Page 1

ROBIN VAIRÉ S E L E C T ION DE TR AVAUX

PORTFOLIO D’ARCHITECTURES


ROBIN VAIRÉ S E L E C TION DE TR AVAUX


Annoté

Ce portfolio présente un recueil de travaux personnels effectués au cours de mes trois premières années d’études, puis d’une année de césure, entre la France, l’Irlande et les Pays Bas ; en école d’architecture, en agence et à titre personnel. J’essaye d’utiliser la matérialité comme réponse au projet d’architecture. J’entends par là qu’un bâti, par son emprise, ses épaisseurs, sa trame et les matériaux qu’il assemble, répond au site dans lequel il s’insère ainsi qu’au programme qu’il accueille. Matérialité : n.f. - Caractère de ce qui est matière. Invinciblement l’image matérielle frappe de matérialité son sujet.

J’ai inclus des extraits de Matérialités - Réponses Architecturales Rapport d’études écrit en 2014


5


MATÉRIALITÉ

Un Musée d’Art Moderne sur les ruines de la Mosquée Koutoubia La seconde partie de la Mosquée Koutoubia (Marrakech, Maroc) a disparu il y a longtemps. Il en reste la trame structurelle : des pilliers en briques (1,10m de haut) et deux galeries voutées en sous-sol. Le programme est un Musée d’Art Moderne, porte éducative entre traditions et cultures nouvelles.

L3 SAUL LIMERICK _ STUDIO ANDREW GREFFIN & MAXIM LAROUSSI


7


MATÉRIALITÉ

L3 SAUL LIMERICK _ STUDIO ANDREW GREFFIN & MAXIM LAROUSSI


9

Au début de l’année 2014, j’ai eut l’occasion de voyager au Maroc. Les volumes, le traitement thermique et lumineux, les matériaux choisis différaient radicalement. Arriver comme étudiant expatrié m’a encouragé à observer l’existant : je devais découvrir les techniques à mettre en place pour un confort optimal dans ce climat inédit. Cela passa par l’étude des capacités et des limites du site. Tout a débuté par une étude des techniques de construction locales, en visitant la médina et ses Riads. Il faisait déjà très chaud à Marrakech au mois de janvier. Notre hôtel était situé dans le Gueliz, quartier « européanisé » né du protectorat français. C’était cependant dans la Medina que nous-nous sentions le mieux ; rafraîchis par l’étroitesse des rues qui créent des courants d’air. Les maisons donnaient sur des patios étroits ou arborés avec des points d’eau. En classe de thermique, j’ai appris que l’inertie s’oppose aux variations de températures. Les vieux bâtiments de la Medina, construits en terre et couverts de chaux blanche offraient fraicheur et confort. La matérialité du projet vient créer un dialogue entre intérieur et extérieur : son rôle est de s’adapter au site et à son climat. L’épaisseur des murs, la composition des peaux, la dimension des ouvertures et leur orientation viennent définir la relation entre l’habitant et son milieu de vie. L’architecture du musée est basée sur le contexte. Les pilliers existants sont utilisés pour l’exposition et conservés en majorité. Les circulations sont exclusivement extérieures. Comme des failles dans un roc, elles sont dessinées sur les proportions de la Medina pour offrir de l’ombre, un sentiment d’intimité. J’ai choisi cette section parce qu’elle montre les hauteurs maximales à la périphérie, les connexions entre le nouveau musée et les salles voutées existantes, Les jeux de double hauteur qui permettent d’intégrer l’amphithéâtre et son plafond acoustique, et la transparence sur les colonnes dans l’ensemble du projet.


MATÉRIALITÉ

L3 SAUL LIMERICK _ STUDIO ANDREW GREFFIN & MAXIM LAROUSSI


11

La circulation simule un parcours labyrinthique qui mène le visiteur à travers trois chemins distincts, un pour chaque exposition.


STRUCTURE

Une École Primaire accolée à l’autoroute Le programme de ce projet fait face à un grand défi : Comment conçevoir une école primaire à quelques mètres d’une voie rapide? Ma réponse utilise une architecture ruban qui tourne autour de la cour de récréation, la protège du bruit des voitures et distribue services et salles de classe.

L3 SAUL LIMERICK _ STUDIO MAXIME LAROUSSI & GRAINNE HASSET


13

En septembre 2013, je suis allé étudier en Irlande pour un an au sein de l’université de Limerick. À première vue, les étudiants irlandais sont un peu de la vieille école! « Pas d’ordinateur avant la troisième année » c’est incroyable! Ils ne savent même pas utiliser Sketchup pour visualiser trois volumes! Tous les dessins étaient faits au crayon gris, sans parler de l’approche très conceptuelle du projet dans laquelle on saute d’une échelle à l’autre avant d’avoir fixé un plan. Au fil des mois et à la vue des premiers rendus, je mes suis finalement remis en question. J’ai dû constater que ma réflexion était parfois plus directe, moins sensible au site, et j’ai soudainement trouvé mes dessins infographiques beaucoup moins beaux que les leurs. J’ai alors commence très instinctivement à croiser les deux outils. L’apprentissage du programme illustrator m’a aidé dans cette voie.


STRUCTURE

L3 SAUL LIMERICK _ STUDIO MAXIME LAROUSSI & GRAINNE HASSET


15

La première intention était de créer un espace ludique. Les classes se disposent en demi niveau autour de la cour de récréation. Cela permet d’intégrer le projet dans la courbe du site, et d’offrir une approche singulière du parcours au sein de l’école.


STRUCTURE

L3 SAUL LIMERICK _ STUDIO MAXIME LAROUSSI & GRAINNE HASSET


17

Pour ce projet, c’est La structure qui a permis de donner vie à l’école “ruban” en un procédé unique et logique. L’école combine majoritairement deux variations d’un même module, dans le but de pouvoir être préfabriqué. Des porteurs bétons supportent une charpente en bois. La façade sur route et les toitures sont entièrement en métal feutré d’isolant. Les sous-bassements de l’école sont habillés de bardage bois. L’école de Limerick m’a appris à utiliser la trame dans mon travail en plan. La structure est devenue outil de création plutôt que contrainte embarrassante. J’ai appris à représenter avec de nouveaux documents : la section perspective, les axonométires éclatées, des maquettes qui utilisent les matériaux du projet : coulées en béton, confectionnées en imbriquant des pièces de bois, en pliant du métal. Nous utilisions l’échelle 1/1 pour certains détails.


VISION

The Frame : Capsules d’habitat minimal Ici l’idée était de pouvoir loger des hommes d’affaire de façon temporaire considérant une forte augmentation démographique (Jacques Brion voulait que l’on dessine une bâtiment constructible dans cent ans, pour l’humain du futur). J’ai imaginé des capsules minimalistes dans lesquelles on trouve le minimum : de quoi ranger un bagage, dormir et se laver. Ces travaux me rappellent l’importance que l’on donne au graphisme à l’école de Montpellier. Peut-être parce-que que nous avons seulement cinq ans pour nous « démarquer » . Ou car notre portfolio est la porte d’entrée aux stages dans les meilleurs bureaux. Il semble paradoxal d’apprendre à representer avant même de savoir penser. Quoi qu’il en soit le métier d’architecte est dépendant du marketing, plus que jamais. Ce projet marque l’accomplissement de deux années d’études à Montpellier, aucours desquelles j’ai appris à utiliser plus de dix logiciels de représentation, non pas en classe mais entre étudiants dans les ateliers permanents, dans une dynamique compétitive. Le but d’avoir à chaque fois la meilleure planche du studio pouvait prendre plus d’importance que celui d’avoir le meilleur concept.

L2 ENSA MONTPELLIER _ STUDIO JACQUES BRION


19


VISION

L2 ENSA MONTPELLIER _ STUDIO JACQUES BRION


21


VISION

Le Frame est l’objet d’une transition verticale entre deux rues aux altimétries différentes par sept mètres. Restaurant et cafés sont imaginés aux deux niveaux principaux du projet. Un parc s’étend à ses pieds. La fluidité entre zones privées et publiques est un enjeux.

L2 ENSA MONTPELLIER _ STUDIO JACQUES BRION


23

Les différents niveaux d’intimité sont traités avec différents matériaux : Du vitrage pour les zones publiques, du poly-carbonate pour le semi privé et enfin du zinc pour les espaces intimes. Ainsi les usagers traversent le projet sans contraindre la vie privée des hôtes.


ESPACE VÉCU

Trois Maisons groupées dans une zone industrielle. Ma progression dans les studios s’est définie par une augmentation de l’échelle du projet au fil des semestres. Il y a eut en parallèle une augmentation de la densité du contexte pour les sites abordés. Ce terrain à Castelnau-le-Lez présentait de nombreuses nouveautés : Seul un trottoir sépare la parcelle d’une route à sens unique, directement accolée à la zone de passage du tramway. Le parti pris fut ici de se « fermer » sur la rue par une succession de filtres (bardage claire-voie, haie feuillue) et de proposer un habité en dialogue continuel avec le jardin, malgré la densité urbaine. Les espaces de nuit sont posés par dessus dans des volumes en bois pouvant évoquer la cabane de jardin. J’ai affirmé en moi ce sentiment que le projet d’architecture ne peut pas être un objet, que l’architecture n’est pas un art visuel seulement. J’ai compris par mes expériences que ce n’est pas l’oeuil seul qui « vit » le bâti, mais nos cinq sens en harmonie. Peter Zumthor dans un de ses livres parle du mot « Atmosphère » comme réponse à nos cinq sens. Il ne parle pas d’une vue, d’une matière, d’un bruit ambiant ou d’une odeur mais d’une « qualité générale qui s’apprécie ».

L2 ENSA MONTPELLIER _ STUDIO ROMAIN JAMOT ARNAUD ROUSSEAU


25


MISE EN LUMIÈRE

Pavillon d’Expositon au Jardin des Plantes Le poème de Paul Geraldy Abat-jour traite du besoin que nous avons parfois nous humains de nous plonger dans l’obscurité pour aiguiser nos autres sens. « Baisse un peu l’abat-jour, veux-tu ? Nous serons mieux. C’est dans l’ombre que les coeurs causent, et l’on voit beaucoup mieux les yeux quand on voit un peu moins les choses. » La micro architecture fût un très bon premier exercice de travail sur la lumière. Les trois salles d’exposition ont chacune une grande baie orientée nord, éclairées d’une lumière douce. On invite le visiteur à découvrir des vues, choisies et cadrées. Au sud, la façade que l’on voit depuis le chemin nous appelle, protégée par une peau en aluminium perforée qui reflette le plan du jardin. À l’intérieur, elle projette son ombre. Plonger certains espaces dans la pénombre augmente la quiétude des lieux, donne un sentiment d’immensité, de solitude. L’obscurité confère de la valeur à la lumière.

L1 ENSA MONTPELLIER _ STUDIO FRANÇOIS PRIVAT


27


Curriculum Architectural

ROBIN VAIRÉ É TUDIANT EN ARCHITECTURE Candidat à l’entrée en cycle 2

Jusqu’au 30/06/15 : +316 25 16 86 75 à partir du 30/06/15 : +336 35 15 97 79 robinvaire@live.fr MAS DE CARRIÈRE - CEHM 34590 MARSILLARGUES

Actuellement STAGIAIRE AU SEIN DU GROUPE POWER HOUSE COMPANY - ROTTERDAM Année de césure en cours - 2014 - 2015 CONCURENT AU CONCOURS D’IDÉES DE LA FONDATION JACQUES ROUGERIE au sein de l’équipe Holisme RÉDACTION D’UN BLOG : DISTANCE http://limerickparisrotterdam.wordpress.com autour de l’année de césure et des études en architecture


29

Formation ANNÉE DE CÉSURE encadrée par l’école d’architecture de Montpellier - recherches autour du monde professionel de l’architecture entre Paris et Rotterdam. (2014 - 2015) DIPLÔME D’ÉTUDES EN ARCHITECTURE Conférent le grade de licence, obtenu le 29 octobre 2014 à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier ERASMUS - Année universitaire L3 au sein de SAUL école d’architecture à l’université de Limerick en Irlande (2013 - 2014)

Vie associative 2011 - 2013 MEMBRE ACTIF _ ASSOCIATION ARCHIPEL - Montpellier Juin 2013 MEDIATEUR CULTUREL _ FESTIVAL DES ARCHITECTURES VIVES - Montpellier

ICTS BUREAUTIQUE : Suite Microsoft Office ( word excel powerpoint )

L1 et L2 au sein de l’ ENSA MONTPELLIER (2011 - 2013)

MODELISATION 3D : SketchUp Pro, Rhinoceros (bases)

BACCALAURÉAT SCIENTIFIQUE _ 06/2011

RENDERING : Maxwell plugin for Sketchup, Artlantis 5.

Expériences Professionnelles

GRAPHIC DESIGN : Suite Adobe ( photoshop indesign illustrator ) LOGICIELS VECTORIELS : Auto CAD, Vector Works et Archicad

Depuis Février 2015 STAGE _ POWERHOUSE COMPANY - Rotterdam Septembre - Décembre 2014 STAGE _ CHRISTIAN BIECHER ARCHITECTES - Paris Janvier 2014 STAGE _ URBAN AGENCY - Dublin Avril 2013 STAGE OUVRIER _ EIFFAGE CONSTRUCTION - Montpellier

Langues FRANÇAIS Langue maternelle ANGLAIS BULATS niveau C1 obtenu le 02/03/2015 ESPAGNOL Compétences professionnelles


Remerciements

Professeurs de Projet architectural ENSA Montpellier SAMUEL TAMISIER, ANABELLE ISZATT, FRANÇOIS PRIVAT, Coo Architectes, François Privat Architecture STEPHANIE DAMBIELLE, ROMAIN JAMOT, ARNAUD ROUSSEAU, RD Factory, NBJ architectes, MDR architectes JACQUES BRION, GUILLAUME GIROD NBJ architectes, Guillaume Girod Architecture

School of Architecture at the University of Limercik MAXIME LAROUSSI, Urban Agency architects GRAINNE HASSET, ANDREW GREFFIN Hasset Ducatez architects, JDS architects

Professeur de Rapport d’étude : LAURENT VIALA (ENSAM)

Photos de couvertures : Maquette réalisée pour Christian Biecher


2011 _ 2015

Robin vairé portfolio 2015  
Robin vairé portfolio 2015  
Advertisement