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Les Sciences revisitĂŠes

par

Roger Robert


Les Sciences revisitĂŠes par

Roger Robert

Tome 1 Edition octobre 2010


Couverture Rédaction Mise en page Dessins et croquis Lexicographie Roger Robert

Lecture - Corrections Aurore Py

www.francais-et-compagnie.com

Dominique Brun et en partie

Nathalie Crausaz Relecture Sébastien Robert

Imprimé en France par I.M.E. 25110 Baume-les-Dames Dépôt légal : novembre 2010 Le code de la propriété intellectuelle n'autorise que « les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » [article L. 122-5] ; il autorise également les courtes citations effectuées dans le but d'exemple ou d'illustration. En revanche « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » [article L. 122-4]. La loi 95-4 du 3 janvier 1994 a confié au C.F.C. (Centre français de l'exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris), l'exclusivité de la gestion du droit de reprographie. Toute photocopie d'œuvres protégées, exécutée sans son accord préalable, constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. ISBN : 978-2-8399-0419-3


Introduction

Bonjour, Est-ce le tableau noir de la couverture ou sont-ce déjà les remous scientifiques, les remue-méninges qu'ont engendré toutes mes nouvelles théories qui vous poussent à le lire ce livre ? Je ne sais ! Quoi qu'il en soit, soyez la ou le bienvenu, car nous allons, ensemble, reconsidérer énormément de convictions actuelles et enfin comprendre les sciences liées à Dame Nature. Votre surprise doit être de taille face à toutes ces remises en cause, ces points que je qualifie “d'erreurs de la science”, mais pour ne rien vous cacher, plus mon travail avançait, plus mon étonnement allait grandissant. Si, depuis longtemps déjà, j'étais convaincu que les sciences modernes étaient parties dans une certaine dérive, je n'imaginais pas que tout ceci était issu de bases fondamentales déjà totalement erronées. Vous devez être intrigué(e) d'apprendre que quelqu'un ose contredire autant de savoir, alors que nous allons dans l'espace, que nous avons posé les pieds sur notre satellite naturel, envoyé des engins sur Mars et autres corps célestes. Avec de tels résultats aussi fantastiques, comment imaginer qu'il y ait le moindre doute à émettre à l'encontre de notre savoir. Nous vivons à une époque où nous maîtrisons l'atome, nous contrôlons notre avenir en produisant des plantes mutantes à l'épreuve de toutes attaques animales ou virales en les modifiant génétiquement. Nos observations du cosmos attestent de la véracité de théories incompréhensibles mais expliquent la formation de l'Univers lors d'un fameux Big-Bang. C'est une époque où nous connaissons TOUT sur TOUT, où l'homme est au sommet de son intelligence dans un Univers dont la précision des constantes physiques est telle qu'il a certainement, selon la théorie, été édifié autour de cette créature douée de la pensée et respectueuse de ce qui lui est bénéfique à très court terme. Face à tous ces constats, qui ose, en ce début du XXIe siècle, émettre le moindre doute sur la connaissance humaine ? Ce quelqu'un, c'est moi ! Roger Robert, Français de souche, ingénieur en mécanique et tout jeune quinquagénaire. Plus tout jeune aux yeux de certains, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire, pour se révolter face à cette connaissance acquise en réfléchissant autrement et en faisant table rase de toute une vérité qui se voudrait être la seule et simple vérité.

Pour compléter légèrement mon CV, je dirais que j'ai obtenu mon diplôme d'ingénieur dans une haute école sise à Lausanne, en Suisse où je réside depuis près de trente ans. C'est une haute école car elle est installée au dernier étage d'un immeuble. Elle n'est pas si haute car l'immeuble est construit dans une cuvette et de ce fait, les classes se situent au niveau de la chaussée supérieure. Elle n'est pas non plus classée parmi ces hautes écoles, celles qui font éclore l'élite des ingénieurs. Elle décerne des diplômes à des personnes très pragmatiques, qui sont immédiatement rentables et capables d'utiliser la littérature reçue lors de cette formation. A la sortie de cette école, les compétences acquises sont largement suffisantes pour résoudre la grande majorité des problèmes liés à tous les métiers en relation avec cette discipline, et ce, sans devoir faire une thèse pour calculer la résistance d'un boulon. Bien que, dans ce livre, je remette en cause une grande part du contenu de cet enseignement, je profite de l'occasion pour remercier mon école de cette excellente formation. Quoique mécanicien, je m'intéresse aux autres disciplines qui permettent de concevoir des appareils et installations complètes. Je me considérais comme un ingénieur pluridisciplinaire, mais il est impossible de tout connaître, de toucher à tout. Une telle personne est, aux yeux d'une grande majorité, forcément moyenne, voire nulle en tout. Par le passé, les grands découvreurs étaient de ces toucheà-tout. Ces gens, intéressés par tout, ont su faire avancer nos théories. Il faut dire qu'en ces temps-là, les sciences étaient dans leurs balbutiements. Il était encore possible de connaître l'ensemble de leur contenu. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, la spécificité de chaque branche requiert impérativement une équipe de spécialistes. Avec une telle équipe, toutes les considérations et toutes les forces sont en présence pour un résultat assurément positif. Malgré ce précepte implacable, mon obstination à vouloir comprendre plus qu'un seul domaine m'a octroyé une certaine créativité avec une vision très large et la capacité de toujours rester critique face à certaines affirmations. J'ai essayé de comprendre les sciences modernes, ces sciences quantiques. Qu'elles soient relativistes ou non, je n'y ai jamais rien compris. Les explications sont rédigées avec des termes, des expressions que j'essayais de traduire du français au français. Mais un mot, caractérisant un phénomène, est traduit en se référant au phénomène auquel il s'applique. C'est une suite de paradoxes qui ne tiennent la route que

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par des artifices en écriture et autres algorithmes de toutes sortes se prétendant appartenir au monde des mathématiques. Heureusement, certains ont osé dire et même écrire que : “Quiconque comprend les sciences quantiques, doit immédiatement les réétudier car cette compréhension est un signe manifeste de son incompréhension.” Quelle frustration de ne plus comprendre ce que l'on fait et de devoir compter uniquement sur les résultats mathématiques pour prédire une observation future !

La naissance de ce livre En lisant toutes ces nouvelles théories, vous vous poserez certainement les questions : D'où viennent ces idées ? Comment naissent-elles ? Je préfère vous donner la réponse dès à présent. Cela remonte à fort longtemps, dans ma prime jeunesse déjà. Aux dires de mes parents, à l'âge de 4 ans, après avoir terminé la lecture d'une encyclopédie en 24 volumes, je me serais écrié : “Mais tout ceci est faux !” Aujourd'hui encore, je m'exclame : “Mais tout ceci est faux !” Ce que je viens d'écrire, ci-dessus, est totalement farfelu. A quatre ans, je ne savais pas encore lire, je n'étais pas un enfant précoce ou surdoué, ni même sorti d'une lampe à huile, non, je suis tout simplement logique. Je suis plus scientifique que littéraire. Je déteste ces exceptions qui confirment la règle. Un scientifique doit conserver un esprit logique et surtout ne pas agir tel un grammairien. En fait, j'ai toujours aimé comprendre les choses et pour cela, il fallait que je comprenne également les explications. Malheureusement, un grand nombre de points restaient flous et ancrés dans mon esprit telle une plaie ouverte. “Plaie ouverte” est peut-être un peu fort, c'était plutôt un manque ou une certaine forme de frustration. Parmi les points qui me chagrinaient, il en est un concernant l'atome. J'avais réussi à admettre sa consistance, avec son noyau autour duquel gravitent des électrons. Malgré cela, je n'arrivais pas à visualiser un simple assemblage composé de deux atomes et qui forme une molécule. La liaison, avec ces électrons en perpétuel mouvement orbital, me semblait mécaniquement très difficile à réaliser, voire impossible. Surtout si, en plus, j'attendais une réponse à la question : Comment justifie-t-on les géométries particulières de ces molécules ? Toutes les affirmations des spécialistes que j'ai rencontrés au travers de leurs écrits ne m'ont jamais convaincu. Outre le fait qu'une particule ne doit plus toujours être considérée en qualité de corpuscule mais, de temps à autre, en qualité d'onde, il faut dorénavant faire intervenir les probabilités. La coupe était pleine. Je savais qu'il y avait une erreur quelque part, mais fallait-il encore découvrir où se

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situait cette dérive. Voici le réel point de départ de ce livre. Je commençais par poser mes nouvelles idées au niveau de l'atome. Idées qui répondaient à certaines de mes interrogations, mais en soulevaient d'autres. Je me plongeais dans l'étude de la lumière qui me renvoyait vers les ondes mécaniques. Toutes ces nouvelles idées amélioraient ma vision de l'atome mais toutes ces nouveautés ébranlaient nos acquis. La chimie, la mécanique, l'astronomie, le magnétisme, l'électricité, bref, toutes les branches de la physique prenaient part à cette nouvelle vision. Mes idées se mettaient gentiment en place. Chaque domaine apportait sa pierre à l'édifice. Mon équipe de spécialistes était enfin prête à revisiter toutes les sciences de la Nature. Et j'étais le seul acteur pour interpréter tous ces rôles. En fait, j'ai uniquement appliqué un très vieux principe, connu sous le nom de : “principe d'Occam.” Guillaume d’OCCAM (OCKHAM) (vers 1285 - 1349) Ce principe dit : “La pluralité ne doit pas être utilisée sans nécessité.” Ce principe est également connu sous le nom de “rasoir d'Occam” que l'on interprète par le fait qu'il faut supprimer tout ce qui est compliqué. Pourquoi faire compliqué si l'on peut faire simple ! Cette maxime n'est plus la vertu de nos sciences. Ce moine franciscain prônait également la séparation entre la croyance et la science. De nos jours, il est préférable de croire ce que disent les scientifiques et de ne surtout pas essayer de les comprendre. Il est interdit de commencer une question par pourquoi ou comment. Depuis trois siècles, ce style de question est prohibé, car nous n'expliquons plus rien. Avant d'aller plus loin, je fais apparaître les limites des sciences que je revisite.

Les sciences Dans ce livre, je revisite uniquement les sciences liées à Dame Nature. Essayer de donner une définition au terme de science est aujourd'hui pratiquement impossible. Les sciences regroupent une multitude de catégories qui, elles-mêmes, se subdivisent en sous-catégories : Entre les sciences appliquées, fondamentales, expérimentales et toutes les autres, plus personne ne peut savoir les

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limites du domaine qu'il étudie ou alors trop bien. Ce qui évite d'empiéter sur le territoire des autres. Cela permet également de reporter sur les autres les explications que nous ne sommes pas en mesure de fournir. Pour ma part, je fais uniquement la différence entre les sciences de la Nature et les sciences humaines. Les sciences humaines Elles ont pour objet l'étude de l'être humain, de ses comportements individuels et collectifs, passés et présents. Elles se subdivisent en 10 disciplines : Administration Archéologie Géographie Politique Religion

Anthropologie Economie Histoire Psychologie Sociologie

Les sciences humaines font appel à la pensée humaine. Les sciences de la Nature Elles ont pour objet l'étude des phénomènes naturels. La physique examine et interprète les phénomènes de la Nature. Elle se limite aux processus observables et reproductibles qu'elle décrit à l'aide de concepts permettant de les quantifier par des grandeurs comme la longueur, le temps… La physique est le pilier central autour duquel se greffe une multitude de disciplines que je reporte ainsi : Mathématique

Astronomie

Géologie

Technique

Physique

Chimie

Mécanique Optique Acoustique Thermique Electricité Magnétisme

Fig. 001

Biologie

Médecine

Je rappelle ci-dessous quelques définitions de base : Loi : Une loi est une relation nécessaire unissant des causes à leurs effets. Elle définit un rapport immuable entre des grandeurs physiques, en utilisant les unités de base du Système International (SI). Loi de la gravitation universelle de Newton, lois de Kepler, etc. Principe : Un principe est une loi à caractère général. C'est une proposition admise comme étant la base d'une science, d'un art ou d'un raisonnement. Un principe est validé par les expériences. Principe d'Archimède Théorie : du grec theôria (action d'observer) En physique, le terme de théorie désigne généralement le support mathématique, dérivé d'un petit ensemble de principes de base et d’équations, permettant de produire

des prévisions expérimentales pour une catégorie donnée de systèmes physiques. Théorie de la relativité d'Einstein Sciences humaines, sciences naturelles “pas même combat” Dans ce livre, je traite exclusivement les sciences de la Nature. La Nature n'est pas influencée par l'esprit humain, ses croyances ou superstitions. A mes yeux, un scientifique digne de ce nom, ne peut pas et ne doit pas expliquer la Nature selon ses convictions spirituelles. Tout comme la spiritualité ne doit également pas interférer ou imposer ses doctrines pour expliquer la Nature. La Nature subit les actions de l'être humain et non pas ses pensées ou réflexions tant que celles-ci restent en l'état. De tout ce que j'expose dans ce livre, je ne vois jamais l'œuvre d'une divinité quelconque. Je ne me reconnais dans aucune religion. Je n'ai besoin d'aucune croyance pour respecter mon prochain. Je n'admets pas qu'au nom d'un Dieu, certains fassent du “n'importe quoi.” Nous sommes à une époque où la liberté de pensée est acquise, enfin presque partout. J'ai la chance de pouvoir partager un instant sur Terre avec ses heurs et ses malheurs. Une fois ce passage terminé, la place sera pour d'autres. Je ne comprends rien aux sciences humaines, du moins, ce que je vois dans ces sciences ne fait pas l'objet de ce livre et de plus, j'ai fait un serment avec ma conscience pour ne pas exprimer mes ressentiments face aux disciplines fondées sur la pensée humaine. Je suis naturellement simple et logique, donc pour moi, la Nature ne peut être elle-même que logique et forcément simple à appréhender. Cette parenthèse est là uniquement pour dire que j'aime confronter mes idées à des scientifiques. Par contre, je déteste ce monologue infructueux se référant à de vieux écrits théologiques. Je parle bien d'un monologue, car je ne participe pas à ce débat voué à l'échec, car personne n'arrivera à faire changer la conviction spirituelle de l'autre. A bon entendeur.

Du passé au présent Du compréhensible à l'irrationnel De la logique à l'absurde Dans la Grèce antique, la Nature répondait à un principe fondamental qui disait : “Rien ne naît de rien, rien ne retourne au néant.” Plus tard, Lavoisier prononça cette fameuse maxime : “Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme.” La physique moderne a balayé ces sagesses dans des théories totalement contradictoires.

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Bien que l'énergie se conserve, les paradoxes ne doivent pas entraver notre pensée : notre Univers issu du néant lors d'un fameux Big-Bang, des particules et ses antiparticules qui retournent au néant et tout le reste. Nous sommes, depuis plus d'un siècle, dans une dérive totale qui devient plus qu'absurde. Nous sommes arrivés, depuis longtemps déjà, à la constatation que les fondements de nos sciences reposent sur des théories très douteuses. Mais faute de chercher ou trouver autre chose, nous rafistolons, nous colmatons, bref, nous faisons du n'importe quoi. Au lieu d'admettre que nous sommes dans l'erreur, nous disons tout simplement que nous sommes dans une certaine vérité car il existe toujours plusieurs vérités. C'est tout à fait normal que les jeunes se détournent de cette science incompréhensible. Critique interdite Aujourd'hui, que ce soit face à un scientifique ou toute autre personne ne connaissant rien aux sciences, il est interdit d'émettre le moindre doute sur les travaux d'Einstein. L'humanité entière sait qu'il nous a révélé la vérité vraie, je dirais même mieux, la vraie vérité, celle qui ne souffre d'aucune remise en cause possible. Personne n'y comprend grand-chose, mais c'est un fait avéré, la “relativité générale” a indéniablement ouvert les portes des grandes découvertes du siècle passé et nous lui devons tout. Du moins, nous lui attribuons ce tout. Alors, si vous osez prétendre qu'Albert Einstein s'est trompé, on vous sourit avec une petite arrière-pensée : “mon pauvre, vous n'avez rien compris à cette immense théorie,” et d'abord, “qui êtes-vous pour oser le critiquer ?” Si vous insistez et dites que même Isaac Newton avec sa gravitation a commis une grave erreur, alors là, vous passez pour un demeuré, un simple d'esprit, un nul de première, bref un petit prétentieux sans la moindre connaissance. Si, pour finir, vous dites que les philosophes grecs, entre autres Aristote, étaient plus proches de la vérité dans leur vision de la Nature, alors cette fois-ci, la coupe est pleine, votre interlocuteur met un terme à cette discussion, s'il ne l'a fait plus tôt, car vous êtes un ignare et vraiment trop inculte. Je le revendique haut et fort, je suis un inculte. Pour être plus précis, j'ai fait des efforts considérables pour essayer d'oublier tout ce que l'on m'a inculqué. J'ai fait cela pour avoir le regard d'un enfant qui découvre un nouveau monde. Il fallait que je balaye de mon esprit tout ce que mon cursus m'avait fait admettre comme étant exact. Il fallait que je sois critique face à chaque affirmation, que je fasse la part des choses entre les explications sensées et les interprétations sous forme d'explication. A chaque fois qu'inconsciemment j'ai utilisé une affirmation sans me poser de question sur sa provenance, ou en considérant qu'aucun doute n'était possible, j'ai fait face à de mauvaises surprises.

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Confrontation des idées Suite à ce qui précède, vous comprenez que je n'ai jamais réellement réussi à confronter mes idées. Pour que ce dialogue soit possible, il aurait fallu qu'en une phrase, j'arrive à expliquer tout le contenu de ce livre, ou du moins une grande partie, de façon à accrocher mon interlocuteur. Il fallait avant tout que mes allégations soient déjà approuvées par le monde scientifique sans qu'un de ces représentants ne puisse écouter tant que les autres ne s'étaient pas encore prononcés sur la validité de mes dires. Il allait donc de soi que la meilleure façon de me faire entendre était de rédiger ce livre et sur cette base, ouvrir le dialogue. Ce n'est certainement pas la méthode qui prévaut dans le monde scientifique, mais je ne suis pas du style de ces scientifiques en quête de reconnaissance. Dans mes quelques confrontations d'idées, seuls les jeunes ou les non scientifiques ont écouté suffisamment longtemps pour que les doutes s'installent dans leurs esprits et pour qu'ils se rendent compte que je donnais des explications à certaines interrogations encore vives et encore non transformées en un acquis immuable. Il y avait un véritable dialogue avec une écoute, même si un jour, on m'a dit que je tenais là des “Théories de garçon de café”, il faut dire que le contexte s'y prêtait et que c'était dit d'une façon très charmante. J'avais tellement ri que j'avais presque hésité à prendre cette remarque pour le titre de mon livre. Les sciences modernes Les physiciens nous exposent leurs formidables découvertes issues d'incompréhensibles et invisibles expériences car se déroulant au cœur de dispositifs fort complexes, dans des conditions extrêmes et sur des éléments dont la taille ne permet aucune observation directe. La matière n'est plus matière mais énergie. Ils savent produire de l'antimatière et même la stocker. Ils sont en quête des énergies sombres nécessaires pour vérifier des hypothèses fausses, et de la matière noire pour stabiliser les galaxies. Ils jouent avec des particules lumineuses nommées photons qui se travestissent au gré de ce que l'on veut qu'elles soient, tantôt ondes tantôt corpuscules. Ils explosent ces noyaux atomiques qui recèleraient, si aucun frein n'avait été mis, autant de composants que de physiciens à la recherche d'une distinction honorifique… On s'acharne à trouver dans les sciences modernes les explications de l'existence de notre Univers. On a tiré sur toutes les ficelles, elles ont toutes rompu et pour rafistoler cette pelote, on les remplace par des cordes. On nous fait passer d'un monde en quatre dimensions élastiques à un monde en onze dimensions. C'est le monde de la physique quantique que plus personne ne peut comprendre. Malgré ces quelques critiques, je ne peux faire aucun reproche aux travaux de nos éminents physiciens car : je suis tout comme eux, je ne sais pas ce qu'ils font !

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Messieurs les physiciens, votre complexe de supériorité est tout à fait légitime, car vous êtes beaucoup, beaucoup plus intelligents que nous autres. Mais ne poussez pas le bouchon trop loin ! Notre sottise nous permet de voir que de temps à autre vous exagérez un peu. Souhaitons que ce ne soit pas constamment. Remarque pour les non initiés : Quantique ne se prononce pas avec un “quan” comme le début de cantine, car dans ces lieux, il y a quelque chose à se mettre sous la dent, mais il faut prononcer le “u” comme dans le début de “Couac !” Ça tombe bien car c'est exactement le bruit que cette science va faire face à mes démonstrations. Ça fait du bien de se défouler un peu ! Si j'ai inclus toutes ces remarques acerbes dans cette introduction, c'est pour tester votre aptitude à accepter de nouvelles vérités. Si vous sentiez votre sang bouillir face à mes conneries, c'est que vous n'êtes pas en condition psychologique acceptable pour continuer la lecture. De plus, je n'aimerais pas avoir un procès pour l'accident cardiovasculaire que vous risqueriez de faire. Si, par contre, vous trouvez dans ces premiers propos un semblant d'intérêt alors c'est bon pour la suite. Autre petit conseil : préservez votre entourage, veillez à ce que des enfants ne soient pas à proximité car vous risquez, de temps à autres, de vous exclamer en prononçant des gros mots. Impertinent Présomptueux Arrogant Certains seront offusqués de mon impertinence face aux critiques que j'émets à l'encontre de ces illustres scientifiques. Il faut vous dire que dans un premier temps, mon style d'écriture était à peu près du style : Je vous prie de bien vouloir excuser mon ardeur à émettre l'hypothétique suggestion qu'il puisse y avoir une certaine malencontreuse méprise dans l'immense et honorable œuvre d'un tel éminent scientifique… Mais plus j'avançais dans mon travail, plus j'essayais d'étayer mes remarques en lisant des pseudo-explications émanant de professeurs ou autres scientifiques de renom, et tombais toujours sur des argumentations rédigées avec une arrogance déconcertante et éludant allègrement le moindre signe d'explication. Aujourd'hui, j'ai pris le même style et ne mets plus de gants pour dire : Einstein s'est complètement trompé et s'en est rendu compte, mais trop tard car tout le monde s'est engouffré dans cette absurde vision du monde. Il était, à mes yeux, l'homme qui, par ses découvertes, avait permis la création de la bombe atomique. Le fait qu'il n'approuvât plus la forme que prenait cette science m'avait fait penser qu'il avait certainement découvert des choses qu'il ne voulait plus dévoiler à l'être humain, de crainte qu'il ne sache s'en servir pour anéantir notre planète.

Mais ce point de vue n'était que la conséquence des informations à sens unique que j'avais reçues. Aujourd'hui, ma reconnaissance s'arrête à ce pacifiste que je pense qu'il était. Car au niveau de toutes ses théories, dont beaucoup doutent de sa paternité, je vous démontrerai plus loin qu'aucune ne résiste et qu'elles nous ont fait divaguer dans des sciences que je considère plus hollywoodiennes que liées à la Nature. Newton aussi nous a joué un bon tour avec sa gravitation. Il nous a entraînés dans une voie sans issue et malgré certaines évidences, nous nous obstinons à vouloir pousser ce mur. Je présume toutefois que si ces sommités avaient possédé, à leur époque, la connaissance que nous avons de nos jours, ils auraient certainement revu leur copie et corrigé leurs erreurs. Nous vivons dans un drôle de monde où les mathématiques issues des boyaux de la tête de l'être humain, c'est-à-dire ces mathématiques qui respectent des lois absurdes, juste bonnes à faire une gymnastique cérébrale mais sans aucun lien avec les phénomènes naturels, ces mathématiques-là sont les seules à détenir la vérité. Un travail simple et aisé Aux époques des Copernic, Bruno, Kepler, Galilée, Descartes, Newton et tous les autres, l'information, la connaissance, les expériences et les outils mathématiques faisaient défaut. Il fallait établir de nouvelles bases et gommer de leur esprit cet héritage de la Grèce antique, ces sciences vues selon Aristote. La principale difficulté résidait également à ne pas froisser ou contrarier les hautes instances décisionnaires et religieuses. Si, en certains lieux, les religions interfèrent beaucoup moins, c'est parfois le scientifique lui-même qui se retranche derrière sa foi. Aujourd'hui la tâche n'est pas plus aisée, non pas par le manque d'information, mais bien au contraire par ce tropplein d'interprétations des résultats et autres observations obligatoirement irréfutables. C'est également à cause de ce mutisme face à toutes ces observations qui divergent de nos théories et qu'il ne faut surtout pas évoquer. C'est ce monde scientifique qui nous impose une seule et même vision de notre Univers. Entre information et désinformation, entre connaissance et ignorance, la seule différence réside dans le sens de la propagande que nous recevons. Lors de mes pérégrinations dans l'élaboration de ces sciences revisitées je me suis confronté à des cas où mes hypothèses étaient en totale contradiction avec des observations formelles ne pouvant susciter la moindre controverse. Mon point de vue se cassait la figure. Au lieu de laisser tomber, je me suis astreint à remonter les fondements de nos convictions. Ces démarches n'étaient pas aisées car toute la littérature traite ces sujets de la

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même façon avec des affirmations catégoriques qui justifieraient de renoncer illico à prolonger ces démarches contradictoires. Si toutes ces réflexions m'ont permis de découvrir des théories qui m'étaient inconnues, je me suis efforcé, dans la mesure du possible, de contrôler si par le passé, d'autres personnes avaient émis ces mêmes hypothèses. La surprise fut grande de constater que tel était le cas. Ce travail, a posteriori, me permet de citer ces visionnaires qui ont tenté en vain de faire évoluer notre connaissance vers des bases plus solides. Dans les livres de physiques, encyclopédies de toutes sortes ou encore sur la toile, j'ai recherché les origines des définitions actuelles. C'est à ce moment-là que je me suis rendu compte que le monde des sciences est un monde impitoyable où les bonnes idées ne sont pas toujours retenues parce qu'elles ne peuvent pas être vérifiées en concordance avec les hypothèses déjà admises comme représentant la vérité. La gravitation de Sir Isaac Newton est le pilier de la mécanique autour duquel gravitent toutes les réflexions et les conclusions. Cette hypothétique force d'attraction gravitationnelle qui se transmet instantanément et à distance, a toujours suscité des doutes de la part de nombreux scientifiques y compris de la part de son auteur. Malheureusement, il ne faut plus chercher à comprendre, cette force est bien là, les résultats mathématiques en attestent. Même si nos observations du cosmos démontrent le contraire, il ne faut pas ébranler une théorie qui fonctionne presque toujours, à notre entière satisfaction. Face à cette position intransigeante, toutes ces formidables théories simples et logiques, découlant d'un bon sens et sautant aux yeux de ceux qui veulent simplement regarder, ont été mises au placard et ne sont plus mentionnées car elles ne passent pas au travers de la moulinette qu'est la théorie de la gravitation. Pour citer un exemple, je mentionne celle qui s'oppose dans l'anonymat à la dérive des continents : la théorie de l'expansion terrestre. Nous savons représenter sur un globe terrestre le relief des profondeurs océaniques, et de toute évidence, ces cicatrices attestent que Terre ne cesse de croître. Encore une fois, quelle frustration pour ceux qui défendent bec et ongles la théorie de l'expansion terrestre, car cette évidence est plus que frappante. A la place de cela, nous nous contentons de voir cette grande valse des continents. Avec cette tectonique des plaques continentales, nous échafaudons toutes sortes de théories sur le passé et le futur de notre planète aussi sottes les unes que les autres.

Mon travail J'ai la chance, grâce à mon opiniâtreté, d'avoir découvert tout ce qui va nous permettre de remettre les sciences sur le chemin qu'elles n'auraient jamais dû quitter, c'est-à-dire ce chemin de la logique, de la compréhension et par la même occasion de la simplicité.

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Cogito, ergo sum Je me permets d'employer la première personne du singulier car ce travail n'est ni un plagiat ni un travail de groupe mais uniquement le fruit de mes cogitations. J'aurais été, de toute façon, bien en peine de trouver un scientifique pour m'aider dans cette démarche. Seul mon entourage m'a soutenu dans cet effort et principalement mon fils Sébastien qui a su m'encourager dans mes périodes de doute. Eh oui ! contrairement à l'impression que je laisse à la lecture de mes affirmations, j'ai souvent douté et me posais sans cesse les questions suivantes : Comment puis-je estimer que tout ceci est correct alors que je dois remettre en cause tant de notions fondamentales ? Comment puis-je me convaincre que tout ce que j'avance là est faux, alors que j'explique, si simplement, tant de phénomènes encore inexpliqués ou alors si mal ? Je vous rassure, aujourd'hui, plus aucun doute ne vient heurter mon esprit car la simplicité de mes démonstrations témoigne de la justesse de ces raisonnements. Un livre en plusieurs volumes Ma première intention était de rédiger un seul livre traitant toutes les disciplines des sciences. Pour justifier du bien-fondé de mes idées, il fallait qu'elles se vérifient dans toutes ces disciplines. Je les traitais toutes de front. Plus j'avançais, plus ces nouveautés se concrétisaient et ouvraient de nouvelles portes, me confortant dans mes démarches. Voici déjà six années que j'ai mis mon métier de côté et me consacre exclusivement à cette tâche non rémunérée. Je ne voulais pas trop bâcler le contenu de cet ouvrage ni même prolonger davantage le calvaire que je fais vivre à mon entourage. Je me suis résigné à scinder ce livre en plusieurs tomes. Ce découpage en plusieurs volumes ne traite que d'une seule et même science. Celle-ci est certes subdivisée en plusieurs disciplines que, dans leur ensemble, nous nommons les sciences liées à Dame Nature. Mais malgré cela, ces sciences n'en forment qu'une. Je précise cela car on voudrait nous faire croire qu'il existe une science du microscopique, qui se préoccupe exclusivement de l'atome, et une autre appartenant au monde du visible, ce monde macroscopique. Il n'existe pas non plus une science de la mécanique et une autre liée aux phénomènes électromagnétiques. Il est par conséquent inutile de chercher à unifier ce qui ne fait déjà qu'un. Dans ce premier volume, nous allons commencer notre découverte des sciences par l'atome. Du moins, la partie la plus intéressante de l'atome, celle qui détient la clef de tous les mystères des phénomènes naturels, celle qui véhicule les énergies au sein de notre Univers. Eh oui ! Vous l'aurez certainement deviné, ce n'est justement pas la partie étudiée par nos physiciens. Ce n'est pas le noyau de l'atome que nous allons découvrir, mais principalement l'électron.

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Introduction

Son action ne se limite pas aux alentours du noyau de l'atome, mais explique parfaitement les bases fondamentales de la physique. Nous en aurons le cœur net avec toute la suite qui ne traite que la mécanique. Dans les prochains volumes, nous découvrirons enfin l'électricité, la thermique, le magnétisme, la lumière, l'astronomie, la chimie, bref tout le reste des branches de la physique, pour finir en beauté par une nouvelle vision et une compréhension différente de cette si belle planète bleue nommée Terre. Tout ceci, pour dire qu'à la fin de ce premier tome, nous n'aurons pas encore toutes les explications de ces sciences revisitées, mais nous aurons acquis les nouvelles bases fondamentales pour toute la suite. Si j'évoque certains points sans les traiter tout de suite, c'est uniquement pour dire qu'il y a une réponse à toutes les interrogations et ce report est nécessaire pour que les bases soient acquises avant de bousculer d'autres théories. Suivez le fil de mon raisonnement Je suis columbophile dans l'âme. Non pas celui qui s'occupe des pigeons, ni même celui qui voue une admiration au découvreur du nouveau monde, non, tout simplement j'adore l'inspecteur Columbo. Dès le début de l'épisode, nous avons assisté au meurtre et nous suivons son raisonnement pour arriver à la conclusion que nous connaissions dès le départ. C'est pour cela que sur la couverture, déjà, j'ai dévoilé énormément de renseignements sur les résultats de mes démonstrations futures. Je vais vous faire part de mes réflexions en me posant sans cesse toutes les questions que les théories n'expliquent pas et que nous ne nous posons plus car notre connaissance les a admises comme des affirmations irréfutables ne présentant plus aucun doute quant à leur validité. Je n'aime pas ces livres qui vous demandent sans cesse d'aller voir à telle page les explications ou les exemples relatifs à ce que nous sommes en train d'étudier. De ce fait, tout ce qui est nécessaire apparaît au moment précis de leur utilisation, y compris certains rappels élémentaires. Cet ouvrage a été organisé de telle sorte que toutes ces nouvelles découvertes s'enchaînent avec l'appui de ce que nous avons vu au préalable. Donc, il faut le suivre comme un roman sans sauter à un chapitre qui vous intéresse au plus haut point car vous risqueriez de ne pas l'apprécier et vous perdriez le fil conducteur. Je me suis efforcé de mettre un maximum de figures pour simplifier et réduire le contenu du texte. Une simple image vaut mieux que de longues phrases et de plus, je suis meilleur graphiste qu'écrivain. Laissez vos “a priori” de côté Interprétez le terme “a priori” au sens philosophique, c'est-àdire “en partant de ce qui est avant”, avant Newton, il va de soi. Pour bien apprécier le contenu de cet ouvrage, il est préférable que vous soyez ouvert(e) à la nouveauté et que

vous acceptiez d'utiliser votre intelligence en mettant de côté votre connaissance. A mes yeux, l'intelligence est une qualité innée de tout être vivant, qui se construit tout au long de sa vie en faisant référence à son bon sens et sa logique. Nous avons la chance et le bonheur de posséder cinq sens, la vue, le toucher, le goût, l'ouïe et l'odorat. Ce sont ces cinq sens qui vont, tout au long d'une vie, nous permettre d'appréhender certains phénomènes et déterminer ainsi une logique dans les comportements. De nos jours, les sciences ont occulté les impressions de nos sens et notre logique. L'essentiel n'étant pas la compréhension mais le résultat mathématique. Mettez votre intelligence en berne et utilisez uniquement ce que l'on vous enseigne, donc faites appel à cette connaissance acquise. Pour argumenter un peu ce petit discours philosophique, je prends l'exemple des deux objets de poids différent qui tombent en chute libre. C'est une fameuse question qui permet de savoir si votre connaissance est bien acquise au détriment de vos impressions. C'est également la fameuse expérience réussie par Galilée au début du XVIIe siècle et que nous ne sommes plus en mesure de vérifier car il faut négliger les effets de l'air, ce qui ne devait apparemment pas être le cas à son époque. Donc, des deux objets en chute libre, lequel touche le sol le premier ? Le lourd, le léger ou les deux en même temps ? Eh oui ! La théorie est là, les deux objets touchent le sol ensemble. Vos impressions pensaient certainement que l'objet plus lourd tombait plus vite tout comme les skieurs de descente les plus rapides ne sont généralement pas les plus légers. Et bien, vos impressions, tout comme les skieurs, ne comprennent pas la physique. Ce petit exemple appartient à la mécanique newtonienne, il est fort simple car c'est une discipline de la physique que nous avons l'impression de bien maîtriser, parce qu'elle fait appel à des phénomènes parfaitement visibles. J'ai pris l'exemple du skieur parmi une multitude d'autres qui ne semblent pas respecter nos lois de la physique. Pourquoi limite-t-on le poids des bobsleighs alors que celui-ci n'a pas d'incidence sur sa vitesse ? La liste est longue. Nous découvrirons pourquoi, si théoriquement, le poids n'agit pas sur la progression de la vitesse en chute libre, je considère que cette question est idiote.

Un livre à la portée de toutes et tous La compréhension avant tout Je ne vous propose pas un roman de science-fiction ni même une étude de science fictive. Bien que ce travail ne soit, pour l'instant, pas encore validé par les hautes instances scientifiques, je ne peux pas imaginer que tout ce qui suit ne soit qu'une simple hallucination dénuée de tout fondement.

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Introduction

Simplicité au niveau du vocabulaire Dans le monde des sciences, la dénomination joue un rôle primordial. Un terme ne doit posséder qu'une interprétation limitée pour qualifier un phénomène, un processus, une consistance, une action, ou autre. Pour encore insister sur la spécificité d'une observation, nous créons des termes ou expressions à rallonge qui rendent incompréhensible au profane la lecture scientifique. C'est cette richesse du langage qui marque la frontière entre ceux qui connaissent la vérité, et les autres. Ceux qui maîtrisent une science ou plus fréquemment ceux qui se retranchent derrière ce vocabulaire pour insister sur notre ignorance et ainsi nous faire croire qu'ils ont compris des choses qui ne sont pas à la portée de notre niveau intellectuel. Pour couronner le tout, les meilleurs mélangent, sans complexe, les termes en français, en anglais avec un zeste de grec et un soupçon de latin. Le langage scientifique devrait donc être exclusivement réservé aux scientifiques, tout comme le langage juridique aux juristes, la médecine aux médecins, le langage politique à ceux qui veulent uniquement notre bien. Je dis non ! Pour démontrer que ceci est possible, j'ai rédigé ce livre à l'intention d'une majorité de personnes en explicitant les termes scientifiques, en vulgarisant les différents thèmes abordés et en en simplifiant exagérément d'autres. Vous allez découvrir qu'il est simple de comprendre, lorsque les explications ne sont plus des interprétations de ce que l'on croit avoir compris, mais tout simplement des explications. Je ne suis pas un adepte de la fabrication de nouvelles expressions ou de nouveaux termes pour qualifier un phénomène, mais dans certains cas, je me suis trouvé contraint de le faire. Malgré cela, vous verrez que ces termes imagent parfaitement ce qu'ils expriment. Je précise ceci pour dire qu'il n'est pas nécessaire de compliquer exagérément notre vocabulaire pour utiliser correctement des mots connus de tous. Nous découvrirons que certains termes utilisés dans le langage courant ne recèlent pas la même signification pour le monde scientifique. Par exemple, si nous parlons de la puissance d'un haltérophile, nous sous-entendons sa force. Or, force et puissance ne sont pas des grandeurs scientifiquement similaires. Toujours au niveau sportif, nous parlons de l'explosivité d'un athlète, or cette explosivité n'est pas une grandeur physique, elle ne possède pas d'unité, il est donc impossible de la quantifier et de ce fait de la comparer. Pourquoi notre langage s'est-il laissé embarquer dans des interprétations non conformes aux définitions scientifiques ? Pourquoi a-t-il laissé les impressions et les ressentiments prendre le dessus ? Sont-ce nos définitions scientifiques ou nos impressions qui sont à prendre en défaut ? Nous découvrirons les réponses à tout cela. Certains mots vont prendre un sens plus formel et plus

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explicite et d'autres se verront affublés d'une définition autre. Par exemple : Pour expliquer un phénomène, nous disons c'est une “réaction chimique” ou avec une précision accrue “réaction physico-chimique”. Cette réponse est la preuve flagrante de notre incompétence à expliquer ce qui se passe réellement. Le pire est que nous nous satisfaisons tous de cette réponse qui n'en est pas une. Vous verrez par la suite que ces expressions cachent une ignorance à laquelle j'apporte une vision différente. Autre exemple : Un paradoxe ou encore une aberration caractérisent actuellement un comportement anormal en relation aux lois scientifiques admises comme représentant le comportement naturel. Pour moi, un paradoxe est uniquement la preuve flagrante que ce sont nos lois qui sont dans l'erreur. Simplicité au niveau mathématique Pour prédire quantitativement le résultat d'un phénomène, il faut posséder un modèle mathématique qui peut se présenter sous la forme d'une relation ou d'une formule. Plus le phénomène est complexe, plus les relations sont difficiles à résoudre. Dans la pratique, une approximation, en faisant abstraction des comportements jugés comme négligeables, s'avère largement suffisante. Les formules s'en trouvent grandement simplifiées. Les quelques souvenirs de mes connaissances au niveau des mathématiques supérieures me laissaient penser qu'il me serait impossible d'étayer mes affirmations par l'élaboration de relations vérifiant mes dires. C'était sans compter que Dame Nature n'est pas si complexe que ça. Vous le constaterez, il ne faut pas sortir de Math Sup pour comprendre les formules que nous découvrirons ensemble. Pour celles nécessitant quelques notions, j'ai essayé dans la mesure du possible de faire apparaître le résultat sous forme graphique, par des courbes et surtout par des surfaces. Une grande majorité des relations ou formules mathématiques que nous utilisons avec succès de nos jours sont issues de tâtonnements. Elles sont pratiquement toutes le fruit d'un bidouillage en faisant varier les grandeurs avec des coefficients ou exposants pour que les résultats des essais soient en conformité avec la prédiction des opérations mathématiques. Nous les avons, de ce fait, obtenues par une approche empirique. Par la suite, la théorie a été établie autour de ces relations. Certaines de ces théories attestent avec succès cette approche, d'autres ont un résultat plus que douteux et vous le constaterez dans plusieurs cas, totalement faux. Dans ce livre, je fais une approche radicalement opposée. J'explique ce qui se passe dans tel ou tel phénomène et de ces explications, il découle des formules qui se recoupent très souvent avec ce que nous connaissons déjà, mais pas toujours. De toutes ces explications, nous arrivons ainsi à constater

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Introduction

nos erreurs et nos manques. Nombreuses sont les personnes qui en voyant l'ébauche de mon livre, m'ont dit : “Oups ! Ce livre n'est pas pour moi, les mathématiques et moi ça fait deux !” Je leur rétorquais : “Le niveau requis se contente de savoir calculer la surface d'un rectangle, soit la base fois la hauteur, et plus compliqué, la surface d'un triangle, c'est-à-dire la surface du rectangle divisée par deux.” Vous le constaterez, tel est le niveau requis. Simplicité au niveau des thèmes abordés Chaque thème abordé est agrémenté d'un rappel de notre savoir et d'un petit historique expliquant la provenance de ces conclusions. Si je parcours l'ensemble des branches liées à la physique, je n'aborde pas ces thèmes de façon approfondie avec la spécificité que revêt chaque discipline mais uniquement les bases élémentaires qu'il faudrait recevoir comme enseignement. Ces bases sont déjà largement au-delà du niveau actuellement enseigné. Un livre qui se lit et se relit Il est très difficile voire impossible de lire une nouvelle théorie sans se référer à ses acquis. Pour ma part, il m'a fallu pratiquement deux années pour changer ma pensée. Ce n'est pas uniquement ma stupidité qui a requis autant de temps, mais également le fait que je ne sache pas où tout cela me conduisait. Pour vous, ce passage est plus facile, il suffit de lire et relire pour vous rendre compte par vous-même que cette nouvelle vision est beaucoup plus simple, plus logique et en rapport direct avec votre intelligence.

Pour marquer mon respect envers notre planète, dès à présent, je supprime cet hideux article et la nomme directement par son nom : Terre. J'en profite pour faire de même avec Soleil et Lune à qui nous devons également beaucoup. Ça fait un peu bizarre, vous l'avez déjà remarqué, mais on s'y fait très vite. Nous disons déjà : Phobos gravite autour de Mars J'écris maintenant : Lune décrit un mouvement orbital quasi-circulaire autour de Terre et Terre révolutionne autour de Soleil. Vous allez me dire que le nom grec de Soleil est Hélios, celui de Terre est Gê ou Gaia et que celui de Lune est Sélène. Alors pourquoi ne pas utiliser ces noms pour marquer notre respect ? Je rétorque simplement, Mercure possède un nom grec qui est Hermès, Vénus Cythère, Mars Arès, Jupiter Zénon, Saturne Kronos, Uranus Ouranos, Neptune Poséidon et pour tout de même la citer, Pluton Hadès. Nous les nommons par leur nom d'origine latine et ne plaçons jamais d'article devant. Je sais que le nom de Terre, Soleil et Lune ne sont pas issus de divinités mythologiques, mais ce sont tout de même des noms propres. Certaines planètes du système solaire possèdent des satellites naturels qui portent un nom propre. Ces corps célestes sont des satellites et non pas des lunes. Il n'existe qu'une seule Lune. Terre n'a pas besoin d'être sauvée. Nous devons uniquement préserver les conditions qu'elle nous met à disposition pour que l'existence des différentes formes de vie perdurent et par conséquent assurent la survivance de l'espèce humaine. Nous devons respecter Terre, notre mère nourricière tout simplement.

Une nouvelle marque de respect ! Je ne désirais pas faire intervenir, dès à présent, la modification qui suit. Je réservais cette futilité pour plus tard, lorsque nous apprendrons à connaître ensemble notre planète. Au moment où nous découvrirons ce que notre Terre a fait et continue de faire pour que la vie apparaisse et perdure. Mais ce livre se lit et se relit. Alors je ne peux pas m'exprimer d'une façon au début et d'une autre par la suite. Je vous impose donc, par mon style de rédaction, la marque de respect que j'estime devoir envers notre planète. Les femmes sont offusquées si l'on met un article devant leur prénom. Elles ont tout à fait raison, ça fait vraiment vulgaire. Depuis le temps que j'écris ce livre, je regarde notre Mère Nature d'un œil différent, notre planète est formidable. Nous ne la respectons ni par nos actes ni par nos dires. Nous l'affublons constamment de cet article : ”la Terre”. Cette charmante Dame source et génitrice de la vie mérite les égards que nous formulons déjà à d'autres, telles Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et les autres.

Les astuces visuelles Pour en finir avec cette intro un peu longue, je vous présente, ci-dessous, les astuces visuelles que j'ai utilisées pour vous permettre une lecture aisée et surtout pour faciliter les relectures. Les rappels, sur notre connaissance actuelle, sont écrits sur fond gris. Il ne sera plus nécessaire de les relire par la suite. Les formules, les lois ou les principes totalement faux sont sur fond gris encadrés d'un liseré noir tel un faire-part de décès. Deuxième loi de Newton ou théorème du centre d'inertie : Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces appliquées à un objet ponctuel est égale au produit de la masse de l'objet par son vecteur accélération.

F=ma La force est égale au produit de la masse avec l’accélération.

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Introduction

Mes remarques ou interrogations sur le sujet, mes affirmations, mes commentaires ou autres questions apparaissent de la sorte. Pourquoi est-il impossible de commencer une question par pourquoi ou par comment ?

Ils sont rédigés sur un papier autocollant jaune comme l'exemple farfelu suivant :

Principe du résultat correct

Une démonstration correcte

fausse

Lorsque je reporte une explication, Plus loin dans ce volume Plus tard dans un prochain volume. Les éléments qui se trouvent dans tous les bons formulaires apparaissent sur fond bleu. 2

2

2

(A+B) = A + 2AB + B

Un livre interactif Une bulle rectangulaire sur fond bleu annonce la question ou remarque d'une lectrice ou d'un lecteur. Je vous donne la parole en anticipant les questions que vous pourriez avoir en tête.

J'espère que vous n'avez pas lu cet exemple car il est totalement stupide et personne n'oserait imaginer une telle solution. Nouveauté très intéressante Lorsque je claque des doigts, c'est que nous découvrons quelque chose de très intéressant.

C’est possible de poser des questions !!!

Oui ! Tout à fait ! Ah ! Mais en plus ça marche !!!

Je vous l’ai dit. N’en abusez pas tout de même ! Nouvelle loi ou principe Je m'octroie le privilège d'édicter des règles que Dame Nature respecte et qui se présentent sous forme de lois ou de principes.

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Ma conscience peut intervenir si mes propos s'égarent dans le domaine interdit des sciences humaines et apparaît sous la forme d'une remarque rouge précédée d’un petit cercle. o Pourquoi évoques-tu cela ? Tu m'as promis de faire disparaître tout ce qui n'est pas conforme à notre accord ! Oui, c'est vrai ! Mais c'est uniquement dans le cas où l'imprimeur aurait oublié de supprimer une de tes interventions. Ceci étant dit : Bonne lecture

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La matière

La matière Atome et molécule Faisons avant tout un bref rappel sur ce qu'est la matière. Pour cela, prenons un corps pur comme un bloc de fer. Nous pouvons diviser ce bloc en éléments de plus en plus petits et si cela était possible, nous arriverions à un stade où il nous serait impossible de le diviser davantage. Dans la Grèce Antique, il semblerait que ce soit LEUCIPPE (env. 460 - 370 av. J.-C.) qui le premier évoqua l’existence de grains de matière indivisibles qu’il nomma “atome”. En grec “a-tomos” signifie insécable. Dans le cas du bloc de fer nous avons ainsi obtenu un atome de fer. Maintenant recommençons cette expérience avec cette fois-ci un petit volume d'eau. La plus petite partie insécable obtenue n'est pas un atome mais un assemblage de plusieurs atomes qui forment une molécule. Chacun sait qu'une molécule d'eau est constituée d'un atome d'oxygène et de deux atomes d'hydrogène, qui se note : H2O.

Malgré quelques timides tentatives de la part de philosophes et scientifiques, il faut attendre le début du XIXe siècle pour voir réapparaître le concept d'atome. En 1808, John DALTON (1766 - 1844) démontre que des gaz quelconques se combinent toujours dans des proportions de poids identiques. Il remet d’actualité la théorie atomiste et propose un modèle semblable à une boule de billard. En 1897, Joseph John THOMSON (1856 - 1940) découvre l’électron et élabore, en 1904, un modèle de l’atome. C’est une sphère pleine dans laquelle baignent ces particules localisées et électriquement chargées. Ce modèle est connu sous le nom de “Plum-pudding” en raison de sa ressemblance à un gâteau aux raisins. En 1909,

L'histoire de l'atome Selon les philosophes grecs, l'atome se présente sous la forme de particules invisibles du fait de leur taille, pleines, pures, indivisibles et éternelles. Ces particules se déplacent dans le vide, se heurtent et s'organisent en figures se différenciant par leur taille et leur poids. Aristote (384-322 av. J.-C.) mettra en cause cette vision de l'atome pour revenir à la théorie des quatre éléments que sont la terre, l'eau, l'air et le feu. Nous reviendrons sur Aristote et cette théorie ultérieurement. La théorie atomiste a été ainsi délaissée durant les deux millénaires suivants. L'Eglise catholique, n'admettant pas cette vision de l'atome qui est en contradiction avec les mystères de l'eucharistie (transformation du pain et du vin en corps et sang du Christ), sut faire preuve d'une très ferme autorité pour interdire aux penseurs de reconsidérer l'existence de l'atome.

Ernest RUTHERFORD (1871 - 1937) découvre, lors d’expériences consistant à bombarder de particules alpha une fine feuille d’or, que l’atome est en grande partie constitué de vide avec un noyau en son centre possédant une charge électrique en opposition à celle de l’électron. Deux charges électriques de signe contraire s'attirent. Il faut de ce fait que les électrons tournent rapidement autour de ce noyau pour maintenir une certaine distance. Il élabore un modèle où les électrons gravitent autour du noyau sur des orbites quelconques tel le système solaire. Ce modèle se nomme ainsi : Modèle de l'atome planétaire

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La matière

Il en déduit également que le noyau concentre ponctuellement la quasi-totalité de la masse et qu'il est composé de particules positives, le Proton et de particules électriquement neutres, le Neutron. Le Neutron a été découvert en 1932 par James CHADWICK (1891 - 1974) Dès 1900, Max Planck (1858-1947) affirme que la matière ne peut émettre ou absorber de l'énergie rayonnante uniquement par petites unités discrètes qu'il nomme “Quanta”. Avec le modèle de l'atome planétaire, ce postulat n'est pas vérifié. En effet, dans certaines conditions, telles celles que nous rencontrons dans une ampoule électrique, les électrons en cédant de l'énergie lumineuse, en continu, devraient se rapprocher du noyau et modifier les caractéristiques de la matière. De ce constat, en 1913, Niels BOHR (1885 - 1962) améliore le modèle planétaire en suggérant des orbites parfaitement définies. C'est en sautant d'une orbite à l'autre que l'électron émet ou absorbe une certaine quantité d'énergie. Ce modèle répond le mieux aux lois qui prévalent dans le domaine de la physique classique. Cette physique qui explique les mouvements et les phénomènes perceptibles à l'échelle humaine. C'est également ce modèle de l'atome que tout le monde connaît car nous l'avons tous vu lors de nos études dans l'enseignement traditionnel. Reportons de nouveau tous ces points.

Le modèle de l'atome planétaire Au centre de l'atome se trouve le noyau composé de Protons et Neutrons, lesquels sont regroupés aléatoirement tels les grains d'une framboise. Gravitant autour de ce noyau, des électrons se déplacent sur différentes orbites. Une représentation virtuelle en trois dimensions symbolise ce concept de la manière suivante : électron

Cette figure ne tient pas compte des échelles. En effet, l'électron se déplace à des distances qui peuvent, pour donner un ordre de grandeur, atteindre 100'000 fois la taille du noyau. Les électrons possèdent une énergie électrique négative tandis que les Protons possèdent la même quantité d'énergie électrique mais de signe positif. Des charges électriques de signe contraire s'attirent. Les Protons et les électrons s'attirent mutuellement. Les électrons évitent ce rapprochement en gravitant autour du noyau sur des niveaux différents. Les électrons et Protons se trouvent en nombre identique, de ce fait, un atome est électriquement neutre. Il subsiste une question fondamentale qui ne semble intéresser personne qui est la suivante : D'où provient cette énergie électrique ?

Les différents atomes Les atomes se différencient par le nombre de particules composant leur noyau. Le Proton et le Neutron sont nommés nucléons. Le nombre de Protons définit la nature de l'atome. Le nombre de Neutrons peut varier de part et d'autre d'une valeur communément rencontrée. Les atomes possédant plus ou moins de Neutrons par rapport à cette référence sont nommés des isotopes. Leur stabilité dans le temps est fortement variable. Les Neutrons excédentaires seront expulsés, tandis que de nouveaux combleront les manques. Il est même annoncé qu'un Neutron peut se transformer en Proton et vice versa. Dimitri Ivanovitch MENDELEÏEV (1834 - 1907) a proposé une classification périodique de tous les atomes connus à son époque en laissant des cases blanches. Ces cases ont été depuis l'heure complétées par la découverte de ces nouveaux constituants. Ce tableau se présente comme suit : H

Classification périodique des éléments selon Mendeleïev

Li Be Na Mg

Fig. 003

He

B C N O F Ne Al Si P S Cl Ar

K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe Cs Ba

Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn

Fr Ra

Rf Db Sg Bh Hs Mt La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu

Noyau Proton Neutron Fig. 002

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Ac Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Fm Md No Lr

Tous les atomes sont définis par un symbole. Nous examinerons, plus tard, la signification de ces lignes et de ces colonnes.

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Page 1 à 16  

Première partie du livre, avec son introduction.

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