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LE MAGAZINE FÉMININ DE

MODE

La nouvelle élégance du costume

CINÉMA Le phénomène Valérie Bonneton

REPORTAGE LIVERPOOL Week-ends de tous les excès

OCTOBRE ROSE Saint-Sein nous (dés)habille !

CHARLIE DUPONT L’expérience lui va si bien

OCTOBRE 2013 - #159 - essentielle.be


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PAR FAIT

IL N’A JAMAIS ÉTÉ AUSSI SIMPLE D’AVOIR UN TEINT SUBLIME.

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06 Octobre Rose........................................................... Saint-Sein dévoile ses formes pour la bonne cause 09 Cinéma................................................................................................. Valérie Bonneton, actrice volcanique 12 Livre......................................................................................................... Douglas Kennedy, “so” romantique 14 Design....................................................................................... Bruxelles fourmille de spots déco-design ! 18 Style......................................................................................................................... Le costume a le new look 22 Beauté............................................................ Les hommes sont… des femmes pas comme les autres ! 36 Vivre...................................................................................................... Divorce : réussir une garde alternée 44 Goûter......................................................................................................................... Croqueuse de diamants 45 Horoscope................................................................................................................ Par Isabelle Van Molhem 46 Dernière Minute........................................................................................................................................ News

SOMMAIRE

édito

EN COVER. Charlie Dupont porte un blazer et un t-shirt Maison Martin Margiela et une broche en argent Isabelle

En octobre, on ne se fait pas la malle et on se gardera bien de se faire mal. Non rien de tout ça… en octobre, on a juste eu envie de saupoudrer Essentielle d’une présence mâle. Parce que les tendances des défilés hommes nous ont livré des costumes pleins d’idées, parce que côté cosmétiques, les marques proposent des produits bien goupillés et qu’ils sont de plus en plus nombreux à s’y mettre ! Et puis, il y a Charlie Dupont… Avec son actualité qui court jusqu’en 2014, on lui avait réservé une place dans le numéro “Nouveautés” de septembre… Qu’on a bien vite attribué à autre chose pour se le garder au chaud pour octobre. Ses boucles, son rire, son humour, sa facilité à se glisser dans la peau d’un “hardeur” (dans une série pour Canal +) comme dans celle d’un fou amoureux à travers la pièce de Nicolas Bedos (à voir au théâtre Le Public à Bruxelles) : il est partout et donc… dans Essentielle ! Mais des femmes il est quand même question, notamment au travers du reportage du photographe Michel Loriaux à Liverpool, où les femmes, jeunes ou non, se lâchent en bandes, pour s’amuser, décompresser et… ce faisant, se donnent en spectacle de manière parfois pathétique. À l’opposé de cet univers nocturne et interlope, les mannequins défilaient pour les Fashion Weeks de septembre. Elles y affichaient de la transparence, des tons dragées, et du tout fleuri. En attendant, ce sera plutôt mérinos pour tout le monde…

Lenfant. Stylisme Didier Vervaeren. © Ganaëlle Glume

Élodie Weymeels

15 Rencontre Ce chouchou de Charlie

Sa carrière prend de l’ampleur, lui gagne en profondeur...

20Style

Les tics et les tocs des créateurs

Café, chapeau, broche, couleur fétiche... les stylistes nous livrent leurs obsessions

24Reportage

Liverpool, côté nuit Dans le nord de l’Angleterre, les week-ends sont chauds...

39Goûter

Au pays du whisky De l’eau, l’orge et la levure naît un puissant nectar

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L'ÉVÉNEMENT

LES E SSENTIELS NCE ET C A D N E T , S W E N MOIS DE N

ULTURE

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Octobre voit rose. Durant tout le mois, les actions de sensibilisation à la problématique du cancer du sein sont partout… Tout le monde se mobilise, des associations aux marques de cosmétiques et autres. Objectif : qu’on n’oublie pas ce fléau qu’est le cancer du sein.

OCTOBRE ROSE

SAINT-SEIN AU SACR É BON CŒ U R

L’ASSOCIATION AIDE LES FEMMES À ABORDER LA QUESTION DU CANCER DU SEIN AVEC ESPOIR ET LÉGÈRETÉ.

ESSENTIELLE

OCTOBRE 2013

bien-être, des informations insolites, préventives. Notre but est aussi de mettre les femmes en relation, de leur donner le sourire”, ajoute Isabeau. Le ton aérien touche tout le monde, même les plus jeunes qui sont aussi concernées. “Une femme sur quatre atteinte du cancer du sein a moins de 40 ans”, informe Isabeau. Et puis, selon les chiffres officiels, une femme sur huit flirte avec cette maladie au cours de sa vie… Une tante, une amie, une maman, tout le monde peut se sentir touché. Et certains se mobilisent comme ces quelques people appelés par Saint-Sein : Joëlle Milquet, Sébastien Nollevaux, Jean-Luc Fonck vont donc aussi arborer les seins de Lolly Wish lors d’un shooting particulier qui fera l’objet d’une exposition prochainement. Et en plus, “via notre site et Facebook, toute personne portant le t-shirt va pouvoir poster sa photo”, explique Isabeau. De quoi matérialiser la vraie communauté énergique et solidaire que représente Saint-Sein. © THIBAULT GREGOIRE

Plantureuse la campagne de l’association Saint-Sein. Hypnotique. Tout à fait Lolly Wish, cette “performeuse” burlesque et marraine de la plate-forme d’informations tournées autour de la prévention et du soin des seins. Véronique Patte et Isabeau Paape en sont les deux cofondatrices mais aujourd’hui, le projet vit depuis trois ans grâce à l’aide annexe de bonnes volontés. “Lors du shooting à l’hôtel Berger, Lolly Wish a apporté cette parure (qui avait en réalité été créée pour la Reine Mathilde), la photo est venue par hasard au gré des inspirations”, explique Isabeau. La créativité a été poussée jusqu’à en faire des t-shirts aujourd’hui vendus pour cette cause si féminine… mais pas seulement ! Lors de la Bruxelloise, la course des femmes qui a eu lieu le 15 septembre à Bruxelles, près de 150 femmes et… hommes ont porté les seins de Lolly Wish. À l’image de sa campagne, Saint-Sein fait un peu figure d’ovni dans le monde associatif dédié à la lutte contre le cancer du sein. “Nous abordons la thématique avec légèreté. Nous sommes là pour donner des conseils

n Fanny Leroy

T-shirt à 18 € en vente sur http://saintsein.com Exposition Saint-Sein dès le 31 octobre à l’espace Carré Rond. Avenue de Tervueren, 54 - 1040 Etterbeek.

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TOUT LE MONDE EST TOUCHÉ… Le mouvement Saint-Sein a beau se vouloir léger, il est pourtant né d’expériences douloureuses : le cancer du sein a emporté la maman d’Isabeau Paape tandis que Véronique Patte l’a combattu. On ose trois questions perso à la première cofondatrice, Isabeau. Saint-Sein vous renvoie constamment à votre maman, aujourd’hui partie… Oui, l’association continue à lui donner une existence. C’est au vu de son expérience que l’idée m’est venue de créer un réseau de femmes. Elle se sentait seule par rapport à la maladie. Son seul répondant était un corps médical froid. Au départ, je voulais donc fonder SaintSein avec elle… Elle est partie avant. S’impliquer pour cette cause, était-ce naturel ? Avant de le faire, je n’aurais jamais imaginé m’engager pour une cause mais j’en suis heureuse. Le retour en énergie est énorme. C’est étonnant d’être capable d’apporter un sourire ou de l’espoir à des femmes qui ne se sentent soudain plus seules. Le cancer du sein, en avez-vous peur ? J’ai 40 ans depuis deux mois. Oui, j’y pense mais je n’ai pas envie de tomber dans la peur. Je fais ce qu’il faut en prévention en tout cas. Et puis, SaintSein m’a permis de voir qu’il y a toujours de l’espoir. Pour moi, le mot “cancer” s’associe à la vie, pas à la mort.


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LES ESSENTIELS THÉÂTRE

THÉÂTRE

À BAS LES TABOUS LA PIÈCE JE MENS, TU MENS DÉCONSTRUIT LE MYTHE LE. DE LA LIBÉRATION SEXUEL Non, toutes les femmes n’atteignent pas l’orgasme à chaque rapport sexuel. Et oui, on peut en rire. On doit surtout en rire ! C’est la proposition de Susann Heenen-Wolff, psychanalyste clinicienne et auteure de la pièce Je mens, tu mens qui se joue au théâtre des Martyrs jusqu’au 26 octobre.

ON A TOUS QUELQUE CHOSE EN NOUS…

LA RÉVOLUTION DE 68, ON EN REVIENT !

D’UNE PÉTASSE

“On a cru que c’était l’oppression de la société qui faisait qu’on ne pouvait pas libérer la sexualité. Puis, la contraception est aussi venue lever un poids. Mais tout ne fonctionne pas parfaitement depuis que ces interdits sont levés. La sexualité, ça ne va pas de soi. Aujourd’hui, c’est toujours tabou de relever cette question. Pourtant, il faudrait se libérer de l’idée que c’est un problème individuel. Ca touche toute l’humanité”, souligne l’auteure. La pièce commence par une discussion entre deux couples lors d’un dîner. Tout ce qu’il y a de plus banal. Le bridge d’abord puis les bons vins… et la soirée s’avance vers des discussions à cœur ouvert sur les premières amours, l’orgasme féminin, les mensonges autour de la sexualité. De quoi relever les carcans… avec humour.

CLICHÉS, CARICATURES, BONS SENTIMENTS ET HYPOCRISIE SONT AU PROGRAMME DE LA NOUVELLE COMÉDIE DU TTO AU TITRE ÉVOCATEUR LES PÉTASSES. Jean-François Breuer, Aurelio Mergola, Ariane Rousseau et Nathalie Uffner : ils ont tous porté en eux cette histoire de soirée de soutien à une association d’aide aux pauvres, prétexte à sortir toutes les énormités de la part de personnages tête à claques. Les voici sur scène grâce à la plume de Sébastien Ministru. Ariane Rousseau campe Anne-Véro, mère de famille surbookée, bourgeoise ethno-chic, plus fragile qu’il n’y paraît. “La pétasse telle qu’on la conçoit dans cette pièce a toujours son mot à dire sur tout, se donne bonne conscience en aidant les pauvres et affiche une vulgarité en demi-teinte qui peut s’exprimer chez tout un chacun. Honnêtement, on peut facilement tomber dans ce petit travers en étant issu d’un certain milieu social. Et je suis sûre qu’il y a un côté pétasse qui sommeille en beaucoup d’hommes !” Entre stages de méditation, tisanes aux plantes et bénévolats multiples, on est plus proche ici de la brune survoltée mais très bien éduquée que d’une “simple” Nabila au décolleté gonflé. Ariane Rousseau confirme : “Je vous préviens, il ne se passe rien de “sexuel” dans ce spectacle. Pas d’action, pas de péripéties, mais beaucoup d’échanges, de bons mots et de disputes. Le propos est aussi de montrer une chose simple et profonde : quand les masques tombent, quand l’image de la pétasse s’effrite, on a devant nous des personnages seuls et extrêmement perdus qui ont du mal à donner un sens à leur vie.” PANOPLIE DE LOOKS

Il n’y a pas qu’une seule tenue de pétasse, loin s’en faut. “Le personnage de Nathalie Uffner est plus dans le côté artiste, grandes lunettes noires, coiffure en pièce montée et bijoux extravagants frôlant le mauvais goût. Moi, je suis plus worldfusion, foulard dans les cheveux, jupe gitane mais avec une petite chemise blanche bien sage, prête à suivre n’importe quel gourou.” Et on peut fort bien imaginer où cela peut l’emmener avec Sébastien Ministru et son stylo trempé dans l’humour corrosif…

n F.L.

Je mens, tu mens au théâtre des Martyrs jusqu’au 26 octobre. Place des Martyrs, 22 – 1000 Bruxelles. www.theatredesmartyrs.be

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ESSENTIELLE

OCTOBRE 2013

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LES ESSENTIELS RENCONTRE

VALÉRIE BONNETON ! E R O D A ’ L IC L B U LE P CETTE FRANÇAISE EST AUSSI SURVOLTÉE ET DÉCALÉE À L’ÉCRAN QUE DOUCE ET SOURIANTE À LA VILLE. DEVENUE L’UNE DES COMÉDIENNES LES PLUS POPULAIRES, ELLE JOUE UNE VRAIE PESTE, EX-FEMME DE DANY BOON DANS LE VOLCAN. Oui, c’est bien elle, la Fabienne Lepic de la série culte Fais pas ci, fais pas ça, l’épouse de François Cluzet dans Les petits mouchoirs, et ici la chipie très énervée de la comédie évoquant le fameux volcan islandais Eyjafjallajökull. Désormais, Valérie Bonneton se fait arrêter dans la rue par des dizaines d’admirateurs chaleureux. Et ne boude pas son plaisir… Il s’agit pour le moins d’une comédie physique !

J’avoue que le tournage fut assez intense, nous avons même pris des cours de cascade. J’incarne un personnage très entier, plus fragile qu’elle n’en a l’air mais qui se protège en imposant ses rapports de force. C’est fou de penser que des couples qui se sont aimés passionnément peuvent, un jour, en arriver à se détester et se faire de telles crasses comme dans le film. Je n’ai pas eu peur de paraître antipathique et de montrer un visage aussi médiocre, j’y suis allée à fond et tant pis si le public croit que je lui ressemble. Je n’espère pas quand même ! Il y a peu de chances : votre rôle dans Fais pas ci, fais pas ça fait que le public vous apprécie énormément.

Les gens m’interpellent en me disant qu’ils m’adorent et que je les fais rire, ils se reconnaissent beaucoup dans ce personnage de femme au foyer frustrée qui pète régulièrement un plomb. C’est bien sûr merveilleux d’avoir un tel retour. Vous avez une propension à jouer des personnages sur le fil, légèrement barrés, prêts à déraper en une seconde.

Je n’ai jamais aimé ce qui est convenu, je préfère opter pour des chemins différents, inventer mes personnages. Quand j’ai décidé de devenir comédienne et de quitter le nord de la France pour le Conservatoire de Paris, je ne me suis pas posé de questions, déjà très heureuse d’avoir réussi le concours d’entrée. Je suis d’une nature très positive. Petite, j’ai caché mon désir de devenir actrice, je disais vouloir être vétérinaire. Mais après avoir joué une scène de Molière à l’école, j’ai

PLUS D’I N FOS CIN EMA SU R

LE.BE

ESSENTIEL

connu un sentiment de jubilation extraordinaire et je me suis lancée. J’apprécie que ma carrière se construise sur la durée. J’ai besoin de temps, pour tout, c’est mon caractère. J’aurais pu faire un one-woman-show puisque je faisais rire mais j’avais besoin de vivre les choses plus profondément. Je ne suis pas sûre que j’aurais pu supporter un raz-de-marée tel que le vit Dany (Boon), il faut être solide. Quoique… Cela doit faire bizarre d’être à l’origine d’expressions françaises devenues cultes issues de la série.

Se montrer exacte dans le mot et vraie dans les situations représente beaucoup de boulot et c’est ce qui m’intéresse le plus. Certaines personnes qui m’accostent me demandent de crier “À table !”, une réplique qui n’était pas écrite telle quelle, c’est moi qui ai imaginé de marquer l’exaspération de Fabienne Lepic en hurlant ces deux mots. J’aurais tout à fait pu le vivre chez moi, quand je prépare le repas, que j’appelle mes enfants et que personne ne vient ! Quant au fourres-y-tout (mélange de restes, GRANDE recette non-gastronomique de dame Lepic), il restera dans les annales. Comment vos enfants vivent-ils cette popularité parfois envahissante ?

Mon fils Joseph, l’aîné, est assez fier, ma fille de sept ans apprécie moins les mouvements de foule. Je suis une maman très présente, à leurs côtés au quotidien, qui ne leur donne pas beaucoup l’occasion de côtoyer cette célébrité. De toute façon, les gens se montrent tellement gentils avec moi qu’il n’y a aucun problème. J’ai juste peur de les décevoir. n Gilda Benjamin

Fais pas ci, fais pas ça saison 6 revient sur France 2 en novembre. Valérie Bonneton a déjà tourné deux autres films, dont le premier réalisé par l’écrivain Delphine de Vigan, et renoue avec la scène dans quelques semaines au Théâtre du Rond-Point à Paris.


LES ESSENTIELS MAGIE

ERIC ANTOINE AGITATEUR D’ILLUSIONS LE MAGICIEN AU RIRE TONITRUANT ET À LA CHEVELURE SAVAMMENT “PÉTARDÉE” A GAGNÉ LE CŒUR DE TOUS LES PUBLICS. IL REVIENT SUR SCÈNE EN BELGIQUE MONTRER SON MYSTÉRIC.

À

VOIR

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Éric Antoine, le personnage, tonne volontiers qu’il déteste les enfants, se montre ultrasusceptible et pratique l’illusion avec une décontraction amusée. Éric Antoine, l’homme, est d’une infinie douceur, attentif aux autres, exerçant son art comme un médecin de l’esprit. Rencontre apaisante… Vous jouez énormément avec le public, partie prenante de vos spectacles.

La part d’improvisation est en effet primordiale, même si ce sont de vraies “fausses” improvisations, en partie écrites, que je joue selon la situation et la personne que j’ai en face de moi. Mon spectacle est comme un meuble dont j’ouvre, ou pas, les tiroirs. L’humeur d’une salle fonctionne comme un être humain qui, c’est selon, aurait plutôt un humour grinçant, premier degré ou plus réservé. Il y a vraiment, chez moi, cette envie de se fêter les uns les autres et de fêter la vie dans un esprit de délire. J’ai fait énormément de spectacles pour enfants au début de ma carrière, ils m’éclatent complètement et j’ai compris que je ne devais pas lâcher cette complicité.

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n Gilda Benjamin

Eric Antoine sera sur scène le 29 novembre au Forum à Liège et le 30 novembre au Cirque Royal à Bruxelles.

ESSENTIELLE

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Il y a un petit mois ouvrait KURE, un concept store autour des tendances nordiques et épurées. On y flâne en découvrant des marques comme Anine Bing, Hope, Ganni, Frissur, Won Hundred ou plus connues comme American Retro, Athé, Vanessa Bruno. Et accessoirement, on peut y boire un petit jus bio, tranquillou.

LES COURBES DE CHRISTINA Des sculptures, des tables, des lampes… Christina Jékey est une artiste qui sait tout faire apparaître à partir de MDF teinté dans la masse et verni artisanalement au tampon. Mais on a aussi un coup de cœur pour ses tableaux en papier dont les couleurs fascinent l’œil. Tout est à voir lors de l’inauguration du nouvel atelier de l’artiste à RhodeSaint-Genèse. Pour l’occasion, Christina Jékey réunit autour de ses créations les œuvres de trois personnalités du monde de la mode : les dessins et les silhouettes du couturier Stéphane Rolland (qui s’est inspiré de ses sculptures pour dessiner sa collection hiver 2012-2013), les clichés de la photographe Florence d’Elle et les robes, accessoires et croquis du styliste belge Bernard Depoorter.

Entre une carrière médicale et théâtrale, le dénominateur commun est en effet l’autre. Je crois dans les fonctions thérapeutiques du théâtre et du rire. Je suis parrain de deux associations Magie à l’hôpital et Rire pour guérir. En riant, on dégage la même endorphine qu’en étant amoureux ! C’est peut-être pour cette raison que je joue avec ma femme Calista (le personnage irrésistible de Bernard). Australienne, danseuse contemporaine habituée à faire le tour du monde, elle a mis son ego de côté pour me suivre. Aujourd’hui, elle est plus que mon assistante, ma partenaire essentielle, drôle et espiègle.

Et comment ! Il y a chez vous une joie de vivre et une simplicité qu’on ne retrouve que dans le nord de la France. Je me vois comme un homme de spectacle, metteur en scène avant tout, utilisant ce que je suis, mon corps, ma voix, mon esprit un peu tordu pour m’exprimer en tant qu’auteur, comédien, humoriste. Je suis en train d’écrire un nouveau spectacle bourré de personnages et plus tourné vers la grande illusion. Avec ma tournée, les TV, l’écriture et mon deuxième garçon qui vient de naître, je suis bien occupé !

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Vous devez aimer l’humour belge ?

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Ouverture officielle de son nouvel atelier les samedi 12 et dimanche 13 octobre. Rue du Tilleul, 73 – Rhode-Saint-Genèse. www.christinajekey.com

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CHEVAUX MAGIQUES Quand Le Cadre Noir de Saumur se déplace, il déplace aussi les foules alors n’attendez pas pour réserver des places à l’une des deux représentations de la célèbre école nationale française d’équitation avec la participation des Solistes de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. Les 22 et 23 /11, Brussels Expo. Tickets : Sherpa.be ou 070/25 20 20


Imaginer le confort Imaginez un espace de plénitude et de bien-être vous offrant tout le calme et la détente dont vous rêvez. Une oasis de sérénité, où le temps n’a plus de prise sur vous et où chacun de vos mouvements se fait en douceur. Un monde où

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LES ESSENTIELS LITTÉRATURE

DOUGLAS KENNEDY U N CŒ U R QU I BAT DOUGLAS KENNEDY LE RECONNAÎT, IL EST UN INCORRIGIBLE ROMANTIQUE. SON NOUVEAU ROMAN CINQ JOURS, ABRUPT ET PASSIONNÉ, BOUSCULE LE LECTEUR. RENCONTRE AVEC L’AUTEUR CHOUCHOU DES EUROPÉENS. Il tient absolument à converser en français, lui qui affectionne tant notre langue et a vécu à Paris où il séjourne toujours régulièrement. Perpétuel voyageur, menant dix projets en même temps, père attentionné, il se montre toujours à l’écoute, transformant l’entretien en un moment délicieux. Dans ce livre, vous abordez frontalement un sujet tabou, celui de la maladie, et en l’occurrence du cancer, de par la profession de votre héroïne Laura, assistante en radiologie.

À chaque roman, j’ai envie de dire aux lecteurs “Restez avec moi pour effectuer cette aventure”. La profession de Laura est une métaphore, cette histoire fonctionnant comme la radiographie d’un mariage raté et également d’une rencontre. Tout peut basculer dans la vie et chacun d’entre nous, passé un certain âge, vivons dans une sorte de casino génétique, sans la moindre idée de ce qui peut nous arriver ! Durant ces cinq jours que vivent mes héros, ils ont le pouvoir de changer leur existence, en sachant que le changement est l’une des choses les “À trop avoir peur, plus difficiles à accomplir.

on peut rater sa vie”

Ce roman, pourtant empreint d’espoir, n’adopte pas une fin heureuse.

Je n’opte jamais pour le fameux “happy ending”. La vie est constituée de choix, heureux et malheureux. Je raconte la rencontre de deux solitudes : oseront-ils la transcender pour aller vers d’autres lendemains ? À trop avoir peur, on peut rater sa vie. Vous savez sans doute, la presse en ayant parlé, que j’ai divorcé après vingt-cinq ans de mariage. Quand j’ai commencé à écrire mon roman, début 2011, je vivais une période d’accalmie après une période agitée de procès et de douleur. Même si Cinq jours ne relate aucunement mon vécu, il est sans nul doute le fruit de mes propres réflexions quant au mariage, la lassitude et le doute. C’est sans doute mon livre le plus intime tout en agissant comme une sorte de miroir auprès du lecteur, renvoyant à son propre vécu. Au parcours de vos livres, on ne peut douter que vous aimez profondément les gens.

Il y a deux choses primordiales pour un écrivain. Premièrement, son sujet de prédilection n’est pas son nombril mais les autres. Deuxièmement, il doit toujours faire preuve d’empathie. Tous mes romans traitent de la condition humaine. Quels que soient les parcours de mes personnages, je me dois de les soutenir. Cette sensibilité, que j’assume, est peut-être l’une des explications de mon succès chez vous. Même si, aujourd’hui, je vis aux USA, j’ai toujours un pied en Europe où j’ai vécu pas moins de trente ans !

Viscéralement. Je parle français et allemand, j’ai une maison à Berlin. À 19 ans, j’ai fui l’Amérique pour étudier en Europe. Mais on ne renie pas ses racines, tout compte fait l’Amérique c’est aussi chez moi. J’ai refait

OCTOBRE 2013

ma vie, j’ai acheté une maison dans le Maine, je peux voir ma famille. Le mot “famille” n’est-il pas le plus important de votre vocabulaire ?

Je dirais encore plus “enfants”. Mon fils Max a 21 ans, il suit des études à l’université, ma fille Amelia a 17 ans et va commencer des cours d’art dramatique à Londres l’année prochaine. À leur âge, ils deviennent indépendants tout en ayant toujours besoin de vous. J’aime toutes les étapes dans mon boulot de père, assurément le meilleur job de ma vie ! Les voyages font partie intégrante de votre vie.

Vous avez besoin de cette double culture ?

ESSENTIELLE

Douglas Kennedy, francophile averti est également un habitué des foires du livre. Il était à Bruxelles et à Paris en mars...

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Je reviens d’Alger et Marrakech. Je serai début novembre à Beyrouth, puis en Corée du Sud. L’année prochaine, je me rends à Venise puis au Vietnam. J’aime me trouver en dehors de ma zone de confort quotidien et me rendre compte que les valeurs humaines essentielles sont les mêmes partout. n Gilda Benjamin

Douglas Kennedy, Cinq jours, Belfond


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LES ESSENTIELS SHOPPING

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PARCE QU’ELLE EST UNE CAPITALE QUI A LE VENT EN POUPE, BRUXELLES STIMULE LA CRÉATION ET L’INNOVATION. PETIT TOUR D’HORIZON EN TROIS HISTOIRES COURTES ET QUELQUES BELLES ADRESSES. n Par Kunty Moureau

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MOBILIER

XAVIER VAN LIL LE DESIGNER NOUS OFFRE DEPUIS 10 ANS UNE LIGNE ÉPURÉE EN MATIÈRE D’AMÉNAGEMENT D’INTÉRIEUR. La Pearls Label dessinée par Stéphane Lebrun célèbre cet anniversaire. Des meubles complexes qui témoignent de la dextérité des artisans de l’atelier situé en Pologne et attestent de la compétitivité de l’Europe. Avec deux boutiques belges et une centaine de personnes, les productions s’exportent loin de nos frontières (Moyen-Orient, Russie). Xavier, architecte de formation, avoue avoir la chance d’être parfaitement entouré. Cela lui laisse un peu de temps pour développer la collection de mobilier qui a été le fondement de tout. http://www.xvl.eu

ESSENTIELLE

OCTOBRE 2013

STYLÉS AUB-SVP À deux pas du cinéma de la Monnaie, Kenny Bernaerts, Yves Guns et Willy Grieten, nous offrent du breakfast au lunch, des produits du marché dans un décor conçu par l’architecte Bart Lens.

Rue de l’écuyer, 36 – 1000 Bruxelles. www.aub-svp.be

Delbove

CHINE NUITS CÂLINES, NUITS DE … SO SEXY AVEC DES PARURES DE LIT Les lectures érotiques organisées par la Galerie Libertine d’Émilie Dujat ont donné l’idée à Annabelle Fournier, directrice artistique, de créer Divine Marquise : des parures de lit et du linge de maison, version coquine, en métis (50 % de lin et 50 % de coton). Cette année, la Belgique est le pays partenaire de la Business of Design Week de Hong-Kong (BODW). Divine Marquise participera à la mission économique en Chine afin de convaincre des acheteurs professionnels. Pas facile, mais tellement excitant que deux nouvelles collections y seront dévoilées. En attendant de les découvrir, on surfe sur le site internet pour mettre discrètement un peu de piment là où il faut.

DES LIEUX

LA CAVERNE D’ALI BABA DU VINTAGE INDUSTRIEL

FÉLICIE AUSSI Samantha Bisback, quel est votre parcours ? À 40 ans, j’ai voulu concrétiser un rêve de jeunesse. Après 15 ans dans le département marketing d’ING, un changement de cap s’est imposé. Ma passion et un travail colossal m’ont permis de trouver des partenaires fiables très rapidement et d’ouvrir en juin… Et tous mes clients ont accès au stock grâce à la boutique en ligne. Pourquoi avoir choisi le style industriel ? Ce mobilier a un énorme potentiel décoratif et affectif. Le métal n’est pas un matériau froid et impersonnel. Où vous approvisionnez-vous ? Chez des antiquaires spécialisés et en Inde, principalement. D’autres pays m’attirent comme les USA et l’Orient. Le bureau de tri postal et la table mobile inspirée de la machine à coudre Singer sont des productions. J’exige de mes artisans indiens une finition parfaite ce qui implique de fréquents voyages. Quel est votre coup de cœur ? La maquette de train dont je possède le rail complet. Elle va ravir les petits et les grands enfants. Comment allez-vous faire vivre ce magnifique espace de 240m2 ? La scénographie va changer au fil des saisons grâce aux techniciens de théâtre qui m’entourent et inventent de nouvelles atmosphères. Mon public est varié, j’aimerais l’inviter à découvrir de nouveaux talents qui s’approprieront l’espace. Entrepôt royal de Tours&Taxi. Avenue du Port 86c – 1000 Bruxelles. www.felicieaussi.be

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Une boutique de cosmétiques pointue pour renforcer l’équilibre dynamique de notre peau en stimulant ses fonctions naturelles. Le rituel de la Sorcière n’aura bientôt plus de secrets pour vous !

Rue de l’Abbaye, 67 – 1050 Ixelles. www.delbove-cosmetics.com

Hopdog Juste le Hot-Dog dans tous ses états !

City 2 – Rue Neuve, 123 – 1000 Bruxelles. www.hopdog.be

Pimpinelle Pour les toqués de cuisine et ceux qui veulent le devenir.

Rue de Flandre, 57 -1000 Bruxelles. ww.pimpinelle.be

Ptyx La librairie qui ne révise pas que ses classiques. On y va pour trouver le livre inconnu juste écrit pour nous. Chiche !

Rue Lesbroussart, 39 – 1050 Bruxelles. www.librairie-ptyx.be

Unico Un petit espace où il fait bon manger sans se prendre la tête tout en se sentant unique au monde.

Rue de la Longue Vie, 48 – 1050 Ixelles. www.jesuisunico.com

Hôtel Atlas Cet hôtel en plein cœur du quartier branché Dansaert a été complètement relooké par Michel Penneman et Jade Vijt, associés à l’architecte Olivier Hannaert. Ouverture Octobre 2013.

Rue du Vieux Marché aux Grains, 30 – 1000 Bruxelles. www.atlashotel.be


RENCONTRE

Charlie Dupont porte un blazer et un tee-shirt Maison Martin Margiela, une broche en argent Isabelle Lenfant. STYLISME Didier Vervaeren. MISE EN BEAUTÉ Philippe Meysmans pour CLINIQUE. Teint : Age Defense Hydrator SPF 1, SSFM Anti-Fatigue Cooling Eye Gel-Non Streak Bronzer. Lèvres : All About Lips. PHOTOS © Ganaëlle Glume

C

hapeau, veste en cuir, chemise à carreaux, la fraîche quarantaine, deux petites filles et une carrière qui décolle. Qu’est-ce qu’il manque à Charlie ? Ah oui, jouer la comédie avec sa femme, Tania Garbarski ! C’est chose faite avec la pièce “Promenade de santé” présentée au théâtre le Public jusqu’au 19 octobre. Une histoire d’amour douce-amère écrite par Nicolas Bedos où les mots tantôt giflent, tantôt caressent. Charlie lui aussi aime les mots et les citations et il paraphrase volontiers les grands comme Picasso en disant “Je travaille avec le sérieux d’un enfant qui joue”. Alors, quels sont les mots qui rythment finalement la vie de ce Charlie ? Abécédaire d’une rencontre…

ACCENT Je peux gommer complètement mon accent et j’aime brouiller les pistes. Je ne voulais pas me faire coincer dans le rôle du Belge de service comme je l’ai joué dans Faux Contact ou Il était une fois une fois. Alors je suis tantôt espagnol dans la série Hard, français dans Joséphine. Je peux aussi être Albanais ou autre. Je suis caméléon. Et comme j’ai une tête d’andouille relativement neutre, une simple moustache me fait changer de tête.

AMOUR

CHARLIE T N O P U D

J’ai rencontré Tania il y a 13 ans… en tenue de cosmonaute ! Nous étions tous les deux engagés pour une animation. Elle était habillée dans une combinaison digne de Star Trek, elle était enrhumée, c’était son anniversaire. J’ai eu pitié d’elle (rires). Un an après, à cette même date, je l’ai demandée en mariage. L’année qui a suivi, nous avions notre première fille, Lily.EEE

CAMÉLÉON CHARLIE DUPONT HOMME AMOUREUX ET MARIÉ, PAPA FACÉTIEUX, COMÉDIEN AVEC BOUTEILLE, ACTEUR AVEC APLOMB EST LE VISAGE DE NOTRE NUMÉRO D’OCTOBRE. ET DE CET HOMME PLUTÔT SPORTSWEAR, ON A FAIT UN DANDY ÉLÉGANT LE TEMPS D’UN SHOOTING TRÈS SMART.

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RENCONTRE

EEE

BEAU-PAPA

Avec Sam Garbarski, qui est réalisateur, nous avons souvent des idées qui se rejoignent. C’est quelqu’un de très attentif et de curieux. Ça n’a jamais été une priorité de travailler en famille mais s’il me demandait de participer à l’un de ses projets, ce serait “oui” sans hésiter.

BELGIQUE Le Belge est à la mode. Je suis tombé à pic. Mais j’ai un peu peur du moment où le Belge va à nouveau être assimilé à la blague. Ce qui me fait râler, c’est qu’il faut indéniablement passer par la France pour connaître le succès. Je rêve de réaliser un film présentant la crème de la crème des comédiens belges, défendant la belgattitude et son humour.

CINÉMA Le cinéma, c’est ce qui m’amuse le plus. Devant une caméra, j’agis comme un enfant de 12 ans. Ça a un côté très jubilatoire. J’aime aussi passer du cinéma à l’écriture puis au théâtre. Je ne veux surtout pas m’ennuyer ou me sentir enfermé.

CONTE J’ai réalisé une adaptation de certains

ESSENTIELLE

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contes d’Andersen. Pourquoi ? Parce que la plupart des histoires que mes enfants écoutent m’emmerdent. Ici, j’ai réalisé un véritable film sonore où les adultes trouvent aussi leur compte. Dans ce processus, j’ai collaboré notamment avec Cécile de France ou Camélia Jordana pour les voix. Le nouvel opus de ces livres audio, Les cygnes sauvages, sort d’ailleurs ce 30 octobre.

FÉTICHISME Je me balade toujours avec ma figurine de l’inspecteur Dupont dans la poche. Je la photographie plusieurs fois par an dans des endroits insolites. Et je partage cette manie avec deux autres amis. J’aime les objets qui me rappellent quelque chose. Je porte par exemple encore une veste en jeans donnée par l’un de mes amis lorsque j’avais 18 ans.

INSPIRATION Je suis un saltimbanque mais mes nourritures principales, ce sont la peinture et la musique. Je suis très hétéroclite. En arts plastiques, je suis un peu une démarche à la André Breton. J’aime aussi bien les amulettes africaines que Francis Bacon ou Picasso. Je cherche en tout cas le

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choc, le décalage. En musique aussi, je peux passer de Sade à Mozart puis aux Clash en terminant par Annie Cordy.

JEU Le plus drôle, c’est lorsque je peux être réellement moi-même. C’est ce qui se passe avec Qui est là ?, une appli pour smartphones qui consiste en de courtes capsules humoristiques autour de chansons populaires. C’est le programme le plus court du monde, un bête jeu pour lequel j’ai été producteur, réalisateur et diffuseur. On a tourné des pilotes avec Benoît Poelvoorde, Justine Henin, JeanLuc Couchard… Aujourd’hui, n’importe qui peut faire comme nous et c’est fabuleux de me dire que d’autres personnes peuvent s’amuser sur ce principe comme je l’ai fait.

MODE Mon père avait une retorderie, La manufacture belge de fils de fantaisie. Il fournissait des fils pour la haute couture notamment. À cause d’allergies, j’allais très peu à l’usine… et j’avoue que d’un point de vue mode, j’ai toujours été plutôt partisan du “n’importe quoi”… soit un mélange de dandysme familial et de rébellion personnelle. J’aime m’habiller mais j’aime


Ci-dessous : Manteau et pantalon Maison Martin Margiela, chemise Café Costume, cravate vintage, Sneakers Converse X Maison Martin Margiela. Ci-contre : Blazer et t-shirt Maison Martin Margiela, broche en argent Isabelle Lenfant. STYLISME Didier Vervaeren. MISE EN BEAUTÉ Philippe Meysmans pour CLINIQUE. Teint : Age Defense Hydrator SPF 1, SSFM Anti-Fatigue Cooling Eye Gel -Non Streak Bronzer. Lèvres : All About Lips. PHOTOS © Ganaëlle Glume SHOPPING LIST. Maison Martin Margiela Bruxelles : 02/223 75 20. Café Costume : 02/513 54 44, www.cafecostume.com. Isabelle Lenfant : 02/646 81 48, www.i-l.be

par-dessus tout associer des éléments que l’on ne mélange normalement pas, comme un smoking avec des bracelets en cuir. Porter un costume simplement me donne l’air d’un avocat. Or je n’ai pas terminé ces études puis quitté cette voie pour avoir cette impression !

PAPA Mes filles ont 11 et 7 ans et elles se sont partagé les territoires artistiques. Lily, la plus grande, chante comme Shirley Bassey jeune tandis qu’Emma est très poétique. Elle est la première à voir des lapins dans des nuages. Elle a d’ailleurs ouvert une galerie d’arts plastiques dans sa chambre, ça s’appelle Artplastemma. Les enfants qui jouent sont pour moi la meilleure source d’inspiration. Ils ne trichent jamais.

PHILOSOPHIE Le sens de la vie ? Je crois surtout en la qualité du chemin que l’on choisit. Je signe encore pour dix ans si je peux continuer à m’amuser comme je le fais aujourd’hui.

THÉÂTRE Tania est très “théâtreuse”. Moi, je suis plus branché “cinéma” mais cet exercice me fait du bien. C’est un laboratoire, une vraie source. Il m’oblige à aller plus loin, à chercher plus de justesse, plus de sincérité. Ensemble, nous avons envie de nous réserver une pièce de théâtre par an pour partager notre complicité sur les planches. Et puis aussi pour répéter nos rôles dans la voiture après avoir conduit nos filles à l’école ou dans la salle de bains.

RIRE C’est mon arme principale mais je l’aime de plus en plus subtil, de plus en plus spirituel. Je suis loin d’en avoir marre de la comédie mais j’adore mixer les sentiments. Je veux me rapprocher de la “vraie vie” en fait et ne pas séparer drame et comédie. n Fanny Leroy Au théâtre : Promenade de santé au Public jusqu’au 19 octobre. Rue Braemt, 64-70 - 1210 Bruxelles. www.thaetrelepublic.be À la télévision : série Agatha Christie sur France 2&troisième saison de la série Hard sur Canal +. Au cinéma : Belle comme la femme d’un autre (sortie prévue le 22 janvier 2014) aux côtés de Zabou Breitman et Olivier Marchal, Le Dernier diamant avec Yvan Attal et Bérénice Béjo (sortie prévue dans le cours du premier trimestre 2014).

MERCI À VINCENT ROUSSEAU QUI NOUS A OUVERT SON LOFT POUR CE SHOOTING.

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L'HOMME

[STYLE] Armani

Missoni

UN COSTUME, ÇA A DE L’ALLURE, C’EST UN FAIT, SURTOUT SI L’ON JOUE AVEC ...

Lanvin

Le dépareillé

Hermès Calvin Klein

Pour les audacieux à l’allure affirmée. Chez Vivienne Westwood, on mélange les matières et les coupes tandis que chez Prada ou chez Paul Smith, on mixe la couleur.

Christian Lacroix Gucci

Missoni

L’imprimé

DÉPAREILLÉ

Un traditionnel. On aime l’imprimé tartan en total look ou en preppy style. Épuré ou “chargé”, on ne s’en lasse pas. Loin de là.

Valentino

Paul Smith

Vivienne Westwood

Prada

Moschino

E M U T S O C LE

S T A T É S E S S U O T S DAN Armani

Hermès Hilfiger

Et le col roulé Idéal par grand froid, le pull col roulé met la forme du visage en valeur et donne un look assez "intello" chez Viktor and Rolf, marin chic chez Maison Martin Margiela ou encore rétro chez Armani.

Kris Van Assche

Gucci

TISSU

Fendi

Porter du tweed, c’est vouloir garder le côté authentique du costume tout en affirmant son versant plutôt romantique chez Agnès B., sa "British Touch" chez Berluti, son allure sportive chez Bikkembergs, sa classe à l’italienne chez Gucci ou son style contemporain chez Kris Van Assche.

IMPRIMÉ

Le tissu

COL ROULÉ

Berluti

Bikkembergs Kris Van Assche Agnès B.

Maison Martin Margiela Viktor & Rolf

n Marie Hocepied, photos Pixelformula

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L'HOMME

[À LA LOUPE]

MODE S N O I S OBSES ILS BOSSENT TOUS DANS LA MODE, ET NOUS CONFIENT LEUR FASHION FIXETTE. CONFIDENCES.

EDOUARD VERMEULEN

CHRISTIAN WIJNANTS

ELVIS POMPILIO CHAPELIER

CRÉATEUR DE LA MAISON NATAN

CRÉATEUR DE LA MARQUE ÉPONYME

Votre obsession mode ? Le fil

Votre obsession mode ?

Les broches.

conducteur de ma garde-robe est le bleu marine : pull, veston, manteau,… Pourquoi ? Le noir est trop dur à porter et fait trop “créateur”, il a une connotation “fashion” et décalée. Le bleu est plus approprié.

Ma dernière obsession depuis quelques mois : les chaussures. Pourquoi ? C’est important d’être bien chaussé, mais c’est surtout une histoire de coups de cœur !

Pourquoi ? J’en porte

Un grand luxe ou un petit plaisir ? Un grand luxe. Votre dernier achat de ladite obsession ? Une

Un grand luxe ou un petit plaisir ? Un petit

C’est un grand luxe ou un petit plaisir ? Plaisir au

quotidien, mais luxueux par le choix des matières. Votre dernier achat de ladite obsession ? 3 cols roulés bleu

marine : un en mérinos, un en coton, un en cachemire. Elle accompagne toujours avec un jeans ou un pantalon gris.

PIERRE DEGAND, CRÉATEUR DE LA MAISON DEGAND

Votre obsession mode ?

paire de bottes en série limitée de jeunes créateurs anversois Weber Hodel Feder. Elle accompagne un jeans bien sûr. www.christianwijnants.be

www.natan.be

depuis toujours. Tout petit, j’accessoirisais de simples casquettes en coton à l’aide de broches. Elles peuvent donner une direction à un look.

plaisir. Votre dernier achat de ladite obsession ? Toute

une série de petites pin-up achetée dans un magasin de musée à Stockholm. Une réédition des années 50. Elle accompagne un smoking ou un ensemble jeans/t-shirt. Ça capte l’attention et fait diversion. Ça donne aussi l’humeur du jour. www.elvispompilio.com

Votre obsession mode ? Les boutons de

manchettes. Pourquoi ? Parce que

j’aime les pièces de qualité, raffinées et différentes des autres. Un grand luxe ou un petit plaisir ? Un grand

luxe que de se faire plaisir. Votre dernier achat de ladite obsession ? Une

paire de boutons de manchettes représentant une fleur avec un tout petit saphir de chez Buccellati que je me suis offert lors d’un voyage à Florence. Elle accompagne…

une montre en platine produite en 50 exemplaires pour les 150 ans de la marque. www.degand.be

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AYMERIC WATINE, COPROPRIÉTAIRE DU CONCEPT STORE SIBLINGSFACTORY Votre obsession mode ? J’ai une vraie

JEAN-PAUL KNOTT,

© Nico Neefs

pathologie obsessionnelle pour les chaussettes de couleurs ! Pourquoi ? Ne voulant pas être à proprement parlé “à la mode”, le côté chaussettes de couleurs est un bon moyen d’apporter une touche décalée à une tenue ! Mon dressing en est rempli, c’est une catastrophe ! Cela devient compulsif : j’achète une ou deux paires par semaine et à chaque fois que je vais dans un pays, je ramène des chaussettes !

CRÉATEUR DE LA MARQUE ÉPONYME Votre obsession mode ?

Nespresso Pourquoi ? Cela me garde éveillé ! C'est un grand luxe ou un petit plaisir ? Les deux. Votre dernier achat de ladite obsession ? Hier, avenue Louise. Elle accompagne un verre d’eau. www.jeanpaulknott.com

vous répondre, un petit plaisir ! Bien que cela dépende des endroits où je me les procure ! Par exemple, j’ai un artisan écossais près d’Edimbourg qui tond ses propres chèvres pour en extraire le cachemire, crée ses propres bains de teintures et file lui-même les paires de chaussettes qu’il vend ! À partir de là, cela devient un vrai luxe ! Votre dernier achat de ladite obsession ? En ce

DAVID CARETTE, FONDATEUR DE LA SOCIÉTÉ DE DIRECTION ARTISTIQUE ET DE SCÉNOGRAPHIE DEMAIN, IL FERA JOUR

Votre obsession mode ? Les chemises homme

de chez Comme des garçons ligne Shirt Pourquoi ? Parce que c’est moderne. Parce que c’est un classique. Parce que c’est une coupe et un tissu de grande qualité, chose rare aujourd’hui. Parce qu’avec elles, on se sent toujours habillé. Un grand luxe ou un petit plaisir ? Le luxe, c’est surtout la chance de pouvoir me les offrir. Votre dernier achat de ladite obsession ?

Le mois passé. Elle accompagne facilement un veston, un pull

ou un sweat, souvent sombre mais jamais noir. www.demainilferajour.com

moment, j’ai une passion pour une jeune marque française qui s’appelle Cuisse de Grenouille et que nous distribuons chez Siblingsfactory. Derrière elle, se cachent deux frères doués qui proposent une gamme incroyable de chaussettes de couleurs ! Je craque à chaque fois que je vais chez eux. Elle accompagne

parfaitement un superbe manteau signé Melinda Gloss, acheté dans leur espace à la rue Madame, 9 dans le 6e arrondissement de Paris. www.siblingsfactory.com

© Filip Van Roe

Un grand luxe ou un petit plaisir ? J’ai envie de

PHILIPPE POURASHEMI STYLISTE ET JOURNALISTE MODE Votre obsession mode ? Les

chapeaux. Pourquoi ? Pour moi, le chapeau

est une ponctuation, l’élément essentiel qui finit la silhouette. J’aime l’élégance du chapeau et son côté “Monsieur” qui m’amuse beaucoup. Un grand luxe ou un petit plaisir ? Je dirais un grand plaisir. Votre dernier achat de ladite obsession ? Samedi dernier, un

Burberry’s vintage en tweed de laine multicolore. Elle accompagne des joies à répétition. n Par Marie Hocepied

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L'HOMME

[BEAUTÉ]

DANS LA PEAU

E M M O H N D’U ET SI LA BARBE ÉTAIT LA SEULE DIFFÉRENCE ENTRE UNE PEAU FÉMININE ET MASCULINE ? ON POURRAIT JOUER DANS LA MÊME COUR DES COSMÉTIQUES.

S

i la tendance s’inverse peu à peu, beaucoup d’hommes ont longtemps estimé qu’une crème, un masque ou un soin spécifique pour le contour des yeux étaient “propriété féminine”. Aujourd’hui, force est de constater que l’homme s’est mis à l’antirides, mais qu’il continue à ne pas vouloir se plier aux mêmes rituels de beauté que les femmes : il exige des textures spécifiques, des formules adaptées à sa sphère masculine et recherche des produits que l’on applique par des gestes énergiques, des textures sans odeur qui fondent rapidement sur la peau sans laisser de traces…

L’AVIS DE L’EXPERT Jean Rausin, propriétaire de Cosmeticary à Bruxelles. “Depuis l’ouverture de Cosmeticary, je plaide pour une seule chose : que l’on soit un homme ou une femme, on soigne sa peau en fonction de ses problématiques. Les hommes aussi peuvent avoir une peau sèche, mixte ou grasse, je n’aime pas ces

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soins tout-en-un; c’est facile mais ce n’est pas sérieux. Une peau qui tiraille n’a pas besoin de gras, souvent elle a juste besoin d’eau. On confond ces deux besoins fondamentaux que sont nutrition et hydratation. C’est pourquoi je préconise toujours un sérum. Simplement parce qu’on a avant tout besoin d’hydrater en profondeur avant de poser son soin. Ensuite, pour être non-gras et matifiant (ce que recherchent les hommes) une crème de jour contient des silicones. Le silicone n’est pas un problème en soi, il garde l’hydratation à l’intérieur de la peau, ce qui est très bien. Mais il laisse un film sur la peau, que l’on doit absolument nettoyer pour ne pas étouffer l’épiderme. Donc, pour les hommes, ma routine idéale serait : bien nettoyer sa peau le soir, dormir sans aucun soin. Le matin, poser un sérum puis un soin matifiant. Voilà la base. On peut y ajouter un masque spécifique ou un contour des yeux, mais quand cela devient trop compliqué, les hommes ont tendance à décrocher”. n Ingrid Van Langhendonck

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STIJN VERLINDEN 35 ANS, BLOGUEUR

J’ai commencé à m’intéresser aux cosmétiques vers l’âge de 20 ans, et c’est devenu une routine, simplement parce que ça marche ! Cette routine est très simple : nettoyer et bien hydrater. C’est important de nettoyer la peau matin et soir en profondeur : sans cela, ce n’est pas la peine de l’hydrater. J’estime qu’une peau saine et bien nourrie est la seule recette contre le vieillissement et les rides. J’aime les produits Dermalogica car ils sont efficaces, invisibles et sans odeur. Une fois par mois, je fais un soin visage pour peau sensible avec ces produits (chez Senteurs d’Ailleurs à Bruxelles, Ndlr). Sinon, j’utilise un sérum hydratant bourré d’antioxydants et une crème de jour. Parfois, je termine avec un gel matifiant pour la zone T. Enfin, une fois par semaine, je fais un masque, sous forme de patchs anticernes pour les yeux. C’est un moment de détente, zen, et ça donne de vrais résultats !

© Mathilde Troussard

es “ Dire que les homm te ont une peau différen , de celle des femmes !” c’est du marketing


CRÈME DE JOUR, FUTILITÉ FÉMININE? AU LIEU D’ALLER PIOCHER DANS NOTRE POT EN CACHETTE, LES HOMMES ASSUMENT PEU À PEU LEUR ENVIE DE COSMÉTIQUES. TROIS HOMMES AVOUENT...

ADRIEN DEVYVER

LE NÉOPHYTE

Au départ, ma consommation de cosmétiques se limitait à un gel douche, un dentifrice et de la mousse à raser, mais avec mon métier (le plateau, le maquillage), j’ai senti ma peau souffrir de sécheresse et de tiraillements. Sur les conseils des maquilleuses et de Julie, ma compagne, j’ai pris conscience de l’importance de bien la nettoyer. Aujourd’hui, je gomme ma peau deux fois par semaine et je porte une crème ultra-hydratante. J’ai aussi un stick antifatigue pour le contour des yeux, mais j’oublie souvent de l’utiliser (Rires).

L’ACCRO

NOTRE SÉLECTION SPÉCIALE DÉBUTANT w Nettoyant-exfoliant purifiant, Clarins Men, 25.40 € w Gel Multifonctions hydratant, Nuxe Men, 21.90 € w Antifatigue cooling eye-gel, Clinique Skin Supplies for Men, 31.55 € w On lui offre quoi comme parfum ? Un jus ultrafrais, une cologne marine sophistiquée, le nouveau Hermès, Épice Marine, Hermessence, Hermès, 180 €

JONATHAN ROBERT 35 ANS, COMÉDIEN

S

E N CH I FFR E LE M ÉTROSEXU EL NOTRE SÉLECTION POUR LES CONVAINCUS w Daily Microfoliant, soin exfoliant quotidien, Dermalogica, 66 € w Facial Fuel Heavy Lifting, Kiehl’s, 42 € w Ultratime, patch coup d’éclat contour des yeux, Annayake, 71.46 € w Glamour Shot, Matte Perfection, correcteur de teint transparent matifiant, Sampar, 22 € w On lui offre quoi comme parfum ? Un jus tonique inspiré de l’univers musical, aux notes de verveine, de basilic et une note de cuir noir, pour l’énergie. Burberry Brit Rythm; Burberry, 57 €

Les hommes sont encore près de 80 % en Europe à limiter leur usage des cosmétiques au traditionnel après-rasage. Et pour 30 % d’entre eux, ce sont leurs femmes qui achètent leurs produits de beauté. Une fois qu’ils ont trouvé leur soin, par contre, les hommes sont plus fidèles que les femmes ! 60 % ne changent pas de marque, ni de référence.

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Un dermatologue m’a initié aux cosmétiques quand j’avais 14 ans. J’utilisais simplement des produits achetés en pharmacie. Puis, quand je suis devenu mannequin quelques années plus tard, j’ai non seulement été sensibilisé à l’importance d’avoir un grain de peau impeccable, mais j’ai aussi eu accès à toute une série de marques que je n’aurais probablement pas découvertes de ma propre initiative. J’y ai pris goût. Aujourd’hui, j’ai tout un rituel, après le nettoyage, j’applique un sérum, puis une crème de jour teintée et un contour des yeux. Parfois même, pour passer un casting cinéma, je pose une touche d’anticernes pour rafraîchir mon regard.

NOTRE SÉLECTION DE NICHE POUR CONNAISSEURS w Sisleyum Men, Soin Global revitalisant anti-âge, Sisley, 163.80 € w Perfect Master, créateur de peau parfaite, Armani Men, 85 € w Touche Éclat, stylo illuminateur, Yves Saint Laurent, 36.50 € w On lui offre quoi comme parfum ? Une fragrance solaire sophistiquée, unisexe. Aqua Vitae, Parfum Francis Kurkdjian chez Senteurs d’Ailleurs, 115 €

© Ganaelle Glume

32 ANS, ANIMATEUR TÉLÉ


SUR LE TERRAIN

L O O P R E LIV VENDREDI SOIR

… U A E V I N A C E L S DAN

n REPORTAGE PHOTOGRAPHIQUE : MICHEL LORIAUX, ASSISTÉ DE ÉLIE CARP. TEXTE : FANNY LEROY

ESSENTIELLE

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SUR LE TERRAIN Les princesses du début de soirée sont loin lorsque minuit approche... Les diadèmes tombent, le mascara coule, les genoux se dérobent et les trottoirs s’encombrent des fêtards aux attitudes fatiguées.

L

iverpool. Ses Beatles, son port, ses anciennes industries, son stade… et ses vendredis soirs. Un moment sacré où les talons s’enfilent, les verres se vident et se remplissent, les corps se mêlent ou en démêlent. Une Friday Night Fever classique ? Une course vers l’ivresse, la rencontre, le fun… à la limite de la déchéance, parfois. Plongée dans l’univers des nuits au nord du Royaume-Uni. Il est 19 h 30… Balade le long des docks, sous les voûtes en briques rouges. Tiens, un air connu… “Penny Lane is in my ears and in my eyes”. Ah oui, on est bel et bien à Liverpool, on longe le musée des Beatles, les enfants prodiges de la ville. La mélodie résonne en tête jusqu’à ce qu’un éclat de rire retentisse. D’où vient-il ? Non pas d’une seule fille mais de tout un groupe. Elles sont une vingtaine, tout âge confondu. Inratable. Elles portent toutes le même tee-shirt noir… Unicolore à l’exception d’une large inscription rose fuschia : “On it till we vomit”. Le ton est donné, la soirée est prête à commencer. “Nous sommes descendues d’Écosse pour faire la fête un week-end à Liverpool”, confie Sarah, 34 ans. Une habitude ? “Nous organisons une telle sortie une fois par an avec les copines… une sortie où tout est permis, loin de nos familles. Ici, nous ne nous sentons plus épouse ou mère, nous sommes des amies qui voulons juste s’amuser”, poursuit-elle. Le programme est tout tracé : petit resto, premiers verres et puis l’écume des bars dansants de la ville. Dans les rues, les silhouettes changent petit à petit. Les tenues décontractées ou guindées de la semaine sont laissées dans la garde-robe au profit d’apparats plus affriolants. Les hommes portent les chemises cintrées, leurs cheveux sont coiffés de manière faussement négligée… quant aux femmes, un seul mot d’ordre : avoir la sexy attitude. Et tout est fait pour y parvenir : talons vertigineux, mini-jupe, pantalon moulant, maquillage intense ou coiffure défiant la mode. Sortir n’est pas une expérience qui se vit à moitié. Pour certains, c’est aussi la raison de fêter une occasion particulière : un anniversaire, un enterrement de vie de garçon ou de jeune fille, un diplôme, un nouveau job… Tout est bon pour faire la fête et surtout pour se démarquer. Ces jubilaires déambulent souvent dans la rue, une banderole autour du cou, comme Nancy qui porte fièrement l’inscription “bride to be” et une belle couronne rose sur sa tête. Même sa maman est dans le groupe qui la fête, riant et buvant comme le reste de ses copines. Pour elles, la EEE

LES WEEK-ENDS DANS LES VILLES DU NORD DU ROYAUME-UNI ONT UN GOÛT DE TROP : TROP D’ALCOOL, TROP D’APPRÊT, TROP DE DRAGUE, TROP D’OMBRES. UN PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ QUI SE TERMINE… AU RAS DU SOL SOUVENT.

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SUR LE TERRAIN Allures rock’n’roll, clous sur le blouson, rouge à lèvres et lumière néon... tous les styles se croisent à Liverpool. De quoi peupler les différents bars et boîtes de nuit que compte la ville.

Une soirée? C’est la tournée des bars, des boîtes de nuit, des terrasses. Trois, quatre, cinq, voire plus... les corps bougent là où la fête et la musique les appellent.

Mère et fille s’associent, se copient, s’assimilent, se confondent dans la fête. À Liverpool, tous les âges se mélangent.

Les bancs publics sont là pour récolter les premières titubantes, pour leur octroyer un peu de repos. Quelques minutes de répit avant de repartir dans la chaleur moite de la piste de danse.

soirée se terminera plus tôt tant l’alcool a déjà fait ses effets. Pour les autres, la nuit ne fait que commencer… Il est 22 h, la musique s’intensifie déjà à tel point que chaque pli de vêtement tremble avec les basses. Les discussions se font bouche contre oreille. Les groupes ne se mélangent pas… les filles ensemble, et les garçons ensemble. Les regards commencent à se perdre parfois en dehors du groupe et se posent sur des silhouettes inspirées tantôt de Jacky Kennedy tantôt de Beverly Hills 90210 et de l’univers des 90’s. Dans le fond EEE

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du bar, un homme isolé travaille sur son ordinateur… Tous se côtoient mais ne s’apprivoisent pas encore. Pourtant, les détails annonçant une nuit chaude commencent à s’accumuler : un homme passant dans la rue en tutu rose avec ses amis, un autre en bas résille blancs, la file qui s’allonge devant les distributeurs d’argent et surtout les policiers à cheval qui patrouillent. Le périmètre à couvrir n’est pas large. À Liverpool, les bars s’agglutinent sur quelques rues. Le choix est à portée de main ou plutôt d’oreille tant les musiques différentes émanant des

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boîtes forment une étrange cacophonie dans la rue. Premier dévolu jeté sur une église désacralisée affichant sur son ponton la date de 1788. Marie-Madeleine lève les yeux au plafond… Les Saints (ou seraient-ce les seins ?) sont partout exposés. Devant les vitraux aux images bibliques s’agitent les corps débridés par l’ivresse de fin de semaine. L’église est noire de monde comme elle l’a jadis été. Ici, c’est une danseuse brésilienne qui domine l’assemblée et anime la grande messe festive. Là-bas, les cierges brûlent. Dans les toi-


Ambiance pop art. Les estomacs tiraillent, se réveillent... ils veulent du pur produit de société de consommation, du gras, du rapide.

La sortie du vendredi soir, c’est l’opportunité de la rencontre, celle qui fera peut-être chavirer les cœurs pour une nuit ou plus. Alors quelques-unes attendent, réservées encore.

lettes des femmes, c’est un vrai spectacle. Assise à côté d’une table remplie de cosmétiques, une femme tient une caisse. “Tous les soirs, je suis ici pour vendre le nécessaire pour se refaire une beauté”, expliquet-elle. Déodorant, parfum, chewing-gum, rouge à lèvres, tampons hygiéniques, sparadraps… tout est là pour sauver la belle en détresse (et ses pieds qui commencent à souffrir de l’altitude qu’on leur inflige). “J’ai toujours ce qu’il me faut sur moi”, avoue Jessie alors qu’elle se remaquille et se recoiffe à côté de son amie. Ensemble, elles en profitent pour partager un moment d’intimité… ou devrait-on dire pour soulager leur envie de ragots ? S’enfermer dans une toilette et simplement écouter est en soi une expé-

Il est 22 h, la musique s’intensifie déjà à tel point que chaque pli de vêtement tremble avec les basses. Les discussions se font bouche contre oreille. rience tant les propos se font tour à tour anecdotiques, amusants ou sarcastiques. La femme a côté de sa table de cosmétiques a, elle, le regard vide… À l’inverse des marchands qui déambulent dans la rue à l’affût de l’acheteur des oreilles de lapin lumineuses qu’il souhaite vendre ou des serveuses d’alcool fluorescent versé dans des tubes à essai. Il est minuit. Le regard de certains noctambules devient, lui, de plus en plus vitreux. Le

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“slang” commence à s’entendre partout et l’accent de Liverpool, le “scouse”, se fait de plus en plus marqué. Les mains se baladent, les groupes se mélangent… “On sort tous les week-ends. C’est sacré”, crient Calum et Louise. “Les nuits à Liverpool sont exceptionnelles. Tous les bars s’offrent à nous… Ici, on a le sens de la fête… Ça rime avec danse et alcool. C’est presque sans limite”, poursuivent-ils. Assis sur un canapé cassé dans un bar à la lumière rouge, leurs visages EEE


SUR LE TERRAIN

LA CITÉ DES MISS On pourrait aussi dire : Liverpool, la cité de la beauté. Ou plutôt du marché de la beauté. Car la ville comprend six fois plus de centres de fitness, de bronzage et de chirurgie esthétique qu’ailleurs au Royaume-Uni. Pour être au top, on n’hésite pas à franchir les limites en consommant stéroïdes à profusion ou encore injections de melanotan, “the barbie drug”. Cette dernière n’est autre qu’une hormone de synthèse, illégale en Europe, en Australie et aux EtatsUnis, qui stimule les cellules responsables du bronzage. Un vrai teint brun qui “vient de l’intérieur pour se sentir mieux à l’extérieur”, comme ils disent. Parce qu’à Liverpool, l’apparence est reine. Toute occasion est bonne pour se rendre belle et sexy mais aussi beau et attirant. Car l’usine de la beauté touche tous les genres allant même jusqu’à la frénésie des concours de Miss et Misters, ou encore de body builders de compétition. À Liverpool, la beauté a ses codes dont le critère principal est la superficialité. Jolie au naturel ? Très peu pour les filles de Liverpool… près de 75 % d’entre elles portent des extensions capillaires. Les hommes, eux, se font foncer les cils, usent de botox parfois. Liverpool, c’est un univers où l’on navigue parmi des stars… en apparence seulement car il n’est pas rare de croiser une femme dans la rue portant des bigoudis. Le chic absolu, le signe que l’on porte de l’attention à son look, qu’on a une vie sociale. Au Royaume-Uni, c’est la rumeur : Liverpool regorge des filles les plus belles du pays, des footballeurs les plus sexys. Liverpool, c’est la ville de la fête, des paillettes et des ragots. On y croise peut-être sans le savoir “Miss Sexy Eyes”, “Miss Lovely Legs”, “Mister Stylish Hair” ou encore “Mister Photogenic”… Tous bronzés à la perfection (ou à l’excès, c’est selon), comme s’il s’agissait de compenser les grisailles climatiques anglaises….

ESSENTIELLE

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Il est minuit. Le regard de certains noctambules devient, lui, de plus en plus vitreux. Le “slang” commence à s’entendre partout et l’accent de Liverpool, le “scouse”, se fait de plus en plus marqué. Les mains se baladent, les groupes se mélangent… 29


SUR LE TERRAIN s’éclairent de temps en temps à cause du flash d’un smartphone. Le DJ mixe des classiques : Tina Turner, Beyoncé, Spice Girls… Certaines chansons font référence à des moments passés ensemble et les “hugs” des amis se font de plus en plus longs. Soudain, sort un chat puis un clown. Enfin… une fille moulée dans une combinaison de chat et un garçon habillé en clown. Un même objectif : nourrir les bêtes de fête qu’ils sont. Il est 1 h 30. Dans les rues, les jeunes employés de bars haranguant les passants. “Viens chez nous ! C’est le meilleur endroit pour continuer la fête à Liverpool”. De son bar, sortent des filles que leurs chevilles ne maintiennent plus debout. Le chat et le clown continuent leur chemin jusqu’à un nightshop vendeur de hamburgers. Ils commandent et dévorent leur festin les fesses assises sur le trottoir. Les frites tombent, les mouettes rodent à l’affût de leur repas du soir. Les rues, elles, se vident peu à peu vers 2 h du matin. Les jeunes titubent presque partout. Les talons sont enlevés, portés à la main. Les pieds sont sales et souvent ensanglantés par des chaussures trop hautes ou trop échancrées. Le maquillage se décompose sous l’effet de la transpiration. La silhouette apprêtée du début de soirée est loin, bien loin. Mais les taxis, eux, sont tout près. En file, pour recueillir les fêtards de la quatrième ville du Royaume-Uni et commencer la valse des retours à la maison… seul ou accompagné. EEE

n Fanny Leroy © Michel Loriaux

Total look panthère… La vivacité du félin s’en est allée. Les pas suivront l’homme le plus racoleur, celui qui décrira son bar comme étant celui qui convient le mieux à un chaton en perdition.

La fête se suspend parfois le temps d’un message. Un moment solitaire.

Le regard divague, les pieds sont libérés de l’entrave des chaussures, mais la laque a bien maintenu la coiffure en place. Ouf! Il ne reste plus qu’à rentrer chez soi...

Les moindres recoins accueillent les amoureux d’un soir. L’alcool lève les barrières, les mains se baladent sans plus de contrainte.

Pause d’une demi-heure après être déjà tombée trois fois par terre pour une fêtarde un peu trop imbibée.

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STYLE

ALERTE ! K E E W N O I FASH n Par Marie Hocepied

ILS VIENNENT D’AVOIR LIEU, LES DÉFILÉS PRINTEMPS-ÉTÉ 2014. POUR VOUS, QUELQUES TENDANCES DE L’ÉTÉ POINTÉES AVANT L’ÉTÉ !

IMMACULÉE CONCEPTION

Paul Smith

Le blanc jouera donc les prolongations la saison prochaine. Minimaliste ou néobaroque, le total look blanc se décline à foison chez Rochas, Phillip Lim et Maison Martin Margiela.

Marc by Marc Jacobs Mulberry Desigual

PARTERRE FLEURI

MM6 (Maison Martin Margiela)

Dries Van Noten

Cette saison encore, les fleurs restent et ne se fanent pas ! Façon tapisserie, fleurs naturelles, bouquet de roses ou effet nature morte rock, l’imprimé fleuri joue les prolongations cet été.

Christophe Lemaire Christopher Kane

Rochas Oliveira Baptista

Philip Lim

COUP DE CŒUR

À PARIS ! Pour la collection du créateur français Julien David. Entre classicisme et streetwear, avec un morceau de Nina Simone en final, le créateur nous a fait découvrir une collection résolument moderne dans sa manière de mélanger des fétiches tropicaux avec des couleurs comme saturées tout en restant hautement désirables ET portables. Bravo !

BCBG

Dries Van Noten

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Helmut Lang

Narciso Rodriguez

DUO DE CHOC Le noir et blanc, le yin et le yang. L’un n’ira incontestablement pas sans l’autre chez Cédric Charlier, Anthony Vaccarello et Christophe Lemaire, notamment.

Christophe Lemaire

Anthony Vaccarello

Cédric Charlier

Rodarte

DÉLICATES TRANSPARENCES Se dévoiler tout en restant élégante, en adoptant la tendance “transparence” dès le retour des beaux jours. En version noir pour les plus timides et colorée pour les intrépides. Zoom chez Lacoste sur la chemise légère et finement translucide, parfaite alternative estivale au trop basique tee-shirt.

Lacoste

Calvin Klein

Mulberry

Christopher Raeburn

Gucci

COURT LE HAUT ! Croire qu’ils ne sont dédiés qu’aux filles toniques et musclées serait une erreur ! Majeure qui plus est. Le top court ou “Top Crop” en anglais, est la pièce de la saison que l’on exhibe aussi bien en journée qu’en soirée. On l’aime large et confortable. Un must ! Dsuared

Helmut Lang

Tommy Hilfiger

Philip Lim

Alexander Wang BCBG

Oscar de la Renta

TENDRES DRAGÉES L’été sera doux, avec des roses acidulés, des jaunes fanés, des bleus édulcorés. La douceur et la rêverie planent sur la saison printemps-été. Autant de couleurs pour annoncer la gaieté de l’été, avec une prédilection pour les roses. Proenza Schouler

Gucci

Calvin Klein

Burberry

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BEAUTÉ

n Par Ingrid Van Langhendonck

©L’Oréal Professionnel

NEWS

LA PERFECTION Parce que nous rêvons toutes d’un teint de pêche, sans rougeur, sans imperfection, sans brillance indésirable… Les nouveaux gestes de beauté ne camouflent plus, ils subliment ! Lissage et floutage tout en transparence, voilà les maîtres-mots de la beauté 2013. 1. PARTEZ SUR DE BONNES BASES Avant même de poser un fond de teint, on veille à égaliser la carnation, à gommer les rougeurs et flouter les imperfections. Cette base de teint universelle, on s’en rend compte assez vite, pourrait même se porter telle quelle. Superprimer, Base de teint pour toutes peaux, Clinique, 27.50 €

2. FAITES ILLUSION Le cerne, ennemi numéro un du teint, enfin vaincu, ou presque. Un bon anticernes est imperceptible, il se pose avec parcimonie, s’étire en douceur et se fond dans la carnation. Celui-ci est liquide et réussit le pari d’une texture couvrante mais invisible. Instant Concealer, Anti-cenres défatigant, lissant, Clarins, 23.76 €

3. PRATIQUEZ L’ART DE LA RETOUCHE Quoi de plus actuel qu’un stick nomade à emporter partout ? Un trait sur les joues, le front et le nez que l’on lisse d’un mouvement circulaire et nous voilà avec un teint frais, égalisé et matifié en un seul geste.

UN CHIGNON ULTRAVOLUME EN UN COUP DE PINCEAU

Fit Me stick Anti-Shine, Maybelline, 12.99 €

On ne sait pas toujours à quel saint se vouer avec les mousses, gels, laques et autres cires… Voici le dernier né dans la famille : le pinceau Kabuki. Une invention venue tout droit du pays du soleil levant qui d’un coup de brosse diffuse une poudre ultragonflante qui s’applique à sec et ne laisse aucun fil gras, aucune trace de poudre. Un chignon sexy, par Cédric, pour Jean-Claude Biguine : “Séparez les cheveux en couronne autour de votre crâne et appliquez la poudre en racines, massez aux doigts puis crêpez délicatement la base du cheveu et fixez votre chignon déstructuré avec quelques pinces, Cela donne un look faussement défait, très sexy !”

CA VIENT D’OUVRIR ! Envie d’un soin sur mesure, d’une coupe impeccable ? C’est ici ! Adrien Coelho n’est pas un coiffeur, c’est un complice beauté ! Il opère dans son nouvel espace “luxe-alternatif” au 74 rue Tenbosch à Ixelles et tout ce que Bruxelles compte de “beautiful people” s’y bouscule déjà.

Volume Maker, Pinceau Kabuki, Shu Uemura, 39.50 €

www.adriencoelho.com

RUBAN ROSE

LE VERNIS DU MOIS PUNK ATTITUDE

ON SE POMPONNE UTILE

à la déferlante “nail art”. Impossible de rester indifférente tés, nos ongles sont men Customisés, accessoirisés, orne s on succombe au Alor un bijou, un accessoire de mode. té clou : so nineties ! revival punk et on se fait l’ongle

Le groupe Lauder, très actif dans le combat contre le cancer du sein depuis 1992, édite chaque année près de huit produits de beauté griffés Pink Ribbon et reverse une grande partie des bénéfices générés par ces produits à la Breast Cancer Research Foundation.

ntés, ProNails 5.99 €

Clous pour les ongles, dorés ou arge

Notre choix : la pochette Evelyn Lauder and Elizabeth Hurley Drem Lip, un rouge à lèvres et un gloss, un rose qui fait du bien dans une pochette trendy en diable à porter en soirée ! 30 € (dont 20 % seront reversés pour financer la recherche).

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Plus de volume, une expression plus jeune VOLUME-FILLER, pour un visage redessiné L A SCIENCE D’UNE PE AU PLUS BELLE

Sa formule révolutionnaire au Magnolol, aux Oligo-Peptides et à l’Acide Hyaluronique restaure les volumes perdus et redéfinit les contours du visage. Un soin inspiré des traitements dermatologiques. www.eucerin.be

L’ E F F E T V O L U M I S A T E U R


VIVRE PARENTS SÉPARÉS

LES ASTUCES POUR RÉUSSIR UNE GARDE ALTERNÉE L’HÉBERGEMENT ÉGALITAIRE EN CAS DE SÉPARATION, OUI, MAIS COMMENT ?

D

epuis l’entrée en vigueur de la loi du 18 juillet 2006 qui tend à privilégier l’hébergement égalitaire des enfants dont les parents sont séparés, de plus en plus de Belges se déclarent en faveur de la garde alternée. Selon un sondage *, près de 70 % des personnes interrogées seraient favorables à une garde égalitaire. Les tribunaux ont visiblement intégré le principe et aident, quand c’est possible, les parties à se mettre d’accord pour le bien de(s) l’enfant(s). Mais au quotidien, comment faire face aux nombreux obstacles à surmonter ? LE TEMPS DE LA GARDE L’astuce : certaines familles pratiquent la formule du “nid”, pendant quelque temps pour assurer une transition. C’est-à-dire ? L’enfant ne se déplace pas, ce sont les parents qui bougent. Si ce n’est pas possible : plus l’enfant grandit, plus on privilégie des périodes de garde longues pour favoriser une relation de qualité car l’adaptation, les retrouvailles, le passage d’un foyer à l’autre peuvent prendre du temps. Plus l’enfant est jeune, plus on tente de raccourcir ces périodes (2-3 jours). Certains adolescents préfèrent, eux, un rythme de 15 jours, moins contraignant. Vers l’âge de 9-10 ans, beaucoup de petits garçons ont besoin d’une plus grande présence paternelle. Restez à l’écoute de ces demandes pour éventuellement adapter le rythme de garde. LA TRANSITION L’astuce : pour éviter que l’enfant ne vive dans ses valises, pensez à apporter vous-même ses bagages chez votre ex-conjoint(e) pendant qu’il est à l’école. Ou, si les finances le permettent, prévoyez simplement tout en double. Si ce n’est pas possible : l’idée est de laisser l’enfant emporter tout ce qui peut l’aider à passer sereinement d’une maison à l’autre comme sa couverture favorite, son jouet fétiche, ses vêtements préférés… La notion de continuité est importante pour que l’enfant se sente en sécurité affective. Et si vous flippez à l’idée de mettre les pieds chez votre ex, utilisez temporairement un lieu neutre pour faciliter les transitions. L’ENTENTE L’astuce : se privilégier mutuellement comme gardiens. Votre ex est le (la) premièr(e) personne

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que vous appelez si vous avez besoin d’une baby-sitter, si, si ! C’est plus sympa pour vous et pour votre portefeuille. Si ce n’est pas possible : si une telle relation n’est pas envisageable, gardez quand même à l’esprit qu’une garde alternée réussie passe par une bonne communication entre les parents, c’est-à-dire au minimum la capacité de communiquer sur des sujets factuels. L’ex doit rester un allié : “On peut ne plus s’aimer, explique Jacqueline Phélip (auteur du Livre noir sur la garde alternée), mais il faut garder une estime pour l’autre parent”. LA DISTANCE L’astuce : faites en sorte que les deux foyers soient dans le même quartier ou dans les environs, votre enfant pourra ainsi garder les mêmes repères, les mêmes copains, la même école. Si ce n’est pas possible : essayez au minimum de ne pas devoir le changer d’école. L’école est pour lui un point de repère qui cadre sa vie. C’est important que celle-ci soit le pivot de votre organisation. LES RÈGLES L’astuce : avoir les mêmes règles de vie dans les deux maisons comme l’heure du coucher, l’alimentation, les règles de sortie, d’utilisation du GSM, la dose de sucreries quotidienne… Si ce n’est pas possible : si vous avez du mal à trouver un terrain d’entente, dressez ensemble des valeurs essentielles que vous vous engagez à faire respecter dans les deux maisons, au moins pour un temps, histoire que la transition se fasse plus en douceur. n Stéphanie Grosjean * Réalisé par AEGIS/Deep Blue pour le compte du magazine Filiatio (mars 2012)

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L’ASTUCE MIRACLE

LA PLATEFORME

WWW.2HOUSES.COM Son fondateur, Gill Ruidant, est un père belge divorcé qui a été confronté aux divers problèmes liés à l’organisation et à la communication au sein d’une famille éclatée. Il invente une nouvelle plateforme pour offrir des outils pratiques aux parents divorcés (journal de bord sur le parcours scolaire et extrascolaire des enfants, calendrier des gardes, journal des dépenses, envoi de photos sécurisé, etc.). Le grand plus : le site, supersécurisé, a décidé d’ouvrir les comptes familiaux au “tiers” (grands-parents, parrain, beaux-parents…). Les parents gardent le contrôle de l’accès aux données et restreindre à tout moment l’accès à un des tiers.


VIVRE

DU LINGE BRODÉ E U Q I H T É 100 % KISANY, C’EST UN PROJET HUMANITAIRE : DU LINGE DE LIT ET DE MAISON BRODÉ VENDU ICI QUI PERMET DEPUIS 10 ANS À PLUS DE 1000 PERSONNES DE VIVRE DÉCEMMENT EN RD CONGO, AU RWANDA ET AU KENYA. ET EN PLUS, C’EST BEAU…

L

e Nord-Kivu, endroit désolé de la surface du monde. Où l’électricité, l’école, les maisons en dur sont des luxes quasi-inacessibles. À Goma, la population est vulnérable, les mères et leurs enfants en premier lieu. Isabelle, Manuela et Nicole ont pu s’en rendre compte. Il y a plus de quinze ans, ces trois bénévoles avaient créé un projet dans le cadre d’une asbl En avant les enfants. Leur projet : aider les mamans qui devaient laisser leurs enfants faute de moyens. En 2002, une éruption volcanique ravage la ville. L’atelier de couture qui permettait à des femmes de survivre est détruit. Sept d’entre elles font appel au trio de bénévoles : c’est là que le projet Kila Siku qui mènera à Kisany débute. Des fonds sont levés pour reconstruire l’atelier. La stratégie : y former les femmes à la broderie, au tissage pour créer des produits exclusifs et de première qualité qui seront vendus en Belgique lors de grandes ventes à domicile. Les femmes chefs de famille sont payées décemment (2 à 3 fois plus que le salaire local) et elles peuvent ainsi offrir un avenir à leurs enfants. Cela fait 10 ans que ce projet a été lancé et cette entreprise sociale, basée non sur le profit mais sur la dignité, a changé le rapport au travail de ces femmes qui peuvent dans le même temps continuer à garder leurs

petits en bas âge. Désormais, 120 femmes travaillent pour Kisany, elles habitent le Congo, le Rwanda ou le Kenya. Elles ont pu reprendre leur vie en main et l’un dans l’autre, ce sont près de 1 000 personnes qui vivent de l’activité mise en place par Kisany. Grâce à l’implication de bénévoles qui se mobilisent tout au long de l’année et au soutien de différents partenaires, l’association réinvestit les bénéfices de ses ventes au profit des femmes. Ainsi, Kisany a assumé le minerval de nombreuses brodeuses qui souhaitaient terminer le cycle primaire ou secondaire, financé l’achat de parcelles en donnant accès à des prêts sans intérêts pour que les femmes puissent y construire leur maison. À leur demande, des formations en planning familial sont organisées et la contraception est offerte à celles qui le désirent.

ENTRAIDE BÉNÉVOLE En Belgique et en Europe, de nombreuses femmes se sont jointes aux fondatrices de Kisany et participent à cette aventure généreuse. Les unes ouvrent les portes de leur maison pour les ventes, d’autres se portent volontaires pour la logistique. Le linge de maison haut de gamme qui en ressort est en phase avec les goûts occidentaux : on ne parle pas ici d’art africain mais bien de linge et d’accessoires de maison

Du linge de maison, des parures de lit brodés grâce à un travail minutieux et utile pour la vie de centaines de familles.

en lin et coton de première qualité, brodés. “On peut aussi commander sur mesure le linge de maison et le linge de lit pour des listes de mariage par exemple”, explique Isabelle De Gryse. Chaque année, de nouvelles lignes de linge et d’accessoires voient le jour, coordonnées par Isabelle. Au final, ce sont des housses pour tablettes ou smartphones, des petites pochettes, des sacs à linge, des pochettes pour lunettes, et tout le linge de maison et de lit qui est proposé à la vente. Le tout pouvant être assortis aux assiettes ou avec le motif personnalisé que l’on souhaite. Dernièrement, s’est ouvert un atelier de tissage au Kenya qui produit de merveilleux kikoys (de grands plaids en coton, 170 x 100) rayés et un plaid en fine laine kenyane dans les tons gris bleu (150 x 200). n E.W.

OÙ ACHETER ? COMMENT AIDER ? - On peut commander en ligne à partir du site : www.kisany.com. La prochaine vente à laquelle on doit s’inscrire (gratuitement) pour venir aura lieu à Rhode-Saint-Genèse, du 14 au 16 novembre. On peut également faire des dons pour soutenir l’association ou devenir bénévole. Plus d’infos sur le site : www.kisany.com Depuis plus de dix ans, Kisany tisse des liens d’espoir avec des femmes africaines.

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VIVRE

JEAN-CLAUDE JAQUEMART Jean-Claude Jacquemart mélange les styles avec panache. Ses pièces chinées et signées viennent d’Italie, de France, d’Espagne et d’Angleterre. Dans sa galerie, il rassemble des pièces exclusives, sélectionnées à l’instinct. Et pour ne rien gâcher, un œil aiguisé et un sourire charmant rendent ce passionné si attachant. Avec une mention spéciale pour sa sélection de luminaires. Jean-Claude Jacquemart. Rue Darwin, 50 -1050 Bruxelles. 0475/30 18 05

LA RUE

DARWIN La place Brugmann n’est plus à présenter, si bien que ses rues adjacentes ont plus que jamais le vent en poupe. Stop sur la rue Darwin : entre boutiques, galeries et restos bobos, notre cœur balance. n Marie Hocepied

VINTAGE ITEMS

RESTO

ICI C’est la cantine du moment. Celle où l’on se sent divinement bien. Celle que l’on ne veut pas quitter. Celle où l’on “petitdéjeune”, déjeune, et prend un thé. Du bio, du sain, du frais du marché. Bref, que du bon et du varié. La formule brunch du dimanche est d’ailleurs en passe de devenir un incontournable dans le quartier ! (deux formules : 15 et 23 €) Ici. Rue Darwin, 35 – 1050 Bruxelles. 02/343 88 57

BONNIE & JANE

C’est un recueil de jolies affaires à dénicher comme dans un cabinet de curiosités. Tout y est mêlé : vêtements, bijoux, pièces de déco avec des marques comme Mes demoiselles Paris, Fine Collection, Louise Hendricks, Coralie de Seynes, Charlotte Sometime et beaucoup d’autres belles découvertes. Bonnie&Jane. Rue Darwin, 34 – 1050 Bruxelles. 02/265 24 94

ESSENTIELLE

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On y passe la porte pour trouver du mobilier vintage mais aussi les lampes Jiéldé, les chaises Tolix, les sièges AA de Airborne, les sets de table en feutre de Hey et la marque Normann Copenhagen. Timothy se fait un plaisir de nous conseiller et de nous communiquer la passion qui l’anime. Vintage Items. Rue Darwin, 33 – 1050 Bruxelles. 0479/43 05 65

M32 Dans ce nouvel espace, agencé comme un appartement intime et chaleureux, Mathilde Danglade présente ses propres créations de bijoux, mais aussi des pièces qu’elle ramène de ses voyages. Elles sont toutes inspirées par une rencontre, une humeur, une émotion. Une boutique multiforme qui mélange la mode et la déco, évoluant en permanence. On y trouvera les marques Roseanna, Forte-Forte, Officine Générale et les bijoux d’Olivia Hainaut. Bref, que du beau ! M32. Rue Darwin, 32 -1050 Bruxelles. 02/345 83 58

APRÈS LA PLUIE

Les boutiques en coin de rue attirent l’œil. “Après la pluie” ne déroge pas à la règle. Cette boutique de sacs et de jolis souliers propose des pièces en cuir ultrachic d’Avril Gau, Tila March, Rupert Sanderson et Robert Clergerie. Après la pluie. Rue Darwin, 37 – 1050 Bruxelles. 02/347 57 59

LA PETITE FIESTA

PISCINE

DARWIN AQUA CLUB Dans une superbe maison classée Art Nouveau, se trouve le Darwin Aqua Club. On vient y tremper ses pieds dans une eau chauffée à 31° C-32° C. De quoi ne pas avoir froid aux orteils donc pour suivre des cours d’aquagym, préparer son accouchement, familiariser bébé avec l’eau et apprendre à nager aux plus grands. Avec différentes formules d’abonnement mais aussi la possibilité de payer à la séance, cette piscine ultrafamiliale est l’adresse inattendue de la rue. Darwin Aqua Club. Rue Darwin, 15 1190 Forest. 02/347 11 51

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Un joyau pour les petits et leurs parents ! Une mini boutique où dénicher des objets anciens et neufs de la petite enfance, trouvés ici ou aux États-Unis, glanés avec goût et passion. En plus des objets chinés, vous y trouverez du linge de lit, des tissus et des petits objets poétiques et ludiques à souhait ! La petite fiesta. Rue Darwin, 9 – 1190 Forest. 0479/66 92 74

ON AIME AUSSI

KELLY pour sa collection de Repetto. Rue Darwin, 60 – 1050 Ixelles. 02/345 58 90

LUCIA ESTEVES pour déposer notre liste de mariage. Rue Franz Merjay, 131 – 1050 Ixelles. 02/644 24 35

A.P.C. pour se plonger dans l’univers entier de cette marque française de fringues. Rue Darwin, 61 – 1050 Ixelles. 02/346 26 16


VOYAGE

À LA SOURCE DU

Y K S I WH L

’air est frais, la pluie fine et, rapidement, le paysage se fait vert et vallonné : pas de doute nous sommes en Écosse. Un pays moins réputé pour son climat, souvent venteux et pluvieux, que pour ses whiskies… C’est qu’ici, un pub moyen en propose déjà facilement une trentaine. Dans la Speyside, cette région du nord-est de l’Écosse, tout le monde a un parent ou un ami qui travaille dans le secteur. D’ailleurs, dans toute l’Écosse, ce sont 35 000 personnes qui en vivent. Lors de notre première rencontre avec quelques-unes d’entre elles, une dégustation est prévue à… 10 h du matin ! “Parfait”, acquiesce sobrement un de nos compagnons, connaisseur. “À cette heure-là, nos papilles sont prêtes. Réveillées par le petit-déjeuner mais redevenues neutres.” Parfait, donc, pour nous aussi…EEE

, LE WHISKY EST UN PLAISIR E, SS CO L’É DE T -ES RD NO DANS LE E AIL QUI OCCUPE UNE BONN UNE RELIGION ET UN TRAV ILLEUR . C’EST SANS DOUTE LE ME ON TI LA PU PO LA DE IE RT PA DE DÉCOUVRIR LES SECRETS ENDROIT AU MONDE POUR SI MÂLE. CETTE BOISSON QUI FAIT 39


GOÛTER EEE

RE-SENTIR ET RESSENTIR

de deux ans. Il m’a formé. Dix ans ont été nécessaires. Et même, ça aurait pu être plus mais il a quitté l’entreprise. On m’a alors proposé de le remplacer. J’ai accepté et suis devenu le plus jeune maître malt du pays. Aujourd’hui, j’en suis le plus vieux”, raconte-t-il en souriant. David Stewart peut énumérer les composants d’un whisky rien qu’en le sentant. Nez particulièrement fin, il a toutefois passé le flambeau à Brian chez Grant et Glenfiddish. Un maître malt qu’il a formé de 2001 à 2009. Mais David a conservé le nez de The Balvenie. C’est donc lui qui continue à y sentir les whiskies et à décider des associations à opérer entre les différentes cuvées. Il vient d’ailleurs d’y créer un nouveau whisky, le Caribbean Cask, qui, après 14 ans en fût de chêne ayant contenu du whisky US, a passé ses derniers mois dans des barils ayant accueilli du rhum. “Ça lui donne un petit goût vanillé”, souligne le maître malt. Un produit qui vient d’arriver en Belgique, chez les cavistes.

Sur la table, les verres sont superbes, pas trop remplis et leur contenu se dore de belles couleurs. À côté des trois whiskies que l’on dégustera, un verre d’eau. Car l’eau, avec le whisky, c’est recommandé. “Quelques gouttes d’eau ouvrent les arômes du whisky dans 90 % des cas”, nous dit notre expert. Ce qu’approuve Margareth de la distillerie The Maccalan, fondée en 1824. “Pour sentir, il n’en faut vraiment que quelques toutes petites gouttes, cela fait éclore de nouvelles odeurs.” Partout, le rituel sera identique : on hume d’abord un des trois ou quatre whiskies qui se trouvent devant nous, en ouvrant un peu la bouche, “ce qui permet de mieux distinguer les senteurs”, dixit Margareth. On le secoue un peu, on le fait passer et repasser sous son nez, en laissant l’odeur imprégner nos narines. Ensuite, on le goûte une première fois. “Prenez une petite lampée, mâchez-la en faisant passer un peu d’oxygène entre vos lèvres, gardezla sur votre langue, puis avalez”, conseille Katya de la distillerie The Balvenie. Cela permet à la bouche de s’habituer à ce whisky et à ses arômes de se diffuser une première fois. Arrive le moment d’y ajouter quelques gouttes d’eau. On hume, bouche ouverte, en faisant tournoyer le liquide; quelques odeurs viennent effectivement enrichir le parfum du whisky. On goûte, bouche fermée d’abord, en faisant glisser le breuvage sur sa langue, en le faisant bouger de ses dents à sa gorge. On ouvre les lèvres ensuite, pour l’oxygéner. Les arômes se diffusent. Le liquide est plus doux. La première dégustation a des arômes de fruits, de poire et une note légèrement poivrée.

VOUS LES FAITES ON THE ROCKS ? À l’échelle mondiale, le whisky écossais est un géant. “Chaque année, 2,4 milliards de bouteilles de whisky sont produites dans le monde, dont la moitié provient d’Écosse”, chiffre une agence de communication de Scott whiskies. Si l’on écoute les spécialistes du secteur, pour être un vrai Scottish, un whisky doit notamment avoir été distillé deux fois et avoir mûri au moins trois ans et un jour en fût. Le whisky scottish peut se déguster fumé, (pour ce faire, il a été mûri dans des fûts préalablement brûlés, ce qui lui donne un goût fort et étonnant). Mais ce sont surtout par ses “Single Malt” que le Scott whisky est aujourd’hui reconnu. C’est la distillerie Glennfiddish (première sur le marché du whisky) qui créa d’ailleurs cette appellation en 1963. Avec pour but de faire découvrir un whisky de qualité à la saveur particulière. Pour cela, il fallait “éduquer les consommateurs”, rappelle la compagnie. Et les Écossais eux, peuvent être bien éduqués : dans tous les pubs de la Speyside, on trouve des whiskies de grande qualité. Normal, sans doute, quand l’on sait que cette petite région abrite à elle seule 33 distilleries…

NEZ POUR ÇA Les experts, les maîtres malts (Masters blenders), ne goûtent le whisky que dilué dans beaucoup d’eau, soit environ un tiers du volume. À un certain niveau, ils n’ont même plus besoin de goûter un whisky, sentir suffit. “Je fais ce métier depuis 1974”, raconte David Stewart, qui a fêté ses 50 ans dans l’entreprise Glenfiddish en septembre 2012. “Je suis arrivé à la distillerie à 17 ans. L’ancien maître malt m’a pris sous son aile au bout

n THOMAS LEROY

UN GLENFIDDISH

MADE IN THE BALVENIE

Ce Glenfiddish, 15 ans d’âge, a mûri dans des fûts de chêne européens et américains déjà utilisés pour d’autres alcools, ainsi que dans des fûts américains neufs. Il a surtout baigné dans un Solera Vat, un immense baril ayant autrefois accueilli du Sherry (soit du Xérès) et qui ne se vide jamais. Seule la moitié de son contenant est ainsi ôtée avant qu’on ne le re-remplisse à nouveau. Un des single malts les plus vendus au monde. Prix recommandé : 37.69 €

Le Double Wood de The Balvenie, “c’est celui que tout le monde a chez soi”, estime Katya qui travaille pour cette distillerie. Étant passé durant son vieillissement d’un fût de chêne traditionnel à un fût de Xérès de premier remplissage, il offre un goût rond, plein et assez doux, selon ses concepteurs. Prix recommandé : 41.99 €

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LE SAVIEZ-VOUS ? w Le whisky ne compte que trois seuls ingrédients dans sa recette, toujours les mêmes : l’eau, l’orge et la levure. Seul le savoir-faire fait la différence… w La première distillation va porter le liquide à environ 25° d’alcool. Tandis que la seconde donnera lieu à un liquide qui affichera environ 70° d’alcool ! w Cette double distillation, c’est la spécificité et, disons-le, l’une des fiertés du whisky scottish. w La maturation a lieu en tonneau de bois et même de chêne plus spécifiquement. “Les barils que nous utilisons peuvent avoir des volumes variant de 200 à 500 litres selon les goûts que nous souhaitons développer”, nous dit-on chez Glennfiddish. w Les établissements écossais, contrairement à leurs homologues US, utilisent principalement des tonneaux de seconde main. “Cela permet de parfumer et de donner du goût et de l’ampleur à notre whisky”, nous explique-t-on chez Macallan. w Le whisky est transparent à sa sortie de distillerie. “C’est le bois des tonneaux qui lui donne sa couleur qu’elle soit orangée ou plus sombre”, détaille Yan, guide chez The Macallan.

FROM THE MACALLAN

LEQUEL AIMEZ-VOUS ?

Outre les 1824 Series, basées sur les couleurs et les arômes et non sur la durée de maturation (prix recommandés de 44.90 € à 144.90 €, selon la bouteille), The Macallan a sorti un whisky exceptionnel : M. Pas vraiment à la portée de toutes les bourses, ce nectar poursuit un seul but : “Créer le whisky single malt le plus sophistiqué au monde”. Il n’en existe que 1 750 carafes en cristal dans le monde. Prix recommandé : 3 350 €

BLENDED WHISKY Mélange de plusieurs whiskies pour en fabriquer un. SINGLE MALT Un seul orge a servi à faire ce whisky. SINGLE CASK WHISKY Le whisky de cette bouteille est issu d’un seul tonneau.

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GOÛTER

n En Duo, Valérie Nimal et Denis Balencourt

W

NEWS

GÉNÉRATION

Wallonie rime avec gastronomie. Mais connaissez-vous vraiment les meilleures adresses de la région ? La richesse du patrimoine culinaire wallon ? Génération W est né ! Une vitrine pour promouvoir la gastronomie, les artisans locaux et les entrepreneurs restaurateurs, créateurs d’émotions gustatives. Autour de ce collectif, tous ont la volonté de montrer le vrai visage et la grandeur du patrimoine gastronomique wallon. L’idée est lancée par S.H. Degeimbre, qui a compris, lors d’invitations à l’étranger, l’importance d’une bonne communication et la force d’un label régional. Il s’est associé à ses pairs pour “faire grandir sa région” avec le soutien du ministre Jean-Claude Marcourt. Une foule d’événements aura lieu dans les mois à venir. Un livre édité à la Renaissance du livre sortira en novembre, avec les recettes et un portrait de chaque personnalité : Arabelle Meirlaen (seule femme au tableau, elle vient de déménager dans son restaurant rebaptisé à son nom), Maxime Collard (La Table de Maxime), Sang Hoon Degeimbre (L’air du temps), Mario Elias (Le cor de chasse), Christophe Pauly (Le Coq aux Champs), Clément Petitjean (La Grappe d’or), Pierre Résimont (L’Eau vive), J.B. Thomaes (Château du Mylord), Laury Zioui (L’Éveil de sens). On fonce sur leur site pour suivre l’actualité de ces cuisiniers modernes !

RESTAURANT

BISTRONOMIE CECILA Une femme, trente ans et des poussières. Un sacré caractère. Retenez bien son nom : Mélanie Englebin. Seule en cuisine, elle tient les rennes de cette enseigne prometteuse, dans une strotje du vieux Bruxelles : Cecila. Quartier touristique, parfait pour remplir les deux salles. Déco de pierre et de bois, trendy. Cuisine colorée, attirante. Ingrédients surprenants, mélanges de textures et de saveurs, de parfums comme savent le faire les grandes pointures. Mélanie a contribué à la renommée du Jaloa, l’étoilé de Gaëtan Colin et est passée par Bora Bora, où elle s’est prise de passion pour le poisson. Sa cuisine légère met en valeur les produits de la mer, comme le maigre coiffé d’un tartare de couteaux – frais et exquis – les légumes, les algues et plantes et les herbes. Thés raffinés, café gourmand. Il ne manque plus qu’une carte de desserts ! L’adresse qu’on se refile entre foodies. La spécialité ? Le menu surprise à 44 €. Cecila. Rue des Chapeliers, 16 – 1000 Bruxelles – 02/503 44 74 – www.lececila.com

© Didier Bauweraerts

www.generationw.be

LIVRE

LA CUISINE C’EST AUSSI DE LA CHIMIE 70 recettes, 190 pages pour décrypter les grands mystères physiques et chimiques de la cuisine. Pas rigolo rigolo ? Que nenni ! Vous allez enfin tout savoir sur la captation des saveurs par les aliments, et les pièges à éviter (le poivre pas plus de 8 minutes dans un liquide !). Pourquoi plutôt masser sa viande à l’huile que d’en mettre une cuillère au fond de la poêle ? Pourquoi Hervé This (le chimiste derrière l’essor de la cuisine moléculaire) huile-t-il son sel pour lui conserver tout son croquant ? On y apprend aussi comment optimiser le fonctionnement de son frigo et assurer une meilleure conservation aux denrées qui y sont stockées. Un livre malin, rempli de trucs superefficaces pour faire de meilleurs plats, plus sains, plus simples et pour ne plus cuisiner à partir d’idées toutes faites mais bien en connaissance de cause.

NOUVEAU LASAGNES Sur le pouce les plats préparés sauvent bien souvent la mise. Mais comment ne pas transiger avec le goût, les prix raisonnables et la facilité ? Delhaize propose désormais une série de lasagnes élaborées dans le nord de l’Italie. Salsicia ou cèpes. Pâte fine, sauces mitonnées, goût puissant sans abus de sel ou de sucre. Au choix, univers forestier tout végétal ou appétit carné légèrement relevé de poivre et piment. Une belle surprise pour ne pas abandonner le plaisir sur l’autel de la simplicité. 25 minutes de four doux et de farniente, le régal est sans peine et sans remords.

La cuisine, c’est aussi de la chimie, Arthur Le Caisne, Hachette cuisine, 19.90 € (prix France)

ESSENTIELLE

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Prix à l’unité : 3.49 €

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Thaïlande Cambodge Beautés de pierre et pagodes étincelantes...

du 3 au 14 décembre 2013 En décembre, La Libre Essentielle vous emmène sur la route des anciennes capitales du Siam et de l’Empire Khmer. De Bangkok à Siem Reap, vous plongerez dans le monde des somptueuses civilisations qui ont fixé leur empreinte dans l’âme et la vie quotidienne de leurs peuples. Au programme de votre circuit : la cité vibrante de Bangkok et ses multiples facettes, marchés flottants et temples dorés. Ensuite, Sukhothai, berceau de la civilisation thaïe, capitale du royaume de Siam au 13e siècle et Ayutthaya, seconde capitale qui fut le lieu de rencontre privilégié des intellectuels et des artistes, célèbre pour la splendeur de ses monuments. Enfin, vous rejoindrez le Cambodge et le fascinant site d’Angkor, classé patrimoine mondial de l’Unesco. Un circuit fascinant de 12 jours mêlant culture et tradition, rencontres attachantes et découvertes inédites ! Vols directs Bruxelles/Bangkok assurés par la compagnie aérienne régulière Thai Airways, hôtels 4 et 5* (normes locales), guide local francophone et accompagnement de Bruxelles à Bruxelles. PROGRAMME > Jour 1_Bruxelles / Bangkok / Jour 2_Bangkok – Amphawa – Bangkok Jour 3_Bangkok / Jour 4_Bangkok / Sukhothai / Jour 5_Sukhothai / Bangkok / Jour 6_Bangkok – Ayutthaya – Bangkok / Jour 7_Bangkok / Siem Reap / Jour 8 & jour 9_Siem Reap (Angkor) / Jour 10_Siem Reap – Beng Meala – Siem Reap / Jour 11_Siem Reap / Bangkok / Jour 12 à 14_Bangkok / Bruxelles LES PRIX > 3 250 euros/pp en double / 3 795 euros/pp en single

POUR TOUTE INFORMATION Opportunity Art et Culture Tél. 02 533 93 03 – info@ycopportunity.be www.opportunitytravel.be/artetculture RÉSERVEZ DÈS AUJOURD’HUI ET SOYEZ LES QUELQUES PRIVILÉGIÉS QUI PARTICIPERONT À CE VOYAGE INÉDIT.


GOÛTER

S T N A M A I D SUR CANAPÉS L’ILLUSION DU BIJOU, C’EST ELLE QUI LE DONNE. CELINA GRAM, ORFÈVRE DE FORMATION, S’EST SPÉCIALISÉE DANS LE “BIJOU À CROQUER”. INTRIGANT...

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ans une assiette, pas dans un écrin, à déguster sans le porter… le bijou à croquer fait son entrée ! On l’a vu à la Biennale Intérieur de Courtrai, la galerie MH de Bruxelles, au Taste festival de Berlin… Sa créatrice, Celina Gram, diplômée de l’Académie d’Anvers, pousse loin sa définition du bijou. Pour le plus grand plaisir du public, qui ne peut être que surpris, intrigué et enthousiaste en découvrant des pièces de joaillerie sous forme de petits amuse-gueules. Partie de l’idée d’associer son plaisir de cuisiner à sa formation d’orfèvre, Celina a osé imposer son univers aux professeurs de son école : “Ils avaient du mal à suivre, à imaginer ce que j’avais en tête. Comment pouvoir faire un bijou en nourriture sur une assiette, en volume ? Je suis donc revenue aux formes historiques du bijou, pour défendre ce projet. Ils m’ont néanmoins bien soutenue pendant mon master”. Cette démarche gourmande et artistique, motivée par son envie de “surprendre, donner l’illusion d’un bijou qui n’en est pas un, regarder autrement ce que l’on mange. Je pense qu’en ayant devant soi un bijou, on prend davantage le temps de le manger, plutôt que d’avaler une assiette de spaghettis, vite fait, quoi !” Intrépide, prête à se mesurer aux défis des

performances aux vernissages, aux foires d’art, Celina a fait ses armes en cuisine, auprès du chef Syrco Bakker pour y apprendre les bases. Avec une première année en cuisine, à expérimenter, rater, brûler des plats, la jeune femme s’est spécialisée deux ans, se consacrant à développer sa technique. “Je m’inspire beaucoup des formes, des structures, des textures que je rencontre dans la nature, par exemple des coquillages. Je me réfère aux bijoux historiques, beaucoup aux formes que les gens reconnaissent automatiquement. Je pars d’une atmosphère, d’un endroit que j’aime bien”, explique-t-elle. Le résultat est toujours inattendu, car tout se joue à la dernière minute lors des événements auxquels elle participe. “Les gens hésitent à manger, ont peur de défaire l’œuvre alors que ce n’est pas fait pour être regardé, conservé…”, continue-t-elle.

UNE AFFAIRE DE GOÛT

PLUS D E TEN DAN CES FO O D SU R

LE.BE ESSENTIEL

“Déjà, je ne fais que ce que j’aime cuisiner. J’utilise beaucoup le gingembre, le citron vert, le piment, la betterave rouge, la carotte. Les légumes en général sont des produits simples aux structures incroyables, sans que je les transforme. Chaque collier représente en général un plat composé de céréales, de poisson et de légumes”. Le visuel, le goût, les correspondances avec la nature entrent en ligne de compte dans le travail de recherche. À ce jour, dans ce milieu, la jeune femme ne se sent pas du tout à l’étroit. À la frontière du food design, celle-ci a en tête une série de projets, qui n’ont pas encore été vus, exploités dont celui d’ouvrir une boutique-galerie qui pourrait prendre place à Bruxelles. La jeune femme mesure la chance de ce début prometteur : “J’ai eu pas mal de retombées via la presse à la sortie de mon école, de demandes. Les gens m’ont contactée. Je n’ai pas eu d’efforts à faire, ça a été relativement facile. C’est maintenant que ça va commencer ! Comment le vendre ? Comme un bijou ou comme un plat ? Aujourd’hui, on est en plein dans la tendance du food design, ce n’était pas le cas il y a trois ans. N’étant pas tout à fait food designer, étant plutôt entre l’orfèvrerie et le culinaire, je sens que j’ai plein de choses à proposer car peu de projets de cet ordre-là ont été faits !” n Laurène Leuridant Agenda, dates à suivre sur le site de l’artiste http://celinagram.com

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HOROSCOPE

BALANCE

DU 23 SEPTEMBRE AU 22 OCTOBRE

n’aurez plus beaucoup d’énergie à consacrer à votre moitié. Après toute cette intensité, vous aurez bien besoin de vous ressourcer un peu.

Ce mois durant lequel vous fêterez votre anniversaire devrait être plutôt agréable et positif de manière générale. Vous vivrez sereinement votre vie affective et vous aurez l’occasion de profiter de différents moments bien sympathiques. L’harmonie sera constante et vous pourriez chouchouter votre partenaire de différentes attentions. Au travail, pas de gros soucis à l’horizon non plus. Constante et influente, on appréciera votre audace et votre perfection. Dynamique, vous exécuterez votre travail avec satisfaction et on écoutera grandement vos idées qui foisonnent. Tirez bien plaisir de tout cela !

SAGITTAIRE DU 22 NOVEMBRE AU 21 DÉCEMBRE

POTIRONS, SORCIÈRES ET FEUILLES QUI TOMBENT…

BÉLIER DU 21 MARS AU 20 AVRIL Vous aurez de l’énergie et de la vitalité à revendre en ce début de mois. Votre emploi du temps sera chargé et vous prendrez plaisir à vous investir dans la réalisation de vos tâches. Très imaginative et réaliste, vous aurez l’occasion de mener à terme toutes vos initiatives. De plus, Venus vous protège en vous rendant patiente avec votre entourage, tendre et sentimentale avec votre partenaire. Très complice, vous pourriez projeter un petit voyage.

TAUREAU DU 21 AVRIL AU 20 MAI L’amas de planètes en Scorpion opposé à votre signe vous touchera très profondément. Votre vie affective sera mise au premier plan et vous déborderez d’attentions envers votre compagnon. Avide de tout donner professionnellement, vous risquez cependant d’être imprudente ou maladroite. Contrôlez donc votre nervosité ! Beaucoup de doutes et d’angoisses vous submergent ? Pensez à vous évader quelques fois. Initiez-vous à la spiritualité ou au yoga !

GÉMEAUX DU 21 MAI AU 20 JUIN Vos activités intellectuelles sont grandement favorisées. Ce sera le moment de vous extérioriser et de prendre de bonnes résolutions. Vous vous montrerez ambitieuse et ce n’est pas votre boss qui s’en plaindra. Votre motivation sera votre moteur et votre désir de réalisation sera au plus fort. Malgré cela, en milieu de mois, les choses pourraient se gâter. Baissez la cadence afin de garder le rythme sur le long terme. Vous vous épuiserez aussi non.

CANCER DU 21 JUIN AU 22 JUILLET Les aspects de ce début de mois vous entraîneront dans un tourbillon de plaisirs. Côté sentimental, vous pourrez bénéficier de bonheur partagé et

d’intenses passions. Vos relations amicales seront favorisées car vous lierez facilement de nouvelles connaissances ou renouerez avec d’anciennes amitiés. Sans oublier Mars qui comblera votre vie professionnelle en milieu de mois. Vous pourriez être récompensée pour votre persévérance et votre courage.

LION DU 23 JUILLET AU 22 AOÛT C’est en toute grande forme que vous entamerez l’automne. Professionnellement, vous vous démarquerez aisément et vous dirigerez toute votre énergie vers l’accomplissement de vos objectifs. Vous serez prête à affronter tous les défis et vous mettrez les bouchées doubles afin d’y parvenir. Personne ne résistera à votre charisme et à votre détermination. Cependant, contenez votre empressement si vous ne voulez pas vous affaiblir. Restez sereine !

VIERGE DU 23 AOÛT AU 22 SEPTEMBRE Quelles belles perspectives ! Les astres vous inonderont d’aspects positifs. Votre efficacité et votre compétence seront vos atouts. Armée de patience, vous réaliserez aisément vos projets. Vous parviendrez à tout organiser d’une main de maître. Seul petit bémol sentimental où vous ne serez pas constante dans vos sentiments. Vous soufflerez le chaud et le froid et vous ne réussirez qu’à déstabiliser votre conjoint. Mettez-y du vôtre et rassurez-le !

SCORPION DU 23 OCTOBRE AU 21 NOVEMBRE

Ce mois sera hyperfrénétique ! Vous dirigerez votre parcours professionnel avec brio. Vous utiliserez vos talents de communications pour convaincre et rallier votre entourage professionnel. Vous montrerez une puissance de travail considérable et votre sang-froid ne fera l’objet d’aucune critique. Par contre, vous

PAR ISABELLE VAN MOLHEM

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C’est dans la bonne humeur et l’enthousiasme que vous aborderez cette période. Venus transite dans votre signe ce mois et vous inonde de spontanéité. Votre optimisme naturel vous incitera à ignorer les problèmes mineurs. Vous ne rêverez que d’un monde idyllique dans lequel vous nagerez avec bonheur. Mioctobre, seul Mars risque de vous jouer des tours en titillant votre nervosité et en posant quelques freins et retards sur votre parcours professionnel.

CAPRICORNE DU 22 DÉCEMBRE AU 19 JANVIER

Sentimentalement, le moral sera en berne. Vous garderez vos distances et vous ne pourrez vous empêcher de vous quereller. Prenez patience et ménagezvous ! Concentrez-vous plutôt sur votre travail où vous vous montrerez d’un dynamisme inébranlable. Cela portera ses fruits, vous finirez par voir le bout du tunnel car vos projets se concrétisent peu à peu. Utilisez votre réflexion et votre imagination pour faire avancer vos projets. Cela pourrait payer.

VERSEAU DU 20 JANVIER AU 18 FÉVRIER

C’est le moment de vous dépasser afin de ne pas ressentir les aspects difficiles qui vous attendent. Vous ruerez facilement dans les brancards dès que vous vous sentirez un peu trop nerveuse ou agacée. Distraite, vous manquerez de concentration et laisserez filer les choses. Tâchez de ne pas bâcler vos projets car cela pourrait se retourner contre vous. Malgré votre optimisme, vous aurez la tête dans les nuages mais vous retomberez bien vite sur Terre.

POISSONS DU 19 FÉVRIER AU 20 MARS

Un mois en demi-teinte en perspective ! Ce sera mitigé pour vos affaires car quelques remous sont à prévoir vers le 16 octobre. Vous devrez vous concentrer pour garder le cap. Ouvrez l’œil afin d’éviter des retards ou autres malentendus. Côté cœur, quelques désaccords pourraient aussi survenir. Vous ne vous montrerez pas aussi présente que le voudrait votre conjoint. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Multipliez les initiatives pour le rassurer !


DERNIÈRE MINUTE

DES CONCOURS CHAQUE SEMAINE SUR ESSENTIELLE.BE ACCESSOIRE

UNE BRUNE ET UNE BLONDE Deux jeunes Françaises, amoureuses de la Belgique, fondent en 2009 UNE BRUNE, UNE BLONDE, label 100 % made in Belgium car chaque accessoire est confectionné dans des ateliers du pays. On aime les foulards à sequins qui donnent immédiatement de l’allure à la plus basique des tenues et, cet hiver, on garde un œil sur la nouvelle collection de fausses fourrures, véritables “doudous chic” déclinés en une large gamme de coloris… Une vraie mode cocooning. w UNE BRUNE, UNE BLONDE, foulard à sequin, 139 €. www.unebruneuneblonde.com Concours du 7/10 au 20/10 sur www.essentielle.be

BEAUTÉ

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NOUVEAUTÉ BEAUTÉ

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Visionnaire”, duo de teint high tech, corrige tâches, rougeurs et imperfections. Enfin, “Teint Idole Ultra 24 h” relève tous les défis du quotidien et laisse la peau douce pendant 24 h. Il n’y a plus qu’à faire son choix ! w Lancôme, Teint Miracle 30 ml, 39.65 €. Teint Visionnaire 30 ml, 56 €. Teint Idole 30 ml, 42,25 €. www.lancome.com

ESSENTIELLE #159 SUPPLÉMENT GRATUIT DE LA LIBRE BELGIQUE

PROCHAIN NUMÉRO LE 2 NOVEMBRE Rédactrice en chef Élodie Weymeels elodie.weymeels@essentielle.be Rédaction 79, rue des Francs – 1040 Bruxelles tél. : 02.211.30.51 e-mail : info@essentielle.be Collaborateurs Fanny Leroy (adjointe), Denis Balencourt, Gilda Benjamin, Stéphanie Grosjean, Marie Hocepied, Lisette Kazadi, Laurène Leridant, Kunty Moureau, Valérie Nimal, Ingrid Van Langhendonck, Isabelle Van Molhem. Graphisme IPM Print : Vanessa Calcoen, Alain Druart, Eric Guidicelli. Régie Publicitaire IPM Advertising : Caroline Grangé – 02.211.30.95 caroline.grange@saipm.com Dominique Flamant – 02.211.3155 dominique.flamant@saipm.com Marie-Noëlle Raquez 02.211.31.00 marie-noelle.raquez@saipm.com Marketing et Promotion Delphine Guillaume – 02.211.31.78 delphine.guillaume@saipm.com Lisette Kazadi (partenariat web/concours) lisette.kazadi@essentielle.be Directeur des ventes publicitaires Emmanuel Denis Impression IPM PRESS PRINT Vice-Président du conseil d’administration Patrice le Hodey Administrateur délégué, éditeur responsable François le Hodey LE MAGAZINE FÉMININ DE

3 EN 1 En 2010, pour combattre les rides et les ridules, Clinique lance le sérum Repairwear Laser Focus. Aujourd’hui, le leader des soins de la peau revient avec une formule encore plus innovante : Repairwear Laser Focus Smooths, Restores, Corrects, un nouveau sérum deux fois plus efficace qui ne se cantonne pas qu’aux rides et aux ridules, mais qui, bénéficiant d’une nouvelle technologie de lissage cutané, donne à la peau un aspect plus satiné, estompe les signes du temps grâce à un complexe riche en peptides et répare visiblement les dommages causés par les UV. Résultat : la peau devient plus lisse et retrouve toute sa jeunesse. w Clinique, Repairwear Laser Focus Smooths, Restores, Corrects, 63.60€ (30ml) et 93.10€ (50ml). Disponible dans tous les points de vente Clinique et sur www.clinique.be

ESSENTIELLE

OCTOBRE 2013

PREMIÈRE FOIS Pour la première fois de son histoire, le label italien MaxMara fait appel à une célébrité pour être la muse de sa collection d’accessoires. Cet automne, ce n’est autre que l’actrice Jennifer Garner qui pose avec l’élégant JBAG, nouveau it de la marque. Mélange subtil d’innovation et de tradition, cette campagne élégante incarne à la perfection la valeur première de MaxMara : le chic intemporel.

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MODE

La nouvelle élégance du costume

CINÉMA Le phénomène Valérie Bonneton

REPORTAGE LIVERPOOL les week-ends de tous les excès

OCTOBRE ROSE Saint-Sein nous (dés)habille !

CHARLIE DUPONT L’expérience lui va si bien

OCTOBRE 2013 - #159 - essentielle.be

Photographies dans ce numéro Corbis, Reporters, AP, Rue des Archives, D.Bauweraerts, DR, (Sauf mention).


aromathérapie focus Notre RDV santé-nature avec Puressentiel®

Les clés d’un bon sommeil réparateur Adoptez 6 réflexes simples et 100% naturels pour dormir à poings fermés 5. DÉPENSEZ-VOUS EN JOURNÉE 1 à 3 fois par semaine, pratiquez une activité de fond comme la marche, le vélo, la course ou la natation. Évitez le sport le soir car ça stimule un peu trop le corps qui, du coup, a du mal à redescendre en température.

6. COMPTEZ SUR LES HUILES ESSENTIELLES

1. ADOPTEZ DES HORAIRES RÉGULIERS Week-end compris, pour ne pas perturber votre horloge biologique.

Naturellement apaisantes et calmantes, elles chassent les tensions de la journée et facilitent l’endormissement. Notre sélection : idéal pour toute la famille (y compris les enfants dès 1 an), le Spray Puressentiel Sommeil Détente aux 12 huiles essentielles spécialistes des nuits sereines et réparatrices a une efficacité démontrée. Il suffit de pulvériser sa formule dans la chambre, avant de se coucher, pour un bon sommeil réparateur et un réveil en pleine forme !

2. MISEZ SUR UN ENVIRONNEMENT SAIN

3. DÎNEZ LÉGER Afin d’éviter une digestion difficile, et éliminez tous les excitants.

4. LE SOIR, LEVEZ LE PIED APRÈS LE DÎNER Si vous vous sentez stressé par vos tâches à venir, dressez-en une liste par écrit de façon à alléger votre esprit.

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© RICHARD AUJARD

Dans la chambre : pas de bruit, noir complet et bonne température (entre 18°C et 20°C) !

Pour ne pas sombrer dans l’addiction des somnifères, tranquillisants et autres hypnotiques, optez pour une solution naturelle non médicamenteuse : le spray prêt à l’emploi Puressentiel Sommeil Détente. Il réunit 12 huiles essentielles sédatives et apaisantes dont l’efficacité a été testée* récemment dans le service d’un hôpital sur des personnes souffrant de troubles légers du sommeil. Les résultats sont là : augmentation significative du temps et de la qualité du sommeil ainsi que du dynamisme au réveil ! Découvrez aussi dans la gamme Puressentiel Sommeil Détente : le Baume Bébé Dodo Détente aux 5 huiles essentielles, l’Huile de massage 100% BIO Puressentiel Détente à la Lavande et au Néroli, et le Bain-Douche Sommeil Détente aux 12 huiles essentielles.

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Essn 20131005 essn full