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CrĂŠdit photo : Vincent BUIN


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19-02-2008 9:14:33


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Ce Roller-Infos va vous faire revivre toutes les étapes qui ont mené à sa victoire finale sur la FIC. Vous pourrez également lire son interview en fin de magazine.

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La deuxième partie de la saison s’est jouée pour beaucoup dans l’Est de l’Hexagone, alors que la finale a été courue dans l’Ouest, aux Herbiers, comme le veut la tradition. Un basculement de plusieurs centaines de kilomètres, un revirement complet dans certains classements ainsi que des conditions atmosphériques – on a soufflé le chaud et le froid en septembre et en octobre… Quatre marathons, quatre étapes, et au bout, des podiums ! V.E.

Sommaire

2008 restera dans les annales comme un grand cru. En effet, le vainqueur de la French Inline Cup chez les Elites, Yann Guyader (Alessi Powerslide), a aussi remporté la World Inline Cup et la Swiss Inline Cup. Il a par ailleurs enfilé les maillots comme on enfile des perles – ceux de champion de France, de champion d’Europe et de champion du monde – pour se confectionner la plus belle couronne de tous les temps dans l’histoire du roller de vitesse.

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Edito

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Résumé des étapes FIC

Les classements FIC

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Les “Randos Vertes”

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Interview de Yann Guyader

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Les pages Fédérales

> Impression : Crouzet imprimeurs conseils > Rédacteur : Vincent Esnault > Photos : Roller en ligne - Cyril ABBAS (www.roller-numerique.net), JM Sanglerat, Rolland BOUILLET, Photographe du Puy du Fou, Vincent BUIN.

> Dépôt légal : Mars 2003 - ISSN : en cours

Les vainqueurs du classement par équipe

p.22

> Directeur de la publication Arnaud Gicquel 52, les 4 Peux - 44 640 ROUANS Tél.. : 02 40 64 11 11 Email : arnaud.gicquel@roller-service.com www.roller-service.com Sarl au capital de 7 621.95 euros

> Commission paritaire : en cours

Les vainqueurs de la FIC 2008

> Conception graphique Burchini Loëtitia Cimalp Communication BP 42 06 701 St Laurent du Var cedex Tél. : 04 93 31 49 40 Fax : 04 93 31 39 18 Email : cimalp@cimternet.com


30 & 31 août 2008 Matthieu Boher (RPM Poli) étouffe la concurrence Marathon de reprise… en main pour Matthieu Boher. Le leader du team RPM Poli a fait coup double dans le Doubs : une victoire d’étape et le leaderships provisoire de la FIC. Chez les femmes, Jessica Gaudesaboos (Cado Motus) a travaillé ses concurrentes comme un boxeur pour aller chercher la première place : même les plus résistantes, comme Tamara Llorens (Bont Wheels) ou AnneSophie Petitprez (BESAC) n’ont rien pu faire. Il règne souvent une atmosphère pesante dans l’Est l’été. Pesante à cause de la chaleur et du manque d’air. Ce fut le cas à Besançon, comme déjà en 2007. Personne ne s’en plaindra : mieux vaut patiner sous un beau soleil et un ciel bleu ! Mais ne doutons pas que cette chaleur a usé les organismes durant les courses, du moins certains, et a révélé ceux qui étaient en grande forme. Dans chaque catégorie, l’analyse s’est en tout cas révélée juste. Par exemple, dans la course Open féminine, Claudie Duval (Brétigny) a été intenable et a fait souffrir ses adversaires. Arrivée deuxième au scratch en 1h08’47

Crédit photo : (c) Rolland BOUILLET

Besac Inline Cup

derrière Floriane Imbert (catégorie Senior), elle remporte le classement V2. Au bout des 30km, elle menait grand train un petit groupe de sept qui luttait tant pour rester uni que pour les podiums… Les scènes d’après-sprint ne mentaient d’ailleurs pas : un bon quart des concurrentes est allé s’allonger dans l’herbe, sur le rond-point le plus proche, pour reprendre un peu de souffle et chercher un peu d’air frais ! Même chaleur étouffante et même type de course chez les Opens masculins. Partis, tout comme les femmes, en début d’après-midi pour 30km d’un circuit très technique et très physique, les quelques 140 inscrits ont filé bon train dès le coup de pistolet. Au bout d’un demi-tour, des groupes se formaient déjà clairement. Notamment un groupe de tête mené par un Philippe Poirier (la Ferté-Bernard) avec des jambes de Junior ! Le Sarthois a littéralement laminé la concurrence grâce à sa technique et à son rythme : ils n’étaient plus que cinq à pouvoir se disputer le sprint pour la victoire au bout de 56 minutes de course.


Et c’est Nicolas Jaffrain (LOU Roller), en maître tacticien, qui allait décrocher l’or, suivi d’Eric Weinbrenner (SRV), de Sébastien Odiot (CPL) et de Philippe Poirier, bien mal récompensé de ses efforts...

Boher mène le train orange vers la victoire ! Malheureusement, le Marathon féminin ne fut pas aussi fourni que l’Open. Si, dans cette dernière course, on a vu plusieurs groupes se former au fil des tours et de véritables tactiques se mettre en place ( pelotons, relais, attaques…), le 42km féminin ressembla plus à un « combat de boxe », toutes proportions gardées. Le groupe de tête s’effilochait tour après tour, jusqu’à environ quatre tours de l’arrivée : la Bisontine Anne-Sophie Petitprez décrocha de l’avant, ne pouvant suivre le rythme imposé par la Belge Jessica Gaudesaboos et par l’Argentine Tamara Llorens. Elle finit toute seule, au courage, supportée par une foule toute entière acquise à sa cause : la locale reprit même quelques secondes sur la fin – elle finit à 23 secondes des deux premières – mais elle resta « bloquée » à la troisième place. Devant, les deux « internationales » continuèrent le combat, Gaudesaboos parvenant même à déboulonner Llorens un moment. Ce n’est que sur la fin que la jeune Belge prit nettement l’avantage, mettant KO sa concurrente, incapable de sprinter. Ce marathon fut bouclé en 1h21’09 pour la première, c’est-à-dire douze minutes de plus que celui des hommes. Le Marathon masculin pourrait également être assimilé à une course à élimination, dominée par le

Crédit photo : (c) Rolland BOUILLET

team RPM Poli. En surnombre (ils étaient quatre), les « oranges » ont déployé une tactique parfaite : Sébastien Babault, Fabien Hascoët et Kévin Gauclin lançaient les premières banderilles tandis que leur leader, Matthieu Boher, répondait en attendant qu’une échappée prenne forme. Et la bonne se dessina dès le quatrième tour, sous l’impulsion de Gauclin et du Colombien Carlos Salasar Zapata (Bont) : Boher prit tout de suite la roue. Le groupe s’entendant bien et, le peloton des poursuivants étant cadenassé par les deux RPM Poli restant, l’écart se creusa rapidement pour atteindre la minute. A l’avant, Boher et Gauclin bluffaient Salasar Zapata afin d’assurer la victoire. Une victoire qui se dessinait d’ailleurs nettement à deux tours de l’arrivée, quand le vainqueur 2007 de la FIC s’en alla seul : Matthieu Boher prit près d’1’30 à ses deux compagnons d’échappée en l’espace d’un seul tour ! Le Colombien avait en effet abdiqué, à tel point que Gauclin s’adjugea même la seconde place en 1h10’20.

Crédit photo : (c) Rolland BOUILLET


La Trans’roller Crédit photo : Vincent BUIN

21 septembre 2008 Nicole Begg (Bont) et Julien Sourisseau (RPM Poli) tout là-haut !

Plateau de niveau mondial pour la Trans’roller 2008, tant chez les femmes que chez les hommes. La huitième édition du célèbre ville-à-ville jurassien a rempli ses objectifs, tant au niveau du nombre (plus de 700 participants) que de la qualité (quelques uns des meilleurs mondiaux étaient présents). Les courses ont donc été de qualité, et en particuliers l’épreuve phare, le 34km masculin : une course haletante et pleine de rebondissements !

Mouthe, sous un soleil éclatant. Mais dès les premières rampes, vers Oye-en-Palet, le team RPM Poli, bien aidé par Julien Levrard (Levallois Sporting Club) et les patineurs suisses du team X-Tech-Crocs, posaient le pied sur l’accélérateur. L’écrémage se fit rapidement. Pourtant, à peine cinq kilomètres plus tard, le groupe de tête louvoyait – car les favoris se marquaient – et un petit paquet de poursuivants menés par Richard Deniaud (indépendant) recollait.

Rien n’était joué, bien au contraire, au départ du 34km masculin. Si, les années précédentes, on s’était habitué à pointer des favoris, et que ceux-ci assurent, cette année, il en allait tout autrement. Il est vrai que, le nombre faisant et la tactique des teams parlant, pointer le vainqueur aurait été une gageure… Au fil des éditions, les purs grimpeurs semblent moins dominer et les sprinters prennent le dessus. Mais cette année, plusieurs teams internationaux avaient fait le déplacement (Rollerblade MPC World, X-Tech-Crocs, World Inline Center), les teams français devaient défendre leurs places au classement FIC… Et Yann Guyader (Powerslide Alessi), bien qu’esseulé, avaient encore faim !

Séverin Widmer (X-Tech-Crocs), le numéro 9 mondial, profita du sprint intermédiaire de Malbuisson pour creuser un écart. Personne ne prit sa roue au départ, si bien qu’il s’en alla seul jusqu’à la côte du Bray. Derrière, le paquet était encore secoué par quelques attaques sporadiques, notamment de Sébastien Babault (RPM Poli) ou des frères Despaux (Rollerblade France). Ces attaques finirent d’ailleurs par payer : deux groupes d’éclaireurs partirent à la rencontre de la côte du Bray, prenant chacun 20 à 25 secondes d’avance sur le peloton des favoris. 20 à 25 secondes finalement insuffisantes, puisque la principale difficulté de la course allait remettre « les choses en ordre » : le Colombien Diego Rosero (Rollerblade MPC World) partait de l’arrière et obligeait Yann Guyader, Matthieu Boher (RPM Poli) ou encore Julien Levrard à le suivre. Ils allaient littéralement avaler tous ceux qui avaient fuit !

Malgré quelques soubresauts à la sortie de Pontarlier, le peloton commençait à filer droit sur


Le champion d’Europe tente sa chance, et gagne ! Un dernier regroupement s’opérait donc à moins de six kilomètres de l’arrivée, avec une petite quinzaine d’hommes à l’avant. Malgré quelques tentatives pour sortir, ce groupe semblait devoir rallier l’arrivée et se disputer la victoire au sprint. Sauf que Julien Sourisseau (RPM Poli) tenta sa chance une dernière fois, sur les petites routes de Mouthe. A l’arrière, on tergiversait, si bien que le champion d’Europe creusa un petit écart. Malgré un sprint échevelé mené par Diego Rosero et Yann Guyader, Sourisseau parvint à sauver l’essentiel, et à donner à son team une troisième victoire d’étape cette saison en 54’18 ! Pour ce qui concerne les femmes, les deux coéquipières du team Bont Wheels, Nicole Begg (Nouvelle-Zélande) et Alexandra Vivas (Colombie) portaient les dossards des favorites, et elles ne firent pas mentir leurs numéros : les deuxième et troisième patineuses au classement mondial allaient imprimer leur rythme à la course, se détachant irrémédiablement avec Jessica Gaudesaboos (Cado Motus), AnneSophie Petitprez (Team ASEB) et Karin Widmer (XTech-Crocs). La course se joua au sprint, mais les deux

« rose et violette » du team Bont avaient déjà nettement l’avantage, vue leur vitesse de pointe. C’est donc la Néo-Zélandaise qui coupa la ligne en première position en 1h04’42 – et remportait cette course pour la deuxième année consécutive – devant Vivas et Gaudesaboos. Dans la course Open hommes, un groupe de costauds se détacha également par l’avant : il comprenait une dizaine de patineurs, dont des rouleurs comme Philippe Poirier (VSF La Ferté-Bernard) ou encore Nicolas Jaffrain (LOU Roller). Mais le plus rapide au sprint fut Samir Hali (Génération Roller) : il remporta sa première victoire de l’année en FIC en 1h01’25 devant Eric Weinbrenner (Strasbourg Roller Vitesse) et David Bernardin (RS Grenoble). 370 patineurs ont été classés, jusqu’à Xavier Lacroix, arrivé après 2h21 de course. La course des Open femmes a également été très physique, et parfois périlleuse. Claudie Duval (CS Brétigny) est par exemple tombée : mais celle qui fait partie des favorites s’est relevée pour terminer à la onzième place, à trois minutes des premières. La victoire s’est jouée entre quatre patineuses, après 1h15’41 de course. Elodie Gaillard (Mont-Blanc Roller) remporte le bouquet, devant la Rémoise Anne-Françoise Lefeuvre, Véronique Huntzinger de Colmar et Anne-Marie Demeestre de Mantes Roller 78.

Crédit photo : Vincent BUIN


Crédit photo : JM Sanglerat

Lugdunum Roller Contest 28 septembre 2008

Yann Guyader (Alessi Powerslide) au-dessus de la mêlée Deuxième victoire de rang pour Yann Guyader (Alessi Powerslide) à Lyon : le Nantais était bien au-dessus de la mêlée dimanche dernier. Il a surclassé ses sept compagnons du groupe de tête au bout d’1h05’43 de course. La victoire dans la course féminine s’est jouée au lancé de patin. Et c’est Nathalie Barbotin (Alessi Powerslide) qui l’emporte, devant la Belge Jessica Gaudesaboos (Cado Motus). Pas vraiment du genre à rester les bras croisés, Yann Guyader lançait l’une des premières attaques de la course. Il se trouvait bientôt détaché avec Jean-Bernard Péridy (Renard Inline) et Matthieu Boher (RPM Poli). L’échappée aurait pu être la bonne, étant donné que deux des principales équipes étaient représentées à l’avant. Mais le paquet revint, en file indienne et le nez dans le guidon, suffisamment pour que tout soit remis à plat.

Et le premier à en remettre une couche fut Yann Guyader : on était au premier tiers du marathon et voilà que le paquet volait en éclat. Le champion français partait seul, à l’esbroufe, pour cinq tours d’un one man show digne d’un numéro 1 mondial. Le paquet revenait petit à petit… Après quelques tours d’une âpre bataille, on pouvait commencer à dresser un bilan : huit devant, le reste en chasse-patate. La configuration ne devait plus guère changer, malgré les tentatives de l’arrière, par exemple d’Adrien Despaux (Rollerblade France) ou de Sébastien Babault (RPM Poli), pour revenir.

Crédit photo : JM Sanglerat


A l’avant, les cadors se jaugeaient, mais Yann Guyader était vraiment le plus fort : malgré les attaques conjuguées des RPM Poli, dont une dernière tentative de Julien Sourisseau, il empocha la victoire sans grande contestation, la seconde consécutive à Lyon pour le Nantais. Kévin Gauclin (RPM Poli), auteur d’un excellent mois de septembre, terminait second, et Julien Despaux (Rollerblade France) troisième.

Nathalie Barbotin (Alessi Powerslide) sur le fil Chez les femmes, la course se joua par l’avant, bien que les patineuses Nationales restèrent accrochées au bon train plus de la moitié de la course. Sous l’impulsion d’un trio physique, le groupe des filles explosa donc très progressivement : Nathalie Barbotin, Jessica Gaudesaboos et Anne-Sophie Petitprez s’en allèrent finalement se partager les accessits. La seule chance d’Anne-Sophie Petitprez face à ses deux concurrentes sprinteuses aurait été de s’échapper avant la fin. Mais la Bisontine ne put réitérer le coup de Dijon. Tant et si bien que la victoire se joua entre ses deux concurrentes. Et c’est sur le fil que Nathalie Barbotin coiffa la Belge Jessica Gaudesaboos, au lancé de patin.

Elle aurait pu batailler pour le sprint final de cette course : Linda Schellekens a en fait dû prendre le départ sur la ligne des Opens… pour un petit problème administratif (elle n’avait pas de licence en cours de validité). La plus Française des Néerlandaise a gagné sa course sans coup férir (elle termine le 30km en 56’05, plus de quatre minutes devant le peloton de ses poursuivantes, mené par Floriane Imbert et Sylvie Ménard). Mais surtout, l’actuelle recordwoman de l’heure participait là à sa dernière compétition officielle. Bon vent à elle dans sa nouvelle vie de « rollerpromeutteuse » ! Dans roller de vitesse, il y a « vitesse » : ce n’est pas à Salim Hali (Génération Roller) qu’on va l’apprendre. Le Lyonnais, déjà vainqueur sur la Trans’roller une semaine avant, a en effet fait chauffer ses roues dans l’épreuve de descente du samedi au Lugdunum Contest. Résultat : une première victoire dans le week-end, avant la deuxième couronne sur le 30km. Hali, 26 ans, a patienté dans la roue des leaders naturels de la catégorie, les Philippe Poirier (VSF) et autres Nicolas Jaffrain (Lyon Olympique Université). Puis il s’en est allé seul à la cloche. Il devait remporter sa deuxième FIC en 49’17, 15 secondes devant Sébastien Odiot et Philippe Poirier.

Crédit photo : JM Sanglerat


Crédit photo : Photographe du Puy du Fou

Vendée Roller Marathon 9 octobre 2008

Yann Guyader (Alessi Powerslide) rafle la mise sur le poteau Le Vendée Roller Marathon a consacré, en toute logique, le meilleur patineur mondial en 2008 : Yann Guyader. Le Nantais, déjà vainqueur de la World Inline Cup et de la Swiss Inline Cup, et champion du monde à Gijon, s’est imposé aux Herbiers sans coup férir. Grâce à cette victoire, la deuxième en deux semaines, il est parvenu à rattraper son retard au général sur Matthieu Boher (RPM Poli), et finalement à le coiffer sur le poteau ! Il fallait bien que ça arrive. Il aura fait sec quasiment toute l’année sur la French Inline Cup, sauf pour la finale des Herbiers. Pluie, vent, une chute non négligeable des températures et une route rendue glissante… Il en faut quand même plus pour décourager les patineurs ! Mais pas besoin d’être devin pour savoir que le placement en tout début de course allait être primordial pour la suite des opérations. Quand il pleut en effet, les accélérations sont plus rudes et les cassures souvent définitives. C’est exactement ce qui s’est produit dans le marathon masculin. Après à peine cinq kilomètres,

Yann Guyader appuyait sur l’accélérateur : la file s’étirait, et rompait. En haut de la seule vraie côte du circuit, il n’y avait plus que sept unités en tête. Guyader en remettait une couche dans le faux-plat d’arrivée : seuls trois autres patineurs s’accrochaient encore, Ewen Fernandez (Renard Inline), Julien Levrard (Levallois Sporting Club) et Kévin Gauclin (RPM Poli). La course allait se jouer entre ces quatre-là. Derrière, Matthieu Boher (RPM Poli) lançait la chasse, épaulé par ses fidèles lieutenants, Sébastien Babault et Fabien Hascoët. A forces perdues. Le gros du peloton se trouvait piégé encore plus loin, et notamment le trio de Rollerblade France, Maxime Provost, Adrien et Julien Despaux.

Le bénéfice de la dernière course Quelle tactique adopter pour contre Guyader dans le final d’un marathon ? L’équation est pour lors irrésolue. Julien Levrard tenta bien d’attaquer pour anticiper, en vain… A 300m de la ligne, le vainqueur de la WIC et de la SIC s’envolait encore une fois vers la victoire – sa troisième en FIC après Lille et Lyon. Derrière,

Kévin Gauclin débordait Levard et Fernandez, et empochait encore une deuxième place, après celle acquise à Besançon. Une deuxième place qui, paradoxalement, faisait l’affaire de Guyader : celui-ci terminait en effet la FIC à égalité de points parfaite avec Matthieu Boher – cinquième aux Herbiers.


Le Bihan décale Gaudesaboos sur la ligne Peu de concurrentes chez les femmes pour le marathon malheureusement. Les mauvaises conditions climatiques en ont découragé quelques unes, et pas des moindres (Anne-Sophie Petitprez, Nathalie Barbotin)… Peu de surprises non plus : les deux meilleures, à savoir Laetitia Le Bihan (Sarthe.Loops Racing) et Jessica Gaudesaboos (Cado Motus) se sont vite détachées, dès le premier tour en fait. La victoire s’est donc jouée entre les deux, Gaudesaboos lançant le sprint. Mais Le Bihan se décalait à 50m à peine de la ligne, pour régler la Belge d’une petite longueur. Venons-en aux courses Open, et pour commencer celle des femmes. Tout comme à Lyon une semaine auparavant, une revenante a écrasé le 30km : Mélissa Chouleysko (ROCS) a bouclé ses trois tours de circuit en 1h06’48, dix minutes devant le paquet des poursuivantes. Et c’est Frédérique Moy (ROBB) qui allait décrocher deuxième place; quelques secondes devant Laetitia Ladurelle (SAM Roller Skating). Ces deux dernières avaient pris leurs précautions, puisqu’elle s’étaient elles aussi extirpées du peloton. Pour finir, le 30km masculin a de nouveau consacré Salim Hali (Génération Roller). Le Lyonnais a

cette fois coupé la ligne devant Philippe Cabarry (Lourdes Roller) et David Bernardin (RSGC), et un groupe de six coureurs en tout, dans lequel on trouvait également Philippe Poirier, Nicolas Jaffrain et Sébastien Odiot.

Crédit photo : Photographe du Puy du Fou

Crédit photo : Photographe du Puy du Fou

Mais c’est bien le Nantais qui repartait de Vendée avec le classement général final, au bénéfice d’un meilleur classement sur la dernière manche !

Crédit photo : Photographe du Puy du Fou


Les catégories

Elites

Elites femmes : le royaume de Belgique s’étend sur la FIC !

Elites hommes : Yann Guyader couronné

C’est un peu dans l’air du temps. Vous savez… Qu’une partie de la Belgique soit rattachée à la France. Mais de là à ce que le royaume de Belgique annexe l’Hexagone… Si celui-ci s’étend sur la FIC, c’est surtout à cause des sœurs Gaudesaboos. Les jumelles du team Cado Motus ont réussi la passe de deux : Jessica remporte le général, Sabrina termine seconde. AnneSophie Petitprez (BESAC), qui restera dans toutes les mémoires grâce à superbe victoire à Dijon, grimpe quant à elle sur la troisième marche. Quant à Laetitia Le Bihan, elle s’est débrouillée comme une grande pour aller chiper le leadership de l’épreuve à Anne-Sophie Petitprez. On dit que la meilleure tactique, c’est l’attaque : la preuve par quatre sur les dernières étapes de la FIC 2007 (Lyon, Pontarlier et les Herbiers).

Décidemment, les métaphores royales sont partout ! Pour Yann Guyader (Alessi Powerslide), il a aussi été question de le comparer à Napoléon. Même sens tactique, même goût pour la bataille et la victoire. Et des victoires, il en a glané cette saison : le général de la FIC, celui de la WIC, celui de la SIC, des titres à la pelle de champion de France, de champion d’Europe et de champion du monde ! Autant le nouveau leader du roller mondial a pu apprécier ses couronnes sur la WIC et sur la SIC avant le marathon final de chaque épreuve (puisqu’il avait engrangé assez de points), autant il aura dû aller chercher le général de la FIC au forceps. Mais la chance sourit toujours aux audacieux. Matthieu Boher (RPM Poli) a perdu son trône lors de l’ultime étape, pour un moins bon classement… Le Bordelais doit donc se contenter de la deuxième place. Son coéquipier Kévin Gauclin le suit, à la troisième place.


Les catégories

Nationales et Junior

Juniors hommes : Florian Cormier avec 3 victoires La catégorie Junior est une catégorie de transition. Mais le kilométrage est identique à celui des Elites et des Nationaux. Le pistard Florian Cormier (JS Coulaines) s’impose, avec trois victoires et deux deuxièmes places au compteur. Il relègue Bastien Euvrard (LOU Roller) et Louis Bankowski (PUC Racing Team) aux seconde et troisième places.

Nationales femmes : Maryline Jeannerod, la fille qui venait de l’Est Maryline Jeannerod (Strasbourg Roller Vitesse) n’est pas une néophyte. Sa victoire dans la catégorie Nationale, elle l’a acquise avec méthode et des heures de préparation. Trois victoires cette saison, deux places de deuxième, et des kilomètres au compteur pour se rendre aux marathons de la FIC : la Strasbourgeoise représente l’essor des clubs de l’Est dans le roller de vitesse, et plutôt bien ! Christine Chabenet (Team Planet Roller) et Emilie Rouget (Mont Blanc Roller) complètent le podium final, à quelques petites longueurs…

Nationaux hommes : Gamba a résisté jusqu’au bout Encadré de très près par les deux compères du team EO-Anaeli, Cyril Laurent et Gaël Jacob, le Lyonnais Benoît Gamba (X-Tech France) a tenu bon sa deuxième place au général. Il s’est même quelque peu rapproché du vainqueur dans la catégorie, le Bisontin Cyril Laurent. La lutte a été chaude entre les trois patineurs, les deux teams, et les 73 classés. Chaude, mais toujours correcte !


Les catégories

Open

Seniors femmes : Laetitia Ladurelle maîtrise Sept podiums sur sept courses pour le classement : Laetitia Ladurelle (SAM Roller Skating) l’emporte logiquement dans la catégorie Senior femme. La Bordelaise relègue sa seconde, Solen Le Cosquer (Planet Roller) à plus de 100 points. La troisième, Céline Arbaretaz (Entente Roller de Nanterre) arrive en haut des classements et symbolise aussi la fraîcheur qui anime cette catégorie.

Seniors hommes : Sébastien Odiot, logiquement Sébastien Odiot fait partie des meilleurs Seniors hommes, et même des meilleurs Open. Le licencié à Livry est donc logiquement couronné dans la catégorie. Le deuxième, David Bernardin (RSCG) finit très près derrière. Quant au troisième, Jean-Nicolas Bachmann (RPM Poli), il a surfé sur la vague de réussite de son team cette saison ! A notre que cette catégorie est l’une des plus fournie, avec 136 classés au final.

V1 femmes : Gislaine Duboucher était la plus forte « Gigi » Duboucher a des nerfs. La patineuse du CS Brétigny a fini la campagne 2008 de la FIC à égalité parfaite avec Anne-Marie Demeestre (Mant Roller 78), mais un meilleur classement sur la dernière manche. C’est donc elle qui inscrit son nom au palmarès de l’épreuve. Sylvie Ghimaire (RPM Poli) fait briller les couleurs oranges en prenant la troisième place du général.


Les catégories

Open

V1 hommes : les trois mousquetaires étaient quatre… Ah, là, là ! Comment les départager ? Alors certes, Nicolas Jaffrain (LOU Roller) est un excellent patineur : il a la classe et le style. C’est à lui que revient l’honneur de la couronne. Mais ses trois compères, Philippe Poirier (VSF la Ferté-Bernard), Frédéric Bugli(RSCG) et Nicolas Tamasi (LOU Roller) sont tout aussi brillants. Ils le suivent d’ailleurs au classement général. On dit qu’une victoire se juge à l’aune de l’adversité : celle-là est donc très belle ! Record battu pour le nombre de participants dans la catégorie : ils sont 256 à être classés en 2008, rien de moins !

V2 femmes : Claudie Duval est la meilleure Et oui. Il faut aller la chercher là où elle est ! Claudie Duval (CS Brétigny) est celle qui a marqué le plus de points, toutes catégories confondues, en 2008. 700 au total, le score parfait puisqu’il équivaut à sept victoires sur sept courses. Si vous cherchez Claudie dans un peloton Open, regardez à l’avant : elle y est toujours, à imprimer des rythmes et à organiser des relais. Sur le podium final, elle est flanquée de Joceline Hamel (RS Penthièvre Lamballe) et de Marie-Emmanuelle Serra (Roller-Skate Pontarlier).

V2 hommes : Alain Daugu garde sa couronne Le dernier vainqueur n’est pas le mois prolixe. Alain Daugu (POL Longjumeau) aime la compétition et le roller, et cette passion est communicative. Il avait déjà empoché le général en 2007 : il récidive en 2008. Une petite consolation pour le Francilien, qui lorgnait également sur le titre au France Marathon, mais qui a été victime d’un geste antisportif… Guy Caillière (Planet Roller) termine second et Jacques Houssais (ASTA de Nantes) troisième.


Marathon

Classements par équipe : les oranges du team RPM Poli, sans conteste Qui aurait pu les battre ? Certes, une victoire n’est jamais acquise à l’avance. Mais cette année, il faut bien l’avouer, le team RPM Poli était le plus fort sur le papier… et dans les faits. Il est vrai qu’une équipe flanquée de sprinters (Kévin Gauclin, Fabien Hascoët), de puncheurs (Matthieu Boher, Julien Sourisseau) et du meilleur équipier cette saison (Sébastien Babault) ne pouvait que réussir.

Le seul bémol : la victoire finale en individuel, qui a échappé à Matthieu Boher pour trois fois rien. Mais gageons que ce n’est que partie remise ! Les teams Renard Inline et EO-Anaeli complètent ce podium final.


Open

Classement par équipe Open : ALSTOM atomise la concurrence C’est juste un jeu de mots… Le team ALSTOM a cependant laissé ses seconds, le team du RSCG, à près de 200 points. La victoire est donc incontestable pour l’équipe basée à Lyon. En revanche, ça s’est joué à très peu entre les clubs du RSCG (deuxième) et de Villeparisis (troisième)…

En tout, neuf teams étaient inscrits dans cette catégorie, ce qui prouve aussi la grande vitalité des Opens !


Nom Prénom

Club

Lille Nîmes Goëlo Rennes Dijon Besançon Pontarlier Lyon Les Herbiers Total*

Elite 90 100 85

90 85 0

0 0 27

37 29 100

100 0 85

85 60 70

90 75 85

90 85 0

615 494 452

90 0 0

100 90 85

70 75 85

90 100 0

85 72 90

100 90 85

100 0 90

0 100 75

0 85 100

635 615 610

0 Sam Roller Skating 85 Planet Roller Entente Sportives de Nanterre 70

85 70 55

100 85 65

100 85 70

90 22 35

85 70 39

90 55 0

70 60 0

85 60 55

635 515 389

70 85 0

90 0 70

100 85 0

85 90 0

75 70 90

75 90 70

70 85 55

70 90 75

100 60 90

595 595 450

100 90 0

100 0 70

100 70 75

100 90 85

90 85 70

100 90 85

100 85 50

100 70 0

100 90 75

700 600 510

70 GAUDESABOOS Jessica CadoMotus 60 GAUDESABOOS Sabrina CadoMotus PETITPREZ Anne-Sophie Asso. Sports Extrème Bisontins 0

National JEANNEROD Maryline CHABENET Christine ROUGER Emilie

Strasbourg Roller Vitesse Planet Roller Mont Blanc Roller

Senior LADURELLE Laëtitia LE COSQUER Solen ARBARETAZ Céline

Vétéran 1 DUBOUCHER Ghislaine Brétigny/Orge RS 78 DEMEESTERE Anne-Marie Mant Roll RPM GIHMAIRE Sylvie

Vétéran 2 Brétigny/Orge RS DUVAL Claudie RC Penthièvre Lamballe HAMEL Joceline SERRA Marie Emmanuelle Roller Skate Pontarlier

* Total réalisé sur les sept meilleures manches

Nom Prénom

Club

Lille Nîmes Goëlo Rennes Dijon Besançon Pontarlier Lyon Les Herbiers Total*

Elite 100 0 65

0 100 60

90 55 65

75 60 13

0 90 21

0 100 90

85 55 32

100 75 90

100 70 90

550 550 492

90 75 85

75 90 70

100 50 85

75 90 60

90 100 85

100 90 85

60 100 55

90 75 70

90 70 100

635 620 580

Cercle des patineurs Livryens 90 ODIOT Sébastien 70 RSCG BERNARDIN David 75 BACHMANN Jean-Nicolas RPM Hyères

0 90 75

0 75 60

100 90 60

85 50 90

100 90 55

75 90 85

90 75 85

85 90 75

625 600 545

Jeunesse Sportives de Coulaines 90 Lou Omnisports 85 Puc Racing Team 75

100 90 85

60 85 65

90 75 70

0 90 85

90 100 85

85 0 75

100 75 90

100 0 90

655 600 585

90 70 75

100 90 85

0 90 100

65 70 90

85 75 70

100 85 70

90 85 0

85 100 60

90 85 0

640 610 550

100 0 90

90 100 85

100 90 75

90 10 85

100 90 85

0 75 85

85 0 90

90 100 85

100 90 75

670 645 605

GUYADER Yann BOHER Matthieu GAUCLIN Kévin

Asta Nantes RPM Hyères RPM Poli

National LAURENT CYRIL GAMBA BENOIT JACOB GAEL

Eo Anaeli X-Tech France Eo Anaeli

Senior

Junior CORMIER Florian EUVRARD Bastien BANKOWSKY Louis

Vétéran 1 JAFFRAIN Nicolas POIRIER Philippe BUGLI Frédéric

Lou Omnisports VSF La Ferte Bernard RSC Grenoblois

Vétéran 2 DAUGU Alain CAILLIERE Guy HOUSSAIS Jacques

Postillon Olympique Longjumellois Planet Roller Asta


Meilleures 8 manches Les Herbiers

Lyon 86

Pontarlier 66 103 115 141 52

Besançon 66

Dijon 145

Rennes 193 167 110 99 99

Goëlo

251 109 68

Nîmes

210 93 185 147 74

67 37

41

23

0

20

215 107 133 75 71

74

5

21

30 37

21

9

7

9

9

9

9

TEAM PIERRE QUI ROULE PUC RACE TEAM TEAM ROLL’X ANAELI

80 0 38 47 79 3

32 89 73 74 31 21 32 35

44 28 26 30 31 3

3 75 3 87 35 3 3 3 3

8 111 144 12 3 2 2 3 0 3

75 0 30 38 0 42

85 151 79 47

22

5

0

2

9

9

9

9

TEAM SARTHE LOOPS RACING

Pontarlier 138

Besançon 58

Dijon 67 100 65

Rennes 70

39

125 85

130

0

100

9

6

5

1422 838 932 826 614 584 228 214 200 182 322

852 452 339

1290 827 799 748 599 577 228 209 194 182 127

755 452 339

0 3 19 1

156 56 66 58 77 20 4 1 3

117 70 37 69 49 28 1 11 1

0 1 0 0 9 0 0

144 66 12 91 1 19 0 0 0

45

87

3

1

22 19

2

1

80

67

69

5

3

14

1

0

85 135 72

12

41 22

0

0

7

8

8

8

8

6

9

723 523 509 445 234 169 61

50

8

723 523 509 443 234 169 61

50

8

0 0

8

PUC OPEN TEAM TEAM ASTA GENERATION ROLLER SPORT 1 TEAM CANNES ROLLER GENERATION ROLLER SPORT 2

72 120

TEAM MONT BLANC ROLLER

TEAM VILLEPARISIS

TEAM RSCG

TEAM ALSTOM

0

TEAMS OPEN

70 Les Herbiers

0 Lyon

85 10

Pontarlier

39 39 18

Besançon

27 70

Rennes

0 160 76

Goëlo

0 21

Nîmes

Point manche total classées Lille

70

Dijon

TEAM ASEB

Lyon 148 85

Nombre de

TEAM PLANET ROLLER

65

Goëlo

TEAMS MARATHON HOMMES

TEAM PLANET ROLLER

Les Herbiers

0

Nîmes

5 77

Lille

46

TEAM SARTHE LOOPS RACING

TEAM RENARD INLINE

TEAM ROLLERBLADE

TEAM ASEB

TEAM EO ANAELI

TEAM RPM-POLI

TEAMS MARATHON HOMMES

TEAM X-TECH FRANCE

144 65 57 63

Meilleures 8 manches

Nombre de

Point manche total classées Lille 190 104 70 1 60 29 1 3 2

44

70 17

9


875 randonneurs en ballade le long de la Meuse Les Boucles de la Meuse - le 20 avril 2008 Le dimanche 20 Avril a eu lieu dans les Ardennes le Premier Grand Regroupement National Roller organisé conjointement par la Commission Nationale Randonnée (CNR) et l’OMS de CharlevilleMézières avec le support institutionnel de la Ligue Champagne Ardenne de Roller Skating. Il a fait un très beau temps durant toute la journée avec seulement quelques gouttes de pluie juste à l’arrivée vers 12h30 à Revin. Il fallait donc relier CharlevilleMézières à Revin sur 40 km en empruntant le toute nouvelle Voie Verte qui longe la Meuse et qui rejoint au-delà de Revin la ville de Givet sur un parcours de 83,5 km. Si au départ, au lieu dit le « Mont Olympe », nous étions autour de 550, juste avant le plongeon sur la Voie Verte qui débute à Montcy-Notre-Dame, quelques 325 patineurs des Ardennes nous ont rejoint. Et la horde est partie pour rallier la ville de Monthermé à 21 km de là, puis celle d’Orzi, au km 40 à l’entrée de Revin. Six ravitaillements étaient prévus, avec à chaque étape un accueil très chaleureux, de la boisson sans compter, des viennoiseries ou encore des fruits secs. Et nos avions aussi à chaque étape des bénévoles de la Communauté de Commune Meuse et Semoy nous informant sur les particularités de leur « pays ». A l’arrivée à Orzi, un village de tente nous attendait avec la possibilité de profiter d’une restauration chaude et rapide, de pouvoir ainsi se relaxer avant le retour sur Charleville et d’obtenir un diplôme certifiant de la réalisation des 40 km. Pour le retour, deux possibilités étaient offertes : soit en roller - certains ont

fait le trajet de retour sous un beau soleil et avec une voie super sèche et il avait encore des ravitaillements soit par la navette gratuite. Il est sûr qu’aux alentours de 14h, tout le monde voulait revenir par la navette ! Alors il a fallu parfois un peu attendre, mais il faisait un grand soleil au bord de la Meuse ! La CNR remercie les 50 bénévoles venant des communes traversées, les signaleurs placés aux points stratégiques, les deux motards de la sécurité, le speaker « agent multifonctions », et les nombreux amis sponsors qui ont alimenté la grande horde des randonneurs. Enfin un grand merci à tous les services des communes et aux élus qui ont apporté leur concours, de Charleville-Mézières à Revin, sans oublier les villes et les villages tout au long du parcours. C’est six mois de préparation et d’organisation qui ont été l’œuvre de mon ami Bernard JOBIN avec lequel j’ai bien aimé travaillé. Alain PIGEYRE Président de la CNR


Une rando Nature autour du Lac de Der La Roll'Der - le 12 octobre 2008 12 octobre dernier. Avec plus de 150 participants venant du quart Nord-Est de la France, un beau temps digne de « l’été indien » très ensoleillé (25°C) et une organisation de choix mise en place par le Centre Sportif et de Loisir de l’UFOLEP, partenaire de la CNR (FFRS), la 5éme Roll’Der a été un succès pour tous les participants et les organisateurs, même si nous avions espéré avoir une peu plus de participants. Avec un parcours de 34 Km annoncé mais 38 réalisés suivant nos GPS, le tour du Lac du Der a été magnifique avec la présence des grands oiseaux migrateurs et les couleurs chaudes de l’automne. Six points de ravitaillement étaient en place aux kilomètres 4, 7, 11, 17, 21 et 26, tous les passages difficiles étaient signalés grâce à la présence de signaleurs. L’UFOLEP avait mis une équipe de 20 personnes plus comme ouvreur le Président de la « Base » Mr Daniel LE FORESTIER en moto, deux mini bus et un quad assuraient la sécurité et le ramassage des derniers. La Croix Rouge était aussi présente sur la manifestation. Merci au grand organisateur Laurent ARNICOT et à toute son équipe pour cette première avec la FFRS, merci aussi au club de Vitry-le-François qui a réalisé quelques animations sur la Base. Je terminerai en remerciant les clubs qui sont venus sur deux jours en famille, pour profiter du cadre de l’organisation et faire le tour du lac en course à pieds et/ou en vélo pour les plus jeunes, profitant ainsi de l’infrastructure d’hébergement de L’UFOLEP.

Un rendez-vous a dès à présent été fixé avec Laurent pour la mise en place de la 6éme Roll’ Der à l’automne 2009. Alain PIGEYRE Président de la Commission Nationale Randonnée


Yann Guyader

"L’envie de gagner doit être la raison de toutes les peines que se donne un athlète !" Et deux titres de champion de France pour finir en beauté ! Yann Guyader a encore prouvé à Angers qu’il était vraiment le plus fort, empochant les maillots tricolores du contre-la-montre et du marathon. Une semaine avant, il avait raflé la mise de la French Inline Cup aux Herbiers (victoire d’étape et au général). Sans compter ses titres de champion d’Europe, de champion du monde, les trophées aux Trois pistes et à Gera et, cerise sur le gâteau, ses couronnes glanées dans la World Inline Cup et la Swiss Inline Cup ! Retour sur une saison tout simplement exceptionnelle avec le meilleur patineur en 2008 ! Bonjour Yann. On a beau chercher dans les annales, on n’a pas retrouvé de patineur qui ait réalisé une saison d’un tel niveau ! Cette saison restera effectivement dans les annales pour moi et aussi pour le roller puisque je suis le premier à gagner tous ces trophées. Toutefois, j’essaierai de ne pas trop m’éterniser là-dessus afin de me préparer dans de bonnes conditions pour la saison à venir. J’essaie quand même de savourer cela un minimum en ce moment, ce qui me fait prendre conscience que ce que j’ai réalisé n’est quand même pas chose facile. En France, les sportifs ont parfois du mal avec le mot « victoire » : qu’est-ce qu’il signifie pour toi ? Je crois que l’envie de gagner, et donc d’accumuler le plus de victoires possible, doit être la raison de toutes les peines que se donne un athlète. En effet, en France, et bien malheureusement d’ailleurs, on préfère toujours celui qui aurait pu gagner parce qu’il a fait le beau geste que celui qui gagne de justesse, parfois sans panache. Or, le principe même de la compétition est la victoire, quelle que soit sa forme, pourvu qu’elle soit acquise dans le respect des règles. C’est pour cela qu’à l’instar de certaines autres nations, j’ai essayé ces dernières années d’entretenir le culte de la victoire, ou plutôt même de refuser la situation de non victoire. A haut niveau, les principes de Coubertin n’ont malheureusement que peu de valeur… Il existe cependant une tradition d’excellents patineurs dans l’Hexagone : t’en es-tu inspiré ? Arnaud Gicquel reste le patineur Français qui m’aura le plus inspiré, pour plusieurs raisons d’ailleurs. D’abord

parce qu’il est de ma région et que c’est sans doute la seule étoile du roller à l’époque où je commençais ce sport. Ensuite, parce que j’avais la chance de le côtoyer régulièrement sur les courses. Mais aussi parce que nous avons la même façon de courir et les mêmes aptitudes physiques. Pour rebondir sur la question précédente, on imagine qu’aboutir à de tels résultats, ce n’est pas le fruit du hasard… Comme à chaque début de saison, de nombreuses interrogations subsistaient. J’intégrais une nouvelle équipe et je devais donc prendre des automatismes avec mes différents coéquipiers. D’autres part, nous étions trois leaders et le tout était de savoir qui le serait réellement, ce qui n’était pas chose facile. J’ai donc tout mis en place pour que cela ce passe pour le mieux : entraînements intensifs, je me suis énormément dévoilé lors des premières courses de la saison afin d’assurer le leadership dans l’équipe, mais surtout, j’ai trouvé une réelle cohésion et une volonté de gagner tous ensemble au sein de cette équipe.


Gagner, c’est attaquer, c’est provoquer. Tu as donné cette impression-là : tu as adopté une tactique qui n’était plus guère payante ces dernières années… Est-ce que ça signifie que le roller était devenu un sport « conservateur » ? Je n’avais surtout pas le choix si je voulais avoir une chance de gagner le plus de courses possible. Attendre une arrivée au sprint, en début de saison, revenait à dire que ce serait une victoire offerte à mon principal adversaire, Luca Saggiorato - même s’il s’est avéré au cours de la saison que je pouvais gagner des sprints massifs en WIC (Engadin devant Saggiorato et Joey Mantia, et Weinfelden). J’ai donc décidé dès la première World Inline Cup de la saison de m’échapper. Malheureusement, je suis tombé à Zug et notre échappée au long cours s’est faite reprendre. Mais, dès la deuxième course, cela m’a souri et j’ai pu empocher ma première victoire de la saison en WIC. Voyant que cela avait marché, j’ai donc décidé de continuer sur cette lancée avec la réussite que l’on sait.

Tournons-nous vers le futur maintenant : 2008 fut une belle saison pour toi, mais on a aussi l’impression que de nombreuses questions restent en suspend (intérêt des sponsors pour la WIC, évolution de la médiatisation du roller, évolution du marché). Est-ce que tout cela est bien fondé finalement ? Pour l’instant, je reste malheureusement un peu pessimiste, et cela malgré moi. Je crois que ce qu’il manque au roller, ce ne sont pas des coureurs, ni des sponsors, mais surtout de grosses organisations. Je prends l’exemple de Berlin : 9000 patineurs, 200 000 spectateurs sur le parcours rien que pour le roller et une course retransmise en direct sur la télévision nationale allemande ! Cela veut bien dire quenotre sport a de ’attrait. Il faut seulement avoir les moyens de le promouvoir en se greffant notamment à de gros événements sportifs. Il est donc nécessaire que plus de gens soient en mesure de nous aider à démarcher de grosses organisations, comme ASO par exemple, pour que l’on puisse avoir la possibilité d’exposer notre sport au grand public.

Ce qui a fait ta force également, c’est que tu n’as rien perdu de ta vitesse dans les sprints. C’est donc toujours ton exercice préféré ? Une arrivée en petit groupe reste toujours ma configuration de course favorite, puisque je suis un des seuls à garder une vitesse de pointe élevée même après une course éprouvante. Malgré tout, j’ai aussi été capable de gagner le sprint massif, comme à Engadin et Weinfelden, devant des gars comme Mantia et Saggiorato qui sont quand même loin d’être des « manches » dans l’exercice ! Il est évident que tout le travail de vitesse que j’accumule au long de l’année aux entraînements m’a aidé en cela. La plupart du temps, je travaille cet exercice en faisant des tours lancés sur piste, en groupe ou seul selon la volonté et les objectifs du moment. Mais cela peut aussi se travailler derrière une voiture pour recréer le phénomène d’aspiration que l’on ressent très largement lors des sprints des marathons.

Une chose est certaine : au niveau technologique, l’arrivée des 110mm a démontré que les innovations étaient toujours possibles et permettaient d’améliorer notre sport ! Les évolutions matérielles sont indispensables à tous les sports pourvu qu’elles ne soient pas uniquement marketing (clap en roller) et qu’elles aient pour effet l’amélioration globale des performances. Je pense que les roues y sont pour beaucoup : un plus gros diamètre mais aussi et surtout l’amélioration de leurs propriétés mécaniques (accroche et roulage) sur piste notamment Pour clore cette interview, que peut-on te souhaiter maintenant ? La meilleure chose que je puisse me souhaiter et que l’on puisse me souhaiter est de continuer à me faire autant plaisir sur mes rollers, ce qui m’amènera certainement à rééditer les mêmes exploits !


CHAMPIONNATS DU MONDE Gijon 2008


RĂŠsultats Champion du monde

MĂŠdaille de Bronze

Yann Guyader (10000 m pts/elim) Alexis Contin (15000m elim)

Elton De Souza (500m) Yann Guyader (20000m elim)

Vice Champion du Monde Julien Levrard (Marathon) Alexis Contin (1000m) Nicolas Pelloquin (500m)


„Cali, Colombia, August 18th 2007 12:37h, 300m World championships: I was at the starting line of what should have been my golden race. Cali, Colombia, August 18th 2007 12:38h, the dream was over, I was lying on the ground with a burning pain in my groin muscle. Many people thought that this was the last they would see from me. Even I doubted if I could ever make it back to World level. Gijón, Spain, September 4th 2008 21:07h, World championships speedskating: it took 24,73 seconds to render me the World title. Less than 25 seconds, to make up for all the suffering, the pain, the sacrifices and the training. But more than that, I made it back, because:

I LOVE TO SKATE

KALON DOBBIN, World Champion - „Thanks to those who believed in me“ CORE ICON 12,8 inch/ 3X110mm - 1X100mm/ 195mm mounting/ weight: 192g/ height front: 41mm, back: 52mm

WE LOVE TO SKATE

www.powerslide.de POWERSLIDE Agent France/ Christophe Zipfel/ TRIDENT Sarl/ 3, rue de la Gare/ 68380 Muhlbach-sur-Munster/ France PH: +33 (0)3 89 77 73 911/ FAX: +33 (0)3 89 77 60 56/ www.trident.fr/ powerslide@trident.fr



Roller Infos n°23