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Un pape sud-américain, est-ce pour demain ?

pp. 14 à 17

Avec “Passion”, Brian De Palma renoue avec le thriller érotique. Entretien. LUC SKEUDENER / EPA

BRABANT WALLON - MERCREDI 13 FÉVRIER 2013 - www.lalibre.be

Culture pp.40-41 et “Libre Culture”

Inoxydable Mittal

AFP

La Commission européenne veut forcer le géant de l’acier à “geler” les restructurations en cours. Lakshmi Mittal fait la sourde oreille. pp. 26-27 & Edito p.56

Quotidien européen – Belgique 1,30 € – France 2 € – Luxembourg 1,30 €

Tél.: 02/744.44.44

130e année – n° 44 HHHHH

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Homepage Pages 4-7

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Hôpital psychiatrique: par où la sortie?

Guérilla cybernétique

JOHANNA DE TESSIÈRES

Sortir les patients atteints de troubles mentaux des hôpitaux psychiatriques pour les soigner sur leur lieu de vie: c’est l’objectif de la réforme qui a dé­ marré en 2011. Mais les malades grave­ ment atteints ne pourront pas quitter le circuit institutionnel. Visite au Centre psychiatrique Saint­Bernard, à Manage.

Les 30 millions d’internautes viet­ namiens représentent un tiers de la population et les blogs sont deve­ nus le principal véhicule de la con­ testation politique. La riposte du régime communiste n’a rien de virtuel, comme le montre un rap­ port accablant de la Fédération in­ ternationale des Ligues des droits de l’homme.

Clou

Le lieu La chapelle Sixtine Sous le regard de géants nus

lalibre.be

Rome. Le pape Benoît XVI

State of Union. Barack Obama a présenté cette nuit

réapparaîtra pour la première fois en public ce mercredi, depuis l’annonce de sa démission lundi, pour l’audience hebdomadaire, puis pour une messe des Cendres qui, à titre exceptionnel, se déroulera à la Basilique Saint-Pierre.

son discours de l’état de l’Union face à un Congrès en partie hostile. A la tribune de la Chambre des représentants, face à plus de 500 parlementaires, ministres, magistrats et autres membres des corps constitués, le président américain a proposé la feuille de route pour son second mandat. Découvrez les principaux extraits de ce discours sur LaLibre.be.

Carnaval. La saison des carnavals bat son

16h30 des ministres européens de l’Agriculture, en présence du commissaire européen chargé de la Santé et des consommateurs, pour étudier les mesures à prendre au niveau de l’Union après le scandale des produits congelés soi-disant “pur bœuf” mais contenant en fait de la viande de cheval.

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AFP

Bruxelles. Réunion à partir de

plein. De Rio à Venise, en passant par Luzon (Espagne), les folklores locaux sont mis à l’honneur. Même si chaque ville dispose de ses spécificités, tous les carnavals se caractérisent par un esprit de fête, de démesure et de splendeur. La rédaction de LaLibre.be vous propose le top des 20 plus belles photos de ces festivités. Très différentes, elles sont toutes représentatives de l’état d’esprit qui a animé chacun des lieux des heures durant.

Berlin. Suite de la 63e Berlinale

The Voice. Comme à son habitude, The Voice Belgique

avec deux nouveaux longs métrages en compétition.

rempilait pour le quatrième volet de ses fameuses auditions à l’aveugle hier soir. Retrouvez le “billet d(e mauvaise) humeur” de notre chroniqueur à la dent dure sur Let It Sound, le blog musical de la rédaction.

PHOTO NEWS

Aujourd’hui

D’ordinaire s’y bouscule, l’envahit, l’em­ bouteille une foule hébétée, têtes en l’air et nuques percluses de torticolis, les jambes alourdies par d’improbables kilomètres muséaux, les oreilles violen­ tées par des messages beuglant en vain de faire silence. Un contraste sidérant saisira ses murs vénérables, vers la mi­mars. Alors franchira son seuil, en pompe et avec componction, un étrange cortège peuplé d’hommes seuls, ensoutanés de pourpre, recueillis et graves sous leur chef uniforme. Sur eux se refermeront une première fois, et pour plus d’une fois si aléatoires affinités, ses portes lourdes en même temps que de lourds secrets. Sous clé. Cum clave. Un poêle, à gauche à l’entrée, attirera de furtifs regards em­ bués par l’émotion ou par les ans. Pas pour songer à se réchauffer les os, mais oser échafauder, qu’à l’Esprit ne plaise, de souveraines et pontificales supputa­ tions. Tandis que les surveilleront, après en avoir vu tant d’autres, les centaines de géants de Michel­Ange, souvent nus et toujours sublimes, impavides en Genèse au plafond ou farouches en Jugement dernier au mur de l’autel. C’est le pape Sixte IV, vers 1480, qui fit construire au Vatican la chapelle prenant son nom. Des conclaves s’y déroulèrent souvent, pas toujours. C’est Jean­Paul II, en 1996, qui établit la Sixtine comme siège officiel des scrutins papaux. Impos­ sible désormais pour les cardinaux élec­ teurs d’échapper, au cœur du Jugement, au centre de la terrible houle, à ce Christ autoritaire voire courroucé que même Marie à ses côtés, anxieuse sinon rési­ gnée, paraît vouloir fuir ! Paul Piret

La Libre Belgique - mercredi 13 février 2013

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“La Libre Culture”

Les explorateurs de la conscience

Comment devienton terroriste ?

Ce jeudi 14 février, l’Université li­ bre de Bruxelles inaugurera son nouveau centre de recherche sur les neurosciences. Au sein de ce­ lui­ci, une équipe s’est donné pour mission d’explorer ce qui est a priori insaisissable : notre cons­ cience.

Dans le poignant “Les che­ vaux de Dieu”, en salles ce mercredi, Nabil Ayouch dé­ crit avec nuance et subtilité le parcours des kamikazes de Casablanca. Entretien avec une figure majeure du nouveau cinéma marocain.

La personnalité

Regards ............. pp.6-7 Contacts ............... p.55 Jeux/loterie ... pp.54-55 Météo ................... p.55 Nécrologies ... pp.38-39 Bourses ......... pp.30-31 Régions .......... pp.12-13 Planète .......... pp.22-24 CINÉART

Pages 22-23

Radios-TV ...... pp.50-52

Le chiffre

470 MIEUX QUE FEDERER OU NADAL...

ODDOUX FRANCK/ULTRA-TRAIL DU MON

La Néerlandaise Esther Vergeer, star du tennis fauteuil avec 470 victoires consécutives, invaincue depuis dix ans, a annoncé mardi qu’elle arrêtait la compétition. “Un jour très spécial: arrêt officiel du tennis et parution de mon livre”, a écrit sur Twitter la Néerlandaise, âgée de 31 ans, qui a remporté quatre médailles d’or en simple et trois en double aux Jeux paralympiques, sans indiquer la raison de cette décision. Esther Vergeer, numéro un mondiale depuis 1999, n’a pas perdu un match en simple depuis janvier 2003. Elle a décroché son premier titre paralympique à Sydney en 2000. La Néerlandaise, qui a toujours assuré ne pas viser à casser le record historique de 555 victoires consécutives du joueur de squash pakistanais Jahangir Khan entre 1981 et 1986, avait déclaré que “beaucoup de monde” oubliait qu’elle devait “travailler dur” pour engranger les victoires. Esther Vergeer est paraplégique depuis un accident médical à l’âge de 8 ans. Elle a débuté le tennis en fauteuil roulant pendant sa rééducation.

Kilian Jornet Alpiniste, skieur et coureur

Kilian Jornet, à vingt­cinq ans à peine, s’est déjà bâti une belle légende. Et c’est en grand favori que le jeune Espagnol prend le départ, ce mercredi, du cham­ pionnat du monde de ski­alpinisme dans les Hautes­Alpes. Ce sportif hors norme trace son chemin en montagne d’exploit en exploit depuis ses plus tendres années, passées dans le refuge des Pyrénées que gardaient ses parents. A l’époque, lui et sa sœur ca­ dette devaient parcourir tous les jours, à ski ou à pied, une quinzaine de kilo­ mètres pour se rendre à l’école. Le gamin n’a que cinq ans quand il atteint l’Aneto – point culminant des Pyrénées (3404 m) – et six lorsqu’il gravit son premier 4000 m, le Breithorn, dans les Alpes valaisannes. Il intègre le Centre technique de ski­alpi­ nisme de Catalogne à treize ans et commence à se frotter à la compétition. “Premières victoires”, “des déceptions” aussi. Une fracture de la rotule, en 2006, cloue le jeune homme, mais il s’accroche et redécolle. L’hiver, il domine l’univers du ski­alpi­ nisme, dont il remporte la Coupe du monde en 2011 et 2012 et les cham­ pionnats du monde en 2011. L’été, il enchaîne les plus grands trails de la planète, de la Diagonale des Fous de La Réunion, qu’il gagne à deux reprises

(2010 et 1012), à l’Ultra­Trail du Mont­Blanc, qu’il remporte trois fois (2008, 2009 et 2011) – une course de près de 170 km, avec quelque 9 500 mètres de dénivelées positives, qu’il boucle en une vingtaine d’heures. Le reste du temps, Kilian Jornet en­ chaîne les records : le GR 20, sentier qui traverse la Corse, en 32h54, ou le Kili­ mandjaro, point culminant de l’Afrique (5892 m), en 7h14 aller­retour. L’Espagnol, avec un pouls à 34 pulsa­ tions par minute et une consommation maximale d’oxygène équivalant au double d’un homme normal, passe presque pour un extraterrestre (mais un extraterrestre qui aime la pizza et ne rechigne pas devant un pot de Nutella). Son secret ? “S’entraîner, s’entraîner”, dit­il. Sa vie et sa culture de la monta­ gne font probablement la différence aussi. Toujours en mouvement, ce nomade dans l’âme s’est lancé un nouveau défi, les “sommets de ma vie”, à grimper le plus rapidement possible : le Mont­ Blanc, le Mattherhorn et l’Elbrouz en 2013, l’Aconcagua et le mont McKinley en 2014, l’Everest en 2015. “Mais l’important, ce n’est pas le record”, assure­t­il, “c’est ce qu’on apprend en dépassant ses limites.” Sabine Verhest

La phrase “Van Rompuy est absolument méconnu, y compris de ses compatriotes.” SILVIO BERLUSCONI

L’ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi s’en est une nouvelle fois pris aux institutions européennes, et notamment au président du Conseil, Herman Van Rompuy, et à sa collègue aux Affaires étrangères Catherine Ashton, qui seraient “absolument méconnus” y compris de leurs compatriotes. Silvio Berlusconi a de nouveau critiqué hier une Union européenne dominée, selon lui, par l’Allemagne et la France, estimant qu’en cas de référendum sur l’euro, la majorité des Italiens le rejetteraient. Silvio Berlusconi participait à un forum sur les législatives des 24 et 25 février organisé par l’agence italienne Ansa. Le Cavaliere a souvent eu ces dernières années des problèmes dans les relations avec les institutions et les dirigeants de l’UE et de certains de ses pays membres, alors que son successeur, Mario Monti, bénéficie au contraire de leur appui. “Ce qui me fâche le plus c’est cette histoire, qui est tellement lointaine de la réalité, sur ma non-crédibilité en Europe. Je suis, au contraire, très crédible dans l’UE”, a affirmé M. Berlusconi.

mercredi 13 février 2013 - La Libre Belgique

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Belgique Santé mentale L’unité11 du Centre psychiatrique Saint-Bernard, à Manage est une unité fermée. Elle accueille des patients qui y sont placés au sens de la loi sur la protection de la personne du malade mental. Voir également notre reportage photo en pages 6-7.

Une grande réforme des soins de santé mentale est en cours en Belgique. Objectif: “désinstitutionnaliser”, autant que possible, les patients et les prendre en charge sur leur lieu de vie. l

Mais certains malades, atteints de graves troubles mentaux, ne pourront jamais quitter l’hôpital. Visite au Centre psychiatrique Saint-Bernard, à Manage. l

On ne fera pas disparaître la folie PSYCHOSES

L

Reportage Annick Hovine

a veste sur le dos, un jeune homme arpente in­ lassablement le couloir. “Je vais bien”, répète­ t­il à qui veut l’entendre. Sauf qu’il a disjoncté à la maison, tenant des propos incohérents qui ont fait paniquer sa mère et sa copine. Il jette un regard sur le jardin, tourne soudain les talons et re­ part marmonner plus loin. Un autre patient, sujet à de fréquentes crises de mélancolie, rase les murs, le regard vissé au sol. Une profonde balafre lui zèbre le cou. Il a récemment voulu se trancher la gorge, dans une énième tentative de suicide. Une Rwandaise déambule, angoissée: elle est persuadée d’être encore poursuivie par des génocidaires. On se trouve ici au sein de l’unité11 de mise en ob­ servation du Centre psychiatrique Saint­Bernard, à Manage. Cette unité fermée (23 litsA, pour cas aigus) accueille des patients qui y sont placés au sens de la loi sur la protection de la personne du malade mental. En 2012, il y a eu 199 entrées, dont 120 mises en ob­ servation (qui doivent être contrôlées par un juge de paix) –les autres étant des admissions volontaires. Pas de vigiles; pas de grillages surmontés de barbelés; une chambre d’isolement en chômage technique. “Elle est de moins en moins utilisée”, affirme Sébastien, infirmier­ chef. Parce qu’ici, on dépasse largement les normes mi­ nimum d’encadrement. Pour assurer la sécurité, on mise sur l’humain: 12 équivalents temps plein et 4 in­ firmiers pour la nuit, sans compter les paramédicaux. “L’agressivité n’a fait que chuter”, précise­t­il. A l’origine, en 1881, l’Institut Saint­Bernard était un orphelinat fondé par les Frères de la Charité de Gand. Avant de se transformer, au lendemain de la guerre, en “asile psychiatrique” comme on disait alors, où vécurent jusqu’à 900 “colloqués”… L’époque est révolue; l’hôpital de Manage a pris le tournant de la psychiatrie mo­

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derne, soignant désormais plus de 400 patients répar­ tis dans de petites unités spécialisées: crise aiguë; courts séjours; psychogériatrie; psychoses chroniques; syndromes de Korsakoff (alcooliques chroniques)… Plusieurs services travaillent, au sein de l’hôpital, à la resocialisation des patients et à la réinsertion vers une structure non hospitalière. “Je ne crève plus les yeux…”

droit.” Les patients de l’unité36 ont accès à un petit jardin. L’un, vêtu d’un simple training, est assis sur un banc couvert de neige, insensible au froid polaire. Psychia­ tre, médecin directeur du Centre hospitalier Saint­Ber­ nard, Jean­Louis Feys lui conseille d’enfiler une veste, de ne pas rester immobile. L’autre rétorque, agressif: “Laissez­moi! Je vais me relever.”

Bizarres, les histoires des autres… Les patients chroniques sont hébergés dans les anciens bâtiments du site, qui “Dans ce service, ce sont vraiment des cas ont été rénovés. A l’époque, un frère in­ très lourds avec de gros problèmes de com­ firmier, qui dormait sur place, était portement, explique le docteur Feys. On a chargé de surveiller un immense dor­ beau mettre sur pied des ateliers, multiplier toir où s’alignaient les lits des malades les activités, il y a beaucoup d’apathie chez mentaux… On en est loin. ces patients. On constate une perte d’intérêt “Ma mère ne veut pas me reprendre”, pour les choses de la vie: c’est une caracté­ débite Félix(*), hospitalisé depuis un an ristique des psychotiques.” Exemple: ils ne au service36, réservé aux patients chro­ voient pas l’intérêt d’aller au cinéma. “Les niques présentant des troubles du com­ histoires des autres, c’est bizarre pour eux.” portement. Il devrait bientôt passer à A l’autre bout du vieux bâtiment, près FÉLIX(*) l’unité64, qui héberge des psychotiques de l’entrée (et de la sortie…), l’unité29. qui ont besoin d’une prise en charge Les patients psychiatriques chroniques centrée sur la réhabilitation. Félix retourne les week­ vont et viennent à leur guise dans ce service qui sert de ends chez sa maman, à Tertre. “Maintenant, je ne fais transition entre la prise en charge aiguë et la réinser­ plus de délires. Je dois prendre trois médicaments. Mais tion vers une structure non hospitalière (comme une j’entends des voix qui remontent si j’attends trop…” Sui­ maison de soins psychiatriques). vent des propos nébuleux, apparemment sans queue “J’ai une copine qui m’attend dehors, affirme Marcel(*). ni tête, où se mêlent une sœur éducatrice, un tour du Mais elle ne veut pas venir me voir ici: elle dit que je suis Mont­Blanc, un voyage en Afrique, des cours d’infor­ chez les fous.” A son arrivée au Centre psychiatrique matique et des jeux de société à 2,5€ par mois… Saint­Bernard, le quinquagénaire avait un énorme pro­ Le visage étroit, le regard strabique, la voix chucho­ blème d’alcool. Sa vie se résumait à un mot: boire. Son tée, Victor(*) s’approche presque à vous toucher: logement a viré au taudis; lui, a perdu la raison. Si Mar­ “Maintenant, je ne crève plus les yeux.” Les deux doigts cel a un point de chute à sa sortie de l’hôpital psychia­ pointés vers ses propres pupilles. Victor reste difficile à trique, pour la plupart des patients psychiatriques gérer: il se balade à travers les services et vole tout ce chroniques, trouver un hébergement ou une institu­ qu’il trouve à portée de main. Plus loin, un homme crie, tion, “pour après”, relève du casse­tête. à l’intention de personne: “Tu me détestes, tu n’as pas le Le docteur Feys, qui préside la conférence des méde­

“Je dois prendre trois médicaments. Mais j’entends des voix qui remontent si j’attends trop.”

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JOHANNA DE TESSIÈRES

cins­chefs des hôpitaux psychiatriques de Bruxelles et de Wallonie, confirme: “Il y a toute une série de patients pour lesquels il manque de solutions résidentielles.” Une réalité qui risque de s’aggraver avec la réforme de l’or­ ganisation des soins de santé mentale actuellement en cours. Ce projet, baptisé “psy107” (lire ci­contre) pré­ voit une réorganisation du secteur dans le sens d’une “désinstitutionnalisation”. Autrement dit: on veut sor­ tir, autant que possible, les patients des hôpitaux pour les prendre en charge sur leur lieu de vie, notamment via des mises en réseaux des soins et la constitution d’équipes mobiles chargées d’intervenir à domicile. Simpliste “Les hôpitaux psychiatriques soutiennent activement cette réforme, assure Jean­Louis Feys. Nous espérons que cette réorganisation pourra effectivement améliorer la qualité des soins et diminuer la durée et la fréquence des hospitalisations.” A Saint­Bernard, une équipe mobile est d’ailleurs en train de se constituer; l’hôpital doit pour cela fermer 33 litsT (pour patients chroniques). Mais le projet “psy107” comporte aussi des risques, qui sont rarement évoqués, regrette le président de la conférence des médecins­chefs. “On présente trop sou­ vent les choses de manière simpliste: il suffirait que les pa­ tients sortent des hôpitaux et soient pris en charge par des équipes mobiles et des centres de réhabilitation pour qu’ils se réinsèrent dans la société!” La réalité est nettement plus complexe et plus nuancée. “Les hôpitaux psychia­ triques accueillent de nombreuses personnes avec des psy­ choses sévères, des problèmes de démence, des graves trou­ bles de comportement avec retard mental associé qui ne pourront jamais bénéficier de cette réforme”, assène le docteur Feys. Dans un texte rédigé en commun, les médecins­chefs des hôpitaux psychiatriques de Bruxelles et de Wallo­ nie regrettent ainsi que la réforme de l’organisation des soins de santé mentale s’effectue dans une am­

biance “antihôpital”. “Poser comme un a priori idéologi­ que que tous les patients sont potentiellement capables de vivre en autonomie et de trouver du travail nous semble une position désastreuse: elle risque de faire croire qu’[…]il est possible d’éradiquer la maladie mentale et que tous les patients doivent être capables de vivre comme tout un chacun”, indiquent­ils. Une question “niée ou ignorée” On ne souligne que les aspects négatifs de l’hôpital, reprend le docteur Feys: un lieu décrit comme plus toxique que thérapeutique, où régnerait le pouvoir to­ talitaire des soignants. Soit une vision passéiste, qui n’intègre pas la transformation fondamentale des hô­ pitaux psychiatriques au cours des vingt dernières an­ nées. “Les services ouverts offrent la même qualité de soins, mais avec plus de temps et d’espace, que les services psychiatriques des hôpitaux généraux. Et nos services chroniques doivent accueillir toute une série de patients refusés partout ailleurs.” Reste la question, “niée ou ignorée”, de la destination de ces malades atteints de graves troubles mentaux et pour lesquels il n’existe pas de structure en dehors de l’hôpital. Les maisons de soins psychiatriques (MSP)? Ces habitats collectifs destinés aux patients chroniques stabilisés ou atteints d’un handicap mental qui sont in­ capables de vivre seuls débordent. Et les patients n’ont pas tous les moyens de se payer un séjour en MSP. “La seule possibilité que nous avons est de les orienter, avec l’aide des CPAS, vers des maisons privées, dites pira­ tes, qui ne sont contraintes à aucune inspection et à aucune norme minimale de qualité, si ce n’est l’autorisa­ tion des pompiers”, déplore le médecin directeur du Centre psychiatrique Saint­Bernard. Officiellement inexistantes, elles poussent comme des champignons depuis deux ans.

U (*)Prénom d’emprunt.

Nom de code: “psy 107” Avec 150 lits psychiatriques pour 100000 habitants, la Belgique arrive en deuxième position –derrière Malte– des pays de l’Union européenne (90 lits par 100000 habitants en moyenne) à hospitaliser les patients souffrant de troubles mentaux. Une réalité à moduler nettement selon les Régions: Bruxelles est plutôt sous-équipée et la Flandre comptabilise deux fois plus de lits que la Wallonie. Une vaste réforme a donc été mise en chantier, depuis 2009, pour accélérer le mouvement de “désinstitutionnalisation” de la psychiatrie et de la maladie mentale entamée dans les années90. Objectif: permettre, autant que possible, aux personnes souffrant de troubles psychiques de rester dans leur milieu de vie. Comment? En élaborant des réseaux et des circuits de soins plus efficaces autour du patient, notamment via la mise sur pied d’équipes mobiles qui peuvent intervenir à domicile. Pour financer ces réseaux de soins, les hôpitaux psychiatriques et les services psychiatriques des hôpitaux généraux peuvent réaffecter les ressources dévolues aux lits hospitaliers –en clair: fermer des lits– en coopération avec les autres acteurs du secteur, comme le prévoit l’Article107 de la loi sur les hôpitaux (d’où le nom de cette réforme: “psy 107”). Sur le terrain, l’expérimentation a démarré en 2011 par le lancement de dix projets pilotes, qui ont reçu une enveloppe de 750000 euros du fédéral. Neuf autres projets (dont celui de la Région du Centre/Manage) sont en train de se mettre en place. An.H. mercredi 13 février 2013 - La Libre Belgique

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Regards Santé mentale

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Le monde à l’envers Reportage photographique Johanna de Tessières

Toujours maîtriser le poirier, après tant d’années, est une fierté. Un plaisir aussi, celui de voir “tout le monde à l’envers, et toutes les petites lumières…” “Tout le monde”, c’est cette dame qui ressemble vaguement à cette voisine de bus un peu bavarde et qui s’habille fort coloré; c’est aussi cette autre femme, qui ne veut pas être photographiée, même de dos, car, dit­elle, son “look particulier” permettrait de l’identifier; ce sont encore ces quelques personnes qui écoutent bien sagement la télé leur expliquer la chlorophylisation des plantes; ce sont ceux, enfin, qui ont l’air extrê­ mement fatigués de la vie et ceux que l’on ne voudrait pas croiser au coin d’un bois. Un vrai hôpital psychiatrique…

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Belgique Actualité MR : Richard Miller à la tête du Centre Gol

On laisse tomber des ind

L’élu montois succède à Arthur Bodson comme administrateur­délégué.

IDÉOLOGIE

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TANGUY JOCKMANS

L’

importance des scrutins con­ joints de l’an prochain avec à la fois les élections fédérales, ré­ gionales et européennes – “la mère de toutes les élections”… – commence à être perceptible au sein des partis. Car même si les rencontres avec l’électeur sont devenues de plus en plus des tests de popularité mâtinés d’éléments “people” et de toutes sortes de mani­ festations parfois très éloignées des programmes des partis, nos principa­ les formations se rappellent quand même qu’elles reposent aussi toujours sur des différences idéologiques. C’est sans doute au sein du MR que le “re­ mue­méninges” paraît le plus avancé avec la tenue d’un congrès idéologique précédé de rencontres sur le terrain avec des citoyens. La jeunesse sera aussi ciblée particulièrement ici. Ce n’est, évidemment, pas un hasard si dans ses vœux à la population, le parti de Charles Michel a déjà particulière­ ment mis les générations montantes à l’honneur. Dans le cadre de ce redéploiement général, “Le Soir” annonçait mardi que le centre d’études du parti n’avait pas été oublié. Le Centre Jean Gol dispose en effet d’un nouvel administrateur­ délégué en la personne de Richard Miller, qui succède à l’ex­recteur de l’université de Liège Arthur Bodson. Un choix judicieux puisque Miller est non seulement député wallon et sénateur de Communauté mais con­ naît aussi le monde scientifique comme sa poche. Qui plus est, que ce soit comme mandataire régional ou comme élu local à Mons, celui qui est aussi docteur en philosophie a sou­ vent associé action politique et ré­ flexion intellectuelle au service de tous à travers diverses initiatives dé­ bordant et de loin du monde libéral. L’arrivée de Richard Miller à la tête du centre d’études des réformateurs, où l’on annonce l’arrivée d’autres per­ sonnalités scientifiques, porte incon­ testablement le sceau du président Charles Michel. Une reconstitution par fils interposé donc d’un duo Mi­ chel­Miller qui marqua les esprits dans les années 80 et 90. Alors qu’il était journaliste régional pour le Bra­ bant wallon au “Soir”, Richard Miller avait été remarqué par Louis Michel, qui l’engagea pour l’épauler dans son action. Cela déboucha notamment sur le “libéralisme social” et sur un enga­ gement total de Miller dans le MR. Christian Laporte

Les APE régionales soutiennent des politiques, sociales pour l’essentiel, qui n’existeraient pas ou guère sans elles. Restent des failles…

Le Forem ne récupérera pas 6 millions d’euros indûment versés entre 2003 et 2009.

CURIOSITÉ

F

in décembre, le ministre wallon de l’Emploi, André Antoine (CDH), a informé par courrier le secteur as­ sociatif concerné de ceci: le Forem re­ nonce à récupérer des sommes qui lui ont été indûment versées jus­ qu’en 2009 pour le financement de pos­ tes APE (aides à la promotion de l’em­ ploi). Voilà une forme d’étrennes qui mérite bien, sinon de crier au scandale, d’apporter questions et précisions… En moyens budgétaires, en emplois concernés, en services rendus (ci­con­ tre), le sujet est considérable autant qu’indispensable. A l’objectif de base, celui de mises à l’emploi de deman­ deurs inoccupés, s’est d’ailleurs adjoint celui de soutenir des politiques sociales, pour l’essentiel, qui sans doute n’existe­ raient pas ou guère faute d’APE dans les pouvoirs locaux et le non­marchand. Cette dualité participe peut­être aux difficultés et critiques du système. On se souvient d’un rapport de la Cour des comptes, en 2007, prolixe en doléances. L’audit général de la même Cour sur le Forem, chargé non pas de l’organisation (ça, c’est l’administra­ tion) mais du paiement des subven­ tions, réexposa des failles. Tout comme une enquête, en 2010, du bureau Sone­ com et d’un centre de l’ULg (Cris). Tout comme encore, en 2012, les partenaires

utilisés pour la mise à l’emploi risquait de mettre en péril des budgets communaux ou la viabilité des associations. Les recettes financières générées par les récupérations n’auraient pas été suffisantes par rapport à leurs risques”. Enfin, souligne André Antoine, une somme de 6 millions d’euros est ici en cause, qu’il faut rap­ porter à dix ans de politique APE: pas plus de 0,1% de quelque 5,5 milliards. A l’heure de l’austérité budgétaire, ré­ plique Willy Borsus, dans l’opposition MR, un centime est un centime. Et puis, ces 6 millions ne sont pas Ça ne valait pas le coup? sûrs –ajoutons: dans une Et donc, voici que la première estimation, le Région entreprend de Forem, lui, avait évoqué passer l’éponge sur des 22 millions. Une somme, récupérations de paie­ poursuit le député Bor­ ments indus, en applica­ sus, que la Région aban­ tion du premier feuille­ donne donc pour avoir WILLY BORSUS ton d’ajustement budgé­ été “incapable de dresser Chef de groupe MR taire 2012 passé des mécanismes prévus au Parlement wallon. totalement inaperçu là­ dans ses décrets et règle­ dessus. ments”. Le ministre Antoine apporte ici diver­ Enfin, si des employeurs ont rem­ ses justifications techniques, indépen­ boursé des sommes, que va­t­on en dantes de la volonté des bénéficiaires faire? “Va­t­on rembourser leur rembour­ d’APE. Ainsi, le fait que le décret de base sement ou celui qui a été de bonne foi et du dispositif, de la majorité PS­MR­ transparent en sera­t­il pour ses frais?” Ecolo de 2002, ait permis un refinance­ Dans ce cas, “le Forem opérera une com­ ment forfaitaire au profit des pouvoirs pensation”, promet le ministre… locaux sans lien avec des créations Lequel ministre, pour l’avenir, attend d’emploi. Ainsi, le fait que les premières beaucoup d’un décret de 2011 qui a informations sollicitées par le Forem revu la notion de volume global de pour calculer les indus ne soient inter­ l’emploi dans le non­marchand, et d’un venues qu’en 2008; ou que le coût sala­ décret de 2012 qui organise “une ges­ rial global (élément déterminant) n’ait tion séparée” des APE au Forem. Tandis été fixé qu’en avril 2012. Et puis, il y a qu’il promet sous peu un nouveau dé­ querelle de juristes sur la prescription cret, sur l’ex­APE marchand –que le applicable, de cinq ou dix ans. Bref, “ré­ coalisé Ecolo juge insuffisant. clamer cinq ou six ans après des montants Paul Piret sociaux sous la coupole du CESW. Parmi les failles récurrentes? Désor­ ganisation administrative, recours iné­ quitable à certaines aides, pilotage du dispositif; ou encore, nous y voilà, paie­ ments indus qui sont ou non récupérés. Attention, on n’a pas écrit: subvention­ nements abusifs, frauduleux encore moins; le secteur peut être très suscepti­ ble sur les nuances. Reste que divers problèmes, liés notamment à une défi­ nition insuffisante du volume de l’em­ ploi, entretiennent le risque d’indus.

“Va­t­on alors rembourser ceux qui avaient déjà remboursé?”

La Libre Belgique - mercredi 13 février 2013

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us APE Repères

60 000 travailleurs, 600 millions

Après le Fyra, les Desiro de la SNCB connaissent des couacs La SNCB a demandé 25 millions d’euros de pénalité à Siemens.

Depuis dix ans, le dispositif APE (aides à la promotion de l’emploi) remplace en Wallonie une flopée de soutiens publics régionaux à l’emploi jusque-là très divers (TCT, Prime, etc.). A Bruxelles, dans un registre comparable, on évoque toujours des ACS (pour agents contractuels subventionnés).

Le dispositif APE prend forme de subventions de la Région aux employeurs, calculées en “points”, pour subsidier totalement ou partiellement l’engagement de demandeurs d’emplois inoccupés.

Pas moins de 58000 travailleurs sont concernés, ou 40000 équivalents temps plein. On les trouve essentiellement dans les pouvoirs locaux (environ 32000 unités) et l’associatif non marchand (22000), de manière moindre dans l’enseignement (3000). Les APE dans le secteur marchand n’avaient qu’une place marginale; elles sont supprimées depuis le 1er janvier et doivent être remplacées par un mécanisme d’aide forfaitaire annuelle à certains employeurs.

Le budget wallon pour les APE classiques s’élève actuellement à 550 millions/l’an, auxquels s’ajoutent 90 millions à l’enseigne de Marshall2.vert. Soit 10% de tout le budget de la Région.

OMNIBUS

C’

est décidément la série noire pour la SNCB… Après l’inter­ diction de rouler donnée par les autorités de sécurité ferroviaire à l’encontre du Fyra (le TGV low­cost exploité avec les Pays­Bas), ce sont les Desiro qui sont dans la tourmente en raison de problèmes techniques (au niveau de la traction, des portes, des… WC). Produits par Siemens, ces auto­ motrices sont destinées notamment au futur RER belge. Toutefois, quelques dizaines d’entre elles ont déjà été livrées à la SNCB et circulent dans le sud du Luxembourg, dans la région de Nivelles, en Flandre… Avec leur accélération proche d’une rame de métro, elles sont idéales pour les trajets de type “omnibus”. A ce stade, la SNCB a déjà réglé plus de 43% de la facture de 1,53 milliard d’euros pour la livraison de 305 automotrices. Selon le planning actuel, la totalité des Desiro devrait être mise à la disposi­ tion de la SNCB pour fin 2015­début 2016. Déjà 1500 couacs Mais voilà, les Desiro connaissent des couacs… A tel point que, selon “L’Echo”, la SNCB a stoppé la livraison des rames produites par Siemens. L’entreprise ferroviaire réclame d’ailleurs 25 millions d’euros au cons­ tructeur allemand à titre de pénalité

de retard. A ce jour, un total de 1500 rapports liés à des problèmes rencon­ trés dans l’exploitation du matériel li­ vré ont été transmis à Siemens, dont 906 ont été reconnus comme des cas de garantie, 517 sont encore à l’étude et 77 cas sont exclus de la garantie. “Nous avons décidé de stopper la livrai­ son des Desiro afin que Siemens règle les problèmes, explique Nathalie Pierard, porte­parole de la SNCB. Pour les 61 Desiro que nous utilisons déjà, Siemens va opérer un ‘rétrofit’, c’est­à­dire une mise à jour du software, dans nos ateliers de Stockem. Cela se fait progressivement afin de ne pas perturber le trafic là où les Desiro fonctionnent.” Pas de dommages et intérêts Si la SNCB a déjà réclamé des pénali­ tés en raison de ces dysfonctionne­ ments, la situation est très différente des déboires connus par le Fyra, ajoute la porte­parole: “Il n’y a pas de menace d’interdiction de circulation qui con­ cerne les Desiro. Ils ont d’ailleurs obtenu leur homologation définitive pour le ré­ seau belge. Il y a toujours des Desiro qui roulent! Contrairement au Fyra. Nous travaillons en bonne entente avec Sie­ mens pour régler les problèmes qui sont d’importance bien moindre que ceux du Fyra. Dans le cas de ce dernier, une pièce s’était détachée du train et avait obstrué les voies. C’est tout à fait inacceptable.” Tiens, puisqu’on parle du Fyra, la SNCB va entamer une procédure en dommages et intérêts contre le cons­ tructeur italien. Mais va­t­elle faire la même chose vis­à­vis de Siemens ? “Nous n’envisageons pas de telle procé­ dure pour l’instant”, commente sim­ plement Nathalie Pierard. F.C.

Baisse de 10 % des effectifs aux Finances GROGNE

L

es effectifs au Service public fé­ déral (SPF) Finances ont diminué de plus de 10 % en trois ans, re­ lève mardi le syndicat UNSP­Secteur Finances. Quelques jours après une manifestation menée en front com­ mun pour dénoncer la politique du se­ crétaire d’Etat à la Fonction publique, Hendrik Bogaert (CD&V), le syndicat insiste sur les risques liés à une trop importante réduction du volume d’emploi. En trois ans, le nombre de fonctionnaires fédéraux a diminué de 6 % et ce recul dépasse les 10 % au SPF Finances, selon l’UNSP qui puise ces chiffres dans les statistiques du per­ sonnel fédéral reprises en ligne. Au 1er janvier 2010, le SPF Finances comptait encore 30042 travailleurs pour 26933 au 31 décembre 2012. Depuis 2006, la réduction serait même de plus de 15 % des effectifs. “Ces diminutions ne semblent pas suffi­ santes pour le secrétaire d’Etat. Ainsi, avec l’appui du gouvernement fédéral, il a pris la décision de ne plus remplacer qu’un seul départ à la retraite sur trois. […] Alors que le gouvernement fédéral af­ firme que la lutte contre la fraude est une priorité, la poursuite de cette diminution aveugle des effectifs du SPF Finances ris­ que de restreindre l’efficacité de cette lutte et de diminuer les rentrées fiscales bien nécessaires au budget de l’Etat”, analyse le syndicat. Une nouvelle réunion est prévue mercredi matin entre le secrétaire d’Etat et les syndicats du Comité des services publics fédéraux (Comité B), soit la CSC Services publics, la CGSP et le SLFP. (Belga)

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Belgique Actualité

La cause wallonne a perdu Hoyaux L’ancien ministre et élu socialiste carolo fut un artisan du régionalisme.

SOUVENIR

S’

CHRISTOPHE BORTELS

il ne compte pas d’office parmi les acteurs les plus connus du fédéralisme belge, Jacques Hoyaux en fut incontestablement l’un des plus actifs. Versant wallon. Ce mili­ tantisme, opiniâtre et fraternel, il l’étrenna dès l’athénée d’Uccle, où il était né le 16 juin 1930, en présidant un cercle d’études wallonnes. A 30 ans, devenu ju­ riste (ULB), il regroupe à Charleroi ses activités. Professorales, notam­ ment à l’Université du travail; et militantes, dans le mouve­ ment wallon. Partout où il peut: Con­ grès, MPW, Wallonie libre, FGTB. Au PS encore PSB aussi, où il se fait crosser en réclamant dès 1963 la fédéralisation du parti comme “impératif absolu”.

Les temps changent. Le voici sénateur en 1974. Puis secrétaire d’Etat aux Ré­ formes institutionnelles dans le dernier gouvernement Tindemans, s’échinant en vain sur le pacte d’Egmont jusqu’à sa cataclysmique implosion. Puis ministre “décentralisé” de l’Education natio­ naleF dans le gouvernement MartensI, lorsqu’il s’agit d’échanger une école à Comines contre un bout d’autoroute… Il restera parlementaire jusqu’en 1986, avant de se retirer en Bourgogne comme convenu en famille. Il n’en cultivera pas moins ses ancrages, notamment en pré­ sidant l’Institut Destrée. A la grande grève de 1960, on lui dut le badge à succès “La Wal­ lonie en a assez”. Aux cinquante ans de sa célé­ bration, il confia à “La Libre”, en décem­ bre 2010: “Ce fut un feu de paille fantastique, mais il n’a pas assez duré. Et aujourd’hui encore, on patauge.” Le ministre­Président Rudy Demotte (PS) a salué “un des pères de la Wallonie” et “un visionnaire”, hier dès l’annonce de son décès, à Watermael­Boitsfort. P.P.

Fraude sociale de mieux en mieux traquée Un contrôle sur trois s’avère positif. Les inspecteurs ne chôment pas.

CONSTRUCTION

P

rès d’un contrôle sur trois effec­ tués l’an dernier par le Service d’information et de recherche sociale (SIRS) a permis de mettre au jour des infractions en matière de tra­ vail au noir. La plupart des 14096 contrôles ont été menés dans les secteurs de la construction et de l’Horeca: 4560 ont donc été positifs, selon des statisti­ ques du SIRS. Les quelque 900 inspecteurs de l’Office national de sécurité sociale (ONSS), de l’Onem et de l’Office na­ tional d’allocations familiales pour travailleurs salariés n’ont pas chômé puisqu’il était prévu qu’ils effectuent 11000 contrôles. Trente­deux pour cent des inspec­ tions ont permis de repérer des prati­ ques de travail au noir. Les pourcen­

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tages les plus élevés se situent dans les arrondissements de Nivelles (52 %), Mons (46 %) et Bruxelles (44%). En Flandre, Turnhout est le mauvais élève de la classe avec 37% de contrô­ les positifs, devant Anvers (34%), Ma­ lines et Gand (32% chacun). Contrôles plus efficaces Fin novembre 2012, John Crombez (SP.A), secrétaire d’Etat en charge de la Lutte contre la fraude fiscale et so­ ciale, insistait sur la progression de près de 50% en l’espace de quatre ans de la proportion de contrôles positifs. En 2008, à peine un travailleur sur quatre (23 %) contrôlé n’était pas en règle. Cette progression ne trahit toute­ fois pas une hausse du travail illicite et de la fraude sociale en Belgique mais plutôt une efficacité accrue de l’administration et des contrôles plus ciblés, estimait alors M. Crombez. Même constat, mardi, au SIRS qui explique la meilleure efficacité de ces inspections par le fait qu’elles sont mieux préparées et coordonnées. (Belga)

En bref Aide juridique Lettre ouverte des barreaux à la ministre de la Justice Avocats.be vient d’adresser une lettre ouverte à la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), pour s’inquiéter de la volonté affichée par le gouvernement de faire des économies sur le dos de l’aide juridique et de recourir, à cette fin, à un système d’abonnement pour certaines matières (affaires pénales, affaires de jeunesse et surtout celles concernant le droit des étrangers). L’association rappelle que l’idée de l’abonnement n’a jamais été examinée dans le cadre du groupe de travail mis en place par la ministre en avril 2012. Le recours à un tel système pose des problèmes, comme celui du libre choix de son avocat, poursuit Avocats.be, pour qui le risque est grand de voir de nombreux avocats cesser de prendre en charge les dossiers pro Deo et de voir le service public de l’aide juridique s’effondrer. Et de réclamer d’urgence une concertation. J.-C.M.

SPF Finances Moins 15% en six ans

Parti populaire Deux “démissions”

Les effectifs du service public fédéral Finances ont diminué de 10% en trois ans (contre 6% pour l’ensemble des fonctionnaires fédéraux), a relevé, mardi, le syndicat UNSP. Depuis 2006, la réduction dépasserait les 15%. “Alors que le gouvernement fédéral affirme que la lutte contre la fraude est une priorité, la poursuite de cette diminution aveugle des effectifs risque de restreindre l’efficacité de cette lutte et de diminuer les rentrées fiscales de l’Etat”, analyse le syndicat. (Belga)

L’avocat Philippe Chansay-Wilmotte n’est plus vice-président du Parti populaire. Il a “renoncé” à toutes ses fonctions au sein du PP et en a “démissionné comme adhérent”. Me Chansay était un habitué des propos polémiques, concernant l’islam, notamment. Autre “démission”, celle de Robert Wauthy, ancien responsable de Namur. Le PP a décroché un siège à la Chambre en 2010 mais l’élu Laurent Louis siège désormais comme indépendant. (Belga)

Casier judiciaire La Belgique échange des infos avec la Tchéquie et l’Irlande La Belgique a ajouté la Tchéquie et l’Irlande à la liste de pays avec lesquels elle peut échanger des données du casier judiciaire. Désormais, huit pays sont connectés au casier judiciaire belge par le biais du système d’information ECRIS: les deux pays précités plus la Finlande, la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, les Pays-Bas et l’Allemagne. Pologne, Bulgarie et Autriche devraient s’ajouter à la liste. Le système permet de répondre à des demandes d’extraits de casier judiciaire et de notifier des condamnations de façon plus rapide. (Belga)

90000 DU SEL PAR TONNES

Quelque 90000 tonnes de sel ont déjà été épandues sur les routes wallonnes cet hiver. Les autorités ont pris la décision de commander 40000 tonnes supplémentaires pour passer la saison sans encombre. C’est “L’Avenir” qui l’annonçait mardi. La consommation de sel est de 60000 tonnes lors d’un hiver moyen. En 2011-2012, 48000 tonnes seulement avaient été utilisées. “A ce jour, il nous reste 28000 tonnes de sel”, a indiqué le porte-parole de la direction générale opérationnelle des Routes et Bâtiments. Mais pour être sûres de passer l’hiver, les autorités publiques ont décidé de commander 40000 tonnes supplémentaires.

Judiciaire La grand-mère d’un bébé vendu condamnée En 2008, on apprenait qu’un couple de Gantois avait vendu, pour 7500 euros, leur fils nouveau-né à un couple de Néerlandais. Le père et la mère furent condamnés par le tribunal correctionnel à un an de prison avec sursis. La grand-mère avait été condamnée à 8 mois avec sursis pour avoir participé à la vente, en envoyant aux Néerlandais un courriel réclamant un acompte. Elle avait fait appel de cette condamnation. Mardi, la cour d’appel de Gand a ramené la sanction à trois mois avec sursis. La défense a donc plaidé l’acquittement en vain. (Belga)

Agression d’Eindhoven Cinq Belges en route vers les Pays-Bas La chambre du conseil de Turnhout a fait droit, mardi, à la demande des autorités néerlandaises d’extradition de cinq jeunes Belges suspectés d’être impliqués dans une violente agression commise le 4 janvier à Eindhoven. Pour ce qui concerne deux des cinq suspects (un des quatre majeurs poursuivis et le mineur d’âge également suspecté), la chambre a estimé qu’ils ne pourraient être extradés que si les Pays-Bas garantissent qu’une éventuelle peine pourra être purgée en Belgique. Les cinq jeunes ont 24 heures pour faire appel. L’avocat d’un des majeurs a annoncé l’avoir fait mardi. L’avocat du mineur, qui va sans doute également aller en appel, craint que son client, considéré comme le plus violent des agresseurs, n’ait pas droit à un procès équitable aux Pays-Bas. (Belga)

La Libre Belgique - mercredi 13 février 2013

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Régions Brabant wallon

Golf et équitation pour faire revivre Alconval ? Une demande de permis pour la reconversion de l’ancien CET.

BRAINE-L’ALLEUD

FIFI

S

ablière jusqu’en 1995, centre d’enfouissement technique de­ puis et bientôt… paradis des gol­ feurs et des cavaliers? L’avenir du site d’Alconval, entre Braine­le­Château et Braine­l’Alleud, va bientôt se discuter et les responsables de la société exploi­ tante, Sodever, ont une idée de recon­ version. Un peu plus qu’une idée d’ailleurs: une demande de permis sera prochai­ nement introduite, avec une étude d’in­ cidences sur l’environnement à enta­ mer préalablement, ainsi qu’une en­ quête publique. Dans ce cadre, une première réunion d’information destinée à la population brainoise est prévue le 4 mars à 18 heu­ res, dans les locaux de l’école des Arts. “Le CET devrait être complètement rem­ pli pour 2015, indique Jean Putmans, l’administrateur­délégué de Sodever. Nous n’accueillons que des déchets inertes, c’est­à­dire des terres de remblai. Nous disposons encore d’une capacité d’accueil de 500000 tonnes, soit environ deux ans d’activités. Mais la procédure nous impose de faire les demandes pour la reconver­ sion du site alors que l’exploitation est en­ core en cours.” Le projet consiste à transformer le site en une vaste zone de loisirs pour les ca­ valiers et pour les enfants qui fréquen­ teraient un poney club à créer sur place, ainsi que pour implanter une école de golf disposant d’un petit parcours de six trous.

Le CET d’Alconval pourrait, à terme, accueillir un golf et un espace dédié à l’équitation. Le tout constituerait l’Equigolf d’Al­ conval Academy, qui est d’ailleurs une ASBL en cours de formation. “Cela me semble une belle reconversion: ce sont deux sports silencieux, des activités d’extérieur qui peuvent se pratiquer aussi bien seul qu’avec des amis ou en famille, détaille Jean Putmans. En discutant avec des amis golfeurs, on s’est dit: pourquoi pas accueillir le golf et l’équitation sur le

même site? Les parents pourraient s’en­ traîner au golf pendant que les enfants font du poney!” La commune de Braine­l’Alleud ainsi que la Région wallonne ont été appro­ chées en cours d’élaboration du projet. Pour l’instant, il n’y aurait pas d’objec­ tions majeures sur la future destination de l’ancienne sablière. Vincent Fifi

Une quinzaine d’emplois potentiels L’Equigolf Academy, qui n’existe pour l’instant que dans la tête de ses concepteurs, devrait être ouverte 365 jours par an et le but principal sera la promotion des deux sports auprès d’un large public. Alors que le site s’étend sur 28 hectares, il a été calculé que 13 seraient nécessaires pour concrétiser l’activité d’école de golf. En gros, ce sera donc une moitié de site pour chacun. Une route interne et de vastes parkings sont prévus pour les visiteurs, qui entreront par la chaussée de Tubize. “Le terrain de golf sera intelligemment boisé et parfaitement tondu, alors que les prairies consacrées à la détente des che­ vaux permettront d’accueillir une petite faune et une flore diversifiées, rêvent les concepteurs. Le respect des équilibres et la qualité du terrain sont dès lors garantis.” En ce qui concerne les installations pour les cavaliers, on prévoit une écurie principale et un manège couvert de

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2700m², une piste extérieure, un poney club, un parcours de cross et/ou une piste de galop, ainsi qu’un petit club­ house avec vestiaires et toilettes. D’après les responsables, six personnes pourraient tra­ vailler pour cette partie équitation, qui pourrait accueillir une trentaine de clients par jour. Pour l’école de golf, le concept est centré sur la formation avec des infrastructures légères mais modernes, où les golfeurs aguerris devraient prendre du plaisir à affiner leur technique. Ce qui n’exclut pas d’accueillir aussi des jeunes, et notamment des groupes scolaires. Le parcours comportera six trous, avec des putting greens synthétiques, un practice ludique sur cible avec des caba­ nes couvertes, des vestiaires, et un clubhouse avec petite restauration. De huit à dix personnes pourraient y tra­ vailler. V. F.

Épinglé

Le CET d’Alconval en chiffres 6 L’épaisseur moyenne de terre qui recouvre le centre d’enfouissement technique est de six mètres. Depuis 2006, le site n’accepte plus que des déchets inertes, c’est-à-dire principalement des terres.

86 Le nombre de box envisagé pour l’écurie principale, que jouxtera un grand manège couvert de 30 mètres sur 90. On peut y ajouter les 18 box du poney club.

250 C’est, d’après les documents des responsables, le nombre de camions qui circulent quotidiennement sur la chaussée de Tubize pour les activités de Sodever.

600 Le nombre de membres que l’école de golf pourrait atteindre si le projet se concrétise. En 2016, le golf sera une discipline olympique.

La Libre Belgique - mercredi 13 février 2013

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En bref

37 logements en projet à Lillois La Régie foncière provinciale compte construire à Lillois. BRAINE-L’ALLEUD

S

oucieuse de permettre aux Bra­ bançons wallons de devenir propriétaires à des prix situés en deçà de ceux du marché, la Régie fon­ cière provinciale a, dans ses cartons, de nombreux projets immobiliers pour un total de plus de 1200 loge­ ments. L’un de ces projets pourrait voir le jour assez rapidement du côté de Braine­l’Alleud. En novembre dernier, la Régie foncière a en effet fait l’acqui­ sition d’un terrain de 1,03 hectare donnant sur la rue du Moulin, à Lil­ lois. Un terrain sur lequel demeurent les restes d’une ancienne déchetterie. Au total, la Régie foncière compte, après démolition des bâtiments exis­ tants, y construire un tout nouveau lotissement comptant trois maisons unifamiliales et trente­quatre appar­ tements. “C’est un projet très intéres­ sant pour nous car il peut aller très vite et est idéalement situé”, confie Charles Sardou, responsable de projets au sein de la Régie foncière provinciale. Première pierre fin 2013

“Tous les projets sont importants” Pour le président de la Régie provin­ ciale, Mathieu Michel, ce projet, bien que ne concernant que 37 logements sur les 1200 actuellement envisagés partout dans la province, est très im­ portant. “Les 1200 logements envisagés par la Régie ne sont pas tous situés dans des projets de 200 logements, explique Mathieu Michel. Beaucoup de petits projets comme celui de Lillois sont dans nos cartons.Et tous sont importants. Ici, comme le permis d’urbanisme avait déjà été octroyé, on gagne un an pour la réa­ lisation des logements. Ce qui n’est pas négligeable au vu de la pression immo­ bilière actuelle.” Ces logements seront accessibles à toutes les franges de la population. “Certains biens seront vendus en deçà du prix du marché selon des critères d’âge et de revenus. Les maisons, par exemple, seront sans doute vendues sous le prix du marché car on a constaté que ceux qui veulent investir dans un second logement sont plus attirés par des stu­ dios ou des appartements, qu’ils pour­ raient plus facilement louer que des maisons. Au contraire des jeunes, qui veulent investir pour acheter leur pre­ mière maison et y fonder une famille.” Y. N.

Un habitant de Lille et deux autres individus d’origine algérienne sans domicile connu ont été placés sous mandat d’arrêt ce week-end à l’issue d’une course-poursuite assez mouvementée. Ils circulaient à bord d’une voiture Audi80 dont le conducteur refusa de s’arrêter à un contrôle. Les policiers se sont alors lancés à ses trousses. Un barrage a été installé sur la RN243 mais le chauffard était parvenu à l’éviter tout en mettant en péril la vie d’un des policiers. Le véhicule a finalement fait une embardée dans les rues de Chaumont-Gistoux alors que le trio tentait de disparaître. En vain. Dans la voiture, la police a retrouvé trois ordinateurs portables, trois écrans plats, trois appareils photographiques, des disqueuses, des tournevis et des pieds de biche.

Wavre Brésiliens interceptés

Nivelles Sur le quai de la gare

Lundi, deux individus d’origine brésilienne ont été interceptés au magasin Carrefour de Bierges alors qu’ils venaient d’y voler plusieurs GPS et des appareils photographiques. Ils étaient fichés à Bruxelles pour des faits similaires et ils avaient été repérés vendredi dernier alors qu’ils rôdaient aux abords de la grande surface. Ils comparaîtront prochainement en correctionnelle via une procédure accélérée.

Dimanche à 13h30, une femme qui attendait le train sur le quai de la gare de Nivelles a été abordée par un jeune homme qui, très poli, lui a demandé de pouvoir utiliser son GSM pour téléphoner. Sans se méfier, la navetteuse lui a malheureusement prêté son téléphone portable et vit son interlocuteur s’enfuir à toutes enjambées sans qu’elle puisse intervenir… Elle s’est rendue ensuite au commissariat de police pour y déposer plainte.

Ottignies-LLN Trois commerces et quatre habitants récompensés Les résultats du concours de décorations de Noël, dont la sixième édition a rassemblé 25 habitants et 18 commerçants entre le 20 décembre et le 3 janvier, sont connus. Le jury a été séduit par les vitrines de “La Galoute” (LLN) transformée en station de ski, du fleuriste de Mousty “Le Lys d’Or” et par la vitrine du “Petit Bouquineur” installé en bas de la chaussée de la Croix. Ce dernier avait mis l’accent sur l’éclairage extérieur, cette année, avec notamment des guirlandes lumineuses. Quand au gérant du “Lys d’Or”, il embellit sa vitrine tout au long de l’année avec des fleurs de saison. Sept autres commerçants se sont vus remettre un coffret “Friand de Culture” pour les récompenser de l’effort réalisé pour agrémenter leur vitrine durant les fêtes. Parmi eux, la gérante de la coutellerie du Douaire. “Nous sommes favorables à l’implantation, à Ottignies, de commerces spécialisés qui offrent un vrai service”, a d’ailleurs rappelé l’échevin en charge des Commerces, Cédric du Monceau, en précisant: “La joie d’une ville vient de ce que chacun s’enflamme pour faire un petit quelque chose pour la rendre encore plus belle.” L. Dm.

Ottignies-LLN Un couteau contre la joue du responsable de la MJ Douce, Nicole ? C’est ce qu’en disent ses proches et depuis des années, ils sont plutôt contents de la côtoyer au quotidien. Mais le 27 avril 2011, elle s’est transformée en furie, au point que l’aventure lui a valu une citation devant le tribunal correctionnel de Nivelles. Ce jour-là, lorsqu’elle s’est rendue à la maison des jeunes d’Ottignies, elle a vu que ses affaires avaient été emballées et mises à l’extérieur, alors qu’elles se trouvaient jusque-là dans un local de la MJ. A plusieurs reprises, on lui aurait demandé de déménager mais elle aurait tardé. Au point que les responsables, finalement, ont dû prendre des mesures radicales. Nicole, que des témoins n’ont pas reconnue tant elle était énervée et se montrait incapable de discuter, a brandi des couteaux durant l’incident. Et elle en a pointé un sur la joue d’un homme présent, qu’elle tenait pour responsable de ce qui était arrivé. Il a fallu que plusieurs personnes interviennent pour qu’elle se calme, et la police a été appelée. L’Ottintoise a expliqué par la suite aux agents qu’elle voulait juste montrer qu’elle aussi pouvait s’énerver. Une version qu’elle n’est pas venue répéter devant le tribunal, l’affaire ayant été examinée par défaut il y a un mois. Alors qu’elle n’a pas d’antécédents judiciaires, Nicole écope d’une peine de trois mois d’emprisonnement et d’une amende de 275 €. Un sursis est accordé uniquement pour la peine de prison. V. F.

ADE SPRL

Les travaux de démolition devraient pouvoir débuter avant la fin du pre­ mier semestre et la première pierre du projet pourrait être posée fin 2013, début 2014. Un délai très court qui s’explique par le fait qu’un permis d’urbanisme avait déjà été octroyé pour la réhabili­ tation du site. “Une société avait reçu le permis d’urbanisme, qui incluait la dé­ molition des bâtiments et la construc­

tion des logements, en 2010, poursuit Charles Sardou. Mais cette société a fait faillite. En achetant le terrain, nous avons également racheté le permis d’ur­ banisme. Nous avons aussitôt introduit et obtenu une prolongation du délai du permis auprès de la commune de Brai­ ne­l’Alleud.” La Régie foncière compte également travailler avec l’architecte qui a établi les plans pour réaliser le cahier des charges. Un appel d’offres sera ensuite lancé pour la construction des loge­ ments. “C’est un dossier prioritaire pour 2013”, poursuit Charles Sardou.

Arrestation La course-poursuite prend fin à Chaumont

La Régie foncière provinciale prévoit de créer 37 logements sur une ancienne déchetterie. mercredi 13 février 2013 - La Libre Belgique

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International Vatican

Rome voit loin La vie a repris un cours plus classique au Vatican.

Le Pape achèvera en tout cas son programme prévu.

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Valérie Dupont Correspondante à Rome

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Rome, après le choc initial provoqué par l’annonce de la démission du pape, le quartier du Vatican s’agite autour de la succession. En apparence, rien n’a changé! La file de touristes qui attend pour entrer au musée du Vatican est toujours aussi longue, et les cardinaux restent pour l’instant cachés dans leurs apparte­ ments. Et pourtant, tout a déjà changé! Car la succession de Benoît XVI est déjà en marche. “C’est une situation surpre­ nante, car nous avons un pape qui sait exactement quand finira sa papauté, en général les cardinaux ne savent pas quand commence le conclave, ici, par contre ils peuvent s’y préparer!” Robert Gahl est un prêtre américain, professeur d’éthique à l’Université pontificale de la Sainte Croix, à Rome. Il connaît les coulisses du Vatican. “Le droit canon ne prévoit pas vraiment quel statut gardera Benoît XVI, on lui laissera son nom, sans doute, il sera en quelque sorte pape émérite, mais quand le nou­ veau Saint Père sera installé sur l’autel de Saint Pierre, le pape actuel s’effacera, il n’y aura aucune concurrence, et connais­ sant personnellement Benoît XVI, il fera tout pour éviter de mettre son successeur dans l’embarras.” Un pape venu de loin Dans les universités pontificales, la succession est sur toutes les lèvres. A l’Urbaniana, sur les hauteurs du Vati­ can, ce sont principalement des sémi­ naristes étrangers qui fréquentent les cours. “Les catholiques africains sont bien plus nombreux que les européens. Et si on suit cette équation, le prochain pape devrait être africain”, estime Charles, un Nigérien qui étudie depuis un an à Rome. “Mais je ne pense pas qu’on aura un africain, car nous ne sommes pas vraiment majoritaires dans le collège des cardinaux. Mais c’est bien ainsi, patience, l’Eglise va de l’avant!” Alejandro, lui, vient du Mexique, il

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espère beaucoup de ce conclave. “On a besoin d’un pape non européen, ce serait vraiment bien qu’il vienne d’une autre partie du monde, il pourrait ainsi mettre en avant une autre culture, une autre manière de regarder Dieu, car il aurait une autre vision de la théologie.” Ces futurs prêtres savent pertinem­ ment qu’ils représentent l’Eglise de demain, que la vieille Europe n’a plus son mot à dire pour longtemps. “J’ai beaucoup d’attentes, beaucoup d’espoirs par rapport à ce nouveau pape. Il devra faire bouger l’Eglise, et j’espère surtout qu’il sera jeune, car nous avons vraiment besoin de sang neuf!” s’exalte Paul, un séminariste pakistanais. “L’Eglise devra évoluer pour être plus forte.” C’est aussi l’avis du Professeur Gahl. Un retard à rattraper Bien que faisant partie de l’Opus Dei, il sait que l’Eglise ne peut pas se trom­ per dans cette élection et qu’elle doit rattraper un certain retard dans plu­

1994 ALESSANDRA TARANTINO/AP

SUCCESSION

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MONASTÈRE MODERNE

Selon “La Croix”, Benoît XVI s’installera définitivement dans le monastère Mater Ecclesiae (photo) sis sur les hauteurs des jardins du Vatican. Créé en 1994 par Jean-Paul II, il se situe à flanc de colline, en contrebas d’une tour accueillant des émetteurs de Radio Vatican.

Rome – et certainement le “peuple de Dieu”… – hésite entre la crainte de l’avenir et l’espoir d’un renouveau ecclésial. l

sieurs domaines. “L’origine géographi­ que n’a pas beaucoup d’importance, mais il devra connaître les langues étrangères, c’est fondamental pour parler au monde, et il devra démontrer avant toute chose qu’il est capable de gouverner et de bien gouverner, enfin il devra connaître par­ faitement la liturgie. Car Benoît XVI a placé la barre très haut, bien que discret, c’est un pape d’une très grande intelli­ gence et qui a énormément de talent!” Difficile pour cet Américain de pen­ ser que les cardinaux des Etats­Unis pourraient avoir une chance, le poids politique du pays est trop important. Mais selon lui, ce conclave réservera des surprises : “Ce ne sera pas simple, car deux tiers des cardinaux, au moins, de­ vront être d’accord sur le nom du succes­ seur, de plus, pour la première fois, il y a énormément de candidats de très haut niveau, et de grand talent qui viennent de plusieurs continents. Cela rend l’élec­ tion beaucoup plus intéressante.”

Les créateurs italiens ne perdent pas le nord même s’ils habitent au sud de la péninsule: dans sa boutique napolitaine, Genny Di Virgilio, qui se double d’un commerçant un peu malicieux, met une touche finale à sa statuette illustrant le départ fin février du pape Benoît XVI du Vatican, ou du moins de ses appartements pontificaux. Très kitsch mais bon, il y en a qui aiment ça…

La vie normale

Pas romain Il ne nie pas que les divisions de point de vue, entre modernité et tradi­ tion, au sein du collège des cardinaux, pourraient poser des problèmes. Mais selon lui, le conclave qui a élu Benoît XVI en 2005 était beaucoup plus di­ visé. Sur la place Saint­Pierre, les con­ versations tournent aussi autour de la succession, les centaines de journalis­ tes qui sont arrivés à Rome pour cet événement inattendu harcèlent les fi­ dèles. “ Noir, il sera africain, le prochain pape”, déclare un homme. “Avec les nombreux problèmes de la planète, il faut une personne qui soit avant tout un grand défenseur de l’œcuménisme”, dit un autre. “Une chose est certaine, il ne sera pas romain. Car des cardinaux de Rome, il n’y en a pratiquement plus qui peuvent voter lors du conclave.” L’anneau de Benoît XVI n’a pas en­ core été détruit que déjà la ville éter­ nelle bruisse de suppositions. Ses habi­ tants viendront saluer le départ du pape allemand le 27 février prochain, lors de sa dernière audience, mais ils sont déjà prêts à applaudir celui qui se présentera au monde, quelques semai­ nes plus tard.

CONTINUITÉ

A

u lendemain du séisme provo­ qué par l’annonce par BenoîtXVI de sa démission, à la suite de la­ quelle, selon “La Stampa”, il aurait fondu en larmes, le Vatican a retrouvé un fonctionnement (presque) normal. Même si les deux prochaines semaines avant son départ définitif seront pour le moins inédites. Pas question cepen­ dant d’une messe d’adieu poignante: c’est lors de l’audience générale du mercredi 27 février que BenoîtXVI prendra congé du peuple catholique. Comme on attend beaucoup de monde, cela se passera de fait sur la place Saint­Pierre. D’ici là, BenoîtXVI respectera “tous les engagements programmés”, dont des audiences accordées cette semaine aux présidents du Guatemala et de Rouma­ nie, ainsi que les rencontres liées à des visites “ad limina” (au siège de l’Eglise) des évêques de certains diocèses ita­ liens. Ce mercredi, le Pape tiendra donc aussi son audience hebdoma­ daire, puis présidera la messe de début du Carême qui se déroulera exception­

La Libre Belgique - mercredi 13 février 2013

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SALVATORE LAPORTA/AP

reprend: le Pape imposera les Cendres à Saint­Pierre nellement à la basilique Saint­Pierre et pas en l’église Sainte­Sabine. C’est que, pour l’heure, nombre de prélats sont à Rome, mais la raison la plus importante est sans doute que ce sera la dernière grande célébration publique du Pape ac­ tuel sous la coupole de Saint­Pierre. Lors d’une conférence de presse, le P. Lombardi, sj a encore été assailli de questions diverses. Sur le choix de l’heure de son retrait. “20 heures? Mais c’est d’habitude l’heure à laquelle il finit sa journée normale de travail.” Dès ce mo­ ment précis, on sera “en affaires couran­ tes” avec, comme “patron” très intéri­ maire du Vatican, le camerlingue, l’ac­ tuel numéro deux et secrétaire d’Etat du Vatican, Tarcisio Bertone. Il devra veiller à la préparation des congrégations de préparation du conclave, puis à sa tenue que d’aucuns situent aux environs du 15 mars. Mais on n’y est pas encore. Et moult journalistes sont revenus sur les raisons réelles du départ­surprise du Pape. Le père Lombardi a une nouvelle fois balayé les rumeurs sur une mauvaise santé du Pape. Oui, BenoîtXVI porte un pacema­ ker “depuis un certain temps”, mais cela

depuis bien avant sa montée sur le trône de Pierre. C’était même de notoriété pu­ blique à la Congrégation pour la doc­ trine de la foi qu’il présidait. La révéla­ tion par un journal qu’il avait dû être ad­ mis en clinique récemment a donné lieu à une réplique brève mais ferme du P. Lombardi: “L’intervention n’a consisté qu’à changer les batteries, une opération de routine, qui n’a rien à voir avec sa déci­ sion.” Et d’ajouter que le motif de sa re­ traite est bien celui qu’il a avancé, à sa­ voir que “ses forces diminuent en avan­ çant en âge”. Il a aussi nié qu’il aurait “une maladie spécifique”. Un choix qui a mûri dans la crise? Autre confirmation: BenoîtXVI a bel et bien pris sa décision au retour du Mexi­ que et de Cuba, en mars 2012. Mais pas de manière définitive. Ce qui tend à donner quelque vigueur à l’hypothèse qu’il a bel et bien pu retarder son projet face aux tensions internes vécues au Va­ tican. Un cercle très restreint de collabo­ rateurs, dont son secrétaire Georg Gaenswein, avait été mis au courant de la décision du Pape. Pourquoi l’a­t­il alors annoncée le

“Il n’y aura aucun problème avec son successeur, aucune interférence, ni le moindre malaise pour son successeur” car “le Pape est une personne d’une discrétion et d’une rigueur extrêmes”.

11 février, jour de l’anniversaire de la si­ gnature des Accords du Latran –ce qui avait de quoi intriguer plus d’un histo­ rien. Là aussi, tout s’éclaire: ce choix se comprend en consultant le calendrier du Vatican: depuis 1992, Jean­PaulII a créé la Journée mondiale catholique des malades ce jour­là parce que c’est aussi celui de la fête de Notre­Dame de Lour­ des. Restait à éclairer l’opinion sur le choix d’un couvent dans le Vatican. “BenoîtXVI continuera d’habiter dans l’enceinte du Vatican dans un lieu fermé où il se dédiera à la prière et à la réflexion sans avoir de charge au sein de l’Eglise.” Et, selon le por­ te­parole, “il n’y aura aucun problème avec son successeur, aucune interférence à attendre ni même le moindre malaise pour son successeur”, car “le Pape est une per­ sonne d’une discrétion et d’une rigueur ex­ trêmes”. Probable: dans sa retraite, Josef Rat­ zinger pourrait se livrer sans entraves à sa passion pour l’écriture. Et finaliser par exemple sa réflexion sur l’Année de la foi qu’il avait lancée en octobre. Mais ce ne serait forcément plus une encyclique. Christian Laporte mercredi 13 février 2013 - La Libre Belgique

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International Vatican Contraste

Un pape social et conservateur Paradoxes. La fin précipitée du pontificat de BenoîtXVI permet de faire quelques constats surprenants. Dans nos précédentes éditions, l’abbé Ringlet mettait à son actif le fait d’avoir souligné la doctrine sociale de l’Eglise. De fait, lors de ses visites apostoliques, il ne manquait jamais une occasion pour le souligner, et la meilleure synthèse de cette option-là se retrouve à coup sûr dans sa dernière encyclique “Caritas in veritate” publiée le 7 juillet 2009 pour célébrer le quarantième anniversaire d’un autre texte papal fameux, “Populorum progressio” de PaulVI. Dans la foulée de la crise financière mondiale, BenoîtXVI appelait à un nouvel ordre financier mondial guidé par l’éthique, la dignité et la recherche du bien commun. Le Pape s’en prenait à la mentalité du profit à tout prix dans l’économie mondialisée. Et déplora que l’appât du gain ait été à l’origine de la pire crise depuis les années30. Pourtant, en même temps, dans sa gestion quotidienne, BenoîtXVI n’a cessé de nommer des évêques ultraconservateurs proches des possédants dans l’hémisphère Sud. On ne sera dès lors pas étonné de lire que sa démission a été accueillie positivement par les tenants de la théologie de la libération, ce mouvement social catholique teinté de marxisme né dans les années70 et qui fut combattu par Jean-PaulII et l’actuel Pape. Ainsi, le célèbre théologien brésilien Leonardo Boff, sanctionné par Mgr Ratzinger en 1984, a “loué” sa décision qui devrait permettre l’ouverture de l’Eglise aux idées modernes. “Nous comptons sur un autre pape pour créer une atmosphère plus ouverte, pour que les chrétiens puissent dialoguer avec la culture moderne sans les maintes suspicions et critiques émises par l’actuel pape”, a dit cet ex-élève de Ratzinger. Qui a ajouté que, si c’était “une personne extraordinaire et très fine”, “il a utilisé son pouvoir de façon très romaine, bureaucratique, dure” comme pape, créant “une atmosphère de crainte et de contrôle” dans l’Eglise. C.Le

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Un pape latino­américain, reflet des nouvelles donnes? En 2012, il y avait 1,196 milliard de catholiques dans le monde.

ÉTAT DES LIEUX Éclairage Christian Laporte

O

n ne sait si lors des congréga­ tions préparatoires au con­ clave ou lors de ce conclave proprement dit, l’un ou l’autre cardinal électeur sor­ tira de sa mallette une carte de l’état des lieux du catholicisme dans le monde mais ce pourrait être utile si d’aventure, les conclavistes décidaient, une fois n’est pas coutume, de tenir compte de la réa­ lité géopolitique de l’Eglise catholique. Nous confrontons ici et par ailleurs les données les plus récentes de l’Annuaire pontifical mais aussi les données en­ grangées par le Pew Forum sur la religion et la vie publique issu d’un “fact­tank” américain autonome et indépendant qui rassemble des données sur moult sec­ teurs d’activités dans le monde. Des chif­ fres et des tableaux intéressants qui n’auraient pas déplu à Staline et à son in­ terpellation sur “le nombre de divisions du Vatican”...

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Religion en croissance au niveau mondial. Un constat: alors qu’en Europe et aussi en Belgique, le nombre de catholiques ne cesse de baisser, à l’échelle mondiale, le catholicisme ne cesse d’engranger de nouvelles “âmes” puisque de 1,181 milliard en 2009, leur nombre est passé à 1,196 milliard en 2010 soit une croissance de 1,3 %. Pew Forum n’est pas totalement de cet avis puisque lui parle de 1,094610 milliard mais en confrontant les deux données, on en arrive à une population catholique globale sur la planète entre 15,9 et 17,5 pour cent.

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Leadership latino battu en brè­ che. Le Vatican reconnaît une chute de 0,20 % en un an en Amérique latine mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Plus que jamais le Brésil est le premier pays catholique au monde avec 134 mil­ lions de fidèles, soit plus de catholiques qu’en Italie, Espagne et France réunies... Suit alors le Mexique avec 96,330 mil­ lions. Si on ajoute que la Colombie vient en 6e position avec 38,1 millions, on peut imaginer la force du catholicisme en terre latino­américaine au sens large. C’est un véritable défi pour Rome d’y maintenir ce leadership d’autant plus que l’Eglise y affronte une avancée pro­ testante évangélique exceptionnelle. C’est principalement le cas du Brésil qui compte 40,5 millions d’adeptes du pro­ testantisme sous ses diverses formes. Une concurrence telle aussi que les ca­

1 BRÉSIL

C’est le pays le plus catholique du monde avec près de 134 millions de fidèles se réclamant de Rome. Mais c’est aussi le pays où l’Eglise subit le plus d’assauts des évangéliques, ce qui l’amène souvent à utiliser des techniques de communication proches de celles de ces concurrents directs.

1/5 ÉTATS-UNIS

Le pays de Barack Obama réunit à lui seul un cinquième de tous les protestants de la planète. Les différentes Eglises et courants y rassemblent 159 850 millions de fidèles (soit un Américain sur deux) pour près de 75 millions de catholiques (environ un Américain sur quatre).

412 236 PRÊTRES

L’Annuaire pontifical montre une évolution certaine du nombre de prêtres : de 405178 en 2006, ils sont passés à 410593 en 2009 et donc à 412236 en 2010. Il y avait 5104 évêques en 2010 contre 4898 en 2006.

tholiques n’hésitent pas à recourir eux­ mêmes aux recettes des pentecôtistes et autres y compris en occupant le terrain télévisuel. En même temps, en Amérique latine, les théologiens de la libération qui purent longtemps contenir les assauts d’Eglises aux relents sectaires avec des pasteurs pesant de toute leur influence sur la vie (et la mort) des fidèles ont dû baisser le pavillon face aux choix d’évê­ ques liés aux plus puissants.

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Une Europe toujours plus sécula­ risée. Pour les analystes du Vatican, le nombre de catholiques a chu de 24,05 à 23,83 %. Et cela se traduit à tous les ni­ veaux puisque le nombre de religieuses a baissé de près de 3 % alors que l’on per­ dait 905 prêtres. En fait, le clergé dimi­ nue globalement sur notre continent alors qu’il croît, mais pas dans des pro­ portions astronomiques ailleurs. L’Italie reste avec 50,25 millions de fidèles le pays le plus catholique devant la France (37,930 millions), la Pologne (35,290 millions) et l’Espagne (34,670 millions) mais ces trois sociétés sont de plus en plus laïques. C’est ce qui explique la piè­ tre représentation des protestants avec seulement 13 % de la réprésentation mondiale alors que l’Europe en fut le berceau depuis le XVIe siècle. Certes avec l’Europe centrale et orientale, l’orthodo­ xie continentale représente pas loin de 80 % de tous les orthodoxes du monde mais ceux­ci ne sont, façon de parler, que 260,4 millions.

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L’Asie, terre d’évangélisation? Beaucoup d’hommes d’Eglise dont le cardinal Danneels sont convaincus que l’avenir du catholicisme passera par l’Extrême Orient. De fait, le nombre de prêtres y a augmenté de 1700 unités et le nombre de religieuses est aussi en hausse selon l’Annuaire pontifical. Sans conteste, une conséquence de l’incultu­ ration pratiquée par l’Eglise dans ce con­ tinent. A noter que le 3e plus grand pays catholique du monde sont les Philippi­ nes avec près de 76 millions de catholi­ ques soit près de 1,5 million de plus que pour l’ensemble des Etats­Unis.

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L’Afrique moins catholique. Jadis très convoité par l’Eglise catholique et ses missionnaires, le continent noir est de plus en plus protestant même si l’An­ nuaire pontifical parle d’une progression catholique de 0,40 %... Certes, nombre de pays ont été colonisés par les Britanni­ ques, d’où la prédominance anglicane en Afrique du sud, au Kenya, au Nigeria mais dans notre ex­colonie, la famille spirituelle séparée de Rome l’emporte désormais d’une courte tête sur les ca­ tholiques avec 48,1 % contre 47,3 %. Des données à moduler aussi en fonction des réalités locales mêlant les religions tradi­ tionnelles et celles qui furent implan­ tées.

La Libre Belgique - mercredi 13 février 2013

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Une proximité réelle avec Mgr André­Joseph Léonard BELGIQUE

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e bref pontificat de BenoîtXVI n’a pas été marqué par moult contacts entre le chef de l’Eglise et sa filiale belge. D’abord parce qu’il n’y a(vait) pas de liens aussi privilégiés avec notre pays que ceux de Jean­Paul II. Josef Rat­ zinger n’a pas séjourné au Collège belge et n’est pas venu en stage de découverte comme Karol Wojtyla. Enfin, ses visites pastorales ne l’ont pas amené en Belgique mais il a reçu beaucoup de Belges, dont le couple royal. Cela n’a pas empêché le cardinal Ratzinger d’entretenir des liens privilégiés avec Mgr Léo­ nard au sein de la commission théologique in­ ternationale où ils siégèrent tous deux de 1987 à 1991. Les deux hommes se revirent souvent à Rome lorsque le Namurois était président de sé­ minaire et lors de chaque pèlerinage diocésain. “Chaque fois, expliqua André­Joseph Léonard, je demandais à le voir en plus du Pape. Il nous consa­ cra chaque fois une heure et expliqua son travail aux

séminaristes. Au sein de la commission théologique internationale, ce fut aussi un réel bonheur de tra­ vailler et de vivre une semaine avec lui et de voir sa discrétion, son intelligence, sa capacité de synthèse.” Cette proximité joua­t­elle dans son choix comme archevêque? Rien ne permet de l’affir­ mer mais Mgr Léonard ne figurait pas sur la “terna” (la short list de trois noms) remise par le nonce de l’époque. La visite des évêques belges en mai 2010 avait montré un pape très attentif à nos évêques déjà remués par la crise de la pédo­ philie ecclésiale. BenoîtXVI fut aussi très fier de conférer la bar­ rette de cardinal à Julien Ries, grand historien des religions, en février 2011. Un indice qu’il ap­ précie la Belgique même s’il doit la trouver trop engoncée dans “le relativisme et le sécularisme”. BenoîtXVI n’aura cependant plus le temps de désigner le nouvel évêque de Liège. Sa nomina­ tion n’interviendrait que cet été au mieux, même si les consultations ont débuté. Christian Laporte mercredi 13 février 2013 - La Libre Belgique

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International Actualité Pyongyang persiste dans la provocation Le régime communiste a procédé mardi à un troisième essai nucléaire.

CORÉE DU NORD

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AFP

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t de trois! Indifférente aux mises en garde de la communauté in­ ternationale et même aux injonc­ tions de son seul véritable allié, la Chine, le régime communiste nord­co­ réen a “probablement” procédé à un nouvel essai nucléaire. C’est, en effet, l’interprétation que les services de ren­ seignement occidentaux et les agences spécialisées donnent d’un choc sismi­ que d’une magnitude de 5 sur l’échelle de Richter enregistré mardi matin. Le lieu où “l’événement sismique ayant des caractéristiques d’explosion” a été détecté est, par ailleurs, “largement identique” à celui où les deux précé­ dents essais nucléaires nord­coréens s’étaient produits en 2006 et 2009, a précisé l’Agence de contrôle des essais nucléaires (CTBTO), dont le siège est à Vienne et qui dépend de l’Onu. L’Agence dispose d’instruments de dé­ tection très sophistiqués, mais il faudra néanmoins attendre deux ou trois jours, voire plusieurs semaines, avant d’avoir des preuves irréfutables sur la nature atomique de cette explosion. La Corée du Nord n’en a pas moins fièrement annoncé elle­même avoir procédé à un nouvel essai nucléaire, balayant par avance les critiques, una­ nimes, de la communauté internatio­ nale, au risque de voir le Conseil de sé­ curité des Nations unies prendre de nouvelles sanctions à son encontre. Il a d’ores et déjà “fermement condamné” un acte qui représente une “menace claire pour la paix et la sécurité interna­ tionales”, dans une déclaration lue par le ministre sud­coréen des Affaires étrangères, dont le pays assure la prési­ dence tournante du Conseil en février. C’est l’attitude de la Chine qui retient toute l’attention. Se joindra­t­elle enfin aux pays qui veulent renforcer les sanc­ tions déjà prises, au risque d’accroître encore l’isolement d’un pays au bord du gouffre économique (des informa­ tions ont fait état récemment d’actes de cannibalisme consécutifs à une nou­ velle famine) et d’accentuer par consé­ quent le danger d’un effondrement du régime, avec la perspective d’un afflux de réfugiés sur le sol chinois? La proba­ bilité n’a sans doute jamais été aussi grande. Le camouflet infligé par la Co­ rée du Nord à la Chine (qui l’avait ex­ hortée à renoncer à cet essai nucléaire) pourra, en effet, difficilement être ignoré à Pékin, où l’exaspération inspi­ rée par Pyongyang ne cesse de croître depuis des années. Philippe Paquet

Dans un pays où la presse est étroitement contrôlée, Internet a ouvert une brèche qui inquiète les autorités. Les condamnations sont de plus en plus lourdes.

La cyber­dissidence effraie le régime communiste Avec l’essor d’Internet, la répression s’accroît, dénonce la FIDH.

VIETNAM

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e 30 juillet dernier, Dang Thi Lieng, 64 ans, se donnait la mort en s’immolant par le feu devant le siège du gouvernement populaire de Bac Lieu, un élégant vestige architectu­ ral de l’Indochine française, dans le sud du Vietnam. Elle entendait protester contre l’arrestation de sa fille, Ta Phong Tan, une cyber­dissidente qui militait sur son blog pour des réformes démo­ cratiques et le respect des droits de l’homme. Ce geste désespéré n’eut pas l’effet escompté, au contraire, puisque la quadragénaire, ancienne policière reconvertie en activiste politique, fut condamnée à dix ans de prison, le 4 oc­ tobre. Deux autres blogueurs, cofonda­ teurs avec elle du “Club des journalistes libres”, Nguyen Van Hai (alias Dieu Cay) et Phan Thanh Hai, écopèrent res­ pectivement de douze et quatre ans de détention au cours du même procès. Cette immolation a reçu moins d’at­ tention médiatique que les actes de même nature posés depuis deux ans par des Tibétains dans les provinces de Chine. Elle n’en a pas moins une réso­ nance particulière dans un pays où l’on n’a pas oublié que des bonzes s’étaient eux aussi immolés par le feu pour dé­ noncer la guerre du Vietnam et défier le régime sud­vietnamien. La répression de la cyber­dissidence

est par ailleurs un phénomène com­ mun à la Chine et au Vietnam. Dans ces deux pays communistes, les médias sont étroitement contrôlés et, bien que la liberté d’expression y soit théorique­ ment garantie par la Constitution, qui­ conque se risque à criti­ quer le parti unique au pouvoir et à fustiger ses dérives comme le népo­ tisme et la corruption, s’expose à de sévères sanctions. Des parodies de procès se soldent gé­ néralement par de lour­ des peines d’emprison­ nement. Mauvais traite­ ments et recours à la torture sont par ailleurs monnaie courante lors des interrogatoires. La brèche du Web Dans de tels systèmes, Internet a ouvert une brèche qui exaspère les autorités au Vietnam autant, sinon plus, qu’en Chine, comme le montre un rapport publié ce mercredi par la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme (FIDH). Intro­ duit au Vietnam en 1997, Internet s’y est développé à une vitesse vertigi­ neuse. Le pays compte 31 millions d’in­ ternautes, soit un tiers de la popula­ tion, une proportion qui dépasse les 50% dans les villes. Le taux de pénétra­ tion est particulièrement élevé chez les jeunes en milieu urbain: jusqu’à 95% des 15­22 ans à Hanoï, la capitale, et à Ho Chi Minh­Ville, l’ex­capitale du Sud­Vietnam, Saïgon. Phénomène plus

dérangeant encore pour les autorités, quelque 88% des internautes surfent désormais de chez eux, au lieu de fré­ quenter les cybercafés qui étaient plus faciles à surveiller. Comme en Chine, les autorités ne cessent de renforcer leur arsenal législatif pour donner un vernis légal à la suppression de l’op­ position politique en li­ gne. Elles frappent dure­ ment les blogueurs les plus connus pour faire des exemples, tout en harcelant et en intimi­ dant les autres. L’accès aux sites sensibles est censuré, mais les jeunes Vietnamiens, doués, parviennent à contour­ ner les “barrières”. Face­ book en fournit une il­ lustration. Bien que ré­ gulièrement bloqué, le réseau social accueille un million de nouveaux membres cha­ que mois, ce qui fait du Vietnam le pays où Facebook enregistre son plus fort taux de croissance dans le monde. Parallèlement, le régime tente de s’adapter. Il utilise Facebook pour faire la promotion de sa politique et mobili­ ser l’opinion publique (par exemple contre les empiétements chinois dans les zones maritimes que Hanoï consi­ dère comme étant vietnamiennes). Il a même créé sa propre version de Face­ book, “GoOnline”. Mais quand la ca­ rotte ne suffit pas, le bâton est utilisé de façon impitoyable. Philippe Paquet

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Hamadi Jebali, de la prison au pouvoir Le Premier ministre tunisien a créé un véritable séisme au sein de sa formation politique, Ennahda.

TUNISIE Portrait Julie Schneider Correspondante à Tunis

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sidéré comme un modéré, au poste de chef du gou­ vernement. Pendant un an, il a dû composer au sein d’une coalition hétéroclite, dont il semble s’affran­ chir aujourd’hui. En persistant, Hamadi Jebali s’im­ pose, pour beaucoup, en “homme d’Etat”, loin des in­ térêts partisans et de la discipline du parti, mettant au grand jour les divergences au sein d’Ennahda. “Toute décision est débattue au sein du Majless Ach­ Choura (parlement du parti, NdlR). Et celle d’Hamadi Jebali aussi. Mais il n’y a pas de divisions”, répète Fer­ jani Doghmane, député nahdhaoui et président de la commission des finances de l’Assemblée natio­ nale constituante.

HASSENE DRIDI/AP

l a le mérite d’avoir fait bouger les lignes. En an­ nonçant, au soir de l’assassinat de Chokri Be­ laïd, la formation d’un gouvernement de com­ pétences nationales apolitiques, Hamadi Jebali, le Des compromis Premier ministre et secrétaire général “Hamadi Jebali a la stature d’un d’Ennahda, a créé un véritable séisme homme qui a réalisé qu’il fallait faire au sein de sa formation politique. Ra­ des compromis pour avancer”, estime pidement, le président du mouve­ Yassine Brahim, secrétaire exécutif ment, Rached Ghannouchi, s’y est op­ du Parti républicain, né au printemps posé. Mais lundi, Ennahda a lâché du 2012, qui soutient la proposition du lest. chef du gouvernement. “La proposition de Jebali a rendu envi­ De nombreux partis de l’opposi­ sageable ce qui ne l’était pas auparavant tion, dont Nida Tounes, l’ennemi des comme la formation d’un gouvernement islamistes, mais aussi des membres d’union nationale”, souligne Omeyya de la société civile, appuient l’initia­ Seddik, politologue et président de tive d’Hamadi Jebali. Depuis, il multi­ l’association Al­Muqaddima. Le plie les apparitions médiatiques et les HAMADI JEBALI “cheikh”, comme est surnommé Ra­ Premier ministre et secrétaire entretiens avec les ambassadeurs général d’Ennahda. ched Ghannouchi, s’est en effet dé­ pour expliquer et défendre sa posi­ claré favorable à la formation d’un tion. Tout comme Rached Ghannou­ gouvernement alliant technocrates et représentants chi qui plaide sa propre cause de son côté. Hier, plu­ de partis politiques, et a même évoqué une possible sieurs “sages” étaient réunis à Dar Dhiafa, le bureau démission d’Ennahda si le Premier ministre campe d’Hamadi Jebali à Carthage, pour établir la nouvelle sur ses positions. feuille de route. Dans les prisons de Ben Ali “Hamadi Jebali a fait passer l’intérêt du pays au­des­ sus de l’intérêt de son parti, au risque de le casser. C’est très courageux quand on sait à quel point il peut être attaché à Ennahda”, concède Selim Ben Abdessalem, député de l’Assemblée constituante, qui a démis­ sionné du parti Ettakatol, membre de la coalition, à l’automne 2012. Directeur du journal du parti “Al Fajr”, Hamadi Je­ bali, ingénieur, a été arrêté et condamné en 1991 par Zine Ben Ali, après la publication d’un article critique sur les tribunaux militaires. La répression contre les islamistes n’en est alors qu’à ses débuts. Cet homme qui arbore une large tabaâ sur le front (marque des musulmans pieux) sera jugé une se­ conde fois, l’année suivante, et écopera de seize ans de prison, dont dix en isolement, “pour apparte­ nance à une organisation illégale” et “complot visant à changer la nature de l’Etat”. Après trois grèves de la faim, il sera finalement gracié en 2006. Très vite, ce meneur reprend ses activités politi­ ques, clandestinement, et rencontre aussi bien des officiels américains que des membres de l’opposi­ tion. Ce père de trois filles tente alors de réorganiser ce qui reste du mouvement, émietté et affaibli par l’exil de nombreux fondateurs, dont Rached Ghan­ nouchi, converti aux thèses des Frères musulmans dans sa jeunesse, exilé à Londres. Un “homme d’Etat” Après le 14 janvier 2011, date de la révolution, le parti obtient son visa qui le légalise en mars de la même année. Son succès dans les urnes et la forma­ tion d’une coalition dans laquelle Ennadha joue un rôle central, propulsent cet homme de 62 ans, con­

Épinglé

Technocrates et politiciens Le Premier ministre, Hamadi Jebali, souhaitant former un cabinet apolitique pour sortir son pays de la crise qui le secoue, a reçu mardi le soutien de nombreux politiques et syndicaux. Le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC) et chef du parti laïc Ettakatol, Mustapha Ben Jaafar, a dit “soutenir vivement” Hamadi Jebali et est prêt à “mettre à la disposition du chef du gouvernement” tous les postes ministériels occupés par son parti. Le parti islamiste Ennahda, dont fait partie M. Jebali et au départ opposé à son idée de cabinet, a finalement proposé un compromis visant à allier technocrates et personnalités politiques. Le ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, membre d’Ennahda, a reconnu pour la première fois que le parti pourrait quitter le pouvoir si Hamadi Jebali maintient sa position. “Tout est possible, ce n’est pas une fatalité pour Ennahda de rester au gouvernement”, a-t-il déclaré. Le Premier ministre, soutenu à la fois par le patronat et les syndicats, a annoncé qu’il renoncerait au pouvoir s’il ne parvenait pas à mettre en œuvre son projet avant le milieu de la semaine. Depuis le renversement du président Ben Ali, la Tunisie vit sous l’état d’urgence. La rédaction de la Constitution est dans l’impasse, les conflits sociaux se multiplient et les attaques du mouvement salafiste jihadiste déstabilisent régulièrement le pays. (AFP)

La nouvelle vie abîmée du tueur de Ben Laden Celui qui a abattu l’ennemi public numéro un de l’Amérique raconte son heure de gloire. Et sa chute.

ÉTATS-UNIS Lorraine Millot Correspondante à Washington

A

près déjà un livre et un film racontant “de l’intérieur” le raid qui a tué Oussama Ben Laden, le 2 mai 2011, c’est maintenant un article de magazine, à paraître dans le prochain numéro d’“Esquire”, qui dévoile quelques nou­ veaux détails de la plus fameuse opération des forces spéciales américaines. Le journaliste Phil Bronstein, ancien reporter de guerre et ex­époux aussi de Sharon Stone, a réussi à gagner la confiance du membre du commando des forces spéciales de la Navy (Seal) qui, selon ses dires et les vérifications faites auprès de ses collè­ gues, a abattu Ben Laden de trois balles dans le front. Dans un très long récit, le membre des Seal, identifié seulement comme “le tireur” (“the shooter”), raconte comment il s’est retrouvé le premier à pénétrer dans la pièce au troisième étage de la villa d’Abbottabad, au Pakistan, où l’ennemi public numéro un s’était retranché. “Il avait les mains sur les épaules d’une femme, qu’il poussait en avant, pas directement vers moi mais dans la direction du vacarme du couloir. C’était sa plus jeune femme, Amal”, raconte­t­il. Equipé de lunettes à infrarouges, le soldat voyait clairement la scène, tandis que Ben Laden était dans l’obscu­ rité. “Il avait une mitraillette sur une étagère der­ rière, son fameux AK. Et il avançait. Je ne savais pas si elle avait une veste­suicide et s’il la poussait pour faire d’eux des martyrs […]. J’ai tiré deux balles dans le front. Bap! Bap! A la seconde, il est tombé. Il s’est ratatiné par terre au pied de son lit et j’ai tiré encore, bap!, au même endroit.” Décrivant ensuite la fouille de la résidence de Ben Laden, le tireur raconte y avoir trouvé, cachés sous les lits, d’“énormes sacs de voyage” remplis d’opium. “Il y avait de la drogue partout, c’était drôle à voir.” “Allez vous faire foutre!” Le plus poignant dans ce nouveau récit est pour­ tant plutôt le sort actuel de ce héros de l’Améri­ que, qui se dit aujourd’hui pratiquement sans ressources et sans couverture sociale. Usé par seize années de missions spéciales en Irak et en Afghanistan, qui lui ont fait abattre plus de “trente ennemis combattants”, le “tireur” a quitté la Navy en septembre 2012, sans attendre les vingt années de service qui lui auraient assuré une re­ traite et une couverture sociale à vie. Lorsqu’il s’est enquis de sa couverture, il raconte s’être en­ tendu répondre: “Vous avez quitté le service, vous n’êtes plus couvert. Merci pour vos seize années de service. Allez vous faire foutre.” Le “tireur” s’inquiète aussi pour sa sécurité et celle de sa famille. “Il a entraîné ses enfants à se ca­ cher dans la baignoire, l’endroit le plus sûr de leur maison, au premier signe de danger”, rapporte Phil Bronstein. Après des mois passés au contact de sa source, le journaliste s’interroge: “Est­ce ainsi que l’Amérique traite ses héros?” © Libération mercredi 13 février 2013 - La Libre Belgique

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International Actualité

Arche de Zoé : prison ferme Ces “pieds nickelés de l’humanitaire” avaient fait scandale, en 2007.

mois à un an de prison avec sur­ sis. Et l’ONG, en tant que per­ sonne morale, a été condamnée à 100000 euros d’amende, et dissoute d’autorité par le tribu­ nal. Une fallacieuse mise en scène

FRANCE

Pour les juges, les intéressés “ne pouvaient ignorer l’illégalité de leur projet”. Quand, en octo­ bre 2007, ils avaient été arrêtés ensation mardi, au palais au Tchad alors que, sans aucune de justice de Paris. autorisation, ils étaient sur le Quand, à la stupéfaction point d’exfiltrer 103 enfants générale, Eric Breteau et Emilie vers la France, où les atten­ Lelouch ont fait leur apparition daient des familles espérant les au tribunal correctionnel. Peu adopter. Il s’agissait, assurait avant que celui­ci rende son ju­ l’ONG, de petits Soudanais, or­ gement, dans la rocambolesque phelins de la guerre au Darfour. affaire dite de “l’Arche de Zoé”. En fait, avait ensuite découvert Du nom de cette association ca­ l’Unicef, la plupart étaient tcha­ ritative dont ils étaient les lea­ diens, et leurs parents étaient ders et qui, en 2007, fut en vie. mouillée dans un gros scandale Sans doute les magistrats ont de fraude à d’autant moins l’adoption inter­ cru à la bonne foi nationale. alléguée par les Ces “pieds nic­ prévenus qu’à kelés de l’humani­ l’époque, ils taire” (ainsi que avaient entouré des médias fran­ leur tentative çais les avaient d’exfiltration de surnommés à toute une mise l’époque) étaient en scène falla­ poursuivis pour cieuse : les en­ escroquerie, fants avaient été exercice illicite affublés de faux de l’activité d’in­ bandages et pan­ termédiaire pour sements. l’adoption, et Fin 2007, déjà, ALAIN PÉLIGAT aide à l’entrée ou Ainsi l’un des condamnés, qui au Tchad, la plu­ était logisticien dans l’ONG au séjour de mi­ part des prota­ “L’Arche de Zoé”, a-t-il neurs en situa­ gonistes de cette accueilli sa condamnation, tion irrégulière. affaire avaient mardi, à six mois de prison Autant de délits été condamnés: avec sursis. passibles au total pour tentative de dix ans de pri­ d’enlèvement, à son et de 750 000 euros huit ans de travaux forcés. Aus­ d’amende. sitôt transférés en France, leur peine y avait été commuée en L’incarcération immédiate autant d’années de prison. Jus­ Si leur présence a créé la sur­ qu’à ce que le président tcha­ prise, mardi, c’est car, en dé­ dien les gracie, en mars 2008. cembre, eux qui vivent désor­ Le duo Breteau­Lelouch, tout mais en Afrique du Sud avaient au cours de cette saga, et mardi boycotté leur procès. Dès lors, y compris – il a fait appel –, n’a l’on s’attendait à ce que, en cas jamais admis le moindre tort. Il de condamnation, la France persiste à affirmer qu’il s’agis­ doive se lancer dans de longues sait d’“orphelins du Darfour”. A démarches en vue d’obtenir de justifier l’opération par la né­ Pretoria leur extradition. cessité, à l’époque, de “dénoncer Ce ne sera pas nécessaire. l’inaction de la communauté in­ Mardi, en effet, Eric Breteau et ternationale” dans cette région. Emilie Lelouch ont été con­ Et à assurer avoir joui, pour ce damnés chacun (outre à faire, d’“appuis politiques”: des 50000 euros d’amende) à trois alors ministres Bernard Kouch­ ans de prison, dont deux ans ner et Rachida Dati, ainsi que, à ferme. Ils ont été arrêtés dès l’Elysée, de Cécilia ex­Sarkozy. l’issue de l’audience. Leurs qua­ Un soutien allégué que Paris tre coprévenus ont écopé de six n’a jamais cessé de démentir.

Bernard Delattre Correspondant permanent à Paris

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AP / REPORTERS

“C’était un beau projet, qui a fini en grand gâchis.”

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La Journée européenne

C’est pas joli de copier Certains membres du Parlement européen manquent­ils d’imagina­ tion au point de devoir faire appel à des “nègres” très intéressés? Selon l’ONG Privacy International, bon nombre d’amendements proposés par une poignée d’eurodéputés dans le cadre de la révision de la directive sur la protection des données personnelles seraient ni plus ni moins qu’un copier­coller mot à mot de propositions formu­ lées par des lobbyistes. L’ONG pointe ainsi plusieurs grands groupes directement concernés par cette réglementation: eBay, Ama­ zon, la Chambre de commerce américaine basée à Bruxelles, la Fédération bancaire européenne… Ceux­ci tenteraient d’affaiblir le texte sur des points qu’ils jugent contraire à leurs intérêts. Parmi les parlementaires épinglés, la médaille revient au conservateur britannique Malcolm Harbour. Plus de 25% des modifications propo­ sées par ce dernier s’inspireraient directement de textes fournis par les lobbies. Cité par le site EUObser­ ver, l’intéressé – qui est également président de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs – se défend en affirmant n’avoir pris en compte que les éléments améliorant la directive. Et d’ajouter qu’il rencon­ tre tout autant les représentants des groupes de défense des consomma­ teurs que ceux de l’industrie. On en connaît qui ont été envoyés au coin pour moins que ça.

Fumée grise au-dessus du Conseil européen Les interminables conciliabules qui ont vu les vingt­sept chefs d’Etat et de gouvernement aboutir à un accord sur un cadre budgétaire cacochyme, la semaine dernière, n’ont assurément pas fini de faire couler la bile. Visiblement inspiré par la toute fraîche démission du pape Benoît XVI, le président de l’Union des fédéralistes européens, Andrew Duff, y est allé de son “scud” ce mardi. Déplorant la logique du chacun pour soi qui a pesé sur ces négociations, il juge ainsi que “l’Union doit à présent reconnaître que son système de financement basé principalement sur des contributions nationales s’essouf­ fle. L’inévitable obsession de l’unani­ mité et la logique de juste retour font passer l’intérêt européen au second plan. Même le conclave papal vote à la majorité qualifiée – et les cardinaux ont sans doute plus à cœur de défen­ dre l’intérêt de l’Eglise que leurs intérêts propres. Le conclave secret des dirigeants européens de la semaine passée tient difficilement la compa­ raison”. Amen.

Quand A veut fair Les néonazis s’attaquent maintenant aux infirmières et aux patients étrangers.

GRÈCE Angélique Kourounis Correspondante à Athènes

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lus la Grèce s’enfonce dans la crise, moins le gouvernement de coalition a des ré­ ponses à donner et plus la misère s’étend. Les solutions “simples” commencent donc à s’imposer. Ainsi, dans la ville de Tripoli, dans le Pélo­ ponnèse, les infirmières grecques, en butte, di­ sent­elles, à une concurrence déloyale de la part des infirmières étrangères qui travaillent pour moitié moins cher et sans couverture so­ ciale, ont fait appel à la branche locale d’Aube dorée pour régler le problème. C’est du moins ce qu’affirme le parti néonazi pour justifier l’inspection surprise que plusieurs de ses membres ont menée de nuit à l’hôpital de la ville, le Panarkadiko, la semaine dernière. Selon plusieurs témoins, des hommes d’Aube dorée, vêtus des blouses noires du parti, ont fait irruption dans les chambres des malades, pour exiger de façon musclée la nationalité des infirmières qui se trouvaient au chevet des pa­ tients. Le système médical en Grèce est tel qu’il faut toujours, en cas d’hospitalisation grave et sur­ tout de nuit, une “apoklistiki” – littéralement, une infirmière exclusive – pour veiller sur le malade. Celles­ci sont affectées à un seul pa­ tient qui les paie directement, environ 40 à 70€ la nuit, le double le week­end. Il s’agit d’un marché lucratif que les infirmières des pays voisins ont commencé à occuper ces deux der­ nières décennies au grand dam de leurs collè­ gues locales. Ceci expliquant cela, la directrice de l’hôpital Panarkadiko, Eleni Siourouni, a fait front com­ mun avec Aube dorée, expliquant dans une conférence de presse conjointe que, “sur la question des infirmières exclusives étrangères, la direction de l’hôpital a un but commun avec Aube dorée”. Giorgos Pastamatakis, chirurgien et membre du conseil d’administration de l’hôpi­ tal, a dénoncé, avec le soutien de l’Ordre des médecins, la directrice de l’hôpital, accusée “d’être plus sensible aux revendications des infir­ mières qu’à la tranquillité des patients”. “Le problème de la concurrence des infirmières étrangères est réel”, reconnaît­on, tant au minis­ tère de la Santé qu’au conseil d’administration l’hôpital, “mais ce n’est pas un parti politique qui va le régler, et surtout pas Aube dorée”. Vingt­ quatre heures plus tard, la directrice de l’hôpi­ tal était suspendue par le ministre de la Santé. Médecins du monde visé également Qu’à cela ne tienne. Le lendemain, une qua­ rantaine de membres d’Aube dorée ont mené une opération d’intimidation contre le dispen­ saire de Médecins du monde (MDM) à Pérama,

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En bref

ube dorée e le ménage

États-Unis La moitié des soldats rapatriés d’Afghanistan Le président Barack Obama a pour objectif de rapatrier d’Afghanistan 34000 soldats dans l’année à venir, soit la moitié du nombre actuel. C’est en tout cas ce qu’a annoncé un responsable américain, avant l’intervention du Président devant le Congrès mardi soir. L’Otan avait prévu le retrait total des troupes américaines pour la fin 2014. Barack Obama a reçu le président afghan, Hamid Karzaï, début janvier et a déclaré vouloir tourner la page d’une “décennie de guerre” en Afghanistan. La mission des soldats américains sur le sol afghan devrait se concentrer, dès cette année, sur la formation et l’entraînement d’une armée afghane. (Belga)

L’ancien chef du renseignement militaire italien, Nicolo Pollari, a été condamné à dix ans de prison mardi pour son rôle dans l’enlèvement de l’imam Abou Omar. Ce dernier, soupçonné de terrorisme par les Etats-Unis, avait été transporté clandestinement en Egypte en 2003. Le tribunal lui a accordé un million d’euros de dommages et intérêts. (Reuters)

AP

Italie L’ex-chef des services secrets condamné

Syrie Un aéroport militaire pris par les rebelles

MARO KOURI/PHOTO NEWS

Les rebelles se sont emparés mardi de la base aérienne militaire d’Al-Jirah, dans le nord de la Syrie, dans le cadre d’une offensive généralisée pour prendre le contrôle des aéroports et renforcer leur emprise sur cette région. C’est la première fois que des avions militaires tombent entre les mains de l’opposition depuis le début du conflit. Lors de la prise de l’aéroport, les rebelles ont tué, blessé ou capturé une quarantaine de soldats. (AFP)

Aube dorée séduit de plus en plus de Grecs. Ils étaient encore nombreux samedi à manifester.

ERIC PIERMONT/AFP

“Il faut aider l’Etat à fonctionner à nouveau.”

VIVIANE REDING

La commissaire européenne en charge de la Justice se dit “très inquiète” face à la montée de mouvements extrémistes en Europe: “Cela montre que la politique ne fonctionne pas comme il faut.” On sait par exemple qu’en Grèce, certaines tâches de la police sont effectuées par Aube dorée…

dans la banlieue du Pirée, où sont soignés des migrants, mais surtout des Grecs très pauvres, démunis de tout. Vêtus de leur éternelle blouse noire au nom du parti, ces activistes de la haine ont scandé des slogans orduriers et racistes contre MDM, accusé de soigner “en priorité des étrangers et des migrants illégaux”. Selon Nikitas Kanakis, directeur du MDM en Grèce, “c’est le dispen­ saire qui a été visé en tant que tel, car nous soi­ gnons tout le monde et nous recensons les agres­ sions xénophobes lorsque des gens blessés vien­ nent chez nous”. Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muiznieks, venu dé­ but février en visite officielle en Grèce, avait dénoncé “la menace spécifique que constitue Aube dorée”. Le secteur médical n’est pas le seul dans lequel les néonazis se proposent de faire le ménage. L’été dernier, des députés du parti avaient procédé à des vérifications violentes d’identité de petits revendeurs, saccageant leurs étals lorsqu’ils n’étaient pas, selon eux, en règle. Enfin, bizarrement, alors que tous les employés des pompes à essence étaient à 90% étrangers, ils sont désormais, dans leur écra­ sante majorité, grecs. Aube dorée ne fait peut­être que 10 à 14% dans les sondages, et reste fermement le troi­ sième parti du pays, mais, au quotidien, il se comporte en territoire conquis. Samedi der­ nier, ses sympathisants étaient plus de 10000 à défiler au flambeau dans les rues d’Athènes…

Égypte Encore des affrontements

Mali L’UE débloque 250 millions d’euros

Des affrontements ont éclaté dans la nuit de mardi au Caire entre policiers et manifestants qui réclamaient le départ de Mohamed Morsi. “La présidence soutient la poursuite de manifestations pacifiques et la liberté d’expression mais toute tentative visant à s’écarter de protestations pacifiques sera traitée avec fermeté.” Il a également démenti les rumeurs de l’éventuelle formation d’une union nationale. (Reuters)

250 millions d’euros : c’est la somme qu’est prête à débloquer l’Union européenne pour l’aide au développement au Mali. Ce montant avait été gelé, il y a un an, suite au coup d’Etat militaire. Ce putsch et le vide du pouvoir qui s’en est suivi sont une des causes de la présence de groupes islamistes aujourd’hui. En plus de cette somme, l’UE a réuni 116 millions d’euros d’aide d’urgence afin d’aider les populations déplacées par le conflit. (Reuters)

France La loi sur le mariage pour tous est passée Les députés français ont adopté mardi le projet de loi sur le mariage homosexuel, autorisant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Ce projet a été voté par 329 voix pour, 229 contre et 10 abstentions par l’Assemblée nationale. Le texte sera examiné à partir du 2 avril par le Sénat, où l’opposition conservatrice poursuivra son combat. Les anti-mariage gay ont d’ailleurs appelé à une nouvelle grande manifestation le 24 mars. Quant à la procréation médicale assistée pour les couples du même sexe, elle devrait faire l’objet d’une autre loi, annoncée pour la fin de l’année. (Belga)

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Planète Neurosciences L’ULB inaugure ce jeudi 14 février son nouveau centre “Cognition et neurosciences”. l

Sur la piste de la

Quatre équipes de chercheurs explorent le cerveau, encore mystérieux. l

L’une d’elles expérimente sur ce qui est a priori insaisissable: la conscience. l

ÉVANESCENT

C

e jeudi 14 février, l’ULB inaugurera, avec une conférence sur le libre ar­ bitre, son nouveau centre de re­ cherche “Cognition et neuroscien­ ces”. Il mettra en commun les tra­ vaux et les ressources, y compris techniques, de quatre équipes de recherche autour d’un organe à propos duquel il reste encore tant de choses à découvrir: le cerveau. Les recherches portent sur les mécanismes neuronaux et mentaux de la perception, de la mémoire et de l’apprentissage à l’aide d’expérimenta­ tions, d’études de cas et d’observations com­ portementales. Un des groupes, celui du Pr Cleeremans, réalise des expérimentations sur ce qu’il est a priori impossible de toucher du doigt: la conscience humaine. Son but: comprendre les mécanismes de cet élément évanescent, et en apprendre plus sur ce qu’on peut faire avec ou sans conscience. Sur cette piste de la conscience, le Pr Cleere­ mans est aidé par certains outils de pointe, mais il doit aussi faire face à de nombreux pièges… La définition de la conscience elle­ même fait l’objet de débats! Mais en résumé, il s’agit de “l’effet que cela nous fait” lorsque nous traitons une informa­ tion. Ce traitement de l’info par le cerveau s’accompagne d’une expérience qualitative. Par exemple, percevoir du rouge peut plaire ou non à quelqu’un. C’est l’aspect subjectif. La conscience comporte aussi un aspect fonc­ tionnel. En quelque sorte, être conscient… que l’on est conscient. “Quand je suis conscient que, par exemple, je marche ou je ris, je peux faire quelque chose avec ces infos, je peux adap­ ter mon comportement. Je peux être conscient, de moi, des autres (attribuer des états mentaux à autrui), et du monde”, explique le Pr Cleere­ mans. Enfin, il faut distinguer l’état d’éveil et les contenus de la conscience, le fait d’être éveillé et ce qui se passe précisément dans notre tête. Ces divers aspects sont explorés par les neurosciences. Pour étudier la conscience, les neuroscien­ ces se basent sur un principe: à tout état men­ tal (perçu, ressenti et subjectif) correspond un état neuronal (état physique du cerveau, observable, mesurable et donc objectif). Les questions fondamentales: quelle est cette ex­ périence qualitative que l’on a du monde, comment cela fonctionne­t­il? Et quelles sont les régions cérébrales impliquées? So. De.

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La carte Localisation. Quelle que soit la piste qu’il emprunte, tout explorateur a besoin d’une carte. La conscience est-elle localisée dans une zone précise de la cartographie du cerveau ? Plusieurs théories s’affrontent. L’une d’elles estime que la conscience se trouve dans le cortex préfrontal, ou qu’elle résulte plutôt de l’embrasement d’un réseau impliquant le cortex préfrontal, le pariétal, le temporal et le thalamus. “Ces interactions feraient qu’il existe un ‘espace de travail neuronal’, sous-tendu par des connexions à longue distance entre les neurones de ces régions”, note le Pr Axel Cleeremans (ULB). C’est à partir du moment où les représentations émergent et “pénètrent” dans cet espace de travail que l’on devient conscient des informations. Au fond, on est conscient de ce à quoi on fait attention. “Quand l’espace de travail neuronal est dominé par une information, on est conscient de cette info.” Pour sa part, le Pr Cleeremans est convaincu que la plasticité du cerveau joue un rôle important. Ainsi que le cortex préfrontal et frontal. “Le fait que le cerveau puisse redécrire à lui-même sa propre activité est très important. On dit que le cortex préfrontal ‘regarde’ ce que font les autres régions du cerveau. Ce que je pense, c’est que si l’on voit une bouteille, et que le cortex visuel a une représentation de cette bouteille, on n’en est pas encore conscient. Mais à partir du moment où le cortex préfrontal donne l’indication que cette représentation existe dans le cortex visuel, alors on devient ‘conscient’ de la bouteille.”

Les pièges Subjectif. Sur la piste de la conscience, l’explorateur devra faire face à bien des pièges. “La conscience est un problème unique en sciences, car elle combine des données subjectives et objectives, des données à la première personne, et à la troisième personne. En physique, toutes les données sont à la troisième personne. Elles sont réplicables, publiques et partageables. Quand je m’intéresse à la conscience, je ne peux pas faire abstraction que je m’intéresse à ce qui se passe dans votre tête. Vous pouvez me raconter n’importe quoi, mentir… C’est difficile pour l’approche scientifique”, admet le Pr Cleeremans. Par ailleurs, la subjectivité est propre à l’expérience de chacun. Une autre difficulté : bien que le cerveau soit “composé” de la même façon chez tout le monde, chaque expérience s’inscrit aussi biologiquement dans notre cerveau. Donc, on est susceptible d’avoir tous – du moins dans une certaine mesure – un cerveau différent ! Plus on utilise certaines habiletés, plus la zone associée dans le cerveau sera grande. Exemple de cette “plasticité du cerveau” : chez les chauffeurs de taxis, l’hippocampe (siège de la mémoire spatiale) est plus grand que chez les chauffeurs de bus. Car les taximans doivent en permanence trouver de nouveaux itinéraires !

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Agroalimentaire

conscience

Peines sévères pour les anti­OGM Ils récoltent de la prison ferme pour avoir vandalisé un champ de patates OGM.

Les boussoles

REPORTERS/SPL

Imagerie. Un des outils principaux sur la piste de la conscience est l’imagerie médicale, qui a révolutionné les neurosciences. L’avantage: le scientifique peut apprécier en direct l’activité du cerveau quand le sujet réalise une tâche, voir “la zone où ça se passe”. Par exemple, la résonance magnétique mesure le taux d’oxygénation du sang dans le cerveau. “Plus la région est activée, plus elle a besoin d’oxygène (et de glucose)”, note le Pr Cleeremans. La tomographie par émission de positons permet d’obtenir des résultats semblables, en injectant des marqueurs radioactifs dans la circulation du patient. La magnétoencéphalographie, elle, mesure le champ magnétique résultant de l’activité électrique du cerveau et permet de “pister” l’activité neurale à la milliseconde près. L’éléctroencephalographie est aussi utilisée, mais elle reste à la “surface” du cerveau. Les chercheurs mettent également au point des situations “avec ou sans conscience”. “On met un sujet dans une situation où il perçoit un mot de manière consciente, et dans une autre, où les mots sont présentés de manière rapide, de sorte que le sujet n’en est pas conscient. Et on compare, à l’aide de l’imagerie médicale quelles sont les régions du cerveau activées.”

“Terra incognita” Hors limites. Un domaine reste encore estampillé “inconnu” sur la carte des explorateurs de la conscience. Si les chercheurs commencent à savoir “comment ça nous fait quelque chose”, on ne sait toujours pas “pourquoi” l’activité du cerveau s’accompagne d’une expérience subjective. Cela reste un mystère. Cette question relève de la philosophie, estime le Pr Cleeremans. Mais une nouvelle forme de philosophie, à la frontière des neurosciences. “La réponse pourrait être trouvée dans une perspective interdisciplinaire.” En outre, on pourrait tout savoir sur le fonctionnement du cerveau, on n’en saurait pas davantage sur l’expérience. “La conscience qui se présente à nous est purement subjective, inaccessible à l’observateur extérieur. Ce que je peux faire, c’est me projeter en vous. Puisque vous me ressemblez, je vous attribue la même expérience du monde que moi.” Ce qui échappe aussi à l’étude de la conscience, c’est… l’inconscient. Vu par les neurosciences, c’est, en bref, ce qui est trop petit pour que la conscience le voie ou y fasse attention (comme un stimulus présenté au sujet trop rapidement). Ou en revanche trop “gros”, parce qu’on ne le voit plus: la conduite automobile, la posture debout…

JUGEMENT

E

n 2011, onze membres du Field Liberation Movement (FLM), avaient endommagé un champ de pommes de terre génétiquement modifiées à Wetteren. Une action qui avait, selon eux, pour but d’attirer l’attention sur les problèmes des OGM et les conséquences de leur in­ troduction dans la chaîne alimentaire. Ces militants ont été traduits devant le tribunal correctionnel de Ter­ monde, et le verdict est tombé hier. Deux d’entre eux ont écopé de huit mois de prison ferme, trois autres de six mois de prison ferme et les six der­ niers de six mois avec sursis. Les con­ damnés devront également verser un total de 25000 euros aux parties civi­ les, soit l’Institut pour la recherche en agriculture et pêche; l’Institut fla­

3 Questions à

JEAN-LUC FLEMAL

Les neurosciences sont à la croisée des sciences biologiques, médicales, psychologiques, informatiques, mathématiques… L’étude de la conscience par les neurosciences a débuté il y a environ trente ans.

mand pour la biotechnologie; l’Uni­ versité de Gand et la Haute­Ecole de Gand. “Nous sommes satisfaits du juge­ ment”, commentait Me Vandenbuss­ che, l’avocat de la partie civile. “Cette déclaration de culpabilité est un signal que de tels essais scientifiques ont une valeur, et ne peuvent pas être détruits aussi facilement. Le procès devrait à nouveau avoir lieu car les prévenus fai­ saient défaut, mais le tribunal a déjà émis sa position à l’égard de tels faits.” Du côté du FLM, on n’est guère sur­ pris par la condamnation, étant donné que les prévenus comparais­ saient par défaut, mais on s’étonne tout de même de l’ampleur de la peine. Le mouvement estime que le jugement constitue “un précédent très dangereux qui pourrait toucher toutes les formes d’action sociale”. D’après le FLM, “la justice belge attaque frontale­ ment la liberté d’expression. La lutte pour l’agriculture durable est criminali­ sée”. L’affaire sera à nouveau traitée dans quelques semaines. “Nous allons encore demander à entendre des té­ moins afin d’éclaircir les motifs de l’ac­ tion”, a annoncé la défense. (Belga)

1

ISABELLE STENGERS

Philosophe, professeur à l’ULB. Souhaitait se présenter comme “comparant volontaire” au procès OGM. Quel est votre sentiment après ce verdict de prison ferme?

Un verdict aussi sévère, c’est surprenant. Mais je m’attendais à des condamnations. Car pour ce procès, la demande de la défense à propos d’une possibilité d’appeler des témoins volontaires avait déjà été refusée. Ceux­ci auraient dit le caractère politique et non violent de l’action, s’ins­ crivant dans une tradition de désobéissance civile. Vu ce refus, je savais que l’on jugerait les faits, et rien que les faits. Mais le poids des condamnations, c’est aberrant. C’est une justice répressive, vindicative. Je pense qu’en Flan­ dre, il y a une très grande fierté par rapport aux biotechnologies. Et ceux qui empêchent cette fierté le payent très cher.

2

Une amende devra aussi être payée…

3

Craignez­vous que cela entame la mobilisation des militants?

Ces champs de patates, qui n’avaient aucun but, sinon de propagande, et aucune valeur scientifique, mériteraient 25000 euros de dédommage­ ments? Il s’agit plutôt de casser les reins à ceux qui contestent les OGM… Si on rend impossible les protestations ouvertes, d’autres modes de protestation pourraient être trouvés. C’est le caractère public de la chose qui pourrait changer. Cela se fera de nuit! Mais quand on essaie de briser un mouvement de résistance, la seule attitude digne est de résister. Ce genre de mouvement, c’est la seule raison pour laquelle ce dossier est tou­ jours ouvert et grâce à laquelle on ne mange pas d’OGM tous les jours! Il y a encore beaucoup de questions notamment en matière de santé, ou alors les réponses sont aux mains du privé. Ce genre de mouvement est la seule manière de ne pas fermer le dossier et de dire: “L’affaire est close, le public est rassuré, les OGM sont des légumes ou des végétaux comme les autres.” So. De.

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En bref

Planète

Scandale alimentaire Pas de mention obligatoire de l’origine de la viande de sitôt pour les plats cuisinés

Des voitures qui fument plus que prévu Le procédé pose tout de même question. Pour le propriétaire du véhicule d’abord, puisque davantage d’émissions de CO2 signi­ fie une consommation moyenne de carbu­ rant plus élevée qu’annoncée et donc des coûts supplémentaires. Pour les Etats qui ont accordé – un temps du moins – une série d’avantages fiscaux aux véhicules moins pol­ ENFUMÉS luants en fonction de leur niveau d’émis­ mi automobiliste gagné par la prise sions. Pour les objectifs de la politique clima­ de conscience écologique, toi qui te tique européenne enfin. Alors que le bilan réjouissais du faible niveau d’émis­ carbone du transport routier continue à s’ac­ sions de CO2 fièrement affiché sur croître, l’UE ambitionne de ramener le ni­ la fiche technique de ton véhicule, veau moyen des émissions du parc de voitu­ il va te falloir déchanter. res neuves commercialisées par les construc­ A en croire un rapport d’évaluation com­ teurs à 95 g/km à l’horizon 2020. Les fausses mandé par la Commission européenne à réductions liées aux tests devraient donc lo­ trois bureaux d’études giquement être com­ et publié il y a pensées. deux mois, une partie Ces résultats ne sont des performances en­ pas vraiment surpre­ vironnementales nants, commente une avancées par les cons­ source européenne. tructeurs ne sont que Car une précédente virtuelles. étude d’impact de la Ceux­ci profitent en réglementation avait effet d’échappatoires déjà montré des diver­ dans les protocoles gences entre les résul­ d’essai qui leur per­ tats des cycles de test mettent d’afficher des et ceux observés en taux de pollution net­ conduite réelle. Raison tement inférieurs à ce pour laquelle cette re­ qu’ils sont en usage cherche complémen­ réel. taire a été demandée. Une série de para­ Les conclusions de mètres peuvent in­ celle­ci ont été trans­ DES GAINS VIRTUELS fluer sur ces mesures Selon cette étude, environ un tiers des réductions mises à un groupe de dites “sur cycle nor­ travail piloté par les d’émissions de CO2 observées entre 2002 et 2010 sont liées à la procédure de test. malisé” (NEDC) : les services du commis­ conditions ambiantes saire européen aux En­ comme la température, le vent ou l’humidité treprises et à l’Industrie, Antonio Tajani. Ce­ au moment de la réalisation du test; le type lui­ci est chargé de plancher sur le dévelop­ de pneus employés et la nature du revête­ pement d’un protocole d’essai resserré afin ment (béton ou asphalte); l’alignement des de réduire ces écarts entre la théorie et la pra­ roues; la préparation du système de trans­ tique. mission… Le travail n’est cependant pas terminé et Autant de variables qui sont adaptées au aucune échéance n’est encore fixée pour l’en­ plus juste par les constructeurs et qui biai­ trée en vigueur de cette nouvelle procédure sent les résultats obtenus au moment de l’ho­ qui devra contribuer à offrir une information mologation du modèle de véhicule. Car ces plus correcte aux candidats acheteurs. petits détails font en réalité une grosse diffé­ Avant 2020 ? Ce n’est pas garanti en l’état. Le rence démontre ce rapport qui s’est penché plus tôt serait pourtant le mieux. sur l’évolution des rejets moyens de CO2 des G.T. véhicules neufs entre 2002 et 2010. Au pre­ mier abord, les progrès sont appréciables Épinglé puisque l’on note une diminution de 26,8 grammes par kilomètre – 167,2 g/km en 2002 contre 140,4 g/km en 2010. Mais Appel à la créativité. La commissaire après une analyse plus fine de ces résultats, il européenne au Climat, Connie Hedegaard, a ressort qu’un tiers de cette diminution est lancé lundi un concours invitant les citoyens obtenu en jouant sur la procédure de test, le européens à contribuer à la construction gain réel étant pour sa part imputable aux d’une société “décarbonée”. Intitulée “Le améliorations technologiques. monde que j’aime”, cette opération fait appel à la créativité de chacun. Toutes les Trop de flexibilité idées pouvant aider à réduire les émissions Il n’y a pas à proprement parler de tricherie de gaz à effet de serre sont les bienvenues. dans la mesure où cette “flexibilité” dans les Les projets seront soumis au public via un protocoles de test est autorisée par le flou de site Web la réglementation. Ce n’est certes pas très (http://world-you-like.europa.eu/fr/) et un glorieux, mais le secteur automobile joue en jury en retiendra trois parmi les plus quelque sorte “la ligne”. populaires.

La Commission européenne a jugé mardi “prématuré” de rendre obligatoire la mention de l’origine de la viande dans les plats cuisinés, face au scandale de la viande de cheval faussement estampillée “bœuf” dans des plats surgelés. “Actuellement, le problème auquel nous sommes confrontés […] est un problème de fraude”, a déclaré Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs, Tonio Borg, assurant que “la traçabilité fonctionne” pour la viande fraîche comme pour les plats transformés. Depuis l’affaire de la vache folle, la viande bovine fraîche doit mentionner l’origine. Ce n’est pas le cas pour les produits transformés à base de viande, qui ont seulement l’obligation de mentionner le type de viande utilisée. La Commission mène actuellement “une réflexion” sur la nécessité de revoir l’étiquetage pour les produits transformés. (AFP)

Le niveau des émissions de CO2 affiché par les constructeurs ne correspond pas à la réalité.

A

Agriculture Les émissions de méthane des ruminants mesurées grâce à des chercheurs belges Une équipe de chercheurs de Gembloux Agro-Bio Tech a mis au point une nouvelle technique pour estimer les émissions de méthane des ruminants, rapporte mardi l’Université de Liège. Cette méthode, financièrement accessible aux éleveurs (20 cents à 1 € par analyse), permet de récolter des mesures plus précises et fiables, en utilisant l’ensemble des informations fournies par l’analyse infrarouge du lait des vaches, selon l’ULg. Comme tous les ruminants, les vaches jouent un rôle non négligeable dans la production des gaz à effet de serre. Selon la Food and Agricultural Organisation, l’élevage de ruminants contribue à raison de 4,5 % au réchauffement climatique. (Belga)

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JEAN-LUC FLÉMAL

REPORTERS

30%

L’élevage de ruminants contribue à raison de 4,5 % au réchauffement climatique de la planète.

Santé Pilule : 63 nouvelles plaintes en France Soixante-trois nouvelles plaintes ont été déposées mardi au pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Paris contre quatre laboratoires (Bayer, MSD France, Biogaran et Effik) fabriquant des pilules contraceptives de 3e et 4e générations et l’antiacnéique Diane 35. Deux sont déposées pour homicide involontaire, 61 pour blessure involontaire, a-t-on appris auprès de l’avocat bordelais Philippe Courtois, qui vise aussi l’Agence nationale de sécurité du médicament dont il attend, comme du gouvernement, la suspension de la commercialisation de ces pilules. (AFP)

Espace Landsat 8 en orbite La Nasa, en collaboration avec le Centre américain de géophysique, vient de lancer un nouveau satellite pour continuer à surveiller l’état de la planète. Lancé dans d’excellentes conditions météorologiques depuis la base militaire de Vandenberg, en Californie, le satellite “Landsat 8” a été placé en orbite polaire, à une hauteur de 705 km au-dessus de la Terre. Ce satellite tournera autour de la Terre en 99 minutes, soit 14 fois par jour. Il pourra ainsi cartographier l’intégralité de la planète tous les 16 jours, une collecte de données précieuse notamment concernant les forêts, les cours d’eau ou les terres agricoles. (AFP)

La Libre Belgique - mercredi 13 février 2013

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Economie Acier

“Mittal doit suspendre les restructurations” La Commission européenne demande un moratoire sur les fermetures. l

L’idée de créer une entreprise sidérurgique publique européenne est sur la table. l

A la table ronde sur l’avenir de la sidérurgie, l’Europe hausse le ton vis-à-vis du groupe Mittal, qui a balayé sa requête.

Le premier pas d’un soutien clair de l’Europe MORATOIRE

M

ment pas surprenante puisque, aux di­ res de certains participants à la table ronde, “une sorte d’union sacrée s’est constituée, sur le fait que la sidérurgie est la base structurante de l’industrie en Eu­ rope, sa colonne vertébrale, et qu’il faut donc tout faire pour préserver l’activité”. Au­delà de cela, le ministre français Montebourg a plaidé pour un change­ ment des règles du libre­échange et de la concurrence, “valables il y a 50 ans, mais la donne a changé”, a­t­il dit. Et au milieu de ce concerto à l’unis­ son, les industriels présents ont, eux, fustigé les prix énergétiques en Eu­ rope. Ils ont rappelé la très mauvaise conjoncture économique en Europe, ainsi que les problèmes de surcapacité alors que la demande pour l’acier diminue.

ême si le mot n’a pas été pro­ noncé, c’est bien un moratoire sur les restructurations et les fermetures de sites sidérurgiques qu’a demandé d’emblée le commissaire européen à l’Industrie, Antonio Tajani, au groupe Mittal, lors de la table ronde sur l’avenir de la sidérurgie en Europe qui s’est tenue à la Commission euro­ péenne mardi matin. De ces deux petites heures de réu­ nion entre ministres européens de l’Economie, syndicats de métallos et groupes sidérurgiques (dont Mittal), l’on ne pouvait pas, a priori, espérer grand­chose. D’autant qu’Antonio Ta­ jani avait fortement déçu les syndicats bel­ ges, français et luxem­ Une rencontre bonus bourgeois lors de leur rencontre le 6 février à Dans la foulée de cette MOIS Strasbourg. Le commis­ table ronde, le ministre Le plan acier pour l’Europe saire y avait fait aveu Marcourt a reçu des dé­ devrait être finalisé dans d’impuissance et s’était légations de tous les trois mois. contenté de proposer syndicats de métallos de que l’Europe soutienne Liège, Florange (France) financièrement les industriels implan­ et Schifflange (Luxembourg), sites ô tés sur le Vieux Continent, en s’acquit­ combien menacés par la politique de tant par exemple de leurs quotas de Mittal. Et là, entre la poire et le fro­ CO2. mage, une idée surgit: et si on créait Et voilà que l’Italien se jette d’entrée une entreprise publique européenne? de jeu dans la mêlée avec cette de­ Dans l’idée d’une nationalisation de mande de suspension des restructura­ certains sites, ce nouvel outil trans­ tions, le temps que le plan acier pour frontalier rassemblerait les pôles sidé­ l’Europe soit finalisé, en juin prochain. rurgiques des trois villes susnommées. Une demande qui a évidemment été Si la proposition est soumise à tant accueillie on ne peut plus fraîchement de “si” (désengagement de Mittal, vo­ par le représentant de Mittal (voir ci­ lonté et moyens financiers des Etats…) contre). En l’état, rien n’oblige le qu’elle n’a qu’une infime chance de groupe à se plier à ce moratoire. Les voir le jour, elle témoigne sans doute plus optimistes, dont le ministre régio­ de l’obligation pour toutes les parties nal de l’Economie, Jean­Claude Mar­ prenantes de trouver une solution court, estiment que “le poids de la Com­ pour éviter la catastrophe qui se pro­ mission va inciter le groupe sidérurgique file, avec d’autres fermetures qui ne à réfléchir”. sauraient tarder. Cette sortie de Tajani n’est finale­ Isabelle Lemaire

3

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Épinglé

“Inenvisageable dans l’état actuel des choses” Paradoxe. La réponse du groupe Mittal à la demande du Commissaire européen à l’Industrie, Antonio Tajani, de suspendre les restructurations, dans l’attente du plan acier concocté par l’Europe, a fusé. “C’est inenvisageable dans l’état actuel des choses (la situation économique en Europe et la baisse de la demande d’acier, NdlR) et ce n’est pas ce plan qui nous fera changer d’avis”, a déclaré Robrecht Himpe, président du CA d’ArcelorMittal Belgium et CEO des Aciers Plat carbone Europe, qui représentait le groupe à la table ronde. Des propos qui ont choqué les syndicats mais aussi Etienne Schneider, le ministre luxembourgeois de l’Economie, qui, selon la FGTB, a “vertement tancé Robrecht Himpe”. Robrecht Himpe a également indiqué que “Mittal n’accepterait aucune ingérence du politique dans le domaine de ses affaires”. Mais pourtant, le groupe s’avère être plutôt demandeur d’aides financières européennes, en matière de quotas de CO2 notamment. Un beau paradoxe qui ne semble pas le gêner aux entournures… I.L.

“On a l’impression que qu SATISFACTION Au sortir de la table ronde, les syndi­ cats semblaient rassurés par l’atti­ tude de l’Europe. “C’est important ce discours plus ferme et cette temporisa­ tion demandée par Antonio Tajani. Nous pensons qu’en cette période de crise économique, que nous croyons conjoncturelle, il faut empêcher les me­ sures qui pourraient freiner la reprise qui s’annoncera. Il faut donc maintenir les surcapacités de production actuelles ainsi que les outils et les emplois”, indi­ que Gabriel Smal, le secrétaire géné­ ral ACV­CSC Metea. Un peu d’espoir Pour Nico Cué, le secrétaire général des métallos de la FGTB Wallonie­ Bruxelles, “même si on n’a pas pu vrai­ ment évoquer le cas de Liège, on est content de l’attitude de Tajani qui re­ donne un peu d’espoir. On a l’impres­ sion que quelque chose a changé au ni­ veau de cette Europe libérale. Et on es­ père que le plan acier qui sera présenté dans trois mois ne fera pas trop la part belle à ce libéralisme”. Le patron des métallos socialistes précise : “Il faut que l’Europe se dote d’outils contrai­

gnants pour faire levier sur le groupe Mittal.” Le ministre wallon de l’Economie, Jean­Claude Marcourt (PS), mandaté pour représenter la Belgique à cette réunion, salue “la volonté de l’Europe de soutenir la filière acier et de la consi­ dérer comme stratégique”. Et il ajoute : “Il n’est pas fréquent de voir une Com­ mission européenne avoir une position aussi forte. Toutes les délégations des différents pays présents ont convenu qu’il fallait sortir de l’angélisme qui consiste à affirmer que le marché se ré­ gule de façon parfaite.” Jean­Claude Marcourt a toutefois regretté “de ne pas voir la Direction générale de la concurrence associée plus étroitement aux travaux de la ta­ ble ronde. Les questions des aides de l’Etat et plus généralement des règles en matière de concurrence sont en effet cruciales pour soutenir une politique de l’acier et une relance de l’industrie européenne”. Il a demandé à ce que ce point soit inscrit à l’agenda du Con­ seil de compétitivité dès la semaine prochaine. Sur l’attitude de Robrecht Himpe, qui a balayé d’un revers de main la demande de suspension des restruc­

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REPORTERS/JOCK FISTICK

elque chose a changé”

JOHN THYS/AFP

JEAN-CLAUDE MARCOURT

“Ne nous emballons pas” Et concernant l’idée de la création d’une entreprise publique euro­ péenne, émise lors les discussions entre le ministre et les syndicats qui ont eu lieu dans l’après­midi, la FGTB est loin de la rejeter. Avec la CGT française, elle en serait même l’auteure. “Pour nous, cette solution n’est pas à écarter d’office. On peut tout à fait envisager un schéma global pour la sidérurgie entre plusieurs pays”, mentionne Nico Cué. La CSC, déjà plus frileuse à l’idée d’une nationalisation du bassin lié­ geois, continue plutôt de plaider pour la voie d’un repreneur. Jean­Claude Marcourt reste pru­ dent sur le sujet. “Sur le principe, la France et le Luxembourg, qui ont, avec la Belgique, des philosophies similaires sur le rôle de l’Etat, ne sont pas fermés à l’idée mais il faut monter un dossier so­ lide. Ne nous emballons pas…” Isabelle Lemaire

CHRISTOPHE BORTELS

“Il n’est pas fréquent de voir une Commission européenne avoir une position aussi forte.”

turations, le ministre déclare : “Je ne m’attendais évidemment pas à ce qu’il dise oui mais cette attitude est bien ré­ vélatrice d’une forme d’idéologie de certains opérateurs”.

3 Questions à

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PIERRE DEFRAIGNE

Pierre Defraigne est directeur de la fondation Madariaga, un think tank européen. Il a été chef de cabinet du commissaire européen au Commerce Pascal Lamy (1999-2002). Ce sursaut européen est­il un virage historique ?

Il faut se réjouir que la Commission européenne ait laissé son dogme néolibéral de côté. L’Europe possède un véritable pouvoir de pression con­ trairement à la Région wallonne ou à la Belgique. Jusqu’à présent, Mittal avait la main mais il va devoir faire des concessions à l’Europe.

2

Quels sont les moyens de pression à disposition de la Commission ?

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Que pourrait­il se passer maintenant ?

Aucun groupe de l’importance d’ArcelorMittal ne peut se mettre l’Eu­ rope à dos. C’est la DG concurrence, par exemple, qui délivre les autorisa­ tions pour les fusions et acquisitions. Il y a la question des permis, les quo­ tas CO2... Mais le plus efficace sur le long terme serait de cesser cette guerre fiscale entre les Etats. Le système des intérêts notionnels est à cet égard scandaleux. Arcelor empoche l’argent mais n’assume pas la casse sociale. La Commission européenne ne peut aller à l’encontre des cycles écono­ miques mais peut adoucir les restructurations. En répartissant les pertes d’emplois pour éviter de laisser une région entière à l’abandon. Je pense que la Commission pourrait aussi fermer les yeux sur la mise en place d’un cartel de production afin de soutenir les prix. Une solidarité entre produc­ teurs serait autorisée à condition que la casse sociale soit limitée. Laurent Lambrecht

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Economie Actualité Lunch Garden a tiré son épingle du jeu Chiffre d’affaires en hausse de 6,5 % malgré un climat économique difficile.

RESTAURATION

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MICHEL HOUET/BIOWIN

P

lus de clients – un demi­million – qui dépensent un peu plus – le ticket moyen a augmenté de 4,2 % – ont permis à la chaîne de res­ taurants Lunch Garden de “réaliser une belle année 2012 malgré un climat économique difficile”, explique Annick Van Overstraeten, administrateur­dé­ légué. Le chiffre d’affaires global a pro­ gressé de 6,5 % à 127 millions d’euros, contre 119 millions d’euros en 2011. La progression a même été de 7,5 %, à 110 millions d’euros, pour les restau­ rants détenus en propre par Lunch Garden, contre une stagnation du chiffre d’affaires à un peu plus de 16 millions pour les franchisés. Une croissance notamment due au succès de la rénovation du parc de res­ taurants (la moitié d’entre eux l’ont été à ce jour). Mais pas uniquement. “Pour la première fois depuis des années, nous avons en fait enregistré une pro­ gression du nombre de tickets en géné­ ral, et ce même pour les restaurants qui n’ont pas été rénovés. Je pense donc que notre nouvelle approche commence à avoir un impact positif sur tout le réseau de restaurants. Les restaurants rénovés ont toutefois mieux progressé, avec une hausse moyenne de 10 % de leur chiffre d’affaires, contre 3 % en moyenne pour les autres restaurants”, explique An­ nick Van Overstraeten. L’année 2013 sera d’ailleurs placée sous le signe de la poursuite de la ré­ novation du parc – 8 sont prévues, contre 11 en 2012 – et l’ouverture de deux nouveaux restaurants – aucune en 2012. Là, Annick Van Overstraeten peut se montrer très satisfaite. “Les deux ouvertures effectuées en 2011, à Olen et Messancy, ont connu un succès immédiat, à tel point que nous allons de­ voir agrandir le restaurant d’Olen. Cela prouve que le concept plaît et a encore du potentiel.” Lunch Garden a par ailleurs conclu, fin 2012, un accord de partenariat avec Total sur les aires d’autoroutes. Sept restaurants ont été ouverts à ce jour. “Les premiers résultats sont très positifs. C’est vrai que l’on est plus chers que dans les autres Lunch. En fait, les concessions sur les autoroutes sont plus chères. Pour être rentables, ces restau­ rants doivent appliquer des prix plus éle­ vés. Mais ces prix restent moins chers que les concurrents installés sur les auto­ routes et ces restaurants suivent les cam­ pagnes promotionnelles nationales.” P.D.-D.

L’unité de synthèse BPF AllinOne issue du projet Keymarker émanant de la société Trasis et soutenue par le pôle de compétitivité BioWin.

BioWin, pôle wallon à success stories Créé en 2006, le pôle de compétitivité fait le bilan et épingle plusieurs réussites.

SCIENCES DU VIVANT

O

n le sait, dans le cadre du premier Plan Marshall wallon – et cela fut d’ailleurs confirmé plus tard au sein du Plan Marshall 2.Vert – , les auto­ rités régionales ont identifié plusieurs secteurs technologiques à haut poten­ tiel de croissance et d’innovation. Parmi ces derniers, celui des sciences du vi­ vant, au sein duquel figurent les bio­ technologies, se trouve en bonne place. Créé en juillet 2006, le pôle de compéti­ tivité BioWin, dédié à ce secteur jugé stratégique, est rapidement devenu un acteur central du secteur de la santé au niveau wallon. Fruit d’une collabora­ tion qui s’est accrue au fil du temps en­ tre mondes scientifique et économique, le pôle BioWin compte aujourd’hui plus de 500 membres, qu’il s’agisse d’uni­ versités, de centres de recherche ou d’entreprises. Le pôle en regroupe d’ailleurs 110 – dont près de 80 % de PME et de TPE – en son sein, dont des leaders mondiaux tels que GSK, UCB, IBA ou Baxter. Au rayon chiffres, on peut encore évoquer environ 400 uni­

tés de recherche réunissant quelque près d’une vingtaine de success stories, 11 000 chercheurs ainsi qu’un chiffre BioWin positionne la Wallonie comme un d’affaires global estimé à plus de quatre des leaders mondiaux dans des domaines milliards d’euros. Ce à quoi il faut aussi technologiques de pointe tels que la bio­ ajouter le chiffre de 14 300 travailleurs pharmacie, la thérapie cellulaire, la radio­ concernés par un secteur santé qui pèse pharmacie, le diagnostic, les produits bio­ lourdement au sein de l’économie wal­ technologiques pour la recherche et l’in­ lonne. dustrie, la bioinformatique et le Après donc six années complètes d’ac­ traitement de données complexes.” Parmi tivités, le pôle de compétitivité BioWin les projets de R&D innovants, 27 ont a tenu récemment à faire le bilan. Un bi­ été financés et cinq ont été finalisés. Ces lan jugé très positif tant par les acteurs derniers impliquent 37 entreprises et du secteur que par le ministre wallon de 99 laboratoires universitaires ou non et l’Economie Jean­Claude à terme, ce sont quelque Marcourt (PS). Ce dernier 1 300 emplois qui de­ s’est d’ailleurs réjoui ven­ vraient être créés. Un dredi dernier, lors d’un autre signe positif, selon point­presse tenu au sein BioWin, a trait à la cin­ PROJETS DE R&D de la société Trasis à Ans, quantaine de brevets dé­ A ce jour, 27 projets du rôle moteur joué par innovants ont été financés et posés ou en voie de l’être, le pôle BioWin vis­à­vis aux sept nouveaux pro­ cinq finalisés. A terme, ce des entreprises actives sont quelque 1300 emplois duits mis sur le marché qui devraient être créés. dans les biotechnologies et aux cinq entreprises et les technologies médi­ nouvellement créées. En cales. Un pôle qui entend d’ailleurs, si matière de formation aussi, le bilan est l’on en croit ses responsables dont la di­ jugé satisfaisant puisque treize projets rectrice générale France Fannes, pour­ ont été mis en place, ce qui représente suivre ses efforts parmi les quatre axes plus de 248 000 heures et 8 350 per­ stratégiques qui ont été définis, à savoir sonnes. Enfin, les aspects internationa­ la R&D, le développement des compé­ lisation et plateformes technologiques tences, l’internationalisation et la créa­ ne sont pas oubliés non plus par BioWin tion de plateformes technologiques. qui vient par ailleurs de publier une Lors de leur communication récente, brochure présentant quelques success les responsables de BioWin ont mis en stories. avant plusieurs résultats concrets. “Avec Bruno Boutsen

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En bref

Le gouvernement japonais a survolté les opérateurs boursiers.

HIT-PARADE

L

e hit­parade mensuel des fonds de MoneyStore sur janvier montre que si les mines d’or semblent s’être tou­ jours bien installées dans le bas du classement, on relève aussi trois fonds sur la Corée qui font leur apparition dans les moins bonnes performances. Par con­ tre, du côté des stars du classe­ ment, nous voyons apparaître des sicav investies en valeurs ja­ ponaises. Le Japon fait à nou­ veau parler de lui en raison des mesures exceptionnelles prises en matière de politique moné­ taire. Le yen s’est déprécié et cela n’a pas eu un impact uni­ quement sur le Japon mais cette mesure semble bien irradier dans toute la région. “Si le yen continue à se déprécier, alors il y a un risque que d’autres monnaies asiatiques se déprécient égale­ ment. L’histoire des fondamen­ taux à long terme des économies de l’ASEAN n’est pas brisée et reste attractive mais nous avons vu l’année passée qu’une masse im­ portante de monnaie a irrigué les marchés de l’ASEAN. Ces marchés sont devenus très fréquentés et

donc très coûteux. C’est pourquoi nous pensons que nous sommes entrés dans une phase de prise de bénéfices et que les investisseurs se dirigent vers d’autres marchés, comme la Chine, par exemple”, es­ time Catherine Yeung Invest­ ment Director for Equities chez Fidelity à Hong Kong. “Si l’économie japonaise sur­ prend à la hausse en 2013 et si la déflation touche à son terme l’an­ née suivante, ceci confirmerait l’existence d’un cercle vicieux d’at­ tentes déprimées. Ceci suggérerait que des politiques soutenant da­ vantage la demande sont néces­ saires pour sortir de cet état et in­ citerait probablement les déci­ deurs politiques du Japon, et éventuellement d’autres régions du monde, à mener une politique de relance plutôt qu’une politique d’austérité”, estime Valentijn van Nieuwenhuijzen, Head of Strategy chez ING IM. Et la Corée ? “Le KOSPI (indice de la bourse de Corée) est des­ cendu de 1,76 % en janvier parce que le marché coréen s’est décou­ plé des marchés mondiaux en rai­ son principalement de l’apprécia­ tion de la monnaie coréenne par rapport au yen, des résultats déce­ vants des entreprises coréennes et de conditions de liquidité défavo­ rables dues aux ventes des inves­ tisseurs étrangers”, notent les analystes du groupe BNP Pari­ bas. Isabelle de Laminne

La compagnie à bas coûts irlandaise Ryanair a annoncé mardi que Bruxelles allait rejeter son offre sur sa compatriote Aer Lingus malgré les mesures qu’elle avait proposées pour pallier les problèmes de concurrence. Un porte-parole de la Commission européenne a indiqué que Bruxelles prendrait sa décision “fin février ou début mars”. Selon la compagnie, qui a précisé d’emblée qu’elle irait en appel, le groupe IAG, maison-mère de British Airways et d’Iberia, s’était engagé à racheter les activités de Ryanair et d’Aer Lingus à l’aéroport londonien de Gatwick tandis que la Britannique Flybe devait reprendre 43 liaisons d’Aer Lingus à destination du Royaume-Uni et du reste de l’Europe. Jugeant que les mesures qu’il avait proposées à la Commission étaient “sans précédent”, Ryanair dénonce le fait que Bruxelles lui impose “des critères beaucoup plus stricts qu’à toute autre compagnie aérienne”. “Toute décision d’empêcher notre offre serait manifestement injuste et en opposition aux règles européennes de la concurrence”, dit-elle. (AFP)

Justice Arrestation du patron italien du Fyra Le patron du constructeur aéronautique italien Finmeccanica a été arrêté mardi pour corruption dans une affaire de vente d’hélicoptères à l’Inde, plongeant dans la tourmente l’un des groupes-phares du pays. L’enquête, en cours depuis plusieurs mois, porte sur la livraison en 2010 par sa filiale AgustaWestland de 12 hélicoptères au gouvernement indien. Elle aurait donné lieu au versement d’un pot-de-vin de 51 millions d’euros, selon des sources judiciaires citées par la presse italienne. Giuseppe Orsi, président et administrateur délégué de Finmeccanica, faisait l’objet d’une enquête depuis avril 2012. A la Bourse de Milan, le cours du groupe a accusé le coup. Son titre chutait de plus de 8% en milieu de journée. Ce groupe est connu chez nous pour être partie prenante dans la réalisation du train Fyra. (D’après l’AFP)

LUCA BRUNO/AP

Le Japon dope les fonds

Transport aérien Ryanair annonce le rejet de son offre sur Aer Lingus et fera appel

Giuseppe Orsi a été arrêté mardi pour corruption.

ArcelorMittal “Ce stockage des bobines n’est pas du tout anormal”, dit la direction La direction d’ArcelorMittal Liège, par la voix de sa porte-parole Sabine Huc, a réagi aux révélations faites par les syndicats au sujet des 236 bobines d’acier qui ont subi des dégradations à cause de mauvaises conditions de stockage (cf. “La Libre” du 12/02). “Ce stockage en dehors des sites n’est pas du tout anormal. Les clients aiment avoir leur stock à proximité des entreprises. Ce sont les conditions météo très mauvaises qui nous ont été défavorables. Une expertise est en cours et nous avons des assurances qui peuvent couvrir les dégâts. Les bobines seront déclassées ou reclassées à Liège et il ne s’agit pas d’une perte sèche. Cet événement ne remet pas en cause la production à Liège.” I.L.

Glaces Glacio veut reprendre Ijsboerke Le personnel de l’entreprise Ijsboerke de Tielen a été informé mardi d’une offre de reprise formulée par la société Glacio, basée à Beerse (province d’Anvers), a annoncé le quotidien “Gazet van Antwerpen”. La société Ijsboerke est actuellement au bord de la faillite. L’offre de reprise de Glacio a été présentée par les syndicats aux 385 membres du personnel de Ijsboerke. Les travailleurs de Belgian Icecream Group ont voté massivement mardi en faveur de la proposition de Glacio, annoncent les syndicats. Concrètement, 138 travailleurs sur 335 devront quitter l’entreprise et un certain nombre de travailleurs perdront un cinquième de leur salaire. La banque BNP Paribas Fortis, un des plus importants créanciers d’Ijsboerke, doit encore approuver cette réorganisation. (Belga)

3700 LA BANQUE BARCLAYS LICENCIE

La banque britannique Barclays va supprimer au moins 3700 emplois cette année, dont 1900 dans l’activité de détail en Europe et 1800 dans la banque d’investissements, dans le cadre d’un plan stratégique dévoilé mardi, destiné à réaliser des économies et restaurer sa réputation. Le groupe, qui veut réaliser 1,7 milliard de livres – près de 2 milliards d’euros – d’économie en 2015, va se concentrer sur les activités et les zones géographiques où il possède une taille suffisamment importante et un avantage compétitif. La banque, qui a par ailleurs dû passer de lourdes provisions pour régler les contentieux liés à des ventes abusives de produits financiers, a réalisé une perte nette de 1,04 milliard de livres (1,2 milliard d’euros) l’an dernier, contre un bénéfice de 3 milliards en 2011. (AFP)

Etats-Unis Standard and Poor’s ouvert à un règlement à l’amiable avec l’Etat Le groupe McGraw-Hill, maison mère de l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) poursuivie par le département américain de la Justice, s’est dit mardi ouvert à un “règlement à l’amiable raisonnable”. Le directeur financier du groupe Jack Callahan a pour sa part minimisé l’impact sur les dépenses légales du groupe de la plainte du gouvernement américain, qui cherche à récupérer jusqu’à 5 milliards de dollars au nom des investisseurs ayant été lésés par les notes trop généreuses accordées par l’agence à des produits financiers à risque avant la crise de 2008. Si un accord à l’amiable n’est pas trouvé et si le tribunal ne classe pas la plainte, le procès devrait avoir lieu d’ici deux ou trois ans. Dans un communiqué sur ses résultats annuels, McGraw-Hill souligne que “S&P a à son actif un record de cas combattus avec succès dans ce type de procès, avec 41 plaintes rejetées (par le juge) ou retirées volontairement”. (Belga)

mercredi 13 février 2013 - La Libre Belgique

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Economie Marchés Changes

Bruxelles

Wall Street

Europe

UCB (+0,7% à

Retour en force. L’euro

Telenet rugit. La Bourse

Calme avant Obama. Wall

41,265 euros) a été abaissé d’“acheter” vers “conserver” chez le courtier néerlandais Kempen&Co (objectif maintenu à 39 euros), alors que le groupe vient d’annoncer que la molécule CDP7851 ne viserait pas l’approbation commerciale pour le traitement des fractures. “Nous n’avions pas inclus cette indication dans nos prévisions, donc cet échec n’a pas d’impact sur nos attentes. Au niveau actuel du cours, UCB nous semble toutefois pleinement valorisé.” Dans le même temps, KBC Securities (“conserver”) a légèrement ajusté son objectif de cours de 44 vers 43,5 euros.

gagnait du terrain face au dollar mardi, dans un marché peinant tout de même à trouver une direction nette après un communiqué des pays du G7 réitérant qu’ils ne fixeraient pas d’objectifs de taux de changes, alors que plane la menace d’une “guerre des monnaies”. En fin de journée, l’euro valait 1,3450 dollar contre 1,3404 dollar lundi soir. Il était tombé lundi au cours des échanges asiatiques à 1,3325 dollar, un plus bas depuis le 24 janvier, avant de se ressaisir. L’euro baissait face à la devise nippone, à 125,25 yens contre 126,42 yens la veille. Le dollar aussi reculait face à la monnaie japonaise, à 93,11 yens contre 94,33 yens lundi. La question du niveau de la monnaie unique européenne fait débat depuis quelques semaines, soulevée notamment par la France. (AFP)

de Bruxelles a terminé la séance de mardi sur une progression de 0,81% à 2518,43 points. Au lendemain de l’annonce d’un juteux dividende, Telenet a pris 4,82% à 37,65 euros. Souvenez-vous: Liberty Global n’offrait que 35 euros par titre. Ageas s’est également bien comportée avec un bond de 2,13% à 24,72 euros. ABN Amro publié ce mardi un objectif de cours de 32 euros sur la valeur. Côté hausses, notons également les bonnes performances de Nyrstar (+1,78%) et d’AB InBev (+1,72%). En revanche, Bekaert a cédé 1,71% à 21,59 euros. Dans les télécoms, Mobistar (–1,37%) et Belgacom (–0,78%) ont également reculé. Hors indice, Hamon Group a flambé de 7,80%, suivi des titres de Eckert-Ziegler (3,12%). L.Lam.

Street a terminé sur une note contrastée mardi, hésitant à s’engager alors que le président américain devait présenter dans la soirée les priorités -notamment économiquesde son second mandat: le Dow Jones a avancé de 0,34% tandis que le Nasdaq a lâché 0,17%. Selon des résultats définitifs, le Dow Jones Industrial Average a gagné 47,46 points à 14018,70 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, a reculé de 5,51 point à 3186,49 points. L’indice élargi Standard and Poor’s 500 s’est de son côté affiché en hausse de 0,16% ou 2,42 points, à 1519,43 points. “On s’approche de la date butoir du 1er mars”, et “le président va sûrement faire référence dans son discours (mardi) soir aux négociations avec les républicains” sur le sujet, a souligné l’analyste indépendant Hugh Johnson. (AFP)

Barclays licencie et bondit. La Bourse de Paris

Avis des brokers

Cofinimmo (+0,4% à 88,68 euros) a vu les analystes se diviser sur son sort, avec une hausse de recommandation de “conserver” vers “accumuler” chez KBC Securities (objectif passant de 91 vers 97 euros), tandis que la Société Générale faisait reculer le sien d’“acheter” vers “conserver” (objectif de 103 vers 94 euros). Chez le courtier français, l’analyste souligne avoir abaissé les hypothèses de son modèle afin de prendre en compte des objectifs beaucoup plus prudents. “En outre, le groupe a abaissé le niveau du dividende brut qui sera payé en 2014 de 6,5 vers 6 euros précédemment.”

Telenet (+4,8% à 37,645 euros) a été remonté de “performance en ligne” vers “surperformance” chez Raymond James, avec un objectif de cours fixé à 42,5 euros. “Pour 2013, le groupe devrait maintenir un niveau élevé de distribution aux actionnaires et éventuellement être un acteur dans le mouvement de consolidation du secteur. Nous pensons même que Telenet pourrait dépasser les attentes du marché si le groupe parvient à ajouter au moins 100000 nouveaux clients par trimestre.” G.Se.

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a terminé en hausse mardi, aidée par la nette progression des valeurs bancaires et de L’Oréal, dans un marché qui se concentre sur l’actualité des entreprises, faute de nouvelle économique majeure. Les valeurs bancaires ont grimpé à l’image de BNP Paribas (+2,87% à 46,04 euros), Crédit Agricole (+2,99% à 7,64 euros) et Société Générale (+3,52% à 32,67 euros), grâce à la détente des taux sur les pays périphériques en zone euro. La Bourse de Londres a clôturé sur une nette hausse de 0,98 %. Barclays a bondi de 8,57 % à 327,35 pence. La banque a annoncé qu’elle allait supprimer au moins 3700 emplois cette année et réaliser 1,7 milliard de livres (près de 2 milliards d’euros) d’économies annuelles en 2015. Enfin, Francfort a pris 0,35 %. (AFP)

Fonds - Sicav - Branche 23 NOM

DU FONDS

JUR. DEV. DATE VALEUR

Aliénor Alter Euro Alienor Optimal

FR EUR 11/02 FR EUR 11/02

Belfius Fullinvest High C Belfius Fullinvest High D Belfius Fullinvest High L Belfius Fullinvest Low C Belfius Fullinvest Low D Belfius Fullinvest Low L Belfius Fullinvest Medium C Belfius Fullinvest Medium D Belfius Fullinvest Medium L Belfius Plan Bonds FoF Belfius Plan Equities FoF Belfius Plan High Fd of Fds Belfius Plan Low Fund of Funds Belfius Plan Medium Fd of Fds Dexia B Bonds 2014 - C Dexia B Bonds 2014 - D Dexia B Euro Government - C Dexia B Euro Government - D Dexia Bonds Emerging Markets C Dexia Bonds Emerging Markets D Dexia Bonds Eur Convertible C Dexia Bonds Eur Convertible D Dexia Bonds Euro C Dexia Bonds Euro D Dexia Bonds Euro Converg C Dexia Bonds Euro Converg D Dexia Bonds Euro Govern C

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113.09 130.19

612.95 275.15 611.85 702.19 284.65 701.21 648.51 275.66 647.56 338.93 246.05 305.12 395.88 352.31 1205.87 1123.65 101.13 100.02 2079.78 1039.71 324.44 268.54 997.57 261.08 3139.35 1601.93 1942.43

Dexia Bonds Euro Govern D Dexia Bonds Euro Govern Plus C Dexia Bonds Euro Govern Plus D Dexia Bonds Euro High Yield C Dexia Bonds Euro High Yield D Dexia Bonds Euro Long Term C Dexia Bonds Euro Long Term D Dexia Bonds Euro Short Term C Dexia Bonds Euro Short Term D Dexia Bonds Europe Govern Pl C Dexia Bonds Europe Govern Pl D Dexia Bonds International C Dexia Bonds International D Dexia Bonds USD C Dexia Bonds USD D Dexia Bonds USD Govern C Dexia Bonds USD Govern D Dexia Bonds World Gov Plus C Dexia Bonds World Gov Plus D Dexia Business Equities Europe Dexia Cash Strategy-C Dexia Eq B Belgium C Dexia Eq B Belgium D Dexia Eq B Belgium L Dexia Eq B BRIC C Dexia Eq B BRIC D Dexia Eq B BRIC L Dexia Eq B Emerg Europe C Dexia Eq B Emerg Europe D Dexia Eq B Emerg Europe L Dexia Eq B Eur Sm.& Mid Caps C Dexia Eq B Eur Sm.& Mid Caps D Dexia Eq B Euro Property Sec C Dexia Eq B Euro Property Sec D Dexia Eq B Europ Industrials C Dexia Eq B Europ Industrials D Dexia Eq B Europe C Dexia Eq B Europe D Dexia Eq B Europe L Dexia Eq B European Finance C Dexia Eq B European Finance D Dexia Eq B European Finance L Dexia Eq B European Industrials L Dexia Eq B European Prop. Sec.L Dexia Eq B Global Energy C Dexia Eq B Global Energy D Dexia Eq B Global Energy L Dexia Eq B Leading Brands L

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1087.55 848.24 291.87 827.62 172.32 6257.04 3866.94 2001.46 1413.97 829.88 261.40 925.49 236.38 891.35 282.81 3283.86 1596.89 119.47 34.83 81.44 1501.68 471.58 174.04 470.65 26.17 22.75 26.13 661.79 571.09 660.58 421.78 327.00 875.51 634.51 692.61 582.91 225.84 189.03 225.44 307.89 247.88 307.29 691.23 874.10 851.23 560.35 849.54 668.21

Dexia Eq B Leading Brands-C Dexia Eq B Leading Brands-D Dexia Eq B Mediterranean C Dexia Eq B Mediterranean D Dexia Eq B Mediterranean L Dexia Eq B Nordic C Dexia Eq B Nordic D Dexia Eq B Nordic L Dexia Eq B Pharma Plus C Dexia Eq B Pharma Plus D Dexia Eq B Pharma Plus L Dexia Eq B Red Chips C Dexia Eq B Red Chips D Dexia Eq B Red Chips L Dexia Eq B World Technology C Dexia Eq B World Technology D Dexia Eq B World Technology L Dexia Eq B World Telecom L Dexia Eq L Asia Premier C Dexia Eq L Asia Premier D Dexia Eq L Australia C Dexia Eq L Australia D Dexia Eq L Biotechnology C Dexia Eq L Biotechnology D Dexia Eq L Emerging Markets C Dexia Eq L Emerging Markets D Dexia Eq L Euro 50 C Dexia Eq L Euro 50 D Dexia Eq L Europe C Dexia Eq L Europe D Dexia Eq L Europe Innovation C Dexia Eq L Europe Innovation D Dexia Eq L France C Dexia Eq L France D Dexia Eq L Germany C Dexia Eq L Germany D Dexia Eq L Japan C Dexia Eq L Japan D Dexia Eq L Netherlands C Dexia Eq L Netherlands D Dexia Eq L Sust. World C Dexia Eq L Sust. World D Dexia Eq L Switzerland C Dexia Eq L Switzerland D Dexia Eq L UK C Dexia Eq L UK D Dexia Equities B World Telecom C Dexia Equities B World Telecom D

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Dexia Fund Commodities C Dexia Fund Commodities C Dexia Horizon 2018 Dexia Horizon 2021 Dexia Horizon 2024 Dexia Horizon 2027 Dexia Horizon 2030 Dexia Horizon 2033 Dexia Horizon 2036 Dexia Horizon 2039 Dexia Quant Equities USA C Dexia Quant Equities USA D Dexia Sel Ptfl Europe Yield Dexia Sel Ptfl Wo Balanced40 Dexia Sel Ptfl Wo Balanced60 Dexia Sel Ptfl Wo Bonds Dexia Sel Ptfl Wo Growth Dexia Sel Ptfl Wo Yield Dexia Sustain. Eur Corp Bd C Dexia Sustain. Eur Corp Bd D Dexia Sustain. Eur Corp Bd L Dexia Sustain. Eur Sh T Bd C Dexia Sustain. Eur Sh T Bd D Dexia Sustain. Euro Bonds C Dexia Sustain. Euro Bonds D Dexia Sustain. Europe C Dexia Sustain. Europe D Dexia Sustain. North Am C Dexia Sustain. North Am D Dexia Sustain. Pacific C Dexia Sustain. Pacific D Dexia Sustain. World Bd C Dexia Sustain. World Bd D Dexia Sustain. World C Dexia Sustain. World D Dexia Sustainable High (cap) Dexia Sustainable High (dis) Dexia Sustainable Low (cap) Dexia Sustainable Low (dis) Dexia Sustainable Medium (cap) Dexia Sustainable Medium (dis) Dexia Total Return II Bd C Dexia Total Return II Bd D DMM European Equities C DMM European Equities D DMM European Equities L

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La Libre Belgique - mercredi 13 février 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


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11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 05/02 05/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 12/02 11/02 11/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02

BL Bond Dollar A BL Bond Dollar B BL Bond Euro A BL Bond Euro B BL Emerging Markets A BL Emerging Markets B BL Equities America A BL Equities America B BL Equities Dividend A BL Equities Dividend B BL Equities Dividend H1 BL Equities Europe A BL Equities Europe B BL Equities Horizon B BL Equities Japan A BL Equities Japan B BL European Sm Cies A BL European Sm Cies B BL Fund Selection 50-100 B BL Fund Selection 0-50-B BL Fund Selection Asia B BL Fund Selection Eq. B BL Global 30 A BL Global 30 B BL Global 50 A BL Global 50 B BL Global 75 A BL Global 75 B BL Global Bond A BL Global Bond B BL Global Equities A BL Global Equities B BL Global Flexible EUR A BL Global Flexible EUR B BL Global Flexible USD B BL Optinvest (Euro) B BL Short Term Dollar A BL Short Term Dollar B BL Short Term Euro A BL Short Term Euro B

EA EA EA EA LU LU LU EA EA EA EA LU EA EA LU EA LU EA EA EA EA LU EA EA EA EA EA EA EA EA LU EA EA EA LU EA EA EA EA EA

USD USD EUR EUR EUR EUR USD USD EUR EUR USD EUR EUR EUR JPY JPY EUR EUR EUR EUR USD EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR USD EUR USD USD EUR EUR

11/02 309.63 11/02 1205.48 11/02 256.91 11/02 1080.08 11/02 118.55 11/02 139.08 11/02 116.65 11/02 4101.47 11/02 103.29 11/02 121.19 11/02 104.47 11/02 124.16 11/02 4409.00 11/02 702.76 12/02 10295.00 12/02 8763.00 11/02 100.40 11/02 100.40 12/02 137.71 12/02 109.41 12/02 2281.55 12/02 135.79 11/02 632.03 11/02 1289.60 11/02 784.60 11/02 1430.51 11/02 1138.46 11/02 1765.75 11/02 308.97 11/02 653.97 11/02 112.95 11/02 539.08 11/02 99.17 11/02 125.72 11/02 103.13 11/02 122.18 12/02 248.92 12/02 531.74 12/02 246.51 12/02 570.37

Post Global Balanced Post Global Dynamic Post Global Stability Post-Global Safety Mix

TABLEAU EXPLICATIF

BE BE BE BE

EUR EUR EUR EUR

07/02 07/02 07/02 07/02

490.35 34.66 204.07 162.01 233.25 134.33 206.23 189.20 60.57 69.95 69.50 89.87 128.88 219.84 63.11 284.77 30.38 205.69 198.34 685.80 342.18 207.69 94.66 101.99 101.38 103.30 98.69 104.24 102.37 103.73 98.22 111.74 66.08 72.11 52.94 84.74 656.42 120.16 100.49 100.57

264.71 200.73 257.27 257.27

Triodos Sustainable Bond C Triodos Sustainable Bond D Triodos Sustainable Equity C Triodos Sustainable Equity D Triodos Sustainable Mixed C Triodos Sustainable Mixed D Triodos Sustainable Pioneer C

EA LU EA LU EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

07/02 11/02 07/02 11/02 11/02 07/02 07/02

31.98 30.36 22.64 23.93 28.42 29.15 20.43

Athena Dynamic Diversified Bonds Cap Athena Dynamic Diversified Bonds Dis Athena Euro Bonds Cap Athena Euro Bonds Dis Athena European Equity C Athena European Equity D Athena Global Opportunities C Athena Global Opportunities D Athena Immo Rente Cap Athena Immo Rente Dis Athena Vega Equity Cap Athena Vega Equity Dis C+F Balanced Dynamic Cap C+F Balanced Dynamic Dis C+F Euro Equities Cap C C+F Euro Equities Cap D C+F Euro Equities Dis C C+F Euro Equities Dis D C+F Optimum Cap C+F Optimum Dis Hermes Belgian Growth C Hermes Belgian Growth D Hermes Euro Cash Cap Hermes Euro Cash Dis Universal Invest Glbl Flex A Cap Universal Invest Glbl Flex A Dis Universal Invest Glbl Flex B Cap Universal Invest Glbl Flex C Cap Universal Invest Glbl Flex D Cap Universal Invest High A Cap Universal Invest High C Cap Universal Invest High D Cap Universal Invest Low A Cap Universal Invest Low A Dis Universal Invest Low B Cap Universal Invest Low C Cap Universal Invest Low D Cap Universal Invest Medium A Cap Universal Invest Medium A Dis Universal Invest Medium C Cap Universal Invest Medium C Dis Universal Invest Medium D Cap Universal Invest Quality Grth B Cap

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

25/09 25/09 05/02 05/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 08/02 11/02 08/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02

107.94 98.22 419.01 317.85 588.41 440.54 157.05 142.06 185.58 116.45 101.21 92.52 4338.31 4338.31 3201.54 3217.17 1208.89 1211.22 4516.21 4002.38 143.06 131.36 499.74 434.65 4861.77 4621.78 4886.45 4918.11 4506.25 3327.66 3362.32 3258.52 3669.26 3151.78 3686.92 3708.91 3625.58 4045.04 3559.08 4088.39 3596.11 3995.71 185.48

American Equities - C Asian Equities at Work C Cash + at Work - C Contrarian Equities - C Corp.Bonds at Work - C European Equities - C Global Markets Fd I - C Inflation at Work - C

EA EA EA EA EA EA EA EA

USD EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

11/02 236.37 12/02 146.88 11/02 149.44 11/02 360.76 11/02 228.27 11/02 412.37 11/02 15042.88 11/02 175.14

EIS-Plac-Belgian Val.Fd.-C EIS-Plac-Benelux Nord France-C EIS-Plac-Bond Euro-C EIS-Plac-Comp. Equity Global-C EIS-Plac-Courtens BPF-D EIS-Plac-Dyn Equity-C EIS-Plac-Harp Actions C EIS-Plac-RST:Rech-Scien.Tec-C

EA EA EA EA EA EA LU EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

11/02 07/02 07/02 11/02 11/02 07/02 07/02 07/02

5.17 5.63 16.77 1.94 10.52 4.98 10.16 8.34

Evangelion Classic C Evangelion Classic D

EPB Bd-Inv Gr Corp USD EPB Bd-Selec Inv Gr Corp€ EPB Bd-Upper Inv Gr Corp€ EPB Eq-Best Dividend Euro EPB Eq-Europe Value EUR EPB Eq-North Am.Value EUR EPB Eq-North Am.Value USD EPB Eq-Selected Eq Europe EPB-Bd Allocation EPB-Flagship C EPB-Flagship D Key-Europe Key-Major Emerg Markets Key-Major Emerg Markets Key-Natural Resources Eq Key-Natural Resources Eq Key-North America Key-North America

Norden Objectif Alpha Euro - A Objectif Alpha Euro - R Obj Oblisphère Emergente 2018C Obj Oblisphère Emergente 2018D Objectif Patrimoine Croissance Objectif Small Caps Euro - A Objectif Small Caps Euro - R

Petercam Bds Eur Invest. Gr. B Petercam Bonds Eur B Petercam Eq. Europe Dividend B Petercam Eq. Europe Sustain. B Petercam Eq. EuropSml&Mdcaps B Petercam Eq. Metals&Mining Petercam Eq. N-Amer Div B Petercam Eq. N-Amer Div B USD Petercam Eq. World Div B USD Petercam Eq. World Dividend B Petercam Eq.Energy&Resources B Petercam Eq. Emerging Mkts B Petercam Equities Agrivalue B Petercam Equities Belgium B Petercam Equities Euroland B Petercam Equities Europe B Petercam Equities World 3F B Petercam L Bal. Medium Risk B Petercam L Bds EUR Infl. Lk. B Petercam L BdsEURHgYdSh.Term B Petercam L BdsGov.Sustain. B Petercam L BdsUniversal D Hdg Petercam L Bonds EUR Quality B Petercam L Bonds HigherYield B Petercam L Bonds Universalis B Petercam L Eq. Opportunity B Petercam L Liquidity EUR&FRN B Petercam L Multifund Eq Jap B Petercam L Patrimonial B Petercam Bds Eur Sh Term 1Y B Petercam Real Estate EurDiv. B Petercam SecRealEstatEuropB

PLDW Fund Belgium C PLDW Fund Belgium D PLDW Fund Doll.Bd C PLDW Fund Doll.Bd D PLDW Fund Euro Pr.C PLDW Fund Euro Pr.D PLDW Fund S&M Cap Eur. C PLDW Fund.L Euro Bds C PLDW Fund.L Euro Bds D PLDW Fund.L Gbl All.C

BE EUR 05/02 BE EUR 05/02

LU EA EA EA LU LU LU EA LU LU LU EA LU EA EA EA EA EA

EA EA EA FR FR EA EA EA

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA BE BE BE

BE BE BE BE BE BE BE EA EA EA

USD EUR EUR EUR EUR EUR USD EUR EUR EUR EUR EUR EUR USD EUR USD EUR USD

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR USD USD EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

EUR EUR USD USD EUR EUR EUR EUR EUR EUR

11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02

11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02

11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 08/02 11/02 11/02 11/02 11/02

08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 11/02 11/02 11/02

PLDW Fund.L Gbl All.D PLDW Fund.L Intl.Bonds Acc PLDW Fund.L Intl.Bonds Inc

EA EUR 11/02 EA EUR 11/02 EA EUR 11/02

109.10 539.32 480.03

Elan 2013 C Elan 2013 D R Club C R Club D R Club F R Euro Souverain R Conviction Euro R Conviction Euro F R Midcap Euro C R Midcap Euro D R Midcap Euro F R Allocation Moderee C R Allocation Moderee D R Conviction Europe R Conviction Europe F R Conviction USA R Conviction USA H R Credit Short Duration C R Credit Short Duration E R Euro Credit C R Euro Credit D R Euro Credit F R Valor C R Valor D R Valor F

EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA FR FR FR FR FR FR EA EA EA EA FR EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

10/02 10/02 08/02 08/02 08/02 10/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 10/02 10/02 10/02 10/02 10/02 08/02 08/02 08/02

129.24 117.79 110.21 91.33 109.15 3199.80 121.20 119.21 207.87 200.37 206.89 34.92 21.84 33.84 34.47 163.61 100.73 15.06 13.12 368.52 282.61 125.09 1117.01 959.65 1035.99

R Opal Biens Reels C R Opal Biens Reels F R Opal Europe Special R Opal Tendances Durables C R Opal Tendances Durables F

EA EA EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR

08/02 08/02 08/02 08/02 08/02

1655.94 91.91 53.75 108.56 103.29

SSgA Australia Indx Eq Fd P C SSgA Austria Indx Eq Fd P C SSgA Canada Indx Eq Fd P C SSgA Consum Discretio Indx P C SSgA Consum Stap Indx Eq P C SSgA Denmark Indx Eq Fd P C SSgA Emerging EMEA Alp Eq Fd SSgA Global EM Ind Eq Fd SSgA EMU Alpha Eq Fd C SSgA EMU Alpha Eq Fd D SSgA EMU Indx Eq Fd P C SSgA EMU Indx Real Est Fd P C SSgA Energy Indx Eq Fd P C SSgA Eur Corp Indust Bd Indx C SSgA EUR Liq Fd Gl Sec Lend SSgA EUR Liq Fd I Acc SSgA EUR Liq Fd I Stable SSgA EUR Liq Fd P Stable SSgA EUR Liq Fd R Shares SSgA EUR Liq Fd S SSgA EUR Liq Fd S2 SSgA EUR Liq Fd S3 SSgA EUR Liq Fd Z Acc SSgA EUR Liq Fd Z Stable SSgA Financials Indx Eq Fd P C SSgA France Indx Eq Fd P C SSgA GBP Liq Fd Gl Sec Lend SSgA GBP Liq Fd I Acc SSgA GBP Liq Fd I Stable SSgA GBP Liq Fd P Stable SSgA GBP Liq Fd R Shares SSgA GBP Liq Fd S SSgA GBP Liq Fd S2 SSgA GBP Liq Fd S3 SSgA GBP Liq Fd Z Acc SSgA GBP Liq Fd Z Stable SSgA Germany Indx Eq Fd P C SSgA Glb Em Mkts Alp Eq EUR C SSgA Hlth Care Indx Eq Fd P C SSgA Hong Kong Indx Eq Fd P C SSgA Indust Indx Eq Fd P C SSgA Italy Indx Eq Fd P C SSgA Japan Indx Eq Fd P JPY C SSgA Materials Indx Eq Fd P C SSgA Netherld Indx Eq Fd P C SSgA Norway Indx Eq Fd P NOK C SSgA Singapore Indx Eq Fd P C SSgA Spain Indx Eq Fd P C SSgA Sweden Indx Eq Fd P C SSgA Switzerld Indx Eq P CHF C SSgA Technology Indx Eq Fd P C SSgA Telecom. Indx Eqty P C SSgA UK Indx Eq Fd P GBP C SSgA US Alpha Eq Fd EUR C SSgA US Indx Eq Fd P USD C

EA AUD EA EUR EA CAD EA USD EA USD EA DKK EA USD EA USD FR EUR FR EUR EA EUR EA EUR EA USD EA EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR IR EUR EA USD EA EUR IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP IR GBP EA EUR EA EUR EA USD EA HKD EA USD EA EUR EA JPY EA USD EA EUR EA NOK EA SGD EA EUR EA SEK EA CHF EA USD EA USD EA GBP EA EUR EA USD

11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 08/02 17/03 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 27/09 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 05/11 27/09 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 08/02 11/02 11/02 08/02 11/02 11/02 11/02 08/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02

345.79 103.00 273.89 112.27 262.27 2902.00 457.90 440.06 491.37 375.68 220.03 204.43 272.47 185.83 1.00 10.90 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 10.92 1.00 108.13 413.26 1.00 11.10 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 11.12 1.00 122.65 716.54 161.97 2236.81 146.41 72.99 7898.00 218.04 90.71 2629.91 319.08 172.22 2617.48 228.70 65.39 72.15 254.25 482.83 226.28

301.71 250.17

538.58 580.35 578.91 460.53 626.15 665.65 999.29 489.87 546.04 522.20 522.20 776.98 492.87 659.49 480.40 488.92 476.87 518.02

135.61 292.21 282.52 103.04 103.04 247.87 413.66 804.02

56.38 66.53 164.40 174.66 127.14 83.08 66.01 88.25 151.49 112.47 81.39 90.01 109.26 89.23 115.21 93.45 114.21 634.69 1018.21 118.19 1152.35 104.71 494.52 200.99 133.43 8451.92 318.83 12.00 105.16 238.40 104.48 253.49

160.42 157.92 765.99 345.31 65.26 36.23 21.16 149.35 123.07 119.90

JUR. forme juridique / BE fonds belge / EA fond étranger agréé / NA non agréé / DATE date de clôture du calcul en cours / VALEUR valeur net d’inventaire ou de rachat lorsque spécifié

SSgA USD Liq Fd Gl Sec Lend SSgA USD Liq Fd I Acc SSgA USD Liq Fd I Stable SSgA USD Liq Fd P Acc SSgA USD Liq Fd P Stable SSgA USD Liq Fd S SSgA USD Liq Fd S2 SSgA USD Liq Fd S3 SSgA USD Liq Fd Z Acc SSgA USD Liq Fd Z Stable SSgA Utilities Indx Eq Fd P C SSgA World Indx Eq Fd P USD C

IR IR IR IR IR IR IR IR IR IR EA EA

USD USD USD USD USD USD USD USD USD USD USD USD

11/02 11/02 11/02 21/12 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02

1.00 10.61 1.00 10.07 1.00 1.00 1.00 1.00 10.63 1.00 175.76 190.29

TreeTop Conv. Pacific A TreeTop Conv. Pacific B TreeTop Conv.Internat.A TreeTop Conv.Internat.B TreeTop Conv.Internat.C TreeTop Glob Opp. A TreeTop Glob Opp. B TreeTop Glob Opp. C TreeTop Sequoia Equity A TreeTop Sequoia Equity B TreeTop Sequoia Equity C TreeTop Sequoia Pac.Equity A TreeTop Sequoia Pac.Equity B TreeTop Sequoia Pac.Equity C

EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA

EUR USD EUR USD GBP EUR USD GBP EUR USD GBP EUR USD GBP

11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02 11/02

262.02 332.84 228.61 296.82 102.02 119.68 125.90 156.19 100.79 109.76 126.04 61.12 67.38 83.71

AXA B Fund Pensionfund Belfius Pension Fd Bal Plus Belfius Pension Fd High Equities Belfius Pension Fund Low Equities Fortis B Pension Fund Bal Cap Fortis B Pension Fund Grth Cap Fortis B Pension Fund Stab Cap Metropolitan-Rentastro Bal Metropolitan-Rentastro Grth Metropolitan-Rentastro Stab Star Fund

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

08/02 11/02 11/02 11/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 08/02 11/02

135.28 75.64 92.21 91.06 135.28 109.02 117.98 135.28 167.59 117.98 131.94

Dexia Life Bd Corporate Euro-C Dexia Life Bd Long Term Euro-C Dexia Life Bd Short Term Euro-C Dexia Life Eq Daily Cons Index-C Dexia Life Eq Europe Index-C Dexia Life Eq Fin & Util Index-C Dexia Life Eq Future Index-C Dexia Life Eq USA Index-C DVV European Gwth Select-C DVV Horizon 1-C DVV Horizon 3-C DVV Horizon 5-C DVV Horizon 7-C DVV Horizon 9-C

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

11/02 11/02 11/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02

39.51 46.53 34.05 43.20 23.85 15.28 13.06 18.95 11.70 11.23 14.64 13.18 11.36 9.44

KBC Life Cash-C KBC Life Defensive-C KBC Life Dynamic-C KBC Life European Bonds-C KBC Life European Equities-C KBC Life Medium-C KBC Life Neutral-C KBC Life Top 5 Sector-C KBC Life World Equities-C

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02 07/02

326.45 321.38 278.67 413.11 180.10 303.37 304.36 227.32 167.75

Contact pour insertion Henry Visart Tél: (0021.2) 211.29.59 / Fax: (0021.2) 211.29.97

SICAV

mercredi 13 février 2013 - La Libre Belgique

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Economie Marchés Euronext Cours du 12.02.13 PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO

TITRE 4ENERGY INV (D) 5EME SAISON (D) AARDVARK INVEST AB INBEV ABLYNX (D) ACCENTIS ACKERMANS V.HAAREN AEDIFICA AGEAS (EX-FORTIS) AGFA-GEVAERT AIR ENERGY ALCATEL-LUCENT ALFACAM GROUP ALTRIA GROUP CERT ANGLOGOLD ASH CERT ANTARES CERT ANTIGOON INV (D) APERAM ARCELORMITTAL ARCHIMEDE ARPADIS GROUP ARSEUS (D) ARTHUR ASCENCIO (D) ATENOR GROUP (D) AUDERGHEM CERT AURIGA INTERN (D) AUXIMINES BANIMMO A (D) BARCO BASILIX CERT BEAULIEU-AV. CERT BEFIMMO-SICAFI BEKAERT BELGACOM BELRECA BELUGA BIOTECH (PRICAF) BOEING CERT BOMBARDIER CERT B BQUE NAT. BELGIQUE BRANTANO BREDERODE BROOKFIELD CERT A BROOKFIELD(TEMP) BSB (D) CAMPINE CATALA CATERPILLAR CERT CEGEDEL CFE (D) CH. LA HULPE CERT CHEVRON CERT CIE BOIS SAUVAGE CIMESCAUT CMB CO.BR.HA (D) COFINIMMO PRIV1 COFINIMMO PRIV2 COFINIMMO-SICAFI COLONEL BOURG COLRUYT CONNECT GROUP D IETEREN DE ROUCK GEO (D) DECEUNINCK DEFICOM GROUP DELHAIZE GROUP DEVGEN DEXIA DIEGEM KENNEDYCERT DISTRI-INVEST CERT DISTRI-LAND CERT DISTRIGAZ CAT.D DOLMEN COMP. DOW CHEMICAL CERT DRDGOLD CERT DU PONT CERT DUVEL MOORTGAT ECKERT-ZIEGLER BG ECODIS (D) ECONOCOM GROUP ELIA EMAKINA GROUP (D) EMD MUSIC (D) ENVIPCO HOLD. CERT EPIQ (D) ERYPLAST (D) ERYPLAST STR VV(D) ETOILE CERT EURONAV EVADIX EVS BROADC.EQUIPM. EXMAR FINEST FIXINOX (D) FLEXOS (D) FLORIDIENNE FLUXYS CAT.D FORD MOTOR CERT FOUNTAIN FOYER FRED & GINGER (D) GALAPAGOS GBL GDF SUEZ GENERAL ELECT.CERT GENERAL MOTORSCERT GENK LOGIST. CERT GIMV GLOBAL GRAPHICS GOLDFIELDS(X.DRIEF GOODYEAR CERT HAMON HANZEVAST CS 1 (D) HARMONY CERT HENEX HOME INV.BELG-SIFI HORIZON CERT I.R.I.S GROUP IBA (D) IBM CERT IBM CERT ICE CONCEPT (D) ICOS VISION (D) IMMO MOURY (D) IMMOBEL IMPERIAL OIL ING GROEP ING GROEP CERT INNOGENETICS INTERV.RETAIL-SIFI INTERVEST OFFICES ITB-TRADETECH JENSEN-GROUP KBC KBC ANCORA

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BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE NL NL BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE NL BE BE BE BE BE BE BE BE

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0.45 0.55 1.32 65.09 6.89 0.02 69.00 44.48 24.71 1.49 39.30 1.26 1.30 14.00 30.52 55.04 9.90 10.62 12.26 0.80 0.85 19.18 1.15 52.50 32.77 65.00 5.00 570.00 9.40 60.42 350.10 118.99 51.28 21.59 20.92 85.00 2.66 4.20 57.00 3.03 2 631.36 55.00 25.75 28.50 13.55 6.75 14.50 11.80 85.05 163.57 45.00 1.15 82.86 190.50 1 099.99 15.68 1 645.50 95.00 98.00 88.68 28.52 36.24 2.09 34.00 0.11 1.36 8.55 37.11 15.98 0.04 87.01 15.25 306.01 6 250.00 11.66 22.60 0.60 38.03 93.05 2.30 0.10 5.79 33.87 8.13 4.40 0.16 1.72 2.00 0.01 0.01 4.15 0.37 45.20 7.62 4.65 1.63 5.90 91.40 35.80 9.60 11.55 47.50 10.15 19.39 60.61 14.97 14.02 0.36 130.88 41.51 1.37 8.75 10.20 15.34 30.05 5.27 49.19 74.94 44.00 43.90 5.73 61.97 146.70 1.24 36.36 57.90 30.45 31.81 6.93 6.76 6.43 49.90 20.26 35.00 11.16 28.93 14.84

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MIN.

INFO SUR DIVIDENDE DIV. DEV. DATE

0.41 48.54 1.2000 2.40 0.01 59.00 1.6400 41.69 3.0200 12.17 0.8000 1.13 0.3800 0.71 0.1600 0.24 - 0.1300 - 0.0900 52.27 5.2400 9.00 0.0800 8.65 0.1450 10.60 0.1450 0.52 11.48 0.5000 1.15 46.40 2.7200 25.10 2.0000 60.49 5.0000 5.00 0.1500 - 12.1000 7.51 0.2700 38.52 1.1000 334.10 27.0100 112.50 14.6200 42.10 2.5900 17.21 0.5000 20.66 0.8100 81.00 2.2500 2.18 0.1000 - 2.5000 51.03 0.3400 2.35 0.0200 1 990.00141.7600 - 1.1300 18.30 0.5800 22.22 0.1000 6.75 0.3600 12.12 1.2500 11.80 85.05 0.3300 - 12.6400 36.25 1.1500 - 8.5300 73.00 0.7100 156.20 25.0000 951.00 15.2500 12.38 1.3200 1 481.00 16.0000 82.80 6.3700 79.01 6.3700 82.63 6.5000 20.00 8.5200 28.19 0.9500 1.62 27.50 0.8000 0.11 0.84 0.1800 8.00 25.59 1.7600 4.80 0.03 0.6800 81.00 21.6000 - 35.9900 292.50 18.8700 -188.5200 - 0.3300 21.00 0.2500 0.43 0.0100 - 0.2000 70.03 1.4500 1.26 0.02 3.58 0.4000 29.00 1.4700 5.65 0.1100 4.20 0.2200 1.32 0.1500 0.01 0.0000 -206.9900 4.12 0.1000 0.25 34.97 1.1600 4.85 0.5000 3.81 2.6100 - 0.0500 4.50 91.40 3.2000 27.80220.0000 7.00 0.0700 11.07 0.8800 42.60 1.5900 9.00 10.15 49.14 2.6000 14.55 0.8300 - 0.1300 - 0.1100 120.00 13.9900 34.86 2.4500 1.00 8.30 0.1500 7.50 0.1200 8.31 0.1300 9.73 22.9500 4.88 0.0500 41.01 0.9300 63.51 3.0000 33.01 20.6200 24.00 0.7000 3.77 0.1500 141.15 0.2200 0.36 55.99 3.2900 24.59 1.7500 31.10 0.0900 4.44 0.7400 4.44 0.6300 - 0.0000 45.50 2.5300 17.27 1.7300 - 1.2500 7.20 1.5000 11.15 0.0100 4.50 2.5500

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

27-04-12 01-06-12 19-11-12 30-04-12 25-04-07 05-06-07 12-06-08 29-08-11 24-12-12 19-12-11 19-11-12 19-11-12 16-05-12 04-02-13 30-04-12 22-06-12 25-06-09 04-06-10 22-05-12 21-05-12 27-11-12 26-07-12 28-11-12 11-05-12 11-12-12 03-05-12 29-05-12 02-04-10 07-11-12 12-12-12 31-05-12 25-05-07 08-06-12 30-01-13 17-05-11 28-05-12 24-10-11 15-01-09 11-05-12 16-12-09 14-11-12 20-07-12 03-05-12 15-05-12 01-06-12 02-05-12 02-05-12 02-05-12 02-02-10 28-09-12 04-06-12 27-05-08 29-05-12 22-05-08 25-09-12 14-07-09 20-02-12 20-05-08 19-09-07 26-09-12 08-10-12 14-02-07 13-06-12 04-06-12 25-05-12 02-05-11 01-08-08 02-06-09 02-06-09 22-07-08 31-08-10 19-11-12 18-05-12 30-01-08 05-10-09 16-07-12 16-05-11 28-01-13 25-06-12 20-04-12 26-04-12 25-09-12 22-12-11 15-05-08 24-02-12 29-06-12 10-09-12 14-11-02 07-05-12 08-04-09 10-09-12 10-05-12 10-05-12 11-12-12 28-05-12 13-05-11 06-02-13 25-09-12 29-05-12 29-11-12 14-08-08 14-08-08 03-12-03 08-05-12 30-04-12 10-06-10 20-12-12 09-05-12 12-05-08

TITRE KEYWARE 1/50 TEMP KEYWARE TECH. (D) KINEPOLIS GROUP KORTRIJK SHOP.CERT LEASINVEST-SICAFI LOTUS BAKERIES LOUVAIN NEUVE 1976 LUX-AIRPORT CERT MACHELEN CERT MACHELEN,KUUR.CERT MARCEL THIRY CERT MCLS (D) MEDIVISION MELEXIS (D) METRIS MIKO MITISKA MOBISTAR MONTEA C.V.A. MOPOLI MOPOLI FOND MORGAN CHASE CERT MOURY CONSTRUCT NESTLE (D) NESTLE CERT NEUFCOUR-FIN. NEWTON 21 EUROPE NEWTON21 STRIP (D) NEWTREE (D) NORTH PLAZA NYRSTAR (D) OMEGA PHARMA ONCOMETHYLOME SCNC OPTION OTC (D) OXBRIDGE PARC PARADISIO PARK DE HAAN CERT PAYTON PLANAR PCB PEUGEOT PFIZER CERT PHARCO (D) PICANOL PINGUINLUTOSA PLEIADES PNS PORTHUS PROPHAREX PROXIMEDIA PUNCH INT. PUNCH TELEMATIX(D) QUESTFOR GR-PRICAF REALCO REALDOLM 1/100 TMP REALDOLMEN (D) RECTICEL RECTICEL VVPR REGENCE- RUE CERT REIBEL RESILUX RETAIL EST.-SICAFI RHJ INTERNATIONAL RIO TINTO CERT ROBECO ROLINCO RORENTO ROSIER ROULARTA RTL GROUP RV ASSURANCE (D) SABCA (D) SAINT GOBAIN SAPEC SCF INVEST SCHEERD.V KERCHOVE SERVICEFLATS CERT SIOEN SIPEF SIPEF (D) SODIPLAN (D) SOFINA SOFTIMAT SOLVAC NOM(RETAIL) SOLVAY SPADEL SPECTOR ST.GUDULE-PL. CERT SUCRAF A & B SUEZ(ROMPUS) SV PATRIMONIA TEAM INT MRKT (D) TELENET GROUP TER BEKE TESSENDERLO TETRYS (D) TEXAF THENERGO (D) THENERGO (D) THINK-MEDIA THROMBOGENICS TIGENIX (D) TOTAL TRANSICS INT. TUBIZE (ATTR) TUBIZE-FIN U&I LEARNING (D) U&I STRIP (D) UCB UMICORE (D) UNITRONICS VAL ST.LAMBERT INT VAN DE VELDE VGP VISION IT (D) VOLVO B (D) VPK PACKAGING VRANKEN-POMMERY VUANCE WAREHOUSES-SICAFI WDP-SICAFI WERELDHAV B-SICAFI WEST.SHOPPING CERT WESTLAND 2004 CERT WOL. EXTENS. CERT WOL. SHOPPING CERT ZENITEL ZENOBE GRAMME CERT ZETES INDUSTRIES

PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE NL FR BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

COURS

DIFF.

PRÉC.

SF 0.01 0.01 C 0.85 0.88 C 89.15 88.99 SF 410.00 415.99 C 69.74 69.02 C 629.99 637.00 SF 544.00 540.31 SF 85.00 85.00 SF 289.00 301.99 SF 296.95 283.00 SF 8.00 7.69 SF 0.75 0.68 DF 0.09 0.10 C 14.17 14.10 C 5.43 5.47 DF 52.25 52.10 C 13.61 13.61 C 19.07 19.34 C 29.70 30.00 DF 327.70 301.00 DF 8 580.00 8 120.00 C 34.88 28.74 DF 114.50 115.25 C 51.60 51.61 C 288.00 287.73 DF 14.95 14.98 SF 0.34 0.34 SF 0.01 0.01 SF 3.25 4.00 SF 194.50 192.40 C 4.57 4.49 C 36.00 35.90 C 1.85 1.94 C 0.30 0.30 SF 0.50 0.50 SF 4.60 4.60 DF 22.20 22.20 SF 153.29 153.96 DF 0.95 0.95 DF 3.00 2.85 C 5.96 6.02 C 20.00 20.10 SF 4.00 2.37 DF 17.56 17.69 C 12.35 12.60 SF 50.60 50.60 SF 2.15 2.15 C 12.44 12.49 SF 0.40 0.49 SF 14.90 14.95 C 5.00 4.99 DF 3.15 3.15 C 6.59 6.50 SF 13.50 14.00 SF 0.12 0.12 C 17.45 17.45 C 5.97 5.92 DF 7.14 7.50 SF 147.02 147.00 SF 8.50 8.40 C 63.50 63.26 C 54.00 53.80 C 4.15 4.14 C 41.60 41.11 24.96 24.99 DF 21.48 21.43 DF 42.99 42.99 DF 215.94 211.00 C 11.50 11.52 C 71.94 71.30 SF 0.79 0.79 DF 29.99 32.89 C 29.77 29.72 DF 52.75 52.75 SF 0.01 0.01 DF 550.00 504.99 DF12 105.01 12 100.08 C 6.70 6.70 C 178.99 176.87 C 64.00 64.70 SF 0.23 0.22 C 70.37 70.31 C 3.70 3.67 DF 120.45 119.05 C 115.30 114.60 DF 71.50 71.35 C 0.42 0.43 SF 145.00 145.00 DF 1.10 1.08 SF 27.00 27.90 SF 0.42 0.42 SF 0.81 0.89 C 37.65 35.91 C 50.30 50.10 C 25.75 25.79 SF 5.00 4.05 DF 24.60 24.30 C 8.31 8.50 C 0.27 0.28 DF 1.01 1.20 C 37.49 37.59 C 0.87 0.89 C 38.36 38.16 C 7.50 7.50 C 0.31 0.32 C 32.33 31.80 SF 4.45 4.60 SF 0.01 0.01 C 41.27 41.00 C 36.66 36.65 C 0.86 0.86 SF 0.60 0.60 C 37.60 37.50 C 19.98 19.98 SF 3.95 3.98 C 10.64 10.64 C 32.00 32.00 C 21.60 21.51 SF 1.55 1.55 DF 47.80 47.80 C 46.75 45.90 C 81.30 80.80 SF 45.53 45.53 SF 15.51 15.51 SF 585.00 582.00 SF 1 500.00 1 500.00 DF 0.69 0.68 SF 133.99 133.00 C 15.79 15.90

EN %

COURS OUVERT

MIN.

VOLUME

12 MOIS

MAX.

MIN.

I NFO SUR DIVIDENDE DIV. DEV. DATE

+0.00 0.01 0.01 0.01 46 -3.41 0.87 0.88 0.84 26819 1.27 0.62 +0.18 88.99 89.31 88.34 2710 88.99 58.31 1.8000 -1.44 410.00 410.00 410.00 107 450.00 337.00 29.8200 +1.04 69.04 69.74 68.92 788 70.49 60.50 4.1500 -1.10 634.04 637.99 629.99 314 657.64 436.01 9.4000 +0.68 544.00 544.00 544.00 25 558.00 471.10 37.7600 +0.00 85.00 85.00 85.00 10 90.00 75.50 11.4000 -4.30 289.00 289.00 289.00 23 330.00 250.00 29.4600 +4.93 296.95 296.95 296.95 35 308.98 269.01 27.7500 +4.03 8.00 8.00 8.00 10 8.52 5.02 45.2700 +10.29 0.75 0.75 0.75 600 0.75 0.48 0.1900 -10.00 0.09 0.09 0.09 10000 0.11 0.01 0.3800 +0.50 14.10 14.18 14.08 12327 14.46 11.16 0.6500 -0.73 5.43 5.43 5.43 250 +0.29 52.25 52.25 52.25 20 54.10 43.50 0.9600 +0.00 13.61 13.61 13.61 133 - 0.1900 -1.37 19.29 19.29 18.93 156373 37.91 18.02 2.9000 -1.00 30.00 30.00 29.70 574 31.00 24.30 1.8400 +8.87 327.70 327.70 327.70 2 327.99 290.00 +5.67 8 580.00 8 580.00 8 580.00 1 8 580.00 7 020.00 +21.36 34.00 34.88 34.00 375 36.99 24.99 0.2300 -0.65 114.50 114.50 114.50 191 124.00 109.00 5.6000 -0.02 52.00 52.00 51.41 2228 51.90 43.60 1.6200 +0.09 283.18 288.00 283.18 115 -0.20 14.95 14.95 14.95 89 14.98 2.50 +0.00 0.34 0.34 0.34 1600 1.00 0.34 +0.00 0.01 0.01 0.01 10000 0.01 0.01 -18.75 3.25 3.25 3.25 60 6.00 2.76 0.0400 +1.09 194.50 194.50 194.50 163 - 12.0300 +1.78 4.50 4.59 4.45 474829 7.70 3.17 0.1600 +0.28 36.00 36.00 36.00 805 - 1.0000 -4.64 1.95 2.48 2.44 72220 3.18 1.61 +0.00 0.30 0.31 0.29 405421 0.84 0.29 +0.00 0.50 0.50 0.50 120 0.55 0.45 0.5100 +0.00 4.60 4.60 4.60 93 +0.00 22.20 22.20 22.20 20 22.75 18.21 1.0500 -0.44 153.29 153.29 153.29 216 - 10.9100 +0.00 0.95 0.95 0.95 8501 1.25 0.66 0.0700 +5.26 3.00 3.00 3.00 1233 3.80 2.60 0.0800 -0.85 6.00 6.01 5.82 2923159 15.18 4.32 1.1000 -0.50 19.92 20.00 19.90 630 20.32 15.40 0.1800 +68.78 4.00 4.00 4.00 2934 4.20 2.37 -0.73 17.74 17.74 17.56 2979 19.90 10.00 0.1900 -1.98 12.65 12.74 12.35 9770 13.41 7.10 0.0000 +0.00 50.60 50.60 50.60 6 +0.00 2.15 2.15 2.15 150 2.90 2.15 0.1000 -0.40 12.44 12.44 12.44 100 -18.37 0.40 0.40 0.40 3950 - 0.1000 -0.33 14.90 14.90 14.90 100 14.99 12.01 0.4000 +0.20 5.00 5.03 4.95 6265 5.40 2.28 0.2700 +0.00 3.15 4.05 4.05 195 - 0.0000 +1.38 6.55 6.59 6.52 1236 6.99 4.23 0.0500 -3.57 13.50 13.50 13.50 200 14.15 9.65 +0.00 0.12 0.12 0.12 195 0.17 0.11 +0.00 17.43 17.45 17.30 837 19.20 0.16 +0.84 5.92 5.99 5.92 44942 6.25 4.26 0.2800 -4.80 7.14 8.00 8.00 200 - 0.2500 +0.01 147.02 147.02 147.02 27 - 16.7400 +1.19 8.50 8.50 8.50 250 10.85 5.15 +0.38 63.65 63.65 63.28 277 64.87 44.00 1.6500 +0.37 53.81 54.00 53.75 302 54.85 48.21 2.8000 +0.24 4.15 4.21 4.12 41248 4.93 3.39 +1.19 41.60 41.60 41.60 195 46.89 35.00 0.5900 -0.12 24.96 24.96 24.96 0 24.99 19.12 0.6000 +0.23 21.48 21.48 21.48 410 40.40 18.36 0.2000 +0.00 42.99 42.99 42.99 500 +2.34 211.00 215.94 210.00 122 263.00 186.00 8.0000 -0.17 11.50 11.74 11.50 1792 18.00 9.37 0.3500 +0.90 71.30 72.53 71.30 10733 80.33 63.60 5.1000 +0.00 0.79 0.79 0.79 40 -8.82 29.99 29.99 29.99 250 32.89 25.00 0.8800 +0.15 29.61 29.77 29.30 1439118 37.63 23.90 1.2400 +0.00 52.75 52.75 52.75 451 53.45 36.00 0.5000 +0.00 0.01 0.01 0.01 7500 0.01 0.01 +8.91 550.00 550.00 550.00 2 550.00 387.60 1.5000 +0.04 12 105.0112 105.0112 105.01 1 13 602.01 11 901.00505.0000 +0.00 6.71 6.72 6.69 4603 6.84 4.50 0.2700 +1.20 178.00 179.00 175.00 512 -1.08 64.47 64.70 64.00 2571 72.50 54.51 1.7000 +4.55 0.23 0.23 0.23 650 +0.09 70.00 70.42 69.95 4975 72.64 56.61 1.9600 +0.82 3.67 3.70 3.50 4810 4.54 3.16 1.0000 +1.18 119.10 120.45 119.10 359 128.00 89.00 1.8100 +0.61 114.25 115.50 114.00 168697 119.35 71.13 1.2000 +0.21 71.50 71.50 71.50 605 71.50 54.51 0.8000 -2.33 0.42 0.44 0.42 18336 0.65 0.15 0.0000 +0.00 145.00 145.00 145.00 6 157.30 141.75 6.5100 +1.85 1.10 1.10 1.10 200 4.00 1.08 -3.23 27.00 27.00 27.00 1093 - 1.3600 +0.00 0.42 0.42 0.42 1510 0.48 0.22 0.3000 -8.99 0.81 0.81 0.81 200 0.89 0.26 0.0800 +4.82 37.20 37.98 37.15 835224 37.15 28.30 3.2500 +0.40 50.30 50.30 49.30 3280 53.00 46.26 2.5000 -0.16 25.75 25.80 25.61 34026 26.51 18.75 1.3300 +23.46 5.00 5.00 5.00 14 +1.23 24.40 24.60 24.40 185 184.98 18.05 0.2800 -2.24 8.52 8.52 8.31 2000 -3.57 0.28 0.28 0.26 113182 0.42 0.19 -15.83 1.01 1.01 1.01 1800 1.80 0.61 -0.27 37.56 37.67 36.25 246693 47.82 17.10 -2.25 0.89 0.89 0.87 226855 1.05 0.43 +0.52 38.11 38.37 38.03 4485462 42.97 33.42 0.5900 +0.00 7.50 7.50 7.50 500 8.00 6.01 -3.13 0.31 0.31 0.31 70 0.45 0.17 +1.67 31.81 32.56 31.81 14923 35.23 21.82 0.4800 -3.26 4.45 4.45 4.45 2500 4.60 3.50 +0.00 0.01 0.01 0.01 500 +0.65 40.77 41.33 40.77 165986 46.13 29.12 1.0000 +0.04 36.72 36.88 36.26 758424 44.90 32.79 0.5000 +0.00 0.86 0.86 0.86 1415 1.50 0.86 +0.00 0.60 0.60 0.60 5458 +0.27 37.51 38.00 37.51 3240 42.94 32.16 2.1500 +0.00 19.98 19.98 19.98 22 20.50 18.80 0.8100 -0.75 3.97 4.00 3.95 1763 5.40 2.98 0.1200 +0.00 10.64 10.64 10.64 250 11.50 8.17 0.3400 +0.00 32.00 32.00 32.00 105 33.18 26.30 0.9100 +0.42 21.50 21.74 21.50 424 26.66 18.80 1.0500 +0.00 1.55 1.55 1.55 128 +0.00 47.80 47.80 47.80 28 49.68 43.00 3.1000 +1.85 45.99 46.75 45.79 15865 47.88 37.00 2.9400 +0.62 81.50 81.73 80.85 1592 87.23 66.40 4.0000 +0.00 45.53 45.53 45.53 60 828.00 20.06 0.0000 +0.00 15.51 15.51 15.51 9 307.00 12.20 0.0000 +0.52 585.00 585.00 585.00 60 629.00 564.00 33.7900 +0.00 1 500.00 1 500.00 1 500.00 4 1 780.00 1 405.00 69.1200 +1.47 0.68 0.69 0.68 4146 0.75 0.26 0.0000 +0.74 133.99 133.99 133.99 10 201.97 115.22 21.3800 -0.69 15.79 15.80 15.60 312 16.40 12.50 0.5500

Indice (000) EUR

COURS

MAX.

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

22-05-12 23-03-12 23-05-12 15-05-12 23-03-12 26-03-10 20-07-12 14-12-12 25-11-10 28-03-08 25-10-11 22-10-12 29-05-12 10-06-08 22-05-12 29-05-12 02-01-13 13-06-12 23-04-12

19-06-07 30-04-08 08-08-12 04-05-11 13-05-08 12-09-11 23-03-07 07-01-10 11-06-12 02-06-11 30-01-13 17-04-08 21-09-04 10-10-12 31-05-06 05-06-12 01-06-01 07-06-10 31-03-08

31-05-12 26-05-10 25-06-09 24-05-12 28-06-12 15-08-12 31-05-11 30-04-10 26-06-12 29-05-12 23-04-12 04-06-12 11-06-12 12-09-12 29-05-12 18-05-12 08-05-12 29-06-12 07-05-12 14-09-12 19-12-12 14-01-13 26-06-12 30-11-05 07-02-13 09-05-08 11-08-09 22-06-07 28-08-12 12-06-12 07-06-12 17-05-12

15-12-12 27-04-12 27-04-12 03-09-12 02-05-12 01-08-12 25-09-09 05-04-12 15-06-12 26-06-12 10-01-13 30-04-12 16-04-12 25-05-12 25-05-12 22-06-12 22-06-12 02-02-05 12-03-12 04-06-12

Capitaux échangés Cours du jour

Cours du jour

Cours Précéd. Diff. en %

BEL 20 ouverture

2501.91

2505.67

-0.15

BEL 20 cloture

2518.43

2498.19

0.81

Total général Continu belge Continu étranger

Cours Précéd. Diff. en %

353906904.6

249727577.675

41.72

352886471.4200

249213718.2050

41.60

1020433.1800

513859.4700

98.58

La Libre Belgique - mercredi 13 février 2013

© S.A. IPM 2013. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Paris Cours du 12.02.13

Amsterdam Cours du 12.02.13 Obligations publiques

EURO 29.24 91.51 1.26 32.65 12.26 13.49 46.03 20.16 35.84 21.02 7.64 50.35 0.04 34.97 14.20 73.38 7.83 14.97 112.05 44.38 26.20 133.00 69.55 91.91 5.96 159.10 42.90 29.77 72.50 55.02 32.66 6.43 9.95 78.14 38.36 173.25 38.87 9.71 35.91 15.70

ACCOR AIR LIQUIDE ALCATEL-LUCENT ALSTOM ARCELORMITTAL AXA BNP PARIBAS ACT.A BOUYGUES CAP GEMINI CARREFOUR CREDIT AGRICOLE DANONE DEXIA EADS EDF ESSILOR INTL. FRANCE TELECOM GDF SUEZ L OREAL LAFARGE LAGARDERE S.C.A. LVMH MICHELIN PERNOD RICARD PEUGEOT PPR RENAULT SAINT GOBAIN SANOFI-AVENTIS SCHNEIDER ELECTRIC SOCIETE GENERALE STMICROELECTRONICS SUEZ ENVIRONNEMENT TECHNIP TOTAL UNIBAIL-RODAMCO VALLOUREC VEOLIA ENVIRON. VINCI (EX.SGE) VIVENDI

+0.15 +0.07 -1.02 +0.69 +0.20 +2.47 +2.87 -1.68 +0.65 +0.86 +2.99 -1.08 -20.00 +0.59 -0.25 +0.64 -0.67 +0.54 +3.80 +0.52 -0.34 +1.26 -4.33 +1.77 -0.85 +1.24 -0.92 +0.15 +1.54 +0.99 +3.52 +1.94 +0.96 -0.31 +0.52 +1.29 -0.97 +1.51 +1.45 -0.32

Matières premières Aluminium Londres (USD/t) Argent N.Y. ($/ounce) Brent Londres (USD/lb) Cuivre Bruxelles (EUR/t) Cuivre Londres (USD/t) Etain Londres (USD/t) Nickel Londres (USD/t) Plomb Londres (USD/t) Zinc Londres (USD/t) Platine Palladium Argent

12-02-13 2059.00 30.99 118.23 6376.64 8184.00 24920.00 18280.00 2375.00 2164.00 1706.74 768.47 3080.00

11-02-13 2075.50 31.01 118.11 6422.93 8215.50 24995.00 18225.00 2408.50 2185.50 1692.99 751.97 3095.50

Var/H% -0.79 -0.06 0.10 -0.72 -0.38 -0.30 0.30 -1.39 -0.98 0.81 2.19 -0.50

EURO 4.88 11.02 51.64 10.62 12.26 55.97 3.06 32.87 35.67 44.90 39.32 51.95 6.93 3.13 22.78 29.57 11.33 25.13 11.30 3.57 29.20 53.38 15.23

+1.82 +0.18 +0.49 +0.05 +0.20 +0.39 +0.49 +0.50 +0.86 +0.27 +1.33 -0.82 +0.86 -3.75 +0.15 -0.03 -0.96 +0.18 -0.04 -5.26 +0.55 +1.42 +0.30

Achat 7.3845 7.4615 8.5603 1.3492 1.3459 1.2335 0.8595 125.5500

12.02.2013 Vente 7.3804 7.4610 8.5524 1.3492 1.3459 1.2334 0.8595 125.5440

Prix moy. 677.00 234.00 1330.00 232.00 335.00 618.38 128.00 158.00 295.00 1308.00 39010.00 1306.00 4050.00 10410.00 20830.00 2050.00 234.80 1647.50 230.10 1499.00 315.00 290.20 229.00

Diff. 680.00 240.00 1331.00 236.00 337.00 620.38 134.30 161.00 297.00 1301.00 39500.00 1306.00 4140.00 10390.00 21200.00 2105.00 234.90 1652.00 230.20 1480.00 308.00 290.50 235.90

AEGON AHOLD KON AKZO NOBEL APERAM ARCELORMITTAL ASML HOLDING BAM GROEP KON BOSKALIS WESTMIN CORIO DSM KON FUGRO HEINEKEN ING GROEP KPN KON PHILIPS KON RANDSTAD REED ELSEVIER ROYAL DUTCH SHELLA SBM OFFSHORE TOMTOM UNILEVER WERELDHAVE WOLTERS KLUWER

Cours de change Billets de banques Devise (en EUR) COURO.NORVEGIENNE COURONNE DANOISE COURONNE SUEDOISE DOLLAR CANADIEN DOLLAR US FRANC SUISSE LIVRE STERLING YEN

ISO NOK DKK SEK CAD USD CHF GBP JPY

Or

Devise (en EUR) 10 $ US 10 Florins 20 $ US 20 Francs Tunisie 5 $ US 50 Ecus Demi Napoléon Demi Souverain Elisabeth II Krugerrand Lingot 1 Kg Lingotin Once CPoR Lingotin oR ® 100g Lingotin oR ® 250g Lingotin oR ® 500g Lingotin oR ® 50g Napoléon Once (en $) Pièce 20 Francs Suisses Pièce 50 Pesos Reichmark Souverain Union latine

Indices des prix à la consommation 2004 Période I.S. I.d.P. Janv. 2013 120.00 121.63 Déc. 2012 120.06 121.66 Nov. 2012 119.95 121.65 Oct. 2012 119.87 121.79 Sept. 2012 119.52 121.57 Août 2012 119.47 121.36 Juil. 2012 119.21 120.83 Juin 2012 119.00 120.61 Mai 2012 119.15 120.89 Avr. 2012 118.99 120.93 Mars 2012 119.01 120.85 Févr. 2012 118.97 120.59 Janv. 2012 118.25 119.88 Déc. 2011 117.52 119.01 I.S. = Indice Santé - I.d.P. = Indice des Prix

1996 I.S. 136.52 136.59 136.47 136.38 135.98 135.92 135.63 135.39 135.56 135.37 135.40 135.35 134.53 133.70

1988 I.S. 164.60 164.69 164.54 164.43 163.95 163.88 163.52 163.23 163.44 163.22 163.25 163.19 162.20 161.20

I.d.P. 139.79 139.82 139.81 139.97 139.72 139.48 138.87 138.62 138.94 138.98 138.89 138.59 137.78 136.78

1988 I.d.P. 171.56 171.60 171.59 171.78 171.47 171.18 170.43 170.12 170.52 170.57 170.46 170.09 169.09 167.86

Pour convertir (1) (2) (3) (1) 1974-75 1988 0,48000 I.S. 1988 1981 1988 0,73920 I.d.P. 1988 1988 1966 3,39350 I.S. 1996 1988 1971 2,85430 I.d.P. 1996 1996 1988 1,2273 I.S. 2004 1996 1981 1,6603 I.d.P. 2004 (1) Passez de la base... (2) à la base... (3) en multipliant par...

1981

1974-75

232.09 232.15 232.13 232.40 231.98 231.58 230.57 230.15 230.68 230.76 230.61 230.11 228.76 227.09

357.45 357.53 357.51 357.92 357.27 356.65 355.10 354.45 355.27 355.39 355.15 354.39 352.30 349.75

(2) I.S. 1996 I.d.P. 1996 I.S. 1988 I.d.P. 1988 I.S. 1996 I.d.P. 1996

(3) 0,82940 0,81480 1,20570 1,22730 1,1377 1,1493

COURS PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO PRÉC.

DIFF. COURS

EN % OUVERT

COURS

MAX.

MIN.

BELGE(T.démat.) BELGE 37 3,50+ Unifiée 1 S titre démat 4,0+ UNIFIEE 2S 4,0+ Libér.45(T.démat.) Belge 92-2012 linéaire Belge 92-2015 linéaire 97-2028 Linéaure 99-2009 Linéaire 00-2010 Linéaire 01-2011 Linéaire 02-2012 Linéaire 02-2017 Linéaire 03-2013 Linéaire 04-2014 Linéaire 04-2035 Linéaire 05-2010 Linéaire 05-2015 Linéaire 06-2016 Linéaire 06-2022 Linéaire 07-2013 Linéaire 07-2017 Linéaire 08-2018 Linéaire 08-2011 Linéaire 08-2014 Linéaire 09-2019 Linéaire 07-2011 Linéaire (flot.) Bons Etat 01-09 Bons Etat 01-09 Bons Etat 01-09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 02-09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 10 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-14 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16

12 MOIS

MAX.

MIN.

B101B B105 B112B B113B B114 B262 B282 B291 B292 B295 B296B B298B B300 B301 B303 B304 B305 B306 B307 B308 B310 B309 B312 B313 B314 B315 B311 B941 B943 B945 B947 B948 B949 B950 B951 B952 B953 B954 B955 B957 B959 B961 B963 B964 B965 B966 B967 B968 B969 B970 B971 B972 B973 B974 B975 B976 B977 B978 B979 B980 B981 B982 B983 B984 B985 B986 B987 B988 B989 B990 B991 B992 B993 B994 B997 B995 B998 B996 B999 B208 B209 B210 B211 B212

98.50 98.50 102.80 100.60 101.80 100.30 115.86 132.67 99.94 99.96 100.00 100.19 119.58 102.51 106.27 129.61 99.96 108.26 108.61 114.59 100.50 112.18 114.08 99.96 104.12 114.68 100.00 100.00 100.01 99.96 99.90 100.00 99.96 100.00 99.96 99.96 99.96 99.90 99.96 100.01 99.96 100.16 99.95 100.00 100.17 100.00 100.00 99.96 99.95 99.90 100.04 99.96 100.66 99.96 101.26 99.96 102.04 99.96 99.99 99.96 99.96 105.29 99.95 106.47 99.96 99.95 107.47 99.96 100.11 108.21 99.96 100.12 108.46 99.96 100.01 100.15 101.03 108.40 109.68 101.96 111.39 99.96 102.20 110.51

98.00 98.00 103.05 100.00 102.20 100.97 117.36 133.22 99.94 99.96 100.02 100.67 119.41 102.52 106.22 129.70 99.96 108.22 108.70 115.69 100.68 112.26 113.59 99.96 104.14 114.59 99.99 100.03 100.01 99.96 99.90 100.03 99.96 100.06 99.96 99.96 99.96 99.90 100.10 100.00 99.96 99.96 99.90 100.01 100.15 100.04 100.06 99.96 100.06 99.90 100.04 99.96 100.66 100.01 101.29 99.96 102.05 99.96 100.00 99.96 99.96 105.27 100.08 106.56 99.96 99.96 107.36 100.06 100.20 108.20 99.96 100.21 108.32 99.96 100.00 100.19 101.01 108.32 109.79 101.99 111.18 99.96 102.21 110.60

Fonds d'Etat de référence à 10 ans Allemagne Belgique Japon Royaume-Uni

VOLUME

Indices

Dette directe de l'Etat

Rendements

Euronext Cours du 12.02.13 TITRE

Bourses étrangères Cours du 12.02.13

1.6400 2.4300 0.7500 2.1100

1.6100 2.4100 0.7700 2.1100

INFO SUR DIVIDENDE DIV. DEV.

DATE

Alternext BSB (D) CO.BR.HA (D) DE ROUCK GEO (D) ECODIS (D) EMAKINA GROUP (D) EVADIX POLYGONE VISION IT (D)

BE BE BE BE BE BE BE BE

SF 6.75 6.80 SF 1 645.50 1 655.00 SF 0.11 0.11 SF 0.10 0.07 SF 8.13 5.65 SF 0.37 0.37 DF 5.19 5.49 SF 3.95 3.98

-0.74 6.75 6.75 6.75 -0.57 1 645.50 1 645.50 1 645.50 +0.00 0.11 0.11 0.11 +42.86 0.10 0.10 0.10 +43.89 8.13 8.13 8.13 +0.00 0.37 0.37 0.37 -5.46 5.19 5.19 5.19 -0.75 3.97 4.00 3.95

300 8.60 6.75 0.3600 EUR 17-05-11 10 1 672.00 1 481.00 16.0000 EUR 01-06-12 150 0.30 0.11 EUR 3000 0.15 0.02 EUR 10 9.00 5.65 0.1100 EUR 02-05-11 162 0.42 0.25 EUR 1 0.00 0.00 EUR 1763 5.40 2.98 0.1200 EUR 25-09-09

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF

+0.00 +0.00 +0.00 +0.00 +0.00 -14.40 +23.46 -27.56 +0.00 +0.00 +12.73 +10.29 +0.00 -18.75 +0.00 +0.00 +68.78 +0.00 -18.37 -0.33 -3.57 +1.19 +0.00 +0.00 +4.55 +0.00 -8.99 +23.46 -3.26 +0.00

2095 18 250 1510 100 150 3044 100 10 200 500 600 1600 60 120 93 2934 150 3950 100 200 250 40 7500 650 1510 200 14 2500 5458

5EME SAISON (D) ANTIGOON INV (D) ARCHIMEDE ARPADIS GROUP AURIGA INTERN (D) EMD MUSIC (D) ERYPLAST (D) FIXINOX (D) FLEXOS (D) FRED & GINGER (D) ICE CONCEPT (D) MCLS (D) NEWTON 21 EUROPE NEWTREE (D) OTC (D) OXBRIDGE PHARCO (D) PNS PROPHAREX PROXIMEDIA REALCO REIBEL RV ASSURANCE (D) SCF INVEST SODIPLAN (D) SV PATRIMONIA TEAM INT MRKT (D) TETRYS (D) U&I LEARNING (D) VAL ST.LAMBERT INT

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 4.40 2.00 1.63 5.90 10.15 1.24 0.75 0.34 3.25 0.50 4.60 4.00 2.15 0.40 14.90 13.50 8.50 0.79 0.01 0.23 0.42 0.81 5.00 4.45 0.60

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 5.14 1.62 2.25 5.90 10.15 1.10 0.68 0.34 4.00 0.50 4.60 2.37 2.15 0.49 14.95 14.00 8.40 0.79 0.01 0.22 0.42 0.89 4.05 4.60 0.60

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 4.40 2.00 1.63 5.90 10.15 1.24 0.75 0.34 3.25 0.50 4.60 4.00 2.15 0.40 14.90 13.50 8.50 0.79 0.01 0.23 0.42 0.81 5.00 4.45 0.60

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 4.40 2.00 1.63 5.90 10.15 1.24 0.75 0.34 3.25 0.50 4.60 4.00 2.15 0.40 14.90 13.50 8.50 0.79 0.01 0.23 0.42 0.81 5.00 4.45 0.60

0.55 9.90 0.80 0.85 5.00 4.40 2.00 1.63 5.90 10.15 1.24 0.75 0.34 3.25 0.50 4.60 4.00 2.15 0.40 14.90 13.50 8.50 0.79 0.01 0.23 0.42 0.81 5.00 4.45 0.60

0.00 9.90 0.00 1.15 5.50 5.44 2.00 0.00 8.69 10.15 1.24 0.75 1.00 6.00 0.55 0.00 4.20 2.90 0.00 14.99 14.15 10.85 0.00 0.01 0.00 0.48 0.89 0.00 4.60 0.00

0.00 9.00 0.00 0.52 5.00 4.20 1.32 0.00 4.50 9.00 0.36 0.48 0.34 2.76 0.45 0.00 2.37 2.15 0.00 12.01 9.65 5.15 0.00 0.01 0.00 0.22 0.26 0.00 3.50 0.00

0.0800 0.1500 0.2200 0.1500 0.0500

0.1900 0.0400 0.5100 0.1000 0.1000 0.4000

0.3000 0.0800

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

19-12-11 25-06-09 01-08-08 02-06-09 05-10-09

28-03-08 19-06-07 13-05-08 10-10-12 31-05-06 05-06-12

11-08-09 22-06-07

346.20 692.77 1 609.85 7 660.19 6 201.72 8 234.70 16 644.45 14 018.70 2 762.62 3 686.58

Francfort

+0.35 +0.91 +0.50 +0.35 +0.68 +1.93 +0.69 +0.34 -0.43 +0.99

(Eur)

ADIDAS AG O.N. ALLIANZ SE VNA O.N. ALTANA AG O.N. BASF SE O.N. BAY.MOTOREN WERKE AG ST BAYER AG O.N. BEIERSDORF AG O.N. COMMERZBANK AG O.N. CONTINENTAL AG O.N. DAIMLER AG NA O.N. DEUTSCHE BANK AG NA O.N. DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DEUTSCHE POST AG NA O.N. DEUTSCHE POSTBANK AG NA DT.TELEKOM AG NA E.ON AG NA FRESEN.MED.CARE KGAA ST HENKEL AG+CO.KGAA ST O.N. HENKEL AG+CO.KGAA VZO HYPO REAL ESTATE HLDG INFINEON TECH.AG NA O.N. K+S AG O.N. LINDE AG O.N. LUFTHANSA AG VNA O.N. MAN AG ST O.N. MERCK KGAA O.N. METRO AG ST O.N. MUENCH.RUECKVERS.VNA O.N. RWE AG ST O.N. SALZGITTER AG O.N. SAP AG O.N. SIEMENS AG NA THYSSENKRUPP AG O.N. TUI AG NA VOLKSWAGEN AG ST O.N.

68.94 103.89 16.29 71.65 71.69 47.71 64.91 1.51 86.98 44.44 37.20 48.29 16.84 32.65 8.61 13.41 51.80 55.10 65.44 1.44 6.43 33.38 131.13 15.09 88.46 100.44 24.87 135.55 28.07 35.77 60.03 77.85 17.68 8.39 168.88

Londres

+0.19 +1.53 +0.00 -0.15 -0.41 +0.00 +0.68 -0.33 -0.91 -0.88 +2.00 +2.42 -0.44 -0.46 -0.65 +0.98 -0.36 -0.26 -0.06 +0.00 -0.82 +0.33 +0.15 +2.27 -0.04 +1.54 +0.67 +0.02 +0.57 +0.93 +1.52 +0.86 -1.06 +2.19 +0.34

(PENCE)

Aberdeen Asset Management PLC Amec PLC Anglo American PLC Antofagasta PLC Astrazeneca PLC Babcock International Group PLC Bae Systems PLC Barclays PLC Bg Group PLC Bhp Billiton PLC BP PLC British American Tobacco PLC British Land Company PLC British Sky Broadcasting Group PLC Bt Group PLC Burberry Group PLC Crh PLC Croda International PLC Diageo PLC Evraz PLC Fresnillo PLC Gkn PLC Glaxosmithkline PLC Glencore International PLC Hargreaves Lansdown PLC HSBC Holdings PLC Imperial Tobacco Group PLC Intercontinental Hotels Group PLC International Consolidated Airlines Group S.A. Intertek Group PLC Itv PLC Kazakhmys PLC Kingfisher PLC Legal & General Group PLC Marks And Spencer Group PLC Meggitt PLC Melrose Industries PLC Morrison (Wm) Supermarkets PLC Old Mutual PLC Pearson PLC Prudential PLC Reckitt Benckiser Group PLC Reed Elsevier PLC Rio Tinto PLC Rolls-Royce Holdings PLC Royal Dutch Shell PLC Royal Dutch Shell PLC Rsa Insurance Group PLC Sage Group PLC Sainsbury (J) PLC Schroders PLC Serco Group PLC Severn Trent PLC Smith & Nephew PLC Sse PLC Standard Life PLC Tate & Lyle PLC

412.90 1 091.00 1 978.50 1 121.00 3 018.50 1 045.00 330.40 327.35 1 139.00 2 151.00 460.05 3 321.50 578.50 837.00 271.50 1 360.00 1 356.00 2 469.00 1 894.50 296.90 1 657.00 254.80 1 457.50 384.45 820.50 728.90 2 317.00 1 932.00 221.80 3 206.00 114.80 749.00 281.20 150.90 387.00 440.70 237.90 262.60 194.00 1 218.00 944.50 4 363.00 687.00 3 670.00 971.00 2 162.00 2 215.00 132.90 343.20 336.90 1 994.00 562.50 1 611.00 707.50 1 406.00 337.50 795.50

+3.17 -1.00 +0.36 -1.06 +0.00 +1.75 -1.81 +8.57 +2.20 +0.18 +1.17 +0.93 +1.40 -0.12 +1.65 +1.22 +1.35 +0.28 +0.70 +0.30 -0.18 -1.21 +0.30 +0.05 +1.36 +1.48 +0.52 +1.90 +2.64 -0.19 -0.66 -0.53 +0.82 +0.73 +1.10 +0.84 +0.38 +2.54 +0.36 +0.73 +0.59 +3.02 -0.94 +0.38 +0.36 +0.65 +0.61 +1.14 +2.63 +0.99 +1.06 +0.27 +1.00 -0.07 +0.07 +0.45 +0.60

65.57 42.75 54.42 27.37 51.00 80.53 6.63 37.68 76.28 40.83 780.68 42.83 51.55 21.19 61.44 571.39 89.65 21.61 56.70 42.84 43.82 21.30 67.73 21.35 37.74 12.31 6.84 9.45 32.45 36.62 27.88

+1.17 -0.58 -1.14 -3.15 +0.51 -0.38 -0.53 -0.42 -0.09 +1.06 -0.22 -1.54 +0.86 +0.81 +0.03 -0.04 -0.57 -0.41 +0.59 +0.30 +1.84 -13.66 -0.31 +0.33 +0.13 +1.19 +0.00 -1.05 +0.75 +0.49 +0.04

Tesco PLC Tui Travel PLC Vodafone Group PLC Weir Group PLC Whitbread PLC Wood Group (John) PLC Wpp PLC Xstrata PLC

371.95 314.10 173.50 2 125.00 2 639.00 815.50 1 012.00 1 155.00

Nyse

+1.07 +0.74 -0.09 +1.53 -0.23 +0.93 +0.09 +0.13

(USD)

3M Co Abbott Laboratories Alcoa Inc Allstate Corp Altria Group Inc Amazon.com American Electric Power Co Inc American Express Co Amgen Inc Apple Inc AT&T Avon Products Inc Baker Hughes Inc Bank of America Corp Bank of New York Mellon Baxter International Inc Boeing Co Bristol-Myers Squibb Co Campbell Soup Capital One Financial Corp Caterpillar Inc Chevron Cisco Systems Citigroup Inc Coca-Cola Co Colgate-Palmolive Co Comcast Corporation ConocoPhillips Costco Wholesale Corporation Covidien CVS Caremark Dell Inc Devon Energy Corp Dow Chemical Co E.I. DuPont de Nemours & Co EMC Corp Entergy Corp Exelon Corp Exxon Mobil Corp FedEx Corp Ford Motor Co General Dynamics Corp General Electric Co Gilead Sciences Goldman Sachs Group Inc Google Inc H.J. Heinz Co Halliburton Co Hewlett-Packard Co Home Depot Inc Honeywell International Inc Intel Corporation International Business Machine Johnson & Johnson JPMorgan Chase & Co Lockheed Martin Corp Lowes Cos. MasterCard Cl A McDonalds Corp Medtronic Inc Merck & Co Inc Microsoft Corporation Morgan Stanley National-Oilwell Inc Nike Inc Cl B Norfolk Southern Corp NYSE Euronext Occidental Petroleum Corp Oracle Corporation PepsiCo Inc Petroleo Brasileiro S/A ADS Pfizer Inc Philip Morris International Procter & Gamble Co QUALCOMM Incorporated Raytheon Co Regions Financial Corp SCHERING-PLOUGH CORPORATION Schlumberger Ltd Southern Co Sprint Nextel Target Corp Texas Instruments Incorporated Time Warner Inc Tyco International Ltd U.S. Bancorp United Parcel Service Inc Cl B United Technologies Corp UnitedHealth Group Inc Verizon Communications Inc Wal-Mart Stores Walgreen Co Walt Disney Wells Fargo & Co Weyerhaeuser Co Williams Cos. WYETH Xerox Corp

103.47 34.30 9.02 45.61 34.68 258.74 44.90 62.22 84.54 467.90 35.61 20.80 45.83 12.24 27.90 68.68 76.00 36.52 38.26 55.77 97.17 116.52 20.99 44.35 37.55 108.06 38.97 58.26 101.77 63.41 51.16 13.79 59.53 32.77 47.98 24.53 63.93 31.95 88.47 106.13 13.06 66.67 22.58 40.83 154.11 780.68 60.86 40.71 17.10 67.35 70.41 21.19 200.03 75.81 49.15 87.27 39.78 519.86 95.14 47.11 41.47 27.88 23.63 68.91 55.08 71.63 36.50 86.94 35.11 72.17 16.06 26.99 90.16 75.98 65.89 54.35 7.93 28.18 78.52 44.16 5.91 62.74 33.56 52.50 31.00 34.31 82.32 89.97 57.01 44.45 71.40 41.92 54.97 35.51 30.31 35.84 50.36 7.96

+0.84 +0.14 +1.58 +0.82 -0.20 +0.59 +0.39 +0.40 -0.45 -2.51 +1.08 +20.37 +0.92 +3.33 -0.11 -0.07 +0.17 -1.14 +0.34 -1.34 +0.58 +0.75 -1.33 +2.80 -2.72 -0.22 +0.85 +1.14 -0.22 +0.13 -0.12 +0.66 -0.30 +0.86 +0.44 -0.35 -1.04 +1.72 +0.20 +0.09 -0.34 +0.02 +0.62 +1.06 +1.22 -0.22 -0.15 -0.37 +1.54 +1.45 +0.47 +0.81 -0.01 +0.55 +1.01 -0.29 +1.84 -0.17 -0.03 -0.21 +0.19 +0.04 +1.46 +0.96 -0.25 +1.47 +0.61 -0.28 +0.43 -0.26 +1.58 -0.57 -0.23 +0.21 -1.93 -0.37 +0.00 -0.74 +0.76 +0.20 +2.25 +0.13 -0.39 +0.71 +0.91 +0.67 -0.46 +0.42 -0.19 +0.30 -0.01 +1.06 +0.42 +0.68 +0.58 +0.32 +1.08 -0.38

MILLICOM INTERNATIONAL CELLULA NETAPP, INC. NII HOLDINGS, INC. NVIDIA CORPORATION ORACLE CORPORATION PACCAR INC. PATTERSON COMPANIES INC. PATTERSON-UTI ENERGY, INC. PAYCHEX, INC. PEABODY ENERGY CORPORATION PETSMART, INC QUALCOMM INCORPORATED RESEARCH IN MOTION LIMITED ROSS STORES, INC. RYANAIR HOLDINGS PLC SANDISK CORPORATION SEARS HOLDINGS CORPORATION SIGMA-ALDRICH CORPORATION SIRIUS XM RADIO INC. STAPLES, INC. STARBUCKS CORPORATION SYMANTEC CORPORATION TELLABS, INC. TEVA PHARMACEUTICAL INDUSTRIES UAL CORPORATION VERISIGN, INC. VERTEX PHARMACEUTICALS INCORPO WHOLE FOODS MARKET, INC. WYNN RESORTS, LIMITED XILINX, INC. YAHOO! INC.

114.20 35.41 6.10 12.44 35.11 47.93 37.35 23.73 33.44 23.74 66.36 65.89 13.01 60.68 40.48 49.63 47.76 76.33 3.19 13.04 56.25 22.69 2.19 38.93 23.63 45.53 45.89 59.95 122.67 37.58 21.21

+3.65 +0.11 +1.16 -0.60 +0.43 +0.29 +0.78 +0.64 +0.36 +0.94 -1.23 -1.93 +0.39 -0.30 -0.30 -0.46 -0.48 -0.01 +1.43 -0.99 +0.21 +0.20 +1.86 +1.01 +1.03 -0.28 +0.42 +0.35 -1.15 +0.32 +1.48

Valeurs de croissance Cours du 12.02.13 Nasdaq

Marche Libre

Amsterdam: AEX Euronext: Euronext 100 Euronext: Next 150 Francfort: DAX Extra Lisbonne: PSI 20 Madrid: IBEX 35 FTSE MIB New-York: DJ Industrial New-York: Nasdaq 100 Paris: CAC 40

ACTIVISION BLIZZARD, INC ADOBE SYSTEMS INCORPORATED AKAMAI TECHNOLOGIES, INC. ALTERA CORPORATION AMAZON.COM, INC. AMGEN INC. AMYLIN PHARMACEUTICALS, INC. APOLLO GROUP, INC. APPLE INC. APPLIED MATERIALS, INC. AUTODESK, INC. BED BATH & BEYOND INC. BIOGEN IDEC INC BROADCOM CORPORATION C.H. ROBINSON WORLDWIDE, INC. CADENCE DESIGN SYSTEMS, INC. CELGENE CORPORATION CHECK POINT SOFTWARE TECHNOLOG CINTAS CORPORATION CISCO SYSTEMS, INC. CITRIX SYSTEMS, INC. COGNIZANT TECHNOLOGY SOLUTIONS COMCAST CORPORATION COSTCO WHOLESALE CORPORATION DELL INC. DENTSPLY INTERNATIONAL INC. DISCOVERY COMMUNICATIONS, INC DISH NETWORK CORPORATION EBAY INC. ELECTRONIC ARTS INC.

(usd) 13.52 38.89 36.75 35.64 258.74 84.54 30.98 19.62 467.90 13.67 38.91 59.00 165.50 33.82 59.15 14.36 98.96 51.77 43.48 20.99 73.61 76.60 38.97 101.77 13.79 42.87 71.03 37.65 56.78 19.84

-0.37 +0.65 +4.08 +1.19 +0.59 -0.45 +0.02 -3.30 -2.51 +0.05 +0.05 -0.51 +0.94 +1.26 -0.31 +0.98 -0.98 +1.37 +0.60 -1.33 +1.67 -0.67 +0.85 -0.22 +0.66 +0.07 +0.11 +1.46 +0.66 -1.88

EXPEDIA, INC. EXPEDITORS INTERNATIONAL OF WA EXPRESS SCRIPTS, INC. FACEBOOK FASTENAL COMPANY FISERV, INC. FLEXTRONICS INTERNATIONAL LTD. GARMIN LTD. GENZYME CORPORATION GILEAD SCIENCES, INC. GOOGLE INC. IAC/INTERACTIVECORP INFOSYS TECHNOLOGIES LIMITED INTEL CORPORATION INTUIT INC. INTUITIVE SURGICAL, INC. JOY GLOBAL INC. JUNIPER NETWORKS, INC. KLA-TENCOR CORPORATION LAM RESEARCH CORPORATION LAMAR ADVERTISING COMPANY LEVEL 3 COMMUNICATIONS, INC. LIBERTY GLOBAL, INC. LIBERTY MEDIA CORPORATION LINEAR TECHNOLOGY CORPORATION LM ERICSSON TELEPHONE COMPANY LOGITECH INTERNATIONAL S.A. MARVELL TECHNOLOGY GROUP, LTD. MAXIM INTEGRATED PRODUCTS, INC MICROCHIP TECHNOLOGY INCORPORA MICROSOFT CORPORATION

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Sports Equitation Arrivé en janvier 2010, Philippe Guerdat a démissionné de son poste de chef d’équipe de la Belgique.

La Belgique dans l’embar

Le Suisse, apprécié des cavaliers, laissera un grand vide et relèvera un nouveau challenge, en France.

nnoncée par un communi­ qué de la Fédération royale belge des sports équestres (FRBSE), la démission de Philippe Guerdat de son poste de chef d’équipe en a surpris plus d’un mardi matin. Les cavaliers les premiers! Ce week­end, le Jurassien était fidèle au poste, lors du rendez­vous de

l

l

Reste à la Belgique à lui trouver un successeur. Pas évident… l

Guerdat file… à la française

DÉMISSION

A

Coupe du monde à Bordeaux et sem­ blait encore totalement concerné par son avenir à la tête de l’équipe belge de saut d’obstacles. Mais la réalité est là… Arrivé en janvier 2010 pour insuf­ fler un vent nouveau au jumping belge, Philippe Guerdat avait vécu une première année exceptionnelle. Sous sa conduite, la Belgique avait en effet assuré son retour en Super League, mais avait surtout remporté une mé­ daille de bronze aux Jeux mondiaux de Lexington, synonyme de qualifica­ tion pour les Jeux olympiques de Lon­ dres. La suite ne fut pas du même ton­ neau… Après une année 2011 sans grande envolée sportive, 2012 n’a clairement pas atteint le niveau es­ péré. L’équipe belge de saut d’obsta­ cles est passée à côté de ses Jeux olym­ piques, éliminée dès la première manche, tandis qu’elle n’a pas su – à l’issue d’une saison chaotique mais pourtant entamée par un succès à La Baule – assurer son maintien en Super League. Jamais toutefois les qualités de Philippe Guerdat n’ont été remises en cause. Tant au niveau de la FRBSE que des cavaliers… hormis peut­être du clan Phi­ lippaerts qui, c’était un secret de poli­ chinelle, ne portait pas le Jurassien dans son cœur. Son contrat, qui s’achevait au lende­ main des JO, avait été prolongé en fin d’année jusqu’aux Jeux mondiaux de 2014. Les objectifs 2013 avaient déjà été planifiés: la remontée en Di­ vision 1 et le championnat d’Europe.

2014 RUPTURE DE CONTRAT

LEQUIMAG

Philippe Guerdat avait débarqué dans le giron équestre belge en 2010. Il avait paraphé un contrat de 4 ans, soit jusqu’au lendemain des Mondiaux de Caen. Finalement, il a succombé au chant des sirènes plus d’un an avant la fin de son contrat.

Philippe Guerdat avait séduit tout le milieu équestre belge en quelques années.

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ras Ils seront bien entendu maintenus… même sans Philippe Guerdat. Ce dernier s’en va relever de nou­ veaux défis à la tête de l’équipe de France qui se cherchait un nouveau mentor depuis la démission du Néer­ landais Henk Nooren. “La France est une opportunité, un grand pays et une grande équipe. Je ne pars pas dans l’in­ connu, j’y connais tout le monde, tous les cavaliers…” signale le Suisse qui ne quitte pas la Belgique de gaieté de cœur. “Une séparation est toujours dou­ loureuse et je ne pense pas qu’il y ait de bon moment pour se séparer. J’ai vécu en Belgique la période la plus enrichissante de ma carrière de coach. Je reste à la dis­ position de la fédération jusqu’au mo­ ment où elle trouvera mon successeur et je ferai tout pour faciliter l’intronisation de celui­ci.” Qui sera­t­il? Prise de court, la fédé­ ration a débuté hier les contacts avec d’éventuels candidats. D’aucuns avançaient déjà le nom d’Henk Noo­ ren, le Néerlandais passé par la France et installé en Belgique. Reste à voir si ce sera réalisable. Christian Simonart

Réaction de G. Wathelet

Réaction de R. Hemeryck

Réaction L. Philippaerts

“Une surprise pour moi comme pour… lui”

“Les déceptions se sont accumulées”

“On n’a pas besoin d’un entraîneur”

“On avait parlé de la situation ensemble, mais sa décision reste malgré tout une surprise car je n’espérais pas qu’il s’en aille. Et pour lui aussi, d’ailleurs, je pense que ce départ est une surprise. Il ne s’attendait pas à partir maintenant… Bon ou mauvais moment? Il n’y a jamais de bon moment pour partir… mais la période n’est pas mal choisie. La Coupe du monde touche à sa fin et la Coupe des nations ne commence que dans deux mois. Cela laisse le temps à la Fédération de lui trouver un remplaçant. Qui? Quelqu’un qui doit pouvoir travailler dans le même sens que Philippe Guerdat. Quelqu’un qui a la même vision, qui vient avec de nouvelles idées et qui donne la chance à de nouveaux couples, comme Philippe l’a fait ces dernières années. Je n’ai pas encore entendu de noms circuler. Idéalement, il faudrait une personne qui soit la plus neutre possible, donc sans doute un étranger. J’espère en tout cas que nous, cavaliers, serons consultés.”

“Philippe Guerdat quitte la Belgique pour la France ? Ah, je n’étais pas au courant de sa démission ! C’est vrai qu’il y a eu beaucoup d’histoires depuis les Jeux olympiques. Il avait bien commencé sa mission avec le succès des Jeux équestres mondiaux en 2010, puis les déceptions se sont accumulées avec Londres, le fait de ne pas rester en Super League… Il y a eu des réactions de la part de certains cavaliers. On lui a aussi reproché d’avoir favorisé la vente de Cadjanine au sponsor de Grégory Wathelet. Bref, une accumulation de choses. Sans doute a-t-il besoin d’un nouveau challenge. Je n’ai par contre aucune idée de qui va pouvoir le remplacer en Belgique. La France a déjà eu beaucoup de mal à trouver un entraîneur, alors…”

“Philippe Guerdat démissionne ? Vous me l’apprenez ! J’avais pourtant entendu qu’il y avait un accord pour une prolongation de son contrat jusqu’aux Jeux mondiaux de Caen. Son départ est une surprise car j’étais persuadé qu’il resterait jusqu’en 2014. Je n’avais en tout cas jamais pensé qu’il partirait, mais c’est assez courant dans le sport de haut niveau. Ce n’est pas très correct de signer jusqu’en 2014 et puis de partir, mais je ne connais pas toute la situation. En tout cas, ce n’est sans doute pas le meilleur moment pour s’en aller, alors que la saison extérieure va recommencer. La suite ? Je ne pense pas qu’on a besoin d’un entraîneur – Philippe Guerdat n’occupait d’ailleurs pas cette fonction – mais bien d’un chef d’équipe. Lequel ? Je n’y ai jamais réfléchi. Je ne pensais pas que nous devrions en trouver un nouveau.”

3 Questions à

A

rrivé à la tête de l’équipe belge Delaveau, Simon Delestre, Roger Yves de saut d’obstacles en jan­ Bost, Michel Robert, Olivier Guillon vier 2010, Philippe Guerdat et consorts, Philippe Guerdat dispo­ était alors davantage connu du grand sera – enfin – d’un potentiel cavalier public pour être “le père de” Steve, susceptible de le mener au sommet. jeune cavalier bourré de talent dont “Le coeur me disait de rester en Belgi­ le palmarès renseigne déjà les plus que, l’ambition me disait de rejoindre la belles victoires et même – depuis France”, dira­t­il. 2012 – un titre olympique. Mais si La pression sera énorme sur ses Steve est aujourd’hui le épaules, à la hauteur Guerdat le plus célèbre des attentes de toute de la famille, c’est avant une nation lassée de tout au paternel, Phi­ voir son équipe dis­ lippe, qu’il le doit. Ce tancée par des forma­ dernier a en effet lui tions comme l’Allema­ aussi réussi une grande gne ou les Pays­Bas. carrière de cavalier au Son arrivée met aussi niveau international, fin à un feuilleton qui qui lui a permis de se n’avait que trop duré à faire connaître et ap­ la tête de l’équipe de précier aux quatre France. coins de l’Europe. La politique sportive Une fois sa carrière très controversée de sportive achevée, Phi­ Serge Lecomte, le lippe Guerdat, origi­ président de la Fédéra­ naire du Jura suisse, n’a tion française d’équi­ PHILIPPE GUERDAT pas quitté la compéti­ tation, avait eu le don tion de haut niveau. Au d’exaspérer le Néer­ contraire. Grand passionné, il s’est landais Henk Nooren (alors entraî­ reconverti en entraîneur et en chef neur et chef d’équipe) qui en était d’équipe, des jeunes cavaliers, puis venu à remettre sa démission en fin des seniors. En Espagne, en Ukraine, d’année. en Russie, en Belgique… et mainte­ “Je serai présenté en France dans le nant en France où il reçoit une su­ courant de la semaine. Nous établirons perbe opportunité, celle de diriger un programme dans la foulée et défini­ l’une des meilleures équipes du rons nos objectifs.” Le principal d’entre monde… sur papier. Avec les Kevin eux sera bien entendu Caen 2014. Staut, Pénélope Leprévost, Patrice Ch.S.

“Le cœur me disait de rester en Belgique, l’ambition me disait de rejoindre la France. Je serai présenté en France dans le courant de la semaine.”

NICOLAS LAMBERT/BELGA

La famille Guerdat : un père et un fils bourrés de talent

EUGÈNE MATHY

Vice-président de la Fédération royale belge des sports équestres et président de la commission nationale de saut d’obstacles.

1

Eugène Mathy, quand avez­vous eu vent des contacts de Philippe Guerdat avec la Fédération française d’équitation?

Philippe Guerdat m’a appelé le week­end dernier pour me signaler qu’il avait reçu une proposition de la France. Nous nous sommes vus lundi, à son retour de Bordeaux (NdlR: où le Suisse a assisté au jumping international) et nous avons tenté de le retenir. Ce qui n’a malheureuse­ ment pas été possible.

2

Quel est votre sentiment après ce débauchage du chef d’équipe belge par la France?

La France n’avait plus de chef d’équipe et se moque de notre situation. Nous avions un accord avec Philippe Guer­ dat jusqu’aux Jeux mondiaux de Caen en 2014. C’est décevant d’en arriver là. Je n’apprécie pas du tout sa décision de nous quitter, mais je la comprends. Il a la chance de diriger une équipe au potentiel bien supérieur au nôtre et il l’a saisie.

3

Pour la Belgique, désormais, le temps presse. Il fau­ dra trouver un remplaçant du même acabit pour les objectifs qui s’annoncent: la remontée en Division 1 et le championnat d’Europe…

Les cavaliers appréciaient beaucoup Philippe Guerdat. Nous allons chercher quelqu’un qui a le même profil. En Belgique, il n’y a pas beaucoup de possibilités. Il faudra donc plus que vraisemblablement se tourner à nouveau vers l’étranger. Je vais m’atteler à contacter les candidats potentiels. C.S.

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Sports Actualité

Le duel tant attendu Ce soir, la C1 offre la finale avant la lettre : Real Madrid contre Manchester United.

FOOTBALL

DOMINIQUE FAGET /AFP

L

e Real Madrid joue sa saison, et l’entraîneur José Mourinho son avenir chez les Merengue, face à Manchester United dans le choc des huitièmes de finale de la Ligue des champions, ce soir à Santiago Berna­ beu, où Rooney et Van Persie tenteront de voler la vedette à Ronaldo. L’entraîneur portugais est contesté par son vestiaire après une première partie de saison calamiteuse en cham­ pionnat. Relégué à 16 points de Barce­ lone et même devancé pour le moment par ses voisins de l’Atletico, Madrid a déjà fait une croix sur le titre. Comme l’affaire est mal engagée aussi en Coupe du Roi, depuis le match nul à domicile (1­1) contre le Barça, il ne reste que la Ligue des champions et la fameuse “Decima”, la dixième Coupe d’Europe, pour restaurer l’unité per­ due. Le “Special One” compte plus que ja­ mais sur son compatriote Cristiano Ro­ naldo pour contrer une équipe de Man­ chester United en pleine forme. Le bu­ teur de 28 ans semble avoir tourné la page d’un début de saison inconstant, où il s’était dit affecté par une mysté­ rieuse tristesse, et affiche désormais une forme étincelante. Samedi dernier, il a éclaboussé de sa classe le match contre le FC Séville (4­1), avec un triplé qui a porté son to­ tal à 24 buts en Liga. Celui qui fut élu Ballon d’or en 2008, du temps de son séjour à ManU, trépigne d’impatience à l’idée d’affronter son ancien club. “Je suis arrivé là­bas à 18 ans et Alex Ferguson m’a beaucoup fait grandir sur

Le Ballon d’or en 2008, du temps de son séjour à ManU, trépigne d’impatience à l’idée d’affronter son ancien club. le plan du football. Il a été comme un père pour moi. Ce sera un match plein d’émo­ tions”, s’est­il confié. Alors que le doute ronge Madrid, les voyants sont tous au vert du côté des Red Devils, qui caracolent en tête du championnat d’Angleterre avec douze points d’avance sur City. Invaincus de­ puis mi­novembre (douze victoires, deux nuls), ils sont bien partis pour ré­ cupérer leur titre aux dépens de l’autre club de Manchester.

L’entraîneur Alex Ferguson dispose d’un effectif au complet au sein duquel plusieurs joueurs sont “en feu”, à com­ mencer par les deux stars Robin Van Persie, auteur d’un but et d’une passe décisive dimanche lors de la victoire sur Everton (2­0), et Wayne Rooney, in­ tenable depuis son retour de blessure (quatre buts en quatre matches). En face, le Real Madrid devrait lui aussi aligner son onze des grands soirs, même si Xabi Alonso est légèrement touché. L’ancien milieu de Liverpool,

rampe de lancement des Merengue, devrait tenir sa place, mais il n’arrive pas à se débarrasser d’une pubalgie qui lui a déjà fait manquer le dernier match de Liga. Pour le reste, la seule véritable incon­ nue concerne la reconduction en atta­ que de la paire Benzema­Higuain, ali­ gnée samedi contre Séville. Il est plus probable que l’ailier Di Maria prenne la place de l’un des deux, et plus vraisem­ blablement celle d’Higuain. (AFP)

Celtic Park, là où le football est une religion CELTIC-JUVENTUS Jonathan Lange Envoyé spécial en Ecosse “Le football n’est rien sans les fans”. À l’entrée du stade, l’inscription est là pour le rappeler. Sous la statue de Jock Stein, l’entraîneur légendaire, celui qui est 1967 a fait du Celtic le premier club non latin à remporter une coupe d’Europe, la devise est gravée dans la pierre. Pour ne pas l’oublier. Dans tous les stades d’Europe, voir du monde, jamais cette citation ne prend autant de sens qu’au Celtic Park. Si supporter le Celtic est une religion, le Celtic Park est une cathédrale magnifique où se sont entassés des milliers de fidèles, faisant bien des envieux de l’autre côté des grilles où les tarifs au marché noir ont grimpé jusqu’à 2400 €. Ici, pas de cantiques mais des chants braillés par 60.000 gorges qui se sont échauffés sur You’ll Never Walk Alone.

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L’hymne des supporters a résonné hier soir dans tout Glasgow. Même les fans des Rangers, ont dû l’enten­ dre. Intense. Vibrant. Saisissant. Le chant, repris a capella sur une marée d’écharpes vertes et blanches, prend les tripes. Il hérisse les poils et, surtout, il donne le ton. Ici, finalement, l’essentiel se passe dans les tribunes. L’attraction qu’exercent les travées est celle d’un aimant, entre passion et ferveur unique. Dans n’im­ porte quelle autre stade, une ouverture du score aussi rapide que celle de la Juventus hier soir glacerait l’ambiance. Pas au Celtic Park où elle n’a fait finale­ ment que décupler la volonté des supporters de pous­ ser derrière les siens. Enfants grimés, femmes toutes pomponnées en manteau de fourrures ou membre de la Green Brigade écharpe autour du cou et maillot sur le dos, le peuple vert et blanc ne fait qu’un. Uni et indivisible. N’importe quelle action est l’occasion de le constater. Chaque récupération de balle est accompa­

gnée d’un bruit sourd. Chaque ballon qui s’approche de la surface adversaire soulève les clameurs. Chaque corner est précédé d’un râle de plaisir comme si les 60 000 fans prenaient simultanément un shoot d’adré­ naline dans l’espoir de placer un coup de tête vain­ queur. Et chaque décision litigieuse du corps arbitral est huée. Comme si la vie des supporters en dépendait. Et les buts de Marchisio et Vucinic ont permis aux tifosis turinois de se faire entendre et d’apporter leur pierre à l’édifice que bâtissent matches après matches les supporters du Celtic, démontrant qu’au Celtic Park plus qu’ailleurs : “le football n’est rien sans les fans.” Sur le terrain, la Juventus a largement dominé les échanges. La Juventus, sans s’affoler, aidée par la jus­ tesse technique de Pirlo, a imposé son métier et a piqué quand les Écossais au moment où ils baissaient le pied par Marchisio sur une déviation parfaite de Matri (77e) puis par Vucinic (83e) pour quasiment déjà assurer la qualification turinoise pour les quarts.

La Libre Belgique - mercredi 13 février 2013

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En bref Olympisme La lutte mise hors Jeux

Résultats BASKET-BALL Division 1 Hier soir Charleroi - Pepinster 95-67 Le classement 1. Ostende 16 12 4 1268 1113 28 2. Mons 16 10 6 1233 1137 26 3. Alost 16 10 6 1313 1276 26 4. Anvers 16 8 8 1146 1141 24 5. Charleroi 15 8 6 1065 1060 24 6. Liège 16 6 10 1236 1246 22 7. Louvain 15 5 10 1166 1243 20 8. Pepin 16 3 12 1072 1283 19

CYCLISME Tour d’Oman La 2e étape : 1. P. Sagan (Svq/Cannondale), les 146km en 3h48:36; 2. T. Gallopin (Fra) à 0:05; 3. M. Elmiger (Sui); 4. V. Nibali (Ita); 5. Z. Stybar (Tch) 0:07; 6. C. Froome (G-B); 7. M. Bandiera (Ita) 0:11; 8. M. Marcato (Ita); 9. D. Impey (AfS); 10. N. Bouhanni (Fra); 11. G. Meersman; 12. S. Vandenbergh; 13. G. Soupe (Fra); 14. S. Lagutin (Ouz); 15. M. Bodnar (Pol); 16. R. Nocentini (Ita); 17. Z. Dempster (G-B); 18. M. Bouet (Fra); 19. P. Velits (Svq); 20. J. Tschopp (Sui)... Les autres Belges : 21. Y. Eijssen; 26. P. Gilbert; 30. G. Van Avermaet; 63. K. Goddaert 1:47; 74. T. Boonen; 83. J. Keukeleire; 103. S. Devolder 2:11; 126. G. Van Keirsbulck. Classement général : 1. P. Sagan (Svq/Cannondale) en 7h53:25; 2. T. Gallopin (Fra) à 0:09; 3. M. Elmiger (Sui) 0:11; 4. V. Nibali (Ita) 0:15; 5. N. Bouhanni (Fra) 0:17; 6. C. Froome (G-B); 7. Z. Stybar (Tch); 8. S. Vandenbergh 0:21; 9. M. Bandiera (Ita); 10. P. Velits (Svq); 11. M. Marcato (Ita); 12. D. Impey (AfS); 13. S. Lagutin (Ouz); 14. M. Canola (Ita); 15. A. Jeannesson (Fra); 16. T. Nishitani (Jap); 17. P. Voss (All); 18. F. Cancellara (Sui); 19. G. Soupe (Fra); 20. R. Ruijgh (P-B)...

Les autres Belges : 26. P. Gilbert; 29. Y. Eijssen; 30. G. Van Avermaet; 34. G. Meersman; 62. K. Goddaert 1:57; 63. T. Boonen; 72. J. Keukeleire 100. S. Devolder 2:21; 130. G. Van Keirsbulck 5:43.

FOOTBALL Ligue des Champions: Huitièmes de finale Hier Celtic Glasgow – Juventus Turin 0-3 Les buts: 3e Matri, 77e Marchisio, 83e Vucinic Valence – Paris SG 1-2 Les buts: 90e Rami/ 10e Lavezzi, 43e Pastore Carte rouge: 92e Ibrahimovic (Retour le mercredi 6 mars) Mercredi R. Madrid – Manchester Utd 20h45 Real Madrid: Diego Lopez; Arbeloa, Ramos, Pepe, Coentrao; Khedira, Ozil, Alonso; Di Maria, Benzema, Ronaldo. Manchester United: De Gea; Rafael, Ferdinand, Vidic, Evra; Valencia, Cleverley, Carrick, Anderson; Van Persie, Rooney. Shak. Donetsk - B. Dortmund 20h45 Shaktar Donetsk: Pyatov, Srna, Chygrynskiy, Rakytskiy, Rat; Stepanenko, Mkhitaryan, Fernandinho; Teixeira, Adriano, Taison. Borussia Dortmund: Weidenfeller; Piszczek, Subotic, Hummels, Schmelzer; Blaszczykowski, Bender, Kehl; Gotze, Lewandowski, Reus (Retour le mardi 5 mars) Mardi 19 février FC Porto – Malaga 20h45 Arsenal – Bayern Munich 20h45 (Retour le mercredi 13 mars) Mercredi 20 février Milan AC – FC Barcelone 20h45 Galatasaray – Schalke 04 20h45 (Retour le mardi 12 mars)

Quarts de finale

Tirage au sort le 15 mars. Le tableau

complet sera établi à cette occasion.

TENNIS Doha : Yanina blessée au dos Yanina Wickmayer a abandonné, ce mardi, au premier tour du tournoi de Doha face à Roberta Vinci. La n°1 belge a jeté l’éponge après 1h04 de jeu en raison de problèmes de dos, peut-être consécutifs à ses efforts consentis en Fed Cup, alors qu’elle était menée 6-2, 2-1 par l’Italienne.

Doha - WTA - 2369000 $

Premier tour : C. McHale (USA) bat V. Dushevina (Rus) 6-1, 6-2; L. Safarova (Tch/n°17) bat E. Daniilidou (Grè) 6-2, 6-3; S. Cirstea (Rou) bat O. Jabeur (Tun) 2-6, 6-3, 6-0; S.-W. Hsieh (Tpe) bat T. Majeric (Slo) 6-4, 6-4; U. Radwanska (Pol) bat N. Kichenok (Ukr) 6-1, 6-0.

Rotterdam - ATP - 1267875 € Premier tour : Thiemo de Bakker (P-B) bat Mikhail Youzhny (Rus) 3-6, 7-6 (7/2), 4-1, abandon; Julien Benneteau (Fra) bat Tobias Kamke (All) 6-3, 6-2; Nieminen (Fin) bat David Goffin 6-0, 6-0.

San Jose : Malisse bat Goeda Xavier Malisse a franchi avec succès le premier tour du tournoi de San Jose, doté de 546 930 dollars. Le Courtraisien, tête de série n°8 du tableau, a pris la mesure du Japonais Go Soeda 6-4, 3-6, 6-3.

San Jose - ATP - 546930 $

Premier tour : Jesse Levine (Can) bat Bradley Klahn (USA) 7-5, 6-2; Xavier Malisse (n°8) bat Go Soeda (Jap) 6-4, 3-6, 6-3.

Sao Paulo - ATP - 455775 $

Premier tour : Carlos Berlocq (Arg) bat Andrey Kuznetsov (Rus) 6-3, 6-4 Albert Ramos (Esp/n°8) bat Guillermo García-López (Esp) 6-3, 7-5 Guido Pella (Arg) bat Fabio Fognini (Ita/n°6) 7-6 (6), 1-6, 6-1

Le Comité international olympique (CIO) a créé la surprise hier en évinçant la lutte, un des sports olympiques ancestraux, du noyau dur des disciplines qui composeront le programme des JO d’été de 2020. La lutte, sport des Jeux olympiques antiques et quasi indéboulonnables dans les Jeux modernes, n’est pas encore officiellement mise à la porte. L’approbation du programme olympique de 2020 se fera lors de la session du CIO en septembre à Buenos Aires, en même temps que le choix de la ville hôte de ces Jeux, parmi les trois finalistes Istanbul, Madrid ou Tokyo. La FILA prendra toutes les mesures nécessaires pour convaincre le CIO du non-sens de cette décision. (AFP)

Tennis Vergeer, star en fauteuil, prend sa retraite La Néerlandaise Esther Vergeer, une des plus grandes figures du handisport avec 470 victoires consécutives et invaincue depuis dix ans, a annoncé mardi qu’elle arrêtait la compétition de tennis en fauteuil. “Cela ne peut pas devenir plus beau”, a déclaré Esther Vergeer, âgée de 31 ans et qui a remporté quatre médailles d’or en simple et trois en double aux Jeux paralympiques. “J’ai eu une carrière folle, je ne peux plus rien obtenir de plus, la boucle est bouclée”, a ajouté la championne, soulignant qu’il lui avait fallu beaucoup de courage pour prendre cette décision. Tout en présentant sa biographie intitulée “Force et vulnérabilité”, elle a ajouté: “Tout n’était pas doré, j’ai aussi eu mes incertitudes, d’où ce titre.” Esther Vergeer, no 1 mondiale depuis 1999, n’a pas perdu un match en simple depuis janvier 2003. Elle a décroché son premier titre paralympique à Sydney en 2000. Vergeer est paraplégique depuis un accident médical à l’âge de 8 ans. Elle a débuté le tennis en fauteuil pendant sa rééducation. (Belga)

Omnisports Affaire Puerto : Beloki et Nozal nient Les cyclistes espagnols Isidro Nozal et Joseba Beloki ont nié s’être dopés durant leur carrière, lors de leur témoignage au procès de l’affaire de dopage Puerto, hier, Beloki affirmant même n’avoir jamais eu le moindre contact avec le principal accusé, le docteur Fuentes. Le Basque s’est montré ambigu quand on lui a demandé s’il serait prêt à autoriser un prélèvement d’ADN pour éventuellement pouvoir le comparer avec les poches de sang saisies en 2006 dans les appartements du docteur Fuentes. Nozal a certes admis avoir vu le docteur Fuentes “à deux ou trois reprises”, mais il a spécifié que c’était toujours “pour des raisons de santé”. (AFP)

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Culture Cinéma

De Palma, cinéaste double

A Venise, Brian De Palma présentait en Compétition “Passion”. l

Où le cinéaste américain renoue avec le thriller, genre dont il a été l’un des maîtres au début des années 80. l

L’occasion de revenir avec lui sur sa filmographie. l

Brian De Palma, sur le plateau de “Passion”, dirigeant Rachel McAdamas et Noomi Rapace.

CARRIÈRE Entretien Hubert Heyrendt à Venise

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“Terrence Malick a la carte auprès des critiques. Quoi qu’il fasse, c’est un miracle…”

après, c’est que vous avez dû faire quelque chose correctement. Combien de films sont complètement oubliés? Je n’arrête pas de penser à la Nouvelle Vague anglaise dans les années 60 et 70. Qui, à part moi, se souvient d’un de ces films, de ces réalisateurs? Quand vous avez un film dont les gens se souvien­ nent, quelle que soit la raison, vous en profi­ tez… Pensez à Hitchcock. On ne parle que de ‘Psycho’ qui, basiquement, était un petit film tourné avec son équipe télé. Alors que ‘Verti­ go’, sur lequel il a énormément travaillé, a été un échec…” Un cinéaste incompris Orgueilleux, De Palma ne cache pas qu’il souffre de la façon dont ses films ont été reçus, par rapport à un Terrence Ma­ lick par exemple… “Je pense que j’ai été le réalisateur le plus bizarrement reçu de ma génération. Quand je pense à la façon dont on a critiqué mes films à leur sortie qui, 20 ans plus tard, sont chéris comme des chefs­d’œuvre… Pour ‘Scarface’, j’ai vu le pu­

Épinglé D. R.

résenté en compétition à la Mostra de Venise, “Passion”, qui sort ce mercredi sur nos écrans (*), a été accueilli assez froidement sur le Lido en sep­ tembre dernier. Brian De Palma n’a déjà pas bonne réputation en interview, on s’assied face à un cinéaste plus bougon que jamais, sur la défensive, cassant. Néanmoins, en une petite heure, il finit par se livrer sans détour sur sa carrière. Grillé à Hollywood depuis l’échec com­ mercial de “Mission to Mars” en 2000 – même s’il a, depuis, tourné “Le Dalhia noir” et “Redacted” aux Etats­Unis –, Brian De Palma se tourne vers l’Europe pour financer ses projets, comme “Femme fatale” en 2002. C’est d’ailleurs son agent français qui lui a envoyé une co­ pie de “Crime d’amour”, le dernier film d’Alain Corneau en 2010. De Palma justi­ fie ce remake: “Vous croyez qu’on se dit: Tiens, je vais faire un film sur le 2e Livre de la Bible, et que l’argent va tomber du ciel? Ce n’est pas comme ça. C’est très difficile de faire un film. Parfois, quand vous fait un hit, c’est plus facile mais tout le monde passe par des hauts et des bas. Cela faisait longtemps que je n’avais plus fait de thriller et j’aimais bien l’idée de départ…” Coproduction franco­allemande, “Pas­ sion” a été entièrement tourné à Berlin, ce qui ne dérange pas le réalisateur amé­ ricain. “J’ai filmé les moindres recoins de New York et tourné dans les principales vil­ les américaines. C’est moi qui a amené ‘Mis­ sion impossible’ en Europe parce qu’à l’ori­ gine, c’était écrit pour le Midwest. Je leur ai dit: pourquoi ne pas amener cela en Europe? Il y a des décors intéressants, de bons ac­ teurs…” Il a beau avoir réalisé des films cultes comme “Carrie” ou “Scarface”, pas facile pour De Palma de continuer à faire les films dont il rêve. A 72 ans, il prend ceci dit cela avec philosophie. “A mon âge, si on se réveille et que le soleil brille, c’est une bonne journée. On est juste heureux d’être en vie… Après, j’ai plein d’idées. J’adore tra­ vailler. J’ai fait des films toute ma vie. Et quand je regarde en arrière, j’ai l’impression d’avoir tout fait. J’ai commencé avec des pe­

tits films indépendants. J’ai été à Hollywood, ça a été catastrophique, j’ai été viré. Puis j’ai connu mon premier succès avec ‘Carrie’ alors que c’était mon 10e film. Dans les an­ nées 80, j’ai fait des thrillers originaux, ‘Scarface’… Mais dans les années 90, après ‘Mission impossible’, le plus gros budget qui m’ait été confié (100 millions de dollars), je me suis dit que c’était trop. Je suis alors allé en Europe pour refaire des petits films indé­ pendants. Quand vous faites des films qui coûtent si cher, vous avez tout le temps des réunions, vous devez tout expliquer à un producteur exécutif qui n’a qu’une de­ mande: ‘Pouvez­vous faire ça moins cher?’ Maintenant, mes films coûtent 2 millions de dollars. Je ne suis plus intéressé dans ces for­ mats…” Mais De Palma est en tout cas heureux qu’on continue de lui parler encore et toujours de “Scarface” ou de “Carrie”, icô­ nes de la pop culture. “Quand on a un film qui dure aussi longtemps, on touche du bois. Qu’on continue à parler de vos films 30 ans

BRIAN DE PALMA

Le cinéaste américain n’est pas tendre avec son compatriote, dont il a pourtant mis le pied à l’étrier à la fin des années 60. “Je n’ai jamais eu une telle carte. Je le connais depuis toujours. Malick est un réalisateur talentueux. “Badlands”? Fantastique! Mais le reste…”

Une filmographie parallèle “Un film pour moi, un film pour les studios…” La maxime est valable pour de nombreux grands réalisateurs hollywoodiens, comme Clint Eastwood par exemple, qui l’a appliquée à la lettre pendant des années. “On sait tous comment cela fonctionne, explique Brian De Palma. Vous faites un succès puis vous faites ce que vous voulez… Il y a des réalisateurs comme Chris Nolan qui y arrivent brillamment. Mais pour faire “Inception”, qui est un de mes films préférés, il a dû faire trois “Batman”. Je suis désolé mais je n’ai plus une décennie à perdre à tourner trois “Batman”. Steven Soderbergh est très malin aussi.” “Carrie”, “Scarface”, “Les incorruptibles”, “Mission : Impossible”, “Mission to Mars” ou “Mafia Salad” se placent clairement dans la catégorie des films de studio. A côté de cela, le styliste De Palma s’est toujours fait plaisir avec de petites séries B, dont il signe le scénario lui-même, où il peut laisser exploser son goût du baroque et de l’érotisme, son obsession des images, son goût pour le cinéma expérimental. C’est criant dans son travail sur le thriller. Après ses hommages à Hitchcock dans les années 70, De Palma a mis en place une filmographie parallèle. La série débute avec “Pulsions” avec Nancy Allen et Michael Cane en 1980. Elle se poursuit avec “Blow Out” avec John Travolta et Nancy Allen en 1981 (remake du “Blowup” d’Antonioni), “Body Double” avec Melanie Griffith en 1984 (sa version de “Fenêtre sur cour”) et “L’Esprit de Caïn” en 1992, nouvel hommage à Hitchcock. Plus récemment, De Palma revenait au thriller avec “Femme fatale”, film français de 2002 avec Rebecca Romijn et Peter Coyote. La série se clôt, pour le moment, avec le décevant “Passion”, tourné car De Palma ne parvenait pas à monter deux scénarios écrits dans la foulée de “Redacted”. L’un concernait la fausse libération par l’armée américaine de la militaire Jessica Lynch dans un hôpital irakien, le second le scandale sexuel autour de John Edwards, candidat démocrate à la présidentielle en 2008. H. H.

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LUMIÈRE

blic se lever et partir en masse… Je me sou­ viens que le ‘New York Times’ a démoli ‘Greetings’ en 1968. J’ai cru que c’était fini. Je ne cherche pas les bonnes critiques mais, parce que je suis avant tout un réalisateur visuel, pas dans l’explication, les dialogues, les scènes dramatiques, je suis très souvent mal interprété…” Légèrement aigri, le cinéaste n’aime pas, non plus, qu’on le résume à un disci­ ple d’Hitchcock ou que l’on évoque ses “signatures”, comme les doubles, le “split­screen”, les scènes de douche… “Cela m’agace. Je travaille dans tous les genres possibles. Je ne fais pas tout le temps le même film de Brian De Palma. Qu’est­ce qu’il y a de De Palma dans ‘Les incorrupti­ bles’, ‘Scarface’ ou ‘Mission to Mars’? C’est vrai que je fais un certain type de thrillers, que j’ai commencé à faire dans les an­ nées 70. Mais si à chaque fois que je filme une douche, c’est une ‘signature’… Les ac­ teurs donnent juste bien sous l’eau. Que puis­je dire? Je suis Brian De Palma. Je vois les choses d’une certaine façon et je les transpose à ma façon. Cela revient sans cesse parce que je suis qui je suis, que j’ai ces images dans mon inconscient. Pourquoi cette chaise rouge toujours dans un coin? Pourquoi ces jumeaux? Je ne sais pas. Ce à quoi je pense vraiment, c’est à comment fil­ mer telle chose, à la relation aux objets…” Un cinéaste visuel Qu’il le veuille ou non, la scène­clé de “Passion” (et la seule vraiment réussie) est une vraie “signature” De Palma, un

“split­screen” virtuose sur une représen­ tation du “Prélude de l’après­midi d’un faune” de Debussy. “J’aime ce ballet, que j’ai toujours voulu mettre dans un film. Ce que je voulais avec cette scène, pour que la fin fonctionne, c’est que le spectateur soit certain que Noomi était au ballet pendant le meurtre et qu’il ne la suspecte pas. Mais c’était purement expérimental. La juxtapo­ sition des images, la façon dont on les a montées, c’était totalement instinctif. Je n’avais jamais vu un meurtre filmé comme ça. Je trouvais cela fascinant.” Grand styliste, Brian De Palma s’est toujours concentré sur l’aspect visuel de ses films. “Passion” n’échappe pas à la rè­ gle, même si le fond passe cette fois au bleu au profit de la forme… “Je ne suis pas un grand admirateur des caméras à l’épaule qui bougent tout le temps. C’est censé rendre cela plus réel? L’acteur sera­ t­il meilleur? Je pense qu’on a perdu le sens de la beauté au cinéma et chaque fois que j’ai l’occasion de le retrouver, je le fais.” Réalisateur formaliste, baroque sou­ vent, expérimental parfois, De Palma aime aussi jouer avec les codes du th­ riller. Tandis qu’il pratique régulière­ ment le remake ou la relecture de classi­ que. “Passion”, adapté de Corneau, n’échappe pas à la règle. “Pourquoi re­ fait­on sans cesse Shakespeare? Si l’on a un bon matériel de base, une bonne structure. ‘Scarface’ est basé sur un script du début des années 30. Oliver (Stone, NdlR) a placé cela chez les réfugiés cubains. C’est une bonne idée! Certains remakes sont de mau­

vaises idées, pas celui­là…” Pour reprendre le rôle de Ludivine Sa­ gnier dans le film de Corneau, De Palma a choisi la Danoise Noomi Rapace, révé­ lée avec la trilogie suédoise “Millenium”, tandis que la jeune Rachel McAdams (vue notamment dans “Minuit à Paris” de Woody Allen) se substitue à Kristin Scott­Thomas. “Les filles sont arrivées sur le plateau avec une idée assez précise de comment elles voulaient interagir. Elles se connaissent bien, elles ont travaillé ensem­ ble sur ‘Sherlock Holmes 2’. Elles ont le même âge, alors que Scott­Thomas est plus âgée que Sagnier. Elles ont donc joué com­ plètement différemment, même si elles ont beaucoup de dialogues identiques.” Un titre évocateur, une brune et une blonde, une relation fétichiste: on re­ trouve dans “Passion” l’érotisme cher à De Palma, même s’il ne filme aucune scène de nudité. “Les filles n’avaient aucun mal à se dénuder. On a d’ailleurs tourné quelques scènes. Pour la scène dans la chambre d’hôtel, je leur avais donné une ca­ méra pour qu’elles se filment, seules, comme dans le porno, d’un point de vue subjectif. Et croyez­moi, elles ont fait quelques trucs sauvages! Mais j’ai coupé et coupé… Je trou­ vais que ce n’était pas juste, pas approprié. C’est une histoire de meurtre mystérieux. Et puis, c’est un film sur les femmes pour les femmes. Je ne pense pas que les femmes aiment les scènes érotiques trop explicites…”

U (*) On lira la critique de “Passion” dans “La Libre Culture” de ce mercredi.

Filmographie

27 films en 50 ans ‣ Passion (2012) ‣ Redacted (2007) ‣ The Black Dahlia (2006) ‣ Femme Fatale (2002) ‣ Mission to Mars (2000) ‣ Snake Eyes (1998) ‣ Mission : Impossible (1996) ‣ L’impasse (Carlito’s Way) (1993) ‣ L’Esprit de Caïn (Raising Cain) (1992)

‣ Le bûcher des vanités (1990) ‣ Outrages (Casualties of War) (1988)

‣ Les Incorruptibles (The Untouchables) (1987) ‣ Mafia Salad (Wise Guys) (1986) ‣ Body Double (1984) ‣ Scarface (1983) ‣ Blow Out (1981) ‣ Pulsions (Dressed to Kill) (1980) ‣ Furie (The Fury) (1978) ‣ Carrie (1976) ‣ Phantom of the Paradise (1974) ‣ Sœurs de sang (Sisters) (1973) ‣ Attention au lapin (Get to Know Your Rabbit) (1972) ‣ Hi, Mom ! (1970) ‣ Dionysus in ‘69 (1970), coréalisé avec Richard Schechner ‣ Greetings (1968) ‣ Murder à la Mod (1968) ‣ The Wedding Party (1963), coréalisé avec W. Leach, sorti en 1969.

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Culture Actualité

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MYRIAM ET AMAURY DE SOLAGES

Origine et fin d’un monde Les artistes de la contempo­ ranéité sont, davantage que leurs prédécesseurs, illustra­ tion de ce que nous consta­ tions, concernés par les actes directeurs de notre quotidien, tous continents concernés. Mondialisé, l’art ne se joue plus sur les particularités cul­ turelles mais sur une appro­ che globale des harmonies et ruptures entre art de vivre et art d’imposer ses lois. Sensible plus que tout autre aux attein­ tes à la liberté individuelle et foncière des gens et des peu­ ples, l’artiste met sans cesse la société sous pression. Car lui, plus qu’un autre, pressent ce qui fait fausse route, tous pou­ voirs sur la sellette. Ouvrir au débat L’artiste actuel fomente une révolution des sens et des at­ tendus en ouvrant à la discus­ sion et c’est un rôle non négli­ geable. Il y a trente­six façons pour un artiste de dénoncer : l’agression, la provocation, l’humour, le symbole, la récu­ pération qui ravive, ranime le rebut, fût­il matériel ou spiri­ tuel. Jusqu’où peut­on cepen­ dant aller dans la dénoncia­ Kendell Geers, “Twilight of the Idols”, fetish (2005). tion sans tomber dans le déjà­ vu insupportable, le redon­ De Witkin à Danino Le monde en question dant et le superflu ? Toute la Tous les genres et styles sont On ne détaille pas une telle question de l’art et de son er­ de la partie, ce qui fait le exposition. Elle est un tout satz est là, évidemment. En charme essentiel de ces joutes qui se diversifie et s’intensifie, ouvrant l’exposition avec une artistiques de la Maison Parti­ se dévoile et se développe se­ vanité du collectif argentin culière. On y est surpris à cha­ lon salles et œuvres, les réac­ Mondongo, “Calavera” de que détour de salle quand, tions, les réflexions, les ac­ 2011, l’investigation “Sexe, ar­ comme ici, un fétiche ou ancê­ cointances de l’une à l’autre gent et pouvoir” tre hemba ou nourrissant tous les débats est aussitôt sous lulua submerge possibles et souhaitables. tension, l’hu­ l’ambiance gé­ Œuvre de fond pour athlètes mour ravageur nérale par sa solitaires, elle est un parcours n’en étant heu­ PIÈCES À CONVICTION stature, sa ma­ qui, sans provocation inutile, reusement pas gie, sa dignité, vous fait voir autrement le de 50 artistes différents, absent. Cet in­ fût­elle sous­ monde, ses réalités, ses périls, d’Araki ou Arman à Zhang croyable travail jacente à des ses expropriations et ses déri­ Haiying ou Zhang Huan. de plasticine sur pouvoirs sans ves. Et si, parfois, elle semble bois mélange répartie, des attiser nos fantasmes, elle est époques et styles, érotismes croyances sans partage. D’un aussi une saine répartie à nos d’ici et d’ailleurs, peintres de dessin efféminé et malsain de naïvetés. l’histoire et peintres du corps, Klossowski à une photo sans Roger Pierre Turine de Courbet et sa “Naissance ménagement de Joel Peter Wi­ du monde” à Balthus, des Ja­ tkin ou de Nobuyoshi Araki, la U La Maison Particulière, 49 ponais à Picasso, puissants de donne générale se partage en­ rue du Châtelain, 1050 Bruxel­ César à Cléopâtre et on en tre révolte sournoise, concu­ les. Jusqu’au 24 mars, du mardi passe, naissance et fin du piscence, effraction voyeu­ au dimanche de 11 à 18h, le monde. Et la démonstration riste, sauvegarde, dénoncia­ jeudi jusqu’à 19h30. Infos : d’aiguiser ensuite ses tenants tion des pouvoirs, du fric et du 02.649.81.78 et www.mai­ et aboutissants. sexe, dirigeant la planète. sonparticuliere.be COURTESY GALLERIA CONTINUA

rois collectionneurs d’art contemporain – Galila, Estelle et Hervé Francès, Alain Servais – aux­ quels il faut ajouter les maî­ tres de maison, Myriam et Amaury de Solages, et Marc Leo Felix, un rassembleur d’art africain cultuel de haute volée : la manne rassemblée sur les trois étages de l’auguste maison patricienne reconvertie, avant que la Mai­ son Particulière ne s’y installe, en écrin contemporain de lu­ mière et d’espaces par l’archi­ tecte italien Claudio Iodice, anime, par œuvres d’art inter­ posées, de puissants débats de société en chacun de ses pa­ liers. Depuis la nuit des temps, civilisations et peuples n’ont pas fonctionné autrement qu’avec agressivité. Avec, tou­ tefois, des évidences différen­

Le défi: “[...] Ces trois mots nous obligent à faire face à une réalité que, parfois, trop souvent, nous refusons de voir. Hypocrisie? Sexe, argent et pouvoir sont simplement l’essence de nos vies tout comme leurs inverses: amour, générosité et bonté.”

tes d’une époque à l’autre. Ce qui nous pousse à dire que, dans notre monde actuel, les trois paramètres invoqués et évoqués – sexe, argent et pou­ voir – n’ont jamais été aussi exacerbés.

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La folie en question NAMUR

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assionnante et magnifi­ que seconde partie d’une évaluation qui, au Musée Félicien Rops, décline une imagerie de première qualité sur une “folie” tant fus­ tigée et condamnée au temps de nos arrière­grands­parents, mais revue et corrigée, notam­ ment par Surréalistes interpo­ sés, quand l’art s’empara du problème sociétal qu’elle in­ carnait. Voici donc le second volet d’une étude artistique entamée l’année dernière autour d’une thématique aux multiples facettes possibles. Il y eut d’abord l’expo “Pul­ sion(s). Hystériques !”. Titrée “Loss of Control II”, la deuxième étape lance, par ailleurs, un clin d’œil complice à l’exposition qu’avait initiée le bouillant et e entreprenant Jan Hoet, en 2009, au MARTa Herford Museum, en Al­ lemagne. Alors, la folie ? Des fous du roi ?

braient ainsi le cinquantenaire de l’hystérie : “La plus grande découverte poétique de la fin du XIXe siècle… Un état mental fondé sur le besoin d’une séduc­ tion réciproque”, l’érotisme étant loin d’être absent des ex­ pressions de la “folie”. Pour eux, “la perte de contrôle men­ tale ou corporelle interroge le lien entre délires et productions artistiques”.

nier, les extases de Dali et le cube en miroirs de Yayoi Ku­ sama, que de tours et détours de réalités, vérités, contre­vé­ rités, voire abracadabrantes songeries. L’art questionne et réfléchit. Il interpelle et pose le doigt sur ce qui ne se dit pas. Il y a les broderies touchantes de Lisa Niederreiter, les poupées peu innocentes d’Hans Bell­ mer et les rêves de jasmin de sa compagne Unica Zürn, le “Festin cannibale” de Denise Bellon, “La femme 100 têtes” de Max Ernst… L’harmonie est au rendez­vous. Cette exposi­ tion est un bonheur riche d’audaces. Roger Pierre Turine

Anciens et contemporains Cette exposition n’est évi­ demment pas un traité scien­ tifique. Visuelle essentielle­ ment, ce qui n’empêche pas l’approfondissement de la question via un catalogue tout aussi intéressant – textes éclai­ rés de Patrick Allegaert et Bart Marius, Xavier Canonne, Ca­ rine Fol, Caroline Lamarche –, elle nous plonge au cœur d’une création sensible aux “éclats” de la nature humaine. Et les pièces réunies sont tou­ tes parlantes, frappantes, de la meilleure des veines. Mise en ambiance immédiate avec, lu­ mière virevol­ tante et cham­ bre noire, un dispositif lumi­ neux au cligno­ tement continu, la “Dreama­ chine Aloïse” de Brion Gysin (1958). De quoi en perdre boule et raison ! Suit un Ma­ gritte de cir­ constance, “Hommage à Mark Senett”, de 1932. Mêlant astucieusement artistes de la marge, artistes de l’art brut, soi­disant fous de la Collection Prinzhorn, surréalistes, l’ac­ crochage affirme en souplesse ses particularités, ses diversi­ tés et, partant, ses points d’in­ terrogation et d’intrigue entre les œuvres et les auteurs im­ pliqués. D’Aloïse Corbaz, amoureuse folle de l’Empereur Guillaume II et coloriste de génie, à Ar­ mand Simon, tant vénéré en Hainaut, ou Martha Grünenwaldt qui répétait à l’envi ses demoiselles fleuries, les pistes sont multiples, qui engagent, toutes, à rêver aux paradis perdus, aux dérives in­ ventives ou ludiques. Entre la Nadja de Breton et “La fleur des amants” de Nadja, les élu­ cubrations et collages de Mar­ cel Mariën et les photos con­ cupiscentes de Pierre Moli­

U Musée Félicien Rops, 12 rue DR

La bourgeoisie l’enferma. Des artistes ont répliqué.

Paul Eluard, “L’Hystérie”, ca. 1928, collage photographique noir et blanc, 13 x 8,7 cm, Collection de la Province du Hainaut, inv. 3780-95.

Fumal, Namur. Jusqu’au 5 mai, du mardi au dimanche, de 10 à 18h. Catalogue, 110 pages illustrées. Infos : 081.77.67.55 et www.museerops.be

“Au premier tiers du XX siècle, on enferme, pour un oui ou un non pas toujours exempt de turpitudes, des présumés malades qui ne le sont pas forcément.”

Art et crise des valeurs ne font pas toujours bon ménage et quand, vers le premier tiers du XXe siècle, on enferme, pour un oui ou un non pas toujours exempt de turpitudes, des pré­ sumés malades qui ne le sont pas forcément mais que la science de l’époque croit de­ voir condamner aux métho­ des souvent brutales de remise en condition – camisole de force, électrochocs et autres manipulations douteuses – il y a lieu de s’interroger, en effet, sur l’état de normalité et de probité de ceux qui taxaient de folie, d’hystérie coupable, des gestes, des penchants et des discours que réprouvait une société bien­pensante, bourgeoise et réglée comme du papier à musique, les origi­ nalités de parcours en étant radicalement exclues. Liberté de corps et d’esprit loin des normes sociétales : en 1928, dans “La Révolution surréa­ liste”, Breton et Aragon célé­

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En bref

Culture Actualité Le corps de Neruda sera exhumé Un juge l’ordonne pour enquêter sur la cause réelle de sa mort il y a quarante ans.

LITTÉRATURE

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e corps du poète chilien Pablo Neruda, lauréat du prix Nobel de littérature en 1971, sera exhumé afin de connaître la cause réelle de sa mort. Pablo Neruda est mort quelques jours après le coup d’Etat de 1973 au Chili, qui avait mis fin à la vie de son proche ami, le président Salvador Allende. A l’époque, les forces du général Pinochet tuaient les mili­ tants de gauche, et les amis du poète avaient préparé un avion pour l’emmener en exil. Il avait été hospitalisé pour un cancer et sa mort a été officiellement attribuée à une malnutrition extrême. Mais ses amis ont dé­ claré à l’Associated Press que cette cause de décès n’avait aucun sens puisque Pablo Ne­ ruda pesait plus de 100 kilos au moment de sa mort. Des médecins légistes ont prévenu qu’il serait extrêmement difficile de déter­ miner à partir de ses restes si des médica­ ments lui ont été administrés en dose suffi­

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sante pour le tuer. La Fondation Pablo Neruda a néanmoins annoncé vendredi qu’elle soutenait l’en­ quête menée par le juge Mario Carroza. Rappelons que le 21 octobre 1971, Pablo Neruda devenait, après Gabriela Mistral en 1945 et Miguel Angel Asturias en 1967, le troisième écrivain d’Amérique latine à obte­ nir le prix Nobel de littérature. En 1972, il retournait au Chili et était triomphalement accueilli au stade de Santiago. C’est alors que Neruda rédigea “Incitation au nixoncide et éloge de la révolution”. Le coup d’Etat du 11 septembre 1973 au Chili renversa le pré­ sident élu, Salvador Allende. La maison de Neruda à Santiago fut saccagée et ses livres jetés au bûcher. Le poète mourait onze jours plus tard, officiellement d’un cancer de la prostate, à la clinique Santa Maria de Santi­ ago. Cependant, à la suite de témoignages convergents (dont celui de Manuel Araya, se­ crétaire de Pablo Neruda) soutenant que Ne­ ruda avait été assassiné, le Parti communiste chilien avait demandé le 2 juin 2011 l’ouver­ ture d’une enquête pour déterminer les cir­ constances exactes de sa mort. L’exhumation du corps de Pablo Neruda est devenu une requête récurrente, surtout cette année, qui marque le quarantième an­ niversaire du coup d’Etat. (AP)

Livres Deux lauréats pour le prix Laurence Trân Créé par les parents et les amis de Laurence Trân, décédée à l’âge de 26 ans, le prix qui porte son nom est décerné tous les deux ans à l’œuvre d’un écrivain de moins de 35 ans, qui contribue au rapprochement des cultures, à la défense des libertés et à la solidarité avec les victimes de la vie et des discriminations de tous ordres. Parmi ses derniers lauréats figurent l’écrivain et chanteur Abd al Malik (“Qu’Allah bénisse la France!”, 2005), Delphine de Vigan (“No et mo”, 2009) et Alice Zeniter (“Jusque dans nos bras”, 2011). Cette année, tenant compte de l’évolution du monde de la lecture et de l’écriture, le jury du prix Laurence Trân a décidé, sur proposition de son président, le baron Jacques Franck, de s’ouvrir aux auteurs de bandes dessinées. Pour marquer ce tournant, il a décidé de couronner exceptionnellement deux ouvrages: écrit en collaboration avec Patrick Kay, “Tu leur diras que tu es Hutue” de Pauline Kayitare, une Tutsie qui fut à 13 ans au cœur du génocide rwandais (Ed. André Versaille), et “Soraïa” du bédéiste Renaud De Heyn, qui y dénonce l’exploitation de fillettes de la campagne vendues à des familles bourgeoises de la ville au Maroc (Ed. Casterman). Les lauréats seront reçus par les membres du jury, le lundi 4 mars prochain, à Bruxelles.

Art Décès, à 89 ans, du plasticien américain Richard Artschwager Né en 1923 à Washington, il entreprend des études scientifiques et de mathématiques, passe plusieurs années en Europe, s’installe à New York, se forme en peinture chez Amédée Ozenfant et travaille bientôt comme designer de mobilier avant de se positionner en tant qu’artiste essentiellement sculpteur. Il expose pour la première fois en solo en 1965 chez Léo Castelli à New York. Par le fait de la proximité de ses œuvres avec des objets familiers, il a souvent été assimilé aux artistes du pop art qui exposaient dans la même galerie. Se servant de son métier antérieur, il crée en effet des objets faussement utilitaires, formellement très aboutis dans un style minimal, et les dévoie de leur usage en les rendant inutilisables. Son matériau de prédilection par lequel il se distingua fut le celotex, du formica qu’il peint et utilise dans la plupart de ses œuvres. Il sera aussi l’auteur de sculptures sous forme de signes de ponctuation, d’autres au caractère architectural et de peintures dont les motifs varient entre des paysages et des architectures. Le Whitney Museum de New York vient de lui consacrer une retentissante rétrospective qui s’est clôturée ce 3 février. C.L.

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Débats Opinion

Les paradoxes de l’euro Pour éviter, dans l’avenir, la transformation des crises d’endettement public en une profonde crise du sous­emploi, il y a urgence de réformer notre BCE, lui permettant d’intervenir en cas de crises des dettes souveraines.

CRISE

marché, a une signification profonde : il a soumis les monnaies nationales et, près les tempêtes, un calme partant, les politiques monétaires des relatif semble revenir. En ef­ Etats, à la sanction des marchés. Or, fet, depuis un lustre, des cri­ paradoxe inouï, ces marchés financiers ses se sont succédé sans re­ devenus tout­puissants, n’ont jamais lâche : crise immobilière des sanctionné l’euro comme tel par l’ef­ subprimes, transformée, par la techni­ fondrement de sa valeur. que de titrisation, en Plus exactement, ils une crise bancaire et fi­ n’ont sanctionné que le nancière quasiment refinancement de la universelle, crise de dette de certains Etats, PAUL MANDY l’euro et celle des dettes fortement endettés, en Professeur émérite souveraines. L’aboutis­ leur imposant des taux à l’UCL sement en est la crise “astronomiques”. Pour­ profonde de l’emploi. tant, cet endettement Aussi certaines institu­ excessif de certains tions financières de re­ membres de l’Union, nommée mondiale comme l’Irlande ou l’Es­ plongées dans une attitude catastro­ pagne, a résulté, entre autres, du sau­ phique et submergées par un environ­ vetage des banques au seuil de la nement hautement spéculatif, n’ont faillite. cessé de faire des prévisions, de sa­ Rappelons qu’au cours des trois der­ vants calculs même, envisageant la nières années, les Etats de l’Union ont disparition de l’euro ! consacré 1.600 milliards d’euros, comme aide d’Etat, précisément au Peut­on cependant parler d’une crise sauvetage des banques.(1) Dès lors, la de l’euro au sens propre du terme ? vraie crise se situe du côté des taux ex­ C’est l’un des paradoxes de notre cessifs du refinancement, exigés par le monnaie unique que celle­ci, excepté marché – taux intenables à la longue une courte période après sa création, en vue d’une réduction des dettes sou­ n’a jamais perdu sa valeur, ni externe, veraines – plutôt que du côté de l’insti­ ni interne, et même pas au cours de tution de l’euro. cette dernière période hypercritique. De plus, on considère généralement Pourtant, on ne cesse d’évoquer les que l’euro est surévalué par rapport au erreurs de la création de l’euro. Mais dollar et à d’autres monnaies. ce procès intenté à l’euro révèle une Evoquons le tournant radical opéré mémoire courte. On a vite oublié le par le président Nixon en août 1971, contexte économique et politique qui a mis fin au système monétaire in­ dans lequel l’euro a été créé, notam­ ternational de Bretton Woods. Le pas­ ment le succès et le prestige incom­ sage des taux de change fixes entre mensurables dont jouissait le deuts­ monnaies, imposés par les Etats, aux chemark non seulement en Europe, taux de change flottants établis par le mais dans le monde entier. Ne l’a­t­on

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pas mis sur un piédestal mythique : “Deutschmark, deutschmark über Al­ les”. Et rappelons le succès étonnant de la réunification monétaire des deux marks, imposée politiquement par le chancelier Kohl à un taux d’échange de 1 à 1, alors que les milieux écono­ miques, y compris la Bundesbank, re­ commandaient un taux de plus ou moins 1 à 4. Ce taux paradoxal n’a fait que ren­ forcer le bastion du deutschemark dé­ fendu si opiniâtrement par les autori­ tés aussi élevées que les présidents de la Bundesbank, notamment Helmut Schlesinger et Hans Tietmeyer. Et dans leur sillage, toute l’opinion allemande a résisté farouchement contre l’aban­ don de leur monnaie prestigieuse. Le contexte politique a compliqué davantage la situation. En effet, la marche hâtive vers la réunification al­ lemande, porteuse d’une puissance re­ doutable et imprévisible, a suscité le danger du “Sonderweg” allemand, cette vision historique singulière et conquérante de la nation allemande. La mémoire encore vivante du 3e Reich ne pouvait plus permettre en Europe le développement d’une puis­ sance solidaire et dangereuse. Faut­il rappeler l’opposition impla­ cable de Madame Thatcher, ainsi que les hésitations du président Mit­ terrand au sujet de la réunification ? Dans un tel contexte d’incertitude, voire de peur à l’égard de l’avenir de l’Allemagne réunifiée et, partant, de celui de l’Europe elle­même, on ne voyait d’autre issue que l’enracine­ ment de cette nouvelle Allemagne dans l’Union européenne, à travers l’intégration du Deutschemark – sym­ bole de la puissance allemande – dans

une monnaie unique. Tout l’effort po­ litique fut dès lors focalisé sur la créa­ tion de la monnaie unique. Finale­ ment, l’abandon du Deutschemark par les autorités allemandes a été le prix à payer pour la réunification. Pourtant, les conditions de fonction­ nement d’une monnaie unique, no­ tamment des critères de convergence entre régions, ici entre Etats, ne furent pas oubliées. En témoigne le Pacte de stabilité et de croissance avec ses cinq critères précis. Grâce à ceux­ci, les Etats ont été censés gérer leur budget “en bon père de famille”. Il ne faut pas oublier non plus le rapprochement re­ marquable des prix, salaires et ni­ veaux de vie des Etats du Sud, y com­ pris l’Irlande, depuis leur intégration dans le Marché commun, ce qui était de bon augure pour leur convergence dans l’avenir. Hélas, c’est le duo franco­allemand, Chirac­Schröder, qui a transgressé ces critères dès 2003. Ils portent donc toute la responsabilité pour cet effon­ drement paradoxal du pacte. Il était alors facile pour les autres pays mem­ bres de suivre leur exemple. Cependant, comment sortir dura­ blement de la crise ? Les mesures prag­ matiques et discordantes de la politi­ que d’austérité, pays par pays, n’ont pas fait leurs preuves : elles tuent la croissance et augmentent la misère. Il faut une réforme institutionnelle en profondeur. A ce sujet, le “turning­point” du re­ mède efficace se situe, à mon avis, du côté du statut de la Banque centrale européenne. Quant à celle­ci, la résis­ tance allemande a obtenu entière sa­

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Chronique

Carême amoureux Pas de désir durable sans carême. Pas de carême authentique sans désir.

LE REGARD DU PRÊTRE

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U (1) Cfr “Le Monde”, 12 janvier 2013, p. 16. U (2) Roger Bottle, ‘EMU May Pose Traumas If Preparation is lacking’, “The Wall Street Journal Europe”, Nov. 11, 1996, p. 4.

agapè. Le second sacrifie agapè pour eros. Le premier préfère le renonce­ ment au désir. Le second assouvit ses désirs sans renoncement. L’un s’adonne à la bienséance. L’autre à la jouissance. Avec un même résultat : parvenus à la maturité de l’âge, tous deux se retrouvent sans joie. Puri­ tains et libertins sont frères ju­ meaux – tel le clown blanc et l’auguste. Ils ont, chacun à leur ma­ nière, oublié le secret de la joie : eros et agapè sont les facettes d’un même amour.

Cela fut rappelé par nul autre que Benoît XVI, à l’occasion de sa pre­ mière encyclique (2006) : “En réalité, eros et agapè – amour ascendant et amour descendant – ne se laissent ja­ mais séparer complètement l’un de l’autre. Plus ces deux formes d’amour, même dans des dimensions différen­ tes, trouvent leur juste unité dans l’unique réa­ lité de l’amour, plus se réalise la véritable na­ ture de l’amour en gé­ néral. Même si, initialement, l’eros est surtout sen­ suel, ascendant – fasci­ nation pour la grande promesse de bon­ A bien des égards, la heur –, lorsqu’il s’appro­ ERIC vie des couples est un che ensuite de l’autre, il DE BEUKELAER long carême. Et, para­ se posera toujours Chroniqueur; Blog: doxalement, celui­ci moins de questions sur http://minisite. peut être source de lui­même, il cherchera catho.be/ joie. Je me souviens de toujours plus le bonheur ericdebeukelaer/ ces petits déjeuners de de l’autre, il se préoccu­ vacances familiales à pera toujours plus de la Côte belge. Nous allions chercher l’autre, il se donnera et il désirera les petits pains et les crevettes grises. “être pour” l’autre. C’est ainsi que le Tout l’art consistait ensuite à avoir la moment de l’agapè s’insère en lui; si­ patience d’éplucher assez de crevet­ non l’eros déchoit et perd aussi sa na­ tes pour remplir son petit pain. Mon ture même. père y parvenait, au contraire de ma D’autre part, l’homme ne peut pas mère. Le rituel était, dès lors, inva­ non plus vivre exclusivement dans riablement le même : une fois le pe­ l’amour oblatif, descendant. Il ne tit pain paternel rempli, ma mère le peut pas toujours seulement don­ regardait avec des yeux de Chimène. ner, il doit aussi recevoir. Celui qui Alors, avec un large sourire et sans veut donner de l’amour doit lui doute un brin de résignation, mon aussi le recevoir comme un don.” père lui offrait son petit pain. Un tel (“Deus caritas est”, n°7) Pas de désir renoncement ne lui coûtait guère, durable sans carême. Pas de carême car ce geste de tendresse gastrono­ authentique sans désir. Il est donc mique lui procurait plus de joie que bienvenu que, cette année, au Mer­ la bouchée dont il faisait… carême. credi des Cendres succède la Saint­ Voilà une vérité que, ni le puritain Valentin. Car – je le répète – le ca­ ni le libertin, ne semblent compren­ rême est un temps de grâce tout dre. Le premier renonce à eros pour particulier pour les amoureux. JOHANNA DE TESSIÈRES

Comment sortir durablement de la crise? Les mesures pragmatiques et discordantes de la politique d’austérité, pays par pays, n’ont pas fait leurs preuves: elles tuent la croissance et augmentent la misère.

tisfaction car – paradoxe suprême – “the European Central Bank will be… the Bundesbank by another name”.(2) En quelque sorte, on a copié le statut de cette dernière dont le seul objectif est la stabilité des prix, grâce à une politique monétaire anti­inflation­ niste. Contrairement aux autres banques centrales comme la Fed ou la Bank of England, le rôle fondamental de “prêteur en dernier ressort”, en­ tendu dans le sens plénier des mots, lui a été refusé en vertu de l’article 104 du traité de Maastricht. Pour­ tant, l’accomplissement de ce rôle aurait pu mitiger la gravité de la crise des dettes souveraines dès leur appa­ rition, sans nous faire subir les tergi­ versations des dirigeants allemands pendant des années. Rappelons que la Fed détient 15 % de l’immense dette publique améri­ caine et la Bank of England jusqu’à 25 %. Dès lors, pour éviter, dans l’ave­ nir, la transformation des crises d’en­ dettement public en une profonde crise du sous­emploi dont souffrent des millions de personnes précari­ sées ou au chômage, il y a urgence de réformer notre BCE, lui permettant d’intervenir en cas de crises des det­ tes souveraines. Car la politique européenne d’austérité est sociale­ ment insupportable pour le peuple et économiquement inefficace pour la croissance.

es hasards ou la magie du ca­ lendrier font en sorte que cette année, la Saint­Valentin tombe un lendemain du Mercredi des Cen­ dres. “Carême oblige, il faudra donc se priver de fêter les amoureux”, me dé­ clara en plaisantant une parois­ sienne. Il a la vie dure, le cliché qui veut que le soin de l’âme ne fasse pas bon ménage avec les émois du cœur. Et pourtant, le carême est un temps béni pour les amoureux. L’amour humain ne s’exprime, en effet, jamais aussi pleinement que quand il invite au renoncement. Ainsi, le jeune Romeo n’offre pas une bien durable preuve d’attache­ ment à sa Juliette, en étant tendre avec elle, le temps d’une excursion romantique sur la lagune de Venise. Il lui prouve bien davantage son amour lorsque, vingt années plus tard – fatigué par sa journée de tra­ vail et craignant pour son emploi – il lui sou­ rit et l’embrasse en franchissant le seuil d’entrée du domicile conjugal, avant de s’en aller encaisser stoï­ quement les repro­ ches de ses enfants adolescents.

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Médias-Télévision

Lundi, se déroulait au palais des Beaux­Arts de Bruxelles l’avant­première de la comédie musicale de Tom Hooper “Les Misérables”, qui sortira en salles le 20 février pro­ chain. Qui a rejoint sur scène le présentateur de “The Voice van Vlaanderen” de VTM pour interpréter la chan­ son “I Dreamed a Dream”? Roberto Bellarosa, le gagnant de la première édition de “The Voice” RTBF et candidat belge du prochain concours Eurovision.

Y a­t­il de la drogue dans nos assiettes? Un docu de circonstance. La une, 21h45.

CONSOMMATION Entretien Aurélie Moreau

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Libre parcours

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de Feo Aladag (Allemagne, 2010). Avec Sibel Kekill, Derya Alabora.

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de Frédéric Guillaume et Samuel Guillaume (France/Suisse, 2007).

Arte, 20 h 50. V.O.s-t.

La trois, 21 h 05.

Drame. Umay fuit Istanbul et son mari violent pour se réfugier chez ses parents immigrés en Allemagne. Un nouveau drame sur les tensions entre modernité et tradition au sein de la communauté germano-turque, supporté par un casting impeccable, au premier rang duquel Sibel Kekilli (“Gegen die Wand”).

Film d’animation. Max, un jeune musicien, se rend à la ville de Saint-Hilare pour retrouver son père. Un film suisse de marionnettes superbement animé et mis en scène, qui a bénéficié de l’apport d’artistes belges. Si le scénario est un peu confus, il a le mérite de sortir des sentiers battus.

* KÉRITY, LA MAISON DES CONTES

* MA VIE EN L’AIR

de Dominique Monféry (France, 2009). La trois, 22 h 35. Film d’animation. Un petit garçon reçoit en héritage de sa tante défunte la clé d’une pièce où résident les grandes figures des contes. Dominique Monféry anime à l’écran l’univers de Rébecca Dautremer. Si la facture est séduisante, le récit ne sort jamais des sentiers battus, jusque dans le choix, convenu, des figurants légendaires.

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de Rémi Bezançon (France, 2005). Avec Vincent Elbaz, Marion Cotillard. France 4, 20 h 50. Comédie sentimentale. Sur le même principe poético-esthétique que le “Jeux d’enfants” de Yann Samuell, Rémi Bezançon confronte Marion Cotillard et Vincent Elbaz. Malheureusement, le couple fonctionne moins bien et le réalisateur s’emmêle les pinceaux dans une métaphore de l’amour pas des plus légères…

ALAIN FILLIT

HAUT ET COURT

RTBF/DR

DR

**** Obligatoire *** Recommandé ** Conseillé * Facultatif ° Déconseillé

MAX&CO

Vous n’avez d’ailleurs pas hésité à franchir les portes des bureaux d’analyse sensorielle. Non. On a l’impression d’entrer dans un labo scientifique parce que ce n’est pas un cuisinier dans sa cuisine qui découpe des aliments frais et les fait sentir ou goû­ ter, mais c’est de la science appliquée à ce que nous allons mettre dans notre orga­ nisme. Et c’est là où ça devient flippant, surtout quand on entend les termes scientifiques qu’ils emploient. Et lorsque nous avons ensuite mangé avec ces gens­là, ils mangent très sainement. Ils ne mangeraient pas ce qu’ils sont en train de goûter. Je trouve ça très inquiétant.

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Lundi soir, le 2e épisode de “Top Chef” a terminé en tête des audiences sur RTL­TVI avec 459300 gourmands (26,9% de pdm), largement devant “Harry Potter et les reliques de la mort” sur La une (328800 cinéphi­ les/17,5% de pdm). C’est néanmoins 47000 téléspecta­ teurs de moins que lundi dernier. Côté français, l’émis­ sion culinaire était également en recul sur M6. A noter que le candidat belge, Jean-Philippe Watteyne (“iCook” à Mons), est toujours en course.

L’ÉTRANGÈRE (DIE FREMDE)

va vous procurer un véritable feu d’arti­ fice en bouche. Les industriels dépensent des millions là­dedans pour développer les produits les plus “palatables” possible.

près trois années d’enquête, Rémy Burkel livre un documen­ taire interpellant sur les pratiques de l’industrie agro­alimentaire. De la drogue dans nos assiettes HHH tente de percer les secrets de fabrication des produits transformés. Après tout, que savons­nous exactement du contenu de nos assiettes? Comment les industriels nous rendent­ils accro à leurs tambouilles grasses et sucrées? Présent à Bruxelles, hier, Rémy Quels budgets les fabriBurkel s’est prêté au jeu cants consacrent-ils à ces KILOS du question­réponse. bureaux d’analyse sensoNotre consommation annuelle de sucre est passée rielle ? Existe-t-il une recette mira- de 5 à 50 kg en seulement 50 Ces investissements en ans. cle qui nous rend accro aux recherche et développe­ produits transformés ? ment sont très opaques Oui. Il y a un mélange de sucre, de sel et mais se chiffrent en millions. Les tests de gras. Les industriels se penchent sont poussés tant au niveau des goûts d’abord sur la façon de marier ces trois qu’au niveau sensoriel. Ils ont des panels ingrédients. C’est seulement après qu’ils de personnes qui goûtent toute l’année s’occupent du goût et de la texture, pour et qu’on a formés pendant 6 mois. que ce soit agréable au toucher, au goût et à l’odorat. 80 % de notre alimentation provient de l’industrie agro-alimentaire. Quelles sont les Vous citez le mot “palatable”… circonstances qui ont favorisé ce type de C’est un adjectif du jargon du marketing pratiques ? sensoriel. Ça signifie “agréable à toucher, Dans les années 60 et 70, on a dit que à sentir et à manger”. C’est le produit qui pour être moderne, il fallait manger ce

La chaîne pour ados américaine The CW (appartenant au groupe Time Warner et à CBS) a annoncé hier le renou­ vellement de trois séries: “Arrow” (une nouveauté de la saison, portant au petit écran l’Archer vert, superhéros de DC Comics), “Supernatural” et surtout “Vampire Diaries” avec Nina Dobrev, diffusée chez nous sur La deux.

JORDAN STRAUSS / AP JULIEN KNAUB/M6

Les pratiques d

Le zoom du jour DES RACINES ET DES AILES ** LES 850 ANS DE NOTRE-DAME Magazine. France 3, 20 h 45. Avec 14 millions de visiteurs par an, NotreDame de Paris est le monument le plus visité de France. La vieille dame fête ses 850 ans et s’apprête à accueillir neuf nouvelles cloches, dont une venant soutenir, dans la tour Sud, le grand bourdon Emmanuel. Lancé le 12 décembre 2012, le jubilé durera jusqu’en novembre 2013. L’occasion pour Louis Laforge d’installer le plateau de “Des racines et des ailes” au cœur de la cathédrale, à la rencontre de ceux qui y travaillent, de ceux qu’elle passionne, et de ceux qui vivent, au quotidien, dans son ombre majestueuse. A la fois lieu de culte et temple national, Notre-Dame a vécu au rythme de l’histoire de France. Le premier sujet, de 26 minutes, revient sur les origines de ce chef-d’œuvre de l’architecture gothique. C’est en 1163 que Maurice de Sully, archevêque de Paris, lance le chantier, sur l’emplacement de la cathédrale Saint-Etienne, au cœur de l’île de la Cité. A l’époque, le gothique s’impose en Ilede-France et en Picardie. Notre-Dame sera l’une des plus audacieuses représentantes de ce nouveau style. Pour décrypter le monu-

ment et comprendre comment il a été édifié, les historiens peuvent désormais profiter du travail d’Andrew Tallon, un historien américain qui a effectué un relevé au laser de toute la cathédrale. Grâce au plan spatial en trois dimensions établi par Tallon, il apparaît notamment que les arcs-boutants, soutenant le chœur, ont été construits dès le début du chantier. Ce qui vient confirmer la dimension novatrice de ce projet architectural. Laissée en mauvais état après la Révolution,

CHRISTOPHE VINSON

ABACAPRESS

Maurane a révélé sur France 4 son salaire de juré de “La Nouvelle Star” sur D8 (et Plug RTL). Comme André Manoukian, la chanteuse belge a touché 100000€ pour dix­huit jours de tournage, soit 5500€ par jour! “C’est très bien payé!” a­t­elle simplement précisé. On a appris par ailleurs que Julie, candidate éliminée injustement mardi dernier, a déjà trouvé du boulot: elle a rejoint la troupe de la comédie musicale “The Full Monty”.

PHOTO NEWS

GensInfo

Depuis des siècles, les gargouilles de Notre-Dame veillent sur Paris.

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e l’industrie agro­alimentaire

En tant que Franco-Américain, considérezvous que l’on peut établir un parallèle entre les USA et la France en matière de “junk food” ? Oui. L’une des personnes que j’avais inter­ viewées sur la nourriture et l’addiction avait d’ailleurs réalisé une étude à ce sujet. Elle avait comparé la courbe d’ouverture de nouveaux MacDo en France avec celle des problèmes de surcharge pondérale. Ces deux courbes évoluaient de la même manière. En Angleterre, même chose. Il y a aussi un Belge que nous avons interrogé, Olivier de Schutter (rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation, NdlR). Il dit que c’est un problème énorme auquel doi­ vent surtout faire face les pays émergents. C’est un problème de santé publique. Et cela concerne un marché énorme, chiffré en millions. Il y a des millions de person­ nes qui meurent de maladies liées à notre nourriture moderne et industrialisée. Et là­dedans, je n’inclus pas encore ceux qui

la cathédrale va connaître un nouveau souffle au XIXe siècle, revenue en grâce à la sortie du roman de Victor Hugo, “Notre-Dame de Paris”. C’est l’architecte Viollet-le-Duc qui lui donnera son apparence actuelle, tout en recourant aux méthodes des architectes des XIIe et XIIIe siècles. Non seulement, il restaure l’édifice, mais le pare d’une nouvelle flèche et de chimères, ces statues représentant des animaux fantastiques. Dans ce sujet très vivant parce qu’illustré avec des reconstitutions en 3D, on se projette avec aisance au Moyen Age, dans le quartier de la Cité, lieu-clé du royaume de France. Au-delà du parvis, espace de rencontre pour les commerçants et les artisans, on trouvait l’Hôtel-Dieu, le plus ancien hôpital de Paris, mais aussi le Palais royal, qui abrita les rois jusqu’au XIVe siècle. Les souverains s’étaient approprié Notre-Dame, y scellant une alliance durable entre l’autel et le trône. Un mélange de sacré et de laïque qui perdure. Malgré la séparation de l’Eglise et de l’Etat, Notre-Dame est devenue, pour la République, un lieu de cérémonies solennelles, où furent célébrées les victoires de 14-18 et 39-45 au son du “Te Deum”, et où fut honorée la mémoire des chefs d’Etat, comme De Gaulle et Mitterrand… C. G.

RTBF

type de nourriture­là. La libération de la femme également a beaucoup joué. Elle n’est plus obligée de rester à la maison et peut travailler parce qu’elle a ces produits de facilité. Donc toute la pub a investi là­ dedans pour dire : c’est plus pratique, c’est plus moderne et c’est plus rapide. Aussi, dans les supermarchés, ils mettent les plats cuisinés en face des fruits et des légumes. C’est fait exprès, c’est fait pour vous mon­ trer que vous pouvez manger sans vous prendre la tête à couper les fruits et les lé­ gumes. Mais c’est aussi une manière d’in­ citer un raisonnement mental dans votre esprit et qui consiste à dire que si c’est dans les rayons fruits et légumes, c’est que c’est bon pour la santé.

Avec 8000 références en moyenne dans un supermarché, l’agro-alimentaire rivalise d’inventivité pour concocter des produits irrésistibles. souffrent de malnutrition, là c’est encore autre chose. Que vous inspire la dernière polémique sur les lasagnes Findus ? Ça m’inspire que nous n’avons pas les moyens de vérifier la traçabilité des ali­

ments et de vérifier ce qu’il y a dans nos as­ siettes. C’est honteux d’autant que c’est l’Europe qui le permet parce qu’en France, par exemple, nous voudrions changer l’éti­ quetage au niveau national et nous n’en aurons pas le droit car le parlement euro­ péen l’a refusé. L’Europe est complète­

ment phagocytée par le lobbying et ça, on l’indique dans le film avec l’étiquetage “feu tricolore” défendu par Monique Goyens. Elle avait quelques milliers d’euros pour faire sa campagne mais les lobbies ont un million pour contrer ça. Et ce n’est pas nor­ mal.

New York, ville de tous les possibles Deuxième et dernière saison de “How to Make it in America”. Be Séries, 20 h 45.

STREETWEAR

I

need a dollar dollar, a dollar is what I need hey hey…” Sur des instantanés figeant l’essence et l’énergie de la vie new­yorkaise (hamburger, hot­dog, taxi, rues, SDF, juif hassidique, chaussures pendant à un câble électrique…), la chan­ son d’Aloe Blacc qui sert de générique est on ne peut plus suggestive : How to Make it in AmericaHHH célébrera l’en­ vie de réussir. Créée par Ian Edelman en 2010, la série conte donc les aventures de Ben et Cam, deux jeunes New­Yorkais qui tentent de lancer leur marque de vê­ tements, Crisp, et de leurs amis. Pour cette seconde saison de 8 épiso­ des – qui est aussi la dernière, la série n’ayant même pas réuni 500000 télés­ pectateurs sur HBO… –, le créateur Ian

Edelman ne manquait pas d’ambition : “Tout est plus grand, il y a plus d’argent sur la table…” Tandis qu’il s’est offert les ser­ vices de Gina Gershon en acheteuse un brin perverse et de la flamboyante Ni­ cole LaLiberte en propriétaire de bouti­ que branché. Elles rejoignent le casting de la première saison, emmené par de jeunes comédiens épatants (Bryan Greenberg, Victor Rasuk, Scott Mescudi et Lake Bell) et par le trop rare Luis Guzmán (découvert dans les premiers films de Paul Thomas Anderson). Format sitcom de 26 minutes, mise en scène rythmée, B­O hyper branchée, vie quotidienne d’un groupe de potes… Dif­ ficile de ne pas penser à une autre créa­ tion HBO, “Entourage”, à l’esprit très proche. Sinon qu’on quitte ici Hol­ lywood pour Manhattan et Brooklyn. Mais avec une même volonté : réussir à ancrer la comédie au plus près de la réa­ lité dans laquelle elle s’inscrit, celle de diverses tribus : les modeux, les Juifs, les Dominicains, les Portoricains… En bonus de l’édition DVD (*) de cette seconde sai­ son, trois interviews (un DJ canadien, un

skatteur et le gérant d’une boîte qui ap­ paraît dans la série) démontrent en effet à quel point “How to Make it in Ame­ rica” décrit de façon hyper réaliste l’am­ bition qui règne à New York, ville qui autorise tous les rêves mais n’en réalise qu’une poignée… Car, soyons honnêtes, si l’on accroche à cette série, ce n’est pas pour son histoire de jeunes voulant réussir dans le sty­ lisme, ni pour son matérialisme assumé, c’est pour sa peinture fidèle de la vie new­yorkaise. D’une balade nocturne à vélo dans les rues de Bushwick à un club branché de Downtown, d’un bar de l’East Village à un entrepôt du Lower East Side, New York apparaît comme un formidable terrain de jeu pour les scéna­ ristes de “How to Make it in America” qui, comme “Sex in the City” en son temps, aura réussi à capter la vitalité de la métropole la plus cosmopolite et la plus télégénique des Etats­Unis. H. H.

U (*) How to Make it in America, saison 2. 1 coffret 2 DVD HBO/Warner (env. 20 €).

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Télévision mercredi

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Télévision mercredi Radio LAPREMIÈRE 09.00 LegrandMag–11.00 OPositif–12.00 Le Forum de Midi–13.00 Journal–13.30 Au Temps retrouvé : spéciale BD belge – Morris–14.00 Sacré Cocktail ! –16.00 On n’est pas rentré–17.00 Soir Première–19.00 Le monde est un village : World Routes avec Lucy Duran (BBC) –21.00 Le grand jazz–22.00 ParOuï-dire:MarcelOtte–23.00Redif.–

MUSIQ’3 09.00 Tema con Variazioni : Thérèse–09.30 Le rendez-vous des musiciens : le clavier obligé! –11.00 Feuilleton:FranzLisztetCaroline de Saint-Cricq–11.30 Autour de midi–13.15 Intermezzo–14.00 Concert de l’après-midi : S. Rachmaninov : Trio élégiaque n° 1 en sol min.;Sonatepourvioloncelleetpiano,op.19E. Chausson : Trio avec piano. Trio Talweg–16.00 Le grand 4 heures–18.00 Jazz–19.00 Prélude–20.00 Concertdusoir: J.Wagenaar : Ouverture pour “La Mégère apprivoisée” – R. Strauss : “Tod und Verklärung”, poème symphonique op.24 – P.I Tchaikovski:Symphonien°5enmimin.,op.64 – C. Franck : Quintette en fa min–22.00 Musiqueetautresmuses:WorldRadioDay–23.30 Feuilleton(R.) –00.00AutourdeBabel–

À la découverte la religion romaine

FRANCECULTURE

l’excellente émission “L’éloge du savoir” s’intéresse à la religion romaine, d’après l’historien Tite­Live. Il s’agit en fait de la 6e leçon (sur 10) donnée par John Scheid, titulaire de la chaire “Religion, institutions et société de la Rome antique” au Collège de France. A 00h30 sur France Culture et à retrouver en podcast.

ALESSANDRA TARANTINO/AP

‣ Connaissance. Ce soir,

09.05 La fabrique de l’histoire : histoire de l’amour–10.00 Les nouveaux chemins de la connaissance–11.00Culturesmonde–11.30 Frontières–11.50 Fictions/Micro fiction : “Elles se marièrent et eurent beaucoup d’emmerdes” –12.00 La grande Table–13.30 Les pieds sur terre–14.00 Planète terre : l’aéroport est-il un monde en soi ? –14.30 Le Salon noir–15.00Grantanfi:entretienavecValérie Fourneyron, ministre des Sports–16.00 Pas la peine de crier–16.05 Je déballe ma bibliothèque : Pierre Baux nous lit… –16.15 Polaroid–16.50 Poème du jour avec la ComédieFrançaise–17.00 Sur les docks–17.55 Les carnetsdel’économie–18.20Dugrainàmoudre–19.05 Le RenDez-Vous–19.55 Lecture dusoir:DenisPodalydèslit“Cinna” –20.00A voix nue : Gabriel Mouesca–20.30 Fictions/ Le feuilleton : “Des phrases courtes, ma chérie” –20.55 La vignette–21.00 La dispute. Arts plastiques : Philippe Cognée–21.20 Revuedepresseculturelle–22.15Hors-champs: LodgeKerrigan–23.00L'atelierfiction–

FRANCEINTER 09.10 Comme on nous parle–10.00 Service public : les enfants maltraités–11.00 On va tous y passer : Nolween Leroy –12.30 Carnets de campagne–12.45 Le jeu des 1000€–13.30Lamarchedel’histoire:laChine et l’Inde en Afrique–14.00 La tête au carré : comprendre, prévoir et réagir au changement climatique–15.00 Là-bas si j’y suis–16.00 Carrefour de Lodéon–17.00 Le grand entretien–18.20 Downtown : Brandon Cronenberg–19.20 Le téléphone sonne–20.00L’humeurvagabonde:FrédéricBélier-Garcia–21.00 Ouvert la nuit–23.15 Addictions–00.00 Black liste–00.50 Lire avec–01.00Lesnuitsd’Inter–

FRANCEMUSIQUE 09.10 Venez quand vous voulez–11.00 Le matin des musiciens–12.35 Le magazine–13.40 Du côté de chez Pierre : Hector Berlioz “Mémoires” –14.00 Concert de l’aprèsmidi–16.00 Horizons chimériques : Jasha Heifetz–16.55 Alla breve–17.00 Changez de disque ! –18.00 Open jazz : David Enhco–19.10 Les traverses du temps : Alexandre Romanès–20.00 Le Concert du soir : S. Rachmaninov : Trio élégiaque n° 1 en sol min.,op.posthpourpiano,violonetvioloncelle – D. Chostakovitch : Trio n° 2 en mi min., op.67 pour piano, violon et violoncelle – B. Bartók : Quintette pour piano et cordes–22.25 Alla breve : Avenues du même de Stéphane Borrel–22.30 Couleurs du monde : journéemondialedesRadios–00.00Chemin rêvant:Clarika,chanteuse–

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Insolite

Décoré

# Tweets

BRUCE WILLIS

“Je suis heureux que vous aimiez mes films.”

sur le Pape

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AFP

Bruce Willis, on l’imagine plus facilement redécorer les murs de jets d’hémoglobine que décoré à Paris des insignes de Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres. Epinglé par la ministre Aurélie Filippetti, il s’est fendu du traditionnel : “Chaque fois que je suis en France et à Paris je me sens chez moi.” De quoi rassurer tout le monde avant de s’en prendre à la politique du gouvernement français en déclarant qu’il était opposé au projet de François Hollande de taxer les plus riches à hauteur de 75 % et qu’il espérait pouvoir s’en plaindre s’il venait à habiter en France.

“J’ai trouvé les membres du jury violents et dégueulasses.”

“Il est faux­cul, Nicola Sirkis !”

Le chanteur d’Indochine s’en est pris au jury des télécrochets. Une droite pour The Voice : “Louis Bertignac, c’est pas The Voice, c’est The Noise (NdlR : le bruit, le parasite) !” Une gauche pour “La Nouvelle Star : “Quand je vois Sinclair donner son avis dans le jury, je suis déçu. Qu’il écrive d’abord des bonnes chansons. J’ai trouvé les membres du jury violents et dégueulasses.” Et de confier : “J’ai refusé de faire partie du jury de la Nouvelle Star parce que je n’arrive de rien et que je ne sais rien faire.”

Deuxième round, Maurane a relevé le gant et frappé au nom du jury de “La Nouvelle Star”. Un direct : “Ce n’est pas la première fois qu’il fait ça parce que je me souviens aussi qu’on avait fait une reprise pour les Restos du cœur d’une chanson d’Indochine qui avait plutôt cartonné sur les ondes et il l’avait très mal pris, il avait craché dessus.” Et pour finir, un uppercut : “Je l’ai rencontré dans un train un jour. Il était très sympathique et plein d’admiration me concernant. Ce qui fait qu’il est faux-cul, Nicola Sirkis !”

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MAURANE

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NICOLA SIRKIS

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DALLE / REPORTERS

REPORTERS / BPRESSE

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Boxe

Mia Farrow@MiaFarrow “La dernière fois qu’un pape a renoncé, c’était en 1294. Espérons un successeur plus progressiste, un pape comme l’archevêque Desmond Tutu.” Kirstie Alley@kirstiealley “J’espère que le Pape n’est pas malade. Je ne suis pas catholique, mais je suis triste. Y a-t-il un successeur comme le vice-président aux USA ou le prince au Royaume-Uni?” Ricky Martin@ricky_martin “Le Pape renonce? Je ne savais pas que c’était possible. Apparemment le dernier pape à avoir renoncé remonte à l’année 1415. Si ça vous intéresse.” Ricky Gervais@rickygervais “Etre pape signifie que vous êtes marié à Dieu. Alors, c’est comme un divorce?” Josh Groban@joshgroban “Croyez-vous que le fait d’avoir rejoint Twitter ait pousser le Pape à démissionner?” Boygeorge@BoyGeorge “Un nouveau pape radical peut-être? Espérons-le?” Simon Pegg@simonpegg “Je pense que J.J. Abrams a été approché.”

Goupillon vengeur

PHOTO NEWS

SINEAD O’CONNOR La chanteuse, que l’on a connue déchirant une photo du Pape (le précédent) pour protester contre le mauvais traitement infligé aux enfants par l’Eglise ou ordonnée prêtre par une Eglise indépendante, a de nouveau joué les agitatrices en publiant sur son site Internet d’étranges félicitations au pape démissionnaire. “Je tiens à féliciter le pape Benoît de sa sage décision de se retirer avant que le pire ne soit découvert. J’apprécie son allusion à certaines de ces choses dans sa déclaration et lui assure que le Très-Haut pardonne ceux qui peuvent honnêtement dire qu’ils ont mal fait. Je note également avec intérêt le choix d’un jour si proche de fête de sainte Bernadette pour faire l’annonce. Peut-être que le corps de la sainte pourra dorénavant avoir une sépulture respectueuse et cessera d’être exploité de manière macabre, comme il l’est depuis des décennies. L’Eglise a été déconsidérée suite aux mensonges et blasphèmes contre le Saint-Esprit. La plus grande réussite de Benoît est cet acte de retraite. Il y a une chance maintenant pour que l’Eglise se reconstruise et s’adapte pour être la maison du Saint-Esprit.” Un message obscur dans la droite ligne de son précédent “le Vatican est un nid de vipères”.

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Pratique

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Loterie nationale 02.744.44.44 Ouvert les jours ouvrables de 8h à 14h. Rue des Francs, 79 – 1040 Bruxelles T.V.A. : BE0403.508.716 - R.C.B. : 185.436 Vice-président du CA : Patrice le Hodey Administrateur délégué-éditeur responsable : François le Hodey Directeur général : Denis Pierrard Rédacteur en chef : Vincent Slits Rédacteur en chef adjoint : Pierre-François Lovens Rédaction : 02.211.28.11 Fax : 02 211 28 32 Gazette de Liége : 04.290.04.80 Courriel : LLB. redaction@lalibre.be Publicité IPM Advertising : 02.211.31.44 Fax : 02.211.29.14 Courriel : adv@ipmadvertising.be Nécrologies, Carnet familial, Annonces classées (Jusqu’à 19H30) : 02.211.31.88 Fax : 02.211.28.72 necrologieslb@ipmadvertising.be carnetfamilial@ipmadvertising.be Abonnements : 02.744.44.44 Fax : 02.744.45.55 Prix à partir de 26 € par domiciliation mensuelle. Courriel : abonnements@saipm.com Internet : www.lalibre.be Librairies : 02.744.44.77 Fax : 02.744.45.60 Imprimerie : IPM Press Print – Rue des Francs, 79 – 1040 Bruxelles Ce journal est protégé par le droit d’auteur. Pour toute reproduction, sous quelque forme que ce soit, contacter COPIE-PRESSE au 02.558.97.80 Courriel : info@copiepresse.be ou via le site www.copiepresse.be

Tirages du mardi 12 février

Tirage du mardi 12 février

| •12Keno • Euro Millions | - 17 - 20 - 25 - 27 - 29 - 33 - 34 - 37 -38 5 - 11 - 16 - 25 - 28 / 7 - 9 39 - 41 - 47 - 48 - 52 - 53 - 54 - 55 - 59 -66 5 exacts et JJ Kenophone : 0900/223.80

Pick 3 | 4 - 0 - 4

Tirages du 9/2 (Lotto) et 12/2 (Joker+) Lotto | 24 29 32 33 36 37 38

6 exacts 5 exacts + Bonus 5 exacts 4 exacts + Bonus 4 exacts 3 exacts + Bonus 3 exacts 2 exacts + Bonus

• Joker + | 6 chiffres 5 chiffres 4 chiffres 3 chiffres 2 chiffres 1 chiffre Capricorne

1 4 133 415 5857 8976 107394 82655

2137365 54350,30 1550,40 248,40 32,50 11,30 5 3

5–8–4–0–5–0 0 1 16 204 1837 18579 7883

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0 gagnant .......................................... 0,00€ 5 exacts et J 15 gagnants ............................... 73256,40€ 5 exacts 14 gagnants .............................. 26163,00 € 4 exacts et JJ 89 gagnants ................................. 2057,70€ 4 exacts et J 1404 gagnants ............................... 114,10€ 4 exacts 2464 gagnants ............................... 65,00€ 3 exacts et JJ 2972 gagnants ................................ 38,50€ 2 exacts et JJ 37064 gagnants .............................. 14,20€ 3 exacts et J 50628 gagnants ................................ 9,90€ 3 exacts 90443 gagnants ............................... 9,30€ 1 exact et JJ 174623 gagnants ................................ 8,50€ 2 exacts et J 628571 gagnants .............................. 6,40€ 2 exacts 1117184 gagnants .............................. 3,60€

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Édito

En2minutes

Dépasser le stade de la posture Par Vincent Slits

F

MR | Le parlementaire montois

DIDIER BAUWERAERTS

mais aussi docteur en philosophie Richard Miller est le nouveau “patron” du centre d’études Jean Gol. Un choix pointu dans la perspective du renforcement idéologique des réformateurs. UP.8

INTERNATIONAL Corée du Nord | Le Conseil de

sécurité de l’Onu a “condamné fermement” mardi le nouvel essai nucléaire nord-coréen et envisage de prendre des “mesures” avec, peut-être, le soutien de la Chine, principal allié de Pyongyang. UP.18

ÉCONOMIE Sidérurgie | La Commission

européenne a demandé à ArcelorMittal de suspendre ses mesures de restructuration dans l’attente du déploiement d’un “plan acier”. Une demande jugée inacceptable par le groupe. UPP.26-27

Vietnam | L’essor fulgurant

Mobilité | Après le Fyra, la SNCB

connaît des déboires avec le Desiro, produit par Siemens. De nombreux couacs sont survenus lors de la circulation de ces rames de type omnibus qui seront intégrées au futur RER. La SNCB a déjà demandé 25 millions d’euros à Siemens comme pénalité. UP.9

d’Internet au Vietnam s’accompagne d’une répression accrue de la “cyber-dissidence”, comme le montre un rapport accablant publié ce mercredi par la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme. UP.18 France | Les deux leaders de

L’Arche de Zoé, l’ONG à l’origine d’une retentissante fraude à l’adoption internationale, il y a six ans, ont été condamnés,

Brabant wallon

Aujourd'hui Min -5°C - Max 1°C Météo complète P. 55

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SPORTS Equitation | Philippe Guerdat a

démissionné de son poste de chef d’équipe de la Belgique. Le Suisse, apprécié des cavaliers, relèvera un nouveau défi, en France. UPP.34-35

PLANÈTE OGM | Verdict sévère pour les

Pôle de compétitivité | Créé en

2006, le pôle de compétitivité wallon BioWin, dédié au secteur de la santé, a fait le bilan. Un bilan jugé très positif et comptant plusieurs “success stories”. UP.28 Trafic aérien | La compagnie à

bas coûts irlandaise Ryanair a annoncé que Bruxelles allait rejeter son offre sur sa compatriote Aer Lingus malgré les mesures proposées pour pallier les problèmes de concurrence. Elle fera appel. UP.29 Corruption | Le patron du cons-

tructeur aéronautique italien

Météo

Finmeccanica, constructeur du Fyra, a été arrêté, accusé de corruption dans une affaire de vente d’hélicoptères à l’Inde, plongeant dans la tourmente un des groupes phares du pays. UP.29

militants anti-OGM qui avaient endommagé des champs de patates génétiquement modifiées en 2011 à Wetteren. Ils récoltent une amende et jusqu’à 8 mois de prison ferme. UP.23 Vroum! | Les échappatoires des

protocoles de test permettent aux constructeurs de voitures d’afficher des niveaux d’émissions de CO2 inférieurs à la réalité. UP.24 ALEXANDER RUESCHE/EPA

subventions soient indûment versées à des employeurs bénéficiaires en Wallonie des aides régionales APE. La Région renonce à en réclamer le remboursement, à une hauteur estimée officiellement par le gouvernement à quelque 6 millions d’euros. UP.8

mardi. Et immédiatement incarcérés. UP.20

syndicat, le nombre de fonctionnaires au SPF Finances a baissé de 10% depuis trois ans. Drôle de façon de marquer sa priorité à la lutte contre la fraude fiscale. UP.9

MICHEL KRAKOWSKI/BELGA

Emploi | Il est arrivé que des

Fonction publique | Selon un

JOHANNA DE TESSIERES

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aire plier ArcelorMittal. A tout le moins – et c’est sans doute là une ambi­ tion plus réaliste – atténuer la casse sociale. Voilà le but de la Commission européenne, qui a bombé le torse, hier, deman­ dant au sidérurgiste de “geler” certaines restructurations en Belgique, en France et ailleurs, le temps de confectionner, d’ici à juin, un “plan acier” à l’échelle du continent. Fort bien, mais il faudra davantage que des paroles musclées ou quelques rencontres médiati­ ques entre ministres en charge de l’Industrie pour impression­ ner M. Mittal, qui n’envisage pas de revoir son propre calen­ drier… Cela étant, l’impuissance de l’Union face au pouvoir des multinationales a été trop soulignée ces derniers mois pour ne pas saluer, ici, cette initiative européenne. Cette volonté de l’Europe de reprendre la main est un signal politique important: celui qu’il est possible de s’inscrire dans une économie de marché tout en défendant ensemble, à l’image de ce que font les Etats­Unis depuis bien long­ temps, les intérêts de son industrie. Mais il y a lieu de dépasser rapidement le stade de la posture. Cet engagement euro­ péen doit s’incarner rapide­ ment par des actes concrets et s’appuyer surtout et avant tout sur une véritable vision indus­ trielle d’avenir, économique­ ment viable à long terme et écologiquement durable. Si­ non, les concessions obtenues, par la pression d’une cohésion européenne partiellement retrouvée, le seront de manière transitoire, au prix de nouvel­ les désillusions inévitables. L’accord – très décevant – dégagé la semaine dernière sur le budget européen incite à ce titre à une certaine… prudence.

La Libre Belgique - Brabant wallon – Belgique 1,30 € – France 2 € – Luxembourg 1,30 € – Tél.: 02/744.44.44 – mercredi 13 février 2013 – 130e année – n° 44 – HHHHH

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LIBRE BELGIQUE 13 février  

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