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1910 / 2010 CENTENARIO INSTITUT FRANÇAIS DE MADRID

L’Institut Français de Madrid : 100 ans de culture et d’enseignement (1910-2010)

El Institut Français de Madrid: 100 años de cultura y de enseñanza (1910-2010)

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Publicación a cargo de Serge Fohr, Directeur de l’Institut Français de Madrid. Editoriales Bruno Delaye, Ambassadeur de France en Espagne, Serge Fohr, Directeur de l’Institut Français de Madrid. Textos Georges Farnié, Gérard Imbert, Serge Fohr, Isabelle Lostanlen, Marie-Laure Rieu Millan y José Manuel Sanz Sanz. Efemérides Jean Croizat- Viallet, Rosa Salesne Blanco y Carmen Tabernero Magro. Han participado en la elaboración de este libro Agnès Bagarre, Jean Croizat-Viallet, Jorge Díaz, Georges Farnié, Serge Fohr, Gérad Imbert, Philippe Guillien, Martine Le Berre, Françoise Magron, Maribel Martínez, Yvan Nommick, Marie-Laure Rieu Millan, Rosa Salesne Blanco y Carmen Tabernero Magro. Traducciones Jean Croizat-Viallet, Gérard Imbert y Marie-Laure Rieu Millan. Agradecimientos a todo el personal del Institut Français de Madrid, del servicio cultural de la Embajada de Francia Aline Arenas, Berta Arjona Huertas, Ernesto Bautista, Marie-Béatrice Borda, Martine Cébrian, Alix Creuzé, Jeanne García, Luis Genilloud Martinrey, Jorge Díaz, Jérôme Labeur, Yves-Marie Le Berre, Miguel López, Pedro Romero de Castilla, Irene Salazar, José Manuel Sanz Sanz, Thérèse Seseña, Jean Mendelson, Director de los arcchivos del Ministerio de Asuntos Exteriores de Francia, la Casa de Velázquez y El Deseo D.A. S.L.U. Documentos de archivo

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Archivos del Ministerio de Asuntos Exteriores de Francia, Casa de Velázquez, Institut Français de Madrid y Archivos personales. Créditos fotográficos Colección Casa de Velázquez, Jorge Díaz, Jérôme Labeur, Jean-Marie Leroy / El Deseo D.A. S.L.U. (Fotografía de rodaje de La flor de mi secreto de Pedro Almodóvar), Pedro Romero de Castilla, José Manuel Sanz Sanz y Marie-Ingrid Svendsen. Diseño y maquetación: Carlos Halcón de Villavicencio Imprenta: Simplifica SL

© Institut Français de Madrid, Junio de 2010. Portada . Foto de grupo (alumnos del “collège” del nº 12, calle Marqués de la Ensenada). Ed. Tourte et M. Petitin, 1915.


1910 / 2010 CENTENARIO INSTITUT FRANÇAIS DE MADRID

SOMMAIRE

Editoriaux

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Des origines aux années 1920

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Les années Guinard: 1932 – 1962

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Des années 1960 aux années 1980

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Des années 1990 à aujourd’hui : le nouvel Institut

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Le bâtiment du nº 10, calle Marqués de la Ensenada

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Bibliographie

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Cet ouvrage est dédié à tous ceux qui ont contribué à la vie de l’Institut Français de Madrid, à son personnel et tout naturellement à son public. Nous associons à notre gratitude tous nos amis qui nous ont quittés.

Serge FOHR


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Le 9 octobre 1910, après bien des péripéties, le bâtiment du n° 12 de la rue Marqués de la Ensenada ouvrait ses portes pour se transformer, au fil des années, en un véritable creuset de la culture française en Espagne. Il abrita en effet successivement le collège de la Société Française de Bienfaisance, le lycée français de Madrid et, enfin, l´Institut Français de Madrid qui célèbre cette année le centenaire du bâtiment qui l’accueille. En 1910, au moment où la capitale inaugurait son emblématique Gran Vía et sa fameuse Residencia de Estudiantes, la France s’associait à la modernité madrilène. Ce fut aussi l’année d’un nouveau départ dans les relations entre nos deux pays. Le renforcement de la présence française à Madrid marquait sans conteste une volonté de resserrement des relations politiques et culturelles. Cent ans de coopération ininterrompue en dépit des aléas de l´histoire, cent ans qui ont vu passer plusieurs générations d´Espagnols dans cette rue. Cent ans de conférences, de débats, de théâtre, de musique, de cinéma avec des noms tels que Maurice Ravel, Luis de Pablo, Fernando Savater, Ariane Mnouchkine, Josep Maria Flotats, Luc Montagnier, Pedro Laín Entralgo, Fernando Trueba, Jean Rouch, Julián Marías, Claude Simon, Antonio Saura, Henri Bergson, pour ne citer qu’eux. Depuis l’ouverture de nouveaux espaces au n°10 de la rue Marqués de la Ensenada dans les années 1990, l’Institut Français de Madrid continue à être le point de rencontre entre les artistes, les intellectuels et le public des deux pays. A cette occasion, je rends hommage à tous ceux qui ont œuvré en faveur du rayonnement de notre culture et de notre enseignement. Le succès de notre réseau culturel et de nos lycées en apporte la preuve.

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Je souhaite à l´Institut Français de Madrid et à toutes les personnes qui contribuent et ont contribué à son rayonnement, un très heureux anniversaire.

Bruno DELAYE Ambassadeur de France en Espagne


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El 9 de octubre de 1910, después de muchas peripecias, abría sus puertas el edificio del n° 12 de la calle Marqués de la Ensenada para transformarse a lo largo de los años, en un verdadero crisol de la presencia cultural francesa en España. En efecto, este edificio albergó sucesivamente el Colegio de la Sociedad Francesa de Beneficiencia, el Liceo Francés de Madrid y, por fin, el Institut Français de Madrid que celebra este año el Centenario del edificio que lo hospeda. Al mismo tiempo que la capital inauguraba su emblemática Gran Vía y su famosa Residencia de Estudiantes, Francia entraba de esta manera en la modernidad madrileña. Fue 1910 el año de un nuevo impulso en las relaciones entre ambos países ya que, sin lugar a dudas, el incremento de la presencia francesa en Madrid era la señal de una voluntad mutua para reforzar las relaciones políticas y culturales. Cien años de cooperación ininterrumpida a pesar de las vicisitudes de la historia, cien años durante los cuales varias generaciones de españoles han pasado por esta calle, Marqués de la Ensenada, que todos identifican con nuestro país. Cien años de conferencias, debates, espectáculos y cine, con nombres tan famosos como Maurice Ravel, Luis de Pablo, Fernando Savater, Ariane Mnouchkine, Josep Maria Flotats, Luc Montagnier, Pedro Laín Entralgo, Fernando Trueba, Jean Rouch, Julián Marías, Claude Simon, Antonio Saura, Henri Bergson, entre tantos. Después de los cambios en los años noventa y la apertura de nuevos espacios en el n° 10, el Institut Français de Madrid sigue sirviendo de puente entre los artistas, los intelectuales y el público de ambos países. Que se me permita aprovechar esta oportunidad para rendir homenaje a todos los que han contribuido en la difusión de nuestra cultura y en la calidad de nuestra enseñanza tal como lo atestigua hoy la fama de nuestros lycées y nuestros centros culturales. Deseo a cuantos participan y han participado en la vida del Institut Français de Madrid, un feliz y fructuoso centenario.

Bruno DELAYE Embajador de Francia en España

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L’Institut Français de Madrid célèbre cette année ses cent ans. En parcourant dans les Ephémérides les activités culturelles et d’enseignement de l’Institut à ses débuts, nous restons étonnés par leur modernité. La volonté des fondateurs était bien de créer un véritable foyer culturel de recherche, d’enseignement et d’échanges avec l’Espagne. Toutefois, l´Institut Français de Madrid hésite entre fêter le centenaire de ses activités - son contenu - ou bien les cent ans du bâtiment qui l’abrite aujourd’hui –son contenant. Le contenu, c´est la culture française, la langue française que plusieurs générations d´Espagnols ont eu l´occasion d´apprendre tout au long de ces années. Le contenant, ce sont les bâtiments occupés tour à tour par le collège, l’Institut et le Lycée français, du n°8 au n° 12 de la rue Marqués de la Ensenada. L´Institut a d’abord occupé un bâtiment construit en 1913 au n°10, puis il a déménagé au n°12 de cette même rue, en 1970. Ce centenaire célèbre tout autant la création de Ecole des Hautes Etudes Hispaniques, bordelaise et l’Union des Etudiants français et espagnols, institution toulousaine, qui constituèrent le premier Institut Français d’Espagne. Ces lieux, cette institution ne représentent-ils pas depuis si longtemps un foyer culturel ouvert et accueillant ? Un centenaire est toujours un moment d’exception dans la vie d’une institution. Je souhaite donc rendre hommage à travers les pages de ce livre qui retracent la vie de l’Institut Français de Madrid, à tous les personnels administratifs et techniques, à tous les enseignants, à tous ceux qui ont consacré tout ou partie de leur carrière à notre institution, aux artistes et aux intellectuels, aux milliers d´étudiants et à tous les amoureux de notre culture.

Serge FOHR Directeur de l´Institut Français de Madrid


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1910 / 2010 CENTENARIO INSTITUT FRANÇAIS DE MADRID

En 2010, el Institut Français de Madrid cumple cien años. Al hojear las Efemérides en las que se plasman sus actividades culturales y docentes, asombra la modernidad de este proyecto. De hecho, fue voluntad expresa de los fundadores crear un centro cultural de investigación y enseñanza, capaz de servir de puente entre España y Francia. Ahora bien, lo que celebramos hoy es tanto el centenario de un edificio – el continente - como el centenario de lo que se hacía y se sigue haciendo en él: el contenido. El contenido son la cultura y la lengua francesas que varias generaciones de españoles tuvieron la oportunidad de aprender durante la centuria. El continente, son los tres edificios que ocupan casi toda la calle Marqués de la Ensenada: el n° 8, sede actual del Consejo del Poder Judicial, anteriormente ampliación del colegio y del lycée, y el Institut, situado primero en el n°10 y hoy en el n° 12. Celebramos también dos instituciones que aunaron sus esfuerzos para crear el primer Institut Français d’Espagne: l’Ecole des Hautes Etudes Hispaniques, fundación de la Universidad de Burdeos, y la Union des Etudiants Français et Espagnols, creación de la Universidad de Toulouse. Esta doble filiación demuestra que desde el principio el Institut conformó un espacio cultural abierto y participativo. Un centenario siempre es un momento excepcional en la vida de una institución. Por eso, con el presente libro, deseo rendir homenaje a todo el personal administrativo y técnico, a todos los profesores, a los artistas, y a cuantos han colaborado con nuestra institución.También es de agradecer a todos los enamorados de nuestra lengua. Sin ellos, el Institut Français de Madrid no sería lo que es.

Serge FOHR Director del Institut Français de Madrid

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Vestíbulo del edificio nº 12 de la calle Marqués de la Ensenada. Institut Français de Madrid. Fresco de (1985) Dominique Chauvreau, pintor, sección artística de la Casa de Velázquez 1983-1984. © Foto de Pedro Romero de Castilla.

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DES ORIGINES AUX ANNÉES 1920

La Société Française de Bienfaisance, d’Aide Mutuelle et d’Enseignement (SFB) fut fondée en 1848 par Ferdinand de Lesseps, alors Ministre Plénipotentiaire à Madrid. Sa Commission d’Enseignement avait créé en 1884 un Collège qui fut exproprié par l´ouverture de la Gran Vía madrilène. En avril 1905 la SFB décida d´acheter un terrain très bien situé, rue Marqués de la Ensenada (le nº 12 actuel), propriété de la succession des marquis de Linares, pour y construire un nouveau collège. La construction de l´immeuble, œuvre des architectes André Galeron y Daniel Zavala, s´acheva en mars 1910 et le Collège fut officiellement inauguré le 9 octobre de la même année. C´est le bâtiment dont nous fêtons cette année le centenaire. Le Collège allait devenir en 1919 le Lycée Français de Madrid. Les effectifs du lycée, et les activités de l´Institut, augmentant chaque année, amenèrent la SFB à acheter en 1932 un édifice au n° 8 de la rue Marqués de la Ensenada, pour le compte de l´Etat français qui y construisit un splendide lycée ; celui-ci resta en activité jusqu´en 1969. Et les salles de classe du lycée devinrent, tout naturellement, des salles d´enseignement de français langue étrangère.

Mais revenons en arrière. L´Institut Français en Espagne est né d´un accord signé à Bordeaux en juillet 1909 entre les recteurs des Académies de Bordeaux et de Toulouse et l´Ambassadeur, qui représentait aussi le Président de la SFB. Il s´agissait de regrouper en une seule institution, qui devait œuvrer pour le rapprochement franco-espagnol, l´École des Hautes Études Hispaniques (fondation de l´université de Bordeaux, orientée vers la recherche) et l´Union des Étudiants français et espagnols (fondation de l´université de Toulouse, orientée vers l´enseignement). Au cours du Conseil d´Administration du 19 décembre 1910, le Président de la SFB Raoul Delvaille exposa le projet d´ensemble de l´Institut qui devait comprendre les deux fondations universitaires. La SFB recevrait un don de 150.000 francs du gouvernement français pour l´achat du terrain contigu au Collège (nº 10 actuel de la rue Marqués de la Ensenada) et des subventions annuelles de 5.000 francs de l´Etat et 1.500 francs de chacune des universités. L´Assemblée Générale Extraordinaire du 8 Janvier 1911 approuva définitivement l´engagement de la SFB dans cet ambitieux projet. L´achat du terrain fut décidé ainsi que la constitution d’une commission chargée de faire établir les plans de la construction de l’immeuble destiné à l’Institut et d’étudier son financement. On fit appel aux architectes qui avaient conçu le Collège. Suivit une période d’intenses échanges de correspondance entre Pierre Paris (directeur de l’Institut français d’Espagne section de Bordeaux), et les Universités de Bordeaux et de Toulouse, car le devis (195.000 francs) dépassait la subvention accordée par l’Etat. La SFB dut contracter un emprunt et demanda aux deux Universités de payer les intérêts. La SFB passa outre ces difficultés administratives et financières. Elle approuva les plans des architectes et la première pierre fut posée par Raoul Delvaille, Président de la SFB, le 10 Mars 1912.

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Le bâtiment fut officiellement inauguré le 26 mars 1913 en présence des autorités espagnoles et françaises : le comte de Romanones, Président du conseil des ministres, Léon Geoffray, Ambassadeur de France en Espagne, Théodore Steeg, ancien ministre de l’Instruction publique et délégué spécial de la République Française, Antonio López Muñoz, ministre de l’Instruction publique, R. Thamin et Paul Lapie, recteurs des Académies de Bordeaux et de Toulouse (…).Parmi les universitaires espagnols étaient présents Américo Castro, Manuel Bartolomé Cossío, Ramón Menéndez Pidal et Manuel Azaña. On comprend la satisfaction de la SFB grâce à laquelle, selon les paroles de Raoul Delvaille « aujourd´hui deux édifices superbes attestent orgueilleusement en plein centre de Madrid l´influence intellectuelle et éducatrice de la France » (Conseil du 27 avril 1913). L’Institut allait rester la propriété de la SFB jusqu’en octobre 1986, date à laquelle la société cédait le plein droit de propriété à l’Etat français représenté par Francis Gutmann, Ambassadeur de France à Madrid. La même cession fut réalisée pour le bâtiment du 8, calle Marqués de la Ensenada, occupé jusqu’en 1969 par le Lycée français et qui figurait au Registre sous le nom de Société Française de Bienfaisance.

Georges FARNIE, Président de l’association Entraide Française anciennement Société Française de Bienfaisance, d’Aide Mutuelle et d’Enseignement

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(1) Société Française de Bienfaisance, d’Aide Mutuelle et d’Enseignement (SFB)


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DE LOS ORÍGENES A LA DÉCADA DE LOS AÑOS 1920

La Sociedad Francesa de Beneficencia, Ayuda Mutua y Enseñanza (1) fue creada en 1848 por Ferdinand de Lesseps, entonces Ministro Plenipotenciario en Madrid. Su Comisión de Enseñanza creó en 1884 un Colegio que fue expropiado cuando se proyectó la Gran Vía madrileña. En abril de 1905 la SFB decidió comprar un terreno muy bien situado, calle marqués de la Ensenada (el nº 12 actual), para levantar un nuevo Colegio. La construcción del edificio, obra de los arquitectos André Galeron y Daniel Zavala, acabó en marzo de 1910, y el Colegio fue inaugurado oficialemente el día 9 de octubre del mismo año. Este año celebramos el centenario de este edificio. El Colegio iba a convertirse en el Liceo Francés de Madrid en 1919. Como los efectivos del Lycée y las actividades del Institut iban aumentando año tras año, la SFB compró un edificio en el número 8 de la Calle Marqués de la Ensenada, por cuenta del Estado francés, que edificó un magnífico liceo. El Lycée permaneció allí hasta el año 1969. Entonces, las salas del Lycée pasaron a ser salas para la enseñanza del francés como Lengua Extranjera. Pero retrocedamos en el tiempo. El Instituto francés en España nació de un acuerdo firmado en Burdeos, en julio de 1909 por los rectores de los distritos académicos de Burdeos y Toulouse, y por el Embajador que representaba también al Presidente de la SFB. Se trataba de reagrupar en una sola institución, cuyo objetivo era favorecer el acercamiento franco-español, la Escuela de Altos Estudios Hispánicos (fundación de la universidad de Burdeos, orientada hacia la investigación) y la Unión de Estudiantes Franceses y Españoles (fundación de la universidad de Toulouse, orientada hacia la enseñanza). Durante el Consejo de Administración de 19 de diciembre de 1910, el Presidente de la SFB, Raoul Delvaille, expuso el conjunto del proyecto del Instituto integrado por las dos fundaciones universitarias. La SFB recibiría un donativo de 150.000 francos del gobierno francés para comprar el terreno contiguo al Colegio (el nº 10 actual de la calle Marqués de la Ensenada) y subvenciones anuales (5.000 francos del Estado y 1.500 francos de cada universidad). La Junta General Extraordinaria de 8 de enero de 1911 aprobó definitivamente el compromiso de la SFB con este ambicioso proyecto. Se aprobó la compra del terreno y la creación de una comisión encargada de mandar levantar los planos de la construcción del edificio destinado al Instituto y estudiar su financiación. Se apeló a los arquitectos que ya habían diseñado el Colegio. Siguió un periodo de intenso intercambio epistolar con Pierre Paris (Director de la sección bordelesa del Instituto francés en España) y con las universidades de Burdeos y Toulouse porque el presupuesto (195.000 francos) excedía la subvención concedida por el Estado. La SFB tuvo que contraer un empréstito y pidió a las universidades que pagaran los intereses. La SFB no se amilanó ante estas dificultades administrativas y financieras. Aprobó los planos de los arquitectos, y Raoul Delvaille, su presidente, colocó la primera piedra el 10 de marzo de 1912.

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El edificio fue inaugurado oficialmente el 26 de marzo de 1913 en presencia de las autoridades españolas y francesas: el Conde de Romanones, Presidente del Consejo de Ministros, Léon Geoffray, Embajador de Francia en España, Théodore Steeg, ex-ministro de Instrucción Pública y Delegado Especial de la República Francesa, Antonio López Muñoz, Ministro de Instrucción Pública, R. Thamin y Paul Lapie, Rectores de los distritos académicos de Burdeos y Toulouse (…). Entre los universitarios españoles presentes estaban Américo Castro, Manuel Bartolomé Cossío, Ramón Menéndez Pidal, Manuel Azaña. Se comprende la satisfacción de la SFB gracias a la que “hoy dos edificios soberbios atestiguan orgullosamente en pleno centro de Madrid la influencia intelectual y educadora de Francia”, según dijo Raoul Delvaille en el Consejo del 27 de avril de 1913. El Instituto seguiría siendo propiedad de la SFB hasta octubre de 1986, cuando la SFB cedió el pleno derecho de propiedad al Estado francés representado por Francis Gutmann, Embajador de Francia en Madrid. La misma cesión tuvo lugar para el edificio situado en el nº 8 de la calle Marqués de la Ensenada, ocupado hasta 1969 por el Liceo Francés y que estaba registrado a nombre de la Sociedad Francesa de Beneficencia.

Georges FARNIE, Presidente de la asociación EntraideFrançaise antiguamente Société Française de Bienfaisance, d´Aide Mutuelle et d´Enseignement

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(1) Société Française de Bienfaisance, d´Aide Mutuelle et d´Enseignement (en adelante SFB)


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ÉPHÉMÉRIDES DE L´INSTITUT FRANÇAIS DE MADRID

Il n´était pas aisé, sur une période de cent années d´activité culturelle et d’enseignement, de retracer l´histoire de l´Institut Français de Madrid, de ses acteurs, des artistes et de leur public. Les auteurs de ces éphémérides ont dû faire des choix et privilégier, dans la mesure du possible, les moments importants où la rencontre toujours fructueuse entre la France et l´Espagne s´est manifestée au maximum de son intensité. Pour certaines périodes, les archives de l´Institut manquent, rendant très aléatoire la reconstruction de son activité. Pour d´autres au contraire, l´information est surabondante. Que le lecteur accueille donc avec bienveillance cet itinéraire dont les étapes sont la littérature, la pensée, la musique, les arts plastiques, le théâtre, la danse, le cinéma, la bande dessinée et les nouvelles propositions culturelles telles que les installations.

No ha resultado fácil reconstituir, a lo largo de una centuria, la historia de la actividad cultural y docente del Instituto Francés de Madrid, con sus actores, los artistas y su público. Los autores de estas efemérides han tenido que privilegiar los hitos de un encuentro cotidiano y secular entre Francia y España, seleccionando los momentos en los que mejor se plasmó esta intensa colaboración. Para algunos periodos, faltan o escasean los archivos, lo que ha dificultado la reconstrucción de la actividad del Instituto. En otros periodos, al contrario, apabulla sin sobrar su fecundidad. Que el benévolo y discreto lector recorra con fruición este itinerario, cuyas etapas son la literatura, el pensamiento, la música, las artes plásticas, el teatro, la danza, y las nuevas propuestas culturales contemporáneas. Jean CROIZAT-VIALLET Maître de conférences de l’Université de Toulouse-Le Mirail, Département d’Etudes hispaniques et ibéro-américaines

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Proyecto del edificio destinado a escuelas de la Sociedad francesa de beneficencia y enseñanza. Fachada principal del nº 12, calle del Marqués de la Ensenada, Madrid, 30 de enero de 1909, Daniel Zavala (arquitecto).

1905 : Acquisition d’un terrain au nº 12, Calle Marqués de la Ensenada, par la Société de Bienfaisance, d’Assistance Mutuelle et d’Enseignement, qui abritera successivement un collège (1910), le lycée français de Madrid (1919 - 1969), l’Institut Français de Madrid à partir de 1970.

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26 octobre 1905 : Le Président de la République française Emile Loubet pose la première pierre. Avril 1908 : Mission en Espagne des hispanistes bordelais Pierre Paris et Georges Cirot afin de mettre en place des échanges universitaires entre la France et l´Espagne. 1908 : L’Université de Toulouse organise ses premiers cours. Création de l’Union des Etudiants Français et Espagnols. Fin 1908 : Les plans des architectes sont approuvés par la Société de Bienfaisance, d’Assistance Mutuelle et d’Enseignement et par l’Ambassadeur de France en Espagne. 1909 : Conférences organisées par l’Université de Toulouse (Henri Mérimée, Jean Anglade, Henry Guy, Gustave Lanson, alors professeur à la Sorbonne, Emile Bertaux). Février 1909 : Conférences du programme d´échanges universitaires à Madrid (Henri Lorin, professeur de géographie coloniale et Paul Lapie, sociologue et philosophe).


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Fachada principal del nº12, C / Marqués de la Ensenada. Portada del folleto sobre el Collège de la Société française de Bienfaisance de Madrid. Ed. H. Tourte et M. Petitin, 1915.

6 mai 1909 : Fondation de l’Ecole des Hautes Etudes Hispaniques à Madrid. 20 juillet 1909 : L’Ambassadeur de France en Espagne, Paul Revoil, fait signer une convention par le recteur de l´Université de Bordeaux, le Recteur Thamin et celui de Toulouse, le Doyen Paul Lapie, prévoyant la collaboration des deux institutions sous le nom d’Institut français d’Espagne. Septembre 1909 : Le Recteur Thamin de l’Université de Bordeaux, demande à la Société Française de Bienfaisance, d’Assistance Mutuelle et d’Enseignement de Madrid, qui avait prévu d’agrandir son collège, de réserver un étage pour loger l’Ecole des Hautes Etudes Hispaniques. 1910  : Pierre Paris est nommé directeur de l’IFE (section de Bordeaux, recherches et formation des futurs hispanistes) et exercera ses fonctions jusqu’en 1931. Il sera l’un des fondateurs de la Casa de Velázquez et son premier directeur de 1928 à 1931. 1910  : Ernest Mérimée est nommé directeur de l’IFE (section de Toulouse, enseignement du français et de la civilisation française, organisation des cours à Burgos et à Madrid). Il exercera ses fonctions jusqu’en 1918. 1910 : Projet de création de l’Institut sur un terrain contigu au collège. Le futur Institut Français d’Espagne comprendra l’Ecole des Hautes Etudes Hispaniques (fondation de l’université de Bordeaux) et l’Union des Etudiants Français d’Espagne (fondation de l’Université de Toulouse).

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Fotografía del gimnasio del “Collège” del nº12, C / Marqués de la Ensenada. Ed. H. Tourte et M. Petitin, 1915.

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9 octobre 1910 : Inauguration du numéro 12, Calle Marqués de la Ensenada.


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Fotografía de una clase de gimnasia en el “Collège” del nº12, C / Marqués de la Ensenada. Ed. H. Tourte et M. Petitin, 1915.

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Nota del 1 de julio de 1911 de los arquitectos André Galeron y Daniel Zavala para la Sociedad Francesa de Beneficencia, sobre el proyecto de edificación del Institut Français d’Espagne (Colección IFM).

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8 janvier 1911 : Le conseil d’administration de la Société Française de Bienfaisance obtient l’accord unanime de l’Assemblée générale pour l’acquisition du terrain situé entre le collège et le Teatro Lírico. 21 juin 1911  : les plans établis par les architectes André Galeron et Daniel Zavala sont examinés lors d’un conseil d’administration de la Société Française de Bienfaisance.


Observaciones de Pierre Paris relativas al nuevo plano del Institut Français d’Espagne. 6 de julio de 1911 (Colección IFM).

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Carta de Paul lapie, rector de la Universidad de Toulouse relativa a los planos del Institut. (24 de octubre de 1911). (Colección IFM).

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Proyecto del edificio destinado al Institut Français d’ Espagne en el nº10, C/ Marqués de la Ensenada, Madrid, 25 de marzo de 1912, Daniel Zavala (arquitecto).

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Mars 1912 : les plans définitifs, sous la signature de l’architecte espagnol Daniel Zavala sont approuvés. Les travaux du nº 10, C / Marqués de la Ensenada commencent début avril. 1913 : Conférences organisées par l’Université de Toulouse. Interviennent le philologue romaniste Maurice Wilmotte et Paul Sabatier, Doyen de l´Université de Toulouse depuis 1905 et Prix Nobel de chimie 1912. 26 mars 1913 : Inauguration de l’Institut français d’Espagne au nº 10, c/ Marqués de la Ensenada.


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Carta de 1912 del arquitecto francés, André Galeron, sobre los inicios de las obras del nº 10, C/Marqués de la Ensenada. (Colección IFM)

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Portada de un tomo de la colección de actas de los consejos de administración de la Sociedad Francesa de Beneficiencia, Ayuda Mutua y Enseñanza. (Colección Entraide Française).

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Carta de Raoul Delvaille, Presidente de la SFB, a Pierre Paris relativa a los presupuestos para la construcción del Institut français d’Espagne. (27 de octubre de 1912). (Colección IFM).

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Carta del 7 de marzo de 1913 de Ernest Mérimée, director de la sección de Toulouse del Institut Français. Preparativos de la inauguración del Institut. (Colección IFM).

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Artículo del 10 de octubre de 1913 del Progrès du Nord (Lille) sobre la visita al Institut Français del Presidente de la República Francesa, Raymond Poincaré. Enviado por el Argus de la presse, servicio de envío de recortes de periódicos. (Colección IFM).

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Portada del historial de la fundación del Institut Français d’Espagne. Institut Français d’Espagne. Fondation des universités de Bordeaux et de Toulouse. Ed. P. Orrier, Madrid, 1916. (Colección IFM).

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9 octobre 1913 : Visite des deux établissements par Raymond Poincaré, Président de la République Française. 1916 : Conférences organisées par l’Université de Toulouse, dont celle de l’abbé Henri Breuil, paléontologue. Avril 1916 : Voyage en Espagne des membres de l’Institut de France : Emile Lamy (Académie française), le philosophe Henri Bergson (Académie française, Académie des Sciences morales et politiques), le naturaliste et zoologue Edmond Perrier (Académie des Sciences), le compositeur et organiste Charles-Marie Widor (secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-arts) et l’historien hispaniste Pierre Imbart de la Tour (Académie des Sciences morales et politiques). 6 mai 1916 : Envoyé en Espagne pour convaincre les intellectuels espagnols de rallier la cause de la France et de l´Angleterre, Henri Bergson visite l’Institut Français d’Espagne. Il donne une conférence à l’Ateneo de Madrid.


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Primera página del historial de la fundación del Institut Français d’Espagne. Institut Français d’Espagne. Fondation des universités de Bordeaux et de Toulouse. Ed. P. Orrier, Madrid, 1916. (Colección IFM).

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René Paris (hijo de Pierre Paris), Souvenirs, septiembre 1964. Nota sobre la historia del conserje del Institut Français d’Espagne de 1913 a 1927: Jean Soutiras. (Colección IFM)

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Discurso de Pierre Paris, director del Institut Français d’Espagne, en la Embajada de Francia el 15 de noviembre de 1918 con motivo del final de la Primera Guerra Mundial. (Colección IFM)

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1918 : L´hispaniste Henri Mérimée, fils d’Ernest Mérimée, est nommé directeur de l’IFE. (Section de Toulouse, enseignement du français et de la civilisation française, organisation des cours à Burgos et à Madrid). Il exercera ses fonctions jusqu’en 1924. 12 mai 1918 : Exposition des peintres contemporains français dans le Pavillon d’expositions d’El Retiro.(Bonnat, Flameng, Vuillard, Puvis de Chavannes). Pendant la Guerre de 1914-1918 : Des enseignants du Collège, de l’Institut, des universités de Bordeaux et Toulouse, les fils de Pierre Paris et ceux de l’ambassadeur, Léon Geoffray, sont mobilisés. Plusieurs mourront pendant les combats.


31 janvier 1919 : Exposition des sculptures, des peintures et des bijoux découverts à Belo (Cadix) par l´équipe d’archéologie de l´Ecole des Hautes Etudes Hispaniques. 23 mars 1919 : L’écrivain et spécialiste d’art A. Vegué donne une conférence à l’Institut à l’occasion d’une prochaine exposition d’art espagnol à Paris. 12 avril 1919 : Exposition d’art espagnol à Paris (Goya, Madrazo, Sorolla, Benlliure). Hommage aux fondateurs de l’Institut Français d’Espagne. Clôture officielle de la Semaine espagnole à Paris du 5 au 12 mai 1919. 19 mai 1920 : Inauguration de la Semaine française à Madrid avec une exposition de peintres et de médaillistes français. 12 juin 1919 : L´égyptologue et directeur du Musée Guimet, Alexandre Moret, donne une conférence à l’IFE. Juin 1920 : L´helléniste et diplomate Victor Bérard offre une conférence à l’IFE sur l’Odyssée. 1922  : Le philosophe José Ortega y Gasset prononce une conférence sur Marcel Proust quelques mois avant la mort du romancier. Elle sera publiée dans la revue NRF. 23 mai 1923 : Conférence à l´Ateneo du philosophe Jacques Chevalier sur Pascal. 24 mai 1923 : Conférence à l’Institut français de Henri Bouché sur l’aéronautique. 6 mai 1924 : Maurice Ravel interprète ses œuvres à l´IFE. 1925 : Création de l´association Amigos de Francia qui prévoit d’organiser des conférences à l’IFE.

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11 décembre 1926 : A la suite de la disparition de Henri Mérimée, Pierre Paris devient le directeur Général de l’Institut Français en Espagne. Paul Guinard est officiellement nommé directeur adjoint de la section toulousaine. Février 1927 : Conférences publiques des hispanistes Gabriel Laplane et Paul Guinard. Mai 1928 : L’IFE entreprend des fouilles archéologiques à Alcañiz. 16 octobre 1931: Conférence de Gabriel Laplane sur Montaigne,fundador del género del ensayo. 23 janvier 1932 : Concert de bienfaisance du Cuarteto Rafael y José Cubiles organisé à l’Institut pour les ouvriers au chômage.


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Foto izquierda: Busto en bronce de Pierre Paris por Mariano Benlliure, 1932 © Colección Casa de Velázquez. Foto derecha: Página del cuaderno de Pierre Paris (enero de 1916 – octubre de 1924), en el que apuntaba sus notas de arqueología, sus cuentas y sus citas cuando se desplazaba por España. En este cuaderno, Pierre Paris describe también las excavaciones de Alcañiz, de mayo-octubre de 1924. (Colección IFM).

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El 14 de febrero de 1917, Pierre Paris visita la Casa del pueblo de Granada; el 17 de febrero está en Antequera. « Enfin Casa del pueblo – C’est là que l’on pourrait faire quelque chose. Centre très francophile. Accueilli aux cris de ¡Viva Francia! ¡Viva España! Piloté par D. Raymundo (sic) Manuel, ancien vice-président de la chambre de commerce – publi [?] républicain – très francophile. Ami de [ ?]. On pourrait réunir tous ces éléments pour créer quelque chose. Antequera 17 février Le castillo plusieurs tours semblent romaines par l’appareil contrastant avec la tapia arabe - Grande citerne – petit mur en conglomérat romain. - Trouvé [ ?] ».

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LES ANNÉES GUINARD : 1932 – 1962

L’Institut français de Madrid dans une Espagne au ban des nations : 1939-1962 Les “années Paul Guinard”. Paul Guinard était arrivé à l’Institut français de Madrid en 1922 dans le sillage des hispanistes fondateurs du réseau culturel. Après la mort d’Ernest Mérimée et de Pierre Paris, il prend, en 1931, la direction de l’Institut Français de Madrid et s’impose au cours des trois décennies suivantes comme le véritable pilier de l’un des plus grands réseaux culturels français à l’étranger. À cette époque, la longévité du mandat de Paul Guinard est loin de constituer une exception; rappelons qu’à Barcelone, Pierre Deffontaines dirigera l’Institut de 1939 à 1964 et que les deux hommes s’appuieront pendant de longues années sur de fidèles collaborateurs. Cette étonnante stabilité des cadres et des équipes enseignantes contraste avec une période marquée par les guerres, les changements de régime et les tensions bilatérales. En France, après 1945, l’antifranquisme affiché par les autorités et de nombreux intellectuels français fait peser la menace d’une fermeture des établissements. L’activité des Instituts se voit freinée par la censure franquiste mais également par le refus des intellectuels français de se rendre dans « le pays de Franco ». Aux problèmes politiques s’ajoutent enfin les réductions budgétaires imposées par le Quai d’Orsay. À l’heure de la reconstruction du pays, l’Espagne n’est pas considérée comme une zone prioritaire de la diplomatie culturelle française. Lorsqu’il s’apprête, au cours de l’été 1939, à remettre en marche le réseau après trois années de fermeture, Paul Guinard est conscient des difficultés qui l’attendent. Il faut dans un premier temps procéder à la remise en état des bâtiments mais surtout, obtenir des autorités franquistes l’autorisation de rouvrir les établissements. Pour les cadres du réseau, cette démarche inédite, constituait un premier signe tangible de l’avènement du nouveau régime et la fin de la liberté d’action quasi totale dont ils avaient bénéficié par le passé. Dans un climat hostile à la France, jugée coupable de soutenir les réfugiés républicains, les autorités espagnoles entendent désormais exercer un contrôle du réseau français et placer son fonctionnement sous le signe de la réciprocité. Le Maréchal Pétain, Ambassadeur de France à Madrid et le général Juan Beigbeder, ministre des Affaires Étrangères signent alors un accord qui subordonne l’activité des établissements à l’ouverture d’un nombre équivalent d’écoles espagnoles sur le territoire français. Paul Guinard perçoit dans cette nouvelle donne une “épée de Damoclès” qui permettra au gouvernement espagnol d’obtenir gain de cause sur des dossiers politiques. La suite des événements lui donnera raison. Dans ce contexte adverse, alors que la France s’apprête à entrer en guerre tandis que l’Espagne manifeste ses affinités avec le Reich, Paul Guinard demande au Quai d’Orsay d’envoyer à Madrid des enseignants “compatibles” avec le régime franquiste. Pendant de longues années il comptera sur la fidélité de l’abbé Pierre Jobit, de Marcelin Défourneaux, de Gabriel Laplane et d’André Mouclier, secrétaire général de l’Institut et du comité des Écoles.

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L’homogénéité de l’équipe enseignante, mais également la capacité de Paul Guinard à tisser des liens dans la société madrilène se révèleront des atouts lors de crises majeures et renforceront l’autonomie d’un réseau placé en porte-à-faux entre Paris et Madrid. Ainsi, en avril 1943, les Lycées et les Instituts de Madrid et de Barcelone rompent avec Vichy pour rallier la France Libre. Paul Guinard et son équipe sont destitués et remplacés par des professeurs envoyés par Pierre Laval. Néanmoins, les dissidents parviennent à rester dans les locaux et à faire face aux manœuvres vichyssoises, tout en portant assistance aux centaines de réfugiés français qui passent la frontière pour échapper au STO ou à la déportation. Dans l’immédiat après-guerre l’Espagne franquiste se trouve mise à l’écart de la communauté internationale. Cette période d’ostracisme qui s’étend au moins jusqu’au milieu des années 1950 rejaillit sur l’Institut et entrave d’autant plus son activité que la France a pris la tête de la condamnation du régime espagnol. Paris décide de fermer la frontière (de 1946 à 1948), l’Institut doit de nouveau compter sur ses propres ressources humaines et matérielles : des collectionneurs madrilènes prêtent les documents nécessaires aux expositions, les conférences sont assurées par les enseignants en poste et des professeurs espagnols, des musiciens espagnols se produisent régulièrement à l’Institut. Au début des années 1950, le gouvernement franquiste exige que Paris mette un terme aux activités de l’opposition républicaine exilée en France et agite, en vertu de l’accord de réciprocité, la menace de la fermeture des établissements français en Espagne. Comme preuve de cette menace, en mai 1951, deux policiers interrompent une conférence de Paul Guinard. Si l’incident sera sans suite, la stratégie s’avèrera payante. Après la mise au pas des exilés républicains réfugiés en France, les menaces de représailles contre le réseau disparaîtront définitivement.

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La dictature franquiste, l’isolement international, les tensions bilatérales, puis le rétablissement progressif de l’Espagne dans la communauté internationale forment la toile de fond des “années Guinard”. Pour des raisons qui tiennent à la fois à la censure espagnole, au boycott des intellectuels français mais aussi à la sensibilité conservatrice des enseignants en poste, l’Institut Français de Madrid ne reflétait en aucun cas la production intellectuelle française contemporaine. Alors qu’au cours de ces années, la France ne compte pas moins de quatre prix Nobel de littérature, cette période faste des lettres françaises passa pratiquement inaperçue dans la programmation de l’IFM. Les lauréats des prix Goncourt ne seront pas davantage présentés. Toutefois, cet Institut “compatible avec le régime de Franco” signifiait aussi la possibilité d’obtenir une bourse d’études en France, facilitait l’accès à des livres, à des revues. Enfin, pour les madrilènes qui comme Julián Marías, avaient “choisi de vivre dans l’espace réduit de liberté existante”, il offrait probablement, le temps d’un film ou d’une conférence, la sensation de continuer malgré tout, à se sentir libres en attendant des jours meilleurs.

Isabelle LOSTANLEN, Docteur en histoire Auteur de la thèse. Un réseau culturel sur mesure : les établissements français en Espagne (1939-1964)


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LOS AÑOS GUINARD : 1932 – 1962

El Instituto Francés de Madrid en una España proscrita. 1939-1962 Los “años Paul Guinard” Paul Guinard había llegado al Instituto francés en 1922 siguiendo los pasos de los hispanistas fundadores de la red cultural. Tras la muerte de Ernest Mérimée y de Pierre Paris, asume la dirección del Instituto francés de Madrid en 1931 y, a lo largo de tres décadas, se impone como el auténtico pilar de una de las mayores redes culturales francesas en el extranjero. En aquella época la prolongada duración del mandato de Paul Guinard no era ninguna excepción: recordemos que Pierre Deffontaines dirigió el Instituto de Barcelona desde 1939 hasta 1964 y que los dos hombres contaron con leales colaboradores durante largos años. Esta sorprendente estabilidad de los directivos y de los equipos pedagógicos contrasta con un periodo marcado por las guerras, los cambios de régimen y las tensiones bilaterales. En Francia, después de 1945, el antifranquismo proclamado por las autoridades y por numerosos intelectuales amenaza con provocar el cierre de los establecimientos. La actividad de los institutos se ve frenada por la censura franquista y también por la negativa de los intelectuales a visitar “el país de Franco”. Por último, a los problemas políticos se añaden los ajustes presupuestarios impuestos por el Quai d´Orsay (Ministerio de Asuntos Exteriores). En aquel tiempo de reconstrucción del país, no se considera a España como una zona prioritaria de la diplomacia cultural francesa. Cuando Paul Guinard se dispone, durante el verano de 1939, a volver a poner en marcha la red después de tres años de cierre, es consciente de las dificultades que le esperan. Es preciso empezar por poner los edificios en condiciones, pero, sobre todo, hay que conseguir que las autoridades franquistas concedan la licencia de apertura de los establecimientos. Para los directivos de la red, este trámite inédito era la primera señal tangible del advenimiento del nuevo régimen y el fin de la casi total libertad de acción de la que habían gozado en el pasado. En un clima de hostilidad hacia Francia, a la que se acusa de apoyar a los refugiados republicanos, las autoridades españolas exigen controlar en adelante la red francesa y colocar su funcionamientro bajo el signo de la reciprocidad. El mariscal Pétain, Embajador de Francia en Madrid, y el general Juan Beigbeder, Ministro de Asuntos Exteriores, firman entonces un acuerdo que supedita la actividad de los establecimientos a la apertura de un número equivalente de escuelas españolas en territorio francés. Para Paul Guinard, estas nuevas condiciones son como una “espada de Damocles” que permitirá al gobierno español negociar con ventaja ciertos asuntos políticos. Los acontecimientos posteriores le darán la razón. En aquel contexto desfavorable, mientras Francia está a punto de entrar en guerra y España expresa sus simpatías hacia el Reich, Paul Guinard pide al Quai d´Orsay que mande a Madrid profesores “compatibles” con el régimen franquista. Durante

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largos años contará con la lealtad del sacerdote Pierre Jobit, de Marcelin Défourneaux, de Gabriel Laplane y de André Mouclier, Secretario general del Instituto y del Comité de las Escuelas. La homogeneidad del equipo pedagógico, y también la capacidad de Paul Guinard para tejer lazos con la sociedad madrileña fueron bazas valiosas durante las crisis más graves y reforzaron la autonomía de una red en situación incómoda entre París y Madrid. Así, en abril de 1943, los liceos e institutos de Madrid y Barcelona rompen relaciones con el régimen de Vichy y se unen a la Francia Libre. Guinard y su equipo son destituidos y sustituidos por profesores enviados por Pierre Laval. Sin embargo, los disidentes consiguen seguir ocupando los edificios y hacer frente a las maniobras de Vichy, mientras socorren a los cientos de refugiados franceses que cruzan la frontera para librarse del STO* o de la deportación. En la inmediata posguerra la España franquista es apartada de la comunidad internacional. Este periodo de ostracismo, que se extiende al menos hasta mediados de la década de los 50, repercute en el Instituto y dificulta su actividad, tanto más cuanto que Francia encabeza la condena del régimen español. Cuando París decide cerrar la frontera (de 1946 a 1948) el Instituto sólo puede contar, nuevamente, con sus propios recursos humanos y materiales: coleccionistas madrileños prestan los documentos necesarios para las exposiciones, los profesores titulares o profesores españoles pronuncian las conferencias, músicos españoles dan conciertos en el Instituto con regularidad. A principios de los años 50, el gobierno franquista exige que París ponga fin a las actividades de la oposición republicana exiliada en Francia y, en virtud del acuerdo de reciprocidad, amenaza con cerrar los establecimientos franceses en España. Como ejemplo, en mayo de 1951, dos policías interrumpen una conferencia de Paul Guinard. El incidente no tendrá consecuencias pero la estrategia resultará eficaz. Cuando se metió en vereda a los exiliados republicanos refugiados en Francia, las amenazas de represalias contra la Red desaparecieron definitivamente.

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La dictadura franquista, el aislamiento internacional, las tensiones bilaterales y más tarde la reintegración progresiva de España en la comunidad internacional son el telón de fondo de los “años Guinard”. Por motivos relacionados al mismo tiempo con la censura española, el boicot de los intelectuales franceses, y también con la sensibilidad conservadora de sus profesores, el Instituto francés de Madrid no reflejaba en absoluto la producción intelectual francesa contemporánea. A pesar de que Francia tuvo nada menos que cuatro premios Nobel de literatura, este periodo espléndido de las letras francesas pasó prácticamente desapercibido en las programaciones del Instituto. Tampoco se celebró a los premiados del Goncourt. Sin embargo, este Instituto “compatible con el régimen de Franco” significaba también conseguir una beca de estudios en Francia, acceder a libros y revistas. Por fin, para los madrileños que, como Julián Marías, habían elegido “vivir en el espacio reducido de libertad existente”, brindaba probablemente, mientras durara una película o una conferencia, la sensación de seguir sintiéndose libres, a pesar de todo y a la espera de tiempos mejores. Isabelle LOSTANLEN, Doctora en Historia autora de la tesis Un réseau culturel sur mesure : les établissements français en Espagne (1939-1964) *Servicio del Trabajo Obligatorio, establecido en 1943 en la Francia ocupada para mandar mano de obra francesa a Alemania (ndt).


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Paul Guinard entrega a Victoria Rubio, alumna del Lycée Français, el premio de honor en el Palacio de la Música, 1961 (© Colección Casa de Velázquez).

1932 : Paul Guinard est nommé directeur de l’IFE. Il exercera ses fonctions jusqu’en 1962. Historien de l’art, homme d´une vaste culture, Paul Guinard dirige l´IFE pendant trente ans. Il s´entoure de collaborateurs pour assurer les cours annuels, dont l´hispaniste Marcelin Défourneaux. En mai 1943, Paul Guinard est révoqué par le gouvernement de Vichy. Après la Libération, les responsabilités de Paul Guinard en Espagne s’élargissent ; en 1945 il est nommé attaché culturel auprès de l’ambassade de France (titre remplacé ultérieurement par celui de conseiller culturel) ; il est délégué général de l’Alliance française. Il sera chargé de l’administration de la Casa Velázquez de 1955 à 1958. 29 mars 1933 : Match de hand-ball féminin opposant l’équipe de l’Institut à l’équipe Filosofía y Letras. C’est le premier match de hand-ball féminin joué en Espagne. L’équipe de l’Institut est battue par six buts d’écart. 1934-1935 : Création des cours d’études supérieures françaises (ancien français, géographie, histoire, littérature moderne, histoire de l’art). 1935 : Exposition Victor Hugo pour le cinquantenaire de sa mort, avec des photographies, des illustrations et des livres. 3 mars 1935 : Grand bal de gala de l’ Asociación de alumnos y amigos del Instituto Francés en España à l’ Hotel Majestic. Juillet-août 1935 : L’ Asociación de alumnos y amigos del Instituto Francés en España organise, sous la direction de Luis Parrot, des cours de langue en France. 30 octobre 1935 : Conférence de M.B. Mirkine-Guetzevitch, directeur adjoint du Centre d’Etudes de la Révolution française sur les antécédents révolutionnaires de la SDN.

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Programa de las conferencias públicas en el Institut Français d’Espagne durante el curso 1934-35. (Colección Archivos del Ministerio de Asuntos Exteriores de Francia).

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14 décembre 1935 : La compagnie théâtrale Jean Bard interprète à l’Institut l’œuvre de Molière L’avare. 4 février 1936 : Le poète surréaliste Paul Eluard prononce une conférence sur Pablo Picasso. Il est présenté au public espagnol par Ramón Gómez de la Serna. Cette conférence précède l´exposition Picasso organisée un mois plus tard à Madrid. 7-25 mars 1936 : Exposition Pablo Picasso, présentée d´abord à Barcelone et exposée au Centro de la Construcción de Madrid.


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Portada del programa de la Exposición Victor Hugo con motivo del 50º aniversario de su muerte. (Archivos del Ministerio de Asuntos Exteriores de Francia).

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21 mars 1936 : José Francés, membre de la Academia de Bellas Artes espagnole, disserte à l’IFE sur les similitudes et les coïncidences entre les poésies espagnole et française. Sa conférence est suivie d’un récital de poèmes par Aurea Sarrá. Avril 1936 : Création de l´Association des Elèves et Anciens Elèves de l´Institut. Dissoute pendant l´été 1936, elle renaît en 1953.


Fachada del nº 12 y parte del nº 10, C/ Marqués de la Ensenada. Folleto Lycée Français de Madrid 1934-35. Ed. H. Tourte et M. Petitin [¿1934?]. (Colección IFM)

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Fachada del nº 8, C/ Marqués de la Ensenada. Folleto Lycée Français de Madrid 1934-35. Ed. H. Tourte et M. Petitin [¿1934?]. (Colección IFM).

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Locutorio (actualmente Salón de actos Paul Guinard). Folleto Lycée Français de Madrid 1934-35. Ed. H. Tourte et M. Petitin [¿1934?]. (Colección IFM).

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Patio del nº 12 y del nº 10. C/ Marqués de la Ensenada. Folleto Lycée Français de Madrid 1934-35. Ed. H. Tourte et M. Petitin [¿1934?]. (Colección IFM).

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Patio del nº 8. C/ Marqués de la Ensenada. Folleto Lycée Français de Madrid 1934-35. Ed. H. Tourte et M. Petitin [¿1934?]. (Colección IFM).

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Juin 1936 : Exposition de gravures et de livres illustrés du XVIIIe siècle, organisée par l’IFE dans les salons de la Sociedad de Amigos del Arte. Juillet 1936-avril 1939 : Guerre Civile espagnole. L´Institut suspend toutes ses activités en juillet 1936. 18 octobre 1939 : L’Institut Français d´Espagne reprend ses activités, après trois années d’interruption. 150 élèves s’inscrivent aux cours de français (la moitié des effectifs de 1935). Les cours publics hebdomadaires reprennent avec plus de 100 auditeurs dès la première semaine. L’IFE met en place des conférences sur La France d’aujourd’hui  qui traitent de la vie intellectuelle et sociale (urbanisme, littérature, géographie humaine, sciences…), des cours sur l’histoire de la musique française avec écoute musicale sur un électrophone reçu à la veille de la guerre civile. Novembre 1939 : Les inventaires et les fichiers de la bibliothèque de l’IFE ont disparu en grande partie pendant la guerre. Réouverture du service : on y trouve les quotidiens français : Le Temps, Le Petit parisien, Le Figaro, Notre combat, L’illustration, Le bulletin d’information de l’Ambassade. Le service de prêt reprend avec une cinquantaine de lecteurs. L’IFE prévoit des projections privées de films français censurés par le régime espagnol. 10 décembre 1939 : Concert à l’IFE de la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois en présence du Maréchal Pétain et de sa femme. Elle interprète des œuvres religieuses de Jacques Mauduit, André Caplet et Francis Poulenc. Fin 1939 : Conférence du mathématicien Robert Deltheil, spécialiste des probabilités.

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René Paris, Souvenirs, Septiembre 1964. Nota (sin publicar) sobre los edificios franceses de la calle Marqués de la Ensenada requisados por la Embajada de Francia para albergar a refugiados durante la Guerra Civil. (Colección IFM).

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René Paris, Souvenirs, Septiembre 1964. Nota (sin publicar) sobre los edificios franceses de la calle Marqués de la Ensenada requisados por la Embajada de Francia para albergar a refugiados durante la Guerra Civil. Croquis del patio con las salidas de emergencia del refugio señaladas en color rojo. (Colección IFM).

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Informe de Paul Guinard sobre la situación del Institut Français de España tras retomar las actividades después de la Guerra Civil. (Archivos del Ministerio de Asuntos Exteriores de Francia).

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Crónica de l’Institut Français en Madrid. Bulletin de la Bibliothèque de l’Institut Français en Espagne, nº11, février 1946. (Colección IFM).

55 Mars 1941 : Maurice Legendre, directeur de la Casa de Velázquez, prononce une conférence à l’IFE sur  Le rôle d’Henri Bergson dans la libération de la pensée française. Bergson était mort deux mois auparavant. Mars 1942 : Conférence-concert de Gerardo Diego (critique musical et membre de la Generación del 27) avec une lecture du poème Preludio, aria y coda à Gabriel Fauré. Mai-juin 1942 : Cycle L’Espagne et la musique française  avec des auditions musicales et une exposition documentaire à l’IFE. Parmi les invités, Joaquín Turina, José Cubiles et Ricardo Viñes, ami de Maurice Ravel, Claude Debussy et Manuel de Falla. Mai 1944 : Edmond Linval (premier danseur des Ballets de Monte-Carlo) et María de Ávila (première danseuse du Liceo de Barcelona) donnent deux conférences sur la danse théâtrale en France.


1945 : Des travaux d’agrandissement à l’IFE permettent d’ouvrir une salle d’exposition et une nouvelle salle de lecture. Décembre 1945 : Cycle d’hommage à Gabriel Fauré. Le poète Gerardo Diego prononce une conférence sur les relations entre le compositeur et les poètes. Manifestations autour du cinquantenaire de la mort de Louis Pasteur. Janvier 1946 : Cinquantenaire de la naissance du cinéma. Des films français sont projetés au cinéma Callao de la Gran Vía. 1er mars 1946 : Le gouvernement français ferme la frontière franco-espagnole : le courrier postal est suspendu, les transports de marchandises et de voyageurs sont interrompus. À cette date l’Institut compte 900 élèves. Mars-Mai  1946 : Série de manifestations en hommage à Paul Valéry mort un an plus tôt. Julio Gómez de la Serna prononce une conférence sur le thème : Paul Valéry vu de Madrid. Avril 1946 : Manifestations et exposition à propos du cinquantenaire de la découverte de la radioactivité. Mai-Juin 1946 : Hommage à Francisco Goya, sous le titre :  Goya et l’art français , à l’occasion du deuxième centenaire de sa naissance. Cycle de conférences françaises et espagnoles dont une du spécialiste Enrique Lafuente Ferrari. Décembre 1946 : Hommage à Manuel de Falla, qui vient de mourir en novembre. Interviennent Joaquín Turina, Gerardo Diego et Maurice Legendre. Concert de Ernesto Halffter, disciple de Manuel de Falla. Janvier 1947 : Exposition documentaire et conférences sur la Reconstruction de la France. Cycle de manifestations sur Le théâtre français d’aujourd’hui.

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Mai 1947 : Cycle d’hommage à Cervantès sous le titre : Don Quichotte en France. Conférence de Marcelin Défourneaux sur Marc Bloch, historien et héros de la Résistance. Lecture d’Antigone de Jean Anouilh, pièce créée en 1944. Décembre 1947 : L’IFE s’associe aux manifestations organisées en Espagne pour célébrer le quatrième centenaire de Hernán Cortés. Février 1948 : La réouverture de la frontière favorise les échanges et les activités de l’Institut. Il accueille une représentation théâtrale de Knock ou le triomphe de la médecine de Jules Romains (1923). Novembre 1948 : Conférence de l´hispaniste Paul Mérimée sur le personnage de Don Juan : « Trois images de Don Juan : de Tirso à Zamora en passant par Molière ». Conférence du philosophe Etienne Gilson sur le thomisme. Décembre 1948 : Exposition : Gide, Romains et les écrivains de la NRF,  en collaboration avec les éditions Gallimard. André Gide avait reçu le Prix Nobel de littérature un an plus tôt. Inauguration du Cycle romantique commémorant divers aspects du romantisme français.


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Portada del catálogo de la exposición : Le théâtre français d’aujourd’hui, janvier 1947. Institut Français d’Espagne. (Colección IFM).

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Portada del catálogo de la exposición de arte romántico. Enero-febrero de 1949, Institut Français d’Espagne. (Colección IFM).

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Février 1949 : Grande exposition sur l’art romantique, qui réunit des œuvres françaises inspirées par l’Espagne. Elle est installée dans les salons de la Sociedad Española de Amigos del Arte, avec une exposition complémentaire de gravures à l’Institut. Ces expositions attirent plusieurs milliers de personnes. Mai 1949 : A l’occasion du dixième anniversaire de la mort d’Antonio Machado, le poète Enrique Azcoaga évoque à l’Institut le poète :  Antonio Machado, poeta de la dignidad. Juin 1949  : La bibliothèque compte 308 abonnés et a prêté 9492 livres pendant l’année. Ses collections  comprennent 18.395 volumes. Décembre 1949 : Conférence de l´historien et essayiste André Siegfried. Février 1950 : Marguerite Cordier, agrégée et docteur en Sciences physiques, prononce une conférence à l’Institut sur  Le nouveau microscope électronique. Projection de films documentaires, dont La petite république (1947) de Victor Vicas. Mars 1950 : L´hispaniste et écrivain Marcelle Auclair prononce une conférence sur Sainte Thérèse d´Avila. Elle publiera une biographie de la sainte en 1963. Mai 1950 : Semaine du cinéma français avec une exposition documentaire (Cinq années de cinéma français), des conférences et des projections : Singoalla de Christian Jacques, Entre onze heures et minuit d’Henry Decoin et Jour de fête de Jacques Tati. Le compositeur André Jolivet donne une conférence intitulée  Le groupe Jeune France et son influence sur la musique contemporaine. Interprétation d’œuvres d’Olivier Messiaen et de Jolivet.

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Portada del Catálogo de la exposición del Institut Français d’Espagne Francia y los caminos de Santiago, 1950 en los Salones de la Sociedad Española de Amigos del Arte. (Colección IFM),

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Le progrès des études hispaniques. Bulletin de l’Institut français en Espagne, nº 62, diciembre 1952 : En la Facultad de Toulouse en 1939, había 60 estudiantes matriculados en filología hispánica. Pasaron a ser 175 en 1952. En París, eran 98 en 1939 y 881 en 1952. (Colección IFM).

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Juillet-Octobre 1950 : La Compagnie Air France organise une exposition à l´IFE. Novembre 1950 : Hommage à René Descartes. Conférences du philosophe Henri Gouhier et de l´écrivain Julián Marías. Décembre 1950 : Conférence de l´historien de l´art Elie Lambert sur le Chemin de Saint-Jacques. Mai-juin 1951 : Exposition  El arte del cartel en Francia avec des affiches originales de Toulouse-Lautrec. Juin 1951 : Conférence du compositeur Joaquín Rodrigo. Novembre 1951 : Hommage à Louis Jouvet, mort quelques mois auparavant.


Portada del catálogo de la exposición del arte del cartel en Francia. Mayojunio de 1951, Institut Français d’Espagne. (Colección IFM).

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1952 : Commémoration du cent cinquantième anniversaire de la naissance de Victor Hugo : conférences, expositions, projection d’un film de Roger Leenhardt sur Victor Hugo, et du film les Misérables de Raymond Bernard (1933). André Maurois prononce une conférence sur le poète. Son essai Olympio ou la vie de Victor Hugo est édité la même année. Août 1952 : Lancement des cours d’été de l’IFE à Burgos. 300 étudiants sont inscrits. La plupart d’entre eux sont français. Mai-juin 1953 : Exposition La gravure française contemporaine à l’IFE à Madrid sous le patronage de l’Association française de l’Action artistique. Œuvres de Matisse, Rouault, Duffy, Picasso, Braque, Léger, Dunoyer De Segonzac. Janvier 1954 : Exposition sur Saint Bernard et l’art cistercien, à l’occasion du huitième centenaire de sa mort. Janvier 1954 : L´IFE organise les premières auditions hebdomadaires de musique enregistrée sur disques vinyle. La bibliothèque compte 24000 livres. Conférence de René Huyghe : L’âme secrète des grands maîtres, de Raphaël à Goya et Delacroix. Exposition : Mérimée et l’Espagne. Octobre 1954 : Guy Barthélemy prononce une conférence sur l´Abbé Pierre qui avait lancé en fèvrier 1954, l´insurrection de février la bonté. 1955 : Cycle de manifestations en hommage à Paul Claudel, mort en février de cette même année. Juin 1955 : Hommage à l´hispaniste Maurice Legendre, directeur de la Casa de Velázquez, mort en janvier. Exposition de peinture : Tendances récentes de la peinture française contemporaine. Parmi les artistes: Marcel Gromaire, Jacques Villon, Roger Chastel et Maria Elena Vieira da Silva. 1956 : Cycle de manifestations pour commémorer le cinquantenaire de la mort de Jules Verne (1828-1905). Consuelo de Saint-Exupéry fait l´évocation de son mari, l´auteur du Petit prince. Avril 1956 : Hommage à José Ortega y Gasset, mort en octobre de l´année précédente. Hommage à Eugenio d´Ors, mort en 1954. Mai-juin 1956 : Exposition du Cercle Maillol à l’Institut Français en Espagne. Parmi les jeunes artistes, Antonio Tàpies. Le cercle Maillol est créé au sein de l’Institut Français de Barcelone par Pierre Vilar. Dirigé de 1951 à 1964 par le peintre Josep María de Sucre, il facilite les rencontres entre de jeunes artistes et ceux qui avaient connu la vie artistique de Barcelone avant la guerre civile. Grâce aux bourses d’études, ils peuvent retrouver des artistes exilés et fréquenter les milieux artistiques en France.

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Portada del catálogo de la exposición de pintores y escultores barceloneses del “Cercle Maillol”, Mayojunio de 1956, Institut Français d’Espagne. Esta exposición se celebró antes en Barcelona con un éxito rotundo. Exponen jóvenes artistas, antiguos becarios del Gobierno francés en París, entre los cuales Antonio Tàpies. (Colección IFM).

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1956 : Exposition Marcel Proust et son temps. Novembre 1956 : Cycle de conférences et hommage à Isaac Albéniz. Conférence de l’auteur et critique Paul Blanchart : Souvenirs et portraits des théâtres du cartel (Jouvet, Dullin, Baty, Pittoëf). Hommage à Irène Joliot-Curie, fille de Pierre et de Marie Curie, Prix Nobel de Physique 1935. 1957 : Cycle de conférences et une exposition, en lien avec l’exposition de la Bibliothèque Nationale de Madrid pour célébrer le centenaire de la naissance de Marcelino Menéndez-Pelayo. Conférence de Gabriel Laplane sur  Albert Camus, prix Nobel 1957. Le réalisateur René Clair, de passage à Madrid pour la première de son dernier film Porte des Lilas préside un colloque  à l’IFE. Dans l’assistance, Luis Berlanga. 1958 : Conférence de Guy Dumur sur le théâtre français : La vie actuelle du théâtre : jeunes compagnies, théâtre d’avant-garde et festivals. Cycle de conférences avec projections de Marcelin Défourneaux sur Lafayette, héros de la liberté dans les deux mondes. Février 1960 : Exposition d’images d’Epinal et de Metz : lithographies populaires romantiques appartenant à la collection Porter de Barcelone. Mars-avril 1960 : A l’ occasion du troisième centenaire du mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’ Autriche, l’Institut organise une exposition inaugurée par l’ambassadeur de France, monsieur de Margerie. Parmi les invités, le duc de Montellano, le marquis de Lozoya, la championne de tennis Lili Alvarez et l´historien d´art Enrique Lafuente Ferrari.

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Mai 1960 : Exposition consacrée à Toulouse-Lautrec organisée par l’Association française de l’Action artistique. 19 janvier 1961 : Conférence de Marcelin Défourneaux sur La civilizacion visigótica y los orígenes de la nación española. 27 janvier 1961 : Paul Mérimée prononce une conférence sur : Viaje por la comarca del Tarn : de Maurice Guérin à ToulouseLautrec. Premier février 1961 : Paul Guinard prononce une conférence sur l´Actualité de Zurbarán. 17 février 1961 : L’éditeur René Julliard prononce une conférence sur Le Corbusier. 6 mai 1961 : Début d’un cycle de conférences en hommage à Luis de Góngora. 9 mai 1961 : Hommage au compositeur Jesús Guridi, mort un mois plus tôt. Interprétation du quartet numéro 2 par le Quintet à vent de Toulouse. 17 novembre 1961 : Jean-Pierre Richard prononce une conférence sur Dos testigos de nuestra época : Merleau-Ponty y Céline. Tous deux étaient morts quelques mois auparavant. 7 février 1962 : Conférence de Paul Guinard : Dos renovadores de los estudios góticos : Emile Mâle et Elie Lambert. Elie Lambert, spécialiste de l’art gothique espagnol est décédé en 1961. 8 février 1962 : Conférence de Paul Guinard sur Luis XIV en las Memorias del duque de Saint-Simon.

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27 février 1962 : Les médecins et académiciens Louis Pasteur Vallery-Radot et Lucien de Gennes prononcent deux conférences sur la personnalité scientifique et humaine de Gregorio Marañón, mort en mars 1960.


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Portada del catálogo de la exposición, Images d’Epinal et de Metz : lithographies populaires romantiques appartenant à la collection Porter de Barcelone, febrero 1960. Institut Français d’Espagne. Un centenar de estampas sacadas de la colección particular de D. José Porter. (Colección IFM).

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14 mars 1962 : L’écrivain Roger Gouze prononce une conférence sur Françoise Sagan o las desgracias del éxito. Bonjour tristesse est édité en 1954 et le film d´Otto Preminger sort en 1957. 24 avril 1962 : Récital de flûte de Jean–Pierre Rampal. Mai 1962 : Exposition Claude Debussy avec un cycle de conférences. 26 juin 1962 : Réception à l’Ambassade de France pour le départ de Marcelin Défourneaux de l´Institut. 7 décembre 1962 : Joaquín Rodrigo reçoit les insignes de la Légion d’ Honneur à l’Institut. Le compositeur prononce un bref discours sur Claude Debussy. 9 décembre 1962 : Hommage à Paul Guinard pour son départ de l’Institut. Parmi les invités, Julio Osuna, Mariano Sánchez de Palacios, Eduardo del Palacio Fontán, et Luis Morales Oliver. Le maestro Cubiles interprète des œuvres de Claude Debussy, Maurice Ravel, Manuel de Falla et Isaac Albéniz.

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DES ANNÉES 1960 AUX ANNÉES 1980

Calle Marqués de la Ensenada alrededor de los años 1960. Al fondo, la fachada del Lycée Français de Madrid (nº8).

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1962 : Georges Demerson est nommé directeur de l’IFM, Il exercera ses fonctions jusqu’en 1970. 5 février 1963 : Conférence de l’ historien Robert Ricard sur l’ Actualité de Bossuet. 27 février 1963 : Conférence de Jean-Pierre Richard : Retratos de novelistas : Raymond Queneau. 16 mars 1963 : Projection et débat sur le film L’année dernière à Marienbad (1961) d’Alain Resnais.


Ernesto, memoria viva del Instituto, a punto de fumarse un pitillo en la Calle Marqués de la Ensenada. ¡Siempre en la brecha! (foto hacia 1966). (Colección privada).

70 22 mars 1963 : Conférence du psychologue et psychiatre Alfonso Alvarez Villar sur La pintura del enfermo mental. 25 avril 1963 : Conférence de Roland Barthes sur Le surréalisme et les signes. Premier mai 1963 : Conférence de Jean-Emile Courtois, professeur de la faculté de Pharmacie de Paris sur Las relaciones entre algunas enzimas y diversas enfermedades. A l’issue de la conférence, Jean-Emile Courtois est décoré par le ministre de l’Education Nationale Manuel Lora Tamayo de la Encomienda con placa de la Orden de Alfonso X el Sabio. 3 mai 1963 : L’ éditeur et psychologue Georges Hahn prononce une conférence sur La psicología, potencia de nuestro tiempo. 6 mai 1963 : Conférence d’Abraham Moles, ingénieur acousticien et auteur de Musiques expérimentales (1961) et Communications et langages(1963).


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Biblioteca del Institut Français de Madrid, 1965 [circa]. (Archivos del Ministerio de Asuntos Extranjeros de Francia).

71 7 novembre 1963 : Conférence d’Edmond Michelet, résistant et ancien ministre de la Justice sur La liberté humaine à l’ère atomique. Cette conférence est organisée en collaboration avec l’Alliance Française. 3 mars 1964 : Mort de Jean Sarailh, hispaniste de renom, professeur de l’Institut Français et proviseur du Lycée de Madrid entre 1916 et 1924. « Cuando fue miembro del Instituto de Francia, quiso que la espada académica que acompañaba a su uniforme llevase en su empuñadura los escudos de Francia y el de nuestra Villa del oso y del madroño » (ABC, 5 de marzo de 1964, p.59). 1er avril 1964 : Hommage à Hégésippe Simon, éducateur de la Démocratie (né à Poil, dans la Nièvre) pour le cent cinquantième anniversaire de sa naissance. 13 avril 1964 : Conférence d’Alain Robbe-Grillet sur Réalisme et réalité dans le nouveau roman et le nouveau cinéma. « La sala estaba llenísima » (ABC, 14 de abril de 1964, p. 49).


22 avril 1964 : Conférence d’Etienne Marie, musicologue, membre du groupe de recherche de la R.T.F. : Musique concrète, musique électronique, musique expérimentale, avec des projections de partitions et des auditions d’ œuvres. 22 mai 1964 : Mort de Gabriel Laplane, professeur et ancien directeur adjoint de l’Institut, collaborateur de Paul Guinard, l’un des premiers biographes d’Isaac Albéñiz. 31 mai 1964 : Visite en Espagne du Ministre des Affaires Etrangères Maurice Couve de Murville. Le ministre est reçu à l’Institut et au Lycée français. Octobre 1964 : Hommage à Paul Guinard, ancien directeur de l’IFM, récemment nommé à la Faculté des lettres de Toulouse. 3 novembre 1964 : Conférence d’Alfred Sauvy sur La population dans le monde : abondance ou famine. 11 novembre 1964 : Jeanine Baticle, conservatrice au musée du Louvre, prononce une conférence sur L’exposition de la peinture espagnole des musées français. 13 novembre 1964: Concert du Cuarteto Clásico de Radio Nacional de España à l’ Institut:“El salón ha sido remozado y se ha convertido en uno de los más gratos y atractivos de cuantos pueden servir en Madrid la causa de la buena música de cámara”. (ABC, 14 de noviembre de 1964, p.116). Dans la nouvelle salle rénovée, première conférence d’un cycle portant sur le roman français contemporain, par Jean-Pierre Richard : La novela francesa de hoy : 1 Introducción general. 19 novembre 1964 : Conférence de Georges Bastide, doyen honoraire de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Toulouse : La situación moral de la adolescencia.

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24 novembre 1964 : Jean Touchard, professeur de Sciences Politiques, prononce une conférence sur Les idéologies dans la France contemporaine. 27 novembre 1964 : Conférence de Jean-Pierre Richard : Roman français 2 : Alain Robbe-Grillet. 4 décembre 1964 : Gérard Genette prononce une conférence sur Reflejos y vértigo de la literatura barroca. Ce thème sera repris dans Figures I, édité en 1966. 9 décembre 1964 : Fernando Lázaro Carreter, doyen de la Facultad de Filosofía y Letras de l’ université de Salamanque prononce une conférence sur El teatro de Unamuno. 10 décembre 1964 : Conférence d’Alain Guy, enseignant à la Faculté des Lettres de Toulouse et spécialiste de la philosophie espagnole, sur El pensamiento trágico de Unamuno.


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15 décembre 1964 : Représentation de deux pièces d’Eugène Ionesco, La cantante calva et La lección. 17 décembre 1964 : À l’ occasion du deuxième centenaire de la mort de Jean-Philippe Rameau, concert du Cuarteto Clásico de Radio Nacional de España. 1964 (circa) : L’IFM reçoit dans ses locaux une antenne du Département d’Etudes Hispaniques de l’Université de Toulouse-Le Mirail. Cette antenne formera jusqu’en 1992 des étudiants toulousains au DEUG d’espagnol. 1965 : Conférences de Jean-Pierre Richard : Roman français : Nathalie Sarraute, Claude Simon, Marguerite Duras. 29 février 1965 : Conférence de Raymond Jean sur Eluard, poète de l’amour. 14 mai 1965 : Inauguration de l’exposition de peinture française contemporaine à la Real Academia de Bellas Artes. Elle est parrainée par l’IFM. Projection de documentaires sur Buffet, Chagall et le cubisme. Octobre 1965 : Colloque hispano-français: La investigación operativa en el desarrollo económico. 8 novembre 1965 : La compagnie Teatro de Cámara los Goliardos représente à l’Institut Architruc et La hipótesis de Robert Pinget. Janvier 1966 : Cours et séminaires sur le théâtre français. Lecture dramatisée d’une adaptation d´Andromaque de Racine par des élèves de l´IFM. Les élèves ont la possibilité d’interviewer des acteurs et des metteurs en scène espagnols et de jouer dans El Nuevo Teatro Experimental créé par le metteur en scène argentin Daniel Bohr. 27 janvier 1966: Conférence de Gerd Kaemper : Los cinco periodos de la música para piano. 8 mars 1966: Conférence de Fernand Braudel : Historia y vida material. 17 mars 1966: Conférence de Henri Bosco: Génesis de una obra. 27 avril 1966 : Représentation de Le neveu de Rameau de Diderot avec Jésus Gascón et Juan José Ramos. 22 mars 1966 : Conférence de Luis de Pablo. Présentation du Grup Spectra de Belgique. 13 mars 1966 : Présentation du cycle Teatro francés del siglo XX, qui sera radiodiffusé sur Radio Nacional de España en juin (œuvres de Anouilh, Sartre, Montherlant…). 29 octobre 1966 : Exposition sur Le Corbusier à l’Institut. 18 novembre 1966 : Conférence de Jacqueline Favreau-Colombier : El destino europeo de Madame de Staël.

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1967 : Conférences de Jean-Pierre Richard : Figuras del teatro contemporáneo : Beckett, Georges Schehadé y Marguerite Duras. 18 janvier 1967: Conférence d’Enrique Lafuente Ferrari: Picasso en sus ochenta y cinco anos. 17 mai 1967: Dans un article du 17 mai, ABC présente la nouvelle “Cinemateca científica francesa”: “ Una cinemateca científica técnica y de medicina, cuya sede está instalada en el Instituto francés de nuestra ciudad. Esta cinemateca posee un número importante de películas de 17 mn, la mayoría en versión española y color, realizadas por investigadores y profesores de universidades francesas. Estas películas pueden ser utilizadas por los centros de enseñanza e investigación que lo deseen. Para dar a conocer una muestra del material disponible, el Instituto Francés organiza una semana del cine científico, que se desarrollará desde hoy…”. 1 décembre 1967: Conférence de Maurice Mourier: Problemas y figuras del joven cine francés: una industria a pesar de todo. 13 décembre 1967 : Conférence de Francisco Javier Lostalé : El mundo de Vicente Aleixandre. 19 janvier 1968 : Conférence de Julio Gómez de La Serna: Encuentro con el recuerdo: el colegio francés en el Madrid de principios de siglo. 11 février 1968 : Conférence de Maurice Mourier : La Nouvelle Vague et le cinéma vérité. 14 février 1968: Conférence de Julián Marías : La posesión de la cultura francesa. 16 février 1968 : Conférence de Jean Berthelot et Paul-Ernest de Montaigne : El aerotren en los transportes modernos.

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27 février 1968: Conférence de Lucien Goldmann : La visión trágica en los Pensamientos de Pascal y en el teatro de Racine. 24 mars 1968 : Conférence de René-Henri Gréard, secrétaire des Etudes politiques de l’Université de Paris : La politique extérieure du général de Gaulle. 30 avril 1968 : Conférence de Jean Bajon : Los problemas de la televisión en color. 10 Mai 1968 : Conférence de Maurice Mourier: Problemas y figuras del joven cine francés: Resnais, Godard, Marker, tres figuras ejemplares. 14 juin 1968 : A l’ occasion du festival de música francesa del siglo XX, commencé en février, l’Institut offre sa salle de spectacles pour la remise du prix d’interprétation de musique contemporaine des Juventudes musicales. Conférences de Gerardo Gombau sur El serialismo francés.


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20 novembre 1968 : Conférence de Gabriel Marcel: La responsabilidad del filósofo en el mundo actual. 6 décembre 1968 : Concert pour le Troisième centenaire de la naissance de Couperin. 8 décembre 1968 : Au ciné-club «René Clair » de l’institut, projection de La Chartreuse de Parme (1948) de Christian-Jaque. 17 décembre 1968 : Conférence de Claude Rostand, critique musical du quotidien Le Figaro sur : Déserts de Varèse, iniciativas de de Pablo et Erwartung de Schoenberg. Ciné-club : Les jeunes loups (1968) de Marcel Carné, Feu follet (1963) de Louis Malle et le court métrage de Jean Herman : Actua-Tilt (1960). Automne 1969 : Le lycée français déménage au Parque Conde de Orgaz. Installation de l’IFM nº 12, calle Marqués de la Ensenada. 15 janvier 1969 : Projection de films scientifiques. 26 janvier 1969 : Concert en hommage à Ricardo Viñes. 1970 : André Rouvière est nommé directeur de l’IFM. Il exercera ses fonctions jusqu’en 1979. Jusqu’en 1970, les conseillers culturels étaient également directeur de l’Institut. 26 février 1970 : Colloque taurin avec l’écrivain Claude Popelin, le critique Rafael Campos et le torero Victoriano Valencia. 7 mars 1970 : Les pianistes Claude Hellfer et Carlos Santos jouent des œuvres de Berio, Boulez, Xenakis, Reich. Mars 1970 : Hommage à Napoléon. Fina Calderón, écrivain, poète et compositeur prononce une conférence : Napoléon y las mujeres. Deux élèves interprètent la chanson Señor Napoleón  de Fina Calderón en présence de la veuve du dernier roi d´Albanie Zog, Géraldine de Nagy-Apponyi. 12 avril 1970 : Semana cultural del cine francés du 7 au 12 avril. Projections des films : Le deuxième souffle (1966) de Jean-Pierre Melville, Une femme est une femme (1961) de Jean-Luc Godard, Hitler… Connais pas (1963) de Bertrand Blier, La collectionneuse (1967) d’Eric Rohmer, Lamiel (1967) de Jean Aurel, et Eté sauvage (1970) de Marcel Camus. 29 novembre 1970 : Projection réservée aux amis de l’Institut : Belphégor, segunda parte. 4 décembre 1970 : Conférence de Jean-Paul Aron: Origen y formas del terror literario en Francia desde el fin de la segunda guerra mundial.

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21 janvier 1971 : Dans le cadre de la manifestation Cinquante ans de musique française, le Grupo Koan, créé en 1968, interprète des œuvres d´Erik Satie. 7 février 1971 : Conférence du musicologue Antonio Fernández-Cid sur Claude Debussy et du pianiste Claude Hellfer sur le thème : Musique et hasard. Récital d’œuvres d’Olivier Messiaen, André Jolivet et Pierre Boulez. 4 mars 1971 : Julio Castronuevo prononce une conférence sur Origen de la pantomima y las aportaciones de Barrault y Marceau. 10 mars 1971 : Projection de Les orgueilleux (1954) d’Yves Allégret, avec Michèle Morgan et Gérard Philipe. 12 mars 1971 : Francisco López Estrada prononce une conférence sur Balzac y Bécquer, un posible paralelo. 26 mars 1971 : Le spécialiste de l’éducation René La Borderie prononce une conférence sur Comunicaciones de masas y educación : problemas generales. 29 mai 1971 : Yves Rey-Herme prononce une conférence sur Los escritores del siglo XX frente al problema del mal. 3 juin 1971 : Clôture de la manifestation Cinquante ans de musique française, avec un récital d’œuvres d’Olivier Messiaen et de Darius Milhaud. 29 septembre 1971 : Le philosophe Jean Lacroix fait une conférence sur Bachelard : el hombre y su obra. 16 novembre 1971 : Pedro Laín Entralgo prononce une conférence sur La amistad en Francia y la amistad de Francia.

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5 Décembre 1971 : Charles Dedeyan, professeur de littérature à la Sorbonne prononce une conférence sur Le thème de l’enfance chez Proust. 7 décembre 1971 : Projection du film d’animation Pollux et le chat bleu (1970) de Serge Danot. 17 février 1972 : Table ronde sur le cinéma expérimental. 10 mars 1972 : L’historien et ethnologue de la littérature René Kempf prononce une conférence sur Escritura y Dandismo. 13 juillet 1972 : Le quotidien ABC publie une interview du Conseiller Culturel de l’Ambassade de France et directeur de l’Institut, Georges Demerson, hispaniste spécialiste du XVIIIème siècle. 21 août 1972 : Mort de l’hispaniste Pierre Jobit, prêtre, membre de l’Ecole des Hautes Etudes Hispaniques, professeur de philosophie au Lycée Français de Madrid et de littérature à l’Institut à partir d’octobre 1939. Il avait fondé avec Maurice Legendre, Eduardo Aunós, politicien et ancien ministre de Franco, Angel B. Sanz et Pedro Cantero un Grupo de Amistad Hispano Francesa.


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10 janvier 1973 : Table ronde autour de la traduction, avec Jésus Aguirre, Pedro Laín Entralgo et Consuelo Berges, traductrice de Proust, Flaubert et Stendhal. 25 janvier 1973 : Pour le 1er anniversaire de la disparition de Henry de Montherlant, en septembre 1972, table ronde sur l’œuvre de l’écrivain avec François Castex, Jean-Pierre Dessenoix, Francisco Hernández et Guy Senzier. 30 janvier 1973 : Dans le cadre du deuxième centenaire de la mort de Molière, représentation de Las mujeres sabias. 21 février 1973 : L’historien de l’art et conservateur de musée Bernard Dorival fait une conférence sur El arte francés desde 1940. Premier mars 1973 : Concert de musique électronique de Jean Etienne. Table ronde sur le thème : Determinismo e indeterminismo en musica, avec Cristobal Halffter. 9 mars 1973 : André F. Liotard prononce une conférence : A la découverte de la Terre Adélie : la France dans l’Antarctique, avec projection de films documentaires. 10 mars 1973 : Projection de Codine (1963) de Henri Colpi et de Les dames du bois de Boulogne (1945) de Robert Bresson. 14 novembre 1973 : L’historien Juan de Contreras y López de Ayala, marquis de Lozoya, prononce une conférence sur Los jardines de Francia. 21 novembre 1973 : Jacques Arnal, ancien chef de la Brigade Mondaine et conférencier, prononce une conférence sur La jeunesse et la drogue. 13 décembre 1973: Conférence du critique d´art Juan Antonio Gaya Nuño sur Aproximaciones a Picasso. 22 décembre 1973 : Concert de la formation de musique ancienne Atrium Musicae créée par Gregorio Paniagua. 7 mars 1974 : Jacques Fauvet, directeur du journal Le Monde prononce une conférence sur La prensa escrita frente a la audiovisual. 23 janvier 1975 : Francisco Umbral prononce une conférence à l’Institut sur La poesía maldita francesa. 11 avril 1975 : Le théologien conciliaire Yves Congar prononce une conférence sur L’avenir de l’Eglise. 13 novembre 1975 : L’historien jésuite Michel de Certeau prononce une conférence sur Le christianisme éclaté.

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Actividades del Institut Français de Madrid, año 1976-1977 (Colección privada).

78 18 février 1976 : Le Président de l’Université de Bordeaux III et journaliste Robert Escarpit, participe à une table ronde sur La comunicacion de masas hoy, avec Julián Marías et Luis G. Seara. 23 février 1976 : Décès de Paul Guinard, renversé par une automobile à la hauteur de la Casa de Velázquez. 31 mars 1976 : Conférence de Paul Ricœur : Ethique et politique. 2 mai 1976 : Deuxième semaine de cinéma d’expression Française, en collaboration avec la Belgique, le Canada et la Suisse. Projection de Cousin, cousine (1975) de Jean-Charles Tachella, Kamouraska (1973) de Claude Jutra (Canada), Le revolver aux cheveux rouges (1974) de Frédéric Geilfus (Belgique). 6 mai 1976 : Conférence de Jean-Pierre Faye : Les langages de l’état totalitaire.


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4 novembre 1976 : Conférence du poète et essayiste Pierre Emmanuel. 25 novembre 1976: Conférence de Francisco Hernández : Ionesco, de la vanguardia a la Academia. 19 janvier 1977 : Conférence de Roger Garaudy : Foi chrétienne et libération. 30 janvier 1977 : Frédéric Rossif, réalisateur du film: Mourir à Madrid (1963) présente : Les animaux. 4 février 1977 : Projection de La cousine Bette (1964), adaptation pour la télévision de Jean-Louis Bory, réalisation de YvesAndré Hubert. 11 juillet 1977 : Une bombe explose à 16h30 dans les locaux de l’IFM. Quatre personnes de l’Institut sont blessées, dont un jeune réceptionniste de 18 ans, José Antonio Arenas, qui sera hospitalisé à l’hôpital de la Paz. Le lendemain matin, à 4h30, des artificiers de la police font exploser une deuxième bombe à l’intérieur de l’Institut. Le GRAPO (Grupo revolucionario Antifascista Primero de Octubre) revendique l’attentat. (ABC du 12 juillet –p.50 et du 13 juillet - p44, 1977). 6 décembre 1977 : Inauguration au Centro cultural de la Villa de Madrid de l’Exposición de libros y revistas francesas , à l’occasion de la quinzaine culturelle française, organisée par la ville de Madrid, l’Ambassade de France et l’Institut Français de Madrid. 10 janvier 1978: Article d’ABC sur les bibliothèques des instituts allemand, français et italien de Madrid : “La biblioteca del Instituto francés consta de 45 000 volúmenes que constituyen una amplia representación de la cultura francesa. (…) Aunque la biblioteca tiene 65 años de edad, conserva, por donación, interesantes ediciones de libros del siglo XVIII ; se distingue sobre todo, por unos fondos sólidos, que permiten la investigación y el estudio serio.(…) La sala de lectura, aun con sabores añejos en sus estantes y mobiliario, tiene capacidad para 75 personas y suele llenarse por las tardes”. A la fin de l’article, le journaliste José Antonio Carro Celada conclut: “Estas bibliotecas de institutos extranjeros en Madrid probablemente constituyen en conjunto, la más sólida biblioteca madrileña de cultura y occidental no hispánica”. 18 janvier 1978 : Conférence de Bernard-Henri Lévy: Terrorismo de Estado y terrorismo individual. Janvier 1978 : Au moment où s´accélère le processus qui débouchera sur l´entrée de l´Espagne dans la CEE (1986), l´analyste politique Jacques Vernant prononce une conférence intitulée Europa y el Mediterráneo avec le sénateur socialiste Mariano Aguilar Navarro et le général Miguel Cuartero Larrea. 14 février 1978 : Concert du duo Raclot-Greif, violoncelle et piano. 23 février 1978 : Conférence de Marc Ferro : Le cinéma, agent et source de l’histoire.

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2 mars 1978 : Conférence de Jean Dorst : Ecologie et civilisation. Mars 1978 : Bernard Clavel, membre de l’Académie Goncourt, présente son nouveau livre édité en espagnol, La saison des loups. 11 avril 1978 : Conférence de Thierry Chabanne : Le centre national d’art et de culture Georges Pompidou. 12 avril 1978 : Conférence de Pierre Nora : La politique Contemporaine de la France et la mémoire nationale. 13 avril 1978 : Conférence d’Alain Touraine : L’en deça et l’au-delà de la politique en France. 20 avril 1978 : Conférence de Raymond Las Vergnas : Simone de Beauvoir et les mouvements de libération de la femme. 30 avril 1978 : Projection de Max et les ferrailleurs de Claude Sautet (1971). 25 octobre 1978 : Xavier de Salas, Directeur du Prado et spécialiste de Goya prononce une conférence à l’Institut sur : Las pinturas negras de Goya. 26 octobre 1978 : Projection de Lumières d’été de Jean Grémillon (1943). 2 novembre 1978 : Conférence de Jean Hamburger : La montée des responsabilités en médecine et en biologie. 16 novembre 1978 : Conférence de François Furet : Les origines de la Révolution Française. 1979 : Abraham Bengio est nommé directeur de l’IFM. Il exercera ses fonctions jusqu’en 1983.

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14 janvier 1979 : Conférence d’Abraham Bengio : Voltaire contre Rousseau : question d’humeur ou question de principes. 24 janvier 1979 : Conférence du psychiatre Claude Olivenstein (fondateur du centre médical de Marmottan) : Point de vue de la prise en charge du toxicomane. 8 février 1979 : Conférence de Jacques Le Goff : Le travail dans les systèmes de valeur du Moyen-âge. 13 février 1979 : Projection du film de Jacques Rivette : Paris nous appartient (1961). 15 février 1979 : Henri Laborit, qui a mis au point le principe de l’hibernation artificielle, prononce une conférence à l’IFM.


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2 mars 1979 : Le musée du Prado organise en collaboration avec l’IFM, un cycle de conférences sur la peinture : Bernard Dorival, professeur à la Sorbonne, prononce une conférence sur España y los españoles en la pintura francesa de Gros a Manessier et Influence de la peinture espagnole sur la peinture française de Delacroix à Forain. Pierre Rosenberg, conservateur au Musée du Louvre, prononce une conférence sur Chardin. 13 mars 1979 : Projection du film de Marcel Carné : Hôtel du Nord (1938). 28 mars 1979 : Conférence de Michel Crozier : Réponses de la sociologie des organisations aux problèmes de la société moderne. 19 avril 1979 : Conférence de Jean Masseron : La problématique actuelle du pétrole. 17 mai 1979 : Représentation de Jeux de massacre d’Eugène Ionesco. 25 octobre 1979 : Conférence de Jean-Pierre Vernant : La belle mort et le cadavre outragé. 28 octobre 1979 : Projection du film de Jean-Luc Godard : A bout de souffle (1960). 7 novembre 1979 : Conférence de Bartolomé Bennassar : Itinéraire d’une recherche ou histoire d’un livre : l’Inquisition espagnole. 11 novembre 1979 : Projection du film d’Abel Gance : J’accuse. 13 novembre 1979 : Conférence de Pierre Goubert : L’influence de l’Ancien régime. 23 novembre 1979 : Récital de Flamenco avec Manuel Soto « El Sordera » et à la guitare José María Molero. 28 novembre 1979 : Conférence de Juan L. Luna : La pintura francesa en España durante el siglo XVII. Motivaciones estéticas y políticas. 27 novembre 1979 : Projection du film de Jean-Pierre Mocky : Solo (1970). 6 décembre 1979 : Conférence de Georges Baudot, professeur à l´Université de Toulouse-Le Mirail sur l’Amérique précolombienne. Septembre 1980 : Création de l’Atelier Théâtre de l’IFM, par Jean-Michel De Zangroniz, professeur détaché à l’IFM de septembre 1980 à juin 1986. Il présente un spectacle par an qu’il fait ensuite tourner chaque été dans toute l’Espagne. Janvier 1981 : Conférence d’Abraham Bengio sur l’écrivain Albert Cohen.

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Programa cultural del Institut Français de Madrid, Diciembre 1982. Ciclo Nostalgie de la Nouvelle Vague. (Colección IFM).

82 Octobre ou Novembre 1982 : Conférence de Ramón Tamames sur : España y Francia y las Comunidades europeas. Décembre 1982 : Cycle de cinéma sur le thème : Nostalgie de la Nouvelle Vague. Jacques Derrida anime un débat sur  Philosophie et Psychanalyse. Hommage à Pierre Mendès-France mort en octobre de la même année. 1983 : Pierre Labbe est nommé directeur de l’IFM. Il exercera ses fonctions jusqu’en 1985. Février 1983 : Rétrospective de films français réalisés pendant la Seconde Guerre Mondiale (Les visiteurs du soir de Marcel Carné, Le corbeau de Henri-Georges Clouzot, Goupi mains rouges de Jacques Becker). Conférence de Georges Mounin sur les enfants sauvages. Hommage à Luis Buñuel, quelques mois avant sa mort, en juillet de cette année.


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Programa cultural del Institut Français de Madrid, Mayo-junio 1983 (Colección IFM).

83 Mai-Juin 1983 : Grande manifestation (conférences, débats, films) autour du thème : Mai 68 quinze après. Entre autres participants : Maurice Grimaud, ancien préfet de police de Paris, Catherine Clément, Jacques Julliard, Rafael Conte, José Luis López Aranguren, Fernando Savater. Novembre-Décembre 1983 : le pianiste argentin Miguel Angel Estrella, séquestré et torturé en Uruguay puis libéré sous la pression internationale, donne un concert à l´IFM. Conférence de Gisèle Halimi sur le Féminisme et la politique. Janvier 1984 : L´IFM participe activement aux Jornadas de cultura francesa organisées par la mairie de Madrid sous le mandat d´Enrique Tierno Galván. Danielle Mitterrand, épouse du chef de l´Etat inaugure cette manifestation.


Programa de las Jornadas de cultura francesa,Institut Français d’Espagne, Enero de 1984. (Colección IFM).

84 Mai 1984 : Journées de la francophonie avec un cycle sur les aspects du cinéma francophone. Conférence de Philippe Sollers, auteur de Femmes (1983) sur le thème : Le roman moderne à travers la femme. L´Atelier Théâtre de l´IFM représente Jacques et son maître de Milan Kundera. Octobre 1984 : Un an avant de recevoir le prix Nobel de Littérature, Claude Simon donne une conférence à l´IFM sur Le cheval de Troie de la description. Novembre 1984 : Sous le signe de la Movida, l´IFM organise une rencontre sur le thème : La España cultural de Hoy. La sensibilidad de fin de siglo. Parmi les participants: Jorge Semprún, Julio Caro Baroja, Adolfo Marsillach, Gabriel Celaya, Rafael Alberti, Juan Benet, Manuel Vázquez Montalbán, Mario Camus. Décembre 1984 : Conférence du vulcanologue Haroun Tazieff.


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Programa cultural del Institut Français de Madrid, octubre de 1984. (Colección IFM).

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Programa cultural del Institut Franรงais de Madrid, enero- febrero de 1985.

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1985 : Christian Delacampagne est nommé directeur de l’IFM. Il exercera ses fonctions jusqu’en 1987. 1985 : L’Institut Français de Madrid aménage une nouvelle salle d’exposition. Janvier 1985 : Dialogue entre Régis Debray et Alfonso Guerra, alors vice-président du Gouvernement espagnol, sur le thème : Participation et engagement. Février 1985 : L´écrivain Pierre Guyotat fait des lectures publiques. Journées sur l´érotisme. Parmi les participants : Jean Duvignaud et Jean-Jacques Pauvert. Mai 1985 : L´Atelier Théâtre de l´IFM représente Fenêtre sur rue de Jean-Claude Grumberg. Automne 1985 : Conférences de Jean Baudrillard et de Jean-François Lyotard sur la post-modernité. Janvier 1986 : Rencontre avec Jean Tardieu. L´écrivain et poète lit ses textes.Trois pièces sont représentées par le Crisol Studio Teatro. Rétrospective du cinéma de Raymond Depardon. Mars 1986 : Conférence de Marc Fumaroli : Poésie, science et sagesse dans Les Fables de La Fontaine. Hommage à Georges Pérec, mort en mars 1982 (exposition de photos et de documents, lecture publique de textes et représentation de Jeux d´écriture sur des textes de l´auteur). Avril 1986 : Lecture publique d´extraits d´Enfances (1983) par Nathalie Sarraute. Septembre 1986 : Rencontre avec Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du soleil. Octobre 1986 : Conférence de Georges Duby : Pour une histoire de la femme et de l´amour en France au XIIe siècle : le cas d´Héloïse. Novembre 1986 : Récital de Lamine Konté, musicien, poète et conteur sénégalais. Lecture d´extraits de l´œuvre d´Albert Camus par le comédien Josep-Maria Flotats. Décembre 1986 : Débat public avec le professeur Luc Montagnier et le docteur Rafael Nájera sur les récentes découvertes concernant le sida. 1987 : Jean Colomb est nommé directeur de l’IFM. Il exercera ses fonctions jusqu’en 1988. Janvier 1987  : Centenaire de la naissance de Le Corbusier (cycle de conférences et projection de moyens-métrages sur l´œuvre de l´architecte).

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Programa del concierto Didier Lockwood 1988, organizado por el Colegio Mayor Universitario San Juan Evangelista y el IFM. (Colecci贸n IFM).

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Mars 1987 : Rencontre avec le romancier marocain Driss Chraïbi à propos de la littérature d´expression française au Maghreb. Avril 1987 : Sortie du livre : Madrid : La décennie prodigieuse, dirigé par Christian Delacampagne, aux éditions Autrement. Novembre 1987 : Débat sur l´Hépatite B et le sida, avec Françoise Barré-Sinoussi (Prix Nobel de Médecine 2008), Bernard Fritzell et José Ramón de Juanes. Débat sur la revue Esprit à Madrid, avec Paul Thibaud directeur de la revue, Olivier Mongin, rédacteur en chef et Manuel Maceiras Fabián, doyen de la Faculté de Philosophie de l´Université Complutense. Raymond Cousse représente Enfantillages (Festival d´Avignon 1984). 1988 : Denis Mallet est nommé directeur de l’IFM par intérim. Il exercera ses fonctions jusqu’en 1990. Janvier 1988 : Le Salón de Actos est réaménagé en salle de spectacle de 200 places, avec un meilleur éclairage et une meilleure sonorisation. Représentation d´Ubu roi d´Alfred Jarry. Récital de Léo Ferré au Teatro Albéniz, avec la participation de l´IFM. Mars 1988 : Rétrospective des films de Claude Berri. Exposition du peintre Noël Cuin. Mai 1988 : Première rencontre sur la jeune poésie française et espagnole : débat et lecture publique de poèmes par les auteurs avec Jean-Michel Maulpoix, Claude Esteban, Jean-Pierre Lemaire, Jaime Siles, Jésus Munárriz. Novembre 1988 : Représentation de L´Etranger d´Albert Camus, par l´Atelier en pièces (Avignon off 1987). Exposition Les chemins de l´illustration de Georges Lemoine et Henri Galeron : 60 aquarelles originales. Représentation de Stratégie pour deux jambons de Raymond Cousse par l´auteur. Décembre 1988 : Rétrospective Brel, dix ans après avec un récital de Malek .

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Janvier 1989 : En partenariat avec l´Alianza hispanofrancesa et la Fundación Andreu Nin, colloque avec l´historien Pierre Broué : Trotsky Hoy. Mars 1989 : Avec la participation de l´Institut allemand et de l´Université Complutense, colloque international Heidegger – Wittgenstein, avec Alain Finkielkraut, Luc Ferry et Alain Renaut. Mai 1989 : La France, l´Allemagne et l´Espagne fêtent trois anniversaires : la Révolution française, les quarante ans de la Loi Fondamentale Allemande et dix ans de régime constitutionnel en Espagne. Journées de réflexion animées par Alfred Grosser, Hans-Peter Schneider (professeur de droit constitutionnel), Gregorio Peces-Barba (père de la Constitution Espagnole de 1978). L´Atelier Théâtre de l´IFM (ATIF) dirigé par Franck Delorme (professeur à l’IFM de 1988 à 1993) monte le spectacle Révolutions présenté à l’IFM et au lycée français de Madrid. Conférence de Félix Guattari sur Psychanalyse et politique. Juin 1989 : La psychanalyste Elisabeth Roudinesco présente son livre Histoire de la psychanalyse en France. Septembre 1989 : 1789, exposition sur le bicentenaire de la Révolution française réalisée par le Ministère des Affaires Étrangères. Novembre 1989 : Exposition pour le centenaire de la Tour Eiffel. Colloque sur la pensée française contemporaine, avec Paul Ricœur, Michel Henry, Jean Delumeau, et Jean-Luc Marion. Rétrospective Alain Resnais avec la participation de la Filmoteca española.

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DES ANNEES 1990 A AUJOURD’HUI . LE NOUVEL INSTITUT

Folleto publicado con motivo de los 80 años del Institut Français de Madrid (1910 – 1990). (Colección IFM).

91 1990 : Gérard Imbert est nommé directeur de l’IFM. Il exercera ses fonctions jusqu’en 1996. 1990 : Signature d’un accord pour la construction d’un nouveau bâtiment abritant les activités culturelles de l’IFM et les services culturels et scientifiques de l’Ambassade de France. L´IFM célèbre ses 80 ans d´existence au 12, calle Marqués de la Ensenada.


L’Institut Français de Madrid à la croisée des chemins: 1990-1996 La rénovation des installations et la redéfinition des missions En 1990 l’IFM se voit confronté à un triple défi : structurel (la rénovation complète de ses installations), conjoncturel (l’horizon 92, grande année pour l’Espagne) et contextuel (la nécessité de redéfinir sa politique culturelle face à des partenaires pleinement intégrés à la culture européenne et demandeurs de coopération). Contre vents et marées (les “grands travaux”: 1990-1993) Paradoxalement, ce qui aurait pu être un handicap irréversible (la fermeture de la salle de spectacles en 1991), nous conduit à mener une politique hors-les-murs qui va permettre de nouer de solides contacts avec les milieux culturels et de mettre en place de nouveaux partenariats: Festival d’Automne et Madrid en Danza chaque année, Residencia de Estudiantes à son apogée dans ces années-là, Centres culturels de la ville (en particulier le Conde Duque), salles de théâtre indépendant, les trois grandes Universités de Madrid et l’UNED (Université à Distance)… L’IFM veut ainsi renouer avec sa vocation originelle, celle d’être à la croisée des deux cultures, mais aussi de se montrer sensible aux changements socio-culturels. Cela se traduit par la venue d’intellectuels représentatifs des nouveaux courants de pensée en sciences humaines : Jean Duvignaud, Michel Maffesoli, Jean Baudrillard, entre autres, l’organisation de colloques franco-espagnols de sémiotique, communication, sans compter le milieu “psy” et ses différents groupes lacaniens qui se succèdent dans la même salle sans jamais se croiser! Tous les mois, un intellectuel ou un artiste espagnol de renom est associé à la programmation (hommage au sociologue Jesús Ibáñez en 1992).

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Pendant que les machines procèdent avec fracas à la démolition puis à la reconstruction du nº 10, alors qu’on réhabilite entièrement le nº 12, les cours continuent. Le soir le vieux navire retrouve son calme, on se replie dans le hall historique de ce bâtiment imprégné d’histoire(s) qu’on s’efforce de maintenir en vie. Passé et postmodernité se marient. C’est l’occasion d’une Rencontre franco-espagnole où se succèdent folklore (récital de la grande cupletista Olga Ramos), plaisirs de la bouche (charcuteries du terroir et Beaujolais nouveau, nous sommes en novembre!) et activités culturelles (présentation d’un livre sur le “cuplé” – la chanson populaire madrilène – écrit par un professeur de la Sorbonne). Blanca Li et son équipe du “Calentito” (qui fut un des hauts-lieux de la Movida) animeront un Carnaval sur le thème du cinéma. Blanca reviendra plus tard comme chorégraphe, pour présenter son premier spectacle à Madrid, après avoir été consacrée par le prix “Coup de coeur du off” au festival d’Avignon. 1992: Madrid capitale européenne de la Culture Mais un autre défi se présente, d’ordre culturel et social : il s’agit de répondre à une attente, non pas déçue, mais diluée par la perte de vitesse du français, la multiplication de l’offre culturelle à Madrid, l’émergence de nouvelles esthétiques et sensibilités.


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Le quotidien El País ne s’y trompe pas lorsqu’il titre à propos de la nomination du nouveau directeur en 1990, encore qu’en termes un peu “exagérés” : “La ‘Movida’ en français. L’Institut Français veut apporter à Madrid une culture urbaine aux accents du pays voisin.” C’est bien de cela qu’il s’agit dans le fond : essayer d’épater sans imposer, offrir une vitrine de la nouvelle création française tout en se montrant attentif aux initiatives locales, et surtout déconstruire certains préjugés et petits complexes culturels qui commencent à s’inverser. Ecoute de l’autre, multiplication des contacts, présence dans la ville, l’IFM s’efforce de développer sa double mission : enseignante – au sens large du terme – et culturelle, en ménageant des passerelles entre les deux pays, sous forme de tables rondes – ces tertulias dont sont friands nos partenaires –, en maintenant le lien avec le tissu universitaire, mais aussi avec ce sens de la fête que la Movida a su incarner… Comment concilier tout cela? La tâche n’a pas toujours été facile, en particulier celle d’attirer un nouveau public dans nos lieux. En 1992, l’IFM se doit de participer à cette grande célébration qu’est “Madrid capitale européenne de la Culture”. En Espagne on célèbre l’Hispanité, en France la Rencontre des Deux Mondes. Comment se situer ? Nous le faisons en termes de réflexion sur l’altérité et le croisement des cultures: Festival de musique arabo-andalouse, sépharade et orientale qui mêle tradition et modernité, sans oublier la fusion, et qui se poursuivra deux années durant. Première Fête Euporéenne de la Musique dans la cour d’honneur du Conde Duque, en collaboration avec les centres culturels étrangers, où sont représentés six pays européens. Cycle sur l’Europe inauguré par José Vidal-Beneyto, colloque sur le thème de l’Altérité et publication d’un numéro monographique dans la “Revista de Occidente” (revue fondée par Ortega y Gasset) avec la participation de José Luis L. Aranguren, Marc Augé, Georges Balandier, Bartolomé Bennassar, Marc Guillaume, Manuel Reyes Mates, Eric Landowski, entre autres. Octobre 94: l’Institut Français de Madrid fait peau neuve L’événement a sans nul doute été la grande fête d’inauguration, conçue spécialement pour les lieux par la Cie Ilotopie. Cette compagnie transdisciplinaire, s’est illustrée en France par ses interventions de “désordre artistique” sur des sites abandonnés ou officiels (inauguration de l’Eurotunnel), visant à interroger l’espace public. Nous voulions souligner de façon créative et ludique l’extraordinaire qualité des nouvelles installations et donner à voir la richesse de ces arts de la rue qui croisent théâtre, performance, musique et animations interactives. Le thème: “La France dévoilée” ! Mais une France revue et corrigée par le regard d’aujourd´hui, dépoussiérée de ses clichés. Les bâtiments du 10 et du 12, les deux cours, le trottoir, sont investis par les vingt-six artistes de ce collectif. Les invités sont accueillis sur le pas de la porte par des chaises à porteur sans fond, au design postmoderne, pilotées par des laquais en livrée qui les conduisent pedibus vers la vingtaine d’installations, mises en espace et animations du parcours…

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Les lieux ne désemplissent pas, les publics se mêlent, la fête se prolonge tard dans la nuit, ponctuée par une soupe à l’oignon à l’élaboration de laquelle a participé le public, réparti en “espace pleureur” et “espace non-pleureur” (c’est l’époque des mesures anti-tabac dans l’hexagone) ! L’assistance est surprise par ce mélange des genres : grâce, poésie, parodie et humour caustique, une façon aussi de se moquer gentiment de la “grandeur” et de jouer la carte d’une conception festive de la culture... Celle-ci se reflètera dans la nouvelle programmation: Philippe Decouflé présentera Petites pièces montées, un spectacle aérien et clownesque, Bartabas la magie de son cirque équestre, le Nouveau Cirque sera à l’honneur, la danse contemporaine également, réconciliée avec l’humour (Dominique Boivin, Cie Castafiore), et le théâtre avec le clown (Les Nouveaux Nez). Le message passe. Plus tard, Pedro Almodóvar, qui avait connu la nouvelle salle lors d’un spectacle de danse, viendra y tourner une scène de La flor de mi secreto avec Joaquín Cortés et Marisa Paredes. La nouvelle programmation (1993-1996) Le français n’est plus ce qu’il était (il est dépassé par l’anglais), l’Espagne est portée par les derniers soubresauts de la Movida, les choix vont s’orienter vers une programmation qui n’implique pas forcément la connaissance de la langue: le spectacle vivant, particulièrement les expressions représentatives du renouveau artistique (danse contemporaine, Nouveau Cirque, musique, installations plastiques, design et photo). La salle d’exposition est inaugurée par une exposition de photos grand format du Fonds Régional d’Art Contemporain d’Aquitaine. En 1993, le Festival d’Automne donne carte blanche à l’IFM. Ce sera l’occasion de présenter une douzaine de manifestations variées, dont Le Cirque Plume, Zingaro, Cirque Gosh, Angelin Preljocaj avec un hommage aux Ballets russes, une avant-première de Lumières, le spectacle que Georges Lavaudant a terminé de monter lors d’une résidence à l’Institut avec sa compagnie. C’est l’agence de publicité Contrapunto qui conçoit par amitié la campagne de promotion. Que ce soit là l’occasion de rendre hommage à l’extraordinaire générosité et la francophilie de nos partenaires espagnols.

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La programmation sera marquée par plusieurs cycles: danse contemporaine (Charmatz et Chamblas, Fattoumi-Lamoureux, Larrieu, Lartigue, Patarozzi, Mathilde Monnier, Cécile Proust, Karine Saporta), musique contemporaine et jazz, chanson; nous nous voulons éclectiques, avec une dominante multiculturelle : Reinette l’Oranaise, Soeur Marie Keyrouz, Hélène Engel, Houria Aïchi, Aïcha Redouane, Marc Loopuyt, Al Kindi,Taifa, Rachid Taha, Idir, Juliette, Serge Hureau et son hommage à Piaf, Juke-box de la Chanson française (mis au point par l’INA et le Hall de la Chanson), des expositions de photographies dont une rétrospective Hervé Guibert, des soirées poétiques à la Residencia où Yves Bonnefoy séjournera. A cela s’ajoutent les interventions dans la ville : installation de dix panneaux photo de Louis Jammes sur la façade du siège de la Comunidad de Madrid, Puerta del Sol (les enfants de Sarajevo, Noël 94); chapiteaux de cirque au Lycée Français, à la Casa de Campo, derrière le Templo de Debod; Fête de la Musique au Conde Duque… Ce sont des années exaltantes, un rythme soutenu, l’enjeu est de faire de l’IFM un centre culturel intégré à la ville; tout cela porté par une équipe solide qui se donne avec enthousiasme, malgré les moyens réduits en personnel et aussi en moyens


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financiers. L’IFM a bénéficié pour toutes les grandes opérations du soutien de l’AFAA (Association Française d’Action Artistique), organisme sous tutelle du Ministère des Affaires Etrangères, ce qui lui a permis de préserver son budget. Quelle satisfaction, aujourd´hui, que de voir l’IFM poursuivre sa mission, le Festival d’Automne continuer à programmer du Nouveau cirque, la Fête de la Musique s’institutionnaliser et la danse contemporaine avoir sa place dans plus d’une programmation… ¡Gracias Madrid! Toute ma reconnaissance à ceux et celles qui m’ont accompagné dans cette tâche qui tenait quelquefois de la gageure. Gérard IMBERT, a été professeur coopérant (1976-1978) puis directeur de l’Institut Français de Madrid (1990-1996). Essayiste et romancier, professeur à l’ Université Carlos III de Madrid (depuis 1996).

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El Institut Français de Madrid en la encrucijada: 1990-1996 Renovación de las instalaciones y redefinición de los objetivos En 1990 el IFM se enfrenta a tres retos: estructural (la rehabilitación completa de sus instalaciones), coyuntural (la celebración del 92, año clave para España) y contextual (la necesidad de replantear su política cultural de cara a unas instituciones totalmente integradas a la cultura europea y deseosas de cooperar). Contra viento y marea (la rehabilitación: 1990-1993) Paradójicamente, lo que hubiera podido representar un obstáculo irreversible (el cierre de la sala de espectáculos en 1991), nos obliga a desarrollar las actividades fuera del centro y a establecer sólidos contactos con los medios culturales lo que va a desembocar en nuevas colaboraciones: Festival de Otoño y Madrid en Danza cada año, Residencia de Estudiantes en su apogeo entonces, Centros culturales (en especial el Conde Duque), salas de teatro independiente, las tres grandes Universidades de Madrid, amén de la UNED (Universidad a Distancia)… De esta manera el IFM quiere reanudar con su vocación primordial, el estar en el cruce de las dos culturas, pero también reflejar los cambios socio-culturales. Esto se traduce por las invitaciones cursadas a una serie de intelectuales representativos de las nuevas corrientes de pensamiento en el ámbito de las ciencias humanas: Jean Duvignaud, Michel Maffesoli, Jean Baudrillard, entre otros; la organización de encuentros franco-españoles de semiótica y comunicación, sin contar con los diferentes grupos lacanianos que conviven sin mezclarse en Madrid ¡y se suceden en la misma sala sin llegar a cruzarse! Cada mes una figura del mundo intelectual o artístico español es asociada a la programación (homenaje al sociólogo Jesús Ibañez en 1992).

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Mientras las máquinas proceden estrepitosamente a la demolición y posterior reconstrucción del nº 10, mientras se remoza enteramente el edificio del 12, los cursos siguen. Por la noche la antigua nave recobra su tranquilidad, nos replegamos en el hall del nº 12, el histórico edificio lleno de historia(s) que intentamos mantener con vida. Pasado y posmodernidad conviven: encuentro franco-español en el que se combinan folclore (actuación de la gran cupletista Olga Ramos), degustaciones (embutidos de la tierra y Beaujolais Nouveau: estamos en noviembre, acaba de llegar el vino joven) y actividades culturales (presentación de un libro sobre el cuplé –género madrileño por antonomasia– escrito por un profesor de la Sorbona). En febrero, Blanca Li y su compañía del “Calentito” (que fue uno de los templos de la Movida) organizan un carnaval temático centrado en el cine. Más tarde, Blanca volverá como coreógrafa, para su primera actuación en Madrid, después del éxito cosechado en el Festival de Avignon, con el premio “Coup de coeur du off”.


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1992: Madrid capital europea de la Cultura Pero se presenta otro reto, de cariz cultural y social: se trata de responder a una nueva demanda, caracterizada por el declive del francés, la multiplicación de la oferta cultural en Madrid y la emergencia de nuevas estéticas y sensibilidades. El diario El País lo destacará, a raíz del nombramiento del nuevo director en 1990, con un titular algo exagerado:“La ‘movida’ en francés. El Instituto francés quiere traer a Madrid una cultura urbana con acento galo.” En el fondo de eso se trataba: intentar deslumbrar sin imponer, ofrecer una muestra de la nueva creación francesa sin dejar de estar atento a las iniciativas locales, y sobre todo deshacer algunos prejuicios y resabios de complejos culturales que empezaban a invertirse. Atención al otro, multiplicación de los contactos, intervención en la ciudad, el IFM procura desarrollar su doble misión: docente por una parte –en el sentido amplio de la palabra– y cultural, tendiendo puentes entre los dos países, en forma de mesas redondas y tertulias –afición muy española–, manteniendo el vínculo con el mundo universitario, pero también con ese sentido de la fiesta que ha sabido encarnar la Movida… ¿Cómo compaginarlo todo? No ha sido siempre fácil la tarea, en particular atraer al público a los nuevos espacios. En el 92, era un deber para el IFM participar en la gran celebración que fue “Madrid capital europea de la Cultura”. En España se celebra la Hispanidad, en Francia “el encuentro de los dos mundos”. ¿Cómo situarnos? Lo hemos hecho en términos de reflexión sobre la alteridad y cruces entre culturas: Festival de música arábigo-andaluza, sefardita y oriental que mezcla tradición y modernidad, sin olvidar la fusión, y que se prolongará durante dos años. Primera Fiesta Europea de la Música en el patio central del Conde Duque, en colaboración con los Centros culturales extranjeros, en la que están representados seis países europeos. Ciclo sobre Europa inaugurado por José Vidal-Beneyto, Simposio sobre el tema de la Alteridad y publicación de un número monográfico en la Revista de Occidente con la participación de José Luis L. Aranguren, Marc Augé, Georges Balandier, Bartolomé Bennassar, Marc Guillaume, Manuel Reyes Mates, Eric Landowski, entre otros. Octubre del 1994: la transformación del IFM Sin duda el evento ha sido la gran velada de inauguración, especialmente concebida para los espacios por la Cie Ilotopie. Esta Compañía transdisciplinar, se ha distinguido en Francia por sus intervenciones de “desorden artístico” en edificios abandonados u oficiales, apuntando a cuestionar el espacio público.

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Queríamos dar a conocer de manera creativa y lúdica la excepcional calidad de las nuevas instalaciones y enseñar la riqueza de esas “Artes de la calle” que mezclan teatro y performance, música y animaciones interactivas. El tema: ¡Francia desvelada! Pero una Francia actualizada por la mirada de hoy, despojada de sus tópicos. Los veintiséis artistas del colectivo ocupan los edificios del 10 y del 12, invaden los dos patios, la acera; algunos, en traje clásico, acogen a los visitantes con sillas de manos sin fondo, de diseño posmoderno, y los llevan andando hacia la veintena de animaciones y puestas en espacio del recorrido. Las instalaciones están a rebosar, se mezclan los públicos, la fiesta se prolonga hasta tarde en la noche, amenizada por la típica sopa de cebollas preparada con el público, repartida en “zona de llorones” y “zona de no llorones” (¡acaban de aplicarse en Francia las medidas anti-tabaco!). Le sorprende a la gente esta hibridación de géneros: gracia, poesía, parodia y humor guasón, esa manera de burlarse tranquilamente de la “grandeur” y de apostar por una concepción festiva de la cultura… Ésta se va a reflejar en la nueva programación: Philippe Decouflé presentará Petites Pièces montées, un espectáculo aéreo y burlesco, Bartabas nos ofrecerá la magia de su circo ecuestre, el Nuevo Circo estará presente, la danza contemporánea también, reconciliada con el humor (Dominique Boivin, Cie Castafiore) y el teatro con el clown (Les Nouveaux Nez). Cala el mensaje. Más tarde, Pedro Almodóvar, que había visto la sala de teatro con ocasión de un espectáculo de danza, rodará ahí unas secuencias de La flor de mi secreto con Joaquín Cortés y Marisa Paredes. La nueva programación (1993-1996) El francés ha perdido peso, (ha pasado a ser segunda lengua) España vive los últimos momentos de la Movida, vamos a orientarnos hacia una programación que no implique forzosamente el conocimiento del idioma: artes escénicas, en particular todo cuanto refleja las nuevas expresiones artísticas (danza contemporánea, Nuevo Circo, música, instalaciones plásticas y fotografía). La sala de exposiciones se inaugura con una exposición de fotos de gran formato del Fondo Regional de Arte Contemporáneo de Aquitaine.

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En 1993, el Festival de Otoño elige a Francia como país invitado y nos da carta blanca para elaborar la programación. Presentaremos una docena de espectáculos: Cirque Plume, Zingaro, Circo Gosh, Angelin Preljocaj con un homenaje a los Ballets rusos, un pre-estreno de Lumières, el espectáculo que Georges Lavaudant ha terminado de montar durante una residencia en el Instituto con su compañía. Por amistad la agencia de publicidad Contrapunto concibe la campaña de promoción. Que se nos permita aquí rendir homenaje a la extraordinaria generosidad y francofilia de nuestros interlocutores españoles. La programación se orienta hacia varios ciclos: danza (Charmatz et Chamblas, Fattoumi-Lamoureux, Larrieu, Lartigue, Patarozzi, Mathilde Monnier, Cécile Proust, Karine Saporta), música contemporánea y jazz, canción; optamos por el eclecticismo, con una orientación claramente multicultural: Reinette l’Oranaise, Soeur Marie Keyrouz, Hélène Engel, Houria Aïchi, Aïcha Redouane, Marc Loopuyt, Al Kindi, Taifa, Rachid Taha, Idir, Juliette, Serge Hureau y su homenaje a Piaf, Juke-box de la Canción francesa (producido por el Instituto Nacional del Audiovisual y el Centro de la Canción francesa), exposiciones de fotos (retrospectiva Hervé Guibert, entre otras), veladas poéticas en la Residencia de Estudiantes donde Yves Bonnefoy permanecerá para una estancia de intercambio.


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A esto hay que añadir las intervenciones en la ciudad: instalación de diez paneles fotográficos de Louis Jammes en la fachada de la sede de la Comunidad de Madrid, Puerta del Sol (los niños de Sarajevo, en Navidad de 1994); carpas de circo en el Liceo Francés, en la Casa de Campo, detrás del Templo de Debod; Fiesta de la Música en el Conde Duque. Son años apasionados, de ritmo sostenido, el reto es hacer del IFM un centro cultural integrado en la ciudad; todo ello gracias a un equipo que se entrega con entusiasmo, a pesar de los escasos medios, en personal y económicos. El IFM ha beneficiado para estas grandes operaciones de la ayuda de la AFAA (Asociación Francesa de Acción Artística), organismo dependiente del Ministerio francés de Asuntos Exteriores, lo que le ha permitido preservar su presupuesto. ¡Qué gran satisfacción ver hoy día el IFM continuar con su misión, el Festival de Otoño seguir programando Nuevo Circo, ver la Fiesta de la Música perpetuarse y la danza contemporánea ocupar su lugar en más de una programación! ¡Gracias Madrid! Mi agradecimiento a todas y todos los que me han acompañado en esta empresa que a veces rayaba en lo imposible. Gérard IMBERT, ha sido profesor cooperante (1976-1978) y luego director del Instituto Francés de Madrid (1990-1996). Ensayista y novelista, catedrático de la Universidad Carlos III de Madrid (desde 1996).

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Mars 1990 : Semaine érotique franco-espagnole. Exposition des œuvres érotiques d´André Masson, rencontres d´écrivains français et espagnols sur la littérature érotique, dont Jean-Jacques Pauvert, Renaud Camus, Almudena Grandes. Mai 1990 : A l´occasion des trente ans de la naissance d´OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle), représentation de Le dimanche de la vie, adaptation théâtrale du roman de Raymond Queneau. Novembre 1990 : Exposition de Henri Cartier-Bresson, Paris à vue d´œil. Décembre 1990 : Conférence de Michel Maffesoli Le temps des tribus : une autre logique sociale. Lancement de l´opération Le Beaujolais nouveau est arrivé avec des interprétations de chansons de variétés espagnoles (cuplés). 1991 : L´IFM entame une période de rénovation des installations existantes au nº 12 : déplacement provisoire de la bibliothèque au rez-de-chaussée (actuelle cafétéria), nouvelle salle d´exposition (dans l´actuel secrétariat des cours). Le Salon Paul Guinard et la bibliothèque sont utilisés pour les conférences et autres rencontres. Les salles de cours sont rénovées successivement. Parallèlement, on procède à la démolition du bâtiment du 10, calle Marqués de la Ensenada et à la construction d’un nouveau bâtiment moderne et fonctionnel (Architectes : José Manuel Sanz Sanz y Juan López Riobóo Latorre). Janvier 1991 : Manifestations autour du thème Le retour de la passion, avec une conférence de Jean Duvignaud. Rétrospective des films de Luc Besson, dont Le grand bleu (1988). 26 avril 1991 : Concert des élèves du Centre Pierre Rode au Palacio Real, Salón de Columnas, sous la Présidence d’honneur de la Reine. Dirigés par le maître de violon Robert Papavrini, des enfants de 7 à 9 ans interprètent des œuvres de Boccherini, Mozart, Paganini (…). Un deuxième concert a lieu le 29 avril à l’IFM.

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Mai 1991 : Conférence de Jean Baudrillard : Que faire après l´orgie ? Représentation de L´Eté  de Romain Weingarten par l´Atelier Théâtre de l´Institut. Septembre 1991 : Rétrospective Arthur Rimbaud à l’occasion du centenaire de sa mort. Manifestation réalisée en collaboration avec la Residencia de estudiantes. Conférences de Pere Gimferrer et d´Alain Borer. Sortie du nº 0 de la revue Plein Cœur : cahiers de l’Institut Français de Madrid.


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Artículo de El País, [30 de noviembre 1990] sobre el Institut Français de Madrid.

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Nº 3 de la revista del Institut Français de Madrid Plein coeur : cahiers de l’Institut Français de Madrid. (Colección privada).

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La Revista de Occidente publica en enero 1993 los actos del simposio internacional de marzo 1992: El otro, el extranjero, el extraño.

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Octobre 1991 : Concert-hommage à Georges Brassens par Olivier de Saint-Blancard. Représentation du spectacle de Franck Delorme : Réminiscences (A. Rimbaud) par l´Atelier Théâtre de l´IFM. Janvier 1992 : Manifestations autour des cultures transplantées (la culture du Maghreb), avec Driss Chraïbi et Albert Memmi. Concert de Dida (musique raï). Mars 1992 : Autour du cinquième centenaire de la Découverte de l´Amérique, symposium international organisé par L’IFM et le Consorcio Madrid Capital Europea de la Cultura 1992, avec la participation de l’UCM, du CSIC, du British Council (…) sur le thème : El otro, el extranjero, el extraño, avec la participation de Julio Caro Baroja, Marc Augé, Georges Balandier, Bartolomé Bennassar et José Luis Aranguren (…). Michel Tournier présente l´adaptation cinématographique de son roman La goutte d´or, tourné par Marcel Bluwal. Avril 1992 : Hommage à Georges Bataille organisé par le Bureau du livre de l’Ambassade de France. Juin 1992 : L´IFM est à l’origine de la première Fête Européenne de la Musique en Espagne. Octobre 1992 : Une nouvelle convention signée entre l’Université de Toulouse-Le Mirail et l’IFM transforme le centre d’études universitaires, accueilli dans les locaux de l’Institut depuis le début des années 1960, en un centre de préparation aux licences d’espagnol et de LEA, et à la Maîtrise d’espagnol (Centre d’Etudes Universitaires de Madrid - CEUM). Rencontres de musique séfarade, orientale et arabo-andalouse avec la chanteuse libanaise Sœur Marie Keyrouz. Novembre 1992 : En partenariat avec l´Université Carlos III, quatrième centenaire de la mort de Montaigne. Cycle de conférences avec Gregorio Peces-Barba, Claude Gilbert-Dubois et Jean-Pierre Duviols.

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Colloque Nouvelles tendances de la communication audiovisuelle et publicitaire, en collaboration avec l’Université Complutense, avec Jérôme Bourdon, Enrique Bustamante, Patrice Flichy, Dominique Pasquier, Georges Péninou (…). Février 1993 : Table ronde sur Louis Althusser, maître à penser, avec Yann Moulier-Boutang, Luis Racionero et Gabriel Albiac (un des proches du philosophe). Table ronde autour de l´œuvre picturale de Henri Michaux, avec Antonio Saura. Mars 1993 : Rétrospective des films de Raymond Depardon. Avril 1993 : Hommage à Algirdas Julien Greimas, en collaboration avec l’UNED et avec la participation de Denis Bertrand, Jean-Marie Floch, Eric Landowski (…).


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Catálogo de la exposición del Institut Français de Madrid : Hervé Guibert fotógrafo (Centro cultural Conde Duque, 1993).

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Mai 1993 : Yves Bonnefoy et les plasticiens espagnols : Joan Miró, Eduardo Chillida, Antoni Tàpies. Le poète fait une lecture publique de ses poèmes à l´IFM. Juin 1993 : Rétrospective complète de l´œuvre photographique de Hervé Guibert. L’atelier de théâtre de Franck Delorme monte Le misanthrope folies, une version rock du Misanthrope qui sera jouée par la suite au festival d’Avignon. Octobre - novembre 1993 : L´IFM collabore avec le Festival de Otoño en présentant douze spectacles de théâtre, danse, musique et de nouveau cirque (Cirque Plume, avec le spectacle Toiles et Opéra Equestre du théâtre Zíngaro…).


Portada del programa del Festival de Otoño 1993. Institut Français de Madrid. (Colección privada).

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Programa del Festival de Otoño 1993 : Cirque Plume. Institut Français de Madrid. (Colección IFM).

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Folleto con el avance de programación del curso escolar 1994-1995 en el que se pueden apreciar las nuevas instalaciones. Institut Français de Madrid (1994).

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1994 : Inauguration du 10, Calle Marqués de la Ensenada. L’IFM dispose de nouvelles installations : médiathèque, salle de spectacles, salle d’expositions, salle de conférences. Création de la carte « Ami de l´Institut ».


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Invitación a la fiesta del baile de Carnaval. Institut Français de Madrid (1994).

Février 1994 : Grand bal masqué à l´occasion de Mardi-Gras et Nuit du cinéma à l’IFM. Mars 1994 : Bernard-Henri Lévy anime un colloque international sur l´Europe des Balkans, Convivencia en Sarajevo. Mai 1994 : Mois de la poésie. Lecture de poèmes en français et en espagnol de Claude Esteban, poète et hispaniste. Juin 1994 : A l´occasion de la Fête de la Musique, bal-musette à l´IFM. Dans le cadre du Festival de Otoño, représentation de Lumières de Georges Lavaudant (Théâtre National Populaire de Villeurbanne).

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Fotos de la fiesta de la inauguración del nuevo edificio. Institut Français de Madrid (1994) © Institut Français de Madrid. (Colección privada)

110 28 octobre 1994 : Fête d´inauguration des nouveaux locaux de l´IFM  : La France dévoilée  : conçue pour les lieux par la Compagnie Ilotopie et en collaboration avec l’AFAA. Des installations et des animations se succèdent toutes les deux heures jusqu’à l’aube : Chaises à porteurs, Trottoir parisien, French Cancan à la broche, Course d’escargots, La leçon de français 1 et 2, L’homme cheminée, Cabaret, Danseur sur ses pas, Frénésie lacanienne,(…) Soupe à l’oignon, café au lait et croissants. Dans le programme de cette nuit, on peut lire : “Un recorrido delirante, que desvela algunos aspectos insospechados de la cultura francesa: desde el bailongo (sic) a la francesa a la lección de galantería, pasando por el cabaret o la cocina palaciega, usted será alternativamente huésped de honor, espectador o invitado sorpresa. El tránsito por una acera parisina, la caza de montería o la opereta ya no tendrán el menor secreto para usted y si resiste hasta el canto del gallo, les serviremos el cafecito y los croissants calientes.”


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Artículo de El Mundo del 29 de octubre de 1994 sobre los nuevos espacios inaugurados la víspera con una fiesta nocturna.

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Programa cultural de noviembre 1994. Institut Français de Madrid. Fotografía de portada de Robert Mapplethorpe (Exposición Le corps en scène).

Novembre 1994 : La galerie est inaugurée avec l’exposition Le corps en scène, coproduite avec l’AFAA et constituée de photographies en grand format du Fonds Régional d’Art Contemporain d’Aquitaine. Photographies de Christian Boltanski, Bernard Faucon, Joan Fontcuberta, Gilbert et Georges, Robert Mapplethorpe, Pierre Mercier, Pierre Molinier, Pierre et Gilles, Andres Serrano, Cindy Sherman, Steff Wall (…). Des expositions de photographies, design, arts plastiques et des installations se succèderont tous les deux mois dans la nouvelle galerie, de novembre 1994 à juin 1996. Décembre 1994 : Exposition photographique de Louis Jammes, Sarajevo dans la galerie de l’IFM, en collaboration avec l’AFAA, la Galerie du jour, Agnès B. et Yvon Lambert. Installation de dix panneaux de photos de Louis Jammes sur la façade du siège de la Comunidad de Madrid, Puerta del Sol.

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Libro catálogo : Sarajevo n’est en réalité le nom de rien qui puisse être représenté. Publicación de Flammarion4 / Galerie du jour - Agnès B. / Yvon Lambert /AFAA (1994).

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Rodaje de una escena de la Flor de mi secreto de Pedro Almodóvar (en la foto, Joaquín Cortés y Manuela Vargas), en el escenario del teatro del Institut Français de Madrid (1994). © Jean-Marie Leroy / EL DESEO D.A. S.L.U.

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1994: Rodaje de una escena de La flor de mi secreto de Pedro Almodóvar, en el escenario del teatro del IFM. Janvier 1995 : Manifestations autour de la chanson française. Spectacle de Serge Hureau, Gueules de Piaf. Bicentenaire de la création des Grandes Ecoles de l´an II, l´Ecole Normale Supérieure et l´Ecole Polytechnique. Février 1995 : Le temps du Vraissemblage, exposition de photographies de Michel Dieuzaide, en collaboration avec les Instituts Français de Londres et d’Oslo. Mars 1995 : Conférences de François Jacob, Prix Nobel de Médecine 1965 : L´imagination en sciences, et de Jean-Marie Lehn, Prix Nobel de Chimie 1987 : De la matière à la vie : la chimie.


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Christine Spengler delante de una de sus obras. Exposición en el IFM, 18 de mayo de 1995 (Colección privada).

De février à mai 1995 : Dans le cadre du Festival Madrid en Danza, cycle de danse contemporaine : Compagnie Szerelem (Marceline Lartigue), Compagnie Patarozzi, Compagnie Fatoumi-Lamoureux, Compagnie Schmidt-Pernette et Compagnie Cécile Proust. Mai 1995 : L´IFM accueille le neuvième Festival Internacional de Primavera Andrés Segovia. Exposition sur le design  : Meubles d’en France, en collaboration avec l’AFAA et VIA (Association pour la Valorisation de l’Innovation dans l’Ameublement). 18 mai 1995 : Dans le cadre du cycle Pulsion de mort, passion de vie ou le mythe de Carmen, exposition de photographies de Christine Spengler (en collaboration avec l’association Toreo, mort et vie et Diálogo). Juin 1995 : Conférences d´Axel Kahn sur les maladies génétiques et de Jean-Pierre Changeux sur les neuro-sciences.

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Libro catálogo de la exposición: Meubles d’en France. Institut Français de Madrid (1995).

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De septembre 1995 à novembre 1995 : Exposition de photographies : Heureux dimanches : un demi-siècle de loisirs en France, en collaboration avec l’AFAA et la Mission du Patrimoine Photographique. Photographies de Jacques-Henri Lartigue, François Kollar, André Kertész. Octobre 1995 : C´est fini ! / ¡Ya está! Tous les travaux de réhabilitation du numéro 12 sont achevés. Novembre 1995 : Hommage à Emmanuel Lévinas, en collaboration avec l’Université Complutense. Décembre 1995 : Reprise de la programmation de cinéma interrompue par les travaux, à l´occasion du centenaire de la naissance de la compagnie cinématographique Gaumont. Février 1996 : Spectacle de danse de Karine Saporta : Le bal du siècle. Mars 1996: Représentation de B.A.L par le trio Marcassé (Vincent Filliozat, membre fondateur du Cirque Plume). Avril 1996 : Hommage à Manuel de Falla pour le cinquantenaire de sa mort (concert et colloque). El hilo de Ariadna : installation de théâtre sensoriel (parcours sous forme de labyrinthe dans différents espaces de l’IFM), à partir d’un atelier dirigé par Enrique Vargas. Transhumance, installation de Jean-François Fourtou. Mai 1996 : Concert Folías y Romanescas avec Jordi Savall (viole de gambe). Novembre 1996 :Table ronde en hommage à André Malraux avec Fina de Calderón et Alain Malraux. Présentation de la traduction en espagnol de Le testament français d´Andreï Makine, prix Goncourt 1995. Décembre 1996 : Table ronde sur l´actualité de Michel Foucault. 1997 : Claude Lesbats est nommé directeur IFM. Il exercera ses fonctions jusqu’en 2000. Janvier 1997 : Hommage à Maurice Ohana, mort en 1992. Lancement d´une série de conférences scientifiques intitulée Aux frontières du savoir. Mars 1997 : Conférence de Jean-Marie Colombani, directeur du journal Le Monde : Les politiciens ont-ils cessé de produire des idées ? Exposition sur Les nouvelles Alexandries : les bibliothèques dans le monde.

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Avril 1997 : Conférence de Joël de Rosnay : La révolution de la communication et son impact sur l´homme et l´entreprise. L´IFM accueille un stage de danse contemporaine dirigé par Emmanuelle Huynh-Thanh-Loan et Loïc Touzé. Mai 1997 : Conférence de l´historien Roger Chartier : Histoire, langage, pratiques : comment on écrit l´histoire aujourd´hui. Conférence de Hubert Curien, directeur du CERN : La structure de la matière. Juin 1997 : Présentation en présence de l´auteur, de L´horreur économique de Viviane Forrester. Rencontre de deux dessinateurs : Plantu (Le Monde) et Máximo (El País). Conférences et table ronde à propos du dramaturge Bernard-Marie Koltès, mort en 1989. Novembre 1997 : Journées Mémoire européenne et construction de l´Europe avec Marek Halter et Fernando Morán (ancien ministre des Affaires Etrangères du 1er Gouvernement de Felipe González. Cycle de jeune cinéma français (films de Cédric Klapisch, Arnaud Desplechin). Janvier 1998 : Hommage à Marguerite Duras, décédée en mars 1996. Exposition scientifique de la Cité des Sciences et de l´Industrie de La Villette : Matières en forme. Février 1998 : Lancement d´une série de manifestations sur les nouveaux architectes en France (Jacques Hondelatte, Dominique Perrault, Patrick Bouchain) en collaboration avec l´Escuela Técnica Superior de Arquitectura de Madrid. Rétrospective Claude Chabrol. Avril 1998 : Création du 1er Festival de Teatro Francófono de Madrid. Représentation de Soudain l´été dernier (T. Williams) par Théâtre 2000 de Lyon. Conférence de l´écrivain marocain Driss Chraïbi, à l´occasion de la traduction en espagnol de L´homme du livre.

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Mai 1998 : Conférence de Jacques Attali sur La société et le télétravail. Juin 1998 : Conférence de Jacques Rigaud sur La problématique des centres culturels de rencontre. Octobre 1998 : Représentation du ballet Kayassine par Les Arts Sauts (en collaboration avec la Comunidad de Madrid, dans le cadre du Festival de Otoño). Conférence du scénariste de bandes dessinées Pierre Christin (en collaboration avec le dessinateur Jean-Claude Mézières). Martine Cébrian, professeur à l’IFM monte un atelier de théâtre pour les élèves de l’Institut. Novembre 1998 : Récital de l´Orchestre National de Jazz, créé en 1986. Janvier 1999 : Rétrospective Patrice Leconte. Février 1999 : Journées de réflexion sur le Théâtre de Samuel Beckett. Représentation de Quoi où et Impromptu d´Ohio par Bruno Meyssat.


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Invitación a la exposición Metraje escénico. Institut Français de Madrid (1999). (Colección IFM).

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Avril 1999 : Table ronde autour du livre d´Emmanuel Todd, L´illusion économique, en présence de l´auteur, avec Joaquín Estefanía, Fernando González Urbaneja et Josep Ramoneda. Mai 1999 : Conférence d´Elisabeth Roudinesco : La psychanalyse : bilan d´un siècle. Juin 1999 : Cycle Jean-Luc Godard et cycle Alain Delon. Octobre 1999 : Grande exposition sur le costume de scène avec des prêts provenant de France, d´Espagne et du Portugal. Cycle Bertrand Tavernier. Décembre 1999 : Centenaire de la naissance de Francis Poulenc. Concert à l´Auditorium National organisé avec la Communauté Autonome de Madrid. Conférence inaugurale de Renaud Machart, critique musical du quotidien Le Monde. Janvier 2000 : Exposition scientifique Le soleil, notre bonne étoile. Cycle de cinéma La Nouvelle Vague, quarante ans après. Mars 2000 : L´IFM est associé au IVe Festival de Artes escénicas para Niños, Teatralia. Avril 2000 : Hommage au scénariste Jean-Claude Carrière avec projection de ses principales adaptations pour le cinéma. Lecture publique de contes extraits de son livre Le cercle des menteurs. Hommage à Luis Buñuel en collaboration avec la Filmoteca española. 2000 : Roger Barrié est nommé directeur de l’IFM. Il exercera ses fonctions jusqu’en 2005. Septembre 2000 : Exposition de l´œuvre sur papier de Pierre Alechinsky.

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Novembre 2000 : Exposition scientifique Pasteur, cent ans après. Représentation de Les pensionnaires par Deschamps & Deschamps, dans le cadre du Festival de Otoño. Hommage à Louis Malle. Représentation de Fanfares sous la direction de Georges Lavaudant (Odéon-Théâtre de l´Europe). Janvier 2001 : Cycle de cinéma sur le thème : Famille, familles. Récital de chansons françaises par Paloma Berganza. Mars 2001 : Mois des Francophonies : lecture de poèmes d´Abdellatif Laâbi par lui-même. Dans le cadre de Teatralia, la compagnie Etcetera présente L´Histoire de Babar (musique de Francis Poulenc et texte de Jean de Brunhoff). Cycle Isabelle Huppert. Mai 2001 : L´IFM participe au quinzième Festival Madrid en Danza avec les compagnies Black Blanc Beur, Thomas Noone et Heddy Maalem. L´Asociación Cultural de Teatro Bilingüe réunissant d´anciens élèves du Lycée Français et des étudiants des universités madrilènes représente Yerma de Federico García Lorca. Joël Favreau interprète des chansons de Georges Brassens.


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17 septembre 2001 : Premier centenaire de la mort de Henri de Toulouse-Lautrec. Exposition à l´Academia de Arte y Letras de San Antón. Octobre 2001: Rétrospective Eric Rohmer. Inauguration au Centro Conde Duque d´une exposition organisée par l´Institut: Recreación: 21 arquitecturas en Francia al amanecer del siglo XXI. 24 Novembre 2001 : Concert de jazz par le Claude Barthélémy Quintet. Janvier 2002 : Cycle Le scandale dans le cinéma français. Projection de Et Dieu créa la femme de Roger Vadim (1956), La grande bouffe de Marco Ferreri (1973), Les valseuses de Bertrand Blier (1974), Romance de Catherine Breillat (1999). En mars, table ronde avec Catherine Breillat et Philippe Barassat sur le thème : La censure au cinéma existe-t-elle ? Mars 2002 : Dans le cadre de la programmation Citas del XXI, série de conférences sur la presse française avec Ignacio Ramonet, directeur du Monde Diplomatique et Sophie Gherardi, rédactrice en chef de Courrier International. Mercredi 6 mars 2002 : Table ronde sur le thème : La memoria social de la Guerra Civil, avec Eduardo Haro Tecglen (El País), Henry Rousso (Institut d´Histoire du Temps Présent), Alberto Reig (Universidad Complutense). Mai-juin 2002 : Rétrospective de films français ayant trait au XVIIIème siècle avec Que la fête commence de Bertrand Tavernier (1975) et Ridicule de Patrice Leconte (1996). Rentrée 2002 : L´Institut lance son site internet : www.ifmadrid.com Septembre 2002 : La revue de cinéma Positif fête ses cinquante ans. Table ronde avec Michel Ciment, Hubert Niogret, rédacteurs de la revue, et Esteve Riambau, historien et critique de cinéma. 11 septembre 2002 : Un an après les attentats de New York, André Glucksmann présente l´édition en espagnol de son livre Dostoïevski à Manhattan, avec les interventions d´Antonio Muñoz Molina et du journaliste Hermann Tertsch. Octobre - décembre 2002 : Exposition : Henri Matisse, Marcel Gromaire, Eugène Leroy : Le nu féminin vu par trois artistes du Nord. Octobre 2002 : Semaine Victor Hugo, à l´occasion du bicentenaire de sa naissance. Cycle de conférences et représentation du spectacle Soleil d´encre par L´Asociación Cultural de Teatro Bilingüe. Novembre 2002 : Cycle de cinéma policier dont Mélodie en sous-sol de Henri Verneuil (1963), Vivement dimanche de François Truffaut (1983) et Inspecteur Lavardin de Claude Chabrol (1986). Janvier- Mars 2003 : En collaboration avec la FNAC, l´Institut organise un festival de l´Afrique francophone. Cycle de cinéma africain (films du Congo, Burkina Fasso, Bénin, Sénégal, Tchad, Mali, Mauritanie), avec la présence du réalisateur congolais Camille Mouyéké (Voyage à Ouaga, 2001).

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8 mars 2003 : Atelier de tambour avec le groupe Djanbutu Thiossane. 3-31 mars 2003 : Exposition En direct de Bamako: la photographie actuelle au Mali. 24-30 Avril 2003 : Hommage à Claude Lanzmann, avec la projection de ses films, Shoah (1985), Sobibor, 14 octobre 1943 (1997) et Un vivant qui passe (2001). Table ronde en présence du cinéaste. Septembre - octobre 2003 : Cycle sur les adaptations des romans de Simenon au cinéma, avec La vérité sur Bébé Donge de Henri Decoin (1951), Le chat et La veuve Couderc de Pierre Granier-Deferre (1971) et L´horloger de Saint-Paul de Bertrand Tavernier (1973). Novembre 2003 : L´Institut organise la Première Rencontre Hispano-Française, cycle de conférences de spécialistes espagnols et français sur les questions d´actualité. Le premier thème retenu est Des énergies pour un futur durable. Cycle de films sur l´écologie, dont Microcosme, le peuple de l´herbe (1996) de Claude Nuridsany et Marie Pérennou, et Les glaneurs et la glaneuse (2000) d´Agnès Varda. Décembre 2003-janvier 2004 : Cinquante artistes de la Academia Libre de Arte y Letras de San Antón rendent hommage à Paul Gauguin, à l´occasion du centenaire de sa mort en 1903. Janvier-février 2004 : Cycle Jean-Paul Rappeneau. Cycle de conférences sur la sculpture française du XVII siècle. Mars 2004 : A l´occasion de la célébration de l´année de la Chine en France, l´Institut organise une série de manifestations dont une rétrospective sur l´œuvre de Victor Segalen. La Compagnie Les Artisans du Théâtre représente Stèles. Hommage à Blaise Cendrars. Représentation de La prosa del Transiberiano par la Compagnie Hombra. La UNED invita al Jazz, Quintas jornadas 2004. IFM

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Avril 2004 : Projection du film documentaire d’Henri-François Imbert No pasarán. Album recuerdo. Octobre 2004 : L´Institut organise à la cafétéria des « cafés philosophiques » animés par le philosophe Gilles Demptos.Thème : La paix est-elle toujours préférable à la guerre ? Octobre - novembre 2004 : Deuxième Rencontre Hispano-française sur le thème : Le changement climatique. Novembre 2004 : Cycle de cinéma Alain Resnais. Cycle culturel sur Camille Claudel, une artiste inconnue, avec la représentation du spectacle de Charles Gonzalès. Quinzaine sur le Général Charles de Gaulle à l´occasion de la réédition en espagnol des Mémoires de guerre. Exposition, projection de documentaires et conférence de l´écrivain et journaliste Paul-Marie de la Gorce sur De Gaulle et l´Amérique Latine.


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Encuentro Jean Rouch y Fernando Trueba en el Institut Franรงais de Madrid (2003).

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Portada del programa de La UNED invita al Jazz, Quintas jornadas. Institut Franรงais de Madrid (2004).

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Invitación para la presentación del libro de Tahar Ben Jelloun, El último amigo, en presencia de Felipe González. Institut Français de Madrid (2005).

15-18 novembre 2004 : Séminaire: Comment fabrique-t-on un journal ?  Conception et réalisation d´un journal par une équipe de l´Institut, un groupe d´étudiants de la Universidad Europea, sous la direction de Pierre Christin, journaliste et scénariste de bandes dessinées. Janvier 2005  : Rétrospective Alain Resnais. Café philosophique sur le thème : Est-il bien raisonnable de ne pas vouloir devenir fou ? 20 Janvier 2005 : Projection en avant-première de Un long dimanche de fiançailles (2004) de Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou. Février 2005 : L´Institut participe à la Quincena Cultural Francesa de la ville de Pozuelo : exposition Robert Doisneau, projection de films, cours d´initiation à la cuisine française, cycle de conférences.

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22 février 2005 : L´ancien président du gouvernement Felipe González présente El último amigo, roman traduit en espagnol de Tahar Ben Jelloun, en présence de l´auteur. Avril-mai 2005 : Café philosophique : Devoir de mémoire et devoir de réconciliation. Juin 2005 : Cycle Cinéma et gastronomie avec la projection de La kermesse héroïque de Jacques Feyder (1935), Que la fête commence de Bertrand Tavernier (1975), Le festin de Babette de Gabriel Axel (1987). 22 novembre 2005 : Table ronde sur Truffaut, cinéaste de notre temps, avec la participation de Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française et du cinéaste Fernando Trueba. Octobre-décembre 2005 : Troisième Rencontre Hispano-française sur le thème : Les menaces sur la bio-diversité. Tables rondes, expositions et projection de films. 14 décembre 2005 : A l´occasion de la sortie en espagnol de L´Invention du monde, rencontre d´Olivier Rolin et d´Eduardo Mendoza. 2006 : Martine Segonds-Bauer est nommée directrice de l’IFM. Elle exercera ses fonctions jusqu’en 2007. Mars 2006 : Un mois autour de Marguerite Duras, à l´occasion du dixième anniversaire de sa disparition. Cycle de tables rondes, de projections de films de l´auteur, avec la participation de Jeanne Moreau, Josée Dayan, Vicente Molina Fox, Michelle Porte, Juan Goytisolo, Edgar Morin, Mathieu Lindon et sous la direction de l´écrivain Dominique Noguez.

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Avril-mai 2006 : Manifestation Portraits de la France avec un hommage à Isabelle Huppert (projection de dix-neuf de ses films à la Filmoteca Española). Dans le même cadre, table ronde sur les nouvelles tendances de la pensée contemporaine avec Dominique Wolton, directeur de recherches au CNRS, Alain Touraine, Premio Príncipe de Asturias de comunicación 2010, sociologue, et François Cusset, professeur et animateur de l´émission Tout arrive à France-Culture. Lancement du site Carnets de route pour les gourmands : www.ifmadrid.com/gourmands. Pages Web pour les francophiles gourmands qui peuvent pratiquer le français tout en découvrant la gastronomie française (réaliser des recettes, savourer des textes littéraires, découvrir les spécialités de chaque région de France). 8 mai 2006 : A l´occasion de la nouvelle publication dans la collection Bibliothèque de la Pléiade des œuvres complètes d´Albert Camus, table ronde sur l´auteur avec Catherine Camus et Fernando Savater. Juin 2006 : Récital du compositeur de flamenco marseillais Juan Carmona. 23 septembre 2006 : La Noche en Blanco Madrid 2006 : Quality Street Crew (spectacle de Hip Hop).


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Portada y foto del programa del ciclo Marguerite Duras. Institut Français de Madrid (2006). © foto en blanco y negro: Jean Mascolo

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Ciclo de homenaje a Marguerite Duras. Dedicatoria de Jeanne Moreau al Institut Français de Madrid (2006).

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Octobre-Novembre 2006 : Quatrième Rencontre Hispano-française sur le thème : Propositions pour le développement durable de la Méditerranée. Tables rondes sur la gestion de l´eau, les implantations énergétiques et les forêts méditerranéennes. 27 octobre 2006 : Dialogue Poésie-Musique: Jazz avec Paul Celan. Lecture de poèmes de Paul Celan par son traducteur en français, Jean-Pierre Lefebvre.


1910 / 2010 CENTENARIO INSTITUT FRANÇAIS DE MADRID

Foto Izquierda: Cartel con el motivo de la Noche en Blanco. Grupo Quality Street Crew. (Hip Hop). Institut Français de Madrid (2006). foto derecha: Exposición de fotografías de Bernard Delort : Sébastian Castella, torero. Institut Français de Madrid, 2006.

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Octobre - novembre 2006 : Séminaire de cuisine organisé par Elisabeth Sarre. Novembre 2006 : 7e édition du Mois du documentaire à l’IFM.


Portada del programa del coloquio: Los intelectuales franceses y europeos y la Guerra civil espaùola, organizados por la UNED y el Institut Français de Madrid. (2006).

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Representación de Macadam de Blanca Li. Institut Français de Madrid (2007). © Pedro Romero de Castilla.

131 Décembre 2006 : Colloque sur Les intellectuels français et européens et la Guerre Civile espagnole, avec la participation de Jorge Semprún, Juan Goytisolo, Santos Juliá, Jean Lacouture, Andrés Trapiello, Annie Cohen-Solal. 2007 : Serge Fohr est nommé directeur de l’IFM. Janvier-février 2007 : Hommage à Maurice Pialat. Projection de films et table ronde avec Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque Française. 25 janvier 2007 : Conversation entre les écrivains Isaac Rosa et Hédi Kaddour, à l´occasion de la publication du roman de ce dernier, Waltenberg. 21 février 2007 : Inauguration du cycle Réflexions de poètes français et espagnols, avec Antonio Gamoneda, Michel Deguy et Régine Detambel.


Portada del programa del ciclo internacional: Las lenguas de Beckett, organizado conjuntamente por la Universidad Complutense y el Institut Franรงais de Madrid (2007).

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6 mars 2007 : Représentation de Los días felices, de Samuel Beckett par la Compagnie 417551. 5-29 mars 2007 : Centenaire de la naissance de Samuel Beckett. En collaboration avec l´Universidad Complutense, cycle international sur Les langues de Beckett. Mai 2007 : Dans le cadre du cycle Réflexions de poètes français et espagnols, séance avec Jacques Roubaud, José Manuel Caballero Bonald et Philippe Beck. Lancement du site Vivre en Aquitaine  :http://espagne.aquitqine.fr/. En collaboration avec le Conseil Régional d’Aquitaine. L’apprenant de français peut se perfectionner à travers des parcours tout en découvrant la région Aquitaine. Juin 2007 : L´Institut français participe à la fête européenne de la musique. Rétrospective Raymond Depardon, avec une exposition sur les portraits d´hommes politiques du photographe et un cycle de films. Juillet 2007 : L´Institut organise quatre séances de cinéma en plein air, dont la proyection de Clean d’Olivier Assayas (2004). 27 septembre 2007 : L´Institut Français en collaboration avec les services culturels de l´Ambassade de France crée DeMon (el mundo al revés), pôle de création franco-espagnol associant des artistes sur un projet commun. Des ateliers de danse (Blanca Li), de graphisme, de cinéma (Agnès Jaoui) et de littérature se succèdent au cours de l´automne. Octobre-novembre 2007 : Vème rencontre hispano-française sur le thème : Changement climatique et changement des modes de consommation. 24 octobre 2007 : Présentation par Bartolomé Bennassar de son dernier livre : Reinas y princesas del Renacimiento a la Ilustración. El lecho, el poder y la muerte. 15 novembre 2007 : Rencontre avec Agnès Jaoui, autour du film Le goût des autres. 17 décembre 2007 : Récital d´Amancio Prada à l´occasion de la sortie officielle de son disque Vida de artista-Canciones de Léo Ferré. Novembre 2007 : Représentation de Macadam de Blanca Li. Ateliers dans le cadre de DeMon. 12 février 2008 : Spectacle de Hip-Hop Si je t´M, par la Compagnie Black Blanc Beur. 27 février 2008 : Rencontre avec l´écrivain français d´origine chinoise Gao Xingjian, Prix Nobel de Littérature 2000. 11 avril 2008 : Débat avec Patrick Poivre d´Arvor et Iñaki Gabilondo sur le thème : Les médias contrôlent-ils le monde ?

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Portada del programa de la retrospectiva: Raymond Depardon [exposición y cine], en el marco de PHotoEspaña. Institut Français de Madrid (2007).

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Gustavia de la Ribot y Monnier. Institut Français de Madrid (2009) © Pedro Romero de Castilla.

135 Mai 2008 : Centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir. Journées d´études sur la philosophie et le féminisme en présence d´Anne Zélenski, co-fondatrice avec Simone de Beauvoir de la Ligue des Droits des Femmes. 19 mai 2008 : Conversation entre André Glucksmann et Fernando Savater sur Mai 1968. 29 mai 2008 : Débat sur la francophonie en Europe et dans le monde avec Bernard Pivot. Septembre 2008 : Rencontre avec Michel Houellebecq à l’IFM. Exposition des œuvres des étudiants de la Facultad de Bellas Artes de l’UCM (Collaboration avec Luis Mayo).


Programa de las jornadas 1808-2008, España, América latina, Francia: la divulgación de las ideas 200 años después, organizadas por el Institut Français de Madrid y la SECC, bajo la coordinación del Ministerio de Cultura, con motivo del bicentenario de la guerra de la Independencia. (2008).

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Encuentro con Atiq Rahimi y el periodista Guillermo Altares. Institut Français de Madrid, 2009 , en colaboración con DeMon. © Jérôme Labeur.

137 Octobre 2008 : EUNIC España (European Union National Institutes for Culture) est fondée à Madrid par le Goethe Institut, l’IFM, le British Council, le Centre Culturel Tchèque de Madrid, l’Institut Culturel Italien de Madrid, le Centre Culturel d’Autriche, l’Institut Ibéroaméricain de Finlande, l’Alliance Française de Madrid, l’Institut Culturel Roumain de Madrid. Leonor Imbert, diplômée de la RESAD (Real Escuela Superior de Arte Dramático)ouvre un atelier de théâtre à l’IFM. 8 octobre 2008 : A l´occasion de la présidence de la France de l´Union européenne, l´IFM expose l´installation des designers Benavides et Camino: Equilibrio inestable, en collaboration avec les services culturels de l´Ambassade de France (DeMon). Novembre 2008 : Dans le cadre du XXVème Festival de Jazz de Madrid, rétrospective de films français autour du compositeur Georges Delerue (musique de Jules et Jim, de François Truffaut). 7 novembre 2008 : Dans le cadre du Festival de Otoño, représentation de Cahier d´un retour au pays natal, d´après Aimé Césaire, par la Compagnie de la Comédie Noire (Jacques Martial).


Inauguración en la Cuesta de Moyano de Tránsito con Enki Bilal y los escritores (de izquierda a derecha), José Carlos Somoza (1), Espido Freire (2), Rodrigo Fresán (4), Alicia Giménez-Bartlett (5), Andrés Barba (6), Andrés Ibáñez (8), Enki Bilal (9), en presencia de Bruno Delaye, Embajador de Francia (10) Luis Asua, concejal del distrito del Retiro (11) y de Antonin Baudry, Consejero Cultural de la Emabajada (12). 2009

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9-11 décembre 2008 : En collaboration avec la Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales (SECC), l´Institut organise un colloque : 1808-2008 : Civilisation, Révolution, Souveraineté, coordonné par Javier Fernández Sebastián, avec la participation de Jean-Michel Blanquer (président de l’Institut des Amériques, Paris), José María Ridao (écrivain et diplomate), Enrique Iglesias (secretario general de la Secretaría General Iberoamericana), Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France. 2009 : Ouverture de l’école Vatel (école Supérieure de Commerce et de Gestion dédiée au secteur de l’Hôtellerie et du Tourisme international) dans les locaux de l’IFM. 26 Janvier 2009 : Dans le cadre des Conférences du Collège de France: Par delà la nature et la culture par Jean Descola (titulaire de la chaire d´anthropologie). Février 2009 : Représentations du spectacle de danse Gustavia avec Mathilde Monnier et La Ribot. Mars 2009 : Congrès international sur Marcel Proust : échos et reflets, avec les professeurs Luc Fraisse, Michel Bertrand, Luis Gastón et Dominique Rabaté (collaboration avec la Universidad Complutense). 4 mars 2009 : Dans le cadre des Conférences du Collège de France, La photo dans le roman contemporain par Antoine Compagnon. 9 mars 2009 : Présentation par Philippe Nourry de son livre Le roman de Madrid. Mars 2009 : Rencontre entre Enki Bilal et les écrivains espagnols  Andrés Barba, Espido Freire, Rodrigo Fresán, Andrés Ibáñez, Alicia Giménez-Bartlett, José Carlos Somoza: Tránsito. (Collaboration avec les services culturels de l’Ambassade de France, DeMon). Avril 2009 : En collaboration avec la Fondation MAPFRE, dialogue entre Werner Spies et Pablo Jiménez Burillo à propos de Max Ernst. Exposition sur les nouveaux regards de la photographie en Espagne et en France. Cycle de cinéma Agnès Varda. 6 mai 2009 : Rencontre avec l’écrivain Atiq Rahimi, Prix Goncourt 2008, en collaboration avec DeMon. Mai 2009 : Cycle Chris Marker dans le cadre de Documenta Madrid. 12 mai 2009 : Débat sur L´avenir de la bibliothèque, du livre et de l´édition à l´heure d´internet, avec Roger Chartier du Collège de France, Milagros del Corral, directrice de la Biblioteca Nacional de España, et Fernando Bouza, professeur d´histoire à la Universidad Complutense.

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Påginas del programa de los cursos de francÊs 2010-2011. Institut Français de Madrid.

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Programas culturales del Institut Franรงais de Madrid, (2008)

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Presentación del libro Madrid: régénérations. Ed. Autrement. En la foto, Ana María Pérez del Campo (del Centro de Atención, Recuperación y Reinserción para Mujeres Maltratadas), el escritor Rafael Reig y Miguel Rodríguez del colectivo de arquitectos Basurama. Enero, 2010. Institut Français de Madrid. © Marie-Ingrid Svendsen.

142 Juin 2009 : Exposition de photographies de Philippe Ramette, dans le cadre de PHotoEspaña. Fête de la Musique. Octobre 2009: Rétrospective Jacques Tati. Projection de Les vacances de monsieur Hulot (1953) (version restaurée). Exposition de sculptures d’Hugues Maurin: Formes essentielles. 27octobre 2009 : Inauguration de l´exposition du designer Stéphane Plassier, Black Caravane. Novembre 2009 : Le réalisateur Georgi Lazarevski présente son film Voyage en sol majeur, (2006) dans le cadre du Mois du documentaire. 18-20 novembre 2009 : Dans le cadre du Festival de Otoño, représentation de Cocorico, théâtre gestuel de Patrice Thibaud.


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Homenaje a Alain Robbe Grillet: obra de Teresa Ariza sobre los cristales de la mediateca (colaboración con Luis Mayo, Facultad de Bellas Artes de la Universidad Complutense). Institut Français de Madrid. 2010. ©IFM.

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Décembre 2009 : Cycle de films sur le thème Nouvelles générations. Projection de La classe de Laurent Cantet (Palme d´Or du Festival de Cannes en 2008). 3 décembre 2009 : Rencontre avec Armand Gatti. Fin 2009 : L’IFM compte 4044 élèves aux cours intra-muros. Progression de 23% par rapport à 2008. Les cours en entreprises ont progressé aussi. 1800 candidats se sont inscrits aux examens du DELF et du DALF. Janvier 2010 : La médiathèque et le centre multimédia de ressources pédagogiques (CMRP) comptent 3246 inscrits actifs. Un fonds multimédia de 40 000 documents. 65 000 documents ont été prêtés en 2009. Cycle Le cinéma français dans tous ses états avec projection des films les plus populaires, dont Le père Noël est une ordure (Jean-Marie Poiré, 1982). Présentation de Madrid : régénérations de Guillaume Fourmont-Dainville, en présence de l’auteur et des personnes interviewées dans le cadre de ce livre. Février 2010 : Cycle de cinéma Alain Robbe-Grillet. Oeuvre peinte de la jeune artiste Teresa Ariza sur les vitrages de la médiathèque en hommage à Alain Robbe-Grillet (collaboration avec Luis Mayo, professeur à la Facultad de Bellas Artes de l’Université Complutense). 8 février 2010 : Conférence d´Anne Fagot-Largeault, professeur honoraire du Collège de France : La recherche sur les cellules souches humaines : problèmes éthiques et anthropologiques.

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24 – 26 février 2010 : Colloque international : Herencias de [Jacques] Derrida, collaboration avec l’ UNED et le groupe DECONTRA. Février, mars, avril 2010 : Exposition de photographies de Joséphine Douet : Couture. Exposition de Stéphane Herbelin: La mujer en la cuenca mediterránea. 3-4 mars 2010 : Représentation de Le cas Jekyll, mis en scène et interprété par Denis Podalydès (texte de Christine Montalbetti), collaboration avec DeMon. 7-8 avril 2010 : Rencontres sur La Mémoire et les Frontières, avec la participation de l´École des Hautes Études en Sciences Sociales. 15 avril 2010 : Rencontre avec l’auteur de bande dessinée Nicolas Wild.


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Lanzarote 1 © Jacques de Loustal. Exposición de Jacques de Loustal : Dibujos de otros lugares. Institut Français de Madrid (2010).

Mai 2010 : Le site Vivre en Aquitaine propose une version Europe en collaboration avec l’Open University (Grande-Bretagne), l’Université de Gênes (Italie) et l’IFM de Brême (Allemagne). Le projet s’étend ainsi à nos amis européens allemands, anglais et italiens pour leur permettre de découvrir l’Aquitaine en version franco-allemande, franco-anglaise ou franco-italienne. Une rubrique « Enfants nomades » est créée pour accompagner les enfants dans ce voyage linguistique et culturel. Projection du film de Christian Rouaud : Les Lip l’imagination au pouvoir, (2007) dans le cadre du cycle: Trabajo ¿ (R)evoluciones? (Documenta Madrid), en présence du réalisateur. Avril- mai 2010 : Exposition de Jacques de Loustal: Dibujos de otros lugares; rencontre avec Loustal. Ouverture de l’école française de mode Mod’Art International dans les locaux de l’IFM. 12 mai 2010 : Rencontre avec l’illustrateur Olivier Tallec. 24 mai 2010 : Conférence d’Armand de Ricqlès, professeur au Collège de France (chaire de biologie historique et évolutionnisme).

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Retrato de Gabriel García Márquez. © Daniel Mordzinski. Exposición de fotografías de Daniel Mordzinski: La tres orillas. Institut Français de Madrid (2010)

146 Juin 2010 : Exposition de photographies de Daniel Mordzinski : Les trois rives : regards croisés sur les intellectuels et écrivains espagnols, latino-américains et français, dans le cadre du centenaire de l’IFM, de la Présidence espagnole de l´Union Européenne et de la célébration des centenaires des indépendances des pays d’Amérique latine. Collaboration avec la Sociedad Estatal de Conmemoraciones Cuturales. France2 tourne à l´IFM pour l’émission Des Mots de Minuit un programme sur la culture française en Espagne. Invités : Luis Sepúlveda, Mathias Enard, Carmen Maura. 9 octobre 2010 : Centenaire de l´Institut Français de Madrid.


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Retrato de Enrique VilaMatas. © Daniel Mordzinski. Exposición de fotografías de Daniel Mordzinski: La tres orillas. Institut Français de Madrid (2010)

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Enseigner et apprendre

Les Ephémérides présenteraient une image incomplète de la vie de l’Institut Français de Madrid si l’on oubliait le rôle que tient, depuis le début, l’enseignement dans cette institution. Nos amis espagnols et le public non-francophone de l´Institut viennent d´abord pour apprendre la langue et cet apprentissage ne peut pas se faire sans les connaissances et la compétence de professionnels de l´enseignement du français. La création en 1983 d´une filière universitaire d´enseignement du français comme langue étrangère (FLE), l´utilisation de nouvelles méthodes et des nouvelles technologies, la formation continue des enseignants, sont la prolongation, au vingt-et-unième siècle, d´une longue tradition d´excellence qui a fait et fait encore la réputation de l´Institut. De plus, des liens plus intimes et non moins précieux se sont tissés : l´évidente familiarité des professeurs avec le monde espagnol dans lequel ils vivent favorise une approche plus ciblée de leur pédagogie, nourrit quotidiennement leur envie de partager, dans le respect des différences, les sensibilités voisines et cependant distinctes des deux cultures, donnant naissance souvent à des amitiés durables. Enseigner, apprendre, mais aussi apprendre pour mieux enseigner, n´est-ce pas aussi occuper, dans un même espace réel – le 12, marqués de la Ensenada, - les espaces immatériels des langues et des cultures, pour tout dire les lieux de l´humaine diversité ?

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Enseñar y aprender

Al leer las Efemérides uno podría tener una visión sesgada de la vida del Institut Français de Madrid. También esta institución debe su fama a la enseñanza. Nuestros amigos españoles y el público no francófono del Instituto acuden a este centro primero para aprender el francés y familiarizarse con la cultura francesa. Este aprendizaje no sería posible sin los conocimientos de profesionales de la enseñanza del francés. La creación en 1983 del máster de enseñanza del francés como lengua extranjera (FLE), el uso de nuevos métodos y de nuevas tecnologías, y asimismo la formación continuada de los profesores son los últimos hitos de una larga tradición de calidad presente a lo largo de la centuria en el Institut Français. Pero a todo ello hay que añadir otro aspecto que une a los profesores con los alumnos: su familiaridad con la realidad española que los rodea fomenta la aplicación de métodos pedagógicos más adaptados al público y alimenta sus deseos de compartir, dentro del respeto de las diferencias entre ambos países, sensibilidades afines y al mismo tiempo distintas que llegan a concretizarse a menudo en amistades duraderas. Enseñar y aprender, aprender para enseñar mejor, ¿no es ocupar también, dentro de un mismo espacio físico – el número 12 de la calle Marqués de la Ensenada -, los espacios inmateriales de las lenguas y las culturas, en resumidas cuentas, los lugares de la humana diversidad? Jean Croizat-Viallet ancien enseignant à l´Institut Français de Madrid (1986-1994).

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EL INSTITUT FRANÇAIS DE MADRID, HOY

¿Quiénes somos? 72 profesores de francés lengua extranjera (FLE), de los cuales 18 son formadores de profesores de francés, 14 especialistas de la formación y del tutorado en línea, 32 especialistas de la enseñanza de francés específico. Los profesores son franceses, bilingües, diplomados por el Ministerio Francés de Educación, y especialistas de FLE. 27 personales administrativos, técnicos y bibliotecarios repartidos entre departamento de cursos, administración, actividad cultural y mediateca. 5 funcionarios del Ministerio de Asuntos Exteriores. Sin contar los alumnos y el público…

¿Qué hacemos? Enseñanza, formación, exámenes:

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Más de 4.400 alumnos en los diferentes cursos. 1.500 alumnos en los cursos para empresas. Se formaron 520 profesores españoles de francés o que enseñan otras materias en secciones bilingües español-francés. 1.800 candidatos en los exámenes del DELF / DALF. Una Mediateca y el CMRP (Centre multimédia de ressources pédagogiques) 40.000 documentos (libros, documentos audiovisuales, revistas, bases de datos). 3.200 inscripciones, 65.000 préstamos de documentos. Manifestaciones culturales Más de cien eventos cada año: teatro, música, encuentros con autores, danza, exposiciones de pintura, escultura, fotografía, cine, coloquios...


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¿Dónde nos encontráis? En un edificio histórico y moderno con: 26 salas de clase equipadas Una sala multimedia El salón Paul Guinard con aforo de 40 personas Una sala de conferencias con aforo de 40 personas Una galería de exposición de 165 m2 de superficie y 50 m de exposición lineal Un teatro con aforo de 250 espectadores, y un escenario de 13,40 m de embocadura y 9,70m de profundidad. Una cabina de traducción simultánea y 40 aparatos de traducción simultánea portátiles Una mediateca de 700 m2 Una cafetería y un patio El acceso WI-FI gratuito

El Institut acoge un centro asociado de la Universidad de Toulouse, y dos escuelas profesionales de moda y de hostelería.

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Visite nuestra página web : www.ifmadrid.com


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LE BÂTIMENT DU Nº 10, CALLE MARQUÉS DE LA ENSENADA EL EDIFICIO DEL Nº 10, CALLE MARQUÉS DE LA ENSENADA

Arquitectos: José Manuel Sanz Sanz y Juan López–Riobóo Los arquitectos ganaron los dos premios más importantes de la Comunidad de Madrid: el Premio COAM y el Premio de Arquitectura del Ayuntamiento de Madrid, 1994. También fueron finalistas del Premio Arquitectura Española, 1994.

Fue un Concurso de dos fases entre arquitectos franceses y españoles. Participamos ocho finalistas: cuatro estudios franceses, un equipo mixto formado por Ábalos y Herreros con dos colaboradores de Jean Nouvel (Myrto Vitart y Jean Marc Ibós), los Andrada, los sevillanos Cruz y Ortiz y nosotros. La calle Marqués de la Ensenada es una calle en trinchera, limitada por un muro que construye la Plaza de la Villa de París siguiendo un escalonamiento realizado en la segunda mitad del XIX. La fachada del edificio trata de ofrecer una respuesta al muro al que se enfrenta, provocando la entrada en un gran zócalo pétreo y duplicando esta entrada en una loggietta que podría leerse como acceso desde el plano de la plaza. Esta compleja operación evitaría que el cuerpo principal de vidrio que alberga las oficinas apareciera apoyado en la plaza en la visión lejana. Una fuerte viga metálica reduce la estructura y permite crear un único gesto de entrada con dos vertientes, principal y secundaria, respondiendo a los dos accesos solicitados. Se entra bajo dicha entreplanta, que alberga parte de la mediateca, y el vestíbulo recupera después las dos alturas abriéndose hacia la luz y el patio. Es importante la sección pues explica este deseo de la búsqueda de la luz y de seguir adentrándose, abriendo bajo el patio el espacio de la sala de espectáculos. Por encima de estos vacíos que albergan los espacios culturales, flotan los administrativos y de servicios de la embajada. Una pasarela los conecta a uno y otro lado del patio. Un sistema de doble fachada permite conservar la visión de la plaza provocando una ventilación ascendente del aire entre sus dos capas. José Manuel Sanz Sanz Arquitecto y profesor de proyectos de la Escuela Superior de Arquitectura de Madrid

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Croquis del edificio nº10, calle Marqués de la Ensenada © José Manuel Sanz Sanz

Fachada del edificio nº10, calle Marqués de la Ensenada © Jorge Díaz

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Hall del edificio nº10, calle Marqués de la Ensenada © José Manuel Sanz Sanz

Instalación visual y sonora de Steve Stuart y JuanCarlos Blancas (septiembre 2007), en colaboración con DeMon. Hall del edificio nº10, calle Marqués de la Ensenada © Pedro Romero de Castilla

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Galería de exposiciones del edificio nº10, calle Marqués de la Ensenada (Exposición de Joéphine Douet: Couture) © Jérôme Labeur

156 Teatro del edificio nº10, calle Marqués de la Ensenada. © Jorge Díaz


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Patio y pasarela del edificio nº10, calle Marqués de la Ensenada © José Manuel Sanz Sanz

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Y colorín, colorado Se acaba lo contado… Ahora, sírvanse entrar: La puerta está abierta.

Fachada del Institut Français © Jorge Díaz


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BIBLIOGRAPHIE Cabrolier Lostanlen, Isabelle, Un réseau culturel sur mesure : les établissements français en Espagne (1939-1964). Thèse de Doctorat : Université d’Aix Marseille 1, 2008. Delaunay, Jean-Marc, Des palais en Espagne : l’École des hautes études hispaniques et la Casa de Velázquez au cœur des relations franco-espagnoles du XXe siècle, 1898-1979, Madrid : Casa de Velázquez ; Paris : diff. Klincksieck, 1994.

Memoria grafica: 1928 – 2003. 75 aniversario de la Casa de Velázquez, Madrid: Casa de Velázquez, 2006. Muro Garcia-Villalba, F. y Rivas Quinzanos, P., Génesis de un proceso urbano: la antigua huerta de las Salesas Reales, Madrid: Equipo Lagajo, abril 1983. Niño Rodriguez, A., Cultura y diplomacia: los hispanistas franceses y España de 1875 a 1931, Madrid, CSIC: Casa de Velázquez: Société des Hispanistes français, 1988. Institut Français. Madrid, 80 ans : 1910 – 1990 / 80 años: 1910-1990, Institut français de Madrid : Madrid, 1990. Roux, C.F & Combaluzier, H.U. Bilan des instituts français à l’étranger de 1925 à 1950. Reprint. Paris : La Cage, Londres : Lift & Groom, 1967. (Collection Des hauts et des bas ; 25). Bulletin de la bibliothèque de L’institut français d’Espagne : n°1, octobre 1945 à n° 10, juillet-septembre 1946. Bulletin des bibliothèques de l’Institut français en Espagne : n°11, octobre 1946 à n° 38, décembre 1949. Bulletin de l’Institut français en Espagne : n° 39, 1950 à n° 103, juillet-octobre 1958. Comptes-rendus des conseils d’administration de la Société française de bienfaisance d’assistance mutuelle et d’enseignement (Madrid) – années 1910 et 1920. Hemeroteca de ABC. http://hemeroteca.abc.es/

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AMBASSADE DE FRANCE EN ESPAGNE

© Institut Français de Madrid, Junio de 2010. Contraportada. Foto de grupo, alumnos del Institut française de Madrid del nº 12, calle Marqués de la Ensenada (2010). © Pedro Romero de Castilla


Centenario Institut Français Madrid  

100 años de cultura. 100 años de educación.