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G i l l es Or t l i e b

Saison sèche


Saison sèche Texte

e t p h oto g r a p h i e s

Gilles Ortlieb


J’erre toujours de-ci de-là À divers coups de tralala De Damas jusqu’à Omaha Je célébrai mon jour de fête Dans une oasis d’Afrique Vêtu d’une peau de girafe On montrera mon cénotaphe Aux côtes brûlantes de Mozambique T.S. Eliot


10 août, arrivée à Maputo, capitale de l’ancien royaume du Monomotapa. L’avenida Marginal aux palmiers effilés est à éviter, paraît-il, aussitôt la nuit tombée, ce que personne ne soupçonnerait pour l’heure, devant un embarcadère où la queue s’allonge de minute en minute pour passer de l’autre côté, à Catembe, et assailli par les vendeurs d’eau minérale, de noix de cajou, de glaces en cornet et de lunettes de soleil, là où l’Océan indien clapotant sur des rochers verdâtres et duveteux a la couleur exacte – un gris limoneux – de la Tamise sous un pont de Londres. Vendeurs de chaînes, vendeurs de sacs, vendeurs de cordes tiennent boutique à même le sol, non loin de la Travessa da Boa Morte et du jardin public de Tunduru, au gazon élimé, décoloré par le soleil d’hiver, à peine moins chaud que durant la saison humide.


Dans la nuit très noire de dessous l’équateur, dénombrer une quantité déroutante de gardiens, vigiles, sentinelles et agents de sécurité en civil, en uniforme paramilitaire ou avec fourragère à l’épaule, qu’on aperçoit en faction ou somnolant dans des fauteuils défoncés devant chaque entrée d’immeuble, dans la seule compagnie d’un bout de cigarette rougeoyant ou de la pastille éclairée, visible de loin, d’un téléphone portable. Il y a celles qui disposent amoureusement (pas d’autre mot) leur marchandise, fruits ou légumes, en pyramides parfaites, et ceux, comme les vendeurs de chaussures d’occasion, qui optent pour des présentations plus stratégiques – par couleur, forme, matériau. Les mi-sédentarisés, qui ont enchaîné à un tronc ou à une grille une table bancale qu’ils recouvrent d’une bâche pour la nuit, et les ambulants, qui bran-


dissent leurs articles à vendre (téléphones portables, sculptures africaines, cartes postales) dans le halo des restaurants fréquentés par les étrangers de passage, avec l’espoir le plus souvent déçu de capter un regard. Sans parler des cireurs de chaussures, qui disposent leurs outils de travail dans un ordre impeccable, comme un chirurgien ses pinces et ses scalpels avant une intervention particulièrement délicate. Par contraste, les laveurs de voiture n’ont à proposer que l’éponge qu’ils tiennent à la main et un seau rempli aux deux tiers, posé en évidence sur le trottoir. La largeur des avenues met ici en scène leur vacuité même : des ronds-points dont le tour à pied équivaudrait à remonter une rue moyenne dans son intégralité avec, en leur milieu, des statues de militaires souvent, rebelles ou généraux, bras tendus ou index dressé (l’un n’excluant pas l’autre), un cheval parfois


(mais rarement, sous ces latitudes) ou même, comme devant l’antique gare de Lourenço Marques, une femme monumentale en compagnie d’un serpent lové. Souvent aussi, rien du tout, ou bien un sac en plastique voletant distraitement sur un souvenir de gazon devenu trop ancien, trop lointain pour pouvoir encore correspondre à aucune réalité. Verticalités – à l’aplomb de soi-même, je veux dire – qu’on tâche de raboter, de circonvenir horizontalement, en se déplaçant d’une ville à l’autre, puis d’un bout d’une ville à l’autre. Au-devant de quoi ? De ce qui finit par ressembler à une ignorance butée quant à ce qu’elles recèlent ; ou occultent. Attentes d’aéroport. L’infinie patience des religieuses faisant bloc avec leur valise, le regard aussi droit et impavide que leur foi.


Samedi soir à Beira, pourquoi pas. Au restaurante Farol, à deux pas du port, des serveurs en tenue de croque mort, mains croisées derrière le dos, ne quittent pas des yeux une clientèle éparse d’hommes d’affaires venus de la capitale ou de la métropole, afin de prévenir leurs desiderata avant même, si possible, que ceux-ci aient été formulés. Le craquement délicat des carapaces de crabes et autres crustacés, spécialité de la maison, suivi comme il se doit d’un bruit de succion, tandis que tous regardent plus ou moins distraitement l’écran suspendu où un bulletin d’information consacré aux incendies qui font rage en ce moment au Portugal montre en boucle des visages hébétés et des collines en feu sur fond de ciels embrasés. Puis c’est au tour d’une jeune femme de se déhancher en cape et gants noirs dans un paysage d’hiver, au milieu de sapins enneigés. Et la chose n’est pas moins incongrue, en cette saison, que les pères


Noël avec barbe blanche, rennes et traineau qu’on voit décorer les aéroports des pays chauds pendant la période des fêtes. Dimanche de brume, laquelle se dissipera vers midi pour dévoiler des avenues aussi larges que des pistes d’atterrissage. Beira, ville de HLM déglingués, aux balcons noircis, aux flaques odorantes dans des chaussées défoncées parmi les ordures et les chiens errants ; tout comme devant le Grande Hotel, immense construction désossée en bordure de la mer, et squattée depuis maintenant plusieurs décennies par des familles qui font sécher leur linge sur les terrasses et les balcons de l’ancien palace, à un jet de pierre d’un Palais des mariages dévasté et désert. Aux abords de la gare routière, l’agitation coutumière des marchands ambulants de beignets, d’œufs durs, de sodas aux couleurs vives qui en deviennent parfois,


selon l’incidence de la lumière, phosphorescentes. Puis halte à la terrasse d’un café-restaurant baptisé Le Moulin Rouge (en français dans le texte) arborant sur son toit un sosie du moulin à ailes de la place Pigalle, où viennent se sustenter les marins et ouvriers du port voisin. Un corbeau s’égosille sur le toit d’un immeuble et une bonne partie de l’après-midi s’écoulera ainsi, immobile et rauque, dans des relents de pêcherie. « Le vague, le complexe, le subtil », ces trois qualificatifs dont voulait rendre compte le paulismo centenaire de Fernando Pessoa, n’ont pour ainsi dire rien perdu de leur pertinence, de leur actualité. La cohorte sans fin des marcheurs de bords de route, quelles que soient la route et l’heure de la journée ou de la nuit. Et, dans les villages, le claquement des pions sur les damiers, les silhouettes accroupies dans l’obscurité, les petits feux de fortune – ou d’infortune


– allumés près des poubelles par ceux qui viennent d’en inventorier les contenus. Vendeurs de rue, suite. Celui-ci ne vend que des cure-dents et des coton-tiges, celui-là des câbles et des chargeurs de téléphone, cet autre n’a que des poivrons verts à proposer, celle-là des oranges épluchées. Et le petit marchand de cacahuètes, sur un trottoir de Nampula : son stock tenait tout entier dans un sac en plastique bleu, mais l’étal improvisé était exemplaire, depuis l’escabeau de bois brut taillé à sa mesure jusqu’aux cônes en papier qu’il confectionnait en un tour de main, en passant par la dosette utilisée – l’équivalent d’un verre à liqueur, excluant toute approximation dans les transactions et valant donc bien le mètre en platine iridié conservé à Sèvres ou l’étalon or des marchés financiers. Bref, un petit commerce réglé à la perfection, et amenant


presque à jalouser un rapport au monde si bien ajusté. Scènes et choses de la rue puisque ce sont les seules, en somme, que j’aurai véritablement vues. Ilha de Moçambique. Cette dernière étape est celle qui avait marqué le début de l’expédition de celui sur les traces de qui j’ai entrepris ce voyage. L’Ilha n’est plus une île (une étroite passerelle la relie maintenant au continent) et l’ancienne capitale n’a plus conservé de son passé qu’une série de bâtiments officiels encore en place, mais, à l’exception de la prison (surpeuplée, paraît-il), à l’abandon. Le tribunal, l’hôpital, la salle de spectacles, la capitainerie au portail flanqué de deux ancres de marine, un palais du gouverneur momifié, un jardin public s’efforçant malgré tout de sauver les apparences devant une stèle orpheline dédiée à toutes les âmes des colons portugais inhu-


més à proximité : autant de coquilles vides, et inégalement écaillées. La résidence d’été du gouverneur tombe en ruine sur la presqu’île, devant la marée montant à la vitesse d’un crabe pourchassé plutôt que d’un cheval au galop, pour détremper les racines d’une mangrove qui n’attendait rien d’autre. Les troncs des baobabs défeuillés durant la saison sèche paraissent plus monstrueux encore, mais il n’empêche : les vacances d’hiver touchant à leur fin, les classes reprendront lundi dans l’école nettoyée et reblanchie pour l’occasion ; à la nuit tombée, par-dessus les ruelles plongées par intermittence dans une obscurité palpable et peuplée, se mettent en place des constellations brouillées jusqu’à l’illisibilité dans cet autre hémisphère, d’une absolue netteté.


Sarah’s place : un tronc de baobab auquel on a suspendu une batterie de casseroles, un container aménagé pour héberger le bar de l’établissement, un même tissu bigarré habillant la patronne – Sarah, donc – et des tables numérotées ; des gosses qui doivent avoir des yeux de singe nyctalope (et vous avoir suivi dans l’obscurité) surgissent soudain de nulle part pour vous souhaiter le bonsoir, et le poulet dans l’assiette semble avoir été découpé sous les roues d’une camionnette tant on a de mal à identifier les morceaux : tout cela, qui peut paraître exotique, ne l’est au fond pas plus, pour aucun des personnages présents, qu’une salle à manger ordinaire dans un hôtel-restaurant de province, avec casseroles en cuivre briqué sur les murs, pour la décoration.


Cabeceira Pequena et Cabeceira Grande, comme on dirait Moyeuvre Petite et Moyeuvre Grande, sur la presqu’île de Mossuril où se dresse encore le puits auquel aurait bu Vasco de Gama à son premier voyage, pris d’assaut ce jour-là par des mères de famille et leur progéniture : c’était jour de lessive, aussitôt mise à sécher sur le sol en un damier multicolore et fripé. Une meute de chiens au poil clair a élu domicile dans le terrain vague qui s’étend derrière l’hôtel (O Escondidinho, le bien nommé), séparé de l’avenue du bord de mer par un mur hérissé de tessons de bouteille. Peu après minuit, un fond musical syncopé a réveillé tout le quartier, en provenance de la plage ; et comme c’est samedi, il y a fort à parier qu’il ne faiblira pas et ne cessera plus jusqu’aux approches de l’aube. D’une intensité variable selon la direction du vent, mêlé au roulement des


vagues et parfois recouvert par elles, tour à tour berceuse et transe : les lits à moustiquaire renvoient obscurément aux lits cages d’enfance. Parmi les villes perdues, Nacala, au nord du pays, où une lumière verticale écrabouille tout à travers un voile de poussière : stations-service, soudeurs à la pièce, cimenteries, cantines en plein air, réparateurs de mobylettes, vendeurs d’essence au détail, en jarres ou en bouteilles. Un décor de Far-West, de Nouveau Mexique aussi bien, voire de l’ancien. Aux abords du port en eau profonde, de nombreux immeubles demeurent inachevés, avec boiseries de fenêtres entreposées sur des balcons fraîchement démoulés, que le vent traverse comme s’il était chez lui. Une même pancarte fait, ici et là, la publicité du residencial Sky : Venha dormir no ceu ! « Venez dormir au ciel ! » – et on se dit qu’on aimerait autant


que possible retarder l’échéance. Tous les camions en circulation sont du même modèle, avec un plateau arrière taillé aux dimensions exactes des conteneurs entassés sur les quais en contrebas. Pas moins de vingt roues les soutiennent, aux pneus sculptés, et les klaxons résonnent comme des sirènes au milieu d’un trafic ininterrompu de jour et de nuit. Une chienne traverse l’avenue Eduardo Mundlane sans regarder à droite ni à gauche, qui ressemble à s’y méprendre, avec ses mamelles battantes, à la louve nourricière des jumeaux Romulus et Remus. L’existence brute sent ici non pas la sueur, aussitôt évaporée, mais la poussière, le gasoil et la bière, parmi les effluves douceâtres montant des vraquiers et cargos céréaliers. Ville plus perdue encore, Fernão Veloso, à une dizaine de kilomètres plus à l’est : des huttes de pêcheurs,


des familles pique-niquant, des sexagénaires lavant leur voiture comme partout ailleurs sur terre, des jeunes gens sur la plage qui font des saltos arrière, se prennent abondamment en photo, poussent des cris dans les vagues et s’observent en coin d’un sexe à l’autre, pendant que poissons et crustacés grillent sur des brochettes plantées à la verticale dans le sable, devant des lits de braise. Ou l’extériorisation, jusqu’à la tombée de la nuit, d’une excitation dominicale et bon enfant – ce qui doit être un pléonasme dans ce coin perdu comme dans les garden-party qui auront égayé, ce même dimanche d’août, un certain nombre de résidences secondaires en Seine-et-Marne ou de villas avec piscine entre Fréjus et Le Lavandou. Les séances d’abrutissement programmé que sont devenus les longs trajets en avion : on nous gave de plateaux repas arrangés comme des dînettes pour


nous faire tenir tranquilles, de films d’action aux intrigues puériles ou de bluettes mettant en scène des amours anglophones et contrariées. Vers quoi nous sommes inévitablement conduits, comme troupeau dans l’enclos, par l’obscurcissement automatique des hublots biffant toute vue sur les paysages en contrebas. La carlingue est devenue caverne platonicienne, où les ombres seraient remplacées par des écrans chatoyants comme des vitraux d’église ; et les passagers, à l’arrivée, une collection de zombies engourdis, taiseux et rencognés, maintenant postés devant le tapis roulant où défilent les valises, formalité dernière avant de recouvrer un début ou semblant d’identité en respirant à nouveau l’air et les odeurs du dehors, sur le parvis.


L'auteur


Gilles Ortlieb est né en 1953 au Maroc où il a passé une partie de son enfance. Après le retour en France, études de lettres classiques à la Sorbonne, puis à l'Institut des langues orientales (grec moderne). Ses premiers textes ont été publiés dans la N.R.F. en 1977. Poète et prosateur, Gilles Ortlieb est l'auteur d'une vingtaine de livres (édités, entre autres, par Le temps qu'il fait, Le Bruit du temps et Gallimard) et il a collaboré à de nombreuses revues : L'Animal, Légendes, La Nouvelle Revue Française, Théodore Balmoral, entre autres. Il est aussi traducteur de Constantin Cavafy, de Frank Wedekind, de Georges Séféris, Mikhaïl Mitsakis, Thanassis Valtinos, Dionysios Solomos. Bibliographie

–– Brouillard journalier, Obsidiane, 1984 ; –– Petit-Duché de Luxembourg, Le temps qu’il fait, 1991 ; –– Gibraltar du Nord, Le temps qu’il fait, 1995 ; –– Poste restante, La Dogana, 1997 ; –– La Nuit de Moyeuvre, Le temps qu’il fait, 2000 ; –– Place au cirque, Gallimard, 2002 ;


–– Les Tramways de Bruxelles, Théodore Balmoral, 2002 ; –– Carnets de ronde, Le temps qu’il fait, 2004 ; –– Meuse métal, etc ; (poèmes), Le temps qu’il fait, 2005 ; –– Au Grand Miroir, L'Un et L'Autre/Gallimard, 2005 ; –– À eux-mêmes inconnus, Le temps qu’il fait, 2006 –– Des orphelins, L'Un et L'Autre/Gallimard, 2007 ; –– Sous le crible, Finitude, 2008 ; –– Le Train des jours, Finitude, 2010 ; –– Tombeau des anges, L'Un et L'Autre/Gallimard, 2011 ; (Prix Servais 2012) –– Liquidation totale (photographies et textes), Le temps qu'il fait, 2011 ; –– Vraquier (Notes & Légendes), Finitude, 2013 ; –– Soldats et autres récits, réédition, Le bruit du temps, 2014 ; –– Et tout le tremblement, Le bruit du temps, 2016 ; –– Dans les marges, Le bruit du temps, 2016 ; –– Pavillon Moïana, Fata Morgana, 2017 ; –– Ângelo, Finitude, 2018 ;

Traductions Du grec –– Constantin Cavafy, Poèmes anciens ou retrouvés (en collabora-


tion avec Pierre Leyris), Seghers, 1987 ; –– Georges Séféris, Six Nuits sur l’Acropole, Maren Sell/Calmann-Levy, 1994, puis, nouvelle édition, traduction revue et corrigée, nouvelle présentation, Le bruit du temps, 2013 ; –– Mikhaïl Mitsakis, Le Suicidé et autres textes, Le temps qu’il fait, 1997 ; –– Mihaïl Mitsakis, Le Chercheur d’or, Finitude, 2003 –– Thanassis Valtinos, Accoutumance à la nicotine, Finitude, 2007 ; –– Dionysios Solomos, La Femme de Zante, Le Bruit du temps, 2009 ; –– Georges Ioannou, Le Pan d'ombre, Revue Théodore Balmoral n°62/63, 2010 ; –– Zissimos Lorenzatos, Un poème singulier de Cavafy, Revue Théodore Balmoral n° 38, 2001 ; –– Thanassis Valtinos, À contre-courant, Fario, 2016 ; De l’allemand –– Frank Wedekind, Un mauvais démon, La Dogana, 1990 ; –– Patrick Roth, Mon chemin vers Chaplin, Le Bruit du temps, 2015 ; De l’anglais –– Patrick McGuinness, Guide bleu, Fario, 2015 ;


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Ralentir poème 1 Un poème est un pont jeté en travers du temps Jean-Michel Maulpoix

Prendre le temps de lire un poème est un acte de résistance libérateur, une manière de rester dans l’instant présent, d’échapper à la fuite en avant permanente que nous impose le rythme de notre époque. C’est reprendre sa respiration avec l’inspiration des autres. La revue Ce qui reste, coéditée par Cécile A. Holdban et Sébastien de Cornuaud-Marcheteau, vous propose de marquer cette pause en vous faisant découvrir chaque semaine un auteur et un artiste (peintre, graveur, sculpteur, photographe, mais aussi pourquoi pas, musicien, cinéastre, etc). Ralentir travaux de René Char, Paul Éluard et André Breton, recueil de trente brefs poèmes précédés de trois préfaces, 1930, José Corti 1


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© Mars 2018 — Texte et photographie de Gilles Ortlieb La revue Ce qui reste pour la présente édition 16, chemin des Androns 33710 Bayon sur Gironde www.cequireste.fr — revue.cequireste@gmail.com Revue numérique hebdomadaire - ISSN 2497-2363


Verticalités – à l’aplomb de soi-même, je veux dire – qu’on tâche de raboter, de circonvenir horizontalement, en se déplaçant d’une ville à l’autre, puis d’un bout d’une ville à l’autre. Au-devant de quoi ? De ce qui finit par ressembler à une ignorance butée quant à ce qu’elles recèlent ; ou occultent . Tex te et photogr aphie s de Gille s O r tlieb

Saison Sèche – Gilles Ortlieb  

« Verticalités – à l’aplomb de soi-même, je veux dire – qu’on tâche de raboter, de circonvenir horizontalement, en se déplaçant d’une ville...

Saison Sèche – Gilles Ortlieb  

« Verticalités – à l’aplomb de soi-même, je veux dire – qu’on tâche de raboter, de circonvenir horizontalement, en se déplaçant d’une ville...

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