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CASTEMAG Le magazine de reportage de la citĂŠ de la Castellane

N°4 - mai 2018

Reportage

Profession apiculteurs

Grand Angle Les aventures de Samana

Culture

Nous sommes Foot au Mucem

Portfolio Barcelone


Sommaire

À la une

p.4

Portfolio Barcelone

Reportage p.14

Les apiculteurs du vallon des Mayans

p.20

Grand angle Les aventures de Samana

Sport p.26

Championat FFC

Culture p.28

Exposition Nous sommes Foot au Mucem

Castellane Express

p.30

Actualité culturelle du quartier

Photo de couverture : © Ilham - Parc Guëll, Barcelone

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Éditorial

© Mika

ÉDITO Le Centre Social et Culturel La Castellane a développé un véritable dynamisme autour de la question culturelle depuis plus de 25 ans au service des habitants de la Castellane. Au fil des années, il a été question de créer l’occasion de la rencontre et de la découverte à travers de nombreux projets fédérateurs et ayant du sens pour les participants. En Mai 2016, les habitants ont découvert le numéro 1 d’un nouveau magazine, CasteMag. Un magazine qui offre une série de reportages de qualité entièrement réalisés par un groupe de photographes en herbe, tous habitant la Castellane. Ce magazine s’inscrit dans la démarche autour du projet « quatre saisons » qui a permis la consécration du travail de ces dernières années autour de la photographie. Le travail du centre social associé à la rencontre avec Teddy Seguin, pionnier de qualité de ce magazine encourage les participants à aller plus loin dans leur soif de découverte. Documentation, recherches et reportages ont rythmé ce travail qui a abouti à une ouverture sur le monde extérieur, à la découverte de la région. A chaque numéro, nous avons toujours été émerveillés par la qualité des réalisations et les projets sélectionnés par le comité. Du sens, de la créativité et du contenu au service d’une démarche sociale complétement intégrée depuis des années à la politique culturelle du centre social et de la cité. Le centre social et culturel s’est toujours attaché à révéler et mettre en valeur les potentialités et les richesses des habitants. Cette démarche s’est nourrie du travail d’implication du groupe, de rencontres et de professionnels passionnés. Ce numéro nous témoigne ainsi la richesse des parcours de ces photographes en herbe. De Barcelone, à la rencontre des apiculteurs de Mayan, à la retransmission d’émotions autour des dynamiques SAMANA, championnat FFC et Castellane Express, nous vous souhaitons une bonne ballade. Soulignons également la sortie du livre Depuis l’enfance dont l’auteur Teddy Seguin nous fera revivre les plaisirs de cette expérience pour tous. Le travail autour du projet quatre saisons restera ainsi gravé pour les habitants, les photographes en herbe et ses précurseurs Emmanuel Daher, responsable jeunesse du centre social et Teddy Seguin, photographe des Girelles. Bonne lecture de ce nouveau numéro de Castemag pour le plaisir de tous, petits et grands. Ce magazine de reportage est à l’image du dynamisme de la cité couplé au savoir faire de Teddy Seguin, photographe. Feuilletons ensemble ce magazine et découvrons les richesses de ce travail. M. Khelladi Nassim Directeur Centre Social et Culturel la Castellane Mai 2018 • C aste M ag • 3


À la une Portfolio Barcelone Texte : Raouf et Ilham Voyage au pays du Barça Choisir Barcelone pour notre voyage d’étude annuel, ça a été comme une évidence. Barcelone, cette ville dont tout le monde parlait autour de nous, qui accueillait un des plus prestigieux clubs de football au monde, nous voulions nous aussi la découvrir et, à travers nos images, vous la présenter. En compagnie de notre mascotte, notre ballon de foot préféré, Samana, et de nos appareils photo bien calés dans nos sacs à dos, nous avons arpenté les rues de la capitale catalane jusqu’à en user nos semelles. Ce que nous avons vu et vécu est encore plus génial que ce que nous avions imaginé.

© Mika

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t c’est parti, rouler cinq heures dans le minibus, et prendre de plein fouet Barcelone en direct, avec ses routes immenses et ses voitures dans tous les sens, ses feux oranges, et ses sirènes de pompier. Grosse claque. D’emblée on nous avertit, ici, il y a des règles à respecter ; mieux vaut attendre que le feu passe au vert si on ne veut pas risquer de se faire écraser. Pour commencer en beauté, direction les Ramblas et ses hordes de touristes, ses artistes de rue « qui bougent comme des automates », ses vendeurs de souvenir entre lesquels nous slalomons. Ca nous donne un peu le tournis tout ce monde d’un seul 4 • C aste M ag • Mai 2018

coup, mais y a pas photo, les gens d’ici ont la joie de vivre. Ils parlent vite, sourire aux lèvres et grands gestes, ils sortent dehors, même tard le soir. On aime cette avenue reliant la place de Catalogne, centre névralgique de la ville, au Port Vell où se dresse la colonne de Christophe Colomb. Et on se met déjà à rêver de venir vivre ici. Le jour suivant, le spectacle continue ; entrée royale sous un arc de triomphe pour se prélasser sous les orangers du parc de la Ciutadella. Dans cette ville, on vit dehors, on fait du yoga ou on prend des cours de danse en plein air. Nous apercevons même un ou deux freestylers, une pause contem-


plative avant d’aborder de bons pieds l’imposant et emblématique monstre catalan, la Sagra Familia. Sur place, toujours beaucoup de monde qui fait la queue, mais nous avons réservé nos tickets, et donc, ça va vite, on s’engouffre, et on en prend plein la vue, au milieu des sculptures, des vitraux et des rayons colorés qui traversent la cathédrale et se reflètent sur le sol. C’est magique, même si c’est vrai que la Sagra est encore en travaux. L’architecte Gaudi, le créateur fada de cette œuvre titanesque repose l’esprit bien en paix dans son cercueil exposé au public dans la crypte. Après toutes ces émotions, une petite pause s’impose.

Faute de paella, on mange mexicain, « après tout, c’est espagnol aussi », et oups au dodo. Le lendemain, c’est reparti. Visite du parc Guëll, un autre lieu haut en couleur créé également par Gaudi et situé sur une colline, au nord-ouest de la ville, un ensemble architectural incroyable qui s’intègre à la nature et la reproduit; deux maisons en forme de champignon, une fontaine en forme de salamandre, des escaliers, des ilots, un banc en forme ondulé sur une terrasse, le tout recouvert de mosaïque multicolore, et enfin une vue imprenable sur la mer et la ville qui pour la première fois nous apparait « si petite avec des tours qui dépassent ». Mai 2018 • C aste M ag • 5


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© Raouf

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On marche, on marche, encore, comme toujours, la journée passe vite, et il nous faut profiter de notre dernière soirée. Ce sera une surprise, un bowling, une grande première pour nous tous. Au petit matin, hors de question de remonter dans le minibus et de quitter la ville sans nous rendre où nous rêvions tous d’aller. Et deux heures après, il est enfin là, le stade du Barça, le tant espéré, devant nous, ce stade immense, tellement immense, deux fois plus grand que celui de l’OM, et c’est maintenant que tout se joue, on n’hésite pas une seconde, on sort de notre sac Samana, et on le place sur le banc de touche. Notre héros à tous est devenu le remplaçant du Barça, il se tient prêt pour rentrer en action, et c’est tout simplement incroyable. Quel beau final.

© Farouk

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2/© Farouk

3/© Ilham

1/ Lumière féérique dans la nef de la Sagrada Familia. 2/ Lumière féérique dans la nef de la Sagrada Familia. 3/ La cathédrale de la Sagrada Familia est en construction depuis plus d’un siècle. Les travaux devrait s’achever en 2026.

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4/© Ilham

4/ Vitraux de la Sagrada Familia.


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Barcelone, c’est plus calme, plus

propre, plus stricte que Marseille. Les Ramblas font un peu penser au Vieux Port

© Farouk

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Reportage Apiculteurs du vallon des Mayans Texte : Ryad et Alfa

Agnès et Louis ou la passion de la nature, du miel et des abeilles…. Installée depuis dix ans au pied du massif de l’Étoile, chemin du vallon des Mayans, dans le 15eme arrondissement de Marseille, la miellerie d’Agnès et Louis, qui fait office également de chambre d’hôtes, se présente à première vue comme une petite maison paisible entourée de restanques. On est loin d’imaginer qu’à quelques mètres à peine, un peu plus haut dans le jardin, se cachent agglutinées dans des caisses en bois, des milliers d’abeilles, pas silencieuses du tout.

© Ryad

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u’est-ce qui a bien poussé ces deux- là, elle, ancienne infirmière en psychiatrie, lui ancien cadre de la fonction publique, à se lancer dans la fabrication du miel ? « Ce ne sont pas nous les fabricants de miel, rétorque Agnès, ce sont les abeilles, nous, on leur vole. » « Avoir des abeilles, c’est une vieille idée à Louis, mais pour ça, il a dû se former, et maintenant c’est lui qui forme des jeunes apiculteurs », nous répondelle tout en nous sommant d’enfiler les vêtements blancs qu’elles nous tend en vue de nous protéger contre les abeilles que nous nous apprêtons à aller observer dans les ruches.

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Une fois habillés, nous ressemblons à de « vrais cosmonautes  », chacune des parcelles de notre peau est recouverte, même nos poignets et nos chevilles sont devenues invisibles. Ça n’empêche pas pour bon nombre d’entre nous d’avoir peur d’être piqué. « N’ayez pas peur des piqûres, nous rassure alors Louis de sa voix bienveillante, ça peut faire un peu mal, mais c’est l’abeille qui mourra, pas vous … » Si elle ne pique pas, une abeille ouvrière vivra environ un mois et demi. Quant à la reine, celle qui pond les œufs dans la ruche, elle vivra plus de trois ans.


Sur le chemin qui nous mène aux ruches, Louis nous explique que cette année, il y a beaucoup de ruches qui n’ont pas donné de miel, « tellement qu’il faisait trop sec ». Il nous dit ça pendant qu’Agnès balance devant nous un enfumoir. « On enfume avant même d’atteindre les ruches pour embrouiller leurs phéromones d’alerte ». En langage plus clair, cela signifie que les abeilles risqueraient de s’énerver lorsque nous approcherons trop près des ruches. Donc il vaut mieux se protéger. La fumée les stresse et pour se calmer les abeilles préfèrent se diriger au cœur de la ruche pour manger un peu de miel, et nous, on ne se

fera pas piquer. Ca bourdonne, ça bourdonne, Louis ouvre le toit d’une des ruches, sort un cadre. « Vous voyez les billes couleur blanc nacré au fond de la ruche, ce sont les larves issues des œufs pondues par la reine. L’œuf éclot au bout de trois jours, la larve évolue six jours en se nourrissant de la nourriture déposée dans l’alvéole par les abeilles nourrices. L’abeille nait directement adulte et commence dès le début à travailler. Elle est d’abord nettoyeuse, puis magasinière, et enfin gardienne et butineuse. C’est le vol qui va l’épuiser. » Amine s’approche timidement et demande : « Mais Mai 2018 • C aste M ag • 15


© Alfa

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© Ryad

d’où vient le miel, alors ? ». « Le miel, ça vient de ce que butinent les abeilles au fond des fleurs. Ce petit liquide sucré qu’on appelle le nectar, c’est en le transformant avec leur salive et donc leurs enzymes, puis en le séchant, qu’elles fabriquent le miel.» Et à propos de cette reine, cette abeille dont Louis nous apprend qu’elle donne vie à plus de mille œufs par jour, soit à un million par an, est-elle vraiment seule dans la ruche  ? Ca parait tellement incroyable. N’en existerait-il pas plusieurs ? « En principe non, nous affirme Louis, sauf parfois durant un laps de temps très court, où une ancienne reine à bout de course peut coexister avec sa remplaçante. Mais c’est très rare. » La reine est au départ une abeille normale choisie par le groupe pour être mieux nourrie, exclusi-

vement avec de la gelée royale. Elle va se faire féconder par une quinzaine d’abeilles mâles en une ou deux fois. « A cette saison, il n’y a plus de mâles, alors si la reine meurt, il n’y aura plus de production, l’atelier sera fichu. Certaines ouvrières développeront leur système ovarien et se mettront à pondre. Mais ces œufs-ci ne donneront que des abeilles mâles qui s’empresseront de quitter la ruche pour une autre, où ils pourront alors féconder une nouvelle reine. » Et oui, chez les abeilles, les mâles ne travaillent pas. Ils se contentent de perpétuer l’espèce.

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18 • C aste M ag • Mai 2018 © Samy


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Grand Angle SAMANA Texte : Bérengère de Montalier C’est sous l’impulsion de Manu Daher, responsable du centre social et culturel de la cité, et de son acolyte, le photographe Teddy Seguin, qu’est né en octobre dernier, SAMANA, un tout nouveau projet photographique que nos kids devenus maintenant maitres en l’art de photographier vont continuer à mener en toute autonomie. Let’s go !

© Mika

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AMANA, quèsaco ? Un magnifique ballon de football de couleur verte à qui les kids ont donné le doux nom de SAMANA (un surnom imaginé à partir des initiales de leurs prénoms), et, qu’ils ont définitivement adopté comme un des leur. Comme eux, Samana vit à la Casté, va au collège, suit les aides aux devoirs, et fréquente le centre socioculturel. Il est aussi curieux de découvrir le monde au-delà de la cité et part en reportage. Dernièrement, il vient de rentrer d’un séjour à Barcelone. Il a également visité le Frioul, s’est entraîné au foot à Saint Henry, et a même tourné dans le 20 • C aste M ag • Mai 2018

clip d’une chanson, « vidaloca », composée et interprétée par le rappeur Raisse, un ancien jeune du centre. Enfin, comme tout gosse du quartier qui a dans la tête l’exemple de notre Zizou national, Samana rêve de devenir footballeur professionnel. Et pour atteindre ce but, il lui reste à parcourir un sacré chemin jonché d’étapes que les enfants vont devoir imaginer et mettre en scène à travers leurs photographies. Mais qui de mieux que notre chaleureux Manu Daher pour nous en parler: «Tout ça, c’est parti du fait que Teddy allait partir. Qu’il fallait, maintenant qu’il avait transmis aux


jeunes sa passion pour la photographie, que les enfants deviennent autonomes, qu’ils s’approprient l’outil photo à leur manière. Pour les accompagner dans cette démarche, on a trouvé cette idée, les enfants pourraient continuer à prendre des photos par le biais de Samana. En fait, c’est parti d’un truc qui s’était passé dans les premiers ateliers photos dirigés par Teddy, c’est-à-dire il y a deux ans et demi. Une photo de basket prise par Nani. C’est dur de captiver les petits, et quand on a constaté cette façon dont les enfants avaient eu de trimballer cette chaussure partout avec eux, de s’amuser à la photographier dans plusieurs

endroits, on s’est dit que le prétexte du ballon de football allait les motiver. C’est comme ça qu’on leur a présenté le ballon, « leur collègue », et ça a plutôt bien marché. Je leur ai alors demandé de s’identifier à Samana, de lui faire vivre leur propre vie, celle d’un petit du quartier. Je leur ai aussi suggéré que Samana pourrait réussir à mener une carrière de footballeur. Comment pouvait-il s’y prendre ? Les entrainements dans le quartier d’abord, puis le jeu dans les petits clubs, et enfin la consécration, devenir pro à l’OM. Les enfants mettant alors en scène ces différentes étapes. Le but étant que Samana in fine atterrisse dans les Mai 2018 • C aste M ag • 21


© Dadou

© Nailly

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vestiaires de l’OM, voir fasse le lancement d’un match. A l’heure d’aujourd’hui, certes, on n’en est pas encore là, mais je me suis arrangé, et on a quand même eu un accord de principe avec l’OM. En attendant que Samana devienne un pro, il est encore un gamin des cités dont les enfants doivent imaginer le parcours et l’ascension, un être en construction qui a besoin de s’ouvrir au monde. Tout ce travail photo fera l’objet, on l’espère, d’une exposition organisée à La Commanderie. Pour finir j’aimerais insister sur le fait qu’au-delà de la dimension culturelle du projet, il y a aussi tout un aspect éducatif important. Car monter des projets culturels en impliquant au maximum ces jeunes, c’est en effet un moyen de garder le lien avec des enfants qui pour certains sont parfois en rupture avec le système scolaire. C’est un prétexte pour accompagner ces petits, les encadrer pour qu’ils ne

franchissent pas la ligne rouge. En leur ouvrant l’esprit, en leur donnant l’occasion de rencontrer des personnes comme Teddy, en leur proposant le maximum, l’excellence, on peut espérer que ça va leur plaire, qu’ils auront envie d’aller voire ailleurs, et peut-être même, qui sait, que ça va créer du désir, que l’un d’eux va s’accrocher et se donner les moyens de viser haut. Et si parfois dans l’immédiat, certains des enfants ne semblent pas vraiment touchés par ce qu’ils sont en train de faire, il faut se dire que c’est parce qu’ils sont encore jeunes pour réaliser. Il faut leur laisser du temps. Je reste persuadé que c’est dans quatre ou cinq ans que tout ça aura ses effets. Ce ne sont pas des enfants qui ont l’habitude d’être valorisés, et ce genre de projet justement les valorise. Il leur donne une image positive d’eux-mêmes, et ça, ça n’a pas de prix, ça leur apportera forcément quelque chose. » Mai 2018 • C aste M ag • 23


© Samir

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© Hanafi

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Sport Championat FFC

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e championnat FFC Séniors lancé en 2016, permet à six équipes de dix joueurs de se retrouver et de s’affronter au terrain de la Jougarelle. Ce championnat qui voit différentes générations s’affronter est devenu un des évènements poids lourd de la Castellane. Ces deux dernières années, le championnat nous a offert des matchs et un spectacle de qualité. La question que tout le monde se pose pour 2018 est, qui pourra détrôner les doubles champions en titre, Les Galaktiks. Les équipes qui s’affronteront, sont : le TP. M a zembe , l’éternel favori, une équipe au potentiel physique hors normes, mais qui, contrairement aux G alaktiks , souffre sur un plan mental. Si les membres de cette équipe parviennent à franchir ce palier, ils auront toute leur chance. 26 • C aste M ag • Mai 2018

l’Athletico de la kste, l’outsider, une équipe certes aux qualités combattives et qui pourrait battre tout le monde mais, qui, au final, est trop inconstante. Cependant, s’ils y arrivent, ils vont faire très mal. M agasins U nited , avec des joueurs plus âgés mais moins talentueux, ils sont arrivés cinquième en 2017, et depuis ont envie de prendre leur revanche et de faire taire ses détracteurs. Equipe à fort potentiel. FC P huket , une énigme, car possède des joueurs jeunes et de bon niveau, mais malheureusement une équipe en flottement car manque de leader capable de franchir un palier. Cependant, attention à elle, capable de poser des problèmes à n’importe qui dans le championnat. C pas facile , équipe composée de vétérans, de très bons joueurs. Pose beaucoup de problèmes, et peut


créer des surprises, mais comme son nom l’indique, c’est sur le plan physique que le bas blesse, mais vous pouvez quand même mettre une petite pièce sur eux. Les G alaktiks , enfin, Les champions incontestés. Leur constance, leur jeu ont impressionné tout le monde, que ce soit sur le plan physique, mental ou technique. En possédant des joueurs majeurs à chaque ligne, cette équipe a l’air imbattable, surtout avec leur joueur vedette et leur double ballon d’or FFC ; Kader Abdou. Equipe favorite pour l’édition 2018 qui tentera de réaliser le triplé. Un peu d’histoire… Pendant trop d’années la Castellane n’avait pas de terrain de foot. Bizarre pour une cité qui a vu sortir un des meilleurs joueurs du monde. L’année 2008 a changé la donne avec l’arrivée du complexe sportif et culturel Nasseur Oussedik, souhaité et réalisé par le centre social. Il a fallu plus de vingt ans pour que ce projet puisse se faire et qu’émerge un lieu dédié au sport. L’affluence du terrain multisports a alors considérablement augmenté. Tout le monde voulait jouer au foot (petits, moyens, grands) et des défies entre jeunes se lançaient pour savoir qui allaient

pouvoir rester sur le terrain. C’est alors que les animateurs ont eu l’idée de créer un mini championnat de foot à 5. Durant trois ans celui-ci n’a pas cessé de prendre de l’ampleur et a fini par exploser en 2012 avec l’arrivée du FFC Stadium, terrain de foot en synthétique conçu par le centre lui-même. Lors de cette période, le championnat a changé de dimension, passant de 5 à 7 joueurs par équipe, et de 6 à 12 équipes, créant même le classico entre TP Mazembé et l’USDR qui nous a offert des matchs de hauts niveaux. Maintenant, ca y est, c’est acté, le championnat FFC s’est imposé comme poids lourd parmi les animations portées et animées par le centre social de la Castellane, et surtout, est devenu une marque de fabrique Castellanoise. L’engouement lancé pour le championnat a depuis permis de lancer l’ACCADEMIA FFC pour les plus jeunes, et de faire démarrer en 2016 le championnat FFC Seniors qui a lieu tous les ans à partir du mois de mars. Il voit s’affronter les 6 équipes des « Grands et Anciens » de la cité (pour les plus de 18 ans) durant 3 mois.

Emmanuel Daher

© Samir

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Culture Exposition Nous sommes Foot au Mucem

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© Dadou

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t si nous oubliions tous nos a priori sur le football ? Et si nous revenions aux sources d’un sport qui, abîmé par le « foot business », reste avant tout une pratique et une passion populaires, capable de réunir une bande d’amis, d’unir un quartier, de rassembler une ville entière, de fédérer toute une nation, au-delà des fractures sociales et politiques qui, chaque jour, s’acharnent à la désunir ? Et si nous osions accoler au mot « football » les adjectifs « social », « culturel » et « politique » ? Dans les rues de Marseille ou de Paris, dans les ports d’Istanbul ou d’Athènes, dans les banlieues d’Alger ou sur les plages de Malaga, le football, dont la popularité reste inégalée, soude les peuples de Méditerranée. Et s’il renvoie parfois l’image d’un monde de clivages, de violence, de racisme et de fanatisme, c’est parce que ce sport reflète nos sociétés dans ce qu’elles produisent de plus

sombre, comme de plus lumineux. En laissant entrer un ballon rond dans son enceinte, le Mucem, du 20 décembre 2017 au 1er février de cette année, a rendu hommage aux peuples et aux civilisations du football ainsi qu’aux pratiques culturelles et sociales qui l’accompagnent, en Méditerranée comme à Marseille. Défendue par son effectif de 300 œuvres, objets, photos et installations, « Nous sommes Foot » avait mis en jeu 11 séquences et, comme les règles sportives l’imposent, se visitait en 90 minutes ! Catalogue de l’exposition disponible à la librairie du Mucem Coédition Mucem / Desports – Éditions du soussol

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Castellane Express Présentation des activités du centre social

© Samir

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e jeu Castellane Express est une expérience qui permet aux jeunes de découvrir leur ville de façon ludique. En effet au travers d’une course d’orientation dans Marseille, les jeunes vont pouvoir découvrir les hauts lieux Marseillais et ses trésors cachés. Ils prendront les transports en commun, iront à la rencontre des concitoyens. L’esprit de groupe en sera renforcé. Car Castellane Express est avant tout une course d’équipe qui permet aux animateurs de transmettre plusieurs valeurs : solidarité, esprit d’équipe, savoir être. Elle amène les participants à se dépasser, à s’entraider, à se soutenir malgré les difficultés, la fatigue, la soif et la chaleur. Ce jeu qui consiste à mettre en course durant trois jours, dix équipes mixtes composées de huit joueurs chacune, en est à sa  8ème  édition. Il a vu plusieurs générations de jeunes y participer et s’y affronter. Tous les participants en gardent des souvenirs intenses, comme,

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la 4ème édition, avec le cahier noire, où l’arrivée de la 5ème étape s’est jouée à 15 secondes d’intervalles, ou bien encore, la tristesse des équipes lorsqu’ils ouvraient leurs enveloppes de budgets. Mais la première édition est sûrement celle qui a le plus marqué les esprits, car elle est la légende de Castellane express, celle qui a mis le feu aux poudres chez les jeunes et susciter cet engouement autour de ce jeu. En clair, chaque édition à son lot d’émotions et de souvenirs, que ce soit pour les jeunes ou pour les animateurs. Ce jeu est une réelle expérience que chacun des participants vit passionnément. Il est aussi une vitrine de cette jeunesse Castellanoise qui pense avant tout à s’amuser, à découvrir, à comprendre, et à s’ambiancer. Castellane Express est et restera le grand jeu du secteur jeunesse du Centre social de la Castellane.

Emmanuel Daher


© Mouslime

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Le livre du mois P rojet 4

saisons de la

Castellane - T eddy Seguin Sortie du livre Depuis l’enfance, restitution du projet d’atelier photo des 4 saisons de la Castellane au editions Zoeme. Un formidable travail de mémoire sur le quartier Extrait: Le cliché déboule, gros comme un camion : « Pour eux, La Casté, c’est Zidane. Ou la drogue. » Si on écoute les ragots, on ne serait pas très loin de La Cité de Dieu. L’idée toute faite colle au doigt et à l’œil, comme le sparadrap du capitaine Haddock. Elle irrite la rétine, réduit l’angle de vue, enferme dans le préjugé et la caricature. Les jeunes photographes de La Castellane ont l’œil du poète. C’està-dire qu’ils vont à l’essentiel. Du plus petit détail de la vie quotidienne à la vision la plus solaire.

- Sortie Mai 2018 Commande possible : teddy.seguin@wanadoo.fr Tel : 0680361674 ou sur le site http://zoeme.net ©Photo de couverture Fayad Mohamed

CasteMag est une publication des Girelles Associées https://lesquatresaisonsdelacastellane.wordpress.com Rédacteur en chef : Teddy Seguin - teddy.seguin@wanadoo.fr - Tel : 06 80 36 16 74 Rédaction : Bérengère de Montalier - atelier d’écriture Coordinateur du projet : Manu Daher. Contributions : Alfa, Amiel, Amin, Ayoub, Dadou, Farouk, Fayad, Hanafi, Ilham, Issimou, Karim, Mika, Nabil, Nailly, Nani, Oussam, Raouf, Rayan, Ryad, Samir et Samy.

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