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PORTFOLIO

/ juin 2012

robin drosson ENSA Paris Belleville / master 1 2 ENSAP Bordeaux / licence 1 2 3


Maine Montparnasse

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étude de faisabilité

concours « la Garonne, plus grande rue de Bordeaux » lauréât 3ème prix

Eiffel 2010

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Ilot « Hoche »

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« Salle Ferret »

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concours « la Jungle » de Calais

Urban SOS

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cv

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420 logements

réhabilitation de la

centre culturel et social


Ensemble Immobilier de la Tour Maine-Montparnasse étude de faisabilité, stratégie

/ avec paul bouet & arthur perbet

Après un voyage à pied de 3 jours (allant de la Gare Montparnasse à Fontenay aux Roses) le choix du lieu d’intervention nous est laissé libre, de même que le programme à construire et la démarche à adopter. Dans ces conditions, peu ordinaires, nous décidons d’étudier le secteur MaineMontparnasse qui concentre en plein Paris les différents malaises rencontrés tout au long du parcours, notamment la gestion des grandes infrastructures de transports et le rejet du mordernisme (architectural et urbain). Un projet sans commande n’a de sens que là où un problème se pose, pas là où les choses semblent déjà bien aller.

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La priorité est donnée à l’analyse de ce secteur atypique : certains disfonctionnements sont assez évidents, mais pour espérer les faire évoluer dans un cadre « réaliste », nous avons tenté de comprendre les objectifs et intérêts d’acteurs aux profils très différents ainsi que les rapports de force qui les lient. L’EITMM est actuellement vécu et envisagé comme la simple juxtaposition d’entités indépendantes, liées par un espace public résiduel qui constitue la seule marge de manœuvre des pouvoirs politiques.


Malgré leur situation favorable, les boutiques ferment successivement dans l’atrium qui permet l’accès et l’évacuation du centre sportif en sous-sol.

La place du 18 Juin 1940, au débouché de la rue de Rennes, n’est qu’un immense giratoire comptant jusqu’à 19 voies.

Symbole d’un urbanisme souvent traumatisant, la « dalle », isolée du dispositif, est inutilisée.

Lors des « grands départs », la salle des pas perdus est totalement saturée...

... tandis que le hall Pasteur est désert car invisible.

Le parvis de la gare semble bricolé et n’assume pas son rôle de « hub » entre flux souterrains, au sol et aériens.

Traversée chaque jour par 100 000 voyageurs, la galerie de correspondances n’offre aucune distraction...

175 000 voyageurs / jour

110 000 voyageurs / jour

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L’EITMM est originellement conçu comme une mégastructure de 350 000m2 (le Château de Versailles n’atteint même pas 70 000m2) dont la tour de 210 mètres devait signaler un hub particulièrement complexe : nœud autoroutier (irrigué notamment par la radiale Vercingétorix, pénétrante de l’autoroute du Sud), pôle de transit à l’échelle régionale et gare ferroviaire desservant le Grand Ouest. Mais le montage financier, trop audacieux, a échoué et continue de marquer la topographie de cette partie de la ville…

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… Montparnasse est aujourd’hui l’un de ces héritages du modernisme qui concentre les tabous contemporains : urbanisme de dalle, centre commercial, grande dimension. Depuis sa construction, les interventions esthétisantes, de façades (rénovation par AREP) ou parfois programmées (Jardins de l’Atlantique) tentent tant bien que mal d’en améliorer le fonctionnement et la perception par l’opinion publique.

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RaChat PRogRessif De l’Îlot gaÏté - le centre commercial - l’immeuble de bureau - l’hôtel Méridien souhaite aMélioReR : - accessibilité : coupures avec la trémie de l’avenue du Maine et rue du commandant René Mouchotte. - visibilité : capter les flux de la gare - restructurer l’ensemble : centre commercial mal conçu et trop petit

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DjaMel klouChe

RatP a Des DiffiCultés à CanaliseR les flux Des voyageuRs

aPuR PRéConise Des inteRventions loCalisées sans ConsiDéReR MaineMontPaRnasse - gaÎté Dans son enseMBle

la ville n’a annonCé auCune volonté D’aMénageR le PaRvis le laissant PResque à l’aBanDon


ouveRtuRe à la ConCuRRenCe Du tRansPoRt feRRoviaiRe PRivatisation PaRtielle Des gaRes lanCeMent Du PRogRaMMe « gaRes en MouveMent » Rénovations suCCessives Des gaRes PaRisiennes // augMentation Des suRfaCes CoMMeRCiales DouBleMent Du tRaffiC D’iCi 2040 étuDe De RestRuCtuRation De la gaRe MontPaRnasse

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3 sCénaRii pour capter les flux de vayageurs du métro et de la gare

aReP DjaMel klouChe Montage : vente Des DRoits à ConstRuiRe Des extensions (15 000m2 de surface commerciale + 50 000m2 de bureaux) PouR finanCeR la Rénovation Rénovation De l’enseMBle - défits énergétiques - image obsolète - rentabilité insuffisante Conseille l’eitMM, 283 CoPRoPRiétaiRes, PouR la Rénovation De la touR et Du CentRe CoMMeRCial


APUR « Réduire la circulation automobile dans le secteur et clarifier la desserte. La suppression de la trémie sera étudiée au profit des transports en commun de surface et de liaisons piétonnes pacifiées. »

« Restruturer le centre commercial en favorisant une meilleure exploitation des zones en sous-sol et en réintégrant l’espace de la dalle actuellement peu utilisé et source de difficultés. L’enveloppe des nouvelles constructions devra s’inspirer de celle des immeubles voisins (plafond : 25m). » « Aménager des circulations douces pour faciliter notamment le parcours des vélos, des piétons et des personnes à mobilité réduites sur l’ensemble de l’espace public. »

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« Recalibrer les rues du Départ et de l’Arrivée au profit d’un élargissement des trottoirs situés de part et d’autre du centre commercial permettant une circulation piétonne à l’air libre, un rapport plus direct avec la rue et une végétalisation de ces espaces. »


« Restructurer le pôle d’échanges intermodal Maine-Montparnasse-Vaugirard pour en améliorer le fonctionnement. »

« Requalifier les espaces publics notamment ceux entourant la gare avec l’objectif pour cette rue de dynamiser son activité commerciale notamment le long de la gare.» « Renforcer la lecture de la Gare Montparnasse depuis le parvis afin d’en faciliter l’accès. L’entrée principale de la tour sera aussi affirmée en limitant les activités dérivées et l’impact des différents édicules permettant l’accès à des locaux secondaires. Ces contraintes techniques seront intégrées dans une trame végétale de qualité. »

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rationalisation / restructuration

PLACE RAOUL DAUTRY

rez de rue PLACE DU 18 JUIN PISCINE ARMAND MASSARD

niveau -1 nouvelles connexions En l’absence de concertation entre les principaux opérateurs (la RATP n’a jamais pris part au débat, alors qu’elle possède et gère l’ensemble des galeries souterraines), la proposition de l’APUR ne peut être qu’une étape supplémentaire de ces évolutions : les améliorations mineures proposées contournent une fois de plus le fond du problème. La situation demeure paradoxale : des centaines de milliers d’usagers frôlent quotidiennement une surface commerciale au potentiel immense en effectuant un véritable «parcours du combattant» (pouvant durer jusqu’à 15 minutes entre la gare Vaugirard et le quai de la ligne 4), au travers de tunnels sombres et dévitalisés. Pour financer des travaux de restructuration de la tour (sous-occupée), du centre commercial (sous-exploité) ainsi que de la dalle, ICADE (gestionnaire de l’EITMM) estime nécessaire la construction de 65 000m2 (bureaux + commerces).

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PLACE RAOUL DAUTRY

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STRIP MONTPARNASSE

PLACE DU 18 JUIN

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PLACE DU 18 JUIN

La stratégie mise en place consiste donc en un repérage et une rationalisation des espaces non-utilisés (ou « mal » utilisés) aujourd’hui, en leur mise à profit et en l’aménagement de multiples connexions (physiques ou simplement visuelles) entre les différents niveaux et différents programmes. Celles-ci sont parfois même latentes et n’ont qu’à être révélées (entre la galerie de correspondance et le centre commercial par exemple) pour permettre une mutualisation des flux favorable à différents acteurs. L’optimisation des espaces existants permet également de diminuer l’impact des nouvelles surfaces à bâtir sur un site à la forme urbaine déjà dense et imposante.

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Connexion latente : galerie de correspondance / centre commercial

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Place du 18 Juin 1940 commerces 4

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piscine

livraisons parking


Place Raoul Dautry 6

commerces

mezzanine av. du Maine RATP

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extension gare

hall Maine

salle des pas perdus

salle des ĂŠchanges

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« LA GARONNE, PLUS GRANDE RUE DE BORDEAUX » concours Eiffel 2010 / avec helena hiriart lauréât - 3ème prix

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Paralysée, inactive depuis la fin de l’ère industrielle, la ville de Bordeaux connaît un nouvel essor au cours des années 90. La mise en place d’un réseau de transport efficace, la revalorisation du centre ville ou encore l’aménagement des quais signent cette mutation. La ville n’hésite pas, pour cela, s’entourer d’architectes de renoms internationaux. Parallèlement, le réseau LGV-Sud Europe Atlantique est lancé et redéfinit fondamentalement le statut de Bordeaux à l’échelle de l’Europe. La « réponse » est immédiate : l’OIN Euratlantique est annoncée en 2009, faisant du secteur Belcier un futur pôle tertiaire de niveau européen. La passerelle Eiffel, quant à elle, perd son utilité depuis la mise en service du nouveau pont ferroviaire. Abandonnée, délaissée, elle ne peut cependant être démolie depuis son classement à l’UNESCO.

Comment canaliser les flux des vingt millions comment faciliter leurs depl quelles activites, quels progra

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le réseau européen LGV aujourd’hui 2016 : bordeaux > paris = 2h 2020 : bordeaux > madrid = 3h

22 février 2010: La passerelle Eiffel est classée monument historique.

s de visiteurs annuels qu’engendrera la LGV ? lacements a travers la ville ? ammes peut-on leur proposer ?

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Compte tenu de sa situation hyperstratégique (lien entre les 2 rives, contact direct avec future gare lgv), elle se doit d’évoluer pour intégrer ces nouveaux enjeux.

MOBILITE: Le pont de Pierre, seul

franchissement piéton, ne suffit plus, et freine le développement de la rive droite. La passerelle Eiffel est avant tout envisagée comme un pont

supplémentaire. L’accès se fait depuis la berge (hypothèse des quais prolongés jusqu’au boulevard Jean Jacques Bosc), mais aussi directement depuis la Gare Saint Jean. Ainsi, les voyageurs en provenance de Paris, Madrid ou encore Bilbao, s’élèvent au dessus des voies pour rejoindre la Garonne, puis l’autre rive.

CCTV

rem koo

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Downtown Athletic Club starrett & van vleck / 1930

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Comme un ascenseur transperçant les étages d’un gratte-ciel, la passerelle toute entière dessert une succession d’univers. Elle est conceptualisée telle une tour renversée.

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Passerelle Eiffel gustave eiffel / 1860

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400m


ENCLAVE: La passerelle ne peut rester

enclavée. Son raccord à l’ensemble de Bordeaux est la première étape d’une reconversion réussie. De plus, sa réhabilitation constitue un formidable prétexte à la reconquête du fleuve dans son ensemble. Un réseau de navettes fluviales est créé. Il se greffe à celui de la CUB (3 lignes de tramway, 77 lignes de bus, 139 bornes V3).

Caserne Niel

Passerelle Eiffel

Stalingrad

Grands Moulins

towars Bassins à Flots

Place de la Bourse

Quinconces

Queyries

Chartrons

Après des siècles de désuétude, la Garonne redevient la plus grande rue de Bordeaux. 19


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1 serre de l’INRA

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restaurant

leisure loisirs

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piscine flottante

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PROGRAMME: À cheval sur les deux rives, elle est le support d’amarrage de multiples

Ils pénètrent littéralement la passerelle, dans toute sa largeur. Ces ambiances changeantes rythment le parcours et projettent le passant dans ces différents univers. La traversée du fleuve devient un réel spectacle.

les serres de l’INRA « percutant » la passerelle

L’orientation programmatique générale de la proposition est complémentaire du projet Euratlantique (les divers programmes se développent suivant un principe simple, selon lequel des activités lucratives compensent la création d’espaces de loisirs et de détente). L’aménagement et l’architecture de chaque ponton dépendent de la fonction hébergée, accentuant la singularité de chacun.

vue vers la «Rive Droite»

pontons programmés qui s’élancent vers les coteaux.

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KALEIDOSCOPE: 1 hall d’entrée 2 bureau 3 serre 4 laboratoire 5 stockage 6 cuisines 7 réserves 8 snack 9 vestiaires 10 bar 11 lounge / DJ 12 solarium 13 piscine

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coupe compressée horizontalement


Cette réponse génère une réelle intensité au milieu du fleuve. La notion de phasage est fondatrice de la démarche mise en place. Elle semble incontournable, primordiale, face à l’avenir profondément instable du secteur. Ainsi, le nombre de pontons et la nature de chacun d’eux peuvent évoluer selon le contexte (economique, social, politique). Considérant la Garonne comme « terrain à bâtir » du projet et support de programmes, la s tratégie développée trouve un caractère évolutif et théoriquement infini.

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2012

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/ avec paul bouet

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Nanterre, secteur de l’échangeur routier

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L’ÎLOT « HOCHE », 420 LOGEMENTS


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L’agence d’architecture et d’urbanisme TGT a été récemment sélectionnée pour traiter les multiples cicatrices et traumatismes de ce lieu. Ainsi est prévu l’aménagement de terrasses végétales qui relient la Grande Arche à la Seine. Cependant, la couverture de l’échangeur par un « tapis » de verdure coûte 51 000 000€ et l’Etat, qui devait financer en grande partie ces travaux, vient d’annoncer son désengagement (le secteur d’intervention étant trop distant des bureaux de la Défense). Ainsi, le gigantesque échangeur autoroutier demeurera un réel « no man’s land » à ciel ouvert. M

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Le projet de la Défense, lancé au milieu des années 1950, concrétise une fois encore l’extension de Paris vers l’ouest le long du Grand Axe. Dès 1958 et la construction du CNIT, Nanterre devient l’arrière-cour de cet immense quartier d’affaires. Son territoire est progressivement lacéré par les infrastructures (routes, autoroutes, voies ferrés) nécessaires au bon développement du plus important «CBD» d’Europe. Le secteur de projet se présente aujourd’hui comme un archipel fait d’îles urbaines éparpillées. A chaque île un programme (université, logement, industrie...).

A14 terrasses TGT. université. industrie papier. mont valérien.

ÎLOT

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Une première réflexion est portée sur la zone de l’échangeur. Il s’agit aujourd’hui de l’espace de prolongement informel et sauvage des activités qui le bordent. Cependant, nous savons qu’aucune dynamique n’est engagée, ou envisagée pour ce secteur.

Que construire sans argent, sans volonté politique, dans un contexte si instable ? Que construire sur un sol artificiel, sans fondations, sans poids ? Quels programmes peuvent exister dans des conditions si restrictives ? L’orientation programmatique globale répond à des enjeux de mobilité, de récréation et de production. Ces programmes ne nécessitent pas ou peu d’intervention architecturale et fonctionnent aussi bien ensemble qu’isolément. Le phasage de cette solution permet l’évolution et la mutation de ces programmes selon le contexte, jusqu’à sa possible destruction si de réels moyens sont débloqués un jour.

terrain de foot tir à l’arc arènes de Nanterre

récréation terrains sport parc du chemin de l’île

pelouses

tour d’observation

pistes cyclables

panneaux solaires

parkings allées couvertes

parking aire jeux pour enfants 26

halle marché

jardins serres

abris bus

mobilité

ferme du bonheur

cirque

microéoliennes

terrasses de Nanterre

production


aujourd’hui

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201?

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logement intermédiaire Cette proposition est soumise à trois règles : le PLU : le respect de ses indications en terme de gabarit, de retrait, d’alignement etc. le programme : imposé par la mairie de Nanterre. Il est largement supérieur à la surface de la parcelle et très déséquilibré. logement intermédiaire : conformément aux attentes des élus. L’intégration de ces contraintes entraine une réponse très dense et compacte, devenant en quelques sortes un projet expérimental. Trois aspects de cette entité sont identifiables. Une sous-face qui rassemble les programmes de service (parking, circulations verticales) et publics (commerces, installations sportives). Le positionnement des parkings et commerces en sous-face génère des perspectives diagonales vers le paysage ondulant de l’échangeur. Des escaliers et ascenseurs ponctuent cette surface. Ils se situent dans de vastes patios qui permettent la circulation de l’air et un véritable apport de lumière jusqu’au sol. Ces escaliers mènent au niveau de la « nappe » à proprement dit, univers introverti. La desserte est assurée par un système de ruelles piétonnes qui connectent la totalité de ces logements individuels groupés. Les différents types d’appartement (du studio T1 au T5) sont dispersés au sein de l’îlot.

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logement : 36 500 m2 logement étudiant : 2 500 m2

parking : 8 500 m2 commerces : 1 000 m2

+ cité moderne Komarov

logement pavillonnaire


parkings + commerces

patios

irrigation

T1

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surface


Le projet, volontairement bas (11,6m) et uniforme, préserve les vues des habitants aux alentours. La toiture devient alors un nouvel élément de cette skyline étonnante.

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vues depuis la sous-face

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plan de la sous-face niveau de la rue 1/1000ème


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30 m plan de la «nappe» + 5m 1/1000ème

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plan de la surface + 12m 1/1000ème


Chaque logement, en duplex, est constitué de 3 « bandes ». La première contient l’entrée, les pièces de services et l’escalier. La seconde est composée des chambres au premier niveau et du salon / salle à manger à l’étage. La dernière est une serre en double hauteur qui régule les variations climatiques du reste de l’appartement.

plan T3 1/100e

niveau inférieur

niveau supérieur

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Comment offrir des vues aux habitants d’un îlot si dense et à la hauteur uniforme ?

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L’angle de la toiture de chaque logement est réhaussé selon deux orientations : la lumière du sud prénètre dans tout le logement ; de plus, des perspectives sont créées, jusqu’à la Défense ou bien le Mont Valérien (véritables répères de ce territoire).

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CENTRE CULTUREL ET SOCIAL DE LA « SALLE FERRET » Bordeaux, Grand Parc Projet de licence

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île

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La cité du Grand Parc (1959 - 1975) est présentée lors de son annonce comme un « quartier novateur très intéressant par son plan d’urbanisme qui fait de l’espace vert l’élément structurant ». L’implantation des bâtiments suit une trame orthogonale fonctionnaliste, orientée est-ouest (la plus favorable pour du logement). Les espaces plantés en prolongement des tours et barres doivent homogénéiser tout le secteur et constituer des « lieux d’échanges, de rencontre entre les habitants ». Au fil du temps, cette logique d’ensemble est rompue par la nécessaire gestion de l’entretien et du stationnement qui amène la priviatisation de diverses zones. Des haies, des clotures et grilles métalliques génèrent des « non-lieux » de part et d’autre des masses bâties. L’utopie est déchue... La requalification du Grand Parc est inévitable. Faute de moyens (et de volonté), elle se limite au maquillage des façades d’immeubles sans s’attaquer aux véritables maux de ce site.

morcellement

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‘‘ la-bas il y a un jardin, mais c’est ferme, on ne peut plus y aller (...) il y en a qui disent que c’est une salle hantee ‘‘ »

Mais le Grand Parc n’échappe pas au phénomène d’«échec des grands ensembles». La mauvaise image plaquée sur ce secteur ternit la réputation d’une salle de concerts devenue pourtant mythique. Ce déclin engendre sa fermeture en 1993 puis le développement de pratiques marginales en son enceinte.

1970 1980 1990

DECLIN DU MYTHE

« SALLE DES FETES »

MODERNITE

L’histoire de la Salle des Fêtes est intimement liée à celle de la cité du Grand Parc. La Salle Ferret est l’un des nombreux équipements (école, bibliothèque, église...) édifiés au sein de ce « quartier moderne ». Dès son inauguration, en 1964, elle devient un lieu incontournable de la scène rock bordelaise. Des groupes locaux s’y produisent régulièrement, mais aussi les Ramones ou encore Iggy Pop, attirant un public qui provient de toute la région.

CONSTRUCTION DU GRAND PARC

visiteurs

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‘‘ ce nouveau quartier est anime par un veritable coeur de ville dote d’un centre commercial, de lieux sociaux, culturels, cultuels ‘‘

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« ‘‘ ici je voudrais un grand jardin ou l’on s’amuserait tous ‘‘»

TRAMWAY

Un espoir est cependant permis, suscité par l’apparente volonté des décideurs bordelais de réintégrer cette zone au reste de la ville (comme le prouve l’irrigation récente du Grand Parc par le tramway). Après 15 années d’abandon, la Salle Ferret dont l’avenir est incertain alimente une fois encore tous les débats...

2000

Nouvel optimisme


MODERNITE

DECLIN DU MYTHE

NOUVEL OPTIMISME

bande son : archives INA

bande son : extrait de «les cours du soir», J. Tati

bande son : extrait de «2001, l’odysée de l’espace», S. Kubrick «blue danube» (berlin philarmonic orchestra)


AGIR AUPRES D’UN « BATIMENT MONUMENT » La Salle Ferret est monumentale, et ce par deux aspects : Spatialité : implantation centrale sur sa parcelle ; symétrie absolue de son plan ; valorisation de la façade principale ; séquençage classique des espaces. Symbole : équipement phare d’un quartier héroïque. Cependant, elle connaît, comme la cité toute entière, un véritable échec qui semble mettre en crise la « toutepuissance » de l’Architecture. La commande préconise la réalisation d’un pôle culturel (production, diffusion artistique) associé à un pôle social et économique (restaurant employant un personnel en réinsertion). La surface totale demandée (dépassant celle de la salle), nécessite la construction d’une (ou plusieurs) nouvelle(s) entité(s). Celle-ci est implantée sur la zone la plus fragile de la parcelle (situation, forme, discontinuité de ses limites) afin d’en préserver l’autre partie (en contact avec la piscine municipale, des terrains de sports et le reste de la cité du Grand Parc).

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La salle existante ne peut demeurer salle principale du dispositif. Elle ne satisfait plus les normes (évacuations, acoustiques, thermiques) liées à un tel programme (capacité de 800 places). Sa « remise à niveau » sous-entend de la dénaturer profondément. Elle accueille donc les pôles sociaux et administratifs de l’équipement. La salle est réaménagée en restaurant selon un système de café-théâtre. Les circulations verticales sont maintenues et irriguent les extrémités du bâtiment. Celles-ci abritent les fonctions administratives, associatives (indépendantes du fonctionnement de l’édifice) et de services (vestiaires, sanitaires, cuisines, stockage). Une nouvelle entité est conçue, contenant les espaces de création, diffusion et représentation artistique. Parallélépipède rationnel de 38 mètres par 22, enveloppé d’un bardage d’acier inoxydable dont le toit-terrasse prolonge la mezzanine de la salle. Le bar qui s’y trouve reçoit les spectateurs qui souhaitent faire une pause pendant un évènement (ou lors de l’entracte) ou bien simplement apprécier le panorama de la ville de Bordeaux. La façade originelle est conservée. L’accès se fait désormais par un vaste hall couvert par une verrière qui lie les deux volumes bâtis. Les visiteurs sont alors orientés vers les différentes parties programmatiques du complexe. Ils y convergent également une fois leur repas terminé, lorsque le spectacle s’achève ou après une session d’enregistrement. Cette congestion volontaire intensifie les rencontres et échanges entre les divers usagers de ce lieu. Ce forum s’étend sous le volume de la nouvelle salle amenant à un espace polyvalent (projection, exposition, installation) puis aux divers ateliers (danse, musique). Ainsi, l’apparente massivité de ce bloc disparaît de manière inattendue.

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Le monolithe utilisé par Stanley Kubrick voyage à travers le temps. Il «frappe» chacune des époques qu’il traverse sans pourtant appartenir à aucune d’entre elles. Le traitement extérieur de l’entité édifiée s’inspire de ce phénomène. Abolissant les codes conventionnels d’une «architecture contemporaine» (trame, percements etc.), il devient difficile, voire impossible de dater cette intervention. L’abstraction et l’immatérialité que ce volume dégage lui confèrent un caractère intemporel : il semble avoir toujours existé...

Stanley Kubrick, 2001 : The Space Odyssey, 1968.


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URBAN SOS : « LA JUNGLE » à CALAIS Distressed cities, creative responses / avec paul bouet & paul cournet

the Channel ferries toward London

Zone Industrielle des Dunes « la jungle »

downtown CALAIS

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Londres Calais

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Calais et le problème récurrent des migrants La crise économique devenue globale affirme chaque jour davantage son visage social. Cet ébranlement général ne saurait redéfinir le rôle que l’architecture joue dans la cité. Nous pensons que les architectes et urbanistes devraient retrouver une conscience sociale, plus se préoccuper des problématiques sociales et sociétales que du design formel. On se focalise trop souvent sur les problèmes des mégapoles, délaissant les villes de taille plus restreinte. En France, une des ces villes est totalement bouleversée. Calais, ville moyenne, banale presque, sur le littoral Nord de la France, face aux côtes anglaises, cristallise les aspects les plus dramatiques de la crise actuelle. Aux portes de la ville, s’est constitué un campement informel de migrants Afghans qu’on appelle « la jungle ». Chaque jour, ils tentent de s’infiltrer dans des camions en transit vers le Royaume-Uni.

Attirés pas des conditions de vies avantageuses promises par le Royaume Uni, quelques 4800 migrants afghans transitent par Calais chaque année, dernière étape d’un trajet parti de l’Afghanistan. La durée de leur séjour reste incertaine, de quelques jours jusqu’à plusieurs mois pour certains. Le nouveau ministre de l’immigration, Eric Besson, affiche sa fermeté à l‘égard de ce sujet sensible en annonçant la fermeture prochaine du camp d’ici 2010. Son discours ambigu ne contente personne et ne fait qu’attiser les tensions. Pour les associations, les mesures humanitaires proposées par le gouvernement restent insuffisantes (centre d’accueil, distribution de repas, etc.), incapables de mettre fin à cette crise, inadaptées à la situation des migrants. Le démantèlement de la jungle interviendrait 8 ans après la fermeture de Sangatte, immense entrepôt proche de Calais dans lequel s’entassaient les migrants dans des conditions de vie tout aussi précaires. Le problème est à chaque fois déplacé ; la jungle n’est qu’un nouvel épisode de cette crise.

l’elimination des americains est un devoir sacre desormais, les talibans doivent payer (...) que dieu nous protege

kaboul

îles samos

paris

calais


“La Jungle”

une réponse palliative

Ils seraient entre 600 et 800 à errer en permanence dans « la jungle » dans l’attente de s’infiltrer dans un camion embarquant à bord d’un ferry ou des navettes franchissant la Manche à destination de Londres. Ils viennent pour la plupart directement d’Afghanistan. On compte également des Iraniens, Somaliens, Kurdes et Soudanais. Sans papiers, entre deux Etats, leur statut reste incertain, leur situation illégale. Sur un terrain vague aux portes de la ville, les migrants se sont construit des abris de fortunes : de petites cabanes faites de palettes, de bâches et de couvertures où l’on ne peut même pas se tenir debout. Dans ce campement précaire exposé aux vents, ni douches, ni sanitaires. Seules les associations se préoccupent de leur sort. Les bénévoles leur distribuent des repas, la Croix Rouge dispense une aide médicale. Certains habitants de Calais, touchés par le sort des migrants, leur viennent en aide : ils rechargent leurs téléphones portables, leur fournissent des vivres. Certains vont même jusqu’à les héberger, flirtant avec l’illégalité.

Dans ce camp spontané, les conditions de vie sont presque inhumaines. Il est nécessaire de subvenir aux besoins primaires des migrants. La proximité entre le camp de migrants, le centre ville et les aires d’embarquements vers l’eldorado britannique génère une cohabitation qui s’est aggravée avec les communautés locales : hostilité grandissante à l’égard des migrants, sentiment d’insécurité, vols, dégradations. Toute réponse ne saurait être que palliative, se focalisant sur l’amélioration des conditions de survie des migrants et les rapports qu’ils entretiennent avec la ville. La fermeture programmée du camp implique une réponse temporaire résultant d’un process plutôt que d’une forme construite. Toute réponse sectorisée, qui ne prendrait pas en compte l’ensemble de la ville et la situation géopolitique entérinerait son insuffisance. Une telle situation ne peut qu’appeler des propositions innovantes, répondant à la fois à des enjeux sociaux, humanitaires et environnementaux, allant au-delà des habituelles questions de formalisation.

la jungle sera fermee avant la FIN de la semaine prochaine

londres

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CV

robin drosson

34, rue Sainte Marthe 75010 Paris robin.drosson@gmail.com 06 76 03 14 02

10>12 10>11 06>09 juin 06

oct 11 > fev 12 mai > sept 11 oct 10

né le 8 février 1989 nationalité française permis B

formation :

master 2 à l’ENSA Paris Belleville

professeurs : F. Bonnet, E. Caille, F. Fromonot, B. Jullien séminaire «Faire de l’Histoire» : M. Deming, M-J. Dumont, F. Fromonot

cours d’anglais à Paris VII Diderot licence en architecture à l’ENSAP Bordeaux

professeurs : O. Brochet, S. Courrian, N. Franck & Y. Ballot, S. Hirschberger

baccaulauréat au lycée Maurice Ravel (64) spécialité mathématiques, mention AB

expérience professionnelle :

MAPS / Philippe Uzzan (5 mois, Paris16e)

conseil auprès d’opérateurs (investisseurs, promoteurs, décideurs politiques) gravitant autour du projet architectural et urbain

stage chez Celnikier & Grabli architectes (5 mois, Paris 2e)

«Institut Lafayette» Georgia Tech Lorraine, laboratoires de recherche en nanotechnologies, phase concours

concours Eiffel 2010, «Demain, la passerelle Eiffel»

«La Garonne, plus grande rue de Bordeaux» / Lauréât - 3ème prix

été 09

stage chez P. Arotcharen architecte (3 mois, Bayonne 64)

avr 09

concours Urban SOS, «distressed cities, creative responses»

fév 09 été 08 avr 08

chambre des métiers de Bayonne (64), phase APD lycée à Cadours (31), phase APD

à propos de «la Jungle» à Calais / production d’un texte descriptif et analytique

concours China Europa 09, «urban utopias and realities» réalisation du court-métrage «Play Mobil» / finaliste

stage à l’Atelier Urbain Anne Durand, (2 mois, Paris 11e)

projet urbain et paysager à Montataire (60) dossier pré-opérationnel pour le siège social d’EMMAUS (Paris 12e)

architectonik’ 08

workshop étudiant de 3 jours à l’ENSAP Lille

compétences :

français / anglais (7 ans d’étude) / espagnol (5 ans d’étude) logiciels + + + : AutoCAD / Suite Adobe / SketchUp / Maxwell Render / Pack Office + : Rhino / 3ds Max / Final Cut Pro / Suite ArcGIS été 09/10/11 cours particuliers à domicile langues

mathématiques, français, anglais (niveau collège) / tennis (niveau débutant)

intérêts

voyages (Bangkok, Berlin, New York, Athènes, etc.) musique (Pink Floyd, Neil Young, Kraftwerk, Lou Reed, etc.) cinéma (S. Kubrick, J-L. Godard, M. Antonioni, T. Vintenberg etc.)


contact : robin drosson 34, rue Sainte Marthe, 75010 Paris robin.drosson@gmail.com 06 76 03 14 02

2012  

architecture portfolio robin drosson paris belleville 2012

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