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La mode s'établit véritablement grâce à la création de la haute couture. Celle-ci touche une clientèle particulièrement aisée, des personnes de la nouvelle aristocratie des artistes, la haute couture touche les élites classiques. Le créateur de mode s'impose comme un artiste à part entière mais un artiste de luxe. Il existait une vingtaine de maisons de couture à Paris en 1900 (une centaine en 1946). Le grand couturier n'est plus un artisan au service de ses clients, il fait partie de leur vie. Avec le dandysme, théorisé par Baudelaire : la correction de l'élégance tient lieu de naissance, tant l'esthétique constitue en fait une éthique, inimitable pour celui qui n'est pas déjà un élu. Dès les années 1830, la confection qui deviendra plus tard le prêt-à-porter apparaît. Elle approvisionne d'abord les magasins de nouveautés, puis les grands magasins. La confection c'est popularisé en imitant des matières nobles. Elle possède ses propres créateurs talentueux, comme Cacharel ou Jean Paul Gautier. Et Yves Saint Laurent de sa collection Rive gauche, a transformé le prêt-à-porter en luxe, qui n'est pas une simple imitation de la haute couture. La haute couture travaille pour un nombre restreint de clientes, la haute couture est entre le statut d'art pur et celui d'un outil de promotion . Après la Seconde Guerre Mondial, la production est surtout marquée par l'émancipation du corps de la femme, préparée par Paul Poiret puis Coco Chanel . La démocratisation du vêtement va de pair avec une multiplication des mouvements de mode adolescents, inséparables des courants musicaux. L'anglais différencie utilement ce qui est de l'ordre de la mode bourgeoise, ou fashion, et ce qui est vécu comme subversif, ou fad. Grâce aux médias, la caste spectaculaire, vedettes, artistes et, finalement, top models, fournit à la société des modèles de consommation. On peut, noter que le port de tel ou tel vêtement, de tel ou tel accessoire, influence les personnes à cause d'une personnalité qui l'a porté comme des acteurs, tops models, enfin des célébrités . C'est ainsi que sont devenues à la mode des styles vestimentaires . Voici donc quelques exemples : le Tee-shirt s'est rapidement propagé grâce à des acteurs de cinéma John Wayne, Marlon Brando et James Dean. Le public fut surpris par cet façon de s'habille puis finalement accepté . Le port du bikini en 1956, fut populaire grâce à Brigitte Bardot dans le film « Et Dieu… créa la femme » dans lequel elle le portait en toile vichy. Le sac conçu par la société Hermès est devenu à la mode grâce à la princesse Grace Kelly qui l'a porté et a donné son nom au sac « le sac Kelly »


Dans les années 60, l'uniformité était de rigueur que la volonté de se démarquer. Le jeans triomphe en France à partir de 1967. Il constitue l'uniforme de la jeunesse mondiale, garçons comme filles. C'est une façon de revendiquer l'individualité et la décontraction, en rejetant le vêtement dit « bourgeois ». Dans les années 1980 la différenciation reprend ses droits : Il existe de nombreux mouvements de mode en concurrence les uns avec les autres. Minets pops, hippies, BCBG (Bon Chic Bon Genre), baba cools, punks, New Wave, pirates, etc. Il y a aussi le passage du conformisme petit bourgeois des années 1960 à l'anticonformisme hippy ou gauchiste des années 1970 ; passage de l'anticonformisme baba au nihilisme punk, puis au culte de l'artificiel New Wave.

En 1965, l'histoire de la mode féminine connaît de multitudes changements. En effet, dans une boutique de King's Road (rue de Londres), une styliste âgée de 31 ans nommée Mary Quant (1934-) propose une robe noire et blanche à motifs géométriques s'arrêtant à micuisses. La minijupe est née et c'est grâce à cette création qu'une révolution s'est établie dans la société de consommatrion. Courrèges (fondateur de la minijupe en France) cherche à toucher un public au sein de l'élite, contrairement à Mary Quant, qui vise une population plus défavorisée n'ayant pas forcément les moyens de débourser beaucoup d'argent pour être à la mode. Malgré tout, elle habille aussi bien des mannequins comme la célèbre Twiggy, que les "petites anglaises" qui se rêvent grandes et filiformes à l'image des top models en vogue, au corps sans hanche ni sein. Après les trois temps forts du siècle symbolisés par les noms de Poiret, Chanel et Dior, c'est une nouvelle rupture dans la mode.Mary Quant innove et crée des vêtements avantgardistes qui s'éloignent considérablement du "standart" et qui permettent aux jeunes anglaises de ne plus s'habiller comme leur mère. De tout temps, les vêtements des femmes avaient caché leurs cuisses. La révolution lancée par Mary Quant, dévoilant presque toute la jambe, donne un coup de vieux aux femmes qui hésitaient à refaire leurs ourlets.La mode s'adressait auparavant à celles qui étaient installées dans la vie, elle vise maintenant les jeunes filles. Ce qui compte dans les années 60, ce n'est plus tant d'être élégante que d'avoir l'air jeune. Pour la nouvelle génération, qui n'a pas connu la guerre, la notion même de chic appartient à un passé révolu. Désormais, la jeunesse entraîne la mode et fait vivre l'industrie de l'habillement. Le prêt-à-porter remplace la confection et la couturière. Tandis que les stylistes achèvent de démocratiser la mode et de rajeunir les lignes, les grands magasins ouvrent des rayons "vingt ans". Les mannequins changent aussi. La distance se réduit entre photographe et modèle, entre modèle et spectateurs. La provocation remplace l'élégance glacée. Tandis que les jupes, toujours plus courtes, révèlent d'avantage le corps, la part de mystère se réfugie dans le regard lourdement maquillé, ombragé de faux cils. Maintenant, passons à une toute autre styliste : Vivienne Westwood (1941-). Ce n'est


absolument pas le même style que Mary Quant, mais elle a connu une popularité toute aussi impressionnante.1970, elle ouvre une boutique de mode sur King's Road et au milieu des années 70, elle élabore un style de vêtements rapiécés et troués qui deviendront l'uniforme des punks. Dans les années 80, elle se consacre à la création de looks provocants et excentriques comme ses mémorables chaussures à plates-formes. Autre style, autre créatrice : Laura Ashley. Elle crée sa première robe en 1961 : lignes souples, harmonies douces, vêtements confortables et raffinés. Sa première boutique ouvrira sept ans plus tard, à Londres.

Son style, avec les célèbres imprimés à motifs floraux, évoque la nature et le passé. Sans se soucier de la mode, elle continue à lancer des nouveaux modèles, des collections pour femmes et pour petites filles, des tissus d'ameublement. Elle renoue avec la tradition des tissus "liberty". Le style de Laura Ashley, qui semble hors de la mode, nostalgique du passé rural, s'accorde parfaitement au goût "rétro" des années 70.

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