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Autoroute pour l’emploi h Ingénieurs et techniciens, des profils

SUPPLÉMENT GARTUIT À LA LIBRE BELGIQUE ET LA DERNIÈRE HEURE - LES SPORTS

très recherchés et une gamme de carrières presque infinie

© S.A. IPM 2012. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.


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Emploi 3 l Témoignages

| Ingénieurs et Techniciens

STÉPHANIE LECOQ

5 carrières, 5 passions

Ingénieurs et techniciens, des employés qui peuvent parfois être très rechechés mais qui doivent carburer à la passion. Témoignages.

h Ingénieurs et techniciens, des choix de vie.

h Rencontre avec des professionnels épanouis Antoine Dubois, ingénieur chez IBA Antoine Dubois, 33 ans, est ingénieur industriel de forma­ tion. Il travaille chez IBA depuis maintenant 9,5 ans. “J’ai beau­ coup changé de postes depuis que je travaille dans cette en­ treprise. J’ai été intervention­ niste cyclotron et chef de sites avant d’être chef de projets, le poste que j’occupe en ce mo­ ment.” Au sein de l’entreprise pour laquelle il travaille, les postes vacants sont systémati­ quement proposés à l’ensem­ ble du personnel. “Ce type d’évolution est assez courant chez IBA.” Quoi qu’il en soit, son poste actuel, Antoine Du­ bois compte bien le garder cette fois : “Avec l’âge et l’expé­ rience qui s’accumulent, il est parfois préférable de conserver sa fonction et de continuer à y

progresser.” Côté formations, il en a quelques­unes au comp­ teur, de quelques jours à cha­ que fois. Cependant, selon lui, “l’apprentissage se fait à 90% sur le terrain, dans la pratique.”

Stib. “Je suis assistant au res­ ponsable de la gestion de pro­ jets et de la sécurité depuis bientôt quatre ans. Je m’occupe notamment de la sécurité des infrastructures et du respect des normes de sécurité sur les chantiers.” L’un des points qui le stimulent particulièrement dans son travail au quotidien, ce sont les nombreux projets envisagés par son entreprise. “Il y a toujours des perspectives pour l’avenir. Par exemple, avec la construction d’un nouveau dépôt, on sait que l’on peut être sollicité, c’est gratifiant...” Cey­ lan Altinok a suivi plusieurs formations depuis qu’il est en­ tré à la Stib, non pas parce qu’il y était obligé, mais parce que, “quand on occupe une fonction et qu’on aime ce que l’on fait, c’est normal de suivre des for­ mations avant même que notre entreprise nous le propose.” Ainsi, compte tenu de la fonc­ tion qu’il occupe, “je trouvais important de passer mon bre­ vet de secouriste.”

Pierre-Olivier Van Isacker, électricien chez Ores Pierre­Olivier Van Isacker a 20 ans. Il travaille depuis huit mois chez Ores dans les raccor­ dements électriques. “C’est un métier passionnant, on en ap­ prend tous les jours”, déclare­ t­il. “On nous propose toutes sortes de formations très diver­ sifiées, en gaz, en électricité... Mais la plus grande partie de l’apprentissage passe par la pratique.” L’année dernière, le jeune homme a participé au mondial des métiers, à Lon­ dres, où il a remporté un mé­ daillon d’excellence, ce qui n’a fait que renforcer sa volonté de continuer dans sa branche. “Je tiens toujours à évoluer dans ma vie et au sein de mon entre­ prise. Dans 10 ans, je me vois bien « maîtrise », à la place de ceux qui me dirigent à l’heure Ababou Yaacoub, actuelle.” ingénieur à la Stib Ababou Yaacoub est ingé­ Ceylan Altinok, technicien nieur à la Stib. “J’ai 36 ans, je de maintenance à la Stib suis responsable technique au A 25 ans, Ceylan Altinok est sein de la Business Unit Maintenance Engineering à la METRO.” Toutefois, il n’en a

pas toujours été ainsi. “Je tra­ vaille à la Stib depuis 7 ans. J’ai commencé en tant que coordi­ nateur pour le suivi de la cons­ truction des nouveaux métros, les BOAs. J’avais un diplôme de bachelier.” Pendant les trois premières années qu’il a pas­ sées dans la société de trans­ ports publics, il a suivi des cours pour devenir ingénieur. “Dès que j’ai eu mon diplôme d’ingénieur, j’ai pu changer de poste.” Ce qui lui plaît dans son travail ? “Je me sens impliqué, c’est très important pour moi. Il y a toujours de nouveaux projets, comme le projet d’automatisation du métro bruxellois (Pulsar). On est sûr qu’il y aura du changement, des possibilités d’occuper d’autres fonctions, d’avoir plus de responsabilités...”

Tanguy Caris, ingénieur chez BESIX Tanguy Caris, ingénieur civil en construction chez BESIX, vient de rentrer des Emirats arabes unis. “Cela fait 7 ans que je travaille pour BESIX, d’abord à Dubaï puis à Abu Dhabi.” Il occupe la fonction de Technical Manager. “En fonction de la taille du chantier sur lequel nous travaillons, je peux occu­ per diverses fonctions : chef de

bureau, Project Manager ou en­ core Package Manager.” Avant de travailler pour BESIX, Tan­ guy Caris a passé quatre années dans une ONG bruxelloise et quatre autres dans une autre entreprise de construction. “La possibilité de travailler à l’étran­ ger a été la raison principale qui m’a décidé à travailler pour BE­ SIX... J’ai la bougeotte dans le sang.” Pour le moment toutefois, l’ingénieur envisage de rester au pays : “Il y a deux projets de chantiers en Belgique sur les­ quels je pourrais travailler : un hôpital ou une école.” Mais, en­ suite, il pourrait bien à nouveau partir vers d’autres cieux...

N.R.

Objectif Emploi. Editeur responsable : François le Hodey, Vice-Président du Conseil : Patrice le Hodey, Directeur général : Denis Pierrard, Réalisation : Sodimco. Publicité : Béatrice Schoefs Corine Loockx (0032 2 211 30 44 - beatrice.schoefs@rgp.be).

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4 Emploi l Table ronde

| Ingénieurs et Techniciens

Un ingénieur bien (in)formé en vaut deux h Certaines pénuries se font ressentir dans les métiers d’ingénieurs...

h Tout bénéfices pour les

Méconnaissance des perspectives Courtisés, les jeunes ingénieurs le sont effectivement, mais ils n’ont pour­ tant pas toujours à l’esprit l’ensemble des opportunités qui s’offrent à eux. L’une des raisons de ce défaut d’infor­ mation est le manque de contacts entre les entreprises et les universités. “Il y a trop peu de contacts entre les entrepri­ ses et le milieu universitaire”, déplore Karine Mynsberghe, Human Resources Director O&D chez IBA, une entreprise spécialisée dans la lutte contre le can­ cer. “Pourtant, à chaque fois que des personnes de l’entreprise viennent pré­

STEPHANIE LECOCQ

Tous les métiers d’ingénieurs ne sont pas en pénurie, c’est un fait. Mais, quand c’est le cas, notamment dans le secteur de la construction, les jeunes di­ plômés qui sortent des universités le sa­ vent très bien : ils sont en position de force. “Il y a un réel manque de jeunes ingé­ nieurs diplômés dans certains sec­ teurs”, annonce Baptiste Simon, Group Recruitment Manager chez BESIX. “Nous engageons environ 30, 35 jeunes diplômés chaque année, mais étant donné que nous avons de nombreux concurrents dans le secteur de la cons­ truction, trouver les bons candidats est loin d’être évident.” Conscients de leur rareté et donc de leur valeur, les jeunes ingénieurs font leur marché : ils consultent les différen­ tes offres d’emploi et se payent le luxe de choisir leur employeur. “Ce n’est pas au jeune de nous con­ vaincre qu’il est bon, c’est à nous de le convaincre qu’il pourrait faire quelques années chez nous, voire une carrière”, complète Baptiste Simon. Et Ludovic Felicani, Recruitment Ma­ nager chez AKKA, une entreprise spé­ cialisée dans l’ingénierie et le conseil en technologie, d’ajouter : “Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans un simple processus de sélection des candidats, mais nous sommes vraiment là pour les séduire et leur donner des perspecti­ ves.”

STEPHANIE LECOCQ

diplômés de ce secteurs qui se retrouvent en position de force au moment de négocier leur emploi

Karine Mynsberghe, Human Resources Director O&D chez IBA

senter leur métier dans les universités, l’opération rencontre un franc succès..” Selon l’employée d’IBA, “il y a vrai­ ment une demande perceptible de la part des jeunes qui ne savent pas exac­ tement quelles sont les possibilités de métiers qu’ils peuvent faire à la sortie des études.” Cette méconnaissance des réelles perspectives s’explique également par une série de préjugés qui ont la peau dure en milieu universitaire : “Je cons­ tate que les jeunes hiérarchisent parfois les filières, de l’ingénieur civil, en pas­ sant au niveau de l’ingénieur industriel pour aller vers le bachelier. Ils pensent parfois démarrer des études d’ingé­ nieur civil pour redescendre ensuite si ça ne fonctionne pas”, analyse Baptiste Simon, de BESIX. “Pourtant, ces diffé­ rentes études mènent à des métiers dif­ férents, c’est cela qu’il faudrait analyser avant de faire son choix afin que ce choix soit adapté à la carrière à laquelle on se prédestine…” Manque de qualification Ludovic Felicani constate également

Ludovic Felicani, Recruitment Manager chez AKKA

un manque de qualification : “On se re­ trouve souvent avec des jeunes diplô­ més qui, quand ils entrent sur le mar­ ché de l’emploi, sont très peu opéra­ tionnels. Ils ont des bonnes formations techniques et théoriques, mais, dans la pratique, il y a vraiment des lacunes énormes.” Cela dit, pour les entreprises, il est hors de question de revoir les critères de sélection des candidats à la baisse. “Ce serait dommage d’en arriver là. Sur le long terme, nous serions perdants”, explique Karine Mynsberghe (IBA). “Nous préférons investir dans la forma­ tion. En moyenne, six mois de forma­ tion sont nécessaires pour que nos nou­ velles recrues soient réellement opéra­ tionnelles.” Par ailleurs, les formations ne sont pas uniquement destinées aux nouveaux employés, elles lui seront proposées tout au long de sa carrière : “Il faut pou­ voir leur proposer des formations tech­ niques, mais aussi relationnelles, en communication, en management ou en langues.” D’après Baptiste Simon, cette ten­

dance s’est généralisée depuis ces der­ nières années : “L’entreprise a, depuis plusieurs années et de plus en plus, une responsabilité de formation. D’ailleurs, beaucoup de sociétés développent leur propre académie.” Face à la pénurie rencontrée dans cer­ tains secteurs de l’ingénierie, le dernier recours pour les employeurs est le re­ crutement à l’échelle mondiale. Chez BESIX, plus de 50% de nouvelles re­ crues proviennent de l’étranger : “Nous travaillons avec beaucoup de sociétés de recrutement à l’étranger. Pour tou­ tes les fonctions disponibles, le marché international est ouvert.” Même constat pour Ludovic Felicani, Recruitment Manager chez AKKA, une entreprise spécialisée dans l’ingénierie et le conseil en technologie, “Plus de 50% de nos recrutements viennent éga­ lement de l’étranger, essentiellement de France, pour des raisons linguisti­ ques. Nous n’avons pas d’autres choix, il y a vraiment une réelle pénurie en Belgique.”

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Emploi 5 l Table ronde | Ingénieurs et Techniciens

STEPHANIE LECOCQSTEPHANIE LECOCQ

STEPHANIE LECOCQ

STEPHANIE LECOCQ

Métiers techniques : pénurie et manque de reconnaissance

Baptiste Simon, Group Recruitment Manager chez BESIX

h Les formations techniques ont un déficit profond d’image.

h Pourtant, les débouchés sont légion et variés... Mécaniciens, électriciens, maçons, info­ graphistes, soudeurs... Sans eux, à quoi ressemblerait notre société ? Pas de ponts, pas de buildings, pas de trans­ ports, pas d’électricité... En définitive, il ne resterait pas grand­ chose. Pourquoi mentionner une telle évidence ? Parce que, loin de recevoir le respect qu’ils méritent amplement, les métiers techniques et manuels sont en­ core trop souvent méconnus, voire mé­ prisés. “Culturellement, on a habitué les jeunes à viser assez haut, sans vraiment tenir compte de leurs souhaits, de leurs désirs. On leur déconseille souvent de se diriger vers les filières techniques. Comme si ces professions étaient en

Pierre Massant, Recruitment Manager à la Stib.

quelque sorte des sous­métiers”, cons­ tate Eric Bossart, responsable du dépar­ tement Staffing & Recrutement chez Ores (opérateur de réseaux gaz et élec­ tricité en Wallonie). “Quand on ne réussit pas dans le général, on se dirige vers l’enseignement technique. Ensuite, on va vers le professionnel et si cela ne va toujours pas, vers l’alternance”, dé­ nonce­t­il. Un discours en totale contradiction avec la réalité du marché : “Or, toutes ces filières ont vraiment leur raison d’être, leur place et débouchent sur des postes avec de nombreuses possibilités d’emplois.” Redorer le blason des métiers techniques Pour redorer le blason des professions techniques, les entreprises du secteur ne chôment pas. Elles développent de nombreux partenariats, à la fois avec les écoles et avec les divers centres de for­ mation professionnelle. “Nous avons énormément de contacts avec le monde de l’enseignement technique et avec le Forem, qui forme avec un réel profes­ sionnalisme. Personnellement, je crois

Eric Bossart, responsable du département Staffing & Recrutement chez Ores

également beaucoup en la formation par alternance. C’est un excellent moyen d’acquérir les connaissances techniques ainsi qu’une certaine matu­ rité professionnelle et comportemen­ tale”, explique Eric Bossart, de Ores. A Bruxelles, la Stib s’est également en­ gagée auprès des écoles : “Nous avons lancé un programme de partenariat avec cinq écoles de la Région bruxel­ loise, qui va être étendu à des écoles du Brabant wallon et une école du Brabant flamand”, annonce Pierre Massant, Re­ cruitment Manager à la Stib. Outre le travail de terrain, les campa­ gnes de sensibilisation sont également indispensables, selon Eric Bossart : “Des initiatives telles que les salons d’infor­ mation du Siep ou l’Euroskills, qui aura lieu à Spa­Francorchamps cette année, sont d’excellents moyens pour trans­ mettre le goût des métiers techniques.” Des métiers en constante évolution “Deux des éléments essentiels qui en­ trent en ligne de compte quand nous re­ crutons de nouveaux employés sont sa capacité et son envie d’apprendre”, ex­

plique Eric Bossart, de Ores. “A l’heure actuelle, les métiers techniques évo­ luent constamment et on apprend tout au long de sa carrière, c’est donc une né­ cessité.” Nouvelles technologies, nouvelles techniques... Un bon technicien doit pouvoir s’adapter et ne pas avoir peur du chan­ gement. En plus de se maintenir à ni­ veau, cela lui permettra également d’ouvrir de nouvelles portes au sein même de son entreprise. “Avant même le salaire, l’un des éléments d’attracti­ vité pour les jeunes est justement de pouvoir évoluer dans l’entreprise. Nom­ breux sont ceux qui ne souhaitent pas rester au même poste pendant plus de cinq ans”, analyse Eric Bossart. Chez Ores comme à la Stib, tous les postes vacants sont transmis à l’ensem­ ble des membres du personnel. “La technologie demande de la mobilité, de l’adaptation... le monde le demande”, conclut Pierre Massant. N.R.

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6 Emploi l Métiers

Un bijou pour la vie ! vant son inspiration ou sur de­ mande d’un client. “C’est im­ portant d’être à l’écoute, de com­ prendre ce que la personne désire. Certaines viennent même avec leur pierre ou un ancien bijou de famille qu’ils souhaitent remon­ ter”, explique le joaillier qui ra­ conte : “A mes débuts, il y a trente ans je ne faisais que du bi­ jou de création. Sur base de ma­ tières précieuses, et de mélange aussi. A l’époque, je mélangeais pas mal le titane”. Aujourd’hui encore il aime cet aspect créa­ tif : il dessine le modèle et fait le plan de montage. “Mais j’ai quelqu’un dans mon atelier qui réalise le montage. On se com­ prend parfaitement car la façon dont il monte le bijou correspond exactement à ce que j’ai imaginé. Mais tous les joailliers ne font pas de la création. Les deux ne sont pas nécessairement liés.”

h François Anselot est joaillier créateur.

h C’est sa passion pour le dessin qui l’a guidé vers ce métier. Depuis toujours, François An­ selot a une passion : le dessin. “Je dessinais des personnages, des petites BD”. Alors qu’il finissait ses humanités il est tombé sur des dessins de bijoux. “Je me suis dit que c’était cela que je vou­ lais faire”. Mais il n’y connais­ sait rien au monde de la joaille­ rie. “En général, à l’époque les jeunes qui voulaient se lancer dans le métier passaient par l’atelier familial. C’est encore le cas régulièrement aujourd’hui. La tradition se transmet de père en fils ou en fille même car on en rencontre de plus en plus dans la profession”. Après ses humanités, il décide de partir à l’étranger pour se former à la joaillerie. “Je me suis présenté dans des écoles à Ge­ nève, Londres et Strasbourg. Par­ tout j’ai été refusé”.

Il s’installe à son compte et

REPORTERS / BSIP

François Anselot entame alors des études de dessin à l’Ecole de recherche graphique à Bruxelles. En parallèle, en soi­ rée, il suit des cours de techni­ ques de fabrication des métaux aux Arts et Métiers. Suivent une année à La Cambre en sculpture sur métal et des cours de dessins de bijoux toujours en soirée aux Arts et métiers. “Le métier de joaillier créateur est très complexe. Si l’on veut étu­ dier tous les aspects (création, fa­ brication, sertissage,…), on peut en avoir pour 12 ans !”, explique François Anselot qui après ces deux années à Bruxelles se re­ présente à l’étranger. “J’ai été accepté partout !”. Il choisit une école au sud de Londres, à côté de Rochester, où il passera trois ans. “L’Angleterre me convenait bien car ma mère est anglaise”. Son diplôme en poche après trois ans, il revient en Belgique. “Tout n’était pas gagné. J’avais une formation scolaire. Mais ce n’est pas encore la même chose que d’être à l’établi. Le métier rentre à force de pratique”.

Il vend aussi des pièces d’autres créateurs. “La plupart des joailliers proposent des collec­ tions de créateurs français ou ita­ liens notamment. C’est impor­ tant aussi pour pouvoir plaire au plus grand nombre. Ce n’est pas parce que je suis fier d’une de mes créations, qu’elle va nécessaire­ ment plaire aux amateurs de bi­ joux. Parfois il faut un ou deux ans pour que quelqu’un flashe dessus. C’est très personnel.”

propose ses premières créa­ tions. Il part ensuite deux ans travailler dans un atelier à Houston aux Etats­Unis. “J’y ai vu un autre aspect de la joaillerie, plus commercial. C’était intéres­ sant”. Retour en Belgique. François Anselot installe un petit atelier dans son appartement et com­ mence à exposer, à l’Hôtel Hil­

ton, au Musée Horta. Il fait quelques interviews qui per­ mettent de le faire connaître. “J’ai fini par ouvrir un showroom à Fort Jaco à Uccle à Bruxelles où je recevais sur rendez­vous. Avant j’accueillais les gens dans mon appartement. C’était amu­ sant car je me rappelle avoir dis­ cuté, dans mon salon, d’un projet de création avec… une princesse.

J’habitais au 3e étage et il n’y avait même pas d’ascenseur !”. En 1992, il a l’occasion de s’installer dans un point de vente avec vitrine sur la chaus­ sée de Waterloo à Fort Jaco. Vingt ans plus tard, il y est tou­ jours. François Anselot réalise des créations personnelles en sui­

Le plus difficile dans le mé­ tier ? La sécurité. Car, la diffé­ rence du bijoutier – métier à risques aussi – le joaillier tra­ vaille toujours avec des matiè­ res précieuses. “Je n’avais pas pensé à cet aspect en me lançant dans ce métier. Nous nous som­ mes fait braquer une fois et cela a été un moment terrible pour toute la famille. Mes enfants m’ont dit qu’ils ne voulaient plus que je continue ce métier”, expli­ que François Anselot qui est obligé de s’équiper d’alarme, de caméras de surveillance. Ce qui lui plaît le plus dans le métier ? La création bien sûr, “partir d’une idée que j’ai en tête et la transposer en trois dimen­ sions. J’essaye de proposer quel­ que chose de différent à chaque fois, mais qui reste sobre, afin de pouvoir passer à travers le temps. Cela fait plaisir de voir qu’une bague que j’ai faite il y a vingt ans plaît toujours à sa proprié­ taire. Et ce d’autant plus quand elle est portée tous les jours”.

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