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MAGAZINE

La transformation numérique des PME une initiative de La Libre Entreprise

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La disquette, où est la disquette ? J’étais alors responsable de communication et je m’occupais de réaliser un magazine mensuel d’une cinquantaine de pages. Tous les mois, je me rendais chez le graphiste pour lui remettre une disquette contenant les textes des articles et les photos accompagnant ceux-ci. Je devais parfois repasser chez lui pour apporter l’un ou l’autre article tardif. Dont par exemple l’éditorial qui arrivait toujours en dernier lieu pour « coller à l’actualité ». Le graphiste m’envoyait par fax les pages montées afin que j’en vérifie la mise en page. Je les relisais, en noir et blanc et sur papier thermique. Je renvoyais les pages annotées par le même canal.

Sommaire

RÉFLEXION AUTOUR DU CONCEPT d’entreprise numérisée ............................................ 04 TRANSFORMATION NUMÉRIQUE : « l’état d’esprit évolue bien en Wallonie » ................. 06 LES ÉTUDIANTS ENTREPRENEURS sont dans la place ................................................... 08 E-COMMERCE Voici comment développer un marketing de contenu percutant pour démultiplier vos ventes .................................... 12 LA TRANSFORMATION DIGITALE DE VOTRE ENTREPRISE ? Elle passe par l’instant mobile ................................. 16 LES CAFÉS NUMÉRIQUES, une certaine belgitude qui s’exporte ..................... 20 LE JOUR OÙ J’AI ÉCHOUÉ sur la scène de TEDX ................................................. 22

Et ainsi de suite, jusqu’à aller signer le « bon à tirer » chez l’imprimeur. Et renvoyer les photos par la poste à leur propriétaire. Et refaire une nouvelle disquette contenant la liste actualisée des milliers de destinataires du magazine. Apporter cette disquette à l’entreprise de routage qui s’occupait de l’expédition. Et revenir au bureau pour lancer le magazine suivant.

JPME 2016 en droite ligne de JPME 2006 ! ................................. 24

Un jour, j’ai égaré la fameuse disquette avec toutes les adresses. Il a fallu que je retourne au bureau en refaire une nouvelle, puis que je me rende à nouveau chez le routeur en question. Quelle perte de temps !

QUAND LE JURY DU PRIX DE LA PME de l’Année 2016 se réunit... .................................... 28

Chacun dans notre domaine, nous avons certainement des histoires du même type à raconter. A la même époque, pour réserver un billet d’avion, il fallait se rendre dans une agence de voyage et revenir quelques jours plus tard. Pour établir un bon de commande, on utilisait un « papier calque ». Pour fixer la date d’une réunion, on téléphonait préalablement à tous les participants. Pour connaître les résultats d’un match de foot, on ne quittait plus sa radio. Pour ne pas louper un appel, on restait enfermé pendant des heures. Etc. etc.

QUAND UN ENTREPRENEUR RENCONTRE UN AUTRE ENTREPRENEUR… Ils se racontent des histoires d’entrepreneurs. ....................................................... 38

Alors, oui, la transformation numérique peut faire peur. Mais qui voudrait s’en passer ? Madeleine Dembour

DIGITAL OR NOT DIGITAL ? That’s the question ! .................................................. 25 JOURNÉE DE LA PME 2016 Programme ................................................................ 26

PRIX DE LA PME DE L’ANNÉE 2016 : entreprises nominées ............................................... 30

COMMENT MAINTENIR EN VIE l’art du shopping à l’époque numérique ? ............ 40 MARQUE EMPLOYEUR : employés pyromanes et pompiers ......................... 42 CRÉER UNE STARTUP n’est pas un conte de fée ! ...................................... 44 QUATRE MÉNAGES SUR CINQ connectés à Internet ................................................ 46

Ours SUPPLÉMENT PARU DANS LA LIBRE BELGIQUE ET LA DERNIÈRE HEURE \ LES SPORTS – JUIN 2016 IPM ADVERTISING DIRECTEUR : EMMANUEL DENIS COMMERCIALISATION : JOSÉ PIRON - DAPHNÉ MERTENS SAMUEL LEMPEREUR - DOMINIQUE FLAMAND

IPM AD OPERATIONS DIRECTEUR : HENRY VISART RÉDACTION : MADELEINE DEMBOUR - LILIANE FANELLO - PAUL GROSJEAN - MARC EVERAERT CONTENT MANAGER : CORINE LOOCKX - CORINE.LOOCKX@IPMGROUP.BE PREPRESS : SÉBASTIEN DRIESSENS / PHOTOS : © SHUTTERSTOCK

IMPRIMÉ PAR IPM PRESS PRINT / EDITEUR RESPONSABLE : FRANÇOIS LE HODEY / RUE DES FRANCS 79 – 1040 BRUXELLES - TÉL.: 02/211 31 44 - FAX : 02/211 28 20

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Avec Marc Lambotte (Agoria)

RÉFLEXION AUTOUR DU CONCEPT D’ENTREPRISE NUMÉRISÉE Alors, va pour la transformation numérique ? Oui, non, peut-être… Mais en fait qu’entend-on par « transformation numérique » ? Quel est le concept ? Quel genre d’entreprises sont touchées ? Pour répondre à ces questions, nous avons rencontré Marc Lambotte, CEO de Agoria, qui ouvre la Journée des PME 2016 consacrée à cette thématique. Avec ses 1 700 entreprises membres (275 000 personnes), Agoria est la plus importante fédération sectorielle du pays. Elle élabore depuis 2010 une vision de l’usine du futur dans l’industrie technologique, fortement inspirée de la vision européenne Factories of the Future et adaptée à la réalité concrète des entreprises de chez nous.

La numérisation concerne toutes les entreprises Marc Lambotte : nous accompagnons actuellement plus 200 entreprises dans leur transformation en usine du futur

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Marc Lambotte, pourquoi pousser nos entreprises vers cette transformation numérique ? Pour la plupart des entreprises et des organisations, c’est un moyen d’augmenter considérablement l’efficacité des processus. Dans l’environnement de production, mais aussi dans la R & D, le marketing et les ventes, les ressources humaines ou les processus de gestion. Cette optimisation peut être superficielle, ou aller très en profondeur. Pensez aux canaux physiques de distribution, de plus en plus remplacés par des canaux entièrement numériques centrés sur l’utilisateur. Ou les décisions de gestion fondées sur l’analyse en temps réel de données issues du big-data.


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On ne passe pas au statut d’usine du futur en une nuit Est-ce réservé aux entreprises manufacturières, celles qui fabriquent ? Pour de nombreuses entreprises, la numérisation est en effet un moyen d’innover au niveau des produits. Grâce à des technologies de fabrication innovantes et flexibles telles que l’impression 3D, on peut fonctionner complètement sur mesure pour chaque client individuel. C’est ce qu’on appelle la « personnalisation de masse ». Un exemple : la petite entreprise Ridley Bikes à Beringen est en train de devenir « le meilleur fabricant de vélos » du monde en appliquant à fond cette stratégie de personnalisation ! Mais il n’y a pas que les produits. Les nouvelles technologies numériques comme l’Internet des objets, le big data, les applications de cloud etc. offrent des possibilités infinies pour construire de nouveaux services. On parle même de « servitization ». N’est-ce pas un truc de « digital natives » ? Non, la numérisation concerne toute entreprise existante. Je viens de parler de l’usine de vélos, mais on a d’autres exemples d’entreprises classiques qui effectuent leur mutation. Mais vous avez raison de pointer les jeunes générations. Comme « digital natives », ils mettent parfois peu de temps à attaquer un marché et à le bouleverser totalement. Leurs projets s’articulent autour de plates-

formes numériques qui agissent comme cheville ouvrière de l’ensemble du marché. De nouveaux modèles économiques voient le jour. Tout le monde connaît les exemples de Uber, Airbnb, ou Spotify. Mais les entreprises manufacturières plus classiques sont de plus en plus concernées. Vous travaillez sur un projet qui s’appelle « Usine du futur », c’est quoi ? C’est un plan d’avenir ambitieux et unique en Europe. « Made Different » est un programme d’innovation que nous menons avec le centre collectif de l’industrie technologique Sirris. Le but ? Accompagner notre industrie dans sa transformation vers les usines du futur. Nous accompagnons actuellement plus 200 entreprises dans leur transformation en usine du futur. Cela crée une émulation, les entreprises partagent des bonnes pratiques, mettent en commun des idées et des projets… C’est quoi alors une usine du futur ? On ne passe pas au statut d’usine du futur en une nuit. Agoria et Sirris ont établi un plan ambitieux de transformation. Des dizaines de spécialistes aident les entreprises à optimiser leur développement produit et leurs activités de production à travers la sensibilisation, des audits, un accompagnement individuel et un appui collectif. L’objectif est de donner le statut d’usines du futur lorsque l’on applique sept transformations (voir l’encadré). Une telle usine adopte une démarche de grande efficacité énergétique et

d’utilisation consciencieuse des matières premières, si possible par le recyclage. Elle dispose d’équipements de production de haute technologie, vise les produits à haute valeur ajoutée et réagit aux demandes du client avec rapidité et flexibilité. Les usines du futur collaborent souvent étroitement en réseau avec d’autres entreprises ou centres de connaissances. Un exemple ? JTEKT Europe à StrépyBracquegnies a remporté ce label « Usine du Futur » en février dernier. Cette entreprise est leader mondial dans la production de différentiels autobloquants pour les voitures à quatre roues motrices. Outre la production, elle dispose d’un département R&D et de sa propre infrastructure de test. Pour maintenir sa position et poursuivre sa croissance, elle investit dans les individus et le matériel ainsi que dans la R&D et dans les technologies (locales). Elle a opté pour une stratégique d’intégration et d’efficacité, d’automatisation et de numérisation, ainsi que de conception et de production écologiques. JTEKT garantit une collaboration intensive, avec des clients pour et avec qui les produits sont mis au point sur mesure, avec du personnel interne, qui peut compter sur la responsabilité, la flexibilité et l’épanouissement personnel. Ces trois dernières années, elle a ainsi enregistré une solide croissance et ses volumes ont plus que doublé. Entre 2005 et 2012, l’efficacité énergétique a été améliorée de plus de 54 % et le poids des différents différentiels a baissé de plus de 40 %.

WALLONIE : LE PROGRAMME « ACTORIES OF THE FUTURE » PROLONGÉ DÈS 2017 Agoria élabore depuis 2010 une vision de l’usine du futur dans l’industrie technologique. C’est le sens du programme Factories of the Future (FoF) dont l’objectif est d’ancrer la production industrielle en Wallonie en rendant nos entreprises plus compétitives. La version wallonne 2013-2016 de Factories of the Future a été mené par Agoria, Sirris et le Pôle Mecatech avec le soutien de la Wallonie. Elle a permis de mener 7 ateliers de réflexions (168 participations de 70 personnes issues de 48 entreprises différentes) et d’engager 33 actions (412 participations de 256 personnes issues de 161 entreprises différentes). « Ce programme va être prolongé pour la période 2017-2019. Nous comptons entre autres l’élargir vers d’autres secteurs industriels intéressés », indique Thierry Castagne, Directeur général d’Agoria Wallonie. A noter que ces concepts ont été intégrés par le gouvernement wallon dans son programme de législature, notamment dans le plan Marshall 4.0, et seront également proposés au tout nouveau Conseil wallon de l’industrie chargé de donner une nouvelle impulsion en vue du développement d’une industrie du futur bien ancrée dans notre région, dans un contexte de compétition internationale sévère.

ETES-VOUS UNE USINE DU FUTUR ? FAITES LE TEST ! Voici les sept transformations nécessaires selon Agoria pour faire de nos entreprises de véritables ‘Factories of the Future’. 1. World Class Manufacturing Technologies : mettre en œuvre les techniques de production les plus efficaces et/ou récentes. 2. End-to-end Engineering : développer des produits et prestations de service en fonction de la chaîne de valeur envisagée dans son intégralité. Ce qui signifie de tenir compte de tous les processus : production, vente, maintenance technique et recyclage. 3. Digital Factory : les processus opérationnels sont numérisés et connectés via le réseau Internet. L’impact des différentes options dans le processus de décision est évalué au préalable. La fusion du monde réel et du monde numérique, c’est pour bientôt. 4. Human Centered Production : la principale caractéristique de l’ancrage local de la production, c’est le personnel. L’implication des collaborateurs dans le développement futur de leur entreprise constitue un aspect crucial.

5. Production Network : évoluer d’un fonctionnement en solo à celui d’une organisation en réseau. Un écosystème optimal de fournisseurs et de partenariats se traduit par des liens de coopération flexibles. 6. Eco Production : un système de production durable tient compte de toutes les phases du cycle de vie d’un produit, incluant l’approvisionnement des matériaux, la production, l’utilisation du dit produit et finalement la gestion de la fin de vie du produit (recyclage, mise en décharge,…). 7. Smart Production Systems : pouvoir répondre à l’évolution de la demande sur le marché, le but ultime étant la capacité de produire en lot d’une seule unité à la demande. Plus d’infos sur Factories of the Future ? voir http://www.madedifferent.be

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TRANSFORMATION NUMÉRIQUE : « l’état d’esprit évolue bien en Wallonie » Investisseur et entrepreneur, Pierre Rion figure dans le 1 Top 5 des « parrains » de startups belges (Belrobotics, Cluepoints, D-Cinex, Progecoo, Onelife…). Il cumule sa casquette de Business Angel avec celle d’administrateur indépendant (Akkanto, Banque CPH, IPM…). Il préside le Conseil du numérique, sorte de « task force » d’experts qui a servi de rampe de lancement à « Digital Wallonia », la stratégie numérique du gouvernement wallon. Depuis début 2016, il préside aussi W.IN.G, le fonds d’amorçage pour les startups actives dans le numérique.

La stratégie numérique du gouvernement wallon, Digital Wallonia, souhaite notamment organiser la transformation numérique des entreprises. Qu’entend-on par là, concrètement ? Il faut bien faire la distinction entre les entreprises du secteur numérique et les autres entreprises wallonnes, que l’on souhaite développer PAR le numérique. Pourquoi ? Comparées aux pays voisins - la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Allemagne - nos entreprises accusent systématiquement un manque de maturité numérique : existence d’un site web, mise à disposition d’un catalogue en ligne, connexion internet à large bande, utilisation d’un système ERP… La Wallonie occupe le bas du classement pratiquement sur chaque indicateur. Tout le monde croit être conscient de ces faiblesses. Mais entre prendre conscience

Une entreprise d’usinage qui ne s’intéresse pas à l’imprimante 3D sera morte dans moins de 10 ans

et agir, il y a une différence ! C’est un véritable tsunami industriel qui nous attend dans les 10 ans qui viennent. Un exemple : on va vers la « personnalisation de masse ». Traduction pour un fabricant de chaussures : finies les chaussures standards, demain chacun aura des chaussures sur mesure. Mon rôle, à la présidence du Conseil du numérique, est de veiller à ce que les choses avancent. On a la feuille de route avec Digital Wallonia, maintenant on doit agir. Quelles sont les trois mesures phares de Digital Wallonia qui peuvent vraiment faire bouger les choses ? Je vais parler des mesures qui touchent les entreprises classiques, pas celles du numérique. Un des plus gros budgets (80 millions d’euros sur les 500 millions du plan pour cinq ans) va aller à la création d’un Digital Wallonia Hub. Un peu à l’instar des six pôles de compétitivité existants, mais de manière transversale, il est destiné à mieux adapter la recherche et l’innovation aux besoins du secteur, à son évolution, et mieux connecter les équipes de recherche entre elles et vers l’international. L’équipe, amenée par Jean Martin, annoncera son programme fin juin.

Deuxième exemple de mesure, un outil d’autodiagnostic. Toutes les entreprises wallonnes vont être contactées par les acteurs de l’animation économique pour évaluer leur niveau de maturité numérique et identifier les opportunités. Cela va bouleverser pas mal d’entreprises qui vont enfin comprendre que si elles ne font rien, elles seront balayées. Exemple : une entreprise d’usinage qui ne s’intéresse pas un peu à l’imprimante 3D sera morte dans moins de 10 ans. Troisième mesure, tout ce qui touche à l’ecommerce. Il y a deux freins en passe d’être levés. Jusqu’à fin 2015, le travail de nuit était pénalisé. Un accord est intervenu au niveau fédéral pour autoriser le travail de nuit dans la logistique pour l’e-commerce. Nous avons aussi prôné la création d’une plateforme mutualisée, sorte d’Amazon collectif, pour assurer toute une logistique pas toujours évidente à mettre en place par des petits e-commerces wallons. 1

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Classement évolutif établi par Omar Mohout, Sirris


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LES SIX PREMIÈRES STARTUPS SOUTENUES FINANCIÈREMENT PAR W.IN.G. Creo² Creo² a inventé les promotions responsables pour les commerces de proximité. À l’aide d’une tablette sur un présentoir, les commerçants proposent de soutenir une ONG en offrant un repas, un vaccin dans un pays en développement ou même de planter un arbre. Keybate Keybate a pour but de faciliter les interactions et le networking lors de conférences. Le GSM de chacun devient le micro public. ListMinut Plateforme informatique permettant à ses utilisateurs de trouver des personnes de confiance dans leur voisinage, prêtes à leur donner un coup de main dans le cadre de services de proximité pour la réalisation des tâches quotidiennes (monter un meuble, tondre, garder des animaux domestiques, etc.). LOOK LOOK est une application mobile qui vous permet de demander à n’importe qui de vous envoyer une vidéo LIVE de l’endroit où il/elle se trouve. Mozzeno Plateforme de prêts pear to pear (de personne à personne) Neveo Neveo lutte contre le sentiment de solitude des seniors et les reconnecte à leur famille. Neveo utilise les outils qu’ils connaissent le mieux, à savoir la télévision et le téléphone fixe, en lien direct avec les smartphones, tablettes et ordinateurs des membres de leur famille.

Quelle est l’articulation entre « Digital Wallonia » avec les autres niveaux de pouvoir ? Justement, cet accord sur le travail de nuit est un bel exemple de cohérence avec le ministre fédéral de l’agenda numérique, Alexander De Croo. Je peux aussi citer l’exemple de la mesure « tranchées » européenne qui spécifie que lorsqu’on ouvre une voirie, on y place systématiquement de la fibre optique à haut débit. Et Bruxelles ? Il y a des connections pour tout ce qui touche aux écoles, via la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais c’est tout. Nous n’avons pas de plan concerté avec Bruxelles.

W.IN.G. n’a pas d’existence juridique, c’est une ligne du budget de la SRIW

Vous présidez aussi W.IN.G, le fonds d’amorçage pour les startups actives dans le numérique. Encore une nouvelle structure ? N’y en a-t-il pas assez ? Oui, nous disposons en Wallonie d’une pléthore de structures, je suis entièrement d’accord. Mais je vous rassure : W.IN.G. n’a pas d’existence juridique, c’est une ligne du budget de la SRIW (50 millions d’euros pour les cinq ans). Mais il y avait ce chaînon manquant pour les startups numériques qui ont besoin d’un coup de pouce pour se lancer. On parle de financement de 50 000 à 250 000 euros par dossier. L’économie du numérique, cela fait encore peur aux investisseurs. Les structures existantes, notamment les invests, ne disposent pas encore d’experts qui peuvent juger ces projets. Dans W.IN.G. tout va super vite : le porteur de projet remplit sa demande en ligne. Etape suivante, il est admis ou non à « pitcher » devant notre jury qui réunit des spécialistes 2 pointus comme il n’en existe pas 10 en Belgique par discipline. Dans les deux jours, il sait si son dossier est accepté ou non… Si le dossier n’est pas admis, il est éventuellement renvoyé vers un des incubateurs wallons tel que Leansquare à Liège Combien de startups financez-vous pour l’instant via W.IN.G.? Au dernier pointage (30 mai), nous avions déjà reçu 170 dossiers en quatre mois, dont 70 admis au pitch, 17 ayant fait l’objet d’une décision d’investissement et 6 signés : ListMinut, Neveo, Creo², Keybate, Look et Mozzeno. Une fois que ces boîtes sortent de chez W.IN.G. avec leur chèque en main, on ne les abandonne pas. Elles ont la possibilité d’être accompagnées par nos partenaires BDO, Belfius, BNP, Deloitte, Universem, Microsoft et Proximus. Nous avons aussi une relation privilégiée avec le « Réseau Entreprendre » qui nous dépêche de très bon coaches. N’a-t-on pas, en Wallonie, trop de coachesaccompagnateurs, dont beaucoup n’ont jamais eux-mêmes créé de startup ? Le coach idéal est celui qui a de l’expérience de terrain et qui en plus met de l’argent dans la boutique. Cela s’appelle un business angel. Il n’apporte pas que de l’argent mais mouille sa chemise pour sa startup en lui consacrant du temps et en ouvrant son carnet d’adresses. J’en vois pas mal qui le font, même si, c’est vrai, certains accompagnateurs manquent d’expérience de terrain. Certes, on peut critiquer le fait qu’il y ait trop de choses : des Startups Week-end, des hackatons, des séances de co-working… Mais on voit quand même les choses bouger, l’état d’esprit évolue bien en Wallonie. Cela commence parfois très tôt, par exemple dès sept ans avec les clubs de programmation libres Coder Dojo. Ne nous faisons pas d’illusions, on ne va pas créer un Google wallon chaque semaine. Mais tout cet environnement crée une émulation positive. Je préfère qu’il ait trop d’idées que trop peu !

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Le Comité d’investissement, présidé par Pierre Rion compte également Jean-Pol Boone, Christophe Demain, Alain Marsily, Marc Melviez, Olivier Vanderijst et Denis Steisel.

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MAGAZINE ENTREPRENDRE

LES ÉTUDIANTS ENTREPRENEURS

sont dans la place

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MAGAZINE ENTREPRENDRE Bernard Surlemont (ULg) : le statut d’étudiant entrepreneur est une reconnaissance vis-à-vis de la famille, qui reste un des premiers freins des jeunes entrepreneurs

Il semble loin le temps où trois pelés et un tondu levaient timidement la main quand on demandait, dans les auditoires, qui avait envie de créer sa propre entreprise… Aujourd’hui, l’entrepreneuriat attire de plus en plus de jeunes. Grâce notamment au statut étudiant entrepreneur, Hautes Ecoles, universités, acteurs de l’entrepreneuriat et politiques se mobilisent pour leur faciliter la vie.

CovEvent est une plateforme de covoiturage événementiel. Première sur ce marché de niche, elle se profile comme le Doodle du covoiturage. Restaurant africain, Afrisy offre à ses clients une formule « self-service et boissons soft

à volonté ». Go4Padel, c’est l’histoire de deux amis qui ont décidé d’implanter à Liège le Padel, un mix de tennis et de squash se jouant deux contre deux, et deuxième sport national en Espagne… Le point commun entre tous ces projets ? Tous ont

été lancés par des jeunes de moins de 25 ans. Selon l’UCM, l’envie d’entreprendre diminue avec le temps : « 56% des étudiants souhaitent devenir leur propre patron, ils ne sont plus que 50% une fois le diplôme obtenu. »


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56% des étudiants souhaitent devenir leur propre patron, ils ne sont plus que 50% une fois le diplôme obtenu. Alors autant commencer à titiller les jeunes dès que possible. C’est ce que fait l’Agence pour l’Entreprise et l’Innovation (AEI) en Wallonie depuis 2007. Avec en bonne place dans ses missions : « l’ancrage d’une culture entrepreneuriale forte pour des générations entreprenants en Wallonie.» Le programme Générations Entreprenantes 2015-2020 de l’AEI s’articule ainsi autour de plusieurs axes destinés à multiplier les expériences et rencontres entrepreneuriales des jeunes. L’un de ces piliers est le dispositif étudiants entrepreneurs, qui encourage les étudiants à développer leur projet personnel et permet de les accompagner en facilitant l’accompagnement de leurs projets. Autrement dit un même objectif dans les cinq principales villes de Wallonie : stimuler le passage à l’acte entrepreneurial dans le cadre du parcours académique.

L’entrepreneuriat a la cote Au vu du carton qu’a fait un événement comme le Solvay Entrepreneurship Day, avec plus de 400 jeunes inscrits en deux jours, en mai 2016, on ne peut pas nier l’évolution. Olivier Witmeur, Professeur en Entrepreneuriat à l’ULB, affirme que l’entrepreneuriat est devenu l’option n°1 en ingénieur de gestion, détrônant le détenteur du titre historique, à savoir l’option finances. Pour Marc Dewulf, coordinateur du dispositif étudiants entrepreneurs en région de

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Charleroi et chef de projets au Centre d’Entreprise Héraclès, une chose est sûre : l’entrepreneuriat des jeunes est devenu une tendance de fond. « Aujourd’hui plus qu’avant, l’entrepreneuriat est considéré comme un projet de vie. Le cadre est plus favorable, on en parle beaucoup plus. Pour les jeunes, créer une entreprise peut se faire en même temps que les études. En plus, on peut commencer une entreprise avec relativement peu de fonds et faire progresser le projet par la suite si ça fonctionne.» Tout cela est le fruit d’un long travail de sensibilisation, mais pas uniquement. Les étudiants bénéficient aussi d’aménagements concrets et d’accompagnements qui leur facilitent la vie. Le dispositif étudiant entrepreneur comprend le statut du même nom, ainsi que l’accès à des incubateurs et des programmes en tous genres pour aider le passage à l’acte : VentureLab à Liège, FabLab à Mons, Start Me Up Challenge à Charleroi, StartLab à Bruxelles…

Un statut qui rassure Bien que l’ULB, l’UCL et l’ULg travaillent à son harmonisation, le statut étudiant entrepreneur est, pour l’instant, un statut propre à chaque école, mais assez similaire de l’une à l’autre. Il est déjà en vigueur dans plusieurs universités francophones (Liège, Mons, Bruxelles, Louvain-la-Neuve) et Hautes Ecoles. Parmi ses avantages, citons la reconnaissance de l’étudiant, l’accès à un incubateur, un encadrement personnalisé et un accès à un réseau de professionnels. Il ne s’agit néanmoins pas d’un statut social à proprement parlé (celui-ci est toujours à l’étude du côté de Willy Borsus, ministre fédéral des Classes Moyennes, des indépendants, des PME, de l’Agriculture et de l’Intégration sociale - lire encadré), « mais avant tout d’une reconnaissance qui permet de rassurer les étudiants et leurs parents », souligne Olivier Witmeur. Bernard Surlemont, Professeur en Entrepreneuriat à HECEcole de Gestion de l’ULg et initiateur du statut étudiant entrepreneur à Liège, ajoute : « Cette reconnaissance revêt une énorme importance pour les jeunes. Il s’agit de la reconnaissance de la part de l’institution, mais aussi vis-àvis de la famille, qui reste un des premiers freins des jeunes entrepreneurs. Cela crédibilise aussi la relation business du porteur de projet.» Ce statut est aussi censé mettre en évidence la capacité professionnelle de l’étudiant devant un employeur potentiel.

Aménagements raisonnables Après Gand, l’ULg a été la deuxième université en Belgique à proposer, dès le printemps 2014, un statut étudiant entrepreneur. Celui-ci prévoit divers avantages et aménagements possibles dans la poursuite d’un cursus, les examens, les stages… Ce statut s’est inspiré de ceux des étudiants sportif, artistes ou en situation de handicap, qui visent à donner à l’étudiant un référent pour mettre en quelque sorte de l’huile dans les rouages de son cursus. A l’ULg par exemple, il est prévu « un tuteur académique qui servira de point de contact pour l’étudiant en vue de l’aider et de faciliter, au sein de sa faculté, toute démarche utile, notamment quant à un éventuel plan d’allégement de l’année d’études, de l’organisation et des modalités d’examen,


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UN « VRAI » STATUT POUR 2017 ? Aujourd’hui, un étudiant qui se lance comme indépendant a soit le statut d’indépendant complémentaire, soit d’indépendant à titre principal. Afin d’encourager l’esprit d’entreprendre auprès des jeunes, et plus particulièrement des étudiants, le ministre des Classes Moyennes, des indépendants, des PME, de l’Agriculture et de l’Intégration sociale, veut créer un nouveau statut d’étudiant entrepreneur avec des droits propres. Parmi les pistes à l’étude au Cabinet de Willy Borsus : tL’instauration d’une égalité de traitement entre les étudiants salariés et indépendants : actuellement, une exemption particulière existe pour le travail salarié d’un étudiant, et ce pour la première tranche de 2 600 euros des rémunérations perçues en exécution d’un contrat d’occupation d’étudiant. Aucune équivalence d’exemption fiscale n’existe pour un étudiant qui déploie une activité indépendante.

TFE, stages.» De même qu’un encadrement par un tuteur pour les aspects entrepreneuriaux et un coordinateur administratif, ainsi qu’un accès à un réseau d’entrepreneurs et de professionnels.

Le chaînon manquant entre l’idée et le projet Les étudiants ont également la faculté d’accéder à un incubateur. A Liège, il s’agit du VentureLab. « Le VentureLab est le chaînon manquant entre l’idée et le projet », explique Bernard Surlemont. « L’objectif est de privilégier l’individu, davantage que le projet car celui-ci peut évoluer. Nous allons voir ce que le jeune a dans le ventre. C’est un contexte qui challenge et aide le jeune à mûrir son projet et à passer à l’acte. S’il est sincère et prêt à s’engager, nous lui proposons un accompagnement par des entrepreneurs, ainsi que l’accès à toute une infrastructure, des formations et de l’expertise.» L’incubateur est ouvert à tout étudiant (bénéficiant ou pas du statut d’étudiant entrepreneur), ainsi qu’aux jeunes diplômés

tUne augmentation du plafond de revenus : l’étudiant qui développe une activité indépendante devrait pouvoir rester plus facilement fiscalement à charge de ses parents. Ainsi, le relèvement de la limite maximale des montants pour que l’étudiant reste fiscalement à charge est une piste à l’étude.

Le statut d’étudiant entrepreneur s’est inspiré de celui des étudiants sportifs (jusqu’à deux ans après la fin des études). Les candidats sont sélectionnés sur présentation d’un dossier. Ils doivent ensuite prévoir un coût de 200 euros par mois pour leur intégration dans l’incubateur. « La somme n’est cependant due que quand l’entreprise est créée et devient rentable. Si le projet échoue ou est abandonné, le compteur est remis à zéro. C’est une manière de les responsabiliser », précise Bernard Surlemont. « Nous sommes là pour coacher, pas pour cocooner ! » Pour lui, les principaux freins à l’entrepreneuriat des jeunes sont le manque d’expérience et de réseau. Le frein n° 1 reste cependant la confiance en soi. Une confiance qui, pour Marc Dewulf, doit s’acquérir en douceur. « Dans le cadre de notre première édition du

tDes facilités en matière de cotisations sociales : le nouveau statut d’étudiant entrepreneur pourrait être exempté du paiement de cotisations sociales pour des revenus endessous d’un certain seuil.

Start Me Up Challenge, nous nous sommes rendu compte que les jeunes ont besoin de balises. Le milieu scolaire les a formatés et ils sont habitués à être cadrés, c’est pourquoi notre optique est la transition douce, pour les faire passer d’une approche sécurisante à la réalité professionnelle. »

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E-COMMERCE Voici comment développer un marketing de contenu percutant pour démultiplier vos ventes Antonio Calarco est fondateur d’Aventura Digitale où il œuvre en tant que webmarketeur spécialisé dans le marketing de contenu. David Licoppe, fondateur de Seolius, est spécialiste SEO (Search Engine Optimization). Nous les avons tous deux rencontrés pour aborder la question des enjeux, pour les plateformes e-commerce, en termes de référencement naturel sur Google et de marketing de contenu. Le tout sur base de leur expérience professionnelle et d’interrogations émanant d’e-commerçants ayant pris part tout

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récemment à l’une de leur initiation intitulée « Comment se positionner en tête de Google ». Antonio, quelle est l’interrogation principale des e-commerçants qui vous a le plus marqué ? « Est-ce que je dois intégrer un blog à mon site e-commerce ? ». Via cette question, j’ai réalisé à quel point les e-commerçants sont souvent braqués sur les produits qu’ils vendent. Ils perdent de vue qu’ils doivent développer une stratégie de contenu autour de ces derniers, afin de faire entrer leurs prospects dans un processus de conversion où, à chaque étape, du contenu adéquat leur est adressé. Le blog est un des éléments essentiels d’une stratégie de contenu. Les e-commerçants doivent s’en servir telle une entité intégrée à leur plateforme, mais à la fois bien distincte du contenu purement commercial mettant en avant vos différents produits. Sans pour autant se priver de jeter des ponts entre le blog et la partie commerciale du site. L’objectif est de se servir du contenu que

vous allez développer via votre blog en vue d’attirer vos prospects sur la partie purement commerciale de votre site e-commerce. Le tout, en l’informant, en l’amusant, en le conseillant à travers du contenu à valeur ajoutée que vous diffuserez sur votre blog. Quelles sont les thématiques à aborder, le type de ligne éditoriale à adopter ? [Antonio Calarco] > Votre histoire entrepreneuriale : développer du contenu qui va parler de l’histoire de votre marque, de votre parcours en tant qu’entrepreneur et éventuellement mettre en avant certaines singularités émanant des profils de vos différents collaborateurs. Mais il ne faut pas en faire des tonnes. > Contenu argumentaire et d’utilisation de vos produits : l’e-commerce est un terrain ultra propice aux vidéos et tutoriels ayant pour but d’expliquer l’utilisation des produits que vous commercialisez. Il est par exemple aisé pour une marque de bocaux d’élaborer un tutoriel expliquant comment conserver des haricots.


PALMARÈS DE LA 11ÈME ÉDITION DU PRIX BELGE DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT Sous le haut patronage de sa majesté le Roi

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ÉDITION

Son Altesse Royale Le Prince Laurent et Caroline Lepot, lauréate « Young People Award »

Les lauréats, nominés, partenaires et organisateurs de la 11ème édition

François le Hodey, CEO IPM Group et Pierre-Yves Pirlot, Ecco Nova, lauréat « Prix spécial de la Presse »

Depuis 2006, le Prix met à l’honneur tous les belges qui, à titre individuel ou via leur organisme, contribuent au travers de leur projet ou réalisation, à la construction d’un avenir durable à l’échelle locale, régionale et nationale. Plus de 2.000 dossiers ont ainsi été analysés par un jury d’experts et près de 100 lauréats récompensés. Un succès pour une démarche visant avant tout à faire connaître les «success stories» et à stimuler les initiatives positives et reproductibles. Le concours national est ouvert à toutes les catégories d’acteurs actifs et innovateurs en matière d’énergie, d’environnement, de mobilité et de développement durable : citoyens, entreprises, écoles et universités, villes et communes, associations,... La cérémonie de remise des trophées s’est déroulée ce 2 juin au BEL (Site de Tour & Taxis), rehaussée de la présence de Son Altesse Royale le Prince Laurent ainsi que de nombreuses personnalités du monde politique, scientifique, économique et associatif.

Pas moins de 9 trophées … Pour cette édition 2016, le comité du jury présidé par le Professeur Marc De Clercq (UGent) a désigné les vainqueurs des 9 catégories réparties comme suit : ` 2 PRIX INDIVIDUELS ` 3 PRIX INSTITUTIONNELS ` 4 PRIX SPÉCIAUX L’organisation du Prix belge de l’Energie et de l’Environnement 2016 a été rendue possible grâce au partenariat de Bruxelles Environnement - IBGE, PEFC, Wingas, eneloop, Panasonic, Bubble Post, du Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité, des Transports, du Développement durable et du Bien-être animal et de Co2 Logic. Il est également soutenu par plus de 120 organisations dont de la Fondation Polaire Internationale et de nombreux partenaires presse.

LAURÉATS ET NOMINÉS 2016 : LE PALMARÈS

La lauréate : Anne Lenaerts - NNOF - 1800 Vilvoorde

LA PRÉSENTATION DES DOSSIERS DES LAURÉATS ET NOMINÉS SERA CONSULTABLE SUR WWW.EEAWARD DÈS LE 4 JUIN 2016.

Mention spéciale du jury David Delpire - B LOGISTICS S.A - 1030 Schaerbeek

Les Prix individuels ECO CITIZEN AWARD Ce Prix est remis à un citoyen (ou à un groupe de citoyens) dont les réalisations remarquables se sont soldées par une amélioration manifeste de la qualité de l’environnement de son espace de vie, de son quartier, … ou par des retombées favorables sur l’utilisation et/ou l’économie d’énergie. Les nominés ` Claude Waudoit - 6761 Latour ` Julien Kessler - UP! Architects - 1000 Bruxelles ` Eef Tanghe - Cohousing Projects cvba - 9921 Vinderhoute La lauréate : Ann-Laure Furnelle - 1390 Grez-Doiceau YOUNG PEOPLE AWARD Ce Prix est destiné à un citoyen de moins de 30 ans. Le nominé : Christophe De Nardis et Oksana Bobik 1050 Bruxelles La lauréate : Caroline Lepot - 7890 Wodecq

PUBLIC SUSTAINABLE DEVELOPMENT AWARD Ce prix récompense les villes et communes ainsi que les institutions publiques. Les nominés ` Marie De Winter - Provinciebestuur West-Vlaanderen 8200 Sint-Andries ` Michel Deraemaeker - Zone de police - 1180 Uccle ` Philippe Mettens - Commune de Flobecq La lauréate : Corine ATHAS - INFRABEL - 1060 Bruxelles

Les Prix spéciaux EDUCATION ECO AWARD Ce prix est spécialement destiné au secteur de l’enseignement. Il récompense la sensibilisation, l’information, l’éducation et les actions en matière de développement durable. Les nominés ` Serge Embrechts - Don Bosco Verviers - 4800 Verviers ` Karim MOURTADA - INSIDE PARIS - 1030 SCHAERBEEK La lauréate : Griet Desmet - GBS Sint-Joost-aan-Zee 1030 Schaarbeek

Les Prix institutionnels BUSINESS PRODUCT INNOVATION AWARD Ce prix récompense les entreprises ou centres de recherche qui ont mis sur le marché une innovation en matière de produits ou de services, contribuant à la protection de l’environnement, de l’économie d’énergie et/ou des ressources naturelles, dans son utilisation ou dans sa fabrication. Les nominés ` Bjorn Van Haver - Elugie bvba - 2580 Putte ` Jan Smets - Atlas Copco Belgium - 3090 Overijse La lauréate : Laurence Petit - CMI - 4100 Seraing BUSINESS SUSTAINABLE PROJECT AWARD Ce prix récompense les entreprises marchandes ou non marchandes. Les nominés Yan Ketelers - Bubble Post – 9051 Sint-Denijs-Westrem David Delpire - B LOGISTICS S.A - 1030 Schaerbeek Jean-Philippe Falque - Debaillie N.V - 8800 Roeselare Valentine De Smedt - Delhaize Belgium - 1731 Zellik Olivier Neufkens - Food Waste Evasion - 1060 Bruxelles

INTERNATIONAL POLAR FOUNDATION AWARD Ce Prix spécial est décerné par la Fondation Polaire Internationale, présidée par Alain Hubert Lauréate : Julie Winand - Ecole fondamentale des Etoiles 4000 Liège PRIX SPECIAL JURY Ce Prix spécial est le « coup de cœur » du comité du Jury. Lauréat : Bjorn Van Haver – Spirit Group - BlueGen 2580 Putte PRIX SPECIAL DE LA PRESSE Ce Prix spécial est celui plébiscité par le Premium partenaire presse : IPM Group Lauréat : Pierre-Yves Pirlot – Ecco Nova – 4000 Liège

Plus d’infos : visitez le site www.eeaward.be ou contactez Anne-Julie Lambion 0499 40 10 86 - info@eeaward.be


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> Conseils, tendances et l’exploration de contenus connexes, périphériques : élargir la ligne éditoriale à une palette de thématiques plus large et toujours en lien avec le produit que vous voulez mettre en avant. Vous vendez un produit cosmétique ? Développez du contenu conseillant différents types de coiffures pour les fêtes, par exemple. Ce type de communication n’est pas directement en lien avec le produit ou les services que vous vendez. Mais elle vous permettra d’amener progressivement vos prospects vers vos landing pages commerciales stratégiques.

Un exemple : Vous gérez un magasin de sport et vous désirez savoir quels sont les mots-clefs qui répondront le mieux aux questions courantes que se posent votre client potentiel à propos des chaussures de jogging ? Vous allez encoder une requête et placer un «*» à un endroit de l’expression. L’astérisque indique à Google qu’il doit le combler avec le produit, le service, l’action en rapport avec le produit vendu, le plus recherché dans son moteur de recherche.

les images manquantes pour recomposer la photo d’un véhicule, notamment en allant dénicher des images sur la page fan FB et le site de la marque.

Exemple émanant de Mixa, spécialiste des peaux sensibles. A travers cet article : « 4 astuces pour une grossesse sans stress », la marque développe un article truffé de conseils divers en vue de garantir une grossesse la moins incommodante possible pour les futures mamans. > Influenceurs et avis clients : publier des témoignages de clients conquis à votre cause, sur des vidéos de tests, des interviews filmées d’influenceurs. Par la même occasion vous allez humaniser votre contenu et renforcer l’argumentaire sur les bienfaits de vos produits via l’intervention d’influenceurs et d’experts qui font autorité dans votre secteur d’activité. > Surtout ne pas passer à côté du contenu communautaire ! Avec l’émergence de Snapchat, Instagram, Pinterest et You Tube, le contenu visuel est devenu un format hyper prisé et viral. Avec l’avantage majeur qu’il se prête parfaitement aux plateformes e-commerce. Exemple avec La Redoute : la marque fait remonter de l’info clients en leur demandant de se prendre en photo avec leurs produits et d’émettre un avis qui est ensuite relayé sur les différentes plateformes de La Redoute. Les clients peuvent poster leurs photos sur MyRedoute et les photos qui intègrent certains hashtags sur Instagram sont ainsi récupérées. Cela permet d’aspirer ce contenu communautaire et de les intégrer dans les fiches produits. Vous permettez ainsi au client de se mettre en scène avec les produits. C’est très rassurant et très vendeur pour les autres clients potentiels. > Du contenu interactif, de l’humour et des concours via les médias sociaux. Peugeot a lancé en 2012, au Panama, un concours sur Pinterest, où les participants devaient reconstituer un Puzzle et trouver

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Leroy Merlin a développé, via un nom de domaine distinct, un blog à part entière où la marque diffuse du contenu destiné à ceux qui se lancent dans l’aménagement de leur «chez eux». Ils ont créé deux personnages, un jeune couple mis en scène en mode BD, et dont ils se servent de façon humoristique et visuelle, afin d’introduire des articles avec des astuces en vue d’aménager votre intérieur. Comment générer du contenu qui répond aux interrogations du consommateur ? [Antonio Calarco] Il y a un outil simple et gratuit : les Google Suggest. Le mode de saisie semiautomatique de Google permet, à mesure que vous saisissez du texte dans le champ de recherche, d’afficher des prédictions similaires à vos termes de recherche. Cela représente un mode de prospection de ce qui est le plus recherché dans votre secteur d’activité. Ces prédictions sont générées par un algorithme et se basent sur plusieurs éléments objectifs, tels que la fréquence de recherche d’un terme par un internaute.

David, comment distiller son contenu de manière optimale sur son site afin d’être bien référencé par Google ? L’articulation du contenu en suivant une technique SEO (Search Engine Optimization) bien précise : Le déploiement d’un mot-clef principal par page, soutenu par un, voire plusieurs mots-clefs secondaires. Lorsque Google enverra son robot inspecter et crawler les différentes pages de votre site, il réalisera à quel point il navigue facilement au sein de votre plateforme, car le contenu y est déployé en respectant des silos et des champs sémantiques bien précis. Il fera remonter votre site dans le classement. Disons que vous êtes une entreprise de construction générale. Vous développez un article sur votre blog traitant de l’isolation de façades. Si depuis cet article vous commencez à placer des hyperliens renvoyant (sur votre site) vers du contenu qui traite de coffrage, de toiture, de plomberie ou encore de carrelage, par exemple, cela rendra dingue le robot de Google et vous assurera un très mauvais référencement dans le moteur de recherche. Il est vital que vous effectuiez un renvoi entre les pages qui traitent de la même thématique afin de ne pas créer le chaos au sein de vos différents silos thématiques.

Exemple : sur le blog de Leroy Merlin, les thématiques sont bien définies et distinctes. Elles se ventilent entre : «la salle de bain», «la cuisine», «la déco», «le jardin», «les outils», etc. Et chacun des articles renvoie vers un ou plusieurs articles de la même thématique, organisant ainsi le contenu en silos. Ne sous-estimez pas cet aspect-là des choses. Cela me fait penser au cas d’un client dont l’entreprise connaît une position de leadership sur Google, au niveau de l’expression «logiciels e-mailing» et ce, depuis pas mal de temps. Récemment, la marque a pris conscience qu’il était également important de se positionner dans le moteur de recherche sur l’expression «stratégie e-mailing» ou « e-mail marketing ». Eh bien, aujourd’hui, elle éprouve toutes les peines du monde à décrocher un positionnement optimal sur les deux dernières expressions sus-mentionnées. Manifestement, aux yeux de Google, il y a bien une distinction entre «logiciels e-mailing » et « stratégie e-mailing ». Conclusion : aujourd’hui, le contenu combiné au SEO est devenu un enjeu majeur dans le monde de l’entreprise.


LE DIGITAL MARKETING un grand saut mais de formidables opportunités ! Depuis 2011, la société Eezee-it aide les entreprises à tirer profit de la transformation digitale. Cela passe par trois étapes clés : réinventer un nouveau modèle d’affaire, installer les outils de digital marketing et acquérir les compétences pour utiliser ces outils. Rencontre avec Denis Steisel, managing partner. Que fait exactement votre société ? Beaucoup d’entreprises considèrent la digitalisation et la globalisation comme des menaces. Nous pensons que ce changement radical est une opportunité unique de faire croître son business. Nous nous inscrivons donc pleinement dans la transformation digitale puisque notre métier principal est d’aider les sociétés à réaliser leur potentiel digital. Eezee-it est aussi un intégrateur des solutions Odoo, un logiciel belge. Je dirais qu’Odoo est une sorte de chef d’orchestre d’entreprise, qui va rassembler à la fois les fonctionnalités liées au web, c’est-à-dire tous les outils du digital marketing, celles liées au CRM et celles liées à la gestion d’entreprise, ce qu’on appelle l’ERP.

Quels sont vos clients ? Nous ciblons clairement les entreprises qui veulent tirer profit de la transformation numérique pour être en phase avec l’évolution des technologies et des habitudes des clients. Nous travaillons surtout avec des PME, bien que nous ayons quelques grands comptes. Avec plus de trente implémentations d’Odoo, nous sommes dans le peloton de tête des intégrateurs de ce logiciel.

Quel est votre message-clé en lien avec la Journée de la PME 2016 ? Nous voulons montrer aux PME que la transformation digitale et le digital marketing vont leur rapporter, et que c’est à leur portée sans que les investissements soient colossaux. C’est le sujet de notre workshop à la Journée de la PME : l’utilisation des médias digitaux donne l’opportunité d’acquérir de nouveaux clients, mais aussi de fidéliser la clientèle, et ce grâce à une communication plus fréquente et plus efficace, ainsi qu’une démarche plus proactive. Nous montrons aussi comment suivre la performance de ces démarches. Le monde digital n’est pas facile et demande des investissements, alors comment faire pour s’assurer que ces investissements sont rentables ?

La mesure du retour sur investissement n’est-elle pas souvent le parent pauvre des campagnes marketing ? Je confirme ! Pourtant, c’est terriblement important. Et c’est là une force unique d’Odoo : il permet de savoir d’où vient le visiteur et exactement ce qu’il a rapporté. L’utilisateur dispose d’une information intégrée lui permettant de suivre toute la chaîne et d’avoir une vision complète. C’est important car souvent, dans les systèmes existants, tout est morcelé et les informations se perdent.

Avez-vous un bel exemple de succès commercial dû aux outils digitaux ? Tout à fait ! La société LPW est un concepteur et producteur de piscines. Cette PME belge a connu une crise importante en 2008. Mais elle a mis en place une stratégie digitale intensive, combinée à une stratégie commerciale en ligne avec cette stratégie digitale. Cela lui a permis de redresser totalement la barre, avec des chiffres impressionnants, alors que le marché était stable, voire en décroissance !

Que faut-il retenir de cette success story à laquelle vous avez contribué ? Le message principal est que les PME, qui ont pendant longtemps été en déficit de communication, ont maintenant la possibilité, grâce aux outils numériques, de se reconnecter avec leurs clients, que ce soit en B-to-B ou en B-to-C. Le prix d’entrée est devenu minime en comparaison du coût des campagnes marketing telles qu’on les concevait avant la révolution numérique. Par ailleurs, je constate que de façon générale en Europe, beaucoup d’entreprises, sous pression, adoptent une position défensive alors qu’elles devraient, au contraire, être plus offensives.

Qu’est-ce qui freine les sociétés ? Il est clair que la plus grosse difficulté est la résistance au changement. Pour nous, la transformation s’appuie sur trois piliers. Il faut commencer par réinventer un nouveau business model, ensuite mettre en place de nouveaux outils digitaux, et enfin acquérir de nouvelles compétences. Eezee-it accompagne les entreprises sur ces trois axes. La montagne de la transformation numérique paraît bien haute à gravir… Cela semble effectivement décourageant pour une série d’entreprises. Nous ne pouvons pas nier qu’il s’agit d’un projet d’envergure et d’une révolution extrêmement impactante. Mais nous sommes convaincus que malgré le saut important à effectuer, elle ouvre la porte à d’importantes opportunités !

EEZEE-IT Rue Léon Deladrière, 15 - 1300 Limal Tél : +32 (0)10 87 00 24 info@eezee-it.com www.eezee-it.com


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La transformation digitale de votre entreprise ?

ELLE PASSE PAR L’INSTANT

MOBILE

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Juriste de formation, Pascal Poty est actif dans le domaine des télécommunications mobiles depuis plus de vingt ans, d’abord au sein de directions générales d’opérateurs de télécommunications puis au sein de cabinets d’études. Il a rejoint en 1999 l’Agence du Numérique (ex-AWT) comme responsable de la veille technologique..

Pascal Poty : Il y a urgence mobile pour les entreprises et les commerçants si ceux-ci ne veulent pas disparaître du radar de leurs clients dans les années qui viennent

Nous regardons en moyenne notre écran de smartphone 150 fois par jour. Toutefois, ces interactions dépassent rarement deux minutes. Pour être présente sur l’écran de votre client mobile, votre entreprise doit donc convaincre endéans ces deux minutes. C’est l’instant mobile, un instant éphémère, récurrent, localisé et éminemment personnel.

Comment peut-on définir « l’instant mobile » ? Celui-ci se caractérise par trois dimensions : t-JOTUBOUNPCJMFDPSSFTQPOEËVO basculement de la création de valeur. t-JOTUBOUNPCJMFFTUQFSTPOOFM ÏQIÏNÒSF  récurrent, contextuel et localisé. t-JOTUBOUNPCJMFFTUVOQVJTTBOUMFWJFSEF la transformation digitale permettant de modifier en profondeur les process internes de l’entreprise.

Aujourd’hui, l’instant mobile cumule enfin audience, influence mais également conversion car le commerce électronique est également devenu mobile. Rien qu’aux EtatsUnis, le cabinet d’études Forrester estime que près de 30 milliards d’instants mobiles sont réalisés quotidiennement.

On peut vraiment parler aujourd’hui de « prise de pouvoir » de l’instant mobile sur les activités humaines. Cette évolution extrêmement rapide correspond à un véritable basculement de la création de valeur à une échelle globale. Le nombre d’internautes qui se connectent quotidiennement à l’aide d’un smartphone dépasse aujourd’hui ceux qui se connectent depuis un PC. La recherche est devenue majoritairement mobile depuis l’été 2015, la messagerie est devenue mobile.

L’instant mobile concerne-t-il exclusivement l’environnement digital? Non, cette déferlante ne s’arrête pas au seul monde digital. L’instant mobile concerne également aujourd’hui le monde physique. En créant un « pont » entre les univers numériques et physiques, le smartphone a hybridé la relation commerciale pour s’installer au cœur de ce qu’on appelle communément le phygital c’est à dire la réconciliation du online et du offline. Avec l’instant mobile, le Web et le point de vente ne font plus qu’un.

Pascal Poty a consacré un livre à ce fameux « instant mobile ». Nous l’avons rencontré.

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Nous N ous regardons regard dons en moyenne m oyenne notre notre écran écran de d e ssmartphone mar tphone 150 fois par jour. L’instant mobile est-il synonyme d’une nouvelle grammaire dans la relation entre les entreprises et leurs clients ? Le revers de la médaille de cette prise de pouvoir de l’instant mobile réside dans son extrême concentration et dans sa volatilité. L’instant mobile pourrait se résumer en une suite de chiffres clés, à savoir : 25 – 5 – 80 – 90 t-FTNPCJOBVUFTEJTQPTFOUSBSFNFOUEF plus de 25 applications mobiles installées sur leur smartphone. t-FTNPCJOBVUFTVUJMJTFOURVPUJEJFOOFNFOU seulement 5 applications de façon récurrente. tEVUFNQTQBTTÏQBSMFTNPCJOBVUFT l’est sur une ou plusieurs de ces cinq applications. tEFTBQQMJDBUJPOTUÏMÏDIBSHÏFTTPOU désinstallées au bout de trois mois. Quels sont les enjeux de « l’instant mobile » pour les entreprises ? Maitriser et valoriser l’instant mobile pour les

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entreprises ne saurait être réduit à raisonner en termes de canal supplémentaire mais bien bien de de levier levier levi er capable capabl cap able e de de transformer transfo tran sforme rmerr l’expérience utilisateur en inscrivant leur offre dans la réalité du parcours d’un client devenu prioritairement mobile. Peu Pe d’entreprises d’ent d’ entrep repris rises es ont pris pris véritablement vérita éritable blemen mentt la la dimension de ce basculement radical qui conduit aujourd’hui un consommateur à découvrir d’abord leur offre de produits et de services via un écran de smartphone. Le Web mobile, les applications, voire même les objets connectés qui constituent aujourd’hui autant d’extensions de nos smartphones, ne sont que la partie émergée de l’iceberg. L’instant mobile ne saurait être réduit à une simple adaptation de contenu. Il doit au contraire être considéré comme une priorité stratégique afin de redéfinir les capacités de différenciation des entreprises qui l’utilisent. De ce point de vue, l’instant mobile agit comme un puissant catalyseur de la refondation de leurs process internes. La valorisation de l’instant mobile s’inscrit donc dans la compréhension d’une série de contextes différenciés qu’il convient de maîtriser à l’aide de nouvelles formes de médiations technologiques au service de la relation et de l’engagement client.

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L’instant mobile Deux minutes pour convaincre votre client mobile l bl

Pascal Poty Préface d’Alain Gerlache

« L’instant mobile : Deux minutes pour convaincre votre client mobile » par Pascal Poty, Préface d’Alain Gerlache, aux Editions Edi.pro


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STARBUCKS MAÎTRE DE L’INSTANT MOBILE ? Pour Pascal Poty, la société américaine Starbucks constitue sans doute aujourd’hui l’un des meilleurs exemples dans la compréhension de ces différents enjeux. Starbucks est une société emblématique de la transformation de nos modes de vie, notamment urbains. Disposant d’une très forte notoriété auprès du public et de plus de 22 000 points de vente à travers la planète (dont 12 000 sur le seul territoire américain), Starbucks fait partie de ces quelques pionniers de la transformation digitale et plus particulièrement mobile. A l’instar d’autres pionniers devenus leaders du digital comme eBay, par exemple, Starbucks a investi, dès 2007, dans le mobile. Cet investissement porte aujourd’hui ses fruits et se traduit concrètement en termes d’accélération organique des résultats puisque les transactions mobiles représentent, en 2015, 20 % de l’ensemble des ventes soit plus de 9 millions de transactions mobiles par semaine. Ce chiffre était deux fois moins élevé il y a deux ans. Comment cette société a-t-elle été capable de capter avec autant d’acuité l’instant mobile? En partant de la transformation des usages induite par le mobile, Starbucks a d’abord capitalisé sur la connectivité. En offrant gratuitement le WiFi à ses clients, il permettait à ceux-ci d’utiliser ses surfaces de vente comme autant de points de concentration du développement des usages mobiles.

Or, de l’amplification de ses usages mobiles pouvait naître une observation dont Starbucks allait bientôt engranger les bénéfices. Le tournant le plus significatif permettant la capture de l’instant mobile a sans conteste été le déploiement par Starbucks d’une solution de paiement mobile. Prenant la forme d’un « wallet vertical », c’est-à-dire d’un système de paiement propriétaire, fonctionnant sur la base d’un compte prépayé. Dès l’origine, ce système de paiement a été couplé au programme de fidélité de l’enseigne, afin d’en maximiser l’effet. À partir de ce moment, Starbucks a invité ses clients à digitaliser leur carte de fidélité en intégrant celleci dans l’application mobile. Cette combinaison gagnante entre la fonction transactionnelle de l’application et le programme de fidélité permet aux clients de Starbucks d’accéder à une expérience intégrée où le résultat de leurs achats est immédiatement matérialisé sous la forme de points de fidélité supplémentaires. Cette captation de l’instant mobile du client a non seulement solidifié la relation client mais a également créé une image positive de l’enseigne en termes de perception par le public. La généralisation, à partir de 2015, de la fonction « Mobile Order & Pay », permettant au consommateur, depuis l’application mobile, d’effectuer sa commande avant son arrivée au point de vente le plus proche de l’endroit où il se trouve, a considérablement réduit le temps d’attente au comptoir (coupe-file) et a encore

renforcé ce sentiment positif auprès des clients de l’enseigne, y-compris hors de son marché d’origine depuis l’extension de ce dispositif au Royaume-Uni en octobre 2015. Starbucks n’en est pas resté là et a élargi son programme de fidélité à des offreurs tiers. Parmi ceuxci, on retrouve notamment, pour la musique iTunes d’Apple, remplacé aujourd’hui Spotify, le New York Times pour l’information ou encore Lyft pour la mobilité urbaine. Cette combinaison de services a permis au programme de fidélité de Starbucks de compter aujourd’hui plus de 10,5 millions de membres actifs (en augmentation de 28 % entre 2014 et 2015). Cette augmentation significative trouve en grande partie son origine dans la qualité de l’application mobile couplée à la fonction de paiement. Dans les établissements américains du groupe, les paiements mobiles représentent aujourd’hui une transaction sur cinq (soit un doublement des usages en seulement une année). Pour certains experts financiers, ce système s’apparente fortement à une forme de monnaie privée. Outre une extension du programme de fidélité prévue à destination d’autres sociétés partenaires, cette « monnaie virtuelle » pourrait très bien être également utilisée également à l’avenir pour l’achat de biens physiques. On mesure alors toute la capacité d’une enseigne à aller au-delà de son métier de base en étendant significativement la création de valeur grâce à la captation systématique des instants mobiles.

EXPORTER ? les aides de l’AWEX sont devenues plus simples et plus accessibles L’AWEX a revu ses incitants financiers pour mieux répondre aux besoins des exportateurs wallons. Depuis le 1er janvier 2016, les mots d’ordre sont : simplicité, rapidité et transparence. La plupart des entrepreneurs wallons le savent : l’AWEX est là pour soutenir leurs exportations. Elle a prévu des aides à tous les stades de la démarche d’exportation : de la consultance pour une PME qui part de zéro, à la formation, en passant par des aides pour les supports de promotion, la participation aux foires et salons et les déplacements hors Union Européenne, et puis l’ultime étape, l’ouverture d’une représentation commerciale en dehors de l’UE. Mais ce que tout le monde ne sait pas encore, c’est que l’AWEX a revu de fond en comble ses incitants financiers. Le résultat de ce vaste chantier est sur les rails depuis le 1er janvier 2016 : des procédures plus simples, des paiements accélérés, un accompagnement international renforcé et personnalisé, des interventions plafonnées mais plus transparentes, une traçabilité en ligne des dossiers, et une première bienvenue pour la trésorerie des sociétés : l’introduction du principe de confiance. « Pour les PME, exporter est une aventure coûteuse en argent et en temps, c’est pourquoi il était nécessaire de leur faciliter la vie au maximum », confie Marie Christine Thiry, Directrice des Incitants Financiers à l’AWEX. Cette réforme

répond à l’évolution des attentes des entreprises exportatrices, « qui ont besoin de réponses rapides et de disposer de leurs subventions tout aussi rapidement. » C’est ainsi que le principe de confiance permet à l’Agence de verser les subsides sur la base d’une simple déclaration de créance et d’un rapport commercial de l’action subsidiée.

Le bénéficiaire s’engage alors à produire toutes les pièces justificatives sur simple demande de l’AWEX. Le contrôle se fait a posteriori par coup de sonde, sur la base de critères fixés par l’Agence. Autre point à souligner de cette réforme : l’AWEX a mis le paquet pour aider les starters à saisir les opportunités de croissance à l’étranger. Pour elles, elle a majoré les plafonds de certains incitants de 50 %. A bon entendeur.

AWEX, Direction des incitants financiers Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers Place Sainctelette, 2 1080 Bruxelles Tél : +32 (0)2 421 84 95 m.thiry@awex.be www.awex.be

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Le concept des Cafés Numériques de Jérémy Corman est présent dans 19 villes : 11 en Belgique et 8 à l’étranger

LES CAFÉS NUMÉRIQUES, une certaine belgitude qui s’exporte Il n’a pas attendu le plan « Digital Wallonia » du gouvernement wallon pour faire bouger les lignes. Le Liégeois Jérémy Corman a popularisé le concept des « Cafés numériques » dans 19 villes en Belgique et à l’étranger. Mais qu’est-ce qui poussent les jeunes comme Jérémy à agiter le bocal ? Jérémy Corman

Digital Strategist chez Lampiris la journée, Jérémy Corman devient tenancier de café le soir… Un café un peu particulier : le Café Numérique. Il ne s’agit pas d’un lieu physique, mais d’événements mi-conviviaux mi-sérieux qui rassemblent des passionnés autour de thématiques liées à la technologie et à l’innovation. «Learn, Network and Enjoy» est la proposition de valeurs des Cafés Numériques. Jérémy, d’où vient ce concept des Cafés Numériques ? L’idée s’est développée en 2009 à Bruxelles. Un groupe de copains un peu geeks se réunissait dans des bars pour parler de leur passion. Le premier cercle a commencé à grandir, surtout via Twitter et le hashtag #cafen. Je suis tombé là-dessus et j’ai souhaité développé l’idée à Liège. Cela s’est fait en 2010. La sauce a directement pris et nous avons voulu étendre le concept à d’autres villes. Avec les personnes motivées dont Samuel Piroton, nous avons créé une structure (sprl), établi une charte pour permettre à d’autres villes d’ouvrir leur Café numérique. Aujourd’hui nous sommes présents dans 19 villes, 11 en Belgique et 8 à l’étranger.

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Quel est le public des Cafés Numériques ? Notre cœur de cible, ce sont les 25-35 ans ; des créatifs, journalistes, blogueurs, communicants, mais aussi des étudiants et des entrepreneurs. Notre positionnement « matche » bien avec la culture belge, où on ne se prend pas trop au sérieux mais où l’on aime partager et apprendre des choses les uns des autres. La dimension de networking et de convivialité est aussi importante que le contenu de la conférence. Pensez-vous que les Cafés Numériques participent à l’éclosion d’un éco-système favorable à l’entrepreneuriat ? Nous n’avons pas cette prétention. Mais il est certain qu’en 2010, quand on les a étendus à Liège puis d’autres villes, il n’y avait pas beaucoup d’événements de ce genre. Nous sommes attentifs à ne pas laisser croire que créer une entreprise est facile. La preuve avec notre propre sprl « Cafés Numériques », nous sommes toujours en train de chercher le modèle économique qui nous permettra de soutenir pleinement les « chapters » existants tout en continuant à développer un concept viable. Tous ces événements – que ce soient les

Cafés Numériques ou les concours de pitches comme les Startup WeekEnds etc. – célèbrent l’entrepreneuriat. C’est une bonne chose. On remarque que le public devient de plus en plus mature et « éduqué » sur le sujet. Cependant, il faut aussi peut-être avertir les novices en rappelant qu’il ne s’agit pas d’un monde de bisounours et que le chemin est semé d’embûches. N’en fait-on pas trop ? N’y a-t-il pas une sorte de startupmania un peu dangereuse ? Le danger vient parfois de la communication autour des levées de fond. Le fait que telle ou telle startup wallonne ou bruxelloise arrive à lever 1 ou 2 millions d’euros fait les gros titres dans la presse. On aurait presque l’impression que ces startups ne vivent que pour ça. Le revers est qu’en Europe, le rapport de force est souvent chez les investisseurs. Du coup, on remarque que des fondateurs se font diluer relativement tôt… À l’inverse, aux Etats-Unis, la prise de risque est plus importante et les méthodes de valorisation sont plus avancées. Mais tout cela est passionnant et je trouve qu’on a fait beaucoup de chemin en Belgique depuis une dizaine d’années !

LES CAFÉS NUMÉRIQUES : DE LIÈGE À NEW-YORK EN PASSANT PAR PARIS, BOGOTA OU KINSHASA Après 11 villes en Belgique (Arlon, Bruxelles, Charleroi, La Louvière, Liège, Louvain-la-Neuve, Marche, Mons, Namur, Tournai et Waterloo), le concept Café Numérique passe les frontières et se déploie désormais aussi en France (Aix-Marseille, Lille et Paris), à Londres, à New-York, à Bogota à Kinshasa et à Lubumbashi. Ouvrir un Café Numérique dans une ville est gratuit, mais il faut s’engager à organiser un minimum de 8 événements par an et à respecter certaines autres règles, comme le fait de travailler en équipe, de respecter un schéma d’événement permettant les échanges, d’utiliser les outils de communication mis à disposition (site web, charte graphique, hashtags…). Plus d’infos ? www.cafenumerique.org


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Le jour où j’ai échoué sur la scène de Les conférences TED sont devenues « the place to be » pour tout passionné d’entreprenariat et d’innovation. Un concept exigeant qui séduit dans le monde entier, y compris à Bruxelles et à Liège.

« Rébellion » était le thème du TEDx organisé le 8 avril dernier à Liège (© Stephan Kerff)

« C’était le samedi 2 avril 2016 vers 11h30 du matin, j’étais sur la scène de TEDx au HEC Montréal et j’ai vécu le pire cauchemar de toute ma vie. J’ai échoué. J’ai seulement 30 ans et je suis à la tête de l’une des organisations les plus solides au pays. Je viens tout juste de célébrer avec mon

Grégory Van Ass : le recrutement des orateurs TEDx prend énormément de temps, nous commençons environ 8 mois avant le Jour J

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équipe une croissance de 100 % de nos revenus en moins de 12 mois. Je me fais souvent dire que je suis inspirant et que je fais une différence dans la vie des gens. Je reçois très souvent des compliments pour mes accomplissements. Bref, j’ai une vie de rêve et j’ai confiance en moi plus que jamais ». Ainsi s’exprime sur les réseaux sociaux Simon De Baene, fondateur d’une société informatique canadienne. Le jeune entrepreneur de 30 ans raconte dans son billet comment, à l’annonce de son nom, il est allé se placer au milieu du cercle rouge pour débuter son TED talk. Tout allait bien pendant les deux premières minutes jusqu’au moment où sa tête s’est complètement éteinte et il n’a jamais réussi à reprendre le contrôle de ses idées. La franchise de ce témoignage a séduit la toile qui a rapidement propagé et commenté cette histoire. Louper un TED, la honte ! Mais au fait, c’est quoi TED ? Nous avons posé la question à Grégory Van Ass, administrateur délégué de Gotoro, une asbl fondée à Liège en 2014, emmenée par une trentaine de membres et qui compte notamment à son actif l’organisation de trois conférences TEDx.

Que signifie TED et pourquoi cet engouement ? C’est un concept de conférences généralistes mis sur pied au Etats-Unis en 1984. Le format TED, pour “Technology, Entertainment and Design ” est une suite de prises de paroles de 18 minutes maximum, avec un support visuel optionnel. Les orateurs sont hyper bien préparés (mais jamais payés !), ils parlent sans note, et les interventions sont filmées afin d’être diffusées via les réseaux sociaux. Ces conférences couvrent pratiquement tous les sujets dans plus de 100 langues différentes. C’est devenu aujourd’hui une marque de fabrique extrêmement prisée, notamment grâce à la diffusion sur un canal Youtube exclusif. Certaines conférences atteignent des scores de vues incroyables. Et qu’en est-il des conférences TED en Belgique ? En dehors des conférences TED gérées directement par l’équipe américaine, il est permis à des organisateurs indépendants, un peu partout dans le monde, de proposer des conférences sur le même format. Ces conférences prennent alors le nom de TEDx. La licence est gratuite mais il s’agit de respecter un certain nombre de règles pour propager l’esprit TED.

GOTORO : DE L’AMBITION ! Gotoro a pour ambition d’accélérer la redynamisation de la Wallonie et son orientation vers l’économie nouvelle dont les technologies de l’information, l’entreprenariat et l’innovation constituent le socle. L’asbl organise non seulement des Startup Weekends et des TEDx, mais aussi des PechaKucha (ndlr : des présentations de vingt slides par orateur, vingt secondes maximum par slide), des « No Fail No Gain » où des entrepreneurs viennent raconter leurs échecs et des sessions « Hivemade », un club d’élevage collectif d’idées. En Belgique, il y a d’abord eu des TEDx à Bruxelles dès 2009. Ça a attiré l’attention de notre bande d’amis – Jérémy Corman, Philippe Modard, Nicolas Paris et moi-même – qui avions envie de nous bouger pour faire croître l’entrepreneuriat digital à Liège. C’était en 2012. On a commencé par organiser un premier Startup Weekend. Nous étions très satisfaits du résultat, mais nous avons eu l’idée, entre deux éditions, de proposer d’autres événements. C’est comme cela que nous avons contacté l’équipe TED et que l’idée a fait son chemin. Le premier TEDx Liège s’est concrétisé en 2014, et deux autres éditions ont suivi en 2015 et 2016.


Généralement c’est nous qui contactons les orateurs et pas l’inverse. Il faut savoir que les intervenants ne sont pas payés. C’est une des règles de TED. Ils participent à des formations et préparent leur intervention de 18 minutes pendant plusieurs semaines. C’est très exigeant !

Les orateurs TED ont 18 minutes dans le cercle rouge pour faire passer leurs idées (© Stephan Kerff)

Avez-vous eu des orateurs défaillants comme le Canadien Simon De Baene ? Pour l’instant pas encore ! Le recrutement des orateurs prend énormément de temps. Nous commençons environ 8 mois avant le Jour J en cherchant des personnes qui sont

à la fois de véritables références dans leur domaine et qui ont une réelle capacité d’élocution. Il faut aussi que leur sujet de prédilection colle au thème général. Nous ratissons le plus large possible en essayant de trouver des personnes inspirantes et qui suscitent la réflexion.

Vous aviez pour objectif de faire croître l’entrepreneuriat digital. Est-ce que la tenue des TEDx y participe ? Il y a un intérêt de plus en plus grand. Notre rôle est de susciter l’étincelle de départ, ensuite il y a d’autres acteurs qui prennent le relais, pour coacher les idées, comme l’incubateur Leansquare ou le Réseau Entreprendre. Je trouve que l’écosystème se développe bien : notre équipe compte une bonne trentaine de bénévoles, nous avons un noyau dur d’une centaine de fidèles qui participent régulièrement à nos évènements, et au total nous avons pu toucher près de 3 000 personnes.

© Jean-Louis Wertz

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DAMIEN ERNST : LE TRAC ? OUI, QUAND MÊME Professeur en électromécanique à l’ULg, Damien Ernst a participé au TEDx Liège en mai 2015. Venu partager ses idées sur le futur de l’énergie, il avoue avoir « quand même » eu le trac avant de s’emparer du micro. Pour son exposé TEDx, Damien Ernst n’a pas souhaité se laisser trop accaparer par des aspects de pure com : « j’ai visé un texte qui avait une valeur scientifique, et je me suis préparé pratiquement seul ». Les retours de cette conférence ont été très bons, estime-t-il. La vidéo de l’exposé a été vue 3000 fois. « J’aurais aimé que le talk ait plus de succès sur internet, même si ce n’est pas mal pour l’instant. Mais je suis optimiste, je pense que c’est une vidéo qui aura toujours son petit succès, même dans 20 ans ». Voir les vidéos des TEDx ? www.tedxliege.com

TRANE BELGIUM : une transformation numérique En août 2014, un trio reprenait Trane Belgium. Parmi les chantiers importants figurait la transformation numérique de l’entreprise. déjà existants, pour des clients tels que Glaxo SmithKline, UCB, Baxter... Et début mars 2016, un coup d’accélérateur a été donné au territoire luxembourgeois avec l’ouverture d’une entité au Grand-Duché.

« Notre métier est de répondre aux besoins de froid, de chaud et de traitement de l’air de grands immeubles. Nous sommes une franchise d’un groupe américain, avec un droit d’exclusivité sur 4 marchés : la Belgique, le Luxembourg, la Lybie et l’Irak. Vu l’évolution politique, les marchés irakiens et libyens sont tombés à zéro, il a donc fallu se retrousser les manches », raconte Xavier Gorgemans, administrateur délégué. Pour « booster » le marché belge, les repreneurs ont notamment mis l’accent sur la fourniture de services annexes sur des équipements

Un autre élément de stratégie a consisté à davantage communiquer. « En tant que fournisseur de machines frigorifiques ou de centrales de traitement d’air, nos interlocuteurs sont des bureaux d’étude, rarement le client final. Encore moins le grand public. Résultat : on ne nous connaît pas. Pourtant, nous avons de très belles réalisations à notre actif », détaille Olivier Devroye, co-repreneur de l’entreprise. Résultat : l’entreprise, qui compte 35 collaborateurs, a pris à bras le corps son organisation numérique. Cela s’est traduit par d’importants investissements dans la gestion de la relation avec les clients, avec la mise en place de systèmes CRM et ERP. L’image digitale de l’entreprise a aussi été totalement repensée. Un nouveau site web en 4 langues, au design très contemporain, a été mis en ligne. L’internaute peut y découvrir quelques réalisations emblématiques, telles que la Galerie de la Toison d’Or, le siège

du Conseil européen, les nouveaux bâtiments de l’Otan, le nouvel hôpital du Chirec à Bruxelles, la MG Tower à Gand ou la Tour Paradis à Liège. Sur les réseaux sociaux, pas de dispersion mais une page LinkedIn bien alimentée. « Une formation LinkedIn donnée à l’équipe a été le point de départ d’un développement de nos communications au sens large vers nos clients et réseaux. Cette formation a permis à certains utilisateurs craintifs d’utiliser les réseaux sociaux et d’ainsi devenir des parfaits communicateurs sur nos projets », commente Xavier Gorgemans.

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JPME 2016

en droite ligne de JPME 2006 ! Et si on se replongeait dans le dossier de JPME 2006 ? J’ai remis le nez dans mes archives et… c’est toujours d’actualité ! Comme quoi, JPME est intemporelle et, désormais sous la houlette d’IPM, vivra encore de nombreuses années. annuelles organisées pour plusieurs centaines de personnes. Un tel événement interne à l’entreprise n’est bien sûr pas envisageable pour une seule PME, compte tenu du nombre peu élevé de participants potentiels. Afin de permettre aux cadres et dirigeants de PME de sortir de leur organisation le temps d’une journée de réflexion, il y avait dès lors lieu de mutualiser l’opération et d’en faire un événement inter-entreprises. Le but était que les patrons de PME puissent donner à leurs proches collaborateurs l’occasion de « vivre autre chose ».

Assumer les risques

Quelle était ma motivation en 2006 quand j’ai lancé JPME ? Je voulais organiser un événement (du type convention d’entreprise) destiné aux patrons, dirigeants et cadres des PME de Wallonie et de Bruxelles. Ce type d’événement n’était généralement accessible qu’aux cadres et dirigeants des grandes entreprises à l’occasion de conventions

une initiative de La Libre Entreprise

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Informer, motiver, convaincre les dirigeants et cadres supérieurs de PME de la force et de la dynamique que représentent leurs entreprises au cœur de l’économie locale, régionale, nationale et internationale, telle était la démarche de JPME 2006. Et le thème de 2006 ? « Le management du risque et du défi ». Vu sous trois angles – le Client, le Changement, l’International –, ce thème souleva de nombreuses interrogations. Il est toujours, et plus que jamais, d’actualité. Le client est-il au cœur des préoccupations de l’entreprise ? Les faiblesses (voire les absences) de la stratégie marketing risquent-elles d’entraîner la mort de l’entreprise ? Quels sont les grands défis des PME (sur les plans social, commercial, financier, entrepreneurial…) ? Quels sont les principaux changements de société auxquels sont confrontés les patrons et dirigeants de PME ? Comment le management du changement est-il organisé au sein des PME ? Quelles attitudes adopter face à la concurrence internationale sur notre propre marché ? Quelles contraintes empêchent les PME de se lancer dans la

grande exportation ? Autant de questions qui furent abordées en 2006… Quand je me remémore tout cela, je trouve que le thème de 2016 - la transformation numérique des PME - s’inscrit dans la droite ligne de 2006 : ne pas y aller est un risque, y aller est un défi. Il faut donc trouver le bon équilibre c’est-à-dire celui qui est adapté aux caractéristiques de son entreprise.

Au rendez-vous du succès Peu de gens croyaient en la possibilité de réussir un événement comme JPME. Moi, j’y croyais dès juin 2005 quand j’ai commencé à élaborer ce projet ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un tel événement, à cette époque, n’existait pas et que, surtout, j’avais envie d’apporter ma modeste contribution à la dynamique des PME (qui est un élément indispensable du déploiement d’une économie florissante en francophonie belge). Depuis lors, près de 100 patrons et dirigeants d’entreprises, d’horizons très variés, aussi passionnants que passionnés, sont venus afin de témoigner sur la scène de JPME. Et le public a toujours répondu présent : de 250 à 400 participants selon les années. Merci à tous ces intervenants d’avoir communiqué à un public de patrons, de dirigeants et de cadres des expériences entrepreneuriales et managériales qui furent riches d’enseignements pour le présent et pour le futur.

PAR MARC-FRÉDÉRIC EVERAERT, CONCEPTEUR DE JPME


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EDITORIAL JPME

DIGITAL OR NOT DIGITAL ? That’s the question ! Pas évident, lorsqu’on est la « tête dans le guidon » toute la journée et qu’on vit au jour le jour, de se projeter dans le futur. Pourtant, la révolution numérique est à nos portes et il faut s’y préparer. Tel est le dilemme des patrons de PME. Comme l’a très bien expliqué Marc Everaert, « ne pas y aller est un risque, y aller est un défi ». Inversement, pour les grandes entreprises, c’est beaucoup plus facile. Elles ont les ressources nécessaires pour affecter plusieurs personnes « full time » à la transformation numérique. Bref, ne laissons pas le fossé se creuser entre les PME et les grandes entreprises ! En réalité, aucune entreprise n’échappera à cette quatrième révolution industrielle. Le choc sera comparable à celui des années 70 quand nous passâmes de l’économie industrielle à l’économie de services. A l’époque, souvenez-vous, le chômage monta en flèche. Assistera-t-on au même phénomène à cause de la révolution numérique ? Difficile, à ce stade-ci, de répondre avec certitude à cette question essentielle. Ce qui est sûr, c’est que l’économie va être confrontée à ce que Joseph Schumpeter (1883-1950) appela la « destruction créatrice ». Des métiers vont apparaître et d’autres vont disparaître. Le solde sera-t-il positif chez nous ? Certains emplois ne vont-ils pas être délocalisés ? Au-delà de cette vision macroéconomique, il y a l’analyse microéconomique.

Que va-t-il se passer au sein des entreprises ? Des fonctions vont voir le jour : Chief Digital Officer, Data Scientist, Content Manager… Par ailleurs, on passera des technologies mécaniques aux technologies numériques. Les tâches répétitives devront laisser la place aux processus. Les robots seront régulièrement amenés à remplacer les hommes. En un mot comme en cent, le numérique, ce n’est pas un secteur de l’économie, c’est toute l’économie. Est-ce un bien ou un mal ? Ecoutons à ce propos le philosophe Marc Halévy. « Une technologie n’est ni bonne ni mauvaise en soi, mais elle rend possible le pire et le meilleur ». La libération des tâches fastidieuses est positive. Idem pour le télétravail. Mais attention à la paresse intellectuelle ou à la perte d’humanité !

Place aux jeunes ! Et les PME dans tout cela ? Elles sont menacées. Particulièrement, celles qui pratiquent l’intermédiation ont des questions à se poser. Pourtant, peu de patrons ont conscience de ces dangers. Sans doute, pensent-ils qu’ils pourront y échapper ? Ou ont-ils peur de « franchir le Rubicon », se sentant démunis face à ces défis ? En tout cas, ils sont encore nombreux à considérer que la transformation numérique est une dépense (alors qu’il s’agit d’un investissement). Bref, ils sont mal informés.

En effet, les PME doivent savoir qu’elles ne sont pas seules face à la digitalisation. Elles peuvent compter sur les pouvoirs publics, non seulement au niveau régional ou fédéral, mais aussi européen et international. Et si elles sont allergiques aux subsides, elles peuvent se tourner vers les banques qui sont très sensibles à la Nouvelle Economie. Et il n’y a pas que les emprunts bancaires pour se financer. Pensons notamment au crowdfunding… Mais ces considérations financières ne sont finalement qu’un aspect du problème. Les vraies questions pour le patron de PME sont simples… Comment procéder ? Comment faire un diagnostic ? Comment identifier les priorités ? Comment établir un plan ? Y a-t-il un processus-type d’implémentation ? Heureusement, nombreux sont les spécialistes qui peuvent l’accompagner : consultant, startup, université, centre de recherche,… Qui est le meilleur parmi tous ces experts ? Tout simplement la jeune génération !

PAR PAUL GROSJEAN, JOURNALISTE INDÉPENDANT

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JOURNÉE DE LA PME 2016

ÈME ÉDITION

8 juin Château-Ferme de PROFONDVAL

Organisée par IPM Group (La Libre Belgique, La Dernière Heure/ Les Sports, Paris Match, le Courrier International...), la Journée de la PME a lieu cette année ce mercredi 8 juin au Château-Ferme de Profondval dans le Brabant wallon. Devenue le grand rendezvous annuel des PME en Wallonie et à Bruxelles, la Journée de la PME fête sa dixième édition et a pour thème la transformation numérique des PME.

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Tout savoir sur le forum entre 16h30 et 18h00

16h50-17h25 : GRAND DÉBAT / Pourquoi numériser ?

Le forum sera l’un des moments forts de la Journée des PME 2016. Tous les participants se retrouveront dans la grande salle à l’issue des ateliers. Le thème sera bien sûr la transformation numérique des PME. Le message est incontournable : ne pas y aller est un risque, y aller est un défi ! Le but sera donc de capter un public de responsables de PME. Le discours sera simple, clair, vulgarisateur. En d’autres termes, il s’agira d’offrir une compréhension rapide et de proposer des solutions concrètes. De quoi parlons-nous ? Pourquoi est-ce nécessaire ? Comment le faire ? Tels seront les sujets fondamentaux sur lesquels les différents intervenants essaieront de nous éclairer sous la houlette de Paul Grosjean, journaliste indépendant.

` Pourquoi numériser ?

` Julie Cruyt (BetaGroup)

` Quels sont les enjeux ? ` Est-ce un nouveau business model ? ` Ou un nouveau processus de production ? ` Faut-il nécessairement se transformer ? ` Qui doit numériser ? ` Quels sont les secteurs prioritaires ? Pour lever toutes ces interrogations, Paul Grosjean donnera la parole aux personnalités suivantes (par ordre alphabétique) :

` Renaud Delhaye (Agence du Numérique) ` Damien Misonne (KPMG)

` Vincent Reuter (Union Wallonne des Entreprises) ` Denis Steisel (Eezee-it)

` Michel Tombroff (Jack Media)

` Olivier Willocx (BECI)


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17h25-18h00 : TABLE RONDE Comment numériser ? ` Comment assurer la transformation numérique ? ` Faut-il respecter un cadre légal ? ` Faut-il acheter du matériel ? ` Comment former le personnel ? ` Faut-il prévoir de nouvelles fonctions ou de nouveaux métiers dans l’entreprise ? ` Quel est le budget nécessaire ? ` Comment financer le projet ? ` Y a-t-il des aides publiques ou privées ? ` Peut-on être coaché ? ` Quels sont les obstacles ? C’est tout le B-A-BA de la transformation numérique qui sera décortiqué par Paul Grosjean et les experts suivants (par ordre alphabétique) :

une initiative de La Libre Entreprise

` Benoît Caufriez (Acerta)

` Jean-Charles della Faille (JCDF) ` Nicolas Finet (Sortlist)

` Xavier Gorgemans (Trane)

` Aymeric Olibet (BNP Paribas Fortis) ` Lionel Soccal (Google)

` Bruno Wattenbergh (impulse.brussels)

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Quand le jury du Prix de la PME de l’Année 2016 se réunit... Le Prix de la PME de l’Année est le prolongement des Trophées de l’Excellence des PME (mis sur pied par Marc Everaert et Reginald Vermeiren en 2012, 2013, 2014). Organisé par IPM Group pour la première fois en 2015, ce Prix en est à sa deuxième édition. Il s’inscrit dans le prolongement de la dixième édition de la Journée des PME ayant, cette année, pour thème la transformation numérique des PME. Ce Prix a été désigné par un jury réuni chez IPM Group le 25 mai dernier.

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MAGAZINE ENTREPRENDRE Les experts chargés d’élire la PME de l’Année étaient (par ordre alphabétique) :

` Philippe Biltiau (Solvay Brussels School) ` Dorian de Meeus (www.lalibre.be) ` Nicolas de Moreau (Eezee-it) ` Philippe Depaepe (Acerta) ` Olivier de Wasseige (Internet Attitude) ` Benoît Gailly (UCL)

` Paul Grosjean (Journaliste indépendant) ` Cédric Guyot (CMS DeBacker) ` Benoît Hucq (Agence du Numérique) ` Philippe Lemmens (LeanStudio) ` Donald Niclaus (New Horizon) ` Vincent Slits (La Libre Entreprise) ` José Zurstrassen (MyMicroInvest)

Le lauréat du Prix de la PME de l’Année 2016 est une société (bruxelloise ou wallonne) qui a développé une initiative significative ayant permis d’optimiser la transformation numérique de son organisation. Pour recruter les candidats, IPM Group a oeuvré, non seulement grâce à son carnet d’adresses, mais aussi et surtout grâce

au relais des fédérations, des associations, des cercles, des réseaux d’entreprises. Citons précisément : BECI, Confédération Construction Wallonie, Cercle du Lac, Entreprendre Bruxelles, Entreprendre Wallonie. Sur l’ensemble des PME qui ont fait acte de candidature, la rédaction économique de La Libre Belgique a sélectionné

douze entreprises finalistes qui ont ensuite été soumises à l’évaluation du jury. A cet égard, vous découvrirez dans les pages qui suivent une présentation des PME pré-retenues pour concourrir au Prix de la PME de l’Année 2016. Réuni le mercredi 25 mai dernier dans les locaux d’IPM Group à Bruxelles, le jury, présidé par

Vincent Slits/Chef du Pôle Economique de La Libre Belgique et assisté par Paul Grosjean/ Journaliste indépendant, était composé de personnalités publiques, académiques et professionnelles, toutes concernées par la transformation numérique des PME.

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Prix de la PME de l’Année 2016 : ENTREPRISES NOMINÉES Dans le cadre de la dixième journée des PME qui se tient ce mercredi 8 juin au Château-ferme de Profondval, nous vous présentons le portrait des entreprises qui ont été présélectionnées parce qu’elles ont développé une initiative significative ayant permis d’optimiser la transformation numérique de leur organisation. Découverte. Activité de la PME

ALLERINVEST Statut juridique : SA Numéro d’entreprise : 0644.917.069 Adresse : Clos Chapelle-aux-Champs 30 - 1200 Woluwe-Saint-Lambert Nombre de salariés : 16 Chiffre d’affaires 2015 : 1.200.000,00 euros

Allerinvest est un labo pharma qui commercialise des médicaments contre les acariens. Cette spin off, créée en 2013, entend se développer sur l’Europe pour 2016-2017. En fait, ses deux vecteurs de croissance sont l’international et sa gamme. De nouvelles innovations sont à attendre dans le secteur antiparasitaire. Dans un secteur pharma très réglementé et plutôt réticent à la vente sur plateformes digitales (contraintes légales importantes), Allerinvest revend ses recharges au travers d’internet. Le principe est de créer un lien entre produits et distributeurs, donc bénéfique pour l’entreprise comme pour les pharmaciens.

Activité de la PME

BePark Statut juridique : SA Numéro d’entreprise : 0839.421.964 Adresse : Rue des Palais 44 - 1030 Bruxelles Nombre de salariés : 19 Chiffre d’affaires 2015 : 1.320.628,73 euros

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Créée en 2011, BePark connecte des propriétaires désireux d’optimiser la gestion de leur parking avec des utilisateurs à la recherche d’un emplacement de parking (de plus en plus difficile à trouver en voirie). L’entreprise, comme beaucoup de startups, a connu des débuts éprouvants ! Mais c’est notamment grâce à certaines aides de la Région de BruxellesCapitale ainsi qu’au coaching de ses premiers actionnaires privés qu’elle a pu persévérer dans la réalisation de sa vision. BePark s’est finalement positionnée comme un opérateur de parking dont la technologie et la capacité à innover au jour le jour lui permettent aujourd’hui de gérer plus de 100 parkings allant de 10 à 500 places. Très rapidement, ce système a fait ses preuves, ce qui a permis à BePark de gagner en crédibilité en comptant parmi ses clients les acteurs les plus importants du secteur immobilier, de la grande distribution et de l’hôtellerie.

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? Cette PME a assuré sa transformation numérique en faisant appel au crowdfunding comme outil marketing et financier. Grâce à la plateforme digitale MyMicroInvest, cette société a réussi à récolter du financement et, surtout, à mobiliser des ambassadeurs qui ont servi de nouveaux canaux de vente. Par exemple, son produit Acarup a fait appel à travers la plateforme digitale aux 100 investisseurs pour que chacun aille demander à son pharmacien s’il vendait le produit Acarup. Après deux jours, le succès était tel que la société était en rupture de stock !

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? Be Park a développé une technologie qui rend le parking accessible et connecté : il peut être trouvé, acheté/réservé et utilisé en moins de 5 minutes par tout utilisateur. Le parking est également adaptable aux besoins de ceux qui l’utilisent en leur offrant un mix de produit allant d’une minute à une vie. Par ailleurs, le parking est mixte dans sa fonction (parking à long terme, à court terme ou récurrent) et dans les types de clients qui en font usage (riverains, travailleurs, voyageurs sporadiques ou récurrents). D’autre part, la vision de BePark est basée sur des villes durables, partagées, intelligentes et attractives, ces qualités étant rendues possibles par une intégration profonde de la technologie en leur cœur. Enfin, BePark, c’est l’investissement continuel dans l’innovation pour pouvoir atteindre le top niveau SMART qu’elle a défini : Simplicité, Mobilité, Accessibilité, Réactivité et Technologie.


32 new partners in 2015, taking the total to over 850

> 5,800 staff

Top rankings in 2015 M&A League Tables (by deal count)

> 3,200 lawyers

#1 Europe (Bloomberg, Thomson Reuters)

#2 in Europe (Mergermarket)

#3 Global (Bloomberg up to USD 500m)

> 850 partners

Operating in 54 cities across 34 countries

Ranked

2nd

19 practice and sector groups working across offices

EUR 1.01bn turnover for 2015

most global law firm in the Am Law 2015 Global Top 100

Pan European Legal Adviser of the Year

Competition & EU

Banking & Finance

Commercial

Employment & Pensions

Energy

Funds

Lifesciences

Private Equity

Intellectual Property

Consumer Products

Hotels & Leisure

Public Procurement

Corporate/M&A

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Real Estate & Construction

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CMS Belgium is present in:

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Chaussée de La Hulpe 178 1170 Brussels, Belgium T +32 2 743 69 00

Uitbreidingstraat 2 2600 Antwerp, Belgium T +32 3 206 01 40

Rue Goethe 3 L-1637 Luxembourg, Luxembourg T +352 26 27 53-1

www.cms.law


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Activité de la PME

ELYSIA Statut juridique : SA Numéro d’entreprise : 0551.891.891 Adresse : Allée du Six-Août 8 B30 - 4000 Liège Nombre de salariés : 40 Chiffre d’affaires 2015 : 06/2015- 06/2016 (prévisionnel) : 3.600.000,00 euros

Elysia est un fournisseur de LIMS (Laboratory Information Management System), de radiochromatographie et de systèmes de contrôle de la qualité dans les secteurs radio-pharmaceutiques, agrochimiques et industries nucléaire/PET. L’entreprise conçoit, fabrique, vend et assure le service après-vente d’instruments de mesure de la radioactivité et de leur contrôle de qualité. Elysia travaille en étroite collaboration avec les producteurs de radiopharmaceutiques et de cyclotrons pour développer de nouveaux produits afin d’améliorer les solutions existantes.

Activité de la PME

EMAC Numéro d’entreprise : 0440.312.593 Adresse : Allée Centrale, 76 - 6040 Jumet Nombre d’employés : 56 personnes au total Chiffre d’affaires 2015 : 7.246.000 euros

EMAC Belgium : Société « mère » du groupe EMAC. Commercialisation des produits de la Menuiserie EMAC et d’EMAC PVC System ainsi que de produits en aluminium achetés à une société tiers. Vente uniquement aux clients professionnels de la menuiserie et entrepreneurs de la construction. Menuiserie EMAC : Société « fille » d’EMAC Belgium. Production de portes et fenêtres en bois, active depuis plus de 25 ans. EMAC PVC System : Société « fille » de Menuiserie EMAC. Production de portes et fenêtres en PVC, active depuis plus de 15 ans.

Activité de la PME

FaciliTeam FACILITEAM Statut juridique : SPRL Numéro d’entreprise : 0832.289.395 Adresse : Avenue de l’artisanat 10 - 1420 Braine-l’Alleud Nombre d’employés : … Chiffre d’affaires 2015 : 1.900.000,00 euros

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Faciliteam est un prestataire de services spécialisé dans les interventions de maintenance / dépannage et les petits travaux pour des sociétés. Faciliteam a trois types de clients : des réseaux retail et réseaux de bureaux ou agences (Orchestra Prémaman, Ici Paris XL, Lola & Lisa, le Ministères des Finances, SportDirect), des gestionnaires immobiliers et syndics d’immeubles ainsi que des PME et sites de production. Faciliteam réalise chaque année près de 4.000 interventions.

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? Cette PME a assuré sa transformation numérique en faisant appel au crowdfunding comme outil marketing et financier. Grâce à la plateforme digitale MyMicroInvest, elle a réussi à récolter du financement et, surtout, à mobiliser des ambassadeurs qui ont servi de nouveaux canaux de vente.

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? En 2007, la Menuiserie EMAC a fait l’acquisition d’une nouvelle ligne de production destinée à la fabrication de portes et fenêtres en bois. L’investissement était conséquent (+ de 1.700.000 euros) et innovant. En effet, en Belgique, ce type de ligne de production commençait à peine à être connu et utilisé. Au moment de cette acquisition et de ce changement, tout le processus de production s’est informatisé. L’ancienne procédure pour la gestion de production a dû « migrer » vers la nouvelle et piloter la nouvelle infrastructure de production. La Menuiserie EMAC a alors décidé d’engager un développeur informatique pour la gestion de toute cette évolution. En 2008, le suivi informatique de la productivité des opérateurs fut implémenté. Le programme « EMAC Tracker » fut développé en interne, permettant de donner une image objective de l’état d’avancement de la production (suivi du flux de production). En 2011, ce fut le développement du programme interne « DIMIFLUX » pour la gestion des commandes de matériels destinés à la production des portes et fenêtres : quincailleries, bois, panneaux… De 2013 à ce jour, le programme DIMIFLUX a évolué vers de multiples fonctions : suivi de la gestion des SAV, gestion des plaintes et réclamations des fournisseurs, organisation et suivi de toute la maintenance du parc machine et de la gestion « qualité ». Et cela continue… Pour le futur, EMAC souhaite poursuivre ce développement informatique afin de pouvoir optimiser un maximum le suivi du processus : commercial, production, livraisons, SAV…

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? Dès son lancement, Faciliteam a identifié le besoin de la mise en place d’une plateforme afin de permettre un suivi aisé des opérations et d’optimiser les plannings. A cet effet, Faciliteam a procédé en deux phases. La PME a utilisé une première plateforme (système de ticketing). Cette plateforme reprenait les fonctionnalités suivantes : customer portal, communication vers le client, facturation des interventions, planning des techniciens. Début 2014, Faciliteam a lancé un vaste projet de refonte de cette plateforme. La nouvelle plateforme permet de nouvelles fonctionnalités : CRM, application mobile pour les techniciens, facturation semi-automatisée.


Activité de la PME

GREAT FOOD Statut juridique : SPRL Numéro d’entreprise : 0843.105.984

GREAT Food est un traiteur événementiel corporate et privé qui a été fondé en 2011. Créé au sein de GREAT Food, All Ready a pour activité principale la préparation, la vente en ligne et la distribution de plats cuisinés par liaison froide. All Ready veut développer un business model durable : plats équilibrés et sains, soutien aux producteurs locaux, emballages recyclés, recyclables et/ou biodégradables, distribution écoresponsable à Bruxelles et alentours.

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? La plate-forme e-commerce de GREAT Food met le suivi du client au centre de toutes les attentions. Elle est donc multilingue, facile à utiliser, sécurisée, réactive aux suggestions de ses clients et évolutive en fonction des feedbacks émis par ces derniers.

Adresse : Chaussée d’Alsemberg 93 - 1060 Bruxelles Nombre de salariés : 9 Chiffre d’affaires 2015 : 2.182.000,00 euros

INNOVATION HUBS : quand la banque est un accélérateur de la révolution numérique Depuis 2014, BNP Paribas Fortis a lancé les Innovations Hubs. Ce nouveau concept a pour ambition de stimuler l’entrepreneuriat innovant en positionnant le banquier comme un conseiller. « Et si la transformation numérique de votre entreprise passait par la co-création ? » C’est le sujet de BNP Paribas Fortis pour son workshop à la Journée de la PME 2016. C’est aussi une question chère à la banque, qui a développé les Innovations Hubs. Ces entités, logées au sein des centres d’affaires, ambitionnent de créer un terreau fertile pour que l’entrepreneuriat européen ne rate pas le TGV de la transformation numérique. « Nous pensons que l’ensemble de l’économie doit s’adapter et affronter les enjeux du numérique. Avec la mise en place d’un concept qui nous permet de nous familiariser avec l’innovation et les nouvelles technologies, nous faisons bénéficier nos clients dans des secteurs plus traditionnels, dont les PME, des compétences que nous avons acquises », explique Aymeric Olibet, Business Development chez BNP Paribas Fortis. Ainsi, les banquiers des Innovation Hubs ont été formés de manière à pouvoir mieux appréhender la réalité des jeunes pousses et leur potentiel, et à apprécier chaque client sans se limiter à son historique financier.

Bien entendu, l’objectif des Innovation Hubs est de bancariser les start-ups ou scale-ups innovantes. Domaines visés en particulier : digital, biotech, medtech, greentech, cleantech... Autrement dit toutes les technologies à fort potentiel de croissance et d’impact environnemental et social, notamment en termes de création d’emplois. L’un des piliers des Innovation Hubs est leur approche collaborative. « L’objectif est de mieux intégrer les écosystèmes locaux et de créer des rapprochements avec divers partenaires. » Comme des plateformes de financement participatif, des réseaux de Business Angels, ou encore des réseaux ou organisations supportant l’entrepreneuriat et l’innovation. « Avec Co-Station, à Bruxelles et bientôt à Gand, nous proposons également des espaces physiques pour accueillir l’écosystème et favoriser l’émergence de nouveaux projets ou la croissance de projets existants.»

https://innovation-hub.be


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Activité de la PME

LEMAITRE Statut juridique : SPRL Numéro d’entreprise : 0823.671.144 Adresse : Avenue de la Couronne 382 - 1050 Bruxelles (Ixelles) Nombre d’employés : 5 Chiffre d’affaires 2015 : 517.094,00 euros

Lemaitre Publishing est une maison d’édition bruxelloise. Elle a été fondée par Thibault Léonard en 2010 (également fondateur de Primento, en 2013). Dès sa création, Lemaitre Publishing s’est focalisée sur l’édition de livres éducatifs et de formation continue. Avec plus de 1.000 titres édités en un peu plus de 5 ans, Lemaitre Publishing est l’un des éditeurs de livres les plus innovants. Toutes les publications de Lemaitre Publishing sont éditées sous des marques à très forte identité. Depuis sa création, Lemaitre Publishing a vendu près d’un million de livres papier et numériques, ce qui en fait un des leaders de l’édition numérique dans son créneau en Europe.

Activité de la PME

LINDEN Statut juridique : SPRL Numéro d’entreprise : 0425.146.545 Adresse : Rue de la gare 27 - 4780 Saint-Vith Nombre d’employés : HP Linden : 51 (Groupe Linden : 74) Chiffre d’affaires 2015 : 8.328.049,62 euros

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La société H.P. Linden sprl fait partie du groupe Linden qui est actif dans la construction générale (www.linden.be), dans la fabrication d’éléments préfabriqués en béton (www.alphabeton.eu) ainsi que dans la construction de charpentes métalliques (www.steeltec.be). Ces dernières années, le groupe a développé PAMAflex, un système de construction pour maisons passives (www.pamaflex.eu). La société Ficos, active dans le domaine de l’informatique (www.ficos.com), fait également partie du groupe.

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? Dès sa création en 2010, Lemaitre a tenu compte de la révolution numérique qui affectait le secteur de l’édition. Néanmoins, avec l’arrivée du Kindle (2011), des tablettes (iPad, 2010) et l’explosion du marché des smartphones, Lemaitre a dû rapidement s’adapter. L’entreprise a fait le choix de publier toutes ses publications à la fois au format ebook et format papier (sans stock, uniquement disponible en impression à la demande). Elle a fait le choix de se focaliser uniquement sur les activités dans lesquelles elle avait une réelle valeur ajoutée, à savoir le travail éditorial. Les autres activités ont progressivement été externalisées à des partenaires stratégiques (Primento pour la distribution ebook, NordCompo pour la composition, etc). Au niveau éditorial, la PME a standardisé ses contacts avec les auteurs. Afin de réduire sa dépendance aux canaux de vente classique (Amazon, Google, Apple, etc.), elle a fait le choix de développer une stratégie e-commerce autour de chacune de ses marques. Plus récemment (septembre 2015), elle a opté pour le modèle abonnement. Résultat : 40% du chiffre d’affaires réalisé en direct et 2.500 abonnés.

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? Dès le début de l’apparition des ordinateurs accessibles aux petites entreprises (fin des années 1970), la société s’est lancée dans la programmation de logiciels pour ses propres besoins : offres, états d’avancement… Le développement de cet ERP a permis de l’utiliser dans tous les services administratifs et techniques du groupe. Ont également été développées les applications mobiles sur tablette et smartphone avec la possibilité d’accéder à des informations, de saisir des informations, de communiquer avec des réseaux externes (par exemple l’ONSS)… et ceci combiné avec toutes les possibilités de géolocalisation. Consciente qu’une qualité optimale ne peut être atteinte qu’avec une préparation détaillée et exacte des travaux sur chantier, la société s’est également investie très tôt dans l’utilisation des outils de dessin et de modélisation 3D. Aujourd’hui, tous les projets de construction, de charpentes métalliques et d’éléments en béton sont modélisés entièrement. Le modèle est alors utilisé pour la coordination entre les différents acteurs de la phase de planning, l’extraction des métrés lors de la fabrication, la communication avec les ouvriers lors de la production en atelier et le montage/travail sur chantier et l’extraction des données numériques dans le cadre des commandes numériques des installations de production.


Activité de la PME Picking propose des services de production graphique à travers quatre départements : Design, Print, Interactive et Facility.

PICKING Statut juridique : SPRL Numéro d’entreprise : 0563.374.416. Adresse : Avenue Galilée, 4 – 1300 Wavre Nombre de salariés : 24 Chiffre d’affaires 2015 : 4.800.000,00 euros

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? En l’espace de 40 ans, Picking s’est transformée en un véritable centre de compétences couvrant aujourd’hui presque tous les spectres de la production graphique. Les volumes des imprimés étant en constante diminution depuis quelques années, Picking a revu intégralement son approche en tenant compte des tendances du marché de la communication. L’objectif de cette nouvelle approche est de donner une autre dimension aux imprimés grâce à l’innovation et aux techniques digitales. L’idée est de réconcilier la communication ONLINE et la communication OFFLINE et de ne plus mettre en compétition le web et le print. En d’autres termes, il s’agit d’associer les avantages et les forces des deux techniques avec comme résultat une nouvelle technique de communication : la réalité augmentée.

NEW HORIZON :

« La transformation numérique est avant tout un challenge humain ! » Pour la société New Horizon, le secret, pour développer ses affaires, passe inévitablement par le développement du potentiel de chacun et de sa motivation, mais aussi l’augmentation du niveau d’énergie et de la qualité relationnelle. « Bien entendu, les aspects techniques sont essentiels dans toute transformation numérique, mais celle-ci est d’abord un challenge humain qui concerne une multitude d’intervenants : comité de direction, collaborateurs, clients, fournisseurs… » Donald Niclaus, fondateur de New Horizon, a un

solide passé dans l’IT, alors il sait de quoi il parle. « Aujourd’hui, les entreprises sont confrontées à des cycles de vie de plus en plus infernaux. Pour rester pérennes, il leur faut donc de la créativité. Pour cela, leurs équipes ont besoin d’un contexte favorable. » L’ambition de New Horizon est justement de permettre aux dirigeants de sortir la tête hors du guidon, et de créer avec eux « un espace stratégique qui leur permet de réfléchir de manière plus structurée à ce qui va faire la différence ». Cette PME s’est spécialisée dans le business coaching (coaching individuel et d’équipe, supervision d’équipe, cercles de progrès, coaching à distance…). Elle a notamment mis au point la méthode E(xcellence)5 basée sur cinq axes de progrès. Objectifs : accompagner les chefs d’entreprises et leurs équipes, faire d’eux des leaders sereins, inspirés et performants. « J’insiste sur cet ordre », poursuit Donald Niclaus. « Car aujourd’hui, vu la pression subie par les CEO, le premier défi est de garder sa sérénité. Celle-ci devient stratégique dans un contexte social et économique pas évident. » La sérénité va favoriser la créativité, qui va favoriser la performance…

La transformation numérique est en partie le reflet de la manière dont le Comité de Direction collabore. Celui-ci doit faire preuve de la plus grande transparence afin de clarifier et simplifier les processus de l’entreprise et disposer d’une information de qualité irréprochable. Cela demande une grande empathie de chaque acteur impliqué. « Notre rôle est d’identifier la motivation et les freins de chacun afin de fédérer l’équipe vers une vision commune et partagée. »

NEW HORIZON Avenue De Fré 139 1180 Bruxelles Donald Niclaus : +32 (0) 476 335 928 Gérant – Coach Certifié ICF - PCC Julia Kostuk : +32 (0) 472 564 014 Directrice Marketing et Communication niclausd@new-horizon.be www.new-horizon.be


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Activité de la PME

QUATRIÈME DIMENSION Statut juridique : SA Numéro d’entreprise : 0462.696.037 Adresse : Rue des Linottes, 4 - 5100 Naninne Nombre d’employés : 40 Chiffre d’affaires 2015 : 6.700.000,00 euros

Quatrième Dimension est une société active dans la broderie et l’impression sur textile publicitaire. Elle achète les textiles et produit les broderies et impressions dans son atelier situé à Naninne (Namur). L’innovation est un de ses points forts. Sa démarche est d’investir à la fois dans les outils, les technologies qui les entourent et l’humain. Le développement d’outils informatiques performants a généré d’importantes économies et une grande réactivité. En termes de ressources humaines, la structure plane, sans chef d’équipe ni contrôleur, a permis de responsabiliser les ouvriers. Sans outils informatiques internes, cette façon efficace de fonctionner serait impossible.

Activité de la PME Take Eat Easy est une société permettant la livraison de plats de vos restaurants préférés jusqu’à votre domicile ou votre entreprise, par l’intermédiaire de coursiers à vélo.

TAKE EAT EASY Statut juridique : SA Numéro d’entreprise : 0848.329.930. Adresse : Rue Vandenbranden, 1 - 1000 Bruxelles Nombre de salariés : 60 (en Belgique) Chiffre d’affaires 2015 : 709.932,30 euros

Activité de la PME

TECNIBO Statut juridique : SA Numéro d’entreprise : 0417.235.008 Adresse : Rue de Lusambo, 76 - 1190 Bruxelles Nombre de salariés : 47 Chiffre d’affaires 2015 : 11.500.000,00 euros

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Tecnibo est la première entreprise industrielle dans la transformation du bois et le parachèvement à avoir reçu le label d’ENTREPRISE ECO DYNAMIQUE. Elle travaille dans le respect de la problématique des déchets, de la gestion durable des forêts et du respect de l’environnement en général. Elle est en cours de certification ISO 14001 (LABEL - IMAGE). Tecnibo possède une usine équipée de machines à commandes numériques. Cette usine peut être considérée comme un des sites de production les plus modernes en matière de menuiserie sur mesure et de cloisons.

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? L’impression sur textile est un secteur traditionnellement artisanal. Dès sa création, Quatrième Dimension s’est fixé comme objectif de réussir à le professionnaliser. Grâce à l’exploitation des nouvelles technologies, elle s’est forgé de belles perspectives de croissance. Sa capacité à anticiper l’évolution du marché, du métier, des tendances d’achat et des nouvelles technologies lui a permis d’atteindre un niveau de développement intéressant. Par ailleurs, 90% des ventes de Quatrième Dimension sont réalisées via ses sites e-business. Afin de gérer efficacement la multitude et la diversité des commandes, deux informaticiens travaillent à temps plein en interne pour optimiser en permanence l’ERP. Cette plateforme e-business permet de gérer toutes les demandes de devis, les remises de prix, les confirmations de commandes, les stocks, l’atelier, la facturation... Enfin, les nouvelles technologies permettent à Quatrième Dimension de produire beaucoup en petites et moyennes séries, tout en maîtrisant ses marges. L’automatisation des procédures et la vente en ligne ont été déclencheurs de l’internationalisation du business de Quatrième Dimension qui réalise aujourd’hui 30 % de ses ventes à l’export, essentiellement chez ses voisins européens.

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? A son lancement, Take Eat Easy se décrivait comme une entreprise de logistique pour le secteur de l’HORECA. En 2015, Take Eat Easy effectue un virage, devenant une plateforme technologique groupant trois acteurs (client, restaurant, coursier), grâce à une série de produits digitaux. Au cœur de cette transformation se trouvent trois produits différents, et un algorithme les liant. Les trois produits sont les applications. Il y a d’abord l’application sur laquelle les clients peuvent passer commande. Il y a ensuite l’application pour les restaurants, via laquelle ceux-ci reçoivent les commandes passées par les clients. Enfin, il y a l’application dédiée aux coursiers, leur permettant de se diriger et de transporter les plats à travers la ville. Ces trois produits sont liés par un algorithme capable d’allouer en temps réel un coursier à une course de la façon la plus efficace possible et de prévenir le client en temps réel des délais de livraison attendus. C’est ce virage qui a permis à Take Eat Easy de faire exploser ses volumes en 2015 et de se positionner comme leader du marché belge sur son segment.

Comment la PME a-t-elle assuré sa transformation numérique ? La numérisation de Tecnibo repose sur quatre éléments : nouvelle App sur iPad pour gérer CRM et présentation de Tecnibo, site internet, collaboration avec 87 seconds pour créer une vidéo, nouvelle usine complètement numérisée.


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DÈS LE 15 JUIN EN LIBRAIRIES… Remettre l’humain au cœur de la création de valeur et exposer quelques techniques de base de gestion opérationnelle qui peuvent se résumer en deux mots clés : Puissance & Respect…

Entrons ensemble dans le cercle vertueux « Performance – Pérennisation – Plaisir ».

Simples, concrets et d’une logique quelquefois déconcertante, les propos des auteurs traduisent des réalités de terrain et présentent des analyses et des solutions pratiques face aux questionnements nés du vécu quotidien des chefs d’entreprise. Partager avec vous – entrepreneurs ou managers, patrons, dirigeants ou cadres d’entreprise – la passion d’un management performant, pérenne et plaisant… Telle est la démarche des deux auteurs qui associent leurs compétences et leurs expériences, mêlant par-ci par-là dans cet ouvrage une pointe d’humour voire de sarcasme « politiquement incorrect ». Marc-Frédéric EVERAERT et Samuel GIELSDORF (à droite sur la photo) cumulent une soixantaine d’années d’expérience professionnelle en entreprise et des contacts réguliers avec des entrepreneurs et des managers d’horizons différents et d’expertises complémentaires, ainsi qu’avec leurs équipes. Ils livrent ici une approche originale et innovante, fruit de leurs observations sur le terrain. Marc-Frédéric EVERAERT est également l’initiateur de la Journée de l’Excellence des PME (JPME) créée en 2006. Fort, entre autres, du vécu des rencontres avec plus 80 patrons et dirigeants de PME lors des préparations de ces Journées, il a contribué à l’écriture du livre « Management Passion ».

Qu’en retient-il, qu’en retire-t-il ? M.-F. EVERAERT : « L’ouverture d’esprit et la capacité de Samuel GIELSDORF de synthétiser la somme d’expériences acquises au cours de sa carrière et de ses nombreuses missions au cœur même des entreprises ont été des atouts exceptionnels pour rassembler la matière détaillée tout au long de ces pages. Les rencontres et les entretiens avec des créateurs, des dirigeants d’entreprise et des experts de grande qualité professionnelle sont venus compléter utilement les thématiques de cet ouvrage. Qu’en retenir ? Que les grandes et belles théories sur le management décrites à force de livres, certes souvent intéressantes sur le plan intellectuel, ne résistent que rarement à l’épreuve de la réalité du terrain telle que la vivent la majorité des entrepreneurs et des managers. Pour comprendre cette réalité, il faut pouvoir retrousser ses manches et plonger les mains dans le cambouis, question de sentir battre le cœur de l’entreprise et de toutes ses parties prenantes. Il faut donc être à l’écoute, lever régulièrement le nez du guidon et, ainsi, comprendre ce que l’on fait, pourquoi, avec quelle envie et quelle vision. L’envie est le moteur de l’entrepreneur, la vision de ses rêves et de ses projets en est le guide. Je suis persuadé que les dirigeants et cadres d’entreprises, comme tous les participants aux Journées de l’Excellence des PME qui se

succèdent depuis dix ans, prendront plaisir à lire ce livre comme j’ai pris plaisir à participer à son écriture.» Un témoignage vient compléter les propos de Marc-Frédéric EVERAERT, celui d’Hervé GERARD, éditeur du livre : « Le point commun entre Marc-Frédéric Everaert, Samuel Gielsdorf et les éditions Avant-Propos ? L’humain ! Il est dans toutes les valeurs, il est de toutes les passions, il est le moteur de toute création. Il est au cœur du livre ‘ Management Passion ’ car l’énergie qui préside à la création de toute activité n’est pas faite que de chiffres et de courbes. Elle est activée par les sentiments, les coups de cœur ou de gueule de l’acteur qui la produit. Alors quand des hommes ont précisément l’humain comme préoccupation première, ils ne peuvent que se rencontrer. C’est une réalité dont nous n’avons pu que nous réjouir, unis dans le même enthousiasme ».

Ce code QR donne accès à une vidéo de 4 minutes dans laquelle les auteurs présentent le livre

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Quand un entrepreneur rencontre un autre entrepreneur… Ils se racontent des histoires d’entrepreneurs. Et c’est exactement la dynamique recherchée par ICHEC-PME, le pôle d’expertise en entrepreneuriat et croissance d’ICHEC Formation Continue. Lors de la soirée de clôture du programme PME-Start 2015-2016 ce 1er juin, les 29 créateurs d’entreprises formés et accompagnés cette année ont pu partager leurs succès (20 emplois créés, 5 financements levés…) mais aussi leurs difficultés avec 60 autres futurs aventuriers de la création.

Alors que certains pensent que le changement passera par l’immobilisation de nos transports et de notre économie, d’autres, de plus en plus nombreux chaque année, déploient une énergie et des ressources personnelles exceptionnelles pour créer, inventer, développer les entreprises de demain. Malgré un engouement de plus en plus marqué pour l’entrepreneuriat et un contexte réglementaire et fiscal en net progrès, le parcours de

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l’entrepreneur reste une aventure souvent assimilée à un trek en haute montagne. C’est ce que les deux orateurs de la soirée du 1er juin 2016 à l’ICHEC ont rappelé aux participants. L’un, Xavier De

Poorter, expert en entrepreneuriat et créateur lui-même qui, en tant que co-fondateur d’ICHEC-PME, accompagne des patrons depuis plus de 20 ans, l’autre, Olivier de Duve, créateur de MyMicroInvest, est à la fois un exemple de

« success story » et un acteur engagé dans le financement des projets de création. Sur base de son expérience personnelle et professionnelle, ce dernier a rappelé des principes simples mais essentiels qui participent à la réussite des projets : l’importance de l’humain comme premier facteur de réussite, nous ne sommes clairement pas tous des entrepreneurs dans l’âme ; la parfaite connaissance de son futur marché et seulement le bon produit, le bon service. Alors que MyMicroInvest vient de connaître une mini crise médiatique, Olivier de Duve a mis l’accent sur l’importance de la clarté et de la solidité de la vision et des valeurs du CEO et de son entreprise. Ce sont ces éléments qui, dès la création, permettent de faire face aux obstacles qui ne manqueront pas de se présenter. Parmi ceux-ci, la recherche de moyens financiers n’est certainement pas le moindre. MyMicroInvest joue, dans ce cadre, un rôle important.


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Le CrowdFunding est une réponse particulièrement adaptée pendant la période de « traversée du désert » que connaissent quasi tous les entrepreneurs quand ils ont épuisé les ressources financières les plus facilement mobilisables (personnelles, famille, amis…), mais n’ont pas encore les arguments pour convaincre les investisseurs traditionnels. Il s’agit certes d’un levier de collecte de fonds, mais c’est avant toute chose, un outil de marketing et de communication particulièrement efficace. Chacun des investisseurs qui fait le choix de croire en votre projet devient automatiquement l’ambassadeur de votre produit, de votre service. Et Olivier de Duve de préciser que cet effet est valable aussi bien dans un marché B to C (Business to Consumer) que B to B (Business to Business). En tant que pionnier de ce véhicule d’investissement en Belgique, MyMicroInvest reçoit plus de 100 nouveaux projets par mois.

Tous ne se retrouveront pas sur la plateforme mais, pour ceux qui sont présentés, 2/3 s’avèrent rentables pour les investisseurs. Le CEO de l’entreprise précise dès lors clairement qu’en moyenne 1/3 des projets échoueront. Le risque est donc réel. Son conseil : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Si la création était au cœur de la soirée, l’autre versant de la montagne n’a pas été oublié, à savoir la croissance. Actuellement, dans le top 10 des acteurs du CrowdFunding en Europe, Olivier de Duve ne cache pas son ambition de passer dans le top 5. Son levier de croissance : l’internationalisation des activités.

L’aventure continue donc pour ses associés et lui, comme pour les 80 créateurs présents dans la salle.

PAR BRIGITTE HUDLOT, DIRECTRICE ICHEC FORMATION CONTINUE

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Comment maintenir en vie l’art du shopping à l’époque numérique ? © Pascal Willems

Les frontières entre online et offline ont tendance à disparaître. L’expérience que fera vivre le commerce au client est la valeur ajoutée qui séduira le consommateur. Pour ce faire, la digitalisation du commerce repose sur quelques règles importantes. de récompenses est un bon moyen d’augmenter le trafic dans le magasin physique : offrir des réductions sur le net qui sont valables en magasin permet d’inciter le public à se rendre dans l’espace de vente. Par exemple, placer en magasin des displays (mobilier) correspondant à un concours organisé sur Facebook. Si les internautes viennent faire un « selfie » devant le display et ensuite le poste sur Facebook, ils reçoivent un cadeau. tUtiliser l’affichage dynamique : communiquer visuellement dans le point de vente sur un écran, un mur d’écrans ou par vidéo-projection. Cela permet au commerçant de rendre ses messages plus attractifs afin d’interagir avec le client. Les contenus peuvent être édités en temps réel en fonction du type de client présent dans le rayon via des technologies de reconnaissance faciale ou de données factuelles, comme la saison ou la gestion de stock. L’affichage dynamique est en passe de remplacer les systèmes traditionnels comme les affiches, panneaux publicitaires et signalétique. Benhamin Stoz : la digitalisation du point de vente est un phénomène auquel le commerçant ne pourra pas échapper

L’Internet a amené de nouveaux comportements de consommation qui ne sont pas toujours favorables au commerce physique. Par exemple, le showrooming désigne la pratique selon laquelle les consommateurs recherchent des informations sur un produit dans les commerces traditionnels pour ensuite l’acheter sur internet. « Cette tendance est une menace pour les commerçants, mais ils peuvent développer une stratégie », estime Benjamin Stoz, passionné de design et d’architecture et auteur d’un livre « Aménagement commerciaux se différencier pour réussir » paru début 2016 (Edi.pro). Voici quelques pistes données par l’architecte d’intérieur : tPouvoir commander en ligne MAIS depuis le magasin : les boutiques peuvent mettre en place des stratégies pour contrer le phénomène du showrooming. Objectif ? Générer du trafic en magasin, avoir la possibilité de réserver ou de commander des produits à travers le web pour ensuite faire le retrait dans la surface de vente. Les enseignes utilisent le fait que les clients potentiels sont munis de leur

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mobile avec une connexion internet dans la boutique pour proposer une information complète d’un produit ou de la marque. tIntégrer les nouvelles technologies DANS le magasin : des outils existent sur le marché comme les cabines d’essayage virtuelles. Comme dans un miroir, le client peut voir son image réfléchie mais il lui sera possible d’essayer des vêtements virtuels superposés aux images réelles de son corps. Même la réalité augmentée s’est introduite dans le commerce en proposant au consommateur d’essayer un produit de chez lui à l’aide de son téléphone et d’une webcam. Dans certaines enseignes, les vendeurs s’équipent de tablettes afin de fournir toute l’information sur un produit ou offrir la possibilité au client de laisser un avis sur le magasin ou les produits. tInciter les clients à partager leur expérience d’achat sur les réseaux sociaux : l’expérience d’achat se prolonge sur le web, les réseaux sociaux ou sur le smartphone et facilite le partage de l’expérience du moment. Le système

tMettre en place des bornes interactives : le client actuel souhaite bénéficier des mêmes avantages d’achat dans un magasin que devant son écran. La borne interactive sur le point de vente va informer le consommateur sur son emplacement et son parcours dans le magasin et sur les produits qu’il pourra y trouver. Il suffit de scanner un article sur la borne et celleci vous livre l’ensemble des informations techniques du produit (dimensions, prix...). Certaines bornes peuvent aussi être équipées d’un terminal de paiement en ligne afin d’éviter les files d’attentes à la caisse. D’une manière générale, elles participent à l’expérience d’achat vécue par le consommateur. La digitalisation du point de vente est un phénomène auquel le commerçant ne pourra pas échapper. Connaître les nouvelles technologies de communication et le développement des systèmes qui permettent d’interagir avec le client est indispensable. « Le consommateur actuel veut un magasin connecté qui puisse lui faire vivre une expérience exceptionnelle et qu’il pourra lui-même partager sur les réseaux sociaux. L’utilisation de toute une série d’applications intelligentes va transformer radicalement l’acte d’achat », conclut Benjamin Stoz.


SITA

l’acteur incontournable de la gastronomie italienne Mozarella di buffala, jambon de parme, olives, truffe… La société Sitadis est devenue un acteur incontournable dans la fourniture de produits italiens aux professionnels l’Horeca. A la fois fournisseurs de pizzerias, de restaurants, de la grande distribution mais aussi de particuliers, cette PME familiale au capital sympathie élevé revient sur les clés de son succès. A l’origine de l’entreprise familiale Sita, il y a Carmelo Sita. En 1947, il quitte la Calabre pour venir travailler dans les mines de la Louvière. En 1958, nostalgique des bons fromages de sa région d’origine, il ouvre les portes d’une fromagerie artisanale où il fabrique de la ricotta. Au début des années 2000, on est très loin des trois vaches que possédait le patriarche puisque la troisième génération (Sergio, Carmelo, Bruno et Pasquale Sita) a repris le flambeau de cette fromagerie qui livre ses produits divers et variés à près de 700 clients par semaine. Face à la demande croissante mais toujours dans le respect du produit ainsi que du client, la relève décide de favoriser la progression de l’entreprise. Et les fruits ne se font pas attendre puisque la société remporte à plusieurs reprises le titre de « Gazelles du Hainaut » décerné par le magazine économique Trends Tendances. « Avec 1.500 clients restaurateurs et plus de 4.000 références disponibles, nous sommes aujourd’hui les seuls en Belgique et dans le Benelux à offrir la plus large gamme en produits d’alimentation d’origine italienne », développe Bruno Sita. « Nous sommes spécialisés dans la fourniture de produits frais et ultra-frais, comme la mozarella di buffala, la truffe ou encore le jambon de Parme. Nous proposons également une gamme de produits surgelés car cela correspond à une nouvelle demande du secteur de l’Horeca. Du débu-

tant qui souhaite mettre en place une nouvelle activité aux plus gros opérateurs qui cherchent des produits adaptés à leurs besoins, nous sommes le partenaire idéal car nous proposons différentes formes de collaboration. » Côté logistique, l’entreprise Sita est capable de couvrir l’entièreté du pays et s’engage à livrer ses clients dans les 24 heures qui suivent la prise de commande.

Des prix compétitifs toute l’année Tout au long de l’année, l’entreprise Sita prend soin de proposer des produits d’épicerie, frais, surgelés, mais aussi des vins, des huiles et des conserves à prix compétitifs à sa clientèle composée de professionnels mais aussi de particuliers. Une carte de réduction est en outre disponible pour les professionnels du métier. « Nous possédons à ce jour trois points de vente : un pour les particuliers (Manage) et deux (Marcinelle et La Louvière) pour les travailleurs de l’Horeca », complète Bruno Sita. Avec une expertise reconnue et non égalée dans le secteur de la gastronomie, la société Sita est devenue au fil des années consultante pour les domaines de la grande distribution et de l’industrie qui souhaitent sans cesse lancer de nouveaux produits sur le marché. Preuve que la gastronomie italienne a encore de beaux jours devant elle !

Sita Le Cash & Carry à destination des professionnels et des particuliers est ouvert de 9h à 17h du lundi au vendredi ainsi que le samedi de 9h à12h30 Tél : +32 (0)64/ 22.37.60 Adresse: 7 rue du Canal à 7100 La Louvière Email : lalouviere@sitadis.be Pour les gros volumes, les professionnels et les particuliers peuvent se rendre au : 102 rue des Forgerons à 6001 Marcinelle Tél : +32 (0)71/ 36.75.84 Email : marcinelle@sitadis.be Adresse de nos bureaux et de l’entrepôt : 9 rue de Liège à 6180 Courcelles Tél : +32 (0)71/ 89.90.90 Email : info@sitadis.be www.sitadis.be


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MARQUE EMPLOYEUR : employés pyromanes et pompiers Les employés sont aujourd’hui des acteurs de la réputation de l’entreprise. Qu’on le veuille ou non, le constat est là. Et la tendance est à la hausse : tout le monde note tout le monde. Du médecin généraliste au patron d’entreprise, certains sites se spécialisent même dans ce type de cotation. Tel Glassdoor, ce « TripAdvisor de l’emploi ». Les avis se multiplient et priment dorénavant sur la communication officielle de l’entreprise. Il n’est plus possible de faire l’impasse. Et les entreprises semblent souvent bien dépourvues. Pour le meilleur et pour le pire.

Les employés communiquent, pour le meilleur et pour le pire Pour le meilleur quand l’entreprise fait face à un coup dur, un bad buzz et qu’ils sont là pour la défendre, pour contre-argumenter, dans une spontanéité convaincante par nature. Et de ce fait, souvent mieux qu’une communication corporate plus classique. L’exemple récent de la vidéo de la STIB 1 est éloquent. L’entreprise laisse ses collaborateurs s’exprimer sur ce qu’ils ont vécu lors des attentats du 22 mars, parfois au plus près du drame. Solidarité, professionnalisme, respect des autres. Voilà toutes les valeurs de l’entreprise portées avec dignité et crédibilité par ses propres collaborateurs.

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Pour le pire quand ils confient sur les réseaux sociaux leurs déboires, leurs ressentiments, leurs griefs. « Le fait est là », explique Vincent Pittard co-fondateur de l’agence REPUTATION 365, « 33 % s’épanchent sur Internet 2. Tout y passe : les produits et services, le management, la stratégie de l’entreprise, les tensions entre collègues et même pour un tiers des cas, des informations à diffusion restreinte voire confidentielle. » Le linge sale n’est plus lavé en famille mais sur la toile. À la barbe de tous, partout et pour toujours. Car Internet n’oublie jamais.

Les réseaux sociaux sont une opportunité avant d’être un danger Ces réseaux numériques sont des espaces ouverts, faits d’interactions et d’échanges, où des liens se tissent entre collaborateurs, avec des partenaires, des clients et vers des futurs collègues. C’est aussi

une marmite bouillonnante d’idées et d’expérimentations. Désormais, la communication externe de l’entreprise n’est plus aux seules mains du dirigeant et du département de communication. Les collaborateurs s’en sont emparés. Et ils sont écoutés s’ils ne sont pas mis en scène. C’est cela la vraie révolution de la communication 2.0. On fait désormais plus confiance à quelqu’un qui nous ressemble, même si on ne le connait pas, plutôt qu’à ce que dit l’entreprise. Ce constat, la plupart des entreprises l’ont déjà fait. Mais elles sont encore désarmées lorsqu’il s’agit d’y apporter des réponses concrètes. Comment passer de règles de gouvernance strictes à un certain lâcher prise ?

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https://youtu.be/bBQIbxBO1yc

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Enquête menée en juin 2014 par le CEGOS auprès de 1000 salariés et 300 dirigeants et managers impliqués dans le pilotage des réseaux sociaux et du digital pour leurs entreprises : http://www.cegos.fr/Pages/ impacts-digital-et-reseauxsociaux-barometre-cegos.aspx


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la direction doit être fortement impliquée et jouer un rôle moteur. C’est l’ingrédient principal du succès… ou de l’échec de cette transformation ».

Des ambassadeurs indispensables ?

Que faire : cadenasser ou laisser faire ? Ni l’un ni l’autre. La question n’est plus de savoir si on donne un rôle d’ambassadeur aux employés pour porter la voix de l’entreprise, ils l’occupent déjà. Le point est plutôt de savoir comment canaliser ce mouvement. La solution : une charte d’utilisation des réseaux sociaux. Attention, il ne s’agit pas d’un document pour énumérer et interdire tous les comportements à risque ou les propos à proscrire. Un tel document peut avoir sa place dans le règlement d’ordre intérieur mais l’usage montre qu’il n’est pas lu, ni compris et qu’il est rapidement désuet. La charte d’utilisation des réseaux sociaux doit faire appel au bon sens. C’est un guide des bons usages numériques, un manuel pratique pour prendre soin de sa propre identité numérique, de celle de son entourage, y compris professionnel. Du management participatif en quelque sorte. La métaphore est connue : au restaurant, vous êtes attablé avec vos amis et les amis de ceux-ci. Lorsque vous parlez de votre travail, vous êtes attentif à votre vie privée, à celle des autres, aux informations confidentielles de l’entreprise et vous respectez votre interlocuteur. Surtout que des inconnus à d’autres tables pourraient vous entendre. Sur les réseaux sociaux, c’est la même chose.

du projet », résume Vincent Pittard de l’agence REPUTATION 365. Le secteur d’activité influe sur ce que dira la charte, sur les objectifs qu’elle poursuivra, les valeurs qu’elle incarnera. C’est une particularité à prendre en compte. Il ne serait pas efficace de faire des copier-coller d’une entreprise à l’autre. « Mais plus qu’une charte, c’est un processus de ‘change management’ qui doit s’enclencher. Avec toutes les peurs que tout changement implique », sourit Vincent Pittard. « Ce processus va modifier profondément les échanges d’information dans et hors de l’entreprise. C’est pour cela que

Certaines entreprises ont déjà mis en avant leur dirigeant, un cadre ou un employé pour humaniser et incarner leur communication. C’est en effet un puissant levier. Mais lorsque le collaborateur quitte l’entreprise, tout s’effondre. L’employé part avec sa visibilité

médiatique, l’entreprise perd un symbole et laisse un certain vide communicationnel. C’est ce que doit se dire en ce moment BNP Paribas Fortis avec le départ de son économiste en chef Peter De Keyzer. Que faire de ses 228 articles de blog et de ses centaines de tweets qui construisaient la vision de son (ex-)employeur ? Alors faut-il dès lors se passer de ces ambassadeurs numériques ou les multiplier ? Il faut trouver un juste milieu pour ne pas déforcer l’entreprise.

Que faire des 228 articles de blog de Peter De Keyzer qui construisaient la vision de son (ex-)employeur ?

Plus qu’une charte Concevoir une charte ne suffit pas. Il faut communiquer à son sujet et l’accompagner auprès des employés. Des ateliers pratiques adaptés à chaque type de profil, à leur responsabilité, à leurs connaissances. Comment suivre l’évolution de son marché avec Twitter ? Comment prospecter avec Linkedin ? Quels sont les conseils pour commenter un article de presse en ligne avec son propre compte Facebook ? Etc. « Ce virage numérique ne peut pas se négocier à la même vitesse dans toutes les organisations. La culture d’entreprise doit rester au cœur

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Carl-Alexandre Robyn : 65% des startups échouent en raison de problèmes interpersonnels entre fondateurs

Créer une startup n’est pas un conte de fée ! C’est un sujet dont on parle peu quand il s’agit de vanter les mérites de l’entrepreneuriat : un grand nombre d’échecs de startups sont dus non pas à des causes externes, mais à des problèmes d’entente entre cofondateurs. Un livre propose des outils pour répondre à ces questions un peu taboues, et pourtant cruciales pour la suite : comment bien choisir ses associés et mieux répartir son capital-actions, ainsi que les gains en fonction des efforts réels de chacun ?

Beaucoup d’études expliquent les échecs des entreprises émergentes à partir de causes externes. En vérité, quelques recherches récentes ont montré que la majorité des échecs sont dus à des problèmes de personnes au sein de l’équipe dirigeante. Par exemple, selon les travaux du professeur Noam Wasserman de l’Université de Harvard, 65% des startups échouent essentiellement en raison de problèmes interpersonnels entre fondateurs. D’après Carl-Alexandre Robyn, auteur du livre « Start-up : bien choisir ses associés et mieux répartir son capital-actions », ces conflits interpersonnels entre associés sont le fruit des décisions difficiles face aux dilemmes fondateurs de toute startup : s’associer, d’abord, et partager, ensuite. « Environ 70% des conflits entre associés sont dérivés d’une mauvaise distribution initiale des actions et 30% des antagonismes sont la conséquence

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d’une mauvaise évaluation préalable des tempéraments ! ».

Eviter le conflit d’entrée de jeu L’auteur a une expérience multiple de la création, de la gestion et du financement de startups. Au cours de ses recherches, il s’est entre autre demandé comment les cofondateurs de startups faisaient pour se répartir la valeur. La réponse l’a quelque peu surpris : « En fait, j’ai compris que ça se fait un peu au petit bonheur la chance. Souvent, les starters lancent leur projet avec les amis, la famille. Le problème est que la plupart sont prisonniers d’une tendance naturelle à vouloir éviter le conflit d’entrée de jeu. Ils ne pensent pas que des problèmes peuvent survenir par la suite, ni qu’un cofondateur pourrait quitter le navire à un moment. »

Pourtant, rien n’est moins imprévisible que la vie d’une startup : « En moyenne, sur cent startups créées, seules dix perceront. Et dans ces dix, quatre parviendront à conserver leur modèle économique initial, tandis que six d’entre elles devront le modifier in extremis pour survivre et/ou s’adapter au marché », écrit Carl-Alexandre Robyn.

Sur 100 startups créées, seules 10 perceront. Et dans ces 10, seules 4 parviendront à conserver leur modèle économique initial


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LES ATTITUDES D’UN SUPER FONDATEUR (EXTRAITS) Pour obtenir l’adhésion et l’estime de vos (futurs) investisseurs, montrez- leur que vous : 1. Saurez développer votre écoute : pour être sûr que votre discours fera mouche et pour obtenir le meilleur de vos collaborateurs, vous devez les connaître, avoir identifié leurs points forts et leurs faiblesses, mesuré leur degré d’autonomie et savoir ce qui les motive. 2. Veillerez à être exemplaire : il faut être courageux dans sa relation aux autres, être capable dire à un collaborateur qu’il s’est trompé ou qu’il n’a pas été à la hauteur. Tout en cherchant des solutions pour redresser la barre. Être exemplaire : respecter la parole donnée, tenir les délais annoncés, éviter de s’attribuer les idées d’un collaborateur ou, en cas d’erreur, de rejeter la faute sur l’équipe. 3. N’hésiterez pas à vous engager : l’énergie, l’enthousiasme sont communicatifs et ont un formidable effet d’entraînement sur les équipes. En s’impliquant, on devient plus crédible et on gagne en autorité naturelle. 4. Donnerez du sens aux objectifs : on ne vous demande pas de jouer les prédicateurs exaltés, mais d’expliquer clairement à vos équipes où vous voulez aller afin de donner du sens à leur action. 5. La jouerez collectif : un entrepreneur doit pouvoir déléguer, accepter des façons différentes de travailler de ses collaborateurs et prendre en compte leurs suggestions. Une bonne idée qui ne recueille pas l’adhésion ne sert à rien.

Côté équipe dirigeante, moins de 10% des fondateurs restent à des postes opérationnels élevés au terme du développement de leur entreprise. « Des exemples comme Bill Gates ou Marc Zuckerberg sont de très rares exceptions ! »

Excès d’optimisme Après la sélection bâclée des associés, la répartition du gâteau pose également problème. Par facilité, excès d’optimisme, évitement du conflit, propension à s’en remettre à son instinct…, la majorité des cofondateurs choisissent une répartition à parts égales du capital et des salaires. « C’est bien romantique, mais ça ne va pas aller ! A l’usage, cela risque d’être fatal car certains fournissent plus d’effort que d’autres, ce qui est source de frustrations et de tensions.» Car c’est inévitable, tous les associés ne s’impliqueront pas de la même manière. Pour Carl-Alexandre Robyn, avec de la méthode, ces difficultés peuvent être anticipées et les options possibles sont bien plus variées qu’on ne l’imagine. « La plupart des primo-fondateurs n’ont même pas conscience des dilemmes auxquels ils sont confrontés, ni de connaissance de la palette des possibilités s’offrant à eux, et encore moins des conséquences à long terme de leurs décisions. Ils ne réalisent d’ailleurs même pas qu’ils prennent des décisions cruciales ! » C’est donc l’objet de son bouquin : proposer aux fondateurs de startups des outils accessibles et pragmatiques, sous forme de matrices de décision adaptables, qui leur permettent de prendre les bonnes décisions le plus tôt possible. Entre autre sur la manière de choisir ses associés et partager le capitalactions entre fondateurs, de choisir ses employés clés, ainsi que ses investisseurs.

Choisir plutôt que subir Son parcours de capital-risqueur l’a souvent confronté aux problématiques financières des starters qui doivent négocier l’ouverture de leur capital aux investisseurs privés et institutionnels. « A force de rencontrer des starters et investisseurs, je me suis rendu compte que les premiers présentent de grandes lacunes pour ce qui est d’évaluer leur startup et de la vendre. Une fois lâchés par les organismes qui les accompagnent, ils sont perdus face

aux investisseurs potentiels. Ils ont rédigé un business plan, en savent expliquer la teneur, le montant recherché et à quoi celui-ci va servir, mais sont incapables de faire une vraie proposition d’affaire. Or, tout investisseur aguerri posera ces questions : Combien l’investissement va-t-il rapporter et dans quel délai ? Quel pourcentage du capital propose le starter ? » Souvent, les starters ne savent tout bonnement pas combien leur startup vaut. Ils n’ont pas été préparés à répondre à ces questions. « J’ai interviewé des gens du dispositif d’accompagnement qui m’ont répondu ‘mais ce sont de petits montants et c’est l’investisseur qui fera le calcul’. Quelle erreur de jugement ! En partant ainsi, les porteurs de projets sont perdants. La négociation devient un processus subi ; l’évaluation de la startup est faite non pas par le starter, mais par l’investisseur. »

investisseurs d’investir mais ce sont plutôt les tempéraments. » Selon l’auteur, les attitudes qui permettent aux fondateurs de « s’imposer face à des investisseurs blasés » sont la confiance en soi, une bonne qualité d’écoute, un discours articulé autour de quelques idées fortes et une posture adéquate, le tout avec une mise en scène réalisée avec un minimum de sincérité. Par ailleurs, beaucoup de plans d’affaires présentés ne répondent pas aux préoccupations de base des investisseurs et ne rassurent pas ceux-ci sur l’engagement du starter dans la prise de risques. Le starter doit convaincre du fait qu’il est prêt à mouiller sa chemise. « Les fondateurs belges sont courageux mais pas téméraires : contrairement à leurs pairs anglo-saxons, trois quarts des fondateurs ne mobilisent pas l’entièreté de leurs économies pour lancer leur projet. Si vous n’êtes pas prêts à prendre des risques, c’est que vous ne croyez pas totalement dans votre projet ! »

Environ 70% des conflits entre associés sont dérivés d’une mauvaise distribution initiale des actions Sachez vous vendre ! L’auteur pointe aussi le manque de talents ou de préparation communicationnels des entrepreneurs. « Après un long et fastidieux chemin parcouru dans le dispositif d’aide à la création et au financement d’entreprises où les porteurs de projet sont ballotés d’une structure publique ou privée à une autre vient enfin le moment périlleux de devoir vendre leur projet à des investisseurs privés. » Et là, c’est la déconvenue ! Plus de 90% des jeunes pousses échouent à lever des capitaux de démarrage. « Notre écosystème startups est un vivier riche de talents, mais si les fondateurs sont porteurs d’un potentiel créatif prometteur, beaucoup manquent des soft skills nécessaires à la concrétisation de ce potentiel.» En sept mots : les starters ne savent pas se vendre ! « Or si le contenu du business plan est déterminant pour obtenir le rendezvous, ce n’est pas lui qui convainc les

START-UP : bien choisir ses associés et mieux répartir son capital-actions, Carl-Alexandre Robyn, avril 2016, 324 pages, Edi.pro

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QUATRE MÉNAGES SUR CINQ

connectĂŠs Ă Internet L’Agence du NumĂŠrique mesure rĂŠgulièrement le niveau d’intensitĂŠ numĂŠrique des citoyens wallons, au travers du niveau d’Êquipement des mĂŠnages et de leurs usages numĂŠriques. Voici les principaux enseignements de la dernière version de ce ÂŤ Baromètre Âť. L’enquĂŞte a ĂŠtĂŠ menĂŠe ďŹ n 2014 sur un ĂŠchantillon de 2100 citoyens âges de plus de 15 ans. tEFTDJUPZFOTEFBOTFUQMVT disposent d’un tĂŠlĂŠphone mobile tEFTNĂ?OBHFTXBMMPOTEJTQPTFOU d’une connexion Ă  Internet tEFTNĂ?OBHFTXBMMPOTEJTQPTFOUEBV moins un ordinateur ďŹ xe ou portable tEFTNĂ?OBHFTEJTQPTFOUEVOF connexion WiFi tEFT8BMMPOTEJTQPTFOUEVO smartphone tĂ‹EFTNĂ?OBHFTOFTFDPOOFDUFOU plus via l’ordinateur, mais bien via la tablette numĂŠrique et/ou le smartphone

Un smartphone pour quoi faire ? Trois quarts des utilisateurs de smartphone se connectent quotidiennement à Internet via WiFi ou 3G/4G. Parmi nombre d’autres applications, ils exploitent notamment: t$PVSSJFS�MFDUSPOJRVF t3�TFBVYTPDJBVY t.FTTBHFSJFTJOTUBOUBO�FT t(�PMPDBMJTBUJPO

Lieux d’usage d’Internet : t%PNJDJMFEFT8BMMPOT t5SBWBJM t"NJTFUQSPDIFT t"MFYUĂ?SJFVS L’usage du WiFi hors du domicile est principalement concentrĂŠ Ă l’hĂ´tel ou au restaurant (70 % des utilisateurs), dans la rue (39 %) et dans les gares et aĂŠroports (31 %). Au niveau des types d’usage : t$PVSSJFSĂ?MFDUSPOJRVFEFTJOUFSOBVUFT t3FDIFSDIFTTVSMF8FCBDUVBMJUĂ?   loisirs (74 %) ou prĂŠparation des achats (74 %), en ligne ou non. Les progressions les plus signiďŹ catives, par comparaison Ă  la situation deux ans plus tĂ´t, concernent les achats en ligne et l’usage des rĂŠseaux sociaux qui intĂŠressent tous deux 66 % des internautes. C’est clairement Facebook qui capte l’essentiel des usages des rĂŠseaux sociaux avec 61 % des internautes (49 % des Wallons de 15 ans et plus). EnďŹ n, 53 % de ces derniers ont achetĂŠ en ligne au cours de l’annĂŠe, marquant un net progrès par rapport Ă  2012 (44 %).

Internet pour quoi faire ? 81 % des Wallons de 15 ans et plus ont utilisÊ Internet au moins une fois au cours de l’annÊe, et 71 % quotidiennement.

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Baromètre 2015 des usages numÊriques des citoyens wallons : www.digitalwallonia.be/barometre2015/

LE THĂˆME DE LA ÂŤ JOURNÉE DÉCOUVERTE ENTREPRISES Âť 2016 EST CONNU CE SERA ÂŤ TOUS CONNECTÉS Âť ! La JournĂŠe DĂŠcouverte Entreprises cĂŠlèbre sa 23ème ĂŠdition en 2016 et se tiendra le dimanche 2 octobre de 10 Ă 17h. Des centaines d’entreprises et organisations accueillent chaque annĂŠe des milliers de visiteurs. Au total, plus 2 000 sociĂŠtĂŠs ont ouvert leurs portes Ă  plus de 7 000 000 de visiteurs. En 2016, le numĂŠrique occupe une place d’honneur puisque le thème de la 23 ème ĂŠdition de la JournĂŠe DĂŠcouverte Entreprises sera : ÂŤ Tous connectĂŠsÂť. Avec ÂŤ Tous connectĂŠs Âť, la JDE souhaite mettre en valeur les changements apportĂŠs par le numĂŠrique dans l’organisation de nos entreprises et les avantages qui en dĂŠcoulent. Qu’il soit un bouleversement radical, un facilitateur de business ou un avantage compĂŠtitif indĂŠniable‌ qu’il soit dĂŠjĂ  bien installĂŠ dans l’entreprise ou Ă  peine ĂŠmergent, le numĂŠrique dans l’entreprise sera mis Ă  l’honneur chez les participants de la JournĂŠe DĂŠcouverte Entreprises, le 2 octobre 2016. Mais plus gĂŠnĂŠralement encore, ĂŞtre ÂŤ tous connectĂŠs Âť permet de mettre Ă  l’honneur le lien qui unit nos entreprises entre elles, ou les entreprises et le grand public, concept particulièrement mis en valeur lors de chaque JournĂŠe DĂŠcouverte Entreprises. Tous connectĂŠs, tous sur la mĂŞme longueur d’onde, tous ensemble pour se dĂŠcouvrir l’un l’autre et se bĂŠnĂŠďŹ cier mutuellement. Vous souhaitez figurer participer Ă  la prochaine ĂŠdition de la JournĂŠe DĂŠcouverte Entreprises du 2 octobre 2016 ? Contactez Katty Mangin katty@jde.be ou 069/66 15 04.


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Dossier Entreprendre - JPME - 08 juin 2016  

La Transformation numérique des PME

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