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DU 23 ET 24 MARS 2013

n° 159+

Rock’n’ roll Attitude

PHOTO © SHUTTERSTOCK IMAGE

Spécial

MODE &ACCESSOIRES


Concept Stores Lippenslaan 287 8300 Knokke Tel. : 050/ 34 03 66 K. Maenhoutstraat 4 9830 St-Martens-Latem Tel. : 09/28 234 40 www.giovane be follow us on


édito Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Montmartre en ce temps-là accrochait ses lilas… Elvis Presley, Bill Haley, Little Richard, Chet Baker, les Rolling Stones, David Bowie. Autant de noms devenus culte qui évoquent le rock’n’roll. Mais, qui pourrait prétendre, pour autant, préciser quand et comment ces chanteurs géniaux ont marqué l’histoire en faisant évoluer un courant musical révolutionnaire (à l’époque) porté par la nouvelle classe sociale des teenagers  ? A travers quelques portraits (de femmes) peu conventionnels, retrouvons un peu de ce grand vent de liberté qui nous transporte dans l’Amérique des années 30, lorsque le boogie-woogie puis le rhythm and blues faisaient leur apparition dans les foyers américains. Véritables «  tsunamis  » culturels contre lesquels l’establishment musical a tenté de lutter, les débuts du rock ont choqué la middle class puritaine et bien-pensante. Le mythique déhanché de Elvis ? So shocking ! Les extravagances vestimentaires de David Bowie ? Elles continuent d’influencer les créateurs de mode en 2013. La plus mythique ? Bowie crée sur scène Ziggy Stardust. Avec son groupe, rebaptisé les «  Spiders from Mars  », il publie l’album en juillet 1972. Un jour qui va révolutionner le rock ‘n roll. Ce «  caméléon de la pop  », en semelles compensées, cheveux orange et yeux maquillés, impose sa douce folie au monde entier. Les guitares sont furibardes, Bowie et Ziggy ne font plus qu’un. Au point que David finit par se débarrasser de ce double encombrant. Ziggy Stardust « meurt » sur scène à Londres le 9 juin 1973. Le mythe Bowie demeure. Mieux, il nous donne l’occasion de mesurer combien il a révolutionné l’esthétique du rock et de la mode, et comme son onde choc se propage encore aujourd’hui dans notre quotidien.

— Par Raoul Buyle

© COLLECTION JEAN-PAUL GAULTIER S13

S OM M A I R E

ROCK ‘N ROLL

Attitude

03 Edito 04 Pascal Young 06 Clio Goldbrenner et Vanessa Tugendhaft 07 David Bowie 10 Mode cuir 12 Caroline Notté 14 Design Charlotte Rigo 16 Atmos by Hermès 18 Montres 20 Lorenz Bäumer 22 Olivia Hainaut 24 Bijoux 26 Beauté 28 Citytrip Paris 30 Pêle-Mêle Rédacteur en chef Raoul Buyle / Rédaction : 79 rue des Francs - 1040 Bruxelles - e-mail : llb.essentielle@ saipm.com / Ont collaboré à ce numéro Raoul Buyle, Pierre Dragomirov, Céline Pécheux, Nina Van Pallandt. / Direction artistique et mise en page mpointproduction (Julie Joseph) / Régie Publicitaire RGP Dominique Flamand - 02 211 31 35 - Dominique.flamand@saipm. com / Marketing et Promotion Delphine Guillaume - 02 211 31 78 delphine.guillaume@saipm.com / Directeur des ventes publicitaires Emmanuel Denis / Impression Sodimco / Vice-Président du conseil d’administration et du comité permanent Patrice le Hodey/ Direction, Administrateur délégué, éditeur responsable François le Hodey

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preview

ART

and the city Pascal Young expose Olivier Dassault. Envers et contre tous les clichés le galeriste bruxellois conjugue l’amour du beau, confrontant avec un œil d’expert les plus grands photographes de XXe siècle.

— Par Raoul Buyle

« Connexion » de Olivier Dassault

Pascal Young expose Olivier Dassault Du Maroc à l’Australie, de Paris à Shanghai, d’une grille d’évacuation à une farandole de fanions, Oliver Dassault (fils du célèbre avionneur français) nous invite au voyage Olivier Dassault et nous transporte dans une scénographie étonnante de diversité. Observer le réel, y déceler une grâce insoupçonnée, la saisir immédiatement puis longuement « travailler » l’image afin d’en révéler l’essence, voilà le travail d’Olivier Dassault. Ces photographies où formes et couleurs se mélangent où la lumière semble avoir été ajoutée avec un pinceau trempé dans le ciel, évoquent les tableaux des maîtres de l’abstraction. Avec son vieux Minolta argentique, Olivier Dassault peint comme il vole, en un 1000ième de secondes. Rappelons que Olivier Dassault est le fils du célèbre avionneur français et un passionné d’aviation ; il est pilote professionnel IFR et a battu plusieurs records du monde de vitesse. Ses « instantanés » pris à travers le monde, exposés à la Young Gallery de Bruxelles, sont comme des extraits de carnets de route, ouvrant une lucarne sur des ailleurs qui ne demandent qu’à être révélés. Expo « Les Instantanés d’Olivier Dassault », du 17 mai au 31 juillet, Young Gallery, 75b Avenue Louise à Bruxelles (Place Wiltcher’s) Ouvert du mardi au samedi de 11h à 18h30

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Pascal Young

Un quartier cossu de Bruxelles, les « entrailles » d’un palace d’apparence classique : la porte s’ouvre sur l’une des plus belles galeries d’art de la ville. Le dépaysement est immédiat. De fait, on pourrait se trouver à New-York, Shanghai ou Londres. Cosmopolite, créative, large d’esprit : la Young Gallery ressemble à son créateur. Pascal Young est un personnage « à la Paul Morand ». Courtois, élégant, subtil, mais souvent pressé. Dans sa galerie aux volumes muséaux, la lumière joue le premier rôle. C’est elle qui sert d’agent de liaison entre les œuvres présentées. La vocation de la Young Gallery étant d’honorer, voire de révéler, des photographes du XXe siècle, créateurs reconnus ou talents récemment apparus, épris du noir et blanc ou de la couleur. « J’aime à la fois la photographie dite ‘plasticienne’, qui s’apparente d’avantage avec l’abstraction contemporaine, et la photographie dite ‘historique’, beaucoup plus suggestive, mais non moins créative. Avec des ‘courants’ artistiques marqués, comme dans la peinture. » Des artistes exposés  : On doit notamment à Pascal Young d’avoir exposé des «  pointures  » comme Reza, Patrick Demarchelier, Claude

Azoulay, Michel Comte, Josef Hoflehner, JeanMarie Périer, Greg Norman, Jean-Loup Sieff. On se souvient aussi du formidable succès de l’expo consacrée à Nick Brandt et sa faune africaine photographiée en majesté. Des clichés qui émeuvent, éblouissent, font rêver et réfléchir. L’œil est d’entrée frappé par la taille des tirages présentés : le grand format est ici une marque de fabrique, précise Pascal Young. «  J’aime cette rare sensation d’avoir le souffle coupé par la beauté d’une photographie. » Une ambition  : Être présent au salon «  Paris Photo ». Créée en 1996, Paris Photo est la plus importante foire d’art au monde entièrement dédiée à la création photographique historique et contemporaine. Très très difficile d’y avoir un stand. Une expo idéale d’un artiste mythifié : Exposer le photographe de mode Peter Lindbergh et le travail de Peter Beard, artiste, documentaliste et dandy qui vite entre Manhattan et le Kenya. Deux photographes très très sollicités dans le monde !

Info www.younggalleryphoto.com


talent

Indispensables

ACCESSOI Sans a priori l’une crée des bijoux « seconde peau » dont la fille de Madonna ne peut plus se passer. Avec désinvolture l’autre dessine des sacs en cuir branchés que Sharon Stone exhibe à son bras. Une réussite exemplaire pour Vanessa Tugendhaft et Clio Goldbrenner, deux (jeunes) créatrices belges que le monde nous envie. Interview croisée de ces créatrices en or massif.

— Par Céline Pécheux

Le Parfum « Diamanté » Luxe ultime, les « Eaux Diamantées » de Vanessa Tugendhaft abritent un bijou, à rapporter à la boutique pour pouvoir être porté ! Décliné en trois fragrances différentes : Or blanc, Or jaune et Or rose, leurs précieux flacons sont parés de la célèbre « Rose » recouverte de diamants. 75006 Paris, 1 rue de l’Abbaye

LA FEMME BIJOU Une Belge à Paris  ! Il y a peu, Vanessa Tugendhaft a ouvert sa première boutique en nom propre en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés. Plus qu’une simple boutique de bijoux, c’est d’un véritable concept-store qu’il s’agit, dédié au diamant, où ses bijoux «  tatoo  » et ses créations emblématiques, comme la «  Rose  » ornée de diamants et « Love trèfle », côtoient les sacs créés en collaboration avec Clio Goldbrenner. Plus une nouvelle ligne de parfums « bijou ». Rencontre. Comment avez-vous commencé ? Vanessa Tugendhaft : Je suis issue d’une famille de diamantaires et de joaillers anversois. Après des études dans une école de commerce, je me suis très vite installée à Paris. En 2004, je portais à mon poignet le petit « fil rouge porte-bonheur » que beaucoup de célèbrités avaient à l’époque. Je le trouvais un peu triste... J’ai alors pensé à lui associer un diamant pour le rendre plus chic. Ce fut le début d’une magnifique aventure ! Depuis, j’ai développé plus de 350 modèles différents en vente dans 25 pays à travers le monde.

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Ce qui rend vos créations uniques ? Epurés, fins, délicats, les bijoux que je dessine sont très portables, à toute heure de la journée et ils vont avec tout. Ils sont comme des « grigris » que l’on n’enlève jamais. Ce sont des créations volontairement accessibles pour que chaque femme puisse avoir l’occasion de porter un diamant, aussi petit soit-il. Ma marque de fabrique  : le mélange des matières (la simplicité du support et la noblesse de l’or et du diamant) jusqu’alors impensable dans le milieu de la joaillerie. Vos fans les plus célèbres ? Madonna et sa fille Lourdes, Hilary Swank et Inès de la Fressange. Votre accessoire fétiche en 2013, c’est ? Un sac que Clio Goldbrenner et moi-même avons créé ensemble : le « Clio » avec la rose en diamant bleu nuit. Votre prochain challenge ? Créer une ligne de bijoux pour homme. Le plus beau compliment que l’on puisse vous faire ? Le plus beau compliment que l’on puisse me faire, c’est de porter mes créations… tout simplement. Un(e ) concurrent(e ) pour qui vous avez de

l’admiration ? Aurélie Bidermann, une créatrice de bijoux parisienne qui s’inspire de ses nombreux voyages, en Inde, au Brésil, au Japon. Une faute de goût  ? Etre trop apprêtée, porter des bijoux trop voyants, parler trop fort… Je déteste la mode bling de ces dernières années. Une mode un peu cloche ? Porter des bottes fourrées (d’une célèbre marque australienne que je ne citerai pas) en plein été. Une destination idéale pour un week-end  ? Knokke-Le-Zoute. Le calme, le grand air, les amis… Un rêve à réaliser  ? Etre productrice de musique ou pianiste. Votre chouchou  parmi les stylistes mode? Anne-Valérie Hash. Un message perso pour Clio Goldbrenner ? Que notre collaboration perdure !

En vente à La Maison du Diamant, à Bruxelles ; chez Piron Joailliers à Liège ; chez Slaets à Anvers Vente on-line www.vanessa-tugendhaft.com


IRES Du Soleil cet été ! Surs les plages de l’avenue Louise ou sur la digue de Knokke-Le Zoute, Clio Goldbrenner nous éblouit avec la couleur jaune citron de sa nouvelle collection printemps-été 2013 !

© LUC VIATOUR

En vente à Bruxelles notamment chez Dressing Room, chez Bonzaï et dans la boutique People, mais aussi chez 100 % Sisters à Lasne et Enes à Anvers.

LA CRÉATRICE QUI MONTE QUI MONTE Clio Goldbrenner n’a que 27 ans et pourtant ses sacs s’accrochent déjà à l’épaule des fashionistas, à Bruxelles comme à Paris. Effet de mode ? Cela n’y ressemble pas. Voilà plus de deux ans que la jeune femme le gravit les échelons du succès. Son signe distinctif ? La cotte de maille. Rencontre. Comment avez-vous commencé ? Clio Goldbrenner  : J’étais en vacances à Chicago, il faisait très froid et j’avais acheté une chapka. Dans la rue tout le monde se retournait sur moi… Je me suis dit que c’était incroyable l’effet qu’un accessoire pouvait avoir. J’ai eu le déclic ! Ma formation en sciences commerciales, mon amour immodéré pour la mode et ma créativité en poche, je me suis lancée et j’ai créé ma marque de sacs de luxe aux lignes sobres et intemporelles. Ce qui rend vos créations uniques  ? Quand j’ai lancé ma première collection en 2011, je voulais que l’on reconnaisse mes créations au premier coup d’œil. Comme je déteste les logos, j’ai choisi un signe distinctif : la cotte de maille

dorée. En référence à mon nom de famille qui signifie « orfèvre », j’en habille tous mes modèles. Vos fans  les plus célèbres ? Sharon Stone, qui a été photographiée avec un de mes sacs sur une plage de Malibu  ; les actrices Déborah François, Ana Girardot et Émilie Dequenne. Solweig Rediger Lizlow (la jolie ex-miss météo du Grand Journal sur Canal +) est l’ambassadrice officielle de la collection été 2013. S’il n’y en avait qu’un ? Ce serait le sac « Clio 02 lemon » de la nouvelle collection été 2013. Votre prochain challenge ? Exporter mes sacs au Japon. Le plus beau compliment que l’on puisse vous faire ? Quand une femme qui porte un de mes sacs me dit qu’elle ne peut plus s’en passer. Qui admirez-vous particulièrement dans la mode ? Marc Jacobs et Vanessa Bruno. Un styliste chouchou ? Alexander Wang. Une faute de goût ? Vouloir être à la mode à tout prix. Habillez-vous en respectant votre personnalité mais, de grâce, ne vous « déguisez » pas pour suivre telle ou telle tendance. Une mode un peu cloche  ? Le total look. Je

préfère quand on mixe les styles et les références. Une destination idéale pour un week-end  ? Paris, sans hésiter. Je vous recommande la boutique «  Baby Buddha  » (68 rue des Saints Pères, Paris 7e) entièrement dédiée aux bijoux et accessoires. Un message perso pour Vanessa Tugendhaft ? Vanessa est un très bel exemple de réussite. Je porte ses bijoux depuis longtemps et son travail m’impressionne toujours autant par sa fraîcheur et son côté créatif. Je suis heureuse de collaborer avec elle pour la création d’un sac. www.cliogoldbrenner.com

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style

Beau, oui

COMME BOWIE © PHOTO FRANK W OCKENFELS

Tantôt icône glam-rock, tantôt dandy, le chanteur anglais joue les caméléons. Après 10 ans d’absence, David Bowie nous revient avec un nouvel album et une méga expo. L’occasion de prendre une bonne leçon (de style) en 6 chansons.

— Par Céline Pécheux

> INTELLO HIPPIE DANS LIFE ON MARS

postérité. Le patch sur l’œil, la tignasse rousse et la clope à la main font partie des attributs qui ont le plus influencé la mode. C’est aussi ce look qui lance véritablement la « Bowie mania ». Quatre décennies plus tard, des stars de la pop, comme Madonna ou Lady Gaga, adoptent la même stratégie : toujours se réinventer pour durer. > SOBRE DANS HEROES

Avant d’être précurseur, Bowie est un suiveur. Comme les hippies de l’époque, il a les cheveux longs, se maquille et joue de la folk avant de s’éloigner définitivement de cette mouvance dès la fin des années 60. En 1971, David Bowie effectue une série de concerts en robe et clame sa bisexualité à la télévision.

De 1977 à 1979, c’est l’ère de la noirceur baptisée aussi sa période «  berlinoise  ». Bowie se coupe les cheveux, les décolore en blond platine et porte des habits plus sombres, plus classiques. En résonance, bien sûr, avec sa musique.

> GLAM-ROCK  DANS ZIGGY STARDUST

En 1980, Bowie se déguise. Il y apparaît en clown blanc, la peau fardée de maquillage.

En 1973, il confie au jeune créateur japonais Kansai Yamamoto, le soin de confectionner l’allure de son avatar. Justaucorps multicolore en tricot, kimonos à géométrie variable, pantalons «  vase  » et voilà Ziggy Stardust habillé pour la

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On n’a pas fini d’entendre parler de Bowie. Après la sortie, le 8 mars dernier en Belgique, de son dernier album « The Next Day », place à l’expo du prestigieux Victoria & Albert Museum de Londres et ses quelques 300 pièces propres à enflammer l’imaginaire de n’importe quel Bowie-maniac. Textes de chansons manuscrits, costumes originaux, vêtements, photographies, films, clips vidéo et décors de scène ainsi que des instruments de musique de David Bowie et des illustrations de ses albums, cette cartographie de carrière se veut la plus complète possible pour sonder à la fois l’homme et l’artiste. Plus de 26.000 tickets ont déjà été vendus : un record pour un artiste encore vivant ! Expo « David Bowie Is », jusqu’au 28 juillet 2013 au Victoria and Albert Museum. Infos  www.vam.ac.uk/content/exhibitions/davidbowie-is

« Earthling », 1997. De dos, la veste « Union Jack » de son vingtième album techno rock, signée Alexander McQueen avec la collaboration de David Bowie.

Nul mieux que David Bowie ne célèbre les noces du rock et de la mode  ! Eternel précurseur en matière de tendances musicales, artiste polymorphe, performer avant-gardiste, icône glam et rock-star excentrique : Bowie a toujours fait en sorte de surfer au sommet de la vague. Petit tour d’horizon de ses looks les plus mythiques.

Rétrospective à Londres

> TRANSFORMISTE DANS ASHES TO ASHES

> PREPPY DANS LET’S DANCE

Bowie devient «une caricature» du style hollywoodien. A 37 ans, fini le rebelle glam et new wave, place à l’homme d’affaires des années

yuppies. Brushing bien peigné, et look plus conventionnel, il se grime en produit MTV et sort « Let’s dance » en 1983. > PAPY DANDY DANS WHERE ARE WE NOW ?

En 2013, Bowie est chapeauté, photoshopé et porte des jeans déchirés… Vieux  ? Pas possible  ! Bowie c’est la pop, c’est l’air du temps, c’est la jeunesse éternelle. La mode l’a d’ailleurs choisi pour icône rock de son siècle, multipliant les hommages à ses années glam – Kate Moss l’hiver dernier faisait la couve de Vogue grimée en Ziggy. En plus de 40 ans de carrière, David Bowie n’a jamais eu de cesse de se réinventer sans jamais dérouter son public. À chaque style musical, son style vestimentaire... ou l’inverse. Et à chaque style vestimentaire, une nouvelle incarnation qui naît et qui meurt, Ziggy, Aladdin Sane ou The Thin White Duke. Homme ? Femme ? Qu’importe. Le style Bowie c’est la liberté !


www.caroline-biss.com


mode

Du cuir à

FLEUR DE PEAU

Le cuir est tendance et s’impose dans les dressings les plus élégants. Ultra glamour, la petite robe en cuir (noir) s’accessoirise de trois fois rien : un cabas XL (en cuir), une paire de low boots (en cuir), une montre empruntée aux hommes avec bracelet (en cuir). Très chic.

— par Pierre Dragomirov

Sportmax

matelassées, c’est toujours bon de miser sur une belle veste en cuir, façon blouson ou façon blazer. Retour également du total look noir cuir, façon rock star, à porter avec modération. Autre tendance : le legging en (simili) cuir stretch fait son grand come back dans les garde-robes. Facile à porter, il fait la jambe longue et fine….à

Barbara Bui

Hermès

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Loewe

Belstaff

Balmain

La tendance du moment, c’est de porter le cuir comme une seconde peau. D’ailleurs, la pièce phare de la saison, c’est la petite robe en cuir. Elle fait des ravages ! On l’a vue chez Balmain, Hermès, Balenciaga ou chez Loewe. Mon conseil : profitez de la tendance pour investir dans des pièces intemporelles. Qu’elles soient lisses ou

celles qui l’avait déjà. C’est hélas la dure loi de la mode  ! Nouveau  : le cuir découpé au laser. Comme recouverte d’une résille de luxe qui gagnerait vêtements et accessoires, la peau se montre par transparence de jour en jour grâce à ces découpes ultra précises sur une matière ( presque ) vivante.


Vous habiller, notre passion depuis 3 générations !

VENEZ DÉCOUVRIR NOS NOUVELLES COLLECTIONS PRINTEMPS / ÉTÉ CINZIA ROCCA AMINA RUBINACCI SCHNEIDERS PESERICO VAN LAACK BERNARD ZINS ANNE BELIN YOLAN MIRABELL ...

Avenue de Tervuren 2 - 1040 Bruxelles - Tél.: 02/735.78.00 - Fax: 02/734.59.95 - www.roseetvangeluwe.be vangeluwe@skynet.be - Parking privé - Du mardi au vendredi de 9h30 à 18h30 et le samedi jusquà 17h30


en vue

> CLIC CLAC KIDS : ateliers de photographie pour enfants de 10 à 16 ans. Un éveil créatif et technique au monde de la photographie, à travers le parcours (professionnel) de Caroline. Un programme qui se passe dans la joie de créer et d’expérimenter ! Infos 0476 999 717

> CRÉATION DES BIJOUX : les « Cuboids » en argent, argent galvanisé ou plaqué or. Le « carré » dans toute sa perfection….au cube by CN. © MIREILLE ROOBAERT

Chez Smets Concept Store

> MIX AND MATCH : création d’atmosphères pour projets éphémères (scénarisation d’events d’entreprise ou privés, mise en scène de vitrines, lancement d’un produit) ou permanents (comme faire évoluer vos bureaux ou dynamiser votre intérieur). > EXPO DE PHOTOS dans la boutique Christian Liaigre, bd de Waterloo à Bruxelles. Thème : « The White Darkness », témoignage du voyage de Caroline en Antarctique

A NOUS DEUX Le monde ! Il y a les créateurs que l’on perçoit d’un coup et ceux, insaisissables, qui vous échappent. Caroline Notté est comme ça. Fuyante ? Distante ? Confuse ? Non, en avance. Mieux, au régime, comme un moteur. Capable de briser la sacro-sainte querelle des « classiques » et des « modernes ». Rencontre.

— Par Pierre Dragomirov

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Le doigt sur la gâchette du téléobjectif de son Canon F50, Caroline Notté parcourt le monde à la poursuite d’instants uniques. Créatrice à l’horizon illimité, elle maîtrise «  l’art de créer  » en fusionnant la photographie, l’architecture, la déco, l’événementiel, la création de bijoux. Elle serait tout à la fois architecte, interior designer, conceptrice d’ambiances, scénographe, artiste, coach, pédagogue. Son allure franche et sexy, un rien rock’ n roll, reflète une personnalité vive, originale, curieuse. Elle a l’âme vagabonde d’une globe-trotter chic qui sillonne le monde pour mieux nourrir son inspiration. New York, Séville, Calcutta, Shanghai, Dubaï, l’Antarctique… Passionnée d’art, Caroline Notté a eu le coup de foudre pour le travail de Paulo Climachauska,

l’interactivité d’Anish Kapoor et l’intemporalité du mobilier années 30 de Jules Wabbes. Elle aime aussi la linéarité muséale de l’œuvre de Daniel Buren et l’explosion talentueuse des films de Quentin Tarantino. Après un stage dans le studio d’architecture de Marc Corbiau et une escale chez le décorateur Lionel Jadot, sa vie ressemble à une suite de rendez-vous (réussis) autour d’une réflexion sur « Comment on veut vivre aujourd’hui ? ». Dotée d’autant de fantaisie que de sens pratique, Caroline Notté propose dans ses décors, ses créations, ses photographies, d’intéressants assemblages, souvent inattendus, et ses audaces n’ont pas fini de nous étonner. www.carolinenotte.com - www.eye-design.be


design

La fille

© LOUIS-PHILIPPE BREYDEL

DE SON PÈRE Romantico-rock ! C’est ainsi que Charlotte Rigo se qualifie, à la fois classique et anticonformiste, à l’avantgarde et très respectueuse des grandes valeurs intemporelles du design contemporain.

— Par Raoul Buyle Sous le regard complice de son célèbre papa, Charlotte Rigo impose son talent avec un enthousiasme qui ne manque ni de rigueur, ni de féminité. On lui doit notamment l’aménagement de l’espace « Dominique Rigo », à Uccle, entièrement dédié au mobilier d’intérieur, aux meubles de créateurs et aux grands classiques du XXe siècle. Classiques, oui, mais d’un classicisme réinventé et en cela très actuel, précise d’emblée Charlotte. Il faut dire que la jeune femme sait de quoi elle parle. Sans vouloir rompre avec le style «  fonctionnel  » qui a fait la réputation de son père, elle se veut très pointue dans ses choix. C’est, par exemple, Charlotte qui a fait connaître à papa les créations de Xavier Lust, de Marteen Van Severen et de Vincent Van Duysen, de designers belges partis à la conquête du monde. Un mobilier aux lignes pures qui vient compléter admirablement la liste déjà éclectique de marques prestigieuses représentées chez Rigo : Knoll, Vitra, MDF Italia, CasaMilano, Interlübke, Cassina, Ligne Roset, Poltrana Frau… Parfaitement en phase avec sa génération, Charlotte vient de réaménager les deux derniers étages du bâtiment. L’un est consacré aux cuisines (modulables) Varenna, l’autre est agencé comme un petit loft new-yorkais «  prêt-à-être-habité  ». Le parfait mélange du personnel, du confortable et du (re)nouveau. www.dominiquerigo.be

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Karl Lagerfeld photographie Cassina En avant-première mondiale, Cassina présente à Paris d’authentiques tableaux photographiques signés Karl Lagerfeld, « portraits » géants du mobilier Cassina. « Il s’agît d’un projet nouveau pour moi, précise Karl Lagerfeld. Réinterpréter visuellement des exemples parfaits de design est une chose très stimulante, excitante même. En plus, je suis un fan des « productions » de Cassina depuis des années ; ma première ‘commande’ était la réédition de la fameuse chaiselongue de Le Corbusier. » Ces œuvres grand format seront bientôt visibles en Belgique (dans le courant de l’année 2013) et exposées dans l’espace Cassina de Dominique Rigo, 154 avenue Louise à Bruxelles.

40 ans du canapé Togo Le canapé Togo dessiné en 1973 par Michel Ducaroy pour Ligne Roset n’a pas pris une seule ride. « Un tube de dentifrice replié sur lui-même comme un tuyau de poêle et fermé aux deux bouts. » Aussi beau qu’immortel ! Résultat : le canapé culte des années 70 n’a jamais cessé d’être fabriqué dans les ateliers de Briord, aux confins des montagnes du Jura.

Promo : du mardi 2 avril au dimanche 30 juin 2013, chez Dominique Rigo, tous les sièges Togo bénéficient d’une remise exceptionnelle de 20 % sur le prix (TTC), quel que soit le revêtement choisi, cuir ou tissu.


design

Pendule

ATMOS by Hermès

Une admirable trinité ! La mythique pendule Atmos de Jaeger-LeCoultre revue et corrigée par les designers du studio Hermès et les Cristalleries Saint-Louis. En édition limitée.

— Par Raoul Buyle

Nouvelle déclinaison « rétro-futuriste » de la pendule Atmos de Jaeger-LeCoultre, créée 1928 par un inventeur suisse, passionné de haute horlogerie  : Jean-Léon Reutter. Point fort de ce véritable « objet d’art », collectionné par les amateurs du monde entier : sa facilité d’entretien et son fonctionnement tout à fait hors du commun. L’Atmos puise son énergie dans les plus infimes variations atmosphériques. Résultat, elle marche sans courant ajouté et même sans remontage. Un savoir-faire perpétué au fil des décennies et une idée de génie auxquels la maison Hermès et les Cristalleries Saint-Louis ont appliqué leurs principes (contemporains) de lignes, de formes et de matières originales pour enrober la pendule dans un raffinement sublime. Jeu de transparence et d’opalescence, union d’artisanats d’exception associant la rigueur du métal et la fragilité du cristal (doublé en émail blanc) définissent la pendule Atmos Hermès. En donnant une forme à l’immatériel, elle crée un lien

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fort entre l’homme, son environnement et ce qui l’interroge depuis toujours : le temps. Rappelons que, depuis 1928, le mécanisme de la pendule de la manufacture horlogère Jaeger-LeCoultre étonne par son fonctionnement (mouvement mécanique à remontage quasi perpétuel) : sans pile, sans électricité, sans batterie, il vit de l’air du temps à travers un principe astucieux. Dans une capsule hermétiquement close, un mélange gazeux se dilate quand la température augmente, et se contracte quand elle baisse. Solidaire du ressort d’entraînement de la pendule, la capsule fonctionne comme un soufflet, remontant en permanence le mouvement. Sa sensibilité est telle qu’une variation d’un degré suffit à le faire fonctionner pendant quarante-huit heures. Son balancier n’oscille que deux fois par minute au lieu de 300 fois en moyenne pour une montre bracelet classique, laquelle consomme 250 fois plus d’énergie qu’une pendule Atmos. En édition limitée à 176 pièces…seulement. www.jaeger-lecoultre.com – www.hermes.com www.saint-louis.com


HABILLE LES FAMILLES DEPUIS TOUJOURS

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montres Grande Reverso Lady Ultra Thin avec bracelet en cuir Valextra ; Jaeger-LeCoultre

tactique

Dior VIII automatique en céramique

Avouons-le calmement, l’univers de la fine mécanique horlogère est plutôt masculin. Mais les choses changent. La clientèle féminine est de plus en plus nombreuse à s’intéresser (aussi) au cœur des garde-temps et opter pour des mouvements Swiss made. Aujourd’hui, Madame n’hésite plus à piquer la toquante de son mari, qui lui va si bien au poignet. Mieux, le sexe dit « faible » s’intéresse autant au mécanisme de sa montre qu’à la couleur de sa voiture. Entre l’horloger et la femme, la relation ne peut se limiter à la taille d’un rouage. Aussi existe-t-il entre eux une motivation beaucoup plus concrète : la femme représente un vrai pouvoir d’achat.

H de Hermès

— Par Pierre Dragomirov

Chrono Royal Oak Offshore Ladycat (en série limitée) avec bracelet caoutchouc rose et diamants ; Audemars Piguet

Tambour Heart sertie avec bracelet Monogram rouge laqué ; Louis Vuitton

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Dive Master 500 de Victorinox Swiss Army

Aquatimer Cousteau Diver (en série limitée) ; IWC


success story

ORFÈVRE en la matière L’œil de l’expert. Lorenz Bäumer, directeur artistique de Vuitton Joaillerie, inspecte les 65 facettes du diamant « LV Flower Cut », une exclusivité de Louis Vuitton

Monogram Idylle Á quoi sert la haute joaillerie quand on sait que seules quelques centaines de femmes dans le monde peuvent s’offrir de tels joyaux ? A faire avancer les mentalités, à découvrir d’autres bijoux beaucoup plus accessibles, répond Lorenz Bäumer. L’esprit « haute joaillerie », c’est être précurseur, en avance d’une tendance, tant au point de vue créatif que technique. A découvrir : Monogram Idylle, une ligne de petits bijoux ultra fins d’entrée de gamme, en or rose, jaune ou blanc, animés de l’éclat d’un mini diamant...que l’on se plaît à dépareiller.

Vuitton horloger Depuis 2002, Vuitton propose des montres estampillées Swiss made. Le succès fut immédiat pour la « Tambour », suivie par la ligne « Speedy ». La transversalité de ces modèles, c’est à dire leur aptitude à être décliné en une gamme étendue et évolutive, est au centre des préoccupations de la marque. Fonction réveil, modèles Régate lié à la prestigieuse America’s Cup, chronographes de plongée, tourbillons, double fuseau horaire, boussoles…

Quoi de neuf ? Lorenz Bäumer ! Pour pimenter la saison, le joaillier présente la collection de haute joaillerie qu’il a créée pour Vuitton. Démontrant (au passage) la virtuosité de ses ateliers.

— par Raoul Buyle Le marché de la haute joaillerie c’est la planète. Il en a toujours été ainsi. Ce qui change par contre c’est que les happy fews friands de nouveaux bijoux et de montres prestigieuses se déplacent beaucoup plus facilement et viennent à Paris, au cœur même de la création. Où ? Place Vendôme, bien entendu. C’est là que Louis Vuitton a ouvert (il y a un an) sa première boutique entièrement consacrée à la joaillerie et à ses créations horlogères. Principal artisan de ce petit monde consacré au luxe réfléchi  : Lorenz Bäumer,

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directeur artistique de la haute joaillerie chez Vuitton, mais également créateur (depuis 1989) de sa propre griffe (installée juste à deux pas). Ingénieur de formation et joaillier par passion, on lui doit notamment les bijoux que portait la princesse Charlène de Monaco lors de son mariage en juillet 2011. S’il fallait définir votre manière de créer  un bijou ? Lorenz Bäumer : Pour moi, ce qui est important, c’est que le bijou raconte une histoire. Ce n’est pas juste de l’or et des pierres précieuses ! Il faut que le bijou évoque un souvenir, un moment spécial, une personne. J’essaie donc d’intégrer des notions comme le bonheur, l’amour, la fidélité dans le temps, soit littéralement, soit en gravant un message ou en faisant un petit rappel par un symbole. Où trouvez-vous le plus souvent votre inspiration  ? Ma première source d’inspiration vient d’une rencontre, avec une cliente, avec une très belle pierre Mais cela peut venir aussi de quelque chose que j’ai vu dans un musée ou

dans une galerie d’art contemporain, ou lors d’un voyage, ou dans un livre. Quelle est votre matière, votre couleur préférées ? Par goût personnel, j’aime beaucoup le violet. J’aime aussi les spinelles, des pierres fines qui ont un éclat incroyable et qui existent dans toutes les variétés de couleurs, dont ma préférée : le rose fuchsia. Louis Vuitton entre en joaillerie en 2004 et vous engage en 2009. Pourquoi Vuitton  ? Nous partageons le même amour des très beaux objets et une certaine forme d’irrévérence visà-vis des conventions. Et, puis, ce besoin de prendre des risques pour se dépasser dans l’excellence. Et nous avons la même passion pour le travail d’atelier  ! La boutique Vuitton Place Vendôme s’est d’ailleurs dotée d’un atelier situé juste au-dessus. Les artisans qui y travaillent sont chargés de donner vie aux pièces les plus spectaculaires et les plus techniques. www.lorenzbaumer.com www.louisvuitton.fr


Isabel Graham B R U S S E L S Rue de Linthout, 143 - 1200 Bruxelles - 02/742.93.13 - info@isabelgraham.com - www.isabelgraham.com

Les Mille et une idées cadeaux

Avenue Madoux 44 - 1150 Bxl - Tél. /Fax 02 771 79 57 Du mardi au samedi de 10h30 à 18h30 sans interruption.

PARKING PRIVÉ DEVANT LE MAGASIN

L E S N O U V E L L E S C O L L E C T I O N S V O U S AT T E N D E N T . . .


bijoux

Echarpes en cuir perlés et ajourés façon dentelle ; création Olivia Hainaut

Olivia porte ses créations ; bracelets en cuir cloutés et manchettes en métal

Olivia Hainaut ajoure, perle, coud, strasse, cisaille, paillette et brode tout ce qui lui passe par la tête. Chic et rock’n’roll, ses accessoires confrontent le précieux au trash, le vrai au faux, l’ancien et le nouveau. Rencontre avec une créatrice engagée et impliquée dans la survie d’un « créatisanat » belge de qualité.

— Par Céline Pécheux

Belle ET REBELLE Diplômée en fashion design à La Cambre, Olivia Hainaut a commencé par travailler le cuir pour Olivier Strelli et la fourrure pour Walter Lecompte (une référence en matière de vêtements de peau créatifs et hauts de gamme). Elle a également longtemps collaboré avec la maison Natan Couture pour laquelle elle s’est occupée des broderies, des perlages et de la création de bijoux. Fan inconditionnelle des paillettes et du cuir, et des broderies de la maison Lesage à Paris, Olivia aime mixer les codes dans ses créations à la fois chic et « barock’n’roll ». Ses bijoux 100% belges composés de cristal ou de pierres semi-précieuses s’exportent à Paris, Londres, Milan, jusqu’au Japon et aux Etats-Unis. La crise ? Olivia la défie avec optimisme et énergie. Entre autre référence  : lors de son passage à Séoul, la princesse Mathilde habillée par Natan, généreusement photographiée, portait au cou une « fleur » en perles, strass et broderie de Olivia Hainaut. Un bijou qui a fait le tour du monde. Après la fermeture en cascade de plusieurs grandes maisons de mode belges, comme Olivier Strelli, Christophe Coppens et Sandrina Fasoli, faut-il s’inquiéter pour l’avenir de la création made in Belgium ? Olivia Hainaut : Je reste positive, ça fait partie de ma nature. En fait, cette période de crise me donne encore plus envie de me réinventer! (rire) Dans un monde où les petites maisons de mode indépendantes disparaissent au profit de multinationales, nous (les créateurs belges ndlr), on est obligé de s’adapter, innover et être plus que

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jamais à l’écoute des attentes du marché. Avec les récents scandales, comme celui de la viande de cheval ou des vêtements empoisonnés, les gens se tournent à nouveau vers les petites structures artisanales garantes d’un certain savoir-faire. Les mentalités sont en train de changer. J’ai de plus en plus de demande pour du sur mesure et des pièces unique et personnalisées. Qu’est-ce qui a changé dans votre métier ces dernières années? Aujourd’hui, je fais tout moimême pour réduire mes frais au maximum. Je sélectionne mes matériaux, j’invente, je dessine, je brode, je perle, je strasse, je couds, j’assure le suivi de la fabrication, j’exporte, je suis même ma propre attachée de presse ! C’est l’époque de la débrouille. Heureusement, on s’entraide beaucoup entre nous. On forme une chouette petite bande avec Tony Delcampe, Didier Vervaeren, Jessie, Isabelle Lenfant… L’union fait la force ! Que répondez-vous aux gens qui disent que la mode belge est trop chère? Que ce n’est pas forcément vrai. C’est une question de choix. Soit on achète un accessoire pas cher fait en Chine et de qualité approximative, qu’on ne mettra qu’une seule saison. Soit on craque pour un modèle fait à la main plus cher mais qu’on gardera des années... Décider de porter une belle pièce de créateur, au lieu de dix bon marché, ça n’est pas forcément plus cher et c’est tellement plus stylé ! Info : www.oliviahainaut.com / Points de vente : Cachemire Coton Soie, M32, Hunting and Collecting

Olivia Hainaut

Dans le dressing d’Olivia > L’accessoire du soir : mon sac JeanCharles de Castelbajac avec le mot « Live » zippé. > L’accessoire improbable : mon sac en métal Paco Rabane des années 70. > Les chaussures de tous les jours : des espadrilles compensées. > Mes bijoux favoris : la bague et le bracelet « Sparadrap » d’Isabelle Lenfant > Pour flâner dans les rues de Londres : une chapka brodée et pailletée de Olivia Hainaut. > Les couturiers qui te font rêver : Valentino et Alexander McQueen > Les marques belges que tu aimes : Martin Margiela et Dries van Noten > Tes chouchous parmi les jeunes créateurs : Jessie et Calogero . Di Natale


bijoux

Ciel,

D’accord, le diamant est le meilleur ami de la femme. Mais, avouons-le calmement, il serait dommage que la féminité ne se satisfasse que des précieux hommages de messieurs De Beers, Van Cleef & Arpels et autre Harry Winston ! Découvrez notre sélection un rien rock ‘n roll de bijoux à forte personnalité, pour une femme affranchie de tous les a priori joailliers. Entre classicisme désinvolte et audace hyper chic.

Chanel au firmament. Délicieusement vintage, la broche « Comète » a été créée en 1932 par Mademoiselle elle-même…et rééditée par Chanel Haute Joaillerie, en or blanc et sertie de 233 diamants. www.chanel.fr

— Par Pierre Dragomirov Bracelet « boucle sellier » Hermès façon « harnachement » en or rose qu’un pavage très fin de diamants bruns vient sublimer. Existe aussi en version croco et or serti. www.hermes.com

Délicat comme un tatouage ! Collection de petits bijoux précieux à fleur de peau « Kate Moss for Fred » ; bague fine en or blanc et saphir. www.fred.com

Bague « Araignée » Chaumet, en or jaune, diamants, rubis et grenats ; collection « Attrape-moi si tu m’aimes ». www.chaumet.fr

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Bague « Hérisson » Boucheron, en or rose, rubis et diamants noirs c/o La Maison du Diamant. www.infodiamond.com

Bijou sans tabou ! Petit pendentif « Tête de mort » en platine et diamants créé par la très « rock ‘n roll » Victoire de Castellane pour Dior Joaillerie. www.dior.com

Toute griffe dehors ! Bague « Panthère » de Cartier (version 2012), en or jaune, taches en laque noire, yeux péridot. www.cartier.fr


beauté

La it list D’UNE IT GIRL

Pour un style vif et craquant, on s’inspire des gestes beauté de Céline Pécheux. Aussi belle que discrète, la jeune journaliste (bruxelloise) nous parle de son premier parfum et de ses recettes de beauté toutes simples.

© GANAELLE GLUME PHOTOGRAPHY

Par Nina van Pallandt

Le petit « truc » de Céline Un joli regard passe forcément par un sourcil étiré, parfaitement épilé. Epilez vos sourcils par-dessous en affinant la queue pour obtenir une ligne longue et bien dessinée. A l’aide d’un crayon ton sur ton, ou un poil plus foncé, intensifiez les en insistant sur le dessus. Etirez au maximum le trait en extérieur. Homogénéisez le fini en appliquant une poudre à sourcils ou de fins traits de crayon fondus.

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1. Vernis Perfection Instantanée de Givenchy 2. Mascara Guerlain 3. Chanel n°5 4. Gloss Dior Addict 5. Terracotta de Guerlain

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Etes-vous toujours fidèle à votre premier parfum ? Chanel n°5 (3) Eau Première. Une déclinaison fraîche et désinvolte du plus connu des parfums, pour les jeunes femmes désireuses de perdurer la tradition, mais soucieuses de ne pas porter le même parfum que leur mère. Votre touche estivale  ? J’aime le soleil et le bronzage léger. Je me protège avec les crèmes solaires Angstrom. Et j’ai toujours sur moi de la poudre Terracotta de Guerlain (5), secret infaillible d’une belle mine rayonnante, confondante de naturel et parfaitement modulable selon mes envies. Sa formule secrète, souvent copiée jamais égalée, assure un subtile équilibre entre couleur et transparence, finesse et longue tenue. D’un coup de pinceau, ce hâle mirage s’affirme, sans faillir toute la journée. Votre produit fétiche ? La Crème bio au calendula de Weleda, que j’utilise comme crème de jour. Votre petit snobisme beauté  ? La «  Crème Sorcière  » de Delbôve, une recette artisanale inventée dans les années 60 par un petit cosmétologue bruxellois. Emprunte de pharmacopée classique et de phytothérapie, cette formule pleine de bon sens donne naissance à une crème de soin à la texture étonnante, dont les composants naturels aident la peau à retrouver son homéostasie, son équilibre biologique et sa bonne santé, ou tout simplement pour réparer les petites attaques de l’âge et de la pollution. Vendue uniquement à Bruxelles ! Que faites-vous pour garder la ligne ? Vaste sujet. Je mange sainement (avec une préférence pour la cuisine japonaise), je fais du sport (sans outrance)…et surtout j’essaie de ne pas y penser ! Tous les matins je bois un shot de jus d’herbe de blé de Blévert (vendu sous forme de « glaçons »), un concentré naturel de chlorophylle, de vitamines, de minéraux, d’enzymes et de protéines, sans gluten. Un excellent détox ! Votre make-up  ? Plutôt basique. Massage au glaçon, une astuce fond de teint, l’œil à peine souligné et une bouche gourmande comme un bisou. Mes produits : du blush Breezy M.A .C. ; du mascara « Cils d’Enfer » de Guerlain (2) créateur de volume et sculpteur de courbe, il vous fait un regard magnifique ; le gloss Dior Addict « Be Iconic » (4) couleur rose pop « Princess » ou « Spring Ball » nude, tendre et délicate ; du vernis Perfection Instantanée de Givenchy (1) avec une petite préférence pour le rouge « Mandarine Boléro ». Et l’indispensable : du baume à lèvres Camex. Pratiquez-vous un sport ? Du ski en hiver. De la natation en été. Je fais du vélo avec mon amoureux et un peu de gym à l’Aspria. Disons que le « sport » que je préfère, c’est marcher dans une ville que je ne connais pas…le meilleur moyen pour la découvrir.


citytrip Bistrots étoilés La cuisine bling bling n’a plus la cote. Et les tables multi-étoilées sont à la peine. Leur décorum et leurs additions faramineuses ont fini par lasser. Certains grands chefs ont trouvé une nouvelle formule : le bistrot gastronomique. Une cuisine savoureuse mais sans chichis, une carte simplifiée mais des produits de qualité, un cadre cosy.

> L’ATELIER DE JOËL ROBUCHON, 5 RUE DE MONTALEMBERT (7e) Cuisine ouverte sur un comptoir vous permettant de voir la préparation des plats et composer votre menu puisque la carte propose de goûter à tous les «classiques» sous forme de petites portions. Purée de pommes de terre truffée, hamburger de foie gras, steak tartare avec frites, œuf de poule mollet et friand au caviar. Une étoile au Michelin ! T/ +33 (0)1 42 22 56 56 Expo Yue Minjun, à la Fondation Cartier

Yannick Alleno, Le Terroir Parisien

24 heures

À PARIS Tout à la fois séductrice, impériale, mythique, artiste, snob, bohème, canaille, modeuse, gourmande, surprenante, Paris n’attend qu’une chose de ses visiteurs : qu’ils la dévorent selon leur envie du moment ! — par Raoul Buyle Visiter Paris, oui, mais visiter Paris en 2CV ! Les chauffeurs de «  Paris Anthentic  » propose une balade insolite (personnalisée) dans la ville dans la plus mythique des voitures populaires françaises. Pour une heure ou pour toute la journée (www.parisauthentic.com). Promenade au Jardin «  sauvage  » Saint-Vincent  : la jungle à Paris ! Face au 14 de la rue Saint-Vincent à Montmartre (18ième) découvrez ce jardin public dans lequel tout pousse sans l’intervention de la main de l’homme. Comme dans la nature, les végétaux sont livrés à eux-mêmes (Paris Nature 01 43 28 47 63). A voir : Yue Minjun à la Fondation Cartier, exposé pour la première en Europe. Une occasion unique de découvrir le travail de cet artiste chinois aujourd’hui reconnu et dont la célébrité contraste avec la grande discrétion. Un peintre à l’image d’une génération fortement marquée par l’histoire de la Chine contemporaine : le rire comme exutoire. Revisitant les codes du grotesque par une iconographie haute en couleur et hantée de personnages au rire énigmatique, son œuvre porte un regard ironique et désabusé sur le contexte social de la Chine et sur la condition humaine dans le monde moderne. Comme un grand éclat de rire lancé à la face du monde ! Jusque fin mai 2013, 261 boulevard Raspail (Paris 14e) - www.fondation.cartier.com

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> TERROIR PARISIEN DE YANNICK ALLENO, 24 RUE SAINT VICTOR (5e) Le chef triplement étoilé a pris la concession de la Maison de la Mutualité. Attaché à son terroir (les Hauts-deSeine) Alleno met à la carte du maquereau au vin blanc, de la sole gratinée à la duxelle de champignons, de la terrine de foie de volaille…et les « hotdogs » à la parisienne (une saucisse de tête de veau sauce gribiche dans du pain baguette). Avec du bon vin en pichet. T / +33 (0)1 44 31 54 54

> L’ATELIER MAÎTRE ALBERT DE GUY SAVOY, 1 RUE DU MAITREALBERT (5e) Il a inventé le mot « bistronomie », contraction de bistrot et de gastronomie. Comptez 30 € le menu entrée, plat, dessert ou à partir de 16 € un plat à la carte. Spécialités : viandes rôties à la broche. T / +33 (0)1 56 81 30 01

> LE COMPTOIR DU RELAIS DE YVES CANDEBORDE, 9 CARREFOUR DE L’ODÉON (6e) Exit le menu à la carte et le service guindé, ici, on aime la simplicité. Candeborde y concocte, entre autre, un menu « Communion » déjà réputé : ravioles de foie gras au jus de lentilles; pressé de rattes, cèpes et artichaut. T / +33 (0)1 44 27 07 97

Site classé sur les ChampsElysées, la célèbre brasserie chic a conservé toute sa magie d’autrefois. Propriétaire des lieux, le Groupe Barrière complète désormais l’offre avec un hôtel de luxe ; www.lucienbarriere.com


pêle-mêle HOUSE OF KARL

BY MARC JACOBS En exclusivité chez Galeria Inno : la nouvelle Coca-Cola light limited edition, by Marc Jacobs. Avec animations pétillantes et fashion (shooting mode) prévues dans les grands magasins.

So hype ! Ultra trendy ! La quintessence du chic ! Les superlatifs fusent pour la première ouverture d’un concept-store à son nom. Karl Lagerfeld a choisi le 7ième arrondissement de Paris pour installer son « univers » en noir et blanc : pièces uniques, livres d’art, design, photographies, lunettes, montres, prêt-àporter…mais aussi un tokidoki à son effigie. Un lieu ultra-digital avec iPad « Karl’s booth ». 197 bd Saint-Germain, 75007 Paris

Infos et dates sur le site www.inno.be

BRUSSELS DESIGN MARKET Le samedi 20 et le dimanche 21 avril 2013, à l’occasion du 15ème Brussels Design Market (indoor), plusieurs dizaines d’exposants, pros et amateurs éclairés, déballent leurs meubles, vêtements et objets vintage des années 60 à début 80. Où ? à l’intérieur de l’ancienne Gare Maritime de Tour & Taxis. Samedi 20 avril de 14h à 17h (preview) Dimanche 21 avril, de 9h à 17h www.brusselsdesignmarket.be

CHRISTIAN WIJNANTS REMPORTE LA FINALE DU INTERNATIONAL WOOLMARK PRIZE 2013

Pour l’été, la marque 100% belge Mambotango propose aux babydolls des petites robes (en coton et élastine) éclaboussées par les nouvelles couleurs de l’été : jaune, fuchsia, rouge, vert, bleu. A porter jambes nues ou avec un legging coloré en contraste.

Á Londres, le Belge Christian Wijnants a gagné de l’édition 2013 du prestigieux « International Woolmark Prize »…comme (longtemps) avant lui Karl Lagerfeld et Yves Saint Laurent ( !). Un prix notamment décerné par Victoria Beckham, Donatella Versace et Diane von Furstenberg, herselfs ! « Christian a inventé une forme nouvelle et l’a rendue possible grâce à un procédé industriel , a salué Franca Sozzani (Vogue Italia). Ses créations sont seyantes, féminines et sexy, une interprétation moderne de la laine. »

Infos Points de Vente www.mambotango.be

www.christianwijnants.be

L’ÉTÉ CHEZ MAMBOTANGO

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Destockage de chaises - Promo sur les tables. JOURNÉE DE L’ARTISAN PORTES OUVERTES ET DÉMONSTRATION EN ATELIER Dimanche 24 mars de 10h à 17h00

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La Libre Essentielle Focus du 23 mars 2013