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Le Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages.

numéro 1

Novembre 2011

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Des nouvelles des bassins versants page 3 / 4

Retour sur le colloque fondateur d’Annecy. page 5

Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages

Rivières Sauvages

Vive les rivières sauvages ! Les hommes aménagent les fleuves depuis très longtemps. Notre histoire collective est intimement liée aux fleuves, aux rivières. Nous y avons construit nos villes. C’est avec leur eau que nous avons développé l’agriculture, des cultures, des religions. L’essor de nos sociétés, rurales, guerrières, marchandes, industrielles est intimement lié à ce capital naturel unique, dispensateur de Vie, de nourriture, de beauté, d’énergie, de bien être, de richesses. Ce capital était autrefois abondant, surabondant. Au moins dans les pays que la nature avait dotés de cours d’eau au régime généreux. Il semblait infini. Il ne l’est plus. Un siècle récent d’aménagements lourds, rendus possibles par les progrès techniques, a sérieusement altéré des écosystèmes qui paraissaient aussi puissants que les Dieux, indomptables, éternellement plus forts que les petits humains que nous sommes. Et aujourd’hui, la plupart des écosystèmes fluviaux, en Europe, dans le monde, excepté quelques fleuves de Sibérie, d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Afrique sont massivement artificialisés. Ils ont perdu, pour la production «d’énergie renouvelable», pour le «contrôle» des inondations, le stockage de l’eau et la navigation, toute leur part sauvage. Ils ont perdu les services écologiques qu’ils rendaient aux communautés humaines. Et ils ont perdu de leur magie, de leur beauté, nécessaires à notre équilibre intérieur. Qu’on songe au Rhin amont transformé en escalier; au Danube et les 52 grands ouvrages sur ses premiers 1000 kilomètres; au Mississipi canalisé sur des centaines de kilomètres ; au Rhône… Tout est perdu ? Non. Tout n’a pas été aménagé, canalisé, tuyauté pour notre confort ou notre obsession du contrôle. Il reste, en France et ailleurs, quelques raretés, portions de rivières intactes, épargnées. Souvent encore menacées. Ou pire, en cours de destruction, comme le Rizzanese, en Corse, où EDF construit un grand barrage dépassé. Oui, il reste des « rivières sauvages ». Et nous en avons besoin. Car elles sont des témoins irremplaçables de ce qu’est un écosystème originel, en « excellent état écologique ». Elles ont gardé, miracle, dans leur passage à travers l’Histoire, la forme que leur avait donnée l’évolution et le climat. Elles ont conservé une bonne part de leur biodiversité, un fonctionnement naturel qui montrent que le bon état de conservation des écosystèmes est propice aux humains, à leurs besoins matériels, à leurs rêves, à leur équilibre.

habilité


Le Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages Nous devons restaurer, réparer les hydrosystèmes que nous avons affaiblis, abîmés, et l’Europe nous y engage. Mais nous devons aussi protéger et valoriser ces ultimes joyaux. Comment faire, dans un pays à la culture écologique encore neuve, parfois précaire ? Comment éveiller le désir d’autres choix que ceux d’un aménagement classique ? Comment générer des financements pour préserver la naturalité, alors que les politiques publiques privilégient la restauration des milieux abîmés ? En 2007, à l’initiative du WWF, divers acteurs expérimentés (ONG, institutions, scientifiques) ont lancé un nouvel outil, le « Réseau de Rivières Sauvages » permettant, d’amplifier un mouvement concret de conservation inspiré par «Loire vivante». En quatre ans, beaucoup a déjà été fait : rassembler les acteurs, identifier des sites pilotes, préciser les critères, analyser les retombées économiques possibles d’un label «rivières sauvages», trouver un modèle économique robuste, et rechercher des partenaires. Il y a un an, le « Fonds pour la conservation des rivières sauvages » a vu le jour, et le succès du colloque fondateur d’Annecy révèle une attente collective forte. La création de ce Fonds repose sur une nouvelle structure juridique qui par sa simplicité, à vocation à favoriser le développement du mécénat en permettant à la structure de s’effacer devant son projet, une structure ouverte à tous les acteurs de la société, publics et privés qui souhaitent s’associer à la protection et la valorisation des rivières qui présentent un très bon fonctionnement écologique.

Quelques nouvelles des bassins versants...

Le Léguer

La Vis

Les acteurs du bassin versant du Léguer ont engagé depuis de nombreuses années des actions de restauration, gestion et préservation des cours d’eau et milieux associés. Le programme en cours prendra fin en 2012.

L’association Vis Vallée Nature a engagé une réflexion avec le syndicat mixte du Grand Site de Navacelles sur les moyens à mettre en œuvre pour renforcer la protection de la Vis et garantir la préservation de son caractère sauvage face aux menaces aujourd’hui réelles et bien identifiées.

Cependant, il semble important de maintenir une dynamique pour poursuivre les actions et éviter la dégradation de la ressource. Ainsi les bureaux et comité de pilotage des structures acteurs sur le territoire (Comité du bassin versant et Association Vallée du Léguer) ont validé en Juin 2011, la participation aux réflexions engagés et la candidature du Léguer dans le cadre de la création du futur réseau des rivières sauvages.

Suite à la participation de l’association au colloque Rivières Sauvages, le développement d’un partenariat avec le Fonds et d’autres rivières en France et en Europe nous engage dans une phase plus opérationnelle. Les partenaires locaux ont été réunis en août afin d’initier l’élaboration d’un programme LIFE+ « Rivières Sauvages » permettant de compléter la démarche Natura 2000 actuellement en phase de validation.

Il est proposé en particulier de faire partie des commissions de travail afin d’être acteur de la définition du rôle du réseau et des critères de labellisation.

Parmi les actions envisagées : création d’une réserve naturelle régionale, renforcement de la protection de la truite de souche autochtone, suivi de la progression de l’écrevisse signal, développement d’actions de sensibilisation, d’échange, etc.

Sur ce dernier point, la connaissance locale du bassin versant permettra de vérifier l’application des critères sur la rivière du Léguer.

La création de l’observatoire de la rivière lié au projet de maison de la Vis et dédiée aux rivières sauvages permet de proposer au futur réseau des rivières labellisées un outil de surveillance renforcée.


Valserine et Semine…. Le comité technique local de pilotage (gestionnaires locaux), a été créé en octobre 2010 pour identifier les actions de préservation du bassin versant et les derniers points à améliorer. Une réunion d’information des élus locaux (mars 2011) a permis de valider collectivement l’intérêt d’inscrire le bassin en tant que site pilote dans le projet de création du futur réseau des rivières sauvages. Le Parc naturel régional du Haut Jura, très intéressé par cette démarche, a souhaité présenter cette rivière de qualité lors du colloque « rivières sauvages » et a souligné l’intérêt d’envisager un programme de protection ambitieux et innovant. Ce programme prévisionnel, établi avec l’ensemble des acteurs locaux, s’inscrira dans un outil qui reste à définir avec les partenaires institutionnels (réunion fin novembre 2011). L’enjeu principal sur le bassin est de restaurer à certains endroits la continuité écologique de la rivière pour l’obtention du label « rivière sauvage » (étude ouvrages portée en 2012 par le Parc). Le fonds participe activement à l’élaboration du programme en assurant une animation renforcée.

Je pourrais bientôt régner sur cette rivière, déjà en bon état écologique, mais qui nécessite un programme ambitieux, avant la « distinction suprême »...

Chéran La démarche engagée sur le bassin versant du Chéran a été clairement identifiée par les gestionnaires locaux comme une incitation à poursuivre les actions engagées depuis 1997 et à dépasser le niveau « plancher » que constitue l’objectif de bon état écologique affiché par la DCE, en s’appuyant sur le travail réalisé dans le cadre de l’étude bilan réalisée en 2010, le premier comité technique réuni en Octobre 2010 a engagé une réflexion sur la mise en place d’un programme d’actions permettant à terme de postuler à une labellisation « rivière sauvage ». Une seconde rencontre fin janvier 2011 a permis de présenter et confirmer officiellement l’inscription du Chéran comme bassin versant pilote du Fonds pour la conservation des rivières sauvages aux élus, gestionnaires, et partenaires institutionnels. Le Parc Naturel Régional du Massif des Bauges (récemment labellisé « Géoparc de l’UNESCO ») et les élus confirmant leur intérêt pour la démarche avec des attentes fortes sur la valeur ajoutée que peut amener une protection renforcée et une valorisation du caractère sauvage de la rivière. Le premier travail réalisé sur la valeur économique du Chéran et présenté lors du colloque par l’école centrale de Paris a permis de quantifier les potentialités et l’intérêt de la démarche pour le territoire. La prochaine étape en cours d’élaboration sera la validation avant la fin de l’année 2011, d’un outil expérimental et innovant de « diagnostic écologique »sur le bassin versant, qui sera porté par le SMIAC avec le soutien de la l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse et de la Région Rhône-Alpes, aux côtés de l’INRA, du PNR des Bauges, des pêcheurs et bien sûr du Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages. Une première étude de faisabilité de l’effacement du seuil de Banges est envisagée.


L’Ammer, rivière sauvage ? Entre ses sources dans les Préalpes à la frontière de l’Autriche et la petite ville de Weilheim, l’Ammer coule sur 185 km de long, pratiquement intacte, en particulier dans des gorges d’une trentaine de kilomètres de longueur, réserve naturelle (Naturshutzgebiet) depuis 1949. L’Ammer n’est pas directement menacée par des projets d’aménagements. La rivière a été reprofilée seulement sur une dizaine de kilomètres, à la sortie des gorges en amont de Weilheim, dans les années 30 et dans la traversée de la ville de Oberammergau. La renaturation de ces secteurs n’est pas prévue pour le moment. Dans la partie à l’aval de Weilheim, elle est affectée par l’agriculture. L’Ammer a seulement deux petits barrages, dont un, centenaire, qui alimente une usine hydroélectrique pour la Deutsche Bahn. Elle est classée Natura 2000 sur l’ensemble de son cours jusqu’à Münich (où elle rejoint l’Isar). Cela en fait une rareté en Allemagne et nous pousse à étudier l’opportunité de l’intégration de cette rivière dans le réseau.

De nouveaux partenaires...

L’AFNOR

Anaïs Productions

L’AFNOR souhaite nous accompagner dans notre démarche de construction du label rivières sauvages et l’organisation du schéma de labellisation à adopter.

Société de production audiovisuelle expérimentée dans la production de film, Anaïs Prod réalise depuis peu des tournages pour l’agence de l’Eau Loire Bretagne, et souhaite s’investir d’avantage dans la réalisation de films à caractère environnemental.

Cet organisme certificateur connu et reconnu intervient de plus en plus auprès des structures qui souhaitent développer des labels de qualité associé à des normes environnementales. AFNOR certification bénéficie d’accréditation reconnues à l’échelle européenne et internationale. Les modalités techniques et financières du partenariat avec L’AFNOR restent à préciser dans les semaines à venir… À suivre !

Le gérant de cette société, pêcheur et amoureux des espaces naturels protégés, souhaite nous aider dans notre aventure. Anaïsprod va donc assurer la production du film « Protégeons les rivières sauvages de France et d’Europe ». Un bon exemple de la mise en œuvre des actions au sein de notre structure ouverte aux initiatives qui participent à la construction de notre projet. Merci d’avance à toute l’équipe d’Anaïsprod.


Annecy, le 20 mai 2011 : Succès du Colloque fondateur du «Réseau des Rivières Sauvages» Le point fort de cette rencontre a été la mobilisation très importante des acteurs de la protection des rivières, avec 180 participants environ issus d’horizons divers : associations, fédérations de pêche, acteurs privés, élus, bureaux d’études, institutions, collectivités locales maîtres d’ouvrages de programmes de restauration des rivières, Parcs naturels régionaux et Nationaux, producteurs d’hydroélectricité, économistes chercheurs de l’Ecole Centrale de Paris... Les échanges ont été très riches et ont permis aux acteurs de l’eau de se rencontrer. Des représentants de la Suisse, de l’Allemagne et de l’Italie ont souligné la dimension européenne de ce projet novateur, à une époque où les menaces s’accumulent à nouveau sur les cours d’eau des Alpes, avec par exemple plus de 850 projets de nouvelles centrales hydroélectriques sur les cours d’eau suisses. Ce colloque a été l’occasion d’affirmer l’importance de la création du « Fonds pour la conservation des rivières sauvages » en tant qu’outil de protection des dernières rivières patrimoniales, pouvant fédérer les acteurs publics et privés dans une structure nouvelle ouverte à tous, mais aussi en tant que lieu d’échange pour réfléchir à l’évolution des financements publics. l’élaboration du programme en assurant une animation renforcée

180 personnes ? Ils sont nombreux à s’intéresser aux rivières sauvages... Et c’est tant mieux !

Séminaire définition des critères de « sauvagitude » des rivières Bellegarde sur Valserine, région Rhône-Alpes - 4 et 5 octobre 2011 Brainstorming et échanges de qualité ! Ces deux journées de travail ont été organisées en partenariat avec le Groupement Valsemine (pêcheurs et gestionnaires) et le PNR du Haut Jura. Mme Yvette Brachet conseillère régionale, a inauguré cet évènement et a souhaité rappeler deux points essentiels : - la nécessité, en Rhône-Alpes et ailleurs, en plus de la restauration des rivières dégradées, de préserver les ultimes rivières intactes qui rendent des services écologiques à la collectivité. Ces services ont une valeur économique qu’il convient de préciser. - d’accompagner les gestionnaires, les élus, qui privilégient leur préservation en la transformant en atout économique. 40 participants d’horizons divers: associations, fédérations de pêche, acteurs privés, élus, bureaux d’études, collectivités locales, Agences de l’Eau, Parcs Naturels Régionaux et Nationaux, ONG, ONEMA… Cette diversité des acteurs a permis de définir les bases de la construction des critères de « sauvagitude » des rivières. La construction du « label rivière sauvage » passe par la définition de ces critères, une étape importante a été franchie, les acteurs présents ont validés 6 catégories de critères qui serviront à mieux définir les différents niveaux de labellisation. La présentation et la synthèse de ce travail seront bientôt disponible sur le site rivières sauvages. Un rendez-vous est fixé en début d’année 2012, sur 2 jours, pour valider et affiner les niveaux du futur label et mener une réflexion spécifique sur le cas des grandes rivières. Ce nouveau séminaire sera réalisé en partenariat avec l’association Allier Sauvage.


La Soča, rivière slovène d’exception Ce fleuve côtier de 140 km, dont le bassin versant supérieur est situé dans les alpes juliennes, est sans doute le plus préservé d’Europe. En amont de la ville de Tolmin, dans la région du Parc National du Triglav, jusqu’aux sources, la Soča et les affluents sont intacts et sauvages ! Dans le cadre de nos investigations pour identifier une ou plusieurs rivières sauvages de référence en Europe, le Fonds a rencontré les gestionnaires de cette rivière. Malgré les classements dont bénéficie cette partie du bassin (classé natura 2000), censés lui apporter une protection, des projets récents de construction de barrages sont à l’étude. Les gestionnaires sont intéressés pour intégrer le réseau, dans un but de valorisation de ce capital naturel unique en Europe, et de protection contre des risques d’aménagements hydroélectriques. Une rencontre est prévue très prochainement avec les responsables du parc national afin de préciser les actions à intégrer au LIFE + nature « rivières sauvages » en construction, si les acteurs locaux valident leur participation à ce programme. Le Fonds à intégré ce bassin dans le travail de recherche mené avec l’École Centrale de Paris sur la valeur économique des rivières sauvages. En effet la partie préservée et sauvage du bassin de la Soca est caractérisé par une activité économique très importante directement lié à la qualité des peuplements piscicoles, à la qualité des eaux et des paysages (sport d’eaux vives, pêche récréative et randonnée). Le bassin amont de la Soca est à ce titre un exemple unique en Europe où un projet de conservation des populations piscicoles (et principalement celui de la truite marbrée) représente un élément clé de l’économie locale. La suite prochainement sur le site rivières sauvages.

Autriche

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Italie Iso nz

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Golfe de Trieste

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C’est en lui rendant visite, puis en la dessinant que j’ai pu appréhender la diversité et la richesse des paysages que proposent les rivières telle que la Vis. A ces occasions m’est apparue la nécessitée de laisser ces cours d’eau s’exprimer librement, pour notre plaisir et celui de ses habitants. Si mes petites histoires pouvaient en témoigner, ce serait parfait. jiCé


Dernières brèves nouveaux partenariats

L’entreprise Astrance (conseil en développement durable) et la maison Guy Plas (plumes et mouches de pêche) sont heureux de rejoindre nos partenaires actuels et soutiennent notre projet; Merci pour leur engagement à nos côtés.

nouvelles rivières sauvages

Le Fonds a été contacté par les gestionnaires des cours d’eau du bassin amont du Gland en Forêt de St Michel (Aisne). Une réflexion est engagée sur l’intégration de ce bassin dans le futur LIFE+ rivières sauvages. Une opportunité de travailler en secteur forestier et de faire le lien rivières sauvages/Forêt sauvage ?

Astrance / Guy Plas

Aisne

partenariat universitaire

L’université de Tours est partenaire du Fonds par un accompagnement avec ses étudiants et son équipe pédagogique sur le projet d’observatoire des rivières sauvages….

Imacof - Tours

accompagnement

Econovia, agence de conseil en communication des associations et des acteurs de l’économie sociale et solidaire souhaite nous accompagner dans notre développement…à suivre

Econovia

suivi et participation

La direction de l’eau et de la biodiversité du MEDDTL participe à nos travaux, à travers le CETE Méditerranée : suivi de la préparation du programme LIFE + rivières sauvages, intégration du concept de rivières sauvages dans la mise en oeuvre de la trame bleue en région Rhône-Alpes... A suivre de très près !

MEDDTL

Bassin de la Vis, Léguer, autres

Maison de la Vis dédiée aux rivières sauvages

Construction du programme LIFE+ Rivières Sauvages

Mise en oeuvre de l’Observatoire des Rivières Sauvages

Valeur économique des rivières sauvages

Anais Prod & Philippe Laforge

Investigations avec l’Ecole Centrale de Paris (Vis, Valserine, Soca...)

Documentaire «Sauvons les Rivières Sauvages»

Association, entreprise, collectivité, vous pouvez participer à ces différents projets sur www.rivières-sauvages.fr

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et la participation de

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Avec le soutien du

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Participez à la protection des dernières rivières sauvages ! 185, rue de la Fontanette, Sénissiat, 01250 Révonnas | contact@rivieres-sauvages.fr | www.rivieres-sauvages.fr

Conception : Roland Niccoli / Openscop | www.openscop.fr - Illustrations sous licence Creative Commons BY-NC-SA 3.0

Projets Rivières Sauvages pour 2012

Newsletter Rivières Sauvages #1 - nov. 2011  

Newsletter Rivières Sauvages #1 - nov. 2011