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LA

LI B R E

SUPPLÉMENT GRATUIT DU 22/04/2011

n° 139++

F O C U S

— 11e SALON INTERNATIONAL DE LA CÉRAMIQUE ANCIENNE ET DES OBJETS DE COLLECTION

— Du 29 avril au 2 mai Cercle de Lorraine (ancien Hôtel de Merode), Bruxelles


salon

Paire de vases rafraîchissoirs, porcelaine. 1e manufacture d'Ixelles (Bxls). F.- T. Faber, 1810-1830. H37cm. L30cm. Courtesy : L'Egide.

Pièces rares — Dans le décor exceptionnel du Cercle de Lorraine (ancien Hôtel de Merode), du 29 avril au 2 mai 2011, le 11e Salon international de la Céramique ancienne et des Objets de collections, réunira une vingtaine d’exposants belges, français et anglais spécialisés dans les arts du feu et les objets de collection. — Marie Pok

— Paire de vases, porcelaine de Chine, 24 cm haut. Période Kangxi (1662-1722). Courtesy : Galerie Van Halm.

© SCALP

Canne de collection en lapis lazuli et or. Paris, vers 1900. Courtesy : Galerie Delalande.

Porcelaine de Tournai, service à la Mouche.

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Devenu un événement incontournable pour les collectionneurs et amateurs de faïence, de porcelaine, de biscuit, d’émaux, de verre, mais également d’archéologie européenne, le Salon international de la Céramique ancienne s’implante à Bruxelles. Après avoir longtemps occupé les salons du Château d’Enghien, le rendez-vous de ces spécialistes des arts du feu investit l’ancien Hôtel de Merode, à deux pas du Sablon. Ce changement de lieu s’accompagne d’une évolution du concept puisque la foire s’ouvre à présent aux objets de collection, admettant ainsi sculptures, bronzes, armes, pièce d’étain, orfèvrerie, objets de vertu, pièces montées, livres, pendules, arts asiatiques et objets de curiosité. Rencontre avec Jean Lemaire, un des fondateurs de ce salon convivial et de qualité. Comment se définit le Salon de la Céramique ancienne et des Objets de collection ? Jean Lemaire : Il s’agit d’une rencontre de spécialistes. Aujourd’hui, les antiquaires sont amenés à se spécialiser pour répondre aux demandes de plus en plus pointues de collectionneurs devenus de grands connaisseurs de leur sujet. Pourtant, le salon s’élargit cette année aux objets de collection… Ici intervient un autre facteur qui est celui de la raréfaction de la marchandise de qualité. Les antiquaires ne trouvent plus assez de belles pièces pour remplir tout un stand de haut niveau. Ils doivent donc aller chercher dans d’autres niches, d’autres périodes, les objets les plus intéressants. On ne peut plus aujourd’hui s’enfermer dans une seule époque ou une seule région. Les spécialisations se multiplient. Pour le salon, cette ouverture représente également l’opportunité d’accueillir de grandes pointures comme Bernard De Leye, spécialisé en orfèvrerie.

Outre l’intérêt croissant pour certains secteurs du XXe siècle, quelles sont les grandes évolutions de la demande des collectionneurs ? Les intérieurs sont de plus en plus petits, les espaces privés plus réduits. Les collectionneurs doivent dès lors sélectionner leurs acquisitions de façon beaucoup plus pointue. Ils vont rechercher la pièce rare, celle qui a une valeur historique, et qui a des atouts esthétiques exceptionnels. Outre son aspect commercial, ce salon a aussi une ambition culturelle, une vocation de transmission… On ne peut pas être antiquaire si l’on n’est pas passionné. Nous avons toujours voulu soutenir et dynamiser notre secteur par la publication de livres, l’organisation d’un salon spécialisé, la tenue de conférences. Cette année, par manque d’espace, nous ne pourrons exceptionnellement pas organiser nos traditionnelles conférences mais nous continuons à considérer notre mission comme un devoir culturel.

— EN PRATIQUE Quand ? Du 29 avril au 2 mai 2011. Où ? Dans les salons du Cercle de Lorraine (ancien Hôtel de Merode), Place Poelaert 6 à 1000 Bruxelles. Parking Poelaert à 50m ou Deux-Portes à 300m. En train : Gare de Bruxelles-Central En Métro : station Louise En tram : Lignes 94 ou 92 / En bus : lignes27 ou 95 Horaires : de 11h à 19h Prix d’entrée 8 € Infos : Les Antiquaires en Céramique ancienne asbl, 11 rue Lebeau, 1000 Bruxelles, tél. 02 511 05 13, fax 02 503 47 84, gsm 0497 45 40 47 salonceramique@skynet.be/ www.ceramiqueancienne.be.


Un joyau du patrimoine bruxellois : l’ancien Hôtel de Merode

Ayant déjà accueilli divers événements prestigieux, l’ancien Hôtel de Merode, où siège le Cercle de Lorraine, accueille aujourd’hui un salon d’antiquités pointu. — Christine de Donnea

— Bruxelles en profonde mutation s’est dotée ces dernières années d’outils nouveaux et performants pour organiser des expositions de qualité. Afin de se garantir une meilleure visibilité, le Salon international de la Céramique a souhaité rejoindre le centre de Bruxelles et s’installe dans les nouveaux locaux aménagés par le Cercle de Lorraine dans l’ancien Hôtel de Merode. Après 10 ans passés au château d’Enghien, les organisateurs du Salon souhaitaient également, à travers ce choix, rester fidèle à l’idée d’installer l’exposition dans un lieu témoin du patrimoine et chargé d’histoire. La première mention d’une maison à cet emplacement date de 1491. Dès 1604, elle devient la propriété du duc Alexandre de Bournonville qui fit construire l’Hôtel actuel en 1618. Celui-ci est revendu, en 1731, au comte AntoineHenri d’Ongnies et de Mastaing. Au XVIIIe siècle, le bâtiment passe par mariage à la famille de Merode Westerloo qui en restera propriétaire jusqu’au XXIe siècle. La propriété autrefois considérable avait de vastes jardins qui jouxtaient le couvent des Minimes et s’étendaient loin vers le Sud. Elle fut considérablement réduite au XIXe siècle lors de la construction du Palais de Justice. La façade principale fut remaniée en 1864 sur les plans de l’architecte Claes pour lui conférer une allure néo-classique. Elle recèle aujourd’hui les salons du prestigieux Cercle de Lorraine, club privé destiné à une clientèle d’hommes d’affaire. Le Salon international de la Céramique ancienne occupera les 300m² de l’ancienne cour d’honneur ainsi que les 5 salons en enfilade de l’aile gauche du bâtiment. Proche du cœur de la Ville, le Salon international de la Céramique ancienne est également organisé en bordure du quartier du Sablon, quartier historique des antiquaires à Bruxelles.

— LE CERCLE DE LORRAINE Réservé aux dirigeants d’entreprises privées et publiques, aux professions libérales et aux personnalités du monde académique et politique, le Cercle de Lorraine accueille des membres issus des deux principales communautés linguistiques du pays. La plupart des acteurs de notre vie économique ont souvent l’occasion de participer à des rencontres en amont et en aval de leur secteur d’activité, que l’on qualifierait en quelque sorte de verticales. Il est plus rare et plus difficile d’offrir l’opportunité de rencontres horizontales, peut-être moins “pointues” dans leur contenu mais enrichissantes et ouvertes à l’environnement économique, culturel et politique. C’est à cette communauté pluridisciplinaire que le Cercle apporte un outil d’échange au travers d’activités variées alliant le travail et le loisir dans un lieu d’exception. La conjugaison de deux restaurants, d’une terrasse l’été et d’un bar permet d’imaginer tous type de rencontres, du tête-à-tête à l’événement de 1000 couverts, en passant par celles qu’offre la modularité des huit salles à manger. Ces dernières (de 6 à 30 couverts autour d’une seule même table) peuvent être « privatisées » au profit d’un membre et de ses invités, le temps d’un déjeuner, d’un dîner ou d’un petit déjeuner. Contrairement à ce qui se pratique chez nos amis anglais, qui pourtant ont beaucoup inspiré le concept du Cercle, les femmes sont invitées à participer de la façon la plus dynamique possible à toutes les activités organisées.

Sommaire salon 02 Pièces rares 03 Joyaux du patrimoine céramique chinoise 04 Le marché à travers les siècles art déco 05 Pièce unique orfèvrerie 06 Arts de la table objets 08 L’antiquité de marine catalogue 11 Catalogue Rédactrice en chef Marie Pok / Rédaction : 79 rue des Francs - 1040 Bruxelles - e-mail: llb.essentielle@saipm.com / Ont collaboré à ce numéro D. et E. Delalande, H.-J. Lamy, Christine de Donnea, Sylvain Berkowitsch, Coraline Petit, Alexandre Van Vyve / Direction artistique et mise en page Guillaume Deman pour mpointproduction / Coordination technique Luc Deknudt / Régie Publicitaire RGP Dominique Flamand - 02 211 31 35 dominique.flamand@saipm.com / Marketing et Promotion Delphine Guillaume - 02 211 31 78 - delphine.guillaume@saipm.com / Directeur des ventes publicitaires Emmanuel Denis / Impression Sodimco / Vice-Président du conseil d’administration et du comité permanent Patrice le Hodey/ Direction, Administrateur délégué, éditeur responsable François le Hodey

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céramique chinoise

Verseuse en forme de carpe lustrée or. Chine, époque Ming.

Le marché à travers les siècles — Déjà durant la dynastie des Song (960-1279 AD) la Chine exporte des céramiques dans le Sud-Est asiatique aussi bien pour l’usage domestique que de Cour, ou pour les rites funéraires. Cet artisanat moderne pour l’époque s’organise, se perfectionne et se développe à grande vitesse. — Hugues-Jean Lamy, antiquaire

— C’est durant la période YUAN (1279-1398 AD) que les formes et décors changent et se diversifient, influencés par l’art ottoman et perse. Les nouveaux décors de fleurs, oiseaux, les formes de doubles gourdes, vases piriformes, et verseuses à la persane, inspirés des objets en cuir et métal emportés par les caravaniers de la route de la soie, influencent les artistes de l’Empire du Milieu. Très vite, les marchands chinois se rendent compte que lorsque les formes sont influencées de l’étranger, les objets en porcelaine se vendent mieux et génèrent plus de profit. Les acheteurs sont les Cours et palais de Perse et de l’empire Ottoman (voir les collections de Topkapi et Ardebil). Les premières importations européennes de céramique chinoise transitent par ces deux empires et se retrouvent à prix d’or dans des villes portuaires telles que Venise et Gênes. Sous les Ming (1398-1644) les objets empruntent une autre voie d commerciale, celle du  Portugal. Formes et décors évoluent selon les goûts européens. Des symboles tels que des couronnes et armoiries ainsi que des croix ou des anges font leur apparition. Après une confusion entre les différentes aspirations des marchés, le distinguo sera plus net et les Chinois seront plus spécifiques dans la production selon les destinataires.

UN BESTIAIRE SYMBOLIQUE C’est dans la seconde moitié du XVIe siècle que fut créée cette magnifique et rare verseuse cinq couleurs. Le corps est constitué d’une carpe sortant des flots. La base est recouverte de nénuphars, l’anse et le bec verseur figurant des tiges de cette fleur aquatique. Le couvercle dessine un bouton de lotus, surmonté d’une grenouille formant prise. L’émail très

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finement craquelé est de couleurs verte, aubergine, turquoises, blanc et ocre. En fin de cuisson, l’ocre a été recouvert d’une fine feuille d’or lui donnant une apparence lustrée. L’objet a été partiellement moulé et modelé, le tout repris en ciselure. La carpe est d’une symbolique importante en Chine, ses écailles suggérant la force guerrière. Le fait de traverser les courants figure la persévérance et le goût de la vie. Deux autres verseuses, sans doute du même atelier, sont connues à ce jour. L’une, représentant un phénix, se trouve au Zwinger Museum de Dresden (collection d’Auguste le Fort) et l’autre, en forme de langouste, est exposée au Musée Bauer de Genève. La datation de ces pièces est possible car, dans les archives des Medicis, on retrouve la description de la verseuse au phénix qui fut offerte par le Grand Duc de Florence Medicis à l’électeur de Saxe (ancêtre d’Auguste le Fort) en 1579-1580, impliquant que la pièce fut importée en Europe antérieurement.


art déco

Le vase dont il est ici question avait disparu des mémoires et n’avait plus été montré au public depuis 1930 ! Il a fait sa réapparition dans une célèbre maison de ventes de Paris en 2009, identifié comme un simple vase Art Déco de Keramis. Il fallut deux ans de recherches et quelques antiquaires afin de formellement identifier cette pièce exceptionnelle. Voici le contexte de sa création. Charles Catteau.

La manufacture Boch est fondée en 1748 à Audun-Le-Tiche, en Lorraine, par François Boch. Cet ancien mouleur de bombes semble vouloir se recycler, apparemment à la recherche de nouveaux gains. Bien lui en a pris ; la manufacture connaît immédiatement un énorme succès. La société est rachetée en 1991 par le groupe Le Hodey qui va poursuivre la diffusion de vaisselle et objets de décoration sous la marque « Royal Boch » que l’on connaît encore actuellement. Charles Crépin Nicolas Catteau naît à Douai dans le Nord de la France en 1880. Il étudie à l’académie de sa ville de 1895 à 1897. Il travaille pour la Manufacture nationale de Porcelaine de Sèvres dès 1902 et obtient le diplôme d’ingénieur céramiste l’année suivante à l’Ecole nationale de Céramique de la ville. Avant d’arriver en Belgique à La Louvière, en décembre 1906, Charles Catteau fait un bref passage par la Königliche Porzellan-Manufaktur de Nymphenburg, près de Munich. Il y sera confronté aux idées nouvelles qui agitent cette ville, centre du Jugenstil. Vase Boch Frères Keramis, par Charles Catteau,1930.

Pièce unique — Le Vase monumental de Boch Frères Keramis par Charles Catteau est une œuvre imposante en céramique produite par la manufacture Boch-Keramis La Louvière, décorée et créée par Charles Catteau pour l’Exposition internationale de la grande industrie, sciences et applications, art wallon ancien de Liège en 1930. — Sylvain Berkowitsch, expert en céramique Art Déco à Bruxelles et Paris, en collaboration avec Alexandre van Vyve.

Vue d’ensemble du stand Keramis à l’exposition de Liège de 1930, issue de « Les Arts Décoratifs et Industriels », numéro spécial de « Savoir et Beauté », août 1930.

Charles Catteau est engagé par la famille Boch en 1906 en qualité de dessinateur, créateur et peintre de décors. L’année suivante le voit propulsé responsable du département décoration, également qualifié d’atelier de peinture artistique, et plus tard baptisé “Atelier De Fantaisie” par Charles Catteau lui-même. Cet atelier est loin des occupations plus classiques de Boch Frères qui se concentrent sur la large gamme de produits domestiques de l’ « art de la table », les services de toilettes ou les carrelages. Mais très vite, cette section artistique devient réellement la vitrine de prestige de la marque B.F.K. Si Charles Catteau est fortement marqué par le Jugenstil auquel il est confronté à Munich, c’est dans l’Art Déco que ses créations prennent toute leur ampleur. Il a été à la charnière des deux styles et tout le monde s’accorde sur la participation active de l’artiste à la création de l’Art Déco dans les arts céramiques. Ses premières créations restent traditionnelles. L’observation de la nature inspire ensuite ses décors. Dès 1920, il en crée un grand nombre : végétation, animaux variés et stylisés, motifs géométriques… Le décor s’adapte à la forme, simule le mouvement, acquérant de la sorte une vie intérieure. L’œuvre de Charles Catteau s’est nourrie de diverses influences. Le japonisme et l’africanisme lui inspirent un choix de formes et de motifs tandis que les mouvements d’avant-garde internationaux le poussent à utiliser des motifs purement abstraits dans des couleurs pures et intenses. Ce faisant, Catteau entrait pleinement dans les voies de l’Art Déco avec un style des plus personnels. Le vase monumental et unique sorti des “Ateliers De Fantaisie” de Boch Frères Keramis et signé de Charles Catteau présente un décor géométrique atypique animé d’un motif tricolore sur fond blanc de losanges ondulants, le tout dans les tons turquoise, bleu et jaune or. Cette pièce fait partie d’une série de cinq vases monumentaux présentés à l’occasion de l’Exposition Internationale de Liège de 1930. Jusqu’à ce jour, seuls deux de ces vases étaient connus du public. L’un au décor géométrique – numéroté D1354 africanisant dans les tons bruns, faisant partie de la collection de la Société Régionale d’Investissement de Wallonie. Un autre au décor de cigognes à dominante bleu-gris, peint par Jan Wind, dans la Collection de la Communauté Française de Belgique. Les photos d’époque montrent encore deux vases imposants mais on ne sait ce qu’il en est advenu. La rigueur dans le référencement et la numérotation des décors chez Boch Keramis indique avec précision l’année de leur création : 1930. On peut donc affirmer avec certitude que ces décors, ces vases, ont été spécialement créés pour l’Exposition Internationale de Liège de 1930.

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orfèvrerie

Arts de la table — Antiquaire et expert spécialisé en orfèvrerie, Bernard de Leye inaugure le tournant amorcé par le Salon de la Céramique ancienne en s’ouvrant aux Objets de collection. Il y amène des pièces qui ne décevront pas le public, de plus en plus connaisseur.

— Généralement, la collection naît d’une passion. C’est la connaissance de son sujet de prédilection, l’expérience et le savoir accumulés qui nourrissent et font grandir cet amour pour une forme d’art, un type d’objet. Bernard De Leye fait partie de ces passionnés qui ne cessent d’approfondir leur science. C’est cet intérêt, ce goût pour la lecture et la recherche, développé dans les traces de parents libraires, qui permettent à l’antiquaire de mettre au jour la rareté et la singularité de ses trouvailles. Au cours de sa carrière, il a construit des collections de montres rarissimes, enrichi des collections somptueuses d’orfèvrerie belge, française, italienne et allemande des XVIIe et XVIIIe siècles, avec des signatures prestigieuses qui attirent une vaste clientèle internationale, mais également des musées dont Versailles et Le Louvre.

INVITÉ Honoré par cette invitation à participer au Salon de la Céramique ancienne qui s’ouvre pour la première fois à l’objet de collection, Bernard De Leye y illustrera cette nouvelle orientation par des pièces d’orfèvrerie qui ont inspiré l’art de la table en porcelaine. Les collectionneurs avertis rechercheront en particulier quelques pièces exceptionnelles de beauté, mais remarquables aussi par leur provenance ou leur histoire. Il sera ainsi amusant de suivre l’historique de cette écuelle couverte et de son présentoir au poinçon de Strasbourg (voir photo 5). Elle est formée de deux pièces d’origines distinctes. L’écuelle couverte en argent a probablement été achetée à Paris et envoyée à Strasbourg pour être dorée et associée à un présentoir de cette ville pour constituer un ensemble. Celui-ci a ensuite été gravé aux armes du commanditaire. On y trouve les armoiries de JacquesLouis du Roure et de Gabrielle-Henriette du Vivier de Lansac, mariés en 1768. Les informations concernant l’écuelle indiquent qu’elle a été faite à Paris en 1742 par le Maître Orfèvre Claude Charvet, orfèvre privilégié du Duc d’Orléans, reçu en 1728. Quant au présentoir, il a été réalisé à Strasbourg en1755 par Maître Orfèvre Joachim Friedrich Kirstein. La pièce provient de l’ancienne collection Max von Buch.

MODÈLE À L’ANTIQUE Exemple parfait de la pureté du néo-classicisme prônée durant l’ère impériale, cette paire de confituriers en vermeil (voir photos 3 et 4) témoigne d’une grande maîtrise technique tout à fait comparable aux œuvres de Jean-Baptiste-Claude Odiot. Ce modèle en cassolette à l’antique est formé d’une console triangulaire, ciselée sur la doucine d’un rang de feuilles d’eau, supportant trois colonnes dont la base se compose d’un pied griffe et le montant d’un décor amati avec fleurons se terminant par des magnifiques termes ailés à coiffe égyptienne. La coupe en demi-sphère est lisse et unie. Elle est dotée d’une fausse coupe constituée de godrons se terminant par des attaches ajourées à rinceaux et palmettes. Le couvercle (voir photo 4) lisse est sommé d’une graine composée de feuillages posés sur une magnifique terrasse de feuilles lancéolées rayon-

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nantes alternés de fleurons ajourés. Provenant de l’ancienne collection Jean Puiforcat, la pièce est répertoriée dans plusieurs ouvrages de référence. Elle porte le poinçon du premier titre de la ville de Paris pour les années 1798/1809 (un coq debout compris dans un losange) ainsi que la moyenne garantie de la ville de Paris pour les années 1798/1809 : une face de vieillard entourée du chiffre 85 le tout compris dans un écu ovale. On y trouve ensuite le poinçon d’association d’Orfèvre : une tête féminine comprise dans un ovale et la marque du Maître Orfèvre Marc Jacquart, marquant MJ et un thyrse dans un losange.

BRUXELLES Bernard de Leye présente aussi une paire de candélabres en argent à deux branches qui retiendra l’attention des connaisseurs parce qu’elle est la seule connue et actuellement répertoriée au poinçon de Bruxelles (voir photo 2). En effet, ce modèle pour les flambeaux se retrouve sur les modèles parisiens, tels que ceux, entre autres, de Jean Hannier ou de Jean-Charles Duchesne. Le travail des candélabres est, lui, tout à fait original et caractérise le travail de l’orfèvre belge. Les candélabres se composent de deux éléments indépendants : le chandelier et les bras. Le pied circulaire du flambeau est soutenu par trois pieds rectangulaires comprenant une fleur sur fond amati et s’amortissant sur l’ombilic par une attache avec une feuille d’acanthe. Ses trois éléments sont alternés par un rang d’oves et d’entrelacs. L’ombilic est ciselé de canaux et de dards. La tige de forme balustre habillée de canaux porte dans sa partie supérieure des guirlandes de laurier disposées en festons. Le collet supérieur est orné d’un rang d’oves et d’entrelacs. Le binet, en forme de vase, comporte une base renflée de godrons, un flanc à canaux et une encolure en frise de laurier. Du binet central du flambeau partent deux bras de lumière constitués d’enroulements et gravés sur chacune des faces d’une bande de fleurons sur fond amati. Ces deux bras jaillissent d’une série de feuilles lancéolées disposées en gerbe. Chacun des binets des bras sont de forme tulipe


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BERNARD DE LEYE Avenue Hamoir, 41 B - 1180 Bruxelles T. +32/2.514.34.77. F. +32/2.511.96.69. GSM +32/475.46.54.41. bernard.de.leye@skynet.be www.orfevrerie.be

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Paire de drageoirs - Paris - 1798/1809 - Maître Orfèvre Marc Jacquart.

et sont posés sur une bobèche circulaire. Sur le bord extérieur de chacune des bases figurent les marques de la ville, le millésime et l’orfèvre, plus précisément, le poinçon de la ville de Bruxelles (un lion debout couronné et une tête de crucifère de Saint-Michel) ; le chiffre 79 pour l’année 1779 une flèche sommée de trois cercles pour le Maître Orfèvre, connu mais non identifié à ce jour. L’objet est répertorié dans l’ouvrage de Jacques Vanwittenbergh, «Orfèvrerie au poinçon de Bruxelles », 1979, n° 200 - p.233.

Fontaine à vin Bruges 1736/1737 Maître Orfèvre marquant d’une tige fleurie. 2

Paire de candélabres Bruxelles 1779 - Maître Orfèvre marquant d’une flèche sommée de trois cercles.

POUR QUE LE VIN COULE À FLOTS Pour un collectionneur, quelle surprise de découvrir cette exceptionnelle fontaine à vin en argent (voir photo 1). En effet, elle est la seule connue et actuellement répertoriée pour la ville de Bruges. Ce type d’objet très décoratif appelé aussi fontaine de table a pu servir d’ornement pour la table. Les anses et les robinets, réalisés entièrement en argent, prouvent que l’usage de la fontaine était destiné à un liquide froid comme le vin. On ne la confondra donc pas avec un samovar destiné à l’eau chaude, comportant une cheminée centrale, portant des pieds hauts pour qu’un réchaud puisse être placé sous le fond et pour lequel l’utilisation du bois pour les robinets est caractéristique. La base octogonale de cette fontaine en forme d’urne est ornée de huit lobes décorés d’une nervure centrale, motif retrouvé sur le sommet du couvercle. Le récipient est gravé de cartouches en palmettes se déployant en forme de lambrequins contenant des chutes de fleurons, le tout est ciselé sous un tracé amati. Cette fontaine, portant quatre robinets, est munie de deux poignées mobiles en argent constituées de doubles volutes affrontées. A l’intérieur du fond on trouve le poinçon de la ville de Bruges : une tête de lion couronnée et un b gothique ; la lettre annale V pour les années 1736/1737 et le poinçon du Maître Orfèvre marquant d’une tige fleurie. Ce dernier est connu mais non identifié à ce jour. D’une hauteur de 47,5 cm, pour une longueur de base de 14 cm ; l’objet pèse 3076 grammes.

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Ecuelle couverte en vermeil et son présentoir, Strasbourg 1769 Maître Orfèvre Jacob Heinrich Alberti).

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objets de curiosité

L’antiquité de marine — Des maquettes de bateaux aux instruments de positionnement et de mesure du temps, la marine a fourni quantité d’objets convoités par des collectionneurs passionnés. Un univers qui recoupe une grande partie de la culture universelle. — Dominique et Eric Delalande, antiquaires

Bâton de Jacob, vers 1740.

Globe signé Vincenzo Coronelli daté 1697

— Tout ce qui a jamais navigué sur la mer risque un jour de se retrouver considéré comme objet d’antiquité de marine. Cette première catégorie qui concerne les objets embarqués rassemble déjà une bonne quantité d’éléments, parmi lesquels on trouve les instruments de navigation, les armes propres à la marine de guerre (souvent reconnaissables à la grande proportion de bronzes dans les parties métalliques), les uniformes, les nécessaires de pharmacie et de chirurgie. On y ajoutera certains ornements, telles les figures de proue, mais aussi les objets ou les meubles ayant participé à la décoration et au prestige de grands paquebots.

incluent également les sphères célestes. Ce secteur comprend nécessairement les instruments de géodésie et autres théodolites qui auront servi au lever des cartes et, par extension, une bonne partie des objets scientifiques incluant instruments d’optique et microscopes. Des pans entiers de culture se retrouvent ainsi en lien avec la mer, soit la moitié du monde. Comme il est impossible d’aborder tout en quelques lignes, nous nous sommes concentrés sur les sujets majeurs qui nous sont les plus familiers : un aperçu des problèmes du point et un mot sur les modèles de bateau.

LES PROBLÈMES DU POINT MATELOTS ET BAGNARDS Une deuxième catégorie rassemble les objets qui ont pu être réalisés à bord. Le temps était parfois long pour le matelot lors des voyages ou des campagnes de pêche. Les plus doués d’entre eux occupaient ces plages de désoeuvrement à de menus travaux-souvenirs en rapport avec leurs connaissances et leurs capacités : bateaux en bouteille, travaux de matelotage, scrimshaws… Par extension, à ces derniers peuvent être assimilés les travaux dits de ponton effectués à l’époque napoléonienne par des prisonniers regroupés sur des navires-pontons ou dans des prisons à terre. Essentiellement réalisés à partir d’ossements de bœuf bouilli, de nombreux jeux de dominos ou de guillotines miniatures se retrouvent ainsi traditionnellement dans l’inventaire de l’antiquaire de marine ! S’y trouvent également intégrés les travaux de bagnards le plus souvent réalisés à base de paille ou de noix de corozo.

LA MOITIÉ DU MONDE Une troisième catégorie assimilée aux antiquités de marine recouvre encore des séries entières d’objets de représentation : modèles de bateau, livres sur les grands voyages, peintures de combats navals, scènes de pêche, portraits de navires, ex-voto… voire les affiches de compagnies maritimes. S’y ajoute tout ce qui concerne la cartographie  : cartes, atlas et globes qui, lorsqu’ils se présentent en paire,

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La position en mer d’un bâtiment a toujours été un problème crucial, à la fois pour suivre sa route et arriver à destination, et pour éviter les dangers des récifs. Autrefois, on naviguait “à l’estime” : en partant d’un point observé, on tentait d’évaluer sa position en s’aidant de sa route, mesurée à l’aide d’un compas et de sa vitesse, mesurée par un loch. Le résultat restait toujours approximatif du fait de la difficulté de connaître de façon exacte la dérive du bateau due aux vents et aux courants. Certains chanceux pouvaient se faire aider de portulans, ces précieux relevés des côtes et des dangers, pratiqués par les capitaines-pilotes qui se repassaient entre eux les informations, parfois à prix d’or. Mais la plupart des indications restent empiriques. Bref, la nécessité s’est vite imposée de situer sa position sur le globe de façon plus scientifique. Celle-ci a été définie par deux coordonnées mesurées en degrés et minutes d’angles : la latitude et la longitude. La latitude se mesure par une simple visée que les navigateurs à partir d’instruments qui se sont à tour de rôle appelés : bâton de Jacob, quadrant de Hadley, quartier de Davis, octant puis sextant. L’estimation de la longitude, bien plus complexe, a été beaucoup plus tardive. Pour la mesurer, on utilise à nouveau un instrument de type sextant, mais également un chronomètre dont l’exactitude doit être très grande : une erreur d’une minute de temps se traduirait, en effet, par un décalage de plusieurs nautiques, l’unité de distance en mer qui vaut 1.852 mètres.


Modèle d’arsenal “Charlotte”, 1824.

Maquette de ponton en bois, début XIXe siècle.

Sablier en ambre, XVIIIe siècle

LES MODÈLES DE BATEAU Elaboré par Colbert et paru en 1679, un édit royal novateur donna obligation aux arsenaux de produire un modèle de chaque bâtiment lancé : ce modèle unique devait être établi avec grande exactitude à l’échelle du 1/12 ou du 1/20, sous la supervision même de l’architecte du bâtiment original. Cette obligation fut suivie par les puissances maritimes dans le but de conserver une image en trois dimensions, à valeur d’archives. C’est ainsi que plus tard, l’Inspecteur général Duhamel de Monceau put offrir à Louis XV une magnifique collection de modèles qui fut placée au Louvre avant de se retrouver au musée actuel de la Marine et dans les différents musées de province qui en dépendent. Le coût de ces modèles, parfois seulement achevés alors même que le bâtiment avait déjà sombré, fit que l’on prit l’habitude de n’en réaliser le plus souvent que la coque et, de ce fait, la plupart des modèles ne comportent pas de gréements, lesquels évoluaient moins rapidement. C’est dire l’extraordinaire rareté de ce type de modèle dans les collections privées où ils n’ont en principe pas leur place. De nos jours encore, les arsenaux sortant une série de sous-marins atomiques sont tenus d’en livrer le modèle au Musée de la Marine. Les modèles de compagnies, parfois très détaillés, faisaient la gloire de l’armateur dans ses bureaux : on leur donne également le nom de modèles d’armateur ou de chantier. Les carènes, destinées aux essais en bassin avant construction, n’ont de valeur qu’expérimentale. Elles ne sont ni finies, ni décoratives et donc peu collectionnables. Les maquettes d’agences, relais de la compagnie qui la représentent et en vendent les croisières, sont d’une qui varie en fonction de l’importance et les résultats de l’agence. Il existe aussi des maquettes de ponton, en os ou en bois, parmi lesquelles on peut trouver des trésors, élaborés par des prisonniers pour qui le temps ne comptait pas. Une bonne part d’entre elles est représentative de l’un des premiers exemples de division du travail : les charpentiers faisaient les coques, les gabiers le gréement et les canonniers l’armement. Les travaux de

marins, parmi lesquels les ex-votos et les dioramas, rassemblent des maquettes généralement naïves et souvent orientées sur la pêche, avec une mention particulière pour les bateaux en bouteilles, fruits d’une technique bien particulière… La navigation de plaisance a inspiré de nombreuses maquettes de voiliers, pas toujours utilisées sur les bassins des jardins publics par les enfants. D’autres, navigantes, rassemblent toutes sortes de racers divers télécommandés.

LES SABLIERS A partir de 1760, l’arrivée progressive des chronomètres «  gardetemps » permet aux marins de se caler en longitude de façon simple. Jusque là et pendant des siècles, ils se contentaient de vivre à l’estime du soleil et à l’heure d’horloges à sable pour mesurer le temps et ponctuer les quarts, les sabliers. Ces instruments se composent de deux fioles coniques de verre transparent reliées entre elles par un assemblage de fils. Entre les deux, un trou calibré permet l’écoulement de différentes matières : sable, coquille d’œuf, corail ou brique pilés. Le tout, disposé verticalement pour l’écoulement, est encadré par des colonnettes reliant deux plaques horizontales identiques destinées à poser l’instrument. Tous ne furent pas destinés à l’usage en mer où les sabliers, en bois ou en laiton, remplissaient principalement deux fonctions. L’une permettait de donner l’heure à bord de façon audible. Au moment précis de la culmination du soleil, le timonier piquait quatre coups doubles et retournait le sablier d’une demiheure. Il piquait ensuite un coup de cloche à chaque retournement et deux coups à chaque heure ronde. La vie s’organisait ainsi autour de ces sons qui valaient commandement. Ces sabliers restèrent en usage du XVIIe siècle jusqu’au début du XXe siècle. L’autre sablier, « l’ampoulette », était tout petit et d’une durée d’une demiminute. Il permettait de mesurer le temps que mettait une planchette de bois pour glisser tout le long du navire pour en déterminer la vitesse. Pour la bonne règle, mentionnons encore le sablier de quatre heures, dit «  de combat  », pour le cas où, du fait de l’agitation consécutive, le timonier en oublierait de retourner son sablier.

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JM BEALU & FILS Faïences et porcelaines anciennes. Meubles et objets d’art des XVIIe et XVIIIe siècles

Paire de carlins en faïence de Tournai à décor de petit feu au naturel. Vers 1775. H. 15,5 cm.

Participera au 4ème Parcours de la Céramique et des Arts du Feu à Paris du 13 au 17 septembre 2011 3 rue du Bac 75007 Paris Tél. 01 45 48 46 53 - Fax. 01 42 84 09 80 e-mail : bealu@wanadoo.fr - www.franceantiq.fr/sna/bealu

4 PARCOURS ème

DE LA CÉRAMIQUE ET DES ARTS DU FEU,

PARIS

du 13 au 17 septembre 2011 Dans le CARRÉ RIVE GAUCHE et au LOUVRE DES ANTIQUAIRES

De 11h à 19h, nocturne le 13.

renseignements ASCC : 33 (0)1 45 48 46 53 / www.franceantiq.fr/siccaf


catalogue

Les Armes du Chevalier

Art & Regard

FLORENCE & JEAN-ROBERT DE LAVERGNE Le Louvre des Antiquaires Place du Palais Royal, 2 F- 75001 Paris Tél. : (+33)1.40.15.03.10. GSM : (+33)6.09.90.45.32. les-armes-du-chevalier@wanadoo.fr www.lesarmesduchevalier.com

WILLY VERDONCK Rue des Cantines, 90 B- 7090 Petit-Roeulx Tél. : (+32)67/55.60.14. GSM : (+32)479/79.04.58. willyverdonck@live.be

— Saint Antoine de Padoue. Sculpture en grès porcelaine par Jacques Richardot. Manufacture Van de Waarde à Andenne. Dernier quart du XVIIIe siècle.

Tasse en pâte tendre de Sèvres à rare décor d’après J.-B. Oudry Chien gardant du gibier (Metropolitan Museum, New York). Décorateur F.-J. Aloncle, datée 1773.

Au Fil du Temps

Bascourt

SYLVAIN BERKOWITSCH Rue de la Régence, 36 B- 1000 Bruxelles Tél. : (+32)2/513.34.87. Fax : (+32)2/511.00.18. GSM : (+32)475/26.34.87. artstore.aufildutemps@gmail.be www.brussels-antique.com

— Important groupe de 4 chevaux en Bronze de l’école Belge signé Albert Hager (1857-1940. Longueur: 96cm, profondeur : 58cm, hauteur 50cm. Albert Hager étudie au Zoo d’Anvers et est professeur à l’Académie de St-Gilles.

MICHEL & MIREILLE BASCOURT Mechelsesteenweg, 17 B- 2018 Antwerpen Tél. : (+32)3/233.71.20. info@bascourt.be www.bascourt.be

— Applique murale. Faïence de Delft, première moitié du XVIIIe siècle. Hauteur : 27 cm, diamètre : 19 cm. Décor bleu sous couverte représentant un Chinois fumant sa pipe dans un site lacustre. Une plaquette fort similaire, datée de 1713, fait partie de la collection de Delft aux Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles.

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catalogue

Pierre-Emmanuel Beguin

Le Camaieu

PIERRE-EMMANUEL BEGUIN En Bergerue, 8 B- 4000 Liège Tél. : (+32)4/222..43.56. GSM : (+32)477/36.53.49. pierre.e.beguin@skynet.be

— Exceptionnelle broche en platine ornée de brillants (+/- 13ct), articulée. France, 1925

CHRISTINE VERFAILLE Rue Saint-Jacques, 13 - B- 7500 Tournai Tél. + fax : (+32)69/22.70.89. GSM : (+32)475/97.78.65. lecamaieu@yahoo.fr — www.lecamaieu.be — www.cverfaille.be

— Assiette en porcelaine de Tournai, copie de Chine. Elle a un décor organisé en trois cercles concentriques. Celui du centre est orné de 3 carpes disposées en triangle, le cercle intermédiaire d’un décor "alla porcelana" et celui de l’extérieur, qui couvre l’aile, reproduit, entre 4 lotus stylisés, un poisson et un symbole chinois. Le dos de l’aile est orné de deux tiges. Le décor, de même que la gamme des couleurs, suggère une reproduction à l’identique d’une porcelaine chinoise Imari - Famille verte des années 1720-1730.

Galerie Delalande

Bernard De Leye

DOMINIQUE & ERIC DELALANDE Le Louvre des Antiquaires, Place du Palais-Royal, 2 — F- 75001 Paris Tél. + fax : (+33)1.42.60.19.35. — GSM (Eric) : (+33)6.60.90.21.59. domdelalande@hotmail.com — www.antiquites-delalande.fr www.delalande-antiquites.com

— Microscope en laiton gravé et bois peint signé "F. Villette à Liège" daté 1768. François Villette Il naquit à Liège en 1729 et y mourut en 1809. Passionné par la physique et disciple du célèbre physicien français l’Abbé Nollet, il créa à Liège des cours publics de Physique expérimentale qui avaient lieu à l’Hôtel de Ville. Il réunit un cabinet d’appareils dont le fleuron était un microscope remarquable qui fut acquis successivement par Velbruck puis par le Tsar de Russie.

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BERNARD DE LEYE Avenue Hamoir, 41— B- 1180 Bruxelles Tél. : (+32)2/514.34.77. — Fax : (+32)2/511.96.69. — GSM : (+32)475/46.54.41. bernard.de.leye@skynet.be– www.orfevrerie.be

— Aiguière et son bassin exécuté par le prestigieux orfèvre parisien Charles-LouisAuguste Spriman en 1776. L’aiguière figure un somptueux bec en mascaron à tête de Neptune. Né à Mons en 1737, Charles Spriman est reçu dans sa ville natale en 1762. Il montera ensuite à Paris pour y devenir maître en 1775. Il est un des maîtres incontesté dans l’art de l’orfèvrerie française. Hauteur de l’aiguière : 27 cm. Poids de l’aiguière : 1004 grammes. Longueur du bassin : 34 cm. Poids du bassin : 933 grammes.


L’Egide Antiquités

La Feuille d’Armoise

EGIDIO & PASCAL DI EGIDIO Place Saint-Jean, 5 B- 1000 Bruxelles Tél. : (+32)2/502.04.93. Fax : (+32)2/502.47.04. GSM (Pascal) : (+32)475/52.60.76. GSM (Egidio) : (+32)475/43.20.24. info@legide.be — www.legide.be

— Moris (Louis-Marie), Statue équestre de François Ier. Bronze à patine dorée. H. : 68 cm x 60 cm.

ROBERT VAN GEYTS Rue de Rollebeek, 19 — B - 1000 Bruxelles Tél. : (+32)2/503.12.28. Fax : (+32)2/503.12.28. GSM (Robert) : (+32)475/26.25.30. GSM (Michèle) : (+32)476/43.38.95. lafeuilledarmoiseantiquites@skynet.be

— Jarre en porcelaine de Chine bleu et blanc. Forme pansue à quatre petites anses en relief, figurant des têtes d’animal. Décor de paysages montagneux animés de petits pavillons et de nuages. Ming tardif, début XVIIe siècle. Hauteur : 40 cm. Cheveux.

Kyoto Gallery

Galerie Lamy

TONY CAMMAERT Rue Ernest Allard, 20 B- 1000 Bruxelles Tél. : (+32)71/70.37.01. — Fax : (+32)71/70.37.02. GSM : (+32)475/44.83.56. info@chateaudacoz.be www.chateaudacoz.be

— Plat en terre cuite de style Machiko. Diamètre : 31 cm. Epoque Taisho (19121926).

GEORGES ET HUGUES-JEAN LAMY Rue Ernest Allard, 32 B- 1000 Bruxelles Tél. : (+32)2/502.12.05. GSM (Georges) : (+32)475/60.40.53. GSM (Hugues-Jean) : (+32)473/59.09.83. galerielamy@skynet.be

— Chien en porcelaine de la Chine, Chine de commande, époque Qianlong (1736-1795).

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catalogue

Le Louvre des Antiquaires

Maison Lemaire

BERTRAND DE LAVERGNE Place du Palais Royal, 2 F- 75001 Paris Tél. : (+33)1.42.60.21.63. – Fax : (+33)1.39.55.97.88. bertrand.de.lavergne@wanadoo.fr www.bertranddelavergne.com

— Rare écuelle ou bol à bouillon couvert en porcelaine de la "famille verte" à oreilles (directement inspirée d’une forme d’orfèvrerie européenne); elle est décorée dans un style chinois de fleurs de lotus et autres fleurs. Chine, époque Kangxi (1662-1722).

MONIQUE, MARCEL & JEAN LEMAIRE Rue Lebeau, 11– B- 1000 Bruxelles Tél. : (+32)2/511.05.13. – Fax : (+32)2/503.47.84. GSM (Jean) : (+32)496/61.41.56. GSM (Marcel) : (+32)496/52.41.56. lemairesa@swing.be www.lemairesa.be

— Groupe en porcelaine de Höchst : « Les Enfants déguisés en Turcs » d’après un modèle de Melchior. Vers 1770. Marque à la roue en bleu sous couverte. Hauteur : 18 cm.

Roger Maes Antiquair

GCV Neyens

ROGER MAES Swaenebeecklaan, 43 B- 2970 ‘s Gravenwezel Tél. : (+32)3/383.57.54. GSM : (+32)476/41.22.15. roger_maes@skynet.be

— Vierge en bois fruitier, Anvers ou Malines, cercle de Matthias van Beveren, fin du XVIIe siècle.

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MARC NEYENS Boekfos, 5 B- 1730 Asse GSM. : (+32)476/24.65.80. marc.neyens@skynet.be www.marcneyens.com

— Porcelaine de Chine, Famille verte. Coupe octogonale, décorée au centre d’une glycine emmêlée dans un pin et de 2 oiseaux. Sur l’aile à fond vert pointillé alternent pivoine et phénix avec bordure rouge de fer et or. Epoque Kangxi.


Benoît Tercelin de Joigny

Galerie Théorème

BENOÎT TERCELIN DE JOIGNY Rue Dumenil, 6 – B- 7000 Mons Tél. : (+32)65/35.37.38. Fax : (+32)65/84.61.87. GSM : (+32)475/28.16.46. benoittercelin@hotmail.com www.tercelin.be

— Cafetière en argent aux poinçons de Bruxelles de 1777

VINCENT L’HERROU Le Louvre des Antiquaires Place du Palais Royal, 2 F- 75001 Paris Tél. + fax : (+33)1.40.15.93.23. GSM : (+33)6.07.11.42.84. galerietheoreme@club-internet.fr

— Groupe en faïence de Niderviller représentant un chasseur. Vers 1760-1770. Hauteur : 16,5 cm.

Van Halm & Van Halm — WOUTER & ALLARD VAN HALM 66a, Kensington Church Street GB- W84BY London Tél. : (+44)2073139656. GSM (Wouter) : (+44)7801803554. GSM (Allard) : (+44)7545324191. info@vanhalmandvanhalm.co.uk — www.vanhalmandvanhalm.co.uk

— Paire de vases en porcelaine de Chine, d’après un modèle en verre vénitien du XVIIe siècle, au décor de fleurs et d’oiseaux en bleu sous couverte. Hauteur : 24 cm. Epoque Kangxi (1662-1722).

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