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BRUXELLES - SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 2010 ­ www.lalibre.be

BIG BANG

Notre sondage:

Poelvoorde sur le départ Encore trois films et Benoît quitte le cinéma. Pour se lancer dans de nouvelles aventures. pp.52-53

Le Belge dit

“non” à de nouvelles élections

En dépit de la durée de la crise, nos compatriotes ne veulent pas retourner aux urnes. Une option rejetée par près de 80% des Belges, selon un sondage publié ce samedi dans “La Libre”. Ce lundi, place à notre Baromètre politique. p.6

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127e année – n° 352 & 353 HHHHHH

© S.A. IPM 2010. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Planète Épinglé

Ohey veut devenir la commune de l’arbre

BENJAMIN STASSEN

Ambitieux, le projet n’en est encore

La Région wallonne impose depuis 2008 que tout abattage fasse l’objet d’une demande de permis d’urbanisme.

La voie des forêts secrètes P Benjamin

Stassen réédite “La Forêt des Ombres”, paru “prématurément” en 1999.

P Il

y fait son deuil d’une aubépine “remarquable” jadis arrachée au paysage.

L

a neige a recouvert la nature de son manteau blanc. C’est peut­être l’occasion d’une balade en forêt à la rencontre de ces forces tranquilles et fragiles: les arbres. Benjamin Stassen, photographe et écrivain sensible, leur dédie la réédition d’un ouvrage: “La Fo­

lalibre.be BLOG Plus d’infos sur le blog Planète de Grégoire Comhaire: http://planete.blogs.lalibre.be

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rêt des Ombres” (Weyrich), la renais­ sance, en quelque sorte, de la version parue en 1999 “trop prématurément”. A travers ces photographies et ce texte continu – à la première per­ sonne–, Benjamin Stassen tente de trouver une issue à une dépression qui a duré près de dix ans. Son origine? La mort d’une aubépine, classée “remar­ quable” dans sa commune, “vulgaire­ ment arrachée par deux agriculteurs”, s’insurge­t­il encore, dans le souvenir. L’affront, aux yeux du photographe était d’autant plus grand qu’il venait à l’époque, en 1996, de faire une place à cette aubépine dans un livre consacré aux 150 plus beaux arbres de Wallonie (“Géants au pied d’argile”, 1993). La Région wallonne, qui protège les arbres et haies remarquables de l’abat­ tage sauvage –et impose depuis 2008 que tout abattage ou modification de l’aspect de l’arbre ou de la haie fasse l’objet d’une demande de permis d’ur­ banisme–, a décidé de soutenir ce pho­ tographe et citoyen amoureux de la na­ ture, dans un procès en justice. Le jugement a finalement condamné les deux agriculteurs, mais n’a pas rendu la “Belle Aubépine” à son paysage et à son adorateur. “C’est irréparable, c’est comme perdre un membre de sa fa­ mille, toutes proportions gardées, s’émeut encore Benjamin Stassen, quatorze ans après les faits. Ça a vraiment été un tour­ nant. J’ai peu à peu glissé dans un état de découragement et même dépressif.”

C’est lors d’une promenade dans la réserve forestière de Rognac, que Benja­ min Stassen se réveille et s’éveille à une autre nature forestière, loin des arbres “bien rangés et bien propres” qu’il avait déjà vus en Wallonie. “Il s’est passé un phénomène étrange. C’était une forêt li­ vrée à elle­même, où me sont apparus tou­ tes sortes de visages, de figures, de contes de fées…”, confie le photographe. Il décide alors de s’y replier, et de s’y égarer, chaque dimanche. Il y apprivoise la notion de désordre, et la dimension entre le vivant et le mort. “Ce qui appa­ raît dans un premier temps comme un ar­ bre mort devient de la matière recyclée qui est le processus du vivant. La métamor­ phose c’est le cœur même du message de la forêt à mes yeux.” Ce qu’il appelle lui­même son pèleri­ nage spirituel, Benjamin Stassen le par­ tage à travers de belles émotions photo­ graphiques. “Nous sommes à l’image de la nature, qui est infinie, des êtres en mouve­ ment constant et en expansion.” Dans “La Forêt des Ombres” (version 2010), il tente de réconcilier l’humanité avec ce qui l’entoure. “Un des problèmes majeurs de cette société, c’est qu’on établit une di­ chotomie entre l’homme et la nature. On fait partie de la nature. Pour moi, il n’y a pas de contradiction entre écologie, écono­ mie, finances…” Stéphanie Grofils

U “La Forêt des Ombres”, de Benjamin Stassen, éditions Weyrich, 144 pages, 26€.

qu’au stade de l’esquisse. Sélectionnée par le ministre du Tourisme Benoît Lutgen (CDH) et soutenue par le Bureau économique de la Province de Namur, la commune d’Ohey souhaite développer son potentiel touristique autour d’un axe stratégique encore peu exploité en Région wallonne : l’arbre. C’est en tout cas l’idée portée par l’échevin du Tourisme Didier Hellin (MR) qui, après l’avoir défendue devant son conseil communal la veille, l’a présentée à la presse ce vendredi. Commune rurale du Condroz namurois, Ohey a depuis plusieurs années entrepris un vaste programme de densification de son maillage écologique en replantant plusieurs dizaines de kilomètres d’arbres et de haies le long des voiries locales (près de 80 km à l’horizon 2012). Le nombre de gîtes et de chambres d’hôtes s’est lui aussi considérablement étoffé, attirant un nombre grandissant de visiteurs. Afin de renforcer l’attractivité de la région, l’idée est donc de construire un “Centre d’interprétation de l’arbre” qui soit le point d’enracinement d’un tourisme durable axé autour de l’éducation à l’environnement, mais aussi de la découverte de la région. Ce centre comporterait une série d’espaces dédiés à des thématiques spécifiques : explication de la physiologie de l’arbre; de son rôle dans l’environnement; de la place de l’arbre dans l’histoire de nos sociétés; découverte des métiers liés au bois et à la forêt; espace artistique où l’arbre et le bois sont au cœur de la création. Le site accueillerait également une série d’infrastructures dont la commune est actuellement démunie comme une bibliothèque, une salle de spectacles ou encore une vitrine des métiers du bois mettant en valeur le travail des artisans locaux. Plus largement, il servirait de point de départ vers des activités extérieures comme la découverte du bois didactique tout proche du terrain envisagé pour accueillir ce centre, de circuits de promenades ou d’un parcours d’accrobranche. Le tout pourrait également être complété par la construction de cabanes-gîtes dans les arbres ou la mise sur pied d’une bourse annuelle d’échange d’arbres et d’arbustes, ainsi que d’un verger conservatoire. Les idées ne manquent pas, l’objectif étant, à terme, de faire d’Ohey “le Village de l’Arbre”. Le budget nécessaire à la concrétisation de ce centre est évalué à quelque 5 millions d’euros. Un véritable défi en soi, reconnaît l’échevin Hellin, qui croit pourtant dur comme fer à la possibilité de financer ce projet en s’appuyant sur l’aide de partenaires privés. G.T.

La Libre Belgique - samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010

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Hiver 60 (6 et fin) Entretien Paul Piret et Vincent Rocour

HIVER 60-61

Belgique

“Renard n’était pas un révolution­ naire” P Volet

conclusif de notre série. Le professeur Bernard Francq (UCL) jette son regard de sociologue sur les grandes grèves de 60­61 et l’espoir qu’elles avaient suscité au sein de la classe ouvrière. espoir définitivement déçu 20 ans plus tard, avec la phase décisive du déclin de la sidérurgie wallonne...

CHRISTOPHE BORTELS

P Un

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Bernard Francq : “Une bonne partie des capitalistes belges ne voudront plus être confrontés à une classe ouvrière aussi revendicative, avec à sa tête un leader dur et intelligent.”

Bernard Francq, vous aviez 15 ans en 1960. Quels souvenirs en gardez-vous ? Je me souviens avoir vu André Re­ nard à La Louvière. Mon grand­père m’a emmené au rassemblement. Re­ nard parlait depuis le balcon de la Maison du peuple. La foule, énorme, était en admiration. Il y avait de la ferveur populaire. De l’effervescence. Qu’est-ce qui dominait alors ? L’espoir ou le désespoir ? L’espoir. L’espoir qu’on allait gagner. Les gens savaient ce qu’était la grande misère. Ils pensaient que les lois d’austérité du gouvernement al­ laient les y replonger. Gagner quoi ? Le retrait de la Loi unique. Et des augmentations de salaires. Les gens étaient fauchés. La vie semblait en­ core si chère. Mais il y a aussi une page qui se tourne. Bien évidemment. Et André Renard l’avait compris. Il s’inquiétait de voir les investissements dans la sidérur­ gie maritime flamande. Contraire­ ment à ce que certains ont pu dire sur lui, il n’était pas révolutionnaire. C’était un réformiste radical. Il vou­ lait instaurer un modèle de régula­ tion de l’économie indépendant de la gestion abracadabrante des hol­ dings financiers. Et il pensait que le niveau européen pouvait être décisif là­dessus. En cela, c’était un syndica­ lisme moderne. C’est quoi, la différence entre la révolution et le réformisme radical ? Le révolutionnaire va dire qu’il veut créer une avant­garde socialiste. C’est la théorie léniniste. André Re­ nard n’était pas pour les nationalisa­ tions. Il n’a jamais voulu renverser l’Etat ni se l’approprier. Il voulait le moderniser. C’est au fond un élève d’Henri De Man, quelqu’un qui veut mettre en place un programme de réforme des structures. Ce qu’il prô­ nait, c’était rendre plus lisible la poli­ tique des investissements et le con­ trôle de l’industrialisation. C’est ce côté moderne, qui transparaît chez Renard. Mais il employait un dis­ cours très marxiste. Il disait : “L’ouvrier, c’est celui qui est au centre du monde.” C’est la souveraineté du producteur... Peut-on supputer ce que serait devenu le renardisme s’il n’avait disparu aussi vite ? Il ne faut même pas le supputer. Les années qui ont précédé la crise de l’acier de 1982­1984 ont été mar­ quées par une victoire du renar­ disme : la mise sous statut public de la sidérurgie. Les syndicats se sont dit qu’ils pourraient contrôler la sidé­ rurgie et, à partir de là, toute l’écono­ mie. Ils pensaient qu’on pouvait re­ déployer l’économie wallonne à par­

tir de la sidérurgie. “On ne fera jamais de moteurs en plastique”, disaient­ils. Si c’est cela l’héritage d’André Renard, il est atomisé… Complètement ! Au début des an­ nées 80, on se rend bien compte que l’acier ne sera plus le cœur du déve­ loppement industriel. Les années 80, ce sont des années de plomb. La sidé­ rurgie coûtait 1 milliard de francs belges par mois. La Flandre ne vou­ lait plus payer. On était au bord de la guerre civile. Au point qu’il fallut al­ ler chercher un patron à l’étranger (le français Jean Gandois, NdlR). On tou­ che alors la fin du rêve de la classe ouvrière, ce rêve de réforme de structures, de bien­être centré sur la souveraineté du producteur. Si l’hiver 60 est l’échec de la classe ouvrière, est-ce à cause des événements ou de l’évolution inéluctable de l’économie ? On ne s’en est pas rendu compte tout de suite. Les gens sont retournés dans les usines en chantant. Ils avaient l’impression d’avoir gagné. Il était évident que les choses ne se­ raient plus comme avant. Pour la bourgeoisie, le mot d’ordre, c’est : “Plus jamais cela.” Une bonne partie des capitalistes belges déserte la Wal­ lonie. Ils ne veulent plus être con­ frontés à une classe ouvrière aussi re­ vendicative avec, à sa tête, un leader dur et intelligent. 60 a fait du tort à l’économie wallonne ? Indéniablement. André Renard a fait peur. Il a dit : “Je veux changer les structures.” Et il croyait pouvoir utili­ ser le parti socialiste pour réaliser son programme. Mais ça, c’était une illusion. C’est pour cela qu’il rend ses mandats au PS et fonde le Mouve­ ment populaire wallon. S’il avait créé un parti plutôt qu’un mouvement, les choses n’auraient-elles pas été très différentes ? C’est difficile à dire. La politique n’est pas dans les habitudes des délé­ gués d’usine. Or ce sont eux qui fai­ saient la base du renardisme. Mais Renard a-t-il bien contrôlé la grève générale ? Il a été dépassé ponctuellement parce que, dans les grandes entrepri­ ses, la pression a été énorme. Mais il avait quand même prévu un mouve­ ment de grève important. Là où il a vraiment été dépassé, c’est dans l’hostilité générée à l’intérieur de la FGTB. Il s’est retrouvé isolé au sein de son syndicat. Et en face, il y avait un gouvernement qui n’y allait pas avec le dos de la cuiller dans la répression. Certains syndicalistes dormaient à des endroits différents tous les jours, comme durant la résistance... Renard aurait-il utilisé les demandes classiques de meilleures conditions de travail pour ses objectifs structurels ? Il n’y a pas eu de manipulation; il a clairement mis les choses sur la table.

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PHOTO NEWS

“La foule, énorme, était en admiration. Il y avait de la ferveur populaire. De l’effervescence. C’est l’espoir qui dominait. L’espoir qu’on allait gagner”. Comme plus tard un Lech Walesa aux débuts de Solidarnosc, dans sa capacité à tenir un discours sur la fierté d’être ouvrier, de savoir contre qui et pour quoi on se bat… Renard n’est pas un partisan du capitalisme d’Etat ou, je le répète, de nationalisa­ tions; il est plus influencé à la fois par une tradition anarcho­syndicaliste endurcie dans la résistance et par une volonté réformiste de contrôle. Nous n’avons pas encore évoqué le volet “wallon” de l’hiver 60… Le côté wallon est primordialement économique. Lorsque Renard meurt, sur quoi les Genot, Yerna et autres continuent­ils ? Sur la revendication de l’autonomie régionale économi­ que wallonne, alors que, chez les Fla­ mands, on sait que leur souci d’auto­ nomie culturelle cache un autre type de revendications. Renard a-t-il utilisé ce dessein pour relancer une grève en voie de s’essouffler ? C’est une sortie intelligente... Mais Renard avait participé à des congrès wallons dans les années 50. Pour lui, contrairement à un Perin, il n’était pas question de rattachisme à la France, mais de se battre sur la ma­ nière dont la Région pouvait se déve­

lopper. Il pensait encore, alors, que cela pouvait se faire nationalement. Le socialisme était encore unitariste… Oui, il fallut du temps, jusqu’à la rup­ ture du parti avec le fédéralisme ra­ dical d’André Cools en 1981. Je me souviens, étudiant puis jeune cher­ cheur, de scènes de conflits très durs entre élus socialistes sur la création d’institutions de région autonome et économique… Mais là où Renard est oublié, c’est dans tout son côté cultu­ rel d’identité ouvrière. Spitaels va enterrer l’affaire en 1982 : les ouvriers ne sont plus le centre du monde; les classes moyennes devien­ nent le référent à privilégier. Pour­ quoi ça ? Mais parce que, depuis sa création en parti ouvrier, le parti so­ cialiste court indéfectiblement après

“On n’est pas près de voir de grands mouvements collectifs. Regardez dans quel état se trouve le mouvement altermondialiste.”

la majorité absolue ! C’est ce qui l’anime constamment : “On va avoir la majorité absolue” ! Renard ne pense pas cela. D’ailleurs, pour lui, la dé­ mocratie industrielle est un modèle en compétition avec la démocratie représentative. Il dira souvent qu’il y a davantage d’élus dans les entrepri­ ses qu’au Parlement; donc que la dé­ mocratie industrielle est plus forte que celle représentative. Pour lui, la démocratie commence à l’atelier et c’est là qu’il faut lutter. Finalement, l’hiver 60-61 est-il fondateur (d’espoirs, d’utopies…) ou crépusculaire (d’un monde politique, économique et social qui va sombrer) ? Les deux ! Il est fondateur par exem­ ple de la transformation en profon­ deur des structures de la FGTB, avec la mise en place de l’Interrégionale wallonne; ou du rapprochement avec le monde chrétien via notam­ ment le “groupe Bastin­Yerna” – même si le discours ouvrier chrétien est plus centré sur la perception des injustices et de la précarité que sur le réformisme structurel de Renard. Et puis, la pression institutionnelle va se porter à la fois sur le parti socia­ liste et sur l’Etat. Sur l’Etat : dans la mise en place de dispositifs permet­

tant à la Wallonie d’avoir une ges­ tion économique autonome; on ne dépend plus des holdings, ni des Flamands. Sur le parti : dou­ loureusement divisé, traumatisé par les victoires du Rassemble­ ment wallon, critiqué dans son clientélisme… jusqu’au “J’en ai marre des parvenus” de l’ami Elio. S’il les met tous à la porte, il n’y a plus personne au parti ! L’hiver 60 serait-il encore imaginable ? Non. Les conditions ne sont abso­ lument pas réunies. Si le mouve­ ment a été aussi massif et radical, c’est parce qu’il a été préparé pen­ dant quinze ans, dès la sortie de la résistance. Retournez­vous sur les quinze dernières années : il n’y a absolument pas de débat; la classe ouvrière a été mise à mal; les gens précarisés ont des difficultés ex­ trêmes pour s’expliquer et s’im­ pliquer; les politiques sont aujourd’hui celles de l’affirmation de l’identité. Et on n’est pas près de voir de grands mouvements collectifs. Regardez dans quel état se trouve le mouvement alter­ mondialiste, que l’on n’a même pas entendu dans la grande crise financière !

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Belgique

Actualité

l Politique | Sondage

Les Belges ne veulent pas revoter P Elio

Di Rupo est toujours le mieux placé pour accéder au 16, rue de la Loi.

P La

scission du pays ne recueille que 10 % d’opinions favorables.

Q

uand l’opinion navigue obsti­ nément contre le courant poli­ tique de l’époque. Trente­neuf pour cent des Belges demeu­ rent en faveur d’un retour à la Belgi­ que de papa, unitaire et sans régions ni communautés. Une majorité et une constante. C’est un des enseignements du dernier baromètre politique publié par “La Libre”, cette année. Le gros du morceau, dont les intentions de votes, sera livré dans nos éditions de lundi.

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La scission ne fait pas recette. Pen­ chons­nous sur le chapitre “L’ave­ nir de la Belgique” de l’exercice statis­ tique réalisé par Ipsos Social Research Institute. La Belgique unitaire a donc encore la cote auprès du panel natio­ nal (2 000 personnes de plus de 18 ans) que l’institut de sondage a in­ terrogé entre le 26 novembre et le 10 décembre. Pour autant, le statu quo par rapport à la situation institution­ nelle actuelle ne recueille l’assenti­

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ment que de 13 % des sondés; 28 % se déclarant en faveur d’une Belgique aux pouvoirs régionaux et commu­ nautaires renforcés. On constate dans le même temps que la scission du pays ne fait (toujours) pas recette. Ipsos propose, en outre, un décou­ page sociologique de ces statistiques. Ainsi, c’est parmi les personnes âgées de 45 à 64 ans (environ 45%), les fem­ mes (39 %), les couches sociales inter­ médiaires (40 %) et dans les grands centres urbains (45%) que l’on trouve le gros de sondés qui souhaitent le re­ tour vers une Belgique à l’ancienne. Ce sont surtout les plus de 65 ans, les hommes et les habitants “de petites localités” qui peuplent les 28% de son­ dés qui souhaitent donner plus de pouvoirs aux régions et communau­ tés. Taux respectifs de 34, 29 et 32% de l’échantillon national retenu par Ip­ sos. Mais c’est la répartition par régions des réponses à la question existen­ tielle que se pose le pays qui retiendra sans doute plus l’attention. Frappante, la proximité des opinions wallonnes et bruxelloises. On y trouve 49 et 48% de sondés favorables au retour à une Belgique unitaire. Mais aussi, respecti­ vement, 24 et 25% de personnes sou­ haitant une Belgique donnant plus de pouvoirs aux entités fédérées. Par con­ tre, le statu quo à plus de succès à Bruxelles (12 %) qu’en Wallonie (9 %).

La tendance s’inverse pour ceux qui veulent la scission du pays avec 6 % dans la capitale contre 8% dans le sud du pays. Les sans avis forment le solde du panel. Et en Flandre ? Sans surprise, la ma­ jorité des sondés au nord du pays (36 %) se prononcent en faveur d’un élargissement des compétences des régions et communautés, contre 16 % souhaitant la scission et donc la fin du pays. Des chiffres relativement stables de sondage en sondage et qui tran­ chent donc toujours avec le succès électoral de la N­VA, ouvertement en faveur de la création d’une république flamande. Un cinquième des sondés du nord estiment souhaitable un re­ tour à la Belgique d’antan et 11% d’en­ tre eux sont sans avis.

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Elections. Autre enseignement de ce baromètre : l’hostilité d’une écrasante majorité des Belges à l’égard de l’organisation de nouvelles élec­ tions comme réponse à la crise politi­ que : 78 % des 2 000 sondés disent “Non” à un nouveau scrutin contre 12 % d’opinions favorables (10 % sont sans avis). Une moyenne constituée par des ratios relativement identiques dans les trois régions du pays, à une exception notoire : le “Oui” aux élec­ tions est moins répandu en Flandre (9 %) qu’en Wallonie (13 %) et à Bruxelles (14 %). Alors qu’on trouve respectivement 79, 80 et 77% de per­

sonnes en âge de voter qui se disent contre de nouvelles élections.

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Premier ministre. En consultant l’infographie reprise ci­dessous, on constate qu’Elio Di Rupo est tou­ jours le mieux placé (dans l’opinion) pour succéder à Yves Leterme au 16, rue de la Loi. Pour cause, il bénéfi­ cie toujours d’une relativement bonne image en Flandre avec 21% d’opinions favorables (contre 55 % ne souhaitant pas le voir comme Premier ministre). Toujours au nord, le leader de la N­VA, Bart De Wever, est en tête du trio avec 37 % contre 18 % à Johan Vande La­ notte. Notons que le conciliateur royal semble plus populaire en Wallonie et à Bruxelles où 22 et 24 % des sondés le verraient bien diriger le pays. Une bonne tenue pour le socialiste fla­ mand, d’autant plus que ce sondage a été réalisé avant que les sept partis ac­ ceptent de poursuivre les discussions sur base de sa dernière note. Sans sur­ prise, c’est le président du PS qui em­ porte la palme avec 48 et 40% en Wal­ lonie et à Bruxelles. “Elio Di Rupo s’avère être moins impopulaire en Flan­ dre que ne l’est Bart De Wever en Wallo­ nie et à Bruxelles”, note l’institut Ipsos. Respectivement 90 et 80% des sondés dans les deux Régions majoritaire­ ment francophones ne souhaitent pas voir le nationaliste accéder au 16, rue de la Loi. Mathieu Colleyn

La Libre Belgique - samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010

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Suspension des négociations P Plus

personne ne croit à une quelconque avancée avant le mois de janvier… Les chefs de file des sept partis participant aux négo­ ciations depuis le 13 juin dernier (N­VA, CD&V, SP.A, Groen !, PS, Ecolo et CDH) ont été avertis vendredi en fin de matinée, par téléphone, que toutes les réunions à venir en compagnie du conciliateur royal Johan Vande Lanotte étaient annulées jusqu’à nouvel ordre. L’état de santé de la maman du socialiste flamand s’étant dégradé, celui­ci s’est dégagé de toutes ses obligations politiques urgentes. Dans la matinée, vendredi, Johan Vande Lanotte a néan­ moins très longuement eu l’occasion de rencontrer le chef de file des socialistes francophones, Elio Di Rupo, qui a explicité les amende­ ments francophones déposés par rapport au modèle du conciliateur sur la loi de fi­ nancement. Les francophones refusent, notamment (et surtout) la méthode de calcul de M. Vande Lanotte. Rappel, celui­ci a largement consacré le modèle “split rate” exigé par les partis flamands (N­VA et CD&V en tête). Pour le reste, Vande Lanotte a égale­ ment rencontré la présidente du CDH avec laquelle il a aussi évoqué les transferts de compétences ainsi que la problématique de Bruxelles­ Hal­Vilvorde. Le socialiste flamand a l’ambi­ tion de déposer une note plus générale sur la table – englo­ bant notamment BHV, les soins de santé… Mais “à ce rythme­là”, soupire un négo­ ciateur, “cette note sera notre base pour les élections législati­ ves de 2014”. En effet, plus personne, rue de la Loi, ne pense qu’une véritable percée dans ces (non) négociations aura lieu avant le mois de janvier. “Chacun aspire à ses vacances de Noël”, souligne­ t­on dans un parti impliqué dans ces interminables pour­ parlers. “Certains collabora­ teurs n’ont pris qu’une semaine de vacances en six mois. Ils sont vraiment harassés.” M.Bu. samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010 - La Libre Belgique

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Belgique

Actualité

l Wallonie | Santé

l Chambre | Commission spéciale sur la pédophilie

Numéro vert à venir sur Alzheimer

L’avocat des évêques sème la zizanie

P Premiers

objectifs opérationnels pour un plan wallon dédié à la maladie.

C

ourant septembre ou octo­ bre 2011, la Région wallonne mettra en action un “numéro vert” dédié aux maladies d’Alzheimer et apparentées. Telle est la mesure la plus grand public de celles unies à l’en­ seigne d’un plan wallon Alzheimer dont le gouvernement régional vient d’approuver la première salve. Entre 35 et 50000 personnes souffri­ raient aujourd’hui en Wallonie (d’autres chiffres circulent...) de formes de démence, dont on sait combien elles peuvent peser aussi sur l’entourage des personnes qui en souffrent. Pas besoin de rappeler également l’enjeu du sujet, face aux perspectives de vieillissement de la population. Bref, pour les compé­ tences qui lui reviennent, la Région veut y accorder un intérêt spécifique. Son programme tournera sur trois axes : assurer une meilleure connais­ sance et prise en compte pertinente des pathologies; améliorer la qualité de vie des personnes atteintes et de leurs aidants; mieux connaître la maladie et ses facteurs d’évolution. Concrètement? Voici, pour 2011. Outre l’organisation d’un grand collo­ que, on lancera un appel à projet pour des initiatives innovantes en matière de prise en charge non médicamenteuse des malades et de leurs proches; et on préparera la mise en place d’un “Centre Alzheimer Wallonie”. Les missions de celui­ci : informer et sensibiliser (via le­ dit numéro vert notamment); mettre au point des contenus de formation et or­ ganiser des formations continuées pour les professionnels; recueillir des don­ nées; fournir une expertise méthodolo­ gique; assurer la concertation entre les différents acteurs. “On ne part pas d’une page blanche”, explique ici la ministre wallonne de la Santé, Eliane Tillieux (PS). “Des acteurs de terrain travaillent déjà bien dans leurs domaines, mais il faut créer du lien entre eux.” A “plan ambitieux, moyens encore réser­ vés”, convient la ministre. Un premier budget de 250000 euros y est affecté; “il faudra l’évaluer et probablement l’aug­ menter dans les prochaines années”. Elle assure enfin que ces premières mesures ont été prises après large concertation avec le secteur, et que le programme s’inspire de la résolution adoptée à l’unanimité par le Parlement wallon en fin de législature précédente, après des travaux fouillés en commission. P.P.

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P Me

Quirynen accuse les députés de la commission Lalieux de populisme.

P Ces

derniers ripostent bien évidemment alors que l’Eglise est très ennuyée.

D

ans un entretien au “Standaard”, l’avocat de l’Eglise, Me Paul Qui­ rynen stigmatisait vendredi l’at­ titude des membres de la Commission Lalieux face aux évêques, allant même jusqu’à la qualifier de “populiste”. Et de se demander si “ce mardi ils ne crucifie­ ront pas une seconde fois Godfried Dan­ neels, comme la justice cet été alors que c’est le cardinal qui fut à la base des com­ missions qui ont permis de révéler tant de dossiers”. Me Quirynen concluait “que ce qu’il avait pu voir à la Chambre semblait dériver en procès de l’Eglise alors que la commission est priée de tirer des conclu­ sions pour toute la société”. Autant savoir, comme nous l’a précisé Toon Osaer, un des porte­parole de l’Eglise dans ce dos­ sier, cette attaque en bonne due forme “n’est qu’une opinion et une démarche très personnelle de l’avocat et ne reflète pas l’opinion des évêques”. Il n’empêche qu’auprès des membres de la commission spéciale, l’on a très mal pris ce point de vue quelques heu­ res à peine après qu’ils aient pu lire sous la plume du canoniste Kurt Martens qu’ils faisaient preuve d’“un pénible amateurisme” (LLB de vendredi). En sa qualité de présidente, Karine La­ lieux (PS) n’a pas voulu commenter

l’entretien, constatant sobrement “qu’il s’agissait du point de vue de l’avocat des évêques” mais se montrant plus sévère pour Kurt Martens, “qui y est allé de ma­ nière un peu violente”. Pour Siegfried Bracke (N­VA), c’est “une sortie malheureuse alors que l’atmos­ phère était bonne et vraiment pas hostile aux évêques”. Ni à sens unique, puisqu’il s’était étonné auprès de Mgr Vancottem de la “suspension a divinis” imposé à un prêtre namurois. Aux yeux de l’élu N­VA, “Quirynen fait monter la pression pour démontrer qu’il est utile à la commis­ sion”. Et de souligner à l’inverse “la grande transparence de Mgr De Kesel”. Renaat Landuyt (SP.A), de son côté, osait espérer que “la réaction manquant de sagesse de l’avocat n’était pas inspirée par ses clients” tout en constatant qu’il “utilisait des arguments auxquels ces der­ niers ne recouraient plus”. Quant à l’accu­ sation de populisme, l’élu socialiste parle “d’un artifice mal placé” mais Re­ naat Landuyt nous a précise qu’il allait demander à “M. Léonard si lui­même et ses collègues se retrouvaient dans ces pro­ pos”. Le député SP.A a, enfin, signalé à Kurt Martens que “l’Eglise ne peut être un Etat dans l’Etat”… Une vision largement partagée par Carina Van Cauter (Open VLD) qui se pose toujours autant de questions sur la volonté réelle de l’Eglise de faire toute la clarté. L’élue li­ bérale s’interroge aussi sur la sortie de l’avocat “qui a évidemment le droit d’avoir sa vision personnelle” tout en constatant que les évêques eurent bien de la peine à accorder leurs violons, mercredi, ceci expliquant peut­être cela… Marie­Christine Marghem (MR) a voulu resituer en avocate de profession qu’elle est les propos de Paul Quirynen.

“Il a visiblement été dépassé par les événe­ ments ne se rendant pas compte qu’il était dans le cadre d’une commission parlemen­ taire spéciale.” Pour Mme Marghem, “l’avocat doit aussi être une interface entre les arcanes de la justice et ceux qui doivent comparaître. Au contraire, je constate que Me Quirynen a été pathétique; il surfe sur l’émotion et finit par oublier le fond des affaires !” Christian Brotcorne (CDH) estime pour sa part que “chaque parlementaire doit avoir toute liberté pour s’exprimer se­ lon sa propre sensibilité, quel que soit son degré de connaissance préalable de l’orga­ nisation et du fonctionnement de l’Eglise. Pour lui, les débats gagneraient cependant en clarté si les évêques et les congrégations religieuses pouvaient s’entendre pour défi­ nir une ligne claire sur une procédure commune de traitement des faits d’abus sexuels portés à leur connaissance et sur la question de l’indemnisation des victimes, en ce compris des faits prescrits ou dont les auteurs sont décédés”. Pour les parlementaires verts Olivier Deleuze (Ecolo) et Stefaan Van Hecke (Groen !), “les commentaires de l’avocat sont du jamais vu et il est bon de rappeler à Me Quirynen que ce ne sont pas les évêques qui sont les victimes des affaires évoquées”. “L’inversion des rôles est insultante pour les personnes abusées.” Et de rappeler que “l’Eglise n’a rien fait ou presque pendant des années”. Les élus écologistes rappel­ lent aussi “qu’un titre ecclésiastique ne permet en rien déroger au fonctionnement démocratique du parlement fédéral”. Une interview qui n’aura été qu’une tempête dans un verre d’eau ? Peut­être, mais aussi un signal au passage qu’il y a pour l’heure un vrai problème de lea­ dership au sein de l’Eglise belge. Christian Laporte

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Belgique

Actualité

l La Journée

l Communauté française | Universités

L’UCLouvain n’ P Le

projet de fusion des universités catholiques n’a pas réussi, faute d’un soutien suffisant à Namur.

P Il

faut maintenant digérer l’échec et trouver un plan B.

L

es recteurs des quatre universi­ tés catholiques ont beau blaguer et s’échanger des sourires, on voit bien que le cœur n’y est pas. Ce vendredi soir, dans la salle académi­ que des Facultés de Namur, ils espé­ raient annoncer une première mon­ diale – la fusion de quatre universités, qui aurait été effective le 15 septem­ bre prochain. Au lieu de cela, ils doi­ vent commenter un échec qu’ils ont appris deux heures plus tôt, l’un en

direct, les trois autres par SMS. Jean­Paul Lambert, recteur des Fa­ cultés St­Louis (FUSL) à Bruxelles et président en exercice de l’académie Louvain dans laquelle collaborent les quatre institutions, explique ce que chacun sait déjà : après l’approbation du projet de fusion par l’Université ca­ tholique de Louvain (UCL), les Facul­ tés universitaires catholiques de Mons (Fucam) et les FUSL, mercredi et jeudi, l’assemblée générale des Facultés uni­ versitaires Notre­Dame de la Paix de Namur (FUNDP) vient de bloquer la fusion des quatre institutions dans l’UCLouvain. Sur 44 votants, 30 se sont montrés favorables, soit “seule­ ment” 68%. Il en fallait 80, comme le prévoit la loi sur les ASBL, lorsque cel­ les­ci veulent modifier leur objet so­ cial. “Un seuil très exigeant”, fait remar­ quer M. Lambert. “Une majorité de 80%, cela n’existe pas dans le monde po­ litique.” “On n’avait pas choisi une voie

Commentaire

Une occasion manquée Par Laurent Gérard La fusion des quatre universités catho­ liques francophones ne se fera pas. Ainsi en a décidé l’assemblée générale des Facultés de Namur, à six voix près. Les quatre institutions qui s’étaient beaucoup investies dans ce projet, et pas seulement au plus haut niveau, vont devoir se remettre de ce terrible coup de barre, tout en continuant à collaborer dans l’Académie Louvain qui les réunit. L’UCLouvain, qui pré­ voyait d’aller beaucoup plus loin que de simples coopérations, ne verra, elle, pas le jour. Certains se réjouiront de cette nou­ velle. Pour ceux­là, l’UCLouvain n’aurait pas donné suffisamment la parole à ses 35000 étudiants. Elle aurait à terme conduit à délocaliser des cours, voire des cursus tout entiers. Elle aurait déplacé le centre de certai­ nes décisions stratégiques. Elle aurait été trop grande, trop lointaine, trop risquée. Ceux­là peuvent crier victoire. Pourtant, il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir. Sans doute, le projet de fu­ sion n’était­il pas parfait. Certes, le changement fait­il toujours peur. Mais la Communauté française est bien trop petite pour continuer à se payer le luxe d’avoir sept universités. On entend bien le discours favorable à un enseignement supérieur de proxi­ mité, porté notamment par la Fédéra­ tion des étudiants francophones, qui voit avant tout le coût que peut repré­

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senter un kot ou des déplacements vers une ville universitaire éloignée. A la li­ mite, à les suivre, il faudrait implanter une université complète dans chaque province. Il nous semble que plutôt que de disperser les maigres moyens fran­ cophones aux quatre coins de Wallo­ nie et de Bruxelles, on ferait mieux de regrouper les forces, de réaliser des économies d’échelles – qui pourraient notamment subsidier les kots et les abonnements de train des étudiants défavorisés –, afin de développer de grandes institutions dotées d’une visi­ bilité internationale devenue indis­ pensable pour attirer les meilleurs profs et chercheurs du monde, et capa­ bles de réaliser une recherche de pointe et d’offrir une large palette de forma­ tions d’excellence à ses étudiants. Car c’est là une des caractéristiques essen­ tielles de notre enseignement supé­ rieur, qui doit combiner enseignement démocratique – on n’est pas dans une petite unif américaine qui trie son pu­ blic sur le volet – avec recherche de pointe et service à la société. Dans ce cadre, un regroupement des forces tel que celui que prévoyait l’UCLouvain fusionnée eût été un grand pas dans la bonne direction. L’occasion est manquée. Il y en aura peut­être d’autres, sans doute sous d’autres formes. Il faudra les saisir, pour mettre enfin un terme à l’émiettement des ressources.

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a pas suffisamment convaincu facile”, renchérira Bart Jourquin, rec­ teur des Fucam. “D’autres unifs ont fu­ sionné par décret.” Entendez l’ULg et les Facs de Gembloux, ainsi que l’UMH et la Faculté polytechnique de Mons. Malgré la “solidarité” exprimée par ses collègues, Yves Poullet, recteur des FUNDP, est sans doute le plus abattu de tous. Logique, vu que l’échec vient de chez lui. “Dans les trois autres, vous êtes parvenus à convaincre les troupes”, lâche­t­il. Les 68% de “oui” obtenus à son assemblée générale valent pour­ tant bien le score de 66 % atteint au conseil académique de l’UCL (mais là, 50% suffisaient, vu qu’il ne s’agit pas d’une ASBL). Le néorecteur namurois tente de résumer les raisons qui, selon lui, ont poussé 14 personnes(1) à voter contre le projet : une démarche “top­ down” qui a trop tardé à associer les acteurs de terrain; un manque de con­ fiance du personnel (académique et

autres); une trop grande complexité qui fait que l’“on n’y voit pas clair”. Il insiste : à Namur, on n’était pas contre la fusion en elle­même. Il n’en reste pas moins que le résultat est là : la fusion tombe à l’eau. Le rec­ teur néolouvaniste, Bruno Delvaux, ne cache pas sa déception, ni sa rancœur. Certes, il dit “respecter un vote démo­ cratique”, invitant cependant chacun à lire l’ouvrage de Marcel Gauchet “La démocratie contre elle­même”. Mais il est triste, avant tout pour les centaines de personnes qui se sont investies dans ce projet enthousiasmant pendant près de cinq ans. Amer, il regrette les messages de craintes et les manipula­ tions qui ont pu jouer. Plus fondamen­ talement, il déplore “le message qui est donné à la société qui nous subsidie”, car la fusion était un “projet citoyen” visant à réduire la concurrence entre institu­ tions. “La responsabilité des opposants est grande par rapport aux universités,

par rapport au pays et par rapport à la majorité qui soutenait ce projet. Com­ ment peut­on louper une telle opportu­ nité historique ?!” Les quatre recteurs accusent le coup, c’est clair, mais ils tentent de rester po­ sitifs. Tout n’est pas perdu, des bonnes pratiques ont été échangées, des mé­ thodes de travail ont été partagées, des personnes ont appris à se connaître. Mais au­delà de ces acquis, quel est l’avenir des quatre universités catholi­ ques ? Certes, elles restent partenaires au sein de l’académie Louvain. Mais maintenant que le plan A a échoué, quel est le plan B ? Les recteurs répè­ tent qu’ils n’en ont pas. Bruno Del­ vaux : “Le groupe stratégique – trois par unifs – va se réunir lundi mais la pre­ mière urgence, ce sera de redonner du moral à nos troupes. Les plans B, C ou D, ils viendront après.” Jean­Paul Lambert, quoique peu explicite, s’avance davan­

tage. “A titre personnel, je ne souhaite pas avoir fait tous ces efforts pour dire : on abandonne tout et on en revient à l’aca­ démie, certes améliorée par tous nos échanges. Je veux capitaliser davantage.” Comment ? Quand ? Pourrait­on ima­ giner d’aller vers une fusion à trois ? “C’est légalement possible”, concèdent les recteurs. Mais Bruno Delvaux ajoute : “On avait une telle foi dans ce projet à quatre qu’on n’y a a pas réfléchi.” On n’en saura pas plus. Tels des boxeurs groggys, les négociateurs doi­ vent d’abord digérer le KO qu’on leur a infligé, avant d’envisager le match sui­ vant. “On espère vous proposer quelque chose de nouveau, qui nous fasse rêver”, glissera encore, guère convaincant, le recteur namurois. L. G.

U (1) Dont un des quatre étudiants appelés à s’exprimer, nous a­t­on dit.

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Actualité

l Justice | Salduz

Les avocats ont assigné l’Etat belge P Ils

veulent l’application de Salduz qui impose un avocat dès la privation de liberté.

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VIRGINIE LEFOUR/BELGA

L’

Ordre des barreaux francopho­ nes et germanophone l’avait laissé entendre la semaine der­ nière (“La Libre Belgique” du 8 dé­ cembre). La citation a été signifiée ven­ dredi au ministre de la Justice : l’OBFG demande qu’il exécute sans plus tar­ der l’arrêt Salduz, rendu par la Cour européenne des droits de l’homme. Strasbourg avait estimé fin 2008 que le droit à un procès équitable nécessite que l’accès à un avocat soit consenti dès la première audition d’un suspect par la police ou le juge d’instruction. Cet arrêt a été confirmé à plusieurs re­ prises. Depuis l’été, dans certains arrondis­ sements judiciaires francophones, des avocats assistent déjà les suspects lors du premier interrogatoire par le juge d’instruction. Cela se fait en vertu d’accords locaux conclus entre les autorités judiciaires et les barreaux. A la grande satisfaction des juges d’ins­ truction qui affirment que cela ap­ porte un plus pour la qualité des inter­ rogatoires, assure le président de l’OBFG, Me Robert De Baerdemaeker. Mais cette solution n’est pas tenable car cela peut créer des discriminations entre les justiciables. De plus, l’aide ju­ ridique n’intervient pas pour ces in­ terventions assurées par les avocats. Pour l’OBFG, il ne peut donc être question de moratoire dans l’applica­ tion de l’arrêt Salduz comme le de­ mandait le ministre de la Justice. “Que le gouvernement soit en affaires couran­ tes ou pas, il faut appliquer cet arrêt qui date de 2008”, dit Me De Baerdemae­ ker. Après cette assignation, une pre­ mière audience introductive se tiendra en janvier et l’affaire ne sera plaidée qu’en 2012. Cette action vise donc es­ sentiellement à maintenir la pression. J. La.

Junior Pashi et Laurent Oniemba ne seront fixés sur leur sort que lundi. La perpétuité a été requise contre le premier nommé.

l Judiciaire | Comité P

L’information n’a pas circulé P La

police aurait peut­être pu arrêter plus vite un meurtrier qui récidivera.

L

a police judiciaire fédérale de Louvain a commis des fautes dans l’enquête relative au meurtre d’Annick Van Uytsel, a conclu un rap­ port du Comité P. L’information, dont faisait état vendredi “De Morgen”, a été confirmée par le ministre de la Jus­ tice, Stefaan De Clerck qui s’interroge sur une réforme du droit disciplinaire applicable aux policiers. Ronald Janssen est inculpé pour le meurtre d’Annick Van Uytsel, une jeune fille de 18 ans, domiciliée à Diest, dont le corps, emballé dans des sacs de plastique, avait été repêché

dans le canal Albert en 2007. Il n’a avoué ce meurtre qu’en début d’an­ née, soit quelques jours après son ar­ restation pour le double meurtre, à Halen, de ses deux jeunes voisins, Ke­ vin Paulus (20 ans) et Shana Appeltans (18 ans), commis dans la nuit du 2 au 3 janvier dernier. Or, la police judiciaire fédérale de Louvain aurait peut­être pu arrêter Ronald Janssen plus tôt, bien avant le double meurtre. En 2008, un policier limbourgeois avait prévenu ses collè­ gues de Louvain. Il leur avait signalé qu’il avait vu Ronald Janssen dans un café de Diest. Il indiquait qu’il connais­ sait cet homme d’une enquête précé­ dente et qu’il habitait désormais à Ha­ len, à une centaine de mètres du py­ lône où le dernier signal du GSM d’Annick Van Uytsel avait été capté. L’information n’avait pas été exploi­

tée. Ce qui avait conduit le ministre de la Justice, en mars dernier, à demander une enquête au Comité P, l’organe de contrôle externe des services de police. Pour le ministre de la Justice, ce rap­ port rappelle les erreurs du passé. “Dans le dossier Dutroux, l’échange d’in­ formations à la police était déjà le pro­ blème majeur. On y a à l’époque fait face mais pas encore assez”, regrette­t­il. Pour Stefaan De Clerck, qui a eu con­ naissance du rapport du Comité P qui sera discuté la semaine prochaine au Parlement, la police a vraisemblable­ ment failli dans le traitement de l’in­ formation. Il en appelle à une réforme du droit disciplinaire applicable aux policiers et aux magistrats. Il rencon­ trera les parents de Kevin Paulus et de Shana Appeltans pour les informer du contenu du rapport du Comité P. J. La.

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l Judiciaire | Assises de Bruxelles-Capitale

Junior : perpétuité requise P L’assassin

d’Anaïs et Laurent Oniemba ne seront toutefois fixés sur leur peine que lundi.

P Deux

avocats doivent encore plaider.

L

e procès de Junior Pashi, 20 ans, et Laurent Oniemba, 22 ans, devant la cour d’assises de Bruxelles­Ca­ pitale joue les prolongations. On croyait que la cour et le jury fixe­ raient, vendredi, la peine à infliger aux deux hommes, reconnus coupables, très tard, jeudi soir, mais le réquisitoire et les plaidoiries n’ont pu commencer qu’en début d’après­midi (il s’agissait de laisser souffler quelque peu les ac­

teurs d’un procès très éprouvant) et le président Luc Maes a décidé de remet­ tre à lundi les plaidoiries de deux des trois conseils de Junior Pashi. Pour rappel, ce dernier a été reconnu coupable de vol avec la circonstance ag­ gravante de meurtre (le dossier du pia­ niste Benjamin Rawitz); de meurtre sur la personne de Marcelle De Coninck; de meurtre avec préméditation (autre­ ment dit d’assassinat) sur la petite Anaïs, sa fille; et de tentative de meurtre avec préméditation sur son ex­compa­ gne Céline. Laurent Oniemba Ko­ niemba, 22 ans, a, lui, été reconnu cou­ pable de vol avec circonstance de meur­ tre dans le dossier Benjamin Rawitz. Vendredi après­midi, le ministère pu­ blic, représenté par l’avocat général Pierre Rans, a requis la réclusion à per­ pétuité contre Junior Pashi et suggéré que soit prononcée sa mise à disposi­ tion du gouvernement pendant dix ans.

M. Rans a, par ailleurs, requis une peine de 25 à 30 ans de réclusion pour Lau­ rent Oniemba. “Doit­on être pessimiste ou espérer une évolution positive de Junior Pashi?, s’est interrogé l’avocat général. Notre justice a pris le temps de vous juger, les victimes, el­ les, n’ont pas eu le temps de voir la mort venir. La justice vous laisse à vous un ave­ nir pour rechercher en vous ce qu’il y a d’humain”, a­t­il ajouté. Pierre Rans a également indiqué qu’il y avait bien eu un incident, dont il n’a pu ou voulu révéler la nature, à la prison de Forest, mercredi. Junior Pashi y est incarcéré depuis le procès. “Cet incident n’est cependant pas révélateur d’une ten­ tative d’évasion, a­t­il indiqué. Mais il a justifié que je demande une surveillance accrue de la salle d’audience.” La défense de Laurent Oniemba a con­ sidéré que dix ans maximum constitue­ raient la juste punition d’Oniemba.

Me Yannick De Vlaeminck a rappelé le passé d’enfant soldat privé d’amour du jeune homme et indiqué que rien ne permettait d’affirmer qu’il avait porté les coups mortels à M. Rawitz. Me Isabelle Saels a, quant à elle, décrit l’horreur du milieu carcé­ ral avant d’insister sur le fait qu’Oniemba avait commencé à pren­ dre sa vie en main avant d’être arrêté en mars 2008. Me Frédéric Clément de Cléty a souligné qu’un espoir exis­ tait dans le chef de son client. “Cet es­ poir, c’est C., sa petite amie.” Conseil de Junior Pashi, Me Marie­ Ange Mindana a insisté sur le fait que son client, grâce à un suivi psycholo­ gique, a réussi à sortir de la haine et à passer aux aveux. L’avocat a demandé que la peine ne soit pas “celle de la haine”, sans suggérer de montant pour autant. J.-C.M. (avec Belga)

89 tirs accidentels en 5 ans P Ces

tirs ont blessé 11 policiers.

Le Comité P, organe de contrôle externe des services de police, ne se borne pas à étudier des cas précis où des manquements pour­ raient avoir été commis par des policiers. Il réalise des études sur des thèmes précis. Dans son dernier rapport, il consacre un chapitre “aux incidents de tirs” déclarés entre 2004 et 2008. Une obligation de déclara­ tion vaut pour tous les tirs. Il relève ainsi 89 tirs involontaires des fonctionnaires de police. Dans 62% des cas, le coup a été tiré dans un bâtiment de police. Mais de tels incidents surviennent aussi sur la voie publique (12,2%) ou dans un véhicule de police. Ces coups de feu involon­ taires ont blessé au moins 11 policiers, ayant donné lieu à une incapacité de travail de 9 jours en moyenne. Pour 4 policiers, l’incident de tir a entraîné une incapacité permanente. Le Comité P a également relevé le nombre de tirs d’avertissement au cours de la même période: 188 déclarations ont été effectuées. L’efficacité des tirs d’avertissement dépend du contexte. L’analyse montre qu’ils ont permis d’arrêter 53 suspects (28,2%) tandis que 68 d’entre eux (36,2%) ont pu fuir. Dans 27 cas, il s’agissait d’une combinaison des deux cas de figure. Dans 16 cas, le tir d’avertissement n’a pas semblé suffisant et les policiers ont effec­ tué un tir ciblé sur les personnes ou les véhicules. La plupart de ces tirs d’avertissement sont tirés lors d’une intervention ou d’une action et, s’étonne le Comité P, ils sont très rarement l’objet des femmes (2,6% des tirs d’avertissement et 4,4% des tirs en direction des véhicules) qui représentent pourtant 16% du cadre opérationnel de la police. Tirer sur des véhicules en mouvement est particulièrement déli­ cat. Et peu efficace, relève le Comité P: dans 41,6% des 137 cas seulement, l’usage d’une arme a permis une arrestation. “La probabilité que la cible soit atteinte est donc limitée, mais le risque des blesser les occupants ou des passants avec des balles perdues ou fai­ sant ricochet et bien réel”, note le Comité P. Dans la majorité de ces tirs, l’usage de l’arme relève de la légitime défense. Tous ces incidents de tirs sont­ils effectivement déclarés? Le Comité P en doute et veut améliorer la collecte d’informations. samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010 - La Libre Belgique

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l Chronique | Croquis de justice

Celui qui avoue, celui qui nie P Deux

prévenus poursuivis pour des faits plus ou moins comparables.

P Deux

attitudes diamétralement opposées. La justice tranchera. Audience Jean-Claude Matgen En cette fin de semaine neigeuse et froide, on dirait que le grand Palais de justice de Bruxelles est entré en hibernation. Est­ce l’approche de la trêve des confiseurs qui entraîne des audiences matinales écourtées ou un subit man­ que d’affaires à traiter ? Toujours est­il que ce jour­là, plusieurs chambres ont tourné au ralenti. Voici malgré tout F., né à Casablanca en 1984, arrivé en Belgique en 2003 pour y mener, avec fruit, des études d’électricien. Il s’est retrouvé en séjour illégal entre 2005 et 2009 mais est aujourd’hui marié à une Belge et inscrit à la commune d’Anderlecht. Pendant quelques mois, concède­t­il, il a mené une vie s’écartant quelque peu des sentiers battus, une existence “borderline”, diraient les psys. Et c’est ainsi qu’il s’est retrouvé gare du Midi, le 20 février 2009, en compa­

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gnie d’un homme qu’on n’a jamais pu identifier. Le duo a avisé un monsieur âgé qui portait un sac. F. l’a abordé, a engagé la conversation avec lui et a détourné son attention pendant que son complice dérobait le sac en ques­ tion. Des agents de sécurité ont remarqué leur manège et donné l’alerte. Les policiers ont coursé les deux hommes, qui ont abandonné, intact, le produit de leur vol et F. a été rattrapé sur le trottoir, non loin de la gare. Devant ses juges, il reconnaît sans difficultés les faits. “Oui, j’ai aidé à commettre ce vol. Je regrette mon geste. A cette époque, je traversais un passage à vide, j’étais comme hors de moi­même mais je suis quelqu’un de bien et je vous garantis sur l’honneur que cela ne m’arri­ vera plus”, déclare le prévenu à la prési­ dente. Les mots sonnent juste, il y a dans la voix du jeune homme des accents de sincérité. D’ailleurs, le ministère public ne charge pas la barque. Il relève que le vol n’a pas été consommé dans sa totalité; que la victime a récupéré son bien; que F. est en aveux; qu’il n’a pas de casier judiciaire et n’a eu affaire à la justice que pour des faits de roulage. Pour toutes ces raisons, le parquet ne s’oppose pas à une suspension du prononcé, s’agissant de la prévention de vol. Idem pour celle qui concerne le séjour illégal, l’accusation laissant au tribunal le soin d’apprécier la situation. La défense s’engouffre évidemment dans la brèche. “Mon client”, scande en substance le conseil de F., “est en aveux, ses regrets sont sincères et il ne ment pas

quand il annonce qu’on ne l’y reprendra plus. Il a déjà reconnu les faits sans amba­ ges devant le juge d’instruction et celui­ci l’a remis en liberté en le soumettant à diverses conditions qu’il a scrupuleuse­ ment respectées, ainsi que l’attestent les rapports de son assistant de justice. Il a passé avec succès un baccalauréat en sciences­mathématiques puis suivi une formation en électricité. Il s’est marié, a fondé une famille, a régularisé sa situa­ tion. Il est actuellement en stage et a des perspectives d’emploi.” Une suspension du prononcé paraît indiquée à l’avocat de la défense, qui plaide, à titre subsidiaire, une peine de travail dont il laisse au tribunal le soin, s’il retenait cette hypothèse, de fixer la longueur. La présidente donne une dernière fois la parole au prévenu : “Je regrette”, dit­il sobrement, “et je demande qu’on me donne une chance”. Le jugement sera rendu le 13 janvier et quelque chose nous dit qu’il pourrait être clément. Beaucoup moins claire est l’attitude de M., en séjour irrégulier, poursuivi pour avoir tenté de voler une voiture non loin de son lieu de résidence. Un témoignage l’accable mais il s’obstine à nier avoir été présent autour du véhi­ cule qu’on tentait de voler à l’heure fatidique. La présidente prend un ton de maî­ tresse d’école pour le mettre devant ses responsabilités : “Réflechissez bien à ce que vous allez me dire”, lui souffle­t­elle, “ou bien vous reconnaissez que c’était bien vous qui avez commis les faits et il sera temps d’examiner les sanctions ou mesures de faveur à prendre, ou vous niez

la chose, et le tribunal relira le dossier avant de dire si oui ou non vous êtes coupable. Je vous laisse réfléchir deux minutes”. Et le tribunal se retire physiquement de la salle d’audience, laissant seuls et face à face le prévenu et son avocat. S’en suit un étrange dialogue. A mi­voix, l’avocat, qui a des airs de Bertrand Blier et une énorme couronne de cheveux blancs, demande à son client, qui agite de gauche à droite une tête surmontée d’une crinière bouclée noire comme le jais, de se positionner. L’autre explique, avec force gestes, qu’il n’y est pour rien, que le voleur aperçu par un témoin du haut de sa fenêtre, ce n’est pas lui. “Je ne peux plaider contre votre gré”, lui répond l’avocat, perplexe. Un silence de chapelle s’installe. Le prévenu se rassoit, enfermé dans ses dénégations, l’avocat fait les cent pas, mains nouées derrière son grand dos. Sonnerie stridente. “Le tribunal !”, clame l’huissier de service. La prési­ dente interroge M. du regard. “Alors, monsieur ?” Le prévenu campe sur ses positions : “Ce n’est pas moi. Je n’ai rien fait. Cela fait 13 ans que je suis en Belgi­ que, j’attends mes papiers, tout le monde me connaît dans le quartier, vous croyez que je prendrais de tels risques dans ma position, je pourrais tomber pour une connerie comme ça ?”, dit­il dans un français incertain. La présidente enregistre. Elle annonce son jugement pour le 13 janvier. Quel­ que chose nous dit que pour M., les choses s’annoncent plus complexes que pour F. Mais on se trompe peut­être…

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Asile Le HCR met les politiques en garde, Fedasil se veut rassurant Le Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) a appelé vendredi les partis politiques belges à ne pas modifier à la hâte la législation sur l’asile “pour de mauvaises raisons”. “La Belgique rencontre des problèmes dans l’accueil des demandeurs d’asile, mais non dans les procédures d’asile mêmes”, a déclaré le représentant régional du HCR pour l’Europe de l’Ouest, Wilbert van Hövell. Lequel a salué les efforts récents consentis pour créer un nombre considérable de places supplémentaires. “Le HCR a détecté des problèmes dans l’application de la loi et non dans la loi elle-même, qui se trouve parmi les plus robustes d’Europe”, a souligné M. van Hövell. Selon lui, parmi les “bonnes mesures” prises figurent l’augmentation des effectifs du personnel affecté à l’accueil des demandeurs d’asile, la priorité donnée aux dossiers les plus urgents et les plus faibles et l’accélération du retour des apatrides. “Le HCR conseillerait aux politiciens d’attendre les résultats de ces mesures plutôt que de se précipiter sur de nouvelles lois”, poursuit le communiqué. Par ailleurs, la proposition de loi de Sarah Smeyers (N-VA), visant à limiter l’accueil des demandeurs d’asile a été rejetée, vendredi matin, en Commission de la Santé de la Chambre. Dès le vote du premier article, une majorité s’est dessinée pour rejeter le texte. La N-VA, l’Open Vld, le CD&V et le VB ont voté pour celui-ci alors que PS, SP.A. Ecolo/Groen ! et CDH ont voté contre. Le MR n’était pas présent. Enfin, on a appris auprès de Fedasil que d’ici mars 2011, les demandeurs d’asile ne devront plus être accueillis dans des hôtels. C’est ce qu’a affirmé au Standaard Peter De Roo, “délégué pour les places d’accueil” chez Fedasil. Le pic de la crise liée à l’accueil des demandeurs d’asile semble passé. Depuis deux semaines, Fedasil peut en effet proposer des places dans des centres à tous les nouveaux demandeurs d’asile. “Le manque de place était la conséquence de l’afflux hivernal et des manœuvres dilatoires politiques”, explique Peter de Roo. “Mais aujourd’hui, cela va plus vite.” Ces dernières semaines, des places supplémentaires se sont notamment libérées dans les casernes. Dans les prochains mois, les CPAS créeront pour leur part 2000 places d’accueil dans le cadre des Initiatives locales d’accueil (ILA). Selon M. De Roo, Fedasil a en tête un endroit pour les 400 demandeurs d’asile séjournant actuellement à l’hôtel. (Belga)

Intempéries hivernales La réserve des Hautes Fagnes fermée au public La réserve naturelle des Hautes Fagnes a été interdite d’accès vendredi. André Doyen, responsable du cantonnement de Malmédy, a expliqué qu’à la suite des importantes chutes de neige, “il est impossible de visualiser les caillebotis” Pour éviter les risques de chutes et de blessures, il a été décidé d’interdire l’accès à la réserve. Sentiers, chemins en forêts et centres de ski restent accessibles. L’interdiction pourrait être maintenue plusieurs jours. (Belga)

Membach Incendie mortel Un octogénaire est décédé vendredi matin dans l’incendie de son habitation, à Membach. Le 23 novembre, un premier incendie avait déjà ravagé le corps de logis de cette ancienne ferme. Le bourgmestre avait pris un arrêté interdisant l’occupation des lieux. Le père et ses quatre enfants d’une cinquantaine d’années avaient été relogés dans une autre maison du village. Mais l’octogénaire a regagné la ferme et y a probablement fait du feu, ce qui a déclenché l’incendie. (Belga )

Charleroi Deux piscines fermées pour cause de staphylocoques dorés La présence de staphylocoques dorés dans deux piscines de Charleroi a amené, vendredi, l’échevine des Sports à en décider la fermeture temporaire. Alors qu’une piscine fermée depuis le 24 novembre à Gilly va pouvoir rouvrir ses bassins lundi, des analyses menées dans d’autres piscines communales ont permis de détecter des (nouveaux) problèmes, a indiqué Ingrid Colicis, échevine des Sports. Le laboratoire de la Société wallonne des Eaux a décelé la présence présumée de neuf staphylocoques dorés dans les piscines du stade Yernaux, de Montignies-sur-Sambre, et dans la piscine de Gosselies. Les résultats d’une contre-expertise devraient être livrés en début de semaine prochaine. L’eau des deux piscines sera surchlorée puis vidée avant d’être remplacée. De plus, des recommandations vont être répétées aux usagers dès la réouverture. (Belga)

Charleroi Les “patrons” de la police acquittés L’actuel chef de corps faisant fonction de la police de Charleroi, Philippe Stratsaert, et Francine Biot, qui l’a précédé à ce poste, ont été acquittés par le tribunal correctionnel de Charleroi. Ils y comparaissaient pour avoir accompli des faux en vue d’obtenir, en faveur de la police de Charleroi, des subventions auxquelles la police locale n’avait pas droit. Les subventions, à hauteur de 57 000 euros avaient depuis lors été remboursées à la Région wallonne. Dans son jugement, le tribunal a estimé que si la hiérarchie a bien failli à sa mission de contrôle, on ne peut lui imputer aucune faute pénale. (Belga)

Météo Nous aurons (sans doute) un Noël blanc Et un record, un. En 1945, les mois de novembre et décembre cumulés avaient connu 16 jours de chutes de neige à Uccle. Ce record a été égalé vendredi et sera certainement battu puisqu’il devrait neiger ce week-end et qu’il reste 14 jours avant la fin du mois. Cette année, on a compté 6 jours de neige en novembre et 10 en décembre. Selon Marc Vandiepenbeeck, de l’Institut royal météorologique, les chances de connaître un Noël blanc dans la plupart des coins de Belgique sont très importantes au vu des prévisions pour les jours prochains. J.-C.M

Défense Changements à la composante Terre La composante Terre de l’armée va connaître au cours des prochaines semaines de sérieux changements –dissolutions et créations d’unités– qui résultent du plan de “finalisation de la transformation” du ministre de la Défense Pieter De Crem et dont le premier effet est la dissolution de la 7e brigade de Marche-en-Famenne, le 1er janvier. L’état-major de la 7e brigade doit toutefois donner le jour, avec le renfort de l’état-major de la brigade para-commando, à la nouvelle “brigade légère”. Autres changements, la dissolution du 5e groupe de systèmes de communication et d’information (5 Gp CIS) de Tournai et la création du bataillon ISTAR à Heverlee. (Belga)

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International

Afghanistan

Avoir 18 ans dans P Une

nouvelle génération de femmes pointe dans cette vallée recluse d’Afghanistan.

Épinglé

Haute école L’une des écoles les plus hautes en Afghanistan se trouve à plus de 2000 mètres d’altitude dans un ancien poste d’observation des moudjahidines à Chofa, dans la vallée du Panshir. On y accède par un étroit sentier qui longe une crête surplombant deux vallées. Les murs sont en gros blocs de pierre. Le toit est fait de rondins et de branchages. A vrai dire, il faut beaucoup d’imagination pour concevoir qu’une école existe ici. Pendant la guerre contre les Soviétiques, les moudjahidines profitaient de cette vue panoramique pour abattre les hélicoptères russes. Aujourd’hui, deux calendriers –dont un d’origine irakienne– ornent les murs tandis que des boîtes de craie, offertes par Unicef, s’entassent sur le rebord d’une fenêtre. Sur une table, des livres sont entreposés dans des cartons ayant contenu des biscuits du Programme alimentaire mondial (PAM), offerts “par le gouvernement et le peuple belges”. A cent mètres de là, une magnifique école pour garçons domine les deux vallées. Elle a été modernisée en 2007. Si le village de Chofa souhaite aujourd’hui une école pour filles, c’est “parce que les villageois ne veulent pas que leurs filles fréquentent l’école pour garçons”, reconnaît un professeur, Mohamed Nasir. Jusqu’en 2009, filles et garçons suivaient les cours dans la même école. Plus maintenant, d’où un appel aux organisations non gouvernementales pour construire une école exclusivement pour filles. Ch.Ly., à Chofa

P Premières

à sortir d’un lycée pour filles, elles rêvent d’indépendance. Reportage Christophe Lamfalussy Envoyé spécial au Panshir

L

oin des clameurs et attractions de Kaboul, la vallée du Panshir, à deux heures de route de la capitale afghane, est un paradis perdu. Aucun taliban ne s’est jamais aventuré dans cette vallée étroite qui grimpe dans des montagnes dé­ nudées, où les premières neiges des sommets en ce début décembre donnent le change à un pay­ sage uniformément orange et bleu azur. On y accède par une seule route, qui, passé une barrière de l’armée afghane, grimpe dans une ré­ gion d’agriculteurs et de montagnards, sans le sou et dignes. Le Panshir était le sanctuaire du commandant Massoud et des troupes de l’Al­ liance du Nord jusqu’à l’intervention américaine en 2001. “Un seul taliban a osé s’aventurer dans la vallée. Il se croyait invulnérable. Il a été abattu”, ra­ conte Nasir, ancien soldat de l’Alliance. Le souvenir de Massoud est présent partout, sur les voitures, les panneaux, dans les restaurants, dans les maisons. Les talibans n’ont jamais réussi à pénétrer cette vallée tadjike où règne une plus grande tolérance que dans le sud afghan. Zahra, 18 ans, y mène une vie dure. Lever à 5 heures du matin pour les prières, coucher à 23 heures. Le vendredi, seul jour de repos hebdo­ madaire, Zahra aide sa mère dans les tâches mé­ nagères, puis va rendre visite à la famille. Pas d’Internet à la maison, mais une télévision et un lecteur de CD. “J’écoute de la musique en étudiant, ma mère me le reproche”, dit­elle.

“L’Europe doit penser par elle­ P Le

rapport controversé de l’eurodéputé Pino Arlacchi a été adopté à Strasbourg. Véronique Leblanc Correspondante à Strasbourg

lalibre.be RÉACTIONS Retrouvez tous nos dossiers et réagissez­y sur notre site www.lalibre.be

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L’examen a lieu dans la cour. Chaque élève est accroupie.

U

n processus de paix qui ne bride pas le gouvernement afghan, une aide internationale mieux contrôlée, une formation des policiers digne de ce nom et l’éradication de la culture du pavot sont les grands axes de la nouvelle stratégie réclamée cette semaine par un rapport du Parlement européen. Sont dénoncés la poursuite de la guerre et l’opportunisme des so­

ciétés privées américaines. Certes, un rapport d’initiative au Parlement européen n’a pas de poids législatif, mais quand l’eurodéputé italien Pino Arlacchi prône une “nouvelle stratégie en Afghanistan” et qu’il recueille un large vote d’adhésion parmi ses pairs, cela mérite attention. L’homme qui siège dans le groupe so­ cialiste connaît son dossier. Secrétaire général des Nations unies où il était également directeur du programme international pour le contrôle des dro­ gues entre 1997 et 2002, il lança un programme de cultures alternatives à l’opium et au coca qui fit notablement baisser la production de ces narcoti­ ques en Afghanistan et il alla jusqu’à conclure un accord avec le régime tali­

ban afin de réduire la culture du pavot en échange de versement de fonds oc­ cidentaux. Accord rejeté à l’époque par le Parlement européen car les droits de l’homme n’étaient pas respectés dans le pays. Opiniâtre, Arlacchi reprend le flam­ beau dans le cadre communautaire afin que “l’Europe commence à penser par elle­même en Afghanistan après avoir fait trop d’erreurs en suivant les Etats­Unis”, dit­il. “Après neuf ans de guerre”, ajoute­t­il, “la situation sociale et économique ne s’améliore pas, il faut un règlement poli­ tique”. En cause, les erreurs d’évalua­ tion de la coalition, qui a sous­estimé la force des talibans et surestimé la ca­ pacité du gouvernement Karzaï à ga­ rantir la stabilité du pays tout en relé­

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CHRISTOPHE LAMFALUSSY

le Panshir Car Zahra va à l’école, au lycée Malalai d’Han­ naba, comme un millier d’autres filles de la ré­ gion. Une belle bâtisse en dur, construite en 2003 par “Afghanistan Libre”, l’association de la franco­ afghane Chekeba Hachemi. Une école de filles comme les autres, où les élèves passent aujourd’hui les examens de fin d’année, accrou­ pies à bonne distance l’une de l’autre dans la cour. Au Panshir, où les températures en hiver peuvent descendre jusqu’à moins 35 degrés, l’année sco­ laire débute en février et se termine à la fin no­ vembre. Zahra termine son secondaire et n’a qu’un ob­ jectif, passer à l’université. “Je rêve de devenir doc­ teur en médecine interne”, dit­elle, pas effarouchée par le journaliste qu’elle fixe de ses jolis yeux bruns. Son voile blanc cache mal sa longue cheve­ lure. On est loin des niqabs et des burqas. Les filles de Malalai sont résolues à rompre avec les traditions, dans cette région où les familles comptent en moyenne de huit à quatorze enfants. Elles n’ont jamais voyagé, pas plus loin que Ka­ boul, à deux heures de route de là, et aspirent à ac­ quérir leur indépendance par un emploi. “Mainte­ nant que les filles ont accès à l’école, reconnaît un di­ recteur d’école, elles se marient plus tard.” Ainsi Shamilla, 18 ans, se contenterait “d’un ou deux enfants”. Elle ne conçoit pas que ses parents lui imposent un mari. “D’abord l’éducation, dit­ elle, ensuite, je prendrai ma décision et j’en parlerai à mes parents.” Elle caresse le projet d’étudier la lit­ térature et le droit islamique à l’université de Ka­ boul et ne s’octroie que peu de temps libre, entre les nouvelles sur Tolo­TV et le dernier hit du croo­ ner pachtou Tahir Shabab. Les étudiantes rêvent de France et d’Amérique, mais ne comptent pas y vivre. L’essentiel, pour el­ les, est de servir leur communauté et de rester dans la vallée du Panshir. Frozan, 18 ans, troi­ sième d’une famille de huit enfants, est la fille d’un fonctionnaire de Kaboul au chômage. Son père tient un magasin pour survivre. “Je veux deve­ nir médecin ORL car c’est une affection fréquente ici, dit­elle. Pour les pauvres, ce sera gratuit. Pour les plus riches, je demanderai quelque chose.”

même en Afghanistan” guant à l’arrière­plan la reconstruction du pays. Pour stabiliser l’Afghanistan, le gouvernement d’union nationale doit être écouté dans le processus de paix, déclare Arlacchi. “S’il veut intégrer les ta­ libans ou d’autres insurgés, c’est son choix, nous devons juste nous assurer qu’al Qaeda est bannie du pays et que la Consti­ tution ainsi que les droits des femmes sont respectés.” Le rapport voté par les eurodéputés appelle par ailleurs à une meilleure coo­ pération internationale en matière de formation des policiers aujourd’hui très largement prise en charge – souvent pour le pire – par des sociétés de sécu­ rité privées américaines. Une coordina­ tion de la Mission de police de l’Union européenne en Afghanistan (Eupol, étrillée au passage par le texte), l’Otan et

la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) pourrait professionnali­ ser la fonction. En ce qui concerne l’aide euro­ péenne à l’Afghanistan – 1 milliard d’euros par an – Pino Arlacchi soulève un lièvre en annonçant que seuls 20 % en parviennent aux populations du fait de la corruption, bien sûr, mais surtout à cause des gaspillages, dou­ bles emplois, surfacturations et autres dépenses excessives et superflues de conseil et de sécurité. Appel est donc fait à la création d’une base de données centralisée de toutes les aides de l’Union et à l’envoi de fonds directement affectés à des pro­ jets concrets réalisés en partenariat avec les institutions afghanes. La lutte contre la drogue figure évidemment

au rang des priorités du rapport voté jeudi, c’est même, selon Arlacchi, “la principale raison pour laquelle l’Europe doit rester en Afghanistan” puisque 1,5 million de personnes de par le monde en tirent leur consommation. Est prôné un plan quinquennal pour substituer la culture du safran à celle du pavot dont les champs devront être détruits sans recourir aux produits chimiques et aux herbicides. Ce sont donc des actions concrètes que réclame Arlacchi qui dénonce le coût exorbitant de la guerre : 300 mil­ liards de dollars entre 2001 et 2009, plus de 20 fois le PIB de l’Afghanistan. Les armes ont montré leurs limites, el­ les ne mènent plus nulle part si ce n’est à bloquer davantage le pays dans sa re­

construction, déclare en substance l’eurodéputé en pointant un autre ef­ fet pervers. Selon lui, la décision de placer la chaîne d’approvisionnement militaire des Etats­Unis entre les mains du secteur privé “alimente les ex­ torsions et la corruption, étant donné que les chefs de guerre, les figures de la mafia locale et en bout de course les comman­ dants talibans finissent par profiter d’une bonne part des 2,2 à 3 milliards de dollars US que représente le secteur de la logistique militaire en Afghanistan”. Autre critique : la tentative de décapi­ ter l’insurrection en utilisant des dro­ nes, des forces spéciales américaines et des milices locales dont le statut est douteux fait régulièrement des victi­ mes civiles et “discrédite l’intervention internationale”, selon lui.

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International

Actualité

l La Journée européenne La guest star du jour Mine dubitative en salle de presse du Conseil européen : quelle “guest star” va monter sur l’estrade aux côtés des habitués Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso à l’issue du sommet ? La Haute représentante Catherine Ashton ? Ce serait logique, les Vingt­ sept ont discuté d’une nouvelle appro­ che dans leurs relations avec leurs partenaires stratégiques dans le monde et envisagé des sanctions à l’égard de la Côte­d’Ivoire. Mais non, c’est Yves Leterme qui est apparu sur scène – allez savoir pourquoi, on l’avait presque oublié. Le Premier ministre belge profita donc opportu­ nément de la tribune pour se réjouir des “plus de 50 accords obtenus ces six derniers mois” par la présidence belge. Et “il reste deux semaines !” On salive à l’idée de voir tous les compromis qu’elle va encore arracher. Mais “plutôt que de se vanter de nos réussites”, l’homme a préféré rappeler ce qui a constitué la base de ce semestre belge : “s’axer sur un programme européen pour éviter d’inventer de nouvelles

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priorités” et “respecter intégralement l’esprit du traité de Lisbonne” – compre­ nez : s’effacer pour laisser toute la place à M. Van Rompuy et Lady Ashton. Et en l’occurrence, Yves Leterme a bien laissé toute la place. L’Europe lui dit merci.

Les Belges sont les meilleurs “Je félicite le Premier ministre Yves Le­ terme pour sa présidence menée dans des circonstances politiques intérieures très difficiles”, c’est “une présidence réussie”, a déclaré hier en néerlandais, à l’issue du sommet européen, son compatriote et coreligionnaire Herman Van Rompuy. La question impertinente posée dans la foulée par un journaliste suisse ne manque pas de pertinence : s’il ne faut même plus avoir des ministres en pleine possession de leurs pouvoirs pour assurer aussi bien une présidence tour­ nante, à quoi bon garder ce système ? “La Belgique est une très grande exception, elle a la qualité des gens, c’est toute la différence”, a rétorqué le président du Conseil européen, accompagné d’un bon rire d’Yves Leterme. La réponse

elliptique n’appelait aucune suite. Mais quelques minutes plus tard, le président du Conseil européen rajouta une cou­ che sur le savoir­faire belge. “Le trio de présidences marche bien avec l’Espagne, la Belgique et la Hongrie”, qui se succèdent à la tête de l’Union. “Je suis sûr que la Hongrie fera aussi bien que l’Espagne, et… un petit peu moins que la Belgique.” Cela a beau s’apparenter à une touche d’hu­ mour (c’est du moins ce qu’on a cru percevoir), cela pourrait quand même un peu chiffonner à Madrid et à Buda­ pest.

aussi, j’ai fait des études de philosophie”, bien que “pas aussi poussées qu’Her­ man”. Le Portugais rappela alors “le mythe de l’éternel retour” et “la possibi­ lité du retour de certains mythes concer­ nant le budget” européen. Il n’en fallait pas plus pour titiller Herman Van Rompuy : “L’histoire se répète, mais elle ne se répète jamais de la même façon”, a­t­il rappelé, en ponctuant sa pensée d’un “historia magistra vitae” du plus bel effet.

“Moi aussi j’ai étudié la philosophie”

Le Centre Simon Wiesenthal a placé le commissaire européen Karel De Gucht dans son “Top 10” des propos les plus antisémites de l’année pour avoir dit de “ne pas sous­estimer l’influence du lobby juif sur Capitol Hill”. Le Belge figure à la suite de la journaliste Helen Thomas, du cinéaste Oliver Stone, de l’ancien Premier ministre malaisien Mahatir Mohammad, du vice­ministre palestinien de l’Information Al­Mu­ tawakil Taha et de l’ex­banquier central allemand Thilo Sarrazin. M. De Gucht s’était excusé.

Embrayant sur une question qui s’an­ nonçait “philosophique”, Herman Van Rompuy déclara, hier toujours, que “la philosophie (était) bien sûr ma discipline de prédilection, à côté de la théologie” – enfin, la théologie l’est quand même un peu plus, prit­il soin de préciser. De toute façon, “je ne vois aucune trace de cela dans les conclusions” du sommet. De fait. Mais José Manuel Barroso, lui, avait envie de philosopher. Parce que “moi

Karel De Gucht épinglé

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l Union européenne | Sommet de Bruxelles

P Le

Britannique a rallié la France et l’Allemagne à son idée de geler le budget.

L

es dirigeants européens avaient entamé leur sommet de Bruxel­ les, jeudi soir, en posant les bases d’un nouveau mécanisme permanent destiné à stabiliser à tout prix la zone euro. David Cameron, à peine sorti de réunion vendredi, l’a clos en proposant de couper les ailes à l’Union. Le Pre­ mier ministre britannique a lancé un beau pavé dans la mare en refusant tout penny supplémentaire au budget européen. Le Français Nicolas Sarkozy, l’Allemande Angela Merkel et lui­ même annonceront d’ailleurs samedi, dans une déclaration commune, leur volonté de le geler en termes réels jus­ qu’en 2020, a annoncé le conservateur. “Tous les pays européens sont actuelle­ ment contraints de se serrer la ceinture. Il n’y a aucune raison que l’UE y échappe.” Le gouvernement britannique s’est en effet lancé dans un plan d’austérité draconien qui, selon une étude de l’Institute for Fiscal Studies, jettera près d’un million de personnes dans la “pauvreté absolue” d’ici à 2015. Dans ce contexte de réductions des dépenses, a expliqué M. Cameron à Bruxelles, “nous devons reprendre contrôle de ce budget (européen) qui ne peut continuer à croître sans cesse”. “Ce n’est pas le mo­ ment de (le) voir augmenter plus qu’il ne convient”, a confirmé le président Sarkozy. “Ce que je fais, c’est marquer une ligne très claire pour les négociations” budgé­

taires futures, a expliqué M. Cameron. C’est aussi trouver des alliés de poids pour le soutenir. De fait, “vous avez la Grande­Bretagne, la France et l’Allema­ gne, les trois plus grands pays de l’Union européenne, qui se mettent ensemble pour souligner la nécessité d’éviter que ce bud­ get ne dérape complètement”. D’autres dirigeants, néerlandais et finlandais no­ tamment, pourraient se joindre à cette initiative, qui ne soulève toutefois pas l’enthousiasme partout. “Je ne pense pas qu’on montre ainsi une grande vision européenne”, a lancé à l’adresse de Londres le ministre polo­ nais Mikolaj Dowgielewicz, cité par l’AFP. Des pays d’Europe centrale et orientale s’inquiètent par surcroît de devenir les principales victimes de cette politique restrictive, avec une di­ minution des aides structurelles aux régions les plus pauvres. Or, a rappelé le président de la Commission José Ma­ nuel Barroso, “le budget peut constituer un élément de réponse” pour accroître la compétitivité et la cohésion européen­ nes. La proposition britannique a égale­ ment jeté un froid au sein des institu­ tions européennes. “Je souhaite beau­ coup de plaisir à M. Cameron, car au Par­ lement européen, il y a une large majorité contre une telle approche. Il n’a aucune chance”, a répondu le leader des so­ ciaux­démocrates, Martin Schulz, à ce qu’il a qualifié de “provocation”. “Il y a beaucoup de tactique et très peu de straté­ gie” dans l’initiative britannique, pen­ se­t­on par ailleurs au Conseil euro­ péen. “Il existe toujours dans ce genre de lettre le côté politique et le fond des cho­ ses”, ajoute une source au Juste Lipse. “On peut comprendre que les gouverne­

GEERT VANDEN WIJNGAERT/AP

David Cameron jette un froid

“Tous les pays européens sont actuellement contraints de se serrer la ceinture. Il n’y a aucune raison que l’UE y échappe”, a expliqué David Cameron à l’issue du sommet. ments qui font de grands efforts de conso­ lidation budgétaire ne peuvent contri­ buer à un budget européen croissant plus vite que le leur”. Cela dit, “on concentre la discussion sur de très petits montants”, remarque­t­on au Conseil européen. Le budget actuel de l’UE ne représente en effet jamais que 1% du Revenu na­ tional brut européen (142 milliards d’euros pour 2011). Et puis, au­delà de l’opportunité politique de prendre

posture maintenant, le fait est que la discussion ne pourra pas commencer avant juin 2011, quand la Commission aura présenté ses propositions en la matière. “La méthode communautaire doit être respectée dans un esprit de coo­ pération loyale”, a martelé M. Barroso. “J’espère que les Etats membres feront preuve du même esprit pour avoir un bon débat sur nos prochaines dépenses.” Sabine Verhest

Élargissement

Un de plus Monténégro. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont accordé vendredi au Monténégro le statut de candidat, dernière étape avant que des négociations d’adhésion puissent être entamées. “Cela souligne la conviction que les pays des Balkans occidentaux ont une vocation européenne”, a déclaré Herman Van Rompuy. Mais aucune date n’a été avancée pour l’ouverture des pourparlers, signe que les Européens attendent encore du Monténégro qu’il améliore sérieusement le fonctionnement de son administration, de sa police et de son système judiciaire. samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010 - La Libre Belgique

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International

Actualité

l Côte-d’Ivoire

Pas de manif mais des pressions P La

peur a empêché les Ivoiriens de sortir manifester pour Ouattara.

D

e onze à trente morts dans la répression, par les forces ar­ mées de Laurent Gbagbo –l’ex­président qui refuse de quitter son poste après sa défaite électorale –, de la marche “pacifi­ que” de jeudi destinée à installer à la télévision nationale son nouveau di­ recteur, nommé par le nouveau gou­ vernement ivoirien : les Ivoiriens, échaudés, ne sont pas sortis, ven­ dredi, pour la marche convoquée par le Premier ministre Guillaume Soro et destinée à prendre posses­ sion du siège du gouvernement. Les morts de jeudi sont tombés sans que le gouvernement ivoirien avance d’un pas dans la prise de possession du pouvoir conquis par les urnes. Dès vendredi matin, Abidjan était d’ailleurs quadrillée par les forces

armées pro­Gbagbo, comme la veille, en particulier dans les quartiers pau­ vres pro­Ouattara, comme Ajamé ou Abobo, où deux cadavres étaient si­ gnalés dans les rues. En revanche, les pressions interna­ tionales, jusqu’ici inefficaces, se sont accentuées vendredi sur Laurent Gbagbo. Ce dernier a été averti par Washington qu’il n’avait que “quelques jours” pour partir, s’il veut éviter des sanctions, tandis que le président Sarkozy, à Bruxelles, lui a donné “jus­ qu’à la fin de la semaine” pour quitter le pouvoir qu’il “usurpe” : dès lundi, les sanctions personnelles décidées il y a quelques jours par l’Union euro­ péenne (UE) contre “18 ou 19” de ses proches seront appliquées également à lui­même “et à son épouse”, la bagar­ reuse Simone. L’UE a en outre appelé l’armée ivoi­ rienne à se placer sous l’autorité du président élu, Alassane Ouattara, tan­ dis que la chef de la diplomatie euro­ péenne, Catherine Ashton, mettait en cause “la responsabilité” de “ceux qui

empêchent un transfert rapide et pacifi­ que du pouvoir au président élu Alassane Ouattara”. Le Conseil de sécurité de l’Onu a, quant à lui, mis en garde les auteurs d’attaques contre des civils, soulignant qu’ils seront tenus pour responsables de leurs actes et “traduits en justice”. Le Comité international de la Croix­ Rouge (CICR), “vivement préoccupé”, a appelé les forces de l’ordre qui ont ré­ primé les civils jeudi à Abidjan, à un usage “proportionné” de la force et uni­ quement “lorsque cela est strictement nécessaire”. Jeudi, ces forces ont lancé des grenades lacrymogènes et tiré à balles réelles. Le CICR a rappelé égale­ ment que le personnel médical et les ambulances doivent “pouvoir dispenser les secours sans entraves”. Après l’échec du médiateur sud­afri­ cain de l’Union africaine (UA), Thabo Mbeki, la semaine dernière, une se­ conde délégation de l’UA est arrivée vendredi à Abidjan, dirigée par Jean Ping, président de la Commission afri­ caine. Il a rencontré M. Gbagbo puis le président Ouattara.

Enfin, le secrétaire général de l’Onu Ban Ki­moon a estimé vendredi que le maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo conduirait à “une parodie de démocratie” et a mis en garde contre toute attaque des 10000 casques bleus présents en Côte­d’Ivoire, dont 800 hommes gardent l’hôtel où siè­ gent le président Ouattara et le gou­ vernement. Alassane Ouattara, avec l’aide de la communauté internationale, table, lui, sur un grignotage du pouvoir écono­ mique de Gbagbo : la signature ban­ caire de celui­ci n’est désormais plus valable pour l’Etat ivoirien et il devra donc payer ses militaires sur sa cas­ sette personnelle – qui se serait ce­ pendant considérablement gonflée durant ses années de pouvoir. Ce processus, soulignent les experts, pourrait donc être long, d’autant, sou­ ligne Richard Banegas, historien spé­ cialiste de la Côte­d’Ivoire interrogé par l’AFP, que Gbagbo contrôle les zo­ nes productrices de cacao et le port d’Abidjan pour l’exporter. (AFP, Reu­ ters).

l Biélorussie | Élections

La jeunesse est rentrée dans le rang à P Loukachenko

a toutes les chances d’être réélu ce dimanche. Reportage Laurent Geslin Correspondance particulière

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n 2006, la jeunesse de la Biélo­ russie descendait dans la rue pour contester la réélection frau­

duleuse du Président Aleksander Lou­ kachenko. Aujourd’hui, et alors que l’opposition part au combat en ordre de marche dispersée, bien peu sont ceux qui croient encore que le “der­ nier dictateur d’Europe” puisse être chassé du pouvoir aux élections de ce dimanche 19 décembre. Dans le palais des sports de Minsk, la capitale biélorusse, des centaines d’en­ fants agitent de petits drapeaux vert et rouge, les couleurs du drapeau natio­ nal, reprises par Loukachenko dans

toute sa communication. Igor Bouzo­ vski, le premier secrétaire du Comité central de l’Union de la jeunesse répu­ blicaine biélorusse (BRSM) est venu inaugurer un tournoi de hockey qui réunit les écoles du pays. Des artistes en vogue se relaient pour pousser la chansonnette et lancer la manifesta­ tion. “Notre organisation a pour but de développer le sport et de favoriser l’accès des plus jeunes à la culture”, souligne Igor Bouzovski, qui revendique 500 000 adhérents, de 16 à 30 ans.

“Nous n’avons aucun objectif politique. Mais l’État nous finance, il est donc nor­ mal que j’invite nos membres à aller vo­ ter pour le Président.” Comme au temps de L’URSS, l’Etat biélorusse encadre et forme ses futurs citoyens. La dissidence est contrôlée dès le plus jeune âge. À la faculté aussi, les étudiants sont fortement encoura­ gés par leurs professeurs à devenir membre du BRSM. Les associations in­ dépendantes sont rares et étroitement surveillées. “Les étudiants sont surtout préoccupés de toucher la bourse que leur accorde l’État à la fin de chaque mois”, se désole Kasia Bochan, qui a animé des organi­ sations étudiantes durant des années. “Tout le monde attend que le peuple se soulève mais personne ne fait rien. Le ré­ gime tombera quand les gens n’auront plus rien à manger et la révolution se fera par les travailleurs et les ouvriers.” Quatre ans après les manifestations de mars 2006, où plusieurs centaines d’opposants avaient été arrêtés alors qu’ils dénonçaient la réélection con­ testée du président, le souffle révolu­ tionnaire semble être retombé au sein de la jeunesse biélorusse. “Beaucoup d’étudiants arrivent directement des campagnes. Pour eux, étudier à Minsk est déjà une chance, ils n’ont aucune idée des libertés dont jouissent les gens dans les

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SUNDAY ALAMBA/AP

Les onze à trente morts, dénombrés jeudi, ont effrayé les Ivoiriens. Ils ne sont pas sortis, vendredi, pour la marche convoquée par le Premier ministre Guillaume Soro.

La diplomatie pour les nuls

Minsk pays étrangers”, ajoute Kasia. Certains, pourtant, s’y essayent. Sous les bourrasques de neige, Alexeï, 19 ans, est venu avec deux amies pour apporter son soutien à Andreï San­ nikov et Vladimir Nekliaev, deux can­ didats de l’opposition qui tiennent meeting commun dans le centre de Minsk. Par cette froide soirée d’hiver, mille personnes à peine se sont dépla­ cées et les discours peinent à enflam­ mer l’assistance. “Beaucoup de mes amis de la faculté de droit de Minsk ne sont pas venus car ils ont peur”, souffle Alexeï. “Tous sont contre le régime actuel mais bien peu se mobilisent.” A la périphérie de la ville, quelques lieux de résistance passive survivent. Dans les couloirs sombres du sous­sol d’une usine d’optique, trois studios d’enregistrement ont été installés. La moquette est élimée, quelques fau­ teuils sont posés autour d’une table et d’un cendrier rempli de mégots. “Des espaces comme celui­ci, où nous pouvons faire ce que nous voulons, il ne doit y en avoir qu’une dizaine dans tout Minsk”, soupire Sacha, une guitare sous le bras. “Nous venons ici une fois par semaine pour nous retrouver et jouer de la musi­ que.” Le studio est installé dans des ca­ ves aménagées durant la période so­ viétique en abris anti­aérien. “Ici, au moins, nous ne gênons personne.”

Quand la Chine envahissait le Japon Par Philippe Paquet Le gouvernement de centre­gauche ja­ ponais, au plus bas dans les sondages, a adopté vendredi des “Directives pour le programme de la défense nationale au cours des dix prochaines années”. S’agissant d’un pays qui, depuis l’humi­ liante défaite d’août 1945, s’est doté d’une Constitution pacifiste, l’initiative ne devrait susciter qu’un intérêt limité. Sauf que l’Empire du Soleil­Levant a opéré à cette occasion un virage straté­ gique spectaculaire en décrétant que le danger n’était plus au nord, mais au sud, et en déplaçant par conséquent ses forces armées – pardon, d’autodé­ fense– de l’île septentrionale d’Hok­ kaïdo vers l’archipel méridional des Nansei qui s’étire en arc de cercle jus­ qu’à Taiwan avec Okinawa en son cen­ tre. Le méchant n’est donc plus la Russie, bien que les Russes occupent, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une portion des Kouriles que le Japon re­ vendique. Et ils ne sont visiblement pas près de les quitter si l’on en juge par la visite très médiatisée qu’y a effectuée, le mois dernier, le président Medvedev. Lundi encore, c’était le vice­Premier mi­ nistre Chouvalov qui s’y rendait, sous prétexte d’inspecter le développement économique d’une région encore en­

gluée dans la guerre froide. L’ennemi numéro un, désormais, c’est la Chine. La montée en puissance de celle­ci, dramatisée cette année par le fait que la Chine a enlevé au Japon sa place de deuxième économie mondiale, est un phénomène qui hante Tokyo de­ puis longtemps. Des incidents de plus en plus nombreux en mer de Chine (dont l’arraisonnement d’un chalutier chinois en septembre) ont, toutefois, donné un tour concret et violent à une rivalité qui a pour enjeu immédiat le contrôle des ressources naturelles dans les zones maritimes frontalières. Dans cette “intensification des activités” chi­

noises, le gouvernement nippon voit “une source d’inquiétude pour la région et la communauté internationale”. Voilà qui ne manque pas de sel (marin) quand on se remémore l’invasion de la Chine, puis la conquête d’une partie de l’Asie, par le Japon au siècle dernier ! La Chine a eu, certes, elle aussi, ses pous­ sées de fièvre expansionniste et elle a concocté sa propre forme d’impéria­ lisme. Il n’empêche qu’on pourrait, une fois n’est pas coutume, être d’accord avec la porte­parole du ministère chi­ nois des Affaires étrangères, Jiang Yu, quand elle qualifie d’“irresponsables” les déclarations japonaises.

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International

Actualité

l France

L’“helvétisation” de l’aile droite P Copiant

la récente votation suisse, la majorité vote l’expulsion des étrangers condamnés aux assises.

P Dernier

avatar en date d’une “lepénisation” réelle. Bernard Delattre Correspondant permanent à Paris

C’

est le dernier avatar en date du processus bien connu qu’on appelle la “lepénisation” de la droite républicaine: la perméabilité de l’UMP (et, avant elle, du RPR) à des thè­ ses qui, auparavant, étaient l’apanage du Front national (FN) de Jean­Marie Le Pen. L’actualisation de ce processus de contagion commence à être dénom­ mée à Paris l’“helvétisation” de la droite, en référence à une actualité suisse in­ fluençant de plus en plus les discours et les actes de la majorité. Avant de resurgir jeudi, cette “helvéti­ sation” avait débuté en décembre 2009. Quand la votation suisse sur l’interdic­ tion des minarets avait conduit des hié­ rarques de l’UMP à gloser sur la compa­ tibilité de ces édifices musulmans avec une France constitutionnellement laï­ que. Et aux côtés des clochers d’églises, eux, tolérés, car constituant l’“héritage historique d’une religion présente avant l’avènement de la République”. A l’épo­ que déjà, la gauche avait jugé “extrême­ ment inquiétant” le fait que “cette vota­ tion suisse fasse tache d’huile en France”,

auprès de “politiciens à la recherche dé­ sespérée des voix du FN”. Un an plus tard, la gauche remonte au créneau, contre l’importation en France cette fois de la récente votation suisse sur l’expulsion du pays des étrangers délinquants ou criminels ayant été condamnés comme tels. Dès le lendemain de cette votation, qui avait été applaudie par le FN, des députés sarkozystes l’avaient qualifiée de “vraie leçon de bon sens de nos amis suisses”. Jeudi, ces élus sont parvenus à faire voter par l’Assemblée un amende­ ment à la dernière loi sécuritaire en date. Il impose aux jurés d’assises, après chaque condamnation pour crime d’un étranger, de se prononcer sur une éventuelle “peine complémentaire” d’expulsion à lui infliger. Pour ses pro­ moteurs UMP, ce dispositif “pédagogi­ que et préventif” se justifie car “il y a un distinguo à faire entre les étrangers et les citoyens français”. Et car “il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt: il y a en France un problème avec les étrangers”. De facto, ce dispositif revient sur une réforme mémorable de Nicolas Sarkozy, en 2003. Alors ministre de l’Intérieur, il avait fait abolir la “double peine” (condamnation puis expulsion) pouvant frapper les étrangers condam­ nés. “Il n’y a pas besoin de la double peine pour lutter contre l’insécurité”, avait­il justifié à l’époque. Ce revirement traduit l’influence croissante, au sein de la majorité sarko­ zyste, de l’aile la plus à droite de l’UMP –dont d’ailleurs un des chefs de file, le député du Vaucluse (Provence) Thierry Mariani, vient d’être bom­ bardé au gouvernement. Instituée de­

Signe des temps: Thierry Mariani (à gauche), chef de file de “La Droite populaire”, l’aile ultra de l’ puis l’été en un “Collectif de la Droite populaire”, cette mouvance regroupe des élus UMP surtout du Midi méditer­ ranéen –bastion du FN. On y retrouve aussi les derniers caciques de l’UMP fa­

vorables au rétablissement de la peine de mort. Récemment, au Parlement, cette “Droite populaire” a échoué de peu à durcir le sacro­saint Code de la nationalité, afin que les jeunes nés en

l WikiLeaks

Assange craint l’

L

e fondateur de WikiLeaks, Julian Assange a affirmé vendredi que son organisation faisait l’objet d’“attaques” menées par plusieurs ban­ ques, alors qu’il se prépare à livrer au public de nombreux documents sur le système financier, après ses informa­ tions sur la diplomatie. “Nous avons été attaqués, pas essentiel­ lement par des gouvernements, pas es­ sentiellement par le gouvernement amé­ ricain, même si les choses sont en train de chauffer maintenant, mais par des ban­ ques”, a affirmé M. Assange dans un en­ tretien à la chaîne de télévision améri­ caine CNBC. Parmi les attaquants du site, M. As­ sange a énuméré “des banques de Dubaï, des banques de Suisse, des banques des Etats­Unis, des banques du Royaume­ Uni”, mais sans livrer aucun nom. Il a également réitéré son intention

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EPA

sarkozyste

UMP, est entré au gouvernement. France de parents étrangers ne deviennent plus d’office Français à leur majorité. Mais elle a réussi à mettre fin à la gratuité du ré­ gime de couverture médicale des étrangers sans­papiers malades. Et ces sarkozystes

vont parfois jusqu’à prôner publiquement une alliance avec le FN –option soutenue par 32% de l’électorat sarkozyste. Cette influence croissante de l’aile “helvé­ tique” de l’UMP déplaît aux alliés néocen­ tristes de Nicolas Sarkozy, qui veulent “l’arrêt de la surenchère” avec le FN. Elle vient d’être invoquée par la populaire ex­secrétaire d’Etat Rama Yade pour claquer la porte de l’UMP: parti qui, selon elle, en disant “oui aux référendums suisses”, s’engage “sur le terrain du FN”. Et François Fillon lui­même vient de donner l’impression de s’en distancer: “L’ex­ trême droite ne mérite pas de complaisance”, a insisté le Premier ministre. Une extrême droite qui, en ce moment, connaît un regain d’audience. A dix­ sept mois de l’élection présidentielle, Marine Le Pen –qui, en janvier, succédera sans doute à son père à la tête du parti– bat tous les records sondagiers de son père à la même époque en 2002: 27% d’opinions favorables et 12 à 14% des intentions de vote. Sa der­ nière tirade contre l’“Occupation” de la France par les musulmans priant dans la rue, faute de suffisamment de mosquées, a fait un tabac. L’ont saluée une nette majorité (54%) de l’électorat sarkozyste et une minorité non négligeable (39%) de l’électorat français. Vu ce contexte, et vu la récente suggestion du nouveau patron de l’UMP, Jean­François Copé, de relancer le si sulfureux débat sur l’identité nationale, la droite sarkozyste est accusée par la gauche d’à nouveau marcher éhontément sur les terres du FN. “Quand le FN monte, cela veut dire que certains Français pensent que nous n’honorons pas certains ren­ dez­vous, a commenté Jean­François Copé. Cela confirme qu’on doit se bouger, se saisir des questions qui provoquent l’inquiétude de nos concitoyens: l’immigration clandestine, l’échec de l’intégration et les questions religieuses.”

Brésil Ils raffinaient la cocaïne... en prison, pour la vendre aux détenus La police brésilienne a découvert un laboratoire de raffinage de cocaïne lors d’une perquisition dans la prison de Caceres (250 km de Cuiaba, capitale de l’Etat du Mato Grosso), a déclaré vendredi une source judiciaire. Le directeur de la prison a été renvoyé et une enquête administrative sur les irrégularités dans le pénitencier a été ouverte, a indiqué le ministère public de la ville de Caceres. Lors de l’inspection de la prison mercredi, les policiers ont saisi, derrière des faux murs, un kilo de pâte base de cocaïne, 27 téléphones portables et 20 flacons de produits utilisés pour raffiner la pâte base et la transformer en cocaïne. D’après les policiers, la cocaïne était vendue à l’intérieur même de la prison. (AFP)

Somalie Neuf pirates condamnés aux Seychelles à 22 ans de prison La Cour suprême des Seychelles a condamné neuf pirates somaliens à 22 ans de prison chacun. Les pirates avaient capturé un bateau de pêche seychellois, le Galate, en mars dernier, mais ils étaient tombés en panne d’essence en tentant de revenir vers la Somalie. (AFP)

France Cabinda: inculpation Un Français d’origine cabindaise, Rodrigues Mingas, qui avait revendiqué au nom d’un mouvement indépendantiste l’attaque du bus de l’équipe de football du Togo, lors de la Coupe d’Afrique des Nations en Angola, en janvier 2010, a été inculpé par la justice française d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. (AFP)

extradition vers les Etats­Unis de publier des documents des institutions financières : “C’est notre activité normale de publier des informations sur les banques”, a­ t­il dit. “Bien sûr que nous continuons à diffu­ ser de la matière sur les banques.” La prochaine vague de révélations de Wi­ kiLeaks portant sur les institutions financiè­ res est attendue le mois prochain. Le mois dernier, M. Assange avait promis des infor­ mations de nature à faire tomber “une ban­ que ou deux” avec la publication de docu­ ments compromettants pour la direction d’une “grande banque américaine”. Le site d’informations “Huffington Post” avait alors exhumé un entretien que le fon­ dateur de WikiLeaks avait accordé en octo­ bre 2009 à une revue spécialisée, où il affir­ mait détenir “5 gigaoctets de données prove­ nant de Bank of America, du disque dur d’un de ses dirigeants”. Le fondateur du site WikiLeaks, Julian As­ sange, a jugé vendredi “de plus en plus proba­

ble” son extradition vers les Etats­Unis, tan­ dis qu’il entamait dans un manoir anglais un régime de liberté conditionnelle. Considéré comme l’ennemi public nu­ méro un par de nombreux responsables américains, après les multiples fuites très embarrassantes pour Washington orches­ trées par WikiLeaks, l’Australien de 39 ans s’estime en sursis. “Le risque le plus impor­ tant, le risque qui nous inquiète tous, c’est l’ex­ tradition vers les Etats­Unis. Et cela semble de plus en plus sérieux et de plus en plus proba­ ble”, a­t­il déclaré à la presse à laquelle il est venu parler librement Arrêté le 7 décembre à Londres en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par les autorités suédoises, Julian Assange a passé au total neuf jours sous les verrous. La date de l’audience sur son éventuelle extradition vers la Suède sera connue le 11 janvier. Mais celle­ci pourrait prendre plusieurs mois, en raison des nombreux appels possibles. samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010 - La Libre Belgique

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Regards

17 décembre: alors que l’hiver approche à grands pas, la Coupe du monde de saut à ski a repris ses droits, ce qui nous vaut ces clichés traditionnels d’“hommes volants”, comme ici au-dessus de la ville d’Engelberg, en Suisse.

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URS FLUEELER/EPA

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Economie Épinglé

Indigestion de chiffres Bilans. L’année n’est pas finie et

Le marché obligatai P Après

une longue baisse, les taux ont entamé une remontée depuis septembre.

P Les

particuliers n’ont pas été gâtés par les émetteurs et doivent songer aux fonds.

P

as facile de naviguer dans les eaux de la Finance quand on n’a qu’un petit portefeuille? Non, et 2010 a été à cet égard un cru assez moyen, avec pas mal d’écueils pour les

particuliers. Les investisseurs dispo­ sant d’un portefeuille diversifié ont toutefois pu trouver un certain équili­ bre, comme nous l’explique Xavier Servais, gestionnaire de portefeuille au sein de la société de Bourse Crédit Agricole Van Moer Courtens (voir por­ trait ci­dessous), avec un rééquilibrage des rendements permis par la belle progression des valeurs américaines, de celles des pays émergents et… des allemandes, servies pas un redémar­ rage économique plus convaincant que dans le reste de la zone euro. Et les obligations? “L’an passé, les Etats et les entreprises avaient émis en masse après une année 2008 très difficile pour les em­

prunteurs. Le marché était, en effet, venu combler le déficit de financement en pro­ venance des banques, et pour maintenir la liquidité, les banques centrales, la Fed aux Etats­Unis, la Banque d’Angleterre et la BCE chez nous, sont intervenues en achetant du papier. Mais en 2010, on peut dire que l’activité est revenue à la normale. Retour à la normale signifiant à mes yeux retour d’un niveau de con­ fiance raisonnable des investisseurs dans la capacité des Etats et des entreprises à assumer leurs obligations. Mais cette confiance revenant, on a aussi assisté à un reflux des rendements jusqu’au mois de septembre.” Mais on note depuis de bonnes nouvelles en provenance des

SETH WENIG/AP

l’argent va encore circuler. Difficile dès lors d’établir des statistiques correctes. Retenons que les volumes émis en 2010 seront certainement inférieurs à ceux de 2009. Mais ce fut une année d’exception, avec des émissions en forme de soins financiers intensifs posttraumatiques… Cette année pour ce que l’on en sait, les Etats ont déjà émis des montants qui restent importants dans l’absolu. En Europe, le volume des émissions a atteint 954 milliards d’euros. Et aux Etats-Unis, on affiche quelque 2116 milliards d’émissions. On parle ici, comme pour la suite d’émission de qualité (investment grade), déterminée par le rating, la note financière attribuée à l’émetteur par une agence de notation. Du côté du secteur privé, les entreprises, on évoque un montant émis en euro équivalent à 178 milliards de dollars. Et de 381 milliards d’obligations corporate émises en dollar.

Placements

Après une longue baisse, les taux ont entamé une remontée depuis septembre.

lalibre.be VOS RÉACTIONS L’année qui se termine a­t­elle été financièrement heureuse pour vous ? Ecrivez­le sur notre site !

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re? Revenu à la normale grands blocs économiques, aux Etats­ Unis, et en Europe, avec le moteur alle­ mand de la zone euro… “En effet, ce qui a entraîné une nette reprise des taux d’intérêt. Avec un effet négatif sur les por­ tefeuilles obligataires puisque cela met la pression sur la valeur de marché des obli­ gations existantes. Le secteur bancaire en souffre.” Peut­on s’attendre à un apai­ sement de ce côté? “Pas vraiment: les investisseurs estiment que les Etats vont encore faire appel au marché, et pour ce qui concerne la zone euro, les tensions ac­ tuelles vont dans le sens d’une plus grande méfiance et donc dans le sens d’une exigence de rendement élevé. En matière d’obligations, le risque se paie

évidemment plus cher.” Mais les économies émergentes se portent par contre pour le mieux ? “Oui, et cela se traduit par une forte de­ mande d’obligations d’Etat et corporate de la part des investisseurs. Retenez aussi que les ratings de certains émetteurs ju­ gés auparavant un peu risqués, sont en nette amélioration. Cette semaine par exemple, Standard&Poor’s a relevé les notes de la Chine et de Hong Kong.” Et, du point de vue du particulier? “Pas fa­ cile pour un petit portefeuille de chasser sur le marché obligataire. Je l’ai expliqué, même si on note maintenant une remon­ tée de taux, la tendance en 2010 a été pour les entreprises, d’émettre sur des

échéances plus longues – sept, huit ou dix ans – avec des taux plus bas qu’en 2009. En outre, il faut bien consta­ ter que les volumes émis ciblaient essen­ tiellement les institutionnels, avec sou­ vent des coupures minimales de 50000 euros qui ne sont pas à la mesure des petits investisseurs.” Comment jouer ce marché réputé moins risqué que la Bourse? “Il est tout à fait possible d’investir de manière indi­ recte via des fonds spécialisés. On peut alors investir soit dans les obligations de première qualité, soit dans les obligations émises par des Etats émergents, soit en­ core oser des placements en high yield,

avec des ratings moins rassurants, et en­ fin, ce qui est quasiment impossible pour un particulier, placer une partie de son patrimoine en obligations convertibles.” Une manière de jouer sur deux ta­ bleaux à la fois? “Oui, il s’agit ici de gar­ der la sécurité d’un placement en obliga­ tions mais de pouvoir, le cas échéant, bé­ néficier de la hausse des actions de l’entreprise émettrice. Gérés par des spé­ cialistes, ces portefeuilles peuvent être très rentables.” A noter, explique en­ core Xavier Servais, “que nos porte­ feuilles équilibrés actions­obligations, sont bénéficiaires cette année”. Un re­ tour à la normale, ici aussi. Patrick Van Campenhout

Sociétés de Bourse : renaissance !

L’Irlande dévisse de cinq étages

P Crédit

P Après

Agricole Van Moer Courtens, nom officiel !

Crédit Agricole Van Moer Courtens… Un nouveau nom, un site Internet (www.cavmc.be), une société de Bourse belge? Oui, il y en a encore, mais celle­ci est à la fois nouvelle et ancienne. Et c’est du solide, spécial anticrise! Explications. Remontons à l’année 2007. L’industrie financière bat son plein, les grandes banques rêvent de croissance, et les entités légères sont sous pression: les gendar­ mes de la Bourse n’aiment plus trop ces entreprises difficiles à contrôler. Damien Courtens qui dirige une toute petite société de Bourse juge le moment opportun pour céder son entreprise en s’adossant à un grand nom de la banque, l’allemand Dresd­ ner Bank qui rêve alors de s’étendre en Belgique et qui englobe au passage la société de Bourse Van Moer­San­ terre. L’affaire est faite, mais au gré des fusions, Dresdner est elle­même intégrée à la Commerzbank, au sein du groupe d’assurances Allianz dont elle dépendait déjà auparavant. Un géant de l’argent qui va toutefois connaître comme la grande majorité des acteurs du monde financier une crise sans égale dès l’automne 2008. Avec, quelques mois plus tard, une pression sur Commerzbank qui va finalement bénéficier d’une aide d’Etat et va se voir imposer une cure d’amaigrissement, de réduction de la taille de son bilan. Elle optera pour une cession de filiales étrangères. Parmi celles­ci, sa branche belge pour laquelle Goldman Sachs va chercher un acquéreur dès le mois de mai 2009. Durant l’été 2009, les candidats font le tour du propriétaire. Nouvelle fusion en vue? Non, Damien Courtens étudie la possibilité d’un management buy­out (MBO) avec le

patron de la branche Private Banking de la Commerzbank au Luxembourg, Franck Bruynseels. A deux, ils font une offre à la Comme­ rzbank. En théorie, les acheteurs et les vendeurs se connaissent et il n’est pas besoin ici d’aller revisiter les comptes. En octobre 2009, un accord est signé, mais Damien Courtens et Franck Bruynseels savent déjà à ce moment qu’il serait bon de s’allier à un gros­ porteur. A la fin 2009, ils rencontrent les responsables du Crédit Agricole. En juillet 2010, ils concluent avec le Crédit Agricole. “On a tout de suite repris les choses en mains pour répon­ dre dans l’ordre aux clauses suspensives contenues dans l’accord, nous explique Damien Courtens. Nous avons bénéfi­ cié du soutien et des précieux conseils de la CBFA (Commission bancaire, finan­ cière et des assurances), et après inté­ gration de la filiale banque privée du CA à Luxembourg, nous avons pu démarrer la nouvelle structure en intégrant au conseil d’administration Corinne Le­ grand et Hervé Podevin qui dirigeaient cette filiale.” Une nouvelle structure, légère? “Oui, une société de Bourse, mais finalement bien plus grande qu’avant la cession en 2007, puisque l’entreprise que je dirige maintenant au sein du groupe Crédit Agricole compte une quarantaine d’employés et gère quelque 755 millions d’euros malgré la diète imposée par la crise. Nous disposons maintenant d’agences à Liège, Anvers et Bruxelles, et sommes axés sur la gestion discrétion­ naire, avec l’appui des spécialistes d’un groupe doté d’un rating “AA”, présent partout dans le monde et notamment en Asie”, explique encore Damien Cour­ tens. P.V.C.

Fitch, l’agence de notation Moody’s réduit sa note.

L’agence de notation Moody’s Inves­ tors Service a dégradé sévèrement vendredi la note de l’Irlande, imitant ainsi sa rivale Fitch, en raison de la montée des incertitudes qui pèsent sur l’économie du pays et de la dégra­ dation des finances publiques. Moo­ dy’s a abaissé la note de la dette à long terme irlandaise de cinq crans, de “Aa2” à “Baa1”, précise­t­elle dans un communiqué. Cette nouvelle note est assortie d’une perspective néga­ tive, c’est­à­dire que l’agence n’écarte pas de l’abaisser à nouveau à court ou moyen terme. Moody’s a motivé sa décision par l’envolée du coût du sauvetage des banques irlandaises, qui avait été revu fortement à la hausse cet automne, faisant exploser le déficit public irlandais à 32% du PIB cette année. De plus, l’agence souligne l’incertitude grandissante qui en­ toure les perspectives de croissance en Irlande, en raison notamment de la cure d’austérité que Dublin a annoncé en échange du plan d’aide de l’Union européenne et du FMI. Cette cure d’austérité, de 15 milliards d’euros sur quatre ans, vise à rame­ ner le déficit sous 3% du PIB en 2014. Enfin, Moody’s s’inquiète de la dé­ gradation du niveau d’endettement du pays, conséquence de l’explosion de son déficit budgétaire. Elle prévoit que l’endettement bondira jusqu’à 120% du Produit intérieur brut en 2013, contre 66% l’an dernier, avant de se stabiliser. Moody’s précise toutefois que, mal­ gré cet abaissement, la dette de l’Ir­ lande reste classée dans la catégorie “investissement”. Cela reflète les engagements du gouvernement en matière de rigueur budgétaire et de

réformes structurelles, ainsi que les sommes mises à disposition du pays, dans le cadre du plan de sauvetage de 85 milliards d’euros négocié le mois dernier avec l’UE et le Fonds moné­ taire international. “Baa1” constitue la huitième note dans l’échelle de Moody’s, qui en comprend au total 21. Elle corres­ pond à des emprunteurs de qualité moyenne, mais en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate. Moody’s, qui avait prévenu fin novembre qu’elle allait probable­ ment abaisser de plusieurs crans la note du pays, a ainsi mis sa menace à exécution. L’agence rivale Fitch avait elle­même abaissé la semaine der­ nière la note de l’Irlande de trois crans à BBB+, ce qui correspond également à la huitième note au sein de sa propre échelle, tandis que Standard and Poor’s avait abaissé la sienne de deux crans fin novembre, à “A” (la 5e note dans sa classification). L’Irlande, après avoir longtemps bénéficié de la note maximale “Aaa” réservée aux emprunteurs les plus solides, avait perdu ce bénéfice en juillet 2009. Les notes attribuées par les agences évaluent la capacité des Etats et des entreprises à rembourser leurs dettes, et influence fortement le coût auquel ils peuvent emprunter sur les marchés. D’autre part on a appris que Standard & Poor’s a pour sa part revu la note attribuée à l’Office national du Du­ croire (l’assureur crédit de la Belgi­ que) pour modifier sa “perspective” de “stable” vers “négative”. Ce chan­ gement est une suite logique de la révision de la note de la Belgique et des entités fédérées. (Avec Reuters et AFP)

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Economie

Actualité

l Consommation | Tendances

Achats en ligne sans travers P Apparemment,

l’e­shopping devrait cartonner cette année. P Evitez

les déconvenues, et surtout ne simplifiez pas la tâche des escrocs !

OLIVIER PIRARD

L

es fêtes de fin d’année sont à nos portes. Et avec elles, la chasse aux cadeaux. Mais le froid, la neige, et le verglas vont sans doute pousser pas mal de consommateurs à s’essayer à l’e­ commerce. Selon une récente étude de la société F­Secure, spécialiste de la sé­ curité informatique, cette année, 85% des internautes vont réaliser des achats en ligne pour Noël. Selon la même étude, 71% des acheteurs en ligne fe­ ront la majorité de leurs achats via le Web. Selon les spécialistes de cette so­ ciété, un internaute sur trois a recours désormais à Facebook, le réseau social, pour dénicher de bonnes affaires. “Cela peut amener certains acheteurs en ligne à prendre des risques inutiles”, explique­ t­il. Si la plupart des internautes inter­ rogés assurent tenir compte du risque lorsqu’ils font des recherches sur Inter­ net, 78% d’entre eux trouvent les objets désirés via des moteurs de recherche. Et selon la société F­Secure, cela les expose potentiellement à des sites infectés ou à des attaques spécifiques pouvant en­ gendrer des escroqueries. Le moteur de recherche Google est, ce n’est pas un se­ cret, un des plus utilisés. Les spécialistes

La neige et le verglas vont pousser les consommateurs à recourir à l’e-commerce. de F­Secure, conseillent d’utiliser Goo­ gle Shopping au lieu de la recherche gé­ nérale pour réduire le danger d’être en­ voyé vers un site à risque. L’utilisation d’un bon antivirus mis à jour est évidemment de mise. Encore que le terme d’antivirus ne corres­ ponde plus à la réalité. Certains logiciels de sécurité vont plus loin et mettent en garde contre des pages Internet mani­ festement trop dangereuses. Si vous trouvez l’objet de vos rêves sur un site qui ne vous inspire pas con­ fiance, vous aurez intérêt à faire un tour sur les forums spécialisés afin de véri­ fier si le site en question n’a pas déjà fait d’autres victimes. En théorie, les don­ nées relatives à la société commerciale vous permettent aussi de savoir avec

qui vous effectuez une opération. Un coup de téléphone suffit souvent à véri­ fier leur existence réelle. Et puis, un peu de vigilance s’impose comme le fait de vérifier si au bas de la page Internet uti­ lisée lors d’une transaction, vous re­ trouvez bien un petit sigle en forme de cadenas. Le plus simple étant, bien en­ tendu, de passer par des sites qui ont pi­ gnon sur rue. Mais ici encore au­del�� de la sécurité, il faut songer aux petits détails qui font toute la différence : les délais de livrai­ son sont­ils assurés ? Quid du service après­vente ? Et enfin est­il possible de renvoyer la marchandise si elle ne con­ vient pas, et selon quelles modalités ? En théorie, les émetteurs de cartes et les banques proposent des systèmes de

sécurisation avec mot de passe et éven­ tuellement générateur de codes, mais la prudence reste toujours de mise. Un confrère nous faisait part tout récem­ ment de son étonnement lorsque, ef­ fectuant un deuxième achat sur un site d’e­commerce, le logiciel en ligne avait tout bonnement bouclé la transaction sans lui demander ni son numéro de carte, ni son code de confirmation. Il n’est donc pas inutile en cas de doute, de contacter le site d’e­com­ merce par téléphone ou par e­mail et de demander le “nettoyage” de la base de données. Enfin, retenez qu’en cas de fraude, vous pouvez faire annuler rapi­ dement l’opération litigieuse en rem­ plissant un formulaire à la banque. Reste encore une autre manière de se prémunir d’une éventuelle utilisation frauduleuse d’une carte de crédit. Ici, c’est très simple, le meilleur système est d’ouvrir un compte bancaire tout sim­ ple ne permettant pas un découvert, et de demander une carte de crédit qui ne sera utilisé que pour ce type d’opéra­ tions. En cas de problème, l’opposition à une opération commerciale n’aura aucun impact sur les opérations classi­ ques que vous effectuez avec votre compte courant. Beaucoup de sites pro­ posent l’utilisation d’un tiers payant comme PayPal. Ici aussi, la sécurité de l’acheteur est assurée et en cas de litige, il est facile de faire annuler la transac­ tion et de récupérer son argent. Les spé­ cialistes des opérations sur Internet conseillent aussi de privilégier les sites qui proposent aux internautes d’être débités une fois la livraison effectuée. P.V.C.

l Investissement | Région wallonne

Internet Attitude pour les startups

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inancer les startups de demain. C’est l’ambition d’Internet Attitude, une nouvelle société d’investissement qui rassemble plusieurs figures issues du milieu des affaires en Wallonie comme Olivier de Wasseige (fondateur de l’agence web Defimedia et cheville ouvrière du projet), Bernard Goblet (patron de l’entreprise liégeoise Magotteaux), Thierry Beauvois (membre honoraire du CA de la Bourse de Bruxelles) ou François Grafé (administrateur délégué des assu­ rances Bokiau). “L’idée vient de ma propre expérience professionnelle”, explique Olivier de Wasseige. “Je rencontre régulièrement des porteurs de projet qui recherchent des moyens financiers. Or, il existe peu de leviers de financement pour les startups du côté francophone et les aides des pouvoirs publics sont souvent in­ suffisantes ou trop longues à obtenir.” Organisée sous forme de coopérative pour une durée de dix ans, Internet Attitude démarre avec un premier tour de table de 700000 euros. Les investissements viseront en priorité les sociétés “en phase de démarrage ou de croissance” actives dans le secteur des nouvelles technologies, avec une mise de départ qui oscillera “entre 20 000 et 100 000 euros selon les opportunités”. “Nous ne nous contenterons pas d’apporter de l’argent à des entrepreneurs”, souligne Thierry Beauvois. “Les membres de notre groupe d’investisseurs veulent également amener leur carnet d’adresses ou leur ex­ pertise en stratégie Internet et en gestion d’entreprise”, dit­il. Une démarche basée sur un constat récurrent dans la sphère belge des nouvelles technologies : s’il y a beaucoup de candidats à la création de startups, il y a un manque proportionnel d’accom­ pagnement qui permet de passer du stade de la bonne idée à celui de sa commercialisation effec­ tive sur le marché. Internet Attitude espère boucler ses deux premiers dossiers d’investissement d’ici le début 2011. “Et nous en cherchons d’autres”, conclut Olivier de Wasseige. A bon entendeur... O.D.D.

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l Informatique | Logiciel

Microsoft, géant aux pieds d’argile P Son

visage, demain, sera différent. L’ère du monopole s’achève. Et celle du “post­PC” s’annonce beaucoup plus incertaine…

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ous devons imaginer l’ère post­PC.” Ray Ozzie vient d’abandonner son poste de Chief Software Architect chez Microsoft. Il a laissé une sorte de testament techno­ logique qui fixe l’enjeu de demain pour le géant mondial du lo­ giciel: créer un nouveau modèle économique capable d’assurer sa pérennité face aux bouleversements de l’Internet. Microsoft affiche pourtant une belle santé financière. Son dernier trimes­ tre fiscal s’est conclu par un bénéfice de 5,31 milliards de dol­ lars. Ces résultats masquent le retard face à deux mutations profondes qui agitent le monde des nouvelles technologies: le “cloud computing” (“informatique dans les nuages”) et le “software as a service” (“logiciel conçu comme un service”). Mais que cela signifie­t­il? Jusqu’à présent, les logiciels étaient avant tout des produits dont les consommateurs ache­ taient des licences d’utilisation pour avoir le droit d’installer la dernière version en date. C’est sur ce modèle que Microsoft a construit sa prospérité, sortant année après année de nouvelles déclinaisons de Windows et Office que les constructeurs de PC incorporent dans chaque ordinateur vendu au consommateur. Aujourd’hui, les Titans de l’Internet menacent sérieusement ce système. Facebook, Google, eBay, YouTube, Amazon: tous ces acteurs distribuent leurs services uniquement via le réseau et court­circuitent massivement la traditionnelle chaîne de va­ leur qui a dominé le secteur quasiment depuis sa naissance. Comme l’eau ou l’électricité, le logiciel devient un service, amélioré en permanence et diffusé via un nuage (“cloud”) de serveurs disséminés sur la planète. Le changement de para­ digme est radical. Devant cette lame de fond, Microsoft doit s’adapter en résolvant cette délicate équation: investir le “cloud computing” sans tuer ses produits vedettes qui reste­ ront, à brève échéance, des activités extrêmement rentables. Un début de contre­attaque se trouve dans Office 365, nou­ veau service qui permettra bientôt aux entreprises et au monde éducatif d’utiliser plusieurs logiciels (comme la messa­ gerie Outlook) à distance, moyennant un abonnement men­ suel par utilisateur. Plus besoin, donc, d’acheter une licence et d’installer un programme sur le disque dur de son ordinateur. Parallèlement, Microsoft joue depuis plusieurs années la carte de la diversification, avec des bonheurs variables. Malgré la concurrence croissante de Facebook (dont Microsoft détient, ironie du sort, une fraction du capital), Hotmail et Messenger restent des services populaires. Avec la console Xbox, la société s’est imposée dans le monde du jeu vidéo et devrait cartonner durant les fêtes avec le Kinect, caméra qui permet à l’utilisateur d’interagir avec un jeu en bougeant devant l’écran. En revanche, Microsoft se retrouve marginalisé sur le front du mobile et des “Smartphones” (téléphones portables intelli­ gents) où la dynamique du marché s’est déplacée vers le duo Apple­Google. Malgré le récent lancement de Windows Phone7, système d’exploitation (OS) destiné aux smartphones, les analystes s’attendent à voir Microsoft stagner en 5e position sur le marché derrière Apple, Google (via Android, son OS pour les portables), BlackBerry et Nokia jusqu’en 2013 au moins. Le Microsoft de demain aura probablement un visage diffé­ rent de l’éditeur de logiciels tel que nous le connaissons. L’en­ treprise créée par Bill Gates restera dominante dans de nom­ breux segments du marché informatique mais, confrontée à un environnement beaucoup plus compétitif, elle ne régnera plus sans partage sur la sphère numérique. “Windows7 a pro­ bablement été la dernière grande sortie pour nous”, confesse une source interne. A Redmond, l’ère du monopole s’achève. Et celle du “post­PC” s’annonce beaucoup plus incertaine… Olivier De Doncker samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010 - La Libre Belgique

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Economie

Actualité

l Indemnisation | Congo

Biens zaïrianisés : plus que onze mois pour agir P Les

zaïrianisés ont jusqu’au 30 novembre 2011 pour introduire un dossier d’indemnisation.

P Celle­ci

n’est cependant que partielle.

L

La zaïrianisation de 1974 était une nationalisation des biens des étrangers au profit de particuliers zaïrois. Les zaïrianisés devaient être remboursés en 20 ans mais l’Etat belge proposa d’avancer l’argent pour le faire, lui, en 10 ans, à un taux de 5% d’intérêt pour l’Etat zaïrois. Les manœuvres de l’Etat belge pour ne pas s’acquitter des engagements ainsi pris ont fait l’objet d’un livre, “Se­ cret d’Etat”, d’Olivier Willocx et Vin­ cent Delannoy (voir “La Libre” 18 dec. 2007) : modification unilatérale du taux de change à appliquer afin de faire baisser la note de près de moitié ­ refus de la Cour de cassation; projet de

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PHOTO NEWS

es personnes lésées par la zaïria­ nisation – sans distinction de na­ tionalité – ont jusqu’au 30 no­ vembre 2011 pour faire parvenir aux autorités congolaises leur dossier de demande d’indemnisation. Cette déci­ sion a été prise lors d’une rencontre dans la capitale congolaise, les 28 et 29 septembre derniers, entre les créan­ ciers du Club de Kinshasa et le gouver­ nement de Kinshasa ­ et confirmée par le président Kabila lors de son discours sur l’état de la nation, début décembre. Le Club de Kinshasa regroupe les créanciers bilatéraux, commerciaux et de la zaïrianisation de l’Etat congolais, ce qui représentait – avant allègement par le Club de Paris, en novembre der­ nier – 4,7% de la dette totale congo­ laise, soit 12 milliards de dollars.

La zaïrianisation de 1974 était une nationalisation des biens des étrangers au profit de particuliers zaïrois. loi rétroactif pour imposer ce taux de change – annulé par une chute du gou­ vernement; saisie des biens de l’Etat pour rembourser les lésés et verse­ ment à ceux­ci du Fonds belgo­congo­ lais; appel de l’Etat pour prescription: les zaïrianisés remboursés doivent ré­ trocéder l’argent ou être saisis; “le re­ cours en cassation déposé en avril 2006

sur ce point n’a toujours pas reçu d’ar­ rêt”, dit Me Lion, avocat des zaïrianisés. La rencontre de Kinshasa, elle, s’est terminée par un accord qui, pour la première fois, fixe un délai de pres­ cription pour l’introduction d’un dos­ sier. Pour ceux qui seront introduits d’ici là, le plancher du taux d’allège­ ment de la dette sera de 80%, “contre 70% en 2004, année où quelques dossiers furent négociés”, nous dit Anne Kauf­ man, une des deux représentantes bel­ ges à la réunion du Club de Kinshasa, où elle était mandataire pour une tren­ taine de dossiers belges, portugais, grecs, italiens et canadiens. Kinshasa a tenté en vain, lors de cette réunion, d’obtenir plus de 85%, en se basant sur le taux octroyé le 17 no­ vembre par le Club de Paris et qui at­ teignait 82,4%. A partir du 30 novem­ bre prochain, le taux appliqué sera de 100%, soit la prescription de la dette. Le gouvernement congolais a en

outre annoncé le déboursement de 800 millions de dollars pour indemni­ ser les victimes de la zaïrianisation (dont 650 sont déjà alloués à des dos­ siers négociés entre 2006 et 2008 mais en retard de paiement depuis deux ans en raison de la crise financière), sur lesquels un versement de bonne foi de 5 millions de dollars a été exécuté par le gouvernement congolais à la fin no­ vembre. Tous les créanciers présents ou re­ présentés à la réunion du Club de Kinshasa – soit une trentaine de per­ sonnes dont les deux Belges – ont reçu une part proportionnelle de ce mon­ tant. Il faut voir dans cet accord d’indem­ nisation partielle un geste de l’Etat congolais, désireux de répondre aux exigences de crédibilité de la commu­ nauté financière internationale, esti­ me­t­on dans les milieux économi­ ques. M.F.C.

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l Finance | Nomination

Super direction chez Dexia… comité de direction passe de 5 à 10 membres. Avec quelques surprises.

L

e comité de direction du groupe Dexia comporte doré­ navant 10 membres, contre 5 avant. Le conseil d’administration a donné son accord hier. Ce double­ ment des effectifs assez inattendu est justifié, dans un communiqué publié hier, par la volonté du groupe de se doter d’une “nouvelle équipe di­ rigeante renforcée et adaptée” à la nouvelle étape que constitue le plan stratégique 2014 présenté en octo­ bre dernier. Parmi les nouveaux venus, il faut tout d’abord citer Hakan Ates, le pa­ tron de DenizBank. Le groupe en­ tend ainsi renforcer l’intégration de la banque turque dans son organisa­ tion. Le français Alain Clot est nommé responsable du métier “Public & Wholesale Banking” en remplace­ ment de Pascal Poupelle dont le dé­ part a, semble­t­il, créé la surprise. La nomination du Français Alexan­ dre Joly (39 ans), énarque comme le CEO Pierre Mariani, a aussi suscité quelque étonnement dans la mesure où il a la réputation de ne pas être une personnalité consensuelle. Il se raconte qu’il ne s’est pas fait que des amis au moment des négociations entre la Commission européenne et Dexia sur le plan de sauvetage. Trois Belges arrivent au comité de direction. Il y a André Vanden Camp, un ancien d’ING qui a la fonction de

directeur des opérations et des systè­ mes d’information. Il y a aussi Marc Croonen, un ancien d’AB InBev, qui en tant que directeur des ressources hu­ maines, s’est occupé du délicat dossier de la négociation du plan de restructu­ ration. Olivier Van Herstraeten a, lui, le titre de directeur juridique, de la con­ formité et de la fiscalité. En tout, il y a donc 5 Belges, 4 Fran­ çais et un Turc. Certains se diront que cela fait beaucoup de monde pour diri­ ger un holding de 300 personnes, qui chapeaute d’autres entités (Dexia Ban­ que, Crédit local, BIL, DenizBank) comprenant elles aussi des comités de direction. D’où la réflexion de certains analystes qui se demandent si cet élar­ gissement n’augure pas une simplifica­ tion de la structure du groupe. Dans ce cas­là, on ne pourrait pas reprocher à Pierre Mariani d’avoir une majorité de Français au comité de direction (ce qui était le cas jusqu’à maintenant)… Certains analystes se demandent aussi si cet élargissement du comité de direction n’a pas pour effet d’affaiblir la position du Belge Stefaan Decraene, actuel patron de Dexia Banque et qui faisait partie des deux Belges (à côté de Claude Piret) de l’ancien comité de di­ rection du holding. Visiblement, Pierre Mariani a pu me­ ner cette organisation sans beaucoup de réaction du conseil d’administra­ tion présidé par Jean­Luc Dehaene. La principale préoccupation des action­ naires représentés au conseil est le ni­ veau plancher du cours de l’action (2,75 euros) et ces actionnaires espè­ rent secrètement que Pierre Mariani va trouver une solution… AvC

ALEXIS HAULOT

P Le

Le CEO Mariani aura à ses côtés 4 autres Français, 5 Belges et un Turc. Un subtil équilibre qui annonce d’autres changements ?

Les mauvais comptes de la banque qui s’emmêle les pinceaux P Erreur

dans un mailing adressé dans le cadre de l’épargne­pension !

Dexia Banque a récemment invité quelques dizaines de milliers de ses clients à alimenter leur compte d’épargne­pension en versant le montant souhaité sur un numéro de compte... inexistant. “Ce problème est dû à une erreur techni­ que”, a expliqué vendredi Thierry Martiny, porte­parole de Dexia Ban­ que. Fin novembre, Dexia Banque a donc, comme chaque année, relancé ses clients dans un mailing pour leur rappeler les bénéfices de l’épargne

pension. La routine, en quelque sorte. Sauf que la banque s’est emmêlée les pinceaux pour l’un des groupes cibles destinataires, à savoir les titulaires d’un contrat Star Fund. Le numéro du compte d’épargne­pen­ sion mentionné dans le courrier était tout simplement erroné. “Les deux derniers chiffres du numéro de compte étaient erronés”, précise Thierry Martiny. Une “erreur technique” avait frappé. Fort heureusement, le numéro de compte n’existait pas et n’a dès lors pas donné lieu à des versements indûs. En

fait, le numéro de compte était correct, sauf pour les deux derniers chiffres qui permettent en quelque sorte d’authen­ tifier la suite des sept numéros précé­ dents. Les personnes qui ont essayé d’effectuer un versement ont tout simplement été dans l’impossibilité de le faire. L’erreur a été repérée assez rapidement, mais il a quand même fallu plusieurs jours pour Dexia Banque pour adresser un courrier rectificatif à ses clients en évoquant un “malentendu”. Cela fait pour le moins désordre...

Reste que le courrier était correct sur un point: l’avantage fiscal accordé sur les versements effectués vers des produits d’épargne­pension permet un gain de 261 à 348 euros, pour autant que vous versiez le maximum légal de 870 euros pour l’année 2010 (ce sera 880 euros en 2011). Rien ne vous oblige toutefois à verser le montant maximum. Autant en profiter avant le 31 dé­ cembre prochain, que vous soyez client de Dexia Banque ou d’une autre instiution financière. P.D.-D.

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Economie

Actualité

l Transport aérien | Développements

Automobile Les sociétés publiques ouvertes aux travailleurs d’Opel

Ryanair divise Liège et Charleroi

Le VDAB, l’office régional flamand de l’emploi, a conclu un accord de coopération avec la SNCB Holding, Belgacom et bpost pour accompagner les travailleurs sans emploi d’Opel Anvers et de ses sous-traitants vers les fonctions en pénurie de ces trois sociétés publiques, a-t-on appris vendredi. Les trois sociétés communiqueront au VDAB leurs fonctions en pénurie, ce qui ne signifie pas qu’elles sont réservées aux ex-travailleurs d’Opel Anvers. Par ailleurs, actuellement, quatre ouvriers sur sept (de moins de 45 ans) ont pu trouver un nouvel emploi après avoir dû quitter le site d’Opel Anvers en juin. (Belga)

P Elle

pourrait opérer depuis Liège. Charleroi appelle à la concertation.

Affaire Madoff Accord d’indemnisation

CHRISTOPHE BORTESL

R

yanair s’apprêterait à débarquer, dès l’été prochain, à Liège Airport avec l’objectif de desservir deux villes (Bologne, Gérone) au départ du tarmac liégeois. L’information, relayée hier “Le Soir” a suscité des commentai­ res tous azimuts, d’autant plus que le projet est éventé le jour où l’aéroport carolo célébrait son 5 millionième pas­ sager de l’année. “Ce genre de projet de Liège Airport devrait se faire dans un es­ prit de concertation avec nous. La Région wallonne a confié à Liège le développe­ ment du transport de fret et à Charleroi, le trafic passagers”, a dit Jean­Jacques Cloquet, CEO de BSCA, gestionnaire de Liège Airport. Charleroi, base conti­ nentale de Ryanair depuis 2001, abrite entre 10 et 13 de ses avions. Ce n’est pas la première fois que la presse parle de projets de développe­ ment de Ryanair à Liège. Cette fois, ses dirigeants avouent l’existence de “con­ tacts à un stade avancé” avec leurs ho­ mologues de la compagnie aérienne ir­ landaise low cost. Ils regrettent la pu­ blication de l’information, alors que “les discussions sont loin d’être finalisées et que rien n’est signé”. Des discussions seraient même en cours avec Aviapar­ tner pour la problématique du han­ dling au cas où Ryanair atterrirait à Liège. L’arrivée de la compagnie à Liège serait une réponse de sa part à la déci­ sion du gouvernement allemand d’im­ poser une nouvelle taxe sur les billets d’avion. Ryanair se refuse à commenter des “rumeurs et des spéculations” sur des projets en Belgique, surtout que rien n’est encore signé. Le ministre wallon André Antoine (CDH), en charge de la politique aéroportuaire, appelle à ob­ server une “amicale distance” à l’égard de ces informations. Mais il a toutefois indiqué que Liège pourrait, au­delà d’une certaine heure, servir d’appui à

André Antoine lance un ultimatum à Save pour accepter M. Cloquet comme CEO. Charleroi Airport vu que celui­ci est un aéroport de jour et que Liège Airport est un site ouvert 24h/24. Il a aussi lancé un message clair à l’italien Save, actionnaire privé à 27% de BSCA. “Nous souhaitons que M. Cloquet soit définitive­ ment nommé dans les meilleurs délais. Nous comprenons la volonté de Save de valoriser son savoir­faire, mais nous ne pouvons pas prendre des libertés à l’égard de la loi sur les marchés publics”, a­t­il dit. Malgré le feu vert de l’exécutif wal­ lon depuis juin, Save bloque la nomina­ tion de M. Cloquet. Inter­Environne­ ment Wallonie (IEW) a fustigé son éventuelle arrivée à Liège, dénonçant le “chantage à la délocalisation” de la com­ pagnie low cost. Elle se demande si la Wallonie allait devenir la poubelle so­ nore de l’Europe et souhaite une ré­ flexion en profondeur sur la politique aéroportuaire wallonne. BSCA poursuit son essor. Il prévoit de clôturer 2010 avec environ 5,1 millions de passagers et 80 destinations. Jetair­ fly va d’ailleurs y baser un 3e avion et y ouvrir une nouvelle destination (Athè­ nes) dès l’été 2011. La compagnie va accroître la fréquence de ses vols vers Tenerife et Alger et dédoubler ses vols directs (Tenerife, Gran Canaria). Ph. Law.

Les héritiers de Jeffry Picower, un investisseur qui avait amassé une fortune grâce aux placements frauduleux de Bernard Madoff, sont arrivés à un accord avec le liquidateur du fonds Madoff pour indemniser les victimes de l’escroc américain et de son “schéma de Ponzi”. Au total, 7,2 milliards de dollars étaient réclamés à M. Picower et, selon le “Wall Street Journal”, ses héritiers devraient en rembourser la totalité. (Belga)

Présoldes Plaintes contre la chaîne ZEB qui a “enfreint la loi” Après le Crioc, l’organisation flamande des indépendants (Unizo) et le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) exigent que l’Inspection économique et le ministre interviennent à l’encontre de la chaîne de magasins ZEB, car elle “enfreint ouvertement” la législation sur les soldes. Les deux organisations plaident ensemble notamment pour l’imposition d’astreintes à la société. (Belga)

Enquête Consommateurs moins confiants en décembre La confiance des consommateurs a reculé en décembre, pour la première fois depuis le mois de mai, selon les chiffres dévoilés vendredi par la Banque nationale (BNB). L’indice de confiance s’est ainsi affiché à -2 en décembre, contre 0 en novembre. Les consommateurs ont surtout moins confiance en la situation économique générale du pays. Par contre, la crainte d’une recrudescence future du chômage s’est, une fois encore, légèrement estompée. Enfin, les ménages prévoient une stabilisation de leur capacité d’épargne malgré une détérioration anticipée de leurs finances, détaille la BNB. (Belga)

Brasserie La Tempelier va être exportée en Terre sainte

Verre Emgo supprime 70 emplois à Lommel

La brasserie Corsendonk, établie à Turnhout, a conclu un contrat en vue d’exporter sa bière Tempelier en Israël. Cette bière ambrée de 6% d’alcool sera disponible en Terre sainte début 2011. La Tempelier, produite pour Corsendonk par la brasserie du Bocq à Purnode, a été lancée en 2009. Quelque 2 500 hectolitres ont été écoulés vers la Chine, les Etats-Unis, les Pays-Bas, la France, l’Italie et l’Ukraine. (Belga)

La société Emgo, active dans le secteur du verre et établie à Lommel, va réduire ses effectifs de 70 emplois d’ici fin 2011 “en raison du fléchissement de la demande en produits finis pour le marché traditionnel de l’éclairage”, a-t-elle annoncé vendredi. La direction a fait part lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire de son intention de scinder une partie de la société. (Belga)

Transport de fonds Une faillite de Brink’s n’est pas exclue Une faillite du transporteur de fonds Brink’s n’est plus exclue. Cette procédure faciliterait la reprise des activités et du personnel, a fait savoir l’administrateur provisoire Alain Zenner. Dans le scénario de l’administrateur provisoire, les actifs et passifs de Brink’s seraient cédés pour 1 euro symbolique au repreneur. Les offres doivent être introduites pour mercredi prochain au plus tard. Jeudi, un plan social serait négocié sous la houlette du médiateur social. La question du maintien du statut employé doit encore être précisée. Selon les administrateurs, il n’y a pas eu jusqu’à présent d’offre ferme eu égard à la problématique du statut des travailleurs. Par ailleurs, les administrateurs provisoires ont introduit jeudi, devant le tribunal de commerce de Bruxelles, une action à l’encontre de la maison mère américaine du transporteur de fonds. Ils réclament à titre provisionnel des dommages et intérêts pour un montant de 20 millions d’euros, qui correspond à une estimation du passif de Brink’s Belgium. (Belga)

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Economie

Marchés

l Focus | Automobile

D’Ieteren : les pare­brise plus que jamais P La

distribution d’autos marche aussi, et le canard boiteux du groupe, Avis Europe, va mieux.

A

son assemblée extraordinaire de ce lundi 20 décembre, D’Ieteren pro­ posera –et obtiendra à n’en pas dou­ ter, éventuellement à une seconde réu­ nion si la première n’est pas en nombre– la division de l’action en dix. Celle­ci était devenue trop grosse pour les petits action­ naires, grâce au succès boursier passé de l’entreprise. Du fait même de cette opéra­ tion, d’ailleurs, la cotation pourrait mon­ ter. Le parcours du titre n’a pas toujours été facile. Le cours, qui était au faîte de sa gloire en mai 2007, à quelque 350 euros, s’est effondré jusque près de 75 euros en janvier 2009. Pourtant, après un exercice record pour la distribution automobile en 2007, la société avait bien résisté à la crise en 2008, son bénéfice net par action ne subissant qu’un léger effritement à 28,90 contre 29,79 euros l’année précé­ dente. A cette sous­estimation, un phéno­ mène récurrent d’ailleurs, il y a deux ex­ plications: d’abord, le public ne voit guère dans l’activité de la firme que la vente de voitures, alors que celle­ci n’est plus son

Changes

L’euro en nette baisse. L’euro était à nouveau en baisse vendredi face au dollar. Vers 17h30, l’euro valait 1,3149 dollar contre 1,3242 dollar jeudi soir. La monnaie unique européenne finit toutefois l’année dans une relative stabilité face au dollar malgré la tempête financière qui traverse la zone euro, aidée par les incertitudes qui pèsent aussi sur l’économie américaine, mais résiste mal face à une monnaie refuge comme le franc suisse. Depuis deux semaines, la monnaie unique varie au gré du flux et du reflux des inquiétudes sur la crise de la dette en zone euro et sur un marché dont les volumes d’échanges s’amenuisent à l’approche des fêtes de fin d’année. Les cambistes craignent que cette crise, qui a déjà poussé la Grèce et l’Irlande à faire appel à une aide extérieure pour tenter de rétablir leurs finances publiques, ne s’étende à d’autres pays fragiles, comme le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la Belgique. (AFP)

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principal “job”. Et le secteur automobile a connu une mauvaise passe, à cause de la hausse du carburant et de la récession gé­ nérale. La Belgique fut un peu une excep­ tion en 2008 grâce au Salon de l’Auto, cette année­là. Second élément de la dé­ considération pour D’Ieteren: la cotation à Londres de la filiale Avis Europe. Cela met celle­ci, et le groupe, très en vue des inves­ tisseurs internationaux. Or, les résultats d’Avis Europe ont été naguère particuliè­

Bruxelles

Faiblesse. La Bourse de Bruxelles a clôturé vendredi sur une note négative. L’indice Bel20 est retombé à 2596 points, un repli de 0,7%, mais qui est en ligne avec la tendance de la plupart des bourses européennes. On aura constaté que les valeurs financières sont restées largement sous pression. Les actions Dexia (-2,79%), AGS (-3,28%) et KBC (-4,08%) étaient les moins bien loties de l’indice. Toutefois, la lanterne rouge revenait vendredi à l’action Befimmo qui a abandonné plus de 6%. Parmi les titres en hausse, on aura surtout noté la belle performance de Colruyt, en hausse de près de 3%, alors que Delhaize terminait également dans le vert mais avec une progression de 1,27%. Solvay et UCB clôturaient également de justesse dans le vert ainsi que Telenet. La société de télécom a annoncé le lancement d’un nouveau module permettant de capter la télévision sur iPhone, iPad et sur un ordinateur avant de l’étendre à d’autres smartphones. (Y.C.)

rement mauvais. Le cours de D’Ieteren est aujourd’hui remonté vivement, à environ 425 euros, soit davantage que le précé­ dent pic. C’est que la filiale de remplace­ ment de pare­brise Belron (marque Car­ glass) marche du tonnerre, comme elle l’a toujours fait –son chiffre d’affaires a aug­ menté de 38,5% en 2009–, que la maison mère a exécuté un plan de réduction de ses coûts et qu’Avis Europe se porte mieux. Malgré un recul des ventes d’autos, la firme de la rue du Mail a enregistré l’an dernier un bénéfice net de 33,23 contre 28,90 euros par action. Le consensus s’at­ tend à un Bpa de 42,55 euros pour 2010 et de 44,36 euros en 2011. L’exercice qui se termine a connu un nouveau Salon des Voitures particulières et Belron fait tou­ jours des étincelles, après avoir repris di­ verses entreprises. La société prévoit pour cette année une augmentation de son bé­ néfice “proche de 30%”. Rien d’étonnant dès lors à ce que sur 7 analystes, 5 con­ seillent d’acheter et 2 d’accumuler. D.D.

Wall Street

A l’équilibre. La Bourse de New York a terminé sans direction claire vendredi, de bons résultats de sociétés dans le secteur technologique compensant la déception qu’a constituée le sommet européen: le Dow Jones a perdu 0,06% et le Nasdaq a gagné 0,21%. Selon les chiffres définitifs, le Dow Jones Industrial Average a cédé 7,34 points à 11.491,91 points, tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, a pris 5,66 points à 2.642,97 points. L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a grignoté 0,08% (1,04 point) à 1.243,91 points, son plus haut niveau depuis septembre 2008. “Le marché n’a pas été trop effrayé par le fait que le sommet de l’Union européenne n’a pas abouti à une réponse durable” à la crise de la zone euro, a estimé Peter Cardillo, d’Avalon Partners. “Je pense que le marché va continuer à progresser” d’ici à la fin de l’année, “et qu’on va atteindre de nouveaux sommets pour l’année”. (AFP)

Europe

Baisse généralisée. Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi, dans un marché attentiste et de nouveau pénalisé par les valeurs financières après la dégradation de la note de l’Irlande par Moody’s. L’indice Dax de la Bourse de Francfort a fini en baisse de 0,60%, Paris de 0,54% et Londres de 0,16%. “Le marché attentiste a plutôt bien résisté aux annonces de dégradation de l’Irlande en dehors du mouvement sur les banques”, a indiqué Pascal Plunet, gérant d’actions chez Barclays Bourse. L’annonce de la dégradation par l’agence de notation Moody’s de cinq crans de la note de l’Irlande, a notamment pesé sur les valeurs financières. A Paris, Crédit Agricole, plus forte baisse du CAC 40, a reculé de 2,51% à 10,09 euros, BNP Paribas de 1,74% à 49,71 euros, Société Générale de 0,94% à 41,29 euros, Natixis de 1,42% à 3,55 euros et Axa de 0,67% à 12,64 euros. L’indice Dax de la Bourse de Francfort est lui repassé sous la barre des 7000 points. (AFP)

Avisdesbrokers Bekaert (+0,1% à 82,72 euros) a été confirmé à “acheter” chez UBS, qui a remonté son objectif de cours de 80 vers 92 euros. L’analyste apprécie les pers­ pectives de croissance du groupe via son exposition sur les marchés émergents, et notamment dans la ré­ gion Asie­Pacifique. “Notre révision vise à aligner la valorisation du groupe avec les concurrents européens. Nous avons également re­ monté nos attentes bénéficiai­ res de 10 % pour 2011 et de 18 % pour 2012.” Euronav (­4,3 % à 12,23 euros) a vu son objec­ tif de cours descendre de 17 vers 15 euros chez KBC Securities, qui a confirmé sa recommandation “accumu­ ler” sur le titre. Le groupe devrait afficher une perte pour le second semestre 2010, et “les perspectives pour les deux prochaines années s’annoncent diffici­ les”. France Telecom (­0,8 % à 15,915 euros) a vu sa re­ commandation grimper de “neutre” vers “acheter” chez Nomura, avec un objectif de cours fixé à 20,5 euros. Le courtier a également fait faire le chemin inverse à Deutsche Telekom (­1,7 % à 9,67 euros), qui passe de “acheter” vers “neutre” avec un objectif de 11 euros. L’analyste estime que l’acti­ vité du groupe français devrait être plus dynamique dans l’année qui vient, alors que le reste du secteur de­ vrait continuer à voir sa croissance se détériorer. Dans la foulée, Nomura a d’ailleurs abaissé son rating sur les télécoms européen­ nes de “acheter” vers “neu­ tre”. Pour France Telecom, ce sont les bonnes perspecti­ ves dans le trafic de données qui justifient ces attentes positives. Pour Deutsche Telekom, ce sont les problè­ mes rencontrés par les acti­ vités américaines qui renfor­ cent la suspicion de l’ana­ lyste. G.Se.

La Libre Belgique - samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010

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Euronext TITRE 4ENERGY INV (D) 5EME SAISON (D) AARDVARK INVEST AB INBEV ABLYNX (D) ACCENTIS ACKERMANS V.HAAREN AEDIFICA AGEAS (EX-FORTIS) AGFA-GEVAERT AIR ENERGY ALCATEL-LUCENT ALFACAM GROUP ALTRIA GROUP CERT ANGLOGOLD ASH CERT ANTARES CERT ANTIGOON INV (D) ARCELORMITTAL ARCHIMEDE ARPADIS GROUP ARSEUS (D) ARTHUR ASCENCIO (D) ATENOR GROUP (D) AUDERGHEM CERT AURIGA INTERN (D) AUXIMINES BANIMMO A (D) BARCO BASILIX CERT BEAULIEU-AV. CERT BEFIMMO-SICAFI BEKAERT BELGACOM BELRECA BELUGA BIOTECH (PRICAF) BOEING CERT BOMBARDIER CERT B BQUE NAT. BELGIQUE BRANTANO BREDERODE BROOKFIELD CERT A BROOKFIELD(TEMP) BSB (D) CAMPINE CATALA CATERPILLAR CERT CEGEDEL CFE (D) CH. LA HULPE CERT CHEVRON CERT CIE BOIS SAUVAGE CIMESCAUT CMB CO.BR.HA (D) COFINIMMO PRIV1 COFINIMMO PRIV2 COFINIMMO-SICAFI COLONEL BOURG COLRUYT CONNECT GROUP CUMERIO D IETEREN DE ROUCK GEO (D) DECEUNINCK DEFICOM GROUP DELHAIZE GROUP DEVGEN DEXIA DIEGEM KENNEDYCERT DISTRI-INVEST CERT DISTRI-LAND CERT DISTRIGAZ CAT.D DOLMEN COMP. DOW CHEMICAL CERT DRDGOLD CERT DU PONT CERT DUVEL MOORTGAT ECODIS (D) ECONOCOM GROUP ELIA EMAKINA GROUP (D) EMD MUSIC (D) ENVIPCO HOLD. CERT EPIQ (D) ERYPLAST (D) ERYPLAST STR VV(D) ETOILE CERT EURONAV EVADIX EVS BROADC.EQUIPM. EXMAR FINEST FIXINOX (D) FLEXOS (D) FLORIDIENNE FLUXYS CAT.D FORD MOTOR CERT FOUNTAIN FOYER FRED & GINGER (D) GALAPAGOS GBL GDF SUEZ GENERAL ELECT.CERT GENERAL MOTORSCERT GENK LOGIST. CERT GIMV GLOBAL GRAPHICS GOLDFIELDS(X.DRIEF GOODYEAR CERT HAMON HANZEVAST CS 1 (D) HARMONY CERT HENEX HOME INV.BELG-SIFI HORIZON CERT I.R.I.S GROUP IBA (D) IBM CERT IBT (D) ICE CONCEPT (D) ICOS VISION (D) IMMO MOURY (D) IMMOBEL IMPERIAL OIL ING GROEP ING GROEP CERT INNOGENETICS INTERV.RETAIL-SIFI INTERVEST OFFICES ITB-TRADETECH JENSEN-GROUP KBC KBC ANCORA KEYWARE 1/50 TEMP

Cours du 17.12.10

PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE NL BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE NL BE BE BE BE BE BE BE BE BE

C SF DF C C DF C C C C SF C C SF C SF SF C SF SF C DF DF C SF SF DF C C SF SF C C C DF DF DF DF C C SF C DF SF SF DF DF DF DF C SF C C DF C SF DF DF C SF C C SF C SF C DF C C C SF SF SF DF C DF C DF C SF C C SF SF SF DF SF SF SF C SF C C SF SF SF DF DF DF DF C SF C C C DF DF SF C C C DF C SF C C C SF C C C C SF SF DF C DF C C SF C C DF C C C SF

1.84 0.55 1.20 43.30 7.99 0.01 59.72 41.22 1.77 3.00 39.30 2.28 4.60 14.00 36.06 65.00 7.00 29.02 0.80 5.00 10.25 0.87 44.11 34.00 68.10 6.07 570.00 14.28 47.84 366.60 173.00 62.45 82.72 25.20 78.00 4.35 4.06 47.99 3.50 3 440.26 55.00 16.85 23.55 13.55 10.40 28.00 55.15 69.45 163.57 50.50 1.15 63.30 201.90 975.00 22.36 1 698.00 93.00 99.00 94.91 51.50 39.02 2.09 28.80 429.83 0.49 1.74 10.10 55.07 5.00 2.75 114.00 15.25 410.00 6 250.00 11.66 25.20 0.36 38.03 69.12 0.10 10.39 28.94 8.47 3.50 0.15 1.72 3.79 0.01 207.00 12.23 0.45 48.35 5.43 3.32 3.10 5.45 132.00 2 290.00 12.49 13.80 43.50 9.95 12.17 62.97 27.18 13.23 0.36 154.50 38.69 1.30 13.16 8.74 27.00 400.00 9.11 42.99 59.50 94.00 28.56 8.88 109.00 2.70 0.86 36.36 57.99 30.32 27.75 7.37 7.30 6.43 44.15 23.55 35.00 10.60 26.45 13.64 0.01

COURS

DIFF. EN %

COURS OUVERT

MAX.

1.83 0.55 1.21 43.43 8.00 0.02 60.00 41.17 1.83 3.06 38.97 2.26 4.70 14.00 36.09 65.25 7.00 28.30 0.80 5.00 10.28 0.85 43.99 34.00 68.12 6.81 574.05 14.30 47.40 378.50 175.00 66.98 82.62 25.29 78.00 3.50 4.06 47.00 3.48 3 435.75 53.90 17.00 23.50 12.95 10.30 27.00 55.20 70.01 163.57 51.00 1.12 68.00 202.00 975.00 22.28 1 638.82 91.85 99.57 95.10 51.50 37.99 2.03 29.61 428.01 0.35 1.75 10.09 54.30 4.93 2.83 112.37 15.25 410.00 6 810.00 11.25 25.00 0.37 39.40 69.11 0.10 10.56 28.96 8.49 3.39 0.08 1.71 3.80 0.01 207.00 12.78 0.49 48.13 5.39 3.31 2.79 4.99 135.00 2 300.00 12.23 13.60 43.50 9.05 12.07 63.49 27.70 13.26 0.35 156.10 38.68 1.32 13.12 7.90 27.03 400.00 9.20 42.80 58.90 95.10 28.07 8.77 108.50 2.71 0.88 36.36 56.63 30.00 29.90 7.48 7.41 6.43 43.52 23.29 35.00 10.70 27.57 13.95 0.01

+0.55 +0.00 -0.83 -0.31 -0.12 -50.00 -0.47 +0.12 -3.17 -1.96 +0.85 +1.15 -2.13 +0.00 -0.08 -0.38 +0.00 +2.58 +0.00 +0.00 -0.29 +2.35 +0.27 +0.00 -0.03 -10.87 -0.71 -0.14 +0.93 -3.14 -1.14 -6.76 +0.12 -0.38 +0.00 +24.29 +0.00 +2.11 +0.57 +0.13 +2.04 -0.88 +0.21 +4.63 +0.97 +3.70 -0.09 -0.80 +0.00 -0.98 +2.68 -6.91 -0.05 +0.00 +0.36 +3.61 +1.25 -0.57 -0.20 +0.00 +2.71 +2.96 -2.74 +0.43 +40.00 -0.57 +0.10 +1.42 +1.42 -3.03 +1.45 +0.00 +0.00 -8.22 +3.64 +0.80 -2.70 -3.48 +0.01 +0.00 -1.61 -0.07 -0.24 +3.24 +87.50 +0.58 -0.26 +0.00 +0.00 -4.30 -8.16 +0.46 +0.74 +0.30 +11.11 +9.22 -2.22 -0.43 +2.13 +1.47 +0.00 +9.94 +0.83 -0.82 -1.89 -0.23 +2.86 -1.02 +0.03 -1.52 +0.30 +10.63 -0.11 +0.00 -0.98 +0.44 +1.02 -1.16 +1.75 +1.25 +0.46 -0.37 -2.27 +0.00 +2.40 +1.07 -7.19 -1.56 -1.48 +0.00 +1.45 +1.12 +0.00 -0.93 -4.10 -2.22 +0.00

1.83 0.55 1.21 43.24 8.00 0.02 59.90 41.17 1.84 3.04 39.30 2.27 4.54 14.00 36.12 65.00 7.00 28.45 0.80 5.00 10.30 0.87 44.00 33.90 68.10 6.07 570.00 14.31 47.13 366.60 173.00 64.01 83.16 25.36 78.00 4.35 4.06 47.50 3.56 3 435.75 55.00 16.80 23.55 13.55 10.40 27.50 55.15 69.50 163.57 51.00 1.15 63.30 200.00 975.00 22.25 1 698.00 93.00 99.00 95.69 51.50 37.99 2.10 28.80 428.95 0.49 1.75 10.10 54.60 4.94 2.85 114.00 15.25 410.00 6 250.00 11.80 25.20 0.36 38.03 69.15 0.10 10.54 28.98 8.47 3.50 0.15 1.72 3.79 0.01 207.00 12.84 0.45 47.93 5.40 3.32 3.10 5.45 135.00 2 290.00 12.39 13.70 43.50 9.95 12.19 63.50 27.77 13.23 0.35 154.50 38.76 1.30 13.40 8.74 27.03 400.00 9.20 43.74 58.90 94.00 28.06 8.68 106.79 2.71 0.86 36.36 57.00 29.99 27.75 7.54 7.50 6.43 44.16 23.30 35.00 10.70 27.60 13.97 0.01

1.84 0.55 1.21 43.51 8.01 0.02 60.10 41.40 1.85 3.05 39.30 2.28 4.60 14.00 36.50 65.00 7.00 29.29 0.80 5.00 10.34 0.87 44.11 34.00 68.10 6.07 570.00 14.31 47.90 366.60 173.00 64.49 83.83 25.41 78.00 4.35 4.06 47.99 3.56 3 450.00 55.00 17.00 23.55 13.55 10.40 28.00 55.15 69.50 163.57 51.00 1.15 63.30 202.00 975.00 22.39 1 698.00 93.00 99.00 95.69 51.50 39.56 2.11 28.80 434.33 0.49 1.75 10.10 56.10 5.00 2.87 114.00 15.25 410.00 6 250.00 12.05 25.20 0.37 38.03 69.90 0.10 10.54 28.99 8.47 3.50 0.15 1.72 3.79 0.01 207.00 12.84 0.45 48.50 5.44 3.32 3.10 5.45 135.00 2 290.00 12.49 13.80 43.50 9.95 12.25 63.63 27.88 13.23 0.38 154.50 39.20 1.33 13.43 8.74 27.03 400.00 9.37 43.74 60.20 94.00 28.56 8.88 109.00 2.71 0.86 36.36 57.99 30.32 27.75 7.55 7.50 6.43 44.16 23.55 35.00 10.75 27.95 14.08 0.01

PRÉC.

COURS

12 MOIS

VOLUME

MAX.

1.78 10400 0.55 2095 1.20 0 43.07 2937988 7.96 9280 0.01 463090 59.70 27672 41.01 7170 1.77 9797233 2.97 1534172 39.30 215 2.23 18377178 4.52 6890 14.00 870 36.00 2375 65.00 4 7.00 12100 28.43 14341192 0.80 250 5.00 200 10.21 15301 0.87 171 44.00 707 33.54 2475 68.10 10 6.07 150 570.00 28 14.28 80 47.13 13137 366.60 65 173.00 50 62.45 64351 82.34 165188 25.11 973291 78.00 80 4.35 166 4.06 479 47.50 567 3.50 2900 3 406.00 79 55.00 30 16.80 6642 23.55 90 13.55 135 10.40 114 27.50 4310 55.15 152 69.45 485 163.57 28 50.30 10591 1.15 317 63.30 30 199.06 208 975.00 1 22.08 13065 1 698.00 78 93.00 40 99.00 50 94.66 93628 51.50 43 37.99 322723 2.02 37454 28.80 275 425.03 6616 0.49 50 1.71 72067 10.10 100 54.51 429801 4.93 26186 2.73 6249232 114.00 22 15.25 20 410.00 1 6 250.00 7 11.45 2358 25.20 315 0.36 53981 38.03 405 69.12 581 0.10 480 10.33 6903 28.73 19579 8.47 50 3.50 875 0.15 6000 1.72 1140 3.79 350 0.01 3121 207.00 15 12.22 59360 0.45 1175 47.85 20353 5.34 54937 3.32 10 3.10 100 5.45 300 132.00 55 2 290.00 8 12.39 1599 13.70 327 43.50 1 9.95 50 12.10 56870 62.96 96923 27.16 5264762 13.23 200 0.28 492072 154.50 4 38.63 22310 1.28 2735 13.16 13030 8.74 27 27.00 2960 400.00 3 9.03 6821 42.80 654 58.90 1990 94.00 29 28.06 1968 8.63 15222 106.79 759 2.64 500 0.86 250 36.36 105 57.00 28 29.90 11623 27.75 80 7.32 27486356 7.30 11145 6.43 365 44.15 90 23.06 15333 35.00 10 10.60 960 26.41 1709596 13.55 96999 0.01 46

5.34 46.33 8.60 0.05 66.29 45.00 2.94 7.26 2.70 7.85 38.00 66.00 7.09 35.45 5.00 10.73 1.79 48.97 40.50 85.00 10.00 600.10 17.60 47.59 397.45 194.00 69.36 85.36 29.41 78.00 4.59 6.03 57.00 4.40 4 420.00 19.00 23.50 10.30 27.00 70.00 70.01 51.49 8.04 68.00 208.99 975.00 26.75 1 698.00 107.80 100.90 106.25 57.00 41.69 2.40 444.40 0.85 2.00 13.79 67.29 12.15 5.10 139.00 18.90 410.00 25.20 0.53 70.48 0.20 12.25 29.19 10.00 4.45 0.15 1.78 6.50 0.03 18.60 0.80 49.49 6.79 5.23 4.00 6.60 135.00 2 525.00 12.54 15.00 44.47 9.95 13.28 68.47 30.77 14.25 175.00 41.67 2.05 13.74 11.50 32.20 800.00 9.60 44.00 61.20 102.00 44.00 9.57 108.87 3.85 2.00 62.69 33.20 32.40 8.29 8.23 45.25 24.75 11.19 38.16 19.48 -

MIN.

MIN.

INFO SUR DIVIDENDE DIV. DEV. DATE

1.83 33.50 0.3800 6.30 0.01 45.10 1.4400 37.70 0.4700 1.68 0.0800 3.05 0.3800 1.83 0.1600 4.53 - 0.1300 25.23 0.0700 53.81 7.7000 5.20 0.0500 21.33 0.1400 3.00 7.92 0.3600 0.85 38.52 2.7200 31.51 2.6000 66.51 6.0300 6.07 0.1500 462.00 12.1000 13.80 1.0000 27.67 1.8000 340.13 23.6300 172.01 15.8500 53.95 3.9100 32.86 2.0000 24.25 0.5000 72.00 2.1500 2.72 0.1000 3.05 2.5000 37.00 0.3000 2.80 0.0200 3 285.01126.4800 - 1.1300 14.70 0.8500 13.04 0.1000 5.50 0.2800 12.23 0.5000 55.00 37.00 0.3200 - 12.6400 32.10 1.2000 1.10 8.5300 49.99 0.5300 162.00 6.6000 675.01 14.0000 19.70 0.2800 1 305.10 12.6700 87.30 6.3700 76.95 6.3700 90.00 6.5000 44.01 8.5200 33.28 4.5000 1.05 - 0.5300 279.00 3.2500 0.25 1.36 0.1800 10.09 47.69 1.6000 4.86 2.72 0.6800 103.45 20.8100 9.49 35.9900 293.60 19.7500 -188.5200 - 0.3300 17.20 0.1100 0.31 0.0100 - 0.2000 47.00 1.1200 0.09 8.80 0.3000 23.92 1.3800 7.00 0.0700 2.40 0.2200 0.02 1.12 3.42 0.1500 0.01 0.0000 -206.9900 11.50 0.1000 0.16 31.97 1.1600 4.57 0.1000 3.21 2.6100 1.47 0.0500 4.50 93.00 2.8000 2 150.00 28.0000 6.25 0.1000 12.01 0.8000 36.70 1.1200 7.41 8.10 53.23 2.4200 22.64 0.8300 10.52 0.0900 - 0.1100 153.00 16.0300 35.21 2.4000 1.20 7.11 0.0700 6.68 0.1200 22.50 0.2500 375.00 22.9500 6.44 0.0500 35.60 0.8300 52.70 2.3600 87.10 8.8400 27.86 0.4700 6.47 0.0800 85.00 0.4600 2.16 0.86 50.70 3.2900 20.61 2.0000 25.00 0.0800 5.34 0.7400 5.37 0.6300 - 0.0000 36.60 2.4400 19.80 2.1500 - 1.2500 6.32 0.2500 26.63 2.8400 13.25 2.5500 -

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

28-04-10 28-05-10 15-10-10 03-05-10 25-04-07 05-06-07 12-06-08 08-03-10 31-12-08 25-05-10 19-11-10 12-05-10 18-12-09 26-04-10 25-06-10 25-06-09 04-06-10 25-05-10 13-05-08 25-11-10 27-07-10 17-12-10 12-10-10 07-12-10 28-04-10 27-05-10 02-04-10 04-11-10 13-10-10 02-06-10 25-05-07 04-06-10 29-07-10 22-05-09 26-05-09 21-10-10 15-01-09 13-05-10 16-12-09 16-11-10 30-04-10 03-05-10 07-09-10 28-05-10 03-05-10 03-05-10 03-05-10 02-02-10 28-09-10 27-04-07 31-05-10 27-05-08 31-05-10 22-05-08 27-09-10 14-07-09 18-02-10 20-05-08 19-09-07 28-09-10 04-10-10 14-02-07 12-05-10 02-06-10 21-05-10 27-04-10 01-08-08 02-06-09 02-06-09 22-07-08 31-08-10 23-11-10 21-05-10 30-01-08 05-10-09 13-07-10 13-12-10 02-05-06 10-06-10 09-04-09 15-04-10 10-11-10 16-09-10 15-05-08 23-02-10 05-07-10 23-08-10 14-11-02 06-09-10 08-04-09 13-09-10 03-05-10 12-05-09 30-03-10 26-05-10 15-05-09 08-11-10

14-09-10 31-05-10 09-12-10 14-08-08 14-08-08 03-12-03 20-04-10 20-04-10 10-06-10 26-05-10 06-05-08 12-05-08

PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO

TITRE KEYWARE TECH. (D) KINEPOLIS GROUP KORTRIJK SHOP.CERT LEASINVEST-SICAFI LOTUS BAKERIES LOUVAIN NEUVE 1976 LUX-AIRPORT CERT MACHELEN CERT MACHELEN,KUUR.CERT MARCEL THIRY CERT MCLS (D) MEDIVISION MELEXIS (D) METRIS MIKO MITISKA MOBISTAR MONTEA C.V.A. MOPOLI MOPOLI FOND MORGAN CHASE CERT MOURY CONSTRUCT NAT PORTEFEUIL (D) NESTLE (D) NEUFCOUR-FIN. NEWTON 21 EUROPE NEWTON21 STRIP (D) NEWTREE (D) NORTH PLAZA NYRSTAR (D) OMEGA PHARMA ONCOMETHYLOME SCNC OPTION OTC (D) OXBRIDGE PARC PARADISIO PARK DE HAAN CERT PAYTON PLANAR PCB PEUGEOT PFIZER CERT PHARCO (D) PICANOL PINGUINLUTOSA PLEIADES PNS PORTHUS PROPHAREX PROXIMEDIA PUNCH INT. PUNCH TELEMATIX(D) QUESTFOR GR-PRICAF REALCO REALDOLM 1/100 TMP REALDOLMEN (D) RECTICEL RECTICEL VVPR REGENCE- RUE CERT REIBEL RESILUX RETAIL EST.-SICAFI RHJ INTERNATIONAL RIO TINTO CERT ROBECO ROLINCO RORENTO ROSIER ROULARTA RTL GROUP RV ASSURANCE (D) SABCA (D) SAINT GOBAIN SAPEC SCF INVEST SCHEERD.V KERCHOVE SERVICEFLATS CERT SIOEN SIPEF (D) SODIPLAN (D) SOFINA SOLVAC NOM(RETAIL) SOLVAY SPADEL SPECTOR ST.GUDULE-PL. CERT SUCRAF A & B SUEZ(ROMPUS) SV PATRIMONIA SYSTEMAT TEAM INT MRKT (D) TELENET GROUP TER BEKE TESSENDERLO TETRYS (D) TEXAF THENERGO (D) THINK-MEDIA THROMBOGENICS TIGENIX (D) TOTAL TRANSICS INT. TUBIZE (ATTR) TUBIZE-FIN U&I LEARNING (D) U&I STRIP (D) UCB UMICORE (D) UNIBRA UNITRONICS VAL ST.LAMBERT INT VAN DE VELDE VGP VISION IT (D) VOLVO B (D) VPK PACKAGING VRANKEN-POMMERY VRANKEN-POMMERY VUANCE WAREHOUSES-SICAFI WDP-SICAFI WERELDHAV B-SICAFI WEST.SHOPPING CERT WESTLAND 2004 CERT WOL. EXTENS. CERT WOL. SHOPPING CERT ZENITEL ZENOBE GRAMME CERT ZETES INDUSTRIES

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE FR BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

COURS PRÉC.

DIFF.

EN %

COURS OUVERT

MIN.

VOLUME

12 MOIS

MAX.

C 1.56 1.58 -1.27 1.56 1.59 1.55 7402 1.92 C 50.59 50.70 -0.22 50.50 50.94 50.21 4424 52.45 SF 443.00 440.10 +0.66 443.00 443.00 443.00 11 511.00 C 64.00 64.99 -1.52 64.99 65.01 64.00 3082 68.89 C 401.04 405.85 -1.19 405.79 405.79 401.00 158 411.50 SF 515.00 511.00 +0.78 515.00 515.00 515.00 10 547.80 SF 99.95 97.05 +2.99 99.95 99.95 99.95 11 145.10 SF 320.00 324.00 -1.23 320.00 320.00 320.00 20 360.00 SF 328.00 328.00 +0.00 328.00 328.00 328.00 6 349.80 SF 8.00 7.96 +0.50 8.00 8.00 8.00 95 56.05 SF 0.68 0.68 +0.00 0.68 0.68 0.68 1245 1.20 DF 0.35 0.35 +0.00 0.35 0.35 0.35 3325 0.65 C 13.23 13.20 +0.23 13.13 13.26 13.03 62128 13.80 C 5.43 5.47 -0.73 5.43 5.43 5.43 250 DF 50.00 50.01 -0.02 50.00 50.00 50.00 225 53.95 C 13.61 13.61 +0.00 13.61 13.61 13.61 133 C 45.69 46.40 -1.54 46.34 46.59 45.60 131125 48.63 C 23.50 23.45 +0.21 23.45 23.50 23.45 1082 26.89 DF 333.00 285.00 +16.84 333.00 333.00 333.00 6 333.00 DF 8 397.00 7 800.00 +7.65 8 397.00 8 397.00 8 397.00 1 8 397.00 C 30.80 30.60 +0.65 30.80 30.80 30.80 100 35.00 DF 108.45 107.40 +0.98 107.48 108.45 107.48 60 110.98 C 37.02 37.42 -1.06 37.75 37.79 37.02 90312 41.59 C 43.45 43.32 +0.30 43.44 43.55 43.34 3167 43.32 DF 7.60 7.50 +1.33 7.60 7.60 7.60 1 9.00 SF 1.80 1.80 +0.00 1.80 1.80 1.80 300 2.40 SF 0.01 0.01 +0.00 0.01 0.01 0.01 62052 SF 7.70 7.50 +2.67 7.70 7.70 7.70 130 10.50 SF 194.50 192.40 +1.09 194.50 194.50 194.50 163 C 11.24 11.05 +1.72 11.05 11.28 11.05 464405 11.84 C 35.58 35.49 +0.23 35.50 35.75 35.39 36367 39.20 C 1.85 1.94 -4.64 1.95 1.95 1.85 72220 4.48 C 0.57 0.58 -1.72 0.58 0.58 0.56 113069 0.95 SF 1.12 1.12 +0.00 1.12 1.12 1.12 620 1.99 SF 4.60 4.60 +0.00 4.60 4.60 4.60 93 4.60 DF 25.74 25.74 +0.00 25.74 25.74 25.74 132 28.90 SF 153.29 153.96 -0.44 153.29 153.29 153.29 216 DF 1.85 1.90 -2.63 1.85 1.85 1.85 2000 1.92 DF 4.10 4.25 -3.53 4.10 4.10 4.10 295 4.79 C 29.77 30.35 -1.93 30.30 30.59 29.75 1241767 32.23 C 12.80 12.80 +0.00 12.61 12.80 12.61 2930 14.19 SF 2.10 2.21 -4.98 2.10 2.10 2.10 710 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Indice (000) EUR

COURS

MAX.

MIN.

I NFO SUR DIVIDENDE DIV. DEV. DATE

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EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

28-05-10 26-03-10 19-05-10 20-05-10 26-03-10 26-03-10 23-07-10 24-12-09 25-11-10 28-03-08 25-10-10 27-05-10 10-06-08 17-08-10 02-07-10 04-10-10 14-06-10 19-04-10 19-04-10

19-06-07 30-04-08 05-05-10 05-05-10 13-05-08 10-09-10 23-03-07 07-01-10 30-05-08 04-11-10 17-04-08 21-09-04 12-10-10 31-05-06 09-06-09 01-06-01 07-06-10 31-03-08

26-05-10 26-05-10 25-06-09 26-05-10 01-07-10 24-02-10 30-04-10 30-04-10 22-06-10 02-06-08 26-04-10 09-06-09 16-06-08 18-06-09 27-05-10 21-05-10 10-05-10 02-07-10 08-05-09 27-09-10 13-05-10 25-06-10 30-11-05 31-01-08 09-05-08 11-08-09 12-08-09 22-06-07 28-07-10 10-06-10 03-06-10 07-05-09

12-11-10 03-05-10 03-05-10 08-10-10 01-06-10 03-05-10 28-09-10 25-09-09 02-04-09 17-05-10 10-07-08 06-07-10 15-12-08 30-04-10 20-04-10 21-05-10 21-05-10 25-06-10 25-06-10 02-02-05 26-03-10 07-06-10

Capitaux échangés Cours du jour

Cours du jour

Cours Précéd. Diff. en %

BEL 20 ouverture

2616.43

2626.76

-0.39

BEL 20 cloture

2596.59

2615.17

-0.71

Total général Continu belge Continu étranger

Cours Précéd. Diff. en %

393436143.01

4016208.916

9696.21

392204199.6000

3926336.9060

9889.06

1231943.4100

89872.0100

1270.78

samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010 - La Libre Belgique

35

© S.A. IPM 2010. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Economie Paris

Marchés Amsterdam

Cours du 17.12.10 EURO 32.96 97.81 2.28 35.84 29.02 12.64 49.71 32.00 34.80 33.04 10.09 47.20 2.75 17.66 31.79 49.23 15.91 27.18 85.73 46.90 29.30 123.20 53.74 69.72 29.77 123.95 43.11 38.75 48.66 115.35 41.29 7.60 15.16 69.45 39.77 145.75 79.53 21.66 40.55 20.62

ACCOR AIR LIQUIDE ALCATEL-LUCENT ALSTOM ARCELORMITTAL AXA BNP PARIBAS ACT.A BOUYGUES CAP GEMINI CARREFOUR CREDIT AGRICOLE DANONE DEXIA EADS EDF ESSILOR INTL. FRANCE TELECOM GDF SUEZ L OREAL LAFARGE LAGARDERE S.C.A. LVMH MICHELIN PERNOD RICARD PEUGEOT PPR RENAULT SAINT GOBAIN SANOFI-AVENTIS SCHNEIDER ELECTRIC SOCIETE GENERALE STMICROELECTRONICS SUEZ ENVIRONNEMENT TECHNIP TOTAL UNIBAIL-RODAMCO VALLOUREC VEOLIA ENVIRON. VINCI (EX.SGE) VIVENDI

-0.20 +0.09 +1.15 -0.60 +2.58 -0.67 -1.74 -0.08 +1.81 -0.63 -2.51 -1.07 -3.03 -0.95 -0.08 -0.67 -0.75 -1.89 -0.43 -0.27 -1.56 -0.28 -2.04 +0.74 -1.93 -1.04 -1.80 +0.05 -1.10 -0.47 -0.94 +0.11 -0.91 +2.51 -0.34 -0.34 +0.29 -0.96 +0.16 -0.10

Cours du 17.12.10 EURO 4.54 9.60 45.35 29.02 28.80 4.47 35.24 47.13 40.99 58.76 36.09 7.37 10.83 22.46 36.87 9.16 24.38 15.97 19.13 7.67 23.68 72.79 16.50

-1.35 -0.31 +0.89 +2.58 +2.64 -0.60 +0.74 -1.05 +3.17 +0.88 +0.94 -1.56 -1.32 -0.38 +0.53 -1.31 -0.12 +1.78 +0.13 -0.27 -0.32 +0.08 -0.12

Achat 7.8960 7.4498 9.0175 1.3306 1.3146 1.2773 0.8494 110.6400

17.12.2010 Vente 7.8910 7.4482 9.0145 1.3299 1.3145 1.2770 0.8493 110.6300

Prix moy. 545.00 201.00 1161.50 193.00 286.00 150.00 109.00 128.00 243.00 1120.00 33500.00 204.90 1374.75 193.00 1251.00 239.00 240.10 193.00

Diff. 545.00 201.00 1162.00 194.00 286.00 150.00 109.00 135.00 243.00 1130.00 33890.00 203.20 1384.00 198.00 1268.00 240.00 240.10 197.00

AEGON AHOLD KON AKZO NOBEL ARCELORMITTAL ASML HOLDING BAM GROEP KON BOSKALIS WESTMIN CORIO DSM KON FUGRO HEINEKEN ING GROEP KPN KON PHILIPS KON RANDSTAD REED ELSEVIER ROYAL DUTCH SHELLA SBM OFFSHORE TNT TOMTOM UNILEVER WERELDHAVE WOLTERS KLUWER

Cours de change Billets de banques Devise (en EUR) COURO.NORVEGIENNE COURONNE DANOISE COURONNE SUEDOISE DOLLAR CANADIEN DOLLAR US FRANC SUISSE LIVRE STERLING YEN

ISO NOK DKK SEK CAD USD CHF GBP JPY

Or

Matières premières Aluminium Londres (USD/t) Argent N.Y. ($/ounce) Brent Londres (USD/lb) Cuivre Bruxelles (EUR/t) Cuivre Londres (USD/t) Etain Londres (USD/t) Nickel Londres (USD/t) Plomb Londres (USD/t) Zinc Londres (USD/t) Platine Palladium Argent

17-12-10 2331.00 2890.00 91.60 7026.02 9259.00 26150.00 24785.00 2379.00 2208.00 1696.10 738.35 28.94

10-12-10 2345.50 2854.50 90.99 7045.45 9041.00 25750.00 23750.00 2367.00 2260.00 1696.10 741.05 28.90

Var/H% -0.62 1.24 0.67 -0.28 2.41 1.55 4.36 0.51 -2.30 0.00 -0.36 0.14

Devise (en EUR) 10 $ US 10 Florins 20 $ US 20 Francs Tunisie 5 $ US 5 Roubles Demi Napoléon Demi Souverain Elisabeth II Krugerrand Lingot 1 Kg Napoléon Once (en $) Pièce 20 Francs Suisses Pièce 50 Pesos Reichmark Souverain Union Latine

Indices des prix à la consommation 2004 Période I.S. I.d.P. Nov. 2010 113.55 114.55 Oct. 2010 113.46 114.41 Sept. 2010 113.29 114.25 Août 2010 112.94 113.89 Juil. 2010 112.86 113.82 Juin 2010 112.74 113.77 Mai 2010 112.72 113.78 Avr. 2010 112.34 113.33 Mars 2010 112.11 112.94 Févr. 2010 111.90 112.52 Janv. 2010 111.36 112.05 Déc. 2009 110.96 111.54 Nov. 2009 110.75 111.36 Oct. 2009 110.64 111.07 I.S. = Indice Santé - I.d.P. = Indice des Prix

1996 I.S. 129.19 129.08 128.89 128.49 128.40 128.26 128.24 127.81 127.55 127.31 126.69 126.24 126.00 125.88

1988 I.S. 155.76 155.63 155.40 154.92 154.81 154.65 154.62 154.10 153.78 153.49 152.75 152.20 151.92 151.76

I.d.P. 131.65 131.49 131.31 130.89 130.81 130.76 130.77 130.25 129.80 129.32 128.78 128.19 127.99 127.65

1988 I.d.P. 161.57 161.38 161.15 160.64 160.54 160.47 160.49 159.85 159.30 158.71 158.05 157.33 157.07 156.66

Pour convertir (1) (2) (3) (1) 1974-75 1988 0,48000 I.S. 1988 1981 1988 0,73920 I.d.P. 1988 1988 1966 3,39350 I.S. 1996 1988 1971 2,85430 I.d.P. 1996 1996 1988 1,2273 I.S. 2004 1996 1981 1,6603 I.d.P. 2004 (1) Passez de la base... (2) à la base... (3) en multipliant par...

1981

1974-75

218.58 218.32 218.01 217.32 217.19 217.10 217.11 216.26 215.51 214.71 213.81 212.84 212.50 211.94

336.64 336.23 335.76 334.70 334.49 334.35 334.38 333.05 331.91 330.67 329.29 327.79 327.26 326.41

(2) I.S. 1996 I.d.P. 1996 I.S. 1988 I.d.P. 1988 I.S. 1996 I.d.P. 1996

(3) 0,82940 0,81480 1,20570 1,22730 1,1377 1,1493

Euronext

Bourses étrangères

BELGE(T.démat.) BELGE 37 3,50+ Unifiée 1 S titre démat 4,0+ UNIFIEE 2S 4,0+ Libér.45(T.démat.) Belge 92-2012 linéaire Belge 92-2015 linéaire 97-2028 Linéaure 99-2009 Linéaire 00-2010 Linéaire 01-2011 Linéaire 02-2012 Linéaire 02-2017 Linéaire 03-2013 Linéaire 04-2014 Linéaire 04-2035 Linéaire 05-2010 Linéaire 05-2015 Linéaire 06-2016 Linéaire 06-2022 Linéaire 07-2013 Linéaire 07-2017 Linéaire 08-2018 Linéaire 08-2011 Linéaire 08-2014 Linéaire 09-2019 Linéaire 07-2011 Linéaire (flot.) Bons Etat 01-09 Bons Etat 01-09 Bons Etat 01-09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 02-09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 09 Bons Etat 02-10 5/7 Bons Etat 10 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 03-11 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 04-09 Bons Etat 04-12 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 05-10 Bons Etat 05-13 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-11 Bons Etat 06-14 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 07-10 Bons Etat 07-12 Bons Etat 07-15 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16 Bons Etat 08-11 Bons Etat 08-13 Bons Etat 08-16

B101B B105 B112B B113B B114 B262 B282 B291 B292 B295 B296B B298B B300 B301 B303 B304 B305 B306 B307 B308 B310 B309 B312 B313 B314 B315 B311 B941 B943 B945 B947 B948 B949 B950 B951 B952 B953 B954 B955 B957 B959 B961 B963 B964 B965 B966 B967 B968 B969 B970 B971 B972 B973 B974 B975 B976 B977 B978 B979 B980 B981 B982 B983 B984 B985 B986 B987 B988 B989 B990 B991 B992 B993 B994 B997 B995 B998 B996 B999 B208 B209 B210 B211 B212

60.70 83.57 99.95 99.95 98.00 111.20 119.37 113.45 99.94 99.96 102.61 104.99 111.06 104.68 104.88 108.27 99.96 102.27 98.69 98.94 103.69 102.36 101.85 100.58 104.00 101.02 99.99 100.00 100.01 99.96 99.90 100.00 99.96 100.00 99.96 99.96 99.96 99.90 100.29 100.68 101.31 101.89 101.79 100.00 102.26 100.00 102.17 99.96 101.82 99.90 101.49 99.96 100.86 99.96 100.72 99.96 101.03 100.17 100.74 101.24 101.45 102.40 101.91 102.50 99.96 102.54 102.76 99.96 102.91 102.82 99.96 102.76 102.60 100.27 100.87 102.12 103.32 100.54 101.99 103.80 103.05 101.12 101.59 101.12

60.70 83.57 99.95 99.95 98.80 111.25 119.43 113.11 99.95 99.96 102.63 105.03 111.09 104.57 104.93 107.93 99.96 102.37 98.80 99.59 103.75 102.43 101.92 100.60 104.08 101.03 100.00 100.03 100.01 99.96 99.90 100.03 99.96 100.06 99.96 99.96 99.96 99.90 100.29 100.68 101.31 101.81 101.80 100.01 102.29 100.04 102.22 99.96 101.90 99.90 101.61 99.96 100.93 100.01 100.73 99.96 101.11 100.17 100.74 101.24 101.42 102.40 101.92 102.48 99.96 102.57 102.80 100.06 102.97 102.88 99.96 102.84 102.70 100.27 100.88 102.21 103.39 100.57 102.01 103.82 103.05 101.09 101.67 101.14

Rendements

Fonds d'Etat de référence à 10 ans Allemagne Belgique Japon Royaume-Uni

DIFF. COURS EN % OUVERT

COURS

MAX.

MIN.

VOLUME

12 MOIS

MAX.

MIN.

3.0300 4.0300 1.2000 3.5600

3.0800 4.0300 1.2800 3.6400

INFO SUR DIVIDENDE DIV. DEV.

DATE

Alternext BSB (D) CO.BR.HA (D) DE ROUCK GEO (D) ECODIS (D) EMAKINA GROUP (D) EVADIX POLYGONE VISION IT (D)

BE BE BE BE BE BE BE BE

SF 10.40 10.30 SF 1 698.00 1 638.82 SF 0.49 0.35 SF 0.10 0.10 SF 8.47 8.49 SF 0.45 0.49 DF 7.20 7.20 SF 5.99 5.92

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF

+0.97 10.40 10.40 10.40 +3.61 1 698.00 1 698.00 1 698.00 +40.00 0.49 0.49 0.49 +0.00 0.10 0.10 0.10 -0.24 8.47 8.47 8.47 -8.16 0.45 0.45 0.45 +0.00 7.20 7.20 7.20 +1.18 5.95 5.99 5.95

114 10.30 5.50 0.2800 EUR 22-05-09 78 1 698.00 1 305.10 12.6700 EUR 28-05-10 50 0.85 0.25 EUR 480 0.20 0.09 EUR 50 10.00 7.00 0.0700 EUR 27-04-10 1175 0.80 0.16 EUR 1 7.47 6.50 EUR 2100 6.90 5.85 0.1200 EUR 25-09-09

5EME SAISON (D) ANTIGOON INV (D) ARCHIMEDE ARPADIS GROUP AURIGA INTERN (D) EMD MUSIC (D) ERYPLAST (D) FIXINOX (D) FLEXOS (D) FRED & GINGER (D) ICE CONCEPT (D) MCLS (D) NEWTON 21 EUROPE NEWTREE (D) OTC (D) OXBRIDGE PHARCO (D) PNS PROPHAREX PROXIMEDIA REALCO REIBEL RV ASSURANCE (D) SCF INVEST SODIPLAN (D) SV PATRIMONIA TEAM INT MRKT (D) TETRYS (D) U&I LEARNING (D) VAL ST.LAMBERT INT

36

0.55 7.00 0.80 5.00 6.07 3.50 3.79 3.10 5.45 9.95 0.86 0.68 1.80 7.70 1.12 4.60 2.10 4.10 0.45 14.50 9.98 9.50 0.79 0.05 0.23 2.00 0.80 4.00 4.22 0.60

0.55 +0.00 7.00 +0.00 0.80 +0.00 5.00 +0.00 6.81 -10.87 3.39 +3.24 3.80 -0.26 2.79 +11.11 4.99 +9.22 9.05 +9.94 0.88 -2.27 0.68 +0.00 1.80 +0.00 7.50 +2.67 1.12 +0.00 4.60 +0.00 2.21 -4.98 4.10 +0.00 0.45 +0.00 14.50 +0.00 9.98 +0.00 8.91 +6.62 0.79 +0.00 0.04 +25.00 0.22 +4.55 1.80 +11.11 0.80 +0.00 1.51 +164.90 4.21 +0.24 0.60 +0.00

0.55 7.00 0.80 5.00 6.07 3.50 3.79 3.10 5.45 9.95 0.86 0.68 1.80 7.70 1.12 4.60 2.10 4.10 0.45 14.50 9.98 9.50 0.79 0.05 0.23 2.00 0.80 4.00 4.22 0.60

0.55 7.00 0.80 5.00 6.07 3.50 3.79 3.10 5.45 9.95 0.86 0.68 1.80 7.70 1.12 4.60 2.10 4.10 0.45 14.50 9.98 9.50 0.79 0.05 0.23 2.00 0.80 4.00 4.22 0.60

0.55 7.00 0.80 5.00 6.07 3.50 3.79 3.10 5.45 9.95 0.86 0.68 1.80 7.70 1.12 4.60 2.10 4.10 0.45 14.50 9.98 9.50 0.79 0.05 0.23 2.00 0.80 4.00 4.22 0.60

2095 12100 250 200 150 875 350 100 300 50 250 1245 300 130 620 93 710 360 2200 100 60 40 40 95000 650 150 1 200 2000 5458

0.00 7.09 0.00 5.00 10.00 4.45 6.50 4.00 6.60 9.95 2.00 1.20 2.40 10.50 1.99 4.60 2.60 6.00 1.03 16.80 11.45 10.55 0.89 0.08 1.22 3.87 1.10 4.00 5.70 0.00

0.00 5.20 0.00 3.00 6.07 2.40 3.42 1.47 4.50 7.41 0.86 0.66 1.50 7.00 1.00 4.60 1.01 3.08 0.40 13.00 9.10 5.00 0.43 0.03 0.20 0.87 0.61 1.51 3.56 0.00

0.0500 0.1500 0.2200 0.1500 0.0500

0.1900 0.0400 0.5100 0.1200 0.1000 0.2200

0.3000 0.0800

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

25-05-10 25-06-09 01-08-08 02-06-09 05-10-09

28-03-08 19-06-07 13-05-08 12-10-10 31-05-06 09-06-09

11-08-09 22-06-07

Amsterdam: AEX Euronext: Euronext 100 Euronext: Next 150 Francfort: DAX Extra Lisbonne: PSI 20 Madrid: IBEX 35 FTSE MIB New-York: DJ Industrial New-York: Nasdaq 100 Paris: CAC 40

352.05 698.87 1 666.90 6 998.92 7 786.42 9 898.10 20 069.18 11 499.25 2 218.02 3 867.35

Francfort ALLIANZ SE VNA O.N. BAY.MOTOREN WERKE AG ST BAYER AG NA BEIERSDORF AG O.N. COMMERZBANK AG O.N. DAIMLER AG NA O.N. DEUTSCHE BANK AG NA O.N. DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DEUTSCHE POST AG NA O.N. DT.TELEKOM AG NA E.ON AG NA FRESEN.MED.CARE KGAA ST FRESENIUS SE O.N. ST HEIDELBERG.DRUCKMA.O.N. HENKEL AG+CO.KGAA VZO INFINEON TECH.AG NA O.N. K+S AG O.N. LINDE AG O.N. LUFTHANSA AG VNA O.N. MAN SE ST O.N. MERCK KGAA O.N. METRO AG ST O.N. MUENCH.RUECKVERS.VNA O.N. RWE AG ST O.N. SAP AG O.N. SIEMENS AG NA THYSSENKRUPP AG O.N. VOLKSWAGEN AG ST O.N.

Londres ADMIRAL GROUP PLC ALLIANCE TRUST PLC AMEC PLC ANTOFAGASTA PLC ASSOCIATED BRITISH FOODS PLC AUTONOMY CORPORATION PLC AVIVA PLC BAE SYSTEMS PLC BARCLAYS PLC BG GROUP PLC BHP BILLITON PLC BP PLC BRITISH AIRWAYS PLC BRITISH LAND CO PLC BRITISH SKY BROADCASTING GROUP BUNZL PLC CAPITA GROUP PLC CARNIVAL PLC CENTRICA PLC COMPASS GROUP PLC DIAGEO PLC EURASIAN EXPERIAN GROUP LD FRESNILLO G4S PLC GLAXOSMITHKLINE PLC HAMMERSON PLC ICAP PLC IMPERIAL TOBACCO GROUP PLC INMARSAT PLC INTERCONTINENTAL HOTELS GROUP INTERNATIONAL POWER PLC INTERTEK GROUP PLC INVENSYS PLC JOHNSON,MATTHEY PLC KAZAKHMYS PLC KINGFISHER PLC LAND SECURITIES GROUP PLC LEGAL & GENERAL GROUP PLC LONMIN PLC MAN GROUP PLC MARKS & SPENCER GROUP PLC MORRISON(WM.)SUPERMARKETS PLC NATIONAL GRID PLC NEXT PLC OLD MUTUAL PLC PEARSON PLC PRUDENTIAL PLC RANDGOLD RESOURCES LD RECKITT BENCKISER PLC REED ELSEVIER PLC REXAM PLC ROLLS-ROYCE GROUP PLC ROYAL & SUN ALLIANCE INS GROUP SAGE GROUP PLC SAINSBURY(J) PLC SCHRODERS PLC SCHRODERS PLC SCOTTISH & SOUTHERN ENERGY PLC SERCO GROUP PLC SEVERN TRENT PLC SHIRE PLC SMITH & NEPHEW PLC SMITHS GROUP PLC STANDARD LIFE PLC TUI TRAVEL

+0.05 -0.37 +0.16 -0.36 -0.60 -1.12 -1.46 +0.36 +0.71 -0.54

(Eur) 90.00 61.91 56.44 41.88 5.75 53.85 39.69 52.40 12.62 9.71 22.42 43.19 62.76 3.66 45.94 7.05 55.33 112.45 16.72 91.69 60.16 55.91 111.80 49.10 37.96 92.76 31.36 111.73

-0.33 -1.45 -0.28 +1.60 +0.09 -0.85 -0.19 +0.44 -1.41 -1.40 -0.33 -0.89 -2.08 -1.88 +0.34 +0.14 +1.24 +0.45 -0.03 +2.10 -0.95 +1.18 -1.54 -1.19 +1.54 -0.64 -0.37 -2.25

(PENCE) 1 551.00 372.00 1 155.00 1 530.00 1 133.00 1 543.00 385.90 325.00 259.75 1 324.50 2 500.00 467.15 270.20 516.00 728.00 723.50 700.50 2 764.00 330.60 579.00 1 180.00 992.50 813.50 1 538.00 252.80 1 265.50 419.68 537.00 1 941.00 685.00 1 234.00 435.00 1 867.00 351.20 2 037.00 1 583.00 255.40 657.13 99.20 1 873.00 294.00 375.40 264.60 552.00 1 985.00 120.00 1 017.00 670.50 5 615.00 3 577.00 527.05 326.00 630.00 124.10 275.80 372.10 1 783.00 1 398.00 1 185.00 589.00 1 436.00 1 530.00 655.50 1 235.00 210.00 238.60

+0.08 +0.22 +2.12 +0.13 -0.53 +5.32 -0.73 -1.63 -1.12 +1.34 -0.20 -0.61 +0.01 +1.38 -0.41 +0.21 +1.52 +0.18 -0.60 -0.09 -0.17 +0.61 +0.74 +0.85 -0.16 -0.47 +0.67 -0.46 +0.94 +0.88 +0.49 +1.99 +0.32 +1.21 +1.34 +0.57 +0.35 -0.51 -0.10 +0.64 +2.26 -1.73 -1.13 -0.36 -1.83 +0.00 -0.68 +0.22 +0.09 -0.64 -0.93 +1.02 +0.16 -1.51 -1.29 -1.64 +0.96 +0.79 +1.02 -1.34 -0.35 +0.20 -0.30 -1.75 -0.28 +1.19

Valeurs de croissance Nasdaq

Marche Libre

Cours du 17.12.10

Indices

Dette directe de l'Etat

Cours du 17.12.10

COURS PAYS MARCHÉ CLÔTURE EURO PRÉC.

TITRE

Obligations publiques

ACTIVISION BLIZZARD, INC ADOBE SYSTEMS INCORPORATED AKAMAI TECHNOLOGIES, INC. ALTERA CORPORATION AMAZON.COM, INC. AMGEN INC. AMYLIN PHARMACEUTICALS, INC. APOLLO GROUP, INC. APPLE INC. APPLIED MATERIALS, INC. AUTODESK, INC. BED BATH & BEYOND INC. BIOGEN IDEC INC BROADCOM CORPORATION C.H. ROBINSON WORLDWIDE, INC. CADENCE DESIGN SYSTEMS, INC. CELGENE CORPORATION CHECK POINT SOFTWARE TECHNOLOG CINTAS CORPORATION CISCO SYSTEMS, INC. CITRIX SYSTEMS, INC. COGNIZANT TECHNOLOGY SOLUTIONS COMCAST CORPORATION COSTCO WHOLESALE CORPORATION DELL INC. DENTSPLY INTERNATIONAL INC. DISCOVERY COMMUNICATIONS, INC DISH NETWORK CORPORATION EBAY INC.

1 235.00 1 972.00 585.50 2 422.00 170.05 783.00 1 449.50

Nyse

+0.73 +0.31 -1.43 +1.30 +1.40 +0.84 +0.94

(USD)

3M CO. ABBOTT LABORATORIES ALCOA INC. ALLSTATE CORP. ALTRIA GROUP INC. AMAZON.COM INC. AMERICAN ELECTRIC POWER CO. IN AMERICAN EXPRESS CO. AMGEN INC. APPLE INC. AT&T AVON PRODUCTS INC. BAKER HUGHES INC. BANK OF AMERICA CORP. BANK OF NEW YORK MELLON BAXTER INTERNATIONAL INC. BOEING CO. BRISTOL-MYERS SQUIBB CO. CAMPBELL SOUP CO. CAPITAL ONE FINANCIAL CORP. CATERPILLAR INC. CHEVRON CISCO SYSTEMS INC. CITIGROUP INC. COCA-COLA CO. COLGATE-PALMOLIVE CO. COMCAST CORPORATION CONOCOPHILLIPS COSTCO WHOLESALE CORPORATION COVIDIEN CVS CAREMARK DELL INC. DEVON ENERGY CORP. DOW CHEMICAL CO. E.I. DUPONT DE NEMOURS & CO. EMC CORP. ENTERGY CORP. EXELON CORP. EXXON MOBIL CORP. FEDEX CORP. FORD MOTOR CO. GENERAL DYNAMICS CORP. GENERAL ELECTRIC CO. GILEAD SCIENCES INC. GOLDMAN SACHS GROUP INC. GOOGLE INC. H.J. HEINZ CO. HALLIBURTON CO. HEWLETT-PACKARD CO. HOME DEPOT INC. HONEYWELL INTERNATIONAL INC. INTEL CORPORATION INTERNATIONAL BUSINESS MACHINE JOHNSON & JOHNSON JPMORGAN CHASE & CO. KRAFT FOODS INC. CL A LOCKHEED MARTIN CORP. LOWES COS. MASTERCARD CL A MCDONALDS CORP. MEDTRONIC INC. MERCK & CO. INC. MICROSOFT CORPORATION MORGAN STANLEY NATIONAL-OILWELL INC. NIKE INC. CL B NORFOLK SOUTHERN CORP. NYSE EURONEXT OCCIDENTAL PETROLEUM CORP. ORACLE CORPORATION PEPSICO INC. PFIZER INC. PHILIP MORRIS INTERNATIONAL PROCTER & GAMBLE CO. QUALCOMM INCORPORATED RAYTHEON CO. REGIONS FINANCIAL CORP. SARA LEE CORP. SCHERING-PLOUGH CORPORATION SCHLUMBERGER LTD. SOUTHERN CO. SPRINT NEXTEL TARGET CORP. TEXAS INSTRUMENTS INC. TIME WARNER INC. TYCO INTERNATIONAL LTD. U.S. BANCORP UNITED PARCEL SERVICE INC. CL UNITED TECHNOLOGIES CORP. UNITEDHEALTH GROUP INC. VERIZON COMMUNICATIONS INC. WAL-MART STORES WALGREEN CO. WALT DISNEY WELLS FARGO & CO. WEYERHAEUSER CO. WILLIAMS COS. WYETH XEROX CORP.

86.31 48.37 14.58 31.32 24.99 177.58 36.01 44.05 57.42 320.61 29.22 28.85 56.27 12.56 29.39 51.28 65.05 26.50 35.36 40.50 92.71 88.45 19.55 4.68 65.71 81.01 21.42 65.07 71.85 46.49 34.43 13.64 73.11 33.99 49.87 22.97 70.47 41.09 72.17 93.14 16.79 70.28 17.71 37.19 164.39 590.80 50.76 39.92 41.99 35.11 53.00 21.46 145.10 62.53 39.76 31.93 70.06 25.18 220.56 76.81 37.42 36.46 27.90 26.27 63.57 90.04 62.69 29.85 95.25 31.48 65.99 17.01 59.70 64.86 49.46 45.15 6.25 17.26 28.18 81.37 37.93 4.15 58.55 32.55 31.52 41.77 26.23 73.02 78.85 35.11 34.63 54.41 37.58 37.06 29.97 18.18 23.92 50.36 11.75

-0.14 -0.37 +0.82 +0.32 +0.09 -0.26 -0.14 -1.37 +1.40 -0.20 -0.05 +0.10 +1.44 +0.32 -0.12 -1.33 +0.99 -0.85 +0.71 -0.97 -0.54 -0.70 -0.99 +2.08 +0.61 -0.18 -1.06 -0.89 -0.37 +0.69 -0.35 +2.33 -0.33 -1.05 +0.85 +1.05 +0.03 +0.29 -0.07 -1.15 +0.21 -0.21 -0.34 -1.75 -0.01 -0.15 +0.26 -0.89 +0.09 -0.01 -0.75 +0.75 +0.38 +0.19 -0.63 +0.88 -0.47 -1.06 -1.71 +0.09 +3.43 -1.04 -0.30 +1.04 +0.86 +0.93 -0.49 +0.67 +0.44 +3.98 +0.35 -1.20 -0.05 +0.56 -0.38 -0.55 +1.92 +5.31 -0.74 +0.32 +0.34 -0.60 -0.88 -0.25 +0.82 -1.25 +0.42 -1.00 -0.19 -1.44 -0.44 -0.38 -0.38 +0.13 -0.12 +1.06 +1.23 +1.08 -0.52

Cours du 17.12.10

(usd) 12.15 28.79 50.87 36.61 177.58 57.42 15.23 38.48 320.61 13.61 39.13 47.72 68.14 43.89 79.00 8.28 59.27 45.70 29.19 19.55 69.20 72.32 21.42 71.85 13.64 34.44 42.47 18.01 29.82

TULLOW OIL PLC UNILEVER PLC UTD. UTILITIES VEDANTA RESOURCES PLC VODAFONE GROUP PLC WPP XSTRATA PLC

-0.57 +0.95 +1.74 -0.30 -0.26 +1.40 +3.75 +0.21 -0.20 +1.76 +1.08 -0.10 +0.32 -1.19 -0.25 -0.84 +0.83 +0.71 -0.85 -0.99 +0.04 +2.71 -1.06 -0.37 +2.33 +0.64 +0.69 -0.88 -2.33

ELECTRONIC ARTS INC. EXPEDIA, INC. EXPEDITORS INTERNATIONAL OF WA EXPRESS SCRIPTS, INC. FASTENAL COMPANY FISERV, INC. FLEXTRONICS INTERNATIONAL LTD. GARMIN LTD. GENZYME CORPORATION GILEAD SCIENCES, INC. GOOGLE INC. IAC/INTERACTIVECORP INFOSYS TECHNOLOGIES LIMITED INTEL CORPORATION INTUIT INC. INTUITIVE SURGICAL, INC. JOY GLOBAL INC. JUNIPER NETWORKS, INC. KLA-TENCOR CORPORATION LAM RESEARCH CORPORATION LAMAR ADVERTISING COMPANY LEVEL 3 COMMUNICATIONS, INC. LIBERTY GLOBAL, INC. LIBERTY MEDIA CORPORATION LINEAR TECHNOLOGY CORPORATION LM ERICSSON TELEPHONE COMPANY LOGITECH INTERNATIONAL S.A. MARVELL TECHNOLOGY GROUP, LTD. MAXIM INTEGRATED PRODUCTS, INC MICROCHIP TECHNOLOGY INCORPORA MICROSOFT CORPORATION

15.91 26.83 55.35 54.91 59.55 60.44 7.66 31.76 69.79 37.19 590.80 29.83 73.76 21.46 49.39 265.76 85.56 36.52 39.83 51.90 38.31 0.94 35.43 15.97 34.92 11.27 19.16 18.86 23.83 34.10 27.90

+0.25 +3.27 -2.83 +0.55 +0.63 +0.17 -0.62 +0.89 -0.11 -1.75 -0.15 +1.50 +0.26 +0.75 +0.09 +0.95 +0.14 -0.49 +0.38 +1.29 +0.58 -0.85 -0.98 +0.76 +1.10 +0.99 -0.62 +1.57 -1.04 -1.02 -0.30

MILLICOM INTERNATIONAL CELLULA NETAPP, INC. NII HOLDINGS, INC. NVIDIA CORPORATION ORACLE CORPORATION PACCAR INC. PATTERSON COMPANIES INC. PATTERSON-UTI ENERGY, INC. PAYCHEX, INC. PEABODY ENERGY CORPORATION PETSMART, INC QUALCOMM INCORPORATED RESEARCH IN MOTION LIMITED ROSS STORES, INC. RYANAIR HOLDINGS PLC SANDISK CORPORATION SEARS HOLDINGS CORPORATION SIGMA-ALDRICH CORPORATION SIRIUS XM RADIO INC. STAPLES, INC. STARBUCKS CORPORATION SYMANTEC CORPORATION TELLABS, INC. TEVA PHARMACEUTICAL INDUSTRIES UAL CORPORATION VERISIGN, INC. VERTEX PHARMACEUTICALS INCORPO WHOLE FOODS MARKET, INC. WYNN RESORTS, LIMITED XILINX, INC. YAHOO! INC.

92.46 53.80 45.31 14.38 31.48 56.50 30.89 21.36 31.02 60.55 40.15 49.46 60.20 62.97 29.75 48.87 67.78 66.75 1.40 22.53 32.78 16.94 6.72 51.93 23.63 34.24 35.38 50.46 104.95 28.21 16.32

+0.03 +0.17 -0.15 +0.65 +3.98 -1.55 -0.10 -0.34 +0.78 -0.23 +0.63 -0.38 +1.62 -1.62 -0.53 +0.37 -0.60 -0.43 +1.08 -0.88 +0.60 -1.91 +0.75 -0.90 +1.03 +0.38 +2.28 +1.55 -0.61 -1.56 -1.15

La Libre Belgique - samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010

© S.A. IPM 2010. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Fonds - Sicav - Branche 23 NOM DU FONDS

AAMM Funds - Emer. Markets Eq. AAMM Funds - Defensive Profile AAMM Funds - Defensive Profile AAMM Funds - Diversif. Profile AAMM Funds - Diversif. Profile AAMM Funds - Dynamic Profile AAMM Funds - Euro Bonds AAMM Funds - European Equities AAMM Funds - World Bonds AAMM Funds - World Bonds AAMM Funds - World Equities AAMM Funds - World Equities

JUR. DEV. DATE VALEUR VALEUR TYPE FR. FRAIS RET. % JOUR PRÉC. % 01/01

EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

15/12 86.47 12/05 52.98 15/12 114.65 12/05 51.45 15/12 110.81 15/12 94.08 15/12 12.38 15/12 14.95 14/05 61.09 15/12 12.81 15/12 51.16 15/12 12.53

86.66 52.72 114.73 51.01 110.98 94.32 12.40 14.94 60.60 12.84 51.16 12.53

Cap. Cap. Dist Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Dist Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25

23.02 3.68 3.46 8.41 10.30 14.94 -0.40 15.18 11.46 10.81 16.78 16.78

Alienor Actions Flexible Aliénor Alter Euro Alienor Optimal

FR EUR 16/12 129.13 FR EUR 16/12 110.44 FR EUR 16/12 162.54

128.99 Cap. Q 3.00 -5.00 110.45 Cap. Q 1.00 2.73 162.44 Cap. Q 3.00 -3.71

Asia Pacific Performance Atlas Real Estate EMU Degroof Bonds Corporate Eur BC Degroof Bonds EMU Quants BC Degroof DBI-RDT EMU Beh.Val Degroof Eq. Belgium Active Degroof Eq. EMU Behavioral Val Degroof Eq. EMU Index C Degroof Eq. Europe Behavor. Val Degroof Eq. Europe Index C Degroof Eq. Japan Index C Degroof Eq. Sm Cap Eurp Bev Val Degroof Eq. US Behavioral Val Degroof Eq. US Index C Degroof Glob Reac.5 Winter BC Degroof Glob Reac.10 Summer BC Degroof Global Isis High C Degroof Global Isis Low BC Degroof Global Isis Medium BC Degroof Monetary Eur C

EA USD BE EUR EA EUR EA EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR

38.85 206.04 143.07 207.23 63.33 200.61 63.43 282.49 29.82 189.98 202.50 841.31 545.36 272.61 101.75 103.05 64.52 68.45 80.04 649.83

16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 17/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12

38.42 205.08 143.08 207.46 63.27 200.62 63.37 282.84 29.64 190.69 203.44 840.11 555.83 277.14 101.76 103.20 64.39 68.41 79.92 649.85

Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q H H Q Q Q Q

3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00

11.17 13.54 3.79 -0.08 4.04 16.23 4.38 3.66 8.57 11.36 20.51 18.70 21.56 22.75 13.12 6.01 9.78 0.28

BL Short Term Dollar B BL Short Term Euro B BL Global Bond B BL Bond Euro B BL Bond Dollar B BL Global 30 B BL Global 50 B BL Global 75 B BL Global Equities B BL Global Flexible B BL Equities America B BL Equities Europe B BL Equities Horizon B BL Optinvest (Euro) B BL Emerging Markets B BL Equities Dividend B BL Fund Selection - 30 B BL Fund Selection - 50 B BL Fund Selection - 75 B BL Fund Selection - Eq. B BL Fund Selection Asia B BL Fund Selection Evol. B BL Fund Selection Japan B

EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR LU USD EA EUR LU JPY

17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12

526.98 555.61 599.51 1004.50 1081.81 1255.39 1361.04 1620.88 474.16 124.03 3414.19 3750.70 640.78 118.13 117.27 106.01 124.80 129.31 133.27 127.75 2096.36 107.41 7670.00

526.97 555.59 600.31 1006.09 1078.44 1251.68 1354.24 1609.32 469.63 123.27 3388.91 3736.66 633.56 118.24 116.95 105.64 124.65 129.11 132.94 127.38 2110.90 107.32 7676.00

Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

2.00 2.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00

Post Global Balanced Post Global Dynamic Post Global Stability Post-Global Safety Mix

BE BE BE BE

EUR EUR EUR EUR

22/10 22/10 22/10 22/10

275.45 271.83 286.74 277.31

275.06 271.42 286.45 276.82

Cap. Cap. Cap. Cap.

Q Q Q Q

2.00 7.62 2.00 7.88 2.00 6.77 2.00 -4.04

Triodos Sustainable Bond C Triodos Sustainable Bond D Triodos Sustainable Mixed D Triodos Sustainable Mixed C Triodos Sustainable Equity C Triodos Sustainable Pioneer C

LU LU LU EA LU LU

EUR EUR EUR EUR EUR EUR

16/12 15/12 15/12 15/12 16/12 16/12

28.55 28.22 26.64 25.27 20.44 23.77

28.58 28.25 26.64 25.27 20.36 23.53

Cap. Dist Dist Cap. Cap. Cap.

Q Q Q Q Q Q

- 2.66 - 2.84 - 8.73 - 16.81 - 8.13

TABLEAU EXPLICATIF

0.53 1.13 4.34 3.53 5.28 6.63 10.57 15.23 18.17 12.01 7.56 19.00 9.80 3.25 22.46 16.15 4.65 8.26 12.81 15.35 18.22 4.48 0.72

Athena Dynamic Diversified Bonds Cap Athena Dynamic Diversified Bonds Dis Athena Euro Bonds Cap Athena Euro Bonds Dis Athena European Equity C Athena European Equity D Athena Global Opportunities C Athena Global Opportunities D Athena Immo Rente Cap Athena Immo Rente Dis Athena Vega Equity Cap Athena Vega Equity Dis C+F Balanced Dynamic Cap C+F Balanced Dynamic Dis C+F Euro Equities Cap C C+F Euro Equities Cap D C+F Euro Equities Dis C C+F Euro Equities Dis D C+F Optimum Cap C+F Optimum Dis Hermes Belgian Growth C Hermes Belgian Growth D Hermes Euro Cash Cap Hermes Euro Cash Dis Universal Invest Glbl Flex A Cap Universal Invest Glbl Flex A Dis Universal Invest Glbl Flex B Cap Universal Invest Glbl Flex C Cap Universal Invest Glbl Flex D Cap Universal Invest High A Cap Universal Invest High C Cap Universal Invest High D Cap Universal Invest Low A Cap Universal Invest Low A Dis Universal Invest Low B Cap Universal Invest Low C Cap Universal Invest Low D Cap Universal Invest Medium A Cap Universal Invest Medium A Dis Universal Invest Medium C Cap Universal Invest Medium C Dis Universal Invest Medium D Cap Universal Invest Quality Grth B Cap

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE EA EA EA EA NA EA LU LU EA EA LU EA EA EA EA LU EA LU EA

American Equities - C Asian Equities at Work C Corp.Bonds at Work - C Cash + at Work - C Contrarian Equities - C Contrarian Euro Eq. - C European Equities - C Global Markets Fd I - C Inflation at Work - C

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

15/12 15/12 14/12 14/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 16/12

104.83 102.71 399.62 324.27 533.13 420.32 141.94 134.84 165.09 114.77 101.75 95.84 4015.17 4015.17 3134.53 3143.29 1230.23 1230.57 3875.96 3742.40 131.72 126.04 496.37 436.19 4413.63 4413.63 4416.93 4421.12 4133.27 3062.42 3066.84 3035.81 3474.87 3163.39 3476.31 3480.38 3437.63 3753.03 3471.07 3757.46 3476.69 3733.35 211.86

104.83 102.71 401.56 325.84 532.52 419.84 142.06 134.96 165.03 114.73 101.35 95.47 4020.32 4020.32 3143.47 3152.26 1233.74 1234.08 3882.79 3749.00 131.68 126.00 496.38 436.20 4417.21 4417.21 4420.48 4424.64 4136.71 3065.62 3069.99 3039.03 3475.25 3163.73 3476.66 3480.70 3438.00 3754.07 3472.02 3758.44 3477.59 3734.41 210.76

Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap.

Q Q H H Q Q Q Q Q Q

H Q H Q H Q H Q Q Q Q Q Q Q Q Q H Q Q Q Q BH BH Q Q Q Q Q Q Q H

2.00 2.00 2.00 2.00 3.00 3.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 3.00 2.00 3.00 2.00 2.00 2.00 2.00 0.00 0.00 2.00 2.00 2.00 2.00 3.00 2.00 2.00 3.00 2.00 2.00 2.00 2.00 3.00 2.00 2.00 2.00 2.00 3.00 2.00

2.36 2.37 2.09 2.09 4.91 4.93 3.61 3.60 11.00 10.99 23.65 23.64 7.66 7.66 3.90 5.92 3.91 5.63 11.46 11.46 23.33 23.34 0.15 0.15 5.52 4.53 9.82 3.97 3.51 6.62 6.65 8.07

EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR

16/12 188.60 187.32 Cap. 17/12 162.31 162.77 Cap. 16/12 193.47 193.11 Cap. 16/12 142.48 142.52 Cap. 16/12 302.23 300.19 Cap. 16/12 98.50 98.24 Cap. 16/12 362.63 361.67 Cap. 16/12 13402.92 13417.64 Cap. 16/12 150.07 150.24 Cap.

Q Q Q Q Q Q Q BM Q

3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00

14.25 23.66 7.88 2.21 22.55 13.64 13.81 4.23 7.25

EIS-Plac-Belgian Val.Fd.-C EIS-Plac-Benelux Nord France-C EIS-Plac-Bond Euro-C EIS-Plac-Comp. Equity Global-C EIS-Plac-Courtens BPF-D EIS-Plac-Dyn Equity-C EIS-Plac-Harp Actions C EIS-Plac-RST:Rech-Scien.Tec-C

EA EA EA EA EA EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

15/12 09/12 09/12 15/12 16/12 16/12 16/12 16/12

5.14 5.64 15.93 2.51 10.15 5.86 11.60 8.44

5.13 5.57 15.91 2.51 10.13 5.86 11.48 8.34

Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap.

H H H Q Q H H H

3.30 8.56 3.30 5.43 3.30 3.89 3.30 -5.40 3.30 8.89 3.30 4.37 3.30 10.24 3.30 8.14

Dexia B Bonds 2014 - C Dexia B Bonds 2014 - D Dexia B Euro Government - C Dexia B Euro Government - D Dexia Bonds Emerging Markets C Dexia Bonds Emerging Markets D Dexia Bonds Eur Convertible C Dexia Bonds Eur Convertible D Dexia Bonds Euro C Dexia Bonds Euro D Dexia Bonds Euro Converg C Dexia Bonds Euro Converg D Dexia Bonds Euro Govern C Dexia Bonds Euro Govern D Dexia Bonds Euro Govern Plus C Dexia Bonds Euro Govern Plus D Dexia Bonds Euro High Yield C Dexia Bonds Euro High Yield D Dexia Bonds Euro Long Term C Dexia Bonds Euro Long Term D

BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA USD EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR

15/12 15/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12

1122.96 1087.66 100.80 100.10 1643.09 910.92 319.14 270.55 898.24 246.12 2684.28 1441.83 1762.66 1027.01 770.48 276.68 667.81 156.71 5265.30 3412.57

1126.20 1090.80 100.79 100.09 1649.29 914.35 318.35 269.88 899.41 246.44 2685.21 1442.33 1765.40 1028.60 771.48 277.03 667.41 156.61 5278.14 3420.90

Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist

H H Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

3.50 3.50 0.50 0.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50

3.24 3.24 0.14 0.14 14.35 14.31 10.28 10.20 0.34 0.30 9.76 9.72 -0.55 -0.58 0.50 0.50 12.79 12.71 0.91 0.86

Dexia Bonds Euro Short Term C Dexia Bonds Euro Short Term D Dexia Bonds Europe C Dexia Bonds Europe D Dexia Bonds Europe Govern Pl C Dexia Bonds Europe Govern Pl D Dexia Bonds International C Dexia Bonds International D Dexia Bonds Treasury Mngmt C Dexia Bonds Treasury Mngmt D Dexia Bonds USD C Dexia Bonds USD D Dexia Bonds USD Govern C Dexia Bonds USD Govern D Dexia Bonds World Gov Plus C Dexia Bonds World Gov Plus D Dexia Business Equities Europe Dexia Cash Strategy-C Dexia Eq B Belgium C Dexia Eq B Belgium D Dexia Eq B BRIC C Dexia Eq B BRIC D Dexia Eq B Emerg Europe C Dexia Eq B Emerg Europe D Dexia Eq B Euro Property Sec C Dexia Eq B Euro Property Sec D Dexia Eq B Europ Energy C Dexia Eq B Europ Energy D Dexia Eq B Europ Industrials C Dexia Eq B Europ Industrials D Dexia Eq B Europ Small Caps C Dexia Eq B Europ Small Caps D Dexia Equities B World Telecom C Dexia Equities B World Telecom D Dexia Eq B Europe C Dexia Eq B Europe D Dexia Eq B European Finance C Dexia Eq B European Finance D Dexia Eq B Leading Brands-C Dexia Eq B Leading Brands-D Dexia Eq B Mediterranean C Dexia Eq B Mediterranean D Dexia Eq B Nordic C Dexia Eq B Nordic D Dexia Eq B Pharma Plus C Dexia Eq B Pharma Plus D Dexia Eq B Red Chips C Dexia Eq B Red Chips D Dexia Eq B World Technology C Dexia Eq B World Technology D Dexia Eq L Asia Premier C Dexia Eq L Asia Premier D Dexia Eq L Australia C Dexia Eq L Australia D Dexia Eq L Biotechnology C Dexia Eq L Biotechnology D Dexia Eq L Emerging Markets C Dexia Eq L Emerging Markets D Dexia Eq L Euro 50 C Dexia Eq L Euro 50 D Dexia Eq L Europe C Dexia Eq L Europe D Dexia Eq L Europe Growth C Dexia Eq L Europe Growth D Dexia Eq L France C Dexia Eq L France D Dexia Eq L Germany C Dexia Eq L Germany D Dexia Eq L Japan C Dexia Eq L Japan D Dexia Eq L Netherlands C Dexia Eq L Netherlands D Dexia Eq L Sust. World C Dexia Eq L Sust. World D Dexia Eq L Switzerland C Dexia Eq L Switzerland D Dexia Eq L UK C Dexia Eq L UK D Dexia Eq L USA C Dexia Eq L USA D Dexia Eq L World C Dexia Eq L World D Dexia Fullinvest High C Dexia Fullinvest High D Dexia Fullinvest Low C Dexia Fullinvest Low D Dexia Fullinvest Medium C Dexia Fullinvest Medium D Dexia Horizon 2018 Dexia Horizon 2021 Dexia Horizon 2024 Dexia Horizon 2027 Dexia Horizon 2030 Dexia Horizon 2033 Dexia Horizon 2036 Dexia Horizon 2039 Dexia Plan Bonds FoF Dexia Plan Equities Fd of Fds Dexia Plan High Fd of Fds Dexia Plan Low Fund of Funds Dexia Plan Medium Fd of Fds Dexia Sel Ptfl Europe Yield Dexia Sel Ptfl Wo Balanced40 Dexia Sel Ptfl Wo Balanced60 Dexia Sel Ptfl Wo Bonds Dexia Sel Ptfl Wo Growth Dexia Sel Ptfl Wo Yield Dexia Sustain. Eur Bal H. C Dexia Sustain. Eur Bal H. D Dexia Sustain. Eur Bal L. C Dexia Sustain. Eur Bal L. D Dexia Sustain. Eur Bal Med C Dexia Sustain. Eur Bal Med D Dexia Sustain. Eur Corp Bd C Dexia Sustain. Eur Corp Bd D Dexia Sustain. Eur Sh T Bd C Dexia Sustain. Eur Sh T Bd D Dexia Sustain. Euro Bonds C Dexia Sustain. Euro Bonds D Dexia Sustain. Europe C Dexia Sustain. Europe D Dexia Sustain. North Am C

EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA USD EA USD EA USD EA USD EA EUR EA EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE USD BE USD BE EUR BE EUR BE USD BE USD EA USD EA USD EA AUD EA AUD EA USD EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA JPY EA JPY EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA CHF EA CHF EA GBP EA GBP EA USD EA USD EA USD EA USD BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE USD

16/12 1907.31 16/12 1380.98 16/12 4555.67 16/12 2228.74 16/12 755.43 16/12 247.95 16/12 833.50 16/12 223.79 16/12 3630.47 16/12 2621.01 16/12 804.28 16/12 265.19 16/12 2996.52 16/12 1508.14 16/12 114.53 16/12 34.51 13/12 87.65 14/12 1480.87 16/12 446.53 16/12 173.60 16/12 28.44 16/12 26.04 15/12 670.85 15/12 609.69 16/12 818.17 16/12 658.48 16/12 881.49 16/12 627.79 16/12 669.06 16/12 589.71 16/12 365.30 16/12 294.97 16/12 135.30 16/12 108.21 16/12 212.28 16/12 185.56 16/12 304.67 16/12 254.30 16/12 538.46 16/12 440.47 16/12 882.72 16/12 634.72 16/12 1232.45 16/12 996.88 16/12 1526.75 16/12 1272.37 15/12 871.89 16/12 755.29 16/12 108.95 16/12 104.19 16/12 18.83 16/12 17.10 16/12 761.51 16/12 547.74 16/12 170.28 16/12 167.64 16/12 612.51 16/12 532.07 16/12 449.75 16/12 320.82 16/12 695.73 16/12 477.93 16/12 37.07 16/12 32.29 16/12 331.76 16/12 250.73 16/12 309.76 16/12 229.58 16/12 12437.00 16/12 11755.00 16/12 227.97 16/12 164.15 16/12 168.64 16/12 148.87 16/12 533.90 16/12 484.07 16/12 262.37 16/12 193.53 16/12 611.12 16/12 478.91 16/12 40.35 16/12 35.84 14/12 570.44 14/12 265.90 14/12 650.85 14/12 279.76 14/12 601.65 14/12 268.73 14/12 8.99 14/12 8.98 14/12 8.94 14/12 8.97 14/12 8.87 14/12 8.80 14/12 8.80 14/12 8.79 14/12 316.47 14/12 237.45 14/12 304.78 14/12 379.09 14/12 343.48 14/12 12.76 14/12 11.54 13/12 10.18 14/12 13.54 14/12 4.44 13/12 12.73 16/12 296.15 16/12 257.07 16/12 3.62 16/12 3.14 16/12 5.24 16/12 4.66 16/12 367.06 16/12 280.53 16/12 237.21 16/12 145.73 16/12 296.49 16/12 244.37 16/12 18.30 16/12 16.56 16/12 24.41

1907.28 1380.95 4552.17 2227.04 756.42 248.27 834.46 224.05 3628.72 2619.74 802.59 264.63 2981.99 1500.84 113.78 34.29 85.81 1480.64 447.75 174.07 28.38 25.99 666.97 606.16 819.76 659.76 877.82 625.17 666.62 587.56 365.43 295.08 134.53 107.59 211.58 184.95 304.37 254.05 531.98 435.16 883.96 635.61 1227.76 993.08 1525.90 1271.66 880.95 758.53 108.72 103.97 18.75 17.02 763.81 549.40 168.43 165.82 610.13 530.01 449.67 320.77 693.45 476.36 36.91 32.15 331.69 250.68 309.68 229.51 12456.00 11773.00 227.30 163.67 167.15 147.55 533.18 483.42 262.51 193.63 607.52 476.08 40.36 35.84 572.13 266.69 651.62 280.09 603.01 269.33 9.01 9.01 8.97 9.00 8.90 8.83 8.83 8.82 316.53 238.48 305.68 379.56 344.19 12.77 11.56 10.18 13.54 4.45 12.73 295.83 256.79 3.62 3.14 5.24 4.66 367.18 280.62 237.19 145.71 296.74 244.57 18.27 16.52 24.38

Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Dist Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q H Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 1.00 0.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 0.94 0.94 0.94 0.94 0.94 0.94 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50

0.74 0.72 2.70 2.66 0.82 0.78 3.03 2.98 -0.88 -0.92 4.97 4.95 4.40 4.34 13.17 13.13 10.47 0.10 11.56 11.55 13.81 13.75 25.78 25.77 13.63 13.60 6.15 6.13 25.27 25.26 12.91 12.89 18.24 18.20 8.20 8.18 -1.32 -1.34 23.96 23.94 -14.21 -14.22 29.97 29.96 2.31 2.30 9.60 9.59 8.32 8.32 13.03 13.00 -1.32 -1.35 23.64 23.63 21.04 20.99 -3.81 -3.83 8.68 8.65 17.05 17.34 -1.85 -1.90 14.99 14.91 -1.49 -1.50 6.50 6.48 14.87 14.86 2.50 2.47 8.57 8.55 10.03 10.00 6.83 6.83 9.64 9.62 4.78 4.76 7.39 7.37 8.31 10.05 10.51 10.33 10.19 9.86 8.91 8.92 3.15 5.65 7.72 4.88 6.77 3.24 6.75 9.23 1.65 11.53 4.60 8.13 8.05 4.23 4.16 6.10 6.02 2.82 2.52 -0.24 -0.27 1.61 1.49 11.59 11.60 8.15

JUR. forme juridique / BE fonds belge / EA fond étranger agréé / NA non agréé / DATE date de clôture du calcul en cours / VALEUR valeur net d’inventaire ou de rachat lorsque spécifié

Dexia Sustain. North Am D Dexia Sustain. Pacific C Dexia Sustain. Pacific D Dexia Sustain. World Bd C Dexia Sustain. World Bd D Dexia Sustain. World C Dexia Sustain. World D Dexia Total Return II Bd C Dexia Total Return II Bd D DMM European Equities-C DMM World Equities C DMM World Equities D -

BE USD BE JPY BE JPY BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR

Evangelion C Evangelion D

16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 15/12 15/12 14/12 14/12 14/12 14/12 14/12

23.47 2136.00 2024.00 2472.25 1953.87 15.61 14.95 110.30 98.43 2174.45 203.53 179.06

23.44 2140.00 2027.00 2461.73 1945.56 15.68 15.02 110.35 98.48 2176.79 203.99 179.46

2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50

8.21 -1.57 -1.53 7.23 7.15 13.12 13.14 2.15 1.11 14.60 17.37 17.35

BE EUR 19/10 288.02 BE EUR 19/10 245.01

289.21 Cap. BM 1.75 246.02 Dist BM 1.75

4.12 1.66

Maestro Strategy Aggressive C Maestro Strategy Aggressive D Maestro Strategy Dynamic C Maestro Strategy Dynamic D Maestro Strategy Neutral C Maestro Strategy Neutral D Maestro Strat Happy Future Cap Maestro Strat Happy Future Dis Maestro Strategy Defensive C Maestro Strategy Defensive D

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

11/06 11/06 07/05 07/05 07/05 07/05 11/06 11/06 07/05 07/05

293.93 163.32 312.96 168.05 338.78 188.49 421.14 203.68 318.40 185.29

292.61 162.58 317.09 170.27 341.84 190.19 419.45 202.86 318.83 185.54

Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50

0.73 -2.98 0.65 -3.34 1.86 -2.52 2.96 0.03 3.38 -0.25

Altervision Bal Europe C Altervision Bal Europe CRK-D Altervision Bal Europe D BNP B Fd I Eq Blue Chips Europe Inc BNPP B Fd I Eq Asia ex-Japan Acc BNPP B Fd I Eq Asia ex-Japan Inc BNPP B Fd I Eq Belgium Acc BNPP B Fd I Eq Belgium Inc BNPP B Fd I Eq Blue Chips Eurp Acc BNPP B Fd I Eq Europe BNPP B Fd I Eq Europe BNPP B Fd I Eq Eurp Emerg Acc BNPP B Fd I Eq Eurp Emerg Inc BNPP B Fd I Eq Japan Inc BNPP B Fd I Eq USA Acc BNPP B Fd I Eq USA Inc BNPP B Fd I Japan Acc BNPP B Glb Balanced World Acc BNPP B Glb Balanced World Inc BNPP B Glb Conserv Euro Acc BNPP B Glb Conserv Euro Inc BNPP B Glb Growth World Acc BNPP B Glb Growth World Inc BNPP B Glb Stability World Acc BNPP B Glb Stability World Inc BNPP L1 Bd Currenc World Inc BNPP L1 Bd Euro Acc BNPP L1 Bd Euro Corporate C Acc BNPP L1 Bd Euro Corporate C Inc BNPP L1 Bd Euro Hi Yld Acc BNPP L1 Bd Euro Hi Yld Inc BNPP L1 Bd Euro Inc BNPP L1 Bd Euro L Term Acc BNPP L1 Bd Euro L Term Inc BNPP L1 Bd Euro M Term Acc BNPP L1 Bd Euro M Term Inc BNPP L1 Bd Euro Premium Acc BNPP L1 Bd Euro Premium Inc BNPP L1 Bd Europe Emg C Acc BNPP L1 Bd Europe Emg C Inc BNPP L1 Bd Eurp Opps EUR Acc BNPP L1 Bd Eurp Opps EUR Inc BNPP L1 Bd USD C Acc BNPP L1 Bd USD C Inc BNPP L1 Bd USD Hi Yld Acc BNPP L1 Bd USD Hi Yld Inc BNPP L1 Bd Wld Emg Classic Acc BNPP L1 Bd Wld Emg Classic Inc BNPP L1 Bd World C Acc BNPP L1 Bd World C Inc BNPP L1 Bond Currencies World BNPP L1 Bond Europe Plus Acc BNPP L1 Bond Europe Plus Inc BNPP L1 Conv Bd Eurozone Acc BNPP L1 Conv Bd Eurozone Inc BNPP L1 Diversif Wld High Gr Acc BNPP L1 Diversif Wld High Gr Inc BNPP L1 Diversif Wld Stabil Inc BNPP L1 Diversif World Bal Acc BNPP L1 Diversif World Bal Inc BNPP L1 Diversif World Grwth Acc BNPP L1 Diversif World Grwth Inc BNPP L1 Diversif World Stab Acc BNPP L1 Eq Asia Emerging Acc BNPP L1 Eq Best Sel Euro Acc BNPP L1 Eq Best Sel Euro Inc BNPP L1 Eq Best Sel USA Acc BNPP L1 Eq Best Sel USA Inc BNPP L1 Eq Best Sel World Acc BNPP L1 Eq Best Sel World Inc BNPP L1 Eq Bst Sel As ex-Jap Clsc Acc BNPP L1 Eq Bst Sel Asia ex-Jp C Inc

BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE USD BE USD BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE JPY BE USD BE USD BE JPY BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA USD EA USD EA USD EA USD EA USD EA USD NA EUR NA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR NA EUR NA EUR EA EUR LU USD EA EUR EA EUR EA USD EA USD EA EUR EA EUR EA USD EA USD

15/12 15/12 15/12 15/12 16/12 16/12 15/12 15/12 15/12 15/12 07/05 15/12 15/12 16/12 15/12 15/12 16/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 16/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 16/12 16/12

330.78 1259.86 226.87 17.16 701.88 493.10 526.20 264.08 25.06 17.16 73.14 506.08 401.30 7450.00 49.01 36.29 8603.00 257.01 157.13 196.48 117.77 195.52 136.43 248.34 142.95 371.43 374.07 358.19 206.40 146.31 90.03 233.62 512.67 289.66 116.71 83.86 125.98 99.08 515.41 245.98 234.71 132.55 626.57 322.92 145.56 84.06 881.46 349.56 275.67 181.80 1341.62 321.99 21.37 120.36 97.87 126.29 103.63 114.07 173.63 116.99 173.85 121.24 175.83 97.63 311.72 220.35 286.14 235.19 236.48 185.07 564.72 443.32

331.60 1263.00 227.43 17.28 712.92 500.85 526.75 264.35 25.24 17.28 75.92 502.84 398.73 7429.00 49.31 36.51 8580.00 257.70 157.55 196.55 117.82 196.25 136.94 248.64 143.12 371.22 373.84 358.04 206.32 146.23 89.98 233.47 511.54 289.02 116.64 83.81 125.77 98.92 515.62 246.08 234.70 132.55 628.45 323.89 145.71 84.14 888.79 352.47 275.72 181.83 1340.86 321.94 21.37 120.68 98.13 127.01 104.23 114.22 174.09 117.31 174.50 121.70 176.06 99.10 314.33 222.20 288.08 236.79 237.45 185.82 573.94 450.56

Cap. Dist Dist Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Dist Cap. Cap. Dist Cap. Dist Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00

3.62 1.72 8.19 14.26 12.18 17.20 14.31 11.59 8.19 11.59 21.81 19.90 -4.23 11.46 9.51 -2.68 8.80 5.29 -0.91 -2.56 12.07 8.61 5.53 2.17 15.04 1.72 2.73 2.68 13.07 13.00 1.66 0.75 0.66 1.84 0.04 5.00 4.97 5.84 5.79 4.80 4.80 5.56 5.51 10.94 10.86 13.56 13.58 10.59 10.50 15.08 4.10 4.02 7.34 7.30 12.65 12.63 6.17 8.45 8.43 9.90 9.89 6.19 11.46 6.65 6.62 11.63 11.58 15.67 15.63 21.67 21.62

Contact pour insertion Henry Visart Tél: (0021.2) 211.29.59 / Fax: (0021.2) 211.29.97

Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

SICAV

samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010 - La Libre Belgique

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© S.A. IPM 2010. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


Economie

Marchés

Fonds et Sicav BNPP L1 Eq China C Acc BNPP L1 Eq China C Inc BNPP L1 Eq China UK BNPP L1 Eq Eur Cons Durable Acc BNPP L1 Eq Eur Cons Durable Inc BNPP L1 Eq Eur Cons Goods Acc BNPP L1 Eq Eur Cons Goods Inc BNPP L1 Eq Euro Acc BNPP L1 Eq Euro Inc BNPP L1 Eq Europe C Inc BNPP L1 Eq Europe Emerg Acc BNPP L1 Eq Europe Emerg Inc BNPP L1 Eq Europe Sm Cap Acc BNPP L1 Eq Europe Sm Cap Inc BNPP L1 Eq Europe Technol Inc BNPP L1 Eq Eurp Energy Acc BNPP L1 Eq Eurp Energy Inc BNPP L1 Eq Eurp Finance Acc BNPP L1 Eq Eurp Finance Inc BNPP L1 Eq Eurp Health Care C Acc BNPP L1 Eq Eurp Health Care C Inc BNPP L1 Eq Eurp Industr Acc BNPP L1 Eq Eurp Industr Inc BNPP L1 Eq Eurp Materials Acc BNPP L1 Eq Eurp Materials Inc BNPP L1 Eq Eurp Technol Acc BNPP L1 Eq Eurp Telecom Acc BNPP L1 Eq Eurp Telecom Inc BNPP L1 Eq Eurp Utilities Acc BNPP L1 Eq Eurp Utilities Inc BNPP L1 Eq High Div Europe Acc BNPP L1 Eq Japan Acc BNPP L1 Eq Japan Inc BNPP L1 Eq Latin America Acc BNPP L1 Eq Latin America Inc BNPP L1 Eq Netherlands Acc BNPP L1 Eq Netherlands Inc BNPP L1 Eq USA Acc BNPP L1 Eq USA Inc BNPP L1 Eq USA Small Cap Acc BNPP L1 Eq USA Small Cap Inc BNPP L1 Eq Wld Cons Durable Acc BNPP L1 Eq Wld Cons Durable Inc BNPP L1 Eq Wld Health Care C Acc BNPP L1 Eq Wld Health Care C Inc BNPP L1 Eq Wld Materials Acc BNPP L1 Eq World Acc BNPP L1 Eq World Biotech Acc BNPP L1 Eq World Biotech Inc BNPP L1 Eq World Emerging Acc BNPP L1 Eq World Emerging Inc BNPP L1 Eq World Energy C Inc BNPP L1 Eq World Finance Acc BNPP L1 Eq World Finance Inc BNPP L1 Eq World Inc BNPP L1 Eq World Technol Acc BNPP L1 Eq World Technol Inc BNPP L1 Eq World Telecom Acc BNPP L1 Eq World Telecom Inc BNPP L1 Eq World Utilities Acc BNPP L1 Eq World Utilities Inc BNPP L1 Eq Wrld Cons Goods Acc BNPP L1 Eq Wrld Cons Goods Inc BNPP L1 Eq Wrld Energy C Acc BNPP L1 Equity Europe C Acc BNPP L1 OBAM Eq World Acc BNPP L1 OBAM Eq World Inc BNPP L1 Opport World Acc BNPP L1 Opport World Inc BNPP L1 Real Est Secs Eurp Acc BNPP L1 Real Est Secs Eurp Inc BNPP L1 Safe Balanced W1 BNPP L1 Safe Growth W1 BNPP L1 Safe Stability W1 Acc BNPP L1 Sh Term Euro Acc BNPP L1 Sh Term Euro Inc BNPP L1 Sh Term USD Acc BNPP L1 Sh Term USD Inc BNPP L1 Sust Divers Eurp Bal Acc BNPP L1 Sust Divers Eurp Bal Inc BNPP L1 Sust Divers Eurp Gr Acc BNPP L1 Sust Divers Eurp Gr Inc BNPP L1 Sust Divers Eurp Stab Acc BNPP L1 Sust Divers Eurp Stab Inc BNPP L1 Sust Eq Europe Inc BNPP L1 Sust Eq Eurp Acc FBFix 2008 Alpha Plus 1 FBFix 2008 Cap Booster 1 FBFix 2008 Coupon Plus 1 FBFix 2008 Duo 1 Double Six FBFix 2008 Solar Energy 1 FBFix Bond 13 FBFix Bond 14 FBFix Bond 15 FBFix Bond 16 FBFix Bond Plus 6 FBFix Bond Plus 7 FBFix Bond Plus 8 FBFix Bond Plus 9 FBFix Bond Plus 10 FBFix Bond Plus 11 FBFix Bond Plus 12 FBFix Bond Plus 13 FBFix Bond Plus 14 FBFix Bond Plus 15 FBFix Bond Plus 16 FBFix Bond Plus 17 FBFix Bond Plus 18 FBFix Bond Plus 19 FBFix Bond Plus 20 FBFix Bond Plus 21 FBFix Bond Plus 22 FBFix Bond Plus 23 FBFix Bond Plus 24 FBFix Bond Plus 25 FBFix Bond Plus 26 FBFix Bond Plus 27 FBFix Bond Plus 28 FBFix Bond Plus 29 FBFix Bond Plus 30 FBFix Bond Plus 31 FBFix Equity 75

TABLEAU EXPLICATIF

38

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16/12 16/12 06/10 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 16/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 16/12 16/12 16/12 16/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 16/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 07/05 07/06 10/09 10/09 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 09/04

327.31 247.10 269.29 117.01 90.07 153.40 120.75 231.70 163.68 247.03 1341.18 1069.44 532.71 403.92 21.59 204.39 145.05 54.24 37.37 108.15 87.68 122.45 95.85 202.45 156.42 24.65 106.01 76.96 153.05 104.27 66.05 5242.00 4624.00 462.51 345.52 740.47 458.30 97.12 81.12 104.27 92.09 78.23 66.16 381.09 312.98 90.12 160.88 422.23 422.20 634.59 476.05 439.34 230.48 163.53 114.95 318.10 297.91 408.22 286.90 106.63 72.13 383.60 291.22 588.38 400.35 125.77 108.98 100.05 81.36 160.51 116.71 142.20 159.29 123.01 1668.82 1238.58 2294.29 1311.30 289.45 191.93 242.76 166.40 327.17 211.26 175.70 251.64 963.39 1006.41 1022.04 495.36 1006.75 1473.41 1485.63 1421.12 1403.11 1469.03 1410.24 1416.32 1373.70 1368.61 1339.98 1361.74 1353.62 1298.13 1281.10 1381.80 1387.98 1410.92 1398.30 1405.18 1367.93 1364.50 1344.86 1361.01 1385.99 1371.85 1353.52 1343.89 1086.74 1360.20 1099.50 1013.92

331.95 250.61 265.05 117.76 90.64 154.20 121.38 233.41 164.89 245.91 1338.23 1067.10 532.37 403.66 21.58 205.86 146.09 55.03 37.92 107.89 87.47 122.32 95.75 202.45 156.42 24.64 106.50 77.32 153.64 104.67 66.16 5227.00 4611.00 466.60 348.58 742.51 459.56 97.71 81.61 104.76 92.53 78.53 66.41 380.21 312.25 90.31 161.44 419.70 419.66 642.77 482.18 440.14 232.39 164.88 115.35 318.86 298.62 409.54 287.83 107.16 72.48 383.59 291.22 589.45 398.54 126.63 109.72 100.63 81.84 160.65 116.81 142.59 159.93 123.17 1668.80 1238.56 2294.29 1311.31 290.15 192.39 243.71 167.05 327.48 211.46 176.61 252.95 963.62 1003.21 1020.83 493.66 1006.81 1472.28 1486.37 1421.38 1403.24 1458.47 1405.05 1410.18 1367.81 1359.53 1330.70 1352.93 1345.26 1290.73 1275.64 1383.14 1384.80 1408.05 1399.80 1401.55 1365.83 1360.77 1344.56 1361.23 1385.60 1374.34 1354.42 1346.29 1079.54 1358.58 1088.82 1014.07

Cap. Dist Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Dist Cap. Dist Cap. Dist Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Dist Cap. Dist Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Dist Cap. Dist Cap. Dist Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM

5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 2.50 2.50 2.50 1.20 2.50 3.00 3.00 3.00 3.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 3.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 2.00 5.00

3.44 3.29 5.69 36.87 36.80 15.81 15.72 4.44 4.45 11.96 21.08 21.01 27.07 27.04 21.15 19.17 19.10 -4.24 -4.31 7.48 7.41 29.17 29.09 16.74 16.69 21.31 12.27 12.18 -2.15 -2.21 2.48 -3.71 -3.76 8.98 8.92 8.57 8.57 10.83 10.91 26.48 26.43 38.73 38.70 7.21 7.18 25.06 12.35 20.31 20.28 11.60 11.54 14.61 9.41 9.44 12.35 15.92 15.86 20.95 20.89 1.26 1.27 20.96 20.91 14.57 11.96 7.47 7.43 15.99 15.96 10.38 10.35 7.85 10.95 3.31 0.14 0.00 -0.16 -0.17 3.78 3.78 5.35 5.35 2.07 2.07 7.17 7.17 6.86 0.44 -0.09 4.87 -0.07 0.25 0.23 0.22 0.52 3.91 3.08 3.77 3.58 3.42 3.27 3.27 4.07 3.16 2.89 5.28 5.13 5.41 5.52 5.98 6.32 6.21 6.13 5.22 5.69 6.27 5.93 6.22 7.22 7.01 8.81 -0.16

FBFix Equity 77 FBFix Equity 79 FBFix Equity 81 FBFix Equity 82 FBFix Equity 84 FBFix Equity 85 FBFix Equity 86 FBFix Equity 89 FBFix Equity 90 FBFix Equity 92 FBFix Equity 93 FBFix Equity 94 FBFix Equity 95 FBFix Equity 96 FBFix Equity 98 FBFix Equity 100 FBFix Equity 102 FBFix Equity 105 FBFix Equity 107 FBFix Equity 132 FBFix Equity 133 FBFix Equity 134 FBFix Equity 136 FBFix Equity 137 FBFix Equity 138 FBFix Equity 139 FBFix Equity 142 FBFix Equity 143 FBFix Equity 144 FBFix Equity 146 FBFix Equity 147 FBFix Equity 148 Fortis B Vlam 21 Acc Fortis L FoF Bd Eurp Plus Acc Fortis L FoF Bd Eurp Plus Inc Fortis L FoF Eq Europe Acc Fortis L FoF Eq Europe Inc Fortis L FoF Eq Eurp Plus Acc Fortis L FoF Eq Eurp Plus Inc Fortis L FoF Eq Wld Emerg Acc Fortis L FoF Eq Wld Emerg Inc Fortis L FoF Eq World Acc Fortis L FoF Eq World Inc Fortis L FoF Strat Bal Wld Inc Fortis L FoF Strat Bal World Acc

BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA USD EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR

30/04 31/05 12/07 30/07 10/09 30/09 30/11 26/03 27/04 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 27/04 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 30/11 07/05 14/12 14/12 14/12 14/12 14/12 14/12 14/12 14/12 14/12 14/12 14/12 14/12

1047.74 1016.91 1482.83 1387.81 1536.94 1636.66 1403.46 1622.02 1652.53 1319.31 1257.25 1065.57 1060.80 1060.82 1054.26 1367.21 1223.45 1017.87 1023.20 1035.18 992.58 1192.31 1011.13 1038.48 986.21 1184.72 1037.57 977.52 1180.56 1013.87 980.20 1154.41 1032.96 131.95 103.82 271.75 193.95 143.30 118.12 323.29 270.44 233.67 183.20 120.71 151.27

KBC equity L Europe KBC equity L Japan KBC equity L North Americ € KBC equity L North Americ $ KBL epb bond government $ KBL epb bond government € KBL epb bond selec inv gr KBL epb bond upper inv gr KBL epb equity best divid KBL epb equity selectd eq KBL epb Flexible 25/75 KBL epb Flexible 50/50 KBL key Eastern Europe KBL key Europe KBL key european small co KBL key Far East KBL key major emerging mk KBL key natural resources € KBL key natural resources $ KBL key North America € KBL key North America $

NA EUR NA JPY NA EUR NA USD EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR NA EUR NA EUR NA EUR NA EUR NA EUR NA USD EA USD EA EUR EA USD EA EUR EA USD

16/12 543.69 16/12 16323.00 16/12 622.93 16/12 912.50 16/12 515.52 16/12 510.98 16/12 517.01 16/12 547.04 16/12 517.05 16/12 522.14 15/12 334.89 15/12 259.07 15/12 2707.59 15/12 740.07 15/12 1139.42 15/12 1664.19 15/12 756.58 15/12 605.85 15/12 614.20 15/12 434.24 15/12 465.41

Norden Objectif Alpha Euro - A Objectif Alpha Euro - R Objectif France Objectif Patrimoine Croissance Objectif Small Caps Euro - A Objectif Small Caps Euro - R

EA EA EA EA BE EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12

Best of French Equities R Best of Japan Equities R Best-of Europe R European Convertible Bonds R European Smaller Cap R Large Cap Euro R Medium Stocks Euro Zone R New European Countries R

LU LU LU LU LU LU LU LU

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

Petercam Bds Eur Invest. Gr. B Petercam Bonds Eur B Petercam Eq. Europe Dividend B Petercam Eq. Europe Recovery B Petercam Eq. Europe Sustain. B Petercam Eq. EuropSml&Mdcaps B

BE BE BE BE BE BE

EUR EUR EUR EUR EUR EUR

1048.37 1014.03 1433.66 1362.42 1464.55 1622.19 1414.56 1601.07 1626.60 1333.86 1271.99 1079.52 1074.06 1069.23 1064.77 1409.72 1260.31 1013.29 1018.95 1042.03 989.60 1188.37 1011.54 1037.03 982.87 1180.60 1035.74 973.93 1176.33 1013.67 976.67 1150.10 1078.33 132.03 103.88 271.77 193.96 143.12 117.97 322.31 269.62 233.38 182.97 120.54 151.06

Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Dist Cap.

BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM BM Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 3.00 3.00 3.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 3.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 3.00 2.00 3.00 3.00 3.00 2.00 2.00 2.00 2.50 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00

-0.20 0.04 2.85 -0.94 4.61 13.34 -2.05 0.92 2.84 -2.79 -2.13 -3.53 -3.55 -2.92 -3.23 -2.64 -3.21 0.87 0.58 -6.46 3.65 3.50 0.02 -1.80 3.90 3.74 0.17 4.18 3.92 0.24 4.23 4.07 2.78 7.02 6.97 14.23 14.22 16.92 16.91 14.30 14.32 18.50 18.48 8.92 8.95

541.87 16281.00 617.97 905.41 513.71 511.61 517.48 547.44 516.81 520.52 335.00 259.17 2694.40 741.12 1140.94 1676.20 764.23 606.49 617.36 435.63 466.93

Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap.

Q - 6.11 Q - -0.31 Q 5.00 14.32 Q - 13.54 Q Q Q - 4.00 Q Q - 0.67 Q - 1.93 Q - 4.06 Q - 4.48 Q - 26.43 Q - 14.91 Q - 27.29 Q - 13.70 Q - 11.00 Q - 25.75 Q 5.00 16.83 Q 5.00 7.97 Q - 8.52

123.16 289.55 287.32 471.65 237.94 411.68 806.88

122.71 288.50 286.29 470.91 237.14 408.88 801.40

Cap. Dist Dist Dist Dist Dist Dist

Q Q Q Q Q Q Q

4.00 4.00 4.00 4.00 4.00 4.00 4.00

31.43 11.46 10.52 7.72 15.48 30.03 29.64

15/12 15/02 15/12 15/02 24/07 24/07 11/07 15/12

190.35 126.06 151.59 182.49 103.88 118.41 135.53 139.81

191.06 127.03 152.72 183.16 103.88 118.18 135.22 139.37

Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q

4.00 4.00 4.00 4.00 4.00 4.00 4.00 4.00

14.63 6.70 15.86 -4.23 0.20 12.85 -25.30 2.31

16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12

49.30 60.87 150.50 139.56 165.43 113.91

49.38 61.01 150.04 139.56 165.13 113.86

Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap.

Q Q Q Q Q Q

3.00 3.00 0.48 3.00 7.66 3.00 10.35 3.00 16.61 3.00 23.01

Petercam Eq.Energy&Resources B Petercam Eq.EuropeanConverg. B Petercam Equities Agrivalue B Petercam Equities Belgium B Petercam Equities Euroland B Petercam Equities Europe B Petercam Equities World 3F B Petercam L Bal. Medium Risk B Petercam L Balanced Low Risk B Petercam L Bds EUR Crp 06/2014 B Petercam L Bds EUR Infl. Lk. B Petercam L BdsEURHgYdSh.Term B Petercam L BdsGov.Sustain. B Petercam L BdsUniversal D Hdg Petercam L Bonds EUR Quality B Petercam L Bonds HigherYield B Petercam L Bonds Universalis B Petercam L Eq. Opportunity B Petercam L Liquidity EUR&FRN B Petercam L Multifund Eq Jap B Petercam Liquidity Eur B Petercam SecRealEstatEuropB

BE BE BE BE BE BE BE LU LU LU EA EA EA EA EA EA EA LU EA EA BE BE

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 14/12 16/12 16/12

PLDW Fund Belgium C PLDW Fund Belgium D PLDW Fund Doll.Bd C PLDW Fund Doll.Bd D PLDW Fund Euro Pr.C PLDW Fund Euro Pr.D PLDW Fund Europe C PLDW Fund Europe D PLDW Fund H.GrthEur C PLDW Fund Holland C PLDW Fund Holland D PLDW Fund.L Euro Bds C PLDW Fund.L Euro Bds D PLDW Fund.L Gbl All.C PLDW Fund.L Gbl All.D PLDW Fund.L Intl.Bonds Acc PLDW Fund.L Intl.Bonds Inc

BE EUR BE EUR BE USD BE USD BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR BE EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR LU EUR LU EUR

15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12

152.23 149.87 726.77 349.90 59.16 34.64 37.61 37.13 40.49 621.98 613.95 133.82 117.90 117.97 110.55 510.62 469.96

152.46 150.10 727.00 350.01 59.16 34.63 37.68 37.20 40.47 622.23 614.20 133.86 117.93 117.71 110.31 508.44 467.94

Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.50 2.50 3.00 3.00 1.00 1.00

15.50 15.50 3.65 3.65 1.61 1.62 5.29 5.30 26.57 10.95 10.95 3.02 -0.36 3.53 1.93 6.36 5.14

Robeco Robeco All Strat. Euro Bd(EUR) Robeco Asia-Pacific Eq (EUR) Robeco Global Bonds (EUR) Robeco Global Equities (EUR) Robeco High Yield Bonds (EUR) Rolinco Rorento Robeco Chinese Eq EUR D Sh Robeco Consumer Trends Eq D EUR Robeco Emerg. Markets Eq (EUR) Robeco Europ MidCap Eq EUR DSh Robeco European Eq EUR D Sh Robeco Natural Resources Eq D EUR Robeco New World Financials D EUR Robeco Flex-o-Rente (EUR) Robeco Global Value Eq D Sh Robeco Health & Wellness Eq D EUR Robeco Lux-o-rente Robeco Property Eq EUR D Sh Robeco US Large Cap Eq D EUR Robeco US Premium Equities EUR Robeco US Premium Equities USD

EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA USD

17/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 17/12 17/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12

23.31 68.81 89.60 72.02 44.25 93.25 20.79 47.48 55.38 77.12 149.84 81.91 33.12 103.49 34.67 108.68 116.98 46.46 116.64 91.14 117.54 108.82 119.56

23.10 68.93 89.26 71.79 43.86 93.07 20.62 47.48 55.54 76.73 148.52 82.12 32.98 103.24 34.48 108.86 115.82 45.94 116.67 90.51 115.82 107.87 118.97

Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Dist Dist Dist Dist Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

0.35 3.00 5.00 3.00 5.00 5.00 0.30 0.30 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 3.00 5.00 5.00 3.00 5.00 5.00 5.00 5.00

18.26 1.53 26.41 1.87 17.09 12.17 19.69 6.12 10.03 36.74 20.99 19.26 15.32 19.41 13.19 0.08 18.32 15.57 3.39 23.63 18.81 9.06 10.33

ELAN 2013 C ELAN 2013 D Elan Club C Elan Club D Elan Club F Elan Euro Souverain Elan Euro Valeurs Elan Euro Valeurs F Elan Midcap Euro C Elan Midcap Euro D MULTI SELECTION BIENS REELS C MULTI SELECTION ISR C MULTI SELECTION ISR F MULTI SELECTION BIENS REELS F Elan Multi Sélection Spécial R Convertibles R CREDIT C R CREDIT E R Obligations Privées C R Obligations Privées D R Obligations Privées F R Valor C R Valor D R Valor F

FR FR FR FR FR EA FR FR EA EA FR FR FR FR EA EA FR FR FR FR FR EA EA EA

16/12 16/12 16/12 15/12 15/12 16/12 16/12 15/12 16/12 16/12 16/12 15/12 15/12 16/12 16/12 16/12 15/12 15/12 16/12 16/12 15/12 16/12 16/12 16/12

119.93 119.17 538.91 464.40 537.38 3249.35 131.72 131.07 196.05 190.28 1751.79 106.73 104.23 98.39 53.65 300.02 14.10 13.26 314.62 262.75 107.28 1076.37 939.84 1022.20

119.96 119.20 537.90 466.43 539.73 3253.86 131.78 132.08 195.67 189.92 1753.52 106.59 104.09 98.48 53.68 299.72 14.10 13.26 314.75 262.86 107.26 1069.46 933.81 1015.67

Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Dist Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q H Q Q Q Q Q Q Q Q Q

4.50 4.50 4.50 4.50 4.50 2.50 4.50 4.50 2.50 2.50 3.50 4.75 3.00 4.50 4.75 1.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 4.50 4.50 3.00

2.32 2.32 7.41 7.21 6.79 -0.80 3.78 3.42 19.16 19.17 19.90 11.36 10.10 19.28 16.28 1.37 5.78 4.92 4.17 4.17 4.02 26.77 26.77 25.45

SSgA Australia Indx Eq Fd P C

EA AUD 16/12 308.08

306.90 Cap. Q 2.10

1.29

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

88.70 88.01 Cap. Q 3.00 10.85 125.06 125.26 Cap. Q 3.00 16.68 107.37 106.49 Cap. Q 3.00 36.46 76.60 76.52 Cap. Q 3.00 17.57 105.10 104.96 Cap. Q 3.00 13.28 84.58 84.30 Cap. Q 3.00 19.08 103.62 102.70 Cap. Q 3.00 22.31 581.96 581.04 Cap. H 3.00 10.93 143.66 143.54 Cap. H 3.00 5.29 109.62 109.97 Cap. Q 3.00 1.74 906.41 909.25 Cap. Q 3.00 -2.59 104.72 104.72 Cap. Q 3.00 1013.49 1015.58 Cap. Q 3.00 91.96 91.89 Cap. Q 3.00 6.96 426.81 427.04 Cap. Q 3.00 4.75 175.13 174.94 Cap. Q 3.00 17.51 118.62 118.04 Cap. Q 3.00 11.47 8352.70 8320.06 Cap. H 3.00 25.72 283.87 283.58 Cap. Q 3.00 4.58 12.61 12.43 Cap. H 3.00 17.74 229.52 229.49 Cap. Q 3.00 1.27 230.30 230.73 Cap. Q 3.00 14.16

JUR. forme juridique / BE fonds belge / EA fond étranger agréé / NA non agréé / DATE date de clôture du calcul en cours / VALEUR valeur net d’inventaire ou de rachat lorsque spécifié

SSgA Austria Indx Eq Fd P C SSgA Canada Indx Eq Fd P C SSgA Consum Discretio Indx P C SSgA Consum Stap Indx Eq P C SSgA Denmark Indx Eq Fd P C SSgA Emer Europe Indx Eq P C SSgA Emer Mi East&Afr Indx P C SSgA EMU Alpha Eq Fd C SSgA EMU Alpha Eq Fd D SSgA EMU Indx Eq Fd P C SSgA EMU Indx Real Est Fd P C SSgA Energy Indx Eq Fd P C SSgA Eur Corp Indust Bd Indx C SSgA Financials Indx Eq Fd P C SSgA France Indx Eq Fd P C SSgA Germany Indx Eq Fd P C SSgA Glb Em Mkts Alp Eq EUR C SSgA Hlth Care Indx Eq Fd P C SSgA Hong Kong Indx Eq Fd P C SSgA Indust Indx Eq Fd P C SSgA Italy Indx Eq Fd P C SSgA Japan Indx Eq Fd P JPY C SSgA Materials Indx Eq Fd P C SSgA Netherld Indx Eq Fd P C SSgA Norway Indx Eq Fd P NOK C SSgA Singapore Indx Eq Fd P C SSgA Spain Indx Eq Fd P C SSgA Sweden Indx Eq Fd P C SSgA Switzerld Indx Eq P CHF C SSgA Technology Indx Eq Fd P C SSgA Telecom. Indx Eqty P C SSgA UK Indx Eq Fd P GBP C SSgA US Alpha Eq Fd EUR C SSgA US Indx Eq Fd P USD C SSgA Utilities Indx Eq Fd P C SSgA World Indx Eq Fd P USD C

EA EUR EA CAD EA USD EA USD EA DKK EA USD EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA EUR EA USD EA EUR EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA USD EA HKD EA USD EA EUR EA JPY EA USD EA EUR EA NOK EA SGD EA EUR EA SEK EA CHF EA USD EA USD EA GBP EA EUR EA USD EA USD EA USD

16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 15/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12

121.48 275.33 91.14 205.06 2279.91 424.54 497.75 502.68 401.21 216.96 195.97 252.84 163.79 97.51 404.96 113.08 754.52 121.08 1983.20 133.09 84.00 7290.00 238.75 82.21 2357.72 299.80 189.80 2466.64 197.09 58.11 66.47 222.75 404.39 181.71 178.69 164.39

121.61 275.94 90.99 204.17 2285.08 428.67 495.10 502.74 401.27 216.66 197.20 252.77 164.03 97.76 404.06 112.97 752.27 120.89 2006.26 132.81 84.12 7278.00 239.52 81.78 2347.83 299.92 189.70 2470.02 196.91 58.00 66.74 222.81 397.51 180.58 178.55 164.33

Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

2.10 2.10 2.15 2.15 2.10 2.70 2.70 2.00 2.00 2.10 2.10 2.15 2.50 2.15 2.10 2.10 2.00 2.15 2.10 2.15 2.10 2.10 2.15 2.10 2.10 2.10 2.10 2.10 2.10 2.15 2.15 2.60 2.00 2.10 2.15 2.15

14.24 11.28 22.32 10.66 38.01 13.97 23.76 4.41 4.41 3.59 11.77 7.19 4.08 1.37 5.16 18.14 23.89 1.71 19.61 20.05 -8.45 0.45 15.54 8.97 7.50 9.10 -14.59 25.14 2.15 8.25 7.84 11.84 17.12 12.45 -3.83 9.26

TreeTop Conv.Internat.A TreeTop Conv.Internat.B TreeTop Conv.Internat.C TreeTop Conv. Pacific A TreeTop Conv. Pacific B TreeTop Glob Opp. A TreeTop Glob Opp. B TreeTop Glob Opp. C TreeTop Glob Spec Sit A TreeTop Glob Spec Sit B TreeTop Glob Spec Sit C TreeTop Sequoia Equity A TreeTop Sequoia Equity B TreeTop Sequoia Equity C TreeTop Sequoia Pac.Equity A TreeTop Sequoia Pac.Equity B TreeTop Sequoia Pac.Equity C

EA EUR EA USD EA GBP EA EUR EA USD EA EUR EA USD EA GBP EA EUR EA USD EA GBP EA EUR EA USD EA GBP EA EUR EA USD EA GBP

16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12

209.81 270.78 100.69 266.77 335.14 115.45 120.61 152.08 79.72 76.89 85.85 96.98 102.70 121.00 78.54 84.60 106.55

212.53 273.82 101.72 269.35 338.18 115.99 121.48 151.77 79.87 77.27 85.51 97.20 103.40 120.56 78.56 85.15 106.13

Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Dist

H H H H H Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 5.00 5.00 5.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00 3.00

15.66 15.93 15.36 16.99 17.53 15.19 15.33 15.47 13.92 7.42 10.76 12.26 10.63 12.93 13.14 16.16 19.04

Ubam-Absolute Return EUR AC Ubam-Absolute Return USD AC Ubam-Calamos US Eq. Growth A Ubam-Corporate Euro Bond A Ubam-Corporate Euro Bond AD Ubam-Corporate USD Bond A Ubam-Corporate USD Bond AD Ubam-Dr.Ehrhardt German Eq A Ubam-Dynamic EurBdA Ubam-Dynamic EurBdAD Ubam-Dynamic US BdA Ubam-Dynamic US BdAD Ubam-Em Mkt Bond USD A Ubam-Em Mkt Bond USD AD Ubam-Em Mkt Corp Bd (USD) A Ubam-Em Mkt Corp Bd (USD) A Ubam-Em Mkt Corp Bd (USD) AD Ubam-Em Mkt Corp Bd (USD) A Ubam-Em Mkt Corp Bd (USD) AP Ubam-Em Mkt Corp Bd (USD) AP Ubam-Em Mkt Corp Bd (USD) AP Ubam-Equity BRIC + AC Ubam-Equity BRIC + AD Ubam-Euro 10-40 Convert. Bd A Ubam-Euro 10-40 Convert. Bd A Ubam-European Convert. Bd A Ubam-Global Bond (CHF) A Ubam-Global Bond (CHF) AD Ubam-IFDC Japan Opp. Eq. AC Ubam-Japan Equity A Ubam-Lingohr European Equity Va. Ubam-Local Curr Em Mkt USD A Ubam-Local Curr Em Mkt USD AD Ubam-Neub. Berman USEqValA Ubam-PCM Global Equity Value A Ubam-South Pacif & Asia Eq A Ubam-Swiss Equity A Ubam-Swiss Equity R Ubam-Turkish Equity A Ubam-Turkish Equity AD Ubam-Turkish Equity A Ubam-VP Value China Equity A Ubam-Yield Curve Euro Bond R Ubam-Yield Curve Euro Bond A Ubam-Yield Curve EUR Bond AD Ubam-Yield Curve Sterl. Bd A Ubam-Yield Curve Sterl. Bd AD Ubam-Yield Curve USD Bond A

EA EUR EA USD EA USD EA EUR EA EUR EA USD EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA USD EA USD EA USD EA USD EA USD EA CHF EA USD EA EUR EA USD EA CHF EA EUR EA USD EA USD EA CHF EA EUR EA EUR EA CHF EA CHF EA JPY EA JPY EA EUR EA USD EA USD EA USD EA USD EA USD EA CHF EA CHF EA USD EA EUR EA EUR EA USD EA EUR EA EUR EA EUR EA GBP EA GBP EA USD

16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 15/12 16/12 16/12 16/12 15/12 16/12 15/12 15/12 16/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 16/12 16/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 14/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 16/12 16/12 16/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 16/12 15/12 16/12 16/12 15/12

98.35 94.72 268.11 146.05 100.64 148.93 117.68 1193.46 242.43 167.72 202.15 134.73 140.99 117.81 105.30 115.94 105.30 105.36 105.10 104.81 105.15 89.11 82.31 99.85 100.00 100.30 1375.64 118.07 6595.00 758.00 262.06 123.87 107.21 654.22 81.26 23.12 171.40 170.61 114.51 109.78 109.78 84.48 745.52 746.57 81.38 235.95 139.59 2219.83

98.33 94.77 266.21 146.17 100.72 149.27 117.54 1193.55 242.42 167.71 202.16 134.74 141.41 118.31 105.52 116.17 105.52 105.56 105.27 104.97 105.31 89.43 82.60 100.04 100.19 100.55 1376.32 118.13 6372.00 759.00 262.86 124.32 107.60 659.51 81.21 23.66 171.64 170.28 116.47 111.19 111.20 85.01 744.86 748.03 81.31 235.79 139.50 2226.16

Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Cap. Cap. Cap. Dist Cap. Dist Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q H Q Q Q Q Q Q

5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25 5.25

-0.84 -1.05 21.68 2.00 1.99 5.30 5.30 19.68 0.46 0.46 -0.01 -0.01 11.79 11.78 18.18 18.16 0.46 0.46 7.45 -0.52 16.24 22.70 22.70 7.50 15.88 16.78 10.77 14.52 -0.64 -0.65 4.24 4.24 3.75

Contact pour insertion Henry Visart Tél: (0021.2) 211.29.59 / Fax: (0021.2) 211.29.97

SICAV

La Libre Belgique - samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010

© S.A. IPM 2010. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


AXA B Fund Pensionfund Fortis B Pension Fund Bal Cap Fortis B Pension Fund Grth Cap Fortis B Pension Fund Stab Cap Dexia Pension Fund Defensive Dexia Pension Fund Dynamic Star Fund Metropolitan-Rentastro Bal Metropolitan-Rentastro Grth Metropolitan-Rentastro Stab

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

13/12 13/12 13/12 13/12 16/12 15/12 16/12 15/12 15/12 15/12

121.25 121.25 98.13 106.74 86.25 90.15 127.07 121.05 149.77 106.59

121.19 121.19 98.00 106.79 86.26 90.30 126.94 121.13 150.02 106.58

Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap. Cap.

Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q

Eurovest (HDF Sicav SPE) FIA (HDF SICAV SP) HDF Capital Appréciation HDF Emerging Markets Equity HDF Europe Equity HDF Global Equity HDF Marlin HDF Multi Reactive HDF Global Opportunities HDF Multi Stratégies Multivest (HDF Sicav DIVM)

3.00 8.15 3.00 8.15 3.00 10.67 3.00 5.25 3.00 2.61 3.00 5.28 3.00 3.47 3.00 7.97 3.00 10.48 3.00 5.10

Dexia Life Bd Corporate Euro-C Dexia Life Bd Long Term Euro-C Dexia Life Bd Short Term Euro-C Dexia Life Eq Daily Cons Index-C Dexia Life Eq Europe Index-C Dexia Life Eq Fin & Util Index-C Dexia Life Eq Future Index-C

EA EA EA EA EA EA FR FR EA EA EA

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

03/12 31/10 10/12 10/12 10/12 10/12 10/12 10/12 10/12 10/12 03/12

16/12 16/12 16/12 15/12 15/12 15/12 15/12

150.64 149.43 Cap. M 128.43 127.72 Cap. M 505.63 503.77 Cap. H 598.51 597.79 Cap. H 642.67 631.89 Cap. H 545.06 534.78 Cap. H 990.53 988.59 1183.38 1183.69 Cap. Q 573.79 570.66 Cap. H 469.64 469.08 Cap. H 106.75 105.54 Cap. M

35.69 40.31 33.14 35.31 22.20 15.47 11.22

35.70 40.43 33.15 35.03 22.12 15.42 11.17

- 5.19 5.00 2.71 2.50 4.32 4.00 19.73 4.00 6.63 4.00 13.98 2.00 - 1.79 - 4.42 - 3.39 - 0.96

.00 2.50 2.50 0.20 .00 -0.12 .00 22.35 .00 8.72 .00 -5.84 2.50 9.46

Dexia Life Eq USA Index-C Dexia Life Values Defensive-C Dexia Life Values Dynamic-C Dexia Life Values High-C Dexia Life Values Low-C Dexia Life Values Medium-C DVV European Gwth Select-C DVV Horizon 1-C DVV Horizon 3-C DVV Horizon 5-C DVV Horizon 7-C DVV Horizon 9-C

FL Altern. Investm. World-C FL Bonds Euro-C FL Bonds World-C FL Cash Euro-C FL Combi 0/100 Euro-C FL Combi 0/100 Euro Plus-C FL Combi 0/100 World-C FL Combi 100/0 Euro-C FL Combi 100/0 World-C FL Combi 25/75 World-C FL Combi 50/50 World-C FL Combi 75/25 World-C FL Equities Euro-C FL Equities World-C FL Pension 10Y+-C FL Pension 2010-C

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

15/12 14/12 14/12 14/12 14/12 14/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12 16/12

01/12 17/12 15/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 17/12 15/12 15/12 01/12

15.77 31.00 28.09 29.69 31.70 31.09 11.24 10.90 14.88 13.56 11.94 9.48

15.52 31.00 28.23 29.80 31.77 31.18 11.23 10.94 14.94 13.61 11.99 9.49

38.20 3.58 66.82 3.01 81.54 56.37 72.91 55.16 56.30 73.84 68.23 59.05 3.13 43.68 14.94 37.51

38.18 3.59 67.13 3.01 81.47 56.34 72.52 55.22 56.29 73.54 68.04 58.96 3.12 43.23 14.84 37.55

.00 .00 .00 .00 .00 .00 .00 .00 .00 .00 .00 .00

3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50 3.50

19.11 1.37 12.68 11.87 7.02 9.70 13.64 2.29 3.43 5.91 7.24 6.05

-0.56 4.31 0.00 10.76 -3.76 12.34 2.85 4.28 10.70 8.77 6.65 2.29 11.60 9.29 3.99

FL Pension 2011-C FL Pension 2012-C FL Pension 2013-C FL Pension 2014-C FL Pension 2015-C FL Premium World-C FL Real Estate Europe-C

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

15/12 15/12 15/12 15/12 15/12 17/12 15/12

KBC Life Cash-C KBC Life Defensive-C KBC Life Dynamic-C KBC Life European Bonds-C KBC Life European Equities-C KBC Life Frequent Click Euro 1-C KBC Life Highly Defensive-C KBC Life Medium-C KBC Life MI sec. Europ Select 2-C KBC Life MI sec. Netherlands 3-C KBC Life Neutral-C KBC Life Top 5 Sector-C KBC Life World Equities-C

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

14/12 14/12 14/12 14/12 14/12 30/10 14/12 14/12 30/11 30/11 14/12 14/12 14/12

34.19 30.34 26.21 20.78 15.45 65.77 50.08

34.15 30.31 26.18 20.74 15.40 65.57 49.44

3.50 5.36 3.50 5.71 3.50 6.67 3.50 7.11 3.50 7.52 3.50 9.51 3.50 14.84

322.98 322.98 293.51 293.71 257.30 256.95 366.47 367.66 166.82 166.63 296.73 296.73 284.31 284.57 290.06 290.16 1017.29 1025.70 997.01 1006.14 278.93 278.87 209.21 208.93 153.77 153.39

.00 .00 .00 .00 .00 3.00 .00 .00 .00 .00 .00 .00 .00

0.35 5.67 11.75 0.71 7.79 -0.38 1.82 -0.29 -2.30 -1.37 8.71 15.68 16.25

Euronext Bruxelles TITRE

PAYS

MARCHÉ

BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE BE

SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF SF

CLÔTURE

COURS

DIFF. EN %

COURS OUVERT

VOLUME

DIV.

DEV.

DATE

65.00 68.10 366.60 173.00 1.15 51.50 114.00 15.25 410.00 207.00 3.32 154.50 400.00 94.00 443.00 515.00 99.95 320.00 328.00 8.00 194.50 153.29 50.60 147.02 130.00 862.00 292.00 560.00 1437.02 181.95

65.25 68.12 378.50 175.00 1.12 51.50 112.37 15.25 410.00 207.00 3.31 156.10 400.00 95.10 440.10 511.00 97.05 324.00 328.00 7.96 192.40 153.96 53.60 147.00 132.00 862.00 294.00 551.01 1489.00 181.20

-0.38 -0.03 -3.14 -1.14 2.68 0.00 1.45 0.00 0.00 0.00 0.30 -1.02 0.00 -1.16 0.66 0.78 2.99 -1.23 0.00 0.50 1.09 -0.44 -5.60 0.01 -1.52 0.00 -0.68 1.63 -3.49 0.41

65.00 68.10 366.60 173.00 1.15 51.50 114.00 15.25 410.00 207.00 3.32 154.50 400.00 94.00 443.00 515.00 99.95 320.00 328.00 8.00 194.50 153.29 50.60 147.02 130.00 862.00 292.00 560.00 1437.02 181.95

4 10 65 50 317 43 22 20 1 15 10 4 3 29 11 10 11 20 6 95 163 216 6 27 5 5 49 60 6 23

7.70 6.03 23.63 15.85 8.53 8.52 20.81 35.99 19.75 206.99 2.61 16.03 22.95 8.84 34.46 36.44 11.40 28.40 26.67 45.27 12.03 10.91 0.00 16.74 16.27 60.02 19.11 32.19 66.44 18.85

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

31-12-08 25-06-10 25-11-10 27-07-10 16-12-09 02-02-10 27-09-10 14-07-09 18-02-10 22-07-08 30-01-08 23-02-10 08-04-09 30-03-10 26-03-10 26-03-10 26-03-10 23-07-10 24-12-09 25-11-10 30-04-08 23-03-07 -25-06-09 31-01-08 21-05-10 21-05-10 25-06-10 25-06-10 26-03-10

EURO

PRÉC.

I NFO SUR DIVIDENDE

Certificats immobiliers ANTARES CERT AUDERGHEM CERT BASILIX CERT BEAULIEU-AV. CERT CH. LA HULPE CERT COLONEL BOURG DIEGEM KENNEDYCERT DISTRI-INVEST CERT DISTRI-LAND CERT ETOILE CERT FINEST GENK LOGIST. CERT HANZEVAST CS 1 (D) HORIZON CERT KORTRIJK SHOP.CERT LOUVAIN NEUVE 1976 LUX-AIRPORT CERT MACHELEN CERT MACHELEN,KUUR.CERT MARCEL THIRY CERT NORTH PLAZA PARK DE HAAN CERT PLEIADES REGENCE- RUE CERT ST.GUDULE-PL. CERT WEST.SHOPPING CERT WESTLAND 2004 CERT WOL. EXTENS. CERT WOL. SHOPPING CERT ZENOBE GRAMME CERT

Période

I.S. I.d.P. Nov. 2010 113.55 114.55 Oct. 2010 113.46 114.41 Sept. 2010 113.29 114.25 Août 2010 112.94 113.89 Juil. 2010 112.86 113.82 Juin 2010 112.74 113.77 Mai 2010 112.72 113.78 Avr. 2010 112.34 113.33 Mars 2010 112.11 112.94 Févr. 2010 111.90 112.52 Janv. 2010 111.36 112.05 Déc. 2009 110.96 111.54 Nov. 2009 110.75 111.36 Oct. 2009 110.64 111.07 I.S. = Indice Santé - I.d.P. = Indice des Prix

1996 I.S. 129.19 129.08 128.89 128.49 128.40 128.26 128.24 127.81 127.55 127.31 126.69 126.24 126.00 125.88

I.d.P. 131.65 131.49 131.31 130.89 130.81 130.76 130.77 130.25 129.80 129.32 128.78 128.19 127.99 127.65

1988 I.S. 155.76 155.63 155.40 154.92 154.81 154.65 154.62 154.10 153.78 153.49 152.75 152.20 151.92 151.76

1988 I.d.P. 161.57 161.38 161.15 160.64 160.54 160.47 160.49 159.85 159.30 158.71 158.05 157.33 157.07 156.66

1981

1974-75

218.58 218.32 218.01 217.32 217.19 217.10 217.11 216.26 215.51 214.71 213.81 212.84 212.50 211.94

336.64 336.23 335.76 334.70 334.49 334.35 334.38 333.05 331.91 330.67 329.29 327.79 327.26 326.41

Pour convertir (1) (2) 1974-75 1988 1981 1988 1988 1966 1988 1971 1996 1988 1996 1981 (1) Passez de la base... (2) à la base... (3) en multipliant par...

(3) 0,48000 0,73920 3,39350 2,85430 1,2273 1,6603

BNP Paribas Ageas BP Plc Bouygues Dexia Credit Agricole SA Danone GBL Groupe Eurotunnel GDF Suez Natixis Pernod Ricard Nyrstar Sanofi-Aventis ING Vallourec Veolia Accor Aéroports de Paris Apple Nokia Umicore

TYPE

STRIKE

MATURITÉ

COURS

PARITÉ

DELTA

ELASTICITÉ

ISIN

MNEMO

Call Call Call Call Put Call Call Call Call Call Call Call Call Call Call Call Call Call Call Call Call Call

55 2 4,5 33 3,25 12 50 63 8 29 4,5 70 13 48 9 80 22 35 70 340 7,5 45

16/03/2011 16/03/2011 16/03/2011 16/03/2011 16/03/2011 15/06/2011 16/03/2011 16/03/2011 15/06/2011 15/06/2011 15/06/2011 16/03/2011 15/06/2011 15/06/2011 16/03/2011 16/03/2011 16/03/2011 15/06/2011 15/06/2011 16/03/2011 16/03/2011 15/06/2011

0,17 0,11 0,23 0,15 0,08 0,25 0,2 0,35 0,28 0,3 0,31 0,36 0,41 0,3 0,18 0,46 0,3 0,51 0,36 0,27 0,29 0,36

10 2 2 10 2 2 10 10 2 5 1 10 2 10 2 10 4 4 10 10 2 5

0,34 0,40 0,60 0,46 0,37 0,30 0,37 0,55 0,40 0,41 0,35 0,50 0,39 0,46 0,32 0,50 0,53 0,42 0,34 0,40 0,54 0,32

9,5 6,6 7,2 9,3 6,8 6,0 8,4 9,6 4,7 7,5 4,1 9,6 5,2 7,2 6,3 8,4 9,7 6,7 5,5 9,0 6,7 6,7

DE000CM43VV8 DE000CM45KZ7 DE000CM43ME3 DE000CM452J7 DE000CM452N9 DE000CM45BF8 DE000CM45BH4 DE000CM45DW9 DE000CM45K23 DE000CM45C07 DE000CM45CM2 DE000CM44PS4 DE000CM45L14 DE000CM45JF1 DE000CM45DV1 DE000CM43YM1 DE000CM43YN9 DE000CM45AK0 DE000CM45AL8 DE000CM44UH7 DE000CM45DR9 DE000CM45DH0

1057Z J115Z 1166Z 2440Z 2444Z 2764Z 2766Z 2852Z J084Z 2783Z 2804Z 2023Z J117Z J063Z 2851Z 1151Z 1152Z 2724Z 2725Z 2187Z 2846Z 2837Z

Speeders

Indices des prix à la consommation 2004

Warrants SOUS-JACENT

(1) I.S. 1988 I.d.P. 1988 I.S. 1996 I.d.P. 1996 I.S. 2004 I.d.P. 2004

(2) I.S. 1996 I.d.P. 1996 I.S. 1988 I.d.P. 1988 I.S. 1996 I.d.P. 1996

(3) 0,82940 0,81480 1,20570 1,22730 1,1377 1,1493

SOUS-JACENT

TYPE

STRIKE

BARRIÈRE

COURS

PARITÉ

MATURITÉ

ELASTICITÉ

ISIN

MNEMO

Arcelor Ahold KPN Solvay Total AEX BEL20

Long Long Long Long Long Long Long

20,0181 7,5765 14,8201 61,4932 31,7191 230,4492 2147,5953

20,98 7,94 0 64,39 33,24 237,7697 2189,0258

8,03 1,06 2,65 1,72 0,84 1,21 4,71

1 1 1 10 10 100 1000

Illimitée Illimitée Illimitée Illimitée Illimitée Illimitée Illimitée

3,59 4,62 4,58 5,05 5,03 2,94 5,44

DE000CM3XDX3 DE000CM3WBA7 DE000CB55TR7 DE000CM3XSF8 DE000CM3XCU1 DE000CM3XAD1 DE000CM8LCX9

C263Z B601Z 5592Z C572Z C236z C275Z C727Z

L’investisseur doit être conscient du fait qu’il peut subir une perte d’un montant aussi élevé que celui du capital investi. L’évolution de la valeur du warrant dépend d’une multitude de facteurs (dont il importe de prendre connaissance dans le prospectus) et ne dépend donc pas uniquement de l’évolution de la valeur du sous-jacent. Le prospectus d’émission est disponible sur les sites des émetteurs.

Tableau Explicatif Warrant: Sous-jacent ou nom de l’émetteur; Type: Call ou warrant donnant droit à acheter la valeur sous-jacente, Put ou warrant donnant droit à vendre la valeur sous-jacente; Strike ou prix d’exercice; Maturité ou date d’expiration du warrant. Au-delà de cette date, le warrant n’a plus aucune valeur. Cours de clôture effectif du warrant en date du 16 Décembre 2010; Parité ou nombre de warrant nécessaire à l’exercice; Delta ou niveau de sensibilité du warrant par rapport à la valeur sous-jacente; Elasticité ou effet de levier par rapport à la sensibilité; Code Isin du produit; Code Mnemo du marché. Speeders: Barrière ou le niveau du sous-jacent pour lequel le produit est désactivé; Maturité illimitée ou pas de date d’expiration. Elasticité ou effet de levier c’est-à-dire la variation en pourcentage du prix du produit pour une variation d’un pourcent du prix du sous-jacent.

WARRANTS & SPEEDERS

Cours de change Cours moyens indicatifs de la BCE Devise (1 EURO =) Bath Couronne Danoise Couronne Norvegienne Couronne Suedoise Dirham Dollar Us Dollar canadien Franc suisse Livre Egyptienne Livre Sterling Nouvelle livre turque Yen Yuan Zloty

Code ISO THB DKK NOK SEK MAD USD CAD CHF EGP GBP TRY JPY CNY PLN

17/12 39.68 7.45 7.88 9.00 11.15 1.32 1.33 1.28 7.63 0.85 2.04 110.68 8.76 4.00

10/12 39.75 7.45 7.88 9.02 11.17 1.32 1.34 1.30 7.66 0.85 1.99 111.31 8.81 4.04

Var/H% -0.18 -0.00 -0.04 -0.32 -0.18 -0.33 -0.75 -1.54 -0.39 0.45 2.51 -0.57 -0.57 -0.99

02/01 47.87 7.44 8.24 10.17 11.40 1.44 1.50 1.48 7.90 0.90 2.12 133.35 9.85 4.08

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Sports

Football

Division 1 : 20e journée Courtrai – Standard Zulte-War. – Westerlo Lokeren – CS Bruges Eupen – Charleroi St-Trond – YR Malines Lierse – Genk FC Bruges – Anderlecht G Beerschot – La Gantoise 1. Genk 2. Anderlecht 3. La Gantoise 4. Lokeren 5. Standard 6. FC Bruges 7. Courtrai 8. YR Malines 9. CS Bruges 10. Westerlo 11. Zulte-War. 12. St-Trond 13. G Beerschot 14. Eupen 15. Lierse 16. Charleroi

19 19 19 18 20 19 19 17 18 19 19 19 19 18 18 18

13 12 12 9 10 9 9 7 7 6 5 6 3 3 1 1

3 2 5 3 7 7 7 5 6 6 5 11 10 12 11 13

La 21e journée (26-27/12) Cercle Bruges - Standard La Gantoise - FC Bruges Anderlecht - Lierse Charleroi - G. Beerschot FC Malines - Courtrai Eupen - Zulte Waregem Westerlo - Lokeren Racing Genk - STVV

2-1 Sa 20h00 Sa 20h00 Sa 20h00 Sa 20h00 Sa 20h00 Di 13h00 Di 18h00 3 5 2 6 3 3 3 5 5 7 9 2 6 3 6 4

50 38 39 28 38 38 24 22 21 25 28 14 12 21 14 12

18 14 28 22 26 27 20 21 25 26 24 35 28 37 37 36

42 41 38 33 33 30 30 26 26 25 24 20 15 12 9 7

Sa 13h00 Sa 18h00 Sa 20h30 Sa 20h30 Sa 20h30 Sa 20h30 Sa 20h30 Di 20h30

En bref

Le Lierse recrute ‣ Lierse. Le milieu de terrain serbe Milos Maric (ex-La Gantoise), qui évoluait à Bochum (D2 allemande), a signé jeudi un contrat de 2,5 ans au Lierse. ‣ Pfaff. Le parquet anversois a interjeté appel de la décision de la chambre du conseil d’accorder à Jean-Marie Pfaff et son épouse Carmen la suspension du prononcé de la peine pour fraude fiscale. Le couple Pfaff avait reconnu sa faute et conclu un accord avec le fisc, ce qui fait qu’ils ne sont pas renvoyés devant le tribunal correctionnel. La chambre des mises en accusation devra maintenant trancher. ‣ 2022. Le président de la Fifa, Sepp Blatter, s’est déclaré favorable à l’organisation du Mondial 2022 au Qatar pendant l’hiver européen. ‣ Mondial des clubs. L’Inter de Milan, en crise, cherchera à se donner de l’air samedi en remportant la finale du Mondial des clubs, contre l’étonnant Tout-Puissant de Mazembe (RD Congo), première équipe africaine de l’histoire à atteindre ce niveau de la compétition.

lalibre.be LA D1 EN DIRECT Suivez toutes les rencontres de la Jupiler Pro League en direct sur notre site.

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Nouveau duel Ariël­ P Herman

Van Holsbeeck a accueilli favorablement le tirage au sort de la “C2”.

P Financièrement

et sportivement, l’affiche contente le manager mauve.

I

l était 13 h 17 quand le nom de l’Ajax Amsterdam est sorti de l’urne à Nyon, en tant qu’adver­ saire d’Anderlecht en 16es finales de l’Europa League (NdlR : match aller le 17 février à Anderlecht; match retour le 24 à Amsterdam). De tous les adver­ saires possibles, l’actuel numéro 4 de l’“Eredivisie” doit être celui avec le­ quel Anderlecht entretient les meilleures relations. Et, surtout, celui qui laisse les meilleurs souvenirs. Il y a exactement un an – le 17 dé­ cembre – le Sporting subtilisait la pre­ mière place de la poule aux Néerlan­ dais, après un 1­3 inespéré dans l’Amsterdam ArenA. Pour le tirage, Herman Van Hols­ beeck n’avait pas fait le déplacement en Suisse. La neige avait provoqué l’annulation de son vol, et cela l’arran­ geait, puisqu’une réunion importante était prévue avec le G4. C’est donc par

audioconférence que le manager du Sporting s’est adressé à la presse. “Je voulais un club néerlandais, je l’ai eu”, dit­il. “J’aurais préféré Twente, mais je suis content avec l’Ajax. C’est un match très spécial.” Tout d’abord, il y a l’aspect financier. Anderlecht ne doit pas prendre l’avion et cette fois, les tribunes de­ vraient être pleines. “C’est une belle af­ fiche”, confirme “HVH”. “Qui plus est, on a nos chances. Les équipes néerlan­ daises jouent un football positif et ouvert. Généralement, cela arrange les clubs belges, même si l’Ajax m’a impres­ sionné face à Milan.” En cas de qualification pour les 8es, l’adversaire sera Bâle ou le Spartak Moscou. Van Holsbeeck ne se dit pas battu d’avance. “Rien n’est impossible. Si nous avions affronté un club espagnol ou anglais comme Manchester City, nos chances de qualification auraient été très minimes. Mais ici, j’y crois. Surtout quand nous aurons récupéré tous nos joueurs, comme Biglia et Deschacht, et que nous aurons à nouveau un bon équi­ libre dans l’équipe, éventuellement avec un nouveau médian gauche.” La qualification ne poussera pas An­ derlecht à faire des folies. “Nous ne dé­ penserons pas des millions. Nous voulons garder ce qu’on a, et si on peut sauter sur une opportunité “à la Veselinovic”…” Yves Taildeman

Épinglé

l Coupes d’Europe Ligue des champions tirage au sort des 8es de finale AS Rome (Ita) - Shakhtar Donetsk (Ukr) AC Milan (Ita) - Tottenham (Ang) Valence (Esp) - FC Schalke 04 (All) Inter Milan (Ita) - Bayern Munich (All) Lyon (Fra) - Real Madrid (Esp) Arsenal (Ang ) - FC Barcelone (Esp) Marseille (Fra) - Manchester United (Ang) Copenhague (Dan) - Chelsea (Ang) Les matches aller auront lieu les 15-16 et 22-23 février.

Europa League 6E ET DERNIÈRE JOURNÉE Groupe C Levski Sofia - Sporting Portugal 1-0 Lille - La Gantoise 3-0 Classement 1. SP. PORTUGAL (Por) 6 4 0 2 14 6 12 2. LILLE (Fra) 6 3 1 2 11 10 8 3. La Gantoise 6 2 1 3 8 13 7 4. Levski Sofia (Bul) 6 2 1 3 6 11 7 Groupe G Anderlecht - Hajduk Split 2-0 AEK Athènes - Z. Saint-Pétersbourg 0-3 Classement 1. ZENIT ST-PÉTER. (Rus) 6 6 0 0 18 6 18 2. ANDERLECHT 6 2 1 3 7 8 7 3. AEK Athènes (Gre) 6 2 1 3 9 13 7 4. Hajduk Split (Cro) 6 1 0 5 5 13 3 TIRAGE AU SORT DES 16ES DE FINALES Naples (Ita) - Villarreal (Esp)

La visite à l’Amsterdam Arena laisse de bons kaku, auteur d’un but décisif de la tête.

Glasgow Rangers (Eco) - Sp. Portugal (Por) Sparta Prague (Tch) - Liverpool (Ang) Anderlecht - Ajax Amsterdam (P-B) Lech Poznan (Pol) - Braga (Por) Besiktas (Tur) - Dynamo Kiev (Ukr) FC Bâle (Sui) - Spartak Moscou (Rus) Y. Boys Berne (Sui) - Z.St-Pétersbourg (Rus) Aris Salonique (Grè) - Manchester City (Ang) PAOK Salonique (Grè) - CSKA Moscou (Rus) FC Séville (Esp) - Porto (Por) Rubin Kazan (Rus) - Twente (P-B) Lille (Fra) - PSV Eindhoven (P-B) Benfica (Por) - VfB Stuttgart (All) BATE Borisov (Blr) - Paris SG (Fra) Metalist Kharkov (Ukr) - Leverkusen (All) Seizièmes de finale aller le jeudi 17 février TIRAGE AU SORT DES 8ES DE FINALE Benfica (Por)/ VfB Stuttgart (All) - BATE Borisov (Blr) /Paris St Germain (Fra) Besiktas (Tur)/ Dynamo Kiev (Ukr) - Aris Salonique/Manchester City (Ang) Kazan (Rus)/Twente (PSG) - Young Boys (Sui)/ Zenit (Rus) PAOK Salonique (Grè)/ CSKA Moscou (Rus) Séville (Esp) /Porto (Por) Lille (Fra)/ PSV (P-B) - Rangers (Eco) /Sporting (Por) Metalist Kharkiv (Ukr)/ Bayer Leverkusen (All) - Napoli (Ita)/ Villarreal (Esp) Anderlecht/Ajax Amsterdam (P-B) - Bâle (Sui)/ Spartak Moscou (Rus) Sparta Prague (Tch)/ Liverpool (Ang) - Lech Poznan (Pol)/ Braga (Por) Matches aller: jeudi 10 mars 2011.

Gillet : “Un petit nul ne serait pas mauvais” Les matches au sommet se succèdent pour Anderlecht. La qualification en Europa League vient à peine d’être fêtée que le Club Bruges attend le Sporting au tournant. “Un petit nul ne serait pas mauvais”, se dit Guillaume Gillet. Ce dernier se remémore avec bonheur le titre décroché l’année dernière au Jan Breydel. “Ce titre remporté sur le terrain du grand rival qu’est le Club est le plus grand moment de ma carrière. Je me rappelle que je me suis allongé dans le rond central, en me disant que j’étais champion.” Les Brugeois n’auront pas oublié ce moment, non plus. “En effet. Je m’attends à un match très difficile. Si on oublie la saison passée, quand nous avons pris Bruges à la gorge en sachant qu’on pouvait remporter le titre, c’est l’équipe la plus difficile à affronter chez elle. En attaque, le Club a pas mal de joueurs qui peuvent faire la différence.” D’ailleurs, à l’aller, le Sporting a failli se faire surprendre : “On était revenus dans le match, après avoir été menés 0-2. En tout cas, la préparation pour ce choc est idéale. La qualification nous donne un petit adjuvant mental.” Y.T.

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“On n’aura pas d’excuse”

Ajax

P Van

PHOTO NEWS

L’

souvenirs aux Anderlechtois. Dont Romelu Lu-

Épinglé

“Le jeu du Sporting n’a plus de secret pour nous” Pourquoi, même s’il n’honore pas souvent ses promesses de victoire, le Club se comporte-t-il toujours mieux contre les ténors ? “Bonne question !”, opine Adrie Koster. “C’est peut-être dû au fait que cet adversaire renommé, qui participe lui aussi au spectacle, nous laisse nous exprimer comme nous aimons le faire. Nos qualités techniques affleurent alors naturellement. Contre les petites équipes, nous devons souvent piocher dans d’autres registres, qui nous agréent moins.” Adrie Koster raffole des grands matches, même lorsque ceux-ci imposent d’authentiques défis à sa formation. “J’ai regardé Anderlecht – Split mais je n’ai pas suivi le match dans son intégralité. Ce n’était pas nécessaire pour disséquer le jeu du Sporting. Il n’a plus de secret pour nous, comme celui du Club n’en recèle plus pour lui. La victoire – si victoire il y a – ne se jouera pas sur un effet de surprise tactique : elle récompensera simplement l’équipe la plus forte dimanche après-midi.” Et Adrie Koster de concéder : “Le “Top 6”, j’y crois toujours. En revanche, je ne parle plus du titre…” M.D.

aventure brugeoise a débuté, pour lui, à… Anderlecht, le 7 novembre dernier, près d’un an et demi après son passage de Mouscron à Bruges. À l’échauffement Ryan Donk, titulaire, a été affecté par un pépin physique. Daan Van Gijse­ ghem, son substitut désigné, n’a eu le temps ni de s’échauffer ni de… gam­ berger : il s’est plongé d’emblée dans le grand bain. Il en est sorti grandi au point de n’avoir plus quitté l’équipe. “J’ai disputé ce match sans état d’âme. J’ai simplement fait abstraction de la dé­ ception latente que j’éprouvais parce que je ne jouais jamais et du sentiment qui commençait à me tarauder que j’avais peut­être intérêt à quitter le Club pour relancer ailleurs ma carrière.” Aujourd’hui, ce sentiment s’est, bien sûr, totalement dilué. “Le meilleur arrière central en devenir du pays”, comme le surnomme Lorenzo Staelens, son futur beau­père, n’as­ pire plus du tout à quitter Bruges. “J’aborde ce retour contre Anderlecht comme j’entamerais n’importe quel autre match. J’ai oublié depuis long­ temps les péripéties de la rencontre aller. Je rappelle simplement que personne n’aurait trouvé à redire si nous nous étions imposés.” Daan Van Gijseghem a­t­il commis, jeudi soir, une petite faute profes­ sionnelle ? “Je n’ai regardé que cinq à dix minutes de la confrontation entre le Sporting et Split. J’ai vu que Lukaku n’a pas débuté. Ariël Jacobs l’a sans doute réservé pour ce dimanche. Je suis con­ vaincu que Romelu va jouer.” Le jeune défenseur brugeois aurait­il préféré défier De Sutter ? “Franchement, je n’émets aucune préfé­ rence. A l’aller non plus, je ne m’étais pas laissé impressionner. Je n’ai jamais adapté mon jeu aux caractéristiques de mon adversaire direct. A Anderlecht, même face à Lukaku, j’avais risqué cer­ tains trucs, comme je le fais d’habitude.” Chat toujours un peu échaudé, Daan Van Gijseghem ne veut pas se consi­ dérer comme un titulaire à part en­ tière : “Chaque match que je dispute me fait gagner en assurance. Mais je suis encore jeune. Je sais que deux mauvais matches pourraient me faire glisser sur le banc.” Daan Van Gijseghem a bien assimilé la “religion” locale : “Non, nous ne crai­ gnons pas de devenir le Standard de la saison dernière. Nous ne calculons pas. Mais si on perd, on n’aura pas d’ex­ cuse”… Michel Dubois

P Les

erreurs d’arbitrage ont pesé mais les Standardmen ont “oublié” de marquer.

2

1

Courtrai Standard Courtrai : Verbauwhede; Martin, Belhocine, Sunjic, Reina; Kums, De Beule, De Mets; Capon (41e Rossini), Mboyo (19e Ibou), Messoudi (86e Oussalah). Standard : Blazic; Opare, Ciman, Mangala, Pocognoli; Carcela, Witsel, Angeli (80e Pieroni), Daerden (61e Nong); Cyriac, Leye (75e Grazov). Arbitre : M. Delferière. Avertissements : Ciman, Carcela, Verbauwhede, Messoudi. Exclusion : 71e Opare (2e j). Les buts : 40e Mboyo (1-0), 90e+1 Rossini (2-0), 90e+3 Witsel (2-1).

B

attu, à la suite de décisions con­ testables, une semaine après avoir dompté Saint­Trond, le Standard confirme son rythme sur courant alternatif qu’il tient depuis un mois et demi et qui l’éloigne en­ core un peu plus du podium. En se déplaçant au stade des Épe­ rons d’Or, où seul Westerlo s’est im­ posé cette saison, les Liégeois savaient qu’ils n’auraient pas la tâche aisée. Ils firent mine de vouloir prendre le jeu à leur compte. Ainsi, Leye, à l’affût d’un ballon que Belhocine tardait à déga­ ger, parvint à s’isoler mais croisa trop sa tentative. Cependant, en l’absence de Defour (suppléé par le jeune An­ geli), leur pressing manquait de jus et leur jeu singulièrement d’idées. Progressivement le KV local équili­ bra les échanges. D’abord en contre,

quand De Beule décroisa trop sa re­ prise sur un centre idéal de Messoudi. Ensuite en ébauchant les plus belles séquences, souvent en un temps, même sur une surface qui trahissait encore par endroits la dernière offen­ sive hivernale. Les hommes de Vanhaezebrouck profitaient au maximum des espaces sur le flanc, surtout à gauche où Poco­ gnoli et Daerden ne parvenaient pas à accorder leur violon face aux croise­ ments du duo Capon­Martin. Le pre­ mier d’abord, complètement isolé, aurait peut­être dû tenter sa chance plutôt que de céder à Mboyo. Mais, moins de dix minutes, c’est le second qui s’enfonça dans le dos de Pocognoli pour délivrer un centre cette fois re­ pris victorieusement par l’ancien atta­ quant carolo pourtant en position hors­jeu. Après la pause, le match s’intensifia d’abord dans… la dureté des tacles. Carcela (sur Belhocine) puis Messoudi (sur Opare qui, pour avoir manifesté trop vertement sa colère, reçut un carton). Ce fut ensuite un festival du trio arbitral qui laissa Cyriac contrôler le ballon de la main avant d’expédier le cuir sur la transversale. Avant que Verbauwhede, à l’entrée du rectangle, touche Nong, sans susciter le penalty qui semblait s’imposer. Les Rouches allaient boire le calice jusqu’à la lie car, quelques instants plus tard, Opare se voyait montrer une deuxième carte jaune. Malgré quelques le but tardif de Witsel, le Standard concédait un 4e re­ vers, car, peu auparavant Rossini, qui avait perdu un précédent face­à­face avec Blazic, avait placé le KV définiti­ vement sur orbite. Pas vraiment brillant, le Standard n’avait pas non plus été gâté par l’arbitrage. V.Lo.

PHOTO NEWS

Gijseghem retrouve des Mauves contre qui sa carrière a pris son envol.

Lésés mais décevants

Verbauwhede a pu jouer les kamikazes sur Nong sans être sanctionné. samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010 - La Libre Belgique

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Sports

Actualité

l Football | Division 1

Qui restera sur le carreau ? P Le

match de la peur entre Eupen et Charleroi peut coûter cher au vaincu.

L

a venue du Sporting carolo offre la possibilité aux germanopho­ nes de reléguer un concurrent direct pour le maintien à distance respectable. L’importance de la ren­ contre n’est donc pas à démontrer. “Je crois tout simplement que si on veut de la réussite, il faudra mettre de la solida­ rité et de la solidité entre les lignes. C’est là où nous devrons nous montrer plus performants que les dernières semai­ nes.” Ce sera utile car Charleroi présente un visage plus intéressant depuis quelque temps. “Ils sont bien mieux, ef­ fectivement. Ils retrouvent de l’allant et possèdent quelques joueurs d’instinct comme Losada qui peut amener du danger à tout moment.”

Du propre aveu de l’entraîneur, le groupe était moins alerte, attentif. A­t­il réagi ? “Nous avons pu travailler norma­ lement cette semaine sans devoir recourir à la salle. J’ai trouvé, senti les joueurs plus concentrés, plus impliqués. De toute façon, comme je l’ai déjà souligné, ce groupe a be­ soin de se sentir en danger pour éviter tout problème de satisfaction, pour progresser.” Pour arborer ses ambitions, l’Alliance devra prendre d’emblée le match en main, mettre la pression sur le bloc hennuyer. “C’est toujours mieux de bien débuter, surtout au niveau de l’état d’es­ prit. Mais je crois avant tout que nous de­ vrons faire preuve d’intelligence, lucidité et maturité car les conditions de match se­ ront très difficiles. Je crois que ces paramè­ tres seront très importants pour envisager la victoire, sans oublier de faire les bons choix durant la partie. Mais tout ceci n’est possible que si on est bien dans sa tête.” Après deux défaites consécutives, pourrait­il y avoir des changements ? “Oui, peut­être mais nos deux derniers échecs étaient davantage collectifs. Encore

une fois, c’est dans la solidarité et la soli­ dité entre les lignes que se trouve la solu­ tion.” Une solution que Danny Ost, à l’épo­ que, n’avait pas réussi à trouver. C’est peu après la manche aller que l’ex­en­ traîneur des Pandas s’est vu démis de ses fonctions au Kehrweg. Avec quel­ ques mois de recul, comment perçoit­il cette rencontre ? “Tout le monde sait que l’équipe de Charleroi traverse une très grosse crise de confiance. Et c’est logique lorsque les défaites s’enchaînent”, assène­ t­il. “Ce match est vraiment particulier pour les Carolos car il représente déjà une de leurs dernières chances s’ils veulent se maintenir directement. Pour moi, l’avan­ tage de la confiance est donc clairement dans le camp d’Eupen. Techniquement, il n’y a pas photo non plus entre les deux formations : des garçons comme Iandoli, Milisevic ou encore Lepiller sont supé­ rieurs à tout ce qu’il y a dans le noyau de Charleroi. Pour ces raisons, je vois Eupen s’imposer assez facilement.” F.D.

Épinglé

Laszlo : “Du jeu qui paie” “Tous ces tests prouvent que nous ne sommes pas morts et que beaucoup veulent venir se relancer ici”, lance un Laszlö heureux du retour d’Olufade. “Il a fait de gros efforts pour revenir et sait que nous avons besoin de lui.” Le Hongrois se concentre avant tout sur le maintien : “Pour que le club prenne un nouveau départ, il faut d’abord qu’il se maintienne… Nous ne devons pas compter sur la réforme mais nous sauver par nous-mêmes. Nous pouvons gagner les trois dernières rencontres de l’année !” Un mot sur Eupen : “Je connais parfaitement les forces et faiblesses de cette équipe. Je pense que la balance qualitative penche en notre faveur. Nous avons reçu des louanges pour nos dernières prestations. Passons à du jeu qui paie !” M.S.

l Programme et résultats BASKET-BALL Division 1 Anvers – Pepinster Mons – Ostende Alost – Gand Louvain – Liège Classement 1. Charleroi 2. Alost 3. Mons 4. Anvers 5. Ostende 6. Louvain 7. Liège 8. Pepinster 9. Gand

Sa 20h30 Sa 20h30 Sa 20h30 Sa 20h30 6 10 9 10 11 10 10 9 9

6 8 7 5 5 4 3 2 2

0 2 2 5 6 6 7 7 7

508 796 739 702 831 799 708 711 596

422 1,000 713 0,800 678 0,778 726 0,500 836 0,455 848 0,400 728 0,300 748 0,222 691 0,222

GOLF ELPGA - Qualifying School Classement après le 3e tour: 1. Caroline Hedwall (Suè) 211=70-69-72 -6; 2. Jaclyn Sweeney (USA) 215=73-69-73; 3. Lucie Andre (Fra) am, 219=73-71-75, Belen Mozo (Esp) 219=7073-76, Adriana Zwanck (Esp) 217=71-71-75; 6. Louise Larsson (Suè) 218=71-77-70; ... 18. Bénédicte Toumspin am. 223=79-70-74 ; 35. Lara Tadiotto 226=75-78-73

FOOTBALL Mondial des clubs à Abou Dhabi Demi-finales 3. Porto Alegre (Bré) - T-P.Mazembe (RDC) 0-2 4. Inter Milan (Ita) - Seongnam Ilwha Chunma (CdS) 3-0 Match pour la 5e place Pachuca(Mex) - Al-Wehda(UAE) 2-2 (4-2 t.a.b.) Match pour la 3e place Porto Alegre (Bré) - Seongnam Ilwha Chunma (CdS) Sa 15h00 Finale T.-P.Mazembe (RDC) - Inter (Ita) Sa 18h00

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Tennis Justine Henin vise les Jeux de 2012

Automobilisme Loix, pilote de l’année

Philippe Gilbert, moins souverain cette saison, pourra-t-il reconduire son titre ?

l Omnisports | Sportif belge de l’année

Avec une météo digne du Rallye de Monte-Carlo ou des Boucles de Spa faisant pointer en retard pas mal d’invités hier soir, la cérémonie des RACB Awards ne pouvait couronner qu’un rallyman. Et c’est donc sans aucun suspense que François Cornelis, président du RACB, a attribué le titre honorifique de “RACB Driver of the Year” à Freddy Loix. Déjà sacré lors de ses débuts en 1997 et 1998, le Limbourgeois de quarante ans a devancé un autre rallyman, Thomas Neuville, et Jérôme D’Ambrosio. O.d.W.

Gilbert et Clijsters pour le doublé ? P Si

Kim part favorite chez les dames, le cycliste n’est pas certain d’un 2e sacre.

J

Philippe Le Jeune, champion du monde de saut d’obstacles en octobre, à Lexing­ ton. “Sincèrement, je pense que Gilbert le mérite !”, s’exclame pourtant Borlée. Malgré une année qui l’a vu s’imposer, entre autres, à l’Amstel Gold Race ainsi qu’au Tour de Lombardie, Philippe a, lui, échoué, de peu, dans sa quête du ti­ tre mondial en Australie. Il n’empêche, le coureur wallon fut présent au plus haut niveau d’un bout à l’autre de la sai­ son 2010. Comme le fut Kim Clijsters, de sa vic­ toire à Brisbane à celle au Masters de Doha. Habituée de la cérémonie au ca­ sino jouxtant la “Reine des Plages”, la Limbourgeoise ne souffrira sans doute pas des prestations, pourtant méritoi­ res, de l’athlète Svetlana Bolshakova et de la basketteuse Ann Wauters. Pour l’Espoir de l’Année, les candidats sont : Jeroen D’Hoedt (athlétisme), champion d’Europe juniors de cross­ country, Lola Mansour (judo), médaillée d’or lors des Jeux olympiques de la Jeu­ nesse, et Luca Brecel (snooker), cham­ pion d’Europe seniors à l’âge de… 15 ans. Enfin, la soirée ostendaise sera aussi l’occasion de l’élection de l’Equipe de l’Année. Là encore, trois candidats : le relais 4x400 m masculin, l’équipe na­ tionale de basket­ball et l’équipe natio­ nale d’équitation. Guy Beauclercq

Golf/Qualifying School Toumpsin et Tadiotto bien dans le vent Bénédicte Toumpsin et Lara Tadiotto occupent la 18e place (+6) et la 35e place (+11) à l’issue du 3e tour de la finale de la Qualifying School européenne, disputé par grand vent et froid à La Manga (Espagne). La jeune amateur de Rigenée et la pro d’Anderlecht doivent tenter d’accrocher un “Top 30” dimanche à l’issue des cinq tours de l’épreuve, ce qui serait synonyme de carte complète pour le Ladies European Tour 2011. Une place entre la 31e et la 50e leur donnera une catégorie partielle. H.F.

BELGA

e respecte beaucoup Kevin Borlée et Philippe Le Jeune, mais, au vu de sa saison, je pense que Philippe Gilbert mérite le titre de Sportif de l’Année !” Sportif belge du XXe siècle, Eddy Merckx laisse parler son cœur au mo­ ment de donner son avis sur la cérémo­ nie qui, dimanche, à Ostende, consa­ crera le Sportif et la Sportive de l’An­ née. Si, côté féminin, le résultat de ce vote prestigieux ne souffre guère de doute avec une sportive de la trempe de Kim Clijsters, côté masculin plane un intéressant suspense. Qui de Kevin Borlée, Philippe Gilbert ou Philippe Le Jeune l’emportera ? Poser cette question revient à en po­ ser une autre : comment départager un athlète, un cycliste et un cavalier ? “Je ne sais pas ! Comment comparer nos trois sports ?”, s’interroge Kevin Borlée. “Si je suis élu, ce sera, bien entendu, un plaisir, un honneur ! Sinon, je ne bouderai pas, croyez­moi…” Sacré champion d’Europe du 400m en août, à Barcelone, Kevin n’a pas man­ qué son rendez­vous annuel. Comme

Justine Henin est en Chine où elle met la dernière main à sa préparation pour la nouvelle saison. La Famennoise a confié au quotidien “China Daily” qu’elle avait encore du pain sur la planche. “C’est petit à petit que je me reconstruis, mais seules les victoires me permettront de retrouver confiance”, expliqua-t-elle. “J’ai l’impression de ne jamais avoir été en pleine possession de mes moyens cette année. Je n’étais pas prête pour jouer à ce niveau. Il est trop tôt pour évoquer mes ambitions, mais je sais que si tout évolue bien, j’ai encore de belles perspectives. J’espère gagner un nouveau tournoi du Grand Chelem. Et si ce devait être Wimbledon, ce serait fantastique ! Mon objectif est de disputer les Jeux de Londres.” S. F.

Kim Clijsters est parvenue à confirmer son retour gagnant de l’an dernier. Le titre de Sportive de l’Année ne peut lui échapper. samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010 - La Libre Belgique

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Sports

Actualité

l Bridge

l Échecs

Y aura­t­il un BCOB Expertise d’un en demi­finale ? sauvetage miracle E B n Honneur, la 6e et avant­der­ nière journée du tour prélimi­ naire a été favorable aux troupes du Phénix (Stas­Johnson, Calas­de Duve et Bolle­Renard). Grâce à leur nouvelle belle victoire (24­6) contre le Begijntje, le leader, les Bruxellois ont pris le commandement. Il ne reste plus qu’une journée (et 3 rencontres) à disputer et les Bruxellois (292) de­ vancent désormais les Louvanistes (Debus­Van Mechelen, D.De Roos­ Vermeiren et Devigne­Vandereet) de 4 unités. Ces 2 formations caracolent en tête du classement et, sauf effon­ drement spectaculaire, elles devraient se qualifier pour les demi­finales. Les joueurs du Squeeze (Amsel­Cor­ nelis, S.De Roos­Somers et Janssens­ Dauwe) ont vécu une journée tran­ quille et restent accrochés à leur troi­ sième place (270). Derrière, Uccle (266) et le BCOB III (263) se sont rap­ prochés. Par contre, le BCOB I (259) et le BCOB II (255) ont vécu une nouvelle journée difficile. Pour les 2 dernières places qualificatives, rien n’est encore joué car il n’y a que 15 points d’écart entre le Squeeze (3e) et le BCOB II (7e). Sur­ prise, aucune des 3 formations du BCOB ne figure actuellement parmi les 4 premiers. Amsel « R10654 ª DV © A42 ¨V Bolle « D2 ª 97 © 10987 ¨ R9653

Renard « V73 ª 864 © RD3 ¨ AD84 Cornelis « A98 ª AR10532 © V65 ¨V

U Phenix ­ Squeeze 16­13 Personne vulnérable Cornelis

1ª 2ª PASSE

Les enchères : Bolle Amsel

PASSE PASSE PASSE

1« 4ª

Renard PASSE PASSE

Entame du 9 de Carreau pour la Dame d’Est. Claude Renard contre­attaqua alors du 4 de Trèfle (le retour gagnant sous As­Dame) et Ouest prit avec son Roi. Retour Carreau et le déclarant plongea de l’As. Pique pour le 9 et la Dame puis le switch Carreau fit chu­ ter la manche. Dans l’autre salle, Ouest, entama Trèfle et 4ª gagna. Ber­ nard Dehaye, assis en Nord, annonça

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et gagna 4« (le flanc ne pouvait dès lors plus établir 2 plis en Carreau). Score historique à la 1e donne de ce match : Stas­Johnson contrèrent et marquèrent 3400 points (4ª surcon­ trés – 6 dans le 5­1). Un swing de 22 IMPS. Merci Saint Nicolas !

lancs : Kramnik Noirs : Carlsen

Jourdain « AR108 ª A105 © A985 ¨ AD Dewasme « 932 ª 2 © V10764 ¨ 10862

Dehaye « 7 ª RD643 © RD2 ¨ V975 Kurgan « DV654 ª V987 © 3 ¨ R43

U BCOB III ­ BCOB II 23­7 Est­Ouest vulnérables Kurgan

Les enchères : Dewasme Jourdain Dehaye

PASSE PASSE 2 SA PASSE 3¨(1) PASSE 3©(2) PASSE 3«(3) PASSE 4¨(4) PASSE 4©(5) PASSE 6«(6) PASSE PASSE PASSE U (1) Romex Stayman (2) J’ai peut­être 4 Piques (3) J’ai 5 «et 4 ª (4) Fit Pique, contrôle Trèfle (5) Contrôle ©, espoir de chelem (6) J’ai les 5 clefs et un fit de 9 cartes Isabelle Dewasme entama son single­ ton Cœur mais Daniel Kurgan, pru­ dent, plongea de l’As. Déblocage de l’As et de la Dame de Trèfle puis le dé­ clarant joua Pique pour sa Dame. Roi de Trèfle et un Cœur fut défaussé à la table. Cœur pour le 10 et la Dame et Ouest écarta un Carreau. Roi de Car­ reau pour l’As puis un Carreau fut coupé avec le 4 de Pique. Cœur coupé et Ouest jeta un Trèfle –la défausse d’un second Carreau aurait permis l’affranchissement du 5e Carreau du mort. A ce stade, le Roi de Pique fut encaissé puis un Carreau fut à nouveau coupé. Cœur coupé de l’As de Pique puis ce fut un Carreau qui fut coupé avec le Valet d’atout. Sur les 2 derniers plis, Ouest dut sous­couper. Ce joli chelem avec seulement 28 points d’honneur dans la ligne ne fut pas annoncé à l’autre table. Classement : 1.Phénix 292, 2.Begijn­ tje 288, 3.Squeeze 270, 4.Uccle 266, 5.BCOB III 263, 6.BCOB I 259, 7.BCOBII 255, 8.Perron 245. Michel Bolle

Position après le 61e coup blanc. La cause des Noirs est désespérée : Ils ont une pièce de moins et ne peuvent prendre g3 à cause de 62. Txd6+ ! Carl­ sen trouve pourtant le moyen de com­ pliquer les choses : 61... Tc5 !! “Fais­ moi mal Johnny !” 62. Txd6+ Kramnik aurait pu se contenter du modeste 62. Td3, mais la tentation était sans doute trop forte… 62... Rxd6 63. Ce4+ Rc6 64. Cxc5 Rxc5 65. Rf2 Rd4 ! 66. Rf3 Rd3 !! Voici l'idée ! Il surveille l’aile Roi en espérant que le Fou ne puisse influen­ cer les événements de ce côté. Voyons deux études pour commen­ cer :

Cette première étude nous montre une forteresse : le Roi noir assure la nullité en jouant continuellement de d4 à d3. Si les Blancs tentent de l'empê­ cher en reculant leur Fou sur b1, le Roi va en c3, menaçant d'aller en b2 et obligeant le Fou à retourner sur a2. Et si c'est le Roi blanc qui recule sur e2, les Noirs y répondent par Re4, vers f4, puis g4 pour capturer le dernier pion ennemi (voir diagramme 3 colonne suivante). Cette seconde étude révèle un autre cas de nullité. Le roi oscille entre les ca­ ses f4 et g4, sans jamais quitter le pion des yeux. Par exemple. 1. Fb3 Rf4 non pas 1... Rh4 2. Fe6 Zugzwang 2. Fe6 Re5 ! 3. Fa2 Rf4 et les Noirs se main­ tiennent aisément.

Baisser les forces de l’aile d’une ran­ gée (pion noir g6, Roi Blanc g5 etc.) ne changerait rien à l’affaire, mais si nous descendons encore un peu plus (pion noir g5, Roi blanc g4 etc.) alors le Fou réussit à forcer le zugzwang via 1. Fb3 Rf2 2. Fd5 etc. Revenons enfin à la partie : 67. g4 Impossible de progres­ ser autrement. Si plutôt 67. Rf4 alors 67... Re2 68. g4 Rf2 69. Fd5 g6 70. Re5 Rg3 67... Rd2 A nouveau la meilleure chance. 67... g5 se heurtait à 68. Ff7 Rd4 69. Re2 Re4 70. g3 Rd4 71. Rd2 Re4 72. Rc2 Rf3 73. Fh5 etc. 68. Fe6 Un premier signe d'hésitation. Le gain s'obtenait via 68. g5 hxg5 (68... Rd3 69. Rf4 Re2 70. g6 Rf2 71. Fd5) 69. Rg4 Re3 70. g3 !! (mais pas 70. Rxg5 ?? Rf2 71. g4 Rg3) 70... Re4 le plus résistant, (si 70... Rf2 71. Fd5 Zugzwang) 71. Rxg5 Nous pouvons désormais suivre les tables de Nalimov : Le gain prend 31 coups ! 71... Rf3 72. Rh4 !! Re3 73. Rg4 Re4 74. Fb3 Le plan consiste à récupé­ rer la case f4. Il faut donc passer le trait aux Noirs 74... Re3 75. Fe6 Re4 76. Fa2 Voilà. 76... Re3 (76... Re5 77. Fb1) 77. Fb1 g6 (77... Rf2 78. Rf4) 78. Fa2 Re4 79. Fb3 Passe. 79... Re3 80. Ff7 fin de la 1e phase : le Roi doit s'écarter. 80... Rf2 81. Rf4 Rg2 82. Fe6 Rh2 (Si 82... Rf2 83. g4) 83. Rf3 (83. g4 ?? Rh3=) 83... g5 (83... Rh1 84. g4 Rh2 85. g5 Rh1 86. Rf4) 84. Fc4 Rh3 85. Fd5 Rh2 86. Rg4 et gagne. 68... Rd3 69. Rg3 Ce n'est que ce coup qui gâche la victoire. 69. g5 suffisait encore 69... Re3 ! Le Roi est en­ fermé. 70. Rh4 70. g5 Re4 71. Rg4 Re5 72. Fa2 Re4 73. g3 Re3 74. gxh6 (74. Rf5 Rf3 75. g4 hxg5) 74... gxh6 75. Fb1 Rf2 76. Rf4 Rg2 77. Fa2 Rf2 78. Fd5 Rg1 70... Rf2 71. Fd5 g6 72. Rh3 g5 Ferme la porte ! 73. Rh2 Rf1 74. Fe6 74... Rf2 75. Fc4 Re3 76. Rg3 Rd4 77. Fe6 Re3 78. Rh2 Rf2 79. Fc4 Re3 80. Rg1 Rf4 81. Fe6 Re5 82. Fb3 Rf4 83. Fe6 Re5 84. Fb3 Rf4 85. Fe6 Re5 86. Fb3 Et nulle par répétition des coups. Classement final (victoire à 3 pts) : 1. Carlsen, 13 2­3. Anand et Mc Shane, 11 4­5. Nakamura et Kramnik, 10 6. Adams, 8 7. Howell, 4 8. Short, 2 Luc Winants Grand Maître International.

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Régions

Bruxelles

l Commission communautaire française | Tourisme

Demandeurs d’asile Grève de la faim à Ixelles

Quels touristes Bruxelles reçoit­elle ?

Les demandeurs d’asile afghans, accueillis depuis trois semaines dans un bâtiment de la rue de la Concorde à Ixelles, ont décidé vendredi d’entamer une grève de la faim. Cent vingt personnes se trouvent actuellement dans ce bâtiment. Ces Afghans sont majoritairement des hommes demandeurs d’asile à différents stades de procédure mais aussi des mineurs d’âge. Ils déplorent le manque de réponse des autorités à leurs demandes, a indiqué Samir, un représentant des réfugiés. (Belga)

P Première

étude qualitative sur le profil des touristes à Bruxelles.

P Ils

aiment s’y balader à pied, visiter monuments et musées, et aller au resto.

Présidence belge Pas de gros incident de sécurité dans la capitale

CAROLE LYON (ST. LLB)

C

haque année, notre capitale attire de nombreux touristes avec son marché de Noël “Plaisirs d’hiver”, un événement dont la notoriété a de­ puis quelques années déjà dépassé nos frontières. Mais l’attrait des visiteurs étrangers pour Bruxelles rayonne bien au­delà de la période des fêtes de fin d’année. C’est que cette ville­Région de 161 km2 séduit toute l’année les voya­ geurs. Si le marché touristique bruxellois est régulièrement évalué quantitative­ ment, qu’en est­il du profil des touristes qui se rendent dans la capitale ? C’est ce qu’a cherché à savoir la Commission communautaire française (Cocof) en commandant à l’Observatoire du tou­ risme une étude qualitative sur le profil des touristes. Objectif ? Rédiger le passe­ port­type des touristes de passage à Bruxelles (âge, hébergement, moyens de transport…) afin de mieux les cerner pour adapter les stratégies de dévelop­ pement pour le secteur. “Il est utile que Bruxelles se dote de ses propres statisti­ ques. C’est une première qui marque notre volonté de disposer d’un outil performant. Je souhaite que cette étude soit réactualisée

A Bruxelles, les touristes aiment découvrir musées et monuments, comme Manneken Pis. tous les deux ans”, déclare Christos Doul­ keridis (Ecolo), ministre­Président de la Cocof, en charge du Tourisme. L’enquête a été menée d’avril à octo­ bre 2010 dans des zones touristiques spécifiques (gares, aéroports, salons, si­ tes touristiques, etc.) auprès de touristes en séjour de loisirs, d’excursionnistes et d’hommes d’affaires. Au total, 2951 en­ quêtes ont été récoltées. L’étude s’est centrée sur les principa­ les sources de visiteurs à Bruxelles : la France (416 000 nuitées loisirs en 2009), la Grande­Bretagne (263000), l’Espagne (233 000), l’Allemagne (198000) et les Pays­Bas (171000). On apprend ainsi que les Français séjour­ nent en moyenne quatre jours dans la

capitale, contre 3,5 pour les Britanni­ ques ou 4,5 pour les Espagnols. Les tou­ ristes découvrent Bruxelles en se dépla­ çant essentiellement à pied et en trans­ port en commun. Ils séjournent le plus souvent à l’hôtel. Pendant leur voyage, ils apprécient plus particulièrement de se balader dans la ville, visiter des mo­ numents et musées, aller au restaurant et faire du shopping. Autant d’indicateurs qui confortent Christos Doulkeridis dans sa volonté de “faire de Bruxelles la capitale européenne du développement durable”. “Nous tra­ vaillons d’ailleurs sur une série d’indica­ teurs du tourisme durable que nous pré­ senterons prochainement.” St.Bo.

l Commission communautaire française | Débat budgétaire

La Cocof n’est pas la seule à être aidée

L

a Cocof de Bruxelles, à l’étroit sur le plan budgétaire en raison du mécanisme de dotation défavora­ ble, et de l’impossibilité pour elle de le­ ver des taxes bénéficiera à nouveau, en 2011 d’une enveloppe de 12,5 mil­ lions de la Communauté française, mais elle n’est pas la seule à être aidée. La Ré­ gion wallonne a hérité en 2010 de 40,3 millions suivis à l’ajustement bud­ gétaire de 57,7 millions pour limiter sa dette, ont relevé vendredi plusieurs dé­ putés lors du débat budgétaire. Dans l’opposition MR, Françoise Schepmans a critiqué la majorité de type olivier (PS­CDH­Ecolo) pour avoir fait preuve “d’une solidarité à géométrie variable”. “Monsieur le ministre­président (NdlR: Christos Doulkeridis), vous aviez

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parlé de la Cocof comme étant le moteur des synergies francophone et intrafran­ cophone. Je me demande si vous n’auriez pas du parler du dindon cocofien au mi­ lieu de l’oliveraie.” Plusieurs députés de la majorité ont eux aussi recadré la por­ tée de cet effort de 12,5 millions. “Il est parfois agaçant de se sentir dans la peau du quémandeur alors que d’autres en profitent également”, a dit Joël Riguelle (CDH). Pour Anne Herscovici (Ecolo), il ne serait pas indécent de demander à la Communauté de consentir à l’égard de la Cocof des efforts équivalents à ceux faits pour réduire la dette de la Région wallonne. M. Doulkeridis a répliqué qu’il faut arrêter de vanter la générosité gratuite de la Communauté française et de la Région wallonne: “La Commu­

nauté française n’a manifestement pas les moyens de faire preuve de plus de solida­ rité à l’égard de la Cocof.” (Belga)

Durant les 96 jours de la présidence belge de l’Union européenne, qui se termine le 20 décembre prochain, la police devait gérer la sécurité de 45 événements, dont les deux sommets européens – le sommet Europe-Asie, le conseil Coopération et Développement, ainsi que des visites présidentielles. Les actions ont mobilisé 7916 policiers, de Bruxelles mais aussi de tout le pays. Aucun incident majeur n’a été déploré, selon la police de Bruxelles-Capitale. (Belga)

Musées bruxellois Succès des Nocturnes La 10e édition des Nocturnes des musées bruxellois, qui se clôturait jeudi au Muséum des sciences naturelles, a attiré 22913 visiteurs, battant les records d’affluence des précédentes éditions. Tous les jeudis, 50 musées se relayaient pour proposer une offre de minimum 5 musées par soirée. En pic, le vernissage du 23 septembre au Mont des Arts, avec plus de 5000 visiteurs dans les 6 musées participants. Et la nocturne du 4 novembre : “les 6 musées participants ont totalisé 3400 visiteurs, dont presque 2500 à BOZAR” : la première fois qu’un musée enregistre autant de visiteurs en une soirée, selon les organisateurs. (Belga)

La Libre Belgique - samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010

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Cinémas UGC De Brouckère / Bébé - Mode d'emploi (Life as We Know It) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 21h40. / Harry Potter et les reliques de la mort, partie I (Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1) VF, E.A., S. D.: 14h00, 17h00, 20h00; S. D.: 11h00. / Harry Potter et les reliques de la mort, partie I (Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 20h00. / Kaboom VO s.t. Bil, E.N.A., S. D.: 15h30, 17h30, 19h40, 21h40. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (3D) (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader (3D)) VF, E.A., S. D.: 14h00; S. D.: 11h30. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (3D) (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader (3D)) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 16h30, 22h00; S. D.: 19h40. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader) VF, E.A., S. D.: 13h30, 16h00, 19h30, 22h00; S. D.: 11h00. / Les Chimpanzés de l'espace 2 (Space Chimps 2 : Zartog strikes back (VF)) VF, E.A., S. D.: 11h00, 13h00, 15h00. / Machete VO s.t. Bil, E.N.A., S. D.: 13h10, 15h20, 17h40, 19h50, 22h00; S. D.: 11h00. / Megamind (3D) VF, E.A., S. D.: 11h15, 13h20, 15h25, 17h30, 19h45, 21h50. / Megamind (3D) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 11h15, 13h20, 15h25, 17h30, 19h45, 21h50. / Megamind VF, E.A., S. D.: 11h00, 13h05, 15h10, 17h15, 19h30. / Moi, moche et méchant (Despicable me) VF, E.A., S. D.: 11h15, 13h15. / Raiponce (Tangled) VF, E.A., S. D.: 13h20, 15h35, 17h50; S. D.: 11h05. / Red VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 17h00, 19h35, 21h55; S. D.: 11h25. / Skyline VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 13h30, 15h30, 17h30, 19h35, 21h35; S. D.: 11h30. / The Tourist VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 13h20, 15h30, 17h40, 19h50, 22h00; S. D.: 11h10.

U Place de Brouckère, Brouckèreplein- 1000 Bruxelles-Brussel / Tel: 0900 10 440

Bruxelles Haut de la ville Styx / Année bissextile (Año bisiesto) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 19h40. / Bright Star VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 17h15. / Buried VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 21h45. / Departures (Okuribito) VO s.t. Fr, E.A., D.: 15h00. / Ondine VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 21h35; D.: 15h10. / Soul kitchen VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 17h25. / The Ghost Writer VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 19h20. U Gewijde Boomstraat, 72 Rue de l'Arbre bénit- 1050 Bruxelles-Brussel / Tel: 02 512 21 02 UGC Toison d'Or / À bout portant VO, E.A., S. D.: 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h45; S. D.: 11h30. / De Vrais Mensonges VO, E.A., S. D.: 14h00, 16h30, 19h15, 21h35; S. D.: 11h25. / Fair Game VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 16h35, 21h40. / Harry Potter et les reliques de la mort, partie I (Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1) VF, E.A., S. D.: 13h00, 16h00. / Harry Potter et les reliques de la mort, partie I (Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 20h30; S. D.: 16h30. / L'Apprenti Père-Noël VO, E.A., S. D.: 11h30, 14h00. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (3D) (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader (3D)) VF, E.A., S. D.: 11h15, 14h00, 16h30. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (3D) (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader (3D)) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 19h15, 21h45. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader) VF, E.A., S. D.: 14h00, 16h30, 19h00; S. D.: 11h15. / Le nom des gens VO, E.A., S. D.: 19h25, 21h40. / Les Pe-

tits Mouchoirs VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 13h10, 16h15, 19h30. / Megamind (3D) VF, E.A., S. D.: 13h05, 15h10, 17h15, 19h20, 21h35; S. D.: 11h00. / Megamind (3D) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 13h05, 15h10, 17h15, 19h20, 21h35; S. D.: 11h00. / Megamind VF, E.A., S. D.: 13h10, 15h15, 17h20, 19h25, 21h40; S. D.: 11h05. / Moi, moche et méchant (Despicable me) VF, E.A., S. D.: 11h00. / Mother and Child VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 11h05, 13h50, 19h05. / Potiche VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 11h30, 13h50, 16h25, 19h10, 21h30. / Raiponce (Tangled) VF, E.A., S. D.: 13h20, 15h30, 17h45; S. D.: 11h10. / The Social Network VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 19h00, 21h35. / The Tourist VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 14h00, 16h30, 19h15, 21h40; S. D.: 11h25. / Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (You Will Meet a Tall Dark Stranger) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 21h35. UGuldenvliesgalerij, 17 Galerie de la Toison d'Or - 1050 Bruxelles-Brussel / Tel: 0900 10 440 Vendôme / AO, le dernier Néandertal VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 14h10, 16h10, 19h20, 21h30. / Des Hommes et des Dieux VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 13h50, 16h20, 19h00. / Draquila

- L'Italie qui tremble (Draquila L'Italia che Trema) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 21h20. / Encore un baiser (Baciami Ancora) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 14h20, 17h20, 20h20. / L'Enfant qui voulait être un ours VO, E.A., S.: 10h30. / Noir océan VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 19h10. / Oscar et la dame rose VO, E.A., S.: 10h30. / Pieds nus sur les limaces VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 17h00, 21h00. / Quartier lointain VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 17h40, 19h40, 21h40. / Raiponce (Tangled) VF, E.A., S. D.: 13h40; S. D.: 15h40. / Une vie de chat VO, E.A., S. D.: 14h00, 15h30. UWaversesteenweg, 18 Chée de Wavre- 1050 Bruxelles-Brussel / Tel: 02 502 37 00

Bruxelles Ixelles Flagey / Chantons sous la pluie (Singin' in the Rain) VO s.t. Bil, E.A., S.: 18h00. / Dancing Dreams, sur les pas de Pina Bausch (Tanzträume) VO s.t. Bil, E.A., D.: 20h00. / Home for Christmas VO s.t. Bil, E.A., S.: 20h00; D.: 16h00. / La Honte (Skammen) VO s.t. Bil, E.A., S.: 16h00. / Le petit dinosaure et la vallée perdue (The Land Before Time) VO s.t. Bil, E.A., D.: 11h00. / R U There VO s.t. Bil, E.A., S.: 22h00.

/ Un petit coin aux cieux (Cabin in the sky) VO s.t. Bil, E.A., S.: 18h00. UHeilig Kruisplein - Place SainteCroix- 1050 Bruxelles-Brussel / Tel: 02 641 10 20

Bruxelles Stockel Cinéma Le Stockel / Another Year VO s.t. Bil, E.A., S.: 20h30. / Harry Potter et les reliques de la mort, partie I (Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1) VF, E.A., S. D.: 17h45. / Le Monde de Narnia Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader) VF, E.A., S. D.: 15h30. / Les Petits Mouchoirs VO, E.A., D.: 20h30. / Raiponce (Tangled) VF, E.A., S. D.: 13h30. UHinnisdaellaan, 17 Avenue de Hinnisdael - 1150 Bruxelles-Brussel / Tel: 02 779 10 79

Services de gardes à Bruxelles ‣ Médecins : 02.479.18.18 ‣ Pharmaciens : 0900.40.090 ‣ N° national : 0900.10.500 – Internet : www.fpb.be ‣ Dentistes : tous les jours de 21h à 7h sauf les week-ends, sans interruption du samedi 7h jusqu’au lundi 7h et les jours fériés de 7h à 21h : 02.426.10.26 ‣ Centre antipoisons : 070.245.245 ‣ Vétérinaires : 02.479.99.90 ‣ Pharmaciens : du vendredi 17.12 (19h) au lundi 20.12 (19h) ‣ Pharmaciens de garde entre 22h et 9h : appelez le 070.660.160 Bruxelles Passage du Nord, 12 (Place de Brouckère) .........02.218.05.75 Boulevard de Waterloo, 94 02.538.03.73 Anderlecht Rue de Sévigné, 12 ............02.522.09.51 Rue Wayez, 165 ................02.558.07.60 Jette Avenue Firmin Lecharlier, 134 (Place Philippe Werrie) .....02.426.68.35 Molenbeek Chaussée de Gand, 356 .... 02.410.80.93 Laeken Bd Emile Bockstael, 361 ....02.478.71.76 Evere Allées du Languedoc, 1/b (Boulevard Léopold III, maison communale) ......................02.705.29.56 Schaerbeek Avenue Maréchal Foch, 64 (Avenue Voltaire) ..............02.216.34.87 Rue de l’Est, 68 (Rue Josaphat, 205) ..........02.216.03.43

Bruxelles Square Ambiorix, 15 A ...02.733.64.80 Etterbeek Rue Gray, 6 (Place Jourdan) ..............02.647.14.99 Watermael-Boitsfort Avenue de Visé, 97 ........02.672.50.10 Woluwe-Saint-Lambert Avenue Paul Hymans, 10 02.771.24.36 Woluwe-Saint-Pierre Avenue Parmentier, 18 A 02.770.38.45 Forest Chaussée de Bruxelles, 3 (Place Saint-Denis) ........02.378.36.74 Ixelles Chaussée de Waterloo, 507 (Avenue Louis Lepoutre) 02.344.59.05 Saint-Gilles Rue Théodore Verhaegen, 142 .......................................02.537.81.29 Uccle Avenue Bourgmestre Herinckx, 6 (Parc Brugmann) ............ 02.343.77.51

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Régions

Bruxelles

Cinémas UGC De Brouckère / Bébé - Mode d'emploi (Life as We Know It) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 21h40. / Harry Potter et les reliques de la mort, partie I (Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1) VF, E.A., S. D.: 14h00, 17h00, 20h00; S. D.: 11h00. / Harry Potter et les reliques de la mort, partie I (Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 20h00. / Kaboom VO s.t. Bil, E.N.A., S. D.: 15h30, 17h30, 19h40, 21h40. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (3D) (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader (3D)) VF, E.A., S. D.: 14h00; S. D.: 11h30. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (3D) (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader (3D)) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 16h30, 22h00; S. D.: 19h40. / Le Monde de Narnia Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader) VF, E.A., S. D.: 13h30, 16h00, 19h30, 22h00; S. D.: 11h00. / Les Chimpanzés de l'espace 2 (Space Chimps 2 : Zartog strikes back (VF)) VF, E.A., S. D.: 11h00, 13h00, 15h00. / Machete VO s.t. Bil, E.N.A., S. D.: 13h10, 15h20, 17h40, 19h50, 22h00; S. D.: 11h00. / Megamind (3D) VF, E.A., S. D.: 11h15, 13h20, 15h25, 17h30, 19h45, 21h50. / Megamind (3D) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 11h15, 13h20, 15h25, 17h30, 19h45, 21h50. / Mega-

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mind VF, E.A., S. D.: 11h00, 13h05, 15h10, 17h15, 19h30. / Moi, moche et méchant (Despicable me) VF, E.A., S. D.: 11h15, 13h15. / Raiponce (Tangled) VF, E.A., S. D.: 13h20, 15h35, 17h50; S. D.: 11h05. / Red VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 17h00, 19h35, 21h55; S. D.: 11h25. / Skyline VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 13h30, 15h30, 17h30, 19h35, 21h35; S. D.: 11h30. / The Tourist VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 13h20, 15h30, 17h40, 19h50, 22h00; S. D.: 11h10. U Place de Brouckère, Brouckèreplein- 1000 Bruxelles-Brussel / Tel: 0900 10 440

Bruxelles Haut de la ville Styx / Année bissextile (Año bisiesto) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 19h40. / Bright Star VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 17h15. / Buried VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 21h45. / Departures (Okuribito) VO s.t. Fr, E.A., D.: 15h00. / Ondine VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 21h35; D.: 15h10. / Soul kitchen VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 17h25. / The Ghost Writer VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 19h20. UGewijde Boomstraat, 72 Rue de l'Arbre bénit- 1050 Bruxelles-Brussel / Tel: 02 512 21 02 UGC Toison d'Or / À bout portant VO, E.A., S. D.: 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h45; S. D.: 11h30. / De Vrais Mensonges VO, E.A., S. D.: 14h00, 16h30, 19h15, 21h35; S. D.: 11h25. / Fair Game VO s.t. Bil, E.A., S. D.:

16h35, 21h40. / Harry Potter et les reliques de la mort, partie I (Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1) VF, E.A., S. D.: 13h00, 16h00. / Harry Potter et les reliques de la mort, partie I (Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 20h30; S. D.: 16h30. / L'Apprenti Père-Noël VO, E.A., S. D.: 11h30, 14h00. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (3D) (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader (3D)) VF, E.A., S. D.: 11h15, 14h00, 16h30. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (3D) (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader (3D)) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 19h15, 21h45. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader) VF, E.A., S. D.: 14h00, 16h30, 19h00; S. D.: 11h15. / Le nom des gens VO, E.A., S. D.: 19h25, 21h40. / Les Petits Mouchoirs VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 13h10, 16h15, 19h30. / Megamind (3D) VF, E.A., S. D.: 13h05, 15h10, 17h15, 19h20, 21h35; S. D.: 11h00. / Megamind (3D) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 13h05, 15h10, 17h15, 19h20, 21h35; S. D.: 11h00. / Megamind VF, E.A., S. D.: 13h10, 15h15, 17h20, 19h25, 21h40; S. D.: 11h05. / Moi, moche et méchant (Despicable me) VF, E.A., S. D.: 11h00. / Mother and Child VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 11h05, 13h50, 19h05. / Potiche VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 11h30, 13h50, 16h25,

19h10, 21h30. / Raiponce (Tangled) VF, E.A., S. D.: 13h20, 15h30, 17h45; S. D.: 11h10. / The Social Network VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 19h00, 21h35. / The Tourist VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 14h00, 16h30, 19h15, 21h40; S. D.: 11h25. / Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (You Will Meet a Tall Dark Stranger) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 21h35. UGuldenvliesgalerij, 17 Galerie de la Toison d'Or- 1050 Bruxelles-Brussel / Tel: 0900 10 440 Vendôme / AO, le dernier Néandertal VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 14h10, 16h10, 19h20, 21h30. / Des Hommes et des Dieux VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 13h50, 16h20, 19h00. / Draquila L'Italie qui tremble (Draquila - L'Italia che Trema) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 21h20. / Encore un baiser (Baciami Ancora) VO s.t. Bil, E.A., S. D.: 14h20, 17h20, 20h20. / L'Enfant qui voulait être un ours VO, E.A., S.: 10h30. / Noir océan VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 19h10. / Oscar et la dame rose VO, E.A., S.: 10h30. / Pieds nus sur les limaces VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 17h00, 21h00. / Quartier lointain VO s.t. Nl, E.A., S. D.: 17h40, 19h40, 21h40. / Raiponce (Tangled) VF, E.A., S. D.: 13h40; S. D.: 15h40. / Une vie de chat VO, E.A., S. D.: 14h00, 15h30. UWaversesteenweg, 18 Chée de Wavre- 1050 Bruxelles-Brussel / Tel: 02 502 37 00

Bruxelles Ixelles Flagey / Chantons sous la pluie (Singin' in the Rain) VO s.t. Bil, E.A., S.: 18h00. / Dancing Dreams, sur les pas de Pina Bausch (Tanzträume) VO s.t. Bil, E.A., D.: 20h00. / Home for Christmas VO s.t. Bil, E.A., S.: 20h00; D.: 16h00. / La Honte (Skammen) VO s.t. Bil, E.A., S.: 16h00. / Le petit dinosaure et la vallée perdue (The Land Before Time) VO s.t. Bil, E.A., D.: 11h00. / R U There VO s.t. Bil, E.A., S.: 22h00. / Un petit coin aux cieux (Cabin in the sky) VO s.t. Bil, E.A., S.: 18h00. U Heilig Kruisplein - Place SainteCroix- 1050 Bruxelles-Brussel / Tel: 02 641 10 20

Bruxelles Stockel Cinéma Le Stockel / Another Year VO s.t. Bil, E.A., S.: 20h30. / Harry Potter et les reliques de la mort, partie I (Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1) VF, E.A., S. D.: 17h45. / Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'aurore (Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader) VF, E.A., S. D.: 15h30. / Les Petits Mouchoirs VO, E.A., D.: 20h30. / Raiponce (Tangled) VF, E.A., S. D.: 13h30. UHinnisdaellaan, 17 Avenue de Hinnisdael- 1150 Bruxelles-Brussel / Tel: 02 779 10 79

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Découvertes

Cinéma Découvertes

il est moins trois

BIG BANG

A 46 ans, j’ai envie de faire quelque chose de ma vie. Mais quoi? Je cherche. Il y a trois ans, j’étais paumé, je n’étais plus que cinéma. Ma vie n’est pas que le cinéma et le cinéma n’est pas toute ma vie.

Benoît Poelvoorde,

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aurait vendu un frigo à un esquimau. P Encore

trois films et Benoît disparaîtra des écrans de cinéma.

PA

la sortie des “Emotifs anonymes”, il parle de ses peurs – le silence, les scènes de baisers, les vendeuses de vêtements – et de l’avenir…

Entretien Fernand Denis

O

n l’entend venir de loin, la voix est tonitruante et joyeuse, l’allure est énergique et fringante. Benoît Poelvoorde tient la forme. C’est pas ce que disait la rumeur. Elle avait tort. Costume bien coupé, cravate, il dégage la sympathie, lance une petite blague pour mettre à l’aise. Manifestement, il les aime, ces “Emotifs anonymes”, petit film fragile où il montre sa face cachée, souvent masquée par son nez de clown. En compagnie d’Isabelle Carré, il incarne le patron d’une chocolaterie artisanale, d’une timidité maladive, handicapante même. Poelvoorde est aussi doué pour jouer le fort en gueule que le type mal à l’aise, mais avec toujours cette fine pointe de drôlerie qui main­ tient le film dans le registre de la comédie. A savourer dès mercredi prochain. Ah, voilà le café… Vous ne mangez pas votre petit chocolat ? Non. Je ne cours pas après le chocolat. Si j’avais tourné dans une usine de charcuterie, c’est 10 kg que j’aurais pris. Le retour de Bouli. Le sucre ne me rend pas dingue. Il n’y a pas que le sucre dans le chocolat, il y a l’amertume aussi. Aaaaaah, joli... Hé bien, je crois que c’est cela qui m’a fait choisir le film. Je ne pensais pas qu’il existait des émotifs anonymes. Je savais qu’une émotivité pou­ vait porter préjudice. Mais pas à ce point. Il a fallu que je rencontre le réalisateur, Jean­Pierre Ameris, pour me rendre compte que les émotifs anonymes existaient vraiment. Quand j’ai lu le scénario, j’avais trouvé cela drôle mais exagéré. C’est Isabelle Carré qui me l’avait proposé en me disant : j’aimerais le faire avec toi. Déjà, cela ne se passe jamais comme cela. Mais qui met en scène ? Jean­Pierre Ameris. J’avais vu son film avec Dutronc. Très beau. Je savais que c’était quelqu’un de délicat. Je trouve le scéna­ rio très bien. Je dis à Isabelle que je suis d’accord et j’attends qu’Ameris m’appelle. Un jour passe, deux, une semaine, deux semaines. Je dis à mon agent que j’ai donné mon accord mais que le réalisateur ne m’appelle pas. Il me répond : le scénario, c’est lui. C’est son histoire. Il a été aux émotifs anonymes. Il a fini par m’appeler, une semaine plus tard pour me dire “merci d’avoir accepté, je suis vraiment impa­ tient de travailler ensemble. Si vous voulez faire des lectures”. Clac ! En fait, c’est Isabelle qui dealait tout. Je me demandais comment il allait faire pour met­ tre en scène mais il sait très bien ce qu’il veut. Le film est une fiction mais il y a une bonne part de vrai. Et quand on parle d’amertume, je me suis rendu compte qu’il y a des gens pour qui la vie est terrible. Jean­Pierre, il lutte. Moi, je n’ai pas eu be­ soin de rencontrer des émotifs, il me suffisait de le regarder. Le film est réussi car cette situation dra­ matique, il est parvenu à la rendre drôle. C’est pour cela qu’il est venu vous chercher. Il a pensé à moi tout de suite, mais plutôt pour mon côté autoritaire, pour faire peur à ses employés qui, malgré tout, se disent, il n’est pas si méchant. Main­ tenant, j’adore observer les gestes qui traduisent l’incommodité : gratter sa tête, les jambes trois fois fermées…

C’est le corps qui trahit les émotions. Oui, c’est cela l’émotif chronique, le corps exprime quelque chose que la tête ne contrôle pas. Moi, mon personnage transpire énormément ou il suf­ foque, ce sont des moments de panique. Ça peut aussi se marquer par des plaques, des évanouisse­ ments, certains toussent. D’autres deviennent ul­ tra­autoritaires, ce qui n’est pas très éloigné de mon personnage. Il est cassant car il ne peut aller dans aucune discussion. On a fait pas mal d’avant­ premières, le film parle beaucoup aux gens, car tout le monde a une émotivité, même si elle ne se tra­ duit pas forcément de manière aussi extrême. C’est lié à la peur ? Son père n’a cessé de lui répéter : “pourvu qu’il ne nous arrive rien.” Quand on a des parents tout le temps inquiets, on a tout le temps peur. Jean-René, c’est un contre-emploi ? Non. Le vrai contre­emploi, les gens ne s’en ren­ dent pas compte. Ce que je fais dans “Rien à décla­ rer”, le nouveau Dany Boon, est plus un contre­em­ ploi. Les gens me voient comme un extraverti, un fort en gueule. Je n’ai pas de problème d’émotivité excessive, mais je peux paniquer assez vite. Donc Jean­René n’était pas un rôle difficile. Sauf le rythme. Comme Jean­Pierre est très émotif, il ob­ tient tout ce qu’il veut par la gentillesse. C’est plus dur que quelqu’un qui obtient tout par méchan­ ceté. On peut forcément aller contre quelqu’un d’agressif. Quelqu’un de gentil peut être le pire des dictateurs. Ma difficulté, c’était qu’il était hyper à cheval sur le texte. Dans la scène du restaurant, les personnages ne se disent rien mais il tenait au rythme. Moi, j’ai tendance à aller vite. Je devais ra­ lentir mon débit et bien aller dans les cassures. Sa phrase, c’était : “C’est très bien mais on va le faire autrement.” Et comme il sourit tout le temps. Mais aujourd’hui, je sais comment le terroriser. Il suffit d’entrer dans un café, de dire à la cantonade, bien fort : “Ce monsieur a commandé à boire.” Et il se li­ quéfie. Au restaurant, Jean-René ne sait pas dire, non. Beaucoup de gens se reconnaissent. Moi, qui suis quand même un fort en gueule, j’ai peur des ven­ deuses de vêtements. J’adore les vêtements. Si une vendeuse, très envahissante, me dit “essayez la veste, ça vous va très bien”, je vais prendre la veste pour en avoir vite fini. Et je ne la mettrai jamais. J’en ai plein les placards, des vestes et des chaussures que je ne mets jamais. D’ailleurs, je ne fais plus mes courses tout seul. Une habilleuse, une copine ou ma femme viennent avec moi. Quand j’entends : “Vous ne voulez pas l’essayer”, je panique. Vous êtes connu, vous craignez peut-être de donner une image négative en cas de refus ? Non, petit, j’étais déjà comme ça. Un jour, j’ai acheté une salopette en jeans de fille. La vendeuse était jo­ lie, j’avais 16 ans. Elle m’a fait essayer une salopette de fille car il n’y avait plus ma taille en garçon. Je lui ai dit “c’est une salopette de fille, il n’y a pas de bra­ guette”. Elle a répondu “ça vous va très bien”. Je l’ai achetée, je ne l’ai jamais mise. Elle était jolie et elle

“Les Flamands ne me connaissent pas. Je ne comprends pas. J’ai un nom flamand, j’ai un chien flamand, j’ai tout pour qu’ils m’aiment…”

Seules les vendeuses de vêtements vous font peur ? Non, le silence me terrorise. Si je participe à un repas, que les gens ne parlent pas, je vais croire que c’est de ma faute. Donc, je vais parler à outrance. Et en remontant dans la voiture après le repas, mon épouse va me pourrir la gueule en me disant : “On a entendu que toi.” Je réplique que personne ne parlait. Et on me ré­ pond que je n’ai laissé parler personne. Chaque fois, je me dis que la prochaine fois, je ne dirais rien. Et si je ne dis rien, on me dit que je ne suis pas en forme. Qu’est­ce que je dois faire ? Au cinéma, des scènes vous font peur ? J’aime pas les scènes au téléphone. Ici c’était parfait, je ne devais même pas décrocher. Je n’aime pas les scènes de baisers. La question c’est : je mets la langue ou pas ? Dans le film, il est clair que ces deux­là ne vont jamais mettre leur langue, à peine se toucher les lèvres. Isa­ belle et moi, cela nous arrangeait très bien. Embrasser sur la bouche, c’est un véritable en­ fer. Avez-vous peur de la fin de la Belgique ? Si on en croit une enquête, vous êtes totalement inconnu en Flandre. Je sais. J’ai fait “Laatste show” et je leur ai de­ mandé. Je ne comprends pas. J’ai un nom fla­ mand, j’ai un chien flamand, j’ai tout pour qu’ils m’aiment. Et en période de trouble, je préfère être là, j’ai choisi mon camp, je vais dire aux Flamands : prenez­moi avec vous. Je n’ai que quelques kilomètres à faire et je redeviens anonyme, c’est formidable. La situation politi­ que ne m’inquiète pas. En Belgique, on fait toujours les choses très lentement. Elles vont bouger mais petit à petit. Je ne pense pas qu’on se séparera. On a beaucoup de points com­ muns et de choses qui nous différencient. Comme un couple. Je ne sais pas qui est l’homme, qui est la femme, mais à des mo­ ments, on ne se supporte plus, on fait cham­ bres séparées. Mais on se retrouvera au salon. Ça ne m’inquiète pas. Vous dites que vous allez arrêter, peur de continuer ? Après le film d’Anne Fontaine, je veux faire un break assez long. Et après, je ne sais pas. A 46 ans, j’ai envie de faire quelque chose de ma vie. Mais quoi ? Je cherche. Je voudrais faire des trucs pour moi. Ma vie n’est pas le cinéma et le cinéma n’est pas toute ma vie. Il y a trois ans, j’étais paumé, je n’étais plus que cinéma. Main­ tenant, je sais que je ne suis pas qu’un acteur. Le cinéma me nourrit, me rend parfois heu­ reux, parfois malheureux. J’ai retrouvé une partie de moi et c’est celle­là que j’aimerais mettre à profit. Pour faire autre chose. De la peinture, du dessin. Je voudrais faire des trucs gratuits, ne pas me mettre dans une logique de profit, mais de créativité. De créativité maxi­ mum. Internet est un outil génial. J’ai envie de faire des trucs gratos et pour le plaisir, bon ou mauvais, ne plus avoir de compte à rendre à personne. Comme “C’est arrivé près de chez vous”. On ne l’a pas fait pour le montrer, pour gagner de l’argent, mais parce que cela nous faisait rigoler. Si ça ne vous fait pas rigoler, c’est pas grave. Ça ne vous tuera pas, ça ne me tuera pas. J’ai envie de mélanger la radio, le théâtre mais plus de passer toute une journée pour dire deux phrases. Toujours pour faire rire ? Oui, j’adore cela. Mais ce qui me fait rire ne fait pas rire tout le monde. C’est pour cela que je veux que ce soit gratuit. Si on doit payer, cela ne marchera pas.

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Découvertes

Culture

l Architecture et urbanisme

Arrêter le “brol” bruxellois P Olivier

Bastin est “Bouwmeester” à Bruxelles depuis un an. Rencontre Guy Duplat

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TASHI CEULEMANS

L

ongtemps, le développe­ ment architectural et ur­ banistique de Bruxelles fut quelque peu anarchique : “bruxellisation”, construction rapide d’un quartier européen, peur de l’architecture contem­ poraine et maintenant l’inverse avec des projets audacieux. Mais quelle est la cohérence de tout ça ? Comment partager harmonieusement l’espace pu­ blic et garantir la qualité archi­ tecturale? Longtemps, les pou­ voirs publics ont agi de ma­ nière séparée et ont choisi leurs architectes sans publicité ni avis contradictoires, sans mises en concurrence, sur base d’“ha­ bitudes” ou de critères perni­ cieux bloquant de nouveaux architectes (un chiffre d’affai­ res minimal). Depuis la création de la Ré­

Olivier Bastin, le Bouwmeester de la Région bruxelloise. gion, les choses se sont pro­ gressivement améliorées (avec les contrats de quartier par exemple), mais il manquait la “cerise sur le gâteau”, un “Bouwmeester” (“Maître­ar­ chitecte”), garant de la qualité architecturale et de la cohé­ rence comme il en existe de­ puis dix ans en Flandre, à An­ vers et d’une certaine manière, en Communauté française.

Il y a un an, Charles Picqué nommait à ce poste l’archi­ tecte Olivier Bastin (fondateur du bureau L’Escaut). Si celui­ci souligne le bon accueil qu’il a reçu de tous, la tâche n’est pas simple tant les niveaux de pou­ voir sont imbriqués à Bruxel­ les. En juin dernier, il remettait un premier bilan, assorti d’une “note d’orientation”. Il a en­ core fallu six mois pour qu’elle

soit approuvée et donne lieu à une “lettre de mission” claire qui vient d’être rendue publi­ que. Elle porte sur la mission de “garantir la qualité archi­ tecturale et paysagère” à Bruxelles et sur “L’art dans l’espace public”. En pratique, toute une série d’organismes publics dépen­ dant de la Région (SDRB, Stib, Beliris, etc.) doivent obligatoi­ rement recourir au Bouw­ meester même si ses avis ne sont pas contraignants. D’autres niveaux de pouvoirs peuvent le faire, sur base vo­ lontaire (des communes, la Ré­ gie des bâtiments, des promo­ teurs privés). Le travail du Bouwmeester et de son équipe (cinq personnes au total) se focalise sur la pro­ cédure qui doit être une garan­ tie de la qualité. “La qualité doit être le fruit d’un débat public et doit se baser sur les réponses à trois critères : la bonne relation du projet avec son environne­ ment, l’habitabilité du projet, c’est­à­dire comment un lieu peut être habité par un projet en termes d’espace et de relations

humaines et, enfin, les aspects techniques de durabilité, par exemple. La question de l’esthéti­ que doit être le résultat des dé­ bats en comité d’avis.” Le Bouwmeester assiste le “maître d’ouvrage” dans tout le processus : rédaction d’un “bon” programme permettant d’obtenir de “bonnes” répon­ ses, mise en place d’une procé­ dure ouverte, avec appel à pro­ jets. Ensuite, le Bouwmeester aide le maître d’ouvrage à faire un premier tri dans les projets (souvent, on en reçoit une vingtaine et on en garde 3 à 5). Les projets sélectionnés pas­ sent alors obligatoirement de­ vant un “comité d’avis” qui réunit maître d’ouvrage, Bouwmeester et d’autres pour formuler un choix. Ce schéma impose l’ouverture, la publi­ cité et la contradiction, meilleurs garants pour Olivier Bastin d’une “bonne architec­ ture”. “Ce sont des procédures négociées avec publicité.” A terme, il n’exclut pas de de­ mander, comme le fait le Bouwmeester en Flandre, qu’au moins un projet soit pré­ senté au comité d’avis par un jeune bureau afin d’assurer une réelle ouverture. “Nous avons déjà suivi une soixantaine de projets de toutes tailles, de l’aménagement du pla­ teau du Heysel à un petit projet en forêt de Soignes. Plusieurs communes et privés ont fait ap­ pel à nous pour les conseiller. La Régie des bâtiments nous con­ sulte pour la construction d’une nouvelle prison à Haren. On tra­ vaille à définir le cahier des charges pour le futur centre de la mode et du design. On travaille au Palais de justice. Les partici­ pants à ces comités d’avis en sor­ tent, en général, enthousiastes.” “Bien sûr, en nombre de projets, cela reste encore faible, mais cela avance. Plus difficilement encore qu’en Flandre, car la culture de la qualité architecturale n’est pas encore vraiment là, mais nos interlocuteurs sont très positifs.” Cela permettra­t­il de vain­ cre cette peur à l’égard de l’ar­ chitecture contemporaine ? “C’est plutôt le contraire que je crains aujourd’hui. Je vois des projets de Jean Nouvel pour la gare du Midi, d’une nouvelle tour Aténor près de la gare, un projet d’Arne Quinze sur l’an­ cienne Cité administrative. Tou­ tes choses qui se font sans que nous ayons été interpellés et sans qu’il y ait eu débat architectu­ ral.”

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l Pop

Des Drums survitaminés P Irrésistible.

Tel fut le groupe new­yorkais à l’AB. Et après ?

enjouement immédiat et pres­ que contagieux, on est en droit de se demander ce qu’il y a dans la musique des Drums

qui peut toucher plus dura­ blement. Sans doute les deux prochaines années seront­el­ les déterminantes pour tra­

vailler un style pouvant appa­ raître comme un brin superfi­ ciel. Après avoir établi de bonnes bases, le quatuor doit

maintenant se projeter dans le futur. Afin d’enrichir son uni­ vers. Vincent Braun

U

ne heure montre en main. Le concert des Drums, jeudi soir à l’Ancienne Belgique, n’aura pas excédé le tour d’horloge de la grande aiguille. Clôtu­ rant sur l’idéalement nommé “The Future”, joué en rappel unique. Court. Très court même. C’était à prévoir avec un album au compteur, l’épo­ nyme “The Drums” sorti cette année. Les New­Yorkais n’ont pourtant pas manqué le der­ nier rendez­vous d’une “tour­ née qui s’est étendue sur un an et demi”, soulignait le chanteur Jonathan Pierce, flanqué des guitaristes Jacob Graham et Adam Kessler et du batteur Connor Hanwick. Après sa prestation remarquée cet été au Pukkelpop, la formation basée à Brooklyn a une nou­ velle fois balancé sa pop sau­ tillante avec une énergie irré­ sistible. The Drums méritent amplement d’être considéré comme l’une des révélations de l’année, même si leur mini­ album de sept titres avait déjà accroché certaines oreilles l’année dernière. Le dispositif scénique mini­ maliste – un simple rideau et cinq spots sur pied encadrant d’une lumière chaude les mu­ siciens – colle bien à leur mu­ sique, largement pétrie de so­ norités électriques du début des années 80. Leur univers emprunte tour à tour aux pi­ liers rock et new wave que sont Joy Division, New Order, The Cure, The Smiths ou The Wake. Le quatuor new­yorkais payera d’ailleurs son tribut aux “eighties” en mettant à sa sauce le très rythmé “Rejoice” de U2, période “October”. Mais leur pop est loin d’être passéiste. Si elle colle à cette esthétique bientôt trente­ naire, c’est pour en extraire la quintessence, en capter l’éner­ gie et le sens mélodique. Ces deux aspects sont plus mani­ festes encore en concert, mis en exergue voire lourdement surlignés par le jeu de scène excentrique et maniéré de Jo­ nathan Pierce. Ses “convul­ sions” lui donnent parfois l’air d’un pantin désarticulé à la trajectoire erratique. En sui­ vant cette voie, au­delà de cet samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010 - La Libre Belgique

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Découvertes

Culture

l Cinéma | Décès

Blake Edwards est Party P L’auteur

de “The Party” et des “Panthère rose” a été emporté par les suites d’une pneumonie.

P Il

avait 88 ans et une cinquantaine de films.

F

orcément, on est triste. En pen­ sant à Peter Sellers en Hrundi V. Bashki, maladroit acteur in­ dien invité à une “Party” dans la villa hollywoodienne, les larmes montent

aux yeux. Car cette comédie, une des dix meilleures de toute l’histoire du cinéma est à pleurer de rire. Blake Edwards y maîtrise en virtuose l’art du “slaptstick” et le sens du timing alors que Peter Sel­ lers, donne humblement le meilleur de sa folie en cherchant à établir le contact avec des invités qui le snobent. On est en 68 et Peter Sellers est l’ac­ teur fétiche – mais pas toujours com­ mode – d’Edwards depuis qu’il incarne l’inspecteur Clouseau. Leur rencontre s’est déroulée quelques années plus tôt. En charge de “La panthère rose”, une ro­ mance poussive entre David Niven et Claudia Cardinale, Edwards détourne le marivaudage en accordant davantage

d’attention à un second rôle, celui de l’inspecteur Clouseau incarné par Sel­ lers. L’incompétence de ce policier fran­ çais à la diction pontifiante pleine d’as­ surance n’a d’égale que sa propension à provoquer des catastrophes. Edwards va développer le caractère dans une suc­ cession de “suites” au point de faire de Clouseau un des personnages célèbres du cinéma, voire un caractère universel. Qui n’a pas pensé à Clouseau en voyant notre Yves Leterme chanter la Marseille ou traiter BHV à la façon de l’inspecteur devant Dreyfus, son supérieur : “Je vais régler cette affaire en quelques secondes.” Si on a classé “The Party” parmi les 10 meilleures comédies, c’est aussi que

Blake Edwards fut le réalisateur “Ten” (Elle), le film qui a mis Bo Derek (et ses tresses) sur orbite tout en lançant la mode du classement de 0 à 10. Assuré­ ment un de ses grands succès dans une carrière qui a en connu bien d’autres. Notamment celui que chérissent les ad­ mirateurs d’Audrey Hepburn, “Break­ fast at Tiffany’s” (“Diamants sur ca­ napé”), une comédie sophistiquée et mélancolique comme son thème musi­ cal “Moon River” signé Henry Mancini. Auteur aussi de celui de “Pink Panther”. Ce petit­fils de pionnier du cinéma, fils d’un directeur de production à Hol­ lywood, n’a pourtant pas tourné que des comédies dans sa vie. Ainsi “Le jour

l Opéra | Bel canto

Marilyn, reine de Babylone P “Semiramide”

de Rossini: une version intégrale, convaincante.

U

ltime opéra italien de Rossini, créé en 1823 à la Fenice de Venise, “Semi­ ramide” est loin d’être le plus représenté. C’est que l’ouvrage est de dimensions imposantes –près de quatre heures de mu­

sique quand, comme ici, on n’opère pas de coupures –, qu’elle requiert quelques voix d’exception et que, en outre, le livret – opera seria assez con­ venu – n’est pas des plus aisés à mettre en scène si l’on veut qu’il parle à un public d’aujourd’hui. Coup de chapeau au Vlaamse Opera qui remplit le contrat de façon presque totalement con­ vaincante. Aviel Cahn a eu évi­ demment le nez fin en confiant la direction musicale du specta­

cle à Alberto Zedda. Les specta­ teurs de l’Opéra de Wallonie – où il fut régulièrement invité du temps de Jean­Louis Grinda –ou du Festival Rossini de Pesaro – dont il est le directeur artistique – savent que le chef italien est aussi un musicologue averti, sans nul doute un des meilleurs connaisseurs de l’œuvre de Ros­ sini. Peu peuvent, comme lui, porter – à 82 ans ! – une telle partition, conserver l’influx nerveux en permanence, mon­

ter amoureusement les finals d’acte ou soutenir et couver les chanteurs. La prestation de l’Orchestre du Vlaamse Opera, pour n’être pas exempte de sco­ ries, est d’ailleurs à la hauteur du propos. Certes, on pourra dire que Myrto Papatanasiu n’a ni l’ampleur vocale ni la qualité technique – notamment dans les coloratures – de quelques unes de ses grandes devancières dans le rôle de l’assassine Reine de Babylone. Certes. Mais la

voix est belle, précise, bien po­ sée et toujours juste, et la qua­ lité de la projection va croissant au cours de la soirée. Et, surtout, la soprano grecque, grande, lon­ giligne, belle, flanquée ici d’une perruque blonde peroxydée, té­ moigne d’une présence scéni­ que remarquable, et donne une réelle substance à son person­ nage. Nigel Lowery a certes transposé l’action aujourd’hui, et on peut trouver un côté déjà vu à ce décor de palais bom­ bardé ou à ce personnage de reine junkie. Mais, ce faisant, le metteur en scène anglais n’a d’autre souci que de rendre l’ac­ tion crédible pour le public d’aujourd’hui. Soucieux de lisi­ bilité – il met en scène le meur­ tre du Roi par la Reine en flash back pendant le final du pre­ mier acte –, il sait, surtout à par­ tir du deuxième acte, donner une substance à ses personna­ ges. Le rapport entre Sémiramis et son ministre Assur (l’excel­ lent Josef Wagner) devient ainsi rapport charnel, et on se prend à croire à cette variation œdi­ pienne (la Reine veut épouser son fils), excellemment servie encore par Ann Hallenberg (Ar­ sace), Robert Mc Pherson (Idreno) ou Julianne Gearhart (Azema). Nicolas Blanmont

U Anvers, Vlaamse Opera, jus­ qu’au 26 déc; Gand, Vlaamse Opera, du 8 au 19 janvier; www.vlaamseopera.be. Diffusion sur Klara samedi 18 à 19h.

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PHOTO NEWS

Musées La rénovation du musée des Beaux-Arts d’Anvers durera six ans !

Blake Edwards, réalisateur des “Panthère rose” et du légendaire “The Party”. du vin et des roses” est une œuvre poignante sur l’alcoolisme et l’aliénation de soi. C’est aussi une des compositions majeures de Jack Lemmon, alter ego de Blake Edwards à l’écran. C’est lui qu’on trouve face à Julie Andrews, l’épouse d’Edwards (rencon­ trée sur le tournage de “Darling Lili” en 70) dans “That’s Life”. Cette tragi­comédie très personnelle explore les rapports au sein d’un couple de créateurs dont la femme est chanteuse. Mais le plus beau rôle que le cinéaste offrira à sa femme est double, C’est “Victor Victoria”, où il transforme un plaisant vaudeville sur le travestissement d’une chanteuse en homme, en un étourdissant chef­d’œuvre sur la comédie des apparences. Birdie num num Blake Edwards, birdie num num. Fernand Denis

Mauvaise nouvelle. La rénovation (et donc la fermeture) du musée des Beaux-Arts d’Anvers (KMSKA) débutera en septembre 2011 et s’achèvera à l’automne 2017, et non en 2014 comme annoncé. Les principales raisons en sont l’ampleur et la complexité des travaux, et un certain nombre de complications qui sont apparues lors des études préliminaires.

Politique culturelle Myriam Serck, la directrice de l’Irpa “part au combat” Elle n’a pas avalisé la “Carte blanche”, appel au politique, dont parlait hier, Michel Draguet (lire sur www.lalibre.be) : “Je n’ai pas avalisé ce texte de Philippe Mettens. C’est la guerre ouverte, je pars au combat. Je ne vois pas en quoi l’Irpa est davantage concerné par ce texte que les institutions d’Uccle. Il y a manifestement une confusion sur le sens du mot “patrimoine” qui figure dans le titre de l’Irpa (Institut royal du patrimoine artistique). Ce mot porte sur le travail d’étude et de préservation de l’héritage culturel de l’ensemble du pays et nullement sur la détention de collections. Notre institut ne détient ni plus ni moins de collections patrimoniales que les établissements du pôle Espace. En outre, je n’entends pas avaliser les sous-entendus du dernier paragraphe sur le rayonnement planétaire de grands musées bruxellois. Vous savez tous que je ne partage pas une vision qui prévoit l’absorption indue de l’Irpa dans ces musées qui le détournerait de sa mission de base au service des biens patrimoniaux de l’ensemble du pays. Dans ces conditions, je n’entends pas m’associer à une initiative qui ne me regarde pas.” Elle craint comme la peste, le projet de “pôle Art” qui, selon elle, conduira à une instrumentalisation de l’Irpa et, enfin, elle souligne que la gestion du musée des Beaux-Arts n’est pas sans tache (la catastrophe dans les réserves). G.Dt

l Opéra

Un Espagnol pour Carmen

C’

est presque l’œuf de Colomb ! Pour mettre en scène “Car­ men”, pourquoi pas un Espagnol ? Marc Clémeur l’avait fait à l’Opéra flamand avec la version un peu trash de Calixto Bieito. Stefano Mazzonis le fait aujourd’hui, dans un genre peut­être un peu plus sage mais pas conventionnel pour autant, avec Emilio Sagi. Ancien directeur du Teatro de la Zarzuela puis du Teatro Real de Madrid, et actuel patron du Teatro Arriaga de Bilbao, Sagi se définit comme un Espagnol du Nord, venu des Asturies : “Au Sud, dans cette Andalousie de Carmen, le temps est complètement différent, les gens sont complètement différents. Il n’empêche que je suis espagnol et que je peux donner, dans cette œuvre, quelque chose de ma propre culture. Je veux ra­ conter l’histoire de manière espagnole. Il y aura, notamment, des dan­ seurs et des danseuses espagnoles. Des vrais ! Pas des attractions touristi­ ques.” C’est que le personnage, le sujet et même l’œuvre elle­même sont, pour Sagi, fondamentalement espagnols : “C’est incroyable que Bizet, qui n’avait jamais voyagé en Espagne, ait réussi à écrire des musi­ ques de danse ou de foule aussi intrinsèquement espagnoles ! Et déjà chez Mérimée – il faut toujours retourner au roman ou à la pièce dont est tiré un livret – l’atmosphère espagnole est très marquée.” Il n’empêche : Sagi le reconnaît, Carmen est aussi un archétype international : “Elle pour­ rait être japonaise ou finlandaise autant qu’espagnole ! C’est un type de personne (je ne dis même pas de femme !) qui existe dans le monde : elle est brave, vaillante, honnête et cohérente. Sa manière de voir la vie est très claire, et elle donne une valeur absolue à la liberté. Elle fait preuve aussi d’une grande moralité. Mais elle est aussi un diable : sympathique, solaire et séduisante.” La femme libre a, on l’aura compris, la préférence du metteur en scène, même s’il insiste aussi sur l’intérêt des autres per­ sonnages. Donné à Liège à la demande de Stefano Mazzonis – Sagi, lui aussi, annonce spontanément une grande amitié pour le patron de la maison liégeoise –, le spectacle a déjà été monté voici une bonne di­ zaine d’années à Madrid, puis repris notamment à Los Angeles, Mon­ te­Carlo, Tokyo ou Trieste : “Une mise en scène n’est jamais tout à fait identique : le temps passe, votre idée de la vie se modifie… Mais l’idée de départ et la philosophie de base restent les mêmes. Et même si je tiens compte de la substance organique de chacun des chanteurs que je suis ainsi amené à rencontrer, cela reste l’histoire que je raconte, et la façon dont je la raconte.” A Liège, évidemment – chapiteau oblige –, Sagi a dû adapter son dispositif technique : “Compte tenu de l’absence de cintres, nous avons dû transformer des choses, faire rouler ce qui arrivait norma­ lement par le haut. Mais cela n’a rien d’insurmontable : ce qui est impor­ tant, c’est que la ville de Liège fasse les travaux de rénovation du théâtre, et qu’elle ait donné à l’Opéra de Wallonie les moyens d’avoir son propre lieu en attendant, sans devoir louer tel ou tel théâtre.” Nicolas Blanmont U Liège, Palais Opéra, du 18 au 31 décembre; Charleroi, Palais des beaux­arts, le 8 janvier; www.operaliege.be samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010 - La Libre Belgique

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Découvertes |Débats Ripostes C’est jeudi, dans l’hémicycle du Parlement de la Communauté française qu’a été donné le coup d’envoi des Etats généraux des médias d’information (EGMI). Il s’était d’abord agi d’une initiative de la ministre Fadila Laanan, qui a ensuite été récupérée par les parlementaires. Les ateliers s’ouvriront concrètement en mars, et les états généraux devraient se terminer fin 2011. Interview croisée, sur l’utilité de l’initiative, entre Margaret Boribon (éditeurs) et Martine Simonis (journalistes).

Pourquoi des états Margaret Boribon Secrétaire générale des JFB (Journaux francophones belges)

PHOTO NEWS

Le point

Il faut y parler prioritairement de l’équilibre économique de la presse écrite. A cet égard, les choses ont démarré tardivement. On n’a pas encore senti un intérêt majeur.

P

K

Etes-vous satisfaite du démarrage des états généraux des médias ? Oui, même si on déplore que ce soit si tardivement, alors que la presse écrite exprime des besoins criants depuis 2009, et qu’on n’aura des résultats que fin 2011. Les choses ont traîné au Parlement et au gouvernement. On n’a pas senti un intérêt majeur. De notre côté, nous y mettrons tout l’imput néces­ saire, en espérant que tout le monde jouera le jeu.

Quel champ voyez-vous pour ces états généraux ? C’est une opportunité de se livrer à une analyse économique du paysage médiatique. On devrait pouvoir identifier ce qui doit être fait pour réta­ blir les équilibres, notamment entre les produc­ teurs d’informations et la monétisation des conte­ nus. Car cela nous pose un problème de voir la RTBF rester au balcon et ne pas être un partenaire opérationnel. Il y a un conflit depuis plusieurs mois entre les éditeurs de presse écrite et la chaîne publique… Tout a été déclenché par le fait que, début 2010, elle devenait RTBF.be et qu’elle se lançait donc dans le développement numérique tous azimuts. Elle livre ainsi des contenus qui s’apparentent à la presse en ligne alors que la RTBF est financée par des fonds publics. C’est une organisation de radio et de télévision qui a été créée pour cette mission. Nous ne voyons aucun inconvénient à ce que tout le monde ait accès aux nouvelles technologies, mais alors dans le cadre d’une concurrence loyale. Or, la RTBF part avec 300 millions d’euros d’avance… La responsabilité du politique est de rétablir l’équilibre. Nous défendons les médias de service public, mais ils ne doivent pas, par définition, cou­ rir sur le terrain privé. Nous ne voyons pas ce que le fait de diffuser des dépêches Belga apporte en quoi que ce soit à une mission de service public. Il y a un précédent, celui de l’introduction de la publicité à la RTB qui était déjà un problème de concurrence déloyale. Or, la RTB a gagné… Attention. Notre opposition a amené le politique à prévoir des mécanismes de compensation. La pub dans le service public a été encadrée, plafonnée,

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balisée, même si, avec le temps, ces balises ont été allégées. D’ailleurs, qu’on observe bien la tendance européenne à supprimer la pub sur le service public : la France hier, en partie, l’Espagne aujourd’hui. Ce n’est pas irréversi­ ble. Mais avec Internet, il y a zéro balise. La Communauté française n’est-elle pas juge et partie ? On n’a effectivement pas senti une parfaite neutralité de l’autorité de tutelle qui est en même temps quasiment opérateur. Ce n’est pas plus mal si le débat s’ouvre au Parlement; les politiques vont pouvoir s’exprimer. L’Union européenne l’a d’ailleurs bien com­ pris de son côté en mettant clairement une procédure en place quant à l’utilisation des fonds publics dans le secteur. Dans ce combat, vous sentez-vous aidé par l’Association des journalistes professionnels ? Non, je ne pense pas, car l’AJP a autant d’affi­ liés à la RTBF que dans les médias écrits. Intel­ lectuellement, j’aurais espéré une prise de po­ sition plus claire de l’AJP. Après tout, elle est concernée elle aussi par le débat : est­ce qu’on veut une presse viable et réellement plura­ liste ? De quoi ne devraient pas s’occuper ces états généraux ? Vouloir parler de problèmes de conditions de travail et du statut des journalistes n’est pas prioritaire. Il y a déjà des négociations secto­ rielles pour cela.

Entretien : J-P. Du

“Nous défendons les médias de service public, mais ils ne doivent pas, par définition, courir sur le terrain privé.”

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Découvertes

Débats

généraux des médias? Martine Simonis

PHOTO NEWS

Secrétaire générale de l’Association des journalistes professionnels (AJP)

P Il

ne peut pas y être question seulement de concurrence économique. Il existe certaines problématiques beaucoup plus qualitatives en Communauté française.

I

CHRISTOPHE BORTELS

De quoi doivent prioritairement s’occuper les états généraux des médias ? Pour l’AJP, il ne peut pas être question seulement de concur­ rence économique, comme le souhaitent les éditeurs. Il existe certaines questions beaucoup plus qualitatives en Communauté française : la formation des journalistes, leurs statuts social et fiscal, les conditions de travail, la fiabilité déontologi­ que. Nous avons des propositions qui nécessitent un budget, d’autres pas comme la problé­ matique de l’aide à la presse. Le mécanisme souffre de plusieurs maux. Cela ne fonc­ tionne pas bien car ceux qui déclarent rem­ plir les critères et ceux qui contrôlent ces critères sont aussi ceux qui attestent du res­ pect des critères. Et l’aide à la presse est de toute façon payée. Il faut revoir cela. Il y a aussi le lien entre la formation des jour­ nalistes et leur entrée sur le marché de l’em­ ploi, notamment quant à l’effectivité des stages dans les rédactions. Il faut arrêter la pléthore. On ne fera pas l’économie non plus

La concurrence entre médias est plus forte que jamais avec la généralisation du multimédia. Le Parlement de la Communauté française devra définir les limites au sein desquelles elle pourra s’excercer.

“Le système d’aide à la presse ne fonctionne pas bien car ceux qui déclarent remplir les critères et ceux qui contrôlent ces critères sont aussi ceux qui attestent du respect des critères.”

d’évoquer, de manière sereine si possible, le pro­ blème de la modération des forums. Et les propositions qui nécessitent un budget ? Nous voulons créer un centre de recherche mé­ diatique, car nous sommes aujourd’hui le tiers­ monde de la recherche. Il y a aussi les statuts fis­ cal et social, et il faut examiner les aides à l’em­ ploi spécifique. Les éditeurs, quant à eux, veulent qu’on évoque la restauration des équilibres économiques de la presse écrite. Allez-vous les soutenir ? On n’a pas d’a priori. On va nourrir les états gé­ néraux et participer à tous les débats. Mais pas question, je le répète, de prendre en compte les seules questions économiques. Les problèmes que nous mettons sur la table devront aussi être étudiés. Nous sommes une des seules organisa­ tions à avoir vraiment poussé pour qu’on mette sur pied ces états généraux. Il y a une crise des métiers et un problème de repositionnement des médias. Quelle position adoptez-vous dans le conflit entre les éditeurs et la RTBF sur les médias numériques ? Nous veillons aussi bien à l’intérêt de la RTBF qu’à celui des journaux quotidiens. Nos préoc­ cupations sont liées notamment au nombre d’emplois. Les entreprises privées se plaignent de concur­ rence déloyale. La réponse ne viendra pas de la Communauté française, mais d’une régulation au niveau européen. Et ce qu’on peut présumer de la réponse européenne ne va pas dans le sens des éditeurs de journaux; plutôt dans celui d’un partage des nouveaux médias. Si la RTBF investit à ce point dans les nouveaux médias, ne peut-on penser qu’elle reçoit trop d’argent public ? Quand on compare avec les autres pays d’Europe, on ne peut pas dire que la RTBF est surfinancée. Mais il y a un vrai débat à avoir sur les services publics en Europe. On est dans un autre cadre, qui revient de manière régulière. Un service pu­ blic fort n’empêche pas des journaux forts.

Entretien : J-P. Du

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Découvertes l Opinion

Débats

Société

La connectivité, une arme à double Pierre BUHLER

Ancien diplomate français, a été professeur attaché à Sciences Po Paris.

P L’universalité

du langage numérique, sa facilité d’utilisation et l’absence presque totale de coûts marginaux dans la production et la diffusion de l’information ont affaibli et réduit les outils de contrôle de l’Etat.

A

u­delà des gros titres, de l’embarras des gouvernements et du choc as­ séné au secret des correspondances diplomatiques, la révélation par Wi­ kiLeaks des câbles diplomatiques américains offre une illustration crue de la manière avec laquelle no­ tre ère de l’information modifie pro­ fondément l’essence du pouvoir. L’Etat est depuis sa création le principal vecteur du pouvoir; accéder au pouvoir signifiait habituellement contrôler l’Etat, soit par le biais d’élections, soit par un putsch brutal. Ce modèle, dans le cadre duquel les individus sont des sujets, ou au mieux des contribua­ bles et des électeurs, est menacé par diverses tendan­ ces récentes qui renforcent le pouvoir des individus. Prenons l’exemple d’Internet, un réseau de noyaux interconnectés inventé dans les années 60, au plus fort de la guerre froide, pour protéger les Etats­Unis du chaos total qui résulterait d’une attaque nucléaire sur ses centres névralgiques. Il a été délibérément conçu sans aucune hiérarchie, ni cœur, ni autorité centralisée, même si peu nombreux étaient ceux qui, à l’époque, pouvaient imaginer, compte tenu des nombreuses avancées de la révolution numérique, où cette inclinaison implicite de l’Internet vers un pouvoir décentralisé mènerait. Cela a induit la seconde tendance : une métamorphose du processus de production. L’information est devenue bien plus qu’un simple message transmis grâce à la technologie; elle est devenue la matière première des économies de services avancées, et la pierre d’assise des organisations sociales et productives modernes. La troisième tendance concerne l’espace ainsi créé pour l’action individuelle et collective. Dans son ouvrage “La condition humaine”, la philosophe Han­ nah Arendt établit un lien entre la politique et l’incli­ naison humaine à ne pas juste agir, mais à “agir de concert”. L’action concertée est une notion plutôt fa­ milière mais elle était principalement destinée à in­ fluencer l’Etat – comme le démontre la manière avec laquelle la société civile est parvenue à obtenir le re­ trait de l’Amérique du Vietnam.

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Aujourd’hui, cependant, l’action collective est d’une tout autre envergure. L’universalité du langage nu­ mérique, sa facilité d’utilisation et l’absence presque totale de coûts marginaux dans la production et la diffusion de l’information ont affaibli et réduit les outils de contrôle de l’Etat. Le monde de la finance globale a été l’un des plus en­ thousiastes bénéficiaires de ces tendances, utilisant les réseaux d’Internet non seulement comme un outil pour mener ses opérations avec une efficacité et une rapidité accrues, mais aussi comme un moyen de contourner la supervision de l’Etat. Les entreprises se sont reposées sur la connectivité pour globaliser leurs marchés, la R&D, la propriété, la domiciliation fiscale et la gouvernance, en transformant profondé­ ment leur relation à l’Etat, que ce soit dans leur pays d’origine comme à l’étranger. En Septembre 1992, il en a coûté 10 milliards de dol­ lars à George Soros pour mettre à genoux la Banque d’Angleterre et imposer une dévaluation de la livre sterling. Il suffit aujourd’hui d’un ordinateur et d’une connexion à Internet pour causer de réels problè­ mes : intrusions de pirates informatiques dans les ré­ seaux protégés ou introduction de virus et de vers ra­ vageurs dans les systèmes d’information sensibles. Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 – les plus meurtrières de tous les temps – n’avaient rien de virtuel, mais leur auteur, al­Qaida, jette un voile de menaces et de pouvoir en utilisant le cyberespace pour promouvoir ses sanglants “succès”, répandre la haine et recruter des jihadistes. Bien sûr, l’accès à un monde interconnecté a aussi eu des impacts positifs sur le pouvoir de l’Etat en don­ nant une formidable impulsion aux groupes de pres­ sion indépendants, comme le démontrent la campa­ gne en ligne pour l’interdiction des mines antiper­ sonnel et le traité qui en a ratifié le succès – et ce malgré l’opposition de puissants Etats. De nombreu­ ses organisations similaires ont fleuri et acquis la ca­ pacité d’infléchir les résultats politiques et les politi­ ques publiques. Mais nulle part ce pouvoir transformatif de la con­ nectivité n’est potentiellement plus fort qu’en Chine, où l’on estime à 420 millions le nombre d’utilisateurs d’Internet. Quelle que soit la détermination des auto­ rités chinoises à garder le contrôle de l’Internet – en bloquant par exemple les sites étrangers –, elles sont aussi conscientes de l’intérêt énorme de l’Internet pour leur économie. Les citoyens chinois n’ont donc jamais eu autant d’ouverture pour une “action concertée” afin de fa­ voriser l’accès à l’information non censurée, partager des opinions, et révéler à l’ensemble du pays les in­ conduites officielles. Le lauréat du prix Nobel de la

Paix Liu Xiaobo a été emprisonné pour avoir fait cir­ culer sur Internet sa proposition d’une véritable constitution démocratique, la Charte 08, qui a réuni 10000 signatures en seulement 24 heures. A la fin des années 80, la “glasnost” – la transparence – avait constitué l’estocade finale sur l’échine de l’Union soviétique. WikiLeaks n’a certainement pas eu le même effet mais il incarne l’envergure du pou­ voir des individus dans un monde en réseau. Il aura juste suffi d’un analyste des services de renseigne­ ment américains mécontent, d’un peu de piraterie, de quelques ordinateurs, et d’une poignée d’activis­ tes déterminés réunis sous la bannière contestée de la transparence pour faire trembler les plus grandes puissances de ce monde. A l’époque où elle fut nommée directrice de la plani­ fication politique au Département d’Etat américain, Anne­Marie Slaughter, une spécialiste respectée des affaires internationales, avait annoncé avec audace l’avènement d’un monde interconnecté. “La guerre, la diplomatie, les affaires, les médias, la société… sont in­ terconnectés”, avait­elle écrit dans “Foreign Affairs” en janvier 2009, et “dans ce monde, le pouvoir se me­ sure par la connectivité”. L’Amérique possédant le plus grand potentiel de connectivité, elle bénéficie d’un réel avantage dans un “siècle interconnecté.” Ce dynamisme a conduit la secrétaire d’Etat améri­ caine Hillary Clinton à proclamer en janvier 2010 la “liberté de se connecter” comme le cyber­équiva­ lent des libertés les plus élémentaires de réunion et d’expression. Bien sûr, a ajouté Mme Clinton, ces technologies ne sont pas un bienfait absolu et peu­ vent être détournées à des fins plus sombres. Mais sa liste des abus potentiels du monde connecté ne contenait rien de comparable à la tempête soulevée par WikiLeaks. Il sera difficile de tirer les leçons de cette tempête si l’on se contente de l’évaluer en tant qu’acte isolé plu­ tôt que comme faisant partie d’un mouvement plus vaste. Les dernières publications de WikiLeaks dé­ montrent que la portée de cette mutation du pouvoir par la “révolution numérique” pourrait être aussi considérable que celle apportée par la révolution de l’imprimerie au 15e siècle. Dans ce jeu, dans lequel s’invitent de nouveaux acteurs, ce sont l’agilité et l’innovation qui feront la différence. Tout ceci implique que la connectivité restera une arme à double tranchant – l’avantage qu’elle confère étant chargé de vulnérabilité. Et ceci signifie que les Etats peuvent s’attendre à d’autres surprises.

U © Project Syndicate/Institute for Human Sciences, 2010. www.project­syndicate.org. Traduit de l’anglais par Frédérique Destribats.

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“Nous les juristes, nous rigolons parfois en disant que bientôt il faudra une permission écrite pour avoir des rapports sexuels” commentait un avocat suédois à propos de l’inculpation pour viol de Julian Assange, le fonda­ teur de WikiLeaks, corollaire du changement de législation en la matière qui stipule, depuis 2003, qu’il n’est “plus nécessaire qu’il y ait eu violence, ou menace de violence, pour engager des poursuites, il suffit que la victime se soit trouvée endormie, sans connaissance ou ivre”. Autre corollaire : en Suède, moins de 10% des accusés de viol sont condamnés. 80% des femmes assument seules les tâches domestiques, 73% des hommes affirment devoir en faire plus à la maison, selon le mensuel “Marie­ Claire”. La petite phrase de Marine Le Pen faisant une analogie entre les musulmans qui prient dans la rue sans autorisation et l’occupation allemande fait carton plein : selon un sondage, 39% des Français approuvent ses propos, dont 54% des sympathisants de l’UMP. Selon le dress-code – qui fait 44 pages – que la banque UBS vient de distri­ buer à ses employés : les soutiens­gorge doivent être de couleur chair sous les chemisiers blancs, le port d’une ceinture de couleur noire est obligatoire en permanence, il est conseillé de changer une fois par jour de chaussures, seul le port de chaussettes noires sans motifs est autorisé, le port de la cravate UBS ou du foulard UBS est absolument impératif et il est fortement conseillé de ne pas manger d’oignons pendant la semaine. Mark Madoff, le fils de Bernard Madoff, s’est pendu dans la pièce voisine de la chambre dans laquelle dormait Nicholas Madoff, 2 ans. Halliburton envisage de payer 500 millions de dollars au Nigeria pour étein­ dre les poursuites judiciaires pour corruption qui pèsent sur son ex­PDG, Dick Cheney. “Je ne laisserai jamais Alassane Ouattara diriger la Côte d’Ivoire. S’il veut mon fauteuil, il faudra qu’il me passe sur le corps”, a déclaré Laurent Gbagbo, le Président de la Côte d’Ivoire, à propos du Président de la Côte d’Ivoire. Pour la première fois, une équipe de football du continent noir est en finale de la Coupe du monde des clubs : les Corbeaux de Lubumbashi jouent contre l’Inter Milan. “Ce qu’ils veulent en fait, c’est empêcher les membres les plus pauvres de l’Union européenne d’avoir accès au Fonds de cohésion européen. Nous sommes face à la perfidie et au mensonge britannique. Plus personne à l’est ne peut faire confiance aux Anglais !”, a commenté un dirigeant polonais à propos de la lettre de James Cameron adressée aux dirigeants européens qui leur propose de geler le budget de l’union de 2014 à 2020. Pour infliger la peine capitale, l’administration pénitentiaire de l’Etat d’Okla­ homa a opté pour un produit utilisé d’habitude pour euthanasier les ani­ maux : le pentobarbital. C’est la première fois qu’on l’injectait dans un corps humain, l’homme cobaye a mis six minutes à mourir. Selon Google, qui a passé au crible tous les mots utilisés dans les livres publiés ces deux derniers siècles, l’utilisation du mot “dieu” s’effondre dans la moitié du 19e siècle et elle ne redécolle pas depuis. gauthierdebock@yahoo.com Retrouvez L’Oeil du Cyclone sur Facebook

tranchant

U Sources : The Gardian, France Inter, Boston.com, The New York Post, CNN, The Washington Post, BBC, AFP, Le Monde, L.A. Times, Le Point, Le Figaro, Paris Match.

Le monde de la finance globale a utilisé les réseaux d’Internet non seulement comme un outil pour mener ses opérations avec une efficacité et une rapidité accrues, mais aussi comme un moyen de contourner la supervision de l’Etat.

JEAN-DANIEL SUDRES/GAMMA

Illu Marin STREBELLE

La banque UBS vient de distribuer un dress-code de 44 pages où il est aussi conseillé de ne pas manger d’oignons durant la semaine…

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Découvertes

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Pratique

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Tirage du vendredi 17 décembre

Tirage du vendredi 10 décembre

l Keno |

l Euro Millions |

1 3 4 6 8 10 14 24 25 27 29 31 32 34 39 43 48 49 53 62 Kenophone : 0900/223.80

l Pick 3 |

4 0 1

Tirage du mercredi 15 décembre 3 4 15 29 39 41 /28

l Lotto |

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5 exacts et JJ aucun gagnant ................................... 0,00€ 5 exacts et J 4 gagnant(s) ............................ 792483,30 € 5 exacts 8 gagnants ...............................112446,90 € 4 exacts et JJ 82 gagnants .................................7836,00 € 4 exacts et J 1492 gagnants ................................287,10 € 4 exacts 2306 gagnants ...............................130,00 € 3 exacts et JJ 3898 gagnants ...............................109,80 € 3 exacts et J 72998 gagnants ...............................29,90 € 2 exacts et JJ 60294 gagnants ...............................31,20 € 3 exacts 112168 gagnants ...............................17,90 € 1 exact et JJ 323112 gagnants .............................. 13,30 € 2 exacts et J 1127365 gagnants ..............................9,10 €

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Découvertes

En 2 minutes l Édito Imposer la voix des urnes Marie-France Cros

L

BELGA

Météo | Les chances de

vivre un Noël blanc partout en Belgique deviennent de plus en plus grandes. UP.15

Météo complète P. 63 Indices

-0,71%

L

-0,54%

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2596,59

Cac 40 3867,35

EuroStoxx 50 2821,77

-0,84%

Dow Jones 11491,98 -0,06%

Euro/Dollar 1,3159

-0,63%

L L L

Sommaire Bourses ................... pp.34-39 Cinéma .................... pp.48-50 Contact ........................... p.63 Débats ..................... pp.58-61 Jeux&Loterie ............ pp.62-63 Nécrologies ............. pp.46-47 Petites annonces ............ p.45 Planète ............................. p.2 Regards ................... pp.24-25 Régions ................... pp.48-50 Sports ..................... pp.40-44

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Santé | Le gouverneBELGA

Bel20

Universités | Le projet

de fusion des universités catholiques dans l’UCLouvain ne se fera pas, faute d’avoir obtenu un soutien suffisant des Facultés de Namur. UPP.10-11

ment wallon a adopté les premières lignes d’un “plan Alzheimer” porté par sa ministre de la Santé, Eliane Tillieux. En vue, un numéro vert. UP.8

Judiciaire | Une informa-

tion cruciale, qui aurait peut-être permis d’arrêter un meurtrier avant qu’il ne récidive, a été négligée par la police judiciaire de Louvain, a conclu le Comité. UP.12 Junior | La réclusion

criminelle à perpétuité a été requise, vendredi, devant la cour d’assises de Bruxelles-Capitale, contre Junior Pashi. Mais l’accusé ainsi que son complice Laurent Oniemba ne seront fixés sur leur

sation ont jusqu’au 30 novembre 2011 pour déposer leur dossier de demande d’indemnisations par le Congo. Après cette date, la dette sera prescrite. UP.30

Côte-d’Ivoire | Les

Ivoiriens n’ont pas suivi le mot d’ordre de manifestation lancé pour vendredi par le Premier ministre: la peur les a retenus chez eux, après que la répression d’une manifestation similaire jeudi, eut fait de 11 à 30 morts, selon les sources. En revanche, la communauté internationale multiplie les pressions sur Laurent Gbagbo pour qu’il abandonne la partie sanglante qu’il joue. UPP.20-21&64

Aéroports wallons |

Ryanair envisagerait d’ouvrir deux destinations au départ de Liège Airport suscitant perplexité et interrogation à Charleroi Airport où elle a sa base continentale. Le ministre Antoine lance un ultimatum à Save pour valider la nomination de Cloquet au poste de CEO de l’aéroport carolo. UP.32 SPORTS Football | C’est l’Ajax

INTERNATIONAL Afghanistan | Le Parle-

ment européen a approuvé le rapport de l’Italien Pino Arlacchi, qui invite l’Europe à revoir radicalement sa stratégie en Afghanistan. UPP.16-17 Union européenne | Le

Premier ministre britannique a confirmé vendredi avoir scellé une alliance avec la France et l’Allemagne pour demander un gel

AP

des évêques, Me Paul Quirynen a semé le trouble dans la commission Lalieux par une interview très critique à son égard dans le “Standaard”. Une initiative personelle très peu appréciée des députés. UP.8

du budget de l’UE jusqu’en 2020, en raison du contexte de disette budgétaire général sur le continent. UP.19

Amsterdam qui sera l’adversaire d’Anderlecht en 1/16e de finale de l’Europa League. Anderlechtois et Ajacides avaient déjà croisé le fer l’année dernière. UPP.40-41

ÉCONOMIE Banques | Dexia renforce

son comité de direction qui passe de 5 à 10 membres. Ce doublement des effectifs a quelque peu créé la surprise et alimente les supputations sur l’avenir du groupe bancaire franco-belge. UP.31 Zaïrianisation | Les

victimes de la zaïriani-

BELGA

sort que lundi. UPP.12-13

BELGIQUE Abus sexuels | L’avocat

OLIVIER PIRARD

Météo

Football | Battu 2-1 à

Courtrai en championnat, le Standard prouve une nouvelle fois qu’il ne sait pas voyager. UP.41

es Ivoiriens qui ont élu Alassane Ouattara à la présidence, le 28 no­ vembre, ont eu plus de bon sens que son Premier minis­ tre, Guillaume Soro, qui s’est obstiné, malgré les 11 à 30 morts de celle de jeudi, à appeler à une seconde “mar­ che pacifique” vendredi pour prendre possession des institutions que le perdant de l’élection ne veut pas abandonner. S’il y a toujours une dose d’irresponsablité dans le chef de ceux qui envoient si allègrement des manifes­ tants à la mort sans prendre place au premier de leurs rangs, on peut aussi com­ prendre le désarroi des nouvelles autorités ivoirien­ nes: “Même quand vous ga­ gnez une élection, vous êtes obligé d’affronter des chars pour gouverner”, déplorait jeudi M. Soro. Et que peut­il faire, en effet, quand la communauté inter­ nationale est impuissante à convaincre le clan Gbagbo d’abandonner le pouvoir? Confrontée à une obstina­ tion criminelle de ce genre, ces dernières années, au Kenya et au Zimbabwe, la communauté internationale n’a jamais pu imposer la voix des urnes, n’ayant concocté que des solutions boîteuses qui ont, certes, mis les présidents­soudés­à­ leur­fauteuil de mauvaise humeur mais pas dans l’im­ possibilité de rester en poste. La communauté internatio­ nale tente aujourd’hui de priver Gbagbo des moyens de financer ses troupes. C’est une bonne idée, mais elle prendra du temps à faire effet : il aurait engrangé beaucoup d’argent. Un temps qu’il mettra à profit...

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Llb 20101218 bru full