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Janvier 2014

P A R O I S S E

D U

M O N T - S U R - L A U S A N N E

N o 34

ÉDITO

Nouvelle année, nouvelles résolutions ! Les fêtes de Noël et du Nouvel An sont derrière nous. Nous voilà donc engagés dans cette nouvelle année 2014 qui a débuté depuis peu et pour certain d'entre nous, comme le veut la coutume, avec quelques bonnes résolutions telles que perdre du poids, faire du sport ou reprendre contact avec une personne perdue de vue depuis longtemps. Ceci dit, selon un sondage récent, deux tiers des personnes interrogées avouent ne pas tenir les résolutions prises le premier jour de l’an. Alors, juste pour vous donner envie, « En…Vie» a décidé de vous parler de ces gens qui ont pris la résolution de simplement mieux connaître Dieu. Que ce soit au travers d’une formation biblique ou en se consacrant durant une année à un ministère pour aider son prochain, plusieurs jeunes et moins jeunes de notre paroisse ont fait le choix de consacrer du temps pour mieux connaître notre Seigneur. Il est vrai que si on y repense bien, il y a juste 2014 ans, le Seigneur a pris la résolution de nous offrir sa grâce et son pardon, en nous envoyant son fils Jésus-Christ pour nous sauver. Alors quelles que soient les résolutions que vous avez prises, soyez bénis tout au long de cette année et que Dieu vous garde. Mauro Brunetti


POINT DE MIRE

Se former… mais pourquoi ?

A l’heure où onze jeunes ou moins jeunes de notre Paroisse ont entrepris une formation biblique, nous avons souhaité connaître leurs motivations et leurs objectifs… Leurs réponses nous sont livrées comme une invitation à rester curieux de la vie avec Dieu, à désirer apprendre encore et encore et à coller au mieux à l’appel que Dieu adresse à chacun, de manière unique… Dans le monde séculier, la formation nous fait tout naturellement penser à la rentabilité. C’est l’objectif premier : on se forme pour acquérir des outils concrets en vue d’une meilleure performance, d’un rendement plus élevé… Dans un monde où la compétitivité est souvent de mise, la formation est indispensable pour répondre aux changements, à l’évolution des techniques ou pour combler d’éventuelles lacunes. Performance et rentabilité sont donc les maîtrs-mots qui régissent le besoin de formation. On peut alors se poser la question suivante : «Et dans l’église, qu’est-ce qui régit le désir ou le besoin de formation ? Dans ce milieu, qu’en est-il de la compétitivité, de la rentabilité ? » Actuellement, onze personnes de notre paroisse sont en cours de formation… Mais qu’est-ce qui les motive à investir du temps et de l’argent pour se former ? Et se former à quoi et dans quel but ? Après un sondage auprès de ces personnes et au vu de la diversité des formations entreprises (cf encadré), on peut en déduire que les formations répondent à un quadruple objectif : Tout d’abord, l’approfondissement de la foi : Acquérir une bonne connaissance de la Parole, poser des fondements bibliques solides dans sa vie… semblent être deux raisons communes à la majorité.

Un approfondissement des textes bibliques permet de mieux connaître Dieu et de grandir en lui. Cela donne également de l’assurance pour affirmer sa foi dans le monde qui nous entoure ; comme nous le dit Patricia, «ça m’aide à mettre des mots sur ce que je crois». «J’ai choisi de me former car je pense que c’est une chose indispensable par rapport à l’appel de Dieu pour moi. Le choix de Rhema est principalement motivé par mon attrait pour son enseignement sur la foi en Dieu et en sa Parole», nous confie Tsiri. Même écho chez Jean-Luc, malgré l’orientation fort différente du Séminaire de Culture Théologique : «Cette formation est intéressante au niveau théologique, comprenant l’approche historico-critique. Je crois qu’elle me permettra de mieux comprendre les fondements de notre église, et de mieux pouvoir me positionner. Prendre du temps pour s’arrêter et réfléchir aux fondements de la foi et des Ecritures me semble nécessaire dans mon parcours de vie». Ceci atteste bien du fait que la diversité des formations répond à des besoins et des attentes tout aussi diverses. «Voir leur vie transformée par Dieu» est une autre bonne raison pour plusieurs. Tout ce travail intérieur que Dieu opère dans les vies à travers la formation est aussi important que l’acquisition de connaissances. Ce processus de transformation participe à la croissance en maturité spirituelle et vient renforcer la cohérence du témoignage dans tous les domaines de la vie, que ce soit dans l’église ou dans la vie sociale en général. Ensuite, l’acquisition d’outils pour le service : Servir dans le corps de Christ et être équipé pour cela, voilà une troisième bonne raison de se former. Outre nos dons naturels, nous avons tous des compétences à développer pour élargir le spectre de nos potentialités. C’est le cas, par exemple, de Samuel qui se plaît à accompagner quelques personnes dans leur cheminement de vie. Par sa for-

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mation à la relation d’aide et au conseil chrétien, il souhaite « mieux discerner ce qui se joue dans un tel accompagnement et acquérir des outils psychologiques qu’il désire mettre au service de la dimension spirituelle». Noémie, quant à elle, joue déjà un rôle de leader dans le groupe de jeunes : «Je souhaite en apprendre plus dans ce domaine, c’est ce qui a justifié mon choix d’une école de leadership», nous dit-elle. Partir de ce que l’on aime faire, et même souvent, de ce que l’on fait déjà, pour développer, améliorer ses compétences, voilà un moteur qui semble une bonne motivation pour plusieurs. Finalement, il est réjouissant de voir que certains ont une perspective bien précise. Ils se forment pour répondre à un appel à un ministère que Dieu a mis sur leur cœur. Il est beau, par exemple, de voir un jeune affirmer son appel pour enseigner les enfants; c’est là la conviction exprimée par Tobias. En le voyant évoluer dans notre paroisse, avec une grappe d’enfants souvent agrippés à ses jeans ou accrochés à ses épaules, on n’a pas de peine à l’imaginer s’engager dans ce domaine ! Il est beau de savoir aussi que, pour d’autres, leur avenir est vraisemblablement dans le ministère pastoral ou diaconal, ce qui est le cas de Jean-Luc, de Tsiri ou de Vincenzo. Quel que soit le but, il est bon de savoir que Dieu se réjouit de quiconque entreprend de se former pour être ouvrier avec lui dans sa moisson. Il a une place pour chacun et saura utiliser tous ces acquis 3 dans les projets qu’il a pour son Eglise et pour le monde qu’il veut atteindre. Ces personnes ont-elles des attentes vis-à-vis de la paroisse ? Contrairement à ce que nous aurions pu imaginer, il n’y a pas, de prime abord, d’attentes précises formulées. Mais toutes se disent reconnaissantes de se

savoir accompagnées de nos prières, de voir que nous nous intéressons à ce qu’elles vivent dans ce contexte et qu’on les encourage dans leur cursus. De plus, le fait de bénéficier de la paroisse comme terrain d’exercice via les stages est considéré comme un privilège certain. Merci à notre pasteur,

Alain Wirth, de prendre le temps de définir avec eux les contours de leur stage pratique et de les y accompagner avec enthousiasme ! Reconnaissons-le, une formation reste un défi : les lectures, les travaux à rédiger, l’apprentissage de nouvelles choses, le travail intérieur qui s’opère en chacun, la mise en pratique… Tout cela mérite notre admiration et notre appui dans la prière, voire un appui financier à l’égard de ceux d’entre eux qui ne sont pas salariés. De toutes les manières que nous aurons à cœur, sachons leur faire les clins d’œil qui leur diront notre soutien et notre solidarité… C’est au service de l’Eglise que ces vocations s’offrent et s’offriront, sous quelque forme que ce soit… Et c’est beau de voir notre paroisse être le


berceau de vocations qui béniront d’autres gens, d’autres lieux, en temps voulu! Pour le moment, c’est nous qu’elles bénissent et nous en sommes tellement reconnaissants. Une conclusion en forme d’exhortation… Chose extraordinaire, il n’y a pas d’âge pour se former! Sachons être des disciples en formation continue, que ce soit dans des institutions bibliques ou à travers toutes les offres ponctuelles ici en Suisse romande et ailleurs, ou encore à travers ce que nous apprenons de nos expériences quotidiennes avec Dieu! Tout peut être occasion de grandir! Restons dans ce mouvement qui nous conduit vers une meilleure connaissance et une plus grande proximité avec Dieu et vers une meilleure compréhension de notre place dans son corps qu’est l’Eglise! Françoise Horton

Dans le cadre de notre réflexion sur les formations bibliques, nous sommes allés interviewer Jean Decorvet, ex-pasteur de l’EERV et actuel directeur de l’Institut Biblique d’Emmaüs. FH : Sur les onze personnes en formation, neuf se sont tournées vers des formations en milieu évangélique… Que vont-elles chercher dans ces milieux que le milieu réformé n’offre pas ? JD : Avant de répondre directement à la question, je voudrais souligner à quel point je suis favorablement impressionné par la fécondité de la paroisse du Mont. C’est un signe de vitalité, non seulement du groupe de jeunes, mais de l’ensemble de la communauté. Le peuple de Dieu a besoin de gens spirituellement vigoureux et théologiquement bien outillés. Pour ce qui touche aux types de formation, je voudrais noter 3 choses: 1. Le terme «évangélique» peut être piégé car on l’identifie trop souvent aux seules dénominations non liées à l’Etat. Cette mécompréhension est liée au poids de la tradition réformée en Suisse et à l’évolution de la théologie dans les lieux de formations spécifiquement liés à l’institution reformée. En gros, il y a un glissement vers des positions de plus en plus critiques et libérales. La théologie classique de Calvin et de ses successeurs directs n’a plus la cote. En somme, le contenu de la théologie protestante classique se trouve plutôt du côté des églises évangéliques même si la forme est très moderne. Il y a donc une plus grande polarisation entre l’institution reformée, ses lieux de formation inclus, et les églises évangéliques pourtant protéiformes. Je le regrette car le terme «évangé-

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lique» traverse les dénominations et la paroisse du Mont me semble en être un fort bon exemple. Les points communs aux évangéliques se résument généralement ainsi: attachement à la Bible comme Parole de Dieu, nécessité d’une conversion personnelle, insistance sur l’œuvre expiatoire à la croix, énergie déployée pour l’évangélisation. On peut être pleinement

faire et savoir être. Un membre évangélique d’une église réformée peut très bien s’y retrouver. 3. Une des raisons plus terre à terre, c’est aussi probablement les amis. Avec les grands rassemblements de jeunes, les groupes se mélangent et les dénominations ne comptent plus vraiment. On va donc là où les copains vont. Cela dit, tout n’est pas parfait dans les lieux de formation dits évangéliques. Dans le spectre offert, il y a encore de la place pour plus de profondeur et l’assiduité à chercher (et intégrer!) l’intelligence de la foi. FH : La FAC 1 est-elle encore en adéquation avec les besoins de l’église?

réformé et croire en cela (j’ai écris un petit article dans la revue Hokhma à ce propos). 2. Le spectre des lieux de formation évangélique est large. Certains ont une orientation pratique et missionnaire marquée avec plusieurs voyages à la clé. D’autres insisteront davantage sur l’apprentissage académique de la Bible et des branches de la théologie. Dans tous les cas, la 5 Bible, la croix, le sens de la conversion et l’évangélisation occuperont une place centrale. Là se trouve, je pense, une des clés: des formations qui tiennent la Bible en haute estime et une vitalité spirituelle qui intègre les émotions. A ce propos, Emmaüs, par exemple, insiste sur la nécessaire articulation entre savoir connaissance, savoir

JD : Il me semble que l’évolution des positions théologiques que j’ai évoquées ne favorise pas cette adéquation. Alors que le peuple actif et pratiquant de l’Eglise reformée se reconnaît pour près d’un tiers dans la théologie évangélique (selon les dernières analyses de l’Observatoire des religions) on se demande où sont les professeurs évangéliques au sein du SCT 2 et de la FAC. J’ai bien peur que, à force de taper sur la tête des évangéliques en général et des réformés évangéliques en particulier, le Conseil synodal et les lieux de formation liés institutionnellement à l’Eglise réformée ne récoltent actuellement un peu la monnaie de leur pièce. Et c’est triste ! Car si ces personnes qui se forment aujourd’hui s’engagent demain dans des églises évangéliques de professant, tant mieux pour celles-ci, mais ce seront autant de forces vives perdues pour l’Eglise reformée.


FH : La presse s’est fait l’écho du projet de la Haute Ecole Théologique protestante (HETPRO), qu’en est-il ? Cette filière rallierait-elle toutes ces formations réformées et évangéliques dans une formation commune ? JD : Le projet est encore en chantier. Il s’agit d’ailleurs plus d’un prototype que d’un projet abouti. Par définition, un prototype est amené à bouger, évoluer ou ne pas aboutir selon les circonstances. Du côté réformé, l’institution à fait valoir une fin de non recevoir pour le projet HET-Pro. Cette position changera-t-elle à l’avenir ? Je suis bien incapable de répondre à cette question mais la porte reste ouverte car le projet de rassembler les forces vives du protestantisme répond à un besoin. Comment faire évoluer ce projet HET, sachant qu’il y a un souhait similaire à Emmaüs ? Il faut faire en sorte que l’énergie déployée par les uns et les autres puissent se rejoindre pour la gloire de Dieu et sa seule gloire. On est dans ce processus-là. Et si c’est sa volonté, les obstacles se lèveront et la patience nous sera donnée. FH : Quel mot adresserais-tu à ces onze personnes en formation ? JD : Bravo pour cette envie d’approfondir la Bible, la Parole. N’oubliez pas que la révélation que Dieu nous adresse aujourd’hui encore se trouve ultimement dans sa Parole. Des formations différentes permettent à des caractères différents de s’exprimer. Mais lisez la Bible, avec assiduité ! Et en la lisant, soyez attentifs à être remis en question par elle ; pas seulement par son côté extraordinaire ou sensationnel, mais aussi par ce qu’elle peut remettre en cause en nous. Aucune formation ne sera parfaite mais, dans tous les cas, nous devons laisser le Seigneur qui nous a donné

sa Parole nous enseigner par sa Parole. « À sa Lumière, nous voyons la Lumière », comme le note si judicieusement le psalmiste. Françoise Horton 1. FAC (Formation à la relation d’aide) 2. SCT (Séminaire de culture théologique)

Actuellement, 11 personnes dans notre paroisse suivent une formation : Noémie Fonjallaz: Factory Magali Rivollet :

Rhema

Tsiri Morvant :

Rhema

Samuel et Eunice di Pietro:

Rhema

Tobias Krug:

Rhema

Vincenzo Ravera: Emmaüs Patricia Guex:

Séminaire de culture théologique

Jean-Luc Emery :

Séminaire de culture théologique

Samuel Ramuz:

FAC, formation à la relation d’aide

Bravo pour cette envie d’approfondir la Bible, la Parole. N’oubliez pas que la révélation que Dieu nous adresse encore aujourd’hui se trouve ultimement dans sa Parole.

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CARTE BLANCHE

Pourquoi venir à l’église au Mont alors que j’habite Pully ?

Nomade réformée, c’est ainsi que je pourrais me définir. Contrairement à bien des personnes ancrées depuis fort longtemps dans une seule église, moi, la nomade, j’ai fréquenté plusieurs églises protestantes. Début 1968, j’ai enfin capitulé devant Dieu et ai accepté de ne plus mener ma vie seule, mais de laisser le Christ vivre en moi. L���Esprit de Dieu m’a révélé mon péché, ce péché qui me séparait de Dieu, de moi-même et des autres, et le Christ me l’a pardonné. Grâce à sa mort et à sa résurrection, Jésus a rétabli une unité profonde en moi et a restauré une relation avec Dieu et avec les autres. Ma vie a ainsi connu une nouvelle orientation et Dieu est devenu mon Père céleste. Ancrée en Jésus-Christ, qui est assis à la droite de Dieu, me nourrissant de la Parole de Dieu, qui est lumière, vérité et vie, je me suis laissé aimer par mon Père et guider par l’Esprit Saint. Après avoir fréquenté l’EERV pendant plus de trente ans, je suis allée à l’Eglise réformée baptiste de Lausanne. J’y ai bénéficié d’un enseignement biblique solide, donné par le pasteur qui venait de finir des études de théologie à la Faculté Jean Calvin, d’Aix-en-Provence, en France. Un peu plus de dix ans plus tard, Dieu m’a fait découvrir l’Eglise de Westlake Nyon, une église évangélique anglophone. Etant bilingue je n’ai eu aucun problème à m’y intégrer. Sans tarder j’ai fait partie d’un groupe de maison et d’une équipe qui 7 avait à cœur d’accompagner des personnes qui passaient par des moments difficiles. Nous nous inspirions d’ouvrages écrits par des professeurs conseillers d’un institut réformé aux Etats-Unis qui pratiquent une relation d’aide fondée sur la Bible et qui prend en compte tout le message de Dieu, depuis la création jusqu’au retour du Christ à la fin

des temps. Selon eux tout enfant de Dieu peut devenir un instrument entre les mains du Rédempteur pour éclairer des vies et accompagner un frère ou une sœur dans leur cheminement spirituel. Par la suite, j’ai été impliquée dans l’implantation d’une Eglise sœur, Westlake Lausanne, dans l’ouest lausannois. Lors de cette expérience enthousiasmante, Dieu m’a vraiment bénie et m’a utilisée dans cette communauté. Mais après quelques années, j’ai ressenti le besoin de réintégrer une église francophone. Depuis plus de trente ans, les Rendez-vous avec la Bible (des études bibliques) ont été mon ancrage biblique principal. En tant qu’animatrice, je suis entrée en contact avec Claire-Lise Culand et son groupe qui se réunit au Mont. Ces dames m’ont parlé en bien de l’Eglise du Mont. En novembre 2010, je venais pour la première fois à l’Eglise du Mont avec ma fille, harpiste et son fils. Alain Wirth y prononçait son sermon inaugural lors du dimanche de l’Eglise persécutée. Ce culte restera gravé dans ma mémoire. Dans sa prédication Alain a parlé d’un livre qui l’avait profondément marqué, tant dans sa foi que dans son engagement à l’égard des chrétiens persécutés : « Pardonne-moi Natacha » de Sergei Kourdakov. Je n’en croyais pas mes oreilles. Dans sa providence, Dieu avait permis que je sois présente lors du culte où Alain, pour la première fois, parlait de l’unique livre que j’avais traduit ! Depuis plus de deux ans, j’ai la joie de servir mon Seigneur, dans une communauté ancrée dans la Vérité de la Parole du Dieu vivant, enracinée en Jésus-Christ, et vivifiée et dirigée par la puissance de l’Esprit Saint. Mon unique désir : être utilisée comme un instrument entre les mains de mon Rédempteur pour servir ceux et celles que Dieu mettra sur mon chemin. A Dieu seul la gloire ! Liliane Aubert


COUP DE PROJECTEUR

Enfance et louange : mise en place de deux nouveaux ministères

3. Notre Argumentaire Trouver son identité. Devenir soi-même, c’est l’aspiration profonde de chaque être humain. Devenir soi-même dans une société qui nous impose ses normes, qui nous enferme dans des images stéréotypées, et nous prive de notre identité véritable, personnelle et unique.

Quand un corps grandit, on lui achète des habits plus grands ! Quand le corps de Christ grandit localement, on lui donne une équipe plus grande pour qu’il se sente au large et puisse continuer de se développer… C’est pour cela que nous avons décidé d’élargir notre équipe ministérielle pour mener à bien notre mission, qu’elle soit auprès des enfants, dans le cœur des paroissiens ou dans notre vie cultuelle… Ci-dessous, nous vous faisons part de la Communication qui a été faite à l’assemblée paroissiale du 19 novembre 2013 concernant la mise en place de deux nouveaux ministères : l’enfance et la louange

Vivre libre… libre du regard des autres, libre des fausses loyautés, libre des addictions, libre dans nos choix. Cette liberté n’a pas de prix ! Nous avons besoin de l’apprendre.

1. Notre Slogan : « Pour que tu deviennes toi ! »

Donner du sens… Les personnes en général, en particulier les jeunes et les enfants, ont besoin de

Être réconcilié. Beaucoup de personnes se trouvent fragilisées, aux prises avec de nombreux conflits. Résultat: l’angoisse et l’insécurité envahissent leur vie. Pour retrouver la paix, elles ont besoin d’entrer dans le chemin de la réconciliation, avec Dieu, soi-même et les autres.

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2. Notre Phrase vision : Trouver son identité… être réconcilié… vivre libre… donner du sens… recevoir la force… éprouver la joie d’exister… …avec Dieu, soi-même et les autres.

repères sains pour se développer et se construire. Dans la société actuelle, les repères sont flottants, le sens à la vie manque, les suicides se multiplient. Transmettre des valeurs sûres offre précisément des perspectives pour une vie stable et un avenir prometteur.


Recevoir la force… La vie est difficile pour beaucoup. Le stress au travail, les attentes innombrables de la vie familiale, le découragement, la maladie, les soucis de la vie, la solitude… Ces défis représentent des batailles dont on ne sort pas toujours indemnes. Dans ces moments-là, où trouver la force qui manque? La joie d’exister… L’aspiration au bonheur est universelle ! Nombreux sont ceux qui le poursuivent sans parvenir à le saisir. La joie, c’est le sentiment de la plénitude, la reconnaissance, le contentement, le lâcher prise… La joie d’exister apporte des couleurs à la vie. Ça fait toute la différence.

4. L’apport de la paroisse = notre objectif « Voir des vies transformées... pour que chacun soit réconcilié avec lui-même, avec les autres et avec Dieu ».... C’est notre rêve, c’est notre vision. Pour la réaliser, le Conseil paroissial vous propose d’investir dans deux domaines-clés de notre vie d’église : l’enfance et la louange. Concrètement, nous souhaitons, agrandir l’équipe ministérielle en recrutant des personnes à ces deuxpostes. Pour rappel, en 2008, la paroisse s’est dotée d’un animateur jeunesse. Cet investissement a porté du fruit au-delà de nos espérances. Le temps est venu d’entrer dans une nouvelle ère, en franchissant une étape de plus. Pourquoi l’enfance ? Le monde a compris l’importance de s’adresser aux enfants. Voyez les actions entreprises par les grandes chaînes de dis9 tribution pour rejoindre l’univers des enfants et des familles (Minimania, vignettes Walt Disney, Ikea Family); l’objectif étant de les fidéliser à leurs valeurs. Et nous, paroissiens du Mont, avons-nous compris l’importance de l’enjeu ? Autre constat: les volées du culte de l’enfance et celles du catéchisme ne cessent de fondre depuis quelques années.

Comment réagir face à cette érosion du lien entre l’Eglise et la population? Notre vision, c’est que notre communauté soit un lieu de repères, qui donne du sens et permette à chacun de construire son identité sous le regard bienveillant de Dieu. Ceci nous paraît prioritaire chez les enfants, car actuellement, ils grandissent dans un environnement où tout est « flottant, où l’identité personnelle est souvent malmenée, et où ils sont ballottés dans leur développement par les différents courants de pensée au niveau des valeurs fondamentales (familiales, sexuelles, spirituelles). Ainsi, nous croyons qu’une attention toute particulière doit être portée aux enfants: les construire intérieurement dans la foi, les aimer d’un amour inconditionnel et les aider à entrer dans leur vraie identité, celle d’enfants de Dieu… Voilà ce que nous rêvons pour eux ! C’est notre vision ! Enfin, en vue du développement des différents secteurs de l’enfance dans la paroisse, la vision d’ensemble et la coordination des activités communes demandent un ministère reconnu spécifiquement. Il s’agit de libérer les pasteurs du temps qu’ils consacrent à ce travail de coordination. De leur côté, les responsables de l’enfance pourront se consacrer pleinement à leur secteur (notons en passant la difficulté de trouver des bénévoles disponibles pour accompagner les enfants en semaine). Voilà pourquoi nous voulons développer ce ministère parmi les enfants. Pourquoi la louange ? En chaque être humain, il y a ce besoin impérieux d’être relié à un absolu. Comme le disait le philosophe Pascal: «Il y eut autrefois dans l’homme un véritable bonheur, dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace vide qu’il essaie de remplir inutilement avec tout ce qui l’environne, recherchant dans les choses absentes le secours qu’il n’obtient pas dans les présentes. Or,


toutes sont inadéquates, parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire Dieu même» (Blaise Pascal, Pensées, Éditions L. Brunschvicg, N° 425, Paris, Hachette).

Le monde sait se saisir de ce besoin pour nous présenter ses idoles… et nous courons après ! Notre sécurité et notre confiance sont investies dans les nouvelles technologies, l’hyper-activisme, la réussite matérielle, la reconnaissance sociale, la surévaluation de notre ego… Cette recherche fébrile finit inexorablement par conduire à de cruelles déceptions. Si bien que les besoins fondamentaux de l’être humain s’en trouvent inassouvis. Nous croyons que la pratique de la louange chrétienne rejoint nos besoins fondamentaux à plusieurs niveaux. Au niveau social, par exemple, la louange réunit toute la communauté, tous âges confondus, dans la joie de la présence de Dieu… et ça c’est une richesse unique qui donne à la communauté une belle cohésion et assure sa solidité! La louange rejoint nos besoins émotionnels, car elle touche tous les aspects de la personne : nos sentiments, notre volonté, notre intelligence sont nourris et rétablis par la communion qu’offre la louange, communion avec Dieu, avec les autres, mais aussi avec soi-même. La pratique de la louange chrétienne va au-delà de ce que les techniques de relaxation peuvent offrir. Les besoins physiologiques comportent notamment le besoin de se trouver en sécurité et celui d’être attaché à un lieu. La louange en communauté favorise notre sentiment d’appartenance. Nous nous sentons «comme à la maison» quand nous trouvons notre place dans une Eglise qui adore. De plus, la louange nous décentrant de nous-mêmes,

elle est un puissant facteur de santé et d’équilibre psychique. Au niveau spirituel : La louange nous conduit vers le cœur de Dieu. C’est là le lieu où Il nous révèle qui Il est et qui nous sommes vraiment. C’est le lieu de la restauration de notre véritable identité. De plus, la louange n’est pas réservée à un public d’initiés. Au contraire, elle touche le cœur de quiconque y participe. Preuve en est le témoignage de nombreuses personnes qui disent avoir été bouleversées par un «simple» temps de louange au cours d’un culte ! Précision : La louange ne se limite pas au chant et à la musique. Elle est d’abord un état d’esprit, une mentalité, un style de vie. Elle nous engage aussi à mettre en pratique ce qu’on croit et ce qu’on annonce. C’est donc un vaste domaine, dans lequel il nous reste beaucoup à apprendre. Voilà pourquoi nous voulons engager une personne pour nous conduire vers ce but: devenir un peuple d’adorateurs. Notre foi en Dieu nous donne accès à des trésors, à une force qui dépasse l’intelligence, à la joie d’exister. Notre vision, c’est de partager cette force et cette joie autour de nous, en conduisant des personnes dans la présence de Dieu, au moyen de la louange. Nous voulons en faire une priorité dans notre paroisse, et nous donner les moyens de le faire bien !

5. Témoignages Nous avons eu à cœur de donner la parole à quelques personnes pour qu’elles nous disent brièvement ce qu’elles ont pu vivre de déterminant, soit dans la louange, soit dans le cadre du culte de l’enfance…

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La louange me permet d’entrer concrètement en communion avec Dieu et avec mes frères et sœurs en Christ. L’Esprit-Saint, par les paroles et la musique des chants, touche mon cœur profondément et suscite ma louange. Liliane, 65 ans

ENFANCE Pour moi, le culte de l’enfance était un temps et un lieu où je pouvais sentir la présence et l’existence de Dieu. Chez moi, on ne parlait pas de Dieu, même si mes parents étaient croyants; on ne partageait pas au niveau de la foi. J’aimais aller au culte de l’enfance; en y allant, je sentais que j’étais dans la Vérité, que je découvrais ce pour quoi j’existais. Ce n’est pas tant le contenu dont je me souviens, mais bien plus l’ambiance, cette «paix» que je recevais en y allant. Je me souviens que quand je rentrais chez moi après le culte de l’enfance, je me sentais vraiment heureuse et bien. La monitrice qui nous enseignait était une personne douce, patiente, attentive à chaque enfant. Elle a su persévérer avec nous malgré notre vivacité et mon indiscipline parfois… Que Dieu la bénisse pour tout ce qu’elle nous a Carine Leyvraz apporté!

Dans la louange... : je vis des moments où je peux me mettre devant Dieu de manière particulière, tout en me laissant porter par la musique. J’ai pu vivre des révélations, des réels dialogues avec Dieu et des temps près de son cœur où je le ressentais réellement et je pouvais l’adorer. C’est toujours des moments que j’attends avec impatience. Christelle, 16 ans

6. Combien ça coûte? Je vous propose de rêver un instant.... Imaginons le scénario de deux 100%, à titre indicatif: Vérification faite, la paroisse compte 180 personnes qui se sentent concernées de près par la vie de l’Eglise, et qui ont chacune un revenu (retraités ou salariés). Si l’on part sur une base de 2 ministères rémunérés chacun Fr. 5’000.– par mois, nous pourrions, avec une promesse de don de 2x28.– par mois et par personne, assurer leur financement à plein temps ! De plus, si l’on élargit l’information à tous les foyers protestants inscrits dans notre commune, cela réduira encore la part estimée de chacun. Ce rêve ne vous paraît-il pas éminemment réalisable ?

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LOUANGE Dans la louange, je parle à Dieu et j’aime ça ! Ca vient du cœur. J’aime chanter avec tout le monde, toute la communauté ! Il y a de la joie. J’aime vivre ce moment dan le culte. Sandy, 10 ans

Remarque: cette démarche n’a de sens que si cet engagement ne prétérite pas le montant des offrandes habituelles (collectes au culte, versements par CCP). De la même façon, il ne faudrait pas que le soutien au ministère jeunesse (par les donateurs) s’en trouve affecté. C’est donc bien un effort supplémentaire qui est attendu de chacun.


Dès ce début d’année, un flyer va être distribué pour présenter les deux ministères et leurs raisons d’être. Le coupon réponse qui y est inclus vous permettra d’indiquer votre soutien à ce projet par la promesse de don que vous y inscrirez. Nous vous remercions d’avance de l’accueil favorable que vous y donnerez! Françoise Horton

Tous ensemble, nous y arriverons ! Nous le croyons !

VU D’AILLEURS

Nous vous proposons ce scénario comme un défi ! Tous ensemble, en mettant notre foi en action, et une petite part de nos finances en commun, nous pouvons faire beaucoup ! Concrètement, avec votre accord, nous engagerions les deux nouvelles personnes (enfance, louange) en fonction des promesses de dons reçues. Chaque don fera une différence et sera accueilli avec reconnaissance ! Nous vous proposons de réfléchir, de prier et d’être à l’écoute de ce que le Seigneur vous met à cœur. Tous ensemble, nous y arriverons ! Nous le croyons !

Après plusieurs mois en Israël, Alexandre et Estelle Juvet sont de passage en Suisse, le temps de renouveler leur visa. Ils profitent de l’occasion pour nous donner de leurs nouvelles. Rétrospective:

Cher amis Montains, Après vous avoir quittés, il nous a fallu environ deux ans pour affiner l’appel que le Seigneur avait mis sur notre cœur de partir pour deux ans en Israël. La première année a principalement servi à nous désengager (de DM-échange et Mission, mais aussi de Lausanne) pour mieux bifurquer vers la mission (via une école de relation d’aide à JEM-Châtel, un travail à JEM-Burtigny et une relocalisation à Begnins). Pour Estelle, ce fut le temps de reprendre une activité professionnelle en tant qu’infirmière en soins à domicile. La seconde année fut celle qui nous a servis à nous préparer à partir de Suisse, mettre de l’argent de côté, nous former, etc. J’ai (Alex) aussi repris des veilles comme infirmier, tenu quelques conférences-débats sur Israël dans des églises et des groupes de prières, et effectué une visite de reconnaissance en Israël. Estelle a finalement quitté son travail. Nous avons vendu nos meubles, vélos et autre harpe et sommes partis à JEM-Châtel afin que j’encadre la formation à la relation d’aide et qu’Estelle suive ce cursus en anglais,…une manière de se perfectionner dans cette langue. En Israël : Fin juin nous nous envolions pour Jérusalem pour prendre nos quartiers dans un studio que nous louait une amie de Chantal Allemand. Et depuis, nous sommes allés de surprise en surprise. Premièrement, le dit studio ayant subi des dégâts d’eau, nous avons dû trouver autre chose et avons pu être logés transitoirement avec les responsables de Succat Hallel (la maison de prière 24/7 dirigée

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par Rick Ridings). Ce fut une grande bénédiction qui nous a permis de nous faire de bons amis ainsi que de nous joindre au ministère en conduisant des veilles de prière de nuit ainsi que des temps de louange en français.

Très vite, vint le moment de trouver puis de décorer un petit studio dans lequel nous avons résidé jusqu’à fin octobre. La semaine suivante commençait sur les chapeaux de roues, avec la formation d’Estelle à la «Kings School of Media», chapeautée par une grande église du nom de «King of Kings». Leur vision: réunir Juifs, Palestiniens et autres étrangers pour les former ensemble à être sel et lumière dans la sphère des médias et du 7 e art. La formation étant à 70% pratique, après 2 petites semaines nous étions tous (Alex compris) au charbon pour couvrir médiatiquement différentes conférences qui ponctuent la saison des fêtes et y servir de petites mains : 1° ELAV, l’équivalent israélo-palestinien de la célèbre «RJ» de Bulle, rassemblant environ 800 jeunes Juifs, Arabes israéliens et Palestiniens. 13 2° ANCJ «All Nation Convocation Jerusalem» qui rassemble 2500 intercesseurs venus de 160 pays... conférence traduite dans 8-9 langues 3° ICEJ, la conférence de l’ambassade chrétienne internationale de Jérusalem où j’étais même volontaire du «Magen David Adom», la Croix-Rouge israélienne.

Dès octobre, nous avons retrouvé un rythme de croisière, Estelle dans l’école, Alex à l’école d’hébreu, accompagné de 17-18 Juifs religieux francophones. Une aubaine pour quiconque se rend en Israël avec un profil de missionnaire frustré de ne pas encore maîtriser une langue locale. Reconnaissance: En somme, après 5 petits mois, dont le dernier passé en Suisse (dans l’attente d’un visa à long terme), on peut tirer notre chapeau au Seigneur qui, non seulement a pourvu en tout point, mais a permis que nous entrions de plein pied dans les objectifs qui nous étaient chers : le travail d’équipe, le service (dans lequel il n’y pas de compétition), créer des ponts, discerner et côtoyer un public cible, etc. Nous ne pouvons malheureusement en dire plus puisque nous devons nous en tenir à une page. Mais sachez, par exemple, que pour vos voyages, j’ai mes entrées avec le «Centre Israélien du Tourisme Educatif» qui possède à peu près toutes les clés du pays. Avis aux amateurs! Avec toute notre amitié en Christ ! On vous aime, on vous regrette aussi. Vous avez été pour nous une famille et un véritable tremplin dans l’opportunité de servir le Seigneur ensemble. Alors recevez l’expression de notre profonde gratitude. Alexandre et Estelle Juvet

(Pour ceux qui voudraient prendre contact avec Alex et Estelle, voici leurs coordonnées: alexandre.juvet@gmail.com / 076 576 01 99 gipestelle@gmail.com / 079 208 35 22 En Israël +972 52 355 13 06 Soutien : Assoc. « Apostofat » ccp : 17-502158-3 Internat.: IBAN : CH77 0900 0000 1750 2158 3 SWIFT/BIC : POFICHBEXXX

Si jamais un groupe de maison désire faire appel à eux pour qu’ils viennent leur parler plus longuement, c’est aussi possible !


Bonjour, Je me suis converti au camp de Pâques de Plan d’Aups, organisé par le groupe de jeunes pour les catéchumèmes…. Je vais vous témoigner de la relation que j’avais avec Dieu avant ma conversion. Ensuite, je raconterai les événements qui m’ont conduit à me convertir. Je terminerai en vous indiquant comment s’est passée ma conversion et ce qu’elle m’a déjà apporté. Je suis né, il y a un peu plus de 59 ans. Je n’ai jamais connu mon père. Mon enfance s’est passée essentiellement dans des homes dépendant de services sociaux. J’ai été baptisé catholique, j’ai suivi le catéchisme protestant et j’ai confirmé chez les protestants. Pour moi, Dieu a toujours existé ; j’ai toujours cru en lui. Je l’ai aussi prié,…pas très souvent, il est vrai ! Avant ma conversion, je n’avais jamais lu la Bible. Je me suis éloigné de l’église à l’âge de l’adolescence par manque d’intérêt. En revanche, dans la vie, j’ai longtemps appliqué certaines valeurs importantes pour moi : l’honnêteté, le respect d’autrui, l’humilité. En respectant ces valeurs, j’étais en paix avec ma relation avec Dieu ; car je respectais au moins sept ou huit de ses commandements ; c’était plus que la moyenne ! Je pensais parfois à Dieu ; je le priais, surtout quand je rencontrais des difficultés ; je le priais surtout pour me plaindre de ce qu’il n’avait pas fait !

Et puis, maintenant, avec le recul, je réalise que Dieu m’a beaucoup protégé au cours de ma vie. Lors de mon adolescence, j’ai vécu avec des jeunes qui n’ont pas eu la même chance que moi. J’ai eu de la chance en apprentissage d’avoir eu un patron qui m’a pardonné mes bêtises, qui m’a fait

Cassis, avril 2013

ÇA S’EST PASSÉ

Et voilà, comme promis, le 3 e témoignage donné lors du culte de l’Alliance, le 19 mai dernier. C’est Enzo Ravera, cette fois, qui nous partage son cheminement spirituel et sa conversion lors du camp de Pâques…

confiance et qui m’a permis ainsi de réussir mon apprentissage. Ensuite, je réalise que Dieu a mis sur mon chemin des amis qui m’ont montré comment avancer dans la vie de manière positive. Certains n’ont pas eu cette chance. Dans la vie, il suffit parfois d’une mauvaise rencontre pour que votre vie bascule, Pour moi, tel n’a pas été le cas ; j’en suis reconnaissant à Dieu. Je me suis marié à l’âge de 34 ans. Dieu nous a donné trois enfants : une fille, Martina, et deux garçons, Vincenzo et Enrico, qui sont nés le même jour… Ils ont été baptisés à l’âge d’un an. Ils ont suivi le catéchisme ici au Mont. Ils ont confirmé leur baptême. Vincenzo et Enrico ont ensuite rejoint le groupe de jeunes. Je vivais donc tranquillement sans trop me remettre en question au sujet de ma relation avec Dieu. Et

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Moi, j’hésitais ; j’étais encore trop consciencieux… Et lors de ce camp de l’Ascension, il y a eu le témoignage de mon fils Enrico, qui a déclaré avoir grandi dans une famille dont les parents n’étaient pas chrétiens… Je vous avoue que, sur le moment, j’ai été surpris ! J’ai réfléchi.

Plan d’Aups Ste-Baume, avril 2013

puis, Vincenzo et Enrico ont commencé à parler de Dieu à la maison ; ils en ont parlé de plus en plus. Un jour, ils ont affirmé avoir assisté à des guérisons, à des miracles et même aussi voir des personnes tomber à terre lorsque le Saint-Esprit était entré en elles. Incrédule et inquiet, en père responsable, je me suis

renseigné… ! Non, mes deux fils n’avaient pas rejoint une secte…J’étais donc rassuré ! Ensuite, ils m’ont invité à venir avec eux à l’église. Je suis donc venu ici au Mont-sur-Lausanne. Vous m’avez bien accueilli ; vous m’avez plu. Les cultes m’ont aussi plu. J’ai trouvé ici la spiritualité dont j’avais besoin et dont tout le monde a besoin, j’en suis sûr. Je me suis déjà rapproché un peu de Dieu. Et puis, l’année passée, mes deux fils m’ont demandé si je voulais venir aider en cuisine au camp de l’Ascension que le groupe de jeunes organisait. 15

J’ai accepté et cette expérience a été très enrichissante pour moi. J’ai pu rencontrer des jeunes gens qui entraient dans leur vie d’adulte, des jeunes gens ouverts d’esprit, intelligents, sensibles, polis, reconnaissants, et qui, surtout, s’engageaient sans hésitation dans la voie de Dieu et de Jésus-Christ.

Cette année, je me suis porté à nouveau volontaire pour être dans l’équipe de cuisine au camp de Pâques. Et naturellement, j’ai à nouveau observé ces jeunes gens… Dans la vie, on prend normalement exemple sur nos aînés. On reçoit des leçons de nos aînés. Moi qui réfléchissais, hésitais, j’étais impressionné par ces jeunes. Je me posais des questions : «Peux-tu vraiment t’engager dans la voie de Dieu et de Jésus-Christ, toi qui es en instance de divorce, toi qui doit être performant, toi qui dois savoir te vendre,…et j’en passe ! Et puis j’ai réalisé, certainement comme vous, que je cherchais des excuses et que, bien sûr, je n’en avais pas. Je ne pouvais pas en avoir. J’ai donc demandé la prière ; je me suis converti et je me suis engagé. A quoi me suis-je engagé ? Naturellement, en premier lieu, à augmenter ma moyenne, s’agissant du


PORTRAIT

respect des commandements de Dieu ! Je me suis engagé à honorer et à croire en Dieu le Père tout puissant, car je sais que c’est lui qui a créé la terre, le ciel et tout ce qu’ils contiennent. Je me suis engagé à honorer et à croire en Jésus-Christ, car je sais que Dieu l’a envoyé sur la terre pour nous sauver de nos péchés et que l’on ne peut, sans lui, ni chercher, ni trouver d’autre salut. J’ai commencé à prier. J’ai commencé à lire la Bible. J’ai commencé à me rapprocher de Dieu et de Jésus-Christ. Et j’en perçois déjà les premiers signes. Avant, j’étais très stressé ; maintenant, je suis toujours un peu nerveux, mais quand même beaucoup plus calme. Avant, j’étais sans cesse inquiet ; maintenant je suis toujours soucieux, mais quand même beaucoup plus confiant. Avant, j’hésitais ; maintenant, je doute déjà moins. En acceptant d’entrer dans leur voie, Dieu et JésusChrist m’ont déjà apporté sérénité et paix. Amen. Enzo Ravera

Je me suis engagé à honorer et à croire en Jésus-Christ, car je sais que Dieu l’a envoyé sur la terre pour nous sauver de nos péchés et que l’on ne peut, sans lui, ni chercher, ni trouver d’autre salut.

Jean-Marie Christen effectue un remplacement dans notre paroisse depuis la mi-décembre 2013. Il se présente. Lors de mon dernier passage dans votre paroisse il y a neuf ans, j’ai été très touché que chaque rencontre débute par la prière. Je me réjouis ainsi de retrouver cet esprit de prière et de communion qui unit la communauté du Mont, de retrouver certains visages et d’en rencontrer de nouveaux. Je suis né en 1960. Célibataire, j’ai deux chats comme compagnons. J’ai débuté dans le ministère en 1988 et je suis heureux d’être un pasteur de paroisse généraliste, d’être en lien avec la famille spirituelle paroissiale, avec un accent particulier pour le catéchisme. Ces dernières années, j’ai été marqué par la spiritualité des communautés de types monastiques, particulièrement par celle des sœurs de Grandchamp et celle de Taizé : être à l’écoute de l’Esprit Saint et de la Parole de Dieu dans le silence. J’ai aussi à cœur que nous puissions tous témoigner des traces du Christ dans notre vie auprès de cette foule de personnes qui n’ont plus de lien avec l’Eglise. Mes loisirs : surtout la montagne, marcher sur le chemin de Compostelle, les expositions de peinture, les repas entre amis, et un peu de lecture. Jean-Marie Christen

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COUP DE CŒUR CARTES PAROISSIALES 2014 ENVOYEZ-NOUS VOS PHOTOS NUMÉRIQUES ! Le comité de préparation des nouvelles cartes paroissiales 2014 a besoin de votre aide afin qu’il puisse constituer un choix de photos aussi large que possible. Alors n’hésitez pas à lui envoyer par mail ou sous tout autre support informatique vos images ou photos-montages selon ce qui suit : Thème Deuil et reconnaissance Provenance des images Favorisez votre région géographique (pas d’images exotiques !) Format et résolution d’image Format carte imprimée 15x15 cm (prévoir que votre image sera recadrée « carrée » en final)

Image haute résolution en JPG ou autre format photographique (svp pas de photos venant d’appareils téléphoniques)

Envoi fichier photo De préférence par mail ou par le site internet «www.grosfichiers.ch» à l’adresse mail «ronaldfluckiger@me.com» Délai d’envoi Au plus tard mercredi 19 février 17

Merci de votre collaboration. On se réjouit de voir le résultat imprimé en mai prochain! (Pour toutes autres questions relatives à ce projet merci de contacter une de ces personnes : Patricia Guex – 079 388 90 42, Françoise Horton – 021 652 17 03, Ruth Bourgeois – 079 810 95 39, Ronald Fluckiger – 076 380 94 80).

Catholique anonyme de Thierry Bizot, édition du Seuil, (Points) En quelques 200 pages qui se veulent un roman, Thierry Bizot nous montre comment Dieu va le rencontrer lors d’un catéchisme pour adultes auquel il ne sait pas s’il a vraiment envie d’aller. Il y découvre ses peurs et ses faiblesses, alors qu’il se croit un homme fort et sûr de lui. Rattrapé par ses émotions, lui, l’homme de télé et le romancier à succès, verra comment, lorsqu’il se sent aimé de Dieu, sa propre vie prend de la couleur et comment on peut même tomber amoureux de Jésus…presque contre son gré ! Son deuxième ouvrage, sur le même sujet, est en fait une présentation d’expériences personnelles qu’il écrit semaine après semaine sur son blog. On y découvre que chaque jour, Dieu le rencontre de manières différentes et inattendues ; que d’en parler autour de lui le fait grandir et découvrir sa Foi. Les réponses qu’il suscite pourraient nous encourager à témoigner… Premiers pas d’un apprenti chrétien chez Bayard 2013.

Viviane prête ses livres !


CONSEIL EXPRESS ASSEMBLÉE PAROISSIALE DU PRINTEMPS MARDI 18 MARS À LA MAISON DE PAROISSE Venez nombreux pour élire notre nouveau Conseil paroissial ainsi que les membres du bureau de l’Assemblée paroissiale pour la législature 2014-2019 ! Votre présence sera un beau signe d’encouragement pour celles et ceux qui poursuivent ou commencent leur engagement dans ces différentes instances.

EN BREF Etape 1 Paroissiens du Mont, qui sommes-nous ? Un module de formation qui vous entraîne à la découverte de votre famille spirituelle… et vous invite à devenir membre de la communauté paroissiale !

LE VENDREDI 14 MARS 2014 DE 19 H 45 À 22 H ET LE SAMEDI 15 MARS DE 8 H 45 À 12 H AVEC CAFÉ-CROISSANT. Inscriptions auprès de : Chantal Hoegger, tél. 021 652 92 19 chantal.hoe@bluewin.ch ou à la sortie du culte

SEMAINE DE L’UNITÉ CHRÉTIENNE DU 19 AU 24 JANVIER 2014 Le Christ est-il divisé ? (1 Corinthiens 1 : 13) Dimanche 19 janvier à 10 h Célébration oecuménique au Temple du Mont-sur-Lausanne Du 20 au 24 janvier de 18 h 30 à 19 h : Lundi Eglise adventiste Mardi Eglise catholique de St Amédée Mercredi Paroisse orthodoxe de St Maire et St Grégoire Palamas Jeudi Communautés du Chemin Neuf et de Sant’ Egidio Vendredi Eglise réformée et Fraternité franciscaine laïque de Suisse romande

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EN BREF DE L’AFFLICTION À LA BÉNÉDICTION DU JEUDI 28 MAI 2014 14 H 30 OU AU DIMANCHE 1ER JUIN À 16 H COMMMENT TRIOMPHER DES TRAGÉDIES DE LA VIE À EMMAÜS á Tu es célibataire. á Tu es veuf ou veuve. á Tu as connu le divorce. á Tu vis séparé (e) de ton conjoint(e) á Tu élèves seul (e) un ou des enfants…

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LE CAMP DES JEUNES EN IMAGES

Alors ces 3 jours sont pour toi avec au programme : á détente, á enseignements, á partages, á louange.

Pour tout renseignement : Hélène Beney «Makarios » Ch. des Philosophes 3 1350 Orbe tél : 024 441 16 02 Ou par internet : despasdanslesable.europe@bluewin.ch


IMPRESSUM Ont collaboré à ce numéro : Liliane Aubert, Jean Decorvet, Enzo Ravera, Jean-Marie Christen Rédaction : Elisabeth Gay-Fraret Dahn, F. Horton, M. Brunetti, Jean-Pierre Ammann

Pour toutes les activités régionales, veuillez consulter la brochure « Echange et partage » – www.protestant.ch/lemont

Afin que vous puissiez agender les activités qui vous intéressent, prier pour celles qui vous tiennent à cœur, en voici la liste de janvier à avril 2014.

Date

Horaire

Lieu

Activité

MA 14 janvier

14 h

Foyer Grande Salle

Amis des 4 Coins

ME 15 janvier

20 h

Maison de paroisse

Lectio divina

DI 19 janvier

10 h

Le Mont

Célébration œcuménique de l’unité, Cène

LU 20 janvier

18 h 30-19 h

Eglise

Célébration semaine de l’unité

MA 21 janvier

18 h 30-19 h

Eglise

Célébration semaine de l’unité

ME 22 janvier

18 h 30-19 h

Eglise

Célébration semaine de l’unité

JE 23 janvier

18 h 30-19 h

Eglise

Célébration semaine de l’unité

VE 24 janvier

18 h 30-19 h

Eglise

Célébration semaine de l’unité

DI 26 janvier

10 h 17 h

Eglise

Culte, dimanche missionnaire, groupe ados Concert, « La Chanson de Fribourg »

DI 2 février

10 h

Eglise

Culte, Cène

DI 9 février

10 h

Eglise

Culte, groupe ados

MA 11 février

14 h

Foyer Grande Salle

Amis des 4 Coins

ME 12 février

20 h

Maison de paroisse

Lectio divina

DI 16 février

10 h

Eglise

Culte, Cène

DI 23 février

10 h

Eglise

Culte, groupe ados

DI 2 mars

10 h

Eglise

Culte, Dimanche des malades. Pique-nique canadien pour tous à l’issue du culte

DI 9 mars

10 h

Eglise

Carême, Culte Tous-Âges

MA 11 mars

14 h

Foyer Grande Salle

Amis des 4 Coins

ME 12 mars

20 h

Maison de paroisse

Lectio divina

DI 16 mars

10 h

Eglise

Culte, campagne Action de Carême, PPP

MA 18 mars

20 h

Maison de paroisse

Assemblée paroissiale de printemps

DI 23 mars

10 h

Eglise

Culte, Cène

DI 30 mars

10 h

Eglise

Culte, Cène et onction

DI 6 avril

10 h 17 h

Eglise

Culte d’installation du Conseil paroissial, Cène Concert, Flûte et orgue

MA 8 avril

14 h

Foyer Grande Salle

Amis des 4 Coins

ME 9 avril

20 h

Maison de paroisse

Lectio divina

DI 13 avril

10 h

Eglise

Culte des Rameaux

VE 18 avril

10 h

Eglise

Culte du Vendredi-Saint, Cène

DI 20 avril

08 h 30 10 h

Maison de paroisse Eglise

Petit-déjeûner Culte de Pâques, Cène

Vous désirez recevoir ce journal par la poste, souscrivez à un abonnement annuel de Fr. 15.– pour 4 numéros. Renseignement et inscription au secrétariat paroissial, tél. 021 652 92 80

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En… vie