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édito M. LAGOURGUE PRÉSIDENT DE LA CMA64 Plus qu’une crise, nous vivons une réelle période de mutation économique. Il est clair que la relance économique ne passera pas par le déficit budgétaire. Au contraire, la relance passera à moyens constants par la dynamisation de l’économie de proximité, le développement de l’innovation, qu’elle soit technologique, sociale, commerciale ou organisationnelle, ainsi que la priorité donnée à la qualification et à la formation. Développement économique, animation territoriale et formation sont étroitement imbriqués, l’un ne va pas sans l’autre, l’un entraine l’autre. La dynamique qui les anime est la même. Dans notre département elle doit être déclinée en fonction du tissu économique local. Notre rôle est d’être moteur et de participer aux projets structurants et ayant un impact sur le secteur de l’artisanat dans le département. Notre Chambre de métiers et de l’artisanat, parfois trop discrète est là pour les artisans. Elle forme, conseille, accompagne la création, le développement, la transmission d’entreprise, permet d’anticiper sur la gestion des emplois et des compétences, participe au dynamisme des entreprises locales. Je vous invite à vous rapprocher d’elle, c’est la première interlocutrice de vos projets .

5 adresses à retenir

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cma64.fr artisanat64.tv facebook.com/artisanat64.tv facebook.com/cma64.fr facebook.com/universitedesmetiers64

Juin 2013

Trésorerie : bien gérer

pour éviter les contrariétés

LES SECRETS D’UNE TRÉSORERIE SOLIDE RÉSIDENT DANS L’ANTICIPATION. LES PROBLÈMES ARRIVENT PLUS VITE QUE PRÉVU ET MÊME LES BONNES NOUVELLES PEUVENT APPORTER LEURS LOTS DE NUAGES. PETIT TOUR D’HORIZON ENTRE SITUATIONS À ÉVITER ET CONSEILS AVISÉS.

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Photo DR

le Journal de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat

Les Chambres de métiers et de l'artisanat à vos côtés Le réseau régional des Chambres de métiers et de l'artisanat a entrepris une démarche pédagogique pour accompagner les artisans. Elles enseignent au cours de formations le langage de la gestion financière. Une boîte à outils est ensuite proposée afin de réaliser au mieux ses prévisions. Enfin, la Chambre de métiers suit individuellement l’artisan dans l’élaboration de son plan de trésorerie.

nticiper. Voilà le maître mot des banques lorsqu’il s’agit de travailler à la conception d’une trésorerie d’entreprise. Prévoir les évolutions de recettes et dépenses à venir, évaluer les besoins en cas de coup dur ou même organiser la croissance de son entreprise. Toutes cesépreuvesdoiventêtreréfléchiesen amont afin de pérenniser sa société.

Il convient donc d’abord de bien comprendre les possibles fluctuations d’une trésorerie. L’équation paraît simple. Les créances clients (l’argent qui va rentrer) et les dettes vont évoluer dans le temps. Il faut tâcher de prévoir cette évolution pour déterminer le moment où il y aura des besoins de trésorerie. Mais l’anticipation n’est pas si évidente, surtout en période d’urgence ou d’euphorie. « Une très forte croissance qui n’est pas préparée par l’entrepreneur peut poser des problèmes, note le banquier Jean-Luc Poulange sur la web tv des chambres consulaires. Pour lui cela va nécessiter des besoins de trésorerie et d’investissements qui doivent être couverts et anticipés. » L’expert évoque un travail qui doit être mené de concert avec son banquier et son comptable. Plusieurs démarches en amont peuvent permettre de faire face à des problèmes de trésorerie le jour J. Il convient de se constituer un fonds de roulement, sorte de matelas de sécurité qui ne doit pas être entamé par les besoins à court terme. L’artisan doit aussi régulièrement regarder l’évolution de sa clientèle.

Créé éée à l’ l’initia iative ia ve des es arti tisa sans ns,, MA ns MAAF AF est st lle partenai aire ai re his isto toriqu que e de l’Ar Artisa Ar sana natt et s’e ’eng ngage e de depu puis plus d de 60 a ans a auprè rès de dess prof ofes of ession es onnels.. on

Autre petit « tuyau », lorsqu’il construit son plan de trésorerie avec les entrées et les sorties, l’artisan peut minimiser les premières et maximiser les secondes. Enfin, il est très important de nouer une relation de confiance avec son banquier. Se voir plus d’une fois par an peut permettre de créer un lien et faire tomber les hésitations au moment où il sera nécessaire d’agir. Le plan de trésorerie peut aider à aller vers ce chemin. Cette anticipation aura forcément tendance à rassurer les banquiers. « On n’est pas censeurs on est partenaires », conclut Jean-Luc Poulange. Une remarque très censée. Contact : Service économique CMA 64 Pau : 05 59 83 83 62 - Bayonne : 05 59 55 82 63 En vidéo sur Internet : www.artisanat-aquitaine.tv ou www.artisanat 64.tv

En 2011

300 186

millions d’euros ont été alloués aux PME.

milliards ont été accordés au titre des prêts et découverts.

60%

des difficultés des TPE concernent le financement, notamment les besoins en trésorerie.

POUR EN SAVOIR PLUS

Contactez votre Conseiller MAAF PRO au

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Actualités

Stars et Métiers 2013

Le contrat de génération C'EST L'UNE DES MESURES PHRASE DU GOUVERNEMENT POUR CONTRER L'AUGMENTATION DU CHÔMAGE. LE CONTRAT DE GÉNÉRATION DOIT PERMETTRE D'ASSURER L'EMBAUCHE DES JEUNES ET LE MAINTIEN DANS L'EMPLOI DES SENIORS. LES ENTREPRISES SONT ENCOURAGÉES PAR DES AIDES DE L'ETAT. MAIS ATTENTION, C'EST UN CONTRAT SOUS CONDITION.

La Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique distingue le talent de 5 entreprises artisanales des Pyrénées-Atlantiques.

Dans la catégorie Innovation technologique laquelle récompense les meilleurs parcours d’un projet d’innovation technologique, en mettant en œuvre une véritable démarche de conduite de projet, le prix est décerné à la SARL Laurent FENNETEAU - Sarl FENNETEAU - 10 impasse Henri IV - 64110 GELOS Tél. 05 59 06 84 87 - www.fenneteau.com Dans la catégorie Stratégie globale d’innovation qui prime les entreprises prenant en considération les aspects de l’innovation qu’ils soient organisationnels, humains, commerciaux, le prix est attribué à la Sarl Christophe LASSERRE - Sarl LASSERRE Entreprise SALANOVE - Rue du Pic d’Ayous 64400 OLORON STE MARIE - Tél. 05 59 39 10 83 - sarl.salanove@wanadoo.fr Dans la catégorie Dynamique de gestion des ressources humaines qui valorise les orientations de développement, les résultats économiques obtenus, la démarche commerciale et la pertinence des choix stratégiques et de gestion, le prix est attribué à Ramuntxo Pochelu Sarl ATELIER DU PIMENT - Route de l’église-64250 ESPELETTE - Tél. 05 59 93 90 21 www.atelierdupiment .com Dans la catégorie Dynamique commerciale qui gratifie les orientations de développement, les résultats économiques obtenus, la démarche commerciale et la pertinence des choix stratégiques et de gestion, le prix est attribué à Jean-Claude Oxandabarats, SAS PAGO 64 - kurutze zaharre - 64220 GAMARTHE - Tél. 05 59 37 16 91 - www.pago64.com Cette année un Prix Spécial intitulé La chance aux jeunes, a permis de mettre en lumière le rôle de tremplin pour l'emploi que représente l'apprentissage. Il a été remis à Monsieur Bianchi - Sarl Pierre CARRELAGE - Chemin de Brousse- 641610 MORLAAS -Tél. 05 59 98 05 81

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errière la médiatique appellation « contrat de génération » se cache en réalité une aide financière. Le dispositif mis en place par le gouvernement doit à la fois inciter les entreprises à embaucher des jeunes qui arrivent sur le marché du travail, et les convaincre de garder des seniors qui ne seraient plus qu’à quelques encablures de la retraite.

Pour cela l’Etat prévoit au total une aide de 12 000 euros versée sur 3 ans et selon plusieurs conditions. Explications.

Un constat alarmant

Le diagnostic est lourd. Le chômage des jeunes a explosé ces dernières années et celui des seniors, jusque là préservé, commence lui aussi à flancher. Le chômage a atteint 10,4% de la population active au premier trimestre 2013. Un record depuis 15 ans. «Notre pays se prive de compétences et de ressources en maintenant les jeunes et les salariés âgés à l’écart du marché du travail, écrit le Ministère du travail dans une brochure explicative à son Contrat de génération. Alors qu’il est nécessaire d’anticiper le renouvellement des compétences : d’ici 2020, plus de 5 millions d’actifs seront partis à la retraite tandis que 6 millions de jeunes auront fait leur entrée sur le marché du travail. »

Exposition Métiers d’art Du 1er juillet au 30 septembre Chambre de métiers et de l’artisanat 64 - 25 bd d’Aritxague - 64100 Bayonne Vernissage le vendredi 5 juillet 2013 à 17h30 suivi d’une dégustation des saveurs et savoir-faire du Béarn des Gaves. Pour des raisons d’organisation, merci de bien vouloir signaler votre présence à l’Office de tourisme du Béarn des Gaves : contact@bearndesgaves.com ou 05 59 38 00 33

Ce mois-ci sur artisanat 64.tv : n Devenir étudiant en apprentissage, le clip n Concours de la meilleure baguette du Béarn et du Pays basque n L’artisanat d’art s’expose

Aujourd’hui, les jeunes sont particulièrement touchés par le chômage (26% d’entre eux pointent à Pôle Emploi) et, quand ils parviennent à accéder à l’emploi, subissent pendant plusieurs années le passage par des stages et des contrats précaires (CDD, intérim), avant de pouvoir accéder à leur premier CDI. Si les salariés seniors sont plutôt moins touchés par le chômage que l’ensemble de la population (ils sont 7,3%), le nombre de demandeurs d’emploi seniors est en forte augmentation et il leur est très difficile de retrouver un emploi stable lorsqu’ils perdent leur travail à quelques années de la retraite. La probabilité de retrouver une activité pour un senior est près de moitié moindre que pour quelqu’un d’âge médian.

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Mercredi 29 mai, à l’Université des Métiers de Pau, cinq chefs d’entreprises ont reçu le Prix Stars & Métiers de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique. Organisés en partenariat avec la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Pyrénées-Atlantiques et la Société de Caution Mutuelle Artisanale du Sud Ouest (SOCAMA), les prix Stars & Métiers récompensent des artisans pour leur réussite en matière d’innovation technologique, de stratégie globale d’innovation, de dynamique des ressources humaines et de dynamique commerciale.

Une solution intergénérationnelle

Issu d’un accord unanime de l’ensemble des partenaires sociaux, organisations syndicales comme patronales, le contrat de génération répond au double-objectif de l’emploi des jeunes et du maintien des seniors dans l’entreprise. Pour les premiers, il permettra une embauche pérenne plus rapide. Agé de 26 ans maximum (30 ans s’il est travailleur handicapé) il pourra accéder à un CDI. En échange l’entreprise se verra verser 2 000 euros par an pendant 3 ans. Pour les seconds, il se substitue à l’obligation de négocier entre syndicats et employeurs. Les seniors seront maintenus dans l’emploi ou embauchés juqu’à leur retraite. Agés de 57 ans ou plus (55 ans ou plus pour les salariés handicapés), ils pourront transmettre leur savoir technique au jeune collègue qui intègrera l’entreprise. Cette dernière qui touchera là encore 2 000 euros chaque année (3 ans maximum) jusqu’à la retraite de son salarié senior.

Un contrat sous conditions

La première des conditions coule de source : il faut constituer un binôme junior-senior. Autre condition, il ne faut pas, dans les 6 mois qui ont précédé, avoir licencié pour motif économique sur les postes relevant de la catégorie professionnelle où est prévue l’embauche. Plus généralement une entreprise qui procèderait au licenciement économique d’un senior pendant le temps du contrat de génération se verrait retirer immédiatement les aides. En clair, si le jeune part avant le terme des 3 ans sans être remplacé par l’embauche d’un autre jeune ou si le senior est licencié, l’aide s’arrête. La procédure est plus longue pour les entreprises qui ont plus de 50 salariés. Pour elles, il convient d’abord d’établir un diagnostic sur la situation des jeunes et des seniors dans l’entreprise. Ensuite un accord collectif d’entreprise ou, à défaut, un plan d’action, doit


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être négocié. Le tout avant que l’État ne vérifie lui-même la validité de l’accord ou du plan d’action.

L’environnement et le marché de l’entreprise artisanale évoluent, les compétences aussi.

Les partenaires sociaux ont prévu dans leur accord que les entreprises de moins de 50 salariés pourraient conclure un contrat de génération entre un jeune de moins de 26 ans embauché en CDI, et le chef d’entreprise senior de 57 ans et plus, qui envisage de lui transmettre son entreprise.

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Ce contrat de génération « transmission » incitera les très nombreux chefs d’entreprise qui approchent de l’âge de la retraite à s’interroger sur leur succession. Ceci car trop d’entreprises s’éteignent suite au départ du chef d’entreprise, faute de repreneur.

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Le contrat de génération « transmission » favorisera ainsi le maintien du tissu des petites entreprises, notamment dans les territoires dans lesquels le maintien de l’activité est menacé par le vieillissement de la population.

Un engagement qui a un coût

Le contrat de génération était l’engagement 33 du Président de la République. Ajoutés à l’aide aux conseils des petites entreprises, les 4 000 euros annuels pour chaque binôme pourraient constituer un investissement de 180 millions d’euros en 2013. 540 millions l’an prochain et même 920 millions d’euros en 2026. Infos pratiques : Nelly Sarthou - Tél. 05 59 55 12 02

Selon le gouvernement, son application dans les entreprises de moins de 300 salariés, pourrait aboutir à 500 000 embauches de jeunes sur 5 ans, soit environ 100 000 chaque année. Avec autant de salariés seniors maintenus dans l’emploi, le contrat de génération permettrait d’assurer la présence d’1 million de personnes dans l’emploi.

SUR L’AGENDA n RDV AVEC L’EMPLOI : La CMA64 organise des réunions d’information à destination des chefs d’entreprises artisanales sur le thème de l’emploi : dispositifs d’apprentissage, nouveaux contrats (contrat de génération, contrat d’avenir), et sur l’accompagnement en matière de gestion des ressources humaines. Renseignements et inscriptions auprès de Nelly SARTHOU et Laurence GUILLEM Tél. 05 59 55 12 02 - n.sarthou@cm64.com ou l.guillem@cm64.com n RÉUNIONS D’INFORMATION POUR LES CRÉATEURS ET REPRENEURS D’ENTREPRISE ARTISANALE : A Pau : les 4 et 18 juillet, les 8 et 22 août, les 5 et 19 septembre A Bayonne : les 11 et 25 Juillet, le 8 août, les 5 et 19 septembre Plus d’infos par téléphone au 05 59 83 83 62 pour le Béarn ; 05 59 55 12 02 pour le Pays basque. n INSCRIPTIONS UNIVERSITE DES METIERS : Les inscriptions aux Centres de formation d’apprentis de Pau et Bayonne seront possibles jusqu’au mois de décembre 2013 sous réserve d’avoir établi un contrat d’apprentissage. Renseignements auprès du service apprentissage de la CMA64 : Pau : 05 56 83 83 62 - Bayonne : 05 59 55 12 02 n RDV À LA FOIRE DE PAU DU 6 AU 15 SEPTEMBRE : La CMA64 sera présente pour apporter les informations sur les métiers, les formations et l’emploi, la création reprise d’entreprise.

OPPORTUNITÉS ARTISANALES Voici une sélection d’entreprises artisanales à reprendre. Pour en savoir plus, contactez la CMA64 à Pau : 05 59 83 83 62, ou à Bayonne : 05 59 55 12 02. Liste complète des opportunités artisanales sur : La BOA -bourse d’opportunités artisanales- en ligne www.cma64.fr Cédants Béarn :

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n PIZZERIA SANDWICHERIE à emporter (8 places assises+petite terrasse). Située dans une commune au sud de Pau, très bon emplacement avec parking. Entièrement équipée (double four, laminoir, pétrin, vitrine positive, 2 paninis, tour à pizza marbrée, plan de travail, micro ondes...) aucun investissement à prévoir. CA de 90 000 euros HT à développer par rapport aux jours de fermeture hebdo. EBE positif et évolutif. Loyer de 380 euros/mois, bail 3/6/9, affaire idéale pour couple. Annonce 64100602

n Fonds de commerce POISSONNERIE TRAITEUR sur Billère. Surface de vente : 102 m². Outil de travail opérationnel.

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n Fonds de commerce TRAVAUX MACONNERIE GENERALE (clientèle+matériel)activitésurcôtebasqueetpaysbasque intérieur.Effectifde2salariésautonomesetqualifiés.Carnet de commandes positif de 4 mois. Bon volume d’activité à l’année. Accompagnement repreneur possible. Annonce 64300017

n Fonds de commerce CONSTRUCTIONS MECANIQUES (clientèle + matériel) - cause retraite, secteur Pau. Possibilité vente ou location. Atelier TBE + maison d’habitation sur 3 300 m² de terrain dans zone industrielle. Activité régulière avec possibilité de développement. Accompagnement cédant possible.

Les nouvelles opportunités artisanales sont disponibles sur le site ww.cma64.fr

our accompagner le développement de l’entreprise artisanale, la CMA64 met à sa disposition un outil conçu pour anticiper les besoins en ressources humaines : la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Elle vise à adapter les emplois, les effectifs et les compétences aux exigences issues des modifications des environnements économique, social, juridique et du marché de l’entreprise artisanale. Cet outil a pour finalité de déterminer les actions à mettre en œuvre à court et à moyen terme, pour faire face aux évolutions d’effectifs, tout en répondant aux besoins de l’entreprise.

Le recours à l’expertise de la CMA64 est une opportunité. La CMA64 mène depuis 2001 une politique d’accompagnement de l’entreprise artisanale qui lui permet de formaliser des outils et méthodes pour conduire des actions de GPEC adaptées. Acteur opérationnel travaillant sur les dimensions emploi, formation, activités économiques et aménagement du territoire, l’institution connait les enjeux territoriaux et a une compréhension fine des situations et des besoins de

l’entreprise artisanale, ses activités, les métiers qui la composent, les compétences dont elle a besoin, afin de construire des parcours professionnels et d’accompagner les besoins d'évolution en gestion d'emplois et de compétences.

Pratiquement Dans toute situation liée à l’anticipation de l’évolution des métiers dans l’entreprise : la prévision des changements d’organisation (départ à la retraite, embauche...), le développement des compétences des actifs (formation du personnel...), l’amélioration de la productivité, l’expert CMA64 analyse et identifie les besoins en compétences de l’entreprise, positionne et évalue les savoirfaire, ceux du conjoint, des salariés et des apprentis, détermine les besoins en formations et compétences, définit un plan de formation, recherche le financement auprès du l’organisme paritaire collecteur agrée, met en œuvre la formation et évalue son efficacité. Cette opération ne coûte que 50€ par entreprise et 10€ pour chaque salarié, soit 100€ pour une entreprise de 5 salariés. Renseignements auprès de Nelly SARTHOU Tél. 05 59 55 12 02 - n.sarthou@cm64.com

Mobilisation pour la promotion de l’apprentissage dans les collectivités Michel HIRIART Président du Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale des Pyrénées-Atlantiques, Thierry LESCURE Directeur territorial de Pôle emploi des PyrénéesAtlantiques, Jean-Michel TROGNON représentant la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi du 64 et Sauveur LAGOURGUE, Président la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Pyrénées-Atlantiques, ont signé une convention de partenariat afin promouvoir l’apprentissage dans le secteur public. Les acteurs du territoire concrétisent ainsi leur volonté commune de s’engager pour la promotion de l’apprentissage dans le secteur public local par des actions d’information et de communication ; et accompagner les collectivités, les maîtres d’apprentissage et les apprentis, dans le recrutement, la gestion des contrats d’apprentissage et la gestion des ressources humaines. A travers cette convention innovante, les signataires apportent leur expertise ainsi que leur connaissance du secteur public, afin d’œuvrer au développement et à la reconnaissance du poids déterminant de l’apprentissage dans la formation et l’emploi.

Emplois d’avenir : proposez aux jeunes de démarrer dans la vie Toutes les entreprises, quelque soit leur secteur d’activité ou leur effectif, peuvent accéder aux contrats d’avenir et participer à la qualification des jeunes (sans diplôme, titulaires d’un CAP, en recherche d’emploi depuis au moins 6 mois ou à titre exceptionnel pour les jeunes Bac+3) confrontés à des difficultés d’accès à l’emploi. L’objectif est de permettre une première expérience professionnelle réussie. L’aide de l’Etat représente 35% du smic, cumulable avec les exonérations de cotisations de sécurité sociales existantes. Renseignements : Tél. 05 59 55 12 02

Appel à candidatures pour L’Atelier de l’espadrille à Mauléon La communauté de communes de Soule-Xiberoa lance un appel à candidature à des entreprises ou des particuliers ayant une connaissance du secteur de l’article chaussant et/ou de la mise en valeur touristique de produits manufacturés. Le projet, fortement structurant pour la Soule, consiste à imaginer, aménager et développer un lieu de production et de promotion de l’espadrille à Mauléon. Pour en savoir plus : Michel Etchebest michel.etchebest@artzainak.fr Tél : 05 59 28 41 80

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Le contrat « transmission »


Jérôme Montes,

vers la compréhension des besoins

Gérard Gomez : « La satisfaction de travailler à son compte »

LE NOUVEAU DIRECTEUR DU PÔLE FORMATION DE LA CHAMBRE DE MÉTIERS S’ATTÈLE DÉJÀ À PLUSIEURS PROJETS. CELA TOMBE BIEN, IL NE MANQUE PAS D’AMBITIONS POUR LES ARTISANS.

Orienter les artisans Autre mission, faciliter le passage d’une formation à une autre. Les artisans connaissent souvent bien leur métier mais pas forcément ses contingences quotidiennes de gestion, de pratique des logiciels, etc... La Chambre de métiers leur propose une série de cours pour mieux appréhender leur développement : gestion, comptabilité, NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication).Jérôme Montes et ses services auront la charge d’orienter l’artisan demandeur vers les formations qui lui correspondent. « Il peut venir pour une question d’ordre économique ou fiscale et on peut lui proposer une palette de services complémentaires. Vous êtes artisan, vous voulez développer votre commerce transfrontalier, nous vous proposons des cours d’espagnol. Tout cela doit se faire en lien. »

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Jérôme Montes, 42 ans, est le nouveau directeur du pôle formation.

gé de 42 ans, Jérôme Montes a été professeur de sciences politiques et directeur d’une école de commerce dans ses précédentes vies. Nommé à la chambre consulaire pour ce poste nouvellement créé, il espère développer une approche globale entre les services de formation « en instaurant une véritable transversalité de l’offre », explique le Toulousain d’origine.

Un pont entre la formation et l’entrepreneuriat Le partage, l’échange, la transversalité seront les premiers chantiers de Jérôme Montes. De vrais besoins apparaissent. Le directeur du pôle formation est nommé pour générer plus de transversalité entre le CFA, la formation continue adultes, les formations généralistes en langue, commerce, gestion, etc... « Cette mission va permettre à la Chambre de métiers et de l’artisanat d’être plus performante en matière d’organisation logistique et pédagogique. En effet, plusieurs projets concernent à la fois les adultes et les étudiants en apprentissage nécessitant une préparation en amont » précise t-il.

Cibler les besoins de compétences Jérôme Montes ne s’arrête pas là. Il affiche d’autres ambitions majeures pour la Chambre de métiers, comme la satisfaction des besoins en compétences des professionnels. « Lorsque nous accueillons un artisan nous lui proposons une série de solutions pour l’accompagner dans la réalisation de son projet en matière de compétences humaines ».

Coopérer avec l’Espagne Dernière visée, le développement de la coopération transfrontalière. « On a la chance d’être frontalier de trois régions espagnoles. Il faut s’en servir et aller plus loin que le simple échange d’apprentis et de formateurs avec l’Aragon ou l’Euskadi. » Pour cela, Jérôme Montes sait qu’il pourra compter sur ses collègues. « On est en première ligne et on a les compétences. Beaucoup de notre personnel parle espagnol. Il faut miser sur cet atout. » Le nouveau directeur arrive dans un contexte économique difficile mais il précise « l’urgence c’est la formation continue, répond-t-il. Aujourd’hui l’artisan doit préparer sa sortie de crise en se donnant les moyens de se différencier par rapport à la concurrence et d’être plus performant. C’est là qu’on a besoin de la formation continue. Avant, on l’aidait à la marge, désormais on le conseille de manière globale. »

Signature de l'accord franco-navarrais pour les taxis.De gauche à droite : Agustin Plaza Goicoechea : Président Association Independiente de taxistas Autopatronos de Navarra (AITAN); Gérard Gomez : Président CSTBPB - UNT 64 - Trésorier Union Nationale des Taxis; Jesus Cerdan Litago : Président Association Télétaxi San Fermin.

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l est taxi depuis 10 ans et s’implique pour ses collègues actuels et futurs. Gérard Gomez, Président de la chambre syndicale des artisans taxis, est trésorier de l’union nationale des taxis crée en mars 2012. L’élu à la Chambre régionale et départementale de métiers et de l’artisanat fait le point sur les ambitions et les espoirs du métier sans taire les difficultés de la profession. Nous le rencontrons au moment où la Chambre de métiers a lancé un partenariat avec l’institut Fauvel pour la formation initiale des futurs conducteurs. En voiture ! Une formation de taxi vient de s’ouvrir à l’Université des métiers de Bayonne. En quoi consiste-t-elle ? Jusqu’à maintenant, dans le département, la formation initiale était exclusivement privée. Elle était assurée par l’entreprise Fauvel installée à Bayonne, qui préparait au concours organisé par la préfecture. Pour ouvrir cette formation, on a décidé de travailler à un programme commun entre Fauvel et la Chambre de métiers et de l’artisanat du 64. Il s’agit d’une formation en un mois où des encadrants de la chambre consulaire ou extérieurs invités par la CMA64 interviennent dans les locaux de Bayonne.

Comment prépare-t-elle à l’examen des conducteurs de taxi ? L’enseignement est décliné en plusieurs thèmes : la règlementation française, internationale, la gestion, qui passe par des intervenants de la CMA64, le français, le code de la route qui évolue régulièrement et la conduite évidemment. Le tout est articulé sur des semaines de 35 heures. A la fin, le candidat est prêt pour l’examen qui est organisé une fois par an à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. L’admissibilité a eu lieu courant avril avec des épreuves écrites de gestion, de tests sur les règlementations et une dictée. La suite, l’examen de conduite se déroule dans un taxi école où prennent place un moniteur d’auto-école, un professionnel et un agent de la préfecture. Le candidat tire au sort un thème et se lance dans un parcours dans les rues de Pau. Au-delà de ce cycle initial, il existe aussi des formations continues... Effectivement, celle-ci a lieu à l’Université des métiers de Bayonne. Tous les 5 ans, chaque conducteur de taxi doit y participer. Ce sont des formations de 16 heures réparties sur deux jours. Là encore, il est beaucoup question de la réglementation qui évolue. La première session a

eu lieu les 2 et 3 mai. La seconde aura lieu à la rentrée, les 12 et 13 septembre. C’est moi qui les encadre. Quels sont les atouts de votre métier ? Il y a d’abord l’indépendance, la satisfaction de pouvoir travailler à son compte. Nous avons pas mal de liberté sur les horaires par exemple. C’est unmétieroùl’onmultiplielescontacts,ontissedes liens.C’estlecaslorsqu’ontransportedesmalades. Cette profession est très enrichissante humainement. Le contexte n’est pourtant pas facile pour les taxis. La concurrence est importante. Depuis peu oui. A vrai dire depuis 2009, et la nouvelle règle des VTC, les véhicules de transport avec chauffeurs. Ils remplacent les anciens « véhicules de grande remise » qui se chargeaient du transport de clientèle haut de gamme. Aujourd’hui, les VTC ont dépassé ce cadre et concurrencent les taxis, surtout dans les agglomérations. Il vous reste l’exclusivité du transport des malades... Là aussi, on a de plus en plus de difficultés avec la contraction des budgets des caisses primaires d’assurance maladie. Elles souhaitent faire des économies alors qu’il y a des endroits dans notre département où le transport de malades représente près de 90% de l’activité. Beaucoup de gens isolés ont besoin qu’on les transporte à l’hôpital pour des soins, des urgences, des retours d’opérations... Cela pose un vrai problème pour les taxis de campagne qui connaissent de réelles difficultés. Hormis ces difficultés, quelles sont les perspectives futures de la profession ? Nous allons devoir faire avec une hausse de la TVA de 7 à 10% au 1er janvier 2014. Nos tarifs sont fixés par la préfecture et ils vont automatiquement la répercuter. Même si les clients nous disent déjà qu’on est un peu cher. Il ne faut pas oublier qu’on subit les charges qui augmentent. Le prix du gasoil qui monte, c’est souvent notre marge qui baisse. Une bonne nouvelle est toutefois arrivée avec la signature d’un accord avec la Navarre... C’est vrai. La Navarre nous empêchait jusqu’à présent de venir chercher des clients en Espagne. Mais un accord entre le gouvernement navarrais et la sous-préfecture de Bayonne nous permet désormais d’aller jusque là . C’est positif.


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