13h10, 15h05. / Flight De Robert Zemeckis, E.A., VO s.t. Bil, J. : 16h00, 19h00, 21h50. / Les Cinq Légendes De Peter Ramsey, E.A., VF, J. : 11h30, 13h45. / Les Misérables De Tom Hooper, E.A., VO s.t. Bil, J. : 13h00, 16h30, 20h00. / Les Mondes de Ralph De Rich Moore, E.A., VF, J. : 11h20, 14h00, 16h30. / Lincoln De Steven Spielberg, E.A., VO s.t. Bil, J. : 11h30, 14h30, 17h30, 19h25, 21h30. / Passion De Brian De Palma, E.A., VO s.t. Bil, J. : 11h00, 13h05, 15h15, 17h25, 19h35, 21h45. / Turf De Fabien Onteniente, E.A., VO, J. : 11h30, 14h30, 17h00, 19h20, 21h40. / Wadjda De Haifaa Al-Mansour, E.A., VO s.t. Bil, J. : 11h00, 13h00, 15h10, 17h20, 19h30, 21h45. / Zero Dark Thirty De Kathryn Bigelow, E.A., VO s.t. Bil, J. : 11h10, 14h20, 17h30, 19h35, 21h05. UAvenue de la Toison d'Or, 8- 1050 Bruxelles / Tel: 0900 10 440 Vendôme / Alceste à bicyclette De Philippe Le Guay, E.A., VO s.t. Nl, J. : 17h00, 19h10, 21h30. / Amour De Michael Haneke, E.A., VO s.t. Nl, J. : 18h50. / Broken De Rufus Norris, E.A., VO s.t. Bil, J. : 13h20, 21h35. / Ernest et Célestine De Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, E.A., VO, J. : 13h30, 15h00. / Jean de la Lune De Stephan Schesch, E.A., VF, J. : 15h10. / Kinshasa Kids De Marc-Henri Wajnberg, E.A., VO s.t. Bil, J. : 13h10, 16h30, 18h15, 20h05. / Le Sac de farine De Kadija Leclere, E.A., VO s.t. Bil, J. : 14h00. / Les Chevaux de Dieu De Nabil Ayouch, E.A., VO s.t. Bil, J. : 13h50, 16h15, 18h50, 21h20. / Mariage à Mendoza De Edouard Deluc, E.A., VO s.t. Bil, J. : 15h05, 19h20, 21h45. / Renoir De Gilles Bourdos, E.A., VO s.t. Nl, J. : 17h05. / Tabou De Miguel Gomes, E.A., VO s.t. Bil, J. : 16h00, 21h15. U 18, Chaussée de Wavre - 1050 Bruxelles / Tel: 02 502 37 00

Bruxelles Stockel Cinéma Le Stockel / Hitchcock De Sacha Gervasi, E.A., VO s.t. Bil, J. : 15h45. / Die Hard : Belle journée pour mourir De John Moore, E.A., VF, J. : 20h15. / Ernest et Célestine De Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, E.A., VO, J. : 13h45. / Turf De Fabien Onteniente, E.A., VO, J. : 18h00. U17, Avenue de Hinnisdael- 1150 Bruxelles / Tel: 02 779 10 79

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Débats

La délocalisation de la justice pénale est en marche Sur le plan de la fonction de police judiciaire, les zones de police ont dû assumer des missions autrefois confiées à des services d’enquête spécialisés.

POLICE

E

xtraits d’article de presse. Avril 2008 : “[…] la régionali­ sation d’une mission de po­ lice de base […] la circulation routière […]”. Août 2010. “La N­Va souhaiterait régionaliser les ser­ vices de police […]”. Septembre 2010 “[…] régionalisation de la justice […]”.

sont mises à contribution de manière plus notable, notamment en cotisant de manière progressive en matière de pension.

A propos des parquets, leur fonction­ nement répond de plus en plus à une logique managériale qui conduit leurs “chefs de corps” à s’intéresser avant tout à la gestion des flux et au taux ab­ solument effarant de Avec plus ou moins de classements sans suite velléité, des revendica­ (en moyenne 76% des CLAUDE tions portant sur la ré­ dossiers) pour un mana­ BOTTAMEDI gionalisation de diffé­ ger. A défaut d’obtenir Sociologue rents étages du système les ressources nécessai­ d’administration de la res de l’Etat, les parquets justice pénale (SAJP) – usent – et abusent diront police, justice,… – ont été certains – de leur posi­ portées mais tout aussitôt contrecar­ tion dominante, surtout envers la po­ rées. lice locale. Pourtant, si l’on écarte la vision naïve Il est bien connu que certaines en­ qui voudrait que l’action publique quêtes se font de manière “autonome” émane avant tout d’un Etat fort, déci­ par la police qui ne transmet plus dant des objets à mettre à l’agenda, qu’un dossier terminé au parquet, dé­ pour adopter une perspective plus chargeant ainsi les magistrats d’une sé­ complexe, intégrant une vision par le rie de devoirs. bas, on peut affirmer que la délocalisa­ Depuis, les techniques de glissement tion du SAJP est en marche. ont été affinées et multipliées à tel A propos de la police, depuis la ré­ point que, maintenant, les zone de po­ forme de 1998, il est apparu que s’opé­ lice assurent une partie du secrétariat rait un certain glissement des activités du parquet : lettres écrites par les zo­ entre le niveau fédéral et le niveau lo­ nes à des préjudiciés en lieu et place du cal. Sur le plan de la fonction de police parquet, archivage de nombreux pro­ judiciaire, les zones de police ont dû cès­verbaux dans les zones de police, assumer des missions autrefois con­ etc. Les pratiques discrétionnaires ne fiées à des services d’enquête spéciali­ manquent pas. Elles coûtent aux zones sés : enquêtes financières, homicides, de police donc aux communes qui auditions de mineurs, certains dossiers suppléent ainsi les carences de l’Etat relatifs à de nouvelles technologies, mais, surtout, elles participent inci­ etc. demment à la délocalisation de la jus­ Elles doivent aussi assumer plus de tice pénale. missions précédemment assumées par le niveau fédéral dans des domaines Sans doute bien à propos, l’Union des opérationnels mais aussi administra­ villes et communes de Wallonie avait tifs (ex : encodage des dossiers de pen­ programmé un colloque en novembre sion…). 2009, sur le thème “La commune, pal­ Financièrement, les zones de police liatif des autres niveaux de pouvoir ?”.

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Il appartient aussi aux communes de prendre financièrement en charge le “juge local”, appelé plus modestement le “fonctionnaire sanctionnateur”.

On notera aussi que les prérogatives des Régions ont pris de la consistance en matière d’urbanisme et d’environ­ nement, matières pour lesquelles elles imposent des sanctions administrati­ ves. Et bientôt, la circulation routière concernera plus encore ce niveau de pouvoir. Les Régions ne disposent pas de pou­ voir contraignant envers les zones de police tout en impulsant une certaine politique criminelle en matière de contrôles routiers. D’aucuns vou­ draient gommer cet hiatus. Pour en re­ venir aux sanctions administratives, elles constituent l’illustration la plus évidente de la délocalisation de la jus­ tice pénale. Les communes doivent prendre en charge “une justice pé­ nale locale” pour des faits qui ne sont plus incriminés au niveau fédéral et

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Chronique

Panamarenko, la dernière œuvre Après sept ans pour ranger le biotope excentrique de l’artiste, le public pourra bientôt découvrir l’atelier de Panamarenko. Huit par huit, vu la vulnérabilité des lieux.

VU DE FLANDRE

transformation et de réaménage­ ment, le public pourra donc enfin dé­ a ville d’Anvers vient d’acquérir couvrir la teneur et l’architecture par­ une dernière œuvre impression­ ticulière de ce lieu historique. Etant nante de Panamarenko, l’un des donné la fragilité et l’intimité de ce artistes flamands les plus originaux petit morceau de patrimoine histori­ de l’après­guerre. Il s’agit en fait de que, l’inauguration publique s’éten­ son atelier, un ancien magasin de dra sur quelques semaines, voire chaussures situé au 2 Biekorfstraat, quelques mois. Tenant compte de la dans le quartier Seefhoek, où Pana­ vulnérabilité des lieux et de la fragi­ marenko a vécu entre 1970 et 2003 lité des objets, le MUHKA organisera avec sa mère et où il a conçu toute son des visites en petits groupes pour of­ œuvre. En 2006, l’artiste a offert la frir aux intéressés la possibilité de dé­ maison à la Communauté flamande couvrir les lieux en toute quiétude et et elle est depuis gérée par le MUHKA, exclusivité. le Musée d’Art Moderne de la ville Entre 2007 et 2010, la maison a subi d’Anvers. des travaux de réfection structurelle. Il a fallu 7 ans pour L’ensemble du mobilier ranger plus ou moins le et du contenu a été in­ biotope excentrique de ventorié, décrit et pho­ l’inventeur­assem­ tographié. La publica­ bleur­sculpteur qu’a tion de l’inventaire in­ été Panamarenko. Plus tégral a donné lieu à un de mille objets ont été volume intitulé Works­ répertoriés pour cons­ tation Biekorfstraat, tituer une “œuvre to­ paru en 2010 aux édi­ tale”, la fin du parcours tions Linkeroever Ui­ de ce tendre anarchiste tgevers. Parallèlement qui a commencé dans à la rénovation structu­ JAN DE TROYER les années soixante relle de la maison par le Chroniqueur avec son premier ver­ MUHKA, le Panama­ nissage où il se prome­ renko Collectief a fi­ nait sur un plafond métallique avec nancé l’installation d’une impres­ des souliers magnétiques. sionnante plateforme d’atterrissage Aujourd’hui, Panamarenko appar­ pour hélicoptère au­dessus de l’arête tient au petit groupe de Flamands ad­ du toit. mirés dans le monde entier. Ses Ainsi, d’une véritable habitation œuvres échappent aux classements d’artiste, le lieu a été transformé en classiques des styles. Outre des aéro­ monument artistique. L’univers nefs poétiques, il a construit dans cet techno­artistique de Panamarenko atelier des engins destinés à voler, des est resté tout à fait intact. A première sous­marins et des soucoupes volan­ vue, on a l’impression d’être face à un tes ludiques, qui sont censés offrir bric­à­brac composé d’hélices, de ma­ une libre circulation sur terre, sur gnétos, de bouteilles d’hélium, de mer et dans les airs. C’est à la grandes étagères remplies de petits Biekorfstraat qu’il a fabriqué les piè­ moteurs et de boîtes d’engrenages. ces détachées de ses énormes cons­ Selon le directeur du MUHKA Bart tructions en acier, comme le sous­ De Baere, il ne manque pas un fil. marin Nova Zemblaya qui pèse plus Dans un coin, on retrouve la volière de 2 tonnes et aussi, plus fréquem­ qui hébergeait les 5 perroquets et le ment, de ses engins en matériaux fra­ toucan qui volaient en toute liberté giles qui ressemblent à des libellules dans l’atelier. Le grand public pourra parce qu’ils ont l’ambition de vaincre visiter la maison Panamarenko dès la gravitation en imitant les mouve­ l’été 2013. Chaque mardi, de 14 h à ments des insectes. Dans l’atelier, on a 15 h, un petit groupe de maximum 8 aussi retrouvé des dessins compli­ personnes pourra suivre une visite qués avec des notes et des calculs guidée personnalisée. Il faut espérer mystérieux qui font penser aux écrits que la fantaisie poétique des lieux de Léonard de Vinci. inspirera les nouveaux dirigeants an­ Après des années de démontage, de versois.

POPPE OLIVIER

l’on sent poindre un mouvement vi­ sant à les “encourager” à s’intéresser à d’autres infractions, par exemple les coups volontaires. Il appartient alors aussi aux com­ munes de prendre financièrement en charge le “juge local”, appelé plus modestement le “fonctionnaire sanc­ tionnateur”. Déjà, il semblerait que certaines communes surinterprètent leurs prérogatives en “sanctionnant administrativement” des infractions au code de la route. A défaut d’une régionalisation de la justice pénale décidée par le sommet, les initiatives conduisant à sa déloca­ lisation ne manquent pas. Tantôt, el­ les émanent du bas ; tantôt elles sont le fait d’autres ministères. Et le mou­ vement n’en est pas à sa fin. La police

fédérale se demande ce qu’elle pourra encore faire avec les moyens dont elle dispose. Cette réflexion s’appelle “l’optima­ lisation de la police fédérale”. Pour la police locale, cela pourrait plus pro­ saïquement se concrétiser par un nouveau glissement de missions à son “bénéfice”. Et les réalités finan­ cières prenant le pas, notamment au sein de la justice, les initiatives ne manqueront pas pour accentuer cette délocalisation. Mais, plutôt que de vouloir faire le même avec beau­ coup moins de ressources, ne pour­ rait­on profiter de cette situation pour repenser fondamentalement le SAJP, le rôle de la police, de la justice et la fonction de la peine… ? Ne pour­ rait­on transformer une situation cri­ tique en opportunité ?

JOHANNA DE TESSIERES

L

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Médias-Télévision GensInfo

PHOTO NEWS

Mardi, “La Nouvelle Star” n’a réuni, sur Plug RTL, que 79093 téléspectateurs (4,9 % de pdm), contre 97000 la semaine dernière. Soit le plus mauvais score depuis le lancement de cette saison. Tout bonus pour BJ, Quentin, Marc et Natasha St Pier. Sur La une, “The Voice” faisait en effet un carton avec 613200 fans (32,2 % de pdm), sa meilleure audience de la saion. Tandis que 365000 person­ nes étaient fidèles à la série “Body of Proof” sur RTL­TVI. C’est “Ciné­Télé­Revue” qui s’amuse à le souligner : Julie Taton commence à faire de la concurrence à… RTL­TVI ! En effet, “Coup de foudre au prochain village” fonctionne plutôt pas mal sur TF1. De ce côté de la frontière, l’émis­ sion est suivie en moyenne en access prime time par 200000 téléspectateurs. Soit au­dessus du “Dîner presque parfait” sur RTL­TVI (158 529 téléspectateurs, mardi) et de “New York Police judiciaire” sur La une (137427).

TEMPO

P

Libre parcours

** BONJOUR TRISTESSE

** CEUX QUI RESTENT

d’Otto Preminger (Etats-Unis, 1958). Avec Deborah Kerr, David Niven, Jean Seberg.

d’Anne Le Ny (France, 2007). Avec Vincent Lindon, Emmanuelle Devos, Yeelem Jappain.

Arte, 13 h 55 (R).

France 3, 20 h 45.

Drame. Une intéressante adaptation du roman de jeunesse de Françoise Sagan. Avec Jean Seberg incarnant une héroïne comme Otto Preminger les aimait. Freud n’est pas loin ni le climat noir d’“Un si joli visage” que l’Américain avait réalisé en 1952.

Comédie dramatique. Anne Le Ny passe derrière la caméra et ose une histoire indécente : la rencontre d’un homme et une femme dont les moitiés sont sur le point de mourir. Vincent Lindon et Emmanuelle Devos portent cette histoire à la fois simple et terrible avec sobriété et justesse.

* KARATE KID

° NOS NUITS À RODANTHE

de Harald Zwart (Etats-Unis, 2010). Avec Jackie Chan, Jaden Smith. RTL-TVI, 20 h 20. Film d’action. Un remake linéaire mais exporté en Chine – le nouvel Eldorado – du succès de John Alvidsen des années 80. Avec Jackie Chan dans le rôle du coach et Jaden Smith, le fils de Will, dans celui du kid. On peut applaudir son grand numéro, mais il ne fait pas oublier Ralph Macio.

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de George C. Wolfe (Etats-Unis, 2008). Avec Diane Lane, Richard Gere. TF1, 14 h 55. Comédie romantique. Diane Lane voulait être la mère parfaite, Richard Gere le chirurgien parfait. Ils se sont plantés tous les deux et font connaissance dans un superbe cottage au bord de l’eau. Un petit ouragan et c’est chabadabada. Il fallait beaucoup de talent, de style pour tirer un bon mélo avec si peu.

WARNER BROS ENTERTAINMENT

VISUAL PRESS AGENCY

DR

DR

**** Obligatoire *** Recommandé ** Conseillé * Facultatif ° Déconseillé

lus besoin de culpabiliser vos ados, ces oiseaux de nuit qui ont tendance à se coucher tard et à se lever… tard. Ce documentaire ins­ tructif de Sabine Kallwitz­Geibler nous enseigne que l’horloge biologi­ que interne des adolescents n’est pas en phase avec celle du reste de la po­ pulation. Ils ne sont ni paresseux, ni forcément démotivés lorsqu’ils arri­ vent en classe, somnolents, le matin. “Ils vivent naturellement dans un autre fuseau horaire”, explique un spécialiste mondial de chronobiologie, à l’univer­ sité de Munich, Till Roenneberg. Pour aller au bout de cette démonstration, une étude a été conduite auprès de ly­ céens allemands. Sans réellement mo­ difier le rythme décalé de ces jeunes, il a suffi, simplement, de mettre en place un éclairage diffusant de la lumière bleue, proche de la lumière du jour, pour réveiller ces ados dormant les yeux ouverts, et accroître leur vigi­ lance. Soumis à ce traitement de fa­ veur, ils ont pu réaliser 30 % d’erreurs en moins sur un exercice, tout en met­ tant moins de temps pour accomplir leurs tâches que les élèves d’une classe témoin où subsistait l’éclairage artifi­ ciel, blême, invitant à prolonger sa nuit… Cet exemple montre l’importance de notre horloge interne dans notre fonc­ tionnement quotidien, et le décalage de plus en plus important de notre vie moderne par rapport aux rythmes de la nature. Les hommes ont toujours vécu en accord avec leur horloge biolo­ gique interne jusqu’à ce que l’indus­

L’horloge somme le monde moderne d’aller tou trialisation ne vienne bouleverser la donne à la fin du XIXe siècle. Construit intelligemment, nourri d’infographies claires, Chronobiologie. L’homme et ses rythmesHH suggère que, sans être obligé de vivre à la campagne au rythme des saisons et des récoltes, il est possible de “vivre mieux et plus sai­ nement” dans notre vie moderne. A condition d’être un minimum à l’écoute de nos rythmes biologiques internes. Chronotypes Les chronobiologistes ont découvert que l’“horloge sociale”, qui intime à chacun de se lever tôt, ne respecte pas le rythme des “chronotypes” plus tar­ difs. En clair, si le temps interne de

Le zoom du jour

* TOUT S’EXPLIQUE : SPÉCIALE ST-VALENTIN Magazine. RTL-TVI, 19 h 45.

En ce 14 février, il n’aura échappé à personne que c’est la Saint-Valentin… S’il se résume aujourd’hui essentiellement à une fête commerciale, le jour des amoureux est célébré au moins depuis le Moyen Age. Il s’agit en effet d’une tradition païenne récupérée par l’Eglise, qui lui a attribué Valentin comme saint patron. Ce n’est ceci dit pas l’histoire de la Saint-Valentin qui intéresse ce soir Thomas Van Hamme et toute l’équipe de “Tout s’explique” mais bien l’amour, expliqué d’un point de vue scientifique. Ce soir, le magazine de RTL-TVI se donne en effet des faux airs de “Matière grise” pour explorer, en compagnie de spécialistes, ce qui se passe dans notre cerveau quand on est amoureux. Première étape : le coup de foudre existe-t-il ? Et bien oui, c’est scientifiquement prouvé !

RUE DES ARCHIVES

PAUL MORIGI/INVISION/AP

La chronobiologie ou les rythmes naturels du corps. Arte, 22 h 20.

Mardi soir, la chaîne AMC reprenait la diffusion de la 3e saison de “Walking Dead” après la trêve hivernale. La­ quelle confirme son statut de série culte. L’épisode a en effet été suivi par 12,3 millions de téléspectateurs améri­ cains (16 millions avec les rediffusions et la VOD), un record pour cette excellente adaptation du comic de Robert Kirkman emmenée par Andrew Lincoln. Comme quoi, l’éviction du créateur de la série Frank Darabont n’a pas découragé les fans.

JULIEN KNAUB/TF1

AMC

L’horloge de la

C’est ce soir à 20h55 que débute sur Be 1 la diffusion du thriller politique produit par David Fincher “House of Cards” (cf. “Momento” du 9/2). Emmené par Kevin Spacey (également producteur), ce remake d’une série anglaise homonyme des années 90 est la première création du géant de la vidéo en ligne Netflix (pas encore disponible en Belgique), qui la propose en intégralité à ses 33 mil­ lions d’abonnés à travers le monde depuis le 1er février.

A l’origine païenne, la Saint-Valentin est célébrée depuis le Moyen Age.

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vie

A tout zappeur

Ryanair, l’as des tours de passe­passe fiscaux

© MDR

Par Aurélie Moreau

jours plus vite – notre ancienne “horloge interne” peut-elle suivre ce rythme? chacun est régulièrement synchronisé sur le temps externe (sur l’alternance jour­nuit), certains individus sont gé­ nétiquement programmés pour être des lève­tard et mettent plus de temps à démarrer. Ceux­là ont aussi plus de mal à passer le soir en mode nuit, et manquent généralement de sommeil… Sans pouvoir remettre en cause radi­ calement le rythme effréné de la vie moderne, les spécialistes de l’horloge biologique se servent de l’étude des “gènes d’horloge”, qui régissent les processus métaboliques à l’œuvre dans chaque cellule de notre corps, pour adapter certains traitements médi­ caux. La chronothérapie se sert de ces connaissances pour déterminer le mo­ ment idéal pour administrer un traite­

ment anti­cancer, et limiter les effets secondaires. Autre exemple : il existe un médicament “intelligent” contre la polyarthrite rhumatoïde, qui libère son principe actif la nuit, pour bloquer en amont le processus inflammatoire. Plus globalement, les scientifiques ont établi des corrélations entre le “jet lag social” (le fait de ne pas être en phase avec le temps externe) et la dé­ pression, le diabète ou la démence sé­ nile. Faut­il bousculer les règles socia­ les et les rythmes du travail ? L’on rap­ pelle en tout cas ici que des individus en meilleure santé sont davantage pro­ ductifs, sans compter la baisse des coûts de santé induite par une politi­ que de prévention efficace. Caroline Gourdin, à Paris

Bébé, la première sensation du plaisir naît sur le sein de la mère. Cela crée une empreinte dans notre cerveau, qui peut être réveillée par les phéromones libérées par la personne que l’on a en face de soi. A New York, on peut ainsi participer à une “phéromones party” pour tenter de trouver l’âme-sœur ! Ces phéromones peuvent provoquer une surproduction de la noradrénaline, qui a notamment pour effet d’augmenter la concentration. Ce qui explique pourquoi les “victimes” d’un coup de foudre sont capables de se souvenir de chaque détail de leur première rencontre…

pable de voir les défauts de l’autre !

gistrés en 2012. La suite de l’explication, “Questions à la une” la trouve notamment dans la fiscalité. La France, l’Italie et l’Espagne estiment que Ryanair élude l’impôt national en offrant aux travailleurs locaux des contrats irlandais. De son côté, Ryanair invoque le droit européen et gèle toute action en multipliant les dé­ marches en justice. L’Allemagne aussi réclame de l’ar­ gent mais, cette fois, sur les taxes liées au poids des avions. La règle est simple : plus un avion est lourd, plus sa compagnie payera de taxes. L’autorité aérienne allemande a ainsi repéré une tricherie générali­ sée sur les aéroports de Cologne, de Brême et de Berlin. Durant 4 ans, Ryanair aurait ainsi déclaré des poids ne correspondant pas à la réalité. Systématiquement, de 2009 à 2012, la différence de poids indi­ quée par les pilotes et ceux déclarés par Ryanair sur les documents officiels remis aux autorités alle­ mandes aurait permis à la compa­ gnie de gagner 447 000 euros ! Un document interpellant… Mais le magazine d’investigation de la RTBF s’est également immiscé dans les coulisses des paquebots de croisière, où le dispositif prévu pour la sécurité et la formation du per­ sonnel de bord a lui aussi été passé au crible. Ainsi, depuis le naufrage du “Costa Concordia”, apprend­t­on que la réglementation est encore loin d’être exemplaire, malgré les efforts réalisés… ­> Rediffusion le 16/2 à 8h sur La une. Et à revoir en ligne sur RTBF.be/revoir.

Une fois la passion amoureuse passée (c’est inévitable malheureusement) et l’équilibre hormonal rétabli dans le cerveau, l’ocytocine entre en jeu. Il s’agit de l’hormone de l’attachement, produite en abondance au moment de l’accouchement notamment. C’est elle qui fait que l’on peut rester amoureux pendant des années. Pour autant que cet amour et donc la production d’ocytocine soient entretenus ! On la retrouve par exemple chez les couples d’inséparables, qui font partie du petit pour cent seulement d’espèces monogames du règne animal, essentiellement chez les oiseaux. Pauvres de nous, qui ne sommes que des mammifères… Dernier enseignement de cet intéressant “Tout s’explique” spécial : le sexe est bon pour la santé et pour presque tout : régime, rythme cardiaque, stress, beauté, teint… H. H.

JAN VAN DE VEL/REPORTERS

Ou quand, même pour le plus poétique de nos comportements, nous ne sommes finalement que des animaux réduits à nos hormones… On comprend d’ailleurs ici le sens de la formule toute faite : “L’amour rend aveugle”. La production de noradrénaline peut en effet s’accompagner d’une baisse d’une autre hormone, la sérotonine, qui rend le cerveau inca-

Hier soir sur La une, Questions à la uneHH proposait une enquête assez interpellante sur la compa­ gnie aérienne irlandaise Ryanair. Cinq cents millions d’euros de béné­ fices l’an dernier. Septante­six mil­ lions de passagers transportés. En 25 ans, Ryanair s’est imposée comme l’une des compagnies low­ cost les plus populaires en Europe. Mais elle fait aussi l’objet de vives critiques. Malgré la formidable réussite économique, des voix s’élè­ vent pour dénoncer un personnel mal payé et sous pression, mais aussi des marges de sécurité parfois réduites. Des accusations en partie corroborées par des témoignages édifiants de pilotes – rassurants ou alarmistes –, des passagers – ravis ou déçus –, en passant par le grand patron Michael O’Leary, l’actuel dirigeant de la compagnie Ryanair et l’un des hommes les plus riches d’Irlande, avec une fortune estimée à plusieurs centaines de millions d’euros. Les auteurs de cette enquête, Olivier Badart et Nicolas Ceuppens, exami­ nent – à la loupe – les prix planchers pratiqués par la compagnie et l’étonnante destination d’une partie des bénéfices engendrés. Le prix de nos billets pas chers est certes déjà compensé par les surplus payés par des centaines de voyageurs (notam­ ment des frais d’enregistrement incompressibles, des frais supplé­ mentaires pour des paiement réali­ sés avec certaines cartes de crédit et des tarifs au prix fort pour les baga­ ges non enregistrés, etc.) mais ces belles rentrées d’argent n’expliquent pas encore entièrement les 500 millions de bénéfices nets enre­

Les surplus payés par des centaines de voyageurs pris au piège suffisent-ils à expliquer les 500 millions de bénéfices nets réalisés par la compagnie low-cost en 2012? jeudi 14 février 2013 - La Libre Belgique

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Télévision jeudi

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Télévision jeudi Radio LAPREMIÈRE 09.00 LegrandMag:Jean-BaptisteBaronian, Nicolas Bedos–11.00 O Positif : œstradiol, sex and sun–12.00 Le Forum de Midi–13.30 AuTempsretrouvé:spécialeBDbelge–Jacobs –14.00 Sacré Cocktail ! –16.00 On n’est pas rentré–17.00 Soir Première–19.00 Le monde est un village : Carte Blanche à Peter Van Rompaey–21.00 Le grand jazz–22.00 Par Ouï-dire:SpaceOddity–23.00Rediff.–

MUSIQ’3 09.00 Tema con Variazioni : Rocher–09.30 Lerendez-vousdesmusiciens:AlmaMahleret ses hommes–11.00 Feuilleton : Franz Liszt et Caroline de Saint-Cricq–11.30 Autour de midi–13.15 Intermezzo–14.00 Concert de l’après-midi–16.00 Le grand 4 heures–18.00 Jazz–19.00 Prélude–20.00 Concert du soir : F. Liszt : “Six Songs”– G. Mahler: 5 Rückert-Lieder – Henri Duparc : Five Songs–R.Strauss:SixSongs.JonasKaufmann (ténor), Helmut Deutsch (piano) –22.00 Musique de chambre–23.30 Feuilleton : Franz Liszt et Caroline de Saint-Cricq–00.00 Table d’écoute–02.00LesnuitsdeMusiq3–

Regard sur la jeune Afrique sur France Inter

FRANCECULTURE

surtout demain, France Inter propose une opération spéciale à l’occasion de la délocalisation du festival “Etonnants voyageurs” qui se tient à Brazzaville du 13 au 17 février. Rendez­vous aujourd’hui à 11h et 13h30 dans “On va tous y passer” et “La marche de l’histoire” et demain toute la journée. Notamment dans la matinale (7h­9h) de Patrick Cohen, qui sera en direct de la capitale congolaise.

DANIELE TAMAGNI

‣ Délocalisation. Aujourd’hui et

09.05 La fabrique de l’histoire : histoire de l’amour–10.00 Les nouveaux chemins de la connaissance–10.50Lejournaldelaphilosophie–11.00 Culturesmonde–11.30 Frontières–11.50 Fictions/Micro fiction : “Elles se marièrent et eurent beaucoup d’emmerdes”–12.00 La grande Table–13.30 Les pieds sur terre–14.00 La marche des sciences–15.00 Le bien commun–15.30 Questions d’éthique–16.00 Pas la peine de crier–16.05Jedéballemabibliothèque:Pierre Baux nous lit… –16.15 Polaroid–16.50 Poème du jour avec la Comédie-Française–17.00 Sur les docks. La Douleur : Réparer l’excision–18.20 Du grain à moudre–19.05 LeRenDez-Vous–19.55Lecturedusoir:Denis Podalydès lit “Cinna” de Corneille–20.00 A voix nue : Gabriel Mouesca–20.30 Fictions/ Le feuilleton : “Des phrases courtes, ma chérie”–20.55 La vignette–21.00 La dispute. Musique : La petite renarde rusée et Airs d’opéra et Lieder par Jonas Kaufmann–21.20 Revue de presse culturelle–22.15 Horschamps : Eve Ensler–23.00 L’atelier de la création–00.00 Du jour au lendemain : MichèleFinck–00.35L'élogedusavoir–

FRANCEINTER 09.10 Comme on nous parle–10.00 Service public : du romantisme sinon rien–11.00 On va tous y passer : Etonnants Voyageurs à Brazzaville (cf. ci-contre)–12.30 Carnets de campagne–12.45 Le jeu des 1000€–13.30 La marchedel’histoire:lessoldatsafricainspendant la Grande Guerre–14.00 La tête au carré : Amour, odeurs, parfums et phéromones… –15.00Là-bassij’ysuis–16.00Carrefourde Lodéon–17.00 Le grand entretien–18.20 Downtown : Tom Fontana–19.20 Le téléphone sonne–20.00 L’humeur vagabonde : Marie Delterme–21.00 Ouvert la nuit : Sporto Kantès–23.15 Addictions–00.00 Black liste–

FRANCEMUSIQUE 09.10 Venez quand vous voulez–11.00 Le matindesmusiciens:SurleThèmedel’Improvisation–12.35 Le magazine–13.40 Du côté de chez Pierre : Hector Berlioz “Mémoires” –14.00Concertdel’après-midi–16.00Horizonschimériques:AlexandreDargomijsky,un bicentenaire oublié–17.00 Changez de disque ! –18.00 Open jazz : Reis, Demuth, Witgen–19.10 Les traverses du temps : Claire Bodin–20.00 Le Concert du soir : W.A. Mozart : Symphonie nº35 “Haffner” en ré Maj. K. 385; Concerto pour violon et orchestre n°5 en la Maj. K. 219 – J. Sibelius : Symphonie nº 3 en ut Maj. opus 52. Orch. nat. de France–22.30CinémaSong:unesoiréeavecEleni Karaindrou–00.00Tapagenocturne–

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Insolite

Sexy

MATT DAMON

ELISHA CUTHBERT

On se souviendra peut-être d’Elisha Cuthbert dans le rôle de la fille de Jack Bauer, toujours prête à se faire sauver en “24h chrono”. Après un passage à vide, la Canadienne a retrouvé le succès dans la série “Happy Endings”, au point qu’elle a été élue femme la plus sexy de la télé américaine par le magazine pour hommes “Maxim”. Modeste, elle a commenté : “Comment une personne peut être plus jolie que Kaley Cuoco (‘The Big Bang Theory’), ou Sofia Vergara ( ‘Modern Family’) ?”

L’acteur a annoncé dans une conférence de presse qu’il n’irait plus aux toilettes jusqu’à ce que l’accès à l’eau potable et aux sanitaires soit disponible à tous. Si le message est sérieux, cette grève des toilettes ne l’est pas. Matt Damon a diffusé cette vidéo humoristique sur Internet pour attirer l’attention du public sur le gaspillage d’eau potable en référence à la prochaine journée mondiale de l’eau le 22 mars prochain.

Recalée

Spiderbébé

SCARLETT JOHANSSON

ALEC BALDWIN

L’actrice s’est expliquée sur son audition ratée pour le rôle de Fantine dans l’adaptation cinématographique de la comédie musicale “Les Misérables”. Belle perdante, elle a ajouté : “Ayant vu le film, je pense que je n’aurais jamais pu faire une meilleure performance qu’Anne Hathaway. Elle était parfaite et je crois que c’était le destin et comme ça que ça devait se passer.” De toute façon, Scarlett Johansson a également sa part de succès à Broadway où elle joue pour le moment la pièce de Tennessee Williams “La Chatte sur un toit brûlant”.

“Ce n’était pas une araignée.” L’acteur (54 ans) a expliqué au magazine “Extra” qu’il avait entendu sa compagne Hilaria Thomas (28 ans) crier “Aaahhh Alec, Alec !”. Habitué, il s’était dit que ce devait encore être une araignée à écraser, mais non ! Il a appris en rejoignant sa moitié qu’il allait à nouveau être père.

Paparazzi KATE MIDDLETON

CHI

REPORTERS/INF

“J’ai chanté de tout mon cœur mais j’avais une laryngite. J’ai fait tout ce que j’ai pu.”

REPORTERS / FAMEFLYNET PICTURES

“En protestation à cette tragédie mondiale et jusqu’à ce que tout le monde ait accès à de l’eau et des sanitaires propres, je n’irai plus aux toilettes.”

ABC

REPORTERS/DPA

Constipé

Le tabloïde italien “Chi” a publié des photos de Kate Middleton, enceinte et en maillot de bain, prises alors que la Duchesse de Cambridge était en vacances sur l’île Moustique (Caraïbes). Le palais Saint-James, qui veille aux intérêts du prince William et de sa famille, a dénoncé cette violation de la vie privée. On ne sait pas encore si la famille royale britannique va engager des poursuites contre “Chi”. Il y a quelques mois, la publication par plusieurs magazines, parmi lesquels “Chi”, de photos de Kate seins nus avait déjà créé la polémique. (Belga)

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Pratique

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Tirages du mercredi 13 février

Tirage du mardi 12 février

| •01Keno • Euro Millions | - 04 - 05 - 06 -08 - 09 - 13 - 22 - 30 -32 5 - 11 - 16 - 25 - 28 / 7 - 9 40 - 42 - 44 - 45 - 50 - 54 - 56 - 58 - 61 -65 Kenophone : 0900/223.80

• Pick 3 |

1-6-3 Tirages du mercredi 13 février Lotto | 12-26-31-34-43-45 /8

6 exacts 5 exacts + Bonus 5 exacts 4 exacts + Bonus 4 exacts 3 exacts + Bonus 3 exacts 2 exacts + Bonus

• Joker + | 6 chiffres 5 chiffres 4 chiffres 3 chiffres 2 chiffres 1 chiffre Taureau

0 1 44 123 2186 3333 36672 34419

0 92103,30 1985,40 355,10 36,90 12,90 5 3

5–3–2–4–5–9 0 1 32 292 2688 27305 12834

20000 € 2000 € 200 € 20 € 5€ 2€ 1,50 €

5 exacts et JJ 0 gagnant .......................................... 0,00€ 5 exacts et J 15 gagnants ............................... 73256,40€ 5 exacts 14 gagnants .............................. 26163,00 € 4 exacts et JJ 89 gagnants ................................. 2057,70€ 4 exacts et J 1404 gagnants ............................... 114,10€ 4 exacts 2464 gagnants ............................... 65,00€ 3 exacts et JJ 2972 gagnants ................................ 38,50€ 2 exacts et JJ 37064 gagnants .............................. 14,20€ 3 exacts et J 50628 gagnants ................................ 9,90€ 3 exacts 90443 gagnants ............................... 9,30€ 1 exact et JJ 174623 gagnants ................................ 8,50€ 2 exacts et J 628571 gagnants .............................. 6,40€ 2 exacts 1117184 gagnants .............................. 3,60€

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Edito

En2minutes

ING : mille humains, vus d’assez loin Par Patrick Van Campenhout

M Sûreté de l’Etat | De nombreux

politiques se sont signalés mercredi par des déclarations en tous genres au sujet de l’avenir de la Sûreté de l’Etat, qui pourrait, qui sait, être demain dirigée par Karin Gérard, la magistrate très médiatique de la cour d’appel de Bruxelles. UPP.6-7

lois Jamal Ikazban pour injure publique. Ce dernier l’avait traité sur Twitter d’ “ordure sioniste”. UP.10 parmi le patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. A ce titre, sa directrice générale se déclare “profondément choquée” par le char “SS-VA” que l’on a vu défiler dimanche. UP.10

BRUNO FAHY/BELGA

Etats-Unis | En prononçant le

Religion | Le Carême a débuté

mercredi au sein de l’Eglise de Belgique qui plus que de coutume propose des voies concrètes pour le vivre, aux fidèles. UP.9

traditionnel discours sur l’état de l’Union, mardi soir, Barack Obama a dressé le catalogue des réformes qu’il veut encore mener, qu’il s’agisse d’économie, d’éducation, d’immigration ou de contrôle des armes à feu. Il a invité le Congrès à prendre ses responsabilités en l’y aidant. UP.18

JEWEL SAMAD /AFP

condamné parce que deux justiciables ont vu leur dossier bloqué, faute de magistrats, à la cour d’appel de Bruxelles. C’était il y a plusieurs années. Mais les choses ne se sont pas arrangées depuis. UP.8

Moniquet, commentateur de RTL, annonce qu’il va porter plainte contre le député bruxel-

pine sont les deux seuls sidérurgistes européens qui dégagent encore des bénéfices. Arcelor Mittal a récemment avoué pour 2012 des pertes de 2,9 milliards d’euros sur les aciers plats. UP.28

SCIENCES Fraude alimentaire | Alors que

l’on n’a toujours pas trouvé le responsable dans le scandale des produits surgelés à la viande de cheval, chez nous, le SPF Economie a décidé d’étendre les contrôles à l’ensemble des produits transformés contenant de la viande hachée. UP.25

mercredi près du stupa de Bodnath, l’un des sites bouddhistes les plus vénérés dans le monde. UPP.20-21

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français Total a vu son bénéfice atteindre 3,1 milliards d’euros au quatrième trimestre 2012, contre 2,7 milliards d’euros une année plus tôt, grâce aux prix en hausse du baril de Brent. UP.29

SPORTS Football | Genk se prépare à

Banques | ING Belgique a an-

écrire une nouvelle page de son histoire face à Stuttgart en 16es de finale de l’Europa League. UP.35

noncé la suppression nette de mille emplois d’ici 2015. Le groupe compte engager 150 personnes chaque année les trois années à venir. 1450 personnes devraient donc quitter l’entreprise via des départs naturels. UPP.26-27

Hockey | Tom Boon se confie à

quelques jours du lancement de la Coupe d’Europe! UP.36

français de l’automobile, PSA Peugeot Citroën, a dévoilé une perte nette de 5 milliards d’euros en 2012, la plus lourde de son histoire, qui s’explique par sa dépendance aux marchés européens en crise et par 4,7 milliards de dépréciations d’actifs. UP.28

Météo Brabant wallon

Pétrole | Le groupe pétrolier

ÉCONOMIE

Automobile | Le numéro un

Tibet | Un moine s’est immolé Député bruxellois | Claude

Acier | ThyssenKrupp et Voestal-

Djamal Chaab, s’est immolé mercredi en milieu de journée devant une agence Pôle emploi de Nantes et est décédé. UP.21

Alost | Le carnaval local compte

INTERNATIONAL

Cour d’appel | L’Etat belge a été

France | Un chômeur de 43 ans,

PHILIPPE DEMARET

BELGIQUE

Cyclisme | Greg Van Avermaet et

Philippe Gilbert n’ont rien pu faire face à Peter Sagan au Tour d’Oman. UP.37

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ille postes supprimés chez ING Belgique. Pour la forme, le groupe bancaire belgo­hollan­ dais a fait très fort en annon­ çant ce chiffre par un simple communiqué de presse. C’est irrespectueux, pour le moins. Mais, techniquement, c’est une manière sans doute de provoquer une réaction tech­ niquement décorrélée de la publication, quelques heures plus tard, de très bons résul­ tats financiers. Avec, ici, un bénéfice 2012 avant impôts proche du milliard d’euros, incompatible médiatiquement avec l’annonce d’une procé­ dure de dégraissage... Mais le chiffre est là, tout rond, qui témoigne de la froideur avec laquelle ces économies sont alignées dans l’esprit des diri­ geants du groupe. Vu de loin, et même d’Amsterdam, mille postes, c’est autre chose que mille ménages. Et cela sent à plein nez la feuille de calcul pondue par un expert… des chiffres, mais pas de la gestion des ressources humaines. Pour le reste, les explications fournies tiennent évidemment la route. Bien sûr, le consom­ mateur belge de produits financiers est soucieux du coût de ces services. Et, bien sûr, un client sur deux au moins effec­ tue des opérations bancaires à partir d’un automate ou de son ordinateur personnel. Mais de là à vouloir faire en­ tendre qu’il s’agit d’une ten­ dance surprenante… il y a de la marge. Ce n’est jamais que le résultat d’une stratégie enta­ mée il y a une bonne dizaine d’années. Mais, dans le secteur financier, on a la mémoire très courte, même au plus haut niveau. Ici comme ailleurs, on a déjà oublié qu’en 2008, c’est l’argent des contribuables néerlandais –10 milliards d’euros!– qui a permis le sau­ vetage d’ING Group.

La Libre Belgique - Brabant wallon – Belgique 1,30 € – France 2 € – Luxembourg 1,30 € – Tél.: 02/744.44.44 – jeudi 14 février 2013 – 130e année – n° 45 – HHHHH

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