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Union des Banques 足Cantonales Suisses Rapport annuel 2008


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Sommaire

Introduction

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Principaux thèmes Positionnement des Banques Cantonales  PME et Banques Cantonales Considérer l’Issues Management comme chance 

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Autres activités 

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Nouvelles des instances de l’UBCS

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Nouvelles des organes de l’UBCS

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Organes de l’UBCS au 31 mars 2009

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Annexe Manifestations UBCS 2008 Partenaires de réseau

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Introduction L’exercice 2008 était placé sous le signe de la crise financière mondiale. Bien que les Banques Cantonales n’aient pas été directement concernées par la déconfiture du marché américain des prêts hypothécaires, elles en ont ­ressenti et en ressentent encore les effets sur le système bancaire tout entier.

La crise financière a attisé la crainte de retombées durables et douloureuses sur l’économie globale. Sont de plus en plus souvent évoquées les années 1930 auxquelles la situation ­actuelle est comparée, même si les conditions cadres ne sont pas les mêmes. Des tendances se font jour qui remettent fondamentalement en cause le modèle de l’économie sociale de marché, jusqu’alors couronné de succès. Et des voix se font entendre qui en appellent à l’Etat, considéré progressivement comme un régulateur salutaire, un sauveur d’entreprises et un pilote de conjoncture. Par des temps de crise, il est tout indiqué de fonder les décisions aux conséquences étendues sur une stratégie réfléchie et mesurée. Aussi bien le Conseil fédéral que la Banque Natio­ nale Suisse ont prouvé, au cours de l’exercice 2008, qu’ils sont conscients de cette responsabilité. Leur politique conjoncturelle exprime clairement que, pour eux, la durabilité et la proportionnalité des mesures sont des critères essentiels à l’égard du bien-être des générations futures. Ce n’est qu’en les respectant que la compétitivité de la Suisse sortira fortifiée de l’épreuve. La crise a lancé des défis imprévus également aux Banques Cantonales. En effet, le modèle commercial de celles-ci a connu un essor inattendu causé par les incertitudes croissantes. L’importance des nouveaux fonds affluant chez nous et une clientèle toujours plus nombreuse se tournant vers nous ont confirmé cette évolution. Ainsi, l’excédent de liquidités des Banques Cantonales s’est fortement accentué, ce qui a posé le problème de la rentabilité des formes actuelles de placement. Parallèlement, l’insécurité ambiante s’est amplifiée sur le plan commercial ainsi qu’au niveau interbancaire. La stabilisation du marché financier suisse représente une priorité pour les Banques Cantonales. Car pour elles aussi, le succès commercial dépend d’un secteur bancaire suisse fonctionnel et compétitif. Toutefois, indépendamment de la nécessité d’un comportement solidaire en découlant, il convient de ne pas oublier que les prestataires d’un même marché sont toujours des concurrents les uns par rapport aux autres. L’Union des Banques Cantonales Suisses (UBCS) a agi en

conséquence, adaptant ses activités au nouveau contexte, particulièrement exigeant. Ainsi, au cours de l’exercice 2008, nous avons intensifié notre collaboration avec la Banque ­Nationale Suisse. L’un des thèmes majeurs traités à l’occasion de notre conférence de presse annuelle a été la politique de taux d’intérêt et de crédit des Banques Cantonales. La perception publique et les attentes en résultant ne doivent pas être laissées au hasard – l’exercice nous l’a confirmé de manière flagrante. C’est ainsi que nous avons été particulièrement ­attentifs à l’Issues Management et à l’observation des médias. Le Forum Médias et RP 2008 a constitué une plateforme idéale pour souligner les avantages d’un pilotage de ce genre. Le secteur bancaire s’est rarement vu confronté à des défis aussi fondamentaux. Plus que jamais, une coordination étroite au sein du groupe des Banques Cantonales est requise et, dans certains cas, une action commune s’impose. Saisissons les opportunités du processus en cours, appuyons-nous sur nos points forts pour avancer et pour sortir de la crise, responsables, sûrs de nous et plus solides encore.

Paul Nyffeler Président

Hanspeter Hess Directeur 5


Positionnement des Banques Cantonales La crise du marché financier lance aux banques des défis divers et, en partie, totalement imprévus. C’est également le cas des Banques Cantonales.

Basé sur la pérennité et la sécurité, le modèle commercial des Banques Cantonales a connu, dans la perception publique et dans l’estime de la clientèle, un essor inattendu causé par les incertitudes planant sur la place financière suisse. L’impor­ tance des nouveaux fonds affluant chez nous et le nombre de nouveaux clients et clientes se tournant vers nous confirment cette évolution. L’excédent de liquidités s’est ainsi accentué, et les Banques Cantonales ont redoublé d’efforts pour trouver des formes de placement rentables. Dans le même temps, ­l’incertitude s’est amplifiée au niveau interbancaire, ceci en raison des engagements pris par plusieurs concurrents sur le marché hypothécaire américain et des effets négatifs sur leur solvabilité.

Responsabilité pluridimensionnelle des Banques Cantonales La stabilisation du marché financier suisse représente une priorité absolue pour les Banques Cantonales. Pour elles aussi, le succès dépend d’un secteur bancaire suisse fonctionnel et qui demeure compétitif. En ce sens, les Banques Cantonales n’ont aucun intérêt à souhaiter la déstabilisation de leurs concurrents, ce qui entraînerait des effets désastreux pour la place financière tout entière. Toutefois, indépendamment de ces intérêts communs et du comportement solidaire en découlant, il convient de ne pas 6

oublier que – comme partout ailleurs – les prestataires d’un même marché sont toujours et encore des concurrents les uns par rapport aux autres. Notons en outre que les Banques Cantonales éprouvent une forte obligation à l’égard de leurs principaux propriétaires, les cantons, ainsi que de leurs clients. Ce lien obligatoire se reflète notamment au niveau de la politique de crédit, basée sur des principes clairement définis, éprouvés par la pratique et qu’il est impossible d’invalider, au cas par cas, en fonction des intérêts de tiers. Cette approche fondamentale traduit également la prévisibilité et la pérennité, deux caractéristiques essentielles des Banques Cantonales, qu’il s’agisse de l’orientation stratégique ou de la politique de crédit au travers des différentes phases du cycle conjoncturel. Soutien conjoncturel offert par la BNS La Banque Nationale Suisse (BNS) a réagi très vite et de manière drastique aux dangers émanant de la crise hypothécaire américaine, notamment le risque de récession à l’encontre duquel elle a pris des mesures anticipatoires, en abaissant le taux directeur. Judicieuses et centrales, ces mesures draconiennes ont été rapidement et entièrement adoptées par les Banques Cantonales, lesquelles ont ensuite répercuté la baisse des taux sur leurs clients. Etant donné que les Banques ­Cantonales, en ce qui concerne les hypothèques tout comme les crédits accordés aux PME, occupent la position de leader du marché, ces réductions de taux sont particulièrement importantes pour la stabilisation de l’économie. Cependant, ces taux fortement réduits annoncent fatalement une érosion des marges et ils ne resteront pas sans laisser de traces dans le résultat sur les opérations d’intérêts de nos instituts membres. Actuellement, nous ignorons encore dans quelle mesure les entreprises, au niveau de leurs investissements et, partant, de leurs demandes de crédit, utiliseront les opportunités des taux bas – le contexte économique étant ce qu’il est, les prévisions sont difficiles et entreprendre d’investir requiert du courage de la part des entreprises.


Aucun signe de pénurie de crédit Dans ce contexte, il serait faux d’évoquer le spectre d’une ­pénurie de crédit, car jusqu’à présent aucun indice significatif n’a été décelé, comme l’ont confirmé à la fin de l’exercice, pour l’Espace économique européen, Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE) et, pour la Suisse, Thomas Jordan, directeur de la BNS. Pour ce faire, ils se sont, bien sûr, appuyés sur les volumes de crédit du moment. Lorsque la situation économique se détériore, une baisse de volume au niveau du crédit est généralement interprétée comme un excès de prudence de la part des banques. Or, c’est bien plus compliqué que cela: on ne peut, en effet, parler de ­pénurie de crédit que dès lors où le secteur bancaire, dans son ensemble, resserre ses conditions pour l’octroi de prêts et que, de ce fait, les instituts bancaires se trouvent dans l’impossibilité de satisfaire aux demandes de crédit. Il est vrai que la conjoncture s’est nettement ralentie et que le potentiel de bénéfice a diminué pour les clients bancaires demandeurs de crédit. Il est donc possible que les banques évaluent désormais différemment les risques d’un client à l’autre. Toutefois, conclure sur quelques cas isolés, spécialement choisis, à une évolution représentative reviendrait à ignorer la réalité et, pire, attiserait la crainte de la population. En voici pour l’offre de crédit. Mais n’oublions pas non plus la demande. Par des temps économiquement difficiles, les besoins en financement sont, de manière générale, inférieurs à ceux en phase de haute conjoncture, plus propice aux grands investissements.

gage ont été émises et acquises entre autres par la ZKB. Cette action peut être interprétée comme une profession de foi de la part des Banques Cantonales, soutenant le marché interbancaire dont le fonctionnement est une condition sine qua non pour un secteur financier intact. Pour 2009, l’émission d’autres prêts sur lettres de gage est prévue et, outre la ZKB, d’autres Banques Cantonales se porteront acquéreuses.

La ZKB au secours du marché interbancaire En décembre 2008, sous l’égide de la Banque Nationale Suisse et avec la participation de la Zürcher Kantonalbank (ZKB), le marché interbancaire, partiellement inanimé, est reparti grâce à une transaction opérée par la Banque des ­Lettres de Gage d’Etablissements suisses de Crédit hypothécaire. Cette opération a consisté à mettre en gage des crédits hypothécaires suisses de premier rang et à offrir des prêts du même ordre. Afin d’en garantir le financement, des lettres de 7


La différenciation est de mise Par des temps de crise, il est tout indiqué de conserver un jugement sain et de se rappeler ses responsabilités, du point de vue de l’entreprise certes, mais aussi de celui de l’économie nationale. Ce précepte ne vaut certes pas que pour les Banques Cantonales! Mais du fait de leurs rapports de propriété, il s’applique à elles plus particulièrement. Soulignons qu’au cours de l’histoire, ce rôle d’équilibriste a constitué pour les Banques Cantonales un défi récurrent, qu’elles ont d’ailleurs toujours su maîtriser. Ceux qui réclament haut et fort un octroi de prêts très large se confondent souvent, plus tard, avec ceux qui reprochent aux banques d’avoir mené une politique de crédit déplorable, voire irresponsable. Espérons que pour le secteur financier, l’indispensable processus de restructuration sera bientôt achevé, partout et en profondeur, et que par la suite, la transparence sera bien meilleure, permettant une évolution visible et prévisible vers une réputation solide et durable des acteurs du marché. Nulle part ailleurs que dans la banque, les affaires sont aussi subordonnées à la confiance des clients. Et rares sont les autres secteurs ayant une aussi grande influence sur l’essor des économies nationales.

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Crise du marché financier: défis 2008 – affluence de nouveaux clients et de nouveaux fonds – accentuation de l’excédent de liquidités – paralysie partielle du marché interbancaire – mesures de soutien par la BNS – politique de crédit et taux d’intérêt au crible – réanimation du marché interbancaire grâce à la ZKB – continuité de la politique de crédit au niveau des PME


PME et Banques Cantonales De tout temps, les Banques Cantonales se sentent particulièrement responsables envers les PME. Or, en période de tension économique, réussissent-elles à rester fidèles à leur réputation de partenaire fiable des PME?

En période d’instabilité économique, une attention particulièrement grande est portée sur les PME – elles constituent en ­effet l’épine dorsale de l’économie suisse. Sur les quelque 320’000 entreprises suisses, seules 1300 occupent 250 ­personnes et plus, mais 280’000 sociétés environ comptent moins de 10 employés. Au total, environ deux tiers de la main – d’œuvre helvétique sont des salariés de PME. Aspects importants touchant les relations entre PME et banques Les Banques Cantonales furent fondées au cours de la seconde moitié du XIXe siècle suite à un échec du marché – le but était de permettre ou de faciliter l’octroi de prêts aux PME. Il était ainsi possible d’établir un partenariat à long terme, qui dure aujourd’hui encore. Mais ce n’est pas uniquement pour cette raison que les Banques Cantonales sont leaders du marché auprès des PME en termes de relations de banque principale. Elles ont aussi une bonne longueur d’avance en qualité de pourvoyeurs de crédits d’exploitation. Il en naît logiquement un certain nombre d’attentes quant au rôle et comportement des Banques Cantonales en matière d’octroi de prêts. C’est surtout dans un contexte économique difficile que la relation des PME avec les banques constitue un sujet de discussion. Si l’on considère que, suivant la situation conjoncturelle, 80 % à 90 % des prêts accordés par le secteur financier à l’économie suisse sont sollicités par les PME, on est tenté d’en déduire que les Banques Cantonales assument une certaine responsabilité économique – à ne pas confondre avec une politique de maintien des structures qui, à moyen terme, serait nuisible à l’économie helvétique. La responsabilité économique réside plutôt dans le fait que les décisions en matière de prêts doivent être prises en fonction des risques qu’elles impliquent et conformes à une gestion judicieuse des entreprises.

Les sondages d’opinion confirment la stabilité Pour des raisons d’actualité, les relations entre les PME et les banques ont fait l’objet d’une analyse plus approfondie durant l’exercice écoulé. Afin de disposer de résultats concrets, l’on s’est penché sur différentes études de marché: l’étude de marché «Entreprises» de l’UBCS menée tous les deux ans, avec les résultats d’avril 2007 (réalisée par Demoscope), le sondage annuel «Les questions bancaires actuelles» de ­l’Association suisse des banquiers avec les résultats de janvier 2008 (réalisé par MIS Lausanne), ainsi qu’une enquête de l’UBCS sur les PME avec les données de début septembre 2008 (réalisée par Isopublic). L’étude de marché «Entreprises 2007» de l’UBCS a confirmé une fois de plus le rôle de leader des Banques Cantonales en termes de relations bancaires et de relations de banque principale. Quant au sondage régulièrement mené par l’Association suisse des banquiers, il montre lui aussi très clairement la ­position privilégiée des Banques Cantonales dans les affaires avec les PME. Depuis un certain temps déjà, l’on tente à ce propos d’éclairer la question de la responsabilité économique des banques, notamment celle du soutien apporté aux PME. La majorité des personnes interrogées ne sont pas satisfaites et estiment que dans l’ensemble les banques ne font pas ­assez d’efforts pour soutenir les petites et moyennes entreprises.

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Cette perception ne se limite toutefois pas seulement au secteur bancaire. Un regard critique est également porté sur le rôle des organes de l’Etat. Au niveau relation avec les PME, un rôle positif est en premier lieu attribué aux Banques ­Cantonales. Une majorité relative de la population interrogée estime que les Banques Cantonales s’engagent suffisamment en ­faveur des petites et moyennes entreprises. D’ailleurs, les résultats des sondages sont restés pratiquement inchangés pour les Banques Cantonales au cours de ces dernières ­années (tout comme pour le secteur bancaire en général). Une question intéressante est de savoir dans quelle mesure la dégradation de l’économie et la crise financière actuelle jettent une ombre au tableau et sont à l’origine d’une modification de la perception. Un sondage réalisé par Isopublic portant sur la question du soutien aux PME fournit une image hétérogène: alors que la part des indécis a augmenté lorsqu’il s’agit d’apprécier le rôle des banques, le mécontentement exprimé est moins élevé. En même temps, le taux de ­satisfaction vis-à-vis des banques a légèrement diminué. Le ­jugement positif porté sur les Banques Cantonales s’est en ­revanche encore accentué. Il ne faut donc plus s’inquiéter d’une éventuelle détérioration de la relation entre PME et banques. De plus, le rôle positif hors du commun attribué aux Banques Cantonales s’est en­ core renforcé. Il serait intéressant de savoir pourquoi les ­Banques Cantonales sont perçues de manière nettement plus positive que les autres banques en général.

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Tradition et proximité clients: un atout majeur Par tradition, les Banques Cantonales bénéficient d’une longue et riche expérience en matière d’octroi de crédits, possédant d’excellentes connaissances tant spécialisées qu’humaines. C’est ce qui les différencie des groupes bancaires qui ne découvrent que peu à peu ce domaine d’activités. Bien sûr, les Banques Cantonales profitent d’un modèle d’affaire axé sur la continuité et moins soumis aux évolutions et tendances globales. Elles sont donc plus crédibles que les banques qui modifient sans cesse leur orientation stratégique pour les raisons précitées. Vu cette situation de départ privilégiée, il est bien entendu beaucoup plus simple d’entretenir avec les petites et moyennes entreprises un partenariat à long terme, ­d’importance cruciale notamment dans les opérations de crédit.


Une structure fédéraliste et une forte orientation régionale et locale profitent également à l’image positive des Banques Cantonales, perçues ainsi comme partenaires fiables et ­transparents. Outre leur grande proximité, les Banques ­Cantonales disposent d’un réseau régional dont la valeur est ­essentielle lorsqu’il s’agit de l’évaluation et de l’encadrement de PME. Sans oublier les connaissances spécifiques au lieu, à la branche et aux personnes. Cet enracinement se ­traduit également par le type de produits bancaires proposés. Tous ces éléments jouent un rôle prépondérant dans les relations de bonne entente entre client et banque. Conclusion: Il n’existe pas un unique facteur permettant de distinguer les Banques Cantonales des autres banques. Il s’agit plutôt d’une combinaison des différents facteurs cités qui contribue à l’unicité des Banques Cantonales. Grâce à une longue tradition, un modèle d’affaire axé sur la continuité et à une grande proximité clients, les Banques Cantonales jouissent d’une image positive – un avantage d’une valeur inestimable en cette période d’incertitude économique.

Affaires avec les PME: résultats 2008 – une relation étroite de longue tradition – de bonnes relations malgré un marché financier en crise – perception positive des Banques Cantonales – sentiment d’appartenance grâce à l’orientation régionale et à l’enracinement – tradition et proximité augmentent la crédibilité

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Considérer l’Issues Management comme chance Dans un contexte de médiatisation croissante de la société, la réputation des acteurs économiques est de plus en plus en point de mire. Aussi, face à un marché financier en crise, devons-nous bel et bien reconnaître que la perception ne peut être laissée au hasard.

La pénétration médiatique de la société s’est nettement accrue au cours des dernières années. Outre le traditionnel ­environnement concurrentiel lié au produit, le marché de ­l’opinion publique revêt aujourd’hui une importance cruciale. Les entreprises étant soumises à une observation plus intensive, la communication d’entreprise est amenée à relever de nouveaux défis. Toujours plus de sociétés sont jugées en fonction de leurs facteurs de communication tels que rapidité d’information et transparence envers les groupes concernés. D’où la nécessité d’élaborer des concepts aidant les entreprises à faire face aux incessantes mutations économiques et à la rapidité de la communication. Dorénavant, une gestion globale de la communication est demandée – dans le meilleur des cas ­in­tégrée dans la planification stratégique – et dont l’objectif principal est de générer la confiance. Facteurs influençant la communication Un certain nombre d’évolutions sont à l’origine de la médiatisation accélérée de la société. Suite à d’innombrables fusions, rachats, restructurations et consolidations, les entreprises sont de plus en plus en point de mire. Par ailleurs, les ONG (organisations non gouvernementales, d’intérêt public) sont de plus en plus influentes, exerçant une pression politique et économique accrue sur les entreprises. Grâce à une utilisation professionnelle des médias, les ONG multiplient la diffusion de leurs messages dans le monde entier et se font le porte-parole de la défense de leurs intérêts. Ceci attire encore plus l’attention sur les informations qui scandalisent. Autre ­aspect important: les nouvelles technologies de communication – notamment l’internet est un lieu propice au lancement de débats publics sur des thèmes brûlants. Sous une telle pression, les entreprises se voient toujours plus dans l’obligation de se justifier. Délimitation terminologique Par Issues, on entend des thèmes faisant l’objet de discussions controversées, qui suscitent l’émotion et qui peuvent modifier la perception des actionnaires vis-à-vis d’une entreprise. Il 12

s’agit donc de risques potentiels, mais qui peuvent aussi et surtout représenter une chance. A l’heure actuelle, il est incontesté – le plus souvent après avoir fait de douloureuses expériences – que la détection précoce des risques et leur gestion professionnelle contribuent à sauvegarder la bonne réputation et à garantir ainsi le succès d’une entreprise. Les différentes phases du concept de l’Issues ­Management Le processus d’un Issues Management global peut être subdivisé en différentes phases partielles. Dans un premier temps, il s’agit de mettre sur pied les mécanismes au sein de l’entreprise qui vont permettre de détecter à temps les problèmes potentiels aussi bien au niveau interne qu’externe. Dans un second temps, il convient d’identifier et d’anticiper les problèmes de réputation liés à l’entreprise. Enfin, la sélection méthodique et la priorisation des problèmes de réputation identifiés constituent un autre aspect important. Sur le plan organisationnel, l’Issues Management doit pouvoir garantir une participation systématique des services compétents, afin d’établir rapidement et efficacement un plan d’action et de communication à partir des informations recueillies. Last but not least, il s’agit de la mise en œuvre dudit plan en vue d’un éventuel (re)positionnement de l’entreprise. Réflexions sur la conception et l’organisation Dans la pratique, l’Issues Management n’est pas encore appliqué systématiquement et de façon professionnelle au sein des entreprises. Cet instrument de gestion du risque d’opinion est surtout utilisé par les grandes multinationales. Mais il est fort probable que la crise financière actuelle va pousser les entreprises, notamment les banques, à faire davantage appel à l’Issues Management. Il est d’ailleurs faux de penser qu’une mise en œuvre implique l’acquisition de systèmes spécialisés hautement complexes et souvent chers. En effet, l’utilisation de ressources internes, à savoir la mise en place de groupes


d’experts interdisciplinaires, constitue un bon moyen pour identifier à temps les problèmes pertinents et prendre les mesures qui s’imposent. Vu sous cet angle, l’Issues Management comme fonction interdisciplinaire peut contribuer dans une large mesure au développement futur et au positionnement de l’entreprise dans son ensemble. Approches et utilisations possibles auprès des Banques Cantonales Au Forum Médias et RP 2008, on a procédé à une interpré­ tation différenciée de cet instrument de gestion et à une mise sur pied adaptée à la branche. Ce faisant, il a été constaté que de nombreuses Banques Cantonales disposent d’un système de monitoring permettant d’observer l’opinion publique. L’UBCS peut offrir ici un appui supplémentaire. Par exemple, grâce à un échange de communiqués de presse actuels à ­l’intérieur du groupe des BC. Par ailleurs, l’observation médias établie tous les mois par l’UBCS constitue un outil d’information complémentaire mis à disposition sur l’UBCSnet. Par ailleurs, durant l’exercice écoulé, un News Service UBCS a été créé qui transmet par courriel des dépêches pertinentes aux membres. Ces instruments d’obtention et d’évaluation d’informations sont complétés par des débats menés régulièrement dans le cadre de la commission médias et relations publiques et portant sur des problèmes potentiels. Le système de détection précoce des risques développé par le fög (Département de recherche Opinion publique et Société de l’Université de Zurich) est généralement reconnu comme outil de contrôle de la réputation. Il s’appuie sur une évaluation des médias portant sur un thème spécifique qui oriente non seulement rétrospectivement, mais qui note également les tendances du futur. L’Association suisse des banquiers a reconnu il y un certain temps déjà l’utilité de cet Issues Manage­ ment proactif et a décidé de collaborer avec le fög. Les ré­ sultats de l’évaluation axée sur la place financière suisse sont entre autres régulièrement traités au sein de la Commission d’information et des affaires publiques et transmis par ce

même biais à l’UBCS. Une Banque Cantonale a également décidé dans l’exercice écoulé de faire établir une évaluation fög sur une base régulière, afin que la direction la consulte et, le cas échéant, prenne les mesures qui s’imposent. Les conditions cadres sont donc données pour qu’une mise en ­œu­vre par l’ensemble du groupe puisse être envisagée. Néanmoins, un Issues Management proactif suppose bien plus qu’une récolte externe de données. L’établissement d’une structure interdisciplinaire au cœur de l’entreprise est bien plus important – une structure qui évalue les problématiques (relevées au niveau externe et interne), qui définit s’il y a lieu d’agir et qui contrôle par la suite l’effet des actions entreprises. C’est là le seul moyen d’instaurer un cercle de qualité ­fermé, à même d’assurer un contrôle durable de la réputation.

Issues Management: activités 2008 – publication immédiate de communiqués de presse actuels touchant les Banques Cantonales – news Service UBCS quotidien – observation mensuelle des médias – identification des thèmes par la commission médias et relations publiques – plateformes d’information à titre de soutien pour les Banques Cantonales – l’Issues Management comme thème principal au Forum Médias et RP 2008 – utilisation de l’Issues Monitoring de l’Association suisse des banquiers – evaluation du système fög de détection précoce des risques 13


Autres activités L’UBCS est active dans beaucoup de domaines pour ses membres. Elle s’engage entre autres dans le cadre de la communication marketing et de l’étude de ­marché, ­or­ganise de nombreuses manifestations et se charge des relations avec les ­médias au niveau du groupe.

Cartes et automates Afin de renforcer et de développer le domaine des cartes bancaires, les projets suivants en particulier ont été lancés ou réa­ lisés en 2008: la stratégie des cartes bancaires UBCS 2009 à 2011 a été élaborée et adoptée par le Conseil d’administration dans le but d’exploiter les synergies se dégageant de la coopération et par là même d’accroître les avantages proposés à la clientèle. L’introduction du paiement sans contact avec les cartes de crédit standard et gold a été évaluée et décidée afin d’augmenter l’attrait des produits. Le lancement aura lieu en 2009. Le design des cartes datant de 2000 a été totalement renouvelé. La nouvelle présentation graphique «connexion» (images de ponts suisses) a été réalisée pour souligner le positionnement des Banques Cantonales en tant qu’institutions suisses proches de la clientèle et compétentes. Enfin, l’acquisition d’ATM, coordonnée au sein du groupe des Banques Cantonales, a démarré dans le cadre de la mise en pratique de la stratégie ATM.

Communication Le mandat de l’UBCS dans le domaine de la communication comprend le développement et l’extension de la présence sur le marché et la diffusion de messages communs. Au cours de l’année sous revue, la campagne publicitaire «Grandir ­ensemble.» s’est poursuivie. Elle comprenait cinq séries de 14

spots TV diffusés en premier lieu sur les chaînes nationales et de manière ciblée sur certaines chaînes privées étrangères. Deux nouveaux spots TV ont été produits, «défilé de mode» et «concert», s’adressant plus particulièrement aux clients investisseurs aisés. Les images de ces deux spots illustrent le présent rapport annuel. A la suite de l’évolution très agitée des marchés, des diffusions supplémentaires ont été entreprises en décembre pour renforcer la confiance des clients, reprenant le thème de la confiance et du partenariat de longue date. Les objectifs de la communication faîtière UBCS définie à moyen terme sont vérifiés régulièrement. Un tel contrôle a été effectué durant l’exercice écoulé, et les orga­nes compétents ont décidé de garder en principe la même orientation en y apportant de ­légères modifications. La publicité télévisée doit être poursuivie, et la proximité clientèle doit rester un attribut de l’image de marque. En revanche, l’accent doit être mis sur les compétences des Banques Cantonales, en particulier dans le domaine des placements. La stratégie de marché UBCS 2010+, définie à cet effet, sera soumise aux organes compétents durant le premier trimestre 2009. Corporate Design L’UBCS gère et développe le Corporate Design (CD) des Banques Cantonales, les conseille et répond à leurs questions en la ­matière. Les directives de CD sont mises à la disposition des instituts cantonaux sur une plateforme électronique de UBCSnet. En 2008, les activités suivantes ont été poursuivies: Assistance technique du projet «harmonisation de la marque», au moyen de directives de présentation graphique, d’exemples pratiques et de données haute définition téléchargeables; développement et mise en œuvre d’un nouveau concept de présentation graphique pour les publications de la communication marketing. Le nouveau concept comprend des directives, des modèles et des exemples de prospectus/brochures A4 et A5, de bulletins d’informations imprimés et électroniques, de feuilles informatives et de graphiques. Tous les éléments sont mis à la disposition des Banques Cantonales en tant que données haute définition


pouvant être traitées individuellement. Pour les brochures et les bulletins d’informations, des gabarits Word sont proposés, permettant le traitement de texte direct. Etude de marché Pour les domaines d’activité importants des Banques Cantonales, l’équipe «étude de marché UBCS» respectivement récolte des données et en traite certaines provenant du marché secondaire. Lorsque c’est possible, les données sont mises à dispo­sition au niveau cantonal. Parmi les activités de l’étude de ­marché UBCS, l’accent est mis sur la fourniture d’informations de base sur les relations bancaires et l’utilité des produits dans divers segments de la clientèle ainsi que sur le taux de notoriété de la marque «Banques Cantonales» au niveau national et cantonal. Afin d’encore augmenter le profit que les Banques Cantonales peuvent tirer de l’étude de marché UBCS, des ­analyses spécifiques à certains cantons ont été proposées avec un rapport qualité-prix très intéressant. Durant l’exercice sous revue, les ­activités des deux grandes études de marché se sont concentrées sur les points suivants: d’une part, les données récoltées lors de l’étude de marché UBCS Privés 2007 ont été analysées et traitées. D’autre part, il s’agissait de mettre sur pied les ­travaux de préparation des études UBCS «Entreprises 2009» et «Privés 2009». A cet effet, le nouveau prestataire amPuls Market Research AG a été évalué, en collaboration avec ­Credit Suisse, Raiffeisen et UBS pour le domaine «Privés». Internet Le portail internet commun des Banques Cantonales comprend des informations et des données relatives aux Banques ­Cantonales, à l’Union des Banques Cantonales Suisses et à des thèmes financiers en général. Des rubriques de conseil et des outils de calcul complètent cette offre électronique. Conformément aux recommandations WAI (Web Accessibility Initia­ tive) du W3C (World Wide Web Consortium), le portail béné­ ficie d’une programmation et d’une conception sans barrières. Autrement dit, le site internet est entièrement accessible à tous,

indépendamment des aspects techniques, tels que navigateur, système d’exploitation, terminaux mobiles, lecteur d’écran, etc. Les chiffres sont des plus encourageants puisque le nombre de visiteurs s’est élevé à environ 63’000 par mois en 2008.

Manifestations Les manifestations constituent un autre outil précieux de la communication interne de l’UBCS. Elles comprennent des réunions et conférences consacrées à des thèmes d’actualité. L’UBCS organise aussi des rencontres annuelles des représentants des services spécialisés des Banques Cantonales, par exemple la réunion annuelle Opérations sur titres, le forum ­Legal & Compliance, le Symposium de marketing et le Forum Médias et RP, ainsi que des rencontres des organes de direction des Banques Cantonales. En 2008, le forum des présidents s’est penché sur une série de questions liées à la place financière suisse. Le traditionnel forum de stratégie s’adresse aux CEO des 24 Banques Cantonales. En 2008, ceux-ci ont examiné les questions relatives aux stratégies de distributions efficaces pour l’avenir. Le forum de direction est organisé conjointement par l’UBCS et l’IGK (Interessengemeinschaft der Kantonalbanken für Kaderausbildung). En 2008, cette manifestation s’est consacrée au thème «Banking is people». Ces manifestations servent non seulement de plateforme pour 15


l’échange d’informations professionnelles, mais également à soigner les contacts. Marque L’UBCS gère, sur mandat des Banques Cantonales, la marque faîtière commune «Banque Cantonale» et se charge de la direction et de la coordination du développement continu, du soin et de la protection des marques communes. Durant l’exercice sous revue, elle a notamment continué la surveillance permanente de la marque en Suisse et à l’étranger, la défense contre les marques/signes concurrents ainsi que l’enregistrement et le prolongement de marques collectives et individuelles. Dans le domaine du dépôt des marques, la prolongation de la protection de la marque aux Etats-Unis s’est avérée ­fructueuse. Une marque commune forte constitue en effet un atout concurrentiel décisif à long terme. En 2008, le projet «harmonisation de la marque Banque Cantonale» a poursuivi son objectif, à savoir une même identité visuelle dès le 1er juillet 2008 pour les 24 Banques Cantonales. Le bilan de l’opération est moyen: Sur les neuf Banques Cantonales dont l’image de marque se trouvait au-delà du seuil de tolérance défini, trois se sont ralliées à l’identité visuelle commune et trois autres envisagent une adaptation à moyen terme. Aucun signal positif n’a été donné par les trois derniers instituts. Postfinance Avec l’aggravation de la crise financière en automne 2008, les revendications des partisans à une banque postale nationale ne se sont fait que plus pressantes. Or, il n’y a aucune raison de ne pas suivre la position du Conseil fédéral que ce dernier a réaffirmée à la suite des résultats de la procédure de consultation sur la révision de la législation postale et de la loi sur l’organisation de la Poste: aujourd’hui comme hier, la création d’une banque postale dotée d’une licence bancaire n’est pas nécessaire. Le marché suisse des services financiers offre une gamme de prestations très diversifiée, tant au niveau des prestataires que des produits. De surcroît, la quali16

té de l’offre et de l’approvisionnement est excellente en soi et à l’échelle internationale. La concurrence fonctionne. Par ailleurs, les attentes des partisans d’une banque postale en tant que solution au resserrement éventuel du marché des crédits pour les PME sont irréalistes à divers égards. Relations avec les médias En 2008 également, les relations avec les médias ont constitué un volet important de la communication externe. Les contacts avec les principaux médias ont encore été approfondis et intensifiés. La conférence de presse annuelle en septembre 2008, au sujet des «PME et les Banques Cantonales», a rencontré un grand intérêt et bénéficié d’un écho réjouissant, surtout dans la presse écrite. Les documents correspondants ont été mis en ligne sous la rubrique «Centre médias» du portail des Banques Cantonales, rubrique où les journalistes trouvent aussi une foule d’informations sur le groupe – un service par ailleurs très apprécié. L’UBCS a également publié des communiqués de presse sur la clôture du projet de jubilé Dreamcard, les résultats annuels 2007, l’assemblée générale et les résultats du premier semestre 2008. UBCSnet – l’extranet des Banques Cantonales L’UBCSnet est l’instrument central de la communication interne de l’Union. Enregistrant quelque 730 visites par mois en moyenne, son niveau d’utilisation est bon. Durant l’exercice écoulé, une présentation standard détaillée sur le groupe des Banques Cantonales a été réalisée et mise en ligne. Un autre instrument d’information a également vu le jour, sous la forme d’un service de nouvelles UBCS qui recueille toutes les annonces dignes d’intérêt des agences et les met rapidement à disposition. En outre, les membres de commissions et de groupes de travail ont accès aux procès-verbaux, présentations et autres documents par le biais de leur «closed user group» dans un domaine protégé. Il est également possible de s’abonner à divers bulletins d’informations traitant de divers sujets comme le «corporate design», l’«étude de marché UBCS» ou encore les actualisations en ligne sur l’UBCSnet.


Nouvelles des instances de l’UBCS Cartes bancaires, marché des capitaux, droit bancaire et régulation, marque, communication, opérations avec l’étranger et formation: Les divers organes de l’UBCS traitent de sujets d’importance stratégique pour le groupe des ­Banques Cantonales.

Comité de la coopération BC opérations avec l’étranger Le comité de la coopération BC opérations avec l’étranger encadre et coordonne les activités communes des Banques Cantonales à l’étranger. Le fait de regrouper les activités et les besoins des Banques Cantonales dans des domaines déterminés représente une solution judicieuse dont tous les ­membres bénéficient. Président: Jürg Reichen, Zürcher Kantonalbank Comité d’émission Les Banques Cantonales coopèrent sur le marché des capitaux par l’intermédiaire de la société simple «Banques Cantonales Suisses», dirigée par le comité d’émission. Les modalités et l’étendue de cette collaboration ont été adaptées ces dernières années dans le sillage des changements apportés au ­domaine des opérations d’émission. L’une des principales ­activités du comité d’émission reste le lancement et le suivi en tant que chef de file des émissions de la Centrale de lettres de gage des banques cantonales suisses. Président: Thomas Paulsen, Banque Cantonale Vaudoise Commission cartes/ATM UBCS Afin de profiter de l’effet de synergie, les Banques Cantonales coopèrent de façon ciblée dans le domaine des cartes ­bancaires et, de plus en plus, dans celui des automates, en simplifiant les processus et en mettant leur savoir-faire à la disposition de tous. La commission cartes/ATM UBCS et les deux centres de compétence cartes UBCS et ATM UBCS ­coordonnent et préparent divers projets et activités dont ils ­assument en partie aussi la décision et le déroulement. Lors de l’exercice écoulé, les thèmes suivants ont dominé les activités de la commission: l’élaboration et l’adoption de la nouvelle stratégie de cartes UBCS, l’évaluation et l’introduction du nouveau design des cartes, la préparation du lancement du paiement sans contact sur cartes de crédit, l’établissement d’un appel d’offres pour la fabrication et la personnalisation des

cartes de débit, la réalisation du «mobile voucher» aux ATM (charger son portable à l’ATM) ainsi que l’acquisition coordonnée d’ATM. Après de nombreuses années au sein de la commission dont plusieurs à la présidence, la commission a pris congé d’Arthur Forster à la fin 2008 en lui adressant ses très sincères remerciements pour les services rendus au groupe des Banques Cantonales. Président: Zeno Bauer, Zürcher Kantonalbank Commission comptes annuels et questions de régulation Cette commission s’intéresse, pour l’essentiel, aux réglementations dans les domaines de la présentation des comptes et des fonds propres. La commission traite également d’autres projets de réglementation dont l’aspect premier n’est pas ­d’ordre juridique. Durant l’exercice écoulé, la commission s’est préoccupée avant tout des répercussions de la crise financière sur les comptes annuels, des exigences étendues de la BNS en matière de statistiques et en particulier de la révision de la statistique sur l’encours des crédits. La révision du droit de la société anonyme et du droit comptable a également constitué un thème important. En outre, le système de détection précoce des risques de l’UBCS a dû être adapté à Bâle II. Enfin, la commission a apporté son soutien technique dans le cadre des statistiques relatives aux bilans et aux comptes de résultats de l’UBCS. Président: Matthias Stöckli, Zürcher Kantonalbank Commission juridique La commission juridique de l’UBCS s’intéresse aux questions ­juridiques et de droit politique susceptibles d’avoir des répercussions sur les Banques Cantonales. A cet effet, elle se penche en particulier respectivement sur les projets de réglementation et les développements du droit la concernant et défend en cas de besoin le point de vue des Banques Cantonales. Durant l’exercice sous revue, des rapports ont été établis au sein de la commission juridique, touchant entre autres aux thèmes suivants: 17


législation sur la poste, révision du droit de bail, révision totale de la loi fédérale sur les marchés publics, modification de la loi fédérale contre la concurrence déloyale, loi fédérale sur l’échange d’informations avec les Etats Schengen et le document de discussion de la CFB «Systèmes d’incitation et conflits d’intérêts lors de la distribution de produits financiers». Ainsi la commission juridique remplit sa mission qui consiste à encourager l’échange de savoir-faire au sein du groupe des Banques Cantonales. Le séminaire «Legal & Compliance» qui s’est tenu à Berne les 23 et 24 octobre 2008 a traité en particulier de FINMA/FINMAG, CDB 08, du Risk Based Approach, du financement du terrorisme, du blanchiment d’argent et de l’évasion fiscale. La commission a été augmentée d’un membre représentant Swisscanto, afin de bénéficier d’une plus large assise et d’un meilleur réseau. Président: Prof. Dr. Othmar Strasser, Zürcher Kantonalbank Commission marketing La commission marketing se charge du développement et de la mise en œuvre de projets nouveaux ou en cours dans le domaine commun de la marque et de l’image des Banques Cantonales. Elle assure la coordination des équipes de projet «Corporate Design» et «étude de marché». Durant l’année sous revue, la commission s’est essentiellement appliquée à accompagner et à adopter les projets suivants: nouveau concept de présentation pour les publications de la communication marketing (Corporate Design), nouveau design des cartes UBCS et planification médias 2008 (communication). Le ­Comité du Conseil d’administration et la commission marketing se sont réunis en un atelier stratégique pour définir la ­cible à moyen et long terme de la communication UBCS et les processus en résultant pour le développement et la mise en œuvre de mesures appropriées. Sur la base de ces résultats, la commission marketing a élaboré la stratégie de ­communication à moyen terme 2010+. Président: Hanspeter Hess, UBCS

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Commission médias et relations publiques La commission médias et relations publiques assiste le Secrétariat de l’UBCS dans la définition et la mise en œuvre de la stratégie de communication à moyen et à long terme au niveau du groupe, ainsi que dans la coordination des mesures de relations publiques s’inscrivant dans le cadre de projets communs. L’année sous revue a été caractérisée par le thème «Issues Management proactif». En outre, les membres de la commission ont participé activement à la conception et à l’organisation du 6e Forum Médias et RP et ont fourni une aide ponctuelle dans le cadre de la préparation de la conférence de presse annuelle. Présidente: Dr. Doris Fellenstein Wirth, UBCS Commission programme Top Management Development La commission programme Top Management Development (TMD) est responsable de la préparation et de l’organisation du forum de direction qui, en 2008, a eu lieu à Yverdon, consacré au thème «Banking is people». Président: Bernard Kobler, Luzerner Kantonalbank

Equipes de projet Des équipes de projet composées de représentants des Banques Cantonales, des partenaires de réseau et du ­Secrétariat ont accompagné la mise en œuvre de projets spécifiques dans les domaines suivants: – Corporate Design – étude de marché – réunion annuelle Opérations sur titres – taxe sur la valeur ajoutée – rétrocessions


Nouvelles des organes de l’UBCS Le Conseil d’administration prend des décisions et définit les mesures requises pour atteindre les objectifs de l’Union. L’application de celles-ci relève de la responsabilité du Comité du Conseil d’administration et du Secrétariat de l’UBCS.

Conseil d’administration et Comité du Conseil d’administration Avec l’Assemblée générale, le Conseil d’administration (CA) et le Comité du Conseil d’administration (CCA) sont les organes suprêmes de l’UBCS. Durant l’exercice sous revue, le CA s’est réuni quatre fois en séance ordinaire et a organisé deux Journées stratégiques; le CCA s’est réuni à huit reprises et a pro­ posé un Atelier stratégique. Le CCA s’est intéressé de près à la politique de propriétaire auprès des institutions communes, à la communication sur le plan national, à la situation sur le marché financier et à ­l’évaluation de la présidence UBCS en 2009. Lors de l’atelier stratégique, le CCA et les membres de la Commission marketing, ainsi que d’autres responsables marketing de ­banques CCA, ont débattu des paramètres fondamentaux ­destinés à orienter, à moyen et à long terme, la communication UBCS; ils ont ­ensuite fixé les lignes directrices de cette communication. Pour le CA, les principales préoccupations ont été la politique de propriétaire auprès des institutions communes, les opérations de cartes et de guichets automatiques, la communication, le travail avec les médias, les relations publiques, l’analyse de marché UBCS, la marque «Banque Cantonale», ainsi que la clôture et l’évaluation du programme Dreamcard. Les Journées stratégiques du CA étaient placées sous le titre «Stratégies ­efficaces pour la distribution future». La rencontre annuelle du CCA avec le Directoire de la Banque Nationale Suisse (BNS) a eu lieu en juillet 2008. Il y a surtout été question de la situation économique générale, de l’évolution des Banques Cantonales, de la stabilité financière et des renseignements statistiques sur les banques recueillis par la BNS. Au cours de la période sous revue, Bernt Arpagaus, Alexandre Zeller et Urs Rüegsegger ont démissionné de leurs fonctions au CA. A leur place ont été élus: David Becher, président de la ­direction de la Glarner Kantonalbank, Pascal Kiener, CEO de la Banque Cantonale Vaudoise, et Roland Ledergerber, président de la direction de groupe de la St.Galler Kantonalbank.

Secrétariat Dans le but d’augmenter la valeur ajoutée qu’offre le Secrétariat aux membres de l’UBCS et de renforcer encore l’efficacité de l’organisation, les structures du Secrétariat, ainsi que les processus au sein de celui-ci, ont été améliorés. En outre, de nouveaux instruments d’encadrement des ressources humaines ont été introduits, et les outils existants ont été perfectionnés (définition des objectifs, évaluation des collaborateurs, évaluation des supérieurs), ceci afin de favoriser un travail ciblé et orienté aux résultats. Dans le domaine des appareils de bureau et de l’infrastructure informatique, plusieurs nouveautés ont été mises en œuvre, avec pour objectif d’améliorer la qualité et de prendre une influence positive sur l’évolution des coûts. Au cours de l’exercice 2008, Fabian Dreher, Susanne Gäumann, Carmen Jegge et Daniel Sturm ont quitté le Secrétariat; Dr. Doris Fellenstein Wirth, Miriam Gramelsbacher et Ennio Perna sont venus le rejoindre.

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Organes de l’UBCS au 31 mars 2009

Conseil d’administration Paul Nyffeler*, Seltisberg, président Bernard Kobler*, Luzerner Kantonalbank, vice-président Donato Barbuscia, Banca dello Stato del Cantone Ticino David Becher, Glarner Kantonalbank Rudolf Dellenbach, Aargauische Kantonalbank Jean-Noël Duc, Banque Cantonale Neuchâteloise Blaise Goetschin*, Banque Cantonale de Genève Markus Grünenfelder*, Nidwaldner Kantonalbank Dr. Hanspeter Herger, Thurgauer Kantonalbank Pascal Kiener*, Banque Cantonale Vaudoise Roland Ledergerber, St.Galler Kantonalbank Toni Luginbühl, Zuger Kantonalbank Ueli Manser, Appenzeller Kantonalbank Hans Rudolf Matter*, Basler Kantonalbank Albert Michel, Banque Cantonale de Fribourg Jean-Claude Nobili, Berner Kantonalbank Dr. Beat Oberlin, Basellandschaftliche Kantonalbank Jean-Daniel Papilloud, Banque Cantonale du Valais Martin Scholl*, Zürcher Kantonalbank Bruno Thürig, Obwaldner Kantonalbank Bertrand Valley, Banque Cantonale du Jura Alois Vinzens*, Graubündner Kantonalbank Martin Vogel, Schaffhauser Kantonalbank Gottfried Weber, Schwyzer Kantonalbank Peter Zgraggen, Urner Kantonalbank *Membre du Comité du Conseil d’administration

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Réviseurs des comptes Jean-Luc Wey, Banque Cantonale de Fribourg Alois Schärli, Berner Kantonalbank Secrétariat Hanspeter Hess, directeur Dr. Thomas Hodel Elisabeth Bürgin Dr. Doris Fellenstein Wirth Tobias Ammann Silvana Bonauer Jeannine Bubendorff Gabriela Carraro Sandra Gisiger Miriam Gramelsbacher Nicole Grieder Ennio Perna Murielle Voegeli Tabea Weber


Annexe I Manifestations UBCS 2008

Manifestations UBCS 2008 5.3.2008 Forum sur le Benchmarking/ Value Creating 29.5.2008 Réunion des présidents 29./30.5.2008 101e Assemblée générale ordinaire 13.6.2008 Manifestion sur analyse du marché 26.8.2008 8e échange d’expériences des responsables Web alémaniques 28./29.8.2008 65e Assemblée générale de l’association de Révision interne des Banques Cantonales Suisses 2./3.9.2008 10e Symposium de marketing UBCS 4.9.2008 Manifestion sur l’information financière 5.9.2008 Rencontre des anciens directeurs 25.9.2008 Conférence de presse 29./30.9.2008 Forum des directeurs 2./3.10.2008 Forum des présidents

échange afin d’optimiser et de développer les processus de benchmarking stratégie propriétaires et défis actuels des Banques Cantonales le rôle des Banques Cantonales pour la consolidation de la place financière positionnement des Banques Cantonales dans le segment des placements pour clients fortunés/private banking échange de vues sur les nouvelles présentations internet/intranet sujets divers

22./23.10.2008 Forum de stratégie 23./24.10.2008 3e Forum Legal & Compliance 28./29.10.2008 6e Forum Médias et RP 14.11.2008 Atelier pour les responsables TVA 20./21.11.2008 11e rencontre annuelle au sujet des opérations sur titres 3.12.2008 Forum sur les questions de sécurité

stratégies efficaces pour la distribution future sujets divers Issues Management professionnel grâce à une collecte d’informations moderne analyse des changements dans le domaine de la TVA sujets divers

Valeurs anciens – nouveaux médias prix et conditions des entreprises d’information financière

PME et Banques Cantonales Banking is people défis lancés à la place financière suisse

surveillance vidéo, gestion des accès et alertes dans les banques 21


Annexe II Partenaires de réseau

Partenaires de réseau Swisscanto Holding SA et ses filiales Swisscanto Fondation de placement Swisscanto Fondation collective des Banques Cantonales Swisscanto Flex Fondation collective des Banques Cantonales Swisscanto Fondation collective Supra des Banques Cantonales Swisscanto Fondation de libre passage des Banques Cantonales Centrale de lettres de gage Finarbit SA Swiss Bankers Prepaid Services SA Groupe Aduno RSN Risk Solution Network SA CFBCL Centre de Formation des Banques Cantonales Latines IGK Interessengemeinschaft für Kaderausbildung RTC Real-Time Center SA Finnova SA Bankware Sourcag SA

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Opérations de fonds, placement et prévoyance Placement de fonds de prévoyance Fondation collective de prévoyance du personnel Fondation collective de prévoyance professionnelle Fondation collective de prévoyance professionnelle Fondation de libre passage pour la prévoyance professionnelle Marché des capitaux Courtier sur le marché monétaire Centrale de chèques de voyage Commerce des cartes Gestion des risques Formation et formation continue Formation et formation continue Informatique Informatique Transaction Banking


Editeur: Union des Banques Cantonales Suisses Wallstrasse 8, Postfach CH-4002 Basel, Suisse Téléphone +41 (0)61 206 66 66 Fax +41 (0)61 206 66 67 E-mail ubcs@ubcs.ch www.ubcs.ch

Le rapport annuel de l’Union des Banques Cantonales Suisses est disponible en langues allemande et française. Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à: Union des Banques Cantonales Suisses Dr. Doris Fellenstein Wirth Téléphone +41 (0)61 206 66 12 E-mail medien@ubcs.ch

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© VSKB – 05.09 – 150 F


Jahresbericht VSKB 2008