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N° 406

MAGAZINE TRIMESTRIEL

juillet - août - septembre 2013 - 3ème trimestre 2013

2,30 €

CISOR 2013

Reportage sur les compétitions interalliées

L’INTERVIEW : ÉLISABETH HUBERT

Ancien Ministre et réserviste

Fédération Nationale des Associations de Sous-Officiers de Réserve

- membre fondateur de l’Association Européenne des Sous-Officiers de Réserve affiliée à la Fédération Nationale André Maginot


EDITO Le magazine trimestriel de la FNASOR

Fédération Nationale des Associations de Sous-Officiers de Réserve ÉDITEUR :

FNASOR  Fort de l’Est 2-6 Chemin du Fort 93200 Saint-Denis

Téléphone : 01 48 22 05 20 Télécopie : 01 58 34 03 83 Courriel : fnasor@orange.fr Site internet : www.fnasor.com Directeur de publication : Philippe Cogan Rédacteur en chef : Richard Kitaeff Prépresse : Guillaume Borel Logos & Styles : Chaouqui Ben Grira Secrétariat : Nicole Andréopa Collaborent à Servir : Eric Bosshardt, Philippe Cogan, Jean-Claude Crolas, Jean-Louis Delahaye, Thierry Deloire, Michel Duchamp, Amand Friteau, FrançoisXavier Gicquel, Gilbert Gobel, Eric Guibert, Georges Hubert, Gabriel Ludois, David Montmey, Michel Nam, André Pascual. Comité de lecture : Nicole Andréopa, Guillaume Borel, Philippe Cogan, Sylvie Czyzyk, Patrick Evesque, Armand Friteau, Gilbert Gobel, Eric Guibert, Georges Hubert, Georges Negre. Crédits photo : AGO, DGA, DICOD, ENSOA, FNASOR, EUROCORPS, JeanPierre Brion, Philippe Brobeck, Eric Guibert, Daniel Legrand, Jean-Pierre Moniot, André Pascual, Pierre-Yves Penisson, Patrick Pesnel, Sirpa Terre, Air, collections privées. Service publicité : Michel Léglise sarl.gt2i@orange.fr Routage :

Artois Routage (62 Ruitz)

Impression :

Léonce Deprez (62 Ruitz)

Chers Camarades, Le début d’été fut fort en évènements pour notre fédération. Après avoir remanié en quasi totalité les équipes de compétiteurs de la FNASOR, ces jeunes militaires, qui pour la plupart ne se connaissaient pas, ont su en une semaine créer un esprit de camaraderie, de cohésion. Si bien que lors des compétitions de la CISOR, ils se sont classés deuxième, cinquième et sixième. Je leur renouvelle ma gratitude et mes félicitations. Je ne saurai oublier les préparateurs qui, au pied levé, sont venus m’épauler pour combler les défections de beaucoup d’anciens car sans eux, rien n’aurait été possible. Je veux saluer l’engagement de l’adjudant-chef ® Georges Hubert, du major ® Philippe Regnier et du major ® Claude Lambert. Je n’oublierai pas non plus l’équipe de jeunes militaires du rang et sous-officiers sous ESR de l’Asor de Nantes. Je vous laisse découvrir dans le dossier CISOR l’excellente ambiance et les très bons résultats de nos compétiteurs. Mais revenons maintenant à ce qui doit être notre quotidien pour l’année 20132014. Les élus locaux et départementaux, sous la houlette de leur président de zone, auront pour tâche d’amplifier le recrutement des jeunes. Ils devront dans chaque association nommer ou élire un responsable jeune sous ESR. L’opération Solidarité Défense est en cours et doit être du même niveau que celle passée. Nous nous devons de poursuivre et relayer les dessins d’enfants pour nos camarades d’active en OPEX. Bien d’autres activités viendront se greffer à tout ceci en cours d’année et, comme à l’accoutumée, les sous-officiers que vous êtes sauront répondre présents. Bonne rentrée à toutes et à tous en attendant de vous rencontrer dans vos zones de défense. Kénavo

Le président fédéral Maître Principal ® Philippe Cogan

Abonnement

1 an : 8,00 € le numéro : 2,30 € parution trimestrielle

Tous droits réservés  : reproduction même partielle interdite sauf accord écrit du directeur de la publication. La direction décline toute responsabilité pour les textes et photos soumis à son examen. Les articles n’engagent que la responsabilité de leur auteur. Les documents insérés ne sont pas restitués.

SERVIR n° 406

SOMMAIRE

Commission paritaire : n° 1213 G 83990

CISOR

COMPÉTITIONS DRAGUIGNAN

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ASOR

DRAPEAU DE KAYSERSBERG

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DMD BdD PMD PDGES L’ENTRETIEN VIE DES ASSOS

PORTRAIT BASE DE BELFORT FUTURS ENGAGÉS ? ARMÉE ET ÉDUCATION ÉLISABETH HUBERT ASOR EN ACTION

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juillet-août-septembre 2013

tiré à 7 000 exemplaires

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Compétitions Interalliées Les compétitions militaires et sportives organisées par la CISOR, qui regroupe les réservistes de 13 nations (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Slovénie, Suisse et la France) se sont déroulées du 8 au 12 juillet 2013 aux Écoles militaires de Draguignan (photos du CPL Penisson).

L

es équipes de trois concurrents ont dû enchaîner les épreuves suivantes : - Parcours d’obstacles du CISM ; - Lancer de grenades ; - Natation avec obstacles ; - Cross de 8 050 m (140 m de dénivelées) ; le premier jour et la seconde journée : - Course d’orientation ; - Tir de précision (Famas) ; - Tir avec course (biathlon). Les équipes françaises Elles étaient composées de la manière suivante : France 1 : Maréchal des logis chef David Montmey (511e régiment du Train d’Auxonne), sergent David Bouvet (2e régiment d’infanterie de marine d’Auvours) et sapeur de marine de 1re classe Quentin Massiquet (6e régiment du génie d’Angers) ; France 2 : Caporal chef Flavien Le Fol (6e régiment du génie d’Angers), caporal Ghislain Quai (16e bataillon de chasseurs de Bitche) et sapeur de marine de 1re classe Geoffrey Barbier (6e régiment du génie d’Angers) ;

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France 3 : Sapeurs de marine de 1re classe Etienne Boursier, Quentin Levasseur et Eddy Saffré (6e régiment du génie d’Angers). Notons que le Maréchal des logis Antoine Lejal (1er régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg) initialement prévu en aide à l’organisation, s’est porté volontaire pour renforcer une équipe Suisse. Malgré d’excellentes performances au «parcours d’obstacles CISM» ( France 1 et France 2, classées à la première place avec le même temps de 2’ 55’’), une autre première place en natation avec obstacles, de très bons chronos en cross, en course d’orientation et des tirs convenables, les équipes autrichiennes rattrapaient leur retard dans les épreuves de tirs au fusil et au lancer de grenades. Les équipes françaises se retrouvaient au classement final à la 2e place pour France 1, à la 5e place pour France 2 et à la 6e place pour France 3. Le comportement très prometteur de France 3 (moyenne d’âge de 19 ans) ajouté aux bons résultats de France 1 et France 2, sont encourageants pour l’édition 2015 qui se déroulera en Slovénie, puisque la moyenne d’âge des équipes France 1 et France 2 se situait en dessous de 28 et 25 ans.


Draguignan 2013 La remise des récompenses, présidée par le général de division (2S) Georges Lebel, Président du CFRN (Comité des forces de réserves nationales) auprès de l’OTAN, s’est déroulée en fin d’après midi le 11 juillet à l’issue des épreuves de tir. Il a, en compagnie des vices-présidents de la CISOR et de cadres des Ecoles, remis des coupes et des médailles souvenir aux premières équipes et aux équipes classées à la première place de chaque épreuve. Adjudant-chef (R) Gabriel Ludois

La tour-horloge de Draguignan

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Compétitions Interalliées Cette année, la CISOR (Confédération interalliée des sous-officiers de réserve, nouvelle dénomination de l’AESOR*) organisait ses compétitions issues du pentathlon militaire avec de nombreuses et jeunes recrues. Ils ont découvert, pour la première fois, les installations de Draguignan et cette compétition européenne unique en son genre.

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irigé cette année par un compétiteur, le sergent Antoine Bouvet, le stage d’entraînement a débuté le lundi 1er juillet dès 8 h. Les compétiteurs n’avaient en effet qu’une semaine afin de se préparer, et dans le même temps, découvrir les différentes épreuves du pentathlon militaire. Les trois compétiteurs qui avaient déjà vécu ce type de championnat, ont pu restituer leur expérience passée et ainsi, transmettre leurs savoirfaire aux nouvelles recrues. Les deux premiers jours ont servi à l’observation et la découverte de chacun des protagonistes. En effet, il était primordial de former rapidement les équipes composées de trois compétiteurs. Cela a aussi offert la possibilité d’entraînements où chacun pouvait connaître parfaitement ses partenaires, favoriser la complémentarité de l’équipe et l’élaboration d’une stratégie en fonction du niveau et compétences de chacun.

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Un stage intense et rythmé Les journées ont donc été intenses et rythmées, commençant généralement par 1 h 30 d’entraînement sur le parcours d’obstacle du CISM ** (Conseil international du sport militaire). Le choix de ce créneau était aussi motivé par les températures de la Côte d’Azur qui n’ont, malheureusement ou heureusement, rien à voir avec les températures du grand Ouest, d’où étaient originaires la plupart des nouvelles recrues ! La chaleur n’a d’ailleurs pas cessé de grimper et d’affoler le thermomètre pour franchir allègrement les 34°... Le PO international est donc bien différent de notre PO français. Vingt obstacles sur 500 mètres avec la prise en compte d’une dizaine de nouveaux obstacles. De plus, nos recrues, issus majoritairement directement du monde civil, n’avaient jamais effectué de parcours d’obstacles ou du « combat-


Draguignan 2013 tant ». La première partie des séances consistait à maîtriser les différentes techniques de passages d’obstacles. Puis, au fur et à mesure des jours, le but était de les franchir pour terminer par un déroulé complet, afin de se mettre dans l’ambiance de la compétition. Il est à noter que la tenue pour le franchissement est en treillis/chaussures de sport, d’autant que la piste synthétique des EMD interdit l’usage des rangers. Complémentaires et homogènes Les équipes, constituées le troisième jour, ont pu s’aguerrir et peaufiner leur stratégie avec une franche camaraderie et une complicité indispensable s’est naturellement créée. Sur le site du PO se trouvait l’aire de lancer de grenades. Les athlètes enchaînaient donc, une fois le PO terminé, des séries de jets de grenades. Cette épreuve consiste à lancer 25 grenades de 400 grammes dans une fenêtre de 1m par 1,5 m, située à une hauteur de 3,5 m et à une distance de 20 mètres. Une épreuve, de force, d’agilité, de précision et de maîtrise de soi... Celle-ci fait partie d’une des épreuves les plus délicates et importantes où la différence se fait souvent lors des compétitions. Chaque grenade passée dans le cadre rapporte 40 points. Le passage à cet atelier a donc été assidu et régulier afin de parfaire la technique de chacun et, tout comme au PO, élaborer une stratégie d’équipe. La seconde partie de la matinée était consacrée au tir. Cette épreuve est très importante car elle peut rapporter jusqu’à 3.000 points. Afin d’éviter les déplacements vers Fréjus ou le Camp de Canjuers, pour la première fois, a été retenu l’utilisation du SITTAL (Système d’Instruction Technique du Tir aux Armes Légères) implanté dans l’enceinte des écoles. L’épreuve en elle-même est divisée en deux phases : un tir de précision puis un tir de type biathlon. La première phase nécessite de tirer dans une cible zonée, 15 cartouches à 200 mètres en 5 minutes. Quant à la seconde épreuve, le concurrent effectue un tir de 10 cartouches en 2 minutes, après 200 mètres de course à pieds. L’avantage d’utiliser le SITTAL a permis un gain de temps en préparation par rapport à un tir classique. Grâce aux nombreux capteurs sur l’arme, les analyses restituées par cet outil informatique, a permis à chacun

de corriger sa position et d’augmenter grandement ses résultats. Une belle expérience acquise par tous durant cette semaine de préparation, grâce aux nombreuses séances de tirs encadrées par des instructeurs motivés par l’investissement de notre groupe et peut-être par notre professionnalisme. La nécessité d’une préparation en amont Autre épreuve incontournable : le cross. Un parcours de 8 km avec 140 mètres de dénivelée avait été retenu par l’organisation. Nos concurrents ont pu reconnaître le circuit à deux reprises et ainsi, se familiariser avec celui-ci. Un test a été réalisé en première partie de semaine afin d’évaluer le niveau de chacun, toujours dans l’esprit de former des équipes homogènes. Mais, l’entraînement de fond a été réalisé bien avant le stage, il n’y a donc pas eu, pour cette épreuve, d’entraînement spécifique, celui-ci étant consacré aux épreuves techniques. Concernant les épreuves techniques, existe aussi la natation. Tout comme le cross, l’entraînement de fond a été réalisé par les compétiteurs individuellement, mais cette épreuve revêt un caractère particulier puisqu’il existe des obstacles à franchir. L’entraînement a donc été spécifiquement axé sur le franchissement des différents obstacles, auquel s’est ajouté un travail de fond pour corriger la technique de nage de chacun des compétiteurs en tenant compte de leur niveau. L’individu au service de l’équipe Une épreuve complète et endurante reflétant l’esprit du pentathlon : un effort individuel dans un but commun. Cette «folle» semaine s’est donc achevée lundi 8 juillet avec l’arrivée des équipes étrangères qui, le lendemain, ont elles-mêmes reconnues les différents sites pour la compétition. Les équipes de France étaient présentes afin d’accueillir leurs homologues et ainsi faire connaissance avec leurs futurs amis et adversaires… Maréchal des Logis-Chef David Montmey, Affecté au 511e régiment du Train * Association européenne des sous-officiers de réserve, créée en 1963 à Toulon. ** Le seul parcours d’obstacles CISM en France se situe aux EMD à Draguignan.

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Compétitions Interalliées Le sapeur de marine Quentin Massiquet a participé à ses premières compétitions de la CISOR. Étant l’un de nos plus jeunes représentants, il a accepté de répondre aux questions de Servir. Peux-tu te présenter ? J’ai 19 ans depuis juin dernier et je réside à Vallet à 25 km au sud de Nantes. Je prépare un diplôme d’ingénieur à l’Ecole supérieure d’agriculture à Angers. Je suis réserviste depuis février 2012 au 6e régiment du génie et je dois suivre un CAME en août prochain. Autrement, je pratique d’une manière assidue le judo, la natation, l’équitation et aussi la course à pieds, le VTT et la course d’orientation.

Quentin Massiquet, au lancer de grenades

Comment as-tu connu les compétitions de la CISOR ? Les candidats réservistes en Loire-Atlantique doivent subir des tests physiques d’aptitude. Comme mes performances étaient au-dessus de la moyenne, les responsables de l’ASOR de Nantes qui organisent les séances de sélection, m’ont averti de l’existence des compétitions. La diversité des épreuves m’a attiré. La semaine d’entraînement a donc été une découverte totale ? Non pas totalement. Avec mes camarades nous avons effectué plusieurs week-ends d’entraînement et de sélection à Nantes et nous avions un aperçu de ce qu’allait être cette compétition militaire et sportive. Notre première séance d’entraînement s’est même déroulée avant de commencer la FMIR… Les épreuves de cette compétition demandent un entraînement spécifique ? Nous avions tous une bonne forme physique. Cela nous a permis de nous concentrer principalement sur la technique et c’est là, où l’expérience de ceux qui ont plusieurs compétitions à leur actif a été profitable aux nouveaux. Comment s’est déroulée la semaine d’entraînement ? Dès notre arrivée à Draguignan, nous nous sommes préparés avec envie pour les différentes épreuves. Ce stage était à la fois rassurant puisque nous avions les clés et les moyens pour réussir et d’autre part, on pouvait bénéficier de périodes de récupération pour la suite des entraînements. Enfin, c’est bon pour le moral de réussir dans les différentes épreuves avant la compétition. Cela met en confiance. En plus, nous avons passé de très bons moments entre amis lors des entraînements et le reste du temps. L’esprit d’équipe, la solidarité et l’amitié sont nécessaires pour réussir.

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Comment as-tu vécu les journées de compétition ? Pour ma part le début de la compétition était très attendu car pour plusieurs, nous avions préparé ce moment depuis plus d’un an. Le stress était au maximum au début de la première épreuve, le parcours d’obstacles, puis, une fois celui-ci terminé (nous avons effectué le meilleur temps ex æquo avec France 2), le stress était toujours là mais, la pression et l’appréhension sont retombées. La suite des épreuves s’est déroulée sans surprise pendant les deux jours. L’entraînement devait être bien programmé ! Ton sentiment d’appartenir à l’équipe classée à la 2e place ? C’était ma première compétition sous l’uniforme et aussi, mon premier podium militaire, et quelle fierté de monter sur un podium où les compétiteurs sont tous plus âgés que vous et donc normalement plus forts et plus expérimentés !


Draguignan 2013 Libres-propos du vodnik (sergent) Marko, contact de l’équipe slovène. L’entretien a été traduit de l’italien par le caporal Ghislain Quai.

Quelques éléments de présentation ? J’ai 27 ans et je suis étudiant dans une faculté de sport. En 2004, je me suis porté volontaire pour entrer dans la réserve militaire comme artilleur topographe. J’ai effectué une instruction militaire initiale de 3 mois et ensuite, j’ai été sélectionné pour suivre une formation de sous officier. A la fin de celle-ci, 7 mois plus tard, j’ai été muté dans un bataillon logistique comme chef de groupe. Depuis peu, je viens de finir les épreuves de sélection pour être officier dans l’active et j’attends avec impatience les résultats afin d’intégrer l’armée. Comment fonctionne la réserve slovène ? La loi autorise le gouvernement à faire appel aux réservistes en cas de catastrophe comme des tremblements de terre, inondations… Mais, en pratique, le temps de mobilisation est tellement long, que nous n’avons jamais été utilisés. Pour ce qui est des autres activités, celles-ci dépendent beaucoup de la formation de base puisque chaque réserviste est utilisé dans l’emploi pour lequel il a été instruit. Annuellement, le nombre de jours est plafonné à 30, sauf dans des cas exceptionnels : ceux qui suivent des formations pour être caporal, sous officier ou officier. En réalité, depuis 3 ans nous effectuons moins de jours. Cette année nous avons fait seulement 5 jours, l’an dernier 7. Il est impossible de faire les jours d’un autre réserviste indisponible. De plus, le nombre de jours dépend aussi de la spécialité de l’unité. Par exemple, le bataillon de montagne eu la possibilité, cette année, d’organiser 7 jours pour ses réservistes. Quelles sont les différences notables ? Les différences entre nos deux réserves sont nombreuses. Chez vous, il y a beaucoup plus de jeunes. Votre réserve est beaucoup plus organisée. En effet, chez nous, il y seulement 1.500 réservistes qui appartiennent aux unités d’active et nous n’avons pas de commandement centralisé pour la réserve. Nous avons seulement quelques groupes de réservistes qui sont intégrés aux pelotons dans les différents régiments de l’armée régulière pour, en théorie, effectuer le même travail que les militaires d’active. Mon chef de peloton commande des personnels d’active et des réservistes. En conclusion, nous ne sommes qu’une extension de l’armée d’active avec un nombre de jours plafonné à 30 alors que vous, vous êtes plus organisé avec un commandement

Marko au PO

propre et la possibilité de faire des missions au-delà de 30 jours. Vous avez apprécié ces compétitions ? Lors de la compétition tout à été magnifique. Merci de la façon dont vous nous avez reçus. Bien sûr il me semble aussi très important de remercier David Montmey, qui à su faire preuve d’un grand « fair-play » en nous montrant les meilleures techniques pour réussir lors des épreuves. Sans lui nous ne l’aurions jamais fait. L’ambiance lors de la fête qui a suivi les compétitions nous à beaucoup plue. Nous avons beaucoup aimé vos chants militaires qui nous ont montrés de belles et grandes traditions que nous respectons. Merci à tous, la meilleure chose est l’amitié qui est née entre nous.

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Compétitions Interalliées Bilan d’étape, cette compétition interalliée a été l’occasion d’un renouvellement des cadres et d’un rajeunissement de la Fédération des SOR. De nouvelles recrues mais aussi de nouveaux objectifs. Le dynamisme est bien là !

E

n février 2013, l’ambiance à la FNASOR n’était pas obligatoirement à l’optimisme sur les réelles possibilités d’organiser ces compétitions. En effet, la direction de notre fédération enregistrait les désillusions, les déconvenues auxquelles s’ajoutaient les défections. Finalement, grâce à une poignée de jeunes réservistes particulièrement motivés, dont certains se préparaient de longue date pour ce rassemblement militaire et sportif, à l’investissement méthodique de plusieurs associations pour le recrutement de jeunes réservistes issus directement du monde civil, peut-être surtout, à la ténacité des dirigeants de la FNASOR et au soutien sans faille des Armées, les compétitions ont pu se dérouler dans de bonnes conditions. L’apport du monde civil Cette réussite certaine, nous la devons aux compétiteurs mais aussi, à toute une équipe de réservistes, majoritairement des jeunes, qui se sont portés volontaires pour apporter leur aide au bon déroulement de ce rassemblement. Ils ont participé à l’accueil des délégations, agi comme interprètes, servi comme chronométreurs, metteurs en place des balises et boîtiers électroniques, contrôleurs, ouvreurs du parcours CO, signaleurs sur le circuit du cross, ravitailleurs lors des différentes épreuves voire, aux « petits soins » pour leurs camarades des équipes françaises lors du stage de préparation. Nos jeunes réservistes ont su créer tout au 10

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long du stage puis, pendant les compétitions, une ambiance d’amitié et nouer des liens forts de camaraderie avec leurs camarades compétiteurs étrangers. Ont-ils été meilleurs que leurs aînés ? Sûrement pas mais, ils n’ont pas démérité. Ils possèdent, grâce à leur jeune âge, une marge de progression importante alors que d’autres – nous en avons été les témoins - luttent déjà pour maintenir une excellente condition physique. En plus, presque tous issus directement du monde civil, ils ont imprimé un souffle nouveau grâce à leur bonne humeur, leur générosité et leur disponibilité de tous les instants. Finalement, ils ont très activement participé à la construction de l’Europe de la Défense. Nous possédons une jeunesse enthousiaste, désireuse de servir le pays comme réserviste. Les jeunes sont attirés par l’uniforme, disponibles et veulent servir d’une manière désintéressée voire bénévolement. Sachons les accueillir dans nos unités de réserve et dans nos associations. Faisons leur confiance, ils savent se comporter en professionnels dans nombre de domaines. N’hésitons pas à leur confier des responsabilités et aussi, à reconnaître leurs mérites. Recrutez de jeunes réservistes, vous ne serez pas déçus...

ADC (R) Georges Hubert


Draguignan 2013 Retour sur les origines des CISOR... et des Jeux Olympiques !

La délégation slovène

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es premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne se déroulèrent en 1896 et Pierre de Coubertin réussit à imposer, à partir de 1912, le pentathlon moderne composé des 5 disciplines suivantes : l’escrime, le tir au pistolet, la natation, l’équitation et la course à pieds. Ainsi, il faisait adapter les compétences du soldat de la Grèce antique aux actions d’un militaire du XIXe siècle qui devait savoir monter un cheval inconnu, combattre avec un pistolet et une épée, nager et courir. Si le vainqueur du premier pentathlon aux JO de 1912 a été le Suédois Gösta Lilliehöök, le concurrent classé à la 5e place deviendra célèbre pendant la Seconde guerre mondiale : il s’agissait de l’Américain George Patton. Des JO à aux CISOR... En adaptant un concept d’entraînement néerlandais, le capitaine Henri Debrus, qui, ultérieurement, deviendra le président du Conseil International du Sport Militaire, a créé en 1946 le pentathlon militaire. La première compétition qui rassemblait la Belgique, les Pays-Bas et la France s’est déroulée en Allemagne en 1947.

Cinq disciplines étaient retenues pour le pentathlon militaire :

- Tirs de précision puis de vitesse, au fusil, sur des cibles à 200 mètres ; - Parcours d’obstacles (parcours du combattant) de 500 mètres comportant 20 obstacles ; - 50 mètres de natation avec 4 obstacles ; - Jet de 16 grenades vers des cibles à des distances variées ; - Cross-country de 8 km sur un parcours balisé. Dès sa création en 1963, l’Association européenne des sous-officiers de réserve (AESOR) devenue depuis la CISOR, a favorisé l’organisation de rencontres militaires et sportives entre les réservistes. Si des épreuves sportives étaient propices à ce genre de rencontre, les initiateurs ont veillé que les épreuves gardent un lien avec le domaine militaire et se déroulent en équipe. Naturellement, avec des aménagements, les disciplines du pentathlon militaire ont montré la voie.

La rédaction

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Compétitions Interalliées Pour cet évènement international, qui a réuni de nombreuses autorités civiles et militaires, la FNASOR tient à adresser des remerciements particuliers.

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ous remercions, pour leur aide de tous les instants, l’état-major des armées et la délégation interarmées aux réserves, l’étatmajor de l’armée de terre, le délégué aux réserves de l’armée de terre et ses collaborateurs pour le travail important et les conseils apportés tout au long de la préparation. Un grand merci également aux Ecoles militaires de Draguignan et à l’ensemble des personnels de la GSBdD qui ont apporté leur contribution et permis d’accueillir, loger, nourrir l’ensemble des délégations étrangères et, ainsi, permis le bon déroulement des épreuves par un soutien efficace. Un grand merci en particulier : - au service des sports des EMD pour leur aide efficace, les conseils, reconnaissances et la mise à disposition de personnels, de toutes les installations, de leurs équipements électroniques lors du stage et pendant les compétitions ; - aux instructeurs et techniciens du SITTAL pour leur disponibilité et les conseils précieux ; - au service médical présent sur chacune des épreuves lors des compétitions. La FNASOR remercie aussi l’ensemble des régiments et unités qui ont permis à leurs personnels de représenter les armées françaises et ainsi, donner une image rigoureuse, combative et jeune de nos réserves.

Le général de division Georges Lebel félicite les participants.

À Draguignan, le Dolmen de la Pierre de la Fée

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Draguignan 2013 Avis de recherche... Pour prolonger l’effort compétitif et militaire, un ensemble de tests de sélection et de recrutement aura lieu prochainement. Que les amateurs se déclarent...

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a FNASOR recherche des réservistes sousofficier ou militaire du rang, affectés sous ESR, possédant de très bonnes habitudes sportives, volontaires pour participer à ce type de compétitions comme compétiteur ou pouvant apporter leurs compétences dans la préparation et le soutien des équipes françaises. Signalons qu’il est programmé 2 week-ends de sélection à Nantes (2 et 3 novembre 2013 et en avril 2014) et que nous essayerons d’obtenir l’organisation d’un stage national de préparation – une à deux semaines – au cours de l’été 2014.

Contact : FNASOR – fnasor@orange.fr - 01 48 22 05 20 – Adc ( R ) Georges Hubert : 06 61 58 66 63

À Draguignan, un canon du Musée, ancêtre du Caesar...

La rédaction

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Compétitions Interalliées Avis de recherche... Pour prolonger l’effort compétitif et militaire, un ensemble de tests de sélection et de recrutement aura lieu prochainement. Que les amateurs se déclarent...

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ès la première épreuve, le parcours d’obstacles, le très bon temps de 2’55’’ des deux équipes françaises mettait la pression sur les autres concurrents. En ce qui concerne « France 3 », constituée de néophytes de moins de 19 ans qui ont découvert cette discipline une semaine avant la compétition, le gain d’une douzaine de secondes lui aurait ouvert la troisième place. A l’avenir, avec plus d’entraînement, ces jeunes seront compétitifs autour des 3’ alors que leurs « aînés » peuvent passer sous la barre des 2’50’’. Résultats des épreuves Au lancer de grenades, chaque tir dans la fenêtre rapporte 40 points. Avec un score similaire à « France 1 » (16 grenades), « France 2 » pouvait grimper à la 4e place et ainsi talonner l’équipe autrichienne, 3e au classement général. Une plus grande insistance lors de la formation initiale sur l’acte réflexe intitulé « tirer ou lancer une grenade » pourrait nous apporter de nouvelles perspectives dans cette discipline. Natation avec obstacles : la démonstration effectuée avec agilité et efficacité par Antoine, la veille lors de la journée de présentation des installations, a marqué les autres concurrents. « France 1 » avec 14

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29’’ puis « France 2 » occupent les deux premières places tandis « France 3 », réalise un bon chrono. Pour l’épreuve en nage libre (un aboutissement des « habitudes », un seul des équipiers effectue les obstacles…), les faibles différences de temps, 31’’ pour le meilleur, ne donnent pas la possibilité de creuser des écarts en points. Cette épreuve devra savoir évoluer afin que tous les équipiers effectuent l’épreuve avec obstacles quitte à conserver aussi une épreuve de natation en nage libre de 50 m ou plus. Un orage en fin d’après-midi de la première journée a permis aux concurrents d’effectuer le cross, dans des conditions idéales. Le parcours de 8.050 m était difficile puisqu’il comportait 140 m de dénivelées. Classées à la 2e place avec 32’32’’ (à 20’’ des premiers) puis aux 3e et 6e places, nos équipes ont réalisé une excellente prestation compte tenu des faibles écarts de temps à l’arrivée. Effectuée en équipe, la course d’orientation fait travailler l’orienteur et les 2 autres équipiers doivent le suivre. Le meilleur parcours a été réalisé en 47’21’’ par une équipe autrichienne devant l’équipe danoise et « France 1 ». Les équipes françaises ont su bien maîtriser les écarts alors que certaines équipes ont mis presque le double du temps des premiers.


Draguignan 2013

La carte, refaite en 2013 par le service des sports des EMD, correspondait à un terrain accidenté et sélectif. L’organisation a utilisé la GEC (gestion électronique de courses) qui permet, à l’aide de puces électroniques, de connaître, pour chaque balise, l’horaire de passage et le temps réalisé par les concurrents. Cette épreuve devra aussi savoir évoluer – sous forme de relais –, seule façon d’évaluer tous les concurrents et non un seul par équipe. Quant aux deux épreuves du tir au fusil, c’est le domaine où l’expérience prend une part importante. Même si les résultats ont été bons, 812 points en moyenne pour les équipiers français, les meilleures équipes autrichiennes ont pu effectuer des scores excellents de 860 voire 890 sur 1.000 points. Cela est peut-être dû à un manque de séances de tir et la mise en place dans les unités d’entraînements opérationnels avec des tirs de combat. Les tirs de précision deviennent plus rares aussi par un manque des munitions adéquates réservées naturellement pour les opérations de guerre. Représentée en force avec 7 équipes, l’Autriche a remporté la coupe des Nations. Un duel sportif s’est déroulé entre la France et cette nation. La France aura pour objectif l’acquisition de ce trophée en 2015. Possédant une bonne condition physique à leur arrivée au stage, tous nos compétiteurs ont pu acquérir rapidement de bonnes bases techniques. Celles-ci sont encore très perfectibles. Grâce à leur jeune âge, nos représentants ont su tous se surpasser lors des épreuves et améliorer leurs records personnels. Notre groupe de jeunes compétiteurs est très motivé et de nouveaux réservistes sportifs

viendront s’ajouter pour représenter les armées françaises. Le recrutement a déjà commencé et les week-ends de sélection et d’entraînement sont programmés ! Un effort particulier sera effectué lors des entraînements sur les tirs (LG et armes d’épaule y compris avec de l’armement en dotation dans le futur pays organisateur). Par ailleurs, les savoir-faire en course d’orientation qui existent au sein de notre fédération, seront mieux utilisés. Rendez-vous en Slovénie. Sergent-Chef ( R ) Thierry Deloire

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Drapeau

Convention de Kaysersberg Le drapeau des SOR de Kaysersberg (datant de 1949) a été offert par l’Amicale à la ville d’Ammerschwihr, représentée par son maire, Jean-Marie Fritsch.

L

e Drapeau des Sous Officiers de réserve de Kaysersberg et environs datant de 1949 a été offert par l’Amicale des SOR de Kaysersberg et environs par Mme Suzanne Florence, présidente de l’amicale à la ville d’Ammerschwihr représentée par M Jean Marie Fritsch, maire de la ville le vendredi 30 novembre 2012 dans les locaux de la mairie. Cet événement s’est déroulé lors de l’Assemblée générale de l’association en présence des membres de l’amicale, des adjoints de la ville Thomann et Foechterle, des conseillers municipaux Heil et Gröndhal, ainsi que de André Fritch, président des SOR de Colmar et de Armand Schneider, chancelier de la zone de défense Est. Cette donation a fait l’objet d’une convention signée par Mme Florence et M Fritsch. Nul doute que ce drapeau est maintenant en de bonnes mains et sera vu par la population passant dans les locaux de la mairie d’Ammerschwihr. L’amicale a vu le jour en 1932 et c’est le 11 novembre 1949 qu’elle reçoit son premier drapeau (celui remis à la ville d’Ammerschwihr). Elle est très active après la guerre grâce aux présidents successifs, Thé Faller, Jean Kappler et Martin Florence.

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DMD

Portrait d’un DMD Le Délégué Militaire Départemental (DMD) du Territoire de Belfort, le colonel Lebraud, occupe un rôle central dans le dispositif des armées sur le territoire national, d’autant plus qu’il est aussi et surtout le commandant de la base de défense (COMBdD) de Belfort. communautés territoriales ou le monde associatif. Dans le Territoire de Belfort, les relations avec les associations patriotiques sont très satisfaisantes, en particulier avec l’association des sous-officiers de réserve avec qui la Délégation Militaire Départementale entretient des rapports amicaux. Le DMD tisse des liens durables avec tous les acteurs de la société civile comme le préfet, le commandement de groupement de gendarmerie ou le Directeur Départemental de la Sécurité Publique car l’essentiel est de travailler de concert (au quotidien) pour pouvoir faire face quand les circonstances l’exigent. Aussi, le DMD 90 a pris l’habitude de réunir les correspondants défense de chaque commune, à deux ou trois reprises chaque année afin de bien sensibiliser les élus sur le rôle de la défense sur le Théâtre National qui est l’un des théâtres d’opérations les plus importants après le Mali. En effet, chaque jour, environ 2500 soldats des trois armées veillent sur les intérêts français (Vigipirate, surveillance maritime et aérienne) sur le territoire métropolitain et dans les départements et territoires d’outre-mer. Concrètement le DMD soutient les militaires qui sont dans le département, favorise les liens entre les mondes civil et militaire et contribue au rayonnement de l’institution

C

onseiller militaire du préfet, il est aussi un acteur majeur dans la coopération avec le monde civil et un pivot du lien armées-nation. Il exerce d’abord une fonction opérationnelle et en cas de crise majeure dans le Territoire de Belfort, il est en première ligne, en mesure de coordonner l’action des régiments de la base de défense (1er régiment d’artillerie et 35ème régiment d’infanterie) avec les autres services de l’état. Pour réagir dans l’urgence, compte tenu de ses multiples casquettes (COMBdD, DMD et commandant d’armes), le colonel Lebraud est assisté d’un DMD Adjoint et d’un sous-officier opération qui entraînent régulièrement une dizaine de réservistes opérationnels en mesure de le renforcer. Le DMD est un acteur majeur pour tisser les liens entre l’institution militaire et le monde civil. Il s’implique naturellement dans les cérémonies patriotiques et les relations avec le monde combattant mais il recherche des idées novatrices comme des partenariats avec le monde éducatif (Classe de Défense et Sécurité Globale par exemple). Le DMD joue en général le rôle de facilitateur entre la défense, la préfecture et ses différents services, les

La rédaction

Le lion de Belfort.

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28 Raid-Commando « GUINES 2013 » e

- ASOR de Calais-Guines - EXERCICE Il se déroulera du vendredi 29 novembre à 19 heures (accueil sur site et hébergement) jusqu’au dimanche 1er décembre à 12 heures. La sélection se fera essentiellement sur la rapidité des déplacements et franchissements ainsi que sur la capacité à résoudre prestement des questions et problèmes techniques et tactiques simples. - BUT DU RAID Epreuve à caractère militaire et associatif devant permettre à la fois aux Cadres de Réserve de mesurer leurs capacités physiques et techniques et de renforcer les liens d’amitié et de cohésion au sein des Associations. En outre, la rencontre avec la population locale doit contribuer à développer et affermir l’esprit de défense. - PARTICIPATION Le nombre d’équipes est limité à 20. La participation à ce raid entraîne automatiquement l’acceptation et le respect intégral du règlement et de ses annexes Sont autorisés à participer tous les officiers, sous-officiers et militaires du rang de réserve sans distinction de sexe. Des militaires d’active peuvent également participer à titre privé, dans le cadre d’une association, de leur unité ou autre sans que cette participation n’engage la responsabilité de leur Arme. Les équipes étrangères peuvent également participer à condition qu’au moins un équipier maîtrise la langue française CONDITIONS MÉDICALES : Les participants doivent être en condition suffisante pour parcourir une distance d’au moins 40 kilomètres en terrain varié selon un rythme soutenu ; chaque concurrent devra être en possession d’un certificat d’aptitude médicale de moins d’un an à la date du raid ASSURANCES : Les concurrents doivent pouvoir attester au départ de leur assurance individuelle garantissant les risques inhérents à leur participation au raid - COMPOSITION de l’ÉQUIPE 4 équipiers dont au moins un officier ou sous-officier qualifié « chef de section » ; les équipes à 3 et 5 cadres sont tolérées. - TENUE-ÉQUIPEMENT Tenue de combat sans arme pendant le raid (port de Rangers ou de brodequins militaires obligatoire) et jusqu’à la proclamation des résultats.

OUI, je souhaite me renseigner et m’inscrire. Je contacte : Le Lieutenant-colonel (H.) Henry-Christian SEREDNICKI 4 rue Claude DEBUSSY - 62137 Coulogne Tél. Domicile : 03 21 34 88 16 / Portable : 06 84 80 14 99 / henry.serednicki@orange.fr aosor.calais.guines.free.fr / aosor.calais.guines@free.fr


ENSOA

ENSOA Le général de brigade Patrice Paulet a été nommé, le 1er août 2013, Commandant de l’École Nationale des Sous-Officiers d’Active.

N

é en 1960, SaintCyrien de la promotion « Grande armée » de 1981 à 1983, il choisit l’infanterie. L’essentiel de sa carrière opérationnelle s’est déroulée dans les unités de la légion étrangère et plus particulièrement au 2e régiment étranger de parachutistes à Calvi où il sert successivement en qualité de chef de section, officier adjoint et commandant de compagnie. Affecté par la suite à la sous-direction des bureaux du cabinet du ministre de la défense, il sert en qualité d’officier rédacteur. En septembre 1995, il rejoint le cours supérieur d’état-major puis le collège interarmées de défense en septembre 1996. En 1997, il obtient le brevet d’études militaires supérieures. A la sortie du collège interarmées de défense, il rejoint à nouveau le 2e régiment étranger de parachutistes à Calvi où il occupe pendant trois ans la fonction de chef du bureau opération instruction. Un parcours méritant Le 1er août 2000, il est affecté à l’état-major de l’armée de terre à Paris au sein du bureau de conception des systèmes de forces en tant qu’officier chargé d’études capacitaires internes à l’armée de terre, en interarmées et interministériel. En juillet

2004, il prend le commandement du 2e régiment étranger de parachutistes jusqu’au 21 juillet 2006 et prend part à la tête de son régiment à deux opérations en République de Côte d’Ivoire. Affecté au poste de chef d’état-major de la 11e brigade parachutiste de juillet 2006 à août 2008, il sert notamment comme chef d’état-major de la Task force multinationale Nord au Kosovo de septembre 2006 à janvier 2007. En août 2008, il est affecté au centre de planification et de conduite des opérations de l’état-major des armées où il sert pendant deux années comme adjoint terre, puis en août 2010 comme adjoint conduite et chef du J3. Nommé général de brigade le 1er août 2011, il prend le commandement de la 11e brigade parachutiste. Il occupe également les fonctions de délégué militaire départemental de la Haute-Garonne et de commandant d’armes de la garnison interarmées de Toulouse. Le 1er août 2013, il prend le commandement de l’Ecole nationale des sous-officiers d’active. Il occupe également à cette date les fonctions de délégué militaire départemental des Deux-Sèvres et d’autorité immédiatement supérieure du Centre national d’entraînement commando – 1er Choc. Le 9 septembre 2013, il est désigné, en complément de ses fonctions, pour exercer les fonctions de commandant de la base de défense de Poitiers – Saint-Maixent. Le général Patrice Paulet est officier de la légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du mérite et titulaire de trois citations dont deux avec attribution de la croix de la valeur militaire. Il est marié et père de 3 enfants.

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BdD

BdD de Belfort Après la présentation du DMD de Belfort, le colonel Lebraud, il est logique de présenter sa base de défense (créée en janvier 2011).

S

uivant le principe fondamental qui sous-tendait la réforme de 2008, il s’agissait de mutualiser l’ensemble des moyens dédiés à l’AGSC2 dont chaque entité ou formation relevant du ministère de la défense s’était doté afin de garantir un fonctionnement autonome, quel que soit l’environnement. Les bénéfices attendus consistaient à économiser des postes budgétaires en conservant comme objectif principal l’engagement opérationnel des forces armées et en garantissant à chaque contributeur une qualité de service au moins équivalente. Il s’est donc agi à l’échelon local d’organiser la base de défense devant « soutenir les unités rattachées et participer au soutien de la préparation à l’engagement opérationnel des forces » sans perturber les logiques fonctionnelles en place, en gardant comme impératif majeur la rationalisation des effectifs tout en veillant à harmoniser et à moderniser des procédures souvent chronophages et consommatrices d’effectifs. Un vrai esprit de laboratoire La mission confiée à la base de défense de Belfort recouvrait ainsi les 3 axes suivants : - le soutien AGSC2 des unités et formations de la garnison composée d’environ 2500 personnes ; - la participation au soutien des unités en opération ; - le soutien de la communauté de défense locale et son insertion dans l’environnement socio-économique local. La base de défense de Belfort est une base de niveau 2, recensant majoritairement le personnel du 35e régiment d’infanterie (équipé du VBCI3), du 1er régiment d’artillerie (équipé du LRU4) du CIRFA5 et service de santé. L’impact de l’interarmées y est donc extrêmement limité. Le personnel militaire de la base appartient majoritairement à la 7e Brigade Blindée, et a, à ce titre, un rythme de projection très élevé. Si la base englobe deux sites principaux : le quartier Ailleret et la caserne de Maud’huy, le centre nerveux reste la caserne Friederichs à Belfort où le commandement de la base de défense s’est installé en novembre 2011. Le GSBdD6, bras armé du COMBASE, commandé par le commissaire lieutenant-colonel Jeulin, assure le soutien AGSC1 des unités en garnison et en projection/mission. Il est composé de 200 personnes réparties entre environ 60% de militaires et 40% de civils.

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Les relations soutenant-soutenu sont fondées sur la confiance réciproque, le dialogue permanent, la transparence totale, la programmation coordonnée et sont tournées vers un même objectif : l’opérationnel. Le souci permanent de l’adéquation entre les besoins et les moyens dicte en permanence la conduite du soutien. La mise en place de la BDD1 de Belfort s’est faite avec un esprit de laboratoire. Il a fallu d’abord garder à l’esprit que la finalité était de disposer d’unités bien encadrées, bien instruites, bien équipées, bien gérées de sorte que leur emploi opérationnel soit le meilleur et le plus efficace possible. La finalité de la BdD1 de Belfort est que la projection des forces soit la plus efficiente possible y compris dans les fonctions dites de soutien.

À la mairie de Belfort, en présence du COL Lebraud


PMD

Futurs engagés ? La Préparation Militaire Découverte est un bel outil du ministère pour promouvoir le lien armée-nation.

D

u 14 au 19 juillet, des réservistes de la 6e compagnie du 6e RG d’Angers ont encadré une préparation militaire découverte afin de présenter aux jeunes stagiaires les techniques et matériels de l’Armée de Terre ainsi que le métier de militaire. Cette période placée sous le signe de la cohésion et du dépassement de soi a successivement permis aux participants de découvrir la vie en caserne aussi bien que celle sur le terrain. Entre cours de combat de jour comme de nuit et séances de sport, plus de 40 jeunes ont pu s’initier aux savoir-faire élémentaires du soldat. L’encadrement a également participé par son investissement à la promotion de la réserve militaire et du lien armée - jeunesse. A noter que ces 5 jours furent également l’occasion pour les volontaires à l’engagement d’affiner ou de confirmer leurs orientations futures ainsi que de se faire une idée concrète des qualités physiques et morales requises pour intégrer l’Armée de Terre.

CCH François-Xavier Gicquel

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PDGES

Présentation de la défense globale Le 16 Mai a eu lieu au lycée Paul Dassenoy de Mohrange (57) le lancement officiel du projet « Présentation Globale dans les Établissements Scolaires » (PDGES) en présence du général de brigade Leroi, officier général adjoint de la ZDSE, du LCL Letzelter représentant le LCL Dupont de Dinechin, chef de corps par suppléance du 1er RHC (en l’absence du COL Barbry) et du correspondant défense auprès de la rectrice de l’académie de Nancy-Metz.

S

ur l’initiative du Président Délégué UASOR Lorraine, un groupe de travail comprenant la FNASOR, l’Académie de Nancy-Metz et l’Officier Général Adjoint de la Zone de Défense et de Sécurité Est, s’est constitué afin d’élaborer un projet de Présentation de la Défense Globale dans les Établissements Scolaires. Des différentes réflexions, un dossier académique a été élaboré. Le cadre est en fait celui de la professionnalisation des armées, décidée par le président de la république. C’est ainsi que le service militaire obligatoire, en vigueur depuis la conscription de 1789, a été remplacé à travers la loi du 28 octobre 1997 par une nouvelle forme de service national « universel », une participation à la défense nationale intitulée : « le parcours de citoyenneté pour tous, garçons et filles ». Ce parcours se décline en trois étapes obligatoires : l’enseignement de la défense, le recensement à 16 ans à la mairie pour tous les jeunes français et la Journée Défense et Citoyenneté. 22

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Enseignement civique ? La sensibilisation au devoir de défense est intégrée dans l’enseignement civique. Elle porte sur les principes généraux de l’organisation de la défense nationale et de sécurité collective, en abordant en particulier l’Europe et l’Organisation des Nations Unies. Elle est complétée dans les classes de 1ère et de Terminale durant les cours d’Éducation Civique, Juridique et Sociale. Cet enseignement réalisé par les professeurs de l’Éducation Nationale comporte à la fois des aspects théoriques, mais aussi des séquences illustrées par des images ou encore par des séquences vidéo. Afin que l’élève s’approprie ces notions importantes, il importe que cet enseignement débouche sur une réelle réflexion de sa part, tant sur la politique de défense et ses enjeux, que sur les conditions de sécurité ou encore sur la diversification des menaces dans le monde d’aujourd’hui. C’est précisément à ce niveau que va opérer le programme « Présentation de la Défense Globale


dans les Établissements Scolaires » qui a été élaboré par des partenaires de l’Académie de Nancy-Metz et des Unités du Ministère de la Défense de la Région Lorraine, avec l’appui du monde associatif des réservistes. Sa mise au point interactive – puisqu’il a déjà été testé auprès de groupes d’élèves dans au moins huit lycées lorrains – s’est déroulée sur les deux années écoulées.

PDGES

dans les établissements scolaires


L’entretien

Élisabeth Hubert : « Il faut dévelo Ancien ministre de la santé publique et de l’Assurance Maladie, Élisabeth Hubert est spécialiste du monde de la santé, de la médecine de proximité et des questions hospitalières. Elle a également un parcours moins connu dans la réserve opérationnelle et l’évaluation de la condition militaire. Quel a été l’élément déclencheur dans votre intérêt pour la réserve ? D’abord, mon intérêt pour l’armée provient avant tout du fait que mon père était militaire, officier dans l’infanterie puis dans les transmissions. Même si je n’ai pas connu sa période d’active et d’engagement régimentaire, mon enfance fut accompagnée par ces militaires, anciens camarades de promotion, que l’on voyait souvent à la maison. J’entendais évoquer les mots, « engagement », « servir ». Il en résulta un ensemble de valeurs fondatrices (l’idée de Nation, la France…) qui m’ont été transmises. Sur de telles bases, il ne pouvait donc y avoir d’hostilité pour la chose militaire même s’il n’y avait pas pour autant de propagande familiale. L’engagement de mon frère a, en second lieu à l’évidence, été un exemple. Il m’a donné envie de m’intéresser « au monde militaire » durant mes mandats politiques. Justement, pouvez-vous synthétiser les grandes étapes de votre parcours ? La notion d’engagement y est centrale. Il y a d’abord un engagement associatif, à Nantes, quand j’étais en faculté de médecine. Suite à Mai 68, il y avait une très forte politisation au sein de l’université de Nantes et j’ai voulu m’engager dans la représentation étudiante pour défendre simplement le droit d’étudier. Délégué en faculté de médecine et au conseil de l’université, je faisais donc l’interface avec les autorités universitaires. Ensuite, dès 1980, je me suis engagée dans le syndicalisme médical, où j’ai occupé des fonctions locales et nationales. Puis en politique, avec pour élément déclencheur, l’élection présidentielle de 1981. Je suis devenue conseillère municipale de Nantes en 1983, puis député en 1986 (j’ai été alors la plus jeune parlementaire) jusqu’en 1997, année où je perds les élections législatives alors que je me présentais pour un quatrième mandat à Nantes. J’ai 41 ans et je n’avais pas d’autre mandat que celui de député (hors celui de conseiller municipal d’opposition) : je dois alors réfléchir à ce que je vais faire. J’arrête la politique pour me lancer dans le monde de l’entreprise et je rejoins les laboratoires Fournier, dont je deviens directrice pour la France 24

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durant près de 8 ans. J’apprends le métier de dirigeant de société, le management des hommes. J’y prends goût et en 2007, je crée ma propre société, spécialisée dans l’hospitalisation à domicile, que je préside encore aujourd’hui et qui compte plus de 120 salariés. Et votre engagement militaire ? Deux moments forts, quand j’étais député dans les années 93/95 et alors que des troupes positionnées sur Nantes étaient engagées en ex-Yougoslavie. Je vais à Sarajevo leur rendre visite. Je fais ensuite un autre voyage dans la partie la plus à l’ouest de la Bosnie, en Krajina. Mes souvenirs sont encore très vivaces, je revois ces soldats, au gilet pare-balles que j’ai porté pour la première fois de ma vie tant le danger était présent à tous les coins de rues, aux installations du service de santé des armées qui a sauvé tant de vies… Et puis il y a eu l’IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale) dont j’ai suivi l’enseignement avec la 56ème session, en 2003/2004, la dernière année de ma présence chez Fournier. Pour la première fois, j’approche durablement la condition militaire en fréquentant et en échangeant avec les autres auditeurs de l’IHEDN issus de l’armée d’active. Ils parlent de leur situation, des conditions difficiles de leur vie de tous les jours, logement, éloignement de leurs familles, difficultés de travailler pour leurs épouses… Mais aussi de leur passion pour leur métier. J’ai donc voulu rendre à l’institution républicaine ce que m’avait donné l’IHEDN et j’ai rejoint la réserve opérationnelle au titre du fameux « article 9 » qui permet de recruter des « experts ». Quel est le contenu de votre action de réserviste ? De 2006 à 2009, j’ai été affectée à l’état major des armées et avec d’autres réservistes. Nous avons apporté notre éclairage sur des aspects les plus divers, l’utilisation des relais d’opinion, la sélection des élites, les valeurs que doivent véhiculer les armées pour faire comprendre leur contribution… Parallèlement, à l’initiative de militaires, également auditeurs de la 56ème session de l’IHEDN, j’ai été nommée par le Président de la République, membre du Haut comité d’évaluation de la condition militaire,


structure qui compte 9 membres, 7 titulaires et 2 suppléants, la plupart venant du monde civil, privé ou de la haute administration et dont le but est d’analyser la situation des militaires et de faire des propositions pour améliorer la condition militaire dans toutes ses dimensions. Je finis mon second mandat dans cette institution. Aux côtés des autres membres, j’ai apporté ma contribution à la rédaction de divers rapports, sur les rémunérations, la mobilité, le logement, la reconversion, la féminisation, etc. Au final, après ces diverses expériences je ressens un vrai sentiment d’enrichissement pour avoir côtoyé des êtres dont on imagine mal le degré d’engagement et le courage. J’en retire aussi une certitude : notre modèle d’armée doit évoluer et encore plus au vu des nouvelles réductions d’effectifs inscrites dans le nouveau Livre blanc. Il nous faut d’une part une armée hyper-professionnelle, projetable sur les théâtres d’opérations extérieures et dotée des moyens leur permettant d’assurer efficacement leurs missions et une armée de réservistes, très opérationnels, dont la mission serait d’assurer sécurité et présence militaire sur le territoire national.

L’entretien

opper notre armée de réservistes »

« Après ces diverses expériences, je ressens un vrai sentiment d’enrichissement pour avoir côtoyé des êtres dont on imagine mal le degré d’engagement et le courage. J’en retire aussi une certitude : notre modèle d’armée doit évoluer et encore plus au vu des réductions d’effectifs inscrites dans le nouveau Livre blanc ».

Propos recueillis par le sergent (R) Richard Kitaeff SERVIR-SOR 3e trimestre 2013 - N° 406

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ASOR

ASOR EN ACTION UASOR Lorraine

En plus de ses obligations associatives, il assura d’autres fonctions : -1985 à 2003 : Conseiller municipal à la ville de Téterchen, -1991 à 2003 : Adjoint au maire à la ville de Téterchen, -1992 à 2005 : affecté à l’Etat-Major Départemental de la Protection Civile de la Moselle

Honneur à Paul-René Leist

L

’Union des Associations de Sous-Officiers de Réserve de la Zone de Défense Est voudrait rendre hommage à l’un des siens : le SCH (H) Paul-René Leist président Délégué Lorraine, qui va quitter ses fonctions après une année en doublure avec son remplaçant le MDL® Eric Bosshardt. Paul René Leist est né le 8 aout 1948, marié, deux enfants. Il est entré dans la vie active à 14 ans pour finir en 2005 au poste de contremaître ; cela ne l’a pas empêché de donner son temps libre aux autres en étant membre du corps des Sapeurs-pompiers Volontaires de Niedervisse (de 1965 à 1968). Il s’est essayé à la préparation militaire parachutiste en 1967 qu’il a terminé avec la mention TB et sa carrière militaire commença par un passage, du 01/05/68 au 01/09/69, au 6e RPIMA. A l’issu, il adhéra à l’association des Sous-Officiers de Réserve de Boulay, où il occupa divers postes dont celui de responsable Loisirs-Tirs pour finir comme premier Vice-Président. Voici quelques dates marquantes de sa vie associative: - De 1983 à 1989 : a représenté la France au Rallye militaire européen. - De 1987 à 1990 : délégué de la FNASOR en qualité d’expert tir auprès de la 61e Division Territoriale. - De 1994 à 1996 : Président départemental des Associations de Sous-Officiers de Réserve Mosellanes. -De 1997 à 2013 : Président Délégué des Associations de Sous-Officiers de Réserve de la région Lorraine. 26

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Au cours de sa carrière, de nombreux brevets et médailles lui furent décernés, dont : - Chevalier de l’Ordre National du Mérite, -Médaille grand OR d’honneur du travail, -Médaille de Bronze de la Jeunesse et Sport, -Lettres et témoignage de félicitations du Ministères de la Défense et de la Division. -Médaille d’or d’honneur de la FNASOR, -Médaille Vermeille du Mérite confédéral du Sous-Officier Français, -Médaille de bronze de l’Association Européenne des Sous-Officiers de Réserve, -Brevet Militaire de Parachutiste, -Brevet du parcours sportif du Sapeur-Pompier. Pour les qualités dont il a fait preuve tout au long de son activité associative, l’UASOR voudrait lui dire merci et le mettre à l’honneur. p


AMICALE OR-SOR St-Amarin 68

Une assemblée générale dynamique

L

’assemblée générale s’est tenue le 19 janvier en présence du président délégué régional Serge Pourin , du président départemental Jean-Paul Hohenadel, du maire Charles Wehrlen et de son adjoint. Le président de l’amicale, René Deschler, à ouvert la séance par la minute de silence en mémoire des membres disparus l’année précédente et pour nos soldats morts en OPEX. Une mention particulière pour le pilote le LTN Damien Boiteux, mort au Mali, issu de l’école de Saint-Maixent. Il tenait à rappeler le décès du secrétaire, Jean-Claude Ewig à l’âge de 69 ans. Il a fait son service militaire dans la cavalerie à Mourmelon, en Algérie puis à Pfortzheim. Revenu dans la vie civile il poursuit son perfectionnement pour atteindre le grade d’adjudant. Il rentre dans notre amicale, rejoint le comité et accepte le poste de secrétaire en 2005. C’était un grand sportif et un pilier pour l’Amicale Le secrétaire-adjoint, Gilbert Arnold, donne lecture du P.V. de l’AG 2012 qui est approuvé. Les différentes activités de l’association en 2012, une quarantaine, sont énumérées : réunions du comité, cérémonies patriotiques, activités sportives ski, marche et tir et la convivialité autour d’un repas. Le trésorier donne les comptes approuvés par les réviseurs et l’assemblée. Suit le calendrier 2013 puis le renouvellement de trois membres sortants que sont Paul Arnold, responsable

du tir, R. Deschler et le trésorier J.X. Hildenbrand. Les trois sont réélus pour trois ans. Dans son rapport moral, le président tenait à remercier tous les acteurs de l’amicale ainsi que les élus de la commune qui nous soutiennent très positivement. Il félicite l’équipe de tir qui vient de remporter le Challenge départemental Piriou pour la seconde fois. En ce qui concerne les effectifs, ils sont en légère baisse suite aux décès et à la maladie. Après les allocutions des personnalités présentes deux médailles sont remise à deux membres : La médaille d’Honneur FNASOR en Argent pour Jean Larghi. Il a fait une carrière exemplaire chez les sapeurs- pompiers en tant que bénévole en terminant avec le grade de lieutenant-colonel. La médaille de la Fidélité Or a été décernée à Eugène Becher, autre pilier de la section Tir. Le verre de l’amitié à conclu cette assemblée. Biathlon de Bussang du 27 janvier Organisé par les Cadres de réserve des Vosges, cette épreuve s’est déroulée dans des conditions optimales sur deux boucles de 5 km avec un tir couché et un tir debout. Pascal Scherlen s’est classé deuxième et Florent Arnold 25ème sur les 50 classées. Ce dernier à progressé de 15 places par rapport à 2012. p

ASOR WITTENHEIM-KINGERSHEIM 68

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e 25 juin dernier, Michel Nam et Gilbert Schrembacher, respectivement président et porte-drapeau de l’amicale des Sous-Officiers de Réserve de Wittenheim-Kingersheim dans le Haut Rhin, ont rendu visite aux élèves de l’école élémentaire Fernand-Anna à Wittenheim. Ils ont félicité 112 élèves pour leur participation à l’opération « Colis de Noël » destiné aux militaires français en opérations extérieures. Ces écoliers ont réalisé des dessins qui ont été joints aux colis envoyés aux soldats.

Au cours des échanges, le président a rappelé l’importante mission qu’effectue ces soldats dans les différents champs d’opération, en Europe (Kosovo), Moyen-Orient (Liban-Jordanie), Asie Centrale (Afghanistan), Afrique (Côte d’Ivoire – Golfe de Guinée – Tchad – Mali), Océan Indien. Les enfants lui ont fait part des réponses par lettres, photos et écussons qu’ils ont reçu en retour : un des élèves a même reçu la visite en classe d’un soldat originaire de la région et écolier lui-même dans l’établissement. Pour clore, ils ont offert un goûter aux enfants...

ASOR

ASOR EN ACTION


ASOR SAVERNE & ENVIRONS

Le sacrifice de l’équipage du Potez 63-11

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e dimanche 26 mai 1940, un terrible combat aérien s’était déroulé dans le ciel entre Saverne et Hochfelden.Récemment, à Gimbrett, deux coéquipiers de Frank Lerbs, président de l’association des sousofficiers de Saverne, se sont impliqués dans une imposante cérémonie de devoir de mémoire, inspirée de l’histoire savernoise de 1940. Ainsi Jean-Pierre Brion se trouva en première ligne avec le drapeau de l’ASOR de saverne & environs devant Michel Huss directeur de l’ONAC, le major Barbier de l’ANSORAA et le Colonel Jousseaume de la Bretesche de l’Etat- Major du SIRPAT. Patrick Kautzmann, membre de l’ASOR de saverne & environs, originaire de Hochfelden, avec le soutien de l’association « les Ailes Brisées » dont il est également membre, a fait réaliser un monument à la gloire de l’équipage français du POTEZ 63-11 n° 780 qui s’était sacrifié dans le ciel, au-dessus de SaverneHochfelden, en Mai 1940. Patrick Kautzmann, secondé et associé à Mr Roland Muller (de Soufflenheim) dans des recherches historiques communes, ont mené ce projet jusqu’à sa réalisation concrète : ils ont répertorié plus de 157 crashs aériens dans le Bas Rhin entre 1939 et 1945, dont une dizaine autour de Saverne. Ce fut donc ce combat aérien, tombé dans l’oubli, d’une durée et intensité exceptionnelle en 1940 marqué par

l’exemplaire esprit de sacrifice témoigné par l’équipage, qui fit l’objet de ce devoir de mémoire avec la création d’un monument. Parti de Niedernai au matin du 26 Mai 1940, le commandant Jean Leclère, pilote chevronné à la réputation éminente, commandant le Groupe Aérien d’Observation 512, avait accepté une mission particulièrement périlleuse : explorer les avants de la Ligne Maginot entre Rohrbach – les- Bitche et Lauterbourg. Il choisit le meilleur équipage : le Lieutenant Jacques Nodet, observateur et le Sergent Christian Licitri comme mitrailleur. Attaqué à leur retour dans le secteur de Saverne par quatre Messerschmitt 109, Leclère parvint au bout d’un combat de 15 minutes à steinbourg en ayant réussi à épuiser les munitions de trois de ses poursuivants. Cependant le quatrième s’acharna sur l’infortuné POTEZ . Voyant son mitrailleur touché, le Commandant désirait atterrir sur le petit aérodrome, mais son dernier adversaire le contraint à changer d’avis. Le combat redoubla d’intensité vers Hochfelden et se termina tragiquement dans la cour d’une ferme à Gimbrett. Les trois aviateurs périrent carbonisés. Cet acte héroïque produisit une vive émotion au sein de tout le GAO. Enterrés à l’issue de funérailles grandioses à Haguenau, ils furent cités, à titre posthume, à l’ordre de l’Armée de l’Air par le Général Vuillemin. En présence des familles de ces héros que Patrick Kautzmann avait réuni, le dévoilement fut suiviu par une cérémonie de recueillement à Haguenau devant les tombes. Patrick Kautzmann

XVème Journée « Armée-Jeunesse » à Bourlon (62) Ce vendredi 19 juillet, l’association des sous-officiers de réserve de Cambrai a organisé sa quinzième Journée avec la participation de 132 jeunes des centres aérés de la région. L’objectif était de sensibiliser les enfants à la citoyenneté et au devoir de mémoire. Les enfants devaient aussi effectuer un mini-rallye comportant des ateliers d’initiation à la topographie, au tir à la corde, au lancer de grenades inertes, au tir à billes, à un miniparcours du combattant. Figuraient également au programme des ateliers d’information air, mer, terre, des ateliers de quizz (une façon d’aborder des sujets comme l’histoire de France, l’Europe, l’armée, la nature). A la fin de la journée, tous les participants se sont recueillis au mémorial canadien (bataille de Bourlon 1917/1918), à la stèle des maquisards où des jeunes patriotes français ont été tués et fusillés par les allemands le 11 juin 1944, ainsi qu’au cimetière du Commonwealth en présence de la représentante du Canada, des autorités civiles et militaires, des présidents et porte-drapeaux d’associations patriotiques de la région. Pour cette journée, diverses associations patriotiques nous ont offert leurs services telles que l’ANSSORA de Cambrai, l’UNC de Bourlon, les AFFA de Cambrai, la Sécurité Civile (59/62), les pompiers, les CIRFA, les ASOR de le Cateau, d’Avesnes sur helpe, d’Hénin-Baumont, l’UNP de le Cateau et Valenciennes, fanfare de NeuvilleST-Rémy, Comnern Rangers- escadron 59, les Harkis de Valenciennes.

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ASOR 94

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ncontournable rendez vous pour notre association, la journée des associations de Vincennes s’est déroulée le 7 septembre 2013. Grâce à notre équipe de bénévoles (ADC Dominique Mathey, MDL Bernard Glaize, Dominique Pascual et moimême) le stand était prêt à accueillir les visiteurs dès 9h00. Cette année 174 associations de la ville étaient représentées : 66 associations culturelles et internationales, 40 associations sociales et de santé, 34 associations sportives, 6 associations de jeunesse, 18 associations diverses et 10 associations patriotiques dont l’ASOR94/ AEPSOR, ainsi que 6 services municipaux. Un ciel clément, un soleil timide mais présent, nous ont permis d’avoir un nombreux public et de mener à bien notre action en faveur du lien Armée-Nation et du développement du Devoir de Mémoire. Tout au long de la journée des membres de l’association sont venus renforcer notre équipe : ADC André Bounet, MP Alain Kuss, ADJ Michel Bouteculet, PM Michel Mager, ADJ Denis Sabatier, SCH Philippe Liger,

SGT des servives de santé Annie Daval, SGT Pierre Benoit, SGT Jean-Marie Wagnon, MDL Bernard Glaize, BCH Patrick Morvan et nos amis Monique Olivieri et Manuel Guillin. Cette journée a encore montré notre motivation et notre détermination à œuvrer en faveur de nos Armées et de l’esprit de défense. Merci à toute l’équipe et aux services municipaux de la ville qui ont permis le bon déroulement de cette manifestation. p

SCH André Pascual Président de l’ASOR94-AEPSOR

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Association des cadres de réserve d’Avesnes sur Helpe

Transavesnoise 2013

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a Transavesnoise 2013 s’est déroulée les 21,22,23 juin 2013 à Liessies, dans le magnifique cadre du lac du Val Joly. Cet exercice, ouvert à tous les militaires de réserve de l’Armée de terre et de la Gendarmerie, a rassemblé 14 équipes de 3 concurrents. Rassemblées dans les locaux du Bastion d’Avesnes / Helpe, dans la soirée du vendredi 21 juin 2013, jour de la fête de la Musique, les équipes ont effectué une épreuve de tir de précision à 10 m à la carabine à plomb au stand de tir voisin. Dès 4h 45, le 22 juin, les équipes sont déposées sur le terrain, intervalle 3 minutes, à l’Est d’Avesnes, sans connaissance de leur position. Après un tour d’horizon rapide, elles s’engagent sur un parcours de 3 km en zone urbaine, à la découverte des remparts de la Ville d’Avesnes. aux aurores. Puis, après un déplacement vers le Val Joly en véhicule, elles engagent l’épreuve principale de la Transavesnoise, un parcours d’orientation, très technique, sur 28 km, entre 8 et 19 h autour du Lac, avec pour la première fois la traversée d’un bras du lac au fond des Coqs à l’aide d’une embarcation de fortune, et un tir au fusil laser en ambiance de combat rapproché, et une localisation de balise par radio goniométrie..

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Chaque équipe doit localiser 18 balises, positionnées avec précision dans le vaste domaine forestier du Val Joly. Cette recherche nécessite de la part des acteurs, une lecture méticuleuse de la carte,avec l’appréciation fine des mouvements de terrain, et surtout, une orientation parfaite de leurs déplacements. Des ateliers techniques complètent les difficultés du parcours : - Traversée de rivière d’un coéquipier blessé. - Analyse du principe de construction du port de débarquement d’Arromanches en 1944. - Actualités militaires du moment, avec l’intervention de l’Armée Française au Mali.. - Franchissement d’un obstacle sur une corde tyrolienne simple. Le repas de cohésion , clôture dans la soirée cette belle journée. Après le dépôt d’une gerbe au Monument aux Morts d’Avesnes, le Classement final est proclamé au cours d’une brève cérémonie le dimanche 23 juin à 9h30, en présence de M Poyart, Maire d’Avesnes, M Leporc adjoint, de,M Anceau, Conseiller Général D’Avesnes sud, de la Présidente Régionale de La FNASOR l’Adjudant Sylvie Czyzyk .


Association des cadres de réserve d’Avesnes sur Helpe

Le classement final s’établit comme suit : Equipe 1ère 2787 pts Gendarmerie Mobile de Maisons Alfort. Equipe 2ème 2594 pts Base aérienne Orléans BA 123 Equipe 3ème 2490 pts Base aérienne Villacoublay BA 107. Les Aigles. A noter : la participation pour la seconde fois, d’une équipe réserviste de l’Armée Luxembourgeoise. Les organisateurs Avesnois remercient tous les participants de cette Transavesnoise, représentants des Associations militaires, équipiers, et contrôleurs. D’ores et déjà, nous avons fixé les dates de la Transavesnoise 2014, aux 16, 17, 18 mai 2014. p

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ASOR de Schiltigheim

Assemblée générale, 14 juin 2013

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’est avec la présence du député André Schneider, du maire Raphael Nisand et du délégué départemental des sous officiers, Frank Lerbs, que le président Jean Dufour ouvre cette assemblée générale. Après une minute de silence en mémoire de nos soldats morts pour la France en opération extérieure, lecture est donnée du procès verbal du 29 juin 2012 qui est adopté à l’unanimité. Dans son rapport moral, le président constate que c’est sa 20e et dernière année de présidence. Il rappelle à tout le monde qu’il la quittera en juin 2014 et qu’il faut trouver un successeur. Il se dit assez satisfait de la saison écoulée avec une légère baisse des effectifs au niveau sportif mais surtout au niveau sousofficier. La nouvelle section d’escrime a bien démarré, elle compte actuellement une trentaine de jeunes et il est prévu à la rentrée la création d’une section adulte. Les jeunes ont déjà brillés dans de nombreuses compétitions. Le dynamisme de la relève Les sections d’aïkido, de judo, de plongée sous marine et de tir continuent leurs activités et prévoient de moderniser leurs équipements (tapis de judo - compresseur et rack de plongée pour la plongée, achat de tenues et d’armes pour l’escrime, révision d’armement pour le tir). Naturellement, tout cela engendre d’énormes dépenses (53 000 euros environs). Celles ci seront couvertes par des fonds propres et des subventions du Conseil général du Bas-Rhin et de la ville de Schiltigheim. Je profite de la présence de Monsieur le Maire pour le remercier de son aide en subvention de fonctionnement, d’achat de matériel et de mise à dispositions de locaux. Mes remerciements vont également au Conseil général du Bas-Rhin et au CNDS. Le Maire dans son intervention nous dit sa joie de se retrouver parmi nous et de constater la spécificité de notre association à savoir sa valeur patriotique et son activité sportive. Il apprécie fortement notre minute de silence et notre participation régulière aux manifestations patriotiques organisées par la ville, car le devoir envers la nation est un élément primordial par les temps qui courent. Il nous promet de son entier soutien. Il énumère brièvement l’ensemble de ses activités au cours de la saison écoulée et passa la parole aux responsables des sections. Pierre Wendler au nom de Michel Muller pour l’aïkido indique que l’effectif est de

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124 membres dont 21 enfants. De nombreux stages ont eu lieu suivis assidument par beaucoup de monde et par les professeurs qui continuent sans cesse à se perfectionner. Huguette Vaeth pour le judo nous annonce son départ à la tête de la section après plusieurs années de responsabilités. Elle a trop de travail à l’échelon départemental dont elle est secrétaire, mais continuera a siéger au sein du comité avec de nouvelles fonctions. C’est Jean François Stiegler qui la remplace et qui connait bien le travail puisqu’il est le secrétaire de cette section. Un nouveau secrétaire a pris son poste et est entré au comité de cette section. Les résultats de la saison ont été satisfaisants. Eric Laemmel, pour la plongée sous-marine, nous informe que par suite des changements d’horaires d’entrainement dans les piscines et les pénuries de créneaux horaires d’entrainement intervenues, la section a perdu 30% de ses effectifs. Malgré ceci les activités se poursuivent avec la formation de nouveaux plongeurs et de cadres, avec la sortie à Kruth et grâce à la section photosub toujours plus dynamique. Il est a noté que Daniel Beaureperre, son responsable, a été élu début 2013 président de la commission audiovisuelle au Codep 67... Nous lançons actuellement le programme intitulé « Asor-Horizons 2014-2015-2016. Le développement des sections Simon Schulz, pour le tir, est heureux d’annoncer que sa section compte à ce jour 62 membres soit une augmentation de 30 %. Il lui faut maintenant songer à créer de nouveaux créneaux de tir et trouver des volontaires pour les encadrer. Il indique qu’il faut procéder à la réfection du mur de tir et il étudie la possibilité de le remplacer par des pièges à balles. A suivre. Certains de nos membres ont participés aux championnats dits « aux armes réglementaires» au niveau du département (3 médailles d’argent) régionaux (3 engagements dans 3 disciplines) et éventuellement national en fonction des résultats. Nous avons également participé au concours de tir Asor à Wittenheim le 8 septembre 2012. Julie Taby pour l’escrime se dit satisfaite de cette saison débutante, car de nombreux jeunes se sont inscrits et il y eu de bons résultats sportifs pour les débutants. Elle est contente de l’ouverture d’une section adulte en septembre 2013. Elle félicite le Maître d’armes Serge Provost pour le travail effectué. Le président les remercie et passe la parole à Pierre Wendler, le trésorier général, qui nous informe du bilan de l’année écoulée. Les recettes 2012 se sont élevées à 121 649 euros et les dépenses à 109 565


euros, de sorte qu’il reste un excédent de 12 083 euros. Le bilan est le suivant : Capitaux propres: 176 108, 99 euros - Immobilisations : 45 583, 24 euros - Terrain base de plongée : 5 000 euros. Disponibilités : 122 119, 46 euros. Bilan adopté à l’unanimité des membres présents. Il nous informe du budget prévisionnel pour 2013 : 114 300 euros en recettes et dépenses. Egalement adopté à l’unanimité. Les réviseurs aux comptes déclarent que la comptabilité est bien tenu et demande décharge au trésorier et au comité, ce qui est fait par l’assemblée. Ils sont réélus réviseurs pour l’année prochaine. Frank Lerbs, président départemental, nous indique sa joie de se retrouver parmi nous et constate notre bon fonctionnement. Ont été décorés au cours de cette assemblée : Daniel Poussereau, médaille d’argent de jeunesse et sport et médaille confédérale en bronze du sous officier français, Simon Schulz, médaille de bronze de jeunesse et sports et les « asoriens » de l’année sont Philippe Freyss pour l’aikido, Joseph Iurilli pour le judo et Karine Pierre pour la pongée sous marine.

Jean Dufour Président général Asor

ASOR de Dieuze et environs

Concours de Tir

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es sous-officiers de réserve du département s’étaient donné rendez vous à Dieuze pour s’affronter par équipe et individuellement dans le cadre de leur challenge départemental. Pour la dix-septième année consécutive, l’association des sous-officiers de réserve de Dieuze et environs s’est vu confier l’organisation du concours de tir de la Moselle. Tout comme l’année passée, seules quatre associations du département (Boulay, Sarreguemines, Metz et Dieuze) ont répondu présentes

pour disputer le traditionnel concours de tir départemental des sous-officiers de réserve de la Moselle. Les tireurs se sont affrontés dans les disciplines carabine 50 m avec et sans appui et pistolet 25 m duel et précision calibre 22 LR. Sous la direction de l’équipe technique du stand de tir sportif, les tirs se sont déroulés dans d’excellentes conditions pour la plus grande satisfaction de tous les participants. Ceci en partie grâce au travail de Jean Claude Pilmes et Claude Girard en charge de la collecte des résultats et du palmares.


OUI, je m’abonne au magazine SERVIR pour 1 an à compter du numéro 407. Je règle par chèque ou mandat-compte le montant de 8 euros. J’envoie une enveloppe timbrée au tarif en vigueur à : FNASOR - Service Abonnements - Fort de l’est - 2/6 chemin du Fort - 93200 Saint-Denis

NOM :.............................................................................../PRÉNOM :................................................................. ADRESSE :...................................................................../ CP :................/VILLE :............................................. TÉL :............................................................./ GRADE ÉVENTUEL ET UNITÉ :.............................................


LECTURES

A LIRE absolument ! Guide des ordres nationaux et ministériels

Terrorisme et risk management

Alexandre Wattin

Jacques Charbonnier Editions : Lavauzelle

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i le terrorisme, qui fait désormais partie de notre vie quotidienne, est de toutes les époques, la fin du siècle dernier, parsemée de faits sanglants hautement médiatisés, marque un tournant dans l’histoire, et l’explosion qui ébranla le World Trade Center de Manhattan en février 1993 signe le début d’une nouvelle étape, caractérisée par la volonté de s’attaquer à un très grand nombre de vies tout en s’efforçant de porter atteinte à l’hégémonie d’une grande puissance et à son image. Mais si cette tentative destructrice, appelée à préfigurer un attentat ultérieur bien plus sanglant, illustre le caractère planétaire du terrorisme, l’auteur s’attache d’abord à en décrire les autres éléments inscrits dans le contexte américain, à savoir l’existence d’une importante communauté islamique et la présence, dans la métropole des États-Unis, d’une cible emblématique de la puissance économique américaine, le World Trade Center de Manhattan et son Agence gestionnaire, Port Authority of New York and New Jersey. Puis il décrit les acteurs, les préparatifs et l’exécution de l’attentat, les conséquences de celui-ci et les instances judiciaires, pénales et civiles, qui suivirent. Enfin, se plaçant dans la perspective du risk management (ou management des risques), discipline dont il expose brièvement la philosophie, les objectifs et la méthodologie, l’auteur montre les failles de la politique et des programmes de sécurité du World Trade Center, permettant la réalisation d’une agression qui aurait pu être évitée en utilisant la discipline du risk management et en recourant à certaines procédures touchant l’information des membres de l’Agence et l’organisation de celle-ci. Ce livre, qui est le seul à traiter en français du premier attentat du World Trade Center, s’adresse à plusieurs publics : les enseignants ou les étudiants des cycles de licence, maîtrise ou doctorat, dans les programmes desquels figurent les matières du risk management et de la gestion de crise, les cadres d’assurance (compagnies, agents ou courtiers traitant des risques d’entreprises), les gestionnaires de risques ou consultants en risk management, ainsi que toutes personnes qu’intéressent la question du terrorisme et les réponses à lui opposer. Pages : 254 Prix : 18,80 €

Editions : Lavauzelle

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e guide se veut l’indispensable document de travail destiné à toutes celles et ceux qui, au sein de nos administrations centrales et déconcentrées, ont la charge d’établir des mémoires de proposition de nos distinctions honorifiques en faveur des citoyens français ou étrangers présentés pour une éventuelle nomination dans l’un de nos ordres nationaux ou ministériels français. Ce document présente une architecture standardisée. Son ambition est quadruple : donner les informations indispensables et nécessaires à l’élaboration des mémoires, diffuser les bonnes pratiques, souligner les écueils à éviter afin de garantir que les formulaires soient correctement rédigés et permettre aux personnes publiques de disposer d’un outil de comparaison avec les notes et circulaires en vigueur. En cela il innove et complète judicieusement les ouvrages qui traitent de nos décorations civiles et militaires dont le livret : «Législation et réglementation - Légion d’honneur - Médaille militaire - ordre national du Mérite» publié aux éditions des Journaux officiels qui regroupent l’ensemble des textes fondamentaux et les modifications ultérieures qui y ont été apportées. Cette édition présente en annexe un état des dernières dispositions réglementaires prises en 2008 par le président de la République. Il énumère succinctement les éléments d’information les plus récents concernant l’établissement des mémoires de proposition. En outre cet ouvrage précise : les divers processus d’attribution, rappel les règles en vigueur pour la présentation des candidatures, présente des modèles de mémoires de proposition prérenseignés, les procédures de nomination (ou de promotion) et les décrets fixant les contingents de croix pour la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014. Une photographie couleur de chaque décoration agrémente cette édition.

Pages : 93 Prix : 20 €



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