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• IDÉES WEEK-ENDS OU COURTS SÉJOURS • LOISIRS NATURE OU CULTURE • GASTRONOMIE ET BONNES ADRESSES • RENCONTRES INSOLITES • LAISSEZ-VOUS GUIDER…


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Laissez­vous guider Alsace, Lorraine, une même terre irriguée par les tiraillements de l’Histoire. Une identité forte, façonnée à travers les siècles par une immense fierté qui refusa si souvent le joug. Cette terre chargée de bien des symboles, livre aujourd’hui ses précieux joyaux : une nature préservée, une vigne féconde et des mirabelliers, qui fleurent bon l’eau­de­vie. De Mulhouse à Nancy, de Strasbourg à Metz en passant par Verdun ou Épinal, tout ici respire la générosité d’un environnement en harmonie. La terre, l’eau, le feu aussi. D’immenses prairies et des forêts accueillantes, des villages pittoresques, des activités culturelles, pédagogiques et de loisir : l’Alsace et la Lorraine se vivent, se laissent découvrir et ressentir. Les beaux jours arrivent et, avec eux, des envies de sorties et de balades. Qu’on le parcour d’est en ouest et du nord au sud, ce territoire a de nombreux arguments à faire valoir. Il vous invite à découvrir un patrimoine d’une grande richesse, à feuilleter de visu les pages de notre Histoire, à vous détendre aussi et profiter d’une gastronomie généreuse. Aussi, dans ce 5e numéro de Balades et sorties réalisé avec le concours des quotidiens régionaux, vous trouverez des idées d’excursions et des bonnes adresses pour passer qui un bon week­end en famille ou entre amis, qui de délicieuses vacances. Alors laissez­vous guider… Jean­Marc KLEIS

Ce numéro spécial est imprimé à 670 000 exemplaires et diffusé dans Le Républicain Lorrain, L’Est Républicain/Vosges Matin, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Alsace/Le Pays auprès de deux millions de lecteurs.

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sur-Saulx

Vaucouleurs

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Liffol-

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Gondrecourtle-Château

Butte de Montsec

Commercy

St-Mihiel

Lac de Madine

Toul

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Lamarche

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27 Mirecourt

Sion

Vézelise

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Bains-les-Bains

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Luxeuil-les-Bains

Eloyes

Lac de Gérardmer

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Grand Ventron

Lac de Longemer

Munster

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Ferrette

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Marckolsheim

Sélestat

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Truchtersheim

Hochfelden

Niederbronnles-Bains

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Neuf-Brisach

COLMAR

MULHOUSE

Dannemarie

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Guebwiller

Petit Ballon

Col de la Schlucht

Lac Noir

Kaysersberg

Riquewihr

Ribeauvillé

Barr

MontSainte-Odile

Obernai

Molsheim

Marlenheim

Marmoutier

Haut-Kœnigsbourg

Champ du Feu

Donon

Col du Bonhomme

Lac Blanc

Fraize

St-Dié-

des-Vosges

Anould

Gérardmer

Remiremont

Abreschviller

Rocher de Dabo

Saverne

Bouxwiller

Wingen-sur-Moder

Schirmeck

Phalsbourg

Sarrebourg

Bitche

Meisenthal

Simserhof

La Petite-Pierre

Sarre-Union

Sarreguemines

Raon-l'Etape

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Blâmont

Baccarat

Bruyères

Rambervillers

Plombièresles-Bains

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Lunéville

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Etang de Gondrexange

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Etang de Mittersheim

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Bénestroff

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Fontenoy-la-Joûte

St-Nicolas-de-Port

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Morhange

St-Avold

Vic-sur-Seille

Château-Salins

NANCY

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Creutzwald

Saarlouis

Freyming-Merlebach

Faulquemont

Moselle

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Bouzonville

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Château de Malbrouck

Sierck-les-Bains

Metzervisse

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Contrexéville

Châtenois

Neufchâteau

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Pont-à-Mousson

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Montigny-lès-Metz ChambleyBussières

Colombeyles-Belles

Etang de Lachaussée

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Mondorf-

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Thionville

Aumetz

Dans le Haut-Rhin 44 A Colmar : vieille ville, musée d'Unterlinden... 45 Musée du Vignoble à Kientzheim 46 Jardin des papillons à Hunawhir 47 Village de Riquewihr 48 Citadelle de Vauban de Neuf-Brisach 49 A Ungersheim : Bioscope et Écomusée d'Alsace 50 Musée textile à Wesserling 51 Route des Crêtes 52 A Mulhouse : Cité du train, zoo, musée national de l'Automobile...

Montiers-

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Fresnesen-Woëvre

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Hattonchâtel

Ligny-en-Barrois

BAR-LE-DUC

Vavincourt

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Douaumont Ossuaire

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Audunle-Roman

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Piennes

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Spincourt Azannes

Damvillers

Marville

Sivry-sur-Meuse

Dans les Vosges 26 Cité de l'Image à Epinal 27 Mirecourt : capitale de la lutherie et de la dentelle 28 Grand, la gallo-romaine 29 Lac de Gérardmer 30 Train touristique de Plombières-les-Bains 31 Musée de la grange aux oiseaux à Anould 32 Mines de cuivre du Thillot

St-Dizier

Revignysur-Ornain

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Laimont

Laheycourt

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Triaucourt-

Clermonten-Argonne

Varennesen-Argonne

SainteMenehould

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Dun-sur-Meuse

Stenay

Dans le Bas-Rhin 33 Le musée Lalique à Wingen-sur-Moder 34 A Strasbourg : vieille ville et cathédrale, Musée alsacien, parc de l'Orangerie, jardin botanique et observatoire... 35 Parc Friedel à Illkirch-Graffenstaden 36 Mont Saint-Odile En Meuse 37 Musée du Pain d'épices et de l'Art populaire alsacien de Gertwiller 20 Festival "RenaissanceS" à Bar-le-Duc 38 Musée Würth à Erstein 21 Village des Vieux Métiers à Azannes 22 Spectacle Son et Lumière de la bataille de Verdun 39 Haut-Kœnigsbourg 23 Sites des champs de batailles de la Guerre 14/18 40 Montagne des Singes à Kintzheim 41 Volerie des aigles à Kintzheim 24 Vent des Forêts à Fresnes-au-Mont 42 Didi'Land à Morsbronn-les-Bains 25 Village médiéval de Hattonchâtel dominant le lac de Madine 43 Cascade du Nideck

En Meurthe-et-Moselle 13 A Nancy : place Stanislas, Musée lorrain, 14 Musées des Beaux-Arts et de l'École de Nancy, aquarium tropical, parc de la Pépinière... 15 Musée de l'Histoire du Fer à Jarville-la-Malgrange 16 Château d'Haroué 17 Versailles lorrain à Lunéville 18 Village du Livre à Fontenoy-la-Joûte 19 Cité Radieuse à Briey

En Moselle 1 A Metz : Centre Pompidou-Metz, musées de la Cour d'Or, cathédrale... 2 Maison Robert Schuman à Scy-Chazelles 3 Jardins fruitiers de Laquenexy 4 Château de Malbrouck à Manderen 5 Enfants du charbon à Petite Rosselle 6 Musée de la Faïence à Sarreguemines 7 Citadelle de Bitche 8 Centre international d'art verrier à Meisenthal 9 Parc animalier de Sainte-Croix à Rhodes 10 Domaine de Langatte à l'étang du Stock 11 Chemin de fer forestier à Abreschviller 12 Center Parcs

Parmi les grands sites

Bonnes vacances en Alsace-Lorraine

En tournant les pages de ce guide distribué à près de 670 000 exemplaires dans 5 grands quotidiens régionaux, vous vous surprendrez à rêver et c'est sans plus tarder, peut-être dès demain, que vous organiserez ce petit week-end dont vous vous souviendrez longtemps !

Le moment est venu de recharger les batteries : sites et parcs naturels, richesses patrimoniales, expositions contemporaines et spectacles historiques, parcs animaliers et parcs d'aventure, exploration de la nature, séjours en thalasso, nuits en cabanes perchées, chasse aux trésors, itinéraires de randonnée, découverte des vignobles... Dans cet inventaire à la Prévert, les occasions de réconcilier le corps et l'esprit sont légion et largement ouvertes aux sensations, aux émotions...

En route pour la forme

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Montmédy - Verdun : 62 km Verdun - Bar-le-Duc : 53 km Bar-le-Duc - Metz : 95 km Bar-le-Duc - Nancy : 84 km Neufchâteau - Bar-le-Duc : 73 km Longwy - Thionville : 39 km Thionville - Metz : 29 km Metz - Nancy : 55 km Metz - Bitche : 103 km Nancy - Strasbourg : 139 km Strasbourg - Metz : 154 km Nancy - Epinal : 69 km Epinal - Mulhouse : 105 km Nancy - Lunéville : 29 km Lunéville - Saint-Dié-des-Vosges : 52 km Saint-Dié - Colmar : 57 km Bitche - Haguenau : 43 km Metz - Sarrebourg : 89 km Strasbourg - Colmar : 68 km Colmar - Mulhouse : 40 km Neufchâteau - Epinal : 72 km Epinal - Gérardmer : 39 km

Ces distances sont calculées selon les itinéraires les plus courts et n'ont valeur que d'exemple

A deux pas de chez vous !

Rastatt

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Montmédy

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BALADES ET SORTIES EN MOSELLE La Moselle à (re)découvrir Nature, culture et patrimoine sont les trois tableaux du même triptyque mosellan. À la fois indissociables et complémentaires. La Moselle aurait pu jouer la carte de la culture industrielle, des atouts d’une certaine ruralité. Elle a choisi d’aller de l’avant, d’épouser les formes les plus inédites de la modernité tout en respectant un patrimoine d’une grande richesse. La Moselle a toujours été une terre de passage. C’est pourquoi aujourd’hui, elle vous invite à s’y arrêter. A la (re)découvrir.

Terre d’art et d’histoire, la Moselle a tant à offrir : un patrimoine riche, une nature propice au dépaysement, d’innombrables musées, sans oublier des lieux où les loisirs sont rois.

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Modernité, patrimoine et loisirs Fer de lance de cette modernité affichée, le Centre Pompidou à Metz, avec une nouvelle exposition Vues d en hautqui tente à montrer l’influence de la photographie aérienne sur notre vision du paysage. On y découvrira des œuvres de Delaunay, Picasso, Fernand Léger, Klee ou Kandinsky, des photographies, maquettes, films… En Moselle, on s’échine également à faire vivre son patrimoine. Et il est riche Ainsi, le château de Malbrouck met en scène Georges Brassens à travers une très belle exposition, le Parc archéologique de Bliesbruck­Reinheim retrouve ses légionnaires, la citadelle de Bitche animée par divers spectacles, les vestiges de la ligne Maginot. La Moselle, c’est aussi Amnéville, son casino, ses attractions et son merveilleux zoo avec ses lions blancs, ses gorilles et ses spectacles, le Parc de Sainte­Croix et ses loups noirs. C’est aussi Center Parcs, de très nombreux musées et la découverte d’une très belle ville : Metz, sa cathédrale, son plan d’eau, son quartier impérial… et sa gastronomie.

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Une nature généreuse La Moselle a été gâtée par la nature. De magnifiques forêts, des vignes, des cours d’eau aménagés, des systèmes biologiques uniques, de vertes prairies : tout ici fait l’objet de soins intensifs. Pas étonnant en effet que la Moselle accueille deux parcs naturels régionaux. Le Parc naturel régional de Lorraine avec à l’ouest, des villages de côtes, autrefois de vignerons, de grandes forêts de feuillus et des vestiges de la guerre de 1870. La partie orientale est centrée sur le Saulnois et le Pays des étangs. La Moselle participe également du Parc naturel régional des Vosges du Nord, à cheval sur l’Alsace et la Moselle qui prolonge le Parc du Palatinat. Parmi les réserves biologiques, on trouve l’étang de Hanau et les tourbières de Sturzelbronn. Ont été déclarées en outre réserves naturel­ les, les communes de Longeville­lès­Saint­Avold (Kastelberg), Monte­ nach (pelouse calcaire), Bitche (tourbières et pelouse), Baerenthal (étang) et Hettange­Grande (calcaire de l’Hettangien). Un véritable poumon vert.

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Amnéville­les­Thermes

Au zoo : après les gorilles, les lions blancs Si 2012 était placée sous le signe du noir ombrageux avec l’arrivée des gorilles au zoo d’Amnéville, 2013 peut être qualifiée d’année du blanc. Le Parc animalier privé, ouvert en 1986, accueille en effet depuis ce printemps trois lions blancs. Ces impressionnants animaux ont trouvé leur place en terre mosellane dans le cadre d’un programme de réintroduction des espèces mené par deux biologistes sud­africains. Car la couleur blanche du pelage de Bouba, Malindi et du jeune Madiba n’est pas due à une anomalie mais à une particularité génétique. L’arrivée de ces trois nouveaux pensionnaires s’est accompagnée par le réaménagement complet de leurs diffé­ rents points d’observation pour les visiteurs. Au­delà de ces grands fauves africains, l’année 2013 est marquée par la création d’une petite ferme, laquelle abritera des animaux domestiques dont certains sont en voie de disparition, de la chèvre naine au cochon laineux. Le spectacle des rapaces, qui se déroule tous les jours, a également été entièrement repensé, offrant ainsi une nouvelle vision des capacités de ces animaux évoluant en semi­liberté. Et parmi les incontournables du zoo, on citera encore les ours blancs, les manchots, les girafes, les serpents ou encore les pandas roux ou les fourmilliers géants sans oublier les chiens de prairie. Soit un total de plus de 2 000 animaux appartenant à 360 espèces réparties sur 17 hectares.

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Si la Meurthe­et­Moselle a, à Sion, sa Colline inspirée, la Moselle dispose à Amnéville, d’une véritable colline enchantée et enchanteresse. Mais attention, son point culminant est gelé, été comme hiver. Il s’agit en effet de la ligne de départ de sa piste de ski indoor, la piste de ski couverte la plus longue du monde (620 m de long pour 90 m de dénivelé) dans le Snowhall. L’aventure d’Amnéville a débuté autour de l’eau : la découverte d’une source d’eau thermale aux effets analgésiques et anti­inflammatoire. Le Centre thermal Saint­Eloy est aujourd’hui le 6e centre thermal français. Une piscine olympique, un centre de détente aquatique (Thermapolis) et la Villa Pompéi, un centre de remise en forme et de bien­être complète l’offre de plaisirs liés à l’eau. On pourra également citer dans ce domaine la patinoire ouverte toute l’année. A ces activités, il convient d’ajouter plusieurs d’installations sportives ou de détente, voir culturelles, comme le musée de la Moto ou du Vélo. A quelques pas de là, les poissons de l’aquarium Imperator côtoient les célèbres animaux du zoo. Les amateurs de nature pourront encore se promener autour du lac du Bois de Coulange ou, plus sportivement, s’essayer au golf ou se mesurer dans le parc France Aventures, un des plus grands domaines d’aventures forestiers d’Europe avec ses 7 parcours, ses 132 ateliers (jusqu’à 17 mètres de hauteur) et ses 6 hectares de forêt. Pour des émotions tout aussi fortes mais plus cérébrales, le Seven Casino offre ses tables de jeux et ses machines à sous. Un peu plus loin, Planet Dino permet de partir à la découverte des dinosaures, tandis que les plus jeunes s’essayeront au minigolf ou aux promenades à poney grâce à l’Indian Pawnee Ranch. Toute cette offre est complétée par des cinémas, une grande salle de spectacle (le Galaxie), sans oublier les bars et restaurants qui jalonnent la colline.

la cité des loisirs

Chez nos ancêtres à Bliesbruck­Reinheim

Walygator repart de plus belle

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Après quelques péripéties, le parc d’attractions phare de la Moselle repart de plus belle cette saison à compter du 1er juin. Avec toujours le Monster, le grand huit inversé le plus long d’Europe mais aussi quelques nouvelles attractions, comme un carrousel de deux étages style 1900 (de fabrication française), une zone indoor ou un mini golf animé pour enfants. Car le site se veut avant tout dédié à la famille et aux plus petits. Pas moins d’une quinzaine d’attractions leur sont dédiées, de la balade­découverte en petit train à l’exploration en sous­marin. Les animations aquatiques sont d’ailleurs un des points forts du parc qui promet une septième saison particulièrement animée avec de nombreux spectacles et des horaires d’ouverture élargis en juillet et août (10 h­19 h).

Celte, gauloise ou romaine ? Le visiteur du Parc archéologique de Blies­ bruck­Reinheim a le choix puisque le site permet d’explorer ces trois civilisa­ tions qui ont marqué les lieux de leurs empreintes. Le parc permet égale­ ment de voyager à travers le temps puisque l’objet le plus spectaculaire, la tombe de la princesse de Reinheim, remonte environ à l’an 400 av. J.­C. Et la petite ville romaine – dont une grande villa – qui s’est implantée, a par la suite été abandonnée au Ve siècle. Pour cette exploration de l’histoire et du temps, le Parc archéologique met en place cette année une nouvelle muséo­ graphie, plus animée et dynamique, permettant au visiteur de mieux s’im­ merger dans ce qu’a pu être la vie de nos ancêtres. Le nouveau parcours offre également la possibilité de découvrir 500 objets auparavant seulement présentés lors d’expositions temporaires. Mais le parc est aussi le lieu idéal pour appréhender le travail des archéologues, étudiants ou chercheurs qui travaillent sur le site franco­allemand depuis plusieurs dizaines d’années. Du 1er juin au 15 novembre, l’exposition “Bliesbruck­Reinheim. 2 500 ans d’histoire commune en Moselle et en Sarre“ s’intégreront dans ce nouveau parcours global. En complément, la salle d’exposition accueillera une section plus spécifique, abordant l’importance des nécropoles et du rituel funéraire de l’âge du bronze au Haut Moyen­âge. Au­delà des animations qui ponctuent la vie du Parc archéologique tout au long de la saison, les archéologues invitent plus particulièrement les visi­ teurs les 10 et 11 août prochain. Légion romaine, armées gauloise et celte seront réunies dans la petite vallée de la Blies : au programme, les travaux quotidiens des soldats et des artisans qui les accompagnaient mais aussi, plus spectaculaires, des courses de chars et des combats de gladiateurs.


Bitche, sa citadelle, ses chevaliers La citadelle de Bitche, vaisseau fortifié dominant la ville, est l’œuvre de Vauban. Dans ses retranchements souterrains et ses anciennes casernes, découvrez la retranscription de plusieurs siècles d’histoire. Ce chef­d’œuvre de l’art militaire est le plus important site historique du Pays de Bitche. Il est classé monument historique depuis 1979. Lors de votre visite dans la citadelle de Bitche, vous pourrez découvrir son plan­relief de 1794, maquette historique classée monument historique depuis 1983 et exposé dans le musée de Bitche. Juillet et août : de 10 h à 19 h Hors juillet et août : du lundi au samedi de 10 h à 18 h, dimanches et jours fériés de 10 h à 19 h. Tél. 03 87 96 18 82 Spectacle « Culture et Chevalerie » «Culture et Chevalerie» est une conception inédite du spectacle équestre médiéval. La citadelle de Bitche, bâtie de huit siècles d’histoire, servira de cadre d’expression à cet audacieux rapprochement thématique entre chevalerie et comédie. Vont s’enchaîner, entre autres, l’explicatif des armoiries de Bitche, l’apprentissage du combat, la maîtrise de jeux équestres, la voltige et bien d’autres disciplines (présentations d’armes, etc.). Le tout sera émaillé de jeux de mots, de quiproquos linguistiques, d’humour et de prouesses équestres. Après le succès indéniable du «Secret du chevalier» en 2011 et de «La Malédiction du Chevalier noir» en 2012, les paladins reviennent donc, du 1er mai au 31 août pour de nouvelles et trépidantes aventures ! Le spectacle et les activités seront présentés sur le plateau inférieur de la citadelle (à proximité de la billetterie), à l’ombre du rempart nord, du mercredi au vendredi à 14 h 30 et les samedis, dimanches et jours fériés à 14 h 30 et à 16 h 30 et ce, jusqu’au 31 août. A voir également : le Jardin de la paix, le Simserhof, ouvrage de la ligne Maginot Photo DR

Pompidou­Metz prend de la hauteur Chaque année, la première antenne décentralisée du Centre Pompidou parisien propose une exposition phare. Et cette année, Pompidou­Metz propose de prendre de la hauteur par le biais de l’exposition «Vues d’en haut». Elle met en évidence l’influence qu’eut pour les artistes, l’apparition de la photographie aérienne. Les plus grands artistes s’en sont inspirés, comme Gustave Caillebotte, Camille Pissarro ou Claude Monet qui commence à faire disparaître l’horizon de leurs tableaux. Pablo Picasso et Georges Braque leur emboîtent le pas dans leurs premières compositions cubistes, de même Fernand Léger ou Robert Delaunay dans des séries consacrées aux vues urbaines. L’après­Seconde Guerre mondiale voit naître le Land Art, visible seulement depuis le ciel. Au travers de huit chapitres et suivant un ordre chronologique au départ, le visiteur s’élèvera doucement sur les traces d’Icare, dans un ballon, puis dans un avion et enfin, dans un satellite. «Vues d’en haut» rassemble jusqu’au 7 octobre, 350 œuvres, peintures, photographies, dessins, films et maquettes sur 2 000 m².

Les Jardins de Laquenexy à l’heure maorie Après l’espace consacré aux plantes amérindiennes, les Jardins Fruitiers du Laquenexy poursuivent leur tour du monde en mettant cette fois à l’honneur la Nouvelle­Zélande et le peuple maori. 1 000 m² sont entièrement dévolus aux plantes de la grande île du Pacifique Sud, avec bien sûr des fougères, géantes de 3 à 4 mètres de haut, ou argentée, emblématiques du pays. Mais loin de s’arrêter aux clichés, les Maoris, qui ont eux­mêmes conçu ce jardin, y ont apporté une partie de la diversité florale de l’île. On trouvera ainsi des patates douces, introduites par les premières populations venues de Polynésie. Et l’on pourra ainsi découvrir un mode de culture tout particulier : pour s’adapter au climat plus rude, les Maoris ont mis en place un système de réchauffage du sol, en cultivant les patates douces dans des buttes recouvertes de cailloux plats emmagasinant la chaleur. Mais le visiteur pourra aussi découvrir sur les quatre hectares près d’une quinzaine de jardins thématiques, comme celui des fleurs à croquer, le potager d’un épicurien, le jardin des sens, le labyrinthe de formes fruitières et même le jardin interdit. Chaque jardin possède sa propre atmosphère bien particulière et enchanteresse. En pratique : Les jardins sont ouverts jusqu’au 31 octobre de 10 h à 19 h, du mercredi au lundi. www.jardinsfruitiersdelaquenexy.com

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Sainte­Croix aime les loups Le Parc animalier de Sainte­Croix aime les loups. Il accueillait déjà deux meutes de loups gris européens, une meute de loups blancs d’Alaska. Celles­ci viennent d’être rejointes par une meute de six loups noirs, descendant d’animaux vivant dans le nord des USA et le sud du Canada. Depuis le début du mois de mai, ces six loups peuvent s’ébattre dans un enclos de 1 200 m² à proximité des leurs congénères, sans pour autant que les animaux ne puissent se croiser. Et s’affronter. Les loups noirs ont été réintroduits avec succès aux Etats­Unis dans le parc de Yellowstone, situé au croisement des états du Montana, de l’Idaho et du Wyoming. L’enclos qui leur est dévolu à Sainte­Croix est donc aménagé en petit Yellowstone et s’accompagne de la reproduction d’une mine d’or et d’un comptoir du trappeur. De nouveaux lieux d’hébergement insolites sont égale­ ment implantés, permettant quasiment de vivre au milieu des animaux, le temps d’une nuit. Le parc compte déjà une dizaine de ces hébergements, mêlant écologie et confort, au sol mais aussi dans les airs. Ou plutôt dans les arbres. Avec l’arrivée de cette nouvelle meute, le parc devient un lieu d’observation et d’études privilégié de ces animaux, faisant de Sainte­Croix un lieu incontourna­ ble pour ce qui concerne les loups. Un nouveau parcours d’observation sera inauguré fin juin et le parc accueillera dans la foulée la conférence internationa­ le «Les entretiens du loup». Mais les dirigeants du parc n’en oublient pas pour autant leur vocation première, à savoir l’étude et la conservation des animaux vivant sous nos latitudes. 1 500 représentants de différentes espèces, ours, cerfs, lynx, bisons, loups, oiseaux, reptiles, y vivent en semi­liberté. Le parc affirme également sa vocation pédagogique en organisant de nombreuses animations thématiques. A 200 mètres de Sainte­Croix, le parc d’aventures La Forêt des Enigmes attend les plus intrépides, avec ses 90 ateliers sur 9 parcours de difficulté croissante, sa tyrolienne de 200 mètres de long à 12 mètres du sol, son élastique acrobatique, ses missions à accomplir et ses énigmes à découvrir. Photo DR

Metz, capitale de la mirabelle Ce 18 août, Metz connaîtra le nom de sa nouvelle reine de la Mirabelle. Son élection se fera en deux temps, tout d’abord sur internet, puis, plus classiquement, lors d’un défilé devant un jury et le public. Mais comme le thème général retenu pour les Fêtes de la Mirabelle se trouve être le cirque, les organisateurs prévoient une élection « acrobatique ». Le corso fleuri, point d’orgue de ces fêtes et qui traversera la ville le 25 août, devrait être largement revisité. Rebaptisé la Grande Parade du cirque, « on y verra la reine sous un autre angle » promet le metteur en scène du défilé. La petite prune d’or sera particulièrement célébrée les 24 et 25 août au sein d’un marché du terroir et de l’artisanat organisé en partenariat avec le Parc naturel régional de Lorraine. Les visiteurs pourront y déguster la mirabelle « dans tous ses états ». Le 24 août est en outre dédié aux enfants qui trouveront place Saint­Louis, de nombreux ateliers circassiens. En soirée, les rives de la Seille accueilleront un plateau musical ainsi qu’un grand feu d’artifice. Auquel assistera bien sûr la nouvelle reine de la Mirabelle.

Brassens en son château

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Après Robert Doisneau puis Ben, c’est un monstre sacré de la chanson française que le château de Malbrouck à Manderen héberge cet été. Georges Brassens y pose en effet son sac et ses guitares pour une exposition exceptionnelle. Celle­ci présente par exemple une reconstitution de son espace de travail avec l’orgue sur lequel il a composé la plupart de ses chansons. Les visiteurs pourront également voir l’enregistrement intégral d’un concert que Georges Brassens avait donné à Bobino, sa salle de concert fétiche. Ils y trouveront également bon nombre de partitions originales, des manuscrits – dont celui du fameux Gorille – et des objets personnels. Les quelques 500 pièces en grande partie inédites que rassemble l’exposition ont été prêtées par la famille et des proches du chanteur ou encore des collectionneurs privés et publics. L’Institut national de l’audiovisuel a également largement collaboré en mettant à disposition des bandes sonores, des photos et des vidéos. L’exposition explore aussi bien l’homme public que l’homme privé dans une scénographie mise en relief par l’agencement du château de Malbrouck. Enfin, on pourra découvrir, grâce au jukebox du café, les reprises de Georges Brassens qui ont été faites à travers le monde. Jusqu’au 1er septembre. •Ouvert de juin à août : lundi de 14 h à 18 h ; du mardi au vendredi de 10 h à 18 h ; week­ends et jours fériés de 10 h à 19 h. Photo DR


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Sport et bien­être au Center Parcs Les Trois­Forêts

Le domaine de Lindre Propriété du Conseil général, le Do­ maine de Lindre, constitué de faune et de flore extrêmement variées, est d’une richesse naturelle exception­ nelle (plus de 250 espèces d’oiseaux, plusieurs plantes rares). Ce site reconnu au niveau européen propose également plusieurs activi­ tés dans la saison. Ainsi, le 24 juin, le site vous donnera l’occasion de découvrir les cigognes blanches. Ces échassiers porte­bon­ heur ont élu domicile au Domaine de Lindre depuis plusieurs années. En ce temps de nidification, venez dé­ couvrir cet oiseau majestueux. D’autres animations sont prévues pour la saison : une balade de 12 km le 29 juillet, une nuit de la chauve­ souris le 25 août et une randonnée de Lindre au Parc de Sainte­Croix le 7 septembre

Avec ses 435 hectares, le domaine Center Parcs Les Trois­Forêts, à Hattigny, est le plus grand et le plus boisé d’Europe. Les cottages du domaine Les Trois­Forêts pouvant accueillir de 4 à 12 personnes, sont entièrement construits en bois. A proximité de ces habitations, les vacanciers peuvent profiter d’un grand nombre d’instal­ lations sportives. Le sport commence d’ailleurs dès la porte franchie puisque les déplacements au sein du domaine se font à vélo. Une grande halle des sports, ouverte tout au long de l’année, comprend un parcours aventures pour adultes et enfants, des terrains de football, un trampoline, des structures gonflables géantes, du tir à l’arc, des terrains de tennis et des tables de ping­pong ainsi qu’un Rolling Bulle, soit une bulle géante dans laquelle prennent place les apprentis aventuriers. Autre point fort du domaine, l’Aqua Mundo, qui réunit quatre espaces aquatiques : la palmeraie Grand Lagon (piscine à vagues, bains à remous…), la bambouseraie (toboggans aquatiques, dont le Super Space Bowl, à descendre à deux sur une bouée…), la jungle (Arbre à eau, pataugeoires et bac à sable) et le plein air (Rivière sauvage…). Grande nouveauté 2013, le Master Blaster, un grand huit aquatique particulièrement spectaculaire : en effet, il se vit en descente… mais aussi en montée. Le parcours débute à plus de 12 mètres de haut et emmène les plus intrépides sur plus de 190 mètres de long avant de revenir dans la piscine. Les enfants sont également choyés, avec une ferme pédagogique et des animations spécifiques comme, par exemple, les ateliers « Quand je serai grand ». Pendant deux heures, les enfants découvrent la joie de se transformer en magicien, en artiste de cirque, en fermier, en chevalier ou en princesse. Ainsi, les gardiens de forêt apprennent à reconnaître les empreintes des animaux, à regarder, toucher et sentir la nature qui les entoure. Deux nouveaux ateliers ont été mis sur pied cette année, l’un pour les apprentis pirates, l’autre pour les futurs agents secrets. www.centerparcs.fr

www.domainedelindre.com

Se ressourcer au Domaine de Langatte

Rien de mieux que Langatte pour se res­ sourcer. Il y a la base de loisirs bien sûr, qui fera le bonheur des enfants dès les premiers rayons de soleil, mais aussi le centre de bien­être, basé sur les plaisirs et bienfaits de l’eau et qui permettra à chacun de décompresser et de retrouver la grande forme. Sur place : saunas, hammam, salle de musculation, salle de relaxation avec fond musical, salle de massage avec une offre diversifiée à partir des talents d’un mas­ seur professionnel, mais aussi un cabinet d’esthétique pour les soins du corps, et une cabine solarium. Le Domaine de Langatte, c’est aussi 50 chalets érigés autour d’un très beau lac. Et des animations tout au long de l’été.

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Un endroit rêvé pour passer des vacances à la fois reposantes et dynamisantes Tél. 03 87 03 69 90


C’est aussi à voir en Moselle

Du côté de Sarreguemines •Le musée de la Faïence. Il a investi la demeure de Paul Utzschneider et de Paul de Geiger, deux capitaines d’industrie du XIXe siècle. Un espace remarquable et un jardin d’hiver d’art avec ses murs revêtus de carreaux de faïence. De 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, sauf le lundi. Tél. 03 87 98 93 50. •Le Moulin de la Blies est ouvert du 1er avril au 31 octobre de 10 h à 18 h (sauf le lundi).

Les musées de la Cour d’Or à Metz De l’Antiquité à l’époque gallo­romaine, de Charlemagne à Verlaine, près de deux mille ans d’histoire sont racontés, complétés par des tableaux représentant la plupart des écoles européennes aux signatures prestigieu­ ses comme Corot et Delacroix. Tous les jours sauf le mardi, de 9 h à 18 h Tél. 03 87 68 25 00.

L’art religieux en Pays messin

L’écomusée à Gomelange L’écomusée « La vieille maison lorraine » fait la fierté du village. Datant de 1710, elle est visible toute l’année sur rendez­vous et chaque dimanche de 14 h à 18 h, de juin à septembre. Le témoignage réussi d’une rénovation du patrimoine bâti du Pays de Nied, à quelques encablures de Metz. L’occasion de s’initier à certains termes locaux de l’habitat comme la Gut Stuff, la Kama ou Backichen (pièce où se trouvait le four à pain). Tél. 03 87 35 74 48.

La Lorraine d’antan à Oberdorff Partez à la rencontre de la Lorraine d’antan au quotidien à Oberdorff. Une collectionneuse passionnée a rassemblé au fil des ans du mobilier et des objets usuels typiquement lorrains. Il s’agit plus d’une maison lorraine que d’un musée, aménagée et décorée dans le plus pur style régional. Incroyable : la collection de petits bénitiers. Ouvert jusqu’au 15 octobre. Tél. 03 87 78 43 67.

Le musée du Verre à Meisenthal

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Le musée du Verre transmet aux visiteurs le témoignage de la mémoire verrière locale avec une somptueuse collection de verres Art nouveau. A deux pas, on trouve le Centre international d’art verrier qui œuvre pour la sauvegarde des savoir­faire verriers traditionnels et la Halle verrière, véritable cathédrale industrielle qui s’ouvre chaque année à des expositions d’art contemporain. Tél. 03 87 96 91 51.

Le musée départemental du Sel à Marsal

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Ville fortifiée dès le XIIIe siècle, Marsal a suscité la convoitise des ducs de Lorraine, des évêques de Metz et des rois de France en raison des nombreuses sources salées sur son territoire. La commune qui doit son nom à ses « mares salées » a connu une période de grande prospérité avec des gisements d’or blanc. Elle produisait 20 000 tonnes de sel par an dès l’âge du fer. Le Musée départemental du sel, installé dans une ancienne forteresse du XVIIe siècle érigée par Vauban, retrace cette histoire glorieuse qui trouve sa source à l’époque où la mer du Nord descendait jusqu’en Lorraine, il y a 200 millions d’années. Ouvert de 9 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 18 h (sauf lundi). www.cg57.fr

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Un beau circuit des églises fortifiées du Pays messin : Vaux : on aime se balader dans la plus haute partie de ce village qui a préservé son visage de commune vigneronne et son clocher­donjon du XIIIe siècle. Non loin, les vignes produisent un vin blanc agréable. Sillegny : trop souvent omise dans les guides, l’église Saint­Martin abrite de splendides fresques du XVIe siècle. L’édifice porte bien son surnom de « Sixtine de la Seille ». Ouverte tous les jours, de 10 h à 18 h. www. sixtinedelaseille.com Arry : perché à flanc de colline, le village possède une église fortifiée datant du XIIIe siècle, massive par son allure rectiligne et belle à photographier compte tenu de son exposition à la lumière céleste ! Le circuit se prolonge à travers les jolis villages de Scy­Chazelles, Lessy, Plappeville, Marieulles, Lorry­Mardigny, Jussy et Lorry­lès­Metz. Une manière toute particulière de se laisser charmer par une balade atypique, où il est facile de faire étape dans de sympathiques auberges, fréquentées par les gens de pays. On ne peut évoquer l’art religieux sans parler du fleuron de ces trésors, Metz et le flamboyant édifice de la cathédrale Saint­Etienne qui fut construit du XIIe au XVIe siècle. Assurément, l’une des plus belles représentations gothiques de France que l’on ne se lasse pas de visiter, notamment sa nef de 42 mètres de haut (après Beauvais et Amiens) et ses 6 500 m² de vitraux. A deux pas de la cathédrale, le Temple­Neuf, l’église Saint­Pierre­aux­Non­ nains, la plus vieille église de France édifiée à la fin du IVe siècle. La terre de Gorze vit naître le plain­chant ancêtre du chant grégorien. Il ne reste de cette brillante époque que l’église collégiale Saint­Etienne, le plus ancien édifice gothique de Lorraine, ouverte tous les jours de 9 h à 18 h.

Le cristal à Saint­Louis­lès­Bitche Louis XIV autorisa la verrerie de Münzthal, mentionnée dès 1586, à devenir Compagnie royale en 1767. Le musée du Cristal dévoile dans une exceptionnelle mise en scène la diversité des pièces créées par les souffleurs de cristal locaux, dont leurs productions sont admirées dans le monde entier. Le musée est ouvert tous les jours, de 10 h à 18 h, fermé le mardi. Tél. 03 87 06 40 04.

La Maison Robert­Schuman à Scy­Chazelles Robert Schuman, l’un des pères de l’Europe, résida dans ce village de 1926 jusqu’à sa mort en 1963. Sa demeure, qui a gardé sa décoration et ses meubles, est aujourd’hui un musée, complété depuis mai 2009 par une extension muséographique qui présente une exposition permanente sur Robert Schuman et les débuts de la construction européenne. Heures d’ouverture : Tous les jours sauf le mardi, du 1er avril au 31 octobre, de 10h à 18h. Accueil des groupes sur rendez­vous du 1er novembre au 31 mars, de 10 h à 17 h.


Bien manger en Moselle... De l’auberge traditionnelle au restaurant étoilé – ils sont 10 bien répartis dans tout le département – les bonnes tables sont nombreuses en Moselle. 43 restaurants composent le réseau "Moselle gourmande", le réseau "Mangeons mosellan" permet de déguster les spécialités de producteurs avec les produits issus du terroir, les "Cafés Terroir"qui tous vous réservent un formidable accueil, sans oublier les vins de Moselle qui bénéficient désormais de l’appellation d’origine contrôlée. Prolonger les plaisirs du partage en passant quelques nuits sur place n’est pas la plus mauvaise des idées non plus ! Que vous soyez tout confort ou pleine nature, la Moselle vous offre un large éventail d’hébergements : du raffinement de l’hôtel 5 étoiles au charme du camping au bord de l’eau en passant par les chambres d’hôtes chez l’habitant ou les gîtes ruraux, sans oublier les locations de vacances traditionnelles ou les hébergements insolites, l’accueil pour groupes… vous n’aurez que l’embarras du choix, tout au long de l’année !

Plus d’infos www moselle-tou . risme .com

Plus d’infos www moselle-gou . rmande .com

Etape auprès des chefs de Moselle gourmande

De nouveaux talents, des valeurs sûres, autant d’adresses de tradition et de création dont vous devez vous emparer pour découvrir les richesses culinaires de la Moselle. Le temps d’un déjeuner ou d’un dîner, les chefs de la Moselle gourmande, très fiers de figurer au sein d’un réseau pérenne largement encouragé par Moselle Tourisme – tous signataires à ce titre d’une charte de qualité rigoureuse – réinterprètent de manière actuelle les éléments d’un patrimoine gastronomique commun. Pour se rapprocher de vos attentes, que vous cherchiez la bonne auberge ou le restaurant triplement étoilé, les établissements de Moselle Gourmande se sont regroupés en 3 familles de tables : - Tradition : pour une cuisine généreuse, cadre chaleureux et service convivial - Distinction : des produits sélectionné pour des mets élaborés, dans un cadre élégant et service attentif - Exception : table créative à base de produits d’exception, cadre et service au diapason !

Les Cafés Terroir : comme son nom l’indique !

Vins de Moselle AOC : surprenants ! Certains d’entre-eux figurent sur les plus grandes tables de France mais c’est bien évidemment sur celles du département que on les retrouve en priorité ! Auxerrois, Pinot gris, Müller-Thurgau constituent l’essentiel des cépages travaillés sur 54 hectares. Le bon plan pour les connaître : l’animation mise en place par les Cafés Terroir : pendant la période estivale, une assiette vigneronne, composée d’un plat chaud ou froid, accompagné d’un verre de vin de Moselle, le tout à moins de 15 € !

Plus d’infos www. vinsdemose lle .com

La route des vins de Moselle. Bien entendu, elle n’a pas la notoriété de sa voisine alsacienne, mais celle qui se dessine en Moselle et qui prend sa source au Pays des Trois-Frontières ne manque pas d’atouts : une vingtaine de passionnés œuvrent sur leur terroir remis au goût du jour depuis quelques décennies et réparti en 3 bastions : Metz, Sierck-les-Bains et Vic-sur-Seille. Les vignes accrochées sur les versants ensoleillés des principales vallées, protégées du froid et du vent, produisent des vins en majorité blancs, mais aussi des rouges et des rosés. La route des Vins de Moselle, au Pays des Trois Frontières, est accessible par l’autoroute A 31, sortie 47, 2, en direction de Trèves. 14 Elle inaugure le premier tronçon de cette curiosité qui se poursuivra bientôt par monts et par Vaux…

"Petite bouffe" improvisée entre amis, retour de rando, halte spontanée… les occasions ne manquent pas de s’arrêter dans la vingtaine de cafés labellisés harmonieusement répartis sur tout le territoire de la Moselle ! Dans ces lieux où l’on se sent tout de suite à l’aise, on sort des sentiers battus : au menu, des renseignements sur les curiosités locales, de la "doc" touristique, des produits du terroir en exposition, des animations, mais aussi bien sûr, pour les petites faims, une petite restauration genre casse-croûte ou assiette de charcuterie… D’autres établissements proposent une restauration où recettes et spécialités régionales sont mises à l’honneur. La Grange à Georges - 57570 Rodemack Le Château Fort - 57480 Sierck-les-Bains Au Val Sierckois - 57480 Montenach Le Relais du Fort - 57920 Helling (Veckring) Auberge du Bon Accueil - 57940 Volstroff Le Lion d’Or - 57130 Ancy-sur-Moselle Le Relais - 57580 Lemud Dame Montagne - 57200 Frauenberg L’auberge du Parc - 57720 Epping L’auberge - 57620 Lemberg La Bremendell - 57230 Sturzelbronn Plus d’infos Le Villageois - 57510 Grundviller Victoria - 57905 Wittring www. moselle.cci/f Le Repère - 57670 Vibersviller Le Villageois - 57670 Lening cafes-terroir r Pk 209 - 57810 Lagarde Au Bon Coin - 57870 Walscheid Auberge du Katz - 57850 Dabo Le restaurant des Vosges - 57870 Vallerysthal (Troisfontaines) Chez Claire - 57660 Freybouse


Un florilège de manifestations et de sorties estivales En famille ou entre amis, l’été bas­rhinois se décline en mode « détente » pour les uns ou « culture » pour les autres. Mais il reste rempli de surprises et éveille tous vos sens…

Les Vosges à VTT L’aventure sportive est à vos portes. 266 kilomètres de VTT en quatorze étapes entre Wissembourg et Châtenois, en passant par les Vosges : soit en moyenne 19 km et 375 mètres de dénivelée par jour. Le circuit commence place de la Gare à Wissembourg et s’achève dans le bourg de Châtenois. Tout le Bas­Rhin, du nord au sud, par les vallées, les crêtes, les belles et profondes forêts, les chaumes des hauts, le long des ruisseaux. Des Vosges gréseuses aux Vosges granitiques. L’itinéraire emprunte des pistes cyclables et forestières, il vous conduira au pied des châteaux imprenables du Fleckenstein, du Lichtenberg ou de l’impressionnante tour du Bernstein dominant Dambach­la­Ville. Vous traverserez les plus beaux villages des Vosges alsaciennes : la Petite­ Pierre, les maisons troglodytes de Graufthal, Ottrott. Vous ferez étape au Mont­Sainte­Odile et au Hohwald. Le parcours est accessible aux vététistes confirmés disposant d’un matériel sûr et performant : il peut­être raccourci, accéléré (les plus sportifs pourront même faire le parcours en moins d’étapes). Il peut aussi être prolongé vers le Haut­Rhin : à Châtenois, la piste continue jusqu’à Thann, six étapes plus loin. Un conseil : prenez votre temps, profitez, visitez, détendez­vous. L’heure est au slow time. Préparez le parcours sur www.tmv­alsace­vtt.com. Vous y trou­ verez un topoguide en ligne assez précis décrivant les étapes, les sites remarquables et proposant quelques adresses de gîte d’étape.

Cet été, le Bas­Rhin devient le meilleur « spot » des vacances. Randon­ née de quelques heures ou trek d’une semaine. Balade à vélo au bord du canal avec les petits enfants ou traversée des Vosges à VTT pendant plusieurs jours. Baptême de parapente au­dessus du Val de Villé. Navigation en canoë dans le Ried ou en barque à fond plat dans la très sauvage île du Rhin, en face de Rhinau. Escalade sur des falaises roses, plongée dans les eaux turquoises et profondes des gravières, promenade à cheval… Visites de musées, devoir de mémoire au Mémorial d’Alsace Moselle, retour vers le passé dans une vieille maison des années 1950. Parcours d’art contemporain en plein milieu d’une zone industrielle ou, nez au vent, dans les rues de Strasbourg. De splendides moments de musique, sous les voûtes polychromes de l’abbatiale d’Ebersmunster ou sous les étoiles très pétillantes de Décibulles. Et des fêtes en veux­tu, en voilà. La fête de la Bière à Schiltigheim, la Streisselhochzeit à Seebach, la fête des Charbonniers au Fleckenstein, et on passe les feux d’artifice et les bals du 14 juillet, les illuminations ici et là… Le Bas­Rhin est le plus formidable des terrains de jeux, la plus belle scène de musique, le plus beau lieu de mémoire et de culture. Vous y rencontrerez des gens extraordinaires et étonnants, qui n’ont qu’une envie : vous faire partager leurs talents, leurs joies, leur passion, leurs rêves. Partez en vacances dans le Bas­Rhin : la plus proche des destinations exotiques.

Husseren les Chateaux – Photo DNA – Isabelle Nassoy

BALADES ET SORTIES DANS LE BAS­RHIN

Une jeune dame de 60 ans A 60 ans, la route des vins d’Alsace est la plus ancienne route touristique de France. Et ça ne se voit pas. Elle propose aux visiteurs la quintessence de l’Alsace : un chapelet de villages plus beaux et mieux fleuris les uns que les autres, nourris et abreuvés par un superbe vignoble planté sur les premiers contreforts des Vosges, grand serpent clair et lumineux au pied de la masse sombre des grandes forêts, d’où émergent les ruines des châteaux forts, érigés sur les premières crêtes de la montagne, comme une sorte de skyline alsacienne. Cet été, pour son 60e anniversaire, la route propose une série d’événements qui sauront réjouir les publics les plus variés. Cycliste. Inaugurée cette année, la véloroute du vignoble d’Alsace court de Wissembourg à Orshwiller, au pied bas­rhinois du Haut­Koenigsbourg. Dominé par 51 grands crus, le parcours traverse les plus belles localités vigneronnes, du nord au sud du Bas­Rhin. Féminin. La jeune association des diVINes d’Alsace (des femmes vigneron­ nes qui font la promotion des vins d’Alsace au féminin) propose de marier vin et culture : exposition de peintures et sculptures dans le caveau de Dominique Schoenheitz, à Wihr­au­Val. Guidé. De très nombreuses visites de sentiers, de vignobles, de caves sont proposées tout l’été et partout par les viticulteurs. Le vin est d’abord une affaire de passion. Suivez les passionnés et les passionnées. Tout le programme de l’anniversaire sur www.route­des­vins­alsace.com

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A Strasbourg et ses environs Schilick se fait mousser Aujourd’hui, les brasseries alsaciennes produisent environ 60 % de la bière française. Et une part importante de cette production régionale est assurée par les deux dernières brasseries de Schiltigheim : l’Espérance et Storig. Franchement, ça valait bien une fête. A lui seul, le bièrodrome de 18 m de long et ses 26 becs de tirage méritent le détour. On vous y servira quinze variétés de bières brassées par deux brasseries schilickoises, l’Espérance et la brasserie artisanale Storig : des premium, des blondes, des ambrées, des tradition, des bières au miel, à l’edelweiss, aux fruits rouges… Pour accompagner la bière, vous pourrez choisir entre le toast du brasseur, le bürebrot, le kassler braisé à la bière, les tartes flambées salées ou sucrées… En 2012, 9930 litres de bière (et 3800 litres de boissons non alcoolisées, insistent les organisateurs) ont été servis par 600 bénévoles aux 20 000 visiteurs venus de tous les coins de la CUS, d’Alsace et de France, dans des verres uniques (chacun garde son verre) marqués aux couleurs de la fête. Du 2 au 5 août, la fête de la Bière va faire pétiller Schiltigheim et toute la CUS. Après la parade, la fête commence, comme il se doit, par la mise en perce du premier fût par Raphaël Nisand, maire de la capitale alsacienne de la bière, qui sonne le coup d’envoi de quatre jours de liesse, de musique, de danse à volonté, de marché du terroir, de braderie, de vide­grenier, de marché annuel (le célèbre Johrmärik) et de Messti proposé par une quarantaine de forains. A l’affiche musicale de cette édition, les Ottdogs, Bayerische 7 (un groupe de sept femmes tout droit venues de Bavière), les Coquelicots de Geispolsheim, le groupe Tyroler Hopsasa, Jean­Claude Baader… Et avant de quitter le grand chapiteau de la place de l’Hôtel­de­Ville, les convives pourront vérifier leur taux d’alcoolémie sur des bornes éthylo­ tests installées devant les sorties : si le voyant rouge s’allume avec un P, l’alcoolémie est positive… Il faudra trouver un autre conducteur. Réservez votre soirée sur www.fetedelabiere.fr et n’oubliez pas : on consomme avec modération.

Les concerts donnés à l’occasion de la fête de la Bière de Schiltigheim assurent l’ambiance durant toutes les festivités Photo Jean­Marie Guldner

Vue sur la ville Au bout de 332 marches, on débouche sur la plate forme, dominant les deux tours primitives de la cathédrale ainsi que le beffroi, qui les relie. A 66 m de hauteur, la vue sur Strasbourg est imprenable : les vieux toits pentus, les places, les ruelles de l’ancienne ville entourée d’eau, la Neustadt et ses grands monuments (le Palais du Rhin, la BNUS, l’Université), encore plus loin les grands bâtiments modernes (le Parlement Européen, le Zénith orange) et déjà les forêts de la Robertsau et du Neuhof. Par temps clair (en été, il faut bien choisir son jour), la vue sur la vallée du Rhin est exceptionnelle : la plaine de part et d’autre du fleuve, à peine chahutée par les collines du Kaiserstuhl, et, ourlant le panorama, à l’ouest et à l’est, les deux chaînes symétriques des Vosges et de la Forêt­Noire. Et enfin, 80 m plus haut, la flèche et son célèbre octogone, véritable phare de ce Rhin supérieur géographique et historique. Avant de monter, www.cathedrale­strasbourg.fr

Phovoir – Photo B. Henry

Photo DNA – Michel Frison

Un musée jardin

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Au cœur de la Neustadt, c’est un lieu magique de Strasbourg. On vient y flâner, prendre le frais les jours de forte canicule, contempler, observer, apprendre… La grande ville est tout autour, les bruits sont tamisés par les arbres et les plantes : bienvenue au Jardin botanique de Strasbourg, un jardin tout à fait extraordinaire à la végétation mondialisée. Les plus spectaculaires : les cyprès chauves et le séquoia, qui culminent à plus de 30 m de haut, au bord de l’étang, le majestueux noyer du Caucase et son tronc de 5 m de circonférence, le keaki du Japon. Les plus aquatiques : les nénuphars, les roseaux de l’étang dont les rives sont aménagées en rocaille. Les plus montagnardes : les plantes et les fleurs du jardin alpin miniature avec son adret et son ubac. Les plus botaniques : 1 500 espèces des régions tempérées classées par famille. On déambule lentement dans une sorte de fouillis très savamment et scientifiquement organisé, qui abrite près de 6 000 espèces végétales. Et on croise à l’occasion tel ou tel habitant de ce grand livre ouvert de la biodiversité : les grenouilles qui chantent à tue­tête aux premiers jours du printemps, les carpes, les canards et poules d’eau de l’étang, les écureuils et des centaines d’insectes en cours d’inventaire. Pour ceux qui voudraient encore en savoir plus : l’exposition « Pétales, pistils, étamines… une histoire de fleur », jusqu’au 4 septembre. Vérifiez les horaires sur www.jardin­botanique.unistra.fr

L’art dans la rue Elles égayent, elles distraient, elles décorent, elles intriguent, elles en choquent certains. A Strasbourg, des dizaines de sculptures font partie de notre décor urbain. Comme une sorte de descente de l’art dans la rue. Au centre de la place du Marché­Gayot, la Pierre trouée de Daniel Pontoreau, posée à même le pavé, est sans doute la plus connue des enfants, qui n’ont de cesse que de tenter de l’escalader, pendant que leurs parents dînent ou prennent un verre à une des terrasses. Dans le parc de Pourtalès, à la Robertsau, The Bowler, lièvre excentrique et dégingandé de Barry Flanagan, les grandes oreilles (de Moscou ?) de Claudio Parmiggiani ou ce drôle de tuyau orange, Détour de Jimmie Durham, parmi bien d’autres œuvres, sont aussi des buts de promenade artistique. Tout comme L’hommage de Lydia Jacob aux Jardins familiaux de Raymond E. Waydelich, exacte réplique en bronze d’une cabane de jardin, installée dans les jardins familiaux de la Robertsau. La Route de l’art contemporain en Alsace, éditée par le CEAAC, vous permettra d’établir votre itinéraire à Strasbourg, dans la CUS et ailleurs, pour ne plus jamais être indifférent à tant de beauté offerte. Téléchargez la brochure de La Route de l’art contemporain en Alsace sur www.tourisme67.com, rubrique « cultivez­vous », l’art contemporain dans le Bas­Rhin


Autour de… Haguenau et Wissembourg La maison à remonter le temps Comment vivait­on dans le nord de l’Alsace entre 1920 et 1950 ? Pour le savoir, rendez­vous à la Maison rurale de l’Outre­Forêt, à Kutzenhausen. C’est un beau et clair corps de ferme tels qu’ils existaient dans la première moitié du siècle précédent : le plastique était rare, l’électroménager balbu­ tiant, l’usage de l’eau parcimonieux, on se chauffait au bois, grâce à un poêle à bois et la cuisinière qui chauffaient toute la maison… Au rez­de­chaussée, se trouve la Stub, où se tenait l’essentiel de la vie familiale autour du poêle à bois, du banc de coin tournant autour de la table et du coin du bon Dieu (ce petit meuble de rangement de coin). C’est la pièce à tout faire : les repas, les jeux et le travail des enfants, la couture, les petits travaux, la réception de la famille et des amis, la veillée. Au fond de la pièce, une alcôve accueille la chambre des parents. Au rez­de­chaussée, se trouve également la cuisine : on y prépare les repas et on y fait sa toilette (dans une bassine émaillée ou en fer blanc, après avoir tiré l’eau du puits). De l’autre côté de l’entrée se trouve la klein Stub, celle des grands­parents. La chambre des enfants est à l’étage. Et on n’oublie pas la cave, lieu stratégique de la maison : en l’absence de frigidaire, c’est là que l’on conserve l’essentiel de la nourriture pour l’hiver, dont une partie est stockée dans des pots de Betschdorf. Rien n’a bougé depuis les années 1950 : la vaisselle, les ustensiles de cuisine, les tableaux aux murs, le poste radio dans la klein Stub. On peut aussi visiter les dépendances : la grange, l’étable, la porcherie, le clapier, le poulailler, ainsi que le jardin potager. Des ateliers artisanaux ont également été reconstitués, tels qu’ils existaient dans les villages et indispensables à la vie de tous les jours : le charron, le forgeron, le tonnelier… Allez­y en famille avec vos enfants. Ils y découvriront (et vous aussi sans doute), comment vivaient leurs grands­parents ou leurs arrière­grands­ parents, il y a à peine soixante ans : c’était encore, pour beaucoup, le temps de l’autosubsistance, juste avant le déferlement de la consommation de masse. Pour remonter le temps, www.maison­rurale.fr

Photo ADT67 C.Fleith

Le tour des trois châteaux Loewenstein, Hohenbourg et Fleckenstein : trois châteaux mythi­ ques des Vosges du Nord, à quelques pas seulement de la frontière allemande. Trois forteresses de grès rose, comme la pierre d’ici, émergeant tels de larges vaisseaux, de la large houle des montagnes usées par les temps immémoriaux. On part du col du Litschhof après le village de Wingen. On commence par le château du Loewentstein que l’on atteint au bout d’une heure quinze, puis celui du Hohenbourg, dix minutes plus tard. La vue sur les forêts apparemment infinies des Vosges du Nord et du Palatinat est saisissante. Au loin, dans la brume, on distingue la plaine et les villes de la vallée du Rhin. On traverse des forêts de pins, de feuillus, on longe les crêtes rocheuses, où le grès affleure à peine du côté du sentier, mais qui tombe à pic sur l’autre versant pour le plus grand plaisir des amateurs d’escalade. Et enfin, on débouche sur le Fleckenstein ! Incroyable forteresse­ro­ cher : construite autour du rocher, sur le rocher, dans le rocher… Le château offre toute une possibilité de visites, que vos enfants adoreront, tout comme la promenade, à condition qu’ils puissent marcher trois bonnes heures. Préparez votre itinéraire sur www.fleckenstein.fr, rubrique « les randonnées »

Tous pour le mariage à Seebach Le château de Fleckenstein, une incroyable forteresse pleine de surprises. – Photo DNA – Bernard Stephan

Les charbonniers de Lembach Comment fait­on le charbon de bois ? On laisse se consumer des rondins de bois tout en les recouvrant pour éviter qu’ils ne brûlent au contact de l’air. Ainsi étouffée et ralentie, la combustion les transforme en charbon de bois. En fait les charbonniers construisaient des meules de rondins, qu’ils recouvraient de terre et de feuilles. Après la mise à feu, la combustion pouvait durer près de quinze jours. Un stère de bois produit entre 80 et 100 kg de charbon de bois. C’est cette tradition ancestrale que l’Association des charbonniers du Fleckenstein a entrepris de remettre au goût du jour. Chaque été, elle organise la Semaine des Charbonniers. Bien sûr la semaine commence avec l’allumage d’une ou deux meules, surveillées jour et nuit pour vérifier le bon déroulement de la combustion, jusqu’à leur ouverture, le dernier jour de la manifestation. En 2011, 11 tonnes de charbon de bois ont ainsi été produites, soit 1 363 sacs vendus sur place au public. Cette année, la fête aura lieu du 26 juillet au 4 août. Les deux meules ayant déjà été allumées la semaine précédente. Au programme des réjouissances : flammekuchen, grillades, beaucoup de musique (harmonies, trompes de chasse, trouba­ dours…) et énormément de convivialité à combustion lente, mais intense. Tout le programme est sur www.charbonniers.fr

Depuis plus de 30 ans, le très joli village de Seebach, dans l’Outre­Fo­ rêt, organise la fête du Mariage. C’est la Streisselhochzeit. Illumina­ tion des maisons, ouverture des cours avec animations musicales et gastronomiques, défilé de chars, spectacles de rue, concerts, danse, expositions et démonstrations artisanales et bien sûr la parade nuptiale… C’est la grande fête du mariage traditionnel pendant trois jours. Tout le village s’y met : les associations, les familles, qui ouvrent leurs cours et mijotent pour leurs convives le meilleur de leurs spécialités culinaires : estomac farci, cochonnailles, tartes flambées, crêpes alsaciennes, palets de pommes de terre… Cette année, la Streisselhochzeit a lieu du 19 au 21 juillet. Et vous êtes invités. Préparez votre fête du mariage sur www.uas.fr

Photo DNA – Guillemette Jolain

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Autour de… Saverne et Sarre Union

Le jardin en période bleu C’est tout à fait le type de maison où l’on rêverait de s’installer pour quelques jours en famille. Se laisser bercer la nuit par le son aigrelet de la petite fontaine qui, au pied de la tourelle, alimente le bassin aux nénuphars. Prendre le petit déjeuner à l’ombre de la glycine japonaise. Se perdre dans les massifs de buis et derrière les grands ifs. Et découvrir la généreuse profusion des plantes, des fleurs et des légumes mise en scène par un maître horticole : magnolias annonciateurs du printemps, rosiers grimpants, pivoines délicates et parfumées, iris bleus ou jaunes, campanules au bleu intense, lauriers roses… Et jamais très loin, la belle et antique maison badigeonnée au célèbre et délicat bleu de Hanau. L’extraordinaire Jardin de la Ferme bleue d’Uttenhoffen, classé « jardin remarquable », est un étonnant dispensateur de bonheur. Quand la visite s’achève, prolongez lentement le plaisir au salon de thé et dégustez les tartes maisons que vos hôtes ont préparées pour Kaffee Kuchen ou tea time. Mieux, les plus chanceux, ceux qui ont réservé, pourront passer la nuit dans la chambre d’hôte. Eh oui, le rêve est vraiment à votre portée. Pour un avant goût : www.jardinsdelafermebleue.com.

Photo DNA

Lalique en son musée ,90 000 visiteurs dès la première année, alors que ses initiateurs en attendaient 50 000, le musée Lalique de Wingen­sur­Moder est devenu, en deux ans, un des incontournables du tourisme alsacien. Installé dans l’ancienne verrerie du Hochberg, le musée conçu par le célébrissime atelier Wilmotte, présente au visiteur une double pédago­ gie de l’Art nouveau et de l’art verrier. D’abord célébré comme inventeur du bijou moderne en associant l’or, la corne, l’émail et le verre, René Lalique se tourne progressivement et presque exclusivement vers le verre. Il le souffle, le grave, le sertit, joue avec ses transparences, évolue du bijou au vase, à la sculpture et, selon la philosophie Art Nouveau, passe de la pièce unique à la série. La production se développe tellement que le petit atelier parisien n’y suffit plus, ni d’ailleurs la première usine de Combs­la­Ville. René Lalique se tourne vers l’Alsace et les Vosges de grès, là où les meilleurs artisans verriers produisent depuis des siècles des objets d’art que l’on s’arrache dans toutes les cours européennes. Et à partir de 1921, il produit à Wingen­sur­Moder une gamme étonnante et sans cesse renouvelée de produits d’articles des arts de la table, de bijoux, de flacons de parfum, de bouchons de radiateur de voiture, d’objets d’art sacré… Le musée Lalique propose au visiteur 650 pièces admirablement présentées. Quelques­unes d’entre elles valent le détour à elles seules : le pendentif femme libellule ailes ouvertes, l’incroyable collection de 230 flacons de parfum prêtée par Silvio Dentz, actuel président de la société Lalique, le célèbre vase Bacchantes et la description de ses étapes de fabrication, et le monumental lustre de Marc Lalique… Rien que pour vos yeux ! Préparez votre visite sur www.musee­lalique.com

Une séance d’étirements bénéfique avant et après chaque sortie

La Petite­Pierre en douceur Rien de mieux pour apprécier l’extraordinaire site de la Petite­Pierre et ses allures de grand vaisseau émergeant des vastes forêts des Vosges du Nord que d’emprunter un des nombreux sentiers qui en font le tour. Deux circuits courts et accessibles aux familles vous révéleront en douceur ce qui compte pour un des lieux les plus typiques d’Alsace. La promenade circulaire du Baerenberg (1 heure, 3,5 km). On part du portique du club vosgien, en face de l’Office du Tourisme. Le chemin longe les rochers de grès de l’Altenbourg, traverse prés et forêts ainsi que le Jardin des Poètes où vous pourrez lire des poèmes d’enfants et d’adultes. Il offre une vue imprenable sur le château et l’église bâtis sur l’éperon rocheux. Le Circuit du Rocher Blanc (1 h 30, 5 km). Depuis la mairie, il emprunte le chemin forestier du Muckenkopf, jusqu’au Rocher Blanc où la vue sur le village et le château est saisissante. Il n’y a alors plus qu’à lire René Char : « Je t’ai montré la Petite­Pierre, la dot de sa forêt, le ciel qui naît aux branches, le pollen deux fois vivants sous la flambée des fleurs. » Les adeptes de la marche nordique ou ceux qui veulent s’y mettre peuvent aussi profiter d’un accompagnement et d’un échauffement particulier, tous les jours, avec un coach formé par le comité d’athlétisme du Bas­Rhin. Préparez votre marche ou votre échauffement sur www.ot­paysdelapetitepierre.com.

Le jardin en période gallo­romaine

Une impressionnante collection de flacons de parfum exposée au Musée Lalique – Photo DNA Cédric Joubert

Que cultivaient nos ancêtres ? Et donc que mangeaient­ils ? Vous le saurez en vous rendant au jardin gallo­romain du Gurtelbach, à Dehlingen. En 1993, suite à des travaux agricoles, les archéologues ont mis à jour les vestiges d’une ancienne ferme gallo­romaine, datant du premier siècle avant au quatrième siècle après J.C. : une maison d’habitation et des bâtiments d’exploitation. Quelque temps plus tard, un stockage de graines calcinées datant de la même époque a été découvert permettant d’identifier les espèces cultivées sur le site aux premiers siècles de notre ère. A partir de cette découverte, la Société pour la recherche archéologique en Alsace Bossue a entrepris de planter un jardin expérimental : une soixantaine de variétés de céréales, des légumineuses, des plantes aromatiques, mais aussi quelques fleurs anciennes. Découvrez en plus sur www.tourisme67.com, rubrique « détendez­ vous » et optez pour la visite guidée.

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Autour de… Molsheim et Obernai Rosheim : haut lieu du roman L’église Saint­Pierre­et­Paul de Rosheim est une des plus belles représentations de l’art roman alsacien : construite dans un grès doré et chaleureux, elle vaut autant par son harmonie sobre et élégante, que par la richesse des détails sculpturaux qui la décorent. Le visiteur s’attachera à débusquer la variété des éléments décora­ tifs : les quatre symboles évangéliques (l’aigle, le lion, le bœuf et l’ange) plaqués à même la façade autour du portail principal, tel ou tel sujet humain, comme cet homme assis en tailleur, une coupe à la main, d’autres motifs plus ésotériques ou, à l’intérieur, l’étonnant pilier des vingt et une têtes, toutes différentes, plus ou moins souriantes ou grimaçantes, tellement humaines. A l’autre bout du village, les amateurs de vieilles pierres jetteront un coup d’œil à la maison romane : elle date de 1150, et est une des plus vieilles demeures d’Alsace. Photo DNA

Pour les fans de Bugatti

Photo ADT67 ­ C. Fleith

A Molsheim, berceau des mythiques Types 35, 37 ou 40, et de l’actuelle et très décoiffante Veyron, les fans de Bugatti ont aussi leur parcours jalonné des lieux qui forgèrent le prestige et la légende de la marque. La villa familiale, la maison d’hôtes, les vestiges de l’ancienne usine, le lieu d’assemblage de l’actuelle Veyron, jusqu’aux sépultures de la famille, à com­ mencer par celle d’Ettore, dans le cimetiè­ re de Dorlisheim. La plupart de ces lieux sont des propriétés privées, mais on dit que le simple fait de passer devant suffit à satisfaire les amateurs. www.ot­molsheim­mutzig.com, rubrique « espace découverte ».

Photo ADT67 ­ C. Fleith

Devoir de mémoire En cette année du 50e anniversaire du Traité de l’Elysée, qui scella la réconciliation franco­allemande, la visite du Mémorial d’Alsace­Mosel­ le, sur les hauteurs de Schirmeck, vous plongera dans ces 75 années (de 1870 à 1945) au cours desquelles l’Alsace changea quatre fois de main entre France et Allemagne. Dans un bâtiment aux allures futuristes, l’histoire dramatique de notre région est présentée dans une muséographie aussi pédagogique que spectaculaire. Pas de sensationnalisme, mais beaucoup d’émotions devant les très nombreux documents et objets présentés. A ne pas manquer, la galerie des portraits : des centaines de photos de soldats, d’officiers, en uniforme allemand ou français, de communiants, d’ouvriers, d’agriculteurs, de bourgeois, de bonnes sœurs… Ils furent nos grands­pères, nos grands­mères, nos oncles, nos tantes dans ce qui fut l’époque la plus mouvementée de notre histoire. Cet été, l’exposition « Malgré elles » remet au cœur de nos mémoires ces milliers de femmes alsaciennes et mosella­ nes, qui, comme leur mari, leur frère ou leur père, furent embarquées contre leur gré dans les sinistres méandres du drame nazi. Préparez votre visite sur www.memorial­alsace­moselle.com.

Photo DNA – Yves Dieffenbacherr

Le musée d’un pédagogue visionnaire

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Entre 1767 et 1826, le pasteur Jean­Frédéric Oberlin passa toute sa vie d’adulte au service des habitants de la haute vallée de la Bruche. Depuis son presby­ tère de Waldersbach, il multiplia les initiatives pour les sortir de leur misère récurrente : réseau routier, nouvelles pratiques agri­ coles, développement des mé­ tiers à tisser, enseignement. Aujourd’hui, le presbytère ac­ cueille le musée Oberlin. Cha­ cune des innombrables collections de ce superbe esprit des Lumières, autant théologien, physiologiste, botaniste que pédagogue, y trouve sa place. Venez­y en famille vivre une nouvelle expérience muséale : manipulez, fabriquez, expérimentez… Devenez, deux siècles après, un des disciples du pasteur Oberlin, reconnu pour être l’inventeur des écoles maternelles et qui plaça l’observation et la découverte au cœur de sa pédagogie. Découvrez le musée sur www.musee­oberlin.com.

Six jours à pied autour du Mont Sainte­Odile Pourquoi toujours se précipiter, passer en coup de vent dans ces lieux où s’est forgée pendant des siècles l’âme d’une région ? Pourquoi ne pas prendre son temps, s’approcher doucement ? La marche, qui, en six jours, vous mènera de la bourgade médiévale de Rosheim au Mont Sainte­ Odile est un éloge de la lenteur et de l’effort justement dosé. A raison d’une vingtaine de kilomètres par jour et de quelques bonnes dénivelées (le point culminant du trip est à la Rothlach, à 952 m d’altitude), vous aurez droit à un superbe condensé d’Alsace. Le chemin vous mènera à travers les vignes, les prairies, les grandes et hautes forêts d’épicéas et de hêtres, les chaumes des hauts, le long de clairs ruisseaux de montagne, sous la cascade du Hohwald, au pied des ruines des châteaux forts de Guirbaden, du Landsberg ou de Dreistein, à travers les superbes villages de Mittelbergheim (un « des plus beaux villages de France »), Andlau, Boersch… Vous pourrez aussi programmer quelques étapes culturelles, à Saint Léonard, où l’on perpétue encore l’art de la marqueterie de Spindler, ou au musée de la Folie Marco, à Barr. La marche, réservée à des marcheurs confirmés, peut­être raccourcie à 5, 4 ou 3 jours. Bonne marche ! Tous les détails (étapes, hébergement, sites à visiter, transports) sur www.tourisme67.com, rubrique « bougez­vous ».

Photo DNA – Guillaume Muller


Autour de… Barr et Sélestat

En barque à fond plat dans la jungle rhénane C’est une île de 10 km de long (du nord au sud) et de 500 m de large (d’est en ouest). C’est l’île du Rhin, à hauteur de Rhinau. Elle est le meilleur exemple, presqu’un vestige, de ce qu’était le paysage rhénan avant la canalisation du fleuve. L’île est traversée par un très dense réseau de canaux, de ruisseaux, d’étangs, de mares qui se sont frayé un passage au cœur d’une forêt quasiment vierge, régulièrement inondée par les crues du fleuve. Le meilleur moyen de visiter ce prodige de la nature : la barque à fond plat. Celle qu’utilisaient les habitants pour aller pêcher ou chercher du bois sur l’île. Une dizaine de bénévoles de l’association Rhinau­Rhin­Ried perpétuent la tradition et sont aujourd’hui prêts à vous dévoiler les beautés les plus secrètes de la forêt rhénane. Vous embarquez à l’avant de la barque en bois et votre guide reste debout à l’arrière, tel un gondolier vénitien. Et vous vous laissez glisser sur l’eau au cœur de cette incroyable jungle rhénane. Vous vous frayez des passages étroits dans les roselières et sous les lianes, vous avancez sur de larges canaux bordés de grands arbres au sous­bois fleuris d’iris jaunes, vous débouchez dans de vastes étangs qui prennent des allures de mangroves tropicales. Vous êtes au paradis de la demoiselle splendide (une élégante libellule bleue), du crapaud sonneur à ventre jaune, du brochet, de la foulque macroule, du grèbe huppé, des cygnes, mais aussi des renards, des sangliers… Ouvrez les yeux et écoutez ! Préparez votre découverte sur www.grandried.fr, rubrique « bou­ ger et découvrir », « autour de l’eau ».

Photo DNA

Grande musique en polychromie Photo DNA

En mai, la superbe abbatiale d’Ebersmuns­ ter résonne des sonorités d’un des plus beaux orgues Silbermann répertoriés, ac­ compagné de chœurs ou d’orchestres : ce sont les Heures musicales d’Ebersmunster. Pour faire durer ce printemps de la musique, deux concerts sont programmés le 30 juin, avec Marc Coppey, un des meilleurs violoncellistes du moment, et le 7 juillet, avec la Heinrich Schütz Kantorei de Fri­ bourg, qui interprétera le Festin d’Alexandre de Haendel harmonisé par Mozart. Ouvrez grand les oreilles, levez les yeux, et contemplez l’admirable décor polychromique. Réservez (vite) sur www.mairie.ebersmunster.free.fr

Bulles de festival Voici un savant dosage de décibels et de bulles. Depuis maintenant vingt ans, dans le Val de Villé, le Festival Décibulles marie plutôt harmonieusement fête de la Bière et fête de la Musique rock, pop, électro, reggae… D’abord imaginé comme une affaire de potes, le festival s’est peu à peu professionnalisé jusqu’à devenir un incontournable des scènes estivales de la vallée du Rhin. Au programme de cette 20e édition, du 12 au 14 juillet, parmi une vingtaine d’artistes ou groupes : l’indémodable Alpha Blondy, la très bluesy Imany, Carmen Airways, le prodigieux duo des frères et sœurs électro… et, pour finir en apothéose, la Compagnie Transe Express et son spectacle aérien plus léger que les bulles. Réservez sur www.decibulles.com

Le musée dans la zone Photo DNA – JC Dorn

Un musée en pleine zone indus­ trielle, fusse un musée d’art moderne et contemporain… il fallait oser. Würth l’a fait à Erstein, en face de son siège social français. Ce qui frappe d’abord, c’est le contraste : d’un côté de la rue, l’immeuble de bureaux tout en transparence, de l’autre, le musée, comme une sorte de bloc de béton brut, aux ouvertures parcimonieuses. Et pourtant, dès qu’on rentre à l’intérieur, surprise, on baigne dans une douce lumière naturelle harmonieusement répartie et prove­ nant essentiellement du toit. Le groupe Würth, leader mondial des pièces de fixation, possède treize musées, dont celui d’Erstein, ou dépendances artistiques, tous installés à proximité immédiate ou dans les usines et sièges sociaux du groupe. Il y expose à tour de rôle une sélection des 11 000 peintures, dessins ou sculptures de la collection Würth : Picasso, Nolde, Munch, Arp, Magritte, Kupka… Au programme, cet été, à Erstein : « L’appel de la forêt », avec des œuvres de Sisley, Max Ernst, Kirchner, Baselitz, Christo… Tout savoir sur le musée sur www.musee­wurth.fr

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Vol au­dessus du Val Si vous avez toujours rêvé de prendre votre envol et de planer au­dessus d’une jolie vallée alsacienne, ceci est pour vous. A Breitenbach, au­des­ sus de Villé, l’association Grand Vol vous propose un baptême de l’air en parapente biplace. Rien de plus simple : vous prenez rendez­vous pour un samedi ou un dimanche (entre 11 h et 16 h : les heures les plus chaudes de la journée, en raison des thermiques, sont les plus propices à la durée du vol). Arrive le grand jour. Rendez­vous sur l’aire de décollage du Pelage, sur les pentes du Kreutzweg. Sur place, il faut compter environ 1h30 pour le harnachement et le briefing : les règles de sécurité, les pas au décollage et à l’atterrissage, la conduite en vol… Et c’est parti ! Vous vous placez devant votre pilote, quelques foulées, le corps penché vers l’avant… et ça décolle ! Ça y est, vous volez ! Vous survolez les forêts et les prairies, le village est en contre­bas. En fonction des thermiques et du vent, vous pourrez vous élever et pourquoi pas faire un tour vers le Champ du Feu. Selon les conditions, le vol durera entre 15 et 30 minutes. L’atterrissage sur le Plateau approche : vous vous dégourdissez un peu les jambes, vous courez dans l’air et puis sur le sol. Bienvenue sur le plancher des vaches. Ça vous a plu ? Vous pouvez vous inscrire à une journée découverte et pourquoi pas, envisager de voler seul. Avant de vous envoler, www.grandvol.com

Photo DNA – Jean­Paul Kaiser


Vanessa Meyer

BALADES ET SORTIES DANS LE HAUT­RHIN Le Haut­Rhin, riche de sa diversité Durant la période estivale, pas le temps de s’ennuyer dans le Haut­Rhin, avec des activités de choix dans des domaines variés.

Concerts, sorties, visites guidées, randonnées… Que ce soit dans le vignoble colmarien, à Mulhouse et alentours ou plus au sud dans le département, des événements marquants vont rythmer l’été. En tête de liste, la fameuse Foire aux Vins d’Alsace qui propose au public de déguster de nombreux cépages alsaciens, de visiter des stands mettant en valeur l’économie locale, et bien sûr d’assister à des concerts avec des artistes de renommée nationale et internationale. Il ne faut pas non plus oublier le Festival de l’Automobile de Mulhouse, qui met chaque année à l’honneur les belles mécaniques, avec un éclairage particulier sur les voitures des 24 heures du Mans pour sa 15e édition. Le Haut­Rhin, et l’agglomération mulhousienne plus particulièrement, regorge également de musées d’exception : Cité de l’Automobile, Cité du train, musée du papier peint, musée EDF­Electropolis, etc. Les arts ne sont pas oubliés, avec plusieurs festivals qui investissent les salles et les rues des grandes villes. Musique, théâtre et autres domaines artistiques seront ainsi à l’honneur lors de Scènes de rue et du festival Météo à Mulhouse, ou bien avec le festival d’orgue de Masevaux et le festival international de Colmar. Jazz, musique classique, musiques actuelles, il y en aura pour tous les goûts…

bran music

Jean­François Frey

La Cité du Train à Mulhouse Ouvert depuis 1971, le Musée national du Chemin de fer, devenu Cité du Train, met en scène de façon ludique et pédagogique les plus éblouissants chefs­d’œuvre de l’histoire du rail. Les collections se divisent en deux parties. Depuis 2005, le nouveau bâtiment abrite le parcours spectacle qui se compose de deux espaces : le siècle d’or du chemin de fer et le retour à l’âge d’or, six thèmes qui explorent les racines émotionnelles du chemin de fer. L’autre joyau du musée, l’aventure ferroviaire, raconte l’épopée du train. Une trentaine de trains et locomotives a été soigneusement sélectionnée et réaménagée afin d’illustrer l’histoire technique du chemin de fer, de ses origines à nos jours pour une visite plus didactique, mais toute aussi animée ! Depuis le printemps 2013, la Cité du Train s’est ouverte à l’extérieur : petits et grands pourront vivre des baptêmes en locomotive, participer à de nombreux événements autour du train et admirer un impression­ nant train miniature. Renseignements au 03894283 33 www.citedutrain.com

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Art ménestrel au château du Hohlandsbourg La première édition du Festiv’Art Ménestrel aura lieu samedi 22 et dimanche 23 juin au château du Hohlandsbourg. Grâce à ce festival, le public pourra découvrir ou redécouvrir le château transfiguré par la musique, les couleurs, les mots et les images du spectacle vivant. Autre objectif du Festiv’Art Ménestrel : transporter tous les publics vers un ailleurs en cohérence avec le passé, le présent et la situation géographique du site. Pour cette première édition, le thème des musiques celtiques a été retenu. En journée, on pourra à assister à des animations courtes et multiples par de petites formations (musiciens, jongleurs, danseurs, conteurs) et des artisans d’art, dans la plus pure tradition des saltimbanques du Moyen Âge. En soirée, place à deux concerts autour des musiques du Moyen Âge. Samedi 22 juin, l’Ensemble Obsidienne ouvrira le bal à 20 h 30, avant de laisser place au Cécile Corbel Quintet à 22 h. Le dimanche 23 juin, Joanne Mac Yver et Christophe Saunière seront sur scène à 17 h, avant que l’Ensemble Phémios ne clôture le festival à 18 h 30. Renseignements au 03 89 30 10 20 www.chateau­hohlandsbourg.com


Les plus beaux musées et expositions La Grange à bécanes à Bantzenheim La Grange à bécanes, musée rhénan de la moto, a ouvert ses portes le 2 avril dernier à Bantzenheim. Installé dans une grange réhabilitée et doté d’une scénographie originale, ce musée dédié à la moto présente 90 véhicules anciens, dont une collection unique de motos Ravat et d’autres marques françaises et étrangères. La visite s’articule en quatre temps. Le « corridor » présente l’aventure des motos anciennes avec musique d’époque, sous forme d’un défilé. La chicane « tous motards ! » fait découvrir le plaisir d’enfourcher et de conduire une moto ancienne, ainsi qu’un film­documentaire sur l’histoire de la moto et ses représentations dans les principaux domaines artistiques. L’exposition « dans le détail » est ensuite consacrée aux pièces détachées. La dernière étape de la visite est réservée aux coulisses du musée, sa réserve et son atelier, où les Amis de la moto restaurent les motos. Renseignements au 06 89 26 23 26 www.lagrangeabecanes.com Denis Sollier

Mineral et Gem à Sainte­Marie­aux­Mines

La Cité de l’Automobile à Mulhouse La Cité de l’Automobile présente plus de 400 voitures anciennes de 97 marques différentes, qui constituent l’une des plus belles collections du monde. Le musée est installé dans une ancienne filature de laine achetée par les Frères Schlumpf en 1957, et transformée quelques années plus tard en écrin pour leur fabuleuse collection. Les voitures sont regroupées par thème et par date. L’espace « Aventure automobile » réunit ainsi les voitures anciennes et les classiques. La zone « Course automobile » présente un ensemble de modèles sportifs exception­ nels des débuts de la course automobile à notre époque. La collection « Les chefs­d’œuvre de l’automobile » plonge enfin le visiteur dans un monde de prestige et de rêve, avec des modèles d’exception comme les deux célèbres Bugatti Royale. Depuis 2011, la Cité de l’Automobile s’est équipée d’un autodrome, permettant d’organiser des événements, mais surtout de donner vie aux véhicules de la collection. Renseignements au 03 89 33 23 21 www.citedelautomobile.com

Le musée du papier peint à Rixheim Les collections du musée cou­ vrent l’ensemble de l’histoire du papier peint, du XVIIIe siècle à nos jours. Ce fond regroupe pratiquement tous les aspects de la production du papier peint, du plus courant au plus excep­ tionnel, comme les papiers peints panoramiques. Venez rê­ ver devant onze d’entre eux qui vous entraîneront des Indes à l’Eldorado… Chaque année, le musée du Papier peint organise de nouvelles expositions pour permettre de découvrir de nouveaux aspects des collections. Actuelle­ ment, deux expos sont à l’honneur : « Zoomer/Dézoomer, motifs et matières dans le papier peint du XVIIIe siècle à nos jours » et « Au Royaume des petits princes – Le papier peint pour chambre d’enfant ». Le musée se trouve à la Commanderie, 28, rue Zuber à Rixheim. www.museepapierpeint.org

L’exposition de minéraux de Sainte­Marie­ aux­Mines fête cette année son 50e anni­ versaire. Ce jubilé s’annonce spectaculaire, avec l’ouverture d’un nouveau site qui regroupe­ ra sur 38 000 m² d’exposition et de vente près de 1 000 exposants venus du monde entier. Au programme, pas moins d’une dizaine d’expositions, plus de 45 conféren­ ces et rencontres et une vingtaine d’ate­ liers et animations pour adultes et enfants. Rendez­vous du 27 au 30 juin pour une cinquantième édition qui ne manquera pas d’être inoubliable. www.sainte­marie­mineral.com

Musée EDF­Electropolis à Mulhouse La pièce maîtresse de la collection du musée EDF­Electropolis de Mulhouse est la grande machine Sulzer­BBC, à l’origine de la création du musée, une génératrice de courant alternatif acquise en 1901 par l’usine DMC. La collection s’est ensuite étoffée de plus de 12 000 objets dont un millier est présenté dans l’exposition permanente. On y trouve à la fois des objets liés à la découverte scientifique de l’électricité et à ses applications industrielles – des machines électrostatiques aux groupes générateurs – ainsi que des objets de la sphère domestique qui illustrent les transformations radicales opérées depuis un siècle dans le domaine du confort, de la préparation des aliments, de la communication et de l’audiovisuel… En complément de cette collection, on peut trouver d’importants fonds documentaires, affiches, archives techniques et commerciales. Le musée est visible au 55 rue du Pâturage à Mulhouse. Renseignements au 03 89 32 48 50 http://electropolis.edf.com

Jean Paul Domb

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Les incontournables de l’été à Mulhouse Mulhouse, capitale européenne de l’automobile Du 5 au 7 juillet, la Ville de Mulhouse propose trois jours de fête dans le cadre de son 15e Festival automobile. La ville devient l’espace d’un week­end, la capitale européenne de l’automobile d’exception. La fête débutera avec une soirée prestige vendredi 5 juillet, place de la Réunion : une exposition de Supercars (Porsche 997 GT3, Lamborghini Galardo, Ferrari 599, Bugatti Veyron), des véhicules extrêmement performants pour leur époque et parmi les plus prestigieux au monde. Samedi 6 juillet, les plus beaux véhicules des collections des musées automobiles européens seront exposés dans le cadre bucolique du Parc Salvator, avec en vedettes les voitures des 24 Heures du Mans, la plus ancienne et la plus prestigieuse des courses d’endurance. Porsche 908, Lotus Elite, Ferrari BB512 LM, Gordini 26S… Un plateau exceptionnel de ces célèbres bolides à admirer pour la première fois à Mulhouse. Le samedi, randonnée touristique, spectacles de rue et animations musicales, balades en voitures anciennes et Rallye Auto Kid’s, un parcours d’animations entre le parc Salvator et le parc Steinbach, sont au programme. A partir de 20 h 30, place à la Nuit de l’Automobile avec des scènes musicales un peu partout dans la ville. A 22 h 30, place de la Réunion, Chimène Badi donnera un concert gratuit. Dimanche 7 juillet, beau programme à la Cité de l’Automobile, avec à 10 h 30, le Kilomètre de Mulhouse, une course pour faire plaisir aux spectateurs ; de 10 h à 13 h, des animations pour tous : caisses à savon, circuit de quads et scooters électriques. Sur l’Autodrome, dès 12h : défilé des véhicules du salon des Musées, spectacle avec les véhicules issus des collections du musée et grande parade automobile avec autos, vélos, motos pour une grande pièce de théâtre en déambulation. Le défilé final, prévu à 15 h à l’Autodrome, clôturera en apothéose le festival. Renseignements au 03 69 77 67 77. www.festivalauto.mulhouse.fr

Feu d’artifice festif

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Les Bals de feu, rendez­vous incontournables de l’été mulhousien, attirent chaque année une foule importante aux abords du Nouveau Bassin. On vient en famille admirer le spectacle de pyrotechnie traditionnel de la Fête nationale. L’esprit du feu d’artifice 2013 sera très disco, samedi 13 juillet, avec une soirée musicale dédiée au groupe Abba. Pour la partie dansante, trois DJ animeront le dance floor en passant en revue tous les standards, des années yéyé à la techno, à partir de 23 h. Les festivités commenceront à 18 h, avec des animations pour enfants (maquillage, ballons). La compagnie Quartier de Nuit proposera un spectacle en déambulation, « Le Laboratoire Ambulant », promenade le long des berges avec expériences bulleuses pour petits et grands. À 19 h 30, les enfants se rassembleront pour une retraite aux flambeaux, et rejoindront le défilé militaire à 20 h. À 21 h, un deuxième spectacle de Quartier de Nuit, « El Fibras Divinos », montrera quatre personnages lumineux déambuler le long de l’allée William­Wyler. À 22 h 30, le spectacle pyrotechnique spécial ABBA, d’une demi heure, commence­ ra : effets de lumières sur l’eau et d’autres surprises sont prévus.

Dom Poirier

Scènes de rue Volontairement populaire, artistique et festif, Scènes de rue est un festival dédié aux arts de la rue. Du 18 au 21 juillet, des dizaines d’artistes envahissent les places, les rues et les parcs du centre­ville de Mulhouse et offrent des moments de partage et de rencontre aux passants. La comédie et la féerie s’installent dans tous les coins de la ville. Au programme de l’édition 2013, des créations mêlant écritures contemporaines et arts traditionnels, avec des compagnies qui partagent l’espace et mélangent les genres, les disciplines, les styles. Tous les spectacles sont en accès libre et gratuit. De spectacles vivants renversants présentés par plus d’une vingtaine de compagnies déjantées autant qu’inventives, venant de toute la France pour cette parenthèse estivale. Du théâtre à la musique, en passant par la danse, le cirque, les marionnettes, le cinéma, durant quatre jours, n’hésitez pas à venir déambuler dans les rues du centre­ville de Mulhouse au rythme d’une multitude de spectacles courts. Http ://scenesderue.mulhouse.fr

Le parc zoologique et botanique Premier site touristique du Haut­Rhin et troisième d’Alsace avec 370 000 visiteurs par an, le parc zoologique et botanique de Mulhouse est également l’un des plus anciens zoo de France, puisqu’il a été créé en 1868. Il compte 1 200 animaux appartenant à 170 espèces, pour la plupart rares parce que leurs milieux naturels disparaissent ou parce qu’elles sont trop chassées. Les visiteurs ont donc l’opportunité toute l’année, et plus particulière­ ment cette été, de rencontrer des animaux exceptionnels : lions d’Asie, tigres de Sibérie, panthères de Perse, lémuriens, zèbres de Grevy, antilopes addax… et bien d’autres encore. Une magnifique collection botanique dans un aménagement paysager remarquable est également à découvrir au fil des saisons pour un vrai plaisir des sens. Renseignements au 03 69 77 65 65www.zoo­mulhouse.com


Vos sorties nature L’Ecomusée d’Alsace à Ungersheim L’Ecomusée d’Alsace fait revivre l’histoire de toute une région. Dans son village, composé de 73 bâtiments authentiques, les visiteurs ont l’occasion de découvrir la vie quotidienne des habitants d’antan et la richesse de l’architecture alsacienne en vivant des expériences uniques auxquelles ils peuvent participer. A l’Ecomusée, la vie suit son cours durant les visites : des artisans exercent des métiers traditionnels, la maîtresse de maison mitonne de bons petits plats et transmet ses secrets, les paysans s’affairent dans les champs… Ateliers participatifs, démonstrations autour de l’artisanat et de la gastronomie, expositions, fêtes, spectacles, concerts et nocturnes sont autant de rendez­vous incontournables. Renseignements au 03.89.74.44.74 www.ecomusee­alsace.fr

Jardin éphémère à Mulhouse

Justine Nalouei

Les Jardins du Temps à Illzach Situés à quelques kilomètres de Mulhouse, les Jardins du Temps labellisés « jardin remarquable » invitent les visiteurs au voyage. Et pour cause : ils ont été montés il y a quelques années par un couple de grands voyageurs passionnés. Ces jardins, d’une remarquable beauté, sont composés de neuf mises en scène différentes, développées autour d’une ligne imaginaire, matérialisée par le potager, le labyrinthe et le bosquet et le tulipier de Virginie, planté à l’extrémité du parc floral. Le parc floral renferme une variété exceptionnelle de couleurs, de paysages et de plantes avec 100 essences d’arbres et d’arbustes, 50 types de graminées, bambous et fougères, 400 espèces différentes de vivaces et bulbes, ou encore 50 variétés de rosiers, identifiés par leur nom. Les Jardins du Temps sont visibles au 81, rue des Vosges à Illzach. www.jardins­du­temps.fr

La Route du Fromage dans la vallée de Munster

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Créée il y a une quarantaine d’années mais tombée en som­ meil ces derniers temps, la Route du Fromage connaît une nouvelle impulsion depuis quelques mois. L’idée : proposer aux visiteurs un circuit, qu’ils peuvent emprunter à pied, à vélo, à cheval, ou par n’importe quel moyen, qui leur permet de découvrir toute l’acti­ vité fromagère de la vallée de Munster. Au départ de la Maison du Fromage, à Gunsbach, les promeneurs auront la possibilité de retirer une brochure leur indiquant les coordonnées et la localisation géographique d’une soixantaine de partenaires : fermes, fromageries ou encore fermes­auberges. Ces nombreux sites qui sont à visiter ont tous un lien avec le fromage dans la vallée de Munster. Activités de pleine nature et étapes gourmandes sont également au programme de cette randonnée à travers la vallée. Avant de partir pour ce périple à la découverte du terroir local, il est possible de visiter la Maison du Fromage à Gunsbach, qui propose de découvrir les étapes de la fabrication du munster et autres fromages locaux, mais également des expositions sur les fromages de caractère et sur les traditions sylvicoles de la vallée. www.maisondufromage­munster.com

C’est un véritable jardin de 400 m² qui s’installe sur la plus grande place mul­ housienne : la place de la Réunion, du 29 août au 19 septembre. Un superbe jardin aux lignes géométri­ ques et aux couleurs d’automne, avec bassins, jets d’eau, massifs fleuris et arbres taillés, où il fait bon flâner de jour comme de nuit. En soirée, le jardin s’anime d’un specta­ cle son et lumière avec un éclairage nocturne des massifs, des arrangements fleuris et des jets d’eau. Un spectacle de toute beauté à ne pas manquer.

Découvrir l’accrobranche à Kruth Pour s’oxygéner et passer un agréable moment en famille, rien de tel que le parc Arbre Aventure de Kruth, où il est possible de pratiquer l’accrobranche, une activité sportive qui consiste à faire grimpette dans les arbres. Le parc propose plusieurs parcours acrobatiques, adaptés à l’âge et aux capacités du visiteur. Après présentation du matériel et quelques essais à effectuer, l’aventure commence… Les différents parcours sont définis par des couleurs, allant de la verte à la super noire, et invitant les participants à tester leurs capacités. L’accrobranche est également un excellent moyen d’améliorer son équilibre et de combattre sa peur du vide. Tout est sécurisé puisqu’au sol, les accompagnateurs supervisent la progression des grimpeurs, toujours prêts à prodiguer des conseils ou à intervenir en cas de blocage. Tous les éléments de sécurité sont réunis pour permettre à tous d’évoluer librement et sans le moindre risque. Les jeunes de moins de 16 ans ont accès à l’ensemble des parcours à condition d’être accompagnés par un adulte grimpant. Les sensations sont garanties, notamment avec la grande tyrolienne qui offre une traversée du lac de plus de 300 mètres, allant d’une rive à l’autre ! www.parcarbreaventure.com

Justine Nalouei


Un été sous le signe de la musique Foire aux Vins d’Alsace : musique et cépages Evénement incontournable, la 66e Foire aux Vins d’Alsace aura lieu du vendredi 9 au dimanche 18 août au Parc des expositions et des congrès de Colmar. Cette manifestation populaire est à la fois une foire économique généraliste, un festival musical très convoité, un rendez­ vous pour le grand public et pour les professionnels et une vitrine d’exception pour les vins d’Alsace. Autant d’éléments qui donnent à la Foire aux Vins d’Alsace une identité unique au monde et un caractère indéniablement festif. Chaque année, 350 exposants sont au rendez­vous, parmi lesquels de nombreux viticulteurs qui viennent y faire découvrir leurs cépages. Plus de 1500 échantillons des meilleurs vins alsaciens sont ainsi à déguster. Des dégustations commentées et souvent très appréciées par les visiteurs. Des conférences et des tables rondes apportent également des réponses aux préoccupations quotidiennes des professionnels de la viticulture. Au milieu des halls et des allées du parc expo de Colmar, de nombreuses animations ambulantes et des spectacles de danse de qualité sont assurés par des artistes. Avec son théâtre de plein air de 10 000 places, très apprécié par les artistes qui s’y produisent, la Foire aux Vins d’Alsace est une étape incontournable des tournées estivales. Cette année encore, une programmation incroyable est proposée aux spectateurs. Le cru 2013 promet aussi du beau spectacle avec un autre habitué, qui vient pour la cinquième fois, Michel Sardou, et ouvrira le bal samedi 10 août. Suivront, entre autres, Mika, Patrick Bruel, Deep Purple, Snoop Dog, Sonata Artica, Sexion d’assaut ou Youssoupha. Il y a en aura donc pour tous les goûts et les spectateurs devraient trouver leur bonheur, aussi bien dans l’un des concerts proposés que sur l’un des nombreux stands. Renseignements au 03 90 50 50 50 www.foire­colmar.com

L’orgue à l’honneur à Masevaux Pour l’édition 2013 qui marque la 37e édition du Festival d’orgue de Masevaux, le thème « Ombres et Lumières » a été retenu. En ouverture, dimanche 21 juillet en l’église Saint­Martin de Masevaux, le public pourra découvrir le chœur du New College d’Oxford et, en clôture, dimanche 8 septembre, le Requiem de Mozart par l’Anton Webern­Chor­Freiburg, l’un des meilleurs ensembles allemands. Entre ces deux événements, le Festival proposera un programme festif et savamment orchestré par le prestigieux Zuger Trompetentrio, tandis que deux récitals d’orgue donne­ ront carte blanche à deux organistes emblématiques de la jeune génération : Olivier Wyrwas (France) et Stephan Lutermann (Allemagne). L’Alsace sera aussi à l’honneur avec l’ensemble vocal strasbourgeois Filigrane à Guewenheim et l’organiste parisien Olivier Willemin, remar­ quable compositeur et improvisateur. Cette 37e édition devrait permettre d’attirer un public de passionnés avides de découvertes et d’émotions artistiques. www.festivalorguemasevaux.com

Hervé Kielwasser

Festival international de Colmar 25 ans, ça se fête ! Et Vladimir Spivakov, qui assure la direction artistique depuis toutes ces années, déroge à la règle : pas d’hommage annuel, mais un programme réunissant les musiciens qui ont marqué le Festival de Colmar durant ce quart de siècle. L’Orchestre symphonique de la radio de Berlin sous la direction de Marek Janowski sera de retour en l’église Saint­Matthieu pour trois concerts. Le programme aura aussi des accents russes avec la pianiste Anna Vinnitskaya et la Septième symphonie de Bruckner, sans oublier la merveilleuse Arabella Steinbacher et la « Grande Symphonie » de Schubert. Les « Virtuoses de Moscou », le National Philharmonique de Russie, Grigory Sokolov, Evgeny Kissin, Mikhail Rudy, Nikolay Lugansky, Alexandre Romanovs­ ky, le Chœur de l’Académie d’art choral, Vadim Gluzman, Renaud Capuçon, Feng Ning, Gautier Capuçon, Alexey Ogrintchuk, ainsi que toute une péliade de chanteurs feront partie de la grande fête des 25 ans du Festival international de Colmar, qui aura lieu du 2 au 14 juillet. www.festival­colmar.com

Festival Météo à Mulhouse Le Festival Météo de Mulhouse est devenu l’un des principaux rendez­vous européen des musiques improvisées, expérimentales, créatives et actuelles. Durant deux semaines, une quarantaine de concerts (du jazz à l’électro acoustique, du rock au classique) sont au programme dans une dizaine de lieux du Haut­Rhin. Après une semaine de vagabondages jazzistiques à la campagne, la fin du festival est plus dense et réunit sur quatre à cinq jours, du 27 au 31 août, la crème mondiale des musiques alternatives. Parmi la centaine de musiciens invités pour cette 30e édition, des artistes qui ont l’habitude de se produire dans un registre plus classique, mais aussi des découvertes inattendues et imprévisibles. Le saxophone sera notamment à l’honneur, mais pas seulement, et les concerts s’enchaîneront comme d’habitude à un rythme effréné sur les différentes scènes mulhousiennes. 37 www.festival­meteo.fr


Cuisinez avec Jean­Yves Schilinger du JY’S à Colmar Aile de raie rôtie et crème d’oignons nouveaux

Carré de porcelet grillé, panacotta aux morilles et aubergine confite croûte de miso Temps de préparation : 1 heure

Temps de préparation: 1 heure

Ingrédients pour 2 personnes Ingrédients pour 4 personnes  Aile de raie (ultra­fraîche)  2 à 3 bottes d’oignons nouveaux  ½ litre de bouillon  Quelques branches de fleurs de câprier et pousses de pissenlit (pour la déco : facultatif)

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Huile d’olive Beurre Farine Vinaigre de xérès 10 cl de crème liquide Sel et poivre

Préparation  Demander à votre poissonnier de lever les filets de raie. Sur du papier sulfurisé, superposer deux filets aplatis, les saler et poivrer, puis les emballer en forme de rectangle. Réserver au frais ½ heure dans leur emballage.  Faire cuire à la vapeur (à 60° dans une couscoussière ou dans un cuiseur vapeur) les filets encore emballés pendant 15 minutes. Une fois le poisson refroidi, découper les rectangles de poisson en deux, puis les fariner complètement en veillant à enlever l’excédent de farine. Faire chauffer de l’huile d’olive dans une poêle antiadhésive et faire revenir le poisson pendant trois minutes de chaque côté. Terminer la cuisson en ajoutant 50 g de beurre dans la poêle sur le feu et arroser le poisson. Le laisser reposer une minute dans un endroit chaud avant de servir.  Crème d’oignons nouveaux : nettoyer et émincer les oignons. Faire chauffer une belle noix de beurre dans une sauteuse. Faire revenir les oignons avant qu’ils soient caramélisés (encore blancs). Verser le bouillon dans la sauteuse et laisser mijoter environ 10 minutes. Egoutter le tout, verser les oignons dans un blender (ou mixer), ajouter 10 cl de crème et une cuillère à soupe de vinaigre de xérès, saler, poivrer et mixer le tout jusqu’à obtention d’une crème. La crème tiède est prête à être servie avec le poisson. Les 2 recettes sont tirées de la carte du restaurant JY’S, 17 rue de la Poissonnerie à Colmar. www.jean­yves.schillinger.com

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Texte et photo : Olivier Benoin

 8 côtes de carré de porcelet  1 poitrine de porcelet  Fèves de soja  Sel et poivre  1 aubergine violette italienne  Huile d’olive Pour la sauce  1 gousse d’ail  ½ échalote  1 branche de thym  10 cl de vin blanc  300 g de fond de veau

Pour la panacotta aux morilles  125 g de lait  125 g de crème  50 g de morilles  ½ échalote  4 g d’agar­agar  Sel et poivre Pour la pâte miso  100 g de pâte de soja  20 g de sucre en poudre  7 g de mirin (vinaigre japonais)  20 g de saké  1 jaune d’œuf  1 c. à café de pâte de noisette  1 c. à café d’huile de noisette

Préparation de la pâte miso  Dans une casserole, verser le mirin, saké et le sucre. Faire réduire de moitié. Une fois le mélange froid, mixer le tout avec le jaune d’œuf, la pâte de soja, la pâte de noisette et l’huile de noisette. Réserver. Préparation de la panacotta aux morilles  Faire revenir à feu doux avec une noisette de beurre les morilles avec l’échalote émincée. Ajouter la crème et le lait. Saler, poivrer et laisser cuire 10 minutes. Egoutter le tout et réserver les morilles. Passer la crème au chinois et porter à ébullition avec l’agar­agar. Retirer du feu et verser le mélange sur une plaque de 2 cm de haut couverte de papier cuisson, laisser prendre au réfrigérateur deux heures. Détailler des morceaux à l’emporte­pièce et disposer dessus les morilles et les fèves hachées. Préparation de l’aubergine  Faire cuire le légume ½ heure à la vapeur, le découper en deux et bien l’aplatir. Etaler dessus la pâte miso et enfourner à 150° pendant 25 minutes. Découper ensuite des bâtonnets. Préparation de la sauce  Dans une casserole, verser un filet d’huile d’olive avec les échalotes émincées, la gousse d’ail et la branche de thym. Laisser bien caraméliser. Déglacer avec le vin blanc et faire réduire. Mouiller le tout avec le fond de veau et laisser mijoter ½ heure. Passer la sauce au chinois et rectifier l’assaisonnement si nécessaire. Préparation du porcelet (côtes et poitrine)  Au barbecue ou plancha, cuire la viande côté peau jusqu’à ce qu’elle soit bien croustillante. Puis cuire les morceaux pendant 10 minutes. Laisser reposer la viande 5 minutes sous une feuille d’aluminium.  Dresser le plat.

Texte et photo Olivier Benoin

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© Shutterstock

BALADES ET SORTIES EN MEURTHE­ET­MOSELLE La Meurthe­et­Moselle, la Meuse et les Vosges constituent le sud lorrain. Ce secteur est non seulement un magnifique écrin naturel, mais aussi une terre riche en patrimoine avec des villes à forte personnalité.

Renaissance, plein air et gastronomie Si Nancy est réputée en partie pour son patrimoine Art Nouveau, Bar­le­Duc l’est pour ses quartiers Renaissance, point de départ de la voie sacrée menant à la ville héroïque de Verdun, Grand attire de plus en plus de curieux avec son site gallo­romain, Épinal s’est imposée comme la cité des images, alors que Domrémy reçoit chaque année plus de 40 000 visiteurs dans la maison natale de Jeanne d’Arc. Dans ces trois départements il fait bon s’immerger dans la nature, goûter les délices de la gastronomie, s’évader au fil des concerts de l’été et, cette année, plus que jamais, s’attarder sur les merveilles de la Renaissance, la Ville de Nancy et la Communauté Urbaine du Grand Nancy ayant décidé de célébrer cette période de l’histoire.

Renaissance

Festival RenaissanceS à Bar­le­Duc. © Guillaume Ramon/www.grpress.fr

Fabuleuse sensation avec la bouée tractée ! © Pôle Sport Nature

Jusqu’au 4 août 2013, la Renaissance va donc être célébrée à travers le patrimoine qu’elle a légué et les valeurs dont elle est porteuse. Cette période correspond, dans l’Histoire de la Lorraine, à un véritable âge d’or marqué par une vie intellectuelle et artistique remarquable, mais aussi un vif intérêt pour les progrès scientifiques et techniques. Après l’année de l’École de Nancy en 1999 et le temps des lumières en 2005, cet événement a pour but de révéler au public une période exceptionnelle à travers des expositions et des créations inédites, des parcours et diverses manifesta­ tions rendant compte du foisonnement des richesses d’alors. Plusieurs villes du sud lorrain s’associent à cette célébration : Verdun, Bar­le­Duc, Saint­Mihiel, Marville, Pont­à­Mousson, Toul… Une sélection des mo­ ments forts de Renaissance vous est proposée dans les pages suivantes.

Plein air La Meuse, la Meurthe­et­Moselle et les Vosges regorgent de lieux char­ mants. Entre un régal aquatique au lac de la Madine en plein cœur du parc naturel de la Meuse, une randonnée découverte sur les sentiers de Meurthe­et­Moselle, une journée riche en sensations et animations au parc d’attractions Fraispertuis City à Jeanménil, les plaisirs ne manquent pas ! Nous avons choisi dans ce supplément de vous suggérer des idées de loisirs sortant des sentiers battus : séances de dragonboat ou de bouée tractée par un bateau à moteur, descente d’une pente en bulle gonflable, promenades fluviales, nuit à la bohémienne, hébergement en Domespace (maisons rondes en bois), luge d’été, glisse sur rollers, planches et skis à roulettes, balade estivale en chiens de traîneau, parapente, saut à l’élastique, trial moto, traversée aérienne d’un lac, kart à pédales… À vous de choisir !

À consommer avec modération. © Shutterstock

Bergamotes en vrac. © ADT54 ­ V. Bongiraud

Gastronomie Quand on questionne un Parisien sur la cuisine lorraine, il répond spontané­ ment : « quiche lorraine ». Si elle fait effectivement partie du patrimoine lorrain comme les macarons, bergamotes, madeleines de Commercy, de Liverdun ou encore les dragées de Verdun, il y a bien d’autres spécialités moins connues, mais non moins savoureuses qui méritent d’être découver­ tes. C’est aussi l’un des objectifs de ce supplément de vous mettre l’eau à la bouche avec les babas de Stanislas, la liqueur de bergamote (à consommer avec modération), les lorgnons de Ligny­en­Barrois, les pavés stenaisiens, les étoiles de Vauban de Longwy, les bières lorraines, blondes, ambrées, rouges ou blanches, les toffôyes vosgiennes, étonnantes préparations à base de pommes de terre, de lardons et d’oignons, sans oublier, dans ce même département, les fameux munsters et chiques. Préparez vos papilles !

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La Meurthe­et­Moselle vous donne bien plus qu’une excuse pour venir y faire un détour, tant les grandes manifestations qui ponctuent l’année sont nombreuses et de belle qualité. Chaque rendez­vous avec le patrimoine local, la musique, la littérature, le cinéma, l’opéra… Et même les montgolfières sont une occasion unique de faire le plein de découvertes, de culture et de rencontres. Petit tour, non exhaustif, des incontournables 2013 qui vont vous remplir le cœur d’émotions et les yeux d’images magnifiques.

Son et lumière place Stanislas Du 15 juin au 16 septembre, à la nuit tombée, « Les Rendez­vous place Stanislas » offrent aux spectateurs une plongée féerique dans l’Histoire de Nancy avec une projection haute en couleur, en sons et en images, diffusée tous les soirs sur les cinq façades de la plus belle place d’Europe. La diseuse de bonne aventure de Georges de La Tour, le paon de Joseph Janin, l’amphitrite de Guibal, les réalisations de Prouvé etc., sont ainsi mis en lumière le temps d’un spectacle grandiose dans un cadre architectural exceptionnel. À l’occasion de l’événement Renaissance Nancy 2013, une séquence consacrée à cette période importante dans l’Histoire de la Lorraine viendra enrichir le scénario pour le rendre encore plus unique et inédit.

Lorraine Mondial Air Ballons® « Au­delà du rêve » Tous les deux ans, le plus grand rassemblement international de montgolfières au monde investit l’aérodrome de Chambley Planet’ Air. Pour sa 13e édition, du 26 juillet au 4 août, le LMAB promet un spectacle aérostatique grandiose à l’occasion des 230 ans du premier vol humain réalisé par Jean­François Pilâtre de Rozier, le 21 novembre 1783. Au­delà des magistrales envolées de masse quotidiennes, challenges et compétitions, ne manquez pas : le Spectacle de la Grande Ligne désormais sur trois pistes (28/07) et son record du monde, la Parade des Pilotes avant chaque envol du soir, le Vol des Drapeaux (28/07) ou encore les cérémonies d’ouverture et de clôture qui réservent elles aussi de grands moments d’émotion. Visiteurs et pilotes venus des sept continents pourront également profiter d’un riche programme d’animations terrestres et aérien­ nes : expositions et exhibitions, initiations et baptêmes de l’air, soirée astronomie, soirée courts­métrages, nuit des cerfs­volants, projection cinéma en plein air, messe des Nations (28/07) et messe de la Fraternité (04/08) chapelle de la Base, mini­concerts, confé­ rences, sans oublier de faire un détour par l’aéromusée (nouvelle scénographie), le Village du Tourisme et le Village du Sport.

Nancy Jazz Pulsations Du 9 au 19 octobre, le plus couru des festivals de jazz de l’est de la France, fêtera son 40e anniversaire avec une programmation hommage aux origines de La Nouvelle­Orléans. Un superbe prétexte à la venue d’artistes emblématiques de la scène musicale New Orleans qui proposeront de splendides dissonances sur des airs de jazz bien entendu, mais également au rythme de musique cajun, latine, zydeco, R & B, hip­hop, rock, gospel et afro caribéennes. Pour cette édition spéciale, quelques noms qui promet­ tent d’enflammer les scènes nancéiennes filtrent déjà : Asaf Avidan, Richard Bona, KellyLee Evans, Jose James, Jonny Lang, Joshua Redman, Dirty Dozen Brass Band, Terez Montcalm, Ibrahim Maalouf, Kenny Garrett.

Livre sur la place L’incontournable fête du Livre tiendra séance les 13, 14 et 15 septem­ bre prochain sous l’égide de l’écrivain, philosophe, chroniqueur, éditorialiste et non moins célèbre membre de l’Académie française : Jean d’Ormesson. Pour ce 35e rendez­vous, près de 550 auteurs sont attendus sous le chapiteau de la place de la Carrière parmi lesquels : J.­C. Rufin, E. Orsenna, T. De Rosnay, D. Picouly, B. Pivot, D. Decoin, E.E. Schmitt, Y. Coppens, D. Foenkinos, A. Nothomb, V. Olmi, S. Bern, L. Adler, K. Tuile et bien d’autres. Entre dédicaces, débats, entretiens et remise de prix, les personnalités invitées (auteurs, comédiennes, comédiens) se livreront à d’exceptionnelles et captivantes lectures publiques en des lieux insolites.

17e festival Nancyphonies En juillet et en août, les plus grands artistes de la musique classique, mais également d’autres répertoires ainsi que les nouveaux jeunes talents, vous donnent rendez­vous pour une vingtaine de concerts (musique du monde, musique de chambre), de récitals de piano, de soirées découvertes, d’apéro solistes et autres auditions (cycle l’Art du violon). Une occasion unique d’écouter les chefs­d’œuvre dans des lieux parfois surprenants. Une programmation de haute volée, une atmosphère conviviale et des initiatives surprenantes à l’instar de ce « Tour du monde en 80 musiques », le 29 juillet à la salle Poirel où Jean­François Zygel improvisera avec Didier Malherbe et Joël Grare dans le cadre de Renaissance Nancy 2013.

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© Lorraine Mondial Air Ballons® – P. Briqueleur

Opéra en plein air à Haroué Les 30 et 31 août prochain, le Château de Haroué (près de Nancy) renouvellera sa collaboration avec les opéras en plein air en accueillant la toute dernière œuvre musicale de Mozart, La Flûte Enchantée, mise en scène pour l’occasion par Francis Huster et Steve Suissa. Cet opéra en deux actes, mi­chanté mi­parlé en allemand, est le récit d’un voyage initiatique empreint de symboles et de féerie au terme duquel les héros en quête d’amour et de sagesse, triomphent du mal. Avec pour toile de fond le splendide décor du château, ce spectacle se révélera sans conteste grandiose, unique et quasi magique d’autant qu’il se savourera bien entendu, à ciel ouvert. Une occasion rêvée de découvrir ou redécouvrir une grande œuvre du répertoire lyrique et d’apprécier les talentueuses et futures voix de demain.

Festival du Film Italien de Villerupt Bien davantage qu’un simple événement relayant la production cinématographique italienne, le Festival de Villerupt se veut le témoin, la mémoire même, de toute une génération d’immigrés fortement ancrés dans l’Histoire de notre région. La 36e édition (du 25/10 au 11/11), livrera toute la richesse de ce cinéma fondé sur la culture populaire italienne de la fin du XIXe siècle : films néoréalistes mêlant harmonieusement poésie et cruauté, films néoréalistes roses à l’atmosphère plus légère, comédies à l’italienne où le rire évoquait de façon détournée les thèmes sociaux, politiques et culturels de l’Italie des années 60 ou encore cinéma de genre (péplum, western « spaghetti »…). Une belle démonstration que le cinéma italien a su évoluer, se renouveler et qu’il nous offre aujourd’hui encore une très belle production d’œuvres inédites à découvrir en avant­première.

© LMAB 2011 – J­L. Gisselbrecht

LES INCONTOURNABLES


Musique sacrée, son et lumière, mode, marathon, expositions… Les événements se bousculent en 2013 et chacun pourra, en fonction de ses centres d’intérêt y trouver son bonheur. Le programme des manifestations vous emmènera peut­être à Froville à l’occasion de son Festival de musique baroque et sacrée, à Toul pour son remarquable son et lumière, à Sion où vous flânerez sur le chemin de la céramique, à Lunéville qui met en valeur les métiers de la mode, à Saint­Clément avec son exposition « Faïences et Renaissance » et bien sûr Nancy qui célèbre cette année la période Renaissance.

Festival de musique sacrée et baroque de Froville Froville, charmant petit village du sud de la Lorraine organise depuis 1998 un festival dans la nef de son église romane. Plus de 50 000 mélomanes ont déjà participé à ce grand moment consacré à la musique sacrée et baroque. Dans un site millénaire, ils ont pu apprécier une acoustique hors du commun qui a servi d’écrin à des voix comme celle de Philippe Jaroussky. Une des fidèles de ce festival a avoué s’être reconstruite dans ce lieu qui inspire le respect. Les organisateurs orientent de plus en plus leurs efforts vers les jeunes grâce à une politique tarifaire avantageuse et par le biais d’ateliers pédagogiques et du concours international de chant baroque. Jusqu’au 14 juillet. www.festivaldefroville.com

La Renaissance s’expose en 2013 Faïences et Renaissance à Saint­Clément, jusqu’au 18/08 Les œuvres présentées montrent l’influence de la Renaissance lorraine, française, italienne, allemande ou flamande sur des décors du XIXe siècle au cours duquel la faïence a connu un regain de popularité.

Cathédrale Saint­Étienne à Toul. © Brice DEFAUX – ADT54

À NE PAS MANQUER

Prima Botanica, jusqu’au 22/09 à Nancy La botanique : une véritable discipline scientifique à la Renaissance. Les jardins botaniques et conservatoires de Nancy proposent des variations sur le thème de la plante conservée de la plante illustrée et de la plante expliquée. Parc botanique du Montet. Lundi­vendredi, 10­12 h et toute la semaine 14­17 h. L’automne de la Renaissance, d’Arcimboldo à Caravage, jusqu’au 4/08 Cette exposition du musée des Beaux­Arts de Nancy, coorganisée avec le musée du Louvre est une véritable immersion dans les fastueuses cours européennes de l’époque. Greco, Caravage, Arcimboldo, Bellange... Une centaine de chefs­d’œuvre : peintures, dessins, objets d’art, sculptures illustrent la fourmillante production artistique de l’époque.

6e chemin de la céramique à la colline de Sion Haut­Lieu touristique de la Lorraine, la colline de Sion offre une vue panoramique exceptionnelle des côtes de Moselle jusqu’à la crête des Vosges. Chaque année, elle est le cadre du chemin de la céramique organisé par Al Terre Native et le Conseil Général de Meurthe­et­Moselle. Dès le 6 juillet, les visiteurs seront accueillis sur le parcours céramique « Fukushima » avec ses œuvres originales d’artistes et artisans de Lorraine et d’ailleurs. Concours « Marché de potiers » proposé aux professionnels. L’œuvre sélectionnée sera présentée lors du marché des potiers, les 6 et 7 juillet sur le thème de Fukushima. Stages et ateliers gratuits du 9 au 12 juillet. Exposition Land’Art Fukushima du 6 au 31 juillet.

Les nuits lumière de la cathédrale de Toul Il faut avoir vu ce son et lumière au moins une fois. Le succès remporté par ce spectacle en 2011 et 2012 a incité les organisateurs à le renouveler dans le magnifique cloître de la cathédrale Saint­Etienne avec une mise en lumière extérieure de la façade du monument. Il présente l’histoire de la cathédrale et celle des hommes qui ont façonné Toul. Un voyage habité de lumières, d’images, de musiques et d’émotion dans un lieu riche en architecture Renaissance. Les jeudis, vendredis et samedis soir, à la tombée de la nuit (22 h 30 en juillet, 22 h en août et 21 h 30 en septembre). Pas de spectacle le 12 juillet. Durée : 30 minutes. Entrée gratuite en fonction des places disponibles.

Casse­croûte de Quasimodo à Toul Du 5 juillet au 14 septembre, il est possible de visiter la cathédrale de Toul et son cloître tous les jours. Avec un guide, c’est encore plus enrichissant. Autre façon de visiter les lieux, originale et inoubliable : grimper en haut de la tour sud de la cathédrale St­Etienne. Quelques passages le long des ouvertures sont impressionnants, mais elles sont équipées de vitrages protecteurs et le spectacle à l’arrivée est exception­ nel ! Visite tous les jours, 1er juillet – 17 septembre, 10­18 h (3 euros). Bonnes chaussures recommandées ! Dans le cadre d’une visite de la tour, vous pouvez participer au casse­croûte de Quasimodo, sur réserva­ tion à la boutique de la cathédrale : vendredis et samedis en juillet (19 h 30) et en août (19 h).

Nancy 2013, l’effet Renaissance. © bb com

Exposition « la plume, entre mode et scène » à Lunéville Cette magnifique exposition, menée avec le concours de nombreuses maisons de haute couture et accessoiristes, se tient au Conservatoire des broderies de Lunéville. Ce dernier a été créé en juin 1998, au château de Lunéville et œuvre pour la valorisation du patrimoine « Point de Lunéville » et la transmission du savoir lunévillois. Cette exposition met remarquable­ ment en lumière le métier de plumassier avec la participation des ateliers Maison Février, Paris, et Bruno Legeron, Paris. La plume, à première vue insignifiante, mais qui met tant de couleurs, tant de saveur dans les revues de music­hall. Les créateurs de mode ont bien compris sa magie lorsqu’elle est subtilement associée à des fleurs ou de la broderie. Tous les jours sauf le mardi. Entrée libre.

Semi­marathon de Nancy, dimanche 6 octobre 2013 Départ de la place Stanislas, le cadre idéal pour une manifestation sportive comptant pour les championnats de France et réunissant des sportifs de très haut niveau, mais aussi des amateurs. Trois courses sont proposées : le semi­marathon à 10 h (13 euros), le 4 km pour tous à 10 h 10 (gratuite) et le 5 km féminin, le samedi 5 octobre à 16 h (gratuite). Cette dernière épreuve « rose » permettra de récolter des fonds alimen­ tant la recherche contre le cancer du sein. Si les professionnels parviennent à faire le parcours du semi­marathon en moins d’une heure, le commun des mortels peut raisonnablement espérer le réaliser en environ deux heures. Alors, chiche ? Pour les moins courageux, c’est l’occasion de côtoyer des « pointures » de la course à pied. Inscriptions par courrier ou en ligne depuis le site officiel. Majoration de 3 euros pour les inscriptions sur place.

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La Meurthe­et­Moselle Côté sport et détente Un hymne à la nature La Meurthe­et­Moselle : un hymne à la nature ! Certains l’ignorent encore, ce département regorge de lieux magiques : les paysages sauvages du Pays des Lacs de Pierre­Percée, le cadre bucolique de Sion, les boucles voluptueuses de la Moselle, les parcs et les jardins où il fait si bon s’attarder, les mille et une petites merveilles du Parc Naturel Régional de Lorraine… Les amoureux de la nature ont tout sous la main pour épancher leur soif de marcher, courir, pédaler, naviguer ou galoper. Les amateurs de sensations fortes, eux aussi, sont comblés grâce aux multiples parcours d’accrobranches, de tyroliennes et sites de saut en élastique. Le tour d’horizon qui va suivre vous donnera plus d’une idée de détente, de flânerie ou d’activité de plein air.

Vue sur une tyrolienne, lac de Pierre­Percée. © Aventure Parc Pays des Lacs.

Le long des jolies boucles de la Moselle... Vue sur la Moselle. © OT de Liverdun

À pied, à vélo, en rollers ou à trottinette, les boucles de la Moselle offrent aux fans de balades 80 km de bonheur naturel. Elles se déroulent paisiblement entre Nancy, Neuves­Maisons, Toul et Liverdun, traversant une vallée riche en légendes. Longées par des itinéraires Vélo route et Voie Vertes, elles présentent l’avantage d’être très accessibles, même pour les personnes à mobilité réduite (pente faible ou nulle). Partir le long des boucles de la Moselle, c’est s’immerger dans un environnement naturel, découvrir des paysages d’une grande variété, mais aussi une faune et une flore insoupçonnée.

Une des activités proposées : le canoë­kayak. © Shutterstock

Parc nautique et loisirs de Frouard : 100 % sensations ! À 10 minutes seulement de Nancy, retrouvez­vous en pleine nature, en forêt ou sur la Moselle. Vous êtes au Parc nautique et de loisirs de Frouard et France Aventures où une multitude d’activités vous sont proposées : canoë­kayak, dragon­boat, paintball, mur d’escalade, skate, hockey sur gazon, musculation, badminton, beach­volley, accrobranches, tyrolienne... Tout cela au même endroit, direz­vous ? Cet ensemble de loisirs intègre en effet un parc nautique sur les rives de la Moselle et un parc multi­activités éco­nature France Aventures sur le plateau de l’avant­garde de Pompey. Cet éventail d’activités est accessible sous forme de forfaits dont certains en multidisciplines ou de stages à la journée, à la demi­journé,e ou encore à la semaine. Il est possible de pratiquer seul, en groupe avec ou sans encadrement. Des terrains sportifs sont proposés pour les groupes importants, ainsi que des stages d’initiation ou de perfectionnement. Nouveauté 2013 : forfait TER­SNCF. Envie d’émotions sportives ? Envie de vous défouler ? Envie, tout simplement de plaisirs simples, pieds nus au cœur d’un magnifique espace protégé ? Le Parc de Loisirs de Frouard vous accueille les bras ouverts. http://parc­loisirs­frouard.fr

Parcs et jardins Les jardins éphémères © B.Defaux – ADT 54

Plusieurs d’entre eux sont parés dans l’esprit Renaissance. Le jar­ din de la Porte de la Citadelle, sur les remparts de la ville, replan­ té d’espèces cultivées au XVIe siè­ cle. Le jardin de la Porte St­ Georges : en pleine restauration, elle est dotée d’un théâtre de verdure destiné à des animations extérieures. Le jardin du Palais Ducal : 1re étape d’une importante rénovation : le jardin a été doté de nouveaux matériaux au sol le ren­ dant plus accessible. Le jardin du musée des Beaux­Arts, planté de bulbes rouges, couleurs Renaissance. Le jardin Godron : une ravissante découverte de plantes officinales et de légumes Renaissance. À ne pas manquer : la Fête d’automne Renaissance au parc Ste­Marie le 29/09. Les R.V. d’automne sous l’arc de triomphe Héré et sur la place Carrière de Nancy. R.V. incontournable pour les gourmands et amoureux de la nature. Les jardins éphémères place Stanislas : une métamorphose magique de la place ! Du 29/09 au 3/11/2013.

Au lac de Pierre­Percée la nature vous ouvre son cœur ! S’il est un site naturel à découvrir en Meurthe­et­Moselle, c’est bien celui de Pierre­Percée. Beauté, mystère, silence, ces mots s’associent à merveille à ce site riche en découvertes. Son grand lac sauvage, les rivières limpides environnantes, le paysage forestier si bien protégé, font de ce coin de nature un magnifique écrin. Loisirs au choix Vous avez là le coin idéal pour vos balades et sorties de cet été. Pierre­Percée, le pays des lacs est en effet doté de deux parcs de loisirs, d’un point de location et d’une zone de baignade. On peut aussi bien y pratiquer le saut à l’élastique, le paintball, le canoë que les jeux gonflables. Un parc de jeux pour enfants de 4 à 12 ans comporte un grand parcours plein d’obstacles avec mur d’escalade, toboggans, mur de corde et six trampolines ! Pour les plus téméraires, l’Aventure parc permet une traversée aérienne du lac. 800 m de descente de pur plaisir. Côté nautique, la bouée tractée par un bateau à moteur remporte un franc succès. Et, revenus sur terre, vous pouvez repartir sur un kart à pédales ! Quant aux amateurs de pêche, ils seront ravis de pouvoir traquer les carnassiers qui peuplent les eaux claires du lac ou de la rivière proche. Ce pôle de loisirs est aussi très bien pourvu en aménagements de séjours : gîtes au bord du lac de la plaine, chalets, camping des lacs, hôtels, gîtes de groupes. Plus d’informations : www.paysdeslacs.com

Lac de Pierre­Percée. © Pôle Sport Nature

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Étonnantes douceurs sucrées Avec modération… Spécialités Renaissance Nancy 2013

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommer avec modération. © Shutterstock

Bières de Meurthe­et­Moselle Les Brasseurs de Lorraine produisent une multitude de bières artisana­ les non pasteurisées (donc sans perte de goût) réalisées avec des ingrédients simples et naturels : du pur malte, de la levure, du houblon, de l’eau et sans sucre ajouté. À la première née, la Loroyse (blonde triple à 8 % alc.), viendront s’ajouter : l’Abbaye des Prémontrés (ambrée double à 6 % alc.), la Loup Blonde (fermentation haute à 5 % alc.), la Noiraude (blanche fermentation haute à 4,5 % alc.), la Bière de Saint­Nicolas (ambrée double non filtrée à 6 % alc.), la Duchesse de Lorraine (rouge légèrement fumée à 5,5 % alc.), la Chardon Rouge (blonde du supporter de l’AS Nancy Lorraine), la Gamote (bière de blé à la bergamote à 4,6 % alc.) et la Lux Divina (brune d’Abbaye double fermentation à 7 % alc.). Nouveauté 2013, La Mona Lisa, est une bière blanche à la robe légèrement rosée avec des céréales, du houblon et des herbes traditionnelles à laquelle le consommateur ajoute un jus de fruit comme cela se faisait à la Renaissance. À s’offrir au magasin des Brasseurs de Lorraine, 3 rue du Bois­le­Prêtre à Pont­à­Mousson. L’entremets mirabelle Renaissance. © D. Brignon – ADT 54

Pour marquer cette année qui célèbre l’époque Renaissance, pâtissiers et confiseurs de Meurthe­et­Moselle bien inspirés, ont imaginé spécialement pour l’occasion desserts, douceurs et autres gourmandises à déguster sans modération ! Un Entremets Mirabelle composé en superposition d’une base macarons, d’une compotée de mirabelle et d’une mousse mirabelle, le tout nappé d’une délicate gelée rose orangé parsemée de mirabelles au sirop et de feuilles de chocolat dorées à l’or fin. Également créée pour la circonstance, une étonnante Religieuse Macaron Mirabelle. Ces deux desserts sont disponibles chez les pâtissiers membres de la Chambre Syndicale Départe­ mentale et restaurants adhérents au réseau « Meurthe­et­Moselle Gourman­ de ». À noter, les parfums sont susceptibles de changer d’un lieu à l’autre. Des Archis­boldo’s. En hommage à l’exposition L’Automne de la Renaissan­ ce – d’Arcimboldo au Caravage, une nouvelle spécialité à base de fruits revisités de manière inattendue, a vu le jour. Au citron, au pamplemousse rose ou à l’orange, cette petite douceur fruitée n’est cependant pas une pâte de fruits ! À découvrir Pâtisserie Hulot, 20 et 22, place Charles­III (ancienne place Henri­Mengin) à Nancy. Des Chocolats Renaissance. Les pièces de monnaie de la Renaissance à l’effigie des ducs de Lorraine ont inspiré le confiseur, Nicolas Génot. Il a spécialement créé un coffret de 32 pièces en grands crus de chocolat d’Amérique du Sud, ainsi que des plaques de 100 g, le tout estampillé de décors d’architecture de l’époque. À se procurer à la Maison des Sœurs Macarons, 2, rue Gambetta à Nancy. Des Macarons Renaissance. Un joli patchwork de macarons aux saveurs typiquement lorraines : épices et orange, bergamote et mirabelle se présen­ tent en réglette de huit. On les trouve exclusivement à la pâtisserie Thiébaut, 129, rue Saint­Dizier à Nancy.

Les liqueurs ont la cote L’Étoile de Vauban. © Républicain Lorrain

L’Étoile Vauban symbole gourmand de Longwy

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Tout le monde connaît les émaux de Longwy et les fortifications signées Vauban, mais peu d’entre nous connaissent cette nouvelle spécialité lorraine, tout droit sortie des fourneaux longoviciens, l’étoile Vauban. Née d’une collaboration entre les pâtissiers longoviciens et l’Office de Tourisme du Pays de Longwy, le nom et la forme de ce petit gâteau rappelle, bien évidemment, les fortifications en étoiles de Vauban. À base de quatre­quarts, fourrée d’une compotée de pommes et de mirabelles liées au miel, la recette relève d’un indéniable savoir­faire local. À découvrir à Longwy­Haut : boulangeries LEJEUNE (rue Mercy), UDASSE (rue de l’Hôtel­de­Ville), BANAS (rue Voltaire), CLEMENT et MUTELET (rue Aristide­Briand), ainsi qu’à Mont­Saint­Martin à la boulangerie ARMAND (route de Longwy).

La mirabelle, produit emblématique de la Lorraine, décuple son arôme une fois distillée. Outre sa traditionnelle transformation en eau­de­vie, la liqueur de mirabelle, est une infusion obtenue à partir de fruits de la région macérés dans une eau­de­vie incolore et assemblée avec beaucoup de sucre. Aujourd’hui, elle ne se déguste plus simplement sur glace ou à température ambiante, mais davantage avec des sodas, du thé, voire des jus de fruits. En cuisine, elle s’utilise pour arroser une tarte aux mirabelles dès sa sortie du four, pour relever une sauce ou encore aromatiser des glaces. Autre spécialité dont s’est fait la Lorraine, la liqueur de bergamote. Cette dernière est fabriquée à partir d’un distillat de fruits frais du bergamotier que notre bon roi René, duc de Lorraine et de Bar, mais également roi de Sicile, a rapporté en Lorraine. Ce fruit ressemble à une petite orange à la chair verdâtre, à la peau lisse et épaisse, et de couleur jaune à maturité. Une liqueur très originale de par son odeur légèrement amère et son goût d’agrumes citron­orange. Idéale en apéritif allongé d’un vin blanc ou d’un pétillant de qualité pour de délicieux « kirs lorrains » ou frappée en digestif.


MEUSE

La Meuse généreuse Un territoire de découvertes Particulièrement connue pour son champ de bataille à Verdun, ou le quartier Renaissance de la Ville de Bar­le­Duc, la Meuse a bien d’autres richesses cachées sous son aile. Que ce soit dans le domaine musical, culturel ou touristique, elle dévoile ses nombreux atouts. Séduisante, elle sait jouer de son charme pour attirer tous les passionnés de nature, d’aventure et de musique. Laissez­vous guider pour une découverte de ce territoire plein de surprises. Laissez­vous surprendre par les paysages verdoyants, où l’aventure se mêle à l’authenticité de son environnement, que ce soit durant une journée à un parc d’accrobranche, pendant un après­midi à voguer sur les flots ou à flâner dans les jardins du parc de Japiot...

© CDT Meuse

Les Flâneries musicales de Japiot Le groupe verdunois Ayaloba

Le rendez­vous est pris au kiosque du parc Japiot, à 15 h, chaque dimanche du mois d’août. À quelques pas du centre­ville de Verdun, ces concerts gratuits sont accessi­ bles à tous. L’Office du Tourisme de Verdun a concocté un mix de musiques varié, pas­ sant de la chanson française, à la musique traditionnelle celtique. Étalée sur 4 diman­ ches, la programmation promet des mo­ ments forts et riches musicalement. Pour le moment, seuls 4 noms de groupes sont divulgués : Les InTemPorElles, L’Arc en Celte, La Marquise et Ayaloba. Pour sa 3e année d’existence, les Flâneries musicales de Japiot vont encore enchanter les promeneurs, au son des notes.

Le Domespace. © Christine Dubaux

Hébergement insolite Pour un séjour au plus proche de la nature Le concept de Domespace, créé par Patrick Marsilli en 1987, est aujourd’hui répandu. En France, on dénombre actuellement 200 maisons rondes et l’Edénière de Cryst’AL, en fait partie. Située à Abaucourt, cette dernière offre un séjour insolite dans un cadre très naturel. La maison totalement en bois, propose un séjour dans le respect des normes écologiques. Que ce soient des confitures ou des jus de fruits bio « maison », les propriétaires offrent des prestations de service de qualité. Pour tous renseigne­ ments complémentaires : www.ledeniere­de­cristal.com – Tél. 03 29 88 31 57. Dormir à la bohémienne Depuis octobre 2010, on peut apercevoir une roulotte dans la campagne avoisinante de Verdun. Cette dernière, aux couleurs rose bonbon et vert pomme, est aménagée en chambre d’hôtes par les propriétaires de la ferme. La chambre équipée pour deux personnes, dispose d’un lit alcôve de grande taille, d’une salle d’eau, et d’un boudoir. Un cadre aussi bien insolite qu’agréable pour se ressourcer. Tél. 03 29 85 79 77 ou sur www.ferme­longuesraies.fr

Bienvenue à bord © OT Val Dunois

Venez découvrir la Meuse sauva­ ge avec Meuse Nautic. Tout au long d’une balade de deux heu­ res, vous aurez la chance de bénéficier du calme et de la beauté des rivages. Alliant en­ seignement et liberté, il vous est possible de jouer les comman­ dants de bord et de piloter vous­ même votre bateau ! Cette pro­ menade vous délivrera les secrets d’une écluse et vous fera découvrir l’histoire de Dun­sur­ Meuse (petit bourg proche de Verdun). Une belle occasion de découvrir autrement la nature environnante, d’observer les poissons, les hérons, les libellules et autres foulques… Ces balades en bateau sont disponibles chaque samedi à partir du mois de mai jusqu’en septembre. Pour toute réservation, s’adresser à l’Office de Tourisme du Val Dunois. Tél. 03 29 80 82 27.

Loisirs verts Bienvenue à Forêt’Vasion où côtoyer l’espace depuis la cime d’un arbre est naturel. Sans aucun risque, vous aurez le loisir d’admirer de magnifiques paysages depuis de nombreux parcours acrobatiques. Un large panel de choix s’offre à vous, le parc de loisirs verts proposant plus de 80 ateliers différents (pont de singe, passerelles en rondin, balançoires géantes… avec 500 m de tyrolienne à dévaler pour le plaisir des petits comme des grands. Pour les adeptes de nature, il est vivement conseillé de tester le sentier « pieds nus et sensoriel ». Tout au long de ce chemin sont disposées différentes textures de sol. Ça grattouille, ça chatouille, ça procure des sensations très agréables. Enfin, découvrez la nouveauté 2013 : la « Super Bulle ». Dévaler une pente à deux, solidement accrochés dans une énorme bulle gonflable, tel est le concept de cette invention. Ouvert tous les jours, pendant les vacances scolaires, de 10 h 30 à 18 h 30, ce parc est ouvert à tous, enfants comme parents. Pour être apte à partir à l’aventure, enfilez juste une paire de baskets ou des chaussures de marche, le reste est mis à votre disposition. De plus, il est possible de se restaurer sur place, ou de tirer son repas du sac sur la terrasse panoramique. « Partez à la conquête de la forêt ! », venez et découvrez les plaisirs de l’accrobranche. Forêt’Vasion – Intersection Vilosnes/Haraumont à Sivry­sur­Meuse (55110) Tél. 06 74 06 39 49 ou www.foretvasion.com

© Forêt’Vasion

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Les rendez­vous à ne pas manquer Visite guidée de Nasium L’association La Cité des Leuques vous propose une plongée dans l’histoire en vous faisant découvrir le site de Nasium, de l’Oppidum de Boviolles à la cité antique (les villages actuels de Naix­aux­Forges et de Saint­Amand­sur­Ornain). Différents circuits de visites sont prévus, de 4 à 7 km selon les dates. www.nasium.net – Tél. 03 29 76 11 48.

Jeanne d’Arc en son et lumière Jehanne d’Arc, l’exceptionnelle destinée Son et lumière projeté sur la Porte de France de Vaucouleurs, mêlant personnages fictifs en 3D et personnages réels joués par des comédiens bénévoles. Spectaculaire et divertissant, ce spectacle est visible les vendredis soir en nocturne du 5 juillet au 14 septembre. Renseignements au 03 29 89 51 82.

La Grande Guerre en 3D Cette exposition vous propose une immersion saisissante dans l’époque de la guerre 14­18. Une reprise d’images stéréoscopiques d’il y a 100 ans, conservées au musée Nicéphore Niepce et retravaillées en 3D et en grand format. Des photos à l’atmosphère énigmatique de Gérard Guittot viennent compléter l’expo. Entrée libre jusqu’au 20 décembre au Centre Mondial de la Paix à Verdun. Tél. 03 29 86 55 00.

Visite guidée au Musée de la Bière Unique en Europe par la richesse de ses collections, le Musée Européen de la Bière de Stenay propose de retracer l’histoire des techniques et des traditions brassicoles, des origines à nos jours. www.musee­de­la­biere.com – Tél. 03 29 80 68 78.

« Des flammes à la lumière » Ce son et lumière est le plus grand spectacle d’Europe sur la bataille de Verdun. Hommage poignant à des centaines de milliers de combattants, il fait appel à 250 acteurs français et allemands avec des moyens techniques impressionnants : 900 costumes, 1 100 projec­ teurs, 40 km de câbles et de nombreux effets spéciaux. Début du spectacle : à la tombée de la nuit. Arrivée conseillée à 22 h. Début de la représentation à 22 h 30, fin à minuit. Spectacle en plein air, vêtements chauds et de pluie conseillés (parapluies interdits en tribune). Les représentations ont lieu du 21 juin au 27 juillet dans les carrières d’Haudainville, à l’entrée sud de Verdun. Plus d’informations sur www.spectacle­verdun.com

Les estivales des vieux métiers Un surprenant voyage au cœur du passé. Unique en Lorraine, le village d’Azannes a réussi à attirer près de 450 000 personnes en dix ans. Pour sa 28e édition, il attend son millionième visiteur ! 400 artisans, 80 métiers, 400 bénévoles en costume d’époque recréent la vie d’antan. Vous y croiserez sans doute un cheval transportant du bois, une marchande de peaux de lapins ou une lavandière. Nouveauté 2013 : les métiers du bois et de la forêt. Charbonniers, schlitteurs, scieurs, menuisiers, sculpteurs sabotiers… travaillent devant vous dans un cadre authentique. Les 19, 26 juillet et les 2 et 9 août à Azannes www.vieuxmetiers.com – Tél. 03 29 85 60 62.

Festival « Vents des forêts » Le vent des Forêts se définit comme un espace d’art contemporain à ciel ouvert sur un territoire rural. Six villages agricoles et forestiers y participent avec l’appui de 70 bénévoles, des familles d’accueil et des artistes. Le but de cette initiative est de privilégier les rencontres et le travail entre des artistes plasticiens et la population locale. Le public est invité à parcourir six sentiers (une à cinq heures de marche) et à découvrir des créations d’œuvres nouvelles. Du 12 au 14 juillet à Fresnes­au­Mont www.leventdesforets.com – Tél. 03 29 71 01 95.

Garde républicaine au Château Pour la première fois en Lorraine, la garde républicaine à cheval sera présente au grand complet, avec sa fanfare, au château de Thillombois. Un spectacle équestre époustouflant à découvrir dans le parc du château. Une manifestation organisée par l’Association « La Meuse, l’autre pays du cheval. » Du 20 au 22 septembre. Plus de renseignements sur le www.chateau­thillombois.com Tél. 03 29 84 50.00.

Les dimanches du Parc Chanson, pop, folk, rock… En été, le parc de l’hôtel de ville de Bar­le­Duc vit au rythme des musiques actuelles. Toute une série de spectacles et représentations vous sont proposés gratuitement. Du 14 juillet au 25 août à Bar­le­Duc. www.myspace.com/lesdimanchesduparc

Zoom sur le Festival RenaissanceS Ce festival, réputé au niveau national, mérite plus que jamais sa place en cette année de commémoration de la Renaissance et ce, d’autant plus, que la Meuse possède un important patrimoine relatif à cette période. RenaissanceS est un festival de rue et de cirque qui se renouvelle chaque année et se déroule dans le cadre magique de la ville haute et du parc de l’hôtel de ville. Au total 200 représentations, une quarantaine de spectacles dans les rues, les cours, sur les places, avec des spectacles nocturnes et des fins de soirée musicales. Du 5 au 7 juillet 2013 Bar­le­Duc Office du Tourisme Tél. 03 29 79 11 13 www.tourisme­barleducetbarrois.fr www.festivalrenaissances.com

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À propos de Renaissance, le département de la Meuse propose un riche programme d’expositions, spectacles de théâtre, concerts, conférences, visites guidées et animations. Détails sur le www.renaissancesnancy2013.com

Nicolas Boulard, les Variables obsolètes © Camille Hofgaertner

Festival des Granges 2013, le Festival des Granges fête ses 10 ans ! Elliot Murphy compagnon de route de Bruce Springsteen, du Velvet Underground ou de Phil Collins, la présence de ce poète du rock en dit long sur l’envergure de ce festival. Soirées concerts musiques actuelles, pop, rock, jazz, blues et chanson française sont programmés. Du 29 au 31 août à Laimont. www.festivaldesgranges.com Tél. 03 29 70 59 61.

Visites aux flambeaux de Montmédy La citadelle de Montmédy, qui a fait l’objet d’un beau reportage dans l’émission « Des racines et des ailes », a bénéficié d’une importante restauration et suscite de plus en plus d’intérêt chez les amoureux du patrimoine. De nombreuses animations y sont organisées, dont les visites nocturnes de la citadelle avec la découverte des remparts et des casemates. Les vendredis 5, 12, 19, 26 juillet et les vendredis 2, 9 et 16 août à 21 h. Plus de renseignements sur www.tourisme­montmedy.fr Tél. 03 29 80 15 90.


La Meuse gourmande Saveurs d’hier et d’aujourd’hui La Meuse offre des spécialités hautement célèbres. On la connaît par sa madeleine de Commercy, ses dragées de Verdun, sa confiture de groseilles de Bar­le­Duc, ses croquets et ses rochers de Saint­Mihiel, ses Jeannettes de Vaucouleurs ou encore par ses baisers de Dagobert de Stenay. Des saveurs qui sont nées au fil du temps, témoins de son riche passé historique. Mais la Meuse n’est pas figée, les producteurs et artisans locaux ont à cœur d’innover et proposent toujours de nouveaux produits gourmands. Fruit de leur terre, de leur savoir­faire ou de leur imagination, découvrez ce petit tour gourmand entre tradition et création.

© Michel Petit – La consommation d’alcool est dangereuse pour la santé, consommer avec modération..

Étonnant vin de fraise © Cellier de Revigny.

C’est dans le canton de Revigny­sur­Ornain qu’est née cette étonnante boisson : le vin de fraise. Fruit de l’imagination du Cellier de Revigny dont la fraise est la spécialité, ce moelleux intrigue par son originalité. Il égayera parfaitement vos apéritifs de par sa couleur et ses notes très fruitées. Près d’un kilo de fraises est nécessaire pour la pro­ duction d’une seule bouteille. On découvre ainsi un très bon équilibre entre la fraîcheur et le sucré de la fraise, idéal pour les cocktails comme pour accompagner les desserts. Et pour plus de plaisir, le Cellier de Revigny a également concocté un surprenant pétillant de fraise. À consommer avec modération bien sûr…

© Michel Petit.

Tendre madeleine L’ambassadrice réputée de Commercy La madeleine de Commercy est née dans les cuisines du roi Stanislas. Ses cuisiniers rivalisaient d’imagination pour satisfaire la gourmandise de leur maître. On leur doit quelques desserts fameux comme l’ancêtre du baba au rhum, l’Ali Baba. Et la madeleine appartient sans conteste à cet héritage. Après la mort de Stanislas en 1766, l’un de ses pâtissiers s’installe à son compte à Commercy avec les secrets de la fameuse madeleine. L’arrivée de la ligne de chemin de fer Paris­Strasbourg en 1852 jouera un rôle déterminant pour la notoriété de ce petit gâteau doré et bombé. On la vendait alors à la criée sur le quai de la gare de Commercy. On connaît aujourd’hui l’immense succès de ces 25 g de plaisir gourmand. Certains la déclinent à la vanille, à la pistache, au chocolat et même au foie gras ! Une petite douceur toujours à la mode, qui ne manque pas de ressource. À Commercy, des artisans madeleinier perpétuent encore cette tradition et l’on peut même commander la délicieuse pâtisserie en ligne !

Spécialité revisitée

Le pavé stenaisien Les amoureux du chocolat vont être comblés avec cette spécialité que l’on doit à la créativité de Michel Baumaux, célèbre pâtissier à Stenay. Pourquoi un pavé ? Parce qu’il rappelle ceux de la place de la mairie, tout simplement ! De cette forme géométrique, l’artisan a fait un délice chocolaté, un praliné né du savoureux mélange d’amandes et de noisettes hachées, le tout enrobé de cacao amer. Il accompagnera à merveille le café de fin de repas, le goûter des plus jeunes et, pour les plus gourmands, il se mangera à toute heure bien sûr… Le lorgnon linéén en hommage au passé industriel de la ville Comme pour la tarte Tatin, ce délice chocolaté est le fruit du hasard. Léonie, une habitante de Ligny, prépare la veille de la Saint­Nicolas des confiseries qu’elle offre autour d’elle. En les garnissant, elle confond un pot de praliné avec un pot de confiture de groseilles. Elle ne se rend pas compte de sa méprise et en offre un sachet au directeur de la Société des Lunetiers pour le remercier d’avoir embauché son fils. Ainsi naissait le lorgnon linéen : un chocolat au lait, blanc ou noir fourré d’une délicieuse ganache à base de purée de groseilles, cerclé d’or et frappé de la silhouette de Léonie affublée de lorgnons.

© L’Atelier de Clotilde.

Afin de parfaire sa collection de sirops originaux aux saveurs de Lorraine, Clotilde Thomas nous a concocté, pour notre plus grand plaisir, un nouveau sirop de… madeleine ! Cette étonnante boisson vient donc compléter les sirops, jus et vinaigres de l’Atelier de Clotilde sans cesse en quête de parfums insolites. La Lorraine est à l’honneur avec des sirops de mirabelle, macaron, bergamote et maintenant de madeleine, aux cô­ tés de sirops de pistache, sapin, géranium, thym, muguet, etc. Idéals pour les cocktails, ces sirops conviennent parfaitement à une cuisine gourmande pour assaisonner salades et viandes, pour napper des desserts ou aromati­ ser des sauces. Dilué dans un verre de lait, le nouveau sirop aux saveurs de madeleine fera le bonheur des petits comme des grands ! L’Atelier de Clotilde 1, rue de Bouvigny à Domrémy­la­Canne. Tél. 03 54 65 90 76.

Autres douceurs…

© Office de Tourisme Ligny­en­Barrois.

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BALADES ET SORTIES DANS LES VOSGES

Bienvenue en terre multicolore !

Cultivant un sens inné de l’hospitalité, les Vosges, qui invitent à venir respirer à pleins poumons dans une nature protégée, distillent aussi des trésors hérités d’une histoire plus que millénaire.

Plaisirs de nature Les Vosges ne manquent pas d’attraits. À commencer par leur généreuse nature ! Avec près de la moitié de leur superficie couverte de forêts, et une flore d’une rare richesse, les Vosges constituent une réserve naturelle partagée entre feuillus et résineux, chênes et sapins, hêtres et épicéas, rosiers sauvages et pervenches, orchidées et lauriers, fougères et bruyères, gentianes et pensées, sans oublier la symbolique jonquille, fameuse fleur jaune de montagne qui donne lieu aux festivités les plus folles. De nombreuses tourbières sont encore des curiosités à ne pas manquer, au cœur d’une nature par ailleurs parsemée de mille buissons de fruits rouges dont la cueillette est devenue une tradition légendaire indissociable de la gastrono­ mie locale, en particulier celle des myrtilles, le fruit vosgien par excellence qu’on nomme ici “brimbelle” ! Et la diversité de la flore n’a d’égale que celle de la faune, dans un département peuplé de biches, brocards, chevrettes, sangliers et autres lynx, castors ou chamois. Pas moins de 150 espèces d’oiseaux s’y côtoient, aux côtés du grand tétras et de nombreux rapaces : buses, hiboux, chouettes hulottes, faucons pèlerins, fauvettes, faisans.

Terre d’accueil et de nature, d’histoire et de traditions, de sports et de loisirs, d’évasion et de gastronomie… Les Vosges sont tout à la fois ! En respirant, en décompressant, en s’enrichissant, en se régalant… Il y a mille manières d’arpenter les Vosges, de piocher parmi d’innombrables pratiques sportives, de s’évader en version farniente, de goûter à l’inimitable terroir local, de tester les multiples formules d’hébergement, d’investir les expos et musées, de pousser la porte des ateliers d’artisans, de vibrer au rythme des spectacles et des concerts… Mille manières de plonger au cœur d’un département multicolore, d’un site touristique à l’autre, des lacs aux châteaux, des églises aux ruelles, des rivières aux sentiers, des villages typiques aux stations thermales, des parcs de loisirs aux sports à sensations. Les Vosges reçoivent chaque année près d’un million de visiteurs venus explorer leurs richesses insoupçonnées. Il faut dire que quantités de formules d’hébergements égrènent aussi mille manières de goûter à la chaleur locale, en version citadine ou montagnarde, dans les chambres d’hôtes, les hôtels, les chalets, les campings…

Bonheurs de culture Partout, la mémoire locale se livre au regard des amateurs ! Les pierres et les monuments au passé séculaire livrent leurs souvenirs pour peindre la fresque de l’histoire vosgienne. Laquelle se dévoile jusqu’à nos plus lointains ancêtres dans différents sites préservés comme l’antique sanctuaire gallo­romain de Grand, les vestiges du camp celtique de la Bure, le champ de Roches de Barbey­Seroux, et d’autres mystérieux menhirs. C’est aussi dans les abbayes, églises, chapelles, basiliques, collégiales, couvents, prieurés et autres monastères que se découvre le patrimoine religieux des Vosges. Avec, en tête des plus courus, les abbayes de la Vallée du Rabodeau et la basilique du Bois Chenu érigée à l’endroit où Jeanne d’Arc entendit ses célèbres “voix”. Près d’une vingtaine de châteaux, forteresses et autres maisons de maître, ouvrent aussi leurs portes aux visiteurs amoureux d’ambian­ ce ou d’architecture. Tout comme les musées et écomusées qui invitent à partager l’héritage des ancêtres locaux autant que la créativité de leurs contemporains.

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Les Vosges gastronomes Toujours servies dans une ambiance conviviale à souhait, dans les fermes­auberges comme dans les restaurants les plus raffinés, chez les artisans charcutiers comme chez les boulangers ou les fromagers, les spécialités vosgiennes ravissent tous ceux qui se laissent tenter ! Parmi les spécialités aux accents du terroir les plus marqués, c’est incontestablement le repas marcaire qui a gagné la préférence des touristes. Il se compose de tourte, de salade vosgienne ou bien de potage, suivi de ”toffôyes” et de viande fumée, de munster et, bien sûr, de la traditionnelle tarte aux ”brimbelles”. Et les meilleurs repas marquaires se dégustent, sans aucun doute, dans les fermes­auberges d’altitude !

Des fromages tout en authenticité Parmi les fromages du cru, “munster” et “chique” sont sûrement les plus célèbres.

Mais c’est quoi les “toffôyes” ? Les “toffôyes” (également orthographiées “toffailles”) sont d’étonnantes pommes de terre généreusement accommodées de lardons et d’oignons. L’ensemble est cuit à l’étouffée, très longuement et très doucement, pour offrir un moelleux incomparable. Elles sont nées dans les marcaireries d’antan et ont survécu aux décennies pour symboliser, aujourd’hui encore, toute la rusticité du terroir vosgien. Et les marcaireries étaient les modestes habitations des vachers et bergers en station estivale (avec leur troupeau) sur les hautes chaumes. Elles constituèrent les toutes premières “auberges” pour voyageurs de passage. Ces inimitables “toffôyes” accompagnent à merveille la réputée salade vosgienne qu’on croit bien connaître. Pourtant, on ignore souvent que si n’importe quelle salade verte peut faire l’affaire, la parfaite salade vosgienne se prépare, tradition oblige, avec des pissenlits ! Ceux­ci se contentent alors de simples lardons, dont la graisse de cuisson est versée (toute chaude) sur la verdure !

Des fruits et des eaux­de­vie ! Pas question de quitter les Vos­ ges sans avoir goûté à l’incon­ tournable tarte aux myrtilles (que l’on nomme ici “brimbelles”) et à sa généreuse garniture. La pe­ tite baie bleu foncé (qui inter­ vient d’ailleurs dans de multiples autres recettes) peut s’acheter sur les marchés et chez les pro­ ducteurs locaux. Mais il est beaucoup plus amusant d’aller la cueillir soi­même dans les sous­ bois frais et humides de moyen­ ne montagne !

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Des créations de dame nature comme les bourgeons de sapin, les fleurs de sureau, les pissenlits et surtout les fruits (mirabelle, quetsche, framboise, rhubarbe…), on tire aussi des vins de fruits et des liqueurs appréciés de tous. Les eaux­de­vie ont davantage la préférence des amateurs aguerris à la dégustation d’un élixir qui tourne autour des 45 % Vol.

Le premier est né au XIVe siècle dans la vallée du même nom. Une pâte molle à croûte lavée et aux reflets dorés, qui sent des pieds comme personne, mais laisse aux palais avertis un vrai goût de paradis. Le second est un fromage non affiné, à l’aspect de lait caillé ou battu, qui s’utilise aussi bien salé (généreusement assaisonné d’échalotes et de ciboulette) avec les pommes de terre, que sucré dans les desserts, et qui entre même dans la composition de quiches ou de gâteaux.

Typiques et savoureux : les goûters à la ferme La formule ravit les citadins en mal de dépaysement venus percer les secrets de la vie à la ferme. Créés par la Chambre d’Agriculture, les “Visites et Goûters à la ferme” ont lieu durant l’été, grâce aux concours d’agriculteurs invitant les curieux à venir partager un moment de leur vie familiale et professionnel­ le. Les réjouissances commencent par la visite de l’exploitation depuis la laiterie jusqu’aux prés, en passant par la salle de traite, l’étable à stabulation libre ou le poulailler. Approcher les veaux ou les bruyantes pintades est une vraie extase pour les plus jeunes qui ne sont pas non plus les derniers à s’installer à table. Car la visite s’achève toujours par une dégustation des produits “faits maison” : salades, clafoutis, tartes, fromage blanc, confitures et autres spécialités que tous engloutissent, avant de repartir repus de délices et de souvenirs. En 2013, quatre agriculteurs installés à Xertigny, Nonville, Épinal et Laveline­du­Houx proposent cette savoureuse immersion dans leur métier et leur quotidien. Renseignements et calendrier : Chambre d’Agriculture des Vosges. Tél. 03 29 29 23 23.


Les Vosges entre culture et loisirs Forgées par leur généreuse nature, les Vosges égrènent mille et un loisirs au grand air, en version sportive pour férus de sensations, ou en version détente avec transat, casquette ou canne à pêche. Héritières de vingt siècles d’Histoire, les Vosges regorgent aussi de pistes de découvertes historiques et culturelles. Quelques suggestions à suivre au hasard des villes et des villages, de plaine en montagne, entre ciel et eau, autour des vestiges et des musées. Pour faire le tour des sorties culturelles et de loisirs des Vosges, le mieux est encore de s’adresser à l’Office de Tourisme de son lieu de résidence. Coordonnées disponibles sur www.tourismevosges.fr

Épinal, cité de l’Image Pas question de faire halte à Épinal sans s’arrêter sur ses célèbres images qui ont porté la renommée de la ville à travers le monde entier. Une tradition populaire préservée dans l’incontournable Imagerie qui se visite toute l’année, et aux côtés de laquelle a pris place le Musée de l’Image gérant la plus importante collection européenne d’images populaires françaises et étrangères (du XVIIe siècle à nos jours). Deux visites à ne pas manquer, d’autant que le Musée de l’Image fête cette année son 10e anniversaire et dévoile une nouvelle exposition intitulée C’est une “Image d’Épinal”. De quoi percer les secrets d’une histoire méconnue, dont la réalité peut parfois s’avérer plus fascinante que la légende…

Des musées instructifs Pour dévoiler toute la diversité de l’héritage vosgien, pas moins d’une quarantaine de musées et écomusées s’ouvrent à la découverte tant naturelle qu’humaine, historique, artisanale, ou artistique. En dehors d’Épinal, c’est peut­être à Mirecourt qu’on en trouve la plus belle concentration. Les passionnés d’artisanat et de vieux métiers peuvent, en effet, apprendre l’art de la dentelle au fuseau d’autrefois, tandis que les musiciens et les mélomanes peuvent pousser la porte, soit du musée de la lutherie et de l’archèterie, soit de la maison de la musique mécanique, ou encore des ateliers de fabrication artisanale de violons ! Mais les autres pistes ne manquent pas aux quatre coins du département. Quelques­unes parmi d’autres : les anciennes mines de cuivre du Thillot, le musée du Textile à Ventron, la ferme musée de la Soyotte à Sainte­Marguerite, le musée de la Terre à Rambervillers, le musée de la Préhistoire à Darney, l’ancienne fonderie de cloches de Robécourt, l’écomusée de la brasserie à Ville­sur­Illon, la maison natale de Claude Gellée à Chamagne…

Grand et Domrémy : romaine et mystique ! Dans l’Ouest vosgien, il ne faut pas manquer l’ancien site gallo­romain à vocation thermale de Grand. On peut encore y admirer l’amphithéâtre de forme semi­elliptique qui affichait 148 m de grand axe et pouvait accueillir 17000 personnes, la mosaïque de 224 m2 admise comme l’une des plus grandes œuvres du genre connues en Europe, le rempart (dont subsistent trois tours) qui protégeait le sanctuaire, les 15 km de galeries souterraines d’amenée d’eau, etc. Dans le village de Domrémy se pressent chaque année plus de 40000 visiteurs venus plonger dans le monde médiéval en découvrant la maison natale de Jeanne d’Arc, à façade sobre et à intérieur simple, mais aussi le centre johannique et son animation “Visages de Jehanne”.

Voie Verte : pour marcher, rouler, glisser… Imaginez une piste multi­activités de 55 km, cernée de montagnes et d’air pur… Bienvenue sur la Voie Verte des Hautes­Vosges, aménagée sur les anciennes voies ferrées des vallées de la Moselle et de la Moselotte, de Cornimont à Bussang. Les amoureux de nature s’y retrouvent en famille ou entre amis pour s’adonner en toute sécurité aux plaisirs de la marche (promenade, randonnée, jogging…), du cyclisme (vélo, VTT, VTC…), de la glisse (rollers, planche et skis à roulettes, trottinette…) ou même du ski de fond en hiver. Le ruban d’asphalte, interdit aux véhicules motorisés, alterne les paysages et traverse 25 localités (à Remiremont, départ à proximité du plan d’eau). – www.lavoieverte.com

Plein les yeux à Fraispertuis City ! À Jeanménil, le parc d’attractions Fraispertuis City, attire chaque année près de 250000 visiteurs. Un incontournable pour qui visite les Vosges en famille ! Au programme, sur plus de 5 hectares : des manèges pensés pour les petites canailles, des attractions à sensations pour les grands intrépides, et mille prétextes à la bonne humeur familiale. Le tout dans une ambiance qui conjugue les thèmes du western, des cowboys et des pirates. Et chaque année voit fleurir son flot de nouveautés, au nombre de 4 pour la saison 2013 : Los Ranitas, La Diligence, Lasers City et un Ciné Desperados qui passe à la 3D ! À découvrir entre Rambervillers et Saint­Dié – www.fraispertuis­city.fr

Au hasard des châteaux Près d’une vingtaine de châteaux et forteresses, vestiges médiévaux ou patrimoine plus récent, reçoivent avec prestige ou en toute simplicité, pour une découverte guidée ou en liberté du patrimoine local. Parmi eux : celui d’Autigny­la­Tour (qui abrite des chambres d’hôtes) datant du XVIIe siècle, les vestiges de celui de Beaufremont (jadis l’un des plus puissants châteaux médiévaux de la région), ou le fort de Bourlémont campé sur les hauteurs du village de Frébécourt. À voir aussi : le château de Lichecourt à Relanges, dernière demeure des gentilshommes verriers (chambres d’hôtes), le château de Moussey, le Château de St­Baslemont, le Château des princes de Salm­Salm typique des constructions du XVIIIe siècle, sans oublier la Forteresse de Châtel­sur­Moselle !

Le massif se fait sportif Certes, les loisirs sportifs ne sont pas l’apanage exclusif des stations de montagne. Mais c’est peut­être à La Bresse et à Gérardmer, qu’on peut le mieux goûter au frisson du parapente, de la luge d’été ou du saut à l’élastique comme à la sérénité de la randonnée pédestre ou du jogging au grand air dans des paysages envoûtants de cols, de lacs, de crêtes et de forêts. Au programme : des sentiers balisés qui mènent aux panoramas grandioses de la route des Crêtes, mais aussi des activités variées entre VTT, escalade, parapente, tir à l’arc, canoë et même balade estivale en chiens de traîneau (avec des roues crantées au lieu des patins) ! Les amateurs de mécanique peuvent aussi s’essayer aux sensations du karting, du trial moto et de la balade en quad. Quant aux parcs d’aventure, ils fleurissent aux quatre coins des Vosges pour faire le plein d’émotion en jouant les apprentis Tarzan d’arbre en arbre. À ne pas manquer également, un détour par la Ferme Aventure de La Chapelle­aux­Bois, à la fois parc de loisirs à découvrir pieds nus et berceau de nuits insolites sous un tipi, une yourte, dans une cabane flottante, un chariot western, etc.

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Les Vosges au fil de l’eau

Les Vosges thermales

Tous à la plage ! Oui, les Vosges comptent aussi leur lot de jolies plages… Au bord des étendues d’eau qui font revivre l’esprit bord de mer ! À commencer par le lac de Gérardmer, le plus grand lac naturel du département. C’est ici que les adeptes de baignade estivale se retrouvent aux côtés des amateurs de plaisirs nautiques plus sportifs. Pendant que les plus jeunes barbotent, les parents goûtent à la détente absolue, alors que d’autres entament une traversée musclée à la nage, s’exercent à la plongée sous­marine, s’offrent une balade en pédalo, profitent de la force du vent sur leur planche à voile… À moins qu’ils ne partent à l’assaut des rives ombragées, avec leur canne à pêche, leur vélo ou leurs baskets ! À quelques encablures d’Épinal, le lac de Bouzey est tout autant propice à l’évasion. Il accueille les amateurs de plongeon sur 140 hectares d’eaux calmes, au cœur d’un complexe de loisirs attractifs. Car si bronzette et baignade y sont reines, le sport y est aussi omniprésent, en partenariat avec les clubs sportifs des environs, pour piquer une tête dans la piscine, se lancer en planche à voile, s’échapper en VTT ou à cheval, s’offrir une soirée endiablée en discothèque… D’autres plans d’eau invitent encore à la découverte, comme la base de loisirs de Saulxures­sur­Moselotte qui déploie sur 23 hectares un plan d’eau ouvert à la baignade surveillée en été, le lac de la Folie creusé en 1881 sur la commune de Contrexéville, le lac de la Plaine à Celles­sur­ Plaine (un plan d’eau artificiel créé dans les années 80 grâce à un barrage EDF), ou encore le lac de Longemer, d’origine glaciaire, traversé par la Vologne à 736 m d’altitude, qui s’étire sur 76 hectares (à ne pas confondre avec le lac de Retournemer, magnifique par son côté sauvage, mais dans lequel il est interdit de se baigner).

Crédit photo : Nicolas Prache

L’incontournable “Route Thermale” Grande richesse des Vosges, l’eau qui coule et jaillit partout, sait aussi se faire thermale dans des stations offrant une panoplie de soins de détente et de bien­être, pour goûter au plaisir de se ressourcer en pleine nature. Dans ce domaine, il est un circuit touristique à ne pas manquer : la Route Thermale qui relie entre elles les stations vosgiennes. Un itinéraire reposant qui permet de pénétrer au cœur d’une riche “réserve” architec­ turale. À Bains­les­Bains, on admire le Bain Romain de style antique ou celui de la Promenade à l’architecture des années 30. À Plombières­ les­Bains, de nombreux bâtiments témoignent de l’histoire glorieuse de la cité. À Contrexéville, on profite d’une atmosphère teintée à la fois du romantisme des siècles passés et du choix d’une architecture contempo­ raine. À Vittel, dans un cadre de verdure à proximité de l’hippodrome ou des Jardins de la Terre, la découverte historique et culturelle est à son apogée dans cette station qui brille aussi par son esprit sportif exacerbé s’ouvrant sur d’infinies possibilités de loisirs.

Pour tout savoir sur l’eau ! Tendance, le tourisme fluvial !

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Les adeptes de vacances d’un autre type choisissent de traverser les Vosges sur l’eau. Le Canal des Vosges leur offre, entre Charmes et Fontenoy­le­Château, quelque 70 km de parcours aménagé, ponctué d’écluses, pour glisser au cœur d’une nature préservée. Toujours fréquenté par les péniches, il accueille de plus en plus de bateaux de plaisance, dont les occupants apprécient la sérénité absolue de cette formule de tourisme à moins de 10 km/heure. Car il combine deux activités attractives : le plaisir de voguer au rythme de ses envies de lecture, bronzette ou farniente, et la possibilité d’emprunter, sur les berges, l’ancien chemin de halage qui se fait le point de départ de nombreuses excursions vers les curiosités des alentours : Chamagne, Fontenoy­le­Château, Épinal…

Depuis juin 2011, la Galerie thermale de Vittel accueille un nouvel espace muséographique de 700 m2, véritable centre de culture scientifique entièrement dédié à l’eau : la Vigie de l’Eau. Avec pour objectif de sensibiliser le public régional, mais aussi les touristes de passage et les scolaires. Une exposition permanente réguliè­ rement actualisée retrace, au moyen de dispositifs interactifs, le parcours de l’eau dans nos sociétés (source, puits, aqueduc, lavoir...). Une cyberthè­ que dédiée aux activités numériques propose d’approfondir ses connais­ sances par le biais de vidéos, d’Internet, de conférences, de formations ou encore de jeux pédagogiques multimédia. Un espace d’ateliers invite enfin les groupes, les scolaires et les individuels, à appréhender la science par l’expérience au travers de travaux pratiques, conférences, débats… Bref, un incontournable lieu d’échanges pour tous, particuliers curieux autant que professionnels décideurs, chercheurs ou étudiants !


Balades et Sorties 2013  

Le programme de vos sorties de l'été 2013 en Alsace et Lorraine

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