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Reines & Héroïnes d’Afrique – Magazine Copyright - 2012


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Rédaction RHA-Magazine Janvier 2012 :

Natou Seba Pedro-Sakombi Sokhna Amar Dioury Annette Ndaya Mutombo Pauline Lomata Sabrina Ben Mansour Annabelle Epée-Bizongo Pauline Diboma Dikaha L’Equipe de Bana Mboka (partenaire de RHA-Mag) Avec l’aimable participation de Sista Diaspora Bana Mboka Bel Afrika Partenaires de RHA-Magazine Photos : Fotolia ©

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Sommaire Éditorial 2012 : encore plus de défis !

Nos Reines & Héroïnes Reine à la Une Al Kahena, la reine berbère Reine de Notre Histoire Makeda, la reine de Saba Contempo-Reine Ama Mazama : « reconstruire l’identité africaine sur des bases africaines » Monique Mbeka Phoba : la Reine-Cinéaste Dossier Altesse Authentique N°1 : Interview de la Princesse Tamara Nyakabasa Kinja

Biblio-Royale La sélection RHA-Magazine du mois : « Histoire de chez moi », d’Alexis Bongo

Natu-Reine: Voyage à Kemet: Les secrets de beauté des femmes de l’Egypte Antique Le gommage Pour un teint éclatant en quelques minutes

La Santé de Sa Majesté Vivre bien dans son corps de Reine Les vertus cachées de la papaye

Spiritualité Spritualité africaine Le culte des ancêtres

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La Famille Royale Les Petits Princes et Moi Le Black Pempers Center : 1er centre de loisir panafricain en France Témoignage : 18 conseils à ma fille, ma future reine ! Le Roi et Moi Zeprincecharmant.com Topic-Queen (discussions entre reines) Pour que des résolutions tiennent, il ne faut pas en prendre (Sista Diaspora) Le concept de « Self Love » Nos mamans africaines : « punchlines » osées et anecdotes épicées Sa Majesté en toute intimité Témoignage Pourquoi j’ai choisi de pratiquer la chasteté Afro-disiaque Huit résolutions coquines pour 2012

Art & Culture La danse africaine, origines et classification

Afro-Society Goto Togo : soutien aux princesses de Lomé

Nouvelles du Royaume Fatou Seck Gningue : une héroïne partie trop tôt Les Griots de la Reine (contes et légendes d’Afrique) Le message de la vie Sa Majesté est servie ! Destination littoral du Cameroun: Ndolè à la viande et aux crevettes"

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Editorial – Janvier 2012

2012 : encore plus de défis ! Par Natou Seba P.Sakombi Directrice de la Publication RHA-Magazine – Rédactrice en Chef Fondatrice de Reines & Héroïnes d’Afrique

Chères lectrices et lecteurs, Quel plaisir de vous retrouver en cette année 2012 ! Voici le tout premier numéro de l’année de RHA-Magazine, le magazine en ligne des Reines et Héroïnes d’Afrique, votre magazine. Tout comme l’on franchit les portes d’un somptueux palais royal pour en découvrir les fastueuses salles, nous vous invitons à parcourir les pages précieuses de notre magazine, à la découverte de ce que l’Afrique a de plus gracieux et fier à offrir : ses reines et ses princesses. La femme originelle est ce trésor inestimable dont on ne se lasse de découvrir les facettes. Riches et intarissables, elles peuvent aussi surprendre les plus incrédules, ceux qui doutent de sa capacité à changer tout autour d’elle. Et c’est en cela même que se cache l’un de nos défis. En effet, dans les lignes que vous lirez, vous ne manquerez de reconnaître, une fois encore, l’impact qu’a joué dans l’histoire celle qui a connu le berceau de l’humanité avant toutes, à savoir, la Femme Noire. Magazine pour les reines que vous êtes, mais aussi pour les rois que nous reconnaissons en vous, nos hommes, l’équipe qui le constitue n’est faite que de femmes, reines elles-mêmes, poussées par une frénésie incontrôlable et guidées par la soif de la revalorisation de leur semblable. Pour vous, nous avons pensé plus que de raison à mille et une manières de vous exalter et de vous faire réaliser l’importance d’élever la femme noire et de lui porter le plus haut respect, car comme vous le verrez, ce mérite lui revient inéluctablement. L’année dernière a été pour Reines & Héroïnes d’Afrique celle des découvertes et de l’éclairement. Ce fut l’année de naissance de notre magazine, un outil alliant révélations et actions. Nous voyons en 2012 une année d’infinis défis, une année où l’impossible deviendra possible. Nous lançons l’appel à quiconque souhaitera remporter les plus inimaginables des défis au nom de la Femme Noire, mère de l’humanité ! Dans ce numéro, nous découvrons ces ancêtres de qui nous n’aurions jamais cru descendre, que nous admirions peut-être sans savoir que nous leur devions tout. Effectivement, celles sur qui, par ignorance, nous n’avions daigné porter le regard, deviennent aujourd’hui celles à qui nous vouons le plus reconnaissant des cultes. Nous nous réapproprions les secrets de leur élégance, de leur beauté et nous redéfinissons notre identité africaine à travers leur vécu. D’autre part, nous nous levons pour marquer l’histoire en immortalisant les moments cruciaux. Nous en faisons un ouvrage ou un film de souvenirs, nous rappelant que demain, une nouvelle génération naîtra. Enfin, nous regardons objectivement ce nouveau monde qui s’offre à nous et qui de plus en plus ne nous rappelle en rien d’où nous venons, pourtant nous nous rapprochons de plus en plus de ce qui est à nous. Que prendre, que laisser ? Dans l’univers des Reines et Héroïnes d’Afrique tout est possible, la seule règle d’or est de nous rappeler sans cesse nos valeurs. Dans ce réveil qui caractérise ceux qui longtemps ce sont endormis, se trouve aussi le courage de rattraper le temps perdu, une toquade irrésistible qui trace la route au devant de nous. Merci à vous de pénétrer notre orgueilleuse demeure et bonne visite dans le palais des Reines & Héroïnes d’Afrique. Vous n’en ressortirez que plus majestueux !

Natou Seba Pedro-Sakombi

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son courage, son intelligence et par son africanité et l’amour des siens.

Reine à la Une

AL KAHENA

Les origines de la reine AL KAHENA :

La guerrière berbère

D

ihya Tadmut, c’est ainsi qu’elle était appelée dans les Aurès, signifie la « Belle Gazelle » en amazigh. Les chaouis l’appellent également Damya, ce qui signifie « prêtresse ». Puis sous l’influence des littératures et récits historiques grecs, arabes (à l’instar d’Ibn Khaldoun) et hébreux, elle héritera du titre de AL KAHENA ce qui signifie « La devineresse, la pure, la prêtresse ou encore la sorcière ».

Par Sabrina Ben Mansour Rédactrice pour RHA-Magazine

Les berbères étaient composés de plusieurs tribus qui peuplaient l’Afrique du Nord, Al Kahena descend de la tribu des Djerawa, une tribu judéo-berbère zénète de Numidie qui peuplait la région des Aurès (Algérie de l’Est et Ouest de la Tunisie). Ce judaïsme était hérité de leurs voisins israélites syriens.

C’est avec beaucoup d’amour et d’admiration que je souhaitais vous conter l’histoire de l’héroïne judéoberbère que représente la Reine africaine Al Kahena. Cette guerrière des Aurès est restée une figue emblématique des peuples amazighs d’Afrique du Nord (spécifiquement les chaouis en Algérie est les berbères de Tunisie). Paradoxalement, deux sentiments se confrontent en moi, étant descendante berbère tunisienne, elle est ma reine de par son patriotisme et son attachement à sa terre et sa culture, alors que d’un autre côté, ma tribu ayant été arabisée et islamisée et cette guerrière ayant combattu sans relâche l’invasion arabo-musulmane Omeyyade du VIIè siècle, elle est par la même occasion mon « autre » religieusement. Elle est mon ancêtre et ma reine par le sang, par son héroïsme,

Concernant sa religion, il est donc bien plus probable qu’elle fut juive d’abord au vu de l’origine de sa tribu et en nous appuyant sur le fait que selon des manuscrits découverts à la Guenizah du Caire (découverts au début du xxe siècle et analysés depuis l'an 2000), le père de la reine Kahena s'appelait Maatia, nom de prêtre juif dérivant de Mattathias, père de Judas Macchabée, qui avait expulsé les Séleucides de Judée en -165. Pourtant tous les écrivains ne tombent pas d’accord ; certains disent qu’elle était animiste, car elle semblait tellement glorifier la terre qu’elle donnait l’impression d’en faire une divinité, nous pouvons plutôt penser qu’elle était attachée à sa terre de façon patriotique, culturelle et nationaliste et non de façon religieuse, pourtant certains auteurs avancent l’argument selon lequel la signification prêtresse et être pur du nom Kahena correspondrait ainsi à une tradition animiste d'Afrique du Nord, selon laquelle les prêtresses subissaient un rituel de purification à l’instar de la Reine touareg Tin Hinan.

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D’autres pensaient qu’elle devait être chrétienne comme Gabriel Camps qui considère que les zénètes étaient des tribus chrétiennes. Al Kahena était également réputée pour avoir des dons de pouvoirs magiques et prophétiques : en effet on dit qu’elle aurait prédit que ses deux fils se seraient rendus aux Arabes avant la dernière bataille et qu’elle finirait par être tuée!

exécuté par les berbères TAHUDA et qui déclencha alors la guerre des arabes contre les berbères. Aidée particulièrement par les Ifrenides (Banou d’Ifren qui deviendra l’une des plus grandes dynasties berbères du Maghreb) elle réussit à lutter contre l’avancement des Omeyyades.

Contexte historique : Muawiya I, chef de la dynastie arabe Omeyyade se lance à la conquête de l’Afrique du Nord (le Maghreb d’aujourd’hui). Al Kahena la guerrière : D’après Ad Darisi, Al Kahena a commandé la Tribu des Djerawa pendant soixante-cinq ans, elle aurait vécu cent vingt sept ans et a gouverné l'Ifriqiya pendant cinq ans. AL KAHENA sera la seule femme de l’histoire à combattre l’expansion de l’empire Omeyyade.

Du côté des berbères, le chef de la résistance à l’expansion de l’empire arabo musulman et le responsable des affaires politiques et administratives des Aurès était le roi Kuseyla. Bien que converti à l’Islam, il continuera à combattre l’envahisseur et tombera sous les armes du général de l’Armée Omeyyade Oqba Ibn Nafi Al Fihri en 686. A sa mort, Al Kahena nommée par son propre peuple, sa propre tribu à la mort de son père, prendra alors les armes et usera de haute stratégie et détermination pour rassembler tous les peuples berbères du Nord au Sud contre la dynastie Omeyyade, cette Reine sera dorénavant le chef de la Résistance Amazigh africaine. Elle ordonne alors la mort du général omeyade Oqba Ibn Nafi Al Fihri, ordre qui fut

En 693, en plus des combattants berbères, les troupes arabes omeyyades commandées par Hassan Ibn Annuman doivent également affronter les résistants chrétiens byzantins installés en Ifriqya (actuelle Tunisie) particulièrement sur les côtes méditerranéennes et Carthage où ils conservent encore leur mainmise. En effet le but d’Hassan Ibn Annuman est de s’épandre vers l’Ouest et annexer Ifriqya, pour cela, il demande du renfort de troupes musulmanes et finit par écraser les troupes berbères d’Al Kahena. Il gagne Carthage en 695 et se fait nommer gouverneur d’Ifriqya. L’empereur byzantin Leonitos allié avec les troupes berbères reprend Carthage et le conserve durant trois années jusqu’en 698 date-clé où les byzantins en sont définitivement chassés et doivent se préoccuper en priorité des troubles du Nord de leur Empire en Europe ; ceci implique que la seule résistance qui subsiste aux arabes est celle d’Al Kahena. En 697 La première grande bataille menée par AL KAHENA qui verra la défaite des troupes musulmanes est la bataille de NiNi aussi appelée « bataille des chameaux ». Près de la région constantinoise, vers la vallée désertique

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Al Baida, Al Kahena et son armée se cachent avec leurs chevaux et chameaux derrière les montagnes. Lorsque les troupes d’Hassan Ibn Annuman arrivent, ils sont pris en embuscade par les troupes berbères et sont littéralement massacrés par une pluie de flèches, poursuivis jusqu’à Gabes (Sud de la Tunisie) et seront rappelés par le calife Malik jusqu’en Tripolitaine (Nord de la Libye) : les arabes appelleront cet épisode « Nahr el Bala » (Le jour des souffrances). Pourtant malgré cela, Al Kahena resta juste et honorable et plusieurs des compagnons d’Hassan qui ne furent pas tués furent faits prisonniers. La Kahéna les traita avec bonté et les renvoya tous vers leur chef à l'exception de Khaled-Ibn-Yézid, de la tribu de Qaïs, distingué par son rang et par sa bravoure, qu'elle adopta pour fils selon la coutume de l'Anaïa (protection) en vigueur chez les anciens Berbères. En 698, Hassan qui a récupéré Carthage, fonde Tunis et assure ses arrières du côté des mers et du bassin occidental de la Méditerranée. Soucieux d’étendre l’empire Omeyyade vers l’Ouest et déterminé à assoir son pouvoir sur les peuples amazighs et la région des Aurès, il obtient en 702 du calife Abd El Malik du renfort pour gonfler son armée de 50000 combattants. C’est alors que commencera la dernière bataille d’Al Kahena, la bataille de Tabarqa. Ses deux fils Ifran et Dezya ont rejoint le camp musulman avant cette bataille de 702, certains disent qu’ils ont trahi leur mère, d’autres réfutent indiquant c’est elle qui leur a demandé de se rendre et demander grâce à Hassan sachant l’issue de ce dernier combat. Cela montre qu’elle était un véritable chef de guerre qui a préféré se détacher de ses attaches familiales et se concentrer sur le combat. Ce fut courageux de sa part d’accepter la Mort avec dignité sans plier, cela force l’admiration. Il est dit qu’ils ne se sont jamais convertis à l’Islam et qu’ils n’ont obtenu de commandement militaire que lorsqu’Hassan se décide à attaquer le Maroc. En revanche Hassan demanda au fils adoptif Khaled de se porter contre Al Kahena sa mère adoptive. Il finira par la trahir..

Sachant sa défaite imminente, notre guerrière pratiquera une stratégie militaire désespérée appelée « La Politique de la terre brûlée ». Ce plan consistait à brûler et saccager les terres amazighs pour que l’envahisseur ne puisse les exploiter et soit découragé ; cela a fortement déplu à une bonne partie des berbères qu’ils soient sédentaires ou nomades citadins ou campagnards. Elle dira ceci : « Les Arabes veulent s'emparer des villes, de l'or et de l'argent, tandis que nous, nous ne désirons posséder que des champs pour la culture et le pâturage. Je pense donc qu'il n'y a qu'un plan à suivre, c'est de ruiner le pays afin de les décourager ». Il est rapporté que de Tripoli jusqu'à Tanger, toutes les villes et villages étaient sens dessusdessous ; tout fut démoli, renversé et détruit par la rage de cette seule femme et de ses combattants ! Ceci fut une aubaine pour Hassan car le peuple berbère étant divisé par cette initiative destructrice, certains accouraient de toute l’ifriqya pour lui offrir argent et soumission, il obtint donc la soumission de Gafsa, Gabes ou encore Nafzaroua. NB : Cette politique de la terre brûlée reste controversée, en effet certains auteurs indiquent que ce récit ne serait pas véridique et qu’il serait créé pour discréditer Al Kahena, ceux-ci pensent que cette guerrière trop aimante des siens et de sa terre n’aurait jamais donné un tel ordre, ils expliquent que si les villes étaient mises à feu et en ruine cela venait du fait que l'Afrique du Nord, depuis la chute de l'empire romain d'Occident, était le théâtre d'affrontements entre Byzantins et autochtones, voire entre Berb��res nomades et sédentaires. La bataille de Tabarqa est finalement gagnée par les musulmans bien que la victoire ne fut pas facile, les berbères ont opposé une farouche résistance jusqu’à la mort malgré leur petit nombre. Le combat fut terrible et sanglant. Les berbères ont subi des pertes énormes. Al Kahena dut se réfugier à l’amphithéâtre El Jem (Tunisie) ou elle fut trahie et dénoncée (selon certains par son fils

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adoptif Khaled). Elle fut alors capturée et décapitée sur la place appelée aujourd’hui Bir Al Kahena (le puits d’Al Kahena) et selon les rumeurs sa tête aurait été envoyée en gage de trophée au Calife Abd El malik qui se trouvait en Syrie. Les berbères demandèrent grâce à Hassan et l’obtinrent à condition de lui donner 12000 cavaliers pour renforcer son armée pour la nouvelle conquête qui s’annonçait alors : l’Andalousie ! Ces troupes ont été confiées aux mains des deux fils d’Al Kahena, ironie de l’Histoire….qui hériteront de surcroit au gouvernorat des Aurès. Il est rapporté que Hassan Ibn Annuman fit preuve de grand respect pour le peuple amazigh et ne commit aucun pillage ni emprisonnement d’hommes. Dès cette époque, l'islam se propagea parmi les Berbères. La guerre étant terminée de cette manière, Hassan revint à Qairouan et réorganisa l'administration du pays. Rentre alors en scène un nouveau guerrier arabe à la tête de l’armée arabo-berbère zénete, Tariq Ibn Ziyad en route pour la conquête de l’Andalousie…

Al Kahena dans la postérité et la tradition orale L’Histoire de la grande guerrière berbère AL KAHENA a suscité beaucoup de passions et d’intérêt au sein de la littérature et de l’Histoire orientale, africaine et occidentale et est toujours aujourd’hui sujette à controverse ! La force et la détermination illustrées par la vie de cette reine resteront éternellement des sujets d’inspiration à travers tout le globe, quels que soient son ethnie, sa culture ou sa religion. Etait-elle juive, chrétienne ou animiste ? Etaitelle prêtresse, devine ou sorcière ? Etait-elle désespérée ou devenue folle au point de détruire elle-même sa terre pour que l’ennemi n’en profite pas ? Ses fils l’ont-ils trahie ? Tant de questions auxquelles même la Tradition Orale ne saurait répondre fermement… Pourtant sont-ce des détails importants ? Estce là le véritable but de cette histoire ? Ce que je retiens de cette guerrière berbère c’est sa détermination à élever et rassembler tout un peuple pour défendre sa Terre, sa culture et sa liberté. Son patriotisme exacerbé et son sacrifice entier pour son peuple, sa détermination, son pouvoir d’unification et son courage forcent le respect. Je suis fière de compter parmi les plus grandes héroïnes africaines cette femme, lionne des Aurès que l’on nomme Dihya ou AL KAHENA ; pour tout ce qu’elle représente, protectrice de son identité, des siens et de sa terre, là où elle naquit et là où elle mourut. Elle a refusé la religion musulmane et la culture arabe, fondements dans lesquels je suis née et pour lesquels je respire aujourd’hui, pourtant elle est mon ancêtre, mon modèle, mon sang, l’autre partie de ma culture est dans sa berbérité dont j’ai hérité de par la tribu à laquelle j’appartiens en Tunisie, elle est ma mère et mon héroïne d’Afrique du Nord.

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lui. Il rencontra Tamrin, Tamrin l’un des sujets et négociantt de la reine Makeda, avec qui il décida de commercer.

Reine de notre histoire

MAKEDA

Il fit venir Tamrin en Israel et ce dernier fut impressionné par le Roi Solomon et sa jeune nation. Il resta marqué par la sagesse et la compassion que Salomon avait pour son peuple et à son retour, il ne manqua pas de raconter son voyage à la Reine Makeda de Saba.. La souveraine fut envahie par le désir de visiter le Roi Ro Salomon et son pays, elle voulait voir tout ce que Tamrin lui vait raconté de ses propres yeux.

La Reine de Saba Par Natou Seba Sakombi Rédactrice en Chef de RHA-Magazine

Salomon fut prévenu à l'avance de l'arrivé de la reine, et avant même son arrivée, il avait demandé qu'un appartement spécial soit construit dans le pays. Comme Com elle se l'était promise,, la reine vint rendre visite à Salomon, chargée de cadeaux: de l'or, des pierres précieuses, des épices, etc...Le Roi et son peuple furent éblouis par cette grande femme noire au traits fins et majestueux, à tel point que Salomon, épris des désirs les plus fous pour Makeda, voulu satisfaire tous ses désirs. A son arrivée, Makeda se vit offrir les meilleurs mets et les plus beaux vêtements, ce qui ne lui déplut guère car elle avait coûtume de se changer plusieurs fois par jour. A l'époque antique, les femmes noires étaient réputées ées pour être très belles et pour avoir une forte personnalité. Ce fut le cas s des reines de l'Ethiopie qui à l’époque regroupait Nubia, Kush,, Axum et Sheba.. L''Ethiopie avait été dirigée par une lignée de reines qui devaient être vierges, dont Makeda, la reine de Sheba, ou de Saba. Saba

S

elon on la bible, le Roi Salomon d'Israel ayant comme projet la construction d’ un immense temple, avait envoyé des messagers dans plusieurs pays étrangers, dont l'Ethiopie. A son arrivée dans ce pays peuplé de Noirs, le Roi Salomon avait été frappé par la beauté des femmes noires, jusque là inconnues pour

Le roi Salomon, finalement îvre d' amour pour la reine éthiopienne, avait été jusqu'à lui installer un trône près du sien. Et bien que Salomon possédait un harem de plus de 700 épouses et concubines, il n'avait d'yeux que pour cette jeune vierge noire.

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Salomon s'imagina avoir un enfant avec Makeda, un fils qui assurerait sa lignée africaine. Et quand la Reine Makeda, 6 mois plus tard, lui annonça qu'elle voulait regagner l'Ethiopie, il se mit à concocter le plan extraordinaire que voici:

la nuit avec elle et en la prenant immédiatement comme femme. Le jour d'après, avant son départ d'Israel, le roi plaça un anneau sur sa main et lui dit "si vous avez un fils, donnez -lui ceci et envoyez-le moi". Après son retour à Sheba, la Reine Makeda se rendit compte qu'elle était en effet enceinte. Elle eut un fils, qu'elle appela "Fils-du-sage-homme", et éleva comme prince, le seul héritier au trône. Une fois adulte, le jeune homme voulu rendre visite à son père et la reine prépara son voyage, dirigé par Tamrin. Elle envoya un message à Salomon pour qu'il oigne leur fils comme roi de l'Ethiopie. Seuls les mâles qui descendraient de leur fils devraient régner sur Sheba.

Salomon organisa d'abord un somptueux dîner d'adieu pour la souveraine, une réception pendant laquelle il lui offrit des mets et des breuvages composés de potions somnolentes. Et comme le dîner se termina très tard, le roi invita la Reine à passer la nuit dans le palais. Elle accepta après qu'ils se soient convenus qu' ils dormiraient dans des lits séparés et que le roi ne chercherait pas à tirer profit d'elle. Le roi jura d'honorer sa chasteté, mais à la seule condition qu'elle n'emporte rien de son palais. Makeda se sentit outragée par le chantage, et dit à Salomon qu'elle n'était pas une voleuse! Elle promit tout de même de ne rien emporter. Peu après s'être séparés , la reine eut soif. Elle trouva une grade fiole d'eau dans l'immence hall du palais et se mit à boire. Salomon la surprit et lui dit : "Vous avez cassé votre serment que vous ne prendriez rien de mon palais". Makeda protesta, car selon elle, la promesse ne couvrait pas quelque chose de si naturel et intarrissable que l'eau! Mais Solomon lui dit qu'il n'y avait rien au monde de plus important et de plus vital que l'eau, car sans elle il n’ y aurait pas de vie. Makeda admis à contre-coeur que le roi avait raison et lui fit ses excuses. Libérée de sa promesse, Salomon la laissa soulager sa soif et en fit autant en passant

Salomon et les juifs se réjouirent de l'arrivée du jeune prince en Israel. Le roi le oignit comme la reine l'avait demandé. Le roi renomma son fils Menelik, ce qui signifiait "comme il est beau". Bien que Salomon ait eu beaucoup d'épouses, une seule avait eu un fils, Rehoboam, un garçon de sept ans. Ainsi le roi pria Menelik de rester, mais le jeune prince ne voulu pas. Salomon appela donc ses chefs et nobles pour leur annoncer qu'il renvoyait son fils aîné en Ethiopie qu'il voulait qu'ils accompagnent afin de devenir ses conseillers et dirigeants, chose qu'ils acceptèrent. Menelik demanda à son père une relique de l'arche de l'alliance et l'emmena avec lui à Sheba. Cependant, les fils des conseillers virent ce don et ce départ d'un mauvais oeil. Fâchés de devoir quitter leur royaume et l'arche pour accompagner Menelik, ils volèrent la vraie et la ramenèrent en Ethiopie. Ils souhaitaient par ce geste créer un incident diplomatique, mais le roi, à qui l'on rapporta leur projet mesquin les en empêcha. Menelik retourna à Sheba et, selon la tradition, il regna avec sagesse. Sa célèbre lignée a continué a exister jusqu'au 20ème siècle et on en trouve encore de nos jours à travers le sigle d'Ethiopie « conquête du lion de Judah » descendance directe du Roi Solomon et la reine de Sheba.

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A

ContempoContempo-Reine

Ama Mazama « reconstruire l’identité africaine sur des bases africaines » Par Pauline Lomata pour Bana Mboka Rédactrice pour Bana Mboka www.banamboka.com Rédactrice pour RHA-Magazine

ma Mazama définit l’Afrocentricité comme étant « une position philosophique exhortant les Africains à appréhender le monde Noir selon leur propre vécu, leurs expériences, leur perception profondément ancrée sur la culture et l’histoire africaines. Autrement dit, penser l’Afrique à travers un regard africain, dans une perspective africaine ». En effet, depuis des siècles maintenant, l’Afrique est défini selon des concepts qui ne ressemblent pas du tout à la culture africaine car fondés sur l’expérience européenne. Le but de l’Afrocentricité est ainsi de mettre en avant le fait que les angles de vues sont différents d’une culture à une autre (asiatique, arabe, indien, africain, etc.) et que l’Occident n’a pas le monopole. Autrement dit, il est question de pouvoir asseoir à une même table les peuples de chaque continent, et les entendre discuter sans que l’un puisse doter une seule culture d’un label de « l’Universalité ».

Ama Mazama, afro-caribéenne native de la Guadeloupe, a obtenu brillamment son doctorat en linguistique en 1987 à l’université Sorbonne Nouvelle. Elle est connue comme étant une fervente partisane de la philosophie de l’Afrocentricité aux côté du professeur Molefi Kete Asante avec qui elle donne cours à la Temple University aux USA, dans le premier département qui a organisé un doctorat en étude africaine. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages prônant cette position philosophique, dont « L’impératif afrocentrique » publié en 2003.

Dans cette optique, l’homme africain se doit donc de créer son propre système de valeurs (paradigme africain), et c’est seulement en ayant ses propres repères et ses propres idéaux ancrés en lui qu’il pourra repenser la construction du continent africain sur des bases solides. Il est question de refuser toute subordination à un mode de pensée extérieur portant insulte à notre intelligence, à notre intégrité humaine. C’est à l’âge de 5ans, qu’Ama Mazama fit sa première rencontre avec la suprématie raciale blanche, elle s’en souvient encore. Sa maîtresse en maternelle, une métisse, classait les élèves selon leur couleur de peau : les Blancs étaient au premier rang, ensuite les métissés et ainsi de suite…les Noirs eux étaient placés tout au fond de la

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salle. Bien évidemment, plus vous étiez foncés, moins elle ne vous portait d’attention. La petite Ama avait choisi délibérément de se placer tout derrière avec les autres et, malgré son jeune âge, elle comprenait tout à fait qu’elle subissait une discrimination raciale. Selon elle, tous les problèmes des Africains partent donc de cette suprématie blanche, à la base de l’esclavage et de la colonisation et qui perdure encore actuellement : « C’est comme si les Africains devaient continuellement imiter, servir les Occidentaux et vivre selon leur paradigme qui prône que l’homme Blanc est supérieur et qu’il peut, de ce fait, se permettre de donner des leçons aux autres ». L’eurocentrisme (penser le monde selon le système de pensée européen) est un véritable fléau pour les Africains car ils se retrouvent à n’exister que par rapport aux Blancs : ils adoptent leur style vestimentaire, parlent leurs langues bien mieux que les langues africaines, connaissent leurs lignées royales par cœur mais ignorent l’histoire des royaumes d’Afrique, se situent dans le temps par rapport à leur calendrier chrétien, etc… . Ama Mazama insiste sur l’importance de l’éducation : « il ne faut pas laisser aux autres, le soin d’enseigner notre histoire, nos valeurs, notre culture africaine ; l’école occidentale a pour rôle de « désafricaniser » les Africains en les européanisant au maximum ». Or, ces mêmes personnes qui veulent qu’on les imite, ne nous reconnaissent pas comme étant leurs égaux. Nous ne serons jamais des Blancs, quand bien même nous nous teindrons les cheveux en blond, nous dépigmenterons la peau et parlerons le français bien mieux que Molière. Un Africain ne sera rien de plus ni de moins qu’un Africain. Cette grande dame éduque, elle-même, son fils à

la maison car elle n’a pas confiance en cette éducation « nationale ». Ama Mazama cite la religion chrétienne comme étant l’un des véhicules les plus importants de la suprématie raciale blanche. En effet, l’imposition d’un Dieu de couleur blanche amène à des conséquences graves sur l’identité des Africains, qui à cause d’elle, s’autodétruisent. Dieu ayant crée l’homme à son image, les Noirs seraient donc ni divins, ni sacrés, autrement dit, les enfants du diable ! A côté des Blancs, qui eux, bien entendu, seraient des dieux sur terre, pouvant dominer les autres races au nom du Tout-Puissant. Ainsi, en 1454, le Pape Nicolas V appela à la « guerre sainte » pour asservir les Nègres afin de révéler Dieu. Mais la raison officieuse, était bien évidemment d’aller chercher des esclaves pour travailler pour eux. Les Africains ont du mal à s’imaginer un continent Noir ayant existé avant l’arrivée des peuples du Nord. Et pourtant, c’est le cas. Les Ancêtres africains détenaient leur

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propre croyance, compatible avec leur culture. A ce propos, Ama Mazama est Mambo, autrement dit, prêtresse Vaudou, initiée en Haiti. D’origine africaine, le Vaudou n’est pas une magie noire. En effet, il s’agit là d’un discours négatif que les Africains ont intériorisés. La culture africaine fonctionne avec la nature : détruire la nature, c’est se détruire. Tout ceci explique les catastrophes écologiques dues à la philosophie occidentale qui permet la domination de l’Homme Blanc sur le monde. Alors que la philosophie africaine, elle, est porteuse d’un message de respect, d’harmonie avec la nature. La vie est ce qu’il y a de plus fondamental, d’où la fertilité qui est le plus beau des cadeaux.

La jeunesse africaine est l’avenir de la Nation noire. Il est primordial qu’elle sache d’où elle vient, afin de mieux penser où elle va. Nier l’Afrique, nous place dans une position de fragilité face aux autres peuples. Si nous ignorons nous-mêmes, qui nous sommes, d’autres personnes viendront nous dicter notre conduite, en nous faisant croire que nous sommes incompétents en tout point. Un proverbe africain dit que « tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne pourront que chanter la gloire du chasseur ». La philosophie de l’Afrocentricité nous réconcilie avec ce que nous sommes réellement : des Africains.

Bibliographie : -

Marie-Josée Cérol, Une introduction au créole guadeloupéen, éd. Jasor, Pointe-à-Pitre, 1991

Ama Mazama, Langue et identité en Guadeloupe : une perspective afrocentrique, éd. Jasor, Point-à-Pitre, 1997 -

Ama Mazama, L’impératif afrocentrique, éd. Ménaibuc, Paris, 2003

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Ama Mazama, Kwanzaa ou la Célébration du Génie Africain, éd. Ménaibuc, 2006

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Monique Mbeka Phoba

Interview réalisée par Annette Mutombo Rédactrice pour RHA-Magazine Représentante RHA en Belgique

La Reine-Cinéaste Elle reconnait que cela a constitué une bonne base au moment où elle produit ses premiers films, notamment son documentaire « Revue en Vrac ». « Dans ce film j’ai mis tout mon passé à la radio, j’avais pris toutes sortes d’expérience à côtoyer mes aînés. »

Pour les amateurs du cinéma africain, le nom de Monique Mbeka Phoba n’est certes pas inconnu ! Pionnière dans le paysage audiovisuel africain, Monique mue par la passion pour son métier et la persévérance qui la caractérise a au fil de ces 20 dernières années apporté sa contribution au patrimoine culturel africain. Pour Reines et Héroïnes d’Afrique, Monique nous raconte son parcours. Son parcours cinématographique

P

our Monique l’aventure commence alors qu’elle est étudiante à l’ULB.

« J’ai toujours eu un parcours assez lié à l’artistique, j’écrivais des poèmes quand j’étais gamine et ça je continue à faire. Pendant mes études en économie, j’ai eu l’occasion d’intégrer l’émission radio où pendant 5 ans je me suis occupée de trouver des interlocuteurs pour mon émission culturelle ». Au travers de cette expérience radio, elle acquiert une solide expérience dans la manière de mener des interviews et apprend également beaucoup de ses interlocuteurs et de ses lectures.

Ce film a été réalisé en pleine ébullition politique, alors que le président Mobutu annonce la fameuse conférence nationale en 1990, qui devait voir la fin du monopartisme. Monique ne voulant pas manquer ce moment historique se retrouve à Kinshasa. Mais face au revirement du Maréchal, elle décide de faire un documentaire sur la presse congolaise et la manière dont elle couvre l’événement. Seule et malgré le danger de côtoyer des journaux d’opposition, Monique parvient à réaliser « Revues en vrac », documentaire de 26 minutes. Comme elle nous le raconte ellemême, à sa grande surprise, le film a été diffusé à la télévision belge. « Le côté assez frais et naïf du documentaire a plu à la tv belge qui l’a diffusé. A l’époque c’était inouïe, et même maintenant. Les belges n’achètent pas la production congolaise. J’ai eu un coup de bol, on m’a dit ‘tiens, va voir Jean-François Bastin, le connaisseur au niveau télévision’. Il était dubitatif au début, mais la chance que j’ai eu c’est qu’il a quand même regardé le film. Il a regardé jusqu’à la fin et il a beaucoup aimé et du coup il a demandé que le JT en fasse la pub, et je suis donc passée au JT ce qui était incroyable! Et ils ont fait la pub du film à l’espace Delvaux. Ce film, comme d’autres qui suivront, reflète les questions sociopolitiques africaines qui interpellent Monique. Le projet suivant qu’elle réalise « Rentrer ?» marque les débuts de son histoire d’amour avec le Bénin, où elle y vivra pendant 13 ans. Là encore, le thème du documentaire part de l’interrogation soulevée lors de ses débats en radio: Dans quelles circonstances pourraient rentrer les cerveaux qui ont fui l’Afrique ? Qu’est-ce qu’il faudrait comme conditions ? Et Monique nous explique :

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« J’avais imaginé ce sujet pour le Congo. On O était au moment de la conférence nationale nati et tout le monde se disait ‘on on peut rentrer !’. Or, il y avait eu les massacres estudiantins de Lumumbashi, en 1992. Du coup, coup les gens qui disaient qu’ils rentreraient ne l’ont pas fait. Mais mon sujet avait eu un fond à l’Union Européenne et à la Francophonie. rancophonie. Et donc on m’a demandé si je ne pensais pas à un autre pays et moi je me suis dit le Bénin. On n’était pas encore parti, mais là-bas bas ils avaient une conférence nationale qui a marché. Monique Mbeka Phoba interviewant Thomas Sankara

Comme elle le confiera au site « Africultures » (www.africultures.com), ), les l indépendances sont nt une sorte de constante dans ses films, dans ses écrits:

Monique va donc se plonger dans l’effervescence politique ue et les débats menés par les Béninois éninois à Paris et va s’intéresser au parcours de certains d’entre eux pour son film. Ainsi donc, en débarquant à Cotonou, elle ell avait une réalisation à montrer aux Béninois et elle a été beaucoup appréciée par ces derniers. derniers Monique, de par sa créativité et son regard novateur, va initier des collaborations avec la télévision béninoise qui aboutiront entre autre au documentaire « Deux petits tours et puis s’en vont ». Ce film retrace la campagne présidentielle de 1996 où, à l’étonnement général, Mathieu Kérékou revient au pouvoir en battant son rival Nicéphore Soglo. Ce film sera primé au célèbre festival du Fespaco. Pour Monique l’expérience béninoise était palpitante : « J’ai eu des relations extraordinaires avec les béninois.. Je venais avec des idées en leur disant de faire la promotion de ce qui se passent chez eux...Le Bénin était le premier pays africain où je vivais et il y avait tellement llement de choses intéressantes. Il I y avait la démocratie et donc je galopais dans tous les sens pour ne rien rater, et en plus les gens m’accueillaient bien.

« Qu'avons-nous nous fait de notre indépendance, de tous ces rêves, de toute cette joie, de cet investissement, de ce sentiment d'invulnérabilité et de puissance, qu'avaient tous ces gens, et que l'on on perçoit encore dans les photos, dans les textes… Le plus célèbre étant le discours de Lumumba. Où dorment, cassés et reniés ‘7 fois avant le chant du coq’, nos héros, des gens comme Lumumba, Cabral, Sankara, qui nous faisaient vibrer, nous réclamaient notre otre courage, notre investissement, notre passion… De passage à Ouagadougou, en vacances, en 1986, j'ai un jour envoyé un courrier à Sankara, pour lui demander une interview pour ma radio estudiantine : et il m'a écrit pour accepter. Cette interview reste un des plus beaux souvenirs de ma vie. Qui aurait aujourd'hui cette générosité, cette attention aux autres, parmi nos dirigeants ? J'avoue que je ne me retrouve pas dans cette époque de calculs, cette suprématie du système libéral qui nous a conquis jusqu'aux aux os et qui est le piège dans lequel nous nous délitons. Ce n'est pas ce que mon père m'a appris et, malédiction ou pas, je reste fidèle à son "rêve d'indépendance", qui est d'ailleurs le titre d'un de mes films. Cette obsession qui était la sienne est devenue d la mienne. Et cela, d'autant plus qu'il est mort et que je suis héritière de sa douleur d'avoir vécu l'échec de sa génération. » Monique reste très attachée à ses racines et à son cher pays d’origine, le Congo. Un des films qu’elle réalise là-ba, ba, « Un rêve d’indépendance », est un vibrant hommage à son grand-père, père, assistant médical durant la colonisation. Au moment de l’indépendance, il s’est vu refuser le droit de prétendre au statut

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de médecin alors qu’il en possédait toutes les compétences. Alors qu’il est déjà à un âge avancé, il décidera de reprendre les études de médecine qu’il terminera avec succès. A travers ce film, Monique nous dit s’être inspirée de son grand-père lorsqu’elle a repris des études en 2009 pour faire un Master en scénario. Comme en témoigne son dernier film « Entre la Coupe et l’Election », tourner au Congo n’a pas toujours été facile. Car ne pouvant-être constamment sur place, beaucoup de choses se règlent à distance. Pour ce film, Monique dirige des étudiants de l’Institut National des Arts qui vont aller à la rencontre d’anciens joueurs de football qui ont fait partie de l’équipe national des Léopards du Zaïre, première équipe africaine à participer à la coupe du monde en 1974.

masculin à ses débuts, et on ne la prenait pas au sérieux. Son regard sur la femme Noire Monique qui prône la valeur de l’exemple, nous partage comment elle s’inspire de ses aînés. Elle s’identifie notamment à sa grandmère qui a poussé son père à faire des études, et qui a travaillé dure pour les financer. Le père de Monique avait un grand respect pour cette mère-courage et n’a manqué de transmettre son admiration et son respect à Monique, qui y a puisé une force à certains moments difficiles de sa vie. A travers cela, Monique salue aussi le courage des femmes qui font des métiers durs pour subvenir aux besoins de leurs familles : « Je pense que toutes ces femmes qui font des ménages pour que leurs enfants puissent vivre en Belgique sont des héroïnes dont on ne parle jamais ». Elle constate que le respect des aînés est encore présent dans la culture africaine et que cela constitue une des forces de l’Afrique à préserver. Mais d’un autre côté, elle souligne le travail important qu’il y a à faire afin que la femme noire comprenne sa valeur, d’où l’importance des femmes Noires de l’histoire. Encore une fois, elle prône la valeur de l’exemple qui inspire et qui peut rendre la femme plus forte. Filmographie :

En se plongeant dans son vécu et en se nourrissant de ses expériences, de ses centres d’intérêt, Monique nous livre un peu d’ellemême dans ses sujets de film. Elle a conscience de la chance qu’elle a eu de pouvoir traiter des sujets qui lui tenaient à cœur, bien qu’il y ait un revers à la médaille au niveau financier : « J’ai beaucoup de chance d’avoir fait ces films, parce qu’aux gens qui vivent dans ce métier, on leur commande, on leur demande de traiter de tel ou tel sujet, c’est rarement ce que toi tu as envie de faire. C’est un luxe extraordinaire, mais c’est un luxe que je paye… » De plus, la reconnaissance a mis du temps venir, car elle a évolué dans un milieu très

2008 : Entre la Coupe et l’Election, coréalisé avec Guy KABEYA Muya

2004 : Sorcière, la Vie!

• 2001 : Anna, l'Enchantée Prix : "Images de Femmes", au festival VUES D'AFRIQUE, à Montréal • 1998 : Un rêve d'Indépendance Prix : "Images de Femmes", au festival VUES D'AFRIQUE, à Montréal 1997 : Deux petits tours et puis s'en vont..., co-réalisé avec Emmanuel KOLAWOLE Prix : 2ème meilleur film documentaire de la compétition TV/Vidéo, au festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO) •

1996 : Une Voix dans le Silence

1993 : Rentrer Prix : "Images Nord/Sud", aux Rencontres MEDIA NORD/SUD, à Genève

1991 : Revue en Vrac, co-réalisée avec Frédéric MONGU

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Altesses africaines authentiques

Ces Princesses des monarchies africaines que nous côtoyons Nous les côtoyons sans le savoir…Nous les saluons parfois d’une accolade amicale ou d’un simple geste lointain alors que nous devrions leur faire la révérence. Elles se fondent dans la masse, elles qui devraient pourtant attirer les regards et le respect qui leur reviennent. Souvent elles taisent leurs origines royales, par discrétion ou parce que le temps et les évènements leur ont appris à oublier et à accepter ce qu’elles ne sont plus aux yeux des gens. Toutefois, si leurs royaumes ont été enfouis au profit d’autres, si leurs couronnes leur ont été arrachées injustement, et parfois même bien avant leur naissance, d’autres revendiquent fièrement leur appartenance à une lignée royale africaine et se refusent de subir la déchéance. Chaque mois, une princesse authentique africaine nous ouvrira les portes de son royaume de cœur et pour ce numéro de janvier, nous commencerons par honorer la Princesse Tamara Nyakabasa Kinja:

Princesse Tamara Nyakabasa Kinja Par Pauline Lomata Rédactrice pour RHA-Magazine Représentante RHA en Belgique

RHA-magazine est allé à la rencontre d’une princesse congolaise du Kivu qui a eu l’amabilité de nous parler de son royaume et de son mode de fonctionnement. Fière de ses origines, Kinja Nyakabasa projette de rebâtir son pays. Elle détient déjà le titre de Princesse, mais peutêtre bientôt se verra-t-elle également décerner celui d’héroïne. En tout cas, c’est ce que nous lui souhaitons. Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ? Je m’appelle Tamara (prénom) Nyakabasa (nom) Kinja (post-nom). Je suis née le 15

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septembre 1989 à Kinshasa (RDC). Je suis l’arrière-arrière-petite-fille du Mwami (Roi) de Ngweshe C’est un système Cette monarchie existe-t-elle encore actuellement ? Avez-vous encore du pouvoir, vu la démocratisation ? Cette monarchie est bel et bien en place, et les Mwamis ont toujours énormément d’influence, que ce soit sur leur royaume ou sur la politique actuelle du pays. Par exemple, les habitants du royaume ont tendance à suivre les positions politique de leur roi. Il est celui qui prend des décisions, agit comme juge, donne des conseils, etc. Le Mwami a droit à 90% de toutes les taxes perçues actuellement.

y a d’abord une discussion de la dot en catimini et, ensuite, le lendemain le « show » où les deux familles (de l’homme et de la femme) mettent en scène la discussion de la dot de manière plus flamboyante, disons. Par contre le Mwami ne fait pas de mariage religieux, cela est contraire à ses coutumes. Pareil pour les deuils.

Le futur roi, devait-il passer par des rites d’initiations avant son accès au trône ? Est-t-il baptisé (chrétien) ou alors pratique-t-il la spiritualité africaine ? Le Mwami est intronisé coutumièrement Il y a toujours des rites d’initiation, mais cela n’est plus vraiment lié à la religion. La plupart des rois sont chrétiens de nos jours. Pouvez-vous nous raconter une histoire/anecdote qui met en valeur ce royaume ? Une des choses dont je suis le plus fière est notre esprit guerrier. Il suffit de regarder les batailles que l’on a menées contre les royaumes au Rwanda, depuis la nuit des temps. Je précise que nous en sommes toujours sortis vainqueurs. D’ailleurs, un de mes ancêtres ne s’est pas contenté de les battre, il a même annexé une partie de leur territoire. Etant donné votre sang royal, comment se déroule votre mariage ? Ce qui serait différent ou particulier par rapport au mariage traditionnel, donc celui d’une « non-princesse », serait le nombre de vaches demandées et peut-être un protocole plus long. Sinon, tout se passe comme d’habitude, c’est-à-dire, qu’il

Où vis-tu ? Es-tu déjà retourné dans ton royaume ? En ce moment, je vis en Angleterre où je termine mes études. Je ne suis jamais vraiment allé dans le Ngweshe. Principalement, pour des raisons de sécurité. En effet, il y a eu beaucoup de troubles depuis 1998 dans ces régions-là. Quelle

est

ta

formation ?

J’ai une licence en Journalisme et Etudes des Medias/Culturels, et en ce moment je suis entrain de terminer ma maitrise en Politique et Communication. Parles-tu la langue de ton royaume ? La langue du Ngweshe est le Mashi et, malheureusement, je ne la parle pas du tout. Mais je compte y remédier très bientôt. Quels sont tes projets ? Penses-tu retourner vivre en RDC ?

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J’espère rentrer au Kivu, à Bukavu principalement, pour être active dans mon royaume. J’espère aider autant que je peux les problèmes de viols dont mes sœurs Shi sont victimes depuis bien trop longtemps, principalement en attaquant les causes. Bien qu’il y ait des enjeux politiques énormes à ce désastre, il y a des gestes tel qu’apporter de l’eau courante dans les villages, développer le système d’éducation, revaloriser la femme en lui apprenant ce qu’elle peut faire et ce a quoi elle a droit. Tout cela pourrait considérablement baisser le taux de viols. Si vous deviez reprendre les rênes du royaume, que feriez-vous ? Quel plus pourriez-vous apporter ? Si je devais prendre les rênes du royaume je commencerais par améliorer les besoins primaires qui manquent. Comme je l’ai dit, l’eau courante dans les villages faciliterait beaucoup de choses et pourrait réduire le niveau d’insécurité. En effet, les

femmes et les enfants n’auraient plus à faire des kilomètres pour aller en puiser, donc cela éviterait les risques de se faire attaquer en pleine route. L’éducation, bien entendu, serait une de mes priorités. Un peuple non instruit est un peuple en danger, selon moi. Par ailleurs, je militerais corps et âmes pour chasser les troupes rebelles rwandaises appelées « Interahamwe » qui terrorisent nos villages depuis plus d’une décennie. Un mot pour la fin, un conseil aux femmes africaines qui lisent Reines& Héroïnes d’Afrique ? Je demanderais d’urgence qu’elles se mobilisent. Chacune peut, dans le domaine de sa compétence, contribuer à l’amélioration de nos femmes et même de l’Afrique, en général. Les occasions pour aider ne manquent pas. Il suffit juste de s’y intéresser, et de trouver le moyen le plus approprié pour y arriver.

Si vous êtes une princesse africaine ou reine africaine vous-même ou si vous en connaissez, n’hésitez pas à nous écrire à reineshéroinesdafrique@gmail.com

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Biblio-royale :

La sélection RHA-Magazine du mois :

Histoire de chez moi Tome I par

Alexis Bongo au x éditions

‘Diasporas Noires’

L’auteur est du Congo Brazzaville, en France depuis 2 ans. Psycho-pédagogue et journaliste de formation, il a entretemps écrit par accident comme il dit, un livre pour l’Afrique dont le titre dit à peu près tout : « HISTOIRE DE CHEZ MOI » en 2 tomes, sous-titrés : « Lettres à Marie CAMBET » et « Réponse à Dan BROWN ». En l’écrivant, il a voulu apporter sa pierre à l’édifice africaine en reconstruction comme on dit! C’est un cri du cœur d’Africain pour l’Afrique à l’endroit des Africains que nous sommes ! Une réaction qu’il estime légitime devant le bilan des 50 années d’indépendance africaine – le fameux Jubilé de l’Afrique et devant la marche actuelle du monde pris dans le tourbillon de la mondialisation ! C’est son message tant à la jeunesse africaine qu’au reste du monde ! Sa réponse à tous ceux qui après des siècles de colonisation, et qui même après ces 50 ans d’indépendance ne veulent pas desserrer leur étau sur le cou de l’Afrique et s’entêtent à enfoncer leurs serres dans ses chairs pourtant sanguinolentes et même exsangues déjà !

HISTOIRE DE CHEZ MOI Tome I Lettre à Marie Cambet Je tenais trop à te parler, mais je n’avais plus rien à te dire vu qu’entre toi et moi ça n’a toujours été qu’un monologue ! Il me manquait donc un sujet de causerie ! Je ne pouvais tout de même pas insister sur l’amour, car, il est clair comme le soleil, que tu appartiens à quelqu’un d’autre ! Quelqu’un auquel, visiblement, tu tiens, et de qui personne ne pourrait jamais te séparer ! Soit, c’est ça aussi la force de l’amour ! Et c’est ça qui nous oblige à avoir plus de respect à l’égard de cet étrange phénomène qui nous dépasse infiniment … L’amour ? Personne parmi nous ne prétendra en avoir la maîtrise ! Ce serait un simple mensonge qui ne dit pas son nom ! Il a donc fallu que je change de disque, le premier étant complètement usé! C’est pourquoi j’ai pris l’option, dans le souci de garder le contact avec toi, ce qui m’est d’une grande importance même si tu sembles ne pas t’en rendre compte, de te parler en quelques épisodes d’une histoire

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de chez moi ! Une histoire vécue par des milliers, voire des millions de gens, mais qui curieusement ement ne se trouve dans aucun livre d’histoire ! C’est à croire que tous les historiens du monde s’étaient concertés et avaient convenu de ne jamais en parler

dans quelque livre que ce soit, ni ici ni ailleurs !...

Source et achat du livre : http://diasporas-noires.com/librairie noires.com/librairie1/histoire-de-chez-moi-tome tome-1

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du temps. Certaines préparations demandent ent au moins six mois.

Natu-Reine

Voyage à Kemet

Le rituel de beauté des reines de l’Egypte antique Par Natou Seba Sakombi Rédactrice en Chef de RHA-Magazine

Les essences étaient contenues dans des fioles en ivoire, en bois précieux et même en verres multicolores. Il semble que le parfum favori des reines égyptiennes était le Kyphi, un mélange de myrrhe,, de genêt, d'encens et de fenugrec. fenu Additionné à du miel, il servait aussi à parfumer l'haleine. Une fois douchée, parfumée et massée, mass il lui faut s'habiller. La reine kémite porte une robe fourreau, généralement généralem blanche et qui colle au corps. Elle part au-dessous au des seins et tombe jusqu'aux chevilles. Retenue aux épaules par des bretelles qui se croisent ou non selon la volonté de montrer ou cacher ses seins. La L robe est étudiée par le couturier pour souligner souligne la beauté de la souveraine..

L

e matin, la reine a coutume de se diriger dans la salle de lustration pour y prendre sa douche. douche Elle s'assoit dans une cuve entourée de bancs banc destiné aux servantes. Celles-ci Celles montent dessus et versent de l'eau fraîche sur le corps de leur maîtresse. Une fois ses ablutions terminées, la reine kémite entre dans la salle d'onction. Dans cette salle, arrive un moment important de sa toilette : les parfums. Car pour les Égyptiens, les parfums sont l'essence même des êtres et des choses. Ils connaissent les huiles odorantes qui pour la plupart viennent de Palestine et de Libye, tout comme les pommades. Mais ils il pratiquent ent aussi l'extraction d'essences de fleurs par pressage. La a confection de parfum rfum se fait dans les temples et prend

Les colliers et les bracelets sont en pierres précieuses : or, diaman amants, perles de lapislazuli, améthyste, coralline de malachite ou sculptés dans de la corne dans de l'os ou de l'ivoire. Il existe aussi des anneaux d'or ett d'argent qu'elles se mettaient aux chevilles ou aux avantsavant bras. Mais les bijoux sont autant des parures que des

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talismans magiques et des dessins de bon augure peuvent être inscritss dessus. dessus La coiffure estt composée de mèches nattées ou ondulées sur lesquelles esquelles on ajoute des couronnes, des fleurs, des bijoux ou des rubans.

C'est presque terminé. La reine est coiffée, il lui reste à se maquiller. Elle se regarde tranquillement dans son miroir.

La coiffure n'est pas exonérée de toutes les attentions. Si elle porte une perruque, les préparatifs et les soins sont aussi longs. long Elle peut être une volumineuse coiffure de cheveux eux plats qui descend généralement, en deux larges mèches, jusqu'aux seins ou alors une chevelure courte ou encore tressée. La perruque est ensuite maintenue sur la tête de la reine par un serre tête frontale caché bien souvent par une fleur de lotus. Pour les fêtes fête ou grands événements, la reine porte sa plus belle belle couronne royale.

Le miroir est un instrument des plus précieux. Il peut être rectangulaire ou avoir la forme d'une tige de papyrus où s'orne la tête d'Hathor, la déesse de l'amour à tête de vache. Le manche peut être en bois ou en ivoire. Avec de la galène extraite des montagnes de la mer rouge, elle obtient un fard noir avec lequel elle s'enduit les sourcils sourcil et les paupières en les prolongeant vers l'extérieur pour que ses yeux paraissent plus grand et plus brillants. C'est du Khôl. Ce Khôl ne sert pas uniquement pour le maquillage car il sert surtout pour protéger éger les yeux des maladies ophtalmiques et les infections causé par les insectes. Tous les enfants, fille ou garçon, en porte. Pour ajouter un soupçon de mystère à son regard, la reine femme recouvre ses paupières inférieures d'un fard vert (malachite). Si la reine est invitée à une réception, réception elle ajoutera sur sa perruque de petits cônes de graisses parfumées qui par leurs fusions se répandront sur sa chevelure et ses épaules tout au long de la soirée.

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Pour une peau éclatante en quelques minutes :

Le GOMMAGE

L

e moyen le plus rapide et le plus efficace pour rendre l’éclat, améliorer l'apparence et la sensation de la peau est par le gommage. En utilisant régulièrement des produits exfoliants, vous permettez à votre peau de rester hydratée, facilitez l'élimination des cellules mortes et ainsi renouvelez la peau par la croissance des cellules jeunes. Regardons de plus près les différents types de gommage retrouvés dans le commerce:

Le gommage à grains C’est le plus courant des exfoliants. Il contient des micro billes ou micro particules qui, grâce à une action mécanique des doigts, entraîne les cellules mortes et autres impuretés. Ils peuvent

aussi, selon les marques, contenir des acides de fruits ou des enzymes, qui décollent les impuretés afin de faciliter l’action mécanique. Nous ne le recommandons pas pour les peaux noires et métissées ou alors dans ce cas, faîtes le tous les 15 jours.

L’exfoliant enzymatique C’est un exfoliant très doux recommandé pour les peaux sensibles, car on ne frotte pas la peau mais on le laisse poser. Il contient en général des enzymes végétales, comme la papaye, qui grignotent nos cellules mortes et décollent les impuretés. Résultat ? Une peau douce et éclatante sans frotter. Fréquence d’utilisation 1 à 2 fois par semaine pour les peaux grasses. 1 fois par semaine pour les peaux mixtes,

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normales et sèches. 1 fois tous les 15 jours pour les peaux sensibles. Mode d’emploi Appliquez en couche moyenne sur le visage et le cou, en évitant le contour des yeux. Laissez agir de 5 à 10 minutes, puis rincez.

Exfoliant mécanique C’est en général le gommage que vous trouverez chez les esthéticiennes, car il est moins irritant que le gommage à grains, mais tout aussi efficace. Il s’agit d’une

crème gommante absorbante, qui contient de l’argile et différentes plantes. Mode d’emploi On l’applique comme un masque, mais en couche très fine. On le laisse sécher 1 à 2 minutes puis on maintient la peau d’une main et de l’autre, on gomme du bout des doigts, en mouvements circulaires ou lissants, ce qui entraîne des petites gommes, ainsi que les impuretés et les cellules mortes. On le rince aussi abondamment.

Le Naturel vous va si bien !

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www.belafrika.be

Partenaire de RHARHA-Magazine Sélections des vidéos BelAfrika par RHA-Magagazine

Tatiana RAWAY : une reine qui se bat pour une Afrique meilleure

http://www.belafrika.be/index.php?option=com_hwdvideoshare&task=viewvideo&Itemid=27&vide o_id=54&lang=fr

Alice

Akono

créatrice

de

mode

d'origine

Camerounaise

au

Luxembourg

http://www.belafrika.be/index.php?option=com_hwdvideoshare&task=viewvideo&Itemid=27&vide o_id=135&lang=fr

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La santé de Sa Majesté

Les vertus cachées de la Papaye Par Annabelle Epée-Bizongo Rédactrice pour RHA-Magazine Représentante de RHA au Canada

O

n retrouve principalement la papaye en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Le fruit est issu d’un arbre des régions tropicales, le «papayer ». »

En Amérindien, en, le nom donné à la papaye est « guarani » et signifie le fruit qui ressemble à un sein plein de lait. lait A elle seule, la papaye recouvre re énormément de bienfaits utiles, utile voir indispensables à notre santé. Riche en Vitamine A, c’est l’un des fruits les plus forts en teneur de caroténoïdes, caroténoïdes pigments de couleur orange ou jaune que l’on retrouve rouve dans les fruits et légumes telles que la carotte, le melon, la citrouille, l’abricot, la pêche jaune et la papaye. Les caroténoïdes aideraient à conserver un beau teint uniforme et l’élasticité de notre peau. On a fortement constaté au fil des annéess qu’une carence en vitamine A causerait la cécité et une mortalité accrue chez les enfants. Riche en Vitamine C, elle renferme 64mg pour 100g. La papaye est plus richee en vitamine C que les agrumes. Grâce G à sa forte

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teneur en vitamine A et C, elle est considérée c comme l’un des meilleurs antioxydants. Elle permet de lutter contre la formation en excès de substances toxiques qui accélèreraient le vieillissement de notre organisme. Son apport en vitamine C, permet de booster les défenses immunitaires qui augmenteraient gmenteraient nos défenses naturelles. On conseille également la papaye pour les personnes touchées par le stress, la fatigue et les maladies hivernales (grippe, rhum…).

Elle est aussi riche en minéraux, largement dominée par le potassium (plus de 200mg pour 100g de papaye), avec une présence de calcium (20mg pour 100g) et de magnésium (13mg pour 100g). Enfin la papaye est classée parmi les 7 fruits brûleurs de graisse naturelle grâce à son riche apport en vitamine C et son rôle rô essentiel dans la digestion (elle elle aide à éliminer). éliminer En outre, le potassium qu’elle renferme est un diurétique favorisant sant en aval la perte de graisse. Grâce aux fibres qu’elle contient, elle accélère la perte de masse graisseuse localisée au niveau des hanches, du ventre et des fesses. Actuellement, il est difficile d’affirmer que la papaye permet de soigner certaines maladies, ma cependant on peut toujours se reporter aux résultats des études scientifiques. Les propriétés de la papaye fermentée ont attiré l’attention de nombreux chercheurs réputés dans le monde dont le Professeur Packer, le Professeur Luc Montagnier à New York, ork, et le professeur Francesco Maretta à Milan.

Ces dernières années, la papaye est devenue la star de l’anti-âge. En effet, lorsqu’e lorsqu’elle est fermentée, elle est 20 fois supérieure à la vitamine E. La papaye fermentée est une découverte faite parr le Professeur Luc Montagnier. Elle E se fait par la fermentation alcoolique de la pulpe du fruit, qui peut durer jusqu’à 10 mois. Elle est ensuitee transformée en poudre de papaye. La fermentation lui confère, grâce à de nouveaux composants, des vertus et des propriétés qui stimulent le système immunitaire, ainsi que des actions anti oxydantes.

Ce que nous retenons de ces études, c’est le stress oxydant. Ill s’agirait d’un facteur facte de l’environnement extérieur (pollution chimique, radiation, pollution alimentaire) qui favoriserait l’accélération du vieillissement et l’apparition de nombreuses pathologies qui apparaissent avec l’âge (la cataracte, le cancer, Alzheimer, Parkinson, diabète et toutes les maladies cardio-vasculaire vasculaires).

La papaye est aussi connue pour ses enzymes, telle que la a papaïne, qui serait semblable aux enzymes produites naturellement par notre estomac. ac. Cela fait de la papaïne, une enzyme utile pour l’aide de la digestion. L’absorption de cette enzyme réduirait les symptômes allergiques et seraient particulièrement utiles ut dans les cas d’indigestion, brûlures d’estomac et insuffisance pancréatique.

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Selon les professeurs, outre les richesses en vitamine A, B, C et minéraux reconnus à la papaye, l’extrait de papaye fermentée permet de lutter contre le stress oxydant et vise toutes pathologies qui pourraient être liées au vieillissement. Une autre étude démontre des résultats positifs sur l’intérêt de la papaye chez les buveurs modérés ou les alcooliques selon le professeur Francesco Maretta. En effet il s’agit de la protection du tube digestif par la papaye sur les méfaits de l’alcool, chez les buveurs modérés ou alcooliques. Selon le professeur, la papaye permet de lutter contre les dommages occasionnés à l’estomac par de fortes doses d’alcool. Et à long terme, une protection peut être obtenue contre les risques de cancers intestinaux.

.Pour un teint éclatant, un masque contre les points noirs : écrasez finement une papaye et appliquez la pulpe sur le visage en évitant le contour des yeux et de la bouche. Pendant 15 minutes, puis rincer abondamment. Si vous avez une peau sensible et sèche, appliquez uniquement sur les zones atteintes. .Pour ses propriétés antiparasitaires, on va utiliser les graines du fruit pour lutter contre les vers intestinaux ou autres parasites. Prendre 5 graines de papaye (à avaler avec un grand verre d’eau) entre les repas, 3 fois par jour. .Pour les problèmes intestinaux, papaye sera efficace sous forme de jus.

la

.Comme régulateur cardio vasculaire : Mettre 3 feuilles de papayer + 3 feuilles de jujubier dans 5 litres d’eau et faire bouillir pendant 10 minutes. Prendre un verre de 25 cl, 3 fois par jour. . Pour cicatriser une plaie, au Pérou on utilise les feuilles de papayer que l’on étale sur la plaie à vif et que l’on enveloppe et maintient pour que la chair se referme.

De même, chez les patients atteints d’hépatite C, la papaye jouerait un rôle protecteur pour le foie. Récapitulons : la papaye serait à elle seule capable de nous aider à lutter contre le vieillissement, à éliminer toutes les toxines et mauvaises graisses, à obtenir une bonne mine grâce à un teint radieux, à éviter la cécité, à réduire les méfaits de l’alcool sur notre santé, à vaincre le stress, la déprime et à diminuer toutes sortes de pathologies qui apparaîtraient à la vieillesse. Que demandez de plus ?

Remèdes et Cures Que ce soit en Amérique latine, Afrique ou Asie, chaque région détient son remède ou antidote à base de papaye :

.A l’île de la réunion, on utilise la sève laiteuse (latex) extrait du papayer, comme remède connue soigner l’acné, l’eczéma, les dartres et estomper les tâches de rousseurs. .En Asie certaines populations vont utiliser la papaye verte et l’écraser en l’appliquant sur le visage pour éclaircir le teint et détruire les tâches mélaniques. Rincer abondamment après 20 minutes, attention aux yeux ! .Contre la bronchite, les maladies du foie, en Afrique et au Brésil, on utilise sous forme d’infusion les feuilles du papayer qu’on fait bouillir. .En attendant si vous n’avez pas de maux ou parasites, simplement pour faire le plein d’antioxydants, brûler des graisses naturellement et nettoyer son organisme, je vous invite à faire une cure de bien-être :

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Conserver la papaye à température ambiante si elle n'a pas atteint encore le degré de maturité désiré; enfermez-la dans un sac de papier brun à température ambiante si vous désirez activer le processus de maturité; mettez-la dans le bac à fruits du réfrigérateur pour arrêter son mûrissement. . Stimuline Extra : concentré de papaye fermentée

A prendre le matin à jeun, à midi avant le repas et en collation à partir de 16h. Mangez-la selon votre goût. Certains l’apprécient avec une touche de citron. Une cure de 2 à 3 semaines est conseillée pour faire le plein en défenses naturelles et combattre les mauvaises graisses. Enfin pour toutes celles qui ne sont pas adeptes à la médecine de grand- mère, ou traditionnelle, ou qui aimerait découvrir les bienfaits de la papaye fermentée, voici une sélection de produits exclusivement à base de papaye, 100% naturels et ayant fait leur preuve : . Papaya Royale : à base de papaye fermentée

. Immun ’Age : produit exclusivement au Japon considéré comme le remède miracle contre le vieillissement.

.La cure minceur « AHA Minceur » : un cocktail de fruits brûleur de graisse dont la papaye et son enzyme, la papaïne *Un dernier conseil, la papaye, est bonne pour votre santé mais n’en abusez pas, toute excès nuit !

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comme liant toute la famille. Ainsi, un bon exemple en la matière est le mariage. En effet, celui-ci ne peut rester à la discrétion des amoureux, étant considéré comme l’alliance des deux familles. De même, il est intolérable qu’un membre pose des actes qui pourraient nuire à l’honneur de toute la famille, car quoique l’on fasse, nous devons garder à l’esprit que nous représentons tous les autres. Il faut donc vivre dans le respect des siens, et encore plus en respectant les ainés.

Spiritualité

dossier spiritualité africaine (suite)

Le Culte des ancêtres Par Pauline Lomata Rédactrice pour RHA-Magazine Représentante RHA en Belgique

Les personnes âgées Chez les Africains, les personnes âgées sont, en effet, considérées comme porteuses de sagesse car elles ont la charge de léguer à leurs descendants un patrimoine non seulement culturel mais également spirituel. Ainsi, une parole venant d’eux peut être source de bénédiction ou de malédiction pour leurs descendants. Ils sont détenteurs d’un certain pouvoir qu’ils ont eux-mêmes reçus des Anciens. Le lien fort qui unit les membres d’une famille à leur Ancêtre commun ne s’arrête pas ici-bas, non, au contraire elle se révèle encore plus intense dans l’au-delà.

«C

eux qui sont morts ne sont pas mort…les morts ne sont pas sous la terre. Ils sont dans l’ombre qui frémit. Ils sont dans l’eau qui coule. Ils sont dans l’eau qui dort. Ils sont dans la case, ils sont dans la foule. Les morts ne sont pas morts » Bigara Diop.

L’on ne peut parler du Culte des Ancêtres sans, au préalable, insister sur l’importance de la famille dans la vie des Africains. Il est en effet, important de comprendre qu’en Afrique, la famille ne se limite pas au père, à la mère, au frère et à la sœur. Non, les familles africaines ressemblent plutôt à de grandes dynasties rassemblant en leur sein toutes les personnes ayant un Ancêtre commun ou étant unis par une alliance (par exemple : un mariage). Parfois même, sont considérés comme étant membres de la famille, des personnes tellement proches et dont les gestes de solidarités sont tellement évidents, qu’il serait impossible qu’elles ne fassent pas partie intégrante du clan. L’enfant grandit, trouve hospitalité, protection, conseil, amour, etc. dans sa famille et ne conçoit pas une vie isolée de celle-ci. L’individualisme chez les Africains est inimaginable. Les événements autant heureux que malheureux, d’un membre sont considérés

« Dieu » Dans la spiritualité africaine, Dieu est considéré comme l’Etre Suprême à la base de la création. Il est tellement Puissant, qu’il est impossible au commun des mortels d’établir une relation direct avec Sa Grandeur. Ainsi, il revient aux Ancêtres, de jouer le rôle de médiateur entre Dieu (rendez-vous bien compte que les Africains ont leur propre appellation pour nommer cet Etre Suprême, mais par soucis de compréhension par tous je garderais le terme « Dieu ») et leurs descendants vivant encore ici-bas. Ainsi, les Africains n’ont pas peur de la mort, puisque les « morts » deviennent des divinités. C’est aux Ancêtres qu’il faut adresser les demandes liées à notre vie sur terre, c’est eux qui feront en sorte que notre vie soit améliorée, tout comme ils l’ont fait quand ils étaient à nos côtés. Ainsi, la solidarité familiale ne s’arrête pas avec la mort puisqu’à ce moment là, ils se retrouvent dans un lieu où ils sont mieux disposés à cerner nos problèmes et à nous aider, à prendre soin de nous. Les rêves Les rêves jouent notamment un grand rôle dans la communication entre les vivants et les Ancêtres, car à travers ceux-ci, ils viennent à

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nous et nous donnent des conseils ou nous préviennent de l’un ou l’autre événement. Pour cela, évidemment, il faut continuer à les vénérer et très tôt nous constaterons qu’ils agiront dans nos vies.

force vitale inépuisable qui continue de créer, et chacune de ses créations renferme une part de divinité. Ainsi les Hommes, tout comme la Nature sont divins. « Ecoutez les Ancêtres, l’esprit, les arbres et les animaux. Soyez à l’écoute de toutes ces forces qui viennent nous parler » SOBON FU SOME

Le hasard Pour les Africains, le hasard n’existe pas, tout événement est porteur d’un message venant de l’au-delà et ils doivent essayer de les décrypter. Autrement dit, le quotidien est animé par la spiritualité : un enfant malade, une opportunité de travail, une perte de bijou, etc…Le malheur tout comme le bonheur est relatif à notre relation avec nos Ancêtres : « Si un homme tombe malade ou se blesse, cela ne nécessite de prime abord aucun traitement surnaturel et une simple intervention médicale suffit. En cas d’échec, une communion avec les Ancêtres s’impose ». (Tradition orale africaine) Les actes Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et vice-versa, ce que nous faisons ici-bas a un impact dans le monde invisible et ce qu’il se passe dans le monde invisible influence le monde visible. Les descendants ont donc intérêt à garder de bonnes relations avec leurs Ancêtres, via le Culte des Ancêtres qui consiste à s’adresser à eux à l’aide de prière ou d’offrandes (par, exemple en versant un peu d’huile de palme au pied de l’arbre sacré). A chaque grand évènement, on les invite également à célébrer à nos côtés, en les mettant à l’honneur par des danses ou des chants, qui sont source d’énergie. La réincarnation Un autre aspect important de la spiritualité africaine est la réincarnation. Dieu est une

Ceci explique pourquoi les Africains ne détruisaient pas leurs forêts, vivaient en paix avec les animaux. Le monde devant être en équilibre, chacun se devait de respecter toute la création à cause de sa parcelle de divinité, au risque d’engendrer le chaos, et menant ainsi à des catastrophes naturelles. En venant dans ce monde, notre part de divinité ne demande qu’à retrouver son entièreté, à retourner au Créateur, et pour ce faire, la réincarnation est primordiale. En effet, les retours dans cette vie nous permettent de nous purifier davantage et ainsi monter en grade en accomplissant des missions bien particulières. Cela peut nécessiter, évidemment, plusieurs allersretours. Il est donc essentiel que chacun sache que sa vie sur terre a un sens déterminé, et qu’il ne peut se permettre de stagner en y faisant rien de bon. D’ailleurs avant, dans les sociétés traditionnelles, l’on avait coutume de consulter les oracles avant l’arrivée d’un enfant afin de savoir exactement qui revenait et dans quel but, et ainsi, lui préparer le chemin, pour qu’il ne perde pas son temps. Le paradis et l’enfer Les concepts de paradis et d’enfer sont donc totalement inexistants dans la spiritualité africaine, la récompense suprême étant le retour à Dieu. Ainsi, ce sont les esprits qui choisissent de venir sur terre et au sein d’une famille bien précise, où ils seront mieux disposés à mener à bien leur finalité. Ceci explique pourquoi certains enfants ont l’air plus doués que d’autres, ou du moins détiennent un savoir inexpliqué pour leur âge. Là où les Occidentaux parleraient d’enfants surdoués, les Africains répondraient tout simplement : il est revenu. L’initiation Le passage initiatique est important dans cette optique car l’initiation nous permet de comprendre justement que tous les actes que nous posons sur terre ont des répercussions dans l’invisible. Par l’initiation, nous

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apprenons comment dissocier notre esprit de notre corps physique, et ce, bien avant la mort. Ceci dans le but de comprendre que l’esprit est éternel, qu’il ne meurt jamais. C’est grâce à cela que certaines personnes peuvent faire de la magie, autrement dit, arrivent à entretenir des connexions avec des forces de l’invisible. Evidemment, à la base, cela se faisait dans l’intérêt de la société entière, sans les déviances dangereuses que l’on connaît actuellement. Car comme expliqué, dans l’introduction à la spiritualité (Cfr. numéro de décembre de RHA-Magazine), à l’époque où les prêtres traditionnels étaient encore respectés, c’était leur rôle d’assurer le bon fonctionnement de ces rites et d’ainsi éloigner les mauvais esprits, les personnes guidées par de mauvaises intentions, purement égoïstes. Il existe des maisons initiatiques pour les hommes et des maisons initiatiques pour les femmes, donc tout le monde y a accès. L’initiation permet donc aux Africains de comprendre le fonctionnement de l’esprit divin qui est en eux.

des membres de leurs familles qui les ont aimés et chéris de leur vivant. Ce serait incohérent ! Du point de vue de la spiritualité africaine, si Moise, Abraham et les autres ont réellement existé alors leur présence dans l’au-delà ne peut qu’être bénéfique pour leur descendance, autrement dit, pour les Juifs. En effet, pourquoi viendraient-ils en aide à des personnes qui leurs sont étrangères alors que leurs propres enfants souffrent. Ce ne serait pas égoïste, mais logique. Ce qui expliquerait pourquoi le contient africain, pourtant fortement chrétien, est celui où nous connaissons le plus de souffrance. Les prières émettent des ondes dans l’au-delà et nourrissent la force vitale des êtres que l’on appelle. Lorsqu’on s’adresse à nos Ancêtres, on leur donne davantage de force pour nous aider. Quand on s’adresse à l’Ancêtre d’un autre peuple, on lui donne davantage de force pour aider son peuple. Et le danger, est de ne connaitre le contenu des prières du peuple étranger. Les sectes initiatiques De nos jours, on entend beaucoup parler de sectes initiatiques. A ce propos, les spécialistes de la spiritualité africaine défendent tout Africain d’y participer, car une fois de plus, le contenu de ces pratiques est dangereux car elles nourrissent des forces qui, bien souvent, veulent le malheur de l’Afrique. «Déchoir les ancêtres de leur position de divinité c’est couper la relation fusionnelle qui lie un africain avec son mort ; c’est le tuer, puisqu’il cesse désormais d’être lui-même. Les Africains cessent d’être eux-mêmes sans savoir exactement ce qu’ils sont devenus. La seule chose certaine est qu’ils sont devenus dès lors très vulnérables parce qu’ils doivent attendre que le nouveau maître leur explique ce qu’ils sont, ce qu’ils seront. » Jean-Paul Pougala.

Le culte des ancêtres, diabolique ? Il est bien dommage qu’aujourd’hui, ce culte soit perçu comme diabolique alors qu’en regardant de plus près, la Bible et la Torah, par exemple, mettent à l’honneur des personnes tel que Abraham, Moise et j’en passe. Nos Anciens auraient certainement été offusqués de voir à quel point leur descendance africaine louent aujourd’hui des personnes qu’ils n’ont même jamais rencontré alors qu’ils méprisent

Il est très important de savoir d’où l’on vient et pour cela, nous devons nous ressourcer. Connaitre notre histoire et nos traditions. Il existe, bien que rare, encore des prêtres traditionnels qui n’attendent que ça, que la jeunesse vienne à eux pour apprendre ce qu’est l’Afrique, pour savoir ce qu’est un Africain, autrement dit, en apprendre sur vous-même. Qui êtes-vous et pourquoi êtes-vous revenu ?

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Les petits princes et moi

BLACK PEMPERS CENTER 1er centre de loisir panafricain en France Par Sabrina Ben Mansour Rédactrice pour RHA-Magazine

Le Black Pempers Center : l’Education ludique des enfants afro descendants pour la Revalorisation de la Culture et de l’Histoire Africaine. Samedi 3 décembre à La bellevilloise (Paris 20ème) s’est tenu le 3è salon des Poupées Noires. Cet événement met à l’honneur de magnifiques poupées noires de différents styles et fabriquées à partir de diverses matières. Marie, notre Représentante de Reines et Héroïnes d’Afrique en France s’est rendue sur place et a été enchantée par cette exposition magnifique où elle a pu rencontrer par la même occasion les responsables du Black Pempers Center qui, au sein de ce salon, tenaient un stand accueil des enfants. Ils y ont également animé un atelier de confection de poupées noires et présenté un défilé de mode avec des enfants du BPC. Le magazine Reines et Héroïnes d’Afrique a donc naturellement souhaité faire partager à ses lectrices –et lecteurs- cette formidable initiative que représente le Black Pempers Center. Pour cela, nous avons interviewé la directrice

de cette structure, Etuma Seba, afin qu’elle nous parle du concept, des objectifs et des projets du BPC ainsi que les animations et enseignements historico-culturels que le centre propose à la jeunesse afro-descendante. Tout d’abord, qui es-tu Reine Etuma, quel est ton parcours et qu’est-ce qui t’a poussée à t’investir dans une initiative telle que le BPC ? Je suis née 8ème sur une fratrie de 10 enfants au sein d’une grande famille chaleureuse, et n’ayant pu m’occuper de mes frères et sœurs ainés, je me suis donc rattrapée sur les 6 enfants de ma grande sœur avec qui j’ai grandi. A travers mes neveux et nièces, j’ai donc développé une passion pour les enfants, et audelà de cela, j’ai très vite pris conscience de l’importance fondamentale des principes d’éducation dès la plus tendre enfance. J’ai d’ailleurs en parallèle exercé beaucoup de baby-sittings dans mon adolescence ce qui a accru mon amour des tout-petits. Le militantisme s’est imposé à moi très jeune ; à l’âge de 17 ans, lorsque j’ai rencontré l’association ACIVA CERVA (Association Internationale pour les Valeurs Africaines – Centre de Recherches sur les Valeurs Africaines).

Etuma Seba, entourée des enfants du BPC

Au sein de cette association, j’ai occupé le poste de Responsable de la Jeunesse et nous proposions différentes animations pour les enfants et organisions notamment tous les ans la Fête d’Ausar (Osiris). Après cela, j’ai voulu explorer d’autres horizons et je suis partie à Londres où mon intérêt pour le militantisme et ma passion

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pour les enfants se sont encore plus exacerbés. J’ai fait la rencontre du mouvement PACM (Pan African Congress Movement) et Al KEBULAN; au sein de ces associations, j’ai également proposé de m’occuper des enfants car cela me permettait de continuer l’encadrement des activités auprès des enfants. En 2002, de retour en France, j’ai intégré une association plus jeune nommée APCK KWANZAA où j’ai été l’initiatrice avec Diatou Meïté, à Noël 2002, de la Fête du Kwanzaa des enfants intitulée Happy Kwanzaa. Cette fête se déroulait sur le même modèle que la Fête d’Ausar mais avec un nom plus populaire et plus attractif. Fort de son succès, le Happy Kwanzaa a pu représenter son spectacle les années suivantes. Afin de subventionner cet événement, et surtout pouvoir offrir des cadeaux aux enfants qui y participaient, nous avions organisé une tombola. C’est à cette occasion que j’ai rencontré Kemi Seba alors à la tête du Parti Kemite.

Raconte-nous comment est né le Black Pemper Center ? Le BPC est né le 14 juillet 2010 car nous pensions qu’il était important de répondre aux nombreuses demandes des nouvelles familles que nous étions et nos jeunes enfants. Au sein de la tribu KA, j’étais en charge du département « L’Ecole d’Hor » (Horus) dont l’objectif consistait à apporter du soutien scolaire aux enfants ainsi que des cours

d’histoire africaine notamment sur la KEMET Antique (ancienne Egypte) ; cela se passait tous les samedis. La Tribu Ka ayant été dissoute ainsi que l’Ecole d’Hor, nous ne disposions plus de structures pour accueillir nos enfants. C’est alors que nous avions pensé à mettre en place cette nouvelle structure, le BLACK PEMPERS CENTER. « Nous pensons qu’il vaut mieux éduquer un enfant plutôt qu’avoir à réparer un adulte » Quel est le fonctionnement du BPC, à quel public s’adresse t-il et quels sont ses objectifs ? Le Black Pempers Center s’adresse aux enfants afro-descendants en priorité car il y a beaucoup de souffrance parmi la jeunesse, et ce depuis la petite enfance, due au non apprentissage de notre Histoire. La. Dès leurs premiers enseignements en école de la République, on ne montre aux enfants que les aspects négatifs de l’Afrique, le tableau qu’on leur présente montre toujours une Afrique de famines, de guerres, d’esclavagisme ou encore de manque de civilisation. Nous pensons que pour que l’enfant vive en harmonie avec les autres, il doit impérativement se connaître et s’aimer .Dans le cas contraire l’on assiste à une frustration indélébile qui le poussera à se sentir rejeté et ne parviendra jamais à s’accepter tel qu’il est pour appartenir à une communauté. « L’enfant noir ne descend pas des gaulois ! » Nous pensons au BPC que l’enfant doit être bien enraciné dans sa propre culture pour pouvoir vivre en harmonie avec les autres, chacun doit connaître d’où il vient et qui il est ! Ceci dit, la porte reste bien sûr grande ouverte aux enfants non afro-descendants qui s’intéresseraient à la culture et l’histoire africaine. Les objectifs et missions du BPC consistent à familiariser les enfants avec l’Afrique et la carte du continent, nous leur demandons de la colorier à leur goût afin qu’ils l’aiment, qu’ils s’y habituent et qu’ils la reconnaissent. Cette carte représente leur identité, leur racine et les enfants âgés de 8 à 16 ans doivent être

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capables de situer tous les pays qui composent l’Afrique. Comme nous accueillons des afrodescendants des Caraïbes, nous devons les rééduquer également sur le fait qu’ils sont eux aussi des afro-descendants. Ils doivent comprendre que même s’ils considèrent la Martinique, la Guyane, la Guadeloupe etc comme leurs pays, leurs racines ancestrales se trouvent quand même en Afrique. Nous leur expliquons alors comment leurs familles sont arrivées là-bas, à cause de l’esclavage, de la dispersion du peuple afro-descendant, des migrations etc. Ceci dans le but précis de les réconcilier avec leur propre histoire, leur réelle origine, et qu’ils se sentent intégralement de la même famille de frères et sœurs que leurs camarades venant d’Afrique même. Nous travaillons ardemment à construire une PAIX infaillible entre les enfants du BPC et qu’ils perpétuent cela à l’extérieur du centre et de façon pérenne avec tous leurs autres camarades, nous leur apprenons ainsi la Solidarité et l’Unité. Lorsqu’ils savent d’où ils viennent, ils savent où ils vont et agiront en conséquence de leur savoir, et surtout ils sauront le transmettre. En cultivant ces valeurs chaque jour, cela devient une évidence pour l’enfant ; les enfants sont extraordinaires et ont une capacité de compréhension et de sensibilité incroyable ! Le BPC peut être fréquenté dès l’âge de 3 ans, de manière occasionnelle ou permanente, il n’y a aucune obligation de présence, cela dépend de la disponibilité des familles et de leur sensibilité aux ateliers proposés. Quelles sont les animations proposées au sein du BPC ? Le pari du BPC consiste et est atteint lorsque nous sommes parvenus sur une année à enseigner de façon ludique ces 3 points principaux :

1 – Connaître la carte de l’Afrique, l’aimer et se familiariser avec elle. • Nous initions les plus jeunes enfants à colorier la carte de l’Afrique de la manière la

plus attractive et magnifique possible afin de mieux l’apprécier ; pour les plus grands, ils doivent savoir situer les pays et leur capitale sur la carte. 2 – Permettre aux enfants de connaître l’alphabet hiéroglyphique • Chaque enfant doit savoir écrire son prénom en hiéroglyphe à la fin de l’année, il repart donc avec son propre cartouche avec son nom et prénom chez lui. 3 – Le Troisième objectif consiste à leur enseigner l’Hymne Africain Nkossi Sikelé Li Africa en swahili (qui signifie Que Dieu Bénisse l’Afrique). Cet hymne prône l’unité de toute l’Afrique et la Bénédiction sur tout le continent. Il a été choisi en mémoire des enfants morts tués par la police au moment de la naissance du mouvement « Conscience Noire » initié par feu Steve Biko, lui-même assassiné en période d’Apartheid. • Nous leur inculquons ainsi les bases fondamentales du Pan Africanisme et le devoir de mémoire et d’unité envers leur communauté.

Au-delà de cela, nous proposons diverses activités et ateliers annexes pour éveiller en eux des objectifs futurs concernant leur avenir professionnel et personnel. Tous ces enseignements sont toujours dispensés de façon amusante autour d’un jeu. Le BPC s’allie également avec d’autres structures qui s’inscrivent dans la même volonté de revalorisation africaine et de l’apprentissage de cet héritage par les enfants et qui apportent eux aussi leur pierre à l’édifice. Par exemple, lors de la dernière foire africaine

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à PER ISIS (maison d’Isis), nous avons rencontré Monsieur Daouda BAMBA, qui est l’inventeur du calendrier AFRIKA HOYET. A partir de ce moment, nous avons adopté ce calendrier car c’est outil pédagogique est très intéressant, il permet aux enfants de découvrir : • • • • • • • • •

Les 54 états du continent africain. Chaque semaine, un pays est célébré. Sa superficie Sa capitale Le nombre d’habitants La couleur du drapeau La devise du pays Son année de colonisation Son année d’indépendance etc

Vous pouvez commander cette carte sous forme de calendrier ou sous-main en contactant le BPC. De même, nous accueillons beaucoup de professionnels très impliqués, eux aussi, dans des ateliers découvertes au BPC. C’est ainsi que nous avons pu accueillir :

veulent

jamais

repartir !

Quelles sont les moments-clés qui t'ont marquée depuis que tu es à la tête du BPC ? Parmi les moments forts que nous avons vécus au Black Pempers Center, je garde un excellent souvenir de la grande sportive olympique Eunice Barber, championne d’Heptathlon et saut en longueur qui est venue nous rendre visite et partager avec nous son expérience de sportive de haut niveau. Elle a rappelé aux enfants l’importance de ne jamais sortir de son environnement propre et de conserver son identité et ses valeurs. Elle a dû elle-même être confrontée à ces réalités, elle qui a été déracinée de son pays natal tant au niveau géographique qu’au niveau relationnel, personne n’est à l’abri de la solitude et l’isolement quel que soit son statut ou sa célébrité. Ce fut une belle leçon de vie pour les enfants. Sa présence s’inscrivait dans une volonté d’aider et de conseiller les enfants qui veulent se lancer dans une carrière professionnelle sportive.

• Naturi Ebene de Mes Recettes Cosmétiques pour une activité fabrication de crème cosmétique naturelle. • Marvin Yamb pour des ateliers peinture sur t-shirt. • Hubert pour des ateliers arts-martiaux • Et bien d’autres artisans à venir…

Nous recevons également des personnalités de différentes disciplines venant partager leur passion avec les enfants à l’instar d’Eunice BARBER, cela leur permet de découvrir différents métiers ou passions afin de révéler en eux des orientations professionnels dans le futur. Visite de Malaak Shabazz au BPC

Le BPC, grâce à différents événements comme les expositions, foires et autres et via ses partenariats voit sa visibilité s’élargir et de plus en plus de parents s’intéressent à notre structure. Notre victoire se lit surtout sur le visage épanoui des enfants qui sont toujours heureux et souriants de venir au centre et ne

Autre grand moment que nous avons vécu, que je garderai toujours en mémoire et dont nous sommes fiers, est la visite de Malaak Shabazz (fille de Malcolm X et Betty Shabazz)! En fait, une amie à elle lui avait parlé de la structure qu’est le BPC, alors qu’elle était en visite à Paris, et cette dernière a tenu absolument à venir nous rencontrer. Elle a trouvé le Black

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Pempers Center très intéressant et a salué cette initiative qui est la première du genre en France. Sa visite a une portée hautement symbolique et significative pour nous, c’est une Reconnaissance de notre travail et de notre combat pour la revalorisation et l’éducation africaine des afro-descendants. Comment

vois-tu

l’avenir

du

BPC ?

Je souhaite, s’il plaît à Dieu, que le Black Pempers Center perdure, qu’il crée des émules et influence de nombreuses autres initiatives et structures du même genre. J’espère qu’il y aura toujours plus d’enfants et que cela révèlera un réveil des consciences de la population afro descendante et que l’on reconnaisse que l’éducation des enfants dans la connaissance de soi et de ses origines est un élément essentiel à la reconstruction personnelle des africains, et est un garant incontournable à la solidarité et l’unité des africains d’Afrique ou de la Diaspora pour vivre en parfaite harmonie, sans frustration avec soi et avec les autres ! Etuma et toute son équipe du BPC sont voués corps et âmes au service de l’enfance et leur efficacité, grâce à une très grande expérience, n’est plus à prouver. Le BPC est une structure bénéfique et fortifiante pour les enfants sur plusieurs aspects : sur la révélation de leur talent, sur le développement de leurs passions, sur l’apprentissage et la connaissance de soi, de leurs racines et de leur riche Histoire. L es ateliers et sorties proposés sont ludiques, très instructifs et fondamentalement pertinents dont les rudiments et enseignements sont essentiels au Pan Africanisme et à la formation d’une Unité Africaine actrice incontournable de l’Avenir de la Terre-Mère et des africai ns.

En savoir plus sur le BLACK PEMPERS CENTER : Site du BPC : http://www.blackpempers-center.com • • •

Email : bpc.on.fb@gmail.com Email : bpcenterfb@gmail.com Tel : 06.24.71.85.99

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Témoignage

j’aimerai lui faire comprendre avant qu’elle ne puisse franchir ce cap.

18 conseils à ma fille, ma future reine!

Hier soir, alors qu’elle brossait naïvement sa magnifique tignasse et récitait la leçon qu’elle avait apprise de mémoire, je la contemplais, les yeux pleins d’admiration. « J’ai presque réussi ma mission » me suis-je dite, en l’occurrence, faire de ma fille une vraie reine d’Afrique. Elle a en elle tous les atouts pour porter l’orgueilleuse couronne mais tout n’est pas encore joué. Outre ses acquis en la connaissance de ses origines, il y avait des choses qu’elle doit savoir sur la vie et le monde qui l’entoure.

Par Falone Lectrice de RHA-Magazine

Ne trouvant pas le sommeil, stylo et carnet en main, je m’étais mise à rédiger quelques précieux conseils que j’aurai divulgués à ma fille le jour suivant. Vous trouverez certains quelque peu « crus » mais pour le bien de ce que j’ai de plus précieux, je n’ai pas peur des mots. Je préfère qu’elle entende certaines expressions de moi avant de les entendre ailleurs…

Bonjour à vous lectrices et lecteurs de Reines et Héroïnes d’Afrique Magazine. Je me présente, Falone, mère de trois enfants, dont deux garçons de 5 ans et 8 ans et une fille qui va bientôt avoir 13 ans. Actuellement, mon plus gros soucis concerne ma fille unique, Régina, et vous allez comprendre pourquoi. Ma fille grandit à vue d’oeil, à tel point qu’on ne lui donnerait pas son âge. Bientôt, elle entre dans le monde des adultes et rien que le terme me donne des frissons ! Ma fille, une adulte, vous vous rendez-compte ?

J’ai donc recueilli dix-huit conseils en tout : 1.

Prie. Même si tu trouves que ça fait cliché, sache qu’avoir une relation avec ton créateur te permettra d’être à l’écoute, d’être humble et d’éloigner le mauvais œil .

2. Ne sois pas une peste. Une femme peut très bien en complimenter une autre, de façon sincère et sans être en compétition. Ne prends jamais ce qui n’est pas à toi, et ne te bats jamais pour un homme. 3. Ne cours jamais après un homme.

Non pas que je refuse de voir ma princesse grandir, mais il y a tant de choses que

Celui qui te méritera ne te fera jamais de toi une option…si tu n’es pas sa priorité, dis-lui aurevoir…

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4. Respecte ton corps. Que jamais personne ne te réduise à une paire de seins ou à une paire de fesses, ce sont les accessoires de ta beauté, mais ils ne « font » pas ta beauté.

5.

Comporte-toi comme une reine et tu seras traitée comme une reine : aies de la classe dans ton langage et dans ta tenue.

6. S’il ne porte pas de préservatif la première fois, souhaite-lui bonne nuit et rentre immédiatement chez toi ! Ne laisse jamais quelqu’un qui n’est pas capable de protéger sa propre vie mettre la tienne en danger. 7.

Apprend des erreurs des autres, si ça leur est arrivé avant toi, il y a une raison. Si tu ne veux pas apprendre les leçons de la vie, c’est la vie qui te donnera une leçon.

8. Tes sous-vêtements font partie de ton intimité. Ne sois pas comme ces filles qui portent des strings rouges sous des leggings blancs transparents en espérant causer des accidents de la route. 9. Eloigne-toi des garçons qui ne respectent pas leur mère car s’ils ne sont pas capables de traiter en reine celle qui leur ont donné la vie, ils ne te traiteront probablement jamais comme telle. 10. N’aie pas peur de prendre des risques, mais prend uniquement des risques utiles. Réfléchie, médite et alors seulement décide de risquer ou pas.

11. Ne laisse jamais rien ni personne aller à l’encontre de tes ambitions. 12. N’attend jamais d’un homme qu’il fasse pour toi ce que tu n’es pas capable de faire pour toi-même, c'està-dire tout ! Si un homme vient à toi et veut prendre soin de toi, laisse-le faire. Mais sois d’abord sûre que tu es capable de prendre soin de toi-même. 13. Sois très sérieuse quand il s’agit d’argent. Gère ton argent au mieux, et si possible, ne t’associe jamais à qui que ce soit si tu n’es pas certaine de ne pas le perdre ne vue jusqu’à la fin de tes jours. 14. Voici la bonne formule : le mariage d’abord, les bébés ensuite. Dieu n’a pas choisi cet ordre des choses pour rien. Et ne me dis jamais que tu ne savais pas comment éviter une grossesse. 15. Les amis viendront et partiront. Personne ne restera dans ta vie pour toujours. Apprécie-les alors qu’ils sont là, mais s’ils s’en vont, laisse-les partir. 16. Prend soin de toi. Ta santé est la chose la plus précieuse que tu possèdes et d’elle dépendra tout tes projets. Travaille, mange sainement et fais de l’eau ta boisson par excellence. 17. Ris ! Tirer grise-mine te rendra veille plus vite. 18. Aime-toi. Même lorsque tu ne te comprendras pas, même lorsque tu perdras une dent. Il faudra toujours te dire que tu es « parfaitement imparfaite ». Quand bien même la vie ne ferait pas de cadeau à ma princesse, qu’elle ne mènerait pas une vie de château ou le prince charmant ne se pointerait pas à sa porte (je suis pessimiste, je le sais !) ma fille aura au moins eu le mérite d’avoir été éduquée pour être une vraie reine, comme sa mère…

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Le roi et moi

Zeprincecharmant.com L’équipe de RHA-Magazine

D’après une étude effectuée par le géant des moteurs de recherche Google, quatre rencontres sur cinq ont eu lieu sur internet et trois d’entre elles aboutissent sur des promesses de mariage. Et oui, ne minimisons pas la génération internet. Peu de rencontre amoureuse de nos jours se font sans l’intervention des réseaux sociaux ou sites de rencontres qui fleurissent sur la toile. Si vous êtes à la recherche de celui qui viendra d’un doux baiser vous sortir de ce long sommeil appelé « célibat », pourquoi n’opteriez-vous pas pour une rencontre sur le net ? Vous connaissez l’adage, qui ne tente rien n’a rien ! Et puis ça ne vous coûtera que quelques inscriptions par-ci par-là et un peu de temps devant votre pc. Daniella, l’une de nos lectrices a dit « C’est comme chercher du travail ! Tu déposes ta candidature dans le plus de boîtes possible et tu attends d’obtenir tes rendez-vous d’embauche.

Tu te montres aussi exigeante que la société et tu poses tes conditions. Si tu veux décrocher le CDI de tes

rêves, il faut pouvoir dépenser de l’énergie et y croire. ». Il fut un temps où les jeunes femmes attendaient le

prince charmant, à notre époque, on peut choisir le prince charmant d’un simple click!

Le témoignage de Daniella – 28 ans

qu’elle s’y adapte et ce n’était pas chose facile. Et après cette période d’adaptation difficile, c’est la solitude qui pointait son nez. Des amis, elle s’en était fait, mais il lui fallait trouver l’ âme-sœur, celui qui ferait vibrer son cœur de reine.

qui nous intéressent et décider ou non de donner ses coordonnées ou d’aller en rendez-vous. ». En outre, Daniella pense que certains hommes ont la sale habitude de vouloir cacher qui ils sont vraiment. C’est pourquoi, elle se fie toujours à son intuition lorsqu’elle parcourt le profil facebook des personnes qu’elle rencontre : « Un gars qui me dit qu’il n’est pas sur facebook, twitter ou autre,

Lorsque Daniella a quitté Haïti pour la France il y a quatre ans, son ex lui a fait clairement comprendre que les relations à longue distance n’étaient pas « son truc » ! Le message avait résonné comme un jeton tombé dans une machine, il fallait dire bye bye ! Arrivée dans un nouvel environnement, il fallait

« Internet a été le premier moyen que j’ai trouvé. Contrairement aux boîtes de nuit, on peut passer en revue les différents profils

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du moins un gars de ma génération, a certainement des choses à cacher. Je ne cherche à rencontrer que les mecs qui ont un compte facebook avec le plus d’infos possibles sur leur style de vie, leur famille, leurs amis, leurs activités, etc… »

personne et dite lui ‘J’ai visité votre profil et j’aimerai en savoir plus sur vous.’ Si elle aime votre photo de profil, elle vous répondra. »

Le témoignage de Vera – 34 ans Vera pratiquait le « cyberdating » lorsqu’elle travaillait à domicile, à plein temps, pour une boîte de publicité. C’était donc normal qu’elle passe par la voie du web pour faire des rencontres. « Il n’y avait aucune chance pour que le prince charmant vienne frapper à ma porte. Ce qui me plaisait particulièrement dans les sites de rencontre, c’ était la liberté de dialoguer avec plusieurs personnes à la fois, ce que je n’aurai jamais eu ni le temps ni l’envie de faire dans le réel. » Chercher l’âme-soeur sur le net, c’est bien. Savoir s’y prendre, c’est mieux. Il ne faudrait pas tomber sur la bonne personne et la laisser vous filer entre les doigts, par maladresse. Vera, aujourd’hui mariée au prince de ses rêves, rencontré sur le site “Blackclub”, nous donne des précisions sur ce qui fut son angle de tir : « Lorsqu’un profil vous intéresse, posezvous d’abord la question de savoir pourquoi. Avez-vous des points en commun ? Si oui, écrivez un mail à la

moi pendant plusieurs semaines avant de me rencontrer en vaudrait la peine. Mais j’ai eu la mauvaise idée d’en parler à mon entourage et voilà ce qu’il me répondait : ‘Fatou tu es une belle fille, pourquoi tu cherches un mari sur internet ? ‘ ou ‘Fatou, tu es désespérée ou quoi ?’ Et je commençais à me demander si effectivement je n’avais pas un problème et j’ai arrêté. » …et enfin, le témoignage de Kyria – 31 ans

Si plusieurs femmes afrodescendantes sont à la recherche de l’homme idéal sur internet, très peu le reconnaissent ouvertement. Internet englobe un grand nombre d’activités mais quand il s’agit de « cyberdating », un silence froid s’installe. En général, les femmes sont gênées de dire qu’elles sont à la recherche de leur moitié. Si en plus de ça, elles doivent avouer que c’est sur internet qu’elles opèrent, elles sont vite cataloguées de femmes légères ou de femmes sans esprit qui aiment le danger. Le témoignage de Fatou – 22 ans « Je voulais d’abord échanger un maximum avant de rencontrer celui qui deviendrait mon futur mari. Je me disais que celui qui accepterait d’entretenir une relation virtuelle avec

Kyria n’apprécie pas les sites de rencontres et déconseille à qui que ce soit d’y passer pour trouver la perle rare. Elle s’explique: “Un home digne de ce nom ne cherche pas une femme sur internet et une femme encore moins. Les rencontres fortuites sont plus intéressantes et plus sûres. Il y a tout un tas de fous sur internet. C’est une vraie jungle! Méfiez-vous des pervers sexuels qui ne cherchent qu’à jeter leur gourme ou des femmes vénales déguisées en potentielle future mère de famille! Facebook, Hi5, Twitter et autres réseaux sociaux regorgent de faux profils. Préférez le reel au virtuel.” Alors, cyberdating or no cyberdating ? C’est la grande question !

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l’amour filial pour les membres de sa famille. famille Mais qu’en est-il il de l’amour de soi? Et comment faire pour arriver à d’abord s’aimer soi-même?

Topic-Queen

Le concept de ‘Self Self Love’ Love Source de bonheur à partager

Nous allons donc tenter de convaincre la reine qui sommeille en chacune de nous que s’aimer soi-même, et pleinement,, peut changer notre existence pour le meilleur.

Par Pauline Diboma Dikaha Rédactrice pour RHA-Magazine Représentante RHA au Canada

Il faut tout d’abord reconnaître que PERSONNE N’EST PARFAIT. PARFAIT Donc, autant s’accepter telle que l’on est plutôt que chercher à imiter ce que l’on ne peut être. Il y a nul doute qu’une reine se doit de prendre soin de son corps, qui est le temple dans lequel elle réside en permanence, et qu’elle doit donc le traiter avec respect. Tout comme il est e vrai que l’image ’image et la beauté sont deux éléments au centre de la société ciété dans laquelle nous vivons. Toutefois, pour être à la page, plus d’une sont prêtes à tout. Et c’est ce « tout » qui les perd !

RHA-Magazine revient aux sources de ce qui fait battre les cœurs à la chamade : l’Amour ! Mais il s’agit ici d’un amour très particulier : l’amour de soi, sans lequel la route vers le bonheur intérieur s’avère inaccessible. La femme noire en occident présente beaucoup de problématiques liées à l’image qu’elle renvoie à l’extérieur et l’image qu’elle a d’elle-même. même. Il semble s que pour une grande majorité de femmes noires, consciente ou pas, s’aimer soi-même même est plus facile à dire qu’à faire.

Les images de la femme noire qui sont véhiculées par les es médias sont parfois un véritable fléau pour la communauté noire. Nos atouts physiques en sont ont dépréciés, pire, pire les pressions médiatiques poussent certaines femmes noiress à vouloir se travestir au point de devenir des phénomènes de foire fagotées fagotée à la Nicki Minaj (en en beaucoup moins « bling bling »),, arborant des coiffures plus extravagantes les unes que les autres. Bien sûr, l’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse et ce sont ces individus là qui malheureusement en font le plus. Comment donc se débarrasser de ces clichés ?

T

oujours plus tentée d’aimer d’abord autrui plutôt qu’elle-même, même, la femme f est naturellement un être aimant. Elle E possède un trop plein lein d’amour à partager qui va de l’amour mour passionnel pour son homme, l’amour inconditionnel pour son enfant, à

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Il serait bien naïf de penser que la vulgarité et l’extravagance de la femme en recherche d’attention puisse disparaitre, ça existera toujours. Toutefois, il reste cette majorité silencieuse qui n’a qu’une seule alternative, recréer une image de marque à la femme noire. Il ne s’agit pas de chercher à changer la vision qu’ont les autres de la femme noire, mais de s’affirmer et d’imposer la vision que les autres « doivent » avoir d’elle en tant que femme ET noire…

La femme noire a besoin de respirer le Self Love dans tous ses actes, ses paroles et surtout ses pensées. Remettre en question toutes les idées quant à son infériorité culturelle et sociale est nécessaire, mais il faut avant tout que la femme noire sache ce qu’elle vaut.

La femme noire qui s’assume totalement est belle, élégante et attirante. Bien entendu, il y aura toujours quelqu’un pour dire le contraire mais qu’à cela ne tienne, la beauté réside dans l’œil de celui qui la regarde. Trop souvent certaines femmes noires tombent dans les travers de la mode en suivant la tendance comme des moutons. Mais pour plaire à qui ? Ainsi, certaines se considèreront plus attrayantes avec un teint plus clair et des cheveux plus lisses, suivant naïvement et bêtement la masse. L’heure est grave il n’y a plus de temps à perdre à s’auto-discréditer et à se dénigrer sans cesse. Refuser de se justifier ou de se voir validée par la société est le concept même de Self Love ! C’est se dresser contre les canons de la société occidentale sexiste et raciste qui remettent en cause nos coutumes, notre habillement et nos coiffures authentiques.

Sans cette reconnaissance personnelle de ses propres capacités à exceller dans ce qu’elle fait et dans la poursuite de ses désirs, la femme noire restera vide. Elle se doit remplir son esprit d’éléments positifs, s’entourer de personnes stimulantes, accroitre ses atouts, développer ses qualités naturelles et surtout, se réapproprier sa culture. Ce sont les conditions primordiales qui lui permettront de partager l’amour qu’elle porte en elle. Sûre d’elle, il ne sera plus question pour elle de toiser d’autres femmes noires qu’elle croiserait dans la rue ou le métro. Le concept de Self Love est en soi un très long périple avec ses hauts et ses bas, mais c’est le travail de toute une vie pour atteindre le bonheur intérieur et partager l’amour autour de soi. Pensez Self Love ! Aimez-vous vous-mêmes !

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Pour que des résolutions tiennent, il ne faut pas en prendre…

Par Sista Diaspora – www.sistadiaspora.com Partenaire de RHA-Magazine

A chaque début d’année, on pense à un nouveau départ et il est vrai qu’il n’ya rien de mieux symboliquement qu’une nouvelle année pour démarrer sur du neuf, en tout cas c’est ce que l’on croit. Or, beaucoup comme moi on pris des résolutions qu’il n’ont pas tenu. Combien de fois n’a-t-on pas pris la résolution d’arrêter de fumer, de reprendre le sport, de sortir plus, de reprendre ses études, de ne plus tomber amoureuse du mauvais gars, de se trouver quelqu’un, de trouver le boulot de ses rêves etc… pour se retrouver l’année d’après au même point, si ce n’est pire, avec une casserole en plus à ajouter en résolution supplémentaire, pour l’année suivante.

Q

uand une années démarre : Ne jamais prendre de résolutions !!!! Voilà ce que j’ai appris après plusieurs années de résolutions idiotes.

A bien y regarder comment peut-on penser changer des choses dans sa vie si on ne change pas soi-même ? Faites des plans réalistes avec les aléas de la vie : on sait tous que les choses ne peuvent toujours aller au rythme ou on le voudrait. Prenons quelques exemples:

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Si vous êtes étudiants et que vous voulez réussir votre année, VIIIIIIIITE il faut faire votre plan de révision TOUT DE SUITE !! Histoire de ne pas faire comme une certaine jeune femme que je connais, qui va se taper nuit blanche sur nuit blanche pour réussir (cette année elle écoutera son propre conseil en tout cas). Si vous avez décidé de perdre cette cuisse devenue trop dodue et insolente avec vos jeans, ce ventre qui se plie tout seul comme celui de Beyonce ou ce débordement façon cup cake hérité des excès pendant les fêtes, ou plus honnêtement(oui les filles ne nous mentons pas) de plusieurs mois d’abus de bonnes choses, y a rien à faire il va falloir se bouger pour redevenir la bombasse des temps passé.

Tous les profs de fitness vous le diront, l’important n’est pas l’intensité mais la REGULARITE.Il vaut mieux s’adonner à 3 séances de sport d’1h chaque semaine qu’à 7 pendant une semaine puis rien pendant 3 semaines(on s’en reparlera pour la challenge silhouette).

Il va sans dire que les excès de douceur si ce n’est celle de son chéri, sont à éviter (écrit-elle en suçant un bonbon au chocolat blanc). Mais que serait la forme physique sans un mental au beau fixe?

Comment démarrer l’année avec un mental à l’épreuve des prises de têtes, des envies, des rancœurs, des factures et de la mélancolie quand on a quitté une année qui en était remplie? Et bien, en décidant que tout va bien et que tout ne peut qu’aller mieux. C’est difficile mais quand on commence à prendre

cet état d’esprit on se rend compte que beaucoup de choses vont mieux et on dramatise beaucoup moins les choses. Vous n’imaginez pas ce que peuvent faire les pensées positives dans la vie. « Je pense que je vais bien, donc je me sens bien »

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Si vous avez en projet d’obtenir une augmentation et que vous la méritez de par le travail que vous accomplissez, bien n’hésitez pas, demandez-la.

Ça montrera à votre boss que vous êtes motivée (au cas où il ne l’aurait pas remarqué après vos heures supp et boulot le week-end). Même s’il ne faisait pas attention à vous et refuse de vous augmenter, il se rappellera qui vous êtes et ce que vous pensez valoir, c’est à dire PLUS.

En conclusion, ne demandez pas plus à la vie que ce qu’elle est prête à vous offrir. Pour beaucoup de choses, il faut du temps. Donc si vous n’obtenez pas d’augmentation cette année, que vous ne trouvez pas l’élu de votre coeur, ou que le prêt que vous avez demandé à votre banque a été refusé, ne baissez pas les bras en vous disant que vous avez tout raté et que vous n’avancez pas, car vous aurez forcément accompli des choses qui vous prépareront à relever les challenges suivants. Il est préférable d’établir une liste des choses que l’ont veut réaliser en priorités et de fixer un objectif temporelle, à plus au moins long terme, 5ans par exemple, et avancer pas à pas plutôt que s’embrouiller avec des résolutions ou projet qu’on abandonnera parce que la vie nous aura rappelé que l’on n’est pas maître de tout ou parce qu’ils ne seront pas réalisables au moment où on le voudra. Je vous souhaite encore à tous et à toutes une fantastique année pleine de réalisations et d’accomplissements !

Si vous voulez une promotion montrez que vous êtes là, rendez vous intéressante, intéressée, indispensable et montrez que vous êtes faite pour le poste. Si vous voulez trouvez l’élu de votre cœur, l’homme de votre vie, mettez vous en mode « amour yeux ouverts », parce qu’on connait les ravages de l’amour aveugle, donc on va essayer d’éviter. Soyez bien dans votre corps, bien dans votre tête et n’oubliez jamais de sourire. Par contre, si vous n’avez pas de mutuelle santé et que vos dents ressemblent à celles de Beetlejuice, je ne saurais que vous conseiller à part un sourire circonspect et timide bouche fermée, ça le fait aussi (et après courrez blanchir tout ça).

Lisez d’autres articles de notre partenaire ‘Sista Diaspora’ sur www .sistadiaspora.com

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Nos mamans africaines : « punchlines » osées et anecdotes épicées Par l’équipe de RHA-Magazine

V

ous connaissez nos Reines-mères, parfois rien ne les arrête quand il s’agit d’évoquer des sujets qui touchent à l’intimité : elles nous font rougir inopinément ! Yeux écarquillés et bouche bée, il nous reste souvent qu’à secouer la tête et à penser que si elles n’existaient pas, il aurait fallu les inventer ! Elles qui nous apprennent les bonnes manières, sont parfois celles qui osent dire tout haut ce que nous-mêmes n’oserions dire tout bas. Pire : parfois, elles se débrouillent pour nous reprendre sévèrement ou évoquer ce qu’il y a de plus tabou au moment où des invités sont présents. Elles nous ont même quelques fois poussées à grincer les dents de colère ou à claquer la porte derrière elle. Mais comment osent-elles et quel est leur but?! Toutefois, quand on y songe, on se rend finalement compte que plus jeunes, elles ontelles-mêmes été l’objet de pareille humiliation de la part de leur mère, grand-mère, belle-mère ou tante. D’ailleurs, ce choc fut pour elles la seule manière de recevoir une bonne éducation ou de se rappeler d’un précieux conseil… RHA-Magazine s’est penché sur le phénomène hilarant du franc-parler des mamas africaines en interrogeant un panel de jeunes femmes afro-descendantes. Le résultat de cette mini-enquête, c’est ce que vous lirez ci-après : un ensemble de « punchlines » et d’anecdotes super-hilarant ! Tenez-vous bien, c’est renversant!

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Notre lectrice n°1 nous raconte : « Let’s talk about sex mama » « J’avais 16 ans à peine et j’ai un jour posé la question à ma mère : ‘Maman, pourquoi toi et moi ne parlons jamais de sexe ?’ Ma mère me répondra : ‘Parce que tu en sais beaucoup plus que moi, que puis-je encore t’apprendre ? C’est toi qui devrais me donner des leçons. »

me répondre. Par contre, ma grandmère qui était dans la pièce vint à son secours en me disant : ‘ Tu es trop jeune pour comprendre le sens de ce mot. Mais quand tu seras grande et que tu l’entendras à nouveau dis toi bien ceci : ‘si je ne peux l’avaler, ce n’est pas la peine de le manger’. Je n’avais rien compris, mais ma mère était au bord de l’évanouissement ! »

Notre lectrice n°2 nous raconte : « Il faut refaire ta vie maman. » « Mon papa nous a quitté il y a maintenant 6 ans. Mes sœurs et moi aurions voulu qu’elle refasse sa vie, mais maman nous a dit qu’elle n’a aimé qu’un seul homme et qu’elle n’en aimera plus aucun autre, c’est son choix…et de rajouter : Et puis, vous savez mes filles, on n’a pas besoin d’un homme pour avoir un orgasme ! »

Notre lectrice n° 3 nous raconte : « Le linge sale se lave en famille »

Notre lectrice n°3 nous raconte : « C’est quoi une fellation maman ? » « A l’âge de 9 ans, j’étais déjà une passionnée de lecture. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main et en lisant un vieux dictionnaire médical (non illustré, heureusement !), je découvre le mot ‘fellation’. Je demande alors à ma mère la signification de ce mot nouveau pour moi, mais elle pâlit et ne veut pas

« Quand j’étais encore ado, j’ai organisé une soirée pyjama avec mes copines qui s’est transformé en cauchemar…à cause de ma mère ! Ma mère m’avait harcelée toute l’aprèsmidi pour que je fasse ma lessive, chose que je n’avais nullement envie de faire, trop affairée à préparer ma pyjama party. Puisqu’elle menaçait d’annuler ma soirée si je ne lui obéissais pas, j’ai eu la bonne idée de flanquer mon linge sale en dessous de mon lit, en pensant que ma mère n’y verrait que du feu. Mais elle m’attendait au tournant ! Le soir, alors que toutes mes amies étaient arrivées et que nous nous amusions comme des folles, ma mère débarqua dans ma chambre, un panier à la main. Dans ce panier…mes culottes sales ! Et oui, elle avait pris soin de les sélectionner au milieu du fouillis de linge sale qu’elle avait découvert en dessous de mon lit. Elle les montrait une à une à mes amies en leur disant ‘Regardez ! Avez-vous vraiment envie

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de passer la nuit au milieu de toutes ces choses ? Et il y en a plein d’autres en dessous du lit sur lequel vous êtes assises ! Vous faites ça aussi chez vous ?’ »

esquissa ce sourire mi-moqueur, micharmeur que Greg, apeuré, prit pour un signe de bienvenue mais que ma sœur et moi ne connaissions que trop bien. Elle dit à Greg :

Notre lectrice n°6 nous raconte :

‘Enchantée Greg ! Alors comme ça c’est vous mon beau fils ? Mais je ne me souviens pas avoir mangé l’argent de la dote, c’est étrange ! Ce n’est pas bien grave. Vous savez chez nous, avant d’épouser une fille, un homme se doit de montrer sa virilité, en mangeant une cuillère à soupe de sauce de piments verts, et ça tombe bien, j’en ai dans mon frigo.’

« La virilité de mon futur gendre. »

« Ma sœur avait coutume de faire venir son petit ami à la maison en l’absence de mes parents. Un après-midi, alors qu’ils avaient fini les cours plus tôt que d’habitude, ma sœur invita Greg à déjeuner chez nous. Greg était « blanc » (je le précise car ce détail a son importance pour ce qui va suivre) et adorait la cuisine africaine. Ce jour là nous déjeunions à trois, mais nous fumes surprise de voir maman revenir plus tôt de son travail. En constatant le visage serré de maman qui ne savait pas qui était ce jeune homme blanc à notre table et redoutant l’attitude de ma mère, je me précipitais pour faire les présentations en insistant sur le fait que Greg, n’était pas mon petit ami mais celui de ma sœur. Ma mère

Ma mère disparut dans la cuisine et réapparut aussitôt, un bocal de piments verts frais à la main, accompagné de la plus grosse cuillère à soupe que nous avions. Elle plongea la cuillère dans le bocal, la ressortit bien pleine de purée de piments et invita Greg à ouvrir la bouche. Greg, sourit en nous regardant (sans doute qu’il cherchait un geste de notre part pour stopper cette torture qu’on voulait lui imposer, mais ni ma sœur ni moi n’avions osé croiser son regard, nous étions tétanisées !). Greg voulu témoigner de sa bravoure à la future belle-mère et avala d’un trait la mixture infernale ! Notre première réaction quand nous le vîmes suffoquer à terre était de chercher à appeler le samu. Ma mère refit alors ce même sourire diabolique et nous urgea de servir un verre d’eau à Greg qui semblait s’étouffer. Elle le fit elle-même assoir et lui lança un dernier regard à la Cruela : ‘Jeune homme ! Dire que vous n’êtes même pas assez viril pour épouser ma fille ! Que je ne vous revois jamais plus chez moi, ma fille est mineure ! La porte se trouve au bout du couloir à gauche !

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Afro-disiaque

Huit résolutions coquines pour 2012 Par l’équipe de RHA-Magazine

L

e sexe c’est la santé a dit l’autre ! Ce n’est pas faux, et d’ailleurs vous le savez. Alors si votre santé compte en 2012, une liste des priorités dans ce domaine s’impose. Tout comme vous avez dressé la liste des bonnes résolutions à prendre dans votre vie familiale, sentimentale ou professionnelle, nous vous proposons une liste des priorités exhaustive pour 2012 en matière de galipettes, dans le cas où vous n’y auriez pas songé. Libre à vous d’y accorder du crédit, de suivre les étapes, de pratiquer certaines méthodes ou pas, nous vous souhaitons néanmoins une année 2012 « sexationnelle » ! Soyez une vraie sexmachine et votre corps de reine vous le rendra…

1. Donnez-vous le temps d’aimer ! Faire l’amour doit devenir pour vous une priorité. Aussi chargé soit-il, votre emploi du temps doit impérativement vous donner le temps d’un câlin. Essayez et vous verrez comme votre travail en sera facilité. Le sexe est, parait-il, le meilleur moyen de chasser le stress.

2. Plus aucune excuse ! Vous souvenez-vous de vos excuses préférées en 2011 ? J’ai oublié de m’épiler. J’ai la

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migraine. J’ai eu une trop dure journée. Je suis épuisée, etc…ça vous dit quelque chose n’est ce pas? Bien que ces excuses soient tout à fait valides, faire l’amour peut justement en être être les remèdes, alors faites-en abstraction en 2012 ! ce qui concerne la lingerie coquine. Si vous connaissez ses goûts (matière, couleurs, etc…), remplissez vos tiroirs de cet arsenal de guerre érotique. Montrez-vous vous en petite tenue au moment où il s’y attend le moins, vous ferez effet à coup sûr !

3. Créez l’ambiance ! Faites fonctionner votre imagination ! Faites une sous-liste liste des éléments qui inviteraient votre partenaire à passer une nuit torride : bougies, huile de massage, sex toys, etc…

6.

La

spontanéité,

une

arme

absolue… Allumez votre homme quand vous le souhaitez, ne vous posez pas de question sur l’état ’état de sa libido au moment où la vôtre est au sommet. Un homme résiste rarement à l‘appel d’une femme en pleine excitation et il n’y a pas meilleur moyen d’apprécier l’acte sexuel que lorsque vous en avez vraiment envie.

4.

Ne

soyez

pas s

avare

en

compliments Il vous fait tourner la tête ? Débrouillez-vous Débrouillez pour qu’il le sache en 2012. Dites-lui Dites ce qu’il sait faire le mieux, pourquoi vous aimez passer du temps sous les draps en sa compagnie…soyez-en en sûre, il sera tout ouïe et vous le rendra.

7. Laissez-le le gagner ! Faites de l’amour un jeux, un duel ludique où le gagnant méritera la récompense qui lui est due…Battez-vous, vous, arrosez-vous arrosez de crème fraîche si vous aimez ça et finissez la bataille dans un endroit insolite, là où vous n’auriez jamais imaginé faire l’amour.

8. Innovez… 5. Révélez votre côté « sex-bomb sex » Il en sera choqué, mais vous apprécierez le choc retour.. Ne lésinez pas sur les moyens en

Essayez ce que vous n’avez jamais osé tester, qui sait, vous en avez peut-être peut une idée tronquée et vous pourrez apprécier. La monotonie est l’ennemi le plus dangereux du couple…innovez …innovez toujours !

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Sa majesté en toute intimité Témoignage :

Pourquoi j’ai choisi de pratiquer la chasteté Par Ivy Julease Newman Traduit de l’anglais par Natou Seba Sakombi Rédactrice en Chef de RHA-Magazine

J

e vais aller droit au but, sans créer trop de mystères autour de moi.

Je m’appelle Ivy Julease Newman et je pratique la chasteté. Je n’ai pas de rapports sexuels, je ne me masturbe pas et ne m’adonne pas aux caresses préliminaires. Pour certains, je suis une personne étrange et mon choix est extrême, mais je m’y plais bien. La chasteté m’a permise de me retrouver et, mieux encore, de me reconnecter au Très-Haut. Je ne suis ni adepte d’une secte particulière ni même membre d’une église quelconque, je suis juste une femme qui, il fut un temps, était perdue, brisée et désespérée. Aujourd’hui je crois fermement que Dieu m’a ramenée à la chasteté afin de me protéger, de m’aider à vivre sainement et de sauver mon âme. Il y a quelques années, ma vie prenait un tournant si désastreux que j’avais perdu goût à la vie. Les choses allaient trop vite pour moi, le désespoir m’attirait réellement vers la mort. Après avoir décroché mon diplôme du

conservatoire de musique de l’Oberlin College, j’ai obtenu une bourse pour étudier à la Columbia University. Académiquement parlant j’étais prête, mais socialement parlant je n’étais pas du tout préparée. J’ai grandi dans un état d’esprit sudiste, ce qui sous entend que sortir avec des garçons était normal. Les filles flirtaient avec les garçons autour de moi, et parfois certaines d’entre elles se ventaient fièrement d’avoir perdu leur virginité. A New York, je me disais que j’allais trouver le petit ami idéal, avec qui j’aurai moi aussi franchi le cap. Mais les gars qui venaient vers moi et avec qui je m’entendais devenaient de simples amis. Je commençai à m’impatienter, voire à désespérer. Je désirais ardemment trouver ma moitié. J’ai attendu des mois et des mois jusqu’au jour où le prince charmant frappa à ma porte. Je fis la connaissance d’un étudiant étranger que j’appelais affectueusement Akeem, car je disais qu’il était mon prince venu d’Afrique. Akeem et moi nous sommes plus au premier regard. Nous ne pouvions plus nous quitter. Nous parlions de tout et souvent, nous

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passions la nuit ensemble, dans ma chambre d’étudiante. Je m’étais offerte à Akeem, persuadée d’avoir enfin trouvé le grand amour. Akeem ne me lâchait plus d’une semelle, mais un jour, j’ai compris que ce n’était pas par amour mais parce qu’ il était sans domicile. J’ai découvert qu’Akeem n’était pas un élève élè de l’université, qu’il était en séjour illégal car son visa avait expiré. Quand il ne passait pas la nuit chez moi, il dormait dans sa voiture. En gros, j’étais sa bouée de sauvetage, sa dernière chance de ne pas être expulsé des Etats-Unis. Etats

Un jour, alors que je pleurais amèrement dans la bibliothèque, Dieu parla à mon coeur et me fit comprendre que j’avais été élue pour écrire ce livre dont j’avais tant besoin. Au départ, j’ai j été très incrédule car je n’étais ni pratiquante, ni théologienne. Pourquoi ourquoi Dieu m’aurait parlé en ce sens ? Puis un jour, j’ai simplement décidé d’y croire. J’ai commencé à écrire le 10 juin 2007. J’ai fait pas mal de recherches et les choses que Dieu aurait voulu que j’écrive sont venues à moi de manière quasi surnaturelle. Dieu voulait que je me rapproche de lui,, que je me retrouve. Pour cela, je devais pratiquer la chasteté qui me permettrait de maintenir une communion avec lui. La chasteté a changé ma vision de la vie. Les femmes seules occupent ent pour moi une position privilégiée. Le mariage et la maternité ne sont pas une obligation mais un choix. Plus j’évoluais dans l’écriture de mon livre, moins la sexualité n’avait avait de place dans ma vie, vie et plus je me focalisais sur le plan de Dieu pour moi, c'est-à-dire dire mon rôle sur terre et la mission pour laquelle il m’avait envoyée ici bas.

J’ai confronté Akeem qui m’a tout avoué. avoué Il m’a néanmoins demandé de l’héb héberger mais comme je me sentais abusée et trahie, j’ai refusé. Je ne voulais plus le voir et j’étais complètement dévastée. Voilà comment le désespoir m’avait entraînée à passer mes nuits aux côtés d’un bel étranger qui me mentait et profitait de moi. J’ai eu des remords et des idées noires pleins la tête.. Et si Akeem était un violeur ou un meurtrier ?

En quelques mois, j’ai compris ma vocation. Ma perception sur l’amour et le mariage changèrent complètement, j’étais passée de ce que « je voulais » à ce que « Dieu voulait ». Aujourd’hui, je suis une femme pleine de vie, épanouie et comblée.

Pour en savoir plus sur Ivy Julease Newman, Newman visitez son site sur http://www.thechastitybook.com

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Art et Culture

La danse africaine : origines et classification Extrait de la thèse de médecine du Dr Annie Nganou (Thèse d’exercice de médecine. Paris : Université Paris 7- Xavierr Bichat, Paris, 2007. 272f.)

Nous souhaitons vous livrer ici quelques réflexions et impressions issues de nos observations et de la pratique de quelques unes de ces danses. Après avoir abordé les principes des danses traditionnelles, raditionnelles, nous verrons sous quelle forme elles sont parvenues en occident avec les enjeux culturels que cela représente des deux côtés. Les danses noire

traditionnelles

d'Afrique

Il est coutume de distinguer en Afrique les danses sacrées et celles dites tes profanes. Les danses sacrées

Le terme « danse africaine » apparaît en France dans les années 1970 soit une vingtaine d’années après la découverte du fameux «ballet africain» du guinéen Fodéba Keita. Outre-Atlantique, Atlantique, c’est avec «Kykunkor», création du chorégraphe horégraphe Sierra Léonnais Assadata Dafora (1890-1965) 1965) que les Américains découvrent en 1934 les formes authentiques des danses venues d’Afrique . Courant artistique issu de la rencontre des danses d’Afrique noire avec le monde occidental, la danse africaine africai regroupe en son sein toutes les danses traditionnelles ainsi que les danses à racines africaines issues de cette rencontre (afro-jazz, jazz, danse d’expression africaine, afro afrocontemporaine, danse moderne africaine, afro-orientale…). orientale…). Du fait de sa très grande diversité, toute tentative de définition s’avère très laborieuse.

Les danses sacrées sont des danses rituelles exécutées uniquement par les initiés, dans lesquelles on pourrait voir une survivance des pensées spirituelles africaines originelles ou autres cultures « chamaniques ». Ainsi la l danse du masque kanaga chez les Dogons, tourbillonnante et frénétique, est sensée rappeler aux initiés « la vibration intérieure de la matière et le créateur de l’univers qui, se tenant tout droit aux temps premiers, « a dansé le monde en faisant tourner tourne les quatre points cardinaux ».. Les danses sacrées sont exécutées dans diverses occasions comme la célébration des rites de passage (passage des adolescents dans le monde adulte, funérailles) ou la vénération des ancêtres, elles peuvent être faites pour invoquer nvoquer la l pluie, demander la protection des esprits de la forêt, etc. Elles sont en général caractérisées par le port de masque et se pratiquent en général dans des lieux sacrés au sein des villages ou proches d’eux (forêt, lacs…). Les danses profanes Elles les sont pratiquées par tous dans un but de cohésion sociale, de partage ou d’exutoire. Elles se pratiquent indifféremment en ville et dans les villages. Même si elles ont une structure clairement identifiable (danser en cercle, dans un sens de circulation précis avec une latéralisation précise, des moments de « désordre » et de rassemblement…), elles sont moins codifiées et surtout elles tolèrent beaucoup plus les erreurs dans leur déroulement que les danses sacrées.

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Dans la réalité, cette séparation est moins nette du fait de l’existence d’une zone intermédiaire, que nous qualifierons de semiprofane, à l’occasion d’événements marquants et qui permettent une continuité entre ces deux mondes. Il s’agit d’événements suffisamment exceptionnels - mais ne constituant pas un rite de passage (naissance, fiançailles, mariage, certaines successions de chef de famille…)- pour être exprimés avec des danses spéciales par toutes les personnes directement concernées. Là aussi, les danses peuvent se pratiquer indifféremment en ville ou au village.

Les principes des danses traditionnelles africaines Qu’il s’agisse de danses profanes, sacrées ou semi-profane, elles semblent régies par quelques principes fondamentaux qui sont le principe d’unité, le rapport à la réalité, le principe de continuité, le son, la catégorisation et le principe d’imitation. Le principe d’unité L’unité de corps Très souvent dans les danses africaines traditionnelles, quelque soit le nombre de danseurs, disposés en cercle la plupart du temps, ils forment tous un seul et même corps, dansant tous du «même pied», chantant tous d’une seule bouche. Le public, généralement actif et complice, intègre ce corps en marquant la pulsation par la frappe des mains, des pieds ou autre. Il ne s’agit pas d’exécuter le même mouvement à côté de l’autre, il s’agit de fusionner avec l’autre. L’esthétique plastique ne rentre pas en ligne de compte dans la danse,

il convient de faire corps avec le groupe en exprimant le même vocabulaire gestuel. Par exemple chez les Bamilékés du Cameroun, le nkwa’a se danse avec le pied gauche en prenant appui sur le droit; le danser avec le pied droit quand on fait partie de la communauté est presque considéré comme un sacrilège. L’unité de temps et d’espace La pulsation semble définir le temps et l’espace, comme un fil tendu depuis l’origine et retournant à l’origine en passant par l’instant présent. Le temps, unique et non figé (la pulsation reviendra encore et encore, identique à elle-même) est très dense. Le passé, le présent et le futur ne font plus qu’un, leur fusion est recherchée et est nécessaire à l’exécution de la danse. Les danseurs doivent pouvoir s’y oublier, perdre leurs repères habituels et se fier à l’unité du groupe. L’espace définit par la pulsation n’est pas tangible, il est illimité. Elle permet au corps de s’abandonner dans cet espace ainsi défini et à l’âme de l’explorer. Elle invite à danser ici, maintenant et à jamais, avec toute son âme. Si la pulsation définit l’espace et le temps, le rythme réveille la mémoire corporelle et le son libère l’âme des contraintes auxquelles elle est habituellement soumise. Le rapport à la réalité L’expressivité Le corps humain devient un « véhicule » capable de transporter et d’incarner tous les esprits, animaux, végétaux et les éléments (vent, eau…), du présent, du passé ou du futur. Le corps ainsi habité exprimera cet esprit. Le danseur se doit de lâcher prise et laisser émerger ce qui est. On ne fait pas une représentation mais on présente un esprit ou un élément, on l’incarne. La seule réalité qui compte est celle de l’instant présent. Le port du masque, assez spécifique de la danse sacrée, représente par excellence ce rapport à la réalité. Seuls les initiés connaissent l’identité usuelle du porteur de masque, les non initiés se trouvent, eux, en face d’un esprit réel, dans sa forme « authentique ». Le porteur de masque endosse l’identité de son masque ce

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qui l’autorise à avoir des agissements qu’il n’aurait pas pu s’autoriser sous son identité habituelle. Sa réalité est constituée de ce qu’il a appris de l’esprit du masque lors de son initiation, de son appropriation de cette connaissance acquise et enfin de ce qu’il ressent de la musique et du moment présent pendant qu’il est sous le masque. Le masque donne aux esprits l’opportunité de d se matérialiser, les danseurs leur donnent l’opportunité de ressentir le mouvement, de s’incarner.

En contrepartie, ils rendent des services à la communauté (protection, prédiction, force...), c’est une collaboration. En dehors de ces contextes sacrés,, la danse est avant tout expression et communication en dehors du verbe. On danse pour exprimer sa joie, sa peine, pour compatir à la peine de l’autre, pour apprendre et mémoriser. Il nous est arrivé à plusieurs reprises d’assister à l’annonce d’un décès où l’annonceur de la nouvelle commençait par danser quelques instants en fredonnant des mélodies et en pleurant et son interlocuteur pleurait à son tour avant de s’informer de l’identité du défunt. Il est aussi arrivé une fois qu’après l’annonce de l’identité l’ident du défunt, on réalise qu’il s’agissait d’un inconnu qui portait le même nom de famille et alors la maisonnée se calmait instantanément après s’être agitée pendant quelques instants. Concernant l’apprentissage, il est fréquent que, même dans des écoles en ville, l’apprentissage de la lecture ou des tables de multiplications se fassent en rythme et en dansant sur sa chaise d’écolier. Tous ces exemples montrent le rôle primordial que joue la danse, la pulsation et le rythme dans la vie quotidienne africaine. africain Le rapport à la nature

Souvent dans les cosmogonies africaines, l’homme a été créé en dernier bien après les autres créatures, en cela il se doit d’être humble et respectueux face à ses prédécesseurs. Dans le même temps, les dons de la parole et de la pensée ensée qu’il a reçus lui imposent un devoir de protection vis-à-vis vis de ces créatures. Les danses sont souvent exécutées à l’extérieur des cases, à ciel ouvert, pieds nus avec un rapport à la terre direct et très intense. Dans le même temps, compte tenu du fait ait que les esprits et les divinités sont des « invités permanents » à la danse, le ciel ainsi que toutes les créatures de la nature sont présents au moins dans la conscience, quelle que soit la danse pratiquée. Beaucoup d’esprits sont symbolisés par la nature ture (esprit de l’arbre, de l’eau, du vent, d’un animal…) ou par un ancêtre qui s’est particulièrement distingué au cours de son vivant et chacun peut avoir son rituel spécifique avec sa danse, son « son » (qui détermine le choix de l’instrument musical) ett son rythme. Dans la hiérarchie, les esprits qui vivent dans la nature, sont supérieurs aux hommes et les divinités qui vivent au ciel, leur sont supérieurs. Pendant les danses rituelles destinées aux esprits (en général pour obtenir leur clémence, leur protection rotection ou leur aide), on communie avec la nature tout en témoignant le respect aux divinités. Ainsi le ciel, la terre, la nature, les ancêtres et le groupe sont tous « présents » dans la danse. Les esprits et les divinités inspirent tant la crainte et le respect que leur essence reste présente même dans les danses profanes. Le principe de continuité Il n’y a pas de rupture dans la danse, dans le son ou dans la succession des générations. Dans l’interruption du geste, il y a la disponibilité au mouvement suivant, la suspension qui projette vers l’au-delà. l’au Dans les interruptions du son, la pulsation continue d’exister dans le silence, elle se trouve désormais à l’intérieur de chaque personne présente qui elle-même même se trouve à l’intérieur de la pulsation. Enfin, nfin, en exécutant ces mêmes pas qu’ont autrefois faits les ancêtres, leur souvenir est ravivé, leur présence devient « réelle » ou « ressentie » dans le corps au

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moment de la danse. Les mêmes pas sont répétés encore et encore, laissant apparaître quelques subtilités au gré des fantaisies des danseurs. Il arrive parfois, lorsqu’un danseur est particulièrement doué (avec une expression perçue comme juste par l’ensemble), qu’on adopte ses fantaisies dans la danse traditionnelle à condition que celles-ci n’aient altéré en rien les principes fondamentaux et la structure de cette danse. Ainsi, la danse traditionnelle évolue à son rythme propre, en fonction de la réalité. Le son Les instruments à percussion bien que très largement répandus, ne constituent pas les seuls instruments utilisés dans les danses en Afrique. Les instruments à vent, à cordes, à sonorité hydrique (bâton de pluie), les voix humaines, les imitations de cris d’animaux, les frappes dans les mains font partie des sonorités que l’on peut retrouver dans les musiques traditionnelles. Ici aussi, il y a communion avec la nature ; la matière des instruments est végétale, animale ou métallique et leur son imite la plupart du temps les sons de la nature : on « communique » avec la nature, on « collabore » avec elle. Chaque danse a ses sons et ses rythmes spécifiques. Ces rythmes sont de véritables codes qui donnent accès à une autre réalité, à un autre monde et appellent à des comportements gestuels précis. Le rythme réveille la mémoire corporelle. On ne réfléchit pas au geste quand on danse ; une fois installé dans la pulsation, le corps rentre dans le mouvement et gère les successions de gestes ; ceci présuppose un apprentissage préalable des danses, qui se fait depuis l’enfance et tout au long de la vie. La catégorisation vestimentaire)

(tenue

Très codifiée dans les danses rituelles, la tenue vestimentaire est relativement libre dans les danses profanes où elle est relativement accessoire. Bien souvent le type de vêtement et la façon de le porter désignent assez clairement la catégorie sociale de l’individu. Pendant les événements exceptionnels, un élément d’apparat est nécessaire pour rappeler

à l’assistance les personnes directement concernées; cela peut être un anneau de cheville, un bâton de danse, une couleur de vêtement, une peinture corporelle, une coiffe spécifique, un bracelet… Le principe transmission)

d’imitation

(la

Il peut arriver lors d’événements exceptionnels qu’on oblige un enfant à rentrer dans la danse. Le plus souvent c’est celui-ci qui montre un intérêt spontané pour la danse et ainsi il apprendra en observant et en imitant. Dans ce cas, l’adulte observé danse souvent plus longtemps qu’il ne l’aurait voulu, laissant ainsi à son jeune apprenti du temps pour essayer. Les adultes autour vont l’encourager avec des sourires et des applaudissements surtout quand il s’agit d’un très jeune enfant. Il est fréquent aussi qu’une personne vienne attraper la main de l’apprenti quand il est réellement en difficulté (n’arrive pas à démarrer du bon pied ou à « attraper » la pulsation) et le tire un peu à l’écart pour lui montrer le pas de danse sans lui lâcher la main tant qu’il essaie. Les formes académiques n’ayant pas grand intérêt, il est rare que l’adulte corrige l’enfant lorsqu’il a acquis l’essentiel - à savoir rentrer dans la pulsation avec le bon pied et la bonne attitude. En ce qui concerne les danses sacrées, seuls les initiés sont mis au fait du mode de transmission. Avec l'exode rural Bien entendu, de nos jours le défoulement en boîte de nuit sur des musiques modernes devient l’activité favorite des jeunes mais l’héritage traditionnel n’en est pas pour autant éteint. Les tontines, associations, groupes de prière et autres événements (naissance, construction d’une maison, achat d’une voiture…) sont autant de moyens de rencontre offerts aux villageois pour continuer à manifester leur solidarité et leur cohésion en dehors de leur village natal. A ces occasions, les danses traditionnelles profanes sont exécutées assez fidèlement aux formes villageoises.

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nombreux festivals et écoles ont vu le jour et contribuent à dynamiser la création chorégraphique africaine ainsi qu’à professionnaliser les compagnies. Citons entre autres centres de formation, le Kiyi Mbock de la camerounaise Were Were Liking à Abidjan Abidj (Côte d’Ivoire), l’Ecole des Sables de la chorégraphe franco-sénégalaise sénégalaise Germaine Acogny à Toubab Dialaw (Sénégal) ou le Wamdé de Mama Kouyaté à Ouagadougou (Burkina Faso). Des danses africaine

d'Afrique

à

la

danse

Depuis la fondation de la première école panafricaine de danse à Dakar (Mudra Afrique 1977-1982) 1982) par Maurice Béjart sous l’initiative de Léopold Sédar Senghor, les rencontres entre chorégraphes africains et occidentaux se sont multipliées, aboutissant à une similitude entre les scènes africaines et occidentales. Les enjeux culturels issus de cette rencontre étaient déjà importants pour la danse occidentale, bien avant l’avènement de la danse africaine qui n’a a été en somme qu’une redécouverte des danses d’Afrique. En effet, les populations noires déportées en Occident pendant l’esclavage avaient déjà été à l’origine de la naissance de plusieurs danses (Boogie(Boogie woogie, Lindy hop, Turkey trop, Charleston, Rock’n Roll…). Et plus récemment encore les danses Modern-jazz, jazz, Jazz, Break dance, Rap, Raga, Hip-hop…, hop…, sont fortement influencées par les danses d’Afrique. La danse africaine se libère peu à peu du poids de la tradition pour prendre sa place dans son nouveau monde. onde. La programmation de plus en plus importante des chorégraphes africains sur les grandes scènes internationales est là pour en témoigner. Citons entre autres chorégraphes, Elsa Wolliaston, Flora Théffaine, Germaine Acogny, Koffi Kôkô, Irène Tassembedo,, Robyn Orlin, Boyzye Cekwana, Salia Sanou, Faustin Linyekula et James Carles. En Afrique, outre les Ballets nationaux, véritables laboratoires où tout ce qui vient de l’extérieur est absorbé, digéré, mélangé aux acquis et restitué sous une forme nouvelle, de

Quant aux festivals de danse, il en existe un peu partout en Afrique et le site Internet www.africinfo.org en propose un certain nombre. Citons par exemple le FESPAD à Kigali, au Rwanda, les Rencontres Chorégraphiques de l’Afrique et de l’Océan Indien à Madagascar, le FNB Dance Umbrela à Johannesburg, le festival Abok I Ngoma au Cameroun, eroun, les Rencontres Chorégraphiques de Carthage en Tunisie… Pour la danse africaine, dans son nouveau milieu, l’unité de corps n’a plus lieu d’être, l’individu s’impose, le temps est avant tout le présent, l’espace géographique est clos, bien limité par ar des murs et un plafond. Le rapport à la réalité et aux éléments est surtout guidé par le concret et la logique de la mise en scène. La danse devient segmentée et l’espace sonore découpé. Il y aura scission entre danseurs et spectateurs (le danseur danse dans et le spectateur regarde) et leur rapport sera frontal. Il ne s’agit plus de la présentation d’un esprit ou d’une divinité mais d’une représentation. On fait semblant d’être quelqu’un d’autre, on construit une image pour la scène et souvent on lui donne un nom de scène. Cette image se soumet la plupart du temps au regard du spectateur à qui il doit plaire. Dans les danses traditionnelles on cherche à plaire à un esprit qui même s’il est capricieux, ne représente qu’un seul être et l’expérience transmise par les ancêtres est relativement suffisante pour atteindre l’objectif. En danse africaine, le danseur a affaire à des dizaines de spectateurs voir des centaines, qui n’ont pas forcément des codes culturels communs et le danseur doit plaire à la majorité. Ceci pousse parfois des danseurs à représenter des clichés que la nouvelle culture s’attend à avoir.

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Dans la transmission de la danse africaine, les principes corporels et esthétiques priment. On parle ainsi de poids du corps, de transfert de poids, de placement, cement, d’appui dans le sol… Cependant, plus récemment, la danse africaine apparaît être de plus en plus utilisée comme méthode en danse-thérapie. thérapie. Ainsi nous assistons à un cycle où la danse retrouve l’une de ses fonctions premières.

généralisé en Afrique, à ce titre, ils n’ont pas besoin d’être invités pour être présents. Extrait de la thèse de médecine du Dr Annie Nganou : « NGANOU, A. Danse-thérapie Danse et traumatisme psychique : restauration narcissique et réappropriation de soi chez la femme présentant des troubles post-traumatiques, traumatiques, à travers la pratique de la danse. Thèse d’exercice de médecine. Paris : Université Paris 7- Xavier Bichat, Paris, 2007. 272f.

Notre expérience nous montre que le respect des aînés et des êtres supérieurs semble assez

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AfroAfro-society

Goto Togo Soutien aux princesses de Lomé Interview réalisée par Annette Mutombo Rédactrice pour RHA-Magazine Représentante RHA en Belgique

Goto Togo est une asbl en Belgique fondée par des étudiants interpellés par la thématique de la coopération au développement. Ayant l’envie d’apporter une contribution concrète, ils se sont intéressés à la problématique du genre et plus précisément du rôle de la femme en Afrique. Fort de ce constat, ils se sont constitués en asbl et ont décidé d’agir au Togo, et de soutenir un projet de d’éducation pour les jeunes filles abandonnées. Reines et Héroïnes d’Afrique a rencontré Kalvin Souaresse, le président de l’association qui nous présente l’asbl. Comment est née Goto Togo ?

P

our les débuts, c’est simple, nous étions une bande d’amis à l’ULB et nous avions souvent des discussions politiques sur l’Afrique et sur les possibilités du continent. Etant en Relations Internationales, on parlait souvent de la coopération au développement. Moi je suis d’origine togolaise, je prenais souvent l’exemple du Togo. Et au fil de nos discussions, nous sommes arrivés à l’idée que rien ne pourra être fait pour le développement sans les femmes. Parce que quand on prend

des pays dits « développés » dans le monde actuellement, il y a une statistique qui ne trompe pas. Plus l’émancipation des femmes est forte, plus le pays se développe. Il y a un lien de cause à effet qui est patent. Donc en prenant un pays comme le Togo dont la majorité de la population est féminine, c’est à dire 53%, et sachant le sort réservé aux femmes, nous pensons que c’est un gaspillage de ressources humaines et de matière grise d’un pays. Et c’est comme ça que nous avons décidé de faire quelque chose à notre modeste niveau.

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De qui est composé le groupe ? Dans le groupe il y a des Européens, des Américains, des Belges, des Algériens, des Togolais, des Rwandais. Au départ nous n’étions que des hommes et petit à petit les filles sont arrivées et aujourd’hui la majorité est féminine. Nous sommes 14 membres, dont 8 filles, et au départ nous étions 7. La plupart des membres du groupe n’était jamais allée en Afrique, donc en 2009, j’ai proposé qu’on y aille tous ensemble. On est allé en septembre 2009, voir le projet sur place.

leur apprendre un métier et faire d’elles finalement de bonnes citoyennes qui pourront œuvrer demain pour le développement de leur pays. Pendant 3 ans elles vivent là-bas, elles sont prises en charge, tous leurs besoins sont couverts. Après 3 ans, on tente une première réinsertion dans la famille. Si ça se passe bien elle reste en famille, sinon elles reviennent au centre et on essaie de trouver une alternative, on essaie de voir si à leur majorité elles peuvent pratiquer un métier et se prendre en charge. Qu’est-ce que concrètement ?

Pourquoi avoir choisi de vous investir dans le projet de soutien aux filles abandonnées du Togo ? On a décidé de s’investir dans la problématique de la femme et de commencer par la population la plus faible et la plus fragile de cette tranche, c’est –à-dire les enfants. Et notamment, celles qui sont abandonnées par leurs familles, celles qui font face à la délinquance ou à la prostitution. Ayant écrit le projet et les grands axes de ce que nous voulions faire, c’est dans ce cadre-là qu’en 2008, mes amis m’ont mandaté pour aller sur le terrain. Le but était de voir quelle organisation fiable serait à même d’être notre partenaire sur le terrain. Nous voulons être actif surplace mais il faut passer par un partenaire. Mon cousin qui vit là-bas, m’a donné des pistes et nous sommes tombés sur un bon partenaire, JATO (Jeunesse Antonienne Togolaise) qui avait déjà un centre d’accueil de ces jeunes filles. Lorsque nous sommes arrivés, le centre était presque fermé dû à des difficultés financières. Ce qui nous a plu dans le projet c’est qu’il s’agissait d’un projet pilote, dans la manière dont il est conçu. Les enfants sont suivis par des psychologues, des assistantes sociales. Le but est de les resocialiser, les remettre à l’école,

Goto

Togo

apporte

Quand nous sommes arrivés, il y avait 8 places, le centre était asphyxié financièrement. Avec notre soutien, on est passé à 10 places, puis à 12, ensuite à 15 et maintenant nous en sommes à 20 places. Ensuite il y a un fonctionnement régulier annuel. Nous faisons des activités pour financer ce centre. Maintenant, nous avons mis en place un poste de dépenses pour les filles qui sont réinsérées dans leurs familles parce qu’il arrive que ces familles n’aient pas les moyens de payer la scolarité de leurs enfants. Donc nous avons décidé de consacrer un montant pour le suivi, car quand ces filles sont réinsérées, elles sont suivies par le centre pendant au moins 2 ans. Régulièrement les travailleurs du centre vont dans les familles pour voir comment ça se passe. Quel âge ont-elles ? Elles ont en moyenne entre 10 et 16 ans. Quels sont vos futurs projets ? Nous voulons aussi qu’à terme la structure deviennent autonome financièrement. L’aide ce n’est pas seulement donner de l’argent mais d’arriver à ce que le centre se prenne en charge. Nous avions mis en place un premier projet mais qui n’a pas marché. Ce sont eux qui proposent des projets et nous voyons quelles sont les possibilités de faisabilité. Nous détestons d’un côté le complexe de supériorité des ONG par rapport aux associations locales et de l’autre côté le complexe d’infériorité que développe les africains eux-mêmes. C’est pourquoi nous leur avons dit que même si nous les soutenons financièrement, il faut que les partenaires soient à un même niveau par rapport à la réflexion, et aux propositions. Que ce ne soit pas nous qui imposions notre façon de voir.

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Nous avons aussi décidé de monter un projet de construction d’un nouveau centre, plus spacieux, plus performant qui serait plus éloigné du centre-ville. Actuellement ils sont en ville, c’est une belle maison, le cadre est accueillant. Généralement, ce type de centre est très mal entretenu et manque d’hygiène. Mais ce n’est pas parce que les filles viennent de la rue qu’on doit les mettre dans des taudis. Mensuellement la maison coute, et donc le but est de trouver des subsides ici pour construire le bâtiment. Le terrain est déjà acquis, on y a posé la première pierre. Quels sont vos objectifs à long terme ?

avons organisé sur le rôle de la femme dans la résolution des conflits de guerre s’inscrivait dans ce cadre-là. Tout ce qui touche à la problématique genre au niveau de la femme nous intéresse, c’est pourquoi nous avons organisé cette conférence. Cette année, nous ferons quelque chose lors de la journée de la femme, un film suivi d’un débat. Nous organiserons de petites conférences thématiques sur différents thèmes qu’on a arrêtés ensemble avec des étudiants togolais. Comment réagissent les participants par rapport à la problématique que vous soulevez lors de vos activités ?

Nous voulons aller plus, si demain nous avons plus de moyens. Nous voudrions faire plus au niveau de l’éducation. Personnellement, mon rêve est de mettre en place un centre d’éducation citoyenne dans un premier temps pour les femmes, et dans un second temps pour les enfants, les jeunes, où l’accès aux nouvelles technologies sera gratuit. Et aussi un projet d’éducation qui permette aux femmes de briser le carcan social dans laquelle elles se trouvent et de comprendre que l’émancipation d’un pays vient aussi d’elles. Elles doivent avoir un rôle et se libérer des contraintes sociales qui leur sont imposées et apporter une contribution dans tous les secteurs de la société. Il ne faudrait pas qu’on limite les femmes au secteur informel, aux marchés. Mais qu’elles soient en politique, en économie, partout. L’erreur que les pays africains font c’est que généralement, il arrive qu’on place des hommes incompétents à des postes alors que des femmes sont compétentes et c’est une perte de productivité tout simplement. Donc quand une femme est plus compétente qu’un homme il faut le reconnaitre et la mettre à la place qu’il faut.

Il y a encore beaucoup de travail dans ce domaine-là. Il y a des gens circonspects qui en profitent pour dire que les femmes seraient plus enclines à la débauche que les hommes. Ce sont des préjugés ancrés dans la tête de certains. Mais sinon en général le retour est plutôt positif. Ce qui impressionne les gens c’est que des jeunes se soient organisés pour ce genre d’action. Et on a le soutien de nos parents, et amis.

Comment récoltez-vous des fonds ?

Suivez les activités de Goto Togo sur le site :

Ce n’est pas facile d’obtenir des subsides. Et puis nous ne sommes pas professionnelles, nous avons d’autres boulots à côté. Nos sources de revenus viennent principalement des activités que nous organisons : soirées, dîners, vente de produits dérivés comme les calendriers, les agendas,…

www.gototogo.org

Organisez-vous d’autre type d’activités ? Nous organisons aussi des activités qui nous permettent une réflexion sur la thématique genre. La dernière conférence-débat que nous

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Les nouvelles du Royaume

Fatou Seck Gningue, une héroïne trop tôt disparue Par Sokhna Amar-Dioury Rédactrice pour RHA-Magazine Représentante RHA au Sénégal

Une héroïne disparait à la fleur de l’âge. L’élève officier, « Fat Seck » pour ses intimes, nous avait quitté le lundi 3 Octobre 2011. Une mort aussi brutale qu’inattendue pour sa famille et ses amis qui n’arrivent toujours pas à réaliser le malheur qui leur est tombé. Elle avait tout juste 22 ans, l’âge des rêves.

A

après avoir réussi haut la main le concours d’entrée de la très sélective école militaire EMIA , qui forme des officiers des armées de la sousrégion Fatou arrive à l’école militaire interarmées au Mali. Elle est la seule fille à avoir réussi ce concours en 2010. Son ambition et ses rêves en bandoulière, elle s’envole pour le Mali. Elle réussit sa 1ère année haut la main, mais Fatou redoute la 2nde qu’on lui décrit comme la plus difficile de la formation. A la fin de la 1ere année, elle bénéficie d’une faveur que lui accordent les responsables de l’école grâce a l’intervention de son père. Ce dernier, à l’occasion d’une visite qu’il rend à sa fille,

demande à ses supérieurs de lui accorder un mois de vacances afn qu’elle puisse passer le mois de Ramadan avec sa famille. Durant toutes ses vacances, Fatou ne parle que de ses craintes par rapport à sa 2ème année de formation. Elle sollicite tous les jours des prières auprès de ses parents afin que Dieu la tout au long de l’ année. Ses parents la rassurent et ne se doutent pas de la peur réelle qui la tenaille. A la veille de son départ pour Koulikoro, sa maman lui prépare des amuses- gueule et du « Khaloua » (viande légèrement assaisonnée et cuit a l’étouffée avec de la graisse, qui aide à la conserver le plus longtemps possible). Fatou est contente d’avoir toutes ces choses à manger et se promet de bien les cacher pour ne pas se les faire confisquer par ses supérieurs. Jusqu’au jour de son départ, elle fait promettre à sa sœur de prier pour elle, afin que les difficultés de cette 2ème année lui soient allégées. Mais de quoi Fatou avait-elle peur? Trois jours après son départ, son père reçoit un appel téléphonique des responsables des forces armées sénégalaises qui lui posent des questions sur sa fille, lui demandant son adresse, mais sans rien lui dire de plus. Le lendemain, un colonel et un aumônier de l’armée se présentent à son domicile et la nouvelle tombe comme une massue sur la tête de toute la famille. On leur apprend que leur fille chérie est décédée suite à un accident et pas plus de détails. C’est de cette façon que parle « la grande muette ». D’abord abasourdie, la maman de Fatou ne réalise surement pas le malheur qui frappe sa famille. Que s’est-il donc passé cette nuit du dimanche 2 au lundi 3 octobre 2011 ? Nous ne le saurons sans doute jamais. La presse malienne nous a parle d’un

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ident avec une vingtaine de victimes, accident dont 5 morts, 4 fils de hauts officiers de

l’armée malienne et la seule fille du groupe, Fatou Seck Gningue.

On pense d’abord à une intoxication alimentaire, puis on apprend que le camion où se trouvaient les officiers aurait urait sauté sur une mine.. D’autres sources parlent de mauvaises manipulations ions de grenades qui auraient auraie explosées ou encore d’un sabotage de leurs ainés de 3ème année qui auraient remplacé les balles en caoutchouc de leurs armes par des balles réelles. Aujourd’hui, une chose reste certaine : ces jeunes ont péri au cours de manœuvres militaires extrêmement éprouvantess physiquement et moralement. Mais au fil des jours les choses les éléments s’éclaircissent, notamment grâce à une autopsie et un examen du corps de la jeune Fatou Seck. A la demande du Sénégal, le Chef d’Etat malien Amadou Toumani Toure a ordonné une enquête qui a permis de révéler l’horreur : ces jeunes officiés, jugés comme étant trop privilégiés par leurs ainés de 3ème 3è année, auraient peut être été torturés à mort par ces derniers, et pire, sous les yeux et la barbe des responsables de l’école militaire et des responsables des exercices militaires. Ont-ils ils seulement mesuré la gravité de leurs actes ? Se doutaient-ils ils qu’ils prenaient des de vies humaines en agissant de la sorte ? Fatou racontait à sa mère qu’elle était souvent menacée par l’un un de ses supérieurs qui lui disait « détenir sa vie entre ses mains… », se substituant à audacieusement à Dieu. La radiation de l’ensemble des élèves de de la 3eme année, l’arrestation et l’emprisonnement des responsables des manœuvres ainsi que la destitution de leurs fonctions des d responsables de l’école ne constituent pas une épilogue pour maman Dior Fall Gningue. Connaîtra-t-elle Connaî un jour le sentiment que ue justice ait été faite ? Pourra t-elle un jour retrouver le sommeil ?…

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Les griots de la Reine

Le Message de la Vie

pour dire aux hommes qu’il n’en sera pas ainsi.

Article tiré du site panafricain BANA MBOKA

deviennent mortels.

Mais ceux-ci ci ne croient pas le caméléon et Le premier homme et la première femme ont

Par Momi Mbuze – Président de BANA MBOKA

un enfant, un garçon, etYataa Yataa, l’être suprême

Partenaire de RHA-Magazine- www.banamboka.com

dans la mythologie des Kono de Sierra Leone, leur dit à tous les trois qu’ils seront immortels, qu’il leur donnera des peaux neuves quand leur corps vieillira et qu’ils redeviendront jeunes. Dieu enveloppe les peaux enveloppe les peaux neuves et donne le paquet au chien. Le chien portee le paquet jusqu’à ce qu’il rencontre d’autres animaux entrain de manger. Le chien, impatient de partager le festin, pose le paquet et se dirige vers la pitance. Un des animaux lui demande ce que contient le paquet et lui raconte l’histoire des peaux neuves. es. Le serpent

entend

l’histoire

et,

profitant d’un instant d’inattention du chien, vole le paquet, l’emporte chez lui et ne partage guerriers-danseurs danseurs Xhosa

le contenu avec d’autres serpents. Quand le

Dans la mythologie du peupleXhosa Xhosa d’Afrique

chien

arrive à

destination, l’homme lui

du Sud,Quamatha le Créateur envoie un

demande: « où sont les peaux? » et l’animal lui

caméléon sur la terre pour dire aux gens qu’ils

répond: « c’est le serpent qui les a volé! ». Ils

resteront immortels. Pendant son voyage vers

en parlent à Yataa,, et Dieu leur dit qu’il ne

la terre, le caméléon se sent fatigué et s’arrête s’ar

reprendra pas les peaux aux serpents mais

pour se reposer. Un lézard qui passe par là lui

que; dorénavant, les serpents ne seront plus

demande où il va et pourquoi. Alors le lézard

autorisés à vivre en ville avec d’autres

prend les devants, se dépêche et annonce aux

animaux,

terriens qu’ils vont mourir. C’est un tollé

débrouiller seuls.

général et les gens pleurent. Le caméléon, en

Ainsi, maintenant, quand un homme vieillit, il

entendant ces plaintes,, se précipite sur la terre

doit mourir et, parce que le serpent a volé les

seront

exclus

et

devront

se

peaux, l’homme essaie toujours de le tuer. Source: Encyclopédie de la Mythologie

A PROPOS DE L'AUTEUR

Momi M'Buze, passionné d'anthropologie, de géopolitique et de développement durable en Afrique. Homme autodidacte, membre de groupes de discussion et de réflexions,

portant

une

attention

particulière

aux

questions impliquant des actions socio-culturelles socio mais aussi macro-économique ique en rapport avec le bien-être bien de l'homme et des États africains.

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La recette du mois : destination littoral du Cameroun

"Ndolè à la viande et aux crevettes" Recette proposée par Annabelle Epée--Bizongo

Ingrédients :

Pour la viande :

-1kg de ndolè

Couper la viande en petits morceaux, les faire revenir dans une sauteuse avec un peu d’huile, remuez jusqu’à coloration.

-200g d’arachides fraîches décortiquées et écrasées -11 kg de bœuf (macreuse, gîte, tendron ou queue de boeuf) -200g 200g de crevettes roses fraîches et décortiquées

Couper per un oignon et un ail et l’ajouter l dans la viande. Saler aler et poivrer, remuer jusqu’à ce que ce soit doré, puis verser de l’eau et laisser mijoter 1h. Une fois prête , réserver la viande.

- 1 tomate fraîche

Pour le ndolè :

-1 petite racine de gingembre

Dans une cocotte, verser verse les arachides écrasées, s, laisser cuire environ 30 min en s’assurant que l’arachide est bien cuite et non pâteuse.

-2 ½ oignon -2 gousses d’ail -1 piment (facultatif) -1 cube Or

Dans un robot, mixer : 1 oignon, 1 gousse d’ail, la petite racine de gingembre et la tomate, saler et poivrer, puis ajouter le

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tout dans la cocotte d’arachide. Et Laisser mijoter. Ajouter les feuilles de ndolè (bien lavées auparavant), ainsi que la viande et pour finir le cube or ensuite mélanger le tout de façon homogène. Vous pouvez jeter un piment dans la casserole juste pour aromatisé le plat durant la cuisson. Puis laisser cuire encore 15 min.

Dans une poêle, avec un peu d’huile, faire dorer, le ½ oignon restant, ainsi que les 200g de crevettes décortiquées saler et poivrer légèrement. Verser le contenu de la poêle sur le plat et voilà vous êtes servis !!! Comme accompagnement avec le ndolè, ce sont plus généralement des bananes plantains frits ou miondo (fin bâton de manioc). Bon appétit !!!

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