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Les jolies colonies de vacances de la ville de Herserange

Jean-Marie GONZALEZ


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Pourquoi ce livre ?

’aventure des colos commence pour moi, comme pour beaucoup d’enfants des cités ouvrières dès l’âge de 3 ans au centre aéré de Morfontaine, puis les colonies de l’usine s’enchainent allègrement : Moivron, Mehon, Saint Brevin-l’Océan, Senones puis la colo de Longlaville au Val d’Ajol que je fréquentais tous les ans, le camp d’adolescent de Saint-Jorioz… autant dire que l’on a trempé dedans très tôt et pendant longtemps, car les comités d’entreprises ou les municipalités prenaient en charge la plus grande partie du coût des séjours. Et puis ce fut le développement des centres de vacances de Herserange, qui en plus du centre aéré, a organisé les premiers camps de plein-air. L’acquisition du château de Saint-Cast, les colos en Bretagne suivies de trois années de camp d’adolescents à Sainte-Enimie furent des aventures passionnantes. Et pour le plaisir, pendant mes congés, un camp itinérant en Scandinavie et quatre au Québec ont complété mon carnet de directeur. Une quinzaine d’années comme colon et pas moins de 45 directions de séjours... Alors, les souvenirs ne manquent pas et comme j’ai compris assez tôt que la photographie était un outil indispensable (merci Dom), les pellicules et diapositives ont été consommées allègrement pour immortaliser les moments merveilleux de la grande aventure humaine que représente cette autre façon de vivre en apportant du bonheur à tous ces jeunes qui sauront tirer profit de ces expériences pour construire leur vie d’adulte. Diriger un centre de vacances n’est pas tâche facile, beaucoup de choses et de problèmes s’entremêlent, mais il faut pour directeur et animateurs réussir l’alchimie qui en fera quelque chose d’inoubliable. J’en profite pour dire…bien des choses…à tous ceux qui me demandaient à la fin d’un séjour, et le plus sérieusement du monde : C’était bien les vacances ? Probablement des envieux, fort incapables et trop peureux pour assumer la grande responsabilité d’un directeur. Comme dans la pratique et l’éducation sportive à Herserange, j’ai eu tellement de bonheur à diriger ces colos que je me suis senti obligé de partager ces souvenirs qui appartiennent également à tous les acteurs de ces aventures. Tous ceux qui ont travaillé avec moi savent bien que je n’aurais rien fait sans eux, que le mot “équipe”prend tout son sens dans ces communautés que sont les centres de vacances.

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Merci à tous, je vous dédie ce livre pour avoir apporté le meilleur à la jeunesse de notre ville.

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Les centres de vacances de HERSERANGE

Si de nombreux enfants d’ouvriers du bassin de Longwy ont déjà pu profiter des séjours de vacances organisés par comités d’entreprise des usines, la ville de Herserange ne va pas tarder à développer ses propres structures. Au tout début des années 50, la ville se rend acquéreur d’une ancienne maison forestière, dite “du bois brûlé” située à Moulaine. Construite en bordure de la forêt domaniale de Sélomont, cette maison sera aménagée en centre aéré. Avec les enfants herserangeois comme premiers locataires de ce centre, les jeunes italiens invités par l’association ‘’amitiés franco-italiennes’’ seront également de la partie. Nous en reparlerons plus loin. Dès les années 70, les plus grands du centre aéré pourront commencer à pratiquer des activités de pleine nature dans des mini camps. Le centre aéré fonctionne toujours, il est mis à la disposition des enfants pendant huit semaines en juillet et août. L’œuvre des centres de vacances sera créée en 1963 et le premier président sera Monsieur Feidt. Jean Claude Plusse en aura la charge de nombreuses années et en assurera le développement, notamment l’organisation des classes de neige qui ont débuté dans les années 70 et qui se perpétuent encore de nos jours. En 1969, le maire Francis L’HOTELIER originaire de Lancieux (Côtes du Nord, qui deviendront par après Côtes d’Armor) propose à son conseil municipal d’acquérir une magnifique propriété située à Saint-Cast. Cette propriété figure toujours sur les cartes IGN comme étant un château. Notre château sera appelé “Villa Le Clos”. En 1992, la commune n’ayant plus les moyens financiers d’antan se sépare, à mon goût un peu hâtivement de cette colonie. Tous ceux qui ont fréquenté ce paradis breton en seront fort tristes et déçus. En 89, 90 et 91, les adolescents pourront découvrir les magnifiques gorges du Tarn dans un centre d’activités de pleine nature à Sainte Enimie. Destination malheureusement trop vite abandonnée.

A suivre donc : - le témoignage de Jacques PHILBERT - les amitiés franco-italiennes - le centre aéré de Moulaine (1955-1996) - les souvenirs de Denise et Jacques PHILBERT - les camps de plein air (1974-1981) Dominique TIBERI et Jackie VOJETTA se souviennent - La toute première colonie de vacances, un peu d’histoire - le centre de vacances de Saint-Cast (1970-1991) - le mot d’Angèle RADELET - Le mot de Jean Claude PLUSSE - Les souvenirs de Christophe et Philippe - Sébastien, merci maman, merci papa - Hommage à Jean Pierre - les classes de neige (1970-1983), de nos jours - le centre de plein-air de Sainte-Enimie (1989-1991) - le mot de la fin

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MOULAINE ouée à l’Etat en 1950, et pour trente années avec tout le terrain qui l’environne, la maison

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forestière dite “ du bois brûlé “ va devenir le centre aéré de la ville. Situé sur le territoire de la ville de Haucourt, en bordure de forêt domaniale de Sélomont, ce centre ne va pas tarder à se développer. Il sera ouvert aux enfants dès 1951 et ils ne seront pas moins de 157 à profiter cette même année des bienfaits de la vie au grand air, 221 en 1953... Un logement de fonction sera construit, attenant à la cuisine, l’ensemble existant sera rehaussé d’un étage qui offrira des salles d’activités, une infirmerie et des locaux de rangement. Les chalets seront construits un peu plus tard. Cette structure pourra accueillir près de 40 enfants dans un dortoir collectif et mettra à disposition des enfants des salles d’activités supplémentaires. La salle à manger trop petite pour recevoir tant de monde déjà, sera également agrandie. 120 enfants (un peu serrés) pourront y manger. Les travaux se terminent par la construction du bureau qui est toujours le PC du directeur et accessoirement le lieu où l’on amène les démons qui ont besoin de se faire remonter les bretelles ! En 1958, “l’œuvre des colonies de vacances de HERSERANGE” est créée. Dès 1961, le centre aéré sera fréquenté par les jeunes italiens d’ALBINO, dans le cadre des échanges organisés par l’association des amitiés franco-italiennes. “La Clairière”, ainsi baptisée dès 1965 n’est pas assez utilisée. En collaboration avec l’Education Nationale et sur proposition de Mlle Godfroy, directrice du CEG de Herserange, Francis L’Hôtellier décide de mettre à disposition ces chalets pour les premières classes de plein air. La restauration préparée par madame Cotty sera effectuée dans la salle à manger. Moulaine est de plus en plus fréquenté, la vallée s’aménage lentement, un grand projet de plan d’eau n’a hélas, jamais vu le jour. A mon sens, c’est cette réalisation qui aurait fait de Moulaine un centre de sports et de loisirs qui manque dans notre région.

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Le témoignage de Jacques PHILBERT e centre aéré n’a pas accueilli que des jeunes herserangeois. Pendant de nombreuses années, nous

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avons reçu des jeunes italiens dans le cadre des échanges organisés par l’association des amitiés Franco Italiennes.

Cet échange qui a débuté au début des années 1960 accueillait des enfants défavorisés de la Région D’Albino, (province de Bergamo) sous l’égide du Padre Spertini. Ensuite, c’est la commune d’Albino qui a pris le relais et l’aventure se termina en 1972 à cause d’un échange assez tumultueux des deux côtés des Alpes… Cette année-là, Moulaine accueillait pour la première fois un groupe de jeunes italiennes qui se montrèrent constamment insatisfaites malgré tous les efforts consentis, et également très désagréables avec le personnel de service et la direction du centre aéré. En échange, il a fallu se rendre à Albino pour remettre de l’ordre dans le groupe des jeunes français qui avaient commis de nombreux méfaits….Leur coup d’éclat étant de s’être baignés tout nus dans le bassin de la cour centrale du couvent d’Albino au vu des séminaristes qui se rendaient à l’office… Voilà pour ceux qui pourraient penser qu’à cette époque, les jeunes ne faisaient pas de bêtises, celle-ci n’est tout de même pas piquée des vers !!! Des ‘’vedettes’’, il y en a toujours eu et je pense qu’il y en aura heureusement encore. Hors de ces dérapages, la présence de ce groupe au centre aéré était certes agréable, mais imposait des contraintes supplémentaires importantes au personnel de service et de direction. Pour le personnel de cuisine, cela nécessitait outre l’entretien des locaux occupés par le groupe, l’organisation d’un troisième service de repas à midi. Car à cette époque, le centre connaissait une fréquentation record de 230 enfants herserangeois auxquels venaient s’ajouter les 30 ou 40 jeunes italiens. En y ajoutant les repas du soir et les petits déjeuners y compris bien entendu les week-ends. Même chose pour le personnel de direction (mon épouse et moi), il fallait être présent le soir pour les animations et le week-end pour les accompagner dans les excursions proposées. Au programme, découverte de la région : (Metz, Nancy, Verdun) mais aussi les pays frontaliers : (Belgique : Orval, Bouillon, grottes de Han ainsi que Luxembourg) sans oublier Reims et Paris sur deux journées. Une autre petite anecdote au sujet de la visite de la capitale : A cette époque les groupes de jeunes transalpins étaient encadrés par deux pères capucins. Un soir à Paris, après le repas quelle ne fut pas notre surprise à Pierrot, notre chauffeur de bus et moi-même lorsque les deux pères nous demandent avec insistance d’aller visiter Pigalle…et ce malgré notre mise en garde ! Arrivés dans le quartier, ils donnent quartier libre aux ados en leur donnant rendez-vous à 23h au car. On visite le quartier ainsi que quelques bars…et pour notre grand soulagement, tout le monde est de retour à l’heure. A peine installés dans l’autobus, nos deux pères demandent à leurs protégés de faire une prière pour toutes ces pauvres femmes égarées… Avec Pierrot, on pouffait de rire ! Hormis les échanges de la dernière année, ce devait être prémonitoire, c’est dans la meilleure ambiance et avec un grand plaisir que ces échanges eurent lieu. De bons souvenirs.

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Les amitiés franco-italiennes

L’immigration italienne en Lorraine est en très grande partie liée à l’industrialisation de notre région et l’histoire de notre bassin ouvrier a été marquée par l’arrivée de vagues successives de travailleurs étrangers. En grande partie, des italiens attirés par les milliers d’emplois créés dans la sidérurgie. Dès la fin du 19éme siècle, jusqu’au début des années 60, le Pays Haut a vu déferler ces masses d’hommes et de femmes en quête de travail et de meilleure vie, attirés parce que l’on pourrait appeler l’Eldorado Français. Comme dans toutes les villes du bassin de LONGWY, HERSERANGE comptait (et compte toujours) une forte colonie italienne fière de ses racines. C’est probablement pour garder un contact avec la mèrepatrie que vit le jour en 1961, l’association des Amitiés franco-italiennes qui sera très active pendant une vingtaine d’années. Un jumelage culturel fut créé avec la ville d’ALBINO, province de BERGAMO, qui compte encore beaucoup de ressortissants dans notre ville. Ah ces bergamasques ! Travailleurs et souvent râleurs, au patois si particulier sont probablement les plus gentils de la péninsule italienne…et ce n’est pas pour plaire à ma belle-famille que je dis cela. Cette association des Amitiés franco-italiennes a été créée et présidée par Mr Guy PRIORETTI assisté d’élus et de nombreux bénévoles. Norma FAYLE, herserangeoise d’origine italienne en assurera le secrétariat pendant toutes ces années. Une association très dynamique et outre quelques manifestations culturelles : venue d’une partie de la Scala de MILAN à LONGWY ou distribution de friandises à l’occasion de la BEFANA*, fête traditionnelle dans certaines régions d’Italie, sa principale activité sera l’échange de délégations de jeunes. Toutes ces manifestations seront faites en collaboration avec le consulat d’Italie. Ils seront nombreuses et nombreux, nos jeunes herserangeois à aller visiter cette belle province de BERGAMO, et en retour, les jeunes de d’ALBINO seront accueillis au centre aéré de Moulaine et visiteront bien plus que notre région, avec notamment des séjours à Paris.

*BEFANA : fête qui tient son nom de la déformation du mot Epiphanie. La légende dit qu’une sorcière avait été prévenue de la naissance de Jésus par les mages, mais avait refusé de sortir de chez elle pour leur indiquer le chemin. Prise de remords, elle se déplace chaque nuit du 5 au 6 janvier, juchée sur son balai et distribue des cadeaux et friandises aux enfants endormis dans l’espoir que l’un d’eux soit le petit Jésus. Dans toutes les maisons on accroche une chaussette près de la fenêtre ou la cheminée et au matin, elle est remplie de sucreries pour les plus gentils….ou de charbon pour les moins sages. Ce jour-là, on confectionne des gâteaux en forme de sorcière. En Lorraine, la BEFANA a été célébrée par les premières générations d’italiens, peut-être l’est- elle encore, mais concurrencée maintenant par la Saint-Nicolas.

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Echange de vacanciers sous le signe des amitiés franco-italiennes Dans le cadre des échanges de vacanciers organisés par l’association des amitiés franco-italiennes que préside Guy PRIORETTI, 26 jeunes filles d’ALBINO âgées de 12 à 15 ans sont accueillies au centre aéré de Moulaine.

Juillet 1972

Le maire d’ALBINO, Franco BERTACCHI, avocat de profession, avait tenu à être du voyage pour une courte visite dans notre ville qui reçoit depuis 10 ans les enfants de ses administrés. C’est Victor ZAFFAGNI, alors 1er adjoint, a dit tout son plaisir d’accueillir le premier magistrat transalpin : « Par votre présence ici, vous avez voulu resserrer les liens d’amitié qui unissent nos deux communes. Nous y sommes très sensibles et pensons que ces relations doivent encore s’affermir ». Il remercie également Mme COTTY, qui par la qualité de ses menus laisse toujours un excellent souvenir gastronomique à nos visiteurs. La municipalité herserangeoise était fortement représentée à cette réception, outre Guy PRIORETTI, Jean CONTI, vice-président de l’association, MM COSSIN et TOMASSINI, représentant la commission municipale et bien entendu Denise et Jacques PHILBERT, organisateurs de ces séjours. Un programme bien chargé pour nos jeunes italiens qui outre la visite de notre région pourront découvrir la petite Suisse luxembourgeoise et passer trois journées à PARIS.

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Lorsque le car italien reprend la direction de son pays, il emmène cette fois 25 jeunes filles de notre région qui vont passer 3 semaines en terre bergamasque. C’est là que le mot « échange » prend tout son sens, et il en sera ainsi chaque année, l’arrivée des jeunes italiens fait suite au départ des jeunes lorrains.

C’est parti pour l’aventure italienne !

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Réunion préparatoire.

Et départ pour l’Italie.

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Autre départ. Ils sont nombreux, les jeunes du bassin de Longwy à avoir bénéficié de ces échanges culturels internationaux.

De belles balades en forêt, jeux baignades ainsi que des excursions à Verone, Florence et au lac de Garde étaient au programme de nos jeunes touristes.

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En Italie.

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Les jeunes italiens en visite à Versailles.

Les séjours se terminaient toujours par une soirée de fête.

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Soirée franco-italienne au centre aéré de Moulaine.

Le président, Guy PRIORETTI a dit toute sa satisfaction d’un séjour réussi, et après un chant d’adieu, personnalités et colons se retrouvent autour du pot de l’amitié.

Une soirée de fin de séjour qui réunit les jeunes français et italiens autour d’un feu de camp qui fut l’occasion de remettre les prix aux lauréats des compétitions sportives organisées au cours des vacances.

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Soirée spectacle au centre aéré.

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Le centre aéré de MOULAINE

Depuis son ouverture dés le début des années 50, ce centre accueille toutes les générations de jeunes herserangeois. Peu de communes peuvent se louer de pouvoir mettre à disposition de ses enfants une structure de cette qualité. La pleine nature à quelques kilomètres des villes et des usines. Posséder un tel bijou , niché dans un écrin de verdure est une chance considérable pour nous tous. Le conseil général ne s’y est pas trompé lorsqu’il a initié sa politique de protection des ENS (Espaces Naturels Sensibles) en lançant sur le Département un vaste inventaire des sites d’intérêts : Vallée encaissée, températures basses, degré d’humidité important etc.…la vallée de la Moulaine est aujourd’hui classée ENS prioritaire. Ce territoire forestier est proche des conditions rencontrées en montagne, ce qui en fait un vallon froid, avec des spécificités microclimatiques qui ont naturellement une influence sur la faune et la flore du site. Un syndicat intercommunal de la base de loisirs de Moulaine a vu le jour depuis quelques années. Ses actions ont pour but de valoriser et d’aménager ce site et de le protéger.

La mare pédagogique et ses pontons flottants.

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Ces premières photos recueillies datent de 1955 !

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1961 ou 1962

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Bien manger ! Lorsque les enfants rentrent chez eux le soir, les premières questions des parents sont à tous les coups : Tu t’es bien amusé ? Tu as bien mangé ? Et s’il est bien une chose sur laquelle on ne transigeait jamais, c’est bien sur la nourriture ! Il m’est arrivé une seule fois de ne pas avoir entièrement dépensé la totalité du budget alimentation lors d’une session de Moulaine, pourtant les menus étaient copieux et équilibrés comme il se doit. Mais en réunion de la commission des centres de vacances, le maire, Victor Zaffagni à l’époque n’a pas manqué de me demander des explications sur ce fait, voyant d’un mauvais œil que l’on faisait des économies sur la nourriture, ce qui n’était évidemment pas le cas ! Message compris, dorénavant, que ce soit à Moulaine ou Saint-Cast, les budgets alimentation seront toujours dépassés ! Pour moi, le lieu le plus important dans une colo ou un centre aéré, c’est la cuisine. C’est l’endroit où il y a toujours une bonne humeur, où ça sent bon dès le matin, où les animateurs viennent prendre un café et plaisanter avec les cuisinières mais surtout si ça sent bon, c’est que les plats sont cuisinés. Faire une cuisine familiale de collectivité a toujours été le défi des cuisinières dans nos centres. Mme COTTY, Mme CHRIST, mon épouse qui a pris le relais de ces deux dames, et encore de nos jours, Mme SCHICKELE ont toujours assuré cette fonction avec cœur. Les enfants qui passent la tête par la porte de la cuisine et qui disent leur satisfaction, les ados qui vident les plats et qui en redemandent, sont les meilleurs compliments que ces dames pouvaient recevoir.

Madame COTTY a tenu les fourneaux du centre aéré pendant 32 ans ! Un record en la matière, et il faut savoir que c’est près de 300 repas par jours qu’elle préparait lorsque les italiens étaient là (midi et soir) en plus des enfants du centre. Heureusement que la cuisine était spacieuse et fonctionnelle.

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Mme COTTY est ses dames de service.

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RÊunion d’animateurs.

Devant le bureau en 1968.

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Equipe de monos.

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1969. Les animatrices en stage avec Denise et Jacques PHILBERT.

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1969. Avant le repas. 1969. L’équipe d’encadrement.

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En 1970

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1970. Stage de foot au centre aéré.

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En 1971, le centre aéré accueillait alors des stages de formation d’animateurs des Francs et Franches Camarades. Denise et Jacques PHILBERT participaient à l’encadrement de ces stages.

1971. Préparation de session pour les animatrices du centre aéré. Notez bien qu’à cette époque, il n’y avait pas encore de garçons dans ces formations .

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Moulaine 1971.

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Les souvenirs de Jacques et Denise PHILBERT

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e matin, plusieurs bus assurent le ramassage des enfants dans les différents quartiers de la

commune. Les animatrices contrôlent les cartes de présence à la montée des jeunes. L’arrivée au centre le lundi est immédiatement suivie de l’appel et de la répartition des enfants dans les différents groupes et équipes…suivi du retour des cartes de présence au bureau pour le pointage officiel. Fastidieux ! Les cuisinières attendent les chiffres pour préparer les tables. Chaque animateur prend en charge un certain nombre d’enfants pour la journée, et il est toujours bon de compter souvent ses ouailles, jusqu’au soir à l’heure de la montée dans les bus pour le retour vers les parents… Cette anecdote va nous prouver l’importance du contrôle permanent des enfants : Un soir une maman nous téléphone en mairie, affolée (et on la comprend bien) pour nous signaler que son petit n’était pas à la descente du car. Branle-bas de combat, nous nous rendons chez la monitrice responsable qui est formelle : l’enfant a bien monté dans le bus à Moulaine. Deux possibilités : soit le gosse est descendu à un autre arrêt, soit il est resté dans le car. Téléphone chez le transporteur, le car n’est pas au dépôt, le chauffeur est rentré chez lui avec….Le chauffeur contacté affirme n’avoir rien remarqué, mais par précaution va faire un tour dans le car…où il trouve le petit, naturellement en pleurs ! Il nous a dit par la suite qu’il voulait jouer à la cachette au fond du bus où il s’est endormi. Plus de peur que de mal, une maman rassurée mais logiquement fort mécontente ! La réunion du lendemain a été animée, une sérieuse remise en ordre a eu lieu. Les enfants nécessitent de la part du personnel d’encadrement une surveillance de tous les instants. Autre exemple : alors que les bâtiments des chalets étaient en réfection de peinture, une animatrice vient nous prévenir que deux petits de six ans se promènent sur le toit…Il faut dire que ceux-là étaient particulièrement turbulents et devaient être surveillés comme le lait sur le feu. Encore une fois une affaire qui se termine bien, et de nouveau, sévère rappel à l’ordre pour les animatrices. Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres qui montrent que la responsabilité des animateurs et surtout du directeur est très importante, qu’il doit s’appuyer sur du personnel motivé et compétent. A ceux qui pensent (et ils sont nombreux) que la vie est un long fleuve tranquille en centre aéré, nous répondrons simplement que chaque journée de centre est une très longue journée sur un fleuve pas tranquille du tout ! Chaque semaine, dans les activités proposées aux enfants sont prévus des pique-niques en plein air, bien sur lorsque le temps est de la partie. C’est souvent en forêt de Sélomont, à la clairière de Saint-Nicolas qu’ont lieu les journées où sont organisés de grands jeux préparés par les animateurs. Occuper des jeunes en leur proposant des activités d’éveil en pleine nature n’est pas toujours chose facile. La formation acquise par ces jeunes gens (18 ans) lors des stages de base qui durent 8 jours, n’est évidemment pas complète pour maitriser ne serait-ce q’une semaine d’animation (et il y en a quatre à assurer) on le comprend bien. C’est également au contact des plus anciens, donc sur le tas, que se peaufine la formation, mais c’est surtout à l’équipe de direction qu’incombe ce travail de formation, en plus de toutes les nombreuses autres tâches à accomplir. La réunion pédagogique journalière lors du café de midi est un outil pour y arriver : confrontation d’idées, conseil des anciens, apprentissage d’une

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technique etc… Un travail de patience pour les directeurs qui portera ses fruits pour les années à venir, mais qu’il faut sans cesse perpétuer quand l’on sait que l’animateur ne va faire guère plus de trois ans en centre. Eternel recommencement. Encore deux anecdotes : un souvenir de pique-nique bien arrosé (par la pluie), preuve que le temps n’est pas toujours constant dans la journée. Beau temps au matin, soleil radieux pour le départ…mais dans l’après-midi une violente averse arrose copieusement tout le monde. Retour rapide vers le centre aéré où il a fallu mettre le chauffage en marche, installer tout ce petit monde dans les salles et essayer de faire sécher au plus vite les vêtements pour le retour vers les familles…La belle vie, quoi ! Une année, alors qu’une année une épidémie de rage sévissait dans notre région, les animatrices avaient signalé à plusieurs reprises la présence d’un chevreuil qui s’approchait des groupes d’enfants et qui semblait menaçant. Etonnant lorsque que l’on connait la crainte de l’homme pour ces animaux sauvages. Un après-midi, Mr COTTY était occupé à faucher l’herbe de la prairie en contrebas du centre, le long de la Moulaine. Le chevreuil s’approche de lui et le charge. Mr COTTY a eu la présence d’esprit et le réflexe de lui asséner un coup avec le talon de la faux qui tua la bête. Les services vétérinaires furent immédiatement prévenus et prélevèrent le cerveau du bestiau pour analyse. Le restant du chevreuil est mis au frais dans le congélateur. L’analyse ne révéla aucune trace de rage…..et le chevreuil, quelque temps plus tard est sorti du froid pour se retrouver au chaud et pour notre plus grand régal lorsque l’on connait les talents culinaires de Mme COTTY ! On n’allait tout de même pas gâcher !

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1973 1973. Quand il fait chaud, on se rafraichit !

1973. Jeux Ă la kermesse.

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1974. Pas du tout les mêmes activités… On prépare un jeu pour les petits, les grands ont sorti les arcs, les flèches et les lances.

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Pipi ! Florence, gentille animatrice arrive un jour au bureau en tirant de force un dur à cuire de huit ans, une bonne tête de vainqueur ! - Mamy, celui-ci vient de faire pipi dans une douche ! Dérangé dans ma comptabilité et probablement excédé qu’elle ne règle pas ce problème toute seule, je lui réponds du tac au tac : - Mais Florence, tous les hommes font pipi dans la douche ! La tête de celle-ci ! Après quelques secondes d’hésitation, elle me répond que tous pouvaient pisser dans les douches et qu’elle n’interviendrait pas ! J’ai gardé près de moi le champion du monde pendant quelque temps, je lui ai remonté les bretelles, une claque sur le cul et je l’ai ramené à Florence qui n’en était pas encore revenu de ma réflexion ! J’ai eu du mal à lui faire comprendre que c’était une boutade…

1974. Départ en promenade.

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1975. Un animateur heureux !

1975. DĂŠpart en promenade.

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Vive le sport ! Depuis toujours, en alternance avec les activités manuelles, les activités de pleine nature sont pratiquées quotidiennement au centre aéré : jeux extérieurs, sports traditionnels, grands jeux, construction de cabanes, randonnées etc… L’émergence des activités sportives de plein-air et l’aménagement de sites propices à ces pratiques seront en quelque sorte, du pain béni pour nous. Camp de Saint Jean, que nous verrons plus loin, plan d’eau de Marville pour les activités nautiques (voile et canoë kayak), rocher d’escalade à Colmey (où il doit bien rester quelques pitons plantés par mes soins dans la paroi), cyclotourisme, spéléologie (avec des casques récupérés à l’usine et des lampes de poche) etc… Avec mes collègues de Longwy et Longuyon, nous étions dans le Pays Haut les pionniers en la matière, et depuis cette période, que ce soit à Moulaine, Saint-Cast ou Sainte -Enimie, les activités sportives de plein-air seront au centre de mes projets pédagogiques et seront pratiquées quotidiennement par nos jeunes. Tous découvraient une autre manière de communier avec la nature, et commençaient à comprendre l’importance de celle-ci dans notre environnement, donc à la respecter.

1979. Edmond CRIDEL, alors maitre-nageur à la piscine de Herserange nous accompagnait souvent en activités de plein-air, ici au plan d’eau de Marville. Il sera des nôtres plus tard dans la grande aventure de Sainte Enimie où ces activités seront reines.

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1980. Spectacle de fin de session.

1981. Voile Ă Saint-Jean.

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1983. Kayak au plan d’eau de Saint-Jean-les-Longuyon.

1983. Après l’effort…

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1983. Les Jeux Olympiques.

1983. Les joies de la planche Ă roulettes !

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1983. DĂŠguisements.

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1983. Voile à Saint-Jean.

1983. Mise à l’eau d’un voilier.

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1986. Départ pour la randonnée de l’après-midi.

1986. Groupe des grands.

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1987. Portraits

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1987. Escalade Ă Colmey.

Groupe des petits.

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1993. La tente des indiens.

1994. Goûter sur l’herbe.

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1994 . Camping au centre de la nature de Mont-Saint-Martin.

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Les camps de plein air La fréquentation du centre aéré est de plus en plus importante, et comme c’est le cas encore de nos jours, les activités possibles au centre ne sont pas en rapport avec la demande réelle des plus grands qui ont besoin de plus d’autonomie et d’espace. Dès 1974, la commission des centres de vacances, en accord avec la municipalité, décide donc de créer des camps de plein-air qui seront ouverts aux jeunes de 11 à 15 ans. Le matériel nécessaire à une telle organisation est important et coûteux, mais il s’avèrera au fil des ans que cet investissement aura été judicieux pour notre jeunesse. Nous ferons donc l’acquisition d’un marabout qui servira de rangement, cuisine en cas de mauvais temps etc., de petites tentes qui abriteront la vingtaine de jeunes aventuriers, de lits de camps, de matelas pneumatiques, de sacs de couchage, de matériel de cuisine, de 12 vélos, de matériel d’escalade et spéléologie etc. Tout ce qu’il faut donc pour passer une semaine (du lundi au vendredi) en plein air. Les deux premières années, le camp sera aménagé à Revémont, à proximité du village. Il sera transféré ensuite à Saint-Jean-les-Longuyon pour de nombreuses sessions fortes en activités diverses. L’autonomie d’un groupe de 25 personnes nécessite une logistique importante, car si les animations étaient assurées par des sportifs (handballeurs, bien sur !), la vie au quotidien demande énormément de travail tant les journées sont longues en été. Petit-déjeuner à préparer, toilettes matinale dans l’Othain, eau courante … activité du matin, préparation du repas de midi (toujours chaud), activité de l’après-midi, corvée de bois qui ne mérite pas son nom tant les volontaires se bousculaient au portillon. Tu parles, avec scies et hachettes nos “québécois” y allaient de bon cœur ! Sans oublier les vaisselles et la toilette du soir, toujours dans la rivière. Repas du soir, souvent au feu de bois, feu de camp et coucher. Des journées bien remplies pour tous. Pas de temps de repos pour les animateurs toujours sollicités. L’alimentation en eau était faite à la fontaine du village de Marville avec plusieurs jerricans, au moins deux fois par jour. Vous aurez compris que de commodités, il n’y en avait point. Pas de WC non plus, chacun partait dans la nature avec son rouleau de papier et sa pelle-pioche pour y creuser son trou…

C’était un peu la préhistoire, mais les jeunes découvraient les activités et la vie en plein-air, et bien que les conditions fussent quelque peu spartiates, tous en redemandaient, y compris les animateurs qui restaient au camp le week-end pour en assurer la sécurité.

La signalétique de l’époque… Travail réalisé par Dominique avec un fil de fer rougi au feu de camp, pendant le week-end de garde…

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1974. Saint-Jean

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Dominique TIBERI se souvient… “A mon ami d’enfance et de toujours, Laurent Tenconi, parti trop tôt, qui fut l’un des acteurs de cette histoire.”

Tant d'années ! Tant d'années se sont écoulées depuis la joyeuse époque des jolies colonies de vacances. A maintenant cinquante ans, dont trente passés dans l'Education Nationale, j'en ai vu passer des visages d'enfants : des souriants et des insouciants, des inquiets et des excités, des matraqués et des déjà cabossés par la vie. Tant de regards qu'on finit par oublier la couleur des yeux des plus anciens, jusqu'à rendre la vieille photo sépia un peu floue, quand elle n'est pas oxydée par le temps ! Et pourtant ! Il a suffi de quelques vieux clichés exhumés d'antiques albums photo pour que remontent en mémoire quelques épisodes savoureux. Voilà donc quelques madeleines de Proust que je vous propose de laisser fondre ici.

Flashback... Seventies... La sidérurgie bat encore le fer au rouge. La chorégraphie des bus va et vient dans le bassin en une ronde incessante entre les trois huit des ouvriers et les horaires scolaires. Après avoir nettoyé la porte B qui vomit du bleu de travail à chaque coup de gueulard, les banquettes du père Mousset ne refroidissent pas et convoient dans la foulée la jeunesse sidérurgique vers les collèges et les lycées. Et si juillet/août voit l'arrêt de l'école, les maîtres de forges proposent alors à cette même jeunesse de prendre l'air en Bretagne, en Vendée ou dans le Massif Central. Par le biais des Comités d'établissements, nos parents, à peine sevrés aux congés payés, souhaitent nous offrir ce qu’ils n’ont pas connu. Ce sont, par vagues de trois semaines (trois sessions) des convois entiers, garçons et filles séparés, uniforme de rigueur, qui partent à la découverte de la mer ou de la montagne. Mais juillet/août, c'est aussi à Herserange le centre aéré de Moulaine, joyeux pays des moustiques et des taons. Dans les années soixante-dix, à Moulaine, certains enfants donnent du fil à retordre aux animatrices. Selon les strates socioprofessionnelles auxquelles on appartient, ou selon les époques, ces enfants sont qualifiés de “difficiles”, “agités”, “toniques”, “défavorisés”, “borderline”, voire même “racailles”... La ville d'Herserange décide alors de délocaliser (déjà) une partie du centre aéré et d'organiser pour ces enfants des séjours à la petite semaine loin de Moulaine. C'est donc cette année là que naîtront les camps de Saint Jean-les-Longuyon, avec pour tâche à notre Mamy national de penser, organiser et gérer ce nouveau concept... Saint-Jean-les-Longuyon Début juillet. Au-dessus de l’Othain (petite rivière locale), quelques terrasses rasées de près à la faux, un marabout en guise de réfectoire, une tente cabanon pour cuisine et quelques canadiennes disséminées sur les terrasses supérieures plantent le décor de nos camps d'été. Les enfants arrivent en bus chaque lundi matin et repartent chaque vendredi en fin d'après-midi. L'Othain, trente mètres plus bas nous sert de douche, de lavabo, de verre à dents, de lave-vaisselle, de piscine et de base de canoë. La pelle pioche constitue notre meilleure chasse d'eau et plus le séjour avance dans l'été, plus il faut aller loin pour « poser culotte ». Chaque matin, notre 4L rouge achetée pour l'occasion effectue les va-et-vient à la fontaine de Marville pour remplir les jerricans d'eau potable. Malgré l'apparente rusticité du camp, les jeunes sont invités à la pratique d'activités de plein air qui s’avèrent novatrices pour l'époque. En effet, en plus des balades en forêt, des constructions de cabanes, des fabrications de flèches polynésiennes, nous découvrons les joies du canoë-kayak et sa périlleuse descente de l'Othain, les balades à vélo dans la campagne avoisinante et sa succession de côtes « casse-pattes » et surtout... surtout... des séances d'escalade sur un rocher aussi improbable qu'invraisemblable dans le bois de Colmey. Je me demande encore comment Mamy avait pu dénicher ce bout de caillou et l'aménager pour la circonstance. Toujours est-il que c'est sur ce moellon de calcaire que j'ai fait les premiers pas qui m'ont conduit bien des années plus tard sur

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les plus prestigieux sites de l'escalade française (Verdon, Buoux, Ardèche, Tarn...). Chaque semaine s'achève par le traditionnel barbecue : un grand trou dans la terre, un feu de bois (corvée obligée) et saucisses embrochées sur des baguettes de noisetier du jour. Eh oui ! Le feu de camp rassemble les hommes, les réchauffe, les rapproche. Ce rituel du feu partagé, héritage néandertalien, accueillera même la visite de quelques élus en quête de retour à la nature.

Les potes. Nous étions, du haut de nos seize ou dix-sept ans à la fois animateurs, cuisiniers, économes, infirmiers et accessoirement gardiens du Temple puisque nous restions les week-ends pour garder le camp. Mais à cette époque, pas de BAFA (brevet d’animateur) ni même de B.E (Brevet d’Etat). Notre seul diplôme arborait le chardon lorrain aux couleurs de l’ACSH. Nos compétences avaient été validées par notre fréquentation assidue de la salle des sports et notre statut officiel de handballeur. Potes de quartier, potes de sport. A la ville comme à la salle. Nous avons été les produits d’un processus d’acculturation intergénérationnelle. Notre maître à tous, Mamy, nous avait tous éduqués certes ballon à la main, baskets aux pieds, mais surtout avec du plomb dans la cervelle sur quelques valeurs simples teintées d’un humanisme de bon sens. Il était normal qu’à notre tour nous transmettions notre récent héritage aux plus jeunes générations. Ce système a perduré pendant longtemps puisque bien des années après, les premiers colons de Saint-Cast devinrent à leur tour animateurs. Je me dis parfois que ce principe d’éducabilité entre générations revendique un peu de cette Fraternité gravée au fronton de la République, que cette solidarité née du terreau des cités ouvrières s’était fortifiée sur les terrains de hand-ball. Peut-être ferionsnous bien de revisiter, à l’aulne de ces quelques principes, nos vies actuelles, trop souvent teintées d’individualisme ou l’avoir nous fait parfois oublier d’être… Pourtant, à Saint-Jean, tout n’allait pas toujours de soi. De trois ou quatre ans les aînés, nous avions parfois du mal à asseoir une autorité qu’éprouvait au quotidien nos rugueux gamins de Herserange. Un jour, j’avais demandé à Mamy comment il faisait pour régler en silence ce que nous n’arrivions pas obtenir en nous égosillant. Alors qu’un seul de ses regards suffisait à faire pleurer un gamin, notre même regard au même enfant le faisait tout au plus sourire. “Tu verras quand tu auras dix ans de plus !”, m’avaitil répondu. Certes, l’expérience ne suffit pas, l’autorité convoque bien d’autres subtilités mais je me surprends, face aux enfants dont j’ai encore la charge aujourd’hui, de m’essayer à ce regard d’autorité bienveillante, et de constater que je ne m’en sors pas trop mal. D’hier à aujourd’hui. J’emmène encore à l’heure où j’écris régulièrement des enfants en séjours de découverte. Les contraintes administratives sont devenues de plus en plus denses, les dossiers à renseigner de plus en plus complexes. La moindre activité est soumise à des conditions de sécurité draconiennes et ne peut se dérouler que sous la responsabilité d’un moniteur breveté d’Etat. La jurisprudence qui a fait évoluer les normes d’hygiène et de sécurité ont bien sûr permis d’éviter ou de mettre fin à des pratiques souvent douteuses, et c’est tant mieux. Cela étant, l’actualité des centres de vacances s’accompagne aussi d’un tout sécuritaire où le moindre incident se règle au tribunal, dans un contexte consumériste où la jeunesse zappe d’une activité à l’autre dans un rapport à l’effort bien édulcoré. Je ne suis pas nostalgique du passé et je me dis parfois que nous avons eu bien de la chance à Saint Jean de n’avoir subi aucun incident car les enfants maniaient souvent l’opinel dans la forêt et la grosse marmite de lait bouillait chaque matin sur un antique trépied à gaz, à même le sol, tout près des toiles de tente. Nous avons certes gagné en hygiène en confort mais au prix de beaucoup de liberté. Alors ? Un peu pionniers ? Un peu fous ? Un peu inconscients ? Malgré l’apparence un peu sommaire de ce camp et notre fragile expérience de la tâche éducative à l’époque, je garde de Saint-Jean-les-Longuyon la fraicheur embrumée de l’Othain au petit matin, l’odeur de l’herbe séchée sous le soleil d’août, les soirées chaleureuses avec mes potes autour du feu et enfin les visages radieux des gamins de Herserange !

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Aller chercher du bois et préparer le feu était la tâche quotidienne qui ne manquait jamais de volontaires. La vieille 4L servait de véhicule utilitaire pour les corvées d’eau, les courses, le ramassage du bois etc. On ne compte pas les fois où elle s’est embourbée dans les chemins à peine carrossables de St-Jean. Elle en a vu de toutes les couleurs, la pauvre. Il faut dire que l’on ne la ménageait guère.

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Saint-Jean 1978. Départ pour la randonnée.

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Branle-bas de combat ! Le camp de plein-air était destiné aux plus grands du centre aéré, souvent les plus durs ! Et des vedettes, il y en avait un sacré paquet… Un soir, après les activités, les jeunes viennent m’avertir que l’un d’eux manquait à l’appel et qu’ils pensaient à une fugue, du fait que celui-ci venait de se faire disputer par un mono. Branle-bas de combat ! Après une bonne heure de recherches et d’angoisse, on me le ramène en le tirant de force. Je lui demande des explications, aucune réponse, une vraie tête de mule ! Je peux le dire maintenant (il y a prescription), je lui ai collé une raclée mémorable ! Après une bonne nuit de repos, on s’est expliqué le matin. Il ne m’en a pas voulu et a bien compris les risques qu’il encourait et la trouille qu’il nous avait fichue. Il faut croire que ça lui a servi car il a fait une belle carrière de handballeur sous ma coupe, et on tape encore ensemble le ballon le dimanche matin. C’est devenu un ami, comme quoi…

Les handballeurs de service : Jackie VOJETTA qui dirigera les années suivantes ce camp de plein-air au mois d’août, Dominique TIBERI (qui a une grande faim), fidèle parmi les fidèles qui sera également de la partie de nombreuses années à St Cast, et Henri CICOLARI.

Gilou VOJETTA apprécie les brochettes. (Le fugueur est sur la photo)

Tous les ans, une délégation du conseil municipal conduite par le maire Victor ZAFFAGNI, venait nous rendre visite au camp pour une traditionnelle brochette partie qui se finissait tard dans la nuit autour du feu de camp.

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Les vélos On avait beau faire des activités physiques toute la journée, il était souvent difficile, au coucher de les faire taire dans les tentes. Un soir, c’était un bazar de tous les diables, impossible de les calmer. Je les fais lever et leur dis que comme ils ne voulaient pas dormir, on allait faire un tour en vélo (il était 22h30, mais très belle nuit). Ouais, super ! crient-ils tous en cœur. Habillés rapidement et contents, les voilà prêts à enfourcher les bécanes ! Non, non, les vélos…sur l’épaule, leur dis-je !...A peine cinquante mètres plus loin dans le chemin rocailleux, ils en avaient plein les omoplates et demandent vite grâce. Les vélos rangés, plus de bruit dans les tentes…et cela ne s’est plus jamais reproduit, le message avait été compris.

Le frère Ils adoraient ça, fabriquer et lancer leurs flèches polynésiennes.Fendre l’extrémité de la baguette de noisetier est un travail délicat et assez dangereux, alors c’était toujours moi qui le faisais. Une année précédente au camp de Revémont, un colon (le frère du fugueur) prend mon couteau sans me le demander et s’attaque à la fente de la flèche. Bien entendu, le couteau dérape et lui entaille le pouce gauche, la lame entre d’un bon centimètre sous l’ongle. Pansement rapide et vite aux urgences de l’hôpital. Dix points de sutures plus tard, nous rentrons au camp, non sans avoir prévenu la pauvre maman qui en voyait de toutes les couleurs avec ses gaillards.

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Le mot de la fin pour Jackie VOJETTA

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es camps de plein-air se termineront en 1981. Comme vous le savez, pas de toilettes, pas

d’eau courante, encore moins de téléphone portable…la liste est longue mais cela reflète bien les conditions de vie de ces semaines de camping, formule initiée je crois par les 2 compères, Jacques PHILBERT et Mamy GONZALEZ. La législation ne permet plus d’organiser de tels séjours où les conditions d’hébergement, de fonctionnement et d’encadrement ne correspondent plus aux normes en vigueur. Et pourtant, ce mode de vie en plein air, en autonomie complète et aux journées riches en activités sportives ou autres, aura été pour nos jeunes l’occasion de vivre autre chose que le quotidien d’un centre aéré, de trouver leur place dans un fonctionnement différent où chacun doit tenir son rôle et assumer sa part de responsabilités. L’école de la vie, en quelque sorte. Notre grande satisfaction est tout de même d’avoir été les pionniers du développement des activités de pleine nature. Car outre les pratiques classiques comme la randonnée et le cyclotourisme, nous avons fait connaitre à toute une génération de jeunes, le canoë kayak, l’escalade et la spéléologie. En se remémorant ces belles années, des tas de souvenirs remontent à la surface, comme cette fois où l’on a dû faire appel à un fermier pour désembourber la vieille 4L remplie de bois ou encore lorsque Jacky PHILBERT est resté coincé un bon moment en spéléo dans une étroiture d’une petite cavité ! Une des plus mémorables fut lorsque Henri dit ‘’Chico’’, il se reconnaitra, avait gardé dans ses poches les clés de voiture de GZ à lors d’une séance d’escalade avec son groupe, puis reparti avec un autre groupe en vélo. Ce soir là, nous attendions une délégation municipale pour la traditionnelle soirée brochettes. Vers 18h30, toujours pas de GZ…on commençait à s’inquiéter sérieusement (je rappelle, pas de téléphone portable à l’époque )Henri met sa main à la poche et s’exclame : « je sais pourquoi Mamy n’est pas de retour ! » C’est Jacky PHILBERT, arrivé avec le maire qui est allé lui rapporté les clés. Henri s’est fait tout petit un bon moment dans la soirée…le feu était prêt et la soirée fort agréable, comme d’habitude. Clap de fin pour SAINT-JEAN, les ados qui le voudront pourront continuer à pratiquer les activités de plein air en Bretagne. L’histoire des centres de vacances continue de s’écrire ailleurs, dans un cadre Ô combien différent. Je vais m’arrêter là et conclure en disant que toute cette aventure des camps de plein-air où nous étions au service de la jeunesse de notre ville nous a apporté énormément de plaisir et permis de tisser des liens d’amitié très forts qui perdureront toujours, et que si c’était à refaire, tout le monde serait à nouveau partant, j’en fais le pari.

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Un peu d’histoire : La toute première colonie de vacances. e phénomène des centres de vacances trouve son origine dans le secteur confessionnel.

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L’Eglise a été la première à prendre en charge et à organiser des loisirs collectifs qui s’adressent essentiellement aux enfants d’ouvriers. Le phénomène d’urbanisation rapide a entraîné l’apparition d’une classe ouvrière urbaine qui vit souvent dans des conditions sanitaires difficiles. L’objectif des institutions ecclésiastiques est alors essentiellement sanitaire et culturel. L’histoire des colonies de vacances démarre dès la fin du 19ème siècle. Le pasteur suisse Hermann Walter BION après plusieurs années passées dans un village du canton d’Appenzell est transféré dans un quartier pauvre de Zurich. Il voit alors la santé de ses propres enfants se détériorer et décide de les envoyer en séjour à la campagne. Ils en reviennent tellement transformés et fortifiés que le pasteur réalise l’importance du grand air et de l’exercice physique pour les enfants. Il décide alors de venir en aide aux enfants défavorisés de son quartier en lançant un appel dans les journaux et récolte ainsi assez d’argent pour faire partir 68 jeunes (garçons et filles) de 9 à 12 ans.

Nous sommes en 1876, c’est la première colonie de vacances. Le pasteur dirige lui-même la colonie qui dure 2 semaines, secondé par une dizaine d’instituteurs et d’institutrices. Les conditions de vie sont simples et réduites au strict nécessaire: les garçons dorment dans les granges, les fillettes chez les paysans. Les enfants se voient confier des tâches ménagères tout en profitant du grand air : promenades, excursions, cueillettes de fruits et de fleurs…C’est un tel succès qu’il répétera l’opération l’année d’après avec 94 enfants. Les années suivantes, les colonies de vacances se développent sur l’ensemble du territoire suisse en prenant modèle sur les séjours du pasteur Bion. Quinze années plus tard, en 1899 quelques 3500 enfants fréquentent les colonies de vacances organisées par 29 villes. L’idée se répand alors par contagion dans toute l’Europe et, plus tard, aux Etats-Unis, en Amérique du sud et au Japon. En France, le succès est croissant : plus de 100 000 colons sont recensés en 1913, 420 000 en 1936, plus d’un million à partir de 1955. La première colonie française est souvent attribuée au pasteur LORRIAUX qui envoie en 1881, 80 enfants parisiens passer trois semaines au grand air dans des familles de l’Oise. Cette tentative modeste ayant réussi, il fonde l’année suivante "L’œuvre des trois semaines" qui prit vite de l’accroissement. Au même moment, Madame de PRESSENSE, qui organisait avec quelques amies charitables diverses œuvres charitables, y ajouta une colonie de vacances. Ce concept ne prendra définitivement son essor que pendant l’entre-deux guerres. A une époque où les congés payés pour tous n’existent encore pas (ce sera pour 1936 et ils ne donneront le droit qu’à 15 jours de vacances), les départs en famille sont bien rares et il n’est pas toujours possible d’envoyer les enfants chez les grands parents ou chez des cousins pendant les vacances scolaires. Aussi l’idée des "colos" semble à la fois moderne et innovante car elle permet aux enfants des villes d’aller respirer l’air pur de la mer, de la campagne ou de la montagne.

Laïcisation des centres de vacances L’apparition de la ligue française de l’enseignement, se basant sur le même projet sanitaire et social marque cette volonté de structuration d’un mouvement laïc d’organisation de centres de vacances…Mais l’opposition entre le curé et l’instituteur aura ses ramifications dans cette organisation. En 1909, le scoutisme apparaît en France. Venu d’Angleterre, ce mouvement initié par BADEN POWELL est développé chez nous par le père Jacques SEVIN, jésuite d’origine lilloise qui crée l’association

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des scouts de France en 1920. Ce mouvement va générer une véritable révolution en introduisant une dimension ludique et éducative aux vacances de jeunes. Véritable pédagogue, SEVIN repense la place de l’enfant dans le centre de vacances, initie de nouvelles activités autour de la nature et participe à la création des premières formations d’encadrants. Les auberges de jeunesses apparaîtront une dizaine d’années plus tard, plus exactement en 1929. La première est créée par Marc SANGNIER à Bierville en Seine et Marne. Ambiance fraternelle des camps scouts, dortoirs et veillées de chansons des auberges de jeunesse…Les enfants des villes découvrent un tout autre univers.

Le développement des grands mouvements populaires de l’entre-deux guerres. Cette période de l’entre-deux guerres sera également celle de l’apparition ou du développement des grands mouvements d’éducation populaire (C.E.M.E.A., Francs et Franches Camarades, U.F.C.V., qui vient de fêter son centenaire etc.) ainsi que de la municipalisation des colonies de vacances qui devient un phénomène particulièrement visible dans les banlieues socialistes et communistes. Les centres de vacances ne sont plus désormais que des ?uvres de charité, mais deviennent une véritable institution d’éducation populaire et de loisirs toujours destinés aux enfants des classes populaires et moyennes.

Le Front populaire et la structuration nationale. En 1936, le Front Populaire relance la dynamique des centres de vacances avec la création du premier Secrétariat aux loisirs et aux sports que dirige Léo LAGRANGE. Cette structuration des centres de vacances se mesure tout de suite par l’organisation en 1937 du premier “centre d’entraînement pour les personnes encadrant les colonies”. Préfiguration de ce que seront plus tard les stages B.A.F.A. (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur), cette formation qui se déroule au pied de la montagne SainteVictoire sera suivie en 1938 par la première formation de directeurs.

L’essor de l’après-guerre et l’accroissement du rôle de l’Etat. Les comités d’entreprises instaurés au lendemain de la seconde guerre mondiale vont s’approprier une grande part de l’organisation des centres de vacances. Ces comités d’entreprises procèdent alors à d’importants investissements immobiliers. Les municipalités "aisées" font de même en achetant des propriétés à la mer, à la campagne ou à la montagne. En 1947, l’Etat finance une grande partie des centres de vacances et crée en 1954 le premier diplôme national de moniteur et de directeur. Les mouvements d’éducation vont alors mettre en œuvre des programmes de formation. Les pratiques un peu rigides des centres de vacances de l’époque (promenade repas, dodo) vont évoluer vers des expériences éducatives nouvelles. Les séjours à thèmes, les camps de jeunes, les camps itinérants deviennent rapidement d’actualité.

Les années 80 et le développement des centres de loisirs. Les années 1980 vont voir une diminution substantielle de jeunes inscrits en centres de vacances et l’augmentation du nombre d’inscrits en centres de loisirs qui sont eux organisés essentiellement par les municipalités. Ce phénomène répond à un besoin nouveau qui n’était pas encore couvert. En effet le centre de vacances qui depuis 1973 a officiellement perdu son appellation de "colonie" appartient au secteur du temps libre alors que le centre de loisirs est considéré comme un mode de garde de proximité, bien moins coûteux. La diminution du temps de travail libère du temps pour les adultes. Les classes moyennes préfèrent les vacances familiales dans des structures bien organisées (villages de vacances, gîtes etc.…)

Les temps changent... Et quand Pierre PERRET chante ses “Jolies colonies de vacances” en 1966, c’est déja de la nostalgie.

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SAINT-CAST-LE-GUILDO

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olie station balnéaire des côtes du Nord, qui deviendront plus tard côtes d’Armor,

idéalement située entre les grandes falaises du cap FREHEL, qui abritent aussi l’imprenable Fort LALATTE et la cité corsaire de SAINT-MALO, SAINT-CAST-LE-GUILDO se situe dans une région touristique fort fréquentée : DINARD, DINAN, ERQUY, CANCALE, MONT-SAINTMICHEL etc... Baignant dans les eaux bleu-vert de la Côte d’Emeraude, bordée par un arrière-pays verdoyant aux vallées boisées, la presqu’ile de Saint-Cast est un mélange de plages de sable fin immenses, de petites criques secrètes et de paysages merveilleux. A l’origine de l’achat de cette propriété, Francis l’HOTELLIER, alors maire de HERSERANGE (il le sera de 1943 à 1977) originaire de la ville voisine de LANCIEUX, avait eu connaissance de la mise en vente de ce château. HERSERANGE était alors une ville riche du fait de la manne industrielle et son maire qui était pour le moins très persuasif, eu vite fait de décider son conseil municipal à acquérir ce magnifique domaine de deux hectares arboré de cyprès, séquoias et hêtres pourpres. Ce château, comme on l’appellera toujours, a été le théâtre des plus belles vacances que la jeunesse herserangeoise de l’époque ait pu passer tant les possibilités d’activités étaient nombreuses. Deux hectares de verdure à moins d’un kilomètre de la mer où l’on disposait d’un terrain de foot, d’un terrain de volley, d’un coin feu de camp, de grandes pelouses pour jouer, de grandes allées pour les jeux de boules, etc... On aurait pu vivre en autarcie dans la propriété, rien ne manquait pour satisfaire tous les goûts et les enfants n’avaient pas toujours besoin de nous pour organiser eux-mêmes leurs jeux. Les premiers herserangeois à peupler cette colonie (on disait encore colonie à l’époque) baptisée “Le Clos”, furent en 1970 les adhérents de la MJC, puis dès 1971 et pendant 20 années, toute une génération de jeunes qui auront eu le privilège de connaitre ce qui se faisait probablement de mieux comme centre de vacances…même si parfois le crachin breton s’invitait à la fête.

Le château dans les années 60, entièrement couvert de verdure.

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Bienvenue au Chateau.

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Le château, tel que nous l’avons découvert, toiture d’origine qui sera remplacée en 1984. Il est tout de même plus beau débarrassé de sa verdure.

Réunion de travail pour les responsables, dans l’un des deux réfectoires du château Francis L’HOTELLIER, Mme et Mr PLUSSE, Mme et Mr RADELET.

Des moulures magnifiques.

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Un splendide vitrail dans la montée d’escaliers.

Au bas du grand vitrail, cette inscription : “Mon cher toutou, notre seul regret est de ne plus t’avoir auprès de nous dans cette grande maison qui nous a couté tant de tracas. 1912.”

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Angèle RADELET, ancienne secrétaire des centres de vacances témoigne. uel enfant de HERSERANGE n’est pas allé ou n’a pas entendu parler, par des camarades plus chanceux, du centre aéré de MOULAINE ou de la colonie de SAINT- CAST ? Deux cadres magnifiques, l’un en lisière de forêt …et l’autre en bord de mer dans cette merveilleuse Bretagne aux paysages superbes et...la vie de château au Clos, en prime !

Q

Les souvenirs sont également nombreux pour nous qui avons œuvré pour le bien-être de nos jeunes herserangeois. Je me souviens que certains parents venaient me dire en mairie, la veille des inscriptions, qu’ils se lèveraient à l’aube pour venir faire la queue afin d’être surs que leurs enfants soient pris…Et de leur répondre, ahurie par cette angoisse que la mairie n’ouvrait qu’à huit heures et qu’il était inutile de se lever aux aurores et que nous ferions en sorte que toutes les demandes soient satisfaites. Et il est certain que le bien-être et la sécurité des enfants demandaient une logistique appropriée. Que de réunions de travail avec le président des centres de vacances, Jean Claude PLUSSE, de Denise et Jacques PHILBERT et Mamy GONZALEZ bien sur. Que de discussions pour l’embauche du personnel de service, des dates de sessions, des transports, sans oublier le choix de l’encadrement qui bien que proposé par les directeurs était validé par notre commission. Nous nous sommes beaucoup investis dans cette belle et noble aventure, et j’en garde encore après mon départ de Herserange (plus de 25 ans) de nombreux et très bons souvenirs. C’était une façon un peu familiale de travailler en équipe. Je voudrais également parler de l’organisation des classes de neige, en collaboration étroite avec les enseignants qui n’étaient pas chose facile : formalités administratives importantes, parents d’élèves qu’il fallait rassurer, ceux-ci craignant une séparation douloureuse, ceux-là qui anticipaient d’éventuels accidents de ski qui n’ont pas été très nombreux durant toutes ces années. Mamy faisait toujours une préparation physique quelques mois avant le départ et réglait les fixations de skis au mieux pour des déclenchements rapides. Sans oublier ceux qui avaient peur de laisser partir leur fille, préadolescente, en classe mixte. Et que dire de ces trop nombreux coups de téléphone journaliers pour des nouvelles fraiches, de rassurer tout le monde au départ des bus (dont certains parents avaient vérifié la qualité des pneus et l’aspect du chauffeur…) Tout cela a pris une grande place dans ma vie. Toutes ces aventures, toutes ces péripéties écrivent en somme l’histoire d’une ville, et je suis très fière d’y avoir participé.

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Deux magnifiques cheminĂŠes dans les salles Ă manger.

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DĂŠpart pour la Bretagne.

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1973.

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1973.

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Ao没t 1981. D茅gustation de moules

Ao没t 1981. La table du chef.

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Les 2 grands marabouts (12 lits et armoires par tente) étaient réservés aux ados. En bas, la dépendance du château où logeait la famille CHRIST.

1981. Soirée spectacle.

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Sur la plage de Saint-Cast.

1973. Saint-Malo

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1978. DĂŠpart pour la Bretagne.

1982. Les anciens buts de hand de la salle des sports sont remontĂŠs Ă la colo.

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1981. Soirée théâtre.

1981. Départ en randonnée.

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1982. DĂŠpart en randonnĂŠe.

1982. Visite de Saint-Malo.

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1982. Les monos se déguisent.

1982. Les grandes préparent la pâte à crêpes.

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La famille CHRIST e château n’est malheureusement utilisé que 2 mois par an et occasionnellement quelques semaines

C

de plus pour un stage de plongée ou une classe de découverte. Il faut entretenir les pelouses, aérer les pièces, effectuer les petits travaux, chauffer un peu en hiver et surtout en assurer le gardiennage en attendant les colons de l’année suivante. Cette tâche sera confiée à Danièle et Henri CHRIST. Danièle la bretonne et Henri le lorrain qui occupaient la dépendance de la propriété. Danièle sera également notre cuisinière pendant plusieurs années (y compris pour la session du mois d’août). Henri après son travail nous rendra de nombreux services pour la bonne marche de la colo. S’il existe des gens serviables et gentils, ils en font assurément partie. Toujours disponibles pour aider, dépanner, conseiller et mettre la main à la pâte. Danièle ne comptera pas ses heures, comme tout le personnel de cuisine avec qui j’ai eu le grand plaisir de travailler pendant toutes ces années. La priorité était le bien-être des enfants, au détriment même des jours de repos qui ne se prenaient jamais, hormis une demi-journée de temps à autre lorsque la colo était en pique-nique. Henri m’accompagnait pour me faire découvrir la côte et les lieux environnants susceptibles d’accueillir nos campings, me prêtait tous les outils dont j’avais besoin…son atelier était toujours ouvert, effectuait tous les petits dépannages urgents, faisait les courses quand le temps me manquait et se rendait toujours disponible pour quoi que ce soit. Des gens formidables.

Danièle CHRIST et son premier petit-fils Kévin.

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1982. Les ados.

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1982. Filles.

Le malade imaginaire ! Le petit déjeuner étant servi de 8h00 à 9h00, chacun pouvait y venir à l’heure qu’il voulait. Deux animateurs accueillaient les jeunes qui se servaient façon self. Ce matin-là, pas de Claude au réfectoire… pas grave, il se levait toujours tard. Vers 9h30 à l’heure du début des activités matinales, stupeur, nous voyons un lit sortir du marabout des garçons porté par quatre ados. Dans le lit…mon Claude, souffrant (parait-il) le martyre. Dos bloqué, impossible de bouger ! Je leur dis de ramener le patient et son lit dans le marabout, j’attends un peu de voir l’évolution pour téléphoner au médecin…. Bien m’en a pris ! Un quart d’heure plus tard, le mono des ados avait changé son programme et décidé d’accompagner les grands au marché de Saint-Cast. Ils passent tous au bureau retirer un peu d’argent de poche, et surprise, en fin de file….mon Claude ! Guéri subitement, probablement à l’idée d’aller en ville. Et bien, il a passé le restant de la matinée dans son lit, puni pour avoir tenté d’échapper à l’activité prévue initialement.

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1982. En camping.

1982. Pascale et ses ados.

Lionel et Momo S’il y en avait deux qui passaient de vraies vacances, ce sont bien ces deux là ! Cools, doucement le matin, pas trop vite l’après-midi ! Souvent en retard, pas très concernés par les projets des copains, ils suivaient sans problème. Un jour où on les cherchait (une fois de plus) on décide avec les monos et les ados de leur faire un coup ! Toute l’équipe part se cacher dans la petite vallée derrière les marabouts en attendant qu’ils daignent rejoindre leurs copains pour l’activité de l’après-midi. Ils arrivent un quart d’heure plus tard et étonnés de ne voir personne, ils viennent frapper au bureau. Je ne laisse pas le temps de parler : -Qu’est-ce vous faites ici ? - Ben, on cherche les autres… -Ils sont partis comme prévu camper à St-Jacut de la mer ! Grouillez vous pour les rattraper, ils sont partis il y a un quart d’heure. Se demandant bien s’il ne s’agissait pas d’une farce, les voilà à leur tente pour faire leur paquetage en vitesse. Ils courent pour rejoindre le gros de la troupe…un mono les attend à la route et les ramène à la colo sous les rires et quolibets des copains. Tout deux de bonne composition, ils ne nous en ont pas trop voulu et ont retenu la leçon : dorénavant ils seront à l’heure.

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1982. Les grands ne manquaient jamais les sorties en ville au marché, mais aussi en soirée pour aller acheter les délicieuses sucettes chaudes.

1982. Départ en randonnée.

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1982. François prépare le périmètre de sécurité pour la baignade. Avec les vagues et la marée, les monos étaient obligés de rester dans l’eau (froide) pour déplacer sans cesse les bouées de coin qui tenaient les lignes d’eau. Ils ressortaient de là, bleus et transis de froid, mais…du moment que les gosses soient contents….ils avaient fait leur boulot.

1982.

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Sabrina S’il y en avait une qui avait du mal à se décider d’aller en colo, c’était bien ma nièce Sabrina (Peut-être que sa mère avait aussi peur qu’elle…). Une année pourtant, elle franchit le pas. Bien qu’étant avec ses cousines, son oncle et sa tante, ses parents (et ses petites habitudes) lui manquaient cruellement au point d’en pleurer tous les jours, notamment le soir, la fatigue aidant. Nous avions décidé qu’au moins une lettre par semaine aux parents serait obligatoire et lors du second courrier, l’animatrice vint me dire de jeter un œil sur celui de Sabrina ! Nous n’avons jamais censuré quoi que ce soit, mais cette lettre-là, mon beau-frère ne l’a jamais reçue ! Et pour cause, voici à peu près son contenu : ... je m’ennuie après vous, je pleure tous les jours...je suis malheureuse… venez me chercher….si vous n’avez pas d’argent, prenez-le dans ma tirelire… Rien que ça ! Si sa mère avait reçu ce courrier, elle aurait pleuré également, et aurait demandé à son mari d’aller récupérer la gosse illico… ce qu’il fit, mais dix jours plus tard, et en avion s’il vous plait…mais cela était prévu car d’autres vacances, familiales celles-là, les attendaient en Italie. Elle est tout de même revenue avec nous plusieurs fois en Bretagne et en Lozère, preuve que la colo et la vie en collectivité, pour toutes les valeurs qu’elle véhicule et qu’elle enseigne sera toujours un moment privilégié dans l’éducation de nos enfants. Et tenez vous bien, elle passera son BAFA pour être animatrice au centre aéré, puis plus tard professeur des écoles…comme quoi, chialer en colo, ça peut donner une vocation….

1982. Filles.

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1982. Filles

Lionel Entre les deux marabouts où couchaient les ados, un arbre aménagé par mes soins pour les plus jeunes qui aimaient s’y percher pour jouer. La nuit tombée, les grands garçons essayaient toujours de tromper la vigilance du mono de surveillance (qui venait de temps à autre participer à la réunion du soir) pour aller voir les filles…quelle aventure. Alertés que le mono arrivait par celui qui montait la garde, ils étaient bien organisés... en voilà quatre ou cinq qui rejoignent leur marabout à toute vitesse en passant sous l’arbre en question…C’est bien entendu Lionel qui s’est prit la grosse branche dans la tête. Il regagne tant bien que mal son lit, soutenu par les copains. Au matin, il se présente tout penaud au bureau pour se faire soigner, une superbe bosse au front ! Bien obligé de me dire la vérité. Un peu d’arnica et un coup de pied au cul plus tard, l’affaire est classée.

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Mon neveu Régis - J’aime pas les haricots verts ! - moi : Tu vas en manger un peu pour goûter. - J’les mangerai pas ! (le ton ne m’a pas plu) - Et bien, tu resteras à table tant que tu n’auras pas fini ton assiette ! Il reste au réfectoire pendant que ses copains vont jouer (en faisant la gueule, bien sur !). Je pars faire des courses, et au retour, une heure plus tard, plus de Régis. Je demande à ma femme ce qu’il en est, elle me répond qu’il a fini son assiette, et qu’elle lui a donné la permission d’aller rejoindre les autres. - Tu vois, lui dis-je, il faut toujours insister un peu ! Quand je le croise dans la colo : - alors, c’était bon les haricots ?” - Oui tonton. Avec un léger sourire… Bien des années plus tard en parlant de cette affaire lors d’un repas de famille, il me dit :” tu sais tonton, les haricots verts, je ne les ai jamais mangés, la tata m’a enlevé l’assiette et elle m’a même donné du chocolat pour aller jouer ! “ Et d’en rire avec sa tante ! Cassé le dirlo ! Comme quoi…

1982. Jean-Luc et un groupe de garçons.

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1982. Travaux manuels avec Dominique, qu’une mauvaise langue avait surnommé ‘’ le planqué du labo photo’’. Et pourtant, développer négatifs et photos, préparer 6 ou 8 carnets de rallyes photos (une vingtaine de tirages par carnet), développer des centaines de vues que les jeunes ramenaient chez eux, ne représentait vraiment pas une sinécure ! Il fallait du courage pour y rester des heures dans ce placard aménagé en labo où l’on crevait de chaud ! Merci de m’avoir donné le virus, Dom !

1881. Maquillage pour les monos Francette et Arielle.

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1982. Les concours de pétanque étaient toujours fort disputés.

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Le mot de Jean-Claude Plusse Mes années de présidence aux Centre de Vacances de HERSERANGE our permettre à un maximum de personnes de participer à la vie de la commune, Francis

P

L’HOTELLIER, maire, avait créé des « conseillers associés ». J’étais l’un de ceux-là. Devenu par la suite conseiller municipal, il me confie en 1971 la présidence de l’?uvre des Centres de Vacances, poste que j’ai conservé jusqu’en 1989, le secrétariat étant assuré avec compétence et efficacité par Angèle RADELET jusqu’à son départ de Herserange. C’est Jocelyne MEVELLE qui a pris la relève. Pendant toutes ces années, nous avons essayé de donner le meilleur de nous-mêmes pour les enfants de Herserange, notamment grâce au soutien sans faille des équipes municipales dirigées successivement par Francis L’HOTELLIER et Victor ZAFFAGNI qui nous faisaient entière confiance pour mener à bien notre mission. L’association gérait le centre aéré de Moulaine, puis elle a eu la responsabilité d’organiser les classes de neige et le centre de vacances de Saint-Cast. Ce furent des périodes exaltantes du fait de la complexité des tâches à accomplir : structurer les centres, achat du matériel d’ameublement et pédagogique, recruter l’encadrement etc. Pas toujours facile, mais que de satisfactions quand les séjours fonctionnaient parfaitement. Par la suite, pour pouvoir compter sur un encadrement compétent, nous avons organisé en collaboration avec le CFAG, des stages de formation pour nos animateurs. Nous prenions en charge la moitié du coût de cette formation en échange de quoi, les animateurs nous devaient deux sessions d’animation. Formule excellente pour fidéliser notre encadrement. Le centre aéré qui fonctionnait depuis 1955 a été modernisé, des activités nouvelles ont été proposées aux enfants : jeux de plein air, photographie, rallyes, orientation, grands jeux, kermesse de fin de session où les parents étaient invités, etc. Les effectifs étaient important au point de devoir faire deux services à midi. Une qualité de repas exceptionnelle que l’on devait à Mme COTTY et son personnel de service. La réussite d’un séjour de vacances est le fruit du travail des différents intervenants qui œuvrent pour le bien être des enfants. Je remercie toutes les équipes qui se sont succédées à Moulaine : directrices et directeurs, animatrices et animateurs, cuisinières et personnel de service, avec une mention particulière à Denise et Jacques PHILBERT ainsi qu’à Jean Marie GONZALEZ pour leur investissement en direction de nos jeunes. Et puis, il y eu les camps de plein air, notamment à Saint-Jean, qui connurent un grand succès auprès de ados, malgré les conditions de vie rustiques en autonomie complète où l’on apprenait la vie en collectivité. Plus tard, nous mettons en place les classes de neige avec toutes les difficultés que cela impliquait : choix des séjours, achat de matériel, gestion administrative etc. que de travail ! Mais quelle satisfaction de voir le bonheur des enfants lorsque nous allions sur place avec Victor ZAFFAGNI pour nous rendre compte de la réalité du séjour, des belles journées de ski, de découverte du milieu montagnard et partager leur repas où les appétits allaient bon train ! Et puis il y eu l’achat de la colonie de Saint-Cast, un château magnifique dans un parc de deux hectares. Danièle et Henri CHRIST assuraient le gardiennage hors période de vacances. Après quelques travaux d’aménagement la première colo fut lancée… ainsi commença l’histoire des jolies colonies de vacances ! Très vite, on s’aperçut que la capacité d’hébergement du château était insuffisante. Deux plateformes

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en béton furent créées dans le parc pour recevoir deux grandes tentes de type marabout qui seront les dortoirs des plus grands. Lits métalliques et armoires furent achetées pour équiper ces tentes. La capacité d’accueil monta à 60 enfants. J’allais régulièrement rendre visite aux heureux colons et partager leur vie le temps d’un week-end. Les directeurs ne manquaient pas d’idées…on nous proposa même un séjour en Turquie ! D’abord hésitants et un peu inquiets devant un tel projet, nous avons donné après mure réflexion le feu vert pour un petit groupe d’adolescents qui partirent à la découverte d’un pays lointain et inconnu. Tout se passa bien.. Un autre avait le permis bateau, il faisait des promenades en mer et sur les canaux. Après la vente du château de Saint-Cast, autre nouveauté, il fallait une destination pour les adolescents. Jean-Marie GONZALEZ proposa les gorges du Tarn, et nos herserangeois passèrent des merveilleux séjours à Sainte-Enimie. Bien que les souvenirs de cette époque ne soient plus très clairs pour moi, je sais que cette période fut exaltante au service de la jeunesse de Herserange dont le contact m’a apporté énormément de joies et de satisfactions. Les directeurs qui se sont succédés lors des différentes sessions, que ce soit en centre aéré, en centre de vacances ou en camp d’adolescents nt tous apporté quelque chose de particulier et de nouveau dans le fonctionnement des séjours, ce qui a contribué à la renommée de nos activités. Qu’ils en soient tous vivement remerciés et à travers eux tous les animateurs et personnel de service pour le bonheur apporté à nos enfants. Je terminerai ces quelques lignes en remerciant et en félicitant Jean-Marie GONZALEZ pour avoir eu l’idée de faire ce livre et de raviver par le fait, tant de bons souvenirs. Je pense que beaucoup d’enfants d’alors, devenus maintenant parents, prendront comme moi un très grand plaisir dans ce retour à l’époque des jolies colonies de vacances.

1983. Filles.

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1983. Sur le terrain de foot.

1983. Le château n’a pas servi que pour les colos. Ici une classe de mer pour les collégiens herserangeois encadrés par Serge Gaire, professeur de sports, Edmond Cridel, maitre nageur, instructeur plongée et Alain Madelmont, médecin et plongeur. En 1950, la Frégate LAPLACE, ancien destroyer américain transformé en station météo heurtait une mine allemande et coulait au large du Fort LALATTE en baie de la FRESNAYE. C’est cette épave que nos jeunes herserangeois vont visiter une semaine.

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1980. Conduits par Victor ZAFFAGNI, Comité et joueurs de l’ACSH foot en voyage à Saint-Cast.

Escapade bretonne pour les conseillers et employés municipaux

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Pépé Celle-là, on ne me l’avait jamais faite ! Cette année-là, après une nuit de voyage, les bus arrivent à la colo. Petit déjeuner et installation dans les chambres. Mon Pépé qui frappe au bureau : - Mamy, je peux te demander quelque chose ? - Demande toujours ! - Voilà, ma mère demande si ce serait possible de laver mon linge séparément… Il n’a pas eu le temps de finir sa phrase. Au regard que je lui ai lancé et à la direction de mon bras, il a de suite compris qu’il ne valait pas trop insister et prendre la porte fissa ! Tu parles, il avait emmené toutes ses tenues blanches de tennis…Avec une machine à laver familiale pour 80 personnes, il est bien évident que l’on allait faire des lessives individuelles !

Jamais facile de prendre ces dames de service en photo. Dès qu’elles voyaient un appareil, c’était sauve qui peut !

Bon appétit ! Les cuisinières déjeunent toujours avant le coup de feu du service. Dominique qui passe régulièrement à ce moment là devant la cuisine, face au bureau leur crie tous les jours : “Bon appétit !” Et celles-ci de répondre immédiatement en cœur : “merci !” Jusqu’au jour où il leur lance : “bande d’abruties…” Mauvais reflexe, à l’unisson : “merci !” Réalisant un peu tard leur erreur, les injures ont fusé…mais le coup était réussi. Les jours suivants, elles prenaient le temps avant de répondre à tous ceux qui leur lançaient…“Bon appétit !”

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La Dame Blanche Comme tous les châteaux, le notre était bien entendu, hanté ! La légende disait qu’une mystérieuse Dame Blanche se promenait la nuit dans les couloirs. Au dernier étage, juste sous les combles, une trappe était, parait-il son passage…Le malheur voulut cette année-là que ce fut Pépé qui hérita du lit situé juste au dessous. Après des jours et des jours de tractations, personne n’a voulu échanger de lit avec lui…tous des courageux ! Les monos entretenaient la légende en entrouvrant légèrement cette trappe de temps à autre. Pas fier le Pépé qui finit tout de même par comprendre qu’il ne s’agissait que d’une plaisanterie de gamins. Alors, pour penser à autre chose, mon Pépé cochait jour après jour une case du calendrier accroché au dessus de son lit, pour compter les jours de bagne qu’il lui restait à faire ! Et tous les ans, on reparlait de cette Dame Blanche, déjà dans le bus qui emmenait les enfants à SaintCast. Les légendes sont tenaces !

1983. Pause détente bien méritée pour le personnel de service.

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1983. On avait vécu de si belles colos à Saint-Cast ... que l’on retrouvera parmi ce groupe, pas moins de sept animatrices quelques années plus tard.

1983. Comment aménager un tronc d’arbre en terrain de jeux toujours occupé.

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1983. randonnée à vélo.

1983. Embarquement pour rejoindre les voiliers.

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Souvenirs de Christophe et Philippe Pour le coup de l’arbre entre les deux marabouts, Lionel ne se prenait pas toujours l’arbre, il était malin et disait ne pas se laisser avoir deux fois…mais bon, quand ce n’était pas la grosse branche, c’était la balançoire qui y était accrochée…



 Une fois en camping, on était allé un matin acheter du pain à vélos à 5 mn de là…On est revenu 2 h plus tard…sans le pain…

Lors du même camping, on faisait bouillir de l’eau dans une tente pour cuire les pâtes, et devinez qui a mis les pieds dans la casserole et tout renversé….Lionel, bien sur ! On était fou pour deux bonnes raisons, on crevait de faim, le repas allait donc être retardé et la nuit au sec bien compromise ! 

Dans la randonnée St Cast-Mur de Bretagne, le Claude est arrivé une heure après tout le monde (y compris la Zanel’ et Cathy) complètement exténué, une de ses premières fringales.



Le camping de Saint-Coulomb où il n’y avait pas d’eau chaude…heureusement que le soir on mangeait des tonnes de crêpes chez la tante de François Mothay (qui a piqué une sacrée crise car on lui avait piqué une cassette de Jean-Jacques Goldman…)



Heureusement qu’on avait un bon directeur, car lorsqu’il venait nous voir avant le coucher, on lui réclamait des pommes pour apaiser une petite faim (et retarder le coucher)…il allait en chercher quelques kilos et nous les lançait dans les tentes, façon Karabatic…fallait savoir bloquer les missiles !



On devrait être dans le livre des records, 200 bornes en vélos en 3 jours…que l’on referait aisément maintenant en voiture ! 

Une année, lors d’un match traditionnel monos-colons, j’égalise (Philippe) d’une frappe puissante, mais coup de sifflet de l’arbitre qui annule le but en prétextant que le temps était terminé ! Arbitrage maison du directeur ! Mais quelle rigolade, dans les buts des monos, c’était le Dom…grand photographe, bon handballeur mais piètre footballeur ! Lors d’un d’un dégagement à 6 m, il tape dans la terre….entorse ! Quelle rigolade, jamais vu ça ! Là où il était le meilleur, c’était incontestablement à la guitare autour d’un bon feu de bois, à la Hugues Aufray, mais au foot…sans commentaire !



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1984. Préparation des cannes à pêche.

1983. Repas au camping.

1983. Pêche aux crabes en baie de la Fresnaye.

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1983. Pas trop lourd le sac, Pépé ?

Il a doublé Jacques Villeret dans “La soupe aux choux”. 1983. Randonnée aux “Sables d’Or”.

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1984.

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1984. Carnaval.

Le palet breton…C’est comme à la pétanque. Cela se joue sur une planche épaisse et l’on doit se rapprocher le plus possible du petit palet qui est en quelque sorte le cochonnet. Pendant 10 années, les ados ont essayé de battre le directeur, sans jamais y arriver. Désolé !

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1984. Installation des tentes. Il y en a au moins deux qui bossent ...

La retraite préférée des petits.

Discussion à l’ombre des grands arbres près du coin feu de camp.

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1984. PrĂŠparation des braises pour le barbecue du soir.

1984. Heureux les schtroumpfs. Pas les pyjamas !

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“Les jolies colonies de vacances, merci maman, merci papa…” h oui ! Merci beaucoup pour toutes ces belles années que j’ai passées en colo en Bretagne. Toute

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ma jeunesse, et surtout l’impression folle d’être “libre” pendant 3 semaines, loin du joug familial et de la grisaille herserangeoise. Aaaah, Saint-Cast ! Son climat tropical, ses palmiers, sa plage de sable fin… Rien que d’y repenser, j’en ai la larme à l’œil… Tu parles de tropiques !!! La larme à l’œil, elle était surtout due au vent qui soufflait et au sable qui te piquait les yeux ! Un bon 18°, des plages de coquillages concassés qui vous tailladaient la plante des pieds, les vives (petits poissons délicieusement vicieux qui tirent leur nom de la douleur que vous ressentez quand vous posez le pied dessus – une douleur vive, oui, oui) sur lesquelles on vous conseillait vivement d’éviter de marcher, sans quoi vous étiez bons pour 15 jours de repos forcé dans le marabout de la colo, la mer (également à 18° ce qui, finalement, nous donnait l’impression qu’elle était chaude vu la température extérieure) qui, selon les marées, soit léchait la digue et nous privait de plage, soit se trouvait à 500 m de la route : c’est sympa, surtout quand on doit marcher sur ce sable exquis dont je parlais plus haut… Mais là n’était pas l’essentiel. Ce n’est qu’avec le recul que j’y vois des désagréments (et encore) parce que, sur le moment, c’était merveilleux ! J’y suis allé de 7 à 14 ans ; comme tous, j’ai d’abord dormi au château (en jalousant les « grands » qui eux dormaient dans les marabouts), avec ce que cela comporte de peurs nocturnes (tout manoir qui se respecte étant hanté, le nôtre avait droit aussi à ses légendes et à ses fantômes), de lits en portefeuille, de batailles de polochon, de visites inopinées chez les filles… Et puis ce fut mon tour de dormir dans les grandes tentes. J’étais un grand ! Et là, tout a changé ; les divertissements aussi ont changé : on faisait des lits en portefeuille, on se battait à coups de polochon, on allait voir les filles (toujours de manière inopinée, cela va sans dire)… C’est dingue comme ça évoluait d’un coup ! A bien y réfléchir, c’était peut-être ça la magie de la colo : ne pas vieillir. Et puis je ne pouvais pas conclure sans te remercier Mamy . De quoi ? Tout simplement pour le colis de bonbons que j’avais reçu de ma Môman (vers 9-10 ans). Je suis passé le chercher à ton bureau et, alors que je sortais, tu m’as demandé pourquoi je ne l’ouvrais pas devant vous. N’ayant aucune envie que vous me piquiez tous les bonbons, j’ai dit que je l’ouvrirais plus tard et m’en fus. En arrivant dans ma chambre, quelle ne fut pas ma surprise d’ouvrir un colis garni d’une carotte crue, d’un rouleau de PQ, d’une bobine de ficelle et d’une boîte de conserve… T’aurais dû voir ma tête !!! D’ailleurs, tu n’attendais qu’une chose, que je rapplique dans ton bureau en gueulant… Ca m’apprendra à ne pas partager. Je regrette ce temps, celui-là même “que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître”. Je ne peux que les plaindre et déplorer que les mœurs aient changé au point qu’aujourd’hui, on hésite à envoyer nos propres enfants en colo. Moi, j’y retournerais bien, juste un petit saut dans le passé… histoire de voir si je suis encore bon un polochon à la main… Sebastien Neri

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1984. C’est la fête !

1984. Jeux dans le sable.

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Une randonnée aux Sables-d’Or-les-Pins. Départ sac à dos.

Goûter avant de traverser la baie de la Fresnay. Cette baie large de 2 km se vide entièrement à marée basse. Il faut donc calculer ses horaires afin d’arriver à la plage lorsque la mer se retire et faire ces deux km sur le sable humide avant de remonter sur Fréhel et les Sables-d’Or. Il faut compter 16 km par la route, 13 en traversant la baie. Avec d’autres jeunes, j’allais monter les toiles de tentes et apportait tout le matériel. Après, ils étaient autonomes, telle somme par jour par ado, à eux de gérer leur argent. Les plus mailns allaient demander en cachette, des victuailles à mon épouse, cela leur ferait moins à acheter et garder l’argent pour des friandises…Tu parles que je ne le savais pas ! C’était tous les ans la même chose…

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Traversée de la baie de la Fresnaye

Et aux Sables d’Or, un jeu très apprécié qui donnait lieu à un concours : les sauts dans les dunes. Alain était souvent le meilleur à ce jeu-là !

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SAINT-CAST, la colo des toutes premières fois…. - Premières vacances sans papa/maman - Première nuit dans un château-manoir - Premier montage de tente (aux sables d’or) - Première (et dernière) tentative de tenir sur une planche à voile - Premiers points de suture - Première traversée à pied de la baie de la Fresnaye (avec l’impression d’être un Moïse en baskets franchissant la mer rouge) - Premier footing sur une grande plage de sable fin - Première boum - Premières moules-frites à volonté - Première sensation de voler sur la grande tyrolienne au milieu du parc - Première fabrication de masques en plâtre - Premier baiser - Première pêche aux coques - Premier cerf-volant - Première sortie à vélo de plus de 80 km vers Mur de Bretagne - Première expérience de gestion de budget de randonnée, alimentation et animation pour un groupe de 12 ados (heureusement que l’on avait piqué de la bouffe à la colo avec la complicité de Monique) en camping, sûrement plus intéressés par la drague que par la perspective de gravir une paroi d’escalade ou de manier la pagaie en canoë - Première monte à cheval - Première piqure de tiques - Première bataille de polochons - Première défaite au palet breton - Première victoire au foot contre les monos - Première défaite au foot contre les monos - Première dégustation de sucettes chaudes goût nougatine - Premiers chamallows grillés au feu de bois - Première descente en rappel - Première (et seule) colo de ma jeunesse que j’ai montrée à mes enfants …

Stéphane MAZZUCOTELLI

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1986. Groupe des grands. A part le PĂŠpĂŠ qui fait la gueule, ils sont tous contents...

1985. Groupe des moyens.

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Juillet 1987. En balade à l’ile de BREHAT.

Août 1985. Personnel de service.

Août 1985. Maquillages

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1986. Christine et son groupe en promenade au-dessus du port.

1985. Jeux d’Êquilibre dans le parc.

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1986. Soirée spectacle et déguisements.

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1987. Fière Allure! Isabelle au centre équestre de St Cast

1987. Eric, Le mécano de service ! Champion du dépannage, c’était toujours lui qui réparait les vélos des copains, ma caisse à outils était à sa disposition. Rien ne lui résistait en mécanique, et en plus, Il adorait ça. Les autres en étaient sidérés de voir son habileté.

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1987. On attend le repas…

1987. Des monos qui prennent leurs aises en cuisine… un qui fume et l’autre qui prend de l’avance sur le dessert…

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1987. Les monos se dĂŠguisent pour la fĂŞte.

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1987. Défilé de mode

1987. Pas très emballées les spectatrices…

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1987. Dominique initie les colons à l’échelle spéléo.

Géraldine en action près du port.

1987. Tu peux t’entrainer comme les autres, Vincent, tu ne battras jamais ton directeur au palet.

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1987. Les activités sérieuses reprennent…

Le château est imprenable ! Alors, qui va se prendre une bonne douche ? ... Notre Pépé, bien entendu ! Il ne l’a pas vu arriver celle-là !

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1987. Facile d’aménager un coin pour les petits : 2 palettes de récupération, quelques baguettes de noisetier, 2 vieilles toiles de tentes et le tour est joué !

1987. Le barbecue est terminé.

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Les randonnées es activités sportives ne manquaient pas à Saint-Cast, les ados étaient demandeurs, tu parles, 4 ou 5 jours loin de dirlo…L’encadrement que je recrutais était à dominante sport ! Des profs de sport, des instits et des sportifs, rien que cela. La réussite du séjour dépend en grande partie de la qualité de l’encadrement. De ce côté-là, je me suis toujours blindé ! Que ce soit à pieds ou à vélos, toute la région de Saint-Cast a été visitée. A pieds, FREHEL, LANCIEUX, SABLES-D’OR-LES-PINS, DINARD, SAINT-JACUT-DE-LA-MER etc... A vélos, nos jeunes ont fait des prouesses : SAINT MALO (35km) camp à SAINT-COULOMB (40 km), puis rando jusqu’au MONT SAINT MICHEL (80 km aller et retour dans la journée) MUR DE BRETAGNE (90km), avec à mi-parcours la redoutable côte de MONTCONTOUR que beaucoup finissaient à pieds. JUGONLES- LACS (30 km), etc…Et même s’il m’arrivait parfois (souvent) de minimiser leurs exploits lorsqu’ils rentraient au bercail en ayant fait une grande rando, je ne pouvais qu’admirer ces jeunes qui s’épanouissaient au fil des jours en vivant pleinement leurs vacances.

L

Et il faut croire que ça leur a plu, quelques années plus tard, les colons sont devenus monos : Christophe et Emmanuelle assistent le maire de la colo, Jean Pierre pour les traditionnels mariages de l’été sous les yeux des cuisinières amusées. Coralie et Régis se sont dits oui devant toute la colo.

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1989. Les mariages de l’année.

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JP ean Pierre , je vais commencer par la

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citation de la fin du bel hommage que t’a rendu Dom, citation d’André Malraux qui dit : “Le plus beau tombeau des morts, c’est le cœur des vivants”. Alors, je puis te dire que dans nos cœurs, tu y es enfermé pour toujours. Nathalie et Dominique ont écrit et dit de belles choses, je vais les citer… Dix ans, ça a duré 10 ans ! Tous les ans, à chaque départ pour SaintCast, à peine montés dans le bus les gamins te réclamaient la traditionnelle imitation de Donald. Il faut dire qu’elle était plus vraie que nature ! Et on l’a entendu Donald durant tous ces séjours en Bretagne… C’est comme ça que tu les avais tous dans la poche, les gamins ! Tu es vite devenu leur grand frère, celui qui les faisait rire, qui effaçait les petits chagrins du soir ou qui transformait les conflits en parties de rigolade, celui qui mine de rien, d’un œil mi-sérieux mi-goguenard les faisait filer droit. Avec Philippe, notre mois de colo à peine entamé, notre paye était déjà hypothéquée en fringues de surf wear ou autres, toi tu avais toujours tes chemises à fleurs, dont on se demande encore où tu avais pu trouver ça, et ta paire d’espadrilles en corde…Et trente ans après, tu les avais encore ces chemises à fleurs. Tu t’es toujours un peu fichu des modes, des apparences, de la frime et du vernis. Tu étais trop authentique pour t’embarrasser d’artifices. A propos d’artifices, chaque jour après le repas de midi, Monique s’installait au bureau pour faire les comptes et l’état de la réserve. Un jour elle s’est écriée : “je ne comprends pas, on utilise très peu d’huile d’olive et le stock descend à vue d’œil”. Et pour cause, plus le stock d’huile descendait, plus nous on bronzait ! On ne sait pas où tu avais dégotté cette foutue recette, mais elle était très efficace. Huile d’olive mélangée à du jus de citron…ca collait bien à la peau mais on s’est vite aperçu que sur la plage de Saint-Cast, on bronzait mieux qu’ailleurs ! Et ce jour où on te cherchait à l’heure de rentrer au château…on te voit sortir d’un camion de don du sang, en prétextant que tu crevais la dalle et que tu avais donné ton sang en échange d’un bon casse-croute ! On t’a pris longtemps pour un morfale, tu nous laissais dire et rigoler mais des mecs qui ont déjà une carte de donneur de sang à 20 ans, ça ne court pas les rues et très discrètement, en toute humilité, tu étais déjà engagé sur la voie du don de soi. Et quand plus tard tu as décidé que tu voulais être instit, Dom et Véro t’ont accueilli quelque temps, t’ont accompagné pour préparer le concours que tu as eu. L’Education Nationale ne s’y est pas trompée, car un maitre d’école qui se fiche des apparences, et qui donne son sang pour un casse dalle, on peut lui confier tous les enfants de la République. Mon ami, chaque fois que tu revenais au pays, tu passais me voir. On buvait un café en se remémorant nos souvenirs de colo ou en refaisant le monde comme tout un chacun. Tu devais me faire une page pour ce livre et chaque fois que je te la réclamais, tu disais que ça allait venir… Pas grave, je me doute de ce que tu aurais pu écrire avec ton humour si particulier. Tu aurais parlé sans doute d’amitié et de partage, ces valeurs qui te caractérisent tellement, mais par discrétion tu n’aurais pas parlé du don de toi. C’est Thérèse qui nous a appris qu’après ton décès, tes organes avaient été prélevés et que le soir même, un petit garçon revivait normalement grâce à toi, puis peu après, cinq autres personnes ! Nous espérons que ce petit garçon et toutes ces personnes hériteront de ta bonté, de ta joie de vivre, de ta gentillesse car tu étais Jean-Pierre, un homme que chacun rêve d’avoir comme grand frère ou ami.

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1987. Un mafioso s’incruste à la soirée cabaret.

La grande salle à manger. Remarquez la magnifique cheminée en bois, finement sculptée.

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1989. Le vieux babyfoot est toujours bien occupé.

1989. Avec Henri CHRIST, nous avions aménagé cette falaise près du port, avec l’autorisation de la mairie de Saint-Cast. Pour l’amarrage des cordes, un câble de 14mm de diamètre qui passait par des scellements creusés dans le granit. Il a fallu faire tomber quelques blocs pour assainir la paroi, et c’est parti pour l’escalade.

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1989. Maquillage.

1989. Qui a dit qu’il pleuvait toujours en Bretagne ?

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1991. Visite au manège.

Jérome, rédacteur du petit journal de la colo.

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1990. Balades près du port.

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1990. Visite au camping des petits.

1990. Le nettoyage des chambres avant le passage des dames de service qui finissaient le travail.

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1990. L’animation et la table des rÊcompenses lors de la kermesse.

1990. Visite du port de St-Quay-Portrieux.

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1990. Gouter en attendant son tour pour grimper.

1990. De dangereux terroristes attaquent lâchement au pistolet à eau une dame de service, sous les yeux horrifiés de sa fille.

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1990. Camping Ă Jugon-les-Lacs.

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1990. Un petit jeu avant de passer Ă table.

1990. Photo de famille.

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1990. Bruno, Superman en action !

1990. Vas-y Marco, fais le beau !

1990. Hé oui, ça arrive en colo…

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1991. L’heure des récompenses..

1991. Le rodéo de la kermesse.

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1991. Gréement d’une planche à voile.

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1991. Distribution des bonbons Ă la kermesse

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SAINT- CAST aujourd’hui. achetée en 2004 par un couple franco-américain, Françoise JEGOU et Peter COURTURE,

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la villa qui fait partie du patrimoine de Saint-Cast, s’est modernisée et a repris sa vocation de centre d’hébergement pour enfants, à croire que c’est bien-là sa destinée… “Un projet orienté vers l’éducation, qui nous tenait à cœur” disent Françoise et Peter. Le Clos a accueilli près de 600 jeunes en 2009. Tout au long de l’année se sont succédé de jeunes musiciens venus des quatre coins de la France, des touristes allemands ou anglais en stage de tennis, d’équitation ou classes de découverte.

Un long chemin a été parcouru par les propriétaires, près de 8 mois de travaux : mise en conformité de tout le bâtiment, ascenseur, accès handicapés, nouvelle salle à manger au rez-de-jardin, chambres réaménagées, peintures gaies, réaménagement extérieur, etc. Un parcours du combattant, mais quel résultat ! Tous ceux comme moi qui ont connu ce château ne peuvent que se réjouir de ce nouveau départ, féliciter Françoise et Peter pour leur initiative et leur souhaiter toutes les satisfactions possibles. Longue vie au Clos !

Quant à savoir si la mystérieuse Dame Blanche hante toujours les couloirs du château la nuit… on ne sait pas, mais les légendes sont si tenaces… allez savoir !

contact@villaleclos.com

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L’édition 2010 de la Route du Rhum a été l’occasion de passer en famille et entre amis quelques jours inoubliables au château, de voir de magnifiques bateaux à Saint-Malo en fête. Nous avons organisé une petite réception, histoire de fêter l’évènement en buvant une coupe en compagnie de la famille CHRIST, de la famille RENAUDIN, anciens herserangeois “exilés” en Bretagne de Françoise JEGOU et de Peter COURTURE, propriétaires de ce lieu magique.

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L’imprenable Fort LALATTE a vu passer les bateaux de près.

Ce devait être prémonitoire, Franck CAMMAS et son trimaran géant étaient les premiers à sortir de l’écluse de SAINT-MALO, la magnifique cité corsaire.

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Les classes de neige

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Les classes de neige ’est au tout début des années 1970 que vont débuter et se développer les classes de neige

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(qui deviendront plus tard classes de découverte). Un investissement considérable pour la commune, car tout l’équipement individuel sera fourni : anorak, combinaison, bonnet, gants et bien sur skis, bâtons et chaussures. A l’époque, toutes les classes de CM2 partaient ensemble pour trois semaines au grand air. (Écoles de Landrivaux, Jules Simon et Victor Hugo) et ce n’est pas moins de 80 paires de skis qu’il fallait régler après les longues séances d’essayage. Chaque fixation doit être adaptée à la chaussure, et les déclenchements de sécurité optimisés pour que l’on puisse manœuvrer aisément, mais qu’elle fonctionne dès la faute afin de ne pas créer d’accidents. Un travail fastidieux qui m’incombait. Environ 120 paires de skis seront achetées, autant de paires de bâtons, 150 paires de chaussures. 120 ensembles anorak, salopettes, gants et bonnets. Tout ce matériel était complété chaque année en fonction des besoins. Nos enfants ont toujours eu du matériel de qualité qui a toujours donné satisfaction, même pour les séjours d’hiver organisés par le centre culturel et son président Jacques PHILBERT. La première destination a été ANNECY (aux Puisots, massif du SEMNOZ), puis BONNE-SUR MENOGE, LONGEFOY-SUR-AIME, DOUCY-EN-TARENTAISE, puis retour dans les Vosges au LAC-BLANC, et ensuite dans le Jura à CHAUX-NEUVES, station célèbre qui accueille même une épreuve de coupe du monde de combiné nordique et où nos jeunes se rendent encore aujourd’hui. Au début, les enfants et leurs enseignants partaient pour trois semaines, puis ce fut 15 jours et maintenant 10. Les moyens financiers de la commune ne sont plus les mêmes, mais 10 jours au grand air, c’est tout de même bon à prendre lorsque l’on connait la richesse culturelle de tels séjours par la concentration d’activités nouvelles en milieu montagnard.

Le centre Lorraine Savoie de DOUCY

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1972. Première classe de neige à LONGEFOY-SUR-AIME.

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1972. LONGEFOY-SUR-AIME. Monsieur CURE, directeur de l’école Jules-Simon avec ses élèves.

1973. Toujours à Longefoy, une veillée.

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1978. DOUCY-EN-TARENTAISE.

1979. DOUCY. Le petit déjeuner.

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1979. Doucy. Christophe fait sa provision de tartines...Un appétit qui ne se démentira pas au fil des ans, à Moulaine, Saint-Cast…

1979. En classe à Doucy.

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1979. Classe de l’école de Landrivaux à Doucy.

1981. Doucy. Classe de Landrivaux. Pas très réveillé le Pépé…

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1981. DOUCY

VeillĂŠe pour les enfants de Landrivaux et Jules Simon.

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Christian LAJUGIE, ancien directeur de l’école de Landrivaux témoigne vec les élèves des classes de CM2 de Landrivaux, j’ai participé à plusieurs séjours de classes

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de neige dans les Alpes, de 1973 à 1981. D’abord près d’ANNECY, aux PUISOTS dans le massif du SEMNOZ, ensuite à DOUCY-EN-TARENTAISE dans le magnifique centre de vacances LORRAINE-SAVOIE appartenant à la CAF et à la FOL de Moselle. Egalement à BONNE SUR-MENOGE, non loin d’ANNEMASSE, un lieu accueillant, mais au climat plus humide et assez éloigné des stations de ski, la plus proche étant située à environ 30 km. Il faut souligner les bonnes conditions matérielles dont ont bénéficié les enfants des groupes scolaires de la localité. L’équipement complet était fourni par la commune : skis, chaussures, salopettes, anorak, gants, lunettes et bonnet. Les lieux d’hébergement, surtout à DOUCY étaient remarquables et les équipes locales d’encadrement s’occupaient bien de nos jeunes dans toutes les tâches quotidiennes, habillement, toilettes, repas, veillées etc... L’enseignement du ski était fait par les moniteurs de la station qui assuraient un apprentissage de qualité. Les journées étaient bien remplies : 3 h de classe, 3 h de ski et les soirées animées par les moniteurs. Nous disposions également d’un budget permettant d’élargir notre cadre de vie par des excursions (ANNECY, GENEVE etc...) et visites organisées : fromagerie, tannerie, tissage etc... ainsi que de bénéficier de conférences sur place : découverte du massif de la Vanoise, guide de haute montagne, agent forestier etc... Les enfants profitaient d’un séjour très enrichissant en découvrant tous les aspects de la vie montagnarde et je pense qu’ils doivent en garder de merveilleux souvenirs, rangés avec leur flocon ou leur étoile, surtout celles et ceux qui n’ont pas pu retrouver depuis les plaisirs de la montagne. Comme enseignant, et mes collègues l’ont également observé, les trois semaines vécues avec les élèves en situation extrascolaire permettaient de nouer des relations différentes, bien plus riches, humainement parlant, dans ce cadre de vie aux activités diverses : le réveil, les repas, l’aide à l’équipement, le courrier, les veillées, en somme toutes les étapes de la journée. Nous n’avons pu que nous féliciter du bon comportement de tous, même de ceux qui à priori semblaient plus difficiles. Ce constat a été également fait par les gestionnaires des centres d’accueil. La vie en collectivité engendre des notions d’entraide et de partage qui se renforcent, qui perdurent et au retour améliorent la qualité du travail scolaire. De nos jours, la situation a évolué moins favorablement, les communes ne disposant plus de la même aisance financière, les séjours sont plus courts, les prix plus élevés et de surcroit l’Education Nationale a considérablement freiné les bonnes volontés en multipliant les réglementations qui font peser plus de responsabilité sur les personnels et les organisateurs dans le cadre des sorties. Il faut remercier les municipalités et les enseignants qui malgré les difficultés essaient d’apporter aux enfants les bienfaits de séjours qu’ils garderont, comme ceux de la génération précédente, des souvenirs à jamais gravés dans leur mémoire.

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1981. DOUCY. Christian LAJUGIE en classe de neige.

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1981. DOUCY

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1981. DOUCY. Le CM2 de l’école Jules-Simon de Claude JACQUEMIN.

Classe et soirée déguisement.

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1981. DOUCY-EN-TARENTAISE

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1983. DOUCY. Classes de Claude JACQUEMIN (Jules-Simon) et Colette ALLARD (Landrivaux).

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1983. DOUCY

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1983. DOUCY

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1983. DOUCY

1983. Veillée déguisements.

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CHAUX-NEUVE e nos jours , les classes de découverte se déroulent à CHAUX-NEUVE dans le Doubs. Le

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centre du Lac Blanc ayant été vendu par la ville de Longwy, la municipalité herserangeoise a opté pour renouveler sa confiance à Hervé MARCHAL qui a ouvert une structure à l’accueil toujours aussi sympathique et aux activités beaucoup plus variées que dans les Vosges. CHAUX-NEUVE : le mot chaux n’a pas la même signification que chez nous où nous connaissons ce produit par son utilisation intensive dans les aciéries. CHAUX signifie clairière : CHAUX-NEUVE, nouvelle clairière où l’on construisait les villages après déboisement. Petit village par la taille (250 habitants), mais grande renommée dans le monde du combiné nordique (saut à skis et ski de fond) où une épreuve de la coupe du monde de cette spécialité s’y déroule chaque année. Pas moins de 5 tremplins de saut à skis et des pistes superbes font de cette station un rendez-vous incontournable pour les athlètes de haut niveau. Les activités proposées à nos jeunes sont nombreuses et variées, jugez plutôt : ski de fond, ski alpin, découverte de la nature en raquettes, découverte des chiens de traineaux, ski joering (le skieur est tracté par un cheval) visite de la fromagerie du village, des fermes environnantes, veillées où les jeux en bois, construits dans la région sont rois, etc.

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Les tremplins de CHAUX-NEUVE, tout un environnement dĂŠdiĂŠ au biathlon.

Balade en chiens de traineaux.

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Initiation au tir à la carabine et veillée jeux en bois.

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Chambre des filles et dĂŠpart pour le ski.

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Veillée jeux et visite à l’écurie.

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Visite Ă la fromagerie et ski joering.

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Spectacle et chambre de garรงons.

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Dégustation de Comté et jeux en bois

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SAINTE-ENIMIE

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1989, 1990 et 1991 furent les plus belles années pour nos adolescents. Ils pouvaient aller à SAINT-CAST en juillet et, nouvelle destination, à SAINTE-ENIMIE en août. Que du bonheur ! Les jeunes herserangeois qui ont eu le grand privilège de fréquenter ces deux centres de vacances doivent en garder des souvenirs impérissables. En route pour les gorges du Tarn !

Le village de SAINTE-ENIMIE

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La belle légende de SAINTE-ENIMIE n bordure du Tarn et autour de la source de Burle, le village de SainteEnimie est situé entre deux grands Causses, le Méjean et le Sauveterre, à l’un des endroits les plus resserrés du canyon. Il doit son nom à une princesse de sang royal, fille de Clotaire II et s?ur de Dagobert 1er, nommée ENIMIE.

E

ENIMIE, princesse d’une rare beauté, brillait par l’éclat de ses vertus. Elle avait de nombreux prétendants, mais ayant voué se vie à Dieu, les repoussait tous. Son père, selon la coutume de l’époque la pria d’unir sa destinée à un riche Baron du royaume. Ne pouvant convaincre ses parents, elle sollicita Posé sur une falaise abrupte qui donine le comme une faveur la grâce de perdre sa village, l'ermitage où reposerait Ste-Enimie. beauté. Elle fut exaucée : une affreuse lèpre souilla le corps de la pieuse princesse. Le Roi consulta de grands médecins, mais nul remède ne pouvait lutter contre ce mal divin. Après de longs mois de souffrances, elle implora le ciel de les lui adoucir. Un ange lui apparut et lui ordonna d’aller se baigner en Gévaudan dans la fontaine de Burle. Instruit de la miraculeuse vision de sa fille, le Roi lui fit préparer une escorte digne de son rang. Après de longues chevauchées et de nombreuses péripéties, la troupe arriva en bordure du Causse de Sauveterre et fut guidée par des bergers jusqu’à la source. Enimie se baigna et le mal mystérieux disparut. Toute joyeuse, le lendemain, la troupe prit le chemin du retour. Mais à peine était-elle arrivée à la couronne du Causse, que la maladie reparut. Elle revint, se baigna, et comme la première fois fut guérie. Ils repartirent une seconde fois, mais à mesure qu’ils avançaient, la maladie empirait. Enimie comprit que Dieu l’appelait en ce lieu, au cœur de ces gorges sauvages et païennes. Une partie de la troupe resta avec elle, les autres retournèrent informer le Roi des volontés divines. Ainsi, Enimie se fixa à Burlatis (tel était l’ancien nom du village du fait de la présence de la source). Elle décida d’évangéliser la région. La légende veut qu’Enimie entra en conflit avec le diable. Aidée par l’Evêque Saint-Ilère, elle le poursuivit jusqu’au fameux Pas-de Souci où il fut écrasé par d’énormes blocs, qui à l’appel de l’Evêque se détachèrent de la montagne. Elle fonda un couvent de religieuses dont elle fut nommée Abbesse. De ce premier couvent, nous ne savons pratiquement rien, par contre en haut du village, se dressent les vestiges du monastère qu’elle a également fondé et où elle a installé des moines. Elle se retira ensuite dans une grotte où elle vécut en ermite, d’où le nom d’ermitage donné à la chapelle, qui du haut de la falaise domine le village. Sentant venir sa mort, elle dicta ses volontés, recommandant à ses filles de placer son cercueil au-dessous de celui de sa filleule qui s’appelait également Enimie. Le Roi Dagobert, à l’annonce de la mort de sa sœur vint chercher le corps. Comme Enimie l’avait prévu, il emmena celui de la filleule et le fit enterrer à l’abbaye de Saint-Denis. C’est ainsi qu’une fille de SainteEnimie repose aux côtés des rois de France et que les restes de Sainte-Enimie demeurent en ce lieu, dans ces magnifiques gorges du Tarn.

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Le centre national EPMM de Pleine Nature de SAINT-ENIMIE ’est en 1969, à l’époque du grand boum des activités de pleine nature que la FFEPMM achète

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32 ha bordant le Tarn sur 1,5 pour y implanter son centre national. A cette époque, aucune construction, si ce n’est 3 abris de bergers appelés mazets. Pas de pont submersible non plus, on traversait le Tarn sur une passerelle fabriquée avec des poteaux télégraphiques… Le directeur de cette nouvelle base, Jean Jacobée était le conseiller technique Lorrain pour les activités de plein air. Ayant suivi un premier stage de formation à Gérardmer en 1971, il nous propose (à mon pote Emile Krisa et moi) de venir y travailler en été. Nous découvrions ces nouveaux sports, et ce fut l’occasion de se perfectionner dans toutes ces disciplines sportives non pratiquées dans notre région. Après 800 km, dont 150 de petites routes, à peine carrossables, les 30 derniers qui séparent Mende de Sainte Enimie seront faits en près d’une heure… on débarque en juillet 71 avec tentes et casseroles de camping. Un voyage épuisant, la traversée du Causse de Sauveterre qui ressemblait fort à un paysage lunaire, la passerelle en rondins qui tanguait….ma femme en a chialé ! Prête à repartir ! On s’installe tant bien que mal, la nuit porte conseil, dit-on. Elle fut de bon conseil, ma foi….Nous retournons régulièrement dans cette magnifique Lozère, si sauvage, si belle et si loin de tout.

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Tout était à faire dans cette base, même les tables et bancs que l’on construisait avec les animateurs (pas vrai Rolland !), après nos journées d’activités, bien sur. Quand on avait un peu de temps pour nous, on allait grimper avec les copains pour se perfectionner. On découvrait l’environnement et on enseignait en même temps toutes les activités sportives possibles alors dans les gorges. Canoë, kayak, escalade, cyclotourisme, randonnée etc… Que du bonheur pour les citadins que l’on encadrait. En fait, ils avaient le même confort que nous, l’eau froide pour se doucher et faire la vaisselle, le Tarn pour se baigner, la bouffe que l’on allait chercher en deuche familiale au village dans des grandes casseroles norvégiennes et la nuit sous la tente, que demander de mieux ! Les jeunes herserangeois qui auront le privilège de fréquenter ce centre en 1989, 90 et 91 auront toutefois droit à plus de confort, le développement régulier de la base, construction du pont en 71 et 72, salle de restauration, chambres et sanitaires de camping etc… Nos petites tentes seront installées en amont du centre, dans une peupleraie au bord du Tarn. Ces trois semaines là, je puis vous affirmer qu’aucun ne les oubliera !

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Dans les gorges du Tarn, l’activité reine est bien sur le canoë-kayak. L’utilisation des remorques est obligatoire, à l’aller, si l’on veut faire un tronçon du Tarn en amont, ou au retour après une descente à partir de la base. Janique charge les kayaks avec les ados.

On ne peut pas dire que le départ de la rando soit très organisé…

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Le passage du barrage de Prades, à 4km en amont de Sainte-Enimie, donnait toujours lieu à des baignades mémorables. Malheur à celui qui ne gardait pas son embarcation bien droite sur la glissière !

Les descentes de rivière s’accompagnent toujours de jeux, ici il s’agit de tenir le plus longtemps possible debout sur le bateau.

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Les gorges du Tarn proposent (lorsque le niveau d’eau est suffisant) plus de 70 km de descente où les paysages rivalisent de beauté. Ici, la dernière étape, Les Vignes-Le Rozier , passage du barrage.

Autre activité reine, l’escalade. Ici entrainement sur le rocher école de la base et cordées dans les gorges de la Jonte, voie aérienne et facile pour Willy qui apprend ses équipiers à assurer.

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Le calcaire des Causses est un vrai gruyère, alors la spéléologie est une autre façon de visiter la région.

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Le vol Si dormir sous tentes au bord du Tarn nous assure une grande tranquillité (pensions-nous), le risque de vol est présent bien que toutes nos valeurs personnelles soient à l’abri dans le minibus ou au coffre de la base. Il a fallut que cela arrive en 1991, l’avant-veille de départ. Profitant de notre absence du campement de 12h à 13h (nous étions au restaurant de la base pour le repas), des malfaiteurs en ont profité pour piller notre camp. Tout y est passé, appareils photos, baladeurs, habits, chaussures etc… Les premiers ados découvrent le saccage en arrivant aux tentes et viennent m’avertir au plus tôt. Le directeur du centre prend sa moto et se rend sur place, après avoir prévenu les gendarmes. Pensant que les malfaiteurs étaient partis en amont du Tarn, nous voilà partis, un copain et moi à leur poursuite. On remonte les rives sur plus de trois km, rien à part un couple de vacanciers qui se faisait bronzer et qui ont eu la peur de leur vie en nous voyant débarquer armés ,il est vrai, de bâtons. Par la suite, on apprit que les voleurs étaient mieux organisés que prévu, et qu’il s’agissait bien de malfaiteurs professionnels qui avaient repéré les lieux et avaient pris des renseignements sur nos habitudes. Ils avaient en fait traversé le Tarn à gué, juste à hauteur de notre camp, raflé tout ce qui leur plaisait en faisant plusieurs navette et reparti à toute vitesse dans un gros 4x4 en direction de Florac. L’enquête n’a rien donné, heureusement que l’assurance des centre de vacances a marché à fond pour nous indemniser totalement sur la bonne foi de nos déclarations de vol.

Surprise ! 1990, dernière nuit avant le retour à Herserange. Vers 1h du matin, 5 filles décident d’aller se promener au village…quoi de plus normal, à cette heure de la nuit ! Pour profiter une dernière fois du village, diront-elles bien plus tard. Elles se baladent 3 h au bord du Tarn et dans les ruelles si pittoresques. Et puis, une petite faim se faisant sentir, elles décident d’attendre l’ouverture du fournil pour acheter un pain et le manger sur le chemin du retour. De même qu’elles s’étaient levées, elles se couchent en silence. Il faut croire que j’avais le sommeil lourd… rien entendu. Le secret fut bien gardé, peut-être de peur de représailles différées, car c’est bien près de cinq ans plus tard que la mèche fut vendue par l’une d’elles. C’est sur qu’il y avait prescription après tout ce temps ! Car figurez-vous que parmi ces cinq aventurières, il y avait deux de mes filles, ma nièce et la fille d’un ami…rien que cela ! Je n’ose penser au pire, imaginez un accident quelconque ! Bravo le directeur ! Comme quoi, personne n’est à l’abri.

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Notre campement au bord du Tarn. Le dimanche, j’allais chercher le petit déjeuner à la base, et les jeunes le prenaient à leur réveil. (Parfois en faisant la gueule quand on les réveillait trop tôt… 10h00 ).

Ca, ils adoraient ! Nuit à la belle étoile, bien couverts car les nuits sont très fraiches dans les gorges.

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Le superbe château de La Caze, à 12 km en aval de Sainte-Enimie.

Promenade dans Sainte-Enimie. Franck et sa fiancée. Ruelles typiques de la ville haute.

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Tir à l’arc.

Après l’escalade, on profite du magnifique paysage des gorges de la Jonte.

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La Champ Une ancienne bergerie plantée au milieu de nulle part sur le Causse Méjean, le plus pelé des grands causses, devient après de gros travaux de restauration, l’annexe de la base. Les plus anciens comme moi, disent toujours la base, alors que maintenant elle est devenue le Centre National de la FFEPMM. Les groupes de jeunes vont se succéder dans ces vieux murs pour y passer quelques jours en autonomie complète, isolés de tout pour y pratiquer spéléologie, VTT, cyclotourisme, randonnée pédestre, tir à l’arc, speed-ball, etc... Un paradis terrestre où le seul bruit sera le sifflement des planeurs qui sont lancés par treuil à quelques km de là. Les soirées sont occupées par des jeux de société où à l’observation d’un ciel rempli d’étoiles qui nous semblent à portée de main. Le coucher, c’est comme on veut, mais en sachant que le réveil risque d’être difficile. Mais bon, La Champ, c’est que du bonheur ! Les activités de l’après-midi sont plus difficiles pour ceux qui n’ont pas choisi d’aller se mettre au frais en spéléo, car ils devront affronter le cagnard lozérien, redoutable à près de 1000m d’altitude. Encore plus redoutable au Puech d’Alluech (puits ?), ancien volcan à 1150 m, point culminant des environs qui sera notre destination de randonnée pédestre que Magali a tellement adorée…Elle a fait la tête toute la journée “je hais la marche” surtout qu’elle avait des sandales et qu’une bonne partie du parcours se faisait dans la caillasse…

Pour la petite histoire, la FFEPMM qui venait d’acquérir les terrains en bordure du Tarn pour y faire son centre national de pleine nature n’avait plus les moyens de se payer cette bergerie. C’est le premier directeur de la base, Jean Jacobée qui a avancé la somme de ses propres deniers. Il avait eu le coup de foudre et avait prévu que ces ruines deviendraient l’annexe du centre.

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VTT sur le causse.

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Il fallait bien ça comme pizzas ! C’est que ça mange les Dobermans.

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DĂŠtente.

Speed-ball.

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Tir à l’arc et randonnée sur le Causse Méjean

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Voilà, c’est fini pour les gorges du Tarn, repas d’adieu à la ferme.

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Le mot de la fin

Voilà, ce petit voyage dans le temps est terminé. En évoquant tous ces souvenirs, j’espère avoir redonné à chacun d’entre vous un peu de fraicheur de ces belles années d’insouciance où vous profitiez pleinement de ces si belles vacances. En regardant toutes ces photos où la joie et le bonheur transpirent, vous ne vous doutez peut-être pas de l’énorme travail de préparation que représentent l’organisation et l’animation de tels séjours. Mais si les tâches sont bien définies et bien réparties et les responsabilités partagées entre gens compétents et motivés, tout devient un peu plus facile et l’on ne sent plus seul. Mes remerciements iront en premier lieu à toutes celles et tous ceux qui ont travaillé en ma compagnie pour le bien être des enfants et adolescents dont nous avions la responsabilité. Ceux-là n’ont jamais compté leur temps et ont souvent sacrifié des jours de congé. La complémentarité entre le personnel de service et les animateurs était réelle, et se manifestait en colo, après le coucher des enfants par ce qu’il est convenu d’appeler le cinquième repas où l’on se retrouvait en cuisine pour préparer la journée du lendemain, plaisanter des aventures de la journée et boire quelques bouteilles de cidre bien méritées.

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Merci à :

- Denise et Jacques PHILBERT pour leur aide, leurs photos et leurs témoignages - Guy PRIORETTI pour ses conseils - Dominique TIBERI pour son témoignage - Jackie VOJETTA pour ses souvenirs - Angèle RADELET et Jean-Claude PLUSSE pour leur aide - Christophe ZAJPT, Philippe DROUET, Sébastien NERI et Stéphane MAZZUCOTELLI pour leurs souvenirs - Jean Pierre SARTINI pour tout le bonheur qu’il nous donné - Danièle et Henri CHRIST pour leur gentillesse et leur accueil - Christian LAJUGIE pour son témoignage - Madame COTTY pour ses photos et sa cuisine - Philippe BOILLEY, Nathalie PETHE, Solange DI CUONZO, Gladys GILLET, Daniel AGNES, Anna MAZZUCOTELLI pour leurs photos - Françoise JEGOU et Peter COURTURE pour faire revivre notre château - La ville de HERSERANGE pour nous avoir donné la possibilité d’organiser tous ces séjours. - Laurent ROSSINI mon neveu qui a eu le bon goût de me faire patienter jusqu’à mon anniversaire pour me donner la composition de cette couverture…

Et surtout un immense merci à toutes celles et tous ceux qui m’ont fait confiance en m’apportant leur souscription pour mener à bien cette entreprise.

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Merci à :

- Denise et Jacques PHILBERT pour leur aide, leurs photos et leurs témoignages - Guy PRIORETTI pour ses conseils - Dominique TIBERI pour son témoignage - Jackie VOJETTA pour ses souvenirs - Angèle RADELET et Jean-Claude PLUSSE pour leur aide - Christophe ZAJPT, Philippe DROUET, Sébastien NERI et Stéphane MAZZUCOTELLI pour leurs souvenirs - Jean Pierre SARTINI pour tout le bonheur qu’il nous donné - Danièle et Henri CHRIST pour leur gentillesse et leur accueil - Christian LAJUGIE pour son témoignage - Madame COTTY pour ses photos et sa cuisine - Philippe BOILLEY, Nathalie PETHE, Solange DI CUONZO, Gladys GILLET, Daniel AGNES, Anna MAZZUCOTELLI pour leurs photos - Françoise JEGOU et Peter COURTURE pour faire revivre notre château - La ville de HERSERANGE pour nous avoir donné la possibilité d’organiser tous ces séjours. - Laurent ROSSINI mon neveu qui a eu le bon goût de me faire patienter jusqu’à mon anniversaire pour me donner la composition de cette couverture…

Et surtout un immense merci à toutes celles et tous ceux qui m’ont fait confiance en m’apportant leur souscription pour mener à bien cette entreprise.

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