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DU 25 ET 26 MAI 2013

n° 161+

FIGURES ZOUTOISES ART AND THE CITY DUINENWATER

ZOUTE

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WEEK-END AU

QUELQUE SOIT LE TEMPS


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ice du Tourisme

de Kno kke

édito

 Zoute nostalgie A l'heure du laitier, des éboueurs et des premiers étals du marché aux légumes, la scène Zoutoise est encore déserte. Personne dans les rues. On se croirait en hiver quand les villas sommeillent et que la ville est en chantier. Knokke-Le Zoute semble désert et pourtant la vie s’active avant la déferlante estivale ! Le « petit monde » du Zoute  se résume alors à quelques spécimens d’Homo Zoutus qui vivent ici à l’année ou viennent depuis leur naissance parce que leurs grands-parents y étaient déjà. Deux éléments les caractérisent : les bottes (vertes) en caoutchouc et l’aisance bourgeoise. Aux Zâoutiens qui déboulent en été, l’Homo Zoutus préfère la mouette rieuse et le héron cendré et n’accorde aucune préoccupation au cancan de village du style augmentation du prix de la crevette grise. Puis vient le printemps. Carnaval, Pâques,

Ascension. La sève qui monte, les oiseaux qui chantent au Zwin, le retour des bourgeons et des Zoutois-qui-font-le-pont. Cette catégorie (mondaine) proche du résident possède en général un pied-à-terre, voire une villa. Le fait de venir quatre fois par an l’autorise à tutoyer tout le monde, même monsieur le bourgmestre. Amener au Zoute le gratin des affaires et de l’industrie aura été un trait de génie de Léopold Lippens. Le Zoute devient alors l’endroit où il faut être. Pas pour brasser des affaires, mais pour se retrouver entre soi, au carrefour des influences. Un endroit préservé, sécurisé, cool, où l'on ne paie pas d'impôts locaux, où 1700 boutiques, 250 restaurants et 60 galeries d'art drainent plus de beau monde que nulle part ailleurs.

Par Raoul Buyle

Sommaire 03 Edito 04 Léopold Lippens 06 Joris Ide 08 Olivier Strelli 10 Bea Mombaers 12 Art and the city 14 Duinenwater 16 Voiture au Zoute 18 Crevettes grises 20 Zoute low cost 22 Mer du Nord 24 Les « tod’s » 26 Laurence Benaïm 28 Belek en Turquie 30 Pêle-Mêle Rédacteur en chef Raoul Buyle / Rédaction : 79 rue des Francs - 1040 Bruxelles - e-mail : llb.essentielle@ saipm.com / Ont colla­boré à ce numéro Raoul Buyle, Pierre Dragomirov, Céline Pécheux, Nina Van Pallandt. / Direction artistique et mise en page mpointproduction (Julie Joseph) / Régie Publicitaire RGP Dominique Flamand - 02 211 31 35 - Dominique.flamand@saipm. com / Marketing et Promotion Delphine Guillaume - 02 211 31 78 delphine.guillaume@saipm.com / Directeur des ventes publicitaires Emmanuel Denis / Impression Sodimco / Vice-Président du conseil d’admi­ni­stration et du comité permanent Patrice le Hodey/ Direction, Administrateur délégué, éditeur responsable François le Hodey

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zoutois de sang 3 questions à Léopold Lippens

Merci papa, maman

© reporters

> Quel visage aura Le Zoute dans 50 ans ? Le même visage que celui qu’il a toujours eu : une ville multiple et performante, entre villégiature chic et petit centre urbain en bord de mer, qui se donne les moyens d’évoluer en termes de confort, de technologie et de loisirs. Le grand chic du Zoute, c’est d’avoir toujours cette même apparence paisible, alors que cette sérénité demande beaucoup d’effort et de travail. > La question que l’on se pose : que se passera-t-il après vous ? Politique de continuité ou rupture ? Il n’y a pas de raison que les choses changent, tout simplement parce que j’ai une équipe formidable et que les gens ne votent pas pour moi, mais pour des projets. Voyez l’exemple de Deauville : quand Mme d’Ornano est partie après tant d’années de bons et loyaux services, on n’a pas changé de cap. Au contraire. Parce qu’elle avait pris les bonnes décisions pour le développement de sa ville. Au programme de Knokke pour les années à venir : un nouveau casino, la nouvelle clinique, une autre mobilité avec l’autoroute qui vient d’Anvers, des hôtels supplémentaires… > Qu’en est-il de ce fameux microclimat Zoutois ? Ça n’a rien d’une fable ! A Westhoek, il y a sensiblement plus de pluie qu’au Zoute à cause du Gulf-Stream qui passe plus près de chez nous ; sans compter que le vent du large a tendance à chasser les nuages vers l’intérieur des terres.

Dites-nous monsieur le Bourgmestre… Changer le visage de Knokke, certainement pas ! L’adapter aux exigences du futur, oui. Écolo, techno, rétro, rigolo, tel sera le Zoute nouveau. Ainsi parle Léopold Lippens, bourgmestre de Knokke pour un 6e mandat.

Par Raoul Buyle Qui d'autre que « lui » connait aussi bien les rouages et toutes les subtilités d'une ville qui - résolument - ne ressemble à aucune autre ? Première fois élu en 1970, échevin pendant 9 ans, devenu bourgmestre en avril 1979, Léopold Lippens est en charge d’un 6e mandat jusqu’en 2018, récemment réélu avec une réjouissante majorité de 24 sièges sur 31. Une longévité qui force le respect mais ne l’empêche nullement de vivre avec son temps : grâce à ses enfants Léo

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twitte, chatte sur facebook, surfe sur internet avec son smartphone, son notebook et son Ipad, même s’il avoue préférer prendre le temps, de temps en temps, de lire un bon livre. Son credo : aller de l’avant en partant du principe que la priorité reste la qualité de vie et la sécurité pour tous. Une politique (d'hier) à longue échéance (pour demain) commencée il y a 30 ans. Rien à voir avec une politique électoraliste. Autre spécificité : Léopold Lippens ne se revendique d’aucun parti politique. Pourquoi ? « Pour être libre de choisir mes collaborateurs, répondil, en fonction de leur qualité et de leur mérite plutôt qu’en fonction de leur couleur politique. Pour garantir la paix sociale. » Ainsi s’efforcet-il de gérer la ville en « bon père de famille », comme il dit, en s’appuyant beaucoup sur la force vive des classes moyennes et du secteur privé. Au niveau local, si le commerçant gagne bien sa vie, si le tourisme va bien, c’est bon pour tout le monde.

Selon la légende, Léopold serait né sur la table de la cuisine durant la guerre (le 20 octobre 1941). Si son père, le comte Léon Lippens, écolo avant l’heure, à l’initiative du Zwin, a toujours appris à ses enfants à s’émerveiller devant les beautés du monde, Suzy, sa maman, les a incités à prendre de la hauteur et à voyager. Rappelons que Suzy Lippens a été un as de l’aviation belge au féminin, détentrice de plusieurs records. « The world is your oyster », disait-elle à ses enfants. Il faut oser aller plus loin. « Cette soif de curiosité et l’émerveillement que nous inculquaient nos parents, voilà, je crois, le filtre magique de l’éternelle jeunesse », conclut Léopold Lippens.

Sluis-Aan-Zee On parle d’un grand port de plaisance pour accueillir voiliers et yachts de luxe. Ce projet, « Sluis-aan-zee », est à l’étude du côté de Sluis. Cela signifierait une synergie entre la Hollande et Knokke, avec notamment pour conséquence une ouverture du Zwin vers Damme. Ce qui serait, bien entendu, profitable pour Le Zoute. En fait, pour le moment, précise le bourgmestre, le problème n’est pas de savoir ce que l’on va faire, ce serait plutôt : prenons le temps de la réflexion pour ne pas agir trop vite.


Juin, le mois du Cava chez midi station 1 coupe de cava gratuite vous attend lors de votre prochaine visite au restaurant *

Heures d’ouverture LUNCH Lundi a vendredi 12h – 14h30 DINNER Jeudi 19h – 22h Vendredi 19h – 23h BAR Lundi - Mercredi 10h – 16h Jeudi 10h - fermeture (AFTER WORKS @ 16h) Vendredi 10h – Fermeture (Cinquième Jour @ 21h) HAPPY HOUR de 17h – 18h

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zoutois d’honneur

1. Boutique Lebeau-Courally, à Knokke 2. Joris Ide, porte une montre Lebeau-Courally (modèle « Le Prince » en série limitée) 3. Présentée en exclusivité à Bâle 2013 : une nouvelle déclinaison en 38 mm de diamètre du modèle « Le Dauphin » en acier dans un format classique aux vertus intemporelles et indémodables, avec ou sans sertissage diamants. Une montre idéale pour un poignet féminin.

3.

Un temps d’avance C’est à Knokke-le Zoute que Joris Ide, capitaine d’industrie belge et philanthrope, a ouvert la première boutique Lebeau-Courally. Du nom de la collection de montres mécaniques qu’il a créée parallèlement au rachat du mythique armurier liégeois.

2.

Par Pierre Dragomirov « J'ai voulu concentrer cet esprit de tradition et de manufacture dans de belles montres mécaniques. Des montres certes classiques, mais d'un classicisme réinventé et en cela très actuel », précise d'emblée Joris Ide, fondateur du Joris Ide Group à Zwevezele, en Flandre occidentale, devenu l’un des principaux fabricants (mondiaux) de produits de bâtiment en acier (dont la tôle galvanisée). Amateur d'art contemporain, de bons vins et d'objets rares, volontiers mécène, celui que l'on surnomme « l'Albert Frère flandrien » a également la passion de la chasse et de la tradition qui y est attachée. En 2010, avec son fils Enzo (grand amateur de sport

automobile), il rachète la Manufacture armurière Lebeau-Courally fondée, à Liège, en 1865. Un nom bien connu des chasseurs V.I.P pour la qualité artisanale et la précision de ses fusils de chasse. Des armes entièrement faites à la main, gravées sur mesure, devenues au fil des années des pièces de collection, vendues un peu partout dans le monde d'une façon, on s'en doute, très très sélective. Mais, attention, ici, le secret règne en maître. Aucun nom ne sera donné, aucune personnalité ne sera trahie. Tout juste sait-on que, seule, une poignée de clients prestigieux se disputaient (et se disputent encore) de tels joyaux (prêts à payer jusqu’à 100.000 € pour certaines pièces). Le tsar Nicolas II de Russie, Alphonse XIII d'Espagne, la famille royale Belge, les Rothschild… Chaque fusil est unique, alliant élégance, conception technique hors norme et finitions d'une minutie inouïe. Avec une production d'une vingtaine de pièces par an, le carnet de commandes est rempli pour les trois années à venir. Bien entendu, en termes de rentabilité, inutile de préciser que Lebeau-Courally ne rivalise pas avec les autres activités du Groupe. Qu'à cela ne tienne, l'objectif de Joris Ide est ailleurs : pérenniser ce savoir-faire jalousement préservé et l'étoffer d'une nouvelle activité, l'horlogerie mécanique.

De l’arme à l’heure

1.

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Concept bien étudié, mouvement mécanique (suisse) de très bonne provenance, élégance intemporelle : les montres Lebeau-Courally sont entrées en horlogerie sous les meilleurs auspices. Pour garantir l’excellence de cette production de montres (belges) haut-de-gamme, Joris Ide s’est

entouré des artisans (suisses) les plus compétents. ETA et Technotime, deux sociétés dont la réputation n’est plus à faire, fourniront les mouvements horlogers dans le même esprit de rigueur. Le design - confié à Antoine Tschumi, collaborateur régulier des marques Greubel Forsey et Harry Winston - intègre avec subtilité des références à l'univers Lebeau-Courally et à celui de la chasse. Par exemple : le rappel (à 9 h) du levier qui débloque le fusil et le « gaufrage » du cadran comme le quadrillage de la crosse. Les montres en or sont en outre ornées de marquages de bagues sur les « cornes » inspirés par les rainures des cartouches. Mais, à terme, c'est certainement l'art majeur des fusils Lebeau-Courally – la gravure – qui devrait s'exprimer à son tour sur la ligne horlogère. Autre signe de filiation : les montres portent les mêmes noms que les armes de chasse. « Le Dauphin » (trois aiguilles à remontoir automatique acier), «  Le Baron  » (chronographe acier ou noir Carbone), « Le Marquis » (trois aiguilles-date or rose), « L'Archiduc » (chronographe or rose ou gris). Sans oublier un calibre Tourbillon à remontage manuel pour la montre phare de la collection « Le Prince » en or rose ou gris, avec réserve de marche et date rétrograde (en série limitée). A découvrir (notamment) dans la boutique Lebeau-Courally ouverte en exclusivité à Knokke-Le Zoute. Pourquoi Le Zoute ? Parce que Joris Ide s’est installé dans l’arrière-pays Zoutois où il rénove une ancienne ferme, qu’il y sponsorise le 12 mai le « LebeauCourally Prize » au Royal Zoute Golf Club … et qu’il trouve que « c’est le plus bel endroit du monde » ! www.lebeau-courally.com


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zoutois de cœur Né au Congo

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Inutile de vous dire que derrière la réussite d’Olivier Strelli (son nom de scène), il y a beaucoup de travail. Pourtant Nissim Israël (son vrai nom) a toujours veillé à ce que les conversations professionnelles ne franchissent pas le seuil de la maison. Les week-ends au Zoute, c’est sacré !

C’est l’histoire d’un petit garçon qui a encore la marque de la machine à coudre de sa maman sur l’index, tellement fasciné par l’instrument et les merveilles qui en sortaient qu’il avait eu la (mauvaise) idée d’y mettre le doigt… Olivier Strelli, un nom que Nissim Israël s’est inventé dans les années 70 « pour faire italien », est né en 1946 à Elisabethville au Congo Belge. Souvent la famille séjourne au lac Mukamba où elle a une maison de vacances. Le paradis sur terre ! Idem quand ils viennent en été à Knokke. Débarqué de ma « brousse », se souvient Nissim, j’avais l’impression que le Zoute était l’endroit le plus sophistiqué du monde. Comme Hollywood !

SOUVENIRS D’ENFANCE Par Raoul Buyle

2. 1. Nissim entre ses frères sur la plage de Knokke ; 1951 2. Nissim Israël et sa femme Patsy : « Si je m’habille (presque) toujours en sombre, ce n’est pas par noirceur d’esprit ou par mimétisme, mais par discrétion, pour m’effacer devant le miroir quand je crée un nouveau modèle. »

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Votre première rencontre avec Le Zoute ? Olivier Strelli : 1951. Maman estimait que le climat au Congo (où j’ai vécu durant mon enfance) était débilitant, donc, pour les grandes vacances, on allait respirer le bon air iodé de la mer du Nord. On logeait dans un hôtel qui n’existe plus (l’hôtel du Globe) et qui étonnamment se trouvait exactement situé à l’emplacement actuel de ma boutique à Knokke ! Je garde de mon enfance Zoutoise des souvenirs épouvantables de maillot de bain en laine qui gratte et qui, mouillé, pèse une tonne et ne sèche jamais. Un « traumatisme » qui est peut-être à l’origine de ma carrière (rire) ! Un autre souvenir marquant  ? A 18 ans, à Knokke, j’ai été champion de Belgique de twist avec une copine dans une boîte qui s’appelait « Le Bercy ». Et j’ai reçu la coupe des mains de Vince Taylor himself ! Vous définissez-vous comme « Zoutois » ? Disons que je suis Zoutois 40 week-ends par an…même si je ne joue pas au golf ! En 1982, je suis devenu propriétaire d’une maison. Rien à voir avec ces « villas pour magazine déco » rangées au carré comme un présent sans histoire. Il s’agit d’une maison de famille dont la porte reste toujours ouverte (quand on est là). J’y exerce aussi mon autre passion  : la peinture dans un petit atelier au fond du jardin. Je peux y passer des heures. Parfois le dessin de certaines toiles se retrouvait sur une jupe ou sur un foulard… ou pas.

Le Zoute a-t-il influencé votre vision de la mode ? Non. Pourtant c’est ici que je me suis intéressé pour la première fois à la mode : j’avais 15 ans et je rêvais de chaussures à bouts pointus et de pantalon taille basse. J’ai eu ma période Philippe Salvet, puis Cacherel, puis carrément Saterday Night Fever ! Coquet  ? Plutôt esthète. Ne trouvant pas les cols roulés en shetland à mon goût, je les soumettait à une préparation maison  : je mouillais le col, l’étirais pour le sécher, l’allongeais et lui permettais, ainsi, d’épouser plus étroitement la ligne du cou. Le style Strelli  ? Une association volage, parfois antagoniste, de couleurs, d’imprimés et de matières. Très vite on m’a reconnu un talent de coloriste et une façon nouvelle de conjuguer les textures. People or not pople ? Le côté « people » ne me déplaît pas. Pas pour la frime, mais pour le plaisir de rencontrer des gens étonnants. Je compte parmi mes amis des artistes comme Pierre Arditi et Evelyne Bouix, Bettina Rheims, Edouard Molinaro, qui sont venus au Zoute. Certains ont aimé, d’autres n’ont pas été séduits, comme la photographe Dominique Issermann qui préférait la plage de Blankenberge, plus populaire, plus authentique. Un caprice Zoutois  ? Non…heu, oui, un : quand je pars pour une longue promenade à vélo (25 km) vers la Hollande avec le vent dans le dos, je préviens mon chauffeur…pour qu’il vienne me chercher à l’arrivée.


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bonne adresse

© Mireille Roobaert

> Sa cantine du midi ? Le Rubens pour son atmosphère de vacances, son mythique steak tartare et ses copieuses tomates de crevettes… Les meilleures de Knokke selon moi!   > Sa terrasse à l’heure du goûter ? La terrasse de Lady Ann juste à côté de ma boutique pour ses délicieuses crêpes.  > Son restaurant pour diner entre amis ? Le Coup Vert pour ses pâtes fraîches à la vongole.  > Son bon plan « take away » ?  Zuchi, le tout nouveau restaurant japonais de Knokke, pour sa grande sélection de Rainbow Rolls.  > Son bar à l’heure de l’apéro ? Le Put 19 pour son ambiance relax et ses croquettes de crevettes.  > Ses boutiques de mode fétiches ? J’en ai beaucoup ! Mes préférées : La Vie En Rose, Seven, Sketch et Louis Knokke pour ses pièces Balenciaga et Martin Margiela. > Sa promenade du dimanche ? Partir à vélo jusque Cadzand et se retrouver le temps d’une journée au beau milieu de la nature loin de l’effervescence knokkoise. 

Fan de  vintage Entre fusion des genres et des époques et libre résonance des styles passés, Bea Mombaers conjugue la déco à tous les temps.

Par Céline Pécheux Avant tout le monde, et bien avant que cela ne devienne la mode, dans sa boutique de Knokke-Le Zoute, Bea Mombaers partage sa passion pour le design vintage et les meubles iconiques. Passionnée de déco depuis son plus jeune âge, elle a su transformer sa passion en savoir-faire. Un talent reconnu bien au-delà des frontières du Zoute, à Anvers, Bruxelles, Londres et Amsterdam. Son sens inné pour dénicher les objets particuliers et insolites qui plairont à coup sûr, Bea le met à profit de tous les espaces en quête de personnalité. Voilà plus de 20 ans que la décoratrice a ouvert son irrésistible boutique

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« Items » à Knokke. Temple de la déco « rétro », cette boutique – d’où on ne sort jamais les mains vides – offre un choix impressionnant d’accessoires ludiques et audacieux, neufs ou anciens. Aux meubles « pop » s’ajoutent des chaises de Jacobsen, des meubles de Scandinavie ou le canapé Togo de Ligne Roset dans sa version cuir patiné d'origine. Un choix expert de meubles de créateurs qui vivent ici une seconde vie - signés Charles Eames, Pierre Paulin, Charlotte Perriand, Le Corbusier, Knoll, Magistretti, etc. Mais aussi des vases de Gilles Caffier, de la vaisselle de Rina Menardei, des récipients en fibre de verre Il Laboratorio dell Imperfetto, des tableaux de l'artiste (flamand) Gilbert Swimberghe…

Bed & Breakfast

Pour trouver ses trésors « Vintage  », Bea écume les bourses de meubles un peu partout en Europe. Elle fonctionne au coup de cœur, à l’intuition…et ça marche  ! Les gens

lui demandent des conseils pour relooker leur appartement ou leur maison. Bea Mombaers étudie alors les besoins de chacun avec attention, puis elle chine et repère les meubles rares qui s’adapteront parfaitement aux ambiances recherchées. Et si l’envie nous prend de vouloir « vivre » l’univers vintage de Bea Mombaers, deux possibilités s’offrent à nous. Soit, on loue le temps d’un week-end (ou plus) une des trois chambres d’hôtes dans sa belle maison Zoutoise entièrement décorée par ses soins et baptisée «  Items Bed and Breakfast  ». Soit, on dévalise son tout nouveau site de vente en ligne (www. woldofbea.com) où les objets chinés prennent la pose dans de superbes intérieurs. Le bon plan pour trouver de l’inspiration et refaire sa déco en deux temps trois mouvements ! Items, 289 Kustlaan (Knokke-Le Zoute) www.items-knokke.com (Boutique Items) www.items-bb.be (Bed & Breakfast)


LES COURSES, C’EST AU MAGASIN DU COIN. LE SHOPPING, À KNOKKE-HEIST. Knokke-Heist : des moments à partager. Faites-le via #Knokkeheistgram Repérer la petite veste de ses rêves. Monopoliser les cabines d’essayage. Admirer son reflet dans les vitrines. Ou prétexter une envie de cappuccino pour parader dans ses nouvelles chaussures. Autant de bons moments passés à Knokke-Heist, et à partager. Prenez vous aussi une photo de vos plus beaux moments à Knokke-Heist ! Partagez votre image via Instagram avec #Knokkeheistgram. Les photos les plus originales seront récompensées : elles seront exposées sur une PhotoBox unique ou sur la borne photo à l’Office de Tourisme de Knokke-Heist.

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expo

ART AND THE CITY 1. Sur la plage, œuvre de Johan Baudart (galerie Balastra) ; Sculpture Link Knokke 2. Au Festival de la photo de Knokke ; Michael Chia 3. Sculpture de Giovanni Gelmi (galerie Balastra) 

Sculpture Link Knokke A partir du 18 juin jusqu’au 18 août, laissez-vous guider par cette « promenade » arty organisée pour la 20e fois dans la ville. 30 sculptures monumentales conduisent le spectateur partant de la digue du Zoute et de Duinbergen vers le Lac de la Victoire (Zegemeer), près de l’Hôtel de la Réserve, pour aboutir au parc du Centre Culturel Scharpoord. Grâce à la collaboration de la Galerie Balastra, les sculpteurs Johan Baudart, Giovanni Gelmi et Jean-François Jans participent à l’événement. Trois artistes connus et reconnus pour leur travail de manipulation du métal qu’ils soudent, plient, étirent, ajourent, pour mieux soumettre la matière à leur talent créatif. www.sculpturelink.be

Festival de la Photo 2.

1.

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Á Knokke, l’art est partout. Souvent il quitte le cadre un peu guindé des musées et déboule dans la rue, sur la plage ou dans les nombreuses galeries du Zoute. Pour se montrer aux yeux de tout le monde.

Par Raoul Buyle Souvenez-vous : Knokke fut le lieu d’expositions légendaires au casino, promues par la famille Nellens. Man Ray, Picasso, Dali, Chagall, Ernst, César, Magritte et beaucoup d'autres ont fréquenté les lieux, laissant d'ailleurs de nombreuses traces sur lesquelles Roger Nellens veille scrupuleusement. Parfois même il ouvre à ses hôtes la porte de son jardin merveilleux où trône le «  Dragon  » de Niki de Saint Phalle, un troupeau de « moutons » de François-Xavier Lalanne et des fresques de Keith Haring dont les bébés radiants et autre mille-pattes à tête d’ordi-

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nateur, des « graffitis » souvent décriés hier, sont aujourd’hui entrés...au musée. Pour renouer avec son glorieux passé, la ville a acquis au fil des années des œuvres dispatchées aux quatre coins de Knokke, que l'on peut découvrir en se promenant une carte «  Route des arts » à la main. Le Lièvre de Flanagan, Le Poète de Ossip Zadkine, La Rose des Vents de Wil Delvoye, L'Ode à la Femme de Jef Claerhout… Souvenez-vous aussi des vaches de Art On Cows  «  maquillées  » comme des voitures volées. En matière d'immersion artistique dans la vie quotidienne d'une ville, on a rarement fait mieux ! Une visite « Architecture au Zoute », avec un guide, permet aussi de découvrir les différents styles architecturaux du début du XXe siècle. La Fondation Luc Peire, un adepte de l'expressionnisme devenu un maître du verticalisme abstrait, montre à la fois l'œuvre et l'atelier de cet artiste brugeois, mort à Paris en 1994, dans un bâtiment dont les concepteurs ont été récompensés par un prix d'architecture. A visiter un jour de pluie.

Venez découvrir l’œuvre du photographe et architecte italien, Guido Guidi (1941), ainsi qu’une expo regroupant une sélection d’œuvres de Clare Strand (UK), Andrea Geyer (USA), Anouk Kruithof (NL), Olivier Cornil (BE), Noémie Goudal (UK), Benjamin Girette (FR) et Annette Kelm(D). Cela va de la photographie classique à des installations interactives et ludiques. Par ex. le travail d’Anouk Kruithofs est suspendu au-dessus de la tête des visiteurs et on peut le voir en se baladant un miroir à la main ! Ne pas rater le World Press Photo 2013, le plus important concours pour la photographie de presse professionnelle dans le monde. Jusqu’au 9 juin au Scharpoord - www.fotofestival.be

Art Nocturne Knokke Dans la ville la plus smart de la côte belge, le Salon des Arts et des Antiquités, Art Nocturne Knocke, dont la 38ième édition se tient du 10 au 18 août, explose littéralement. Le nombre de participants et de stands est encore plus élevé que lors de l’édition précédente, le Salon occupe non seulement la majeure partie du Centre Culturel Scharpoord mais aussi la grande salle à l’Hôtel La Réserve. Un salon ouvert à toute personne en quête d’un nouveau style de vie, qui ravit à la fois les amateurs d’arts et d’antiquités et ceux qui apprécient le design et la modernité. www.artnocturneknocke.be


en chantier

Quid de la Place Albert Deauville a ses Planches, Bruxelles sa Grand-Place et Knokke a la Place Albert. Dite aussi « Place m'as-tu-vu » par quelques nostalgiques, car il y a belle lurette que les Jaguar Type E et autre Aston Martin n'en font plus le tour comme à la parade. Longtemps considéré comme le « nombril du Zoute », le célèbre « X » de la place fait aujourd'hui partie des Monuments historiques au même titre que les fresques de l'ancien Casino, la Villa Royale ou les crevettes de Chez Irma. On doit sa géométrie (presque) parfaite à la vision de l'architecte Joseph Stübben ainsi qu'à la volonté des Lippens de faire de ce petit bout de mer du Nord l'une des plus agréables stations balnéaires d'Europe. Réaménagée deux ou trois fois depuis les années 30, ayant souffert comme beaucoup de Knokkois de la seconde Guerre mondiale, la Place Albert devrait être entièrement réaménagée. On parle du grand architecte (italien) Pistoletto. On parle aussi de galeries en sous-sol avec, au-dessus, un puits de lumière (façon pyramide du Louvre) qui ressemblerait bizarrement au chapeau (melon) géant de Magritte. Pour l’instant restent le Carlton (en travaux), quelques immeubles qui mériteraient de l'être (en travaux) et l'éphémère « Piazza », restaurant façon aquarium…

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Sous les pavés la plage ! Un nouveau quartier de Knokke, « Duinenwater », voit le jour de l’autre côté de la Natiënlaan. Quelque 25 ha de terrains constructibles, derrière la gare, comprenant une zone boisée et un vaste étang dont les rives sont accessibles. Un élégant compromis résidentiel entre Duinbergen, Le Cocq et Le Zoute.

Par Pierre Dragomirov Au départ, il y avait la volonté de la Commune de construire une piscine à Knokke. Une piscine qui devait idéalement faire partie d’un complexe grand public de loisirs plus large. Un site à la fois touristique et récréatif associé à une vaste zone habitable. Le site ? Situé autour de petit lac appelé le « Put De Cloedt » du nom de la famille qui possède une grande partie de ces terres et y allait jadis chasser le canard. Non de code : Duinenwater. L’idée : vivre, travailler et se détendre dans son quartier sans devoir sortir sa voiture.

Aujourd’hui, où en est-on ?

La nouvelle piscine, superbe, est déjà en activité. Un nouveau complexe de sports nautiques, Lakeside Paradise, a vu le jour au bord de l‘étang ; une initiative de Frank Vanleenhove de la plage Surfers Paradise. Quant aux nouvelles habitations, l’agence Immo Bis  confirme la mise en vente des premières habitations du quartier. Cela commence, précise Gregory De Bisscop (Immo Bis), par la vente (depuis Noël)

de 50 appartements familiaux répartis dans 3 villas-résidences cossues, à l’architecture typiquement zoutoise (toits pentus en tuiles rouges, fragment de colombages, murs blancs en briques), avec terrasses ensoleillées et vue sur le lac. Résultat : déjà plus de 60 % pré-vendus. Un record ! Le profil des acheteurs ? 100% de Belges, aussi bien des flamands que des francophones, des résidents knokkois que des propriétaires de résidences secondaires. Date de remise des clés : été 2015. Dans un second temps, on construira deux autres résidences, des villas individuelles - dont de très belles villas ouvertes sur le golf (dessiné mais pas encore réalisé) - et des maisons deux-façades plus modestes côté Knokkestraat. Un «  mix  » de biens immobiliers résidentiels qui devrait satisfaire tout le monde. On attend aussi une « piazzetta » avec ses commerces de proximité, des pistes cyclables et de nombreux espaces verts. Comme au Zoute, dis donc ! www.immobis.be – www.immopallen.be


voiture

Zen Electric Car

Electric Car Sharing Marre des bouchons, des vroum-vroum et du gaz carbonique qui polluent. On veut du bon air iodé et, surtout, du silence ! La solution : Zen Car, un réseau de voitures électriques à temps partagé mises à la disposition (via Internet) des Bruxellois…pour le moment, car le Zoutois est aussi demandeur ! Côté pratique, l’équation est simple : P.A.F 40 € + Abonnement 6 € / mois + Tarif 7 € / heure = déplacement écolo zéro défaut. Le plus : des zones de stationnement gratuites. On croit rêver. Info www.zencar.eu

4x4 à pile Le « Quark  » dévoilé à Genève, au Mondial de l’Automobile, fait le point sur les recherches entreprises par le groupe PSA pour faire évoluer la pile à combustible, seul propulseur totalement propre connu à ce jour. Montée sur quatre roues motrices, cette machine hybride à mi-chemin entre le quad et le scooter, dispose d’un système qui transforme l’hydrogène en électricité. Vitesse de pointe : 110 km/h. Un exercice d’ingénieurs qui ne résout pourtant pas les nombreux problèmes liés à l’hydrogène. Les pros estimant qu’il faudra attendre 2040 pour utiliser cette énergie propre dans des conditions économiques acceptables.

Roadster terre/mer Londres. « Aquada  », la nouvelle voiture amphibie à grande vitesse de la société Gibbs Technologies, a été testée en conditions réelles sur la Tamise. Ce Roadster d’allure sportive (qui semble sortir d’un film de James Bond) présente la particularité d’être mi-voiture, mi-bateau de course. Vitesse de pointe sur route (161 km/h) / sur mer (27 nœuds ou 48 km/h). Il « suffit d’une simple pression  » sur un bouton et l’engin passe de la terre à la mer (et vice versa) : les roues se rétractent électrohydrauliquement dans le haut des ailes, afin de réduire la trainée. Des capteurs verrouillent le mécanisme et vérifient si le véhicule est bel et bien à flot, empêchant ainsi « Aquada » de se muer en bateau en plein milieu de l’autoroute ! Coût de ce joujou pour Zoutois en mal de sensations fortes  : 217.000 € (hors TVA). N’est pas 007 qui veut ! www.gibbssports.com

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Gibbs Aquada

Au garage, les grosses cylindrées ! Entre Knokke-Le Zoute et l’automobile, c’est une histoire d’amour compliquée. Une complicité faite de hauts et de bas façon « je t’aime...moi non plus ! »

Par Pierre Dragomirov Il fut un temps où conduire au Zoute était du dernier chic. Du côté de la Place Albert paradaient les belles « italiennes » rouges, les décapotables anglaises et les BM’ de la dernière génération. Des voitures forcément de luxe souvent accompagnées de belles pépées carrossées comme des Jaguar Type E ou des Aston Martin. Avoir un « tigre dans son moteur » signifiait être riche, beau, insouciant. Aujourd’hui, la Zoute attitude, ce serait plutôt vélo, mini-moke électrique, scooter...voire une bonne paire de chaussures de marche. Car outre le CO², le bruit, les embouteillages, la voiture pose un problème de taille : où se garer. Raison pour laquelle la Commune a mis au point un plan de parking drastique mais

efficace pour les non-résidents. En résumé, le territoire de Knokke est divisé en 4 zones :

> La « Zone rouge  » : On peut se garer 1 heure maximum, tous les jours de l’année. Le parking payant commence à 11 heures. Le tarif est de 2 € / heure. > La « Zone orange » : A ces endroits, vous payez 1,50 € / heure pour les 5 premières heures. Un ticket journalier coûte 15 €. Les jours d’école, le parcage y est désormais gratuit partout. Les autres jours, vous payez entre 11 et 19 heures. > La «  Zone verte  » : Des rues avec une pression de stationnement moindre. A ces endroits, vous payez uniquement 1 € / heure ou 3 € / jour en dehors des jours d’école. > La « Zone bleue » : Un parcage limité à 4 heures. Le disque de stationnement est obligatoire, mais uniquement pendant les vacances scolaires, les week-ends et les jours fériés. Plus d’infos sur le site www.parkeren.be/nl/steden/knokke/parkeerbeleid.html


Des

Artisans grands devenus

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LE RANGEMENT À LA MESURE DE VOS IDÉES


écolo Image d’Épinal Qui ne connaît pas la sympathique silhouette du « pêcheur de crevettes à cheval », tel qu’il a été représenté des centaines de fois par des artistes-peintres, des sculpteurs, des photographes et des cinéastes ? La pêche aux crevettes à dos de cheval se pratique à marée basse, à partir d’avril jusqu’octobre, pendant environ deux heures (une heure avant et une heure après cette marée). Le pêcheur, habillé d’un ciré, botté de cuissardes en caoutchouc et coiffé du seroît, est assis sur le dos de son cheval qui, dans l’eau jusqu’au poitrail, traîne derrière lui le lourd chalut. Ce sont pour la plupart de robustes et gros chevaux de labour. Naguère l’on se servait souvent des mules, mais on ne s’en procure que difficilement de nos jours.

Bien aimées en salade, adorées dans une tomate garnie, vénérées en croquette, les crevettes grises sont un incontournable de la Mer du Nord. Pourtant il parait qu’en Belgique la pêche de ces petits décapodes nageurs est en péril. État des lieux.

EN VOIE DE DISPARITION ? Par Pierre Dragomirov

Au secours, Irma, ils sont devenus fous ! Les crevettes (grises) s’échangent à plus de 8 euros le kilo à la criée de Zeebruge, la plus grande criée aux poissons du pays. Majorez cela de quelques centaines de pour-cent et vous aurez une idée du prix, cet été, de votre tomate aux crevettes dans un restaurant sur la digue. La raison de cette flambée des prix  : le mauvais temps, le manque de crevettes le long des côtes belge et néerlandaise, le coût de la main d’œuvre, j’en passe et des meilleurs. SALE TEMPS POUR LES CREVETTES Il paraît qu’il fait trop chaud dans nos mers froides pour ces savoureux petits décapodes. Si la crevette grise apprécie en général les eaux tempérées pour se reproduire, sa cousine pandalus borealis, la crevette rose nordique, se sert des eaux froides comme indice de ponte. Du coup elles migrent en masse encore plus

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au Nord. Pire, elles organisent des « suicides » collectifs pour échapper au (court) bouillon. La faute à la pollution, au réchauffement de la planète, à la surpêche, etc. Le nombre de ces savoureux mini crustacés est encore réduit par la présence massive du merlan, un prédateur naturel de la crevette et un poisson que personne aime parce qu’on nous obligeait à en manger le vendredi à la cantine de l’école. Et si les belgicissimes « croquettes aux crevettes » devenaient aussi chères que le caviar russe ?

UN VRAI ÉLECTROCHOC

La pêche aux crevettes, par la dizaine de bateaux spécialisés que compte encore la flotte belge, est en péril. Non seulement parce que le crustacé se fait rare, mais parce que la méthode traditionnelle pour le pêcher est menacée. Depuis des siècles, on pêche la crevette en traînant un filet alourdi par un bourrelet avec des « diabolos »,

une série de roues en caoutchouc qui racle le fond marin et « réveille » les crevettes qui vivent sous le sable. La crevette réveillée sort de son trou, sursaute et se retrouve prise dans le filet. Le problème, c’est que, outre les crevettes, de nombreuses soles, plies et autres turbotins se font aussi piéger. Selon les quotas de pêche, ces poissons doivent être rejetés à la mer. Mais pris dans les mailles du filet, souvent ils meurent asphyxiés avant de retrouver leur milieu naturel, perdus pour l’économie et les gastronomes. Une solution  est à l’étude  (menée par une équipe scientifique belge) : le filet de pêche à pulsations électriques. Les crevettes prises dans un champ électrique sursautent, alors que soles et plies ne réagissent pas ou peu à l’électrochoc. Il suffirait donc de traîner un filet de pêche à quelques centimètres du fond marin sans déranger l’écologie marine.


ROYAL ZOUTE TENNIS CLUB I KNOKKE-HEIST

BORIS BECKER YANNICK NOAH

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10 plans anti-crise pour passer 24 heures chics et pas chères dans la cité balnéaire la plus mondaine de Belgique.

Par Céline Pécheux Le Zoute, ses villas, son casino, ses boutiques de luxe et sa célèbre digue-de-mer, est aussi connu pour ses paillettes, ses mondanités, ses soirées au Knokke-Out et ses grosses cylindrées…heu, non, pas les grosses cylindrées…beaucoup plus chic de se déplacer à vélo. Qui séjourne à Knokke pendant l’été n’a pas seulement l’intention de s’y reposer ou d’y méditer sur la mer et ses reflets changeants. La station balnéaire la plus smart de Belgique est un théâtre où jouer son rôle signifie tenir son rang ! Les enseignes y sont à l’avenant : grands bijoutiers et griffes de prestige. Avec plus de mille boutiques, Knokke-le Zoute est imbattable pour faire flamber les cartes de crédit ! Pourtant l’endroit est aussi fréquenté par Monsieur et Madame Tout-le-monde, et par beaucoup de jeunes aussi. Le Zoute à petit prix ? On a relevé le défi !

© Shutterstock

en pratique

ZOUTE > Le Facebook du Zoute

Pas encore inscrit sur SmallZoute ? Outil indispensable du zoutisme, ce site internet présente tout ce qui se fait, se dit, se pense au Zoute et que l’on doit savoir avant d’y aller. Il propose aussi de « devenir membre d’une communauté haut de gamme et typiquement belge » avec clause de protection de la vie privée garantie. Idéal pour se fabriquer des fiches «who’s who» et savoir avec qui s’acoquiner tout l’été ! www.smallzoute.be

> La ballade « tchip-cheap »

À vélo (15€ par jour chez la plupart des loueurs) on part à la découverte du nouveau Zwin et de sa rénovation à 16,3 millions d’€ ! Un projet durable et écolo qui fait de ce site naturel un endroit unique, loin, très loin de l’agitation du centre-ville. Nouvelles volières, reconstructions, expositions, « l’aéroport international pour les oiseaux » sera entièrement lifté pour 2014. A partir du 30 juin, visites guidées organisées chaque dimanche de l’été de 10h à 12h dans les vastes zones de prés salés où nichent les cigognes et où les zwinneblomme (statices des limons) couvrent le sol d'un tapis violet. Prix : 2€ par personne. Loin des parcs d’attraction et des endroits branchés où on nous prend pour des pigeons… www.west-vlaaderen.be/zwin

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> Le cabas sympa

Pour être dans le coup et se faire passer pour un local, on fixe un panier à provision en osier sur le guidon de son vélo. On le glissera ensuite à son bras pour faire du lèche-vitrine. Bien plus In qu’un vulgaire sac Chanel, on en trouve pour tous les goûts et toutes les bourses chez Rotankado. 2 Avenue Lippens - www.rotankado.be

> La Venice Beach du Nord

Le spot en vue pour rencontrer des beaux surfeurs blonds et musclés c’est le « Lakeside Paradise » : une auberge de jeunesse de quatrevingts lits, un clubhouse à la californienne et en plan d’eau pour pratiquer le ski nautique, le wakeboard, la plongée, la planche à voile... Le propriétaire des lieux est aussi à la tête de la mythique plage Surfers Paradise, l’endroit où se retrouvent tous les fans de sports nautiques et leurs admirateurs(rices). Pour ceux et celles qui préfèrent la terre ferme, après Boris Becker et Yannick Noah, Henri Leconte et Mansour Bahrami viendront taper la balle à l'Optima Open, le tournoi des anciens champions de tennis qui se déroulera du 15 au 18 août dans les installations du Royal Zoute Tennis Club. www.lakesideparadise.be – www.optimaopen.be


Swing and the City Mini swing, mini green, mais il fait le maximum (de sensation). Pas besoin d’être scratch pour taper sur la baballe blanche ! Sur l’Approach Golf du Zoute, non seulement on s’initie au golf, mais on s’amuse entre golfeurs (amateurs et confirmés) par équipe de 4. L’occasion de pitcher et putter avec précision au cœur même du village du Zoute. L’idée : chacun du 12 trous du « pitch and putt » est sponsorisé par une marque ou un annonceur-mai du Zoute. And cherry on the cake : un spécial « Hole in one contest » est organisé en marge de la remise des prix avec la possibilité de gagner…. une voiture (sous la houlette, of course, d’un huissier de justice). Une initiative de l’équipe de la Zoute Paper. Quand ? Vendredi 23 août 2013. Infos www.zoutepaper.be

Pimm’s

LOW COST Art Nocturne Knokke

> La culture sans confiture

La mythique librairie Corman, racheté par Marc Filipson, est devenue le place-to-be de la culture au Zoute. On y lit, on y prend l’apéro, on rencontre des auteurs, on se fait dédicacer ses ouvrages préférés, on assiste à des lectures sur la plage (en français et en néerlandais) et à des concertos sur la digue. Et tout cela gratuitement ! Cet été le programme est chargé avec un invité par jour ou presque. Le 14 juillet, c’est Pierre Kroll qui dédicacera sa monographie « Le Roi et son bouffon  ». Le 13 août on ira écouter Jean Closon qui explique comment identifier les origines et conséquences des "Maladresses Parentales" qui nous influencent ainsi que nos enfants. Un must  ! Programmation à suivre sur leur page Facebook. Corman by Filigranes, 777 Zeedijk www.filigranes.be

> Le tour des galeries

Avec plus de soixante galeries au compteur, Knokke-Le Zoute est l’endroit rêvé pour se former gratuitement à l’art contemporain. Après avoir photographié l’installation d’Arne Quinze (face au 353 Kustlaan), on pousse la porte des plus belles galeries d’art qui bordent la digue. Coup de cœur pour celle de Guy Pieters qui

expose en ce moment les photos de la célèbre photographe belge Marie-Jo Lafontaine (www. guypietersgallery.com). Apéro et animations musicales offertes un peu partout. Après avoir salivé devant des œuvres inaccessibles, on court admirer le spectacle « Kooza » du Cirque du Soleil qui plantera pour la première fois son chapiteau à côté de la gare de Knokke du 18 juillet au 18 août. À partir de 34€ par adulte, 24€ par enfant. www.cirquedusoleil.com

> L  e magasin de fleurs chic et pas cher

Pour jouer à la « marchande » sur la plage avec les enfants, on pique une pile de Zoute Paper (magazine gratuit) en passant Avenue Lippens, on se procure des bâtonnets de bois au Glacier de la Poste et on fabrique des fleurs estampillées « recyclo-bobo » que toute la plage finit par nous envier.

> L  e cocktail du Zoute à budget riquiqui

ou de la vodka), de la limonade et des morceaux de fraise, de pomme, d’orange, de citron et une rondelle de concombre.

> L  a fiesta sans dépenser un radis

Cette année, la Nuit du Zoute aura lieu le 2 août à partir de 17h. Lèche-vitrine géant, galeries night, champagne et petits fours à l’œil : la rue est en fête ! Le programme idéal pour une nuit de folie sans toucher à son portefeuille. www.knokke-heist.info

> Le retour express

Pour rentrer chez soi en Bentley sans mettre la main au porte-monnaie, on fait du stop sur le parking du golf ou devant l’hôtel Memling. Moins bankable mais plus gonflé : on parie sur les dépassements d’horaires accumulés par la SNCB qui permettent de se faire rembourser à 100 % le voyage en train, pour autant que le retard atteigne les soixante minutes.

A l’heure de l’apéro, on profite du coucher de soleil sur la plage en sirotant un Pimm’s fait à la maison. Facile à préparer, la boisson officielle du Zoute n’est ni plus ni moins un mélange d’alcool Pimm’s (ou du gin, du whisky, du brandy, du rhum

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mode

Confidences d’une fashion it-girl

Une histoire de famille : Émilie, Luc et Fabrice Duchêne (de gauche à droite)

25 ans de succès 1988, Luc Duchêne crée Mer du Nord, persuadé qu’il y a, en Belgique, une place à prendre pour une marque à la fois casual et bourgeoise, volontiers BCBG (au sens cool du terme) et qui privilégie les belles matières. Le succès est immédiat ! 1996, à Knokke-Le Zoute comme à Bruxelles, on fait la file pour acheter un pull à torsades affublé d’un grand poisson ou un coupe-vent au logo Mer Du Nord imprimé dans le dos. De fil en aiguille, (presque) toute la famille est mise à contribution, Luc, Fabrice, Émilie. Le clan Duchêne fait évoluer la marque de sorte qu’elle soit toujours en phase avec son temps. Une « succès story » à la belge qui fête aujourd’hui sa 50ième collection. .

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Egérie de la « marque au poisson » quand elle était ado, Emilie Duchêne a rejoint l’équipe de Mer du Nord d’abord comme RP, puis en tant que directrice de la communication. Aujourd’hui, elle insuffle un vent trendy à la griffe belge en imaginant des collections « pop-up » sexy et stylées. Interview express d’une it-girl bien dans ses baskets.

Par Céline Pécheux Votre pièce fétiche Mer du Nord dont vous ne vous séparerez jamais ? Emilie Duchêne  : Un gros cardigan en laine gris bien chaud. Je ne m’en sépare jamais ! Votre plus grande fashion-honte ? Avoir mis des bas « léopard » lors d’une soirée chic. Les couturiers pour lesquels vous avez le plus d’admiration ? Yves Saint Laurent pour son grand sens du chic et Christian Lacroix pour sa démesure. Votre «  Chick Lit  » préférée ? J’ai adoré lire « 50 nuances de Grey » de E. L. James. Votre mannequin préféré ? Adriana Lima et Anouck Lepère qui est devenue le nouveau visage de la 50ième collection MDN. Un top (belge) à la beauté simple, sans artifice, qui arbore une élégance naturelle et une allure intemporelle.

L’actrice à laquelle vous aimeriez ressembler ? Diane Kruger. Sublime, toujours juste… Votre passe-temps le plus coupable ? Le shopping ! Avouons-le calmement : je suis une véritable fashionholic . Ce qui pourrait vous ruiner ? Je dépense des «  fortunes  » pour la décoration de mon «  home sweet home », en fait un appartement avec une très jolie vue à Bruxelles. Les chanteurs qui squattent votre IPod ? Pour le moment, c’est Muse, Daft Punk, Coldplay, Imani et Irma qui tournent en boucle sur ma Play List. Le plus beau jour de votre vie ? Le jour de la naissance de ma fille Thea. J’ai d’ailleurs créé une marque de bijoux à son nom. Une mode un peu cloche ? La mode « glam » des années 90. Une destination pour un week-end ? Pour un city trip, Berlin est une ville passionnante. Pour un week-end de farniente, je préfère partir n’importe où en Italie. Une personne avec laquelle vous aimeriez rester coincée dans un ascenseur ? Mon mari. Un rêve à réaliser ? Faire le tour du monde en famille. Vos cantines préférées à Bruxelles ? J’aime «  Le Canterbury  » pour un diner entre amis, le «  Pudding rock  » pour le brunch du dimanche, « Le Café de la Presse » pour l’heure du gouter, le « Kokuban » pour une pause lunch rapido presto. Mer du Nord, il y a 25 ans, c’était… Sporty-chic Aujourd’hui, c’est…  BCBG-trendy !


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Geldmuntstraat 6, 8000 Brugge - 050/670 830 www.dominiquemeire.be


accessoire

Indispensable accessoire, la Tod’s est aux Zoutois ce que la pantoufle de vair fut à Cendrillon : une chaussure élégante et confortable qui change la vie. La reine du picot !

Par Pierre Dragomirov 1.

1. Collection Tod’s Women été 2013 2. Les hommes aussi sont devenus « Tod’sholics »

© REPORTERS

3. Gwyneth Paltrow, ses Tod’s ultra chics en croco et le D.D Bag, version contemporaine du D.Bag, modèle emblématique de la griffe italienne.

LES STARS DU MACADAM Depuis une trentaine d’années, le lien entre les stars et les « gommino » de Tod's ne s'est jamais démenti : le roi Juan Carlos, Rania de Jordanie, feu Gianni Agnelli, Bill Gates, Lady Di, Hillary Clinton, Cate Blanchett, Cindy Crawford, Michael Douglas… On n'imagine plus un sommet du G8, ni un Festival de Cannes sans « picots ». On a même vu Vincent Cassel, glamour fait homme, mocassins Tod’s beige aux pieds, dans le film Ocean’s Twelve. C’est dire si on est à l’aise dans ses loafers ! Symboles de la nonchalance élégante, ces petites merveilles en cuir souple du savoir-faire italien sont entrées dans le cercle (très fermé) des objets de luxe devenus culte.

UNE RÉUSSITE EXEMPLAIRE

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Ne vous fiez pas aux apparences : les pubs qui mettent en scène les Kennedy, Audrey Hepburn ou Cary Grant portant des mocassins Tod’s sont purement virtuelles…pour la simple et bonne raison qu’à leur époque, ils n’existaient pas encore ! L’affaire est un coup de génie marketing de Diego Della Valle qui a customisé l'iconographie et l'aura très positive de « l'American way of live » des années 50, version Hyannis Port, pour faire du « gommino » la star du macadam. Dans les années 70, ce juriste italien, petit-fils de cordonnier, reprend l’usine familiale de confection de chaussures. Objectif : en faire une entreprise prospère et rentable. En 1979, à New York, il découvre (par hasard) un modèle américain de «  driving shoes  » des années 50, à semelle de caoutchouc cloutée, habituellement porté par les pilotes de rallye. Son génie  : avoir su faire d'une ringarde chaussure de conduite automobile un mocassin masculin/féminin, casual et branché, à porter la semaine avec un costume et le week-end avec un jean. Autre innovation majeure : donner de l'élégance à une semelle de caoutchouc. Le « gommino », le célèbre mocassin aux picots est né ! La légende raconte que c’est dans un annuaire téléphonique US que Diego Della Valle a pioché le nom J.P. Tod's qui sonnait bien à son oreille. En prenant ce nom aussi simple qu'efficace dans à peu près toutes les langues, il choisissait déjà le monde

comme terrain de jeu. Un succès tel qu’il est encore aujourd'hui cité en exemple aux étudiants de la Harvard Business School. Un succès qui doit aussi beaucoup à l’intervention amicale de « l’avvocato » Gianni Agnelli, PDG de Fiat, prince de l'élégance non conformiste, pour lancer véritablement la marque, en apparaissant à la télévision italienne avec une paire de Tod's... sans chaussettes, of course. Pouvoir, réussite, élégance racée : un style est né.

MILLIARDAIRE COOL

Le secret de ce « chic » made in Italy se niche quelque part dans la province des Marches, au nord-est de Rome, berceau de la chaussure et terre de prédilection des Della Valle depuis trois générations. Là, dans l’atelier de prototypage de l’usine ultramoderne de Brancadoro, les mocassins sont maquettés sur ordinateur, pour être ensuite cousus à la main avec un fil ciré. Le best-seller de la marque étant le « modèle à picots » (133 très exactement) décliné dans les meilleurs cuirs (cuir grainé, veau anglais, agneau, croco, autruche, python, lézard, veau velours) et de toutes les couleurs. Des chaussures aujourd'hui photographiées par Elliott Erwitt (de l'agence Magnum), plus habitué à photographier les stars (de cinéma) que celles qui sont à nos pieds. Avec un chiffre d'affaires en croissance et plus d'une centaine de boutiques dans le monde, Tod's est devenu un vrai groupe mondial du luxe (côté en bourse) qui produit également les baskets Hogan (inspirées des chaussures des joueurs de cricket), les souliers Roger Vivier (considéré comme l'inventeur du talon aiguille) et la marque sportswear Faye (dont les célèbres parkas s'inspirent librement de celles des pompiers américains). Aujourd'hui milliardaire, Diego Della Valle est un patron tendance jet-set, avec Ferrari, jet privé, yacht, villa à Capri, tutoyant les grands de ce monde mais restant, paraît-il, très accessible, notamment lorsqu'il avale un plat de pasta à la cantine hyper design de son entreprise, à Casette d'Ete. Aussi décontracté que ses célèbres mocassins. www.tods.com


Les Mille et une idées cadeaux

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© DOMINIQUE ISSERMANN

livre 3 questions à Laurence Benaïm Pourquoi plus on vieillit, moins on a peur ? J’ai l’impression que plus on vieillit, plus on est affranchi. Les vieux sont moins prisonniers que nous de la tyrannie de l’instant, de la précipitation permanente. Ils m’ont charmée parce je les trouve finalement très détendus. En fait, dans votre livre, vous semblez dire qu’ils ont le temps… Ils ont le temps parce qu’ils le savourent, ils le goûtent comme un «  fruit défendu  », et opposent à la tyrannie de l’instant l’idée de la présence. Quelle est la personnalité qui vous a fait le plus rire ? René de Obaldia, Pierre Cardin, Juliette Gréco, Christian Millau… En fait, ils ont tous beaucoup d’humour et, surtout, ils opposent au temps l’esprit. Ils sont au cœur de la vie !

Le jeunisme ? Non merci ! Ils et elles sont cools, bien dans leur (vieille) peau, enfin affranchis du temps qui passe. Dans son livre « Le plus bel âge », Laurence Benaïm peint des portraits d’octogénaires heureux. Revigorant !

Par Raoul Buyle

UN LIVRE QUI DONNE ENVIE DE VIEILLIR Pierre Cardin, Hubert de Givenchy, Sonia Rykiel, Juliette Gréco, Irina Ionesco, Michael Lonsdale, René de Obaldia, Edmonde Charles-Roux, Bettina Graziani… Ces « octos » bien dans leur peau défient notre époque. Mieux, ils apparaissent comme un pied-de-nez au jeunisme ambiant. Au début de son livre, Laurence Benaïm donne quelques chiffres : en 2060, selon l’Institut national de la statistique (français), les plus de 85 ans seront plus de cinq millions, contre un million aujourd’hui. Indépendants et libres (et en bonne santé !), les oldies se sentent bien dans leurs baskets. Et ils sont souvent plus politiquement incorrects que bien des jeunes. Avec eux, le « pulpy » et le lisse ont du plomb dans l’aile ! Pourquoi ? Parce qu’à leur âge ils échappent à la course contre la montre et continuent de vivre au présent. Mais qui sont-ils et surtout quel est leur secret ? Pour percer leur mystère, Laurence Benaïm a recueilli leurs souvenirs et leur fougue. Dans ce défilé surprenant rapporté dans un récit intime et émouvant, ils font taire la mort en racontant la vie. Plus on vieillit, moins on a peur,

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semblez-vous vouloir nous dire ? Exact, répond Laurence Benaïm, les (très) vieux d’aujourd’hui semblent souvent moins timorés qu’on imagine. De leur grand âge, ils font un atout d’insolence ! « Ce livre est né de rencontres, de souvenirs, de moments que j’avais envie de raconter, comme pour retenir un monde où la mémoire n’altère pas le goût de l’instant ni cette disposition naturelle à se projeter dans le futur (…) René de Obaldia a toujours posé sa main ‘sur l’épaule d’un nuage’. Et Ron Gallela parle de Jackie Kennedy comme de sa ‘Mona Lisa’. Pierre Cardin m’a raconté don ‘Palais des Lumières ‘ aux cinquante ascenseurs ! Auprès de ces octogénaires affranchis, j’ai compris que la vieillesse, loin d’être une défaite, est un combat. Une victoire parfois, une leçon d’éducation toujours.  » Les mystères de la vie levés par la littérature !

A lire : « Le plus bel âge – Rencontres avec des octogénaires affranchis », de Laurence Benaïm ; aux Editions Grasset  (2013) 

CV Express Années 80. Laurence Benaïm débute sa carrière de journaliste au supplément parisien du magazine L’Express. Très vite elle rejoint Le Monde et se spécialise dans le domaine de la mode. En 2003 elle lance Stiletto, revue trimestrielle consacrée à la mode et à l'art. Elle est l'auteur chez Grasset de deux biographies cultes, Marie-Laure de Noailles (2001) et Yves Saint Laurent (2002), et, dernièrement, de Requiem pour Yves Saint Laurent (2010). Elle écrit également pour Psychologies Magazine, tient un blog sur le site web du Nouvel Observateur et est expert auprès du Musée de la Mode pour les acquisitions.


ART NOCTURNE KNOCKE

38e SALON INTERNATIONAL DES ARTS & ANTIQUITÉS

CC SCHARPOORD & HOTEL LA RESERVE 10-18

AOÛT

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chaque jour de 16 à 21 h

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Pour toute information en toute discrétion, téléphonez à Mme Florence Doyen au 02 371 32 15 ou envoyez-lui un e-mail : florence.doyen@redcross-fr.be

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DÉCOUVREZ LE DUO-LEGS ET OPTIMISEZ VOTRE TESTAMENT Avec le duo-legs on lègue une partie à la Croix-Rouge qui paie aussi bien les droits (réduits) de succession sur son héritage que les droits (normaux) sur l’héritage de l’autre bénéficiaire qui reçoit plus en net, tout en laissant un avantage financier à la Croix-Rouge. Par exemple, vous laissez 200.000 € à votre neveu ; sans duo-legs, il paiera environ 100.000 € de droits de succession et il recevra 100.000 € net. Avec le « duo-legs », vous laissez 75.000 € à la CroixRouge et 125.000 € à votre neveu, celui-ci recevra 25.000 € net en plus. Après paiement de tous les droits de succession, il restera toujours 15.000 € net à la Croix-Rouge.


tourisme Les Points forts de Belek > Proposer un encadrement pro aux enfants de 4 mois à moins de 18 ans > Fouler un green de prestige au Lykia Links Golf attenant, face à la Grande Bleue > Sur l’immense plage de sable de 2,5km, côtoyer les tortues marines > Voir vos enfants aux anges sur les nombreux toboggans aquatiques ou au trapèze volant > Vous délasser dans le hammam privatif de votre Suite ou au Club Med Spa by Carita

1.

Quoi de neuf sous le soleil du Club Med ? Le nouveau village de Belek, joyau de la Riviera turque, dédié au sport et au bien-être. Un site – comme toujours exceptionnel – attenant au parcours de golf le plus réputé de Turquie.

2. 1. Belek, un « village » entre mer et terre 2. Immense, la piscine du nouveau village de Belek

Entre terre et mer Par Raoul Buyle

Pull sur les épaules, sandales aux pieds et sourire aux lèvres, Henri Giscard d'Estaing parcourt les « rues » ensoleillées de Belek en Turquie. Et le patron du Club Med semble ravi de son nouveau « village » (classé 4 tridents). Nous, aussi ! Tous les bleus, tous les verts de la Création se sont donné rendez-vous dans ce site lové entre la Méditerranée et le « Lykia Links Golf » (18 trous, classé 1er golf de Turquie dans le classement des golfs européens). Nous sommes à 50 km d’Antalya, sur la Riviera turque, dans une région renommée pour sa nature généreuse en bord de mer et ses sites archéologiques. « Ici, à Belek, fondamentalement la philosophie du Club n’a pas changé, précise Henri Giscard. C’est toujours un esprit ‘village’ construit autour d’une place, une agora, dans un style architectural bien intégré au paysage, avec une organisation parfaitement bien rodée, tournée vers le sport, la détente, les rencontres et l’animation.  Sans oublier, bien entendu, les plaisirs de la table et gentillesse qui restent l’un des atouts majeurs du Club Med. »

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3. Les « Villas » du Club Med, en bordure du Lykia Links Golf

3.

L’idée : un village créé pour toutes les envies. On y vient en famille, entre amis golfeurs ou en couple pour profiter de l’été au bord de la Grande Bleue et de la douceur qui s‘attarde jusqu’au cœur de l’hiver. Car, ce qui caractérise d’abord le Club Med, c’est le choix. Aujourd’hui, au Club, on choisit son type de vacances selon son humeur, quitte à changer d’humeur comme de chemise. Le logement  : Dans l’une des 433 chambres avec vue réparties dans plusieurs bâtiments de 4 ou 5 étages ou dans une suite en bordure de green avec terrasse ou jardinet privatif. Belek est aussi une invitation à l’excursion. Le temps d’une journée, visitez le temple d’Apollon à Antalya, le théâtre romain d’Aspendos ou la Mosquée Bleue à Istanbul… Autre atout de Belek  : son Spa by Carita, un centre de bien-être et de «  Haute beauté  » du corps et du visage (1200 m²). On vient ici pour se refaire une santé, affiner sa silhouette ou tout simplement pour « détoxifier » son esprit de tous les petits bobos du quotidien. A votre disposition  : une douzaine de cabines de soins et de massages, un bain à remous, un sauna, un hammam, deux salles de gommage, une piscine couverte et chauffée…

Golf et Thalasso à Vittel Venez vous ressourcer, dans les Vosges, dans le plus beau palace Art Déco de Vittel lové au cœur d’un immense parc arboré, avec ses trois parcours de golf (un 9 trous et deux 18 trous) et son centre de remise en forme. Récemment rénové, l’hôtel Vittel Ermitage (classé 4 Tridents) vous accueille pour des séjours à durée variable. Un week-end pour jouer sur l’un des plus beaux greens de France ou une dizaine de jours pour s’initier à ce sport exigeant. En effet, le Club Med propose aux débutants des stages de 5 jours (accessibles à partir de 12 ans) entièrement dédié à la technique, aux practices et à la petite balle blanche, avec cours collectifs (8 personnes max) encadrés par un même moniteur et/ou leçons particulières. Possibilités également pour les moins novices de se classer officiellement et repartir avec leur « handicap » en poche, sésame indispensable à une pratique régulière du golf. www.clubmed.be


Bronze de Vienne. Renard avec lièvre. Fin 19ème siècle

Si vous avez le moral dans les talons, Venez déambuler dans nos beaux salons, Vous y découvrirez notre nouvel arrivage, Meubles, objets, et tableaux de tout âge

Vous y trouverez des miroirs, des argenteries, des guéridons, des bronzes de Vienne, des statues, des porcelaines, des girandoles et des luminaires en tous genres, …

600m² d’exposition

Visitez notre site www.frantzhemeleers.be Petite table à ouvrage en marqueterie époque Napoléon III

Somno en noyer époque empire

Miroir style Louis XVI en bois polychromé

Ouvert du mercredi au samedi de 11h00 à 18h30 Avenue des Casernes 61 1040 Bruxelles Tel. 02/640 29 16 info@frantzhemeleers.com

Fauteuil d’enfant Louis XVI 19ème siècle

Huile sur toile « enfant » fin 19ème siècle


A DEUX, C’EST MIEUX !

Concept magnifique, élégance intemporelle, mécanique bien huilée, Baume & Mercier est entré en horlogerie sous les meilleurs auspices. Nouvelle déclinaison ultra-féminine de la Linea avec boîtier en acier poli satiné (existe aussi serti) et bracelet à double tour (interchangeable en un clic) en cuir surpiqué couleur réglisse. www.baume-et-mercier.com

COLLECTION COLOGNES

pêle-mêle

Eau de Narcisse Bleu est une fragrance contemporaine qui propose un regard inédit sur la Cologne. Une écriture en contraste qui mêle la volupté du narcisse à la fraîcheur d’un accord boisé. Et fait écho à la « discrétion chic » selon Hermès.

POWER UNDER CONTROL Personne ne comprend mieux la géométrie et l’ergonomie d’un vélo qu’Eddy Merckx. À l’exemple du nouveau EMX525 (dont le nom fait référence aux 525 victoires d’Eddy) avec son cadre à la fois stable, ultra rigide et très léger. La combinaison d’un design exceptionnel et d’un mélange unique de fibres de carbone. www.eddymerckx.com

DANS UN JARDIN LUMINEUX

www.hermes.com

MOTIF PIED-DE-POULE Pour célébrer le 50e anniversaire du « Trophée de la laine extrafine Ermenegildo Zegna » (une laine de qualité nec plus ultra venue d’Australie), Zegna lance une collection capsule avec, en vedette, un tissu

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Entre sillage rare et création délicatement fleurie, rien n’est trop beau pour sentir bon. On aime la fraîcheur de l’Acqua Nobile Magnolia, une fragrance aussi pure que l’eau. Le charme gracieux de la fleur de magnolia sur fond de mandarine, de néroli, de jasmin, de musc et de vanille. www.acquadiparma.com


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